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Guide Trésorier Payeur24.11.05

Le guide du Trésorier Payeur du Royaume du Maroc décrit le cadre de contrôle financier de l'État sur les entreprises publiques et organismes, établi par la loi n° 69-00. Il détaille les rôles et responsabilités des organes de contrôle, notamment le Ministre des Finances, le Contrôleur d'État et le Trésorier Payeur, ainsi que les procédures de gestion des dépenses et des recettes. Ce document sert de référence pour assurer la régularité et la transparence des opérations financières au sein des établissements publics.

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Guide Trésorier Payeur24.11.05

Le guide du Trésorier Payeur du Royaume du Maroc décrit le cadre de contrôle financier de l'État sur les entreprises publiques et organismes, établi par la loi n° 69-00. Il détaille les rôles et responsabilités des organes de contrôle, notamment le Ministre des Finances, le Contrôleur d'État et le Trésorier Payeur, ainsi que les procédures de gestion des dépenses et des recettes. Ce document sert de référence pour assurer la régularité et la transparence des opérations financières au sein des établissements publics.

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Royaume du Maroc

Direction des Entreprises


Publiques et de la Privatisation
***
Division des Etudes

GUIDE

DU TRESORIER PAYEUR

Décembre 2004
SOMMAIRE
INTITULES PAGES

INTRODUCTION 6

1- Etendue du contrôle financier de l’Etat 7


2- Organes de contrôle 8
2.1- Le Ministre des Finances 8
2.2- Le Contrôleur d’Etat 9
2.3- Le Trésorier Payeur 10

CHAPITRE I

CONTROLE DES OPERATIONS DE DEPENSES 12

1- Contrôle des dépenses 13


2- Réquisition du Trésorier Payeur 15
3- Moyens de paiement 15
3.1- Le chèque 15
3.2- Le virement 16
3.3- La lettre de change 16
3.4- Le billet à ordre 16
3.5- L’accréditif ou crédit documentaire 17
4- Prescriptions et relèvement de prescriptions 22
5- Perte d’ordres de paiement 22
6- Jugements des Tribunaux 22

CHAPITRE II

DEPENSES DU PERSONNEL 23

1- Dispositions réglementaires de base 24


1.1- Statut du Personnel 24
1.2- Organigramme 24
1.3- Loi des cadres 24
2- Actes de gestion du personnel 25
2.1- Recrutements 25
2.2- Titularisation 26
2.3- Avancement 26
2.4- Radiation des cadres 27

2
INTITULES PAGES
3- Rémunération du personnel 27
3.1- Salaires 27
3.2- Indemnités pour heures supplémentaires 28
3.3- Indemnités pour frais de déplacement et indemnités
kilométriques 28

3.4- Indemnités pour frais de mission à l’étranger 29


3.5- Indemnité de stage et de formation 30
4- Retenues 30
4.1- Impôt Général sur le Revenu (I.G.R.) 30
4.2- Retenues au titre de la retraite 30
4.3- Retenues relatives à la mutuelle maladie 31
4.4- Retenues suite aux oppositions 31
5- Avantages sociaux 32
5.1- Avances sur salaires 32
5.2- Prêts 32
5.3- Aide au pèlerinage 32
6- Personnel à statut particulier 32
6.1- Anciens résistants 32
6.2- Anciens militaires et anciens combattants 33
6.3- Pupilles de la Nation 33
6.4- Appelés sous les drapeaux et agents réservistes 34
6.5- Personnel vacataire 34
6.6- Personnel étranger 34
7-Cessation d’activité pour limite d’âge 35
8- Interdiction d’octroi de primes et avantages 35
9- Cumul de fonctions 35
CHAPITRE III
DEPENSES PAR VOIE DE MARCHES,
BONS DE COMMANDE, CONTRATS ET CONVENTIONS
36
1- Législation et réglementation en vigueur 37
2- Contrôle de l’exécution des marchés 37
3- Résiliation des marchés 40
4- Indemnisation 40
5- Consignations de fonds 40
6- Représentation du Ministère des Finances dans les commissions des 40
appels d’offres
7- Dépenses par bons de commande 40
8- Contrats ou conventions 41
9- Factures libellées en monnaie étrangère 41

3
INTITULES PAGES

CHAPITRE IV
42
CONTROLE DES OPERATIONS
DE RECETTES

1- Généralités 43
2- Recouvrement des créances par le Trésorier Payeur 44
3- Contrôle des recettes par le Trésorier Payeur- 46
4- Prescriptions de recettes 46
5- Perte d’ordres de recettes 47
6 -Chèques ou effets acceptés par l’organisme et retournés impayés 47

CHAPITRE V

CONTROLE DE L’EXECUTION DU BUDGET 48

1- Principes Généraux 49
2- Virements des crédits budgétaires 49
3- Comptes hors budget 50

CHAPITRE VI

FONCTIONNEMENT ET CONTROLE
DES REGIES DE DEPENSES ET DES REGIES DE RECETTES 51

1- Régies de dépenses 52
1.1- Généralités 52
1.2- Régies ordinaires 53
1.3- Régies spéciales 54
1.4- Régisseur de dépenses 55
2- Régies de recettes 58
2.1- Généralités 58
2.2- Régisseur de recettes 59
3- Indemnité du régisseur 60
4- Rôle du Trésorier Payeur 60
5- Sanctions 62
6- Régisseur de dépenses et de recettes 62
7- Incompatibilités 62
8- Contrôle des régisseurs 62
9- Décharge de responsabilité 62

4
INTITULES PAGES

CHAPITRE VII
63
CONTROLE DES ACTES
A CARACTERE STRATEGIQUE
1- Prises de participations 64
2- Cessions des immobilisations 64
3- Ouverture de compte bancaire 64

CHAPITRE VIII 65
COMPTABILITE DES ETABLISSEMENTS
ET ENTREPRISES PUBLICS

1- Comptabilité générale 66
2- Comptabilité budgétaire 67
3- Comptabilité analytique 67

CHAPITRE IX
RESPONSABILITE DU TRÉSORIER PAYEUR 68

1- Contrôle du Ministère des Finances 69


2- Contrôle du juge des comptes 69
2.1- Vérification et jugement des comptes 69
2.2- Contrôle de la gestion des organismes 69
3- Passation des consignes 70
4- Gestion du personnel relevant du Trésorier Payeur 70

ANNEXES 1 à 4 71

Annexe 1 : Nomenclature budgétaire des établissements et entreprises


Publics 72
Annexe 2 : Etats relatifs au fonctionnement des régies de dépenses 89
et des régies de recettes
Annexe 3 : Canevas relatifs à la mise en place de manuels de 110
procédures au niveau des Trésoreries-Paieries
Annexe 4 : Liste des principaux textes législatifs et réglementaires 137

5
INTRODUCTION
Le contrôle financier de l’Etat est institué par la loi n° 69-00 relative au
contrôle financier de l’Etat sur les entreprises publiques et autres organismes,
promulguée par le Dahir n°1-03-195 du 16 ramadan 1424 (11 novembre
2003).
Le présent guide régit les actes des établissements publics soumis au
contrôle préalable et dotés d’un Trésorier Payeur et d’un Contrôleur d’Etat
avec pouvoir de visa.

1- Etendue du contrôle financier de l’Etat

Sont soumis au contrôle financier de l’Etat :

- les établissements publics ;

- les sociétés d’Etat : Sociétés dont le capital est détenu en totalité par
des organismes publics ;

- les filiales publiques : Sociétés dont le capital est détenu à plus de la


moitié par des organismes publics ;

- les sociétés mixtes : les sociétés dont le capital est détenu au plus à
hauteur de 50% par des organismes publics ;

- les entreprises chargées d’un service public en vertu d’un contrat de


concession dont l’Etat est l’autorité contractante.

Est organisme public, l’Etat, les collectivités locales et les


établissements publics.

Le contrôle financier de l'Etat est exercé sur les organismes


susmentionnés, a priori ou a posteriori, selon leur forme juridique et les
modalités de leur gestion (article 2 de la loi 69-00). Ce contrôle a pour objet,
selon les cas :

- d'assurer le suivi régulier de la gestion des organismes soumis au


contrôle financier ;

- de veiller à la régularité de leurs opérations économiques et


financières au regard des dispositions légales, réglementaires et statutaires
qui leur sont applicables ;

- d'apprécier la qualité de leur gestion, leurs performances


économiques et financières ainsi que la conformité de leur gestion aux
missions et aux objectifs qui leur sont assignés ;

- d’ uvrer à l'amélioration de leurs systèmes d'information et de


gestion ;

7
- de centraliser et analyser les informations relatives au portefeuille de
l'Etat et à ses performances économiques et financières.

Les conditions dans lesquelles est exercé le contrôle financier sont, en


général, complétées ou précisées, notamment, par :
- les textes de création des organismes soumis à ce contrôle ;
- les textes législatifs et réglementaires en vigueur (loi sur les sociétés
anonymes, code de commerce, fiscalité, Dahir des Obligations et
Contrats, décrets et décisions sur les marchés publics, comptabilité
des établissements publics, arrêtés, statuts du personnels, loi sur la
responsabilité des ordonnateurs, contrôleurs et comptables publics
et loi formant code des juridictions financières, …) ;
- l’arrêté portant organisation financière et comptable ;
- circulaires du Premier Ministre ;
- notes et circulaires du Ministère des Finances.
2- Organes de contrôle
Dans les établissements publics soumis à un contrôle préalable,
le contrôle financier est exercé par :
- le Ministre des Finances ;
- le Contrôleur d’Etat ;
- le Trésorier Payeur.
2.1- Le Ministre des Finances

Le Ministre des Finances exerce les prérogatives relevant de la


tutelle financière sur les organismes soumis au contrôle financier de l’Etat.

Les actes soumis à l’approbation du Ministre des Finances sont


définis à l'article 7 de la loi n° 69-00 relative au contrôle financier de l’Etat sur
les entreprises publiques et autres organismes :
- les budgets ;
- les états prévisionnels pluriannuels ;
- le statut du personnel ;
- l’organigramme fixant les structures organisationnelles et leurs
attributions ;
- le règlement fixant les règles et modes de passation des marchés;
- les conditions d'émission des emprunts et de recours aux autres
formes de crédits bancaires, telles qu'avances ou découverts ;
- l’affectation des résultats ;
- l’octroi de dérogations pour le dépôt des fonds dans les banques;
- la fixation des seuils de visa.
En vertu de l’article 8 de la loi n° 69-00 précitée, le Ministre des
Finances fixe par arrêté, pour chaque établissement public, ou groupe
d’établissements publics, les procédures de préparation, d'adoption et de visa
8
des budgets et états prévisionnels pluriannuels, les modalités de tenue de la
comptabilité de l'ordonnateur, les diligences devant être effectuées par le
Contrôleur d'Etat ainsi que les registres et autres supports devant être tenus
par le Trésorier Payeur.

2.2- Le Contrôleur d’Etat


Le Contrôleur d’Etat est nommé par arrêté du Ministre des
Finances parmi les fonctionnaires du Ministère des Finances appartenant au
moins à l’échelle de rémunération n° 11 de la fonction publique ou équivalent.
Il dispose d’un droit de communication permanent auprès des
services de l’établissement public.
Les moyens en personnel et en matériel que le Ministre des
Finances juge nécessaires à l’accomplissement de la mission du Contrôleur
d’Etat sont mis à sa disposition par la Direction de l’organisme auprès duquel il
est nommé.
Conformément à l’article 9 de la loi n° 69-00, le Contrôleur d’Etat :
- assiste, avec voix consultative, aux séances du conseil
d'administration ou de l'organe délibérant ainsi qu'aux réunions
des commissions ou comités ;
- dispose d'un droit de communication permanent ;
- peut effectuer, à tout moment, sur pièces et sur place, toutes
vérifications et tous contrôles ;
- peut se faire communiquer toutes les pièces ;
- peut obtenir toutes informations utiles à l'exercice de sa mission
auprès des tiers qui ont accompli des opérations avec
l'organisme ;
- peut donner son avis sur toute opération relative à la gestion de
l'organisme.
Dans la limite des seuils fixés par le Ministre des Finances, le
Contrôleur d’Etat dispose d’un pouvoir de visa préalable sur les acquisitions
immobilières, tous contrats ou conventions de travaux, de fournitures et de
services ainsi que sur l'octroi de subventions et dons.
Il vise également les actes de gestion de personnel dans les
établissements publics ne disposant pas d’un statut de personnel.
Les seuils du visa et le plafond des bons de commande sont fixés
par le Ministre des Finances, selon l'importance de l'organisme et en fonction
du nombre d'opérations concernées et de leur montant.

Le Contrôleur d’Etat établit un rapport sur l’organisme qu’il


contrôle et ce, en application de l’article 9 de la loi n° 69-00 susmentionnée.

9
La note DEPP n° 2-073 du 4 février 2002 fixe la procédure
relative à la réception, la préparation et l’exploitation des rapports des
Contrôleurs Financiers.1
Le canevas, ci-après, comportant les éléments suivants, pourra
être suivi, à titre indicatif, par le Contrôleur d’Etat :
§ le cadre institutionnel ;
§ l’organisation et le système d’information de gestion ;
§ les performances économiques, financières et techniques ;
§ les états de synthèse comptables ;
§ les réalisations budgétaires ;
§ les investissements et leur plan de financement ;
§ les flux financiers avec l’Etat ;
§ la gestion des ressources humaines ;
§ la gestion des approvisionnements ;
§ le portefeuille des participations, le cas échéant ;
§ les plans pluriannuels ;
§ les perspectives d’avenir et les programmes éventuels de
restructuration.
L’arrêté portant organisation financière et comptable de
l’organisme peut, également, comporter d’autres modules à développer par le
Contrôleur d’Etat, notamment, l’appréciation de l’exécution du budget, les
conditions des acquisitions immobilières, les conventions passées avec les
tiers, l’utilisation des subventions reçues ou accordées et l’application du statut
du personnel.
Le Contrôleur d’Etat établit, en outre, une note sur les réunions
des organes de gestion (Conseil d’Administration, comités de direction de
gestion ou de Comités techniques), ainsi que des rapports ou notes sur des
cas précis concernant l’organisme sollicitant les instructions du Ministre des
Finances.
2.3- Trésorier Payeur
Le Trésorier Payeur est nommé par décision du Ministre des
Finances parmi les fonctionnaires du Ministère des Finances appartenant au
moins à l’échelle de rémunération n° 10 de la fonction publique ou équivalent.
Les moyens en personnel et en matériel que le Ministre des
Finances juge nécessaires à l’accomplissement de la mission du Trésorier
Payeur, sont mis à sa disposition, par la Direction de l’organisme auprès
duquel il est nommé.
Le Trésorier Payeur et ses fondés de pouvoirs sont tenus aux
règles du secret professionnel sur toutes les informations dont ils disposent à
1
Les notes de services énoncées dans le présent guide demeurent valables, sauf dispositions légales ou
réglementaires contraires.
10
l'occasion de l'exercice de leurs fonctions. Le secret professionnel ne peut être
opposé aux auxiliaires de la justice, agissant dans le cadre de leurs fonctions.
Le Trésorier Payeur exerce les attributions prévues à l’article
10 de loi n°69-00 susvisée.
Le Trésorier Payeur, en sa qualité de comptable public, est
responsable de la régularité des opérations de dépenses, tant au regard des
dispositions légales et réglementaires, que des dispositions statutaires et
budgétaires de l'organisme.

L’opération n’est régulière que lorsqu’il y a respect des lois et


règlements en vigueur.
Pour les établissements publics gérant des régimes de retraite et
de prévoyance sociale, des arrêtés du Ministre des Finances préciseront, pour
chaque organisme, les limites des attributions du Trésorier Payeur.
Dans les établissements publics et Institutions soumis à un contrôle
spécifique défini dans leur texte de création, l’Agent Comptable exercera ses
missions en conformité avec les dispositions du présent guide chaque fois
qu’elles ne sont pas incompatibles ou en contradiction avec celles prévues
dans le texte de création de l’établissement public ou de l’Institution concerné.

11
CHAPITRE I

CONTROLE DES OPERATIONS

DE DEPENSES
1- Contrôle des dépenses
Les dépenses sont contrôlées au vu, notamment :
- des marchés de travaux, de fournitures ou de services passés par
l’organisme ;
- des factures et bons de commande ;
- des actes d’acquisitions ;
- des contrats ou conventions ;
- des actes, contrats d’engagement ou décisions de recrutement ;
- des décisions d’avancement ou de promotion ;
- et de tout acte pris conformément aux textes et règlements en
vigueur.
Le Trésorier Payeur doit s'assurer que les paiements sont faits au
véritable créancier, sur un crédit disponible et sur présentation de pièces
régulières établissant la réalité des droits du créancier et du service fait.
Le Trésorier Payeur doit procéder à la signature des ordres de
paiement (OP) après contrôle de la régularité des dépenses engagées. A cet
effet, il devra s’assurer :
- de la signature de l’OP par le Directeur de l’organisme ou son
délégataire dûment habilité ;
- du numéro et de la date de l’OP ;
- de la disponibilité des crédits dans la rubrique budgétaire
concernée ;
- de l’exactitude de l’imputation de la dépense à la rubrique
budgétaire qu’elle concerne selon sa nature ou son objet ;
- du montant et de l’objet de la dépense ;
- de la présentation de pièces justificatives régulières établissant la
réalité des droits du créancier et du service fait ;
- du paiement au véritable créancier ;
- du visa du Contrôleur d’Etat lorsque ce visa est requis.
Le Trésorier Payeur est tenu de procéder au contrôle de la
conformité de l’ordre de paiement avec les factures ou décomptes ou tout
autre acte justificatif, (dûment signés par le fournisseur, l’entrepreneur ou le
prestataire de service), les bons de commande, les bons ou procès-verbaux
de réception, les devis et mémoires.
Les paiements sont effectués sur production des pièces
justificatives originales, à charge pour le Trésorier Payeur de garder copies
desdites pièces certifiées conformes par la Direction, et ce conformément à la
note de service n° 2-3954 du 3/8/2001 relative à la détention des pièces
justificatives originales des opérations de dépenses et de recettes des EEP.

13
Il doit constater le paiement en apposant la mention « Payée » sur
la facture et, le cas échéant, sur les pièces justificatives concernées.
Pour toute opération de dépense, le chèque ou l’ordre de virement
y afférent doivent, obligatoirement, sauf disposition légale ou réglementaire
contraire, comporter la signature conjointe du Directeur de l’organisme et du
Trésorier Payeur, et ce en application de l’article 10 de la loi n° 69-00.
La remise au bénéficiaire du moyen de paiement (chèque,
mandat…) est faite par le Directeur de l’organisme et sous sa responsabilité.
A cet effet, le chèque ou tout autre moyen de paiement doit être
transmis par le Trésorier Payeur au Directeur de l’organisme contre décharge
inscrite sur un registre daté et numéroté, tenu et conservé par le Trésorier
Payeur.
Lorsque les dépenses par voie de régie sont effectuées par
chèques ou ordres de virement, ces moyens de paiement sont signés,
conjointement, par le régisseur et le Directeur ou son délégataire.
La détention des chéquiers ou tout autre moyen de paiement
relève des attributions du Directeur de l’organisme, sauf disposition
réglementaire contraire et ce, conformément à la note de service n° 2-4789 du
3 novembre 1997 relative à la détention des chéquiers.
Lorsqu’un créancier refuse de recevoir le moyen de paiement, le
montant y afférent peut être consigné par le Directeur de l’organisme auprès
de la Caisse de Dépôt et de Gestion ou tout autre organisme dûment habilité,
après avoir informé le créancier par lettre recommandée avec accusé de
réception ainsi que le Trésorier Payeur.
Dans l’hypothèse d’une perte d’un moyen de paiement
(chèque, effets,…), il appartient au bénéficiaire d’en faire la déclaration
motivée au Directeur qui transmet au Trésorier Payeur un ordre de paiement
appuyé, d’une note de présentation et des pièces justifiant la perte du moyen
de paiement (déclaration de perte, opposition). Dans ce cas, le Directeur
établit un duplicata et le transmet au Trésorier Payeur, qui doit s’assurer que
le titre en question n’a pas été payé.
Tout refus de signature de l’OP, par le Trésorier Payeur, doit être
réellement justifié et pris conformément à la réglementation en vigueur.
Le Trésorier Payeur peut, sous sa responsabilité et après
approbation du Ministre des Finances, déléguer sa signature à un ou plusieurs
agents en qualité de Fondés de Pouvoirs, qui sont, personnellement et
pécuniairement, responsables des opérations qu’ils exécutent dans la limite
des attributions qui leur sont déléguées aux lieu et place des Trésoriers
Payeurs.
14
2- Réquisition du Trésorier Payeur
Lorsque le Trésorier Payeur estime ne pas pouvoir exécuter un
ordre de paiement, du fait qu’il comporte une irrégularité, il doit le retourner au
Directeur de l’organisme accompagné d’une note d’observation motivée.
Cette note d’observation provoque :
- soit l’annulation de l’OP par le Directeur de l’organisme ;
- soit la suppression de la cause du rejet et, par conséquent, la
présentation de nouveau, de l’OP à la signature du Trésorier
Payeur après que la direction ait apporté les modifications ou les
compléments nécessaires demandés par le Trésorier Payeur ;
- soit la réquisition du Trésorier Payeur, par le Directeur de
l’organisme lui demandant d’obtempérer au règlement de l’OP, en
dépit de l’irrégularité constatée par le Trésorier Payeur.
La réquisition est matérialisée par un ordre de réquisition
régulièrement établi par le Directeur de l’organisme et ne doit porter que sur
l’acte concerné.
La responsabilité du Trésorier Payeur est dégagée lorsque, après
avoir adressé un rejet motivé au directeur de l'organisme, il est requis par ce
dernier de viser un moyen de paiement. Il est tenu de se conformer à cette
réquisition qu'il annexe à l'ordre de paiement. Il en avise sans délai le Ministre
des Finances. La réquisition devra être exécutée quelque soit le motif du rejet.

3- Moyens de paiement
Les principaux moyens de paiement sont définis et réglementés
par la loi n° 15-95 formant code de commerce.
Le paiement d’une dépense peut être effectué par :
• virement bancaire ;
• chèque ;
• effets de commerce (billet à ordre, lettre de change…) ;
• accréditif ou remise documentaire lorsqu’il s’agit d’une opération
réalisée avec un fournisseur étranger ;
• espèce, le cas échéant, pour des montants de faible importance
(suivant décision portant création de la régie de dépenses).
3.1- Le chèque

15
Le chèque constitue le document par lequel le client d’une banque
donne l’ordre à celle-ci de payer une somme à son profit ou au profit d’une
tierce personne. Le chèque comporte les indications suivantes :
- la dénomination du chèque ;
- le mandat de payer une somme déterminée ;
- le nom de celui qui doit payer (le tiré) ;
- l’indication du lieu où le paiement doit s’effectuer ;
- l’indication de la date et du lieu où le chèque est créé ;
- le nom et la signature du tireur.
L’absence de l’une des mentions indiquées, ci-dessus, fait perdre
au chèque sa validité.
Pour plus de prudence, le chèque doit être barré et non
endossable à l'exception du cas où le bénéficiaire ne peut disposer de compte
bancaire.
3.2- Le virement
Le virement est le moyen par lequel un client (donneur d’ordre)
invite son banquier à prélever une certaine somme sur son compte, en vue de
la transférer sur un autre compte lui appartenant ou appartenant à une tierce
personne (bénéficiaire).
3.3- La lettre de change
La lettre de change (ou traite) est un document par lequel le tireur
(créancier) ordonne à un tiré (le débiteur) de payer une certaine somme à une
tierce personne (le bénéficiaire) à une échéance préalablement fixée dans la
lettre de change.
D’une manière générale, la lettre de change doit contenir les
mentions suivantes :
- la dénomination de la lettre de change ;
- le mandat de payer une somme déterminée ;
- le nom de celui qui doit payer (le tiré) ;
- l’indication de l’échéance ;
- le lieu où le paiement doit s’effectuer ;
- le nom de celui auquel ou à l’ordre duquel le paiement doit être fait ;
- l’indication de la date et du lieu où la lettre est créée ;
- le nom et la signature de celui qui émet la lettre (le tireur).
La lettre de change doit être timbrée et le cas échéant avalisée.
3.4- Le billet à ordre

16
Le billet à ordre est un écrit par lequel le souscripteur s’engage à
payer à un bénéficiaire une somme déterminée à une certaine échéance.
Le billet à ordre comporte certaines mentions obligatoires :
- la clause à ordre ou la dénomination du titre ;
- la promesse de payer une somme déterminée ;
- l’indication de l’échéance ;
- l’indication du lieu où le paiement doit s’effectuer ;
- le nom de celui auquel ou à l’ordre duquel le paiement doit être
fait ;
- l’indication de la date et du lieu où le billet est souscrit ;
- le nom et la signature de celui qui émet le titre (souscripteur).
Le souscripteur d’un billet à ordre est obligé de la même manière
que l’accepteur d’une lettre de change.

3.5- L’accréditif ou crédit documentaire


L’accréditif ou crédit documentaire constitue une garantie de
paiement dans le commerce international. Il est défini comme un engagement
souscrit par la banque de l’acheteur pour régler le fournisseur étranger après
présentation, par ce dernier, des documents spécifiés dans la demande
d’ouverture du crédit documentaire.
C’est un contrat financier qui lie une banque émettrice (celle de
l’acheteur, donneur d’ordre) à une banque notificatrice (celle de l’exportateur,
bénéficiaire).
Le crédit documentaire est qualifié de révocable lorsqu’il n’apporte
aucune garantie de paiement à l’exportateur tant que la marchandise n’a pas
été expédiée et livrée ou, tant que les prestations n’ont pas été fournies.
Il est irrévocable, lorsque l’exportateur bénéficie uniquement de la
garantie de la banque émettrice (la banque de l’acheteur).
Le crédit est irrévocable et confirmé lorsqu’il s’agit d’un
engagement ferme de la banque émettrice et de la banque notificatrice.
Le crédit est non confirmé, lorsque l’exportateur bénéficie
uniquement de la garantie de la banque émettrice (la banque de l’acheteur).
Lorsque le contrat commercial ou le marché prévoit le règlement
par accréditif, l’acheteur doit demander à sa banque l’ouverture d’un crédit
documentaire sur un imprimé modèle remis par la banque.
Dans le cas où l’organisme bénéficie d’une ligne de crédit dite
« crédit documentaire » auprès d’une banque, celle-ci procède à l’ouverture du
crédit documentaire et le notifie à la banque de l’exportateur. A défaut,
17
l’organisme doit disposer auprès de la banque, d’une provision suffisante
correspondant au montant de l’accréditif.
Une fois l’ouverture de l’accréditif notifiée à l’exportateur et
confirmée par ses soins, ce dernier remet à sa banque, après expédition de la
marchandise, l’ensemble des documents exigés par la lettre d’ouverture du
crédit documentaire.
Toute demande d’ouverture de crédit documentaire doit faire
l’objet d’une signature conjointe du Directeur de l’organisme et du Trésorier
Payeur.
Le crédit documentaire peut être :
- payable à vue ;
- payable à échéances différées : le paiement se fait à la date ou
aux dates d’échéance fixées conformément aux stipulations du
crédit documentaire ;
- payable par acceptation : la banque émettrice accepte les traites
tirées par le bénéficiaire sur la banque émettrice ou notificatrice et
paie lesdites traites à leur échéance.
Une opération de crédit documentaire se déroule selon trois
phases essentielles :
- l’ouverture : c’est la mise en place du crédit documentaire ;
- l’utilisation : c’est la remise des documents à la banque ;
- la liquidation : c’est la phase de règlement.
Le Trésorier Payeur doit opérer les contrôles appropriés au niveau
de chaque phase de l’opération de crédit documentaire.
Phase 1 : ouverture du crédit documentaire
Le paiement du crédit documentaire ne se fait pas au moment de
l’ouverture mais lors du déblocage par tranches du crédit en question.
Le cours à prendre en considération est celui de l’ouverture des
plis et ce, pour une estimation des paiements futurs.
Le Trésorier Payeur doit s’assurer au niveau de cette phase que
les conditions énumérées ci-dessous, sont réunies et ce, préalablement, au
visa de la demande d’ouverture du crédit documentaire, il s’agit notamment de
contrôler si :
- le marché en question ou le contrat commercial prévoit ce mode
de paiement ;
- les crédits budgétaires afférents à l’opération concernée sont
prévus ;

18
- la totalité des informations nécessaires est mentionnée sur la
demande du crédit documentaire.
Le Trésorier Payeur doit, également, s’assurer que le dossier
d’ouverture comporte les pièces suivantes : la lettre d’ouverture, l’engagement
d’importation, la facture pro-forma en plus du marché en question et que la
lettre d’ouverture du crédit documentaire comporte les mentions suivantes :
- nom de l’organisme (acheteur), l’adresse, le n° de compte qui
sera mouvementé dans le cadre de la lettre de crédit en question,
le n° de téléphone etc… ;
- banque émettrice : nom et adresse
- pour le compte de : nom du fournisseur étranger
- mode de transmission : par courrier, avion
- montant du crédit : préciser si le montant est
coût et fret ou non
- mode de réalisation du crédit : par paiement à vue, différé ou par
acceptation ;
- type de crédit : révocable, irrévocable, irrévocable et confirmé ;
- validité du crédit documentaire ;
- description sommaire des marchandises ;
- lieu d’embarquement ;
- lieu de destination ;
- livraisons partielles autorisées ou non.
Le Trésorier Payeur doit s’assurer de la concordance des
éléments portés sur la lettre de crédit et celles figurant sur le marché ou la
facture pro-forma, notamment, en ce qui concerne les conditions de livraison
et de délais de réalisation.
Le Trésorier Payeur s’assure que l’engagement d’importation
mentionne :
- l’identité de l’importateur (acheteur) ;
- le régime douanier et le bureau douanier ;
- le n° de fichier des opérateurs du commerce extérieur ;
- l’identité de l’expéditeur ;
- le montant en devise ;
- les conditions de livraison ;
- la désignation commerciale des marchandises ;
- le n° de la nomenclature douanière ;
- la date, le cachet et la signature de l’importateur (personne
habilitée) ;
- le cachet et le n° du titre attribué par la banque notificatrice.
Le Trésorier Payeur contrôle que la facture pro-forma mentionne :

19
- l’identité du fournisseur ;
- le montant et l’objet du marché ou bon de commande ;
- les conditions de livraison avec indication du montant FOB, fret,
assurance etc… ;
- le port de chargement de la marchandise.
Le montant correspondant de la rubrique budgétaire concernée
devra être, préalablement, bloqué par le Trésorier Payeur lors de l’ouverture
du crédit documentaire et ce, pour éviter tout dépassement des crédits.

Phase 2 : Utilisation du crédit documentaire


A l’expédition de la marchandise, l’exportateur doit fournir un
certain nombre de documents à sa banque (banque notificatrice) qui se
chargera de les transmettre à la banque émettrice ( banque du donneur
d’ordre). Ces documents doivent être contrôlés par le Trésorier Payeur pour
s’assurer de leur exhaustivité et de leur régularité.
Il s’agit des documents suivants :
- le connaissement maritime, lorsque le transport est effectué par
voie maritime ;
- la lettre de voiture lorsque le transport est assuré par chemin de
fer, voie routière ou maritime ;
- la lettre de transport aérien lorsque le transport est effectué par
avion ;
- le récépissé postal pour les expéditions réalisées par la poste ;
- les documents d’assurance éventuellement ( à signaler, qu’il est
interdit aux importateurs marocains de conclure les contrats en
coût, assurance et fret, sauf autorisation de l’Office des Changes);
- le certificat d’origine de la marchandise ;
- la liste de colisage qui détaille les différents colis relatifs à
l’expédition de la marchandise ;
- la note de poids qui précise le poids brut et net de la marchandise
expédiée.
Le Trésorier Payeur doit contrôler la concordance des documents
précités entre eux, notamment, en ce qui concerne les dates, le montant, le
lieu d’embarquement et de destination et conformément aux dispositions du
marché (montant, nature de la marchandise, délai de réalisation, etc…).

20
Phase 3 : Liquidation du crédit documentaire (paiement)
Si le crédit documentaire est à vue, la banque émettrice est en
droit de débiter le compte du client importateur (c’est à dire d’effectuer le
paiement) à la simple réception des documents cités à la phase 2.
Cependant, le client et la banque émettrice peuvent convenir avec
le fournisseur et la banque notificatrice que le paiement ne soit pas effectué
dès réception des documents précités mais après un délai suffisant pour
permettre le contrôle des pièces en question (10 jours environ). Dans ce cas,
la banque émettrice transmet les documents à l’importateur pour vérification.
Celui-ci lui confirme par fax si le paiement peut être effectué ou non et ce
après achat de devises.
Les contrôles à opérer par le Trésorier Payeur sont des contrôles
a posteriori, puisque le compte de l’organisme aura déjà été débité.

• Contrôle a posteriori
Les pièces à exiger dans ce cas, sont :
- l’avis de débit bancaire : contrôle du montant débité par rapport à
la facture et les documents d’embarquement (cités dans la phase
2), contrôle des commissions bancaires ;
- les documents d’embarquement et/ou de débarquement (cités
dans la phase 2) ;
- la facture ;
- la déclaration unique de marchandises ( DUM), le cas échéant ;
- le contrôle de la conformité des documents cités ci-dessus avec
les dispositions contractuelles du marché ;
- le décompte provisoire.
Le Trésorier Payeur procédera, par la suite, à l’imputation
budgétaire du montant payé sur la rubrique concernée.
• Contrôle des parties contractantes avant paiement
Dans le cas où la banque émettrice transmet les documents
d’expédition avant de débiter le compte de l’organisme importateur, le
Trésorier Payeur devra s’assurer de l’existence des pièces justificatives
suivantes :
- les documents d’embarquement (tels que détaillés à la phase 2) ;
- la facture ;
- la déclaration unique de marchandises ( DUM) éventuellement ;
- le décompte provisoire.
Il devra, également, s’assurer de :
21
- la conformité des pièces précitées avec les dispositions du marché,
en ce qui concerne le délai de réalisation, le montant et la
concordance de ces pièces entre elles (dates, montants, etc..) ;
- l’imputation budgétaire de la dépense en question.
En cas de régularité, le Trésorier Payeur vise la fiche de contrôle
concernée.
Le paiement de l’accréditif est matérialisé par :
§ l’enregistrement en devises du montant de l’accréditif ;
§ l’enregistrement de la contre-valeur en dirhams dans la situation
de trésorerie au taux du jour du règlement.
Il peut être fait recours à un achat de devises par l’organisme
avant déblocage du crédit documentaire et après consultation de plusieurs
banques et le choix du cours le plus avantageux pour l’organisme.
4- Prescriptions des dépenses
Les dettes des établissements et entreprises publics sont prescrites
conformément aux dispositions du Dahir du 12 août 1913 formant code des
obligations et contrats.
Lorsque la responsabilité du retard dans le paiement incombe à
l’organisme, des relèvements de prescriptions doivent être prononcées par le
Directeur et soumis au Trésorier Payeur pour paiement.
Les certificats de relèvement de prescriptions établis par le Directeur
doivent être appuyés des pièces justificatives et d’une note de présentation
précisant les motifs du retard.

5- Perte d’ordres de paiement


En cas de perte d’un ordre de paiement, appuyés de leurs pièces
justificatives, le Directeur de l’organisme établit un duplicata des documents
égarés en vue de la régularisation de l’acte de dépense concernée.

6- Jugements des Tribunaux


Le Trésorier Payeur est tenu de se conformer aux décisions
judiciaires émanant du tribunal ayant acquis l’autorité de la chose jugée. En
cas de difficulté d’exécution, il en informe le Ministère des Finances.

22
CHAPITRE II

DEPENSES DU PERSONNEL
1- Dispositions réglementaires de base
1.1-Statut du personnel
Le statut du personnel peut être défini comme étant le règlement
et l’ensemble des décisions régissant la gestion du personnel de l’organisme
(recrutements, avancements, rémunérations, déroulement de carrière,
représentation du personnel, cessation de fonction, mesures disciplinaires… ).
Le statut du personnel est adopté par le Conseil d’Administration
ou l’organe délibérant et approuvé par le Ministère des Finances.
1.2- Organigramme
L’organigramme, adopté par le Conseil d’Administration ou
l’organe délibérant, fixe les structures organisationnelles de gestion et d’audit
interne de l’organisme ainsi que leurs fonctions et attributions.
Il n’est définitif qu’après son approbation par le Ministère des
Finances.
Le Trésorier Payeur doit, particulièrement, suivre l’affectation des
postes de responsabilité au niveau de l’organigramme.
1.3- Loi des cadres
La loi des cadres peut être définie comme étant la situation
budgétaire annuelle des effectifs du personnel de l’organisme.
La loi des cadres fait ressortir, notamment :
- les effectifs budgétaires au début de l’exercice n-1, n étant
l’exercice budgétaire au titre duquel le projet de budget est établi ;
- les effectifs réels à la fin de l’exercice n-1 ;
- les postes libérés à la fin de l’exercice n-1 (voir circulaires
relatives aux prévisions budgétaires 2004 et 2005);
- les nouveaux postes dont la création est proposée pour
l’exercice n ;
- les variations des postes budgétaires intervenants au cours de
l’exercice n-1.
La loi des cadres est annexée au projet de budget de l’organisme
soumis à l’approbation du Ministère des Finances.
Afin d’assurer le contrôle et le suivi de l’évolution de la loi des
cadres, le Trésorier Payeur doit être destinataire des copies de toutes les
décisions émanant du Directeur ayant une incidence directe sur l’effectif global
du personnel ou sur sa répartition par catégories et/ou échelles :
- avancement d’échelle ou de catégorie ;
- recrutements effectués ;
- réintégration après fin de détachement ou expiration de mise en
disponibilité ;
- détachement ;
- mise en disponibilité ;
- radiations : révocation, licenciement, démission, mise à la retraite,
départ volontaire, décès.
Conformément aux circulaires du Ministre des Finances relatives
aux prévisions budgétaires, les postes vacants libérés au cours de l’année ne
sont pas pourvus par l’organisme et doivent être automatiquement supprimés.
2- Actes de gestion du personnel
Les actes de gestion de personnel y compris les prêts et avances,
sont soumis au visa préalable du Contrôleur d’Etat, dans les établissements
publics ne disposant pas d’un statut du personnel dûment approuvé par le
Ministre des Finances. Ces actes doivent, cependant, porter la mention « Vu
Conforme » du Trésorier Payeur, suivie de sa signature.
Par actes de gestion de personnel, il faut entendre les actes ayant
une incidence financière tels que les recrutements, les avancements de
catégories ou d’échelles, les nominations aux postes de responsabilité et les
prêts et avances sur salaire.
Les contrats des cadres dirigeants (Directeurs, Secrétaires
Généraux, Directeurs Adjoints…), sont soumis au visa préalable du Ministère
des Finances conformément à la circulaire de Monsieur le Premier Ministre
n° 14/2002 du 16 septembre 2002 relative à la situation administrative des
cadres dirigeants des EEP.
Le Trésorier Payeur devra, obligatoirement, exiger un certificat de
cessation de paiement délivré par l’ancien employeur des cadres et agents
ci-dessus.
La décision cadre relative à l’opération de départs volontaires doit
être soumise à l’accord préalable du Ministère des Finances.
2.1- Recrutements
Le Trésorier Payeur doit contrôler que le dossier de recrutement
du candidat est en conformité avec le statut du personnel et la loi des cadres
et comporte toutes les pièces justificatives nécessaires pour le recrutement.
25
Les pièces devant être contenues dans le dossier de recrutement,
sont celles prévues par le statut du personnel de l’organisme. Ces pièces sont
précisées à titre indicatif, à l’annexe 3 et selon la situation du candidat au
recrutement.
En attendant le visa du dossier de recrutement lorsque le visa est
requis, le Trésorier Payeur est autorisé à débloquer le salaire de l’agent
recruté dans la limite du 4/5 du salaire statutaire présumé et ce, pour une
durée maximum de 6 mois, sauf renouvellement de ladite période par le
Contrôleur d’Etat. Bien entendu, cette avance n’est servie que sur
présentation d’un certificat de cessation de paiement au titre de l’emploi
antérieur éventuel.
Cependant et en l’absence d’une équivalence de diplôme ou
l’absence de poste budgétaire, aucune avance sur salaire ne peut être
autorisée.
Par ailleurs, le Trésorier Payeur devra s’assurer que le personnel
candidat au recrutement n’a pas bénéficié d’une indemnité de départ ou de
rachat de points de retraite, auprès d’une collectivité locale, d’un
établissement, entreprise ou administration public et ce, conformément à la
note de service n° 2-6014 du 16 octobre 2002.
2.2- Titularisation
Sauf stipulation contraire prévue par le statut du personnel de
l’organisme, les titularisations des agents statutaires interviennent après une
période de 12 mois consécutifs de service effectif suivant la date de
recrutement, sauf prorogation de la durée de stage de l’intéressé.
Les décisions de titularisation sont soumises au visa du
Contrôleur d’Etat, lorsque l’Organisme ne dispose pas d’un statut de
personnel dûment visé par le Ministère des Finances.
2.3- Avancements
2.3.1- Avancement d’échelon
Les décisions ou les tableaux d’avancement d’échelon sont traités
au niveau du Trésorier Payeur. Il doit s’assurer, avant leur signature, de leur
conformité avec les dispositions statutaires de l’organisme.
2.3.2- Avancement de catégorie et d’échelle Les tableaux
d’avancements de catégorie ou d’échelle sont traités au niveau du Trésorier
Payeur lorsque l’organisme dispose d’un statut de personnel dûment approuvé
par le Ministère des Finances et de la Privatisation.

26
Le Trésorier Payeur doit s’assurer, avant leur signature, que ces
états comportent tous les renseignements permettant le contrôle de la
conformité des propositions formulées avec les dispositions statutaires en
vigueur.
2.4- Radiation des cadres
Le Trésorier Payeur est tenu de vérifier les soldes de tout compte
servis aux agents radiés des cadres pour divers motifs. Ces soldes doivent
être conformes aux dispositions du statut du personnel, aux contrats ou lettres
d’engagement des intéressés. Lors du versement des sommes dues aux
intéressés, le Trésorier Payeur doit exiger, outre leur acquit, l’inscription de la
mention manuscrite «Bon pour solde de tout compte».

3- Rémunération du personnel
Le Trésorier Payeur doit veiller à ce que la rémunération
mensuelle servie à chaque agent de l’organisme, soit conforme à son contrat
ou lettre d’engagement et aux dispositions statutaires en vigueur.
Les gratifications, primes et indemnités prévues par le statut du
personnel ne sont pas soumises au visa préalable du Contrôleur d’Etat.
Les salaires, primes et indemnités mensuels sont vérifiés, a priori
ou a posteriori par le Trésorier Payeur compte tenu de l’effectif de l’organisme
afin de s’assurer du respect des modalités d’attribution fixées par les
dispositions du statut de personnel.
Les erreurs et anomalies constatées, sont notifiées aux services
concernés pour être redressées le mois suivant.
L’attribution de gratifications, d’indemnités ou primes non prévues
par le statut du personnel ainsi que toute modification intervenant dans les
dispositions statutaires en la matière, demeurent soumises au visa préalable
du Contrôleur d’Etat.
Le Contrôleur d’Etat devra recueillir l’accord préalable de l’autorité
du Ministère des Finances ayant approuvé le statut du personnel.
Ces modifications ou créations doivent recueillir au préalable
l’approbation du Conseil d’Administration ou l’organe délibérant.
3.1- Salaires
Les rémunérations peuvent être payées par virements bancaires,
par chèques ou en espèce. Dans ce dernier cas, la personne chargée des
paiements en numéraire est désignée en tant que régisseur de dépenses. Elle
doit être nommée dans les conditions prévues pour les régisseurs définies
ci-après.
27
Le régisseur de l’organisme procède au règlement des salaires au
vu d’un état billetteur dûment arrêté et signé par le Directeur et visé par le
Trésorier Payeur.
Toute somme impayée doit être immédiatement reversée à la fin
du mois au compte de l’organisme. Le numéro et la date du reçu de
versement sont transcrits sur l’état billetteur aux lieux et place de l’acquit.
L’état billetteur ainsi que les reçus de versements précités, préalablement
vérifiés et imputés, sont transmis par le Directeur au Trésorier Payeur.
Après vérification par le Directeur, l’état billetteur est joint à l’ordre
de paiement correspondant et les pièces justifiant des reversements sont
transmises au service concerné de l’organisme pour prise en charge et
établissement d’un ordre de recette.
Lorsqu’il s’agit de sommes dues aux ayants droits d’un agent
décédé, il est, strictement, interdit au régisseur de procéder à ce paiement. Il
appartient, par conséquent, au Directeur de transmettre le dossier concerné
au Trésorier Payeur qui doit effectuer les contrôles appropriés en s’assurant,
notamment, de l’existence des pièces justificatives nécessaires (dévolution
successorale) et de procéder au paiement de l’acte après contrôle de sa
régularité.
3.2- Indemnités pour heures supplémentaires
Les indemnités relatives aux heures supplémentaires sont dues
au personnel ayant travaillé au-delà de l’horaire normal fixé pour les
établissements et entreprises publics.
Ces indemnités allouées conformément au statut du personnel
doivent faire l’objet de justifications au niveau du Trésorier Payeur par un
relevé mensuel du nombre d’heures effectuées par chaque agent. Ce relevé
doit être dûment certifié par le Directeur de l’organisme ou son délégataire.
Ces indemnités sont, sauf disposition législative ou réglementaire
contraire, servies dans la limite maximum de 52 heures par mois. Il s’agit d’un
plafond fixé, mensuellement, sans possibilité de report sur les mois ultérieurs.
Il ne s’agit pas d’une moyenne mensuelle calculée sur la base d’un plafond
annuel.
3.3- Indemnités pour frais de déplacement
et indemnités kilométriques
3.3.1- Indemnités pour frais de déplacement au Maroc
Les déplacements pour raison de service doivent faire l’objet
d’ordres de mission dûment signés par le Directeur ou son délégataire.

28
L’ordre de mission doit comporter tous les éléments permettant la
détermination du montant de l’indemnité à octroyer : les dates et heures de
départ et de retour, la destination, l’objet de la mission ainsi que le moyen de
transport utilisé.
3.3.2- Indemnités kilométriques
Les agents de l’organisme munis d’un ordre de mission pour
effectuer un déplacement pour les besoins de service en dehors de leur lieu
d’affectation, peuvent après autorisation écrite du Directeur, utiliser leur
véhicule personnel. Ils perçoivent, à cet effet, une indemnité kilométrique dont
le taux est fixé par le statut du personnel de l’organisme.
En ce qui concerne le paiement de ces indemnités, le Trésorier
Payeur doit être destinataire d’un état de liquidation certifié par le Directeur. Il
est tenu de s’assurer de la conformité de ce document avec les dispositions
prévues par le statut du personnel de l’organisme.

3.3.3- Indemnités pour frais de déplacement


servies aux cadres dirigeants
Les cadres dirigeants (Directeur, Directeur Adjoint, Secrétaire
Général…) bénéficient des indemnités pour frais de déplacement découlant du
barème applicable aux cadres supérieurs de l’organisme, sauf disposition
contraire prévue par le contrat fixant leur situation administrative.
Ces indemnités sont servies au vu d’un ordre de mission et d’un
état des sommes dues, dûment certifiés par le Directeur et le responsable
administratif de l’organisme.
3.4- Indemnités pour frais de mission à l’étranger
Il est fait application de la circulaire de Monsieur le Premier
Ministre n° 24/98 du 23 juillet 1998 relative aux missions à l’étranger du
personnel des établissements et entreprises publics.
L’ordre de mission concernant le Directeur de l’organisme est
impérativement signé par le Ministre de tutelle ou la personne déléguée par
lui, à cet effet. S’agissant du personnel de l’organisme, les ordres de mission
sont signés par le Directeur.
Les ordres de mission doivent indiquer :
- le nom et le prénom de l’agent ;
- le lieu et l’objet de la mission ;
- le moyen de transport ;
- les dates de départ et de retour ;
- la prise en charge des frais de mission par l’organisme (transport
et indemnité journalière de mission) ;
29
- la classe de voyage ;
- les itinéraires ;
- l’imputation budgétaire.
Les ordres de mission doivent être appuyés d’une note de
présentation explicitant l’objet de la mission.
Les indemnités pour frais de mission à l’étranger sont allouées
conformément aux taux arrêtés par le Ministère des Finances.
L’indemnité journalière ne peut être cumulée avec celle servie,
éventuellement, par les partenaires étrangers. En cas de prise en charge
partielle, un complément d’indemnité peut être alloué.
Dès retour de la mission, tout agent ou cadre ainsi que les cadres
dirigeants (Directeur, Secrétaire Général,…) devront produire au Trésorier
Payeur, photocopie des pages de leur passeport précisant les dates de départ
et de retour relatives à la mission. Si la date de retour est avancée ou la date
de départ est retardée, l’intéressé est tenu de rembourser le trop perçu.
Dans le cas où le séjour est prolongé, les frais seront à la charge
de l’agent concerné, sauf, production d’un ordre de mission rectificatif
approuvé dans les mêmes formes que l’ordre de mission initial.
3.5- Indemnités de stage et de formation
Les décisions concernant les agents désignés pour suivre des
stages d’instruction, des cours de formation ou de perfectionnement sont
établies conformément aux dispositions statutaires en vigueur. En l’absence
de ces dispositions, ces décisions sont soumises au visa du Contrôleur d’Etat.

4-Retenues

4.1- Impôt Général sur le Revenu (I.G.R.)


Il est fait application des dispositions de la loi n° 17-89 relative à
l’Impôt Général sur le Revenu, telle que modifiée et complétée et ce, pour les
prélèvements au titre d’impôt sur le revenu.
Il est tout, particulièrement, rappelé que les contrats
d’engagement et de recrutement fixant les rémunérations et les indemnités
doivent être établis en montant brut et ce, conformément aux dispositions de
la loi de finances de l’année 1982, notamment son article 12 quater.
4.2- Retenues au titre de la retraite
Les cotisations au titre du régime de retraite doivent être
effectuées conformément aux modalités et aux taux réglementaires en vigueur
applicables pour chaque régime de retraite.
30
Il y a lieu de rappeler que le Dahir n° 1-77-216 du 4 octobre 1977,
créant un régime collectif d’allocation de retraite (RCAR) impose l’obligation
aux établissements et entreprises publics soumis au contrôle financier de
l'Etat, d’adhérer à ce régime, sauf disposition légale contraire ou exclusion
prononcée par arrêté du Ministre des Finances en application de l’article 2 du
Dahir précité.
Hormis l’adhésion à un régime général de retraite, toute adhésion
à un régime de retraite complémentaire, impliquant une charge pour
l’organisme, est soumise au visa préalable du Contrôleur d’Etat.
En vertu de la réglementation en vigueur, les établissements et
entreprises publics ne peuvent adhérer qu’à un seul régime de retraite de
base. Pour le personnel détaché auprès de l’organisme, il demeure régi par le
régime de retraite de son cadre d’origine et ne peut, par conséquent, être
affilié au régime en vigueur dans l’organisme où il exerce. Pour les
fonctionnaires détachés, les cotisations patronales sont supportées par leur
nouvel employeur et calculées par référence à leur situation salariale d’origine.
Bien entendu, les cotisations salariales liquidées dans les mêmes conditions
sont supportées par les fonctionnaires en détachement. Les cotisations
patronales et salariales sont prélevées à la source par l’organisme et versées
au régime auquel est affilié le personnel détaché.
4.3- Retenues relatives à la mutuelle-maladie
La convention de la mutuelle maladie passée avec une mutuelle
relevant de la Caisse Nationale des Organismes de Prévoyance Sociale
(CNOPS) n’est pas soumise au visa préalable du Contrôleur d’Etat.
Cependant, ce visa est obligatoire lorsqu’il s’agit d’une convention maladie
passée avec une société d’assurance privée.
4.4- Retenues suite aux oppositions
Les opérations de saisies-arrêts effectuées sur les salaires sont
exécutées au vu et en application d’une décision de justice (jugement du
tribunal) ayant acquis l’autorité de la chose jugée.
Les montants correspondants sont conservés par l’organisme
(cas de saisie-arrêt conservatoire) et/ou réglés suivant la décision du juge (cas
de saisie-arrêt exécutoire).
Il y a lieu de rappeler que les textes en vigueur, notamment le
Dahir du 14 juin 1941, modifié par le Dahir n° 1-61-090 du 9 novembre 1962
relatif aux saisies arrêts, la loi n° 15-97 formant code de recouvrement des
créances publiques et le Dahir portant loi n° 1-74-447 du 28 septembre 1974
approuvant le texte du code de procédure civile, tel que modifié et complété,
fixent les éléments insaisissables et les parts saisissables du salaire.

31
5- Avantages sociaux
5.1- Avances sur salaires
Si les modalités d'octroi d'avances sur salaire ne sont pas
expressément prévues dans le statut du personnel de l’organisme, elles
doivent faire l’objet d’une décision dûment visée par le Ministère des Finances,
précisant les conditions et les modalités d’octroi de ces avances. A défaut,
toute décision d’octroi d’avance sur salaire doit être soumise au visa du
Contrôleur .d’Etat.
5.2- Prêts
Les conditions et les modalités d’octroi de prêts au personnel :
achat de terrain, construction ou acquisition de logement, achat de véhicule
doivent faire l’objet d’un règlement ou décision dûment visés par le Ministère
des Finances. Tout prêt ne peut être octroyé en dehors de ce cadre
réglementaire.
5.3- Aide au pèlerinage

Les avantages accordés aux pèlerins (billet d’avion et dotation


forfaitaire), outre le congé exceptionnel d’un mois avec maintien du salaire,
doivent faire l’objet d’une décision dûment visée par le Ministère des Finances.
Cette décision fixe l’effectif concerné ainsi que les conditions et
modalités d’octroi desdits avantages.
6- Personnel à statut particulier
6.1- Anciens résistants
Les anciens résistants sont régis par le Dahir n° 1-59-076 du 11
mars 1959 relatif au titre de résistant, le Décret n° 2-64-389 du 19 août 1964
et l’arrêté n° 555-76 du 13 avril 1976 du Ministère des Affaires Administratives
qui précisent la nature des emplois réservés aux anciens résistants ainsi que
les conditions d’accès.
Ainsi et à l'occasion des concours généraux organisés par les
établissements publics, un contingent de 25% des postes à pourvoir sera
réservé aux résistants.
Lorsque l'admission à un emploi dans un établissement public est
effectuée sur titre, ou n'est subordonnée à aucune condition particulière, les
candidats résistants bénéficient d'une priorité de recrutement.
Les conditions d'âge prévues au statut particulier pour l'accès à
l'emploi postulé ne sont pas opposables aux intéressés sous réserve que
ceux-ci puissent compter quinze ans de services civils valables à la date
d'admission à la retraite.
32
6.2 – Anciens militaires et anciens combattants
Les anciens militaires et anciens combattants sont régis par la loi
n° 34-97 du 25 août 1999 relative aux anciens militaires et anciens
combattants et le décret n° 2-01-96 du 22 juin 2001 fixant les conditions dans
lesquelles des emplois dans les services des administrations de l'Etat, des
établissements publics et des collectivités publiques peuvent être réservés aux
anciens militaires et aux anciens combattants.
A cet effet, des emplois dans les établissements publics peuvent
être réservés aux anciens militaires et anciens combattants, concurremment
avec les titulaires de la qualité de résistant.
Aucune limite d'âge supérieure pour l'accès auxdits emplois ne
peut leur être opposée.
Les anciens militaires et anciens combattants titulaires d'une
pension de retraite, recrutés par un établissement public cessent de bénéficier
de leur pension pendant la durée d'activité.

A la date de leur radiation définitive des cadres, les intéressés


bénéficient, en sus de leur pension initiale, d'une nouvelle pension
correspondant aux services effectués dans le cadre du dernier emploi
conformément aux principes énoncés par le dahir portant loi n° 1-93-29 du 10
septembre 1993 relatif à la coordination des régimes de prévoyance sociale.
Il est fait application aux anciens militaires et anciens combattants
des mêmes dispositions prévues par le décret le n° 2-64-389 du 19 août 1964
fixant le régime d'accès aux emplois des administrations publiques réservés
aux résistants.
6.3- Pupilles de la Nation

Il est fait application de la loi n° 33-97 du 25 août 1999 relative


aux pupilles de la Nation et le décret n° 2-01-93 et du décret n° 2-01-94 du 22
juin 2001 fixant les conditions dans lesquelles les pupilles de la Nation
bénéficient d’une priorité pour l’accès aux emplois publics au sein des
établissements publics, notamment l’article 17 dudit décret.
Les pupilles de la Nation bénéficient concurremment avec les
titulaires de la qualité de résistant d’une priorité pour l’accès aux emplois au
sein des établissements publics.
Il est fait application aux pupilles de la nation des mêmes
dispositions prévues par le décret le n°2-64-389 du 19 août 1964 fixant le
régime d'accès aux emplois des administrations publiques réservés aux
résistants.

33
6.4- Appelés sous les drapeaux et agents réservistes
Conformément à la loi n° 4-99 du 25 août 1999 relative au service
militaire et au décret royal n°138-66 du 9 juin 1966 complétant
le Dahir n° 1-58-008 du 24 février 1958 portant statut général de la fonction
publique, les agents incorporés pour accomplir le service militaire actif, sont
placés dans une position dite sous les drapeaux.
Dans cette position, ils conservent leurs droits à l'avancement et,
le cas échéant, à la retraite dans leur cadre d'origine. Ils perdent leurs
émoluments d'activité et ne perçoivent que la solde militaire. A leur libération,
ils sont réintégrés de droit dans le cadre ou emploi d'origine.
L'appelé libéré au terme du service actif qui occupait un emploi en
vertu d'un contrat de travail dont l'exécution a été interrompue par l'appel sous
les drapeaux est réintégré, à sa demande, dans son emploi pour la durée du
contrat restant à remplir et aux conditions prévues dans ledit contrat et ce,
nonobstant toute disposition contraire de la législation en vigueur.
Conformément à la loi n° 5-99 du 25 août 1999 relative à la
réserve des Forces Armées Royales, les agents réservistes continuent,
pendant la durée de leur rappel sous les drapeaux, à percevoir leur traitement
ou salaire qui n'est pas cumulable avec la solde.
Les agents réservistes restent rattachés au régime de prévoyance
sociale dont ils bénéficiaient dans leur cadre d'origine.
6.5- Personnel vacataire
Les taux de vacation des indemnités pour heures supplémentaires
allouées, en cas de cours de formation ou de perfectionnement, dispensés
aux agents appartenant à un établissement ou entreprise publics, sont définis
par le Décret n° 2-01-3045 du 20 juin 2002 relatif aux indemnités pour heures
supplémentaires allouées à certains personnels de l’enseignement supérieur.
Les agents vacataires dispensant ces cours doivent être dûment
autorisés par leur employeur.
Les indemnités afférentes aux vacations sont soumises à l’IGR
conformément à la réglementation en vigueur.
6.6- Personnel étranger
Le dossier de candidature d’un agent étranger doit être soumis,
avant son recrutement par l’organisme, à l’examen de la Commission
d’Assistance Technique présidée par l’autorité chargée des Affaires
Administratives.

34
Le contrat d’engagement, souscrit par le postulant sur la base de
la décision de ladite Commission, devra être soumis au visa préalable du
Contrôleur d’Etat.
7-Cessation d’activité pour limite d’âge

Le Trésorier Payeur devra veiller à l’application des prescriptions


législatives et réglementaires en matière de cessation de fonction pour limite
d’âge ainsi que des dispositions du statut du personnel de l’organisme en
cessant tout paiement au-delà de l’âge requis pour la mise à la retraite et ce,
conformément aux notes de service DEPP n° 2-4347 du 16 novembre 1998 et
n° 2-1006 du 19 février 2001.

Le Trésorier Payeur tient informé le Ministère des Finances de la


limite d’âge des cadres dirigeants de l’organisme.
8- Interdiction d’octroi de primes et avantages
L’octroi des primes et avantages aux fonctionnaires de l’Etat, aux
agents des EEP et au personnel des Collectivités Locales ou à tout autre
personnel ne faisant pas partie de l’organisme, est strictement interdit et ce,
conformément aux notes de service DEPP n° 2-2918 du 9 juin 1999 et
n° 2-5598 du 23 novembre 1999.
Cette interdiction concerne, également, les jetons de présence
pour les fonctionnaires de l’Etat et des Collectivités Locales et les agents des
EEP.
9- Cumul de fonctions
En matière de cumul de la fonction et des activités privées, les
Trésoriers Payeurs devront veiller à la stricte application de la note de service
n° 2-1439 du 8 mars 2002.

35
CHAPITRE III

DEPENSES PAR VOIE DE MARCHES,

BONS DE COMMANDE, CONTRATS ET

CONVENTIONS

36
1- Législation et réglementation en vigueur
En vertu de l’article 19 de la loi n° 69-00 susmentionnée, les
établissements publics sont tenus, pour l'exécution de leurs dépenses aussi
bien que pour la réalisation de leurs produits, de faire appel à la concurrence
en vue d'assurer la transparence dans les choix du maître d'ouvrage, l'égalité
d'accès aux commandes de l'organisme ainsi que l'efficacité des dépenses et
l'optimisation des recettes de l'organisme.
A défaut de mise en uvre d’un règlement des marchés de
l’organisme concerné approuvé par le Conseil d’Administration et visé par le
Ministère des Finances, les établissements publics doivent se référer au
décret n° 2-98-482 du 30 décembre 1998 fixant les conditions et les formes de
passation des marchés de l’Etat ainsi que certaines dispositions relatives à
leur contrôle et à leur gestion. Ce décret a été prescrit aux établissements et
entreprises publics, à titre transitoire, par la circulaire de Monsieur le Premier
Ministre n° 27/99 du 8 octobre 1999 relative aux conditions et formes de
passation des marchés de ces organismes. Ce décret a été complété par
d’autres textes réglementaires en la matière (cf. annexe n° 4 ci- jointe).
2- Contrôle de l’exécution des marchés
En matière de passation et d’exécution des marchés, le Trésorier
Payeur doit procéder à toutes les opérations de contrôles nécessaires.
Il doit, notamment, s’assurer que, l’organisme a procédé à l’appel
à la concurrence, que la passation du marché est conforme au procès-verbal
dûment signé par tous les membres de la commission et que le marché est
dûment visé par le Contrôleur d’Etat lorsque le visa est requis.
D’une manière générale, tout marché doit comporter les mentions
suivantes :
- le mode de passation ;
- l’objet du marché ;
- les références aux textes en vigueur ;
- l’énumération des pièces incorporées dans le contrat ;
- les prix ou les modalités de leur détermination ;
- le délai d’exécution ou la date d’achèvement des prestations ;
- les conditions de règlement ;
- les conditions de résiliation ;
- la date de conclusion du marché ;
- les clauses relatives au nantissement, le cas échéant ;
- le régime des pénalités ;
- la clause de révision des prix, le cas échéant ;
- le délai de garantie ;
- la clause relative à la production ou à la dispense du
cautionnement ou de la retenue de garantie.
37
Le Trésorier Payeur doit, également, s’assurer que les clauses du
marché ont été respectées. Il doit, en plus, tenir pour chaque marché, une
fiche ou un registre, lui permettant de consigner les éléments essentiels du
marché afin d’en suivre les paiements.
Par ailleurs, il appartient au Trésorier Payeur de contrôler que :
- le marché (document original), est dûment timbré au niveau de
chaque page ou enregistré par les services compétents de
l’administration fiscale ;
- les pénalités de retard prévues dans le cahier des charges sont
appliquées en cas de non respect des délais prescrits par les
clauses contractuelles ;
- le marché prévoit une caution, sauf en cas de dispense autorisée
par la réglementation en vigueur dont la clause de dispense doit
être expressément stipulée dans le marché ;
- les calculs arithmétiques sont exacts ;
- les indications légales et les aspects fiscaux figurent dans les
clauses du contrat (TVA, retenue à la source pour les prestations
soumises à cette retenue en application de la loi relative à l’Impôt
sur les Sociétés, articles 3 et 12, ou à l’Impôt Général sur le
Revenu).
La copie originale du marché et les pièces justificatives qui y sont
annexées sont communiquées au Trésorier Payeur au début de l’exécution du
marché.
Les ordres de paiement ultérieurs devront porter la référence à
l’ordre de paiement initial afférent au marché et auxquels sont jointes toutes
les pièces justificatives.
Le Trésorier Payeur doit exiger la production d’un certificat
administratif en cas de marchés négociés. Il se conforme aux chefs
d’exception contenus dans ce certificat.
Le certificat administratif dégage la responsabilité du Trésorier
Payeur.
Les avenants au marché initial suivent la même procédure
d’approbation que ce dernier.
Le règlement peut s’effectuer soit par paiement unique soit par
paiements partiels (acomptes).
Le premier acompte, appuyé de l’ordre de paiement, doit
comporter les documents suivants :
- l’acte d’engagement ;

38
- le procès-verbal de la commission d’appel d’offres et en cas de
marché négocié, le certificat administratif indiquant le chef
d’exception du recours à cette forme de marché ;
- le cahier des charges en cas de marché non soumis au visa du
Contrôleur d’Etat ;
- le marché ;
- le détail estimatif ;
- le bordereau des prix ;
- la déclaration de versement du cautionnement ou éventuellement
le certificat de caution bancaire, sauf dispense formulée dans le
cahier des charges ;
- l’ordre de service d’exécution des prestations ou de démarrage
des travaux ;
- le décompte provisoire ou la facture, selon le cas.
Les acomptes subséquents doivent comporter un décompte
provisoire ou une facture, selon le cas.
Le dernier acompte, appuyé de l’ordre de paiement, doit
comporter :
- le procès-verbal de réception provisoire lorsque le marché prévoit
un délai de garantie ;
- le procès-verbal de la réception définitive lorsque le marché ne
prévoit pas de délai de garantie ;
- la facture ou le dernier décompte provisoire ;
- le décompte définitif lorsque le marché de travaux ne prévoit pas
de délai de garantie.
Les documents relatifs aux marchés de travaux sont,
principalement, les suivants :
- le marché ;
- l’ordre de service de démarrage des travaux ;
- les ordres de service d’arrêt et de reprise des travaux comportant
le motif d’arrêt ;
- le décompte des travaux réalisés ;
- le décompte de la révision des prix ;
- le décompte définitif.
Les décomptes provisoires sont signés par le Directeur ou son
délégataire. Les attachements sont signés par le Directeur et l’entrepreneur et,
le cas échéant, par l’architecte. Le décompte définitif est signé par le Directeur
ou son délégataire et l’entrepreneur.

Les documents concernant les marchés de fournitures ou de


services, contrôlés par le Trésorier Payeur sont les suivants :

39
- le marché ;
- les factures ;
- les bons de commande (s’il s’agit d’un marché cadre) ;
- les bons ou procès verbaux de réception ;
- le calcul de la révision des prix, le cas échéant ;
- les ordres de service d’arrêt et de reprise des prestations ou
fournitures.
3- Résiliation des marchés
La résiliation d’un marché doit être portée à la connaissance des
agents chargés du contrôle financier avant le lancement d’un nouveau marché
pour la même prestation.
4- Indemnisation
La proposition d’indemnisation du titulaire du marché, suite à un
litige avec l’organisme, au cas où les modalités d’indemnisation ne sont
pas expressément prévues par le marché doit être soumise à l’accord
préalable du Contrôleur d’Etat.

5- Consignations de fonds
Les consignations de fonds pour expropriation ou pour tout autre
motif peuvent être déposées à la Caisse de Dépôt et de Gestion ou auprès de
tout autre organisme dûment habilité.
6- Représentation du Ministère des Finances
dans les commissions d’appels d’offres
En vertu de l’article 9 de la loi n° 69-00, le Contrôleur d’Etat siège
dans les différents comités ou commissions constituées en application des
dispositions statuaires, conventionnelles ou réglementaires relatives à
l’organisme.
A cet effet, le Contrôleur d’Etat assiste aux réunions des
commissions d’appels d’offres de l’organisme. Toutefois, le Ministère des
Finances peut, si nécessaire, être représenté dans ces commissions par le
Trésorier Payeur ou tout autre agent dûment désigné.
7- Dépenses par bons de commande
En plus des marchés, les bons de commande constituent une
procédure d’exécution des prestations (travaux, services et fournitures). Les
seuils des montants des prestations à exécuter par bons de commande sont
fixés soit dans le règlement des marchés de l’établissement public, soit par
instruction du Ministre des Finances. (cf. instructions n° 2-2211 à 2-2217 du 16
septembre 1992 et autres instructions ou décisions prises postérieurement à
cette date).
40
En l’absence d’une réglementation spécifique à l’organisme, il est
fait application du seuil de bons de commande prévus par l’article 72 du décret
n° 2-98-482 du 30 décembre 1998 fixant les conditions et les formes de
passation des marchés de l’Etat.
Le bon de commande appuyé de la facture et de l’ordre de
paiement signé par le Directeur est transmis au Trésorier Payeur qui doit
procéder au contrôle de ces documents.
Sauf stipulation contraire prévue par le règlement de marchés de
l’organisme, celui-ci peut exécuter au cours d’une année budgétaire et par
nature de prestation des bons de commande successifs dont le montant total
n’excède pas les seuils fixés par le Ministère des Finances.

Une liste fixant les prestations de même nature doit être fixée
dans le cadre du règlement des marchés. A défaut, il est fait application de
celle prévue par décision du Premier Ministre n° 3-55-99 du 12 juillet 1999
prise pour l’application de l’article 72 du décret n° 2-98-482 , telle qu’elle a été
complétée.
Dans le cas où il n’est pas fait appel à la concurrence pour la
dépense exécutée par voie de commande, le Directeur ou son délégataire,
joint à l’ordre de paiement, une note de présentation précisant les motifs
justifiant le non recours à la concurrence. Ainsi, le Trésorier Payeur procède
au paiement de la dépense au vu de cette note de présentation.
8- Contrats ou conventions
Les contrats ou conventions de travaux, de fournitures et de
services passés avec un tiers sont soumis au visa préalable du Contrôleur
d’Etat, dans la limite des seuils fixés par le Ministre des Finances.
Les contrats ou conventions dont le montant global ne peut être
défini au préalable ou présentant des difficultés dans la détermination de leur
montant, tels que les contrats ou conventions d’avocats, de médecins et
d’architectes, sont soumis au visa préalable du Contrôleur d’Etat.
Le paiement de la dépense concernée est effectué conformément
aux modalités de paiement prévues par la convention ou le contrat et au vu
d’une facture ou d’une note d’honoraires, jointe à l’ordre de paiement.

9-Factures libellées en monnaie étrangère :


Pour le règlement des factures libellées en monnaie étrangère, le
Directeur établit un ordre de paiement dont la contre-valeur en dirhams est
calculée par application du taux de change connu à la date d’émission de
l’ordre de paiement.

41
L’ordre de virement comportant le montant en monnaie étrangère
est joint à l’ordre de paiement.
Une fois l’opération de débit effectuée par la banque, un
redressement sera opérée par l’émission d’un ordre de paiement ou d’un ordre
de recette, selon le cas, comportant l’écart constaté et qui est imputé au
compte de charge ou produit correspondant.

42
CHAPITRE IV

CONTROLE DES OPERATIONS

DE RECETTES
1- Généralités
Les créances de l’établissement ou de l’entreprise public sont
perçues en vertu d’ordres de recettes, régulièrement, émis et signés par le
Directeur de l’organisme ou son délégataire avec mention des dates de leur
émission et leur exigibilité.
A cet effet, l’ordre de recettes doit porter les mentions suivantes :
− la date et le montant de la créance en chiffres et en lettres ;
− les éléments nécessaires à l’identification du redevable : (nom et
prénom, raison sociale, profession et adresse complète du
redevable…) ;
− les indications de nature à permettre le contrôle de la régularité de
la recette.
Ces indications portent sur :
− la nature de la recette ;
− les bases de liquidation de la recette ;
− l’imputation budgétaire de la recette ;
− le montant de la somme à recouvrer ;
− la date d’émission et celle d’exigibilité ( en cas d’application à
l’établissement public de la loi n° 15-97 formant code de
recouvrement des créances publiques).
Les ordres de recettes sont établis suite à des créances
constatées par :
− un contrat de vente ou de location ;
− un titre de propriété ;
− un extrait de décision de justice ;
− tout autre acte formant titre de créances ou recettes : facture,
procès-verbal de livraison, attestation de mise en réforme des
véhicules,…
Les réalisations des recettes en dépassement des prévisions
budgétaires sont autorisées sans pour autant engendrer, sauf accord du
Ministère des Finances, un accroissement des crédits ouverts au titre des
dépenses.
Toute perception de recettes non autorisée par les lois et
règlements ou non conforme à l’objet et à la mission de l’organisme et à
quelque titre que ce soit, est formellement interdite.

44
Les recettes sont réalisées par versement en espèces, remise de
chèques bancaires ou postaux, par versement ou virement à un compte ouvert
au nom de l’organisme et par remise de valeurs ou effets de commerce.

2- Recouvrement des créances par le Trésorier Payeur


Au terme de l’article premier de la loi n° 15-97 du 3 mai 2002
formant code de recouvrement des créances publiques, le recouvrement
s’entend de l’ensemble des actions et opérations entreprises pour obtenir des
redevables envers l’Etat, les collectivités locales et leurs groupements et les
établissements publics, le règlement des créances mises à leur charge par les
lois et règlements en vigueur ou résultant de jugements et arrêts ou de
conventions.

Le Trésorier Payeur n’est responsable du recouvrement des


recettes que lorsqu’il est réputé comptable chargé du recouvrement au regard
de la loi n° 15-97 précitée et dans les conditions suivantes :
- l’organisme créancier est un établissement public ;
- la créance n’est pas de nature commerciale ;
- le texte de création de l’établissement public prévoit
expressément l’application des prescriptions de la loi n° 15-97
précitée ;
- lorsque cette dernière condition n’est par remplie, la loi n° 15-97
précitée s’appliquerait au cas ou le texte de création de
l’établissement ou tout autre texte de loi fait référence au Dahir du
21 août 1935 portant règlement sur les poursuites en matière
d’impôts directs, taxes assimilées et autres créances recouvrées
par les agents du Trésor.
Au cas où l’une des conditions susvisées n’est pas remplie, le
recouvrement des créances s’effectue, par le Directeur de l’organisme, selon
les règles de droit commun.
Lorsque l’organisme est soumis aux prescriptions de la loi
n° 15-97 précitée, le Trésorier Payeur doit effectuer les diligences nécessaires
pour le recouvrement des créances qui lui sont notifiées par un ordre de
recette émanant du Directeur de l’établissement et après que ce dernier ait
usé, au préalable, de tous les recours amiables pour le recouvrement desdites
créances.
Les actes de recouvrement sont exécutés, pour le compte du
Trésorier Payeur, par des agents de notification et d’exécution désignés par
l’organisme, spécialement commissionnés par le Ministère des Finances à cet
effet, ou par des agents de notification et d’exécution judiciaire ou par des
huissiers de justice.
45
A ce titre, l’établissement public soumis aux prescriptions de la loi
n° 15-97 précitée doit désigner, après avis du Ministère des Finances et de la
Privatisation, des agents de notification et d’exécution parmi son personnel
qualifié et justifiant les compétences requises, ou recourir aux agents des
bureaux de notification et d’exécution judiciaire des juridictions du Royaume
ou aux huissiers de justice. Il peut, également, faire appel aux agents de
notification et d’exécution du Trésor, lorsqu’un cadre conventionnel est établi
entre la Trésorerie Générale du Royaume et la Direction des Entreprises
Publiques et de la Privatisation.
Au cas où le Trésorier Payeur est saisi par le Directeur pour le
recouvrement des créances, il peut charger l’agent de notification et
d’exécution d’agir dans tous les degrés et dans toutes les formes de
recouvrement forcé.
Pour éviter les vices de forme et les nullités, le Trésorier Payeur
est tenu de veiller à ce que ces actes soient établis avec le plus grand soin.
Le redevable dispose, toutefois, après la date d’exigibilité, d’un
délai supplémentaire de 30 jours avant l’engagement d’une action en
recouvrement forcé contre lui.
Le Trésorier Payeur doit envoyer à tout redevable qui n’aurait pas
acquitté les sommes dues à la date d’exigibilité, un dernier avis sans frais, au
plus tard le 10ème jour suivant cette date. Cet avis, sans frais, établi par
l’organisme et joint à l’ordre de recette reproduit par duplication les mêmes
éléments portés sur l’ordre de recette. Il est adressé au Trésorier Payeur en
même temps que l’ordre de recette.
Pour le recouvrement forcé des créances de l’établissement
public, les actes sont engagés dans l’ordre suivant :
- le commandement ;
- la saisie ;
- la vente.
Il peut être, également, fait recours à la contrainte par corps pour
le recouvrement de ces créances dans les conditions prévues aux articles 76
à 83 de la loi n° 15-97 susmentionnée.
Le recouvrement forcé a lieu par exécution sur les biens des
redevables.
A l’exclusion du commandement, aucun acte de recouvrement
forcé donnant lieu à perception de frais ne peut être exécuté qu’en vertu de
l’autorisation expresse donnée par le Directeur de l’organisme ou la personne
déléguée par lui à cet effet.
46
Lorsque toutes les voies d’exécution sur les biens et, le cas
échéant, sur la personne du redevable ont été épuisées sans aboutir au
recouvrement des créances de l’établissement, le Trésorier Payeur établit un
rapport circonstancié qu’il adresse au Directeur de l’établissement en vue de
proposer en non valeur les créances irrécouvrables au moyen d’état appuyées
des justifications qui peuvent être constituées sous forme de (article 126 du
code de recouvrement des créances) :
- procès-verbal de carence ;
- procès-verbal de perquisition ;
- certificat d’absence ;
- certificat d’indigence.
L’absence de réponse au Trésorier Payeur dans le délai d’un an
à compter de la date de réception des états des créances irrécouvrables par le
Directeur de l’organisme vaut admission en non valeur.

L’admission en non valeur dégage la responsabilité du Trésorier


Payeur lorsque ce dernier est réputé agent chargé de recouvrement en vertu
de la loi n° 15-97 formant code de recouvrement des créances publiques.
L’admission en non valeur n’éteint pas la dette du débiteur.
3- Contrôle des recettes par le Trésorier Payeur
En dehors du recouvrement des créances des établissements
publics qui sont régis par la loi n° 15-97 désignant le Trésorier Payeur en
qualité de comptable chargé de recouvrement, le Ministre des Finances peut
habiliter, par arrêté, le Trésorier Payeur à procéder au contrôle des recettes
de l’organisme auprès duquel il est désigné et ce, conformément à l’article 10
de la loi n° 69-00 relative au contrôle financier de l’Etat sur les entreprises
publiques et autres organismes.
Il reste entendu que le contrôle des recettes est indépendant du
recouvrement des créances, étant précisé que le recouvrement, régi par la loi
n° 15-97 ne nécessite pas le recours à un arrêté du Ministre des Finances.

4- Prescriptions des recettes


Conformément à l’article 123 de la loi n° 15-97 formant code de
recouvrement des créances publiques, les créances des établissements
publics soumis aux dispositions de ladite loi et dont la perception est confiée
au Trésorier Payeur sont prescrites selon les règles prévues par les textes qui
les régissent ou, à défaut, selon les règles prévues par le dahir du
12 août 1913 formant code des obligations et des contrats, notamment ses
articles n° 371 à 392.
47
Cette prescription est interrompue par tout acte de recouvrement
forcé effectué à la diligence du Trésorier Payeur ou par l’un des actes prévus
aux articles 381 et 382 du dahir formant code des obligations et des contrats
précité.
Les créances des établissements publics non soumis à la loi n°
15-97 précitée sont prescrites conformément au dahir formant code des
obligations et contrats, sauf disposition contraire prévue dans leur texte de
création et conformément à l’alinéa ci-dessus.

5- Perte d’ordre de recette

En cas de perte d’un ordre de recette, appuyé de ses pièces


justificatives, le Directeur de l’organisme établi un duplicata qu’il adresse au
Trésorier Payeur en vue de régulariser l’opération de la recette et continuer la
procédure de recouvrement.

6- Chèques ou effets acceptés par l’organisme et retournés


impayés
En cas de retour impayé d’un moyen de paiement (chèque, effets
de commerce,..) établi en faveur de l’organisme et présenté à la banque pour
encaissement, le Directeur prendra les mesures nécessaires pour inviter le
débiteur à régulariser sa situation envers l’établissement ou recourir à la
justice.

48
CHAPITRE V

CONTROLE DE L’EXECUTION

DU BUDGET
1- Principes Généraux
Le budget, adopté par le Conseil d’Administration ou l’organe
délibérant n’est définitif qu’après son approbation par le Ministre des Finances.
Le budget comporte, en général, les documents suivants :
- un budget d’investissement (équipement) ;
- un budget d’exploitation (fonctionnement) ;
- un budget de trésorerie ;
- une loi des cadres retraçant l’évolution des effectifs.
La nomenclature budgétaire, adaptée à l’activité de l’organisme,
est établie conformément au plan de comptes prévu par le Code Général de la
Normalisation Comptable (cf. annexe 1) et telle qu’annexée à la lettre
circulaire du Ministère des Finances n° 2-5538 du 9 novembre 2001 relative
aux prévisions budgétaires des EEP au titre de l’exercice 2002.
La procédure d’engagement et de paiement des dépenses dans le
cas de non approbation du budget au début de l’exercice, est prévue dans
l’arrêté portant organisation financière et comptable de l’Organisme.
A défaut, et en cas de non approbation du budget au début de
l’exercice concerné. Les engagements de dépenses et les paiements doivent
se limiter aux charges normales de fonctionnement, dans la limite des crédits
ouverts au titre de l’exercice précédent, à raison d’un douzième par mois et
par ligne budgétaire.
Le Trésorier Payeur suit l’exécution du budget de l’organisme
pour les actes qui lui sont transmis et ce, au stade des paiements.
2- Virements des crédits budgétaires
L’organisme peut effectuer des virements de crédits à l’intérieur
du budget d’exploitation (fonctionnement) et à l’intérieur du budget
d’investissement (équipement). Ces virements sont soumis à l’accord
préalable du Ministère des Finances si l’arrêté portant organisation comptable
et financière de l’organisme prévoit cette obligation.
Les virements opérés à l’intérieur du budget ne peuvent
s’effectuer qu’au cours de l’exercice concerné.
En cas de propositions de virements de crédits budgétaires, le
Trésorier Payeur doit s’assurer de l’existence des crédits budgétaires et
certifier la disponibilité de ces crédits à la demande du Ministère des Finances
(DEPP ou Direction du Budget).
Lorsqu’il s’agit de virements budgétaires non soumis au visa du
Ministère des Finances ou du Contrôleur d’Etat en application de l’arrêté
50
portant organisation financière et comptable, le Trésorier Payeur doit procéder
aux contrôles nécessaires avant autorisation de ces virements.
A défaut de stipulation expresse, les virements de chapitre à
chapitre à l’intérieur du budget d’exploitation ou de fonctionnement sont
soumis au visa du Ministère des Finances. Les virements d’article à article à
l’intérieur d’un même chapitre sont soumis au visa du Contrôleur d’Etat. Les
virements de paragraphe à paragraphe d’un même article sont du seul ressort
du Directeur de l’organisme.
Les virements à l’intérieur du budget d’investissement ou
d’équipement sont soumis au visa du Ministère des Finances. L’accord de
l’organe délibérant peut être requis par l’organisme, notamment, lorsqu’il s’agit
de projets d’investissements importants.
3- Comptes hors budget (CHB)
Certains établissements publics recourent à la création de
comptes hors budget en raison du caractère aléatoire de la recette et des
spécificités des opérations.
La décision de création du compte hors budget doit recueillir
l’accord préalable du Ministre des Finances après accord du Conseil
d’Administration ou de l’organe délibérant.
L’organisme doit établir un programme d’emploi des dépenses et
des recettes pour chaque opération à exécuter dans le cadre du Compte Hors
Budget.
Le Trésorier Payeur s’assure de la régularité des opérations
effectuées dans le cadre du compte hors budget. Il doit suivre l’exécution du
CHB et tenir un fichier retraçant la situation de ce compte en dépenses et en
recettes.
Les opérations de dépenses établies dans le cadre du CHB
obéissent aux mêmes procédures d’engagement et d’appel à la concurrence
que les dépenses inscrites au budget de l’établissement.

51
CHAPITRE VI

FONCTIONNEMENT ET CONTROLE

DES REGIES DE DEPENSES ET DES REGIES DE

RECETTES DE L’ORGANISME
L
1 – Régie de dépenses de l’organisme
1-1 - Généralités
La régie de dépenses constitue une procédure particulière
d’exécution des dépenses et permet, au moyen de fonds mis par l’organisme à la
disposition des régisseurs, le règlement de dépenses, qui, en raison de leur
nature, de leur caractère imprévisible, de leur urgence ou des usages
commerciaux ne peuvent, sans inconvénient, être soumises aux procédures
normales d’engagement et de paiement.
La régie de dépenses est instituée par décision du Directeur de
l’organisme soumise, au visa préalable du Contrôleur d’Etat, sauf disposition
réglementaire contraire et ce, après concertation avec le Trésorier Payeur.
La décision de création de la régie doit indiquer, notamment (cf.
annexe 2 – état n° 1 ) :
− la nature des dépenses que le régisseur est autorisé à payer ainsi
que l’imputation à la rubrique budgétaire concernée ;
− le plafond de l’encaisse du régisseur ;
− les crédits prévus par rubrique budgétaire.
La décision de création de la régie peut être modifiée par
amendement de certaines de ses dispositions. Dans ce cas, elle doit suivre la
même procédure d’approbation que la décision initiale.
Le Ministère des Finances peut décider l’annulation d’une décision
de création d’une régie, au cas où il le juge nécessaire ou en raison de graves
irrégularités relevées à l’occasion de contrôles effectués par le Trésorier Payeur,
le Directeur de l’organisme ou par toute autorité de contrôle compétente. A cet
effet, le Contrôleur d’Etat, après instruction du Ministère des Finances, avise
l’organisme, par écrit, de l’annulation de la décision de création de la régie et en
informe le Trésorier Payeur.
Les crédits ouverts par rubrique budgétaire afférents à la régie
doivent être bloqués par le Directeur et le Trésorier Payeur, chacun en ce qui le
concerne.
A ce titre, le Trésorier Payeur devra tenir une situation intitulée
"crédits bloqués - régie" et ce, pour le montant du crédit fixé pour chaque
rubrique budgétaire dans la décision instituant la régie de dépenses.
A l’occasion de l’alimentation de la caisse régie par l’organisme, le
Trésorier Payeur doit bloquer les crédits ouverts pour chaque rubrique
budgétaire de la régie.
Cette mesure vise à éviter des dépassements aux crédits ouverts au
titre du budget du fait des engagements effectués sur une même rubrique par
la procédure normale et par voie de régie.
Avant le 20 décembre de chaque année ou le dernier mois de
l’exercice comptable prévu pour certains organismes, en raison de leur cycle
d’exploitation, notamment les organismes agricoles, le régisseur dresse une
situation de la totalité des crédits consommés par rubrique budgétaire qu’il
communique aux services concernés de la direction pour vérification et
imputation et au Trésorier Payeur pour contrôle en vue de leur ventilation aux
rubriques correspondantes du budget de l’organisme.
Au cas où le Directeur estime nécessaire de n’engager sur la régie
qu’une partie des crédits prévus pour une ou plusieurs rubriques, il communique,
par écrit, au Trésorier Payeur, après avoir informé le régisseur, les nouveaux
montants des crédits afférents aux rubriques budgétaires concernées par la
réduction.
Sous réserve des régies spéciales, la régie ne peut être alimentée
par l’ordonnateur que dans la limite du plafond de l’encaisse et à concurrence
des dépenses dûment justifiées et acceptées par le Directeur et Trésorier
Payeur.
1.2 – Régies ordinaires
Des régies ordinaires à caractère permanent peuvent être instituées
par l’organisme pour l’exécution de certaines dépenses. Le plafond de l'encaisse
doit être fixé dans la limite des besoins réels de l'organisme à réaliser par voie
de régie.
Les dépenses doivent être, strictement, limitées aux charges
d’exploitation ou de fonctionnement (charges externes et charges de personnel)
et dont la nécessité est réellement justifiée.
Le paiement des dépenses par voie de régie est admis, à titre
indicatif, dans les cas suivants :
- salaires journaliers ou horaires : salaires d’ouvriers employés
occasionnellement ;
- frais de missions et de déplacements ;
- indemnités kilométriques ;
- fonds de secours de faible importance ;
- frais de transport et de magasinage ;
- vignettes pour véhicules ;
- frais de séjours du personnel étranger effectuant des missions
ponctuelles au Maroc ;
- frais de stage et de vacation servis aux enseignants, séminaristes et
conférenciers ;
- indemnités pour heures supplémentaires ;
- frais postaux et d'affranchissement ;
- envois et retraits de colis postaux ;
54
- fournitures de faible importance et dont l’acquisition ne peut être
faite que sur place et au comptant ;
- taxes judiciaires consignées aux greffes des tribunaux par
l'organisme, dans le cas d’une impossibilité de paiement par chèque
ou autre moyen de paiement ;
- entretien de faible importance des locaux de l’organisme et du
matériel ;
- dépenses relatives aux frais de réceptions, lorsque le paiement ne
peut être fait qu’au comptant pour des raisons de circonstances
locales ou particulières ;
- frais d’insertion et de publicité.
Les dépenses afférentes à l'investissement ou à l’équipement ne
peuvent être exécutées par voie de régie, sauf autorisation expresse du
Ministère des Finances.
Des avances peuvent être accordées par voie de régie, dans les cas
suivants :
- fêtes religieuses ;
- missions et déplacements ;
- indemnités kilométriques ;
- frais de séjours du personnel étranger effectuant des missions
ponctuelles au Maroc.
Les avantages sociaux précités (avance pour fêtes….) doivent être
au préalable prévus par le statut du personnel ou toute décision approuvé par le
Ministère des Finances.
1.3- Régies spéciales
Des régies spéciales afférentes à une opération déterminée peuvent
être instituées en raison de la spécificité de l’activité de certains organismes, au
cas où le paiement par la voie normale présente des difficultés risquant de
porter préjudice à l’organisme.
Il s’agit, notamment, des établissements et entreprises publics à
caractère agricole ou ceux qui organisent des manifestations commerciales,
culturelles, scientifiques ou de promotion au Maroc ou à l’étranger et dont
l’organisation exige une simplification des procédures de paiement.
Les décisions de création de la régie spéciale et de nomination du
régisseur ne sont valables que pour l’opération concernée. Les dépenses y
afférentes doivent être justifiées après accomplissement de l’objet de ladite
régie.
Les rubriques afférentes aux dépenses d’exploitation ou de
fonctionnement à régler par voie de régie spéciale, doivent être, clairement,
définies dans la décision de création de la régie.
55
Il est fait exception, pour les établissements qui organisent des
manifestations au Maroc ou à l’étranger, d’exécuter par voie de régie, certaines
dépenses afférentes à l’investissement ou à l’équipement et portant sur des
aménagements et des installations ou toute autre dépense en relation avec ce
type d’activité et ce, lorsque le recours à la procédure normale présente des
difficultés pour l’organisme.
Les organismes dont la spécificité de l’activité ne permet pas, pour
certaines dépenses d’investissement, de recourir à la procédure normale
d’engagement, ne peuvent être autorisés à créer des rubriques afférentes à
l’équipement qu’après accord du Ministère des Finances.
Les factures établies en une langue différente de la langue arabe ou
française doivent faire l’objet d’une traduction en arabe ou en français, certifiée
par le Directeur ou ses délégataires.
Il est fait application aux régies spéciales des mêmes dispositions
régissant les régies ordinaires, en ce qui concerne la procédure de blocage des
crédits-régie par le Directeur et le Trésorier Payeur ainsi que la fixation des
crédits par rubrique budgétaire ( budget-régie).
1.4 – Régisseur de dépenses
Le régisseur de dépenses est désigné par décision du Directeur de
l’organisme, parmi les cadres des services de ce dernier et ce, en concertation
avec le Trésorier Payeur.
La décision de nomination du régisseur de l’organisme est soumise,
sauf disposition réglementaire contraire, au visa du Contrôleur d’Etat.
Cette décision doit indiquer, notamment (cf. état n° 2) :
- les nom, prénom et grade du régisseur ;
- la date d’effet de la nomination et éventuellement la date de
cessation ;
- éventuellement, les nom, prénom, grade et qualité du régisseur
suppléant ;
- le montant de l’indemnité du régisseur et le cas échéant du
suppléant.
La fonction de régisseur ou de suppléant ne doit être confiée qu’à
des agents titulaires compétents et justifiant des conditions requises pour
l’exercice de cette fonction.
Le suppléant et tout nouveau régisseur remplaçant le régisseur
titulaire sont soumis aux mêmes obligations et responsabilités que ce dernier.
La décision de nomination du suppléant et tout nouveau régisseur
suit la même procédure que celle du régisseur.

56
La nomination du régisseur suppléant s’effectue soit dans le cadre
de la décision de nomination du régisseur titulaire, soit séparément et ce,
compte tenu des nécessités de l’organisme et du volume des opérations à
exécuter par voie de régie.
Le remplacement du régisseur titulaire doit s’effectuer au moyen
d’un procès-verbal de remise de service signé, contradictoirement, par les deux
régisseurs et indiquant la situation de la régie à la date de la prise de service du
régisseur suppléant ou du nouveau régisseur (cf. état n° 3).
Les régisseurs de dépenses ne peuvent régler les créanciers que
sur autorisation écrite donnée par le Directeur de l'organisme ou son délégataire.
L’autorisation de paiement, appuyée des pièces justificatives de la dépense est
datée et signée par le Directeur ou son délégataire (cf. état n° 4 ).
Tout paiement en dépassement du plafond de l’encaisse ou du
crédit ouvert par rubrique budgétaire est, formellement interdit, sauf lorsqu’il
s’agit de régies spéciales avec, toutefois, la production par le Directeur d’une
note de présentation justifiant ce dépassement appuyée des pièces justificatives
des dépenses y afférentes. En cas de dépassement des régies spéciales, le
Trésorier Payeur devra être informé pour bloquer les crédits budgétaires
correspondants.
La note de présentation motivée engage la responsabilité du
Directeur de l’organisme.
Dans tous les cas, les régisseurs de dépenses de l’organisme sont
tenus de respecter les prescriptions suivantes :
- s’assurer de la régularité des pièces justificatives des paiements
effectués ;
- exécuter les paiements entre les mains des véritables créanciers ou
de leurs mandataires sur production de pouvoirs et pièces
d’identité ;
- respecter les imputations budgétaires conformément au budget de
l’organisme à même de faciliter la ventilation des dépenses aux
comptes ou rubriques correspondants ;
- exécuter les paiements en évitant tout dépassement du plafond de
l’encaisse, sauf lorsqu’il est autorisé par le Directeur pour les régies
spéciales ;
- s’assurer que le règlement de la dépense ne fait pas double emploi,
pour une même opération, avec d’autres règlements ;
- tenir un registre comportant les états de régie annexés au présent
guide, pour le suivi chronologique des opérations de régies et des
mouvements bancaires, au cas où un compte est ouvert pour la
régie.

57
Il est interdit au régisseur de conserver sur lui ou à son domicile ou
de déposer dans un compte personnel tout ou partie des fonds de la régie. De
même, le compte de la régie ne peut être ouvert en son nom personnel.
Sous réserve des dispositions relatives aux régies spéciales, les
régisseurs de dépenses doivent disposer d'un coffre-fort.
De même, le régisseur peut disposer après accord du Ministère des
Finances d’un compte ouvert à la Trésorerie Générale pour le compte de la régie
de l’organisme. En cas de spécificité de l’activité de l’organisme ou pour des
considérations particulières, le Ministre des Finances peut autoriser l’ouverture
d’un compte au centre des chèques postaux ou à la banque.
Dans ce cas, le chèque est signé par le régisseur et par le Directeur
ou son délégataire.
Le chèque doit indiquer, obligatoirement, les mentions suivantes :
- chèque non endossable ;
- date et lieu d’émission ;
- le montant en chiffres et en lettres ;
- le nom et le prénom du bénéficiaire.
Les talons des chèques doivent, en plus des mentions susvisées,
indiquer l’objet du paiement.
Les chèques doivent être émis avec la mention suivante : "
régisseur de dépenses de (nom de l’organisme) ".
Les régisseurs de l’organisme demeurent, personnellement et
pécuniairement, responsables des fonds qu’ils détiennent ou dont ils ordonnent
les mouvements.
La demande de fonds formulée par le régisseur de l’organisme doit
être constatée dans un état signé, conjointement, par ce dernier et son chef
hiérarchique dûment habilité et adressé au Directeur pour alimentation de la
caisse (cf. état n° 5). Toutefois, cette opération doit être précédée du contrôle par
le Trésorier Payeur des pièces justificatives des dépenses exécutées.
Le chèque est remis au Directeur contre accusé de réception, en
deux exemplaires, signé, conjointement, par le régisseur et le Directeur ou son
délégataire, (cf. état n° 6). Le Trésorier Payeur conservera une copie de l’accusé
de réception du chèque.
Le paiement entre les mains d’un mandataire du créancier ne peut
être fait qu’au vu d’une procuration régulière (cf. état n° 7 ).
Il est interdit au régisseur d’effectuer tout paiement aux héritiers d’un
créancier.

58
Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, toutes
oppositions ou significations ayant pour objet d’arrêter un paiement doivent être
faites, à peine de nullité, entre les mains du Trésorier Payeur.

Le régisseur doit présenter au Directeur, toutes les pièces


justificatives de dépenses réglées sur la régie. Après vérification et
comptabilisation par les services de la direction, l’ordre de paiement global et les
pièces justificatives de dépenses sont transmis au Trésorier Payeur pour
contrôle.
Le régisseur doit tenir, notamment, un journal de régie de dépenses
et établir des situations de suivi de la régie conformément aux états prévus en
annexe 2 :
- une situation de suivi de l’encaisse (état n° 8) ;
- un journal de dépenses (état n° 9) ;
- un état de dépenses du personnel, notamment, pour les régisseurs
billeteurs.
Le régisseur peut tenir tout autre état qu’il estime nécessaire pour
le suivi de la gestion de la régie.
2– Régies de recettes de l’organisme
2.1 – Généralités
Pour la réalisation de certaines recettes particulières, les organismes
peuvent instituer des régies de recettes. Ces régies peuvent être ordinaires ou
spéciales. Dans ce dernier cas, ces régies ne sont valables que pour l’opération
concernée.
Aucune recette ne peut être réalisée par voie de régie que dans le
cas où sa perception est autorisée par les lois et règlements en vigueur et
conformément au texte de création ou au statut de l’organisme ou décisions des
organes délibérants.
Les autorisations de recettes et de versements sont classées et
conservées par le régisseur.

Aucune dépense ne peut être effectuée par recours aux fonds de la régie de
recettes.
La régie de recettes est instituée par décision du Directeur de
l’organisme, soumise, sauf disposition réglementaire contraire, au visa du
Contrôleur d’Etat (cf. état n° 11 ).
59
Cette décision doit indiquer, notamment :
- les produits, taxes ou toute autre recette, par rubrique budgétaire,
que le régisseur est autorisé à percevoir ;
- le mode d’encaissement de chaque produit, taxe ou recette ;
- la périodicité des versements.

Une situation périodique des versements est établie par le régisseur


de l’organisme et adressée au Directeur, dont une copie est transmise, pour
information, au Trésorier Payeur lorsque ce dernier est habilité par arrêté du
Ministre des Finances à contrôler les régies de recettes.
Le montant des encaissements du régisseur doit être versé au
compte bancaire de l’organisme le lendemain de la perception de la recette.
Toutefois, la décision de création de la régie peut prévoir un délai différent
compte tenu du mode de perception de la recette ou de l’éloignement du lieu de
perception du compte bancaire de l’organisme, sans que ce délai n’excède
7 jours ouvrables.
2.2- Régisseur de recettes
Le régisseur de recettes est désigné par décision du Directeur de
l’organisme, parmi les cadres des services de ce dernier et ce, en concertation
avec le Trésorier Payeur lorsque ce dernier est habilité par arrêté du Ministre des
Finances à contrôler les régies de recettes.
La décision de nomination du régisseur de l’organisme est soumise,
sauf disposition réglementaire contraire, au visa du Contrôleur d’Etat.
La décision de nomination du régisseur doit indiquer
(cf. état n° 12) :
- les nom, prénom et grade du régisseur ;
- la date d’effet de la nomination et éventuellement la date de
cessation ;
- éventuellement, les nom, prénom, grade et qualité du régisseur
suppléant ;
- le montant de l’indemnité du régisseur et le cas échéant celle du
suppléant.
La fonction de régisseur ou du suppléant ne doit être confiée qu’à
des agents titulaires compétents et justifiant des conditions requises pour
l’exercice de cette fonction.
Le régisseur de recettes de l’organisme doit, absolument, éviter de
conserver des sommes importantes dans sa caisse. Il est, personnellement et
pécuniairement, responsable des fonds qu’il détient, de l’encaissement de
recettes dont il a la charge et des contrôles qu’il est tenu d’exercer en matière de
recettes, conformément à la réglementation en vigueur.
60
Il doit tenir, notamment, les états suivants :
- journal de recettes (état n° 13) ;
- journal de versements (état n° 14).
Le régisseur peut tenir, également, tout autre état jugé nécessaire à
la gestion de la régie de recettes.

3 - Indemnité du régisseur
Le Ministère des Finances peut fixer par décision-cadre les barèmes
afférents aux indemnités des régisseurs en fonction du secteur et de l’importance
de l’encaisse.
La décision de nomination du régisseur de l’organisme fixera
l’indemnité allouée à ce dernier et le cas échéant celle du suppléant et ce, par
référence à la décision-cadre susvisée. En l’absence de cette décision, le
Contrôleur d’Etat est habilité à fixer l’indemnité du régisseur après instruction de
la hiérarchie.
En cas de désignation d’un régisseur à la fois de dépenses et de
recettes, en application des prescriptions édictées au titre du point n° 6, ci-après,
une indemnité exclusive de toute autre rémunération pour le même objet est
octroyée au régisseur. Cette indemnité est fixée dans une décision distincte
visée par le Contrôleur d’Etat, sauf stipulation contraire.
4 – Rôle du Trésorier Payeur
Le contrôle du Trésorier Payeur sera exercé dans la limite des
attributions qui lui sont dévolues par le Ministre des Finances en matière de
contrôle des recettes.
A la demande du Directeur de l’organisme, le Trésorier Payeur vise
l’opération d’alimentation de la régie de dépenses dans la limite du plafond de
l’encaisse et à concurrence des dépenses dûment justifiées et acceptées par ses
soins.
Le Trésorier Payeur est, personnellement et pécuniairement,
responsable des remises de fonds faites aux régisseurs de dépenses au-delà du
plafond de l'encaisse autorisée.
Le Trésorier Payeur tient un registre sur lequel, il inscrit les montants
des chèques afférents aux régies, remis au Directeur.
Le Trésorier Payeur a qualité pour vérifier ou faire vérifier la
comptabilité du régisseur.
Le contrôle doit s’opérer conformément aux états n° 15 à 18, en ce
qui concerne les régies de dépenses et l’état n° 19, en ce qui concerne les
61
régies de recettes. Le Trésorier Payeur peut désigner des vérificateurs des
régies parmi ses agents les plus compétents, (cf. note de service n° 2-3710 du 8
octobre 2000).
Il doit procéder, régulièrement et au moins une fois chaque
semestre, lui même ou par l’entremise de ses fondés de pouvoirs ou agents, à
des contrôles des arrêtés de caisse du régisseur, en vue de s'assurer :
- en ce qui concerne les régies de dépenses :
§ de la concordance des montants des dépenses engagées avec les
pièces justificatives correspondantes et de la régularité de ces
pièces ;
§ de l'existence, dans la caisse du régisseur, du montant non encore
utilisé ;
§ du respect du plafond de l’encaisse et des crédits afférents aux
rubriques budgétaires.

- en ce qui concerne les régies de recettes :


§ de la légalité des produits encaissés ;
§ de la concordance des montants des produits encaissés avec les
pièces justificatives correspondantes et de la régularité de ces
pièces ;
§ de l’existence, dans la caisse du régisseur, du montant non encore
versé par ce dernier au compte bancaire de l’organisme ;
§ de la concordance des montant encaissés et des montants versés ;
§ du respect de la périodicité des versements.
Le Trésorier Payeur n’est responsable du contrôle des régies de
recettes, que s’il est habilité par le Ministre des Finances.
En ce qui concerne les régies créées à l’étranger et eu égard à
l’importance de leur encaisse, le Trésorier Payeur, peut effectuer, après accord
du Ministère des Finances, lui même ou par l’entremise des fondés de pouvoirs
ou agent relevant de sa compétence, des vérifications sur pièce et sur place,
lorsque de graves irrégularités sont constatées dans le fonctionnement de la
régie ou en cas d’absence de pièces justificatives probantes. Un rapport est
établi par le Trésorier Payeur en cette circonstance et adressé au Directeur de
l’organisme et au Ministère des Finances.
Le Trésorier Payeur doit informer la Direction de l'organisme et le
Contrôleur d’Etat des anomalies relevées dans l'exécution des régies et
demander au régisseur, la régularisation immédiate de la situation de la régie.
Dans tous les cas, il doit exiger la production des pièces justificatives, au plus
tard dans un délai de dix jours, s'il s'agit de régies locales et d'un mois, si ces
pièces concernent une régie exécutée ou située à l'étranger.

62
Passé ce délai, le Trésorier Payeur procède au rejet des dépenses
ou recettes injustifiées et en informe le régisseur, le Directeur de l'organisme et
le Ministère des Finances.
L’encaisse de la régie de dépenses de l’organisme ne peut être
débloquée au régisseur, par le Trésorier Payeur, qu’à concurrence des montants
des dépenses, réellement, justifiées et acceptées par ce dernier.
5 – Sanctions
Au cas où le Trésorier Payeur ou le Directeur de l’organisme ou tout
organe de contrôle compétent constate l’absence ou l’irrégularité de pièces
justifiant les dépenses, un déficit de caisse ou tout autre motif valable ayant
causé un préjudice financier à l’organisme, il en avise le Ministère des Finances
en vue de prendre les mesures appropriées conformément à la réglementation
en vigueur et notamment la loi n° 61-99 relative à la responsabilité des
ordonnateurs, des contrôleurs et des comptables publics.
6- Régisseur de dépenses et de recettes
Au cas où un même régisseur est désigné pour assurer, à la fois, la
gestion d’une régie de dépenses et d’une régie de recettes, il lui est,
formellement, interdit de régler les dépenses sur la régie de recettes. A cet effet,
il doit se conformer aux prescriptions édictées par le présent chapitre.
7 - Incompatibilités
En application du principe de séparation des fonctions, il y a
incompatibilité absolue entre les fonctions assumées par le Directeur et les
tâches dévolues au régisseur.
Aussi, les fonctions de Directeur de l'organisme, cadre dirigeant,
attaché de direction, chef de mission ou de projet, chef de service de la
comptabilité, auditeur, inspecteur, intendant ou économe d'une part et de
régisseur, d'autre part sont incompatibles. De même, la fonction de Trésorier
Payeur ou de fondé de pouvoirs et celle de régisseur sont incompatibles.
En outre, il est, formellement, interdit au Directeur ou à tout chef
hiérarchique du régisseur de recevoir lui même des fonds de ce dernier, sauf
lorsqu’il s’agit d’indemnités ou rémunérations les concernant, dûment justifiées et
entrant dans le champs d’application de la décision de la création de la régie.
8 - Contrôle des régisseurs de l’organisme
En dehors des contrôles que doivent exercer sur eux, d’une manière
permanente, le Directeur de l’organisme ou le Trésorier Payeur, les régisseurs
sont soumis, également, aux vérifications des organes de contrôle compétents
relevant du Ministère des Finances (Direction des Entreprises Publiques et de la
Privatisation et de l’Inspection Générale des Finances).

63
9 - Décharge de responsabilité

Au cas où le déficit de la caisse du régisseur est dû à une force


majeure, telle que définie par le Dahir formant code des obligations et contrats
ou à des circonstances indépendantes de la surveillance du régisseur, celui-ci
peut demander la décharge de responsabilité conformément à la loi n° 61-99
relative à la responsabilité des ordonnateurs, des contrôleurs et des comptables
publics.

64
CHAPITRE VII

CONTROLE DES ACTES

A CARACTERE STRATEGIQUE

65
Sont soumis à l’approbation du Ministre des Finances en vertu de
l'article 7 de la loi n°69-00 :
- les budgets ;
- les états prévisionnels pluriannuels ;
- le statut du personnel ;
- l’organigramme ;
- le règlement de marchés ;
- les conditions d'émission des emprunts et de recours aux autres
formes de crédits bancaires, telles qu'avances ou découverts ;
- l’affectation des résultats.
D’autres actes peuvent être, également, soumis à l’approbation
du Ministre des Finances, en vertu d’un texte législatif ou réglementaire, en
raison de leur importance ou de leur incidence financière.
1- Prises de participations
Les prises ou/et réductions de participations des sociétés d’Etat,
les créations de filiales, sont soumises aux articles 8 et 9 de la loi n° 39-89 du
11 avril 1990 autorisant le transfert des entreprises publiques au secteur
privé, telle que complétée et modifiée pas la loi n° 34-98 du 13 mai 1999 qui
stipule qu’ « aucune création d'entreprise publique, à l'exception de celles dont
la création relève de la loi, aucune création de filiale ou de sous-filiale
d'entreprise publique, aucune prise de participation d'une entreprise publique
dans une entreprise privée ne pourra, à peine de nullité, être réalisée sans
une autorisation donnée par décret pris sur la proposition du ministre chargé
de la mise en uvre des transferts et précédée d'un exposé des motifs ».
2- Cessions des immobilisations
Les cessions des immobilisations d’importance significative sont
soumises à l’article 9 de la loi n° 39-89 du 11 avril 1990 telle que modifiée par
la loi n° 34-98 du 13 mai 1999 qui précise que « tout projet de cession d'actifs
ou de participations d'entreprise publique, de fusion d'entreprises publiques,
d'augmentation ou de réduction de la partie sociale détenue par l'Etat dans le
capital des entreprises publiques doit, préalablement, à sa soumission à
I'organe délibérant, être soumis par le président dudit organe à l'avis du
Ministre chargé de la mise en oeuvre des transferts ».
3- Ouverture de compte bancaire
En application de l’article7 de la loi n° 69-00 précitée, les fonds
disponibles des établissements publics sont déposés au Trésor.
Toutefois, le Ministre des Finances peut accorder des dérogations
à cette règle en autorisant les organismes à ouvrir un compte dans un
organisme bancaire autre que la Trésorerie Générale du Royaume.

66
CHAPITRE VIII

COMPTABILITE DES ETABLISSEMENTS

ET ENTREPRISES PUBLICS

67
La comptabilité des établissements et entreprises publics a pour
objet la description et le contrôle des opérations ainsi que l’information des
autorités de gestion et de contrôle.
Les établissements et entreprises publics tiennent,
principalement, trois types de comptabilité, selon les besoins et les spécificités
propres à chaque organisme.
Ainsi, les trois types de comptabilité appliquées dans les EEP sont
les suivantes :
- la comptabilité générale ;
- la comptabilité budgétaire ;
- la comptabilité analytique.
Toutefois, les arrêtés portant organisation financière et comptable
prévoient, pour certains établissements publics dont le système d’information
et de gestion n’est pas encore développé, que ces types de comptabilité
soient limités dans une première phase aux deux premiers ci-dessus.
1- Comptabilité Générale
Les principes et règles de tenue de la comptabilité générale
doivent être fondés sur la base des lois, règlements et usages de commerce
et des règles générales de contrôle interne.
La comptabilité générale est tenue selon les principes comptables
fondamentaux prescrits par le Code Général de la Normalisation Comptable.
La comptabilité générale permet la connaissance de la situation
du patrimoine de l’organisme et la détermination des résultats annuels.
Elle est prescrite aux établissements publics par le décret
n° 2.89.61 du 10 novembre 1989 fixant les règles applicables à la comptabilité
des établissements publics.
La loi n° 9-88 du 25 décembre 1992 relative aux obligations
comptables des commerçants a édicté les principes de la comptabilité
générale. Celle-ci porte sur les écritures comptables et la confection des états
de synthèse ( bilan, compte de produits et charges, état de solde de gestion,
tableau de financement et états des informations complémentaires).
Un système d’inventaire permanent des stocks et des
immobilisations est établi par l’organisme permettant de suivre en quantité et
en valeur :
- les entrées ;
- les mouvements ;
- les stocks et les existants à la fin de l'exercice.
68
Le système d’inventaire repose sur la création de supports
d’information que sont :
- le bon de réception pour la saisie des entrées matières en
quantité et en valeur ;
- le bon de sortie pour l’enregistrement des mouvements de
matières et de produits.
2- Comptabilité budgétaire
La comptabilité budgétaire tenue par l’organisme permet de suivre
l’exécution du budget aussi bien en emplois qu’en ressources et d’effectuer le
contrôle budgétaire nécessaire et l’analyse des écarts. Elle aboutit à
l’établissement de situations périodiques et d’une situation annuelle faisant
ressortir par ligne budgétaire :
En ce qui concerne les emplois, le montant :
- des crédits ouverts ;
- des engagements effectués ;
- des disponibles à l'engagement ;
- des émissions de paiement ;
- des paiements effectués ;
- des restes à payer ;
- des annulations des engagements.
En ce qui concerne les ressources, le montant :
- des prévisions de l’exercice ;
- des ordres de recettes émis ;
- des recouvrements effectués ;
- des restes à recouvrer ;
- des annulations de recettes.
Le Trésorier Payeur suit l’exécution du budget au niveau des
paiements. L’organisme peut l’informer, si nécessaire, des engagements
effectués.
3- Comptabilité analytique
La comptabilité analytique permet :
- le calcul des coûts de revient et leur décomposition par activité,
produit ou programme ;
- le calcul périodique des résultats, marges et coûts partiels par
activité, produit ou programme ;
- l’évaluation du coût des immobilisations réalisées par l’organisme
par ses propres moyens ;
- l’évaluation précise des stocks.

69
CHAPITRE IX

RESPONSABILITE

DU TRÉSORIER PAYEUR
Le Trésorier Payeur, qui a la qualité de fonctionnaire de l’Etat, a
des droits et obligations qui lui confèrent une responsabilité vis-à-vis de l’Etat
et ce, telle que prévue par le chapitre III du Statut Général de la Fonction
Publique et notamment ses articles 15 à 19.
Il a également la qualité de comptable public en vertu de l’article
10 de la loi n° 69-00.
La responsabilité du Trésorier Payeur peut être mise en jeu par
deux autorités, à savoir, le Ministère des Finances et la Cour des Comptes.
1- Contrôle du Ministère des Finances
Le contrôle du Trésorier Payeur par le Ministère des Finances
peut être exercé par le biais des Directions suivantes :
- la Direction des Entreprises Publiques et de la Privatisation ;
- l’Inspection Générale des Finances.
Ce contrôle s’effectue dans le cadre de la loi n° 61-99 relative à la
responsabilité des ordonnateurs, des contrôleurs et des comptables publics.
2- Contrôle du juge des comptes
2.1- Vérification et jugement des comptes
En vertu de la loi n° 62-99 formant code des juridictions
financières, le Trésorier Payeur est soumis au contrôle de la Cour des
Comptes, en matière de jugement et de vérification des comptes ainsi qu’en
matière de discipline budgétaire et financière.
Le Trésorier Payeur doit produire annuellement à la Cour des
Comptes une situation comptable des opérations exécutées par ses soins
dans les formes prévues par la réglementation en vigueur. Les pièces
justificatives de l’établissement public peuvent être vérifiées sur place.
Toutefois, le Trésorier Payeur mis en débet ne peut pour les
mêmes motifs, être poursuivi en matière de discipline budgétaire et financière.
De même, l’Agent Comptable désigné auprès d’un établissement
public soumis à un contrôle spécifique est soumis au contrôle de la Cour des
Comptes.

2.2- Contrôle de la gestion des organismes


Le contrôle de la gestion par la Cour des Comptes s’exerce sur
les organismes suivants :
- les établissements publics ;

71
- les sociétés et entreprises dans lesquelles l’Etat ou des
établissements publics détiennent, séparément ou conjointement,
directement ou indirectement, une participation majoritaire au capital
ou un pouvoir prépondérant de décision ;
- les sociétés et entreprises dans lesquelles l’Etat ou des
établissements publics possèdent, conjointement avec des
collectivités locales, une participation majoritaire au capital ou un
pouvoir prépondérant de décision ;
- les sociétés ou entreprises dans lesquelles des collectivités locales
ou des groupements possèdent, séparément ou conjointement,
directement ou indirectement, une participation majoritaire au capital
ou un pouvoir prépondérant de décision ;
- les entreprises concessionnaires ou gérantes d’un service public ;
- les organismes de prévoyance sociale.
A l’exercice du contrôle de gestion, la Cour des Comptes peut
relever contre les justiciables (ordonnateurs, contrôleurs et comptables
publics) des infractions qui sont :
- soit d’ordre de discipline budgétaire et financière ;
- soit de nature disciplinaire ou pénale ;
- soit de gestion de fait.
3- Passation des consignes
En cas de nomination d’un nouveau Trésorier Payeur, un procès-
verbal de passation de consigne doit être établi entre le Trésorier Payeur
sortant et le Trésorier Payeur entrant, conformément au canevas prévu par la
note de service n° 2-4224 du 16 juillet 2002. Une copie du procès-verbal doit
être transmise à la DEPP et au Contrôleur d’Etat.
4- Gestion du personnel relevant du Trésorier Payeur
Le Trésorier Payeur est responsable de la gestion de son
personnel. A ce titre, il note ses agents ainsi que ses Fondés de Pouvoirs et
propose à la Direction de l’organisme les situations de leur avancement,
promotion, formation, réaffectation, mutation, niveau de leurs primes.…
Il désigne les agents devant effectuer des missions de contrôle
pour son compte et signe leurs ordres de mission en qualité de chef
hiérarchique. Il signe, également, les états des heures supplémentaires des
agents bénéficiant des indemnités y afférents conformément aux dispositions
statutaires de l’organisme.

72
Le Trésorier Payeur coordonne la représentation du Ministère
des Finances, dans les commissions d’appels d’offres, par les Fondés de
Pouvoirs ou les agents relevant de son autorité dûment désignés.
Les ordres de mission du Trésorier Payeur sont signés par le chef
de la division de la structure de contrôle dont il relève.

73
ANNEXES

1 à 4
ANNEXE 1

NOMENCLATURE BUDGETAIRE

DES

ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS


Nomenclature budgétaire des EPIC et SA

- BUDGET D’EXPLOITATION -

N° Rubriques
61 CHARGES D’EXPLOITATION
612 ACHATS CONSOMMES DE MATIERES ET FOURNITURES
6122 Achats de matières et fournitures consommables
6123 Achats d’emballage
6125 Achats non stockés de matières et de fournitures
6126 Achats de travaux, études et prestations de service
TOTAL DES ACHATS CONSOMMES
DE MATIERES ET FOURNITURES
613/614 AUTRES CHARGES EXTERNES
6131 Locations et charges locatives
6133 Entretien et Réparations
6134 Primes d'assurances
6135 Rémunération du personnel extérieur à l’entreprise
6136 Rémunérations d’intermédiaires et honoraires
6141 Etudes, recherches et documents
6142 Transports
6143 Déplacements, missions et réceptions
6144 Publicité, publications et relations publiques
6145 Frais postaux et frais de télécommunications
6146 Cotisations et dons
6147 Services bancaires
TOTAL DES AUTRES CHARGES EXTERNES
616 IMPOTS ET TAXES
6161 Impôts et taxes directs
6165 Impôts et taxes et indirects
6167 Impôts, Taxes et droits assimilés
TOTAL DES IMPOTS ET TAXES
617 CHARGES DE PERSONNEL
6171 Rémunérations du personnel
6174 Charges sociales
6176 Charges sociales diverses
TOTAL DES CHARGES DE PERSONNEL
618 AUTRES CHARGES D'EXPLOITATION
6181 Jetons de présence
TOTAL DES AUTRES CHARGES D'EXPLOITATION

76
N° Rubriques
6300 CHARGES FINANCIERES
6310 Charges d’intérêts
6330 Pertes de change
6380 Autres charges financières
TOTAL DES CHARGES FINANCIERES
6500 CHARGES NON COURANTES

TOTAL DES CHARGES NON COURANTES


TOTAL DES CHARGES D’EXPLOITATION
71 PRODUITS D’EXPLOITATION
7110 VENTES DE MARCHANDISES
7120 VENTES DE BIENS ET SERVICES PRODUITS
7124 Ventes de services produits
7127 Ventes et produits accessoires
7150 TAXES PARAFISCALES
7160 SUBVENTIONS D’EXPLOITATION
7180 AUTRES PRODUITS D’EXPLOITATION
TOTAL DES PRODUITS D’EXPLOITATION
73 PRODUITS FINANCIERS
7320 Produits des titres de participation et des autres titres immobilisés
Gains de change
7330
Intérêts et autres produits financiers
7380
TOTAL DES PRODUITS FINANCIERS
75 PRODUITS NON COURANTS
7510 Produits des cessions d’immobilisations
7580 Pénalités et dédits reçus
TOTAL DES PRODUITS NON COURANTS
TOTAL PRODUITS

77
- BUDGET D’INVESTISSEMENT –

N° Rubriques
2 EMPLOIS
21 IMMOBILISATION EN NON-VALEURS
211 FRAIS PRELIMINAIRES
2111 Frais de constructions
2112 Frais préalables au démarrage
2113 Frais d’augmentation du capital
2114 Frais sur opérations de fusions, scissions et transformations
2116 Frais de prospection
2117 Frais de publicité
2118 Autres frais préliminaires
212 CHARGES A REPARTIR SUR PLUSIEURS EXERCICES
2121 Frais d’acquisition des immobilisations
2125 Frais d’émission des emprunts
2128 Autres charges à répartir

TOTAL DE L’ IMMOBILISATIONS EN NON-VALEURS


22 IMMOBILISATIONS INCORPOPRELLES
2210 Immobilisation en recherche et développement
2220 Brevets, marque, droits et valeurs similaires
2230 Fonds commercial
TOTAL DES IMMOBILISATIONS INCORPOPRELLES
231 TERRAINS
TOTAL DES TERRAINS
232 CONSTRUCTIONS
2321 Bâtiments
2323 Constructions sur terrain d’autrui
2327 Agencements et aménagements des constructions
TOTAL DES CONSTRUCTIONS

233 TOTAL DES INSTALLATIONS TECHNIQUES,


MATERIEL ET OUTILLAGE
234 MATERIEL DE TRANSPORT
2340 Matériel de Transport
TOTAL DU MATERIEL DE TRANSPORT

78
N° Rubriques
235 MOBILIER, MATERIEL DE BUREAU ET AMENAGEMENTS
DIVERS
2351 Mobilier de bureau
2352 Matériel de bureau
2355 Matériel Informatique
2356 Agencements, installations et aménagements divers
(biens n’appartenant à l’établissement)
TOTAL DU MOBILIER DE BUREAU ET AMENAGEMENTS
DIVERSES
238 AUTRES IMMOBILISATIONS CORPORELLES
2380 Autres Immobilisations corporelles

TOTAL DES AUTRES IMMOBILISATIONS CORPORELLES


24 IMMOBILISATIONS FINANCIERES
2411 Prêts au Personnel
2486 Dépôts et cautionnement versés
2510 TITRES DE PARTICIPATION
TOTAL DES IMMOBILISATIONS FINANCIERES
TOTAL DES EMPLOIS
1 RESSOURCES
1310 Subventions d’investissements
1410 Emprunts obligataires
1480 Autres dettes de financements
1481 Emprunts auprès des établissements de crédit
1482 Avances de l’Etat
TOTAL DES RESSOURCES

79
- TABLEAU DES EMPLOIS ET RESSOURCES -

EXERCICE EXERCICE
PRECEDENT
I-RESSOURCES STABLES DE Emplois Ressources Emplois Ressources
L’EXERCICE
AUTOFINANCEMENT ( A ) X x
Capacité de financement
- distributions de bénéfices
CESSIONS ET REDUCTIONS
D’IMMOBILISATIONS ( B )
Cession d’immob. Incorporelles
Cession d’immob. Corporelles
Cession d’immob. Financières
Récupérations sur créances
immobilisées
AUGMENTATION DES CAPITAUX x x
PROPRES ET ASSIMILES ( C )
Augmentation de capital, apports
Subventions d’investissement
AUGMENTATION DES DETTES DE x x
FINANCEMENT ( D )
(nettes de primes de remboursement)
TOTAL I : RESSOURCES STABLES
( A+B+C+D)
II – EMPLOIS STABLES DE
L’EXERCICE
ACQUISITIONS ET AUGMENTATIONS x x
D’IMMOBILISATIONS ( E )
Acquisitions d’immob. incorpore.
Acquisitions d’immob. corpor.
Acquisitions d’immob. Financière
Augmentations des créances
immobilisées
REMBOURCEMENT DES CAPITAUX x x
PROPRES ( F )
REMBOURCEMENT DES DETTES x x
DE FINANCEMENT (G )
EMPLOIS EN NON VALEURS ( H ) x x
TOTAL II : EMPLOIS STABLES
( E+ F+ H+ G )
III- VARIATION DU BESOIN DE ou ou
FINANCEMENT GLOBAL (B.F.G. )
IV- VARIATION DE LA TRESORERIE ou ou
TOTAL GENERAL

80
N° Rubriques
5 TRESORERIE *
514 BANQUES, TRESORERIE GENERALE ET CHEQUES
POSTAUX
5141 Banques ( solde débiteur )
5143 Trésorerie Générale ( solde débiteur )
5146 Centre de Chèques Postaux
516 CAISSES, REGIES D’AVANCES ET ACCREDITIFS
5161 Caisses
5165 Régies d’avances et accréditifs
5540 Banques ( soldes créditeurs )

* La trésorerie permettra de connaître le disponible à la fin de l’exercice.


BUDGET DE TRESORERIE -
Solde début de l’exercice
DECAISSEMENTS
Dépenses d’exploitation
Dépenses d’investissement
Remboursement d’emprunts
Fournisseurs et créditeurs divers
Avances et acompte au personnel
TVA à décaisser
TOTAL DECAISSEMENTS
Disponible au 1er janvier ……
ENCAISSEMENTS
Total Produits ( autres que subvention)
Subvention d’exploitation
Subvention d’investissement
Emprunts obligataires
Autres dettes de financements
TOTAL ENCAISSEMENTS
SOLDE DE FIN D’ANNEE

OBSERVATIONS :
• un compte à trois chiffres correspond au chapitre ;
• un compte à quatre chiffres correspond à l'article.
Dans le cas ou le montant du chapitre est identique à celui de l'article, il
y a lieu de tenir compte du chapitre.
81
Nomenclature budgétaire des établissements
publics
à caractère administratif ( EPA )
- BUDGET D’EXPLOITATION -

N° Rubriques
61 CHARGES D’EXPLOITATION
612 ACHATS CONSOMMES DE MATIERES ET FOURNITURES
6122 Achats de matières et fournitures consommables
6123 Achats d’emballage
6125 Achats non stockés de matières et de fournitures
61251 Achats de fournitures non stockables
61252 Achats de fournitures d’entretien
61253 Achats de petit outillage et de petit équipement
61254 Achats de fournitures de bureau
6126 Achats de travaux, études et prestations de service
61261 Achats de travaux
61262 Achats des études
61263 Achats des prestations de service
TOTAL DES ACHATS CONSOMMES
DE MATIERES ET FOURNITURES
613/614 AUTRES CHARGES EXTERNES
6131 Locations et charges locatives
6133 Entretien et Réparations
61331 Entretien et réparation des biens immobiliers
61332 Entretien et Réparation des biens mobiliers
61335 Maintenance
6134 Primes d'assurances
61341 Assurance multirisques
61345 Assurance Matériel de transport
6135 Rémunération du personnel extérieur à l’entreprise
61351 Rémunération du personnel occasionnel
61353 Rémunération du personnel détaché ou prêté à l’établissement
6136 Rémunérations d’intermédiaires et honoraires
61365 Honoraires
61367 Frais d’actes et de contentieux

83
N° Rubriques
6141 Etudes, recherches et documents
61411 Etudes générales
61413 Recherches
61415 Documentation générale
61416 Documentation technique
6142 Transports
61421 Transports du personnel
61428 Autres transports ( transports du matériel et fret )
6143 Déplacements, missions et réceptions
61431 Voyages et déplacements
61433 Frais de déménagement
61435 Missions
61436 Réceptions
6144 Publicité, publications et relations publiques
61441 Annonces et insertions
61442 Echantillons, catalogues et imprimés publicitaires
61443 Foires et expositions
61446 Publications
61447 Cadeaux à la clientèle
6145 Frais postaux et frais de télécommunications
61451 Frais postaux
61455 Frais de téléphone
61456 Frais de télécopie
6146 Cotisations et dons
61461 Cotisations
61462 Dons
6147 Services bancaires
61472 Frais sur effets de commerce
61473 Frais et commissions sur services bancaires
61474 Frais CCP

TOTAL AUTRES CHARGES EXTERNES

84
N° Rubriques
616 IMPOTS ET TAXES
6161 Impôts et taxes directs
61611 Taxes urbaines et taxes d'édilité
61612 Patente
61615 Taxes locales
6165 Impôts et taxes indirects
6167 Impôts, Taxes et droits assimilés
61671 Droit d'enregistrement et de timbre
61673 Taxes sur les véhicules
TOTAL DES IMPOTS ET TAXES
617 CHARGES DE PERSONNEL
6171 Rémunérations du personnel
61711 Appointements et salaires
61712 Primes et Gratifications
61713 Indemnités et avantages divers
Indemnités de résidence
Indemnités de logement
Indemnités de transport
Indemnités de fonction
Indemnité de caisse
Indemnité de voiture
Indemnité de représentation
Indemnité forfaitaire (téléphone, eau et électricité)
6174 Charges sociales
61741 Cotisations de caisse de sécurité sociale ou de prévoyance sociale
61742 Cotisations aux caisses de retraite
61743 Cotisations aux mutuelles
61744 Prestations familiales
61745 Assurance accidents de travail
6176 Charges sociales diverses
61761 Assurances groupe
61762 Prestations de retraite
61763 Allocations aux uvres sociales
61764 Habillement et vêtements de travail
61765 Indemnité de préavis et de licenciement
61766 Médecine de travail, pharmacie
61768 Autres charges sociales ( Formation continue, Taxe de
Formation professionnelle )
TOTAL DES CHARGES DE PERSONNEL

85
N° Rubriques
618 AUTRES CHARGES D'EXPLOITATION
6181 Jetons de présence
TOTAL DES AUTRES CHARGES D'EXPLOITATION
TOTAL DES CHARGES D'EXPLOITATION
63 CHARGES FINANCIERES
631 Charges d’intérêts
63111 Intérêts des emprunts
63115 Intérêts bancaires et sur opérations de financement
633 Pertes de change
638 Autres charges financières
6382 Pertes sur créances liées à des participations
6385 Charges nettes sur cessions de titres et valeurs de placement
TOTAL CHARGES FINANCIERES
65 CHARGES NON COURANTES
6561 Subventions accordées
6582 Rappels d’impôts
6583 Pénalités et amendes fiscales ou pénales
6585 Créances devenues irrécouvrables

TOTAL DES CHARGES NON COURANTES


TOTAL DES DEPENSES D’EXPLOITATION ( Total Général )

86
Rubriques
71 PRODUITS D’EXPLOITATION
712 Ventes de biens et services produits
7124 Ventes de services produits
7127 Ventes et produits accessoires
715 Taxes par fiscales
716 Subventions d’exploitation
718 Autres produits d’exploitation

TOTAL PRODUITS D’EXPLOITATION

73 PRODUITS FINANCIERS
732 Produits des titres de participation et des
autres titres immobilisés
733 Gains de change
738 Intérêts et autres produits financiers

TOTAL PRODUITS FINANCIERS


75 PRODUITS NON COURANTS
751 Produits des cessions d’immobilisations
758 Pénalités et dédits reçus

TOTAL PRODUITS NON COURANTS


TOTAL PRODUITS

87
- BUDGET D’INVESTISSEMENT -
N° Rubriques
2 EMPLOIS
21 IMMOBILISATION EN NON-VALEURS
211 FRAIS PRELIMINAIRES
2111 Frais de constructions
2112 Frais préalables au démarrage
2113 Frais d’augmentation du capital
2114 Frais sur opérations de fusions, scissions et transformations
2116 Frais de prospection
2117 Frais de publicité
2118 Autres frais préliminaires
212 CHARGES A REPARTIR SUR PLUSIEURS EXERCICES
2121 Frais d’acquisition des immobilisations
2125 Frais d’émission des emprunts
2128 Autres charges à répartir
TOTAL DES IMMOBILISATION EN NON-VALEURS
22 IMMOBILISATIONS INCORPOPRELLES
2210 Immobilisation en recherche et développement
2220 Brevets, marque, droits et valeurs similaires
2230 Fonds commercial
TOTAL DES IMMOBILISATIONS INCORPOPRELLES
231 TERRAINS

TOTAL DES TERRAINS


232 CONSTRUCTIONS
2321 Bâtiments
2327 Agencements et aménagements des constructions
TOTAL DES CONSTRUCTIONS
233 INSTALLATIONS TECHNIQUES, MATERIEL ET OUTILLAGE
2331 Installations techniques
2332 Matériel et Outillage
23321 Matériel
23324 Outillage
TOTAL DES INSTALLATIONS TECHNIQUES, MATERIEL ET
OUTILLAGE
234 MATERIEL DE TRANSPORT
2340 Matériel de Transport
TOTAL DU MATERIEL DE TRANSPORT
88
N° Rubriques
235 MOBILIER, MATERIEL DE BUREAU ET AMENAGEMENTS
DIVERS
2351
2352 Mobilier de bureau
2355 Matériel de bureau
Matériel Informatique
TOTAL DU MOBILIER DE BUREAU ET AMENAGEMENT
DIVERS
238 AUTRES IMMOBILISATIONS CORPORELLES
2380 Autres Immobilisations corporelles

TOTAL DES AUTRES IMMOBILISATIONS CORPORELLES


24 IMMOBILISATIONS FINANCIERES
2411 Prêts au Personnel
2510 TITRES DE PARTICIPATION
TOTAL DES IMMOBILISATIONS FINANCIERES
TOTAL DES EMPLOIS

N° Rubriques
1 RESSOURCES
111 Dotation en capital
131 Subventions d’investissement
141 Emprunts obligataires
148 Autres dettes de financements

TOTAL RESSOURCES

N° Rubriques
5 TRESORERIE *
514 BANQUES, TRESORERIE GENERALE ET CHEQUES
POSTAUX
5141 Banques ( solde débiteur )
5143 Trésorerie Générale ( solde débiteur )
5146 Centre de Chèques Postaux
516 CAISSES, REGIES D’AVANCES ET ACCREDITIFS
5161 Caisses
5165 Régies d’avances et accréditifs
554 Banques (soldes créditeurs)
• La trésorerie permettra de connaître le disponible à la fin de l’exercice.

89
- TABLEAU DES EMPLOIS ET RESSOURCES -

EXERCICE EXERCICE
PRECEDENT
I-RESSOURCES STABLES DE Emplois Ressources Emplois Ressources
L’EXERCICE
AUTOFINANCEMENT ( A ) X x
Capacité de financement
- distributions de bénéfices
CESSIONS ET REDUCTIONS
D’IMMOBILISATIONS ( B )
Cession d’immob. incorporelles
Cession d’immob. corporelles
Cession d’immob. financières
Récupérations sur créances immobilisées
AUGMENTATION DES CAPITAUX x x
PROPRES ET ASSIMILES ( C )
Augmentation de capital, apports
Subventions d’investissement
AUGMENTATION DES DETTES DE x x
FINANCEMENT ( D )
(nettes de primes de remboursement)
TOTAL I : RESSOURCES STABLES
( A+B+C+D)
II – EMPLOIS STABLES DE L’EXERCICE
ACQUISITIONS ET AUGMENTATIONS x x
D’IMMOBILISATIONS ( E )
Acquisitions d’immob. incorpore.
Acquisitions d’immob. corpor.
Acquisitions d’immob. financière
Augmentations des créances immobilisées
REMBOURCEMENT DES CAPITAUX x x
PROPRES ( F )
REMBOURCEMENT DES DETTES DE x x
FINANCEMENT (G )
EMPLOIS EN NON VALEURS ( H ) x x
TOTAL II : EMPLOIS STABLES
( E+ F+ H+ G )
III- VARIATION DU BESOIN DE ou ou
FINANCEMENT GLOBAL ( B.F.G. )
IV- VARIATION DE LA TRESORERIE ou ou
TOTAL GENERAL

90
- BUDGET DE TRESORERIE -

N° Rubriques
Solde début de l’exercice
DECAISSEMENTS
Dépenses de fonctionnement
Dépenses d’équipement
Remboursement d’emprunts
Fournisseurs et créditeurs divers
Avances et acompte au personnel
TVA à décaisser
TOTAL DECAISSEMENTS
Disponible au 1er juillet
ENCAISSEMENTS
Total Produits (autres que subvention)
Subvention d’exploitation
Subvention d’investissement
Emprunts obligataires
Autres dettes de financements
TOTAL ENCAISSEMENTS
SOLDE DE FIN D’ANNEE

OBSERVATIONS :

• un compte à trois chiffres correspond au chapitre ;


• un compte à quatre chiffres correspond à l'article ;
• un compte à cinq chiffres correspond au paragraphe.

Dans le cas ou le montant du chapitre est identique à celui de


l'article, il y a lieu de tenir compte du chapitre.

91
ANNEXE 2

ETATS RELATIFS AU FONCTIONNEMENT

DES REGIES DE DEPENSES ET DES REGIES DE

RECETTES DE L’ORGANISME

(états 1 à 19 )
Etat n° 1
DECISION N° …….RELATIVE A LA CREATION
D’UNE REGIE DE DEPENSES

Le Directeur de (nom de l’organisme),

- Vu le Dahir n° 1-03-195 du 16 ramadan 1424 (11novembre 2003)


portant promulgation de la loi n° 69-00 relative au contrôle financier de l’Etat
sur les entreprises publiques et autres organismes.
- Vu l’arrêté n°……du…………….portant organisation financière et
comptable de (nom de l’organisme), notamment, son article……… ;
- Vu les dispositions relatives aux régies prévues par le guide du
Trésorier Payeur,
DECIDE
ARTICLE 1 :

Il est institué une régie, à ……………(adresse ou domiciliation) pour le


paiement des dépenses énumérées àl’article2 ci-après.

ARTICLE 2 :

Le régisseur est autorisé à payer les dépenses suivantes :

Nature Rubrique Imputation crédits budgétaires


(crédits afférents à la régie
par rubrique budgétaire)
……..… ……... …………. …………………….
……..… ……... …………. ………………….

ARTICLE 3 :

Le plafond de l’encaisse du régisseur de dépenses est fixé


à………………………….dirhams (en chiffres et en lettres).

ARTICLE 4 :
La présente décision prend effet à compter de la date de sa signature
par le Directeur de (nom de l’organisme) et visa du Contrôleur d’Etat (1).

Le Directeur Le Contrôleur d’Etat

(Nom et prénom du Directeur ) (Nom et prénom du Contrôleur d’Etat)


(cachet et signature) (cachet et signature)

(1) Au cas où l’arrêté portant organisation financière et comptable ou tout autre règlement visé par le Ministère
des Finances prévoit le visa de la décision de création de la régie de dépenses par le Contrôleur d’Etat.

93
Etat n° 2

DECISION N° …….PORTANT NOMINATION


DU REGISSEUR DE DEPENSES
Le Directeur de (nom de l’organisme),

− Vu la loi n° 69-00 relative au contrôle financier de l’Etat sur les


entreprises publiques et autres organismes promulguée par Dahir n° 1-03-195
du 16 ramadan 1424 (11novembre 2003) ,
− Vu l’arrêté n°……du……….portant organisation financière et
comptable de (nom de l’organisme)……, notamment, son article……… ;
− Vu les dispositions relatives aux régies prévues par le guide du
Trésorier Payeur,
− Vu la décision n°……………..du…………………..relative à la création
de la régie de dépenses.
DECIDE
ARTICLE 1 :
M……………… (nom, prénom, grade, affectation) est nommé régisseur de
dépenses.
ARTICLE 2 :
M…………………………………..(nom, prénom, grade, affectation) est nommé
régisseur suppléant en cas d’absence ou d’empêchement du régisseur
titulaire.
ARTICLE3 :
Le montant de l’indemnité octroyée au régisseur est fixé
à…………………..
…………………………et au suppléant à ……… ( en chiffres et en lettres).
ARTICLE 4 :
La présente décision prend effet à compter de la date de sa signature par le
Directeur (nom de l’organisme) et visa du Contrôleur d’Etat(1).
A………………… le………………..
Le Directeur Le Contrôleur d’Etat

(Nom et prénom du Directeur ) (Nom et prénom du Contrôleur d’Etat)


(cachet et signature) (cachet et signature)

(1)
Au cas où l’arrêté portant organisation financière et comptable ou tout autre règlement visé par le Ministère
des Finances prévoit le visa de la décision de nomination du régisseur par le Contrôleur d’Etat.

94
Etat n° 3
Régie de dépenses
ou
Régie de recettes

PROCES-VERBAL DE LA REMISE DE SERVICE (1)


ENTRE LE REGISSEUR ET LE REGISSEUR REMPLAÇANT

Effectué le ( date ) …………………………..par Monsieur. ( Nom et Prénom)


…………………….. régisseur de ( dépenses ou recettes)
A Monsieur ( Nom et Prénom ) …………………régisseur : - nommé par
décision n°…
du………….. ( date )
- régisseur intérimaire

Situation de caisse

Espèce: - Billets de banque


- Monnaie
- Timbres, quittances et valeurs timbrées
- Valeurs diverses

Chèques : solde à partir du dernier relevé bancaire

Pièces de dépenses en instance :

Autres :

Signature Signature

Régisseur Régisseur remplaçant

(1)
Il s’agit de la passation de consigne entre le régisseur titulaire ( sortant) et le régisseur suppléant ou le
nouveau régisseur remplaçant le régisseur sortant. En cas de retour du régisseur titulaire, un autre procès-verbal
doit être établi entre les deux régisseurs
95
Etat n° 4

Régie de Dépenses
Décision n°……. du ….

AUTORISATION DE PAIEMENT N°*


………………………….

Sur les crédits disponibles de………………………………………………….

Chapitre……………………Article………………Paragraphe..………………

Intitulé (nature de la dépenses………………………………………………..

Autorisation est donnée au régisseur de dépenses de payer à


…………………………….

Demeurant à …………………………………………………………………..

La somme de …………………………………………………..…(en chiffres ).

En règlement de..……………………………………………………………….

Représentant le montant de la pièce justificative ci-jointe.

Arrêtée la Somme à…..……………………………………………(en lettres)

A…………., le…………

Le Directeur ou son délégataire

( Nom et Prénom)

(cachet et signature)

*
Autorisation de paiement donné au régisseur par le Directeur ou son délégataire pour le paiement d’une
dépense.
96
Etat n° 5

Régie de dépenses
Décision n° (1)……………..
DEMANDE D’ALIMENTATION
DE LA CAISSE

N°………

En date du
………………………………………………………………………………….

M.…………………………………Régisseur de dépenses demande d’être

approvisionné de la somme de ……………………………… ( en chiffres et en


lettres)

qui sera remise par chèque signé conjointement par le Directeur et le Trésorier
Payeur

et déposé au coffre fort du régisseur ( ou versée au compte de l’organisme n°


…. (2)

A……………le………………….

(Responsable hiérarchique Le régisseur de dépenses


du Régisseur)
(Nom et Prénom) (Nom et Prénom du régisseur )
(Signature et cachet) (Signature et cachet)

(1)
numéro de la décision de création de la régie
(2)
Au cas où le Régisseur dispose d’un compte bancaire
97
Etat n° 6

Régie de dépenses
Décision n°………du …………(1)..

ACCUSE DE RECEPTION DU CHEQUE

Reçu n°………
En date du
………………………………………………………………………………………….

Je soussigné, M. ………………………………………………………………

Régisseur de dépenses…………………………………………………………

…………………………………………………………………………………

reconnais avoir reçu la somme de …………………………..……………(en


chiffre et en lettre) par chèque n°…….du………. au titre de fonds nécessaires
au fonctionnement de la régie.

A……………le………………….

Le Directeur Le régisseur de dépenses

(Nom et Prénom du Directeur) (Nom et Prénom du régisseur)


(Signature et cachet) (Signature et cachet)

(1)
numéro et date de la décision de création de la régie
98
Etat n° 7

PROCURATION

Je soussigné (nom et prénom)………………………………………………..

……………………………………………………………………………….

grade, emploi et résidence……………………………………………………

……………………………………………………………………………………

……………………………………………………………………………………

d’encaisser pour moi et en mon nom, les sommes qui me sont ou me seront
dues pour mes traitements et indemnités en mon qualité de (grade et emploi)
……………………………………………………………………………………

……………………………………………………………………………………

au titre de la période du………………………………au………………………..

De toutes sommes reçues, M. (nom et prénom)…………………………….……

……………………………………………………………………………………

donnera bonne et valable quittance.

A………………, le …………….

Pour acceptation Bon pour pourvoir


(à écrire de la main du mandataire Signature à légaliser
(Signature)

99
Etat n° 8

SITUATION DE SUIVI DE L’ENCAISSE

n° de Date de Montant Observations


reçu déblocage

100
Etat n° 9

Régie de dépenses

JOURNAL DE DEPENSES

CHAPITRE : ARTICLE : PARRAGRAPHE : LIGNE :

Rubrique des dépenses :

DEPENSES
N° Date objet bénéficiaire Facture Montant totaux
d’autorisation ou
de paiement autre
document

A présenter par rubrique budgétaire pour faciliter la vérification des dépenses


dans la comptabilité budgétaire

101
Etat n° 10
DEPENSE EN REGIE

DEPENSES DE PERSONNEL*

Régie de dépenses auprès


de………………………
…………………………
Année…………………
Imputation budgétaire Article Paragraphe Ligne

Somme à payer

- Nature du service
- Lieu d’exécution

ETAT DES JOURNEES D OUVRIERS

Employés du………………au………………….

N° Nom Emploi Nombre Nombre de total retenus Net à acquit Obser


d’ordre et s d’enfants journées ou payer vation
prénom heures s
à Sujet Emargement
charge à des
allocati bénéficiaires
on

*
Nécessaire essentiellement pour le régisseur billetteur
102
Etat n° 11
DECISION N° ………RELATIVE A LA CREATION
D’UNE REGIE DE RECETTES
Le Directeur de (nom de l’organisme),
- Vu le Dahir n° 1-03-195 du 16 ramadan 1424 (11novembre 2003)
portant promulgation de la loi n° 69-00 relative au contrôle financier de l’Etat
sur les entreprises publiques et autres organismes.
- Vu l’arrêté n°……du…………….portant organisation financière et
comptable de (nom de l’organisme)…………., notamment, ses articles
……… ;
- Vu les dispositions relatives aux régies prévues par le guide du
Trésorier Payeur,
DECIDE
ARTICLE 1 :
Il est institué une régie pour l’encaissement des recettes énumérées à l’article
2 ci-après.
ARTICLE 2 :
Le régisseur est autorisé à recouvrer les recettes suivantes :
Nature Rubrique Imputation
…….. ………... ………….
…….. ………... ………….
ARTICLE 3 :
Le régisseur devra verser les montants collectés au maximum chaque……….,
au compte bancaire ( TGR ou banque) de l’organisme.
ARTICLE 4 :
La présente décision prend effet à compter de la date de sa signature par le
Directeur de (nom de l’organisme) et visa du Contrôleur d’Etat(1).

A………………… le………………..

Le Directeur Le Contrôleur d’Etat


(Nom et prénom du Directeur) (Nom et prénom du Contrôleur d’Etat)
(cachet et signature) (cachet et signature)

(2) A ajouter au cas où l’arrêté portant organisation financière et comptable ou tout autre règlement visé par le
Ministère des Finances prévoit le visa de la décision de création de la régie de recettes par le Contrôleur
d’Etat.

103
Etat n° 12
DECISION N° …….PORTANT NOMINATION
DU REGISSEUR DE RECETTES
Le Directeur de ( nom de l’organisme ),
- Vu le Dahir n° 1-03-195 du 16 ramadan 1424 (11novembre 2003)
portant promulgation de la loi n° 69-00 relative au contrôle financier de l’Etat
sur les entreprises publiques et autres organismes.
- Vu l’arrêté n°……du……….portant organisation financière et comptable
de (nom de l’organisme)……,notamment, son article……… ;
- Vu les dispositions relatives aux régies prévues par le guide du
Trésorier Payeur,
- Vu la décision n°……………..du…………………..relative à la création de
la régie de recettes.
DECIDE
ARTICLE 1 :
M…………………………………(nom, prénom, grade, affectation) est nommé
régisseur de recettes.
ARTICLE 2 :
M…………………………………..(nom, prénom, grade, affectation) est nommé
régisseur suppléant en cas d’absence ou d’empêchement du régisseur
titulaire.
ARTICLE3 :
Le montant de l’indemnité octroyée au régisseur est fixé à……………
………( en chiffres et en lettres) et au suppléant à (en chiffres et en lettres).
ARTICLE 4 :
La présente décision prend effet à compter de la date de sa signature par le
Directeur (nom de l’organisme) et son visa par le Contrôleur d’Etat(1).
A………………… le………………..
Le Directeur Le Contrôleur d’Etat

(Nom et prénom du Directeur) (Nom et prénom du Contrôleur d’Etat)


(cachet et signature) (cachet et signature)

(1)
A ajouter au cas où l’arrêté portant organisation financière et comptable ou tout autre règlement visé par le
Ministère des Finances prévoit le visa de la décision de nomination du régisseur par le Contrôleur d’Etat.

104
Etat n° 13

Régie de Recettes

JOURNAL DE RECETTES

CHAPITRE : ARTICLE : PARAGRAPHE : LIGNE :

Rubrique des recettes :

N° Date objet Client Montant Totaux


d’autorisation ou usager
de recette

105
Etat n° 14

Régie de Recettes

JOURNAL DE VERSEMENT
A LA TGR OU A LA BANQUE

CHAPITRE : ARTICLE : PARAGRAPHE : LIGNE :

Rubrique des recettes :

Date de N° objet Client Montant


versement Reçu de ou prestataire
versement

106
Etat n° 15
CONTROLE DU DISPONIBLE DE LA CAISSE REGIE
PLAFOND DE LA CAISSE :
DATE :
ESPECES EN
CAISSE
VALEUR NOMINALE
NOMBRE TOTAL
en DHS
200,00 2
100,00 3
Billets 50,00
20,00
10,00
SOUS TOTAL (1)
10,00
5,00
Pièces 1,00
0,50 1
0,20
0,10 1
0,05
SOUS TOTAL (2) 0,00
TOTAL DU
DISPONIBLE EN
CAISSE (A)
SOLDE LIVRE DE CAISSE
ECART EN + OU –
(plafond de l’encaisse- disponible en 0,00
caisse)

VERIFICATEUR (S) FONCTION

REGISSEUR SIGNATURE

107
Etat n° 16

DEPENSES EXECUTEES PAR LE REGISSEUR DONT LES PIECES


JUSTIFICATIVES SONT ACCEPTEES PAR LE TRÉSORIER PAYEUR OU PAR
LE VERIFICATEUR

DATE ET RUBRIQUE
N° PIECE NATURE MONTANT
N° FACTURE BUDGETAIRE

TOTAL ( B ) 0,00

JUSTIFICATION DU
PLAFOND DE LA CAISSE

0
,
PLAFOND DE L’ENCAISSE
0
0
REGIE (A + B )
0
DIFFERENCE EN + OU –
,
( PLAFOND DE L’ENCAISSE
0
- REGIE ( A+ B)
0

Signature Régisseur Signature


Vérificateur

108
Etat n° 17

DEPENSES NON JUSTIFIEES*

DATE :

N° BON BENEFICIAIRE DESIGNATION MONTANT DATE

TOTAL 0,00

*
Il s’agit des dépenses dont les pièces justificatives n’existent pas ou dont les pièces justificatives n’ont pas été
acceptées par le Trésorier Payeur ou par le vérificateur

109
Etat n° 18

ECART CONSTATE APRES


VERIFICATION DE LA REGIE

DATE :

MONTANT

Plafond de l’encaisse ( 1 )

- Disponible en caisse régie ( 2)

- Dépenses justifiées et acceptées


par le Trésorier Payeur ( 3)

ECART ( 1-2-3)

110
Etat n° 19

Procès Verbal de Contrôle de la Caisse Recettes

Date

ESPECE EN CAISSE
VALEUR NOMINALE NOMBRE VALEUR TOTALE
B 200.00
I 100.00
L 50.00
L 20.00
E 10.00
T 5.00
S
SOUS
TOTAL 0.00

20.00
P 10.00
I 5.00
E 1.00
C 0.50
E 0.20
S 0.10
0.05
SOUS
TOTAL 0.00
TOTAL
ESPECE

SIGNATAIRES SIGNATURES

Trésorier Payeur ou vérificateur

Régisseur

111
Etat n°20

Procès Verbal de Contrôle de la Caisse Recettes

(Suite)

Date


CHEQUE TIREUR BANQUE MONTANT

TOTAL CHEQUES (2) 0.00

TOTAL ESPECES (1) 0.00


TOTAL GENERAL
0.00
(3)=(1)+(2)

TOTAL JOURNAL
0.00
CHEQUES (4)
TOTAL JOURNAL
0.00
ESPECES (5)
TOTAL JOUNAL
0.00
(6)=(4)+(5)
*ECART (7)=(6)-(3) 0.00
(*) A justifier

112
ANNEXE 3

CANEVAS RELATIFS A LA MISE EN PLACE

DE MANUELS DE PROCEDURES DANS

LES TRESORERIES PAIERIES


CONTROLE ET SUIVI DES CREDITS BUDGETAIRES

• Supports utilisés

- budget de fonctionnement ou d’exploitation de l’exercice


concerné ;
- budget d’investissement ou d’équipement de l’exercice concerné ;
- budget social, s’il y a lieu ( estivage, prêts, pèlerinage… ) ;
- décisions de virements à l’intérieur du budget ;
- notes de service ;
- circulaire du Ministre des Finances relative aux prévisions budgétaires
des EEP.

• Procédure

A la réception du dossier de règlement, la cellule concernée s’assure de :

- l’exactitude de l’imputation budgétaire ;


- la disponibilité du crédit ;
- le visa des décisions de virement ;
- la signature par le Directeur ou son délégataire dûment habilité.

• Situation budgétaire

Le Trésorier Payeur devra tenir une situation régulière de


l’exécution du budget, par rubrique budgétaire ventilée en chapitres, articles et
paragraphes conformément à la nomenclature budgétaire tenue selon le plan
de comptes du Code Général de la Normalisation Comptable.

114
CONTROLE ET SUIVI DES MARCHES

Le Trésorier Payeur applique les dispositions du règlement des


marchés de l’organisme au cas où celui-ci en dispose. A défaut, il est fait
application des prescriptions suivantes qui sont prises par référence au décret
n° 2-98-482 du 30 décembre 1998 relatif aux marchés de l’Etat et les Cahiers
des Clauses Administratives Générale (CCAG) des travaux et des services
actuellement en vigueur.

Certaines prescriptions liées à l’exécution des marchés, sont


également réglementées, par des textes particuliers, notamment, le
nantissement (Dahir de 28/8/1948), les intérêts moratoires (décret du 13
novembre 2003) et les garanties pécuniaires (Dahir du 11 décembre 1956).

• Supports utilisés

- Cahiers des charges


- Dossiers administratifs et techniques
- Actes d’engagement
- Cautions
- PV d’ouverture et de jugement des offres
- Rapport d’évaluation des offres
- Fiches d’engagement
- Marché
- Rapport de présentation et d’achèvement le cas échéant
- Attestation d’assurance décennale
- Avenants
- Certificat administratif
- Ordres de service
- Attachement
- Décomptes
- PV de réception
- Factures
- Ordre de Paiement
- Ordre de virement ou chèques
- Fiches de contrôle
- PV d’achat de devises le cas échéant
- Actes de nantissement
- PV de signification en cas de marché nanti
- Lettre d’ouverture de crédits documentaires
- Facture pro-forma
- Engagement d’importation
- Rapport d’audit

115
• Procédure et diligences de contrôle

Marché
s’assurer que le marché :
- est timbré ou enregistré par les autorités compétentes, numéroté
et signé ;
- qu’en cas de souscription par un groupement qu’il comporte la
signature de chacun des membres du groupement, mentionne la
nature du groupement, désigne le mandataire ;
- est signé par le Directeur de l’organisme ou son délégataire
dûment habilité ;
- est visé par le Contrôleur d’Etat lorsque le visa est requis ;
- comporte le certificat administratif lorsqu’il s’agit de marché
négocié.
- Comporte les dispositions fiscales (TVA et retenue à la source
pour les marchés étrangers lorsque les prestations sont
conformes à celles indiquées aux articles 3 et 12 de l’Impôt sur
les sociétés).
Acte d’engagement

- s’assurer qu’il comporte l’engagement du titulaire du marché


d’effectuer les prestations aux prix qu’il détermine (en toutes
lettres et chiffres) ;
- s’assurer, en cas de souscription par un groupement, qu’il
comporte les mêmes mentions signifiées au niveau du marché.

Copie du cahier des charges en cas de marché dont le visa du


Contrôleur d’Etat n’est pas requis

- comparer le cahier des charges au marché pour vérifier s’il n’y a


pas de différences fondamentales entre les deux documents,
notamment, en matière :

• de délais de réalisation ;
• de modalités de paiement ;
• de bordereau des prix ;
• de cautions ;
• de formule de révision des prix.

Copie de la lettre de notification du marché

- S’assurer que :
• la lettre est signée par le Directeur ;
• la notification a été faite dans les délais.

116
Copie du PV d’ouverture des plis et jugement des offres

- S’assurer qu’il est signé par les membres de la commission ;


- Vérifier que toutes les réserves portées sur le PV ont été
satisfaites ou levées.
Copie du rapport d’évaluation des offres

Copie de l’attestation d’assurance décennale (marché de gros


uvres et d’étanchéité)

- S’assurer, lors de la présentation du décompte définitif, que la


période de validité de l’assurance décennale court de la date de
réception définitive jusqu’à la fin de la 10ème année qui suit cette
réception

Copie certifiée conforme des pièces d’assurance contractée pour la


couverture des risques mentionnés dans le cahier des charges

Copie de l’ordre de service de commencement des travaux ou


d’exécution de services ou de livraison de fournitures

- S’assurer qu’il est dûment signé par le Directeur ou son


délégataire

Caution définitive

- S’assurer que la caution définitive :


• est libellée au profit de l’organisme ;
• n’est pas limitée dans le temps ;
• signée par deux personnes habilitées à délivrer les cautions
( 2 signataires ) ;
• a été émise par des banques agréées ;
• a été délivrée à l’organisme dans les trente jours suivant la
notification de l’approbation du marché.

Caution personnelle et solidaire au titre de la retenue de garantie


- S’assurer que la caution ne porte aucune date limite

Attachement (marchés de travaux)

- S’assurer que l’attachement :

− est signé, contradictoirement, par l’organisme et le


fournisseur ;

117
− comporte :
Ø l’identité et la qualité des signataires
Ø le numéro et l’objet du marché
Ø le numéro chronologique de l’attachement
Ø le détail des prestations
Ø la date de réalisation des travaux
Ø la date de l’établissement de l’attachement

Décompte provisoire

- S’assurer que le décompte provisoire porte les mentions


suivantes :

• numéro et date du décompte provisoire ;


• référence du marché ou de l’avenant ;
• rubrique et année budgétaires ;
• désignation des prestations ;
• montant de l’acompte ;
• date et montant Toutes Taxes Comprises (TTC) en chiffres
et en lettres ;
• signature du Directeur.

- S’assurer que le décompte provisoire est établi :

• à partir de l’attachement ;
• dans un délai inférieur à un mois après la date de la
signature conjointe de l’attachement ;

Retenue de garantie ( en cas de non production de la caution )

- S’assurer que :
• le prélèvement effectué au titre du décompte provisoire ne
dépasse pas un 10ème du montant des acomptes à payer ;
• la retenue de garantie ne dépasse pas 7 % du total du
marché, augmenté le cas échéant du montant des avenants.
Factures
- S’assurer que la facture comporte les mentions suivantes :
• entête du titulaire du marché ( entrepreneur, fournisseur ou
prestataire de service ) ;
• numéro et date de la facture ;
• libellé au nom de l’organisme ( maître d’ouvrage) ;
• identité fiscale ;

118
• numéro d’affiliation à la CNSS ;
• numéro du registre de commerce ;
• domiciliation bancaire du titulaire du marché ;
• prix total TTC en chiffres et en lettres ;
• montant et taux de la TVA ;
• retenue à la source le cas échéant pour les marchés
étrangers (article 3 et 12 de l’IS).
• cachet et signature du titulaire du marché ;
• cachet du bureau d’ordre précisant le n° et la date
d’arrivée ;
- S’assurer que :
• les calculs sont justes ;
• la facture est originale avec une copie certifiée conforme.

Ordre de paiement

- S’assurer que :
• l’OP est visé par l’organisme
• l’imputation budgétaire est clairement mentionnée
• la date d’émission de l’OP
• l’année de rattachement budgétaire est précisée

Ordre de virement

- Doit :
• être signé par le Directeur ;
• numéroté, daté et libellé au nom du bénéficiaire ou garant
en cas de marché nanti;
• comporter la domiciliation bancaire prévue par le marché ou
l’avenant en cas de modification ;
• comporter les montants en lettres et en chiffres.
- vérifier que les numéros des factures portés dans l’ordre de
virement correspondent aux factures jointes dans le dossier.

Décompte définitif
- S’assurer que le décompte définitif :
• est daté, timbré, signé et cacheté par l’organisme et le
titulaire du marché ;
• est arrêté en chiffres et en lettres.

Le décompte définitif doit préciser :

• le numéro du marché et des avenants ;


• l’objet ;
• le montant du marché ;
119
• le nom de l’entrepreneur ;
• la désignation des prestations ;
• le prix unitaire ;
• la quantité ;
• les totaux (prix unitaire x quantité) ;
• l’imputation budgétaire.

PV de réception provisoire

- S’assurer qu’il mentionne :

• l’objet, le numéro du marché, et les avenants éventuels ;


• la raison sociale de l’entrepreneur ;
• la date de réception ;
• les signatures des personnes habilitées à prononcer la
réception provisoire ;
• les réserves éventuelles ;
• la signature de l’architecte et le bureau d’études,
éventuellement.

Copie du rapport d’achèvement du marché (supérieur à 1 MDH)


PV de réception définitive

- S’assurer des éléments suivants :


• objet, numéro du marché et avenants éventuels ;
• raison sociale de l’entrepreneur ;
• date ;
• signature contradictoire des deux parties (Directeur et
entrepreneur) ;
• signature de l’architecte et du bureau d’études,
éventuellement ;
• que les réserves mentionnées sur le PV de réception
provisoire ont été levées.

Copie du rapport d’audit (supérieur à 5 MDH)

Remboursement de la retenue de garantie

- S’assurer des éléments suivants :

• PV de réception définitive ;
• Assurance de garantie décennale pour les travaux de gros
uvres et d’étanchéité ;
• Mainlevée sur cautions (caution définitive).

Procédure de suivi des marchés libellés en devises

120
Décompte provisoire

- En plus des contrôles sus mentionnés, s’assurer que :

• les décomptes sont établis séparément (DH et Devises) ;


• les 2 décomptes portent le même numéro chronologique ;
avec des index différents (décompte n° 1 A pour les DH et
décompte n° 1 B pour les devises).

Fiche de contrôle

- S’assurer que la fiche de contrôle porte les mentions :

• objet du marché ;
• n° du décompte ;
• montant à payer en devises ;
• bénéficiaire titulaire du marché ;
• domiciliation bancaire.

- Au cas où l’organisme fait appel à la concurrence pour achat de


devises, s’assurer :

• qu’au moins 3 banques ont été contactées et que le cours de


change retenu est le plus avantageux
• que les membres de la commission chargée de la délibération
sur le choix du cours de change sont habilités
• que le montant en DH, figurant sur l’OP, correspond au
montant à payer en devises multiplié par le cours retenu

Lettre d’ouverture de crédit documentaire

- Doit comporter les mentions suivantes :

• identité de l’importateur (donneur d’ordre) et de l’exportateur


(bénéficiaire)
• n° et objet du marché
• conformité avec les clauses du marché

L’engagement d’importation

- Doit mentionner :
• l’identité de l’importateur ;
• le régime et le bureau douaniers ;
• le numéro du fichier des opérateurs du commerce extérieur ;
• l’identité de l’expéditeur ;
• le montant en devises ;
121
• les conditions de livraison ;
• la désignation commerciale des marchandises ;
• le numéro de la nomenclature douanière ;
• la date, le cachet et la signature de l’importateur ;
• le cachet ou le numéro du titre attribué par la banque
notificatrice.

Copie de la facture pro-forma

- S’assurer des éléments suivants :


• identité du fournisseur ;
• montant de la livraison et objet du marché ;
• conditions de livraison ;
• port de chargement.
- Il est à préciser que chaque déblocage de crédit documentaire
donnera lieu à l’établissement préalable par le Directeur d’une
fiche de contrôle et d’un décompte provisoire.

Marchés négociés

Le certificat administratif précisant le chef d’exception de recours


au marché négocié.

Avenants

- S’assurer que :
• l’avenant est visé par le Contrôleur d’Etat si le marché initial a
été soumis à son visa. Il est établi lorsqu’il s’agit de travaux
supplémentaires imprévus au moment de la passation du
marché (travaux hors bordereaux) dans la limite du taux prévu
par la réglementation en vigueur ( 10% fixé par le décret de
1998 ou le taux fixé par le règlement des marchés de
l’organisme) ;
• Quant à l’augmentation dans la masse des prestations
(quantitatives), elle ne doit pas excéder, également, le taux fixé
par la réglementation en vigueur (10% fixé par le Cahier des
Clauses Administratives Générales) et ne fera pas l’objet
d’avenant. Au delà de l’augmentation de l’un de ces deux taux,
il y a lieu de passer un nouveau marché ;
• le certificat administratif est dûment visé par le Directeur.

Marchés passés par appel d’offres restreints


• Le marché ne dépasse pas le seuil de 1 MDH ;
• Au moins trois candidats ont été consultés ;
122
• Les prestations ne peuvent être exécutées que par un nombre
limité d’entreprises en raison de leur complexité ou de
l’importance de l’outillage utilisé ;
• Une note justificative.

Nantissements (Dahir du 28/8/1948 modifié par le Dahir du


29/10/1962 )

Le nantissement est un contrat par lequel le titulaire d’une


créance donne en gage à un tiers, en échange de certains avantages, les
sommes à recevoir du fait de cette créance. Le nantissement ne confère pas
au cessionnaire la propriété de la chose cédée. Il n’a la valeur que d’une
garantie.
- Exemplaire unique du marché, transmis par la Banque à
l’organisme. Cet exemplaire est signé par le Directeur. Il est,
ensuite, timbré ou enregistré par les autorités compétentes et
portant au verso la mention « Dahir du 28/8/1948, document
certifié conforme à l’original et délivré en unique exemplaire
pour former titre en cas de nantissement » ;
- chaque page porte la mention cachetée « exemplaire
unique » ;
- A cet exemplaire unique du marché est joint le PV de
signification qui mentionne l’identité de la société cédante, le
numéro du marché nanti et son objet et le montant de
l’opposition en DH en chiffres et en lettres ;
- que sont déduits les montants de l’opposition et des
règlements déjà effectués ;
- signature et cachetage du PV de signification par le Directeur
et le cas échéant par le Trésorier Payeur et ce, en vertu de
l’article 3 du Dahir du 28 août 1948 relatif au nantissement des
marchés publics ;
- remise de l’original à l’organisme prêteur ;
- exemplaire de l’acte de nantissement ;
- identité des contractants ;
- objet de l’acte ;
- n° du matché ;
- somme total du nantissement ;
- nouveau n° du compte au profit duquel seront virés les
montants ;
- revenant au titulaire du marché.

Le Trésorier Payeur doit contrôler si la domiciliation n’a pas été


modifiée ou si des paiements n’ont pas été déjà effectués avant nantissement
pour procéder à leur précompte du montant du marché nanti.

Marchés cadre
123
− S’assurer que :
- la prestation figure sur la liste prévue par le règlement des
marchés ou à défaut, faire application de la circulaire du
Premier Ministre n° 3-56-99 du 13 juillet 1999 ;
- Les valeurs et les quantités minimales et maximales sont
respectées ;
- La durée maximum ( 5 ans).

Contrats d’architectes ( circulaire 1947)

− Le contrat ;
− Modèle type annexé à la circulaire n° 482 du SGG ;
− Circulaire n° 56 CAB du 16 avril 1992 concernant la
construction des bâtiments administratifs ;
− Barèmes des taux appliqués par le secteur de l’Habitat pour la
construction de logements et le lotissement des terrains.

− Comporte mentions :

- n° du marché ;
- nom de l’architecte ;
- Objet ;
- Délais ;
- Modalités et moyen de paiement ;
- n° du compte bancaire de l’architecte ;
- honoraires conformes au contrat type.
Application de la lettre circulaire du Premier Ministre n° 488 du 9
mars 2003, adressée au Secrétaire Général du Gouvernement qui proroge
jusqu’au 31/12/2003 l’application de la circulaire n° 56 CAB du 16 avril 1992
qui régit les administrations publiques et les architectes en ce qui concerne la
construction des bâtiments administratifs, en attendant la publication du décret
relatif à la passation des marchés des architectes.

Pour le secteur d’Habitat, il y a lieu de se conformer aux


décisions visées par le Ministère des Finances.

Variation dans la masse des travaux

- Augmentation dans la masse des travaux

• Ne doit pas dépasser 10 % ;


• Ordre de service de l’organisme notifiant à l’entrepreneur la
décision de poursuite des travaux au-delà du montant initial du
marché ;
124
• l’augmentation est supérieure à 35% du montant du marché
initial : droit à indemnité ;

- Diminution dans la masse des travaux

• la diminution est supérieure à 25% de la masse initiale pour


que l’entreprise soit indemnisée.

Révision des Prix

• Le délai doit être supérieur à 1 an ;


• Formule arrêtée dans le cahier des charges ;
• La valeur des index correspondant aux valeurs établies et
diffusées mensuellement par le Ministère de l’Equipement ou
autre pour les marchés en devise. Toutefois, les révisions de
prix pour fluctuation de change sont interdites.

Cas d’ajournement des travaux

• Ordre de service motivé


• Durée d’ajournement

Résiliation du marché

A l’initiative de l’organisme

• variation du prix de 50% ;


• décès de l’entrepreneur ou grave défaillance ;
• liquidation judiciaire ;
• infraction à la législation sociale et de sécurité ;
• le plafond des pénalités est atteint ;
• non respect des ordres de services et des clauses du marché ;
• mise en demeure de l’entrepreneur.

A l’initiative de l’entrepreneur

Demande de résiliation signée, datée et cachetée par l’entrepreneur.

Raisons :

• Force majeure de plus de 60 jours ;


• Diminution dans la masse des travaux supérieure à 25% ;
• Variation dans la révision des prix supérieure à 50 %, sauf
si le montant des travaux restant à exécuter ne dépasse 10%
du montant initial du marché ;
• Ajournement des travaux pour plus d’une année.

125
Intérêts moratoires

- Veiller à se conformer au décret n° 2-03-703 du 13 novembre 2003 relatif


aux délais de paiement et aux intérêts moratoires en matière de marchés de
l’Etat.

- la responsabilité de l’Ordonnateur et du Trésorier Payeur est engagée en cas


de non paiements des décomptes dans les délais fixés par le décret susvisé
(article 6 bis de la loi n° 61-99 relative à la responsabilité des ordonnateurs
des contrôleurs et des comptables publics, BO n° 5174 du 1/1/2004, page 36
loi de finances 2004)

126
BONS DE COMMANDE
• Supports

• Bon de commande ;
• Demande de prix, lettres adressées aux entreprises consultées
ou, le cas échéant, note de présentation du Directeur précisant
les motifs de non recours à ce mode de consultation ;
• Cahier des charges, éventuellement ;
• Offre de prix ;
• Devis ou liste tarifaire ;
• Tableau comparatif des offres ;
• Attestation d’exclusivité s’il y a lieu ;
• Correspondances éventuelles ;
• Bons de réception ;
• Fiche d’immobilisation avec n° d’inventaire ;
• Attachements de travaux ;
• Caution provisoire ou définitive au cas où il est prévu un cahier
des charges qui mentionne cette clause ;
• Ordre d’imputation au cas où l’imputation n’est pas indiquée
sur l’OP ;
• Dossier de suivi des factures ;
• Facture commerciale ;
• Ordre de paiement ;
• Ordre de virement ou chèque.

• Suivi des bons de commande

• enregistrement du dossier de règlement ;


• contrôle budgétaire ;
• contrôle de régularité ;
• non opposition ;
• seuil de visa ;
• signataires habilités de l’organisme ;
• véritable créancier ;
• non prescription (en cas d’application de la prescription de la
prestation concernée).
CONVENTIONS
• Avocats
• Convention ;
• conformité des prix à la convention ;
• note explicative de l’organisme ;
• visa du Contrôleur d’Etat lorsque ce visa est requis.

• Médecins
• convention de médecin ;
• autorisation du Ministère de la Santé pour les médecins du
secteur public ;
• accord de l’ordre des médecins pour les pratiquants privés ;
• visa du Contrôleur d’Etat lorsque le visa est requis.

• Journalistes

• ne doivent pas être fonctionnaires ou employés par un


organisme ou entreprise publics ;
• prix conforme à la convention.

PARRAINAGE
(Circulaire du Premier Ministre n° 28/95 du 13 juillet 1995)

• Convention de parrainage dûment visée par le Directeur, le


Ministère de la Jeunesse et des Sports et le Ministère des
Finances ;
• L’association ou le club parrainé ne l’est pas par un autre
organisme ou entreprise publics ;
• La contribution de l’organisme ne dépasse pas 1,5% admis en
déduction fiscale sans dépasser 2 MDH/an pour les clubs de1ère
division et 1 MDH pour celles de 2ème division ;
• Aucune autre subvention n’est accordée en dehors de la
convention de parrainage ;

128
ACTES DE GESTION DU PERSONNEL

• Supports utilisés

• statut du personnel ;
• loi des cadres ;
• organigramme ;
• décision ou contrat de recrutement ;
• décision de titularisation ;
• décisions d’avancement d’échelle et d’échelon ;
• décisions de nomination à un poste de responsabilité (poste
existant au niveau de l’organigramme ou toute décision
approuvés par le Ministère des Finances) ;
• décision de mise en disponibilité ;
• arrêté ou décision de détachement ;
• décisions de congé ;
• décision de radiation des cadres ;
• journal de paie ;
• bulletin de paie ;
• ordre de mission ;
• état des retenues ;
• décisions d’octroi de diverses indemnités et primes ;
• attestation de scolarité ;
• OP ;
• titre de paiement ( virement, chèque).

• Recrutement

• poste prévu par la loi des cadres ;


• conformité au statut du personnel ;
• décision, contrat de recrutement ou lettre d’engagement ;
• demande manuscrite dûment signée par l’intéressé ;
• diplômes (copies certifiées conformes à l’original), avec
production du document de l’équivalence du diplôme, certificat de
scolarité ;
• attestations de travail ;
• état mentionnant le numéro d’affiliation au régime de retraite au
titre des années antérieures ;
• le cas échéant, l’attestation d’accomplissement du service civil ou
du service militaire pour bonification d’ancienneté ;
• extrait d’acte de naissance (vérification de la limite d’âge) ;
• copie certifiée conforme de la carte d’identité nationale ;
• extrait du casier central disciplinaire délivré par la Fonction
Publique;
• extrait du casier judiciaire ou fiche anthropométrique ;
• certificat médical délivré par un établissement relevant du
Ministère de la Santé ou par un médecin conventionné avec
l’organisme, attestant que le candidat dispose de l’aptitude
129
physique et mentale nécessaires au poste à pourvoir ;
• copie du procès-verbal du jury lorsque le recrutement a lieu suite
à un concours prévu par le statut du personnel de l’organisme ;
• copie de l’acte de mariage ;
• extraits d’actes de naissance des enfants ;
• attestation de position militaire ;
• arrêté du Premier Ministre portant décision de détachement en
cas de détachement auprès de l’organisme ;
• certificat de cessation de paiement concernant les personnes
provenant d’un organisme ou entreprise publics ou du secteur
privé ;
• déclaration sur l’honneur (légalisée) écrite et signée par le
postulant, qui atteste qu’il n’a pas bénéficié d’une indemnité dans
le cadre d’un départ volontaire auprès de l’Administration,
établissement ou entreprise publics.

• Avancement d’échelle

• décision d’avancement visée par le Directeur ;


• situation actuelle ;
• inscription au tableau d’avancement ;
• respect des dispositions statutaire (quota, ancienneté…. ).

• Missions à l’étranger ( circulaire du Premier Ministre n° 24/98 du


23/7/1998)

• Ordre de mission dûment établi ;


• Indemnité excluant tout autre avantage (restauration…) ;
• Photocopie du passeport ;
• Remboursement du trop perçu éventuel ;
• Ordre de mission rectificatif.

• Indemnité kilométrique

• Ordre de mission signé par le Directeur et précisant la marque, le


numéro et la puissance du véhicule ;
• Distance parcourue conforme à l’ordre de mission ;
• Exactitude des calculs.

• RCAR
• Respect des taux de cotisations patronales (12%) et salariales
(6%) de l’ensemble des émoluments fixes ;
• Pour le régime complémentaire 3% (visa du Contrôleur d’Etat).

• CMR

• Retenues patronales (9%) et salariales (9%) sur le salaire de


base, les primes et indemnités fixes et permanentes. Les
130
émoluments devant entrer en ligne dans le calcul des cotisations
de retraire doivent être approuvés par le Ministère des Finances
pour les organismes qui adhèrent au régime de la CMR ;
• Pour les fonctionnaires détachés, l’assiette servant de base aux
émoluments entrant en ligne dans le calcul des cotisations de
retraite doit être conforme à la réglementation en vigueur pour les
fonctionnaires de l’Etat.

• CIMR

• Respect des taux de cotisations conventionnels conformément


aux textes régissant la CIMR et après visa du Ministère des
Finances.

• CNSS
• Affiliation au régime de sécurité sociale conformément aux taux
en vigueur et après visa du Ministère des Finances.

Solde de tout compte

• Support

• Journal de paie ;
• Etat récapitulative de la situation administrative de l’intéressé ;

• Demande de démission ;

• Décision de radiation des cadres ;

• Dossier de mise à la retraite ;

• Arrêté ou décision de détachement ;

• Attestation de décès ;

• OP ;

• Chèque.

• Procédure

• Le dossier doit comprendre un état récapitulatif de la situation


administrative de l’intéressé ;
• vérification de tous les éléments liés à la rémunération et aux
avantages dont bénéficie l’intéressé ;

• Cas de démission

• demande écrite légalisée ;


• respect des délais légaux ;
• acceptation de la demande de démission.

• Cas de licenciement

• décision motivée et respectant les dispositions statutaires ;


• respect des délais de préavis ;
131
•indemnité de licenciement conforme au statut du personnel ou, à
défaut, conforme à la réglementation en vigueur.
• Cas de décès

• attestation de décès ;
• répartition de l’allocation de décès sur les ayants droits ou leur
mandataire au cas où elle est prévue par le statut du personnel
ou conformément à la réglementation en vigueur ;
• dossiers comportant :
. acte d’hérédité ;
. certificat de vie collective ;
. copie de la carte d’identité nationale des ayants droits sauf
pour les mineurs ;
. procuration éventuelle, dûment établie et légalisée.

132
RECOUVREMENT DES RECETTES

(en cas d’application à l’établissement public de la loi n° 15-97


formant code de recouvrement des créances publiques)
• Intervenants

• Services de l’établissement public ;


• Agents d’exécution et de notification propres à l’établissement
public, agents de notification et d’exécution judiciaires, huissiers
de justice ou agents de notification et d’exécution du Trésor
lorsqu’il existe une convention entre la DEPP et la TGR à ce
sujet. Ces agents doivent être commissionnés par le Ministère
des Finances ;
• Personnel Trésorier payeur.

• Supports

• Ordre de recettes (O.R.) signé par le Directeur et comportant les


dates d’émission et d’exigibilité. Il est transmis au Trésorier
Payeur qui doit s’assurer de l’existence de la date d’émission et
connaître, par conséquent, la date d’exigibilité. L’ordre de recette
doit indiquer les éléments nécessaires à l’identification du
redevable ;
• Etats de liquidation visés par le Directeur et ses services
liquidateurs précisant la quantité, le taux et le montant à
recouvrer. Les pièces servant de support à la justification des
quantités peuvent être conservées par le Directeur et sous sa
responsabilité ;
• Avais Sans Frais (A.S.F.) produit par le Directeur en même
temps que l’ordre de recette ;
• Acte de Commandement (Cdt.), sans rature ni surcharge, signé
par le Trésorier Payeur qui le notifie au débiteur par voie postale
ou par les agents de notification et d’exécution désignés par
l’organisme ;
• Avis à Tiers Détenteurs (A.T.D.) signés par le Trésorier Payeur
après autorisation expresse du Directeur ;
• Demande de Renseignement (D.R.) signée par le Trésorier
Payeur adressée aux autorités civiles et militaires ou aux
services extérieurs de l’organisme ;
• Extraits de Rôle (E.R.) signés par le Trésorier Payeur ;
• Derniers Avertissements (D.A.) adressés par le Trésorier Payeur
aux débiteurs ;
• Déclarations de Versements (D.V.) délivrées par le Directeur à la
partie versante dont copie est adressée au Trésorier Payeur ;
• Bordereau de Dépôt de Chèques à l’Encaissement (B.D.C.E.) ;
• Lettre du débiteur précisant les références des ordres de recettes
payés ;
• Titre d’application du chèque reçu établit par le Directeur.

133
NB : Le volet « recouvrement des créances » est indépendant du contrôle
des recettes prévu par l’article 10 de la loi n° 69-00 relative au contrôle
financier de l’Etat sur les entreprises publiques et autres organismes.

REGIES DE DEPENSES
• Supports

• Bons de commandes ou tout autre acte d’engagement ;


• Pièces de caisse ;
• Etat récapitulatif ;
• Feuille de paie ;
• Feuille des impayés ;
• Page du registre de caisse présentant le solde disponible et les
fonds employés ;
• Ordres d’imputation ;
• Décision portant création de la régie ;
• Décision de nomination du régisseur ;
• OP ;
• Chèque.

• Procédure

Contrôle et suivi des régies de dépenses :

• Enregistrement ;
• Décision de création de la régie et de nomination du régisseur ;
• Montant de l’encaisse de la régie ;
• Contrôle et suivi budgétaire de chaque pièce de la régie ;
• Pièces justificatives de la dépense ;
• Signature conforme des pièces justificatives ;
• Absence de surcharge ;
• Conformité de la dépense à la décision de création de la régie ;
• Visa de l’OP ;
• Chèque émis au nom du régisseur (interdiction de libeller le
chèque en nom personnel du régisseur)
• Visa de l’OP et du Chèque.

134
REGIES DE RECETTES

• Supports utilisés

• Journal des ventes ;


• Etat journalier des encaissements ;
• Bordereaux des remises de chèques à l’encaissement ;
• Bordereaux des versements en espèce ;
• Décision portant création de la régie ;
• Décision de nomination du régisseur ;
• Facture.

• procédure

• signataires habilités ;
• pas de surcharge ou rature ;
• montant correspond au total du bordereau ;
• les chèques sont au nom de l’organisme, barrés et comportant la
mention non endossable ;
• les montants collectés sont versés à la TGR ou au compte
bancaire de l’organisme ;
• la décision de création de la régie précise la périodicité de
versement.

135
SUIVI DES OPERATIONS DE TRESORERIE
• Supports

• Certification des états de rapprochement établis par la Direction


pour les opérations exécutées par ses soins.

• Suivi des opérations exécutées par ses soins en ce qui concerne :


au niveau des recettes : virements de fonds, emprunts,
remboursements des prêts et autres. Au niveau des dépenses :
virements de fonds, remboursements des emprunts, placement et
autres

• Procédure

1) Ouverture de compte :

• au nom de l’organisme ;
• ouverture de comptes bancaires autres que la TGR autorisée par
le Ministère des Finances pour les établissements publics.

2) Virement de compte à compte


• disponible suffisant ;
• motivé par le service financier ;
• rappel à l’organisme des dispositions légales et réglementaires
l’obligeant à déposer les fonds à la TGR, sauf autorisation du
Ministère des Finances ;
• conditions pour le recours aux avances ou découverts bancaires
autorisées par le Ministère des Finances.

3) Placement de fonds ( Accord préalable du Ministère des Finances)


• commission de jugement des offres de placements,
éventuellement ;
• consultation d’au moins trois banques ;
• taux de placement conforme à celui prévu par le PV de la
commission de jugement des placements ;
• suivi du fichier de placement.

136
4) Opération de change (éventuellement)
• visa de la fiche de contrôle ;
• commission d’achat de devises et consultation de trois banques
au moins, lorsque l’organisme recourt à l’appel à la concurrence.

5) Règlement en devises
• montant de l’OP correspondant du cours prévu au PV de
jugement ;
• commission d’achat de devises et consultation de trois banques
au moins lorsque l’organisme recourt à l’appel à la concurrence.
6) Suivi de la trésorerie
• tenir un compte « banque » dans lequel sont enregistrées les
opérations d’encaissement exécutées par ses soins et de
décaissement de fonds par banque domiciliatrice ;
• demande régulière des relevés bancaires et des états de
rapprochement effectués par l’organisme ;
• les opérations doivent être justifiées en faisant le rapprochement
avec les paiements visés par le Trésorier Payeur ;
• justifications des écarts constatés.
• situation établie sur la base des ordres de paiement et des ordres
de recettes exécutés par ses soins.
7) Suivi des emprunts
• accord du Ministère des Finances ;
• garantie de l’Etat le cas échéant ;
• liste des projets financés par l’emprunt ( accord de prêt) ;
• compte spécial pour les déblocages d’emprunts le cas échéant.
8) Règlement des échéances des emprunts
• échéancier de paiement de l’emprunt avec principal et intérêts ;
• spécification de la devise de règlement ;
• décision de comptabilisation correspondante ;
• respects des conditions de l’emprunt ;
• justification des intérêts de retard, s’il y a lieu.
9) Remboursements anticipés
• accord des tutelles technique et financière et de l’Office des

Changes ;
• les conditions de remboursement sont prévues dans la
convention ou accord de prêt.

10) Chèques ou effets retournés impayés


• Copie des chèques retournés impayés

• Copie des effets retournés impayés

137
SUIVI DES VERSEMENTS A L’ETAT OU
A UN AUTRE ORGANISME PUBLIC

• Supports

• Liasse fiscale ;
• Etat des acomptes provisionnés ;
• Attestations d’identification fiscale ;
• Journal de paie ;
• Déclarations de l’IGR ;
• Note de vérification de la taxe urbaine ;
• Note de vérification de la patente ;
• Rôles émis par l’administration fiscale ;
• Loi de finances ;
• Actes ayant fait l’objet d’enregistrement ou de timbre ;
• Déclaration de la TVA ;
• Déclaration de retenue à la source ;
• Déclaration des rémunérations versées au personnel (taxe de
formation professionnelle) ;
• Déclaration de taxes diverses ;
• Etat des véhicules (copie des cartes grises) ;
• Récépissé de règlement des vignettes ;
• Décision de comptabilisation ;
• OP ;
• Chèque ou ordre de virement.

• Procédure
Impôt sur les Sociétés

• sociétés étrangères :

Ø marchés de services ( études, assistance technique, formation) :


application d’une retenue à la source de 10 % sur le montant brut
hors taxes du décompte ;
retenue à la source sur la rémunération des non résidents ;
reversement à la fin du mois des retenues effectuées ;

Marchés de travaux, de construction et de montage :


l’entreprise étrangère doit avoir une installation stable au Maroc
dans le cas où les travaux ont une durée de plus de 6 mois ;
respect du choix de l’entreprise étrangère entre le régime de 8%
de retenue à la source sur le marché hors taxes ou celui de
droit commun applicable aux sociétés marocaines ;
toutes les formalités d’identification fiscale sont respectées
(attestation d’inscription à la patente, TVA et IS) ;
factures comportant toutes les références prévues.

138
Marchés de fourniture et de montage :
le montant de la partie montage est défalqué du prix global du
marché ;
retenue à la source de 10 %.

Marchés clé en mains :

obligation pour l’entreprise étrangère d’avoir un établissement


stable au Maroc ;

Déclaration de l’IS :

règlement des acomptes provisionnels à la fin de chaque


trimestre ;
déclaration de l’acompte provisionnel.

Autre impôts et taxes en application de la législation et réglementation


en vigueur :

• IGR ;
• TVA ;
• Taxe de monopole ;

• Dividendes ;

• Patente ;

• Droits de timbre ;

• Taxes parafiscales institués pour le compte d’un organisme

public ;
• Autres impôts ou taxes.

(Se référer à la réglementation en vigueur)

139
CONTROLE ET SUIVI DES OPPOSITIONS
ET SAISIES ARRETS
• Supports
• Opposition administrative émanant du comptable public ;
• Ordonnance de saisie arrêt ;
• PV de saisie arrêt ;
• Enveloppe de notification ;
• Main levée sur saisie arrêt ;
• Extrait du rôle et titre ;
• Avis à tiers détenteur ;
• Main levée de notification de l’exécution de la décision
judiciaire ;
• Note explicative de l’organisme.
• Procédure
Pièces constitutives des oppositions et saisies arrêts
Opposition
• bordereau d’envoi daté, visé et cacheté par le comptable public ;

• opposition administrative :

-visée et cachetée par le comptable public ;


- adressée au Trésorier Payeur de l’organisme ;
- précision de la nature, montant et article de la créance ;
- extrait des rôles et titres ;
- précision de la nature de l’impôt dû : article, année, montant ;
- visa et cachet du comptable public (percepteur, receveur…).
• Saisie arrêt
• ordonnance de saisie arrêt ;
• décision de justice ;
• la somme due est portée sur l’ordonnance ;
• PV de saisie arrêt et enveloppe de notification ;
• visa du PV de saisie arrêt.
Traitement des oppositions et saisies arrêts
− avant le paiement :
• doit concerner un créancier de l’organisme ;
• tenue d’une fiche ou d’un registre des oppositions ;
• classement des oppositions et saisies arrêts.
− au moment du paiement :
• le paiement doit se faire au profit du bénéficiaire figurant sur
l’ordonnance de saisie arrêt ;
− paiement en exécution des décisions judiciaires :
• copie de jugement du tribunal ;
• copie de la notification de l’exécution de la décision judiciaire ;
• note explicative de l’organisme ;
• le paiement se fait au nom du bureau national d’exécution
judiciaire ;
140
ANNEXE 4

LISTE DES PRINCIPAUX

TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES


1- CONTROLE FINANCIER

- Loi n° 69-00 relative au contrôle financier de l’Etat sur les entreprises


publiques et autres organismes, promulguée par le Dahir n° 1-03-195 du 16
ramadan 1424 (11 novembre 2003).

- Décret n° 2-03-04 du 1er rabii Il 1424 (2 juin 2003) modifiant et complétant le


décret n° 2-78-539 du 21 hija 1398 (22 novembre 1978) relatif aux attributions
et à l'organisation du Ministère des Finances.

- Décret n° 2-02-121 du 24 chaoual 1424 (19 décembre 2003) relatif aux


contrôleurs d’Etat, commissaires du gouvernement et trésoriers payeurs
auprès des entreprises publiques et autres organismes.

2- RAPPORTS ANNUELS SUR LA GESTION DES EEP

- Note DEPP n°2-1942 du 10 avril 2001 relative aux rapports annuels sur la
gestion des EEP à établir par les Contrôleurs financiers et les Agents
Comptables.

- Note DEPP n° 2-0703 du 4 février 2002 relative à la procédure, réception,


préparation et exploitation des rapports des Contrôleurs Financiers et des
Agents Comptables.

3- DEPENSES DE PERSONNEL

Statut du personnel

- Dahir n° 1-03-194 du 14 rejeb 1424 (11 septembre 2003) portant


promulgation de la loi n° 65-99 relative au code du travail.

- Décret n° 2-73-544 du 3 chaoual 1393 (30 octobre 1973) complétant l'article


16 du décret royal n° 682-67 du 9 rajab 1387 (13 octobre 1967) portant statut
particulier du cadre des agents publics (B.O. n° 3184 du 7 novembre 1973).

- Décret n° 2-82-668 du 9 janvier 1985 portant statut particulier du corps


interministériel des ingénieurs et des architectes.

- Décret n° 2-86-81 du 5 février 1986 modifiant le décret n° 2-82-668 du 9


janvier 1985 portant statut particulier du corps interministériel des ingénieurs
et des architectes.

- Décret n° 2-95-890 du 4 février 1998 modifiant et complétant le décret


n° 2-82-668 du 9 janvier 1985 portant statut particulier du corps interministériel
des ingénieurs et des architectes.

142
- Décret n° 2-01-300 du 2 août 2001 modifiant et complétant le décret n° 2-82-
668 du 9 janvier 1985 portant statut particulier du corps interministériel des
ingénieurs et des architectes.

- Décret n° 2-04-74 du 6 mai 2004 modifiant le décret n° 2-77-68 du 2 février


1977 instituant une allocation de hiérarchie administrative en faveur des
personnels des cadres d'administration centrale, du personnel commun aux
administrations publiques et des personnels des cadres particuliers de
certains départements ministériels.

- Décret n° 2-04-75 du 4 mai 2004 fixant le régime indemnitaire propre au


corps interministériel des techniciens.

- Décret n° 2-04-761 du 23 décembre 2004 fixant le régime indemnitaire


particulier de certains fonctionnaires des administrations publiques.

- Circulaire du Premier Ministre n° 13/94 du 26 août 1994 relative à


l’amélioration du régime indemnitaire du personnel des Établissements
Publics.

- Circulaire du Premier Ministre n° 37-CAB du 5 mai 1989 relative à


l’amélioration de la rémunération du personnel des EEP.

- Circulaire du Premier Ministre n° 13-96 du 3 novembre 1996, au sujet des


relèvements des traitements des EEP.

- Circulaire du Premier Ministre n° 7/2004 du 18 mai 2004 relative à la


régularisation de la situation des ingénieurs et des architectes de certains
établissements et entreprises publics ;

- Circulaire du Premier Ministre n° 20/2004 relative à l’extension des


dispositions prévues pour les fonctionnaires de l’Etat dans le cadre du
dialogue social au profit du personnel de certains établissements et
entreprises publics ;

- Circulaire du Premier Ministre n° 67 du 10 janvier 2002 relative à l’extension


des dispositions du décret n° 2-01-300 modifiant et complétant le décret
n° 2-82-668 du 9 janvier 1985 portant statut particulier du corps interministériel
des ingénieurs et des architectes au profit des ingénieurs et des architectes de
certains établissements et entreprises publics ;

-Note DEPP n° 2-1506 du 10 octobre 1984 relative aux modalités d'extension


aux personnels de certains EEP des dispositions du décret n° 2-80-675 du
5 janvier 1981 relatif aux promotions de grades et d'échelles.

143
- Note DEPP n° 2-1466 du 14 septembre 1982 relative aux rémunérations
nettes servies aux agents des établissements publics.

- Lettre du Premier Ministre au Ministre de l’Economie et des Finances


n° 3043 du 9 novembre 1999 relative aux indemnités servies par les
établissements publics, aux cadres et fonctionnaires de l’Etat, des
établissements publics et des collectivités locales.

Visas des actes de gestion du personnel

- Note DEPP n° 2 0309 du 2 février 1998 relative aux actes de gestion du


personnel des EEP.

- Note DEPP n° 2-3714 du 23 juillet 2001 relative aux actes de gestion du


personnel des EEP.

- Note DEPP n° 2-1844 du 4 mars 2004 relative aux actes de gestion du


personnel des EEP.

Emplois supérieurs

- Dahir n° 1-63-132 du 28 joumada II 1383 (16 novembre 1963) relatif aux


emplois supérieurs et de direction de diverses entreprises (B.O. n° 2666
du 29 novembre 1963).

- Décret n° 2-63-165 du 28 joumada II 1383 (16 novembre 1963) relatif aux


emplois supérieurs et de direction de diverses entreprises (B.O. n° 2666 du 29
novembre 1963).

- Décret n° 2-97-364 du 10 safar 1418 (16 juin 1997) relatif à l'emploi


supérieur de directeur d'administration centrale (B.O. n° 4492 du 19 juin
1997).

- Circulaire du Premier Ministre n° 94 / CAB du 5 août 1993 relative aux


conditions de rémunération des dirigeants des établissements
publics, sociétés d'Etat et de leurs sociétés filiales.

- Circulaire du Premier Ministre n° 14-02 du 16 septembre 2002 relative à la


situation administrative des responsables des EEP.

- Circulaire du Premier Ministre n°17/2004 du premier novembre 2004 relative


à la procédure de nomination aux emplois supérieurs.

Cessation des fonctions et limite d’âge

144
- Loi n° 012-71 du 12 Kaâda 1391 ( 31 décembre 1971) fixant la limite d’âge
des fonctionnaires et agents de l’Etat, des municipalités, des établissements
publics affiliés au régime des pensions civiles.

- Dahir n° 1-81-314 du 11 rajab 1402 (6 mai 1982) portant promulgation de la


loi n° 7-80 fixant la limite d'âge pour l'occupation d'un emploi salarié et
imposant l'obligation à l'employeur de recruter un personnel de remplacement
(B.O. n° 3631 du 2 juin 1982).

- Dahir n° 1-88-235 du 4 kaada 1412 (7 mai 1992) relatif à l'âge de cessation


des fonctions des personnes nommées par dahir à des grades statutaires ou à
des fonctions ou emplois supérieurs prévus par les statuts particuliers des
personnels des administrations de l'Etat (B.O. n° 4151 du 20 mai 1992).

- Circulaire du Premier Ministre n°11-01 du 11 octobre 2001 au sujet de la


nomination et cessation des fonctions des personnes nommées par Dahir.

- Lettre du Premier Ministre n° 292 du 8 février 2001, adressée au Ministre des


Finances, de la Privatisation et du Tourisme au sujet de la situation des
directeurs des EEP dépassant la limite d’âge de retraite.

- Décret royal n° 316-66 du 14 août 1967 portant loi instituant une indemnité
en cas de licenciement de certaines catégories de personnel et Décret royal n°
317-66 du 14 août 1967 fixant le montant et les modalités d’attribution de
ladite indemnité de licenciement (B.O. n° 2860 du 23 août 1967).

- Circulaire du Premier Ministre n° 64/CAB du 6 octobre 1992 relative à


l’application du dahir n° 1.88.235 du 4 kaada 1412 (7 Mai 1992) concernant
l’âge de cessation des fonctions des personnes nommées par dahir à des
grades statutaires ou à des fonctions ou emplois supérieurs prévus par les
statuts particuliers des personnels des administrations de l’Etat.

- Lettre du Premier Ministre adressée au Ministre de l’Economie et des


Finances du 7 avril 1999 relative à la cessation de fonctions des Directeurs
des EEP atteints par la limite d'âge.

- Note de service n° 2-4347 du 16 novembre 1998 relative à la cessation de


paiement des personnes dépassant l’âge limite d’activité.

- Note DEPP n° 2-1006 du 19 février 2001 relative à la cessation de paiement


des Directeurs Généraux des EEP, des Recteurs d’Universités et des Doyens
des Facultés atteints par la limite d’âge.

- Note DEPP n° 2-5695 du 26 novembre 1999 au sujet de la régularisation de


la situation administrative des agents des EEP révoqués et suspendus ayant
bénéficié de la grâce Royale.
145
Cumul de la rémunération

- Dahir n° 1-01-38 du 21 kaada 1421 (15 février 2001) portant promulgation de


la loi n° 77-99 interdisant le cumul de la rémunération et de la pension de
retraite ou de toute autre rente assimilée (B.O. n° 4882 du 15 mars 2001).

Régime de retraite

- Dahir portant loi n° 1-72-184 du 15 joumada II 1392 (27 juillet 1972) relatif au
régime de sécurité sociale (B.O. n° 3121 du 23 août 1972 et rectif. 23 mai
1973).

- Dahir portant loi n° 1-77-216 du 20 chaoual 1397 (4 octobre 1977) créant un


Régime collectif d'allocation de retraite (B.O. n° 3389b du 13 octobre 1977).

- Loi n° 011-71 du 12 kaâda 1391(30 décembre 1971) instituant un régime de


pensions civiles (B.O. n° 3087b du 31 décembre 1971).

- Dahir portant loi n° 1-93-29 du 22 rebia I 1414 (10 septembre 1993) relatif à
la coordination des régimes de prévoyance sociale (B.O. n° 4220 du 15
septembre 1993).

- Circulaire du Premier Ministre n° 54/98 du 11 décembre 1998 relative au


recrutement des retraités.

- Circulaire du Premier Ministre n° 40-98 du 22 septembre 1998 relative à la


mobilité administrative et la limite d’âge de retraite.

- Circulaire du Premier Ministre n°15-99 du 21 mai 1999 relative à la mobilité


administrative et la limite d’âge de retraite.

- Lettre du Ministre des Finances n° 2-3760 du 8 août 1997 relative au cumul


de régimes de retraite des fonctionnaires détachés auprès des EEP.

- Lettre du Premier Ministre n° 34-16 du 13 décembre 1999 relative à la


situation des fonctionnaires dépassant la limite d’âge de retraite.

Accidents du travail

- Dahir n° 1-02-179 du 23 juillet 2002 portant promulgation de la loi n° 18-01


modifiant le dahir n° 1-60-223 du 6 février 1963 relatif à la réparation des
accidents du travail (B.O. n° 5031 du 19 octobre 2002 et n° 5036 du 5
septembre 2002).

Titularisation
146
- Dahir n° 1-83-272 du 9 moharrem 1405 (5 octobre 1984) portant
promulgation de la loi n° 28-83 relative à la titularisation de certains agents de
l'administration dans les cadres des fonctionnaires (B.O. n° 3764 du 19
décembre 1984).
Détachement

- Décret n° 2-90-332 du 25 joumada I 1412 (3 décembre 1991) fixant les


modalités d'application de l'article 50 du dahir portant statut général de la
fonction publique relatif au détachement (B.O. n° 4129 du 18 décembre
1991).

- Circulaire du Premier Ministre n° 33/95 du 17 août 1995 relative au


détachement.

- Lettre du Ministre délégué auprès du Premier Ministre chargé des Affaires


Administratives n° 10708 FP du 23 décembre 1987 relative à la situation des
fonctionnaires détachés auprès des établissements publics, offices et sociétés
d’Etat.

Autres personnels

- Résistants

- Dahir n° 1-59-076 du 1er ramadan 1378 (11 mars 1959) relatif au titre de
résistant.

- Décret n° 2-64-389 du 10 rebia II 1384 (19 août 1964) fixant le régime


d'accès aux emplois des administrations publiques réservés aux résistants
(B.O. n° 2711 du 14/10/1964).

- Anciens militaires et anciens combattants

- Dahir n° 1-99-192 du 13 joumada I 1420 (25 août 1999) portant promulgation


de la loi n° 34-97 relative aux anciens militaires et anciens combattants et
portant création de la Fondation Hassan Il pour les oeuvres sociales des
anciens militaires et anciens combattants (B O n° 4722 du 2 septembre 1999).

- Décret n° 2-01-96 du 29 rabii I 1422 (22 juin 2001) fixant les conditions dans
lesquelles des emplois dans les services des administrations de I'Etat, des
établissements publics et des collectivités publiques peuvent être réservés aux
anciens militaires et aux anciens combattants.

- Pupilles de la Nation

147
- Dahir n° 1-99-191 du 13 joumada I 1420 portant promulgation de la loi
n° 33-97 relative aux pupilles de la Nation (B.O du 2 septembre 1999)

- Décret n° 2-01-93 du 29 rabii I 1422 pris pour l'application de la loi n° 33-97


relative aux pupilles de la Nation (B O du 5 juillet 2001).

- Décret n° 2-01-94 du 29 rabii I 1422 (22 juin 2001) fixant les conditions dans
lesquelles les pupilles de la Nation bénéficient d'une priorité pour l'accès aux
emplois publics au sein des administrations de l'Etat, des établissements
publics et des collectivités publiques.

- Appelés sous les drapeaux et agents réservistes

- Dahir n° 1-99-194 du 13 joumada I 1420 (25 août 1999) portant promulgation


de la loi n° 4-99 du 25 août 1999 relative au service militaire
(B O. du 2 septembre 1999).

- Décret royal n°138-66 du 9 juin 1966 complétant le Dahir n° 1-58-008 du 24


février 1958 portant statut général de la fonction publique.

- Dahir n° 1-99-187 du 13 joumada I 1420 (25 août 1999) portant promulgation


de la loi n° 5-99 relative à la réserve des Forces Armées Royales. (B On° 4722
du 2 septembre 1999)

- Personnel vacataire

- Décret n° 2-01-3045 du 8 rabii II 1423 (20 juin 2002) relatif aux indemnités
pour heures supplémentaires allouées à certains personnels de
l’enseignement supérieur.

Capital-décès

- Décret n° 2-98-50 du 01 février 1999 relatif au capital décès des ayants


droits des fonctionnaires civils et militaires et des agents de l’Etat des
collectivités locales et des établissements publics ( BO édition arabe 4675 du
22 mars 1999 ).

- Arrêté viziriel du 22 safar 1369 (14 décembre 1949) portant institution d’un
capital-décès au profit des ayants droits des fonctionnaires décédés (B.O. n°
1941 du 6 janvier 1950).

- Circulaire du Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme


Administrative n° 2-FP du 31 mars 2000 relative au capital décès.

148
- Lettre FP n° 5721 du 28 juin 1974 du Ministère des Affaires Administratives
relative au calcul du capital-décès.

- Indemnités servies aux membres des conseils d’administration

- Circulaire du Premier Ministre n° 12/99 du 10 mai 1999 relative aux


indemnités servies aux membres des conseils d’administration des
établissements publics.

- Note DEPP n° 2-2918 du 9 juin 1999 relative aux indemnités servies aux
membres des conseils d’administration des EEP.

Interdiction d’octroi de primes et avantages

- Note DEPP n° 2-5598 du 23 novembre 1999 relative à l’interdiction d’octroi


de primes et avantages au personnel ne faisant pas partie de l’organisme.

Cumul des fonctions

- Circulaire du Premier Ministre n° 30/99 du 19 novembre 1999 relative au


cumul des fonctions dans l’administration et les professions libérales.

- Lettre du Premier Ministre n° 419 du 18 février 2002 ( adressée au Ministre


de l’enseignement supérieur et formation des cadres) relative au cumul des
fonctions dans l’administration et les professions libérales.

- Note de service n ° 2-1439 du 8 mars 2002 relative au cumul entre les


fonctions dans l’administration et les professions libérales : exercice de la
fonction d’étude et de conseil.

Missions à l’étranger

- Circulaire de Monsieur le Premier Ministre n° 24/98 du 23 juillet 1998 relative


aux missions à l’étranger du personnel des EEP.

- Lettre du Secrétaire Général n°275 du 17 janvier, adressée au Ministre des


Finances et de la Privatisation au sujet de l’application de la circulaire n°19-02
du 24 décembre 2002 relative aux missions à l’étranger.

- Note de service n° 2-0850 du 7 février 1995, complétée par la note


n° 2-3234 du 14 juillet 1997 fixant les montants des indemnités pour frais de
missions à l’étranger du personnel des EEP.

- Note de service n° 2-3524 du 25 septembre 1998 relative aux missions à


l’étranger du personnel des EEP.

149
- Note de service n° 2-5236 du 6 septembre 2002 relative aux Missions et
stages à l’étranger du personnel des EEP.

- Note DEPP n° 2-3548 du 28 septembre 1998 relative à la programmation


des missions à l’étranger.

- Note DEPP n02-3234 du 14 juillet 1997 relative à la révision des montants de


l’indemnité pour frais de mission à l’étranger.

• Départs volontaires

- Lettre du Ministre des Finances du 14 mars 1996 relative aux recrutements


par le secteur public d'agents indemnisés dans le cadre de départs
volontaires.

- Lettre du Premier Ministre n°137 du 21 mars 1996 adressée au Ministre des


Finances et des Investissements Extérieurs au sujet du recrutement par le
secteur public d’agent indemnisés sans le cadre de départ volontaire.

- Lettre du Ministre des Finances et des Investissements Extérieurs n°2-2898


du 6 mai 1996 adressée au Ministre de l’Energie et des Mines au sujet de
recrutement par les EEP d’agents indemnisés dans le cadre des départs
volontaires.

- Note DEPP n° 2-6014 du 16 octobre 2002 relative aux départs volontaires du


personnel des EEP.

- article 10 de la loi de Finances 2004 modifiant l’article 66 de l’IGR relatif à


l’exonération de l’indemnité des départs volontaires (BO n° 5674).

- article 14 du dahir n° 1-04-255 du 16 kaada 1425 (29 décembre 2004)


portant promulgation de la loi de Finances n° 26-04 pour l’année budgétaire
2005 modifiant l’article 66 de l’IGR relatif à l’exonération de l’indemnité des
départs volontaires.

4- MARCHES

- Décret n° 2-98-482 du 11 ramadan 1419 (30 décembre 1998) fixant les


conditions et les formes de passation des marchés de l'Etat ainsi que
certaines dispositions relatives à leur contrôle et à leur gestion (B.O. n° 4654
du 7 janvier 1999).

- Décret n° 2-99-1087 du 29 moharrem 1421 (4 mai 2000) approuvant le


cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés de
travaux exécutés pour le compte de l'Etat (B.O. n° 4800 du 1er juin 2000).

150
- Décret n° 2-01-2332 du 22 rabii I 1423 (4 juin 2002) approuvant le cahier des
clauses administratives générales applicables aux marchés de services
portant sur les prestations d'études et de maîtrise d’ uvre passés pour le
compte de l'Etat (B.O. n° 5010 du 6 juin 2002).

- Circulaire n° 53/CAB du 28 mars 1991 concernant la spécification des


fournitures dans le cahier des prescriptions spéciales.

- Note de service DEPP n° 2-6862 du 23 décembre 1996 relative aux marchés


à caractère stratégique des EEP soumis au visa du Contrôleur Financier.

- Note de service DEPP n° 2-2008 du 4 avril 2002 relative aux personnes


habilitées à soumissionner dans le cadre d’une SARL.

Marchés avec l’étranger

- Circulaire n° 208/CAB du 28 mai 1976 relative au délai de publicité à


respecter dans le cadre des marchés passés avec l'étranger.

- Circulaire du Premier Ministre n°46/CAB du 20 juin 1990 relative aux Cahiers


généraux des charges applicables aux marchés publics financés au Maroc
par la Communauté Économique Européenne (CEE).

Extension aux EEP de la réglementation sur les marchés publics

- Circulaire du Premier Ministre n° 27-99 du 8 octobre 1999 faisant obligation


aux EEP de se référer au décret n° 2-98-482 du 11 ramadan 1419 (30
décembre 1998) fixant les conditions et les formes de passation des marchés
de l'Etat ainsi que certaines dispositions relatives à leur contrôle et à leur
gestion.

Marchés-cadre

- Décision du Premier Ministre n° 3-56-99 du 29 rabii I 1420 (13 juillet 1999)


prise pour l'application de l'article 5 du décret n° 2-98-482 du 11 ramadan
1419 (30 décembre 1998) fixant les conditions et les formes de passation des
marchés de l'Etat ainsi que certaines dispositions relatives à leur contrôle et à
leur gestion (B.O. n° 4708 du 15 juillet 1999).

- Décision du Premier Ministre n° 3-577-01 du 27 kaada 1421 (21 février 2001)


complétant la décision du Premier Ministre n° 3-56-99 du 29 rabii I 1420
(13 juillet 1999) prise pour l'application de l'article 5 du décret n° 2-98-482 du
11 ramadan 1419 (30 décembre 1998) fixant les conditions et les formes de
passation des marchés de l'Etat ainsi que certaines dispositions relatives à
leur contrôle et à leur gestion (B.O. n° 4882 du 15 mars 2001)

151
- Décision du Premier Ministre n° 3-2287-01 du 16 joumada I 1422
(6 août 2001) complétant la décision du Premier ministre n° 3-56-99 du 29
rabii I 1420 (13 juillet 1999) prise pour l'application de l’article 5 du décret n° 2-
98-482 du 11 ramadan 1419 (30 décembre 1998) fixant les conditions et les
formes de passation des marchés de l'Etat ainsi que certaines dispositions
relatives à leur contrôle et à leur gestion (B.O. n° 4932 du 6 septembre 2001).

Système d'agrément, de qualification et de classification des


personnes physiques ou morales candidates aux marchés publics

- Décret n° 2-98-984 du 4 hijja 1419 (22 mars 1999) instituant, pour la


passation de certains marchés de services pour le compte de l'Etat, un
système d'agrément des personnes physiques ou morales exécutant des
prestations d'études et de maîtrise d’ uvre (B.O. n° 4678 du 1er avril 1999).

- Décret n° 2-00-967 du 1er rajab 1422 (19 septembre 2001) modifiant et


complétant le décret n° 2-94-223 du 6 moharrem 1415 (16 juin 1994) instituant
pour le compte du ministère des travaux publics, de la formation
professionnelle et de la formation des cadres un système de qualification et de
classification des entreprises de bâtiment et de travaux publics
(B.O. n° 4940 du 4 octobre 2001).

- Décret n° 2-01-437 du 1er rajab 1422 (19 septembre 2001) instituant, pour la
passation des marchés pour le compte de l'Etat, un système de qualification et
de classification des laboratoires de bâtiment et de travaux publics
(B.O. n° 4962 du 20 décembre 2001).

- Lettre du SGG n°155 IGSA du 24 septembre 2001 adressée au Ministre de


l’Economie, des Finances et de la Privatisation, au sujet de la production du
certificat d’agrément pour les travaux d’audit.

Révision des prix des marchés

- Lettre n° 4/952 du 5 juin 1964 du Sous Secrétaire d’Etat aux Finances


adressée au Secrétaire Général du Gouvernement au sujet des marchés de
fournitures-garantie de change.

- Arrêté du Premier Ministre n° 3-17-99 du 28 rabii I 1420 (12 juillet 1999)


fixant les règles et les conditions de révision des prix des marchés de travaux,
fournitures ou services passés pour le compte de l'Etat (B.O. n° 4708 du 15
juillet 1999).

Rémunération des dossiers d’appels d’offres

152
- Arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances n° 291-99 du 26 Kaâda
1419 (15 Mars 1999) fixant la rémunération des dossiers d’appels d’offres, de
présélection et de concours (B.O. n° 4704 du 1er juillet 1999).

Modèles des pièces à fournir par les concurrents

- Décision du Premier ministre n° 3-57-99 du 29 rabii I 1420 (13 juillet 1999)


prise pour l'application de l'article 80 du décret n° 2-98-482 du 11 ramadan
1419 (30 décembre 1998) fixant les conditions et les formes de passation des
marchés de l'Etat ainsi que certaines dispositions relatives à leur contrôle et
leur gestion (B.O. n° 4708 du 15 juillet 1999).

Nantissement des marchés

- Dahir du 23 chaoual 1367 (28 août 1948) relatif au nantissement des


marchés publics (B.O. n° 1873 17 septembre 1948) ;

- Lettre circulaire du Ministère des Finances du 20 Novembre 1962 sur les


nantissements des marchés publics.

Retenues de garantie, garanties pécuniaires et cautions

- Dahir n° 1-56-211 du 8 Joumada I 1376 (11 décembre 1956 ) relatif aux


garanties pécuniaires exigées des soumissionnaires et adjudicataires des
marchés publics ; ( BO n° 2308 du 18 janvier 1957(édition arabe).

- Circulaire du Premier Ministre n° 72/CAB du 26 novembre 1992 concernant


les modalités d’application du dahir n°1-56-211 du 8 joumada I 1376
(11 décembre 1956) relatif aux garanties pécuniaires exigées des
soumissionnaires et adjudicataires de marchés publics.

- Circulaire n° 33/CAB du 21 juillet 1988 qui se rapporte au remplacement de


la retenue de garantie par une caution personnelle et solidaire.

- Note circulaire N° 2-0520 I.C.F. du 10 mai 1973 sur les acomptes et retenues
à la source institués par la loi de finances pour l'année 1970 (B.O. n° 2896 du
26 janvier 1970).

Bons de commande

- Décret n° 2-04-795 du 11 kaada 1425( 24 décembre 2004) modifiant le


décret n° 2-98-482 du 11 ramadan 1419 (30 décembre 1998) fixant les
conditions et les formes de passation des marchés de l'Etat ainsi que
certaines dispositions relatives à leur contrôle et à leur gestion.

153
- Décision du Premier Ministre n° 3-55-99 du 28 rabii I 1420 (12 juillet 1999)
prise pour l'application de l'article 72 du décret n° 2-98-482 du 11 ramadan
1419 (30 décembre 1998) fixant les conditions et les formes de passation des
marchés de l'Etat ainsi que certaines dispositions relatives à leur contrôle et à
leur gestion (B.O n° 4708 du 15 juillet 1999).

- Décision du Premier ministre n° 3-2286-01 du 16 joumada I 1422 (6 août


2001) complétant la décision du Premier ministre n° 3-55-99 du 28 rabii I 1420
(12 juillet 1999) prise pour l'application de l'article 72 du décret n° 2-98-482 du
11 ramadan 1419 (30 décembre 1998) fixant les conditions et les formes de
passation des marchés de l'Etat ainsi que certaines dispositions relatives à
leur contrôle et à leur gestion (B.O. n° 4932 du 6 septembre 2001).

- Décision du Premier Ministre n°3-5599 du 28 rabii I 1420


(12 juillet 1999) relative à la liste des prestations de même nature.

Seuils des visas

- Décisions DEPP n° 2-2211 à 2-2216 du 16 septembre 1992 portant fixation


des seuils de visa.

- Note DEPP n° 2-0008 du 2 janvier 1995 relative au visa par les Contrôleurs
Financiers des marchés passés par entente directe.

Contrats d’architectes

- Lettre n°24/IGSA du 13 juillet 1991 du Secrétaire Général du Gouvernement


adressée au Trésorier Général du Royaume au sujet de la liquidation des
honoraires d’architectes.

- Circulaire du Premier Ministre n° 56/CAB du 16 avril 1992 relative à la


construction des bâtiments administratifs- révision de contrôle technique des
bâtiments administratifs.

- Circulaire du Premier Ministre n° 23-95 du 16 juin 1995 relative au lancement


de concours d’architectures pour les projets d’envergure initiés par les
administrations.

- Circulaire du Premier Ministre n° 6/2000 du 25 mai 2000 relative aux


marchés d’Etat passés avec les architectes dans le secteur du bâtiment.

- Lettre du Premier Ministre n° 82 du 15 janvier 2001 relative aux marchés


d’Etat passés avec les architectes dans le secteur du bâtiment.

- Lettre du Premier Ministre n° 1984 du 23 juillet 2001 relative aux marchés


d’Etat passés avec les architectes dans le secteur du bâtiment.
154
- Lettre du Premier Ministre n° 03891 du 31 décembre 2002 relative aux
marchés d’Etat passés avec les architectes dans le secteur du bâtiment.

- Lettre du Premier Ministre n° 0488 du 9 mars 2003 relative aux marchés


d’Etat passés avec les architectes dans le secteur du bâtiment.

Intérêts moratoires
- Décret n°2-03-703 du 18 ramadan 1424 (13 novembre 2003) relatif aux
délais de paiement et aux intérêts moratoires en matière de marchés de l'Etat
en cas de retard dans le paiement des sommes dues au titre de ces
marchés (B.O.n° 5166).
- Article 6 bis de la loi n° 61-99 relative à la responsabilité des ordonnateurs
des contrôleurs et des comptables publics (BO n° 5174, Loi de Finances
2004).
- Arrêté du Ministre des Finances et de la Privatisation n° 617-04 du 9 safar
1425( 31 mars 2004) pris en application des dispositions de l’article 8 du
Décret n°2-03-703 du 18 ramadan 1424 (13 novembre 2003) relatif aux délais
de paiement et aux intérêts moratoires en matière de marchés de l'Etat en cas
de retard dans le paiement des sommes dues au titre de ces marchés.

5- CONVENTIONS

- Circulaire du Premier ministre n°18/CAB du 30 juin 1970 relative à


l'instruction des demandes d'agrément des services de médecine du travail.

- Note DEPP n°2-3629 du 18 juillet 2001, adressée au Trésorier Payeur de


l’ODEP relative à la soumission des conventions cadres au visas du
Contrôleur Financier.

6- CREANCES PUBLIQUES

- Dahir n° 1-00-175 du 28 moharrem 1421 (3 mai 2000) portant promulgation


de la loi n° 15-97 formant code de recouvrement des créances publiques
(B.O. n° 4800 du 1er juin 2000).

- Note DEPP n° 2-2745 du 16 avril 2004, adressée aux Trésoriers Payeurs


relative à l’obligation d’effectuer les diligences nécessaires pour l’exécution
des ordres de recettes émanant des directeurs des établissements publics
soumis à la loi n°15-97 formant code de recouvrement des créances
publiques.

- Dahir n° 1-04-10 du 1er rabii I 1425 (21 avril 2004) portant promulgation de la
loi n° 56-03 relative à la prescription des créances sur l’Etat et les collectivités
locales.

155
7- FISCALITE

TVA

- Dahir n° 1-85-347 du 7 rabie Il 1406 (20 décembre 1985) portant


promulgation de la loi n° 30-85 relative à la taxe sur la valeur ajoutée
(B.O. n° 3818 du 1er janvier 1986).

- Décret n° 2-86-99 du 3 rajab 1406 (14 mars 1986) pris pour l'application de
la loi n° 30-85 relative à la taxe sur la valeur ajoutée promulguée par le dahir
n° 1-85-347 du 7 rabie II 1406 (20 décembre 1985) (B.O. n° 3829 du
19 mars 1986).

- Décret n° 2-00-278 du 17 rabii I 1421 (20 juin 2000) complétant le décret


n° 2-86-99 du 3 rajab 1406 (14 mars 1986) pris pour l'application de la loi
n° 30-85 relative à la taxe sur la valeur ajoutée (B.O. n° 4808b du 29 juin
2000).

- Décret n° 2-00-361 du 25 rabii I 1421 (28 juin 2000) complétant le décret


n° 2-86-99 du 3 rajab 1406 (14 mars 1986) pris pour l'application de la loi
n° 30-85 relative à la taxe sur la valeur ajoutée (B.O n° 4808b du 29 juin
2000).

- Décret n° 2-00-1044 du 20 rabii I 1422 (13 juin 2001) complétant le décret


n° 2-86-99 du 3 rajab 1406 (14 mars 1986) pris pour l'application de la loi
n° 30-85 relative à la taxe sur la valeur ajoutée (B.O. n° 4910 du 21 juin
2001).

- Décret n° 2-01-1894 du 13 chaâbane 1422 (30 octobre 2001) complétant le


décret n° 2-86-99 du 3 rajab 1406 (14 mars 1986) pris pour l'application de la
loi n° 30-85 relative à la taxe sur la valeur ajoutée (B.O. n° 4952 du
15 novembre 2001).

IGR

- Dahir n° 1-89-116 du 21 rabie II 1410 (21 novembre 1989) portant


promulgation de la loi n° 17-89 relative à l'impôt général sur le revenu (B.O. n°
4023 du 6 décembre 1989).

- Décret n° 2-00-1045 du 20 rabii I 1422 (13 juin 2001) pris pour l'application
de l’article 86 de la loi n° 17-89 relative à l'impôt général sur le revenu (B.O. n°
4910 du 21 juin 2001).

- Arrêté du Ministre de l'Economie, des Finances, de la Privatisation et du


Tourisme n° 994-01 du 21 rabii I 1422 (14 juin 2001) fixant, pour l'année 2001,
156
les coefficients de réévaluation en matière d'impôt général sur le revenu (B.O.
n° 4910 du 21 juin 2001).

IS

- Dahir n° 1-86-239 du 28 rabie II 1407 (31 décembre 1986) portant


promulgation de la loi n° 24-86 instituant un impôt sur les sociétés (B.O. n°
3873 du 21 janvier 1987).

Divers

- Lettre du Ministre des Finances relative à l'application des dispositions


fiscales prévues par la Loi de Finances de l'année 1982 (brut pour net).

8- BUDGETS

- Arrêté du ministre de l'Economie, des Finances, de la Privatisation et du


Tourisme n° 1673-01 du 10 rajab 1422 (28 septembre 2001) fixant la
nomenclature des pièces justificatives des recettes et des dépenses de l'Etat
(B.O. n° 4948 du 1er novembre 2001).

- Circulaires du Premier Ministre n° 83/CAB du 7 avril 1993 concernant


l’amélioration de la gestion des crédits, des engagements de dépenses
publiques et des régies de dépenses.

- Circulaire du Premier Ministre n° 5/96 du 2 août 1996 relative à l’approbation


des comptes des EEP au titre de l'exercice 1995.

- Circulaire du Premier Ministre n° 99/CAB du 28 octobre 1993 relative à


l’apurement des arriérés du secteur public.

- Circulaire du Premier Ministre n°8/2002 du 2 juin 2002 portant lettre


d’orientation pour la préparation du projet de loi de finances 2003.

- Circulaire du Premier Ministre n°2-7644 du 8 novembre 2004 relative aux


prévisions budgétaires au titre de l’exercice 2005 ;

- Note de service DEPP n° 2-5538 du 9 novembre 2001 relative aux prévisions


budgétaires des EEP au titre de l’exercice 2002.

- Note de service DEPP n° 2-6454 du 4 novembre 2002 relative aux prévisions


budgétaires des Etablissements et Entreprises Publics au titre de l’exercice
2003.

157
- Lettre du Ministre des Finances n° 2-6844 du 8 décembre 2003 relative aux
prévisions budgétaires des Etablissements et Entreprises Publics au titre de
l’exercice 2004.

9- REGIES DE DEPENSES ET REGIES DE RECETTES


- Circulaire du Ministère des Finances n° 13/75 CP du 9 janvier 1959 relative à
la régularisation des avances consenties par les régisseurs-comptables au
titre des indemnités et frais de déplacement.

- Instruction du Ministre ders Finances relative au fonctionnement des régies


de dépenses et des régies de recettes de l’Etat du 26 mars 1969, telle qu’elle
a été modifiée le 1er mars 1993.

- Instruction du Ministère des Finances IGF n° 1535 du 15 avril 1971 relative


au paiement des dépenses publiques par payeur délégué.

- Note DEPP n° 2-3710 du 8 octobre 1998 relative au suivi et à la vérification


des comptabilités des régisseurs de dépenses et de recettes par les Agents
Comptables.

Note DEPP n° 2-5655 du 26 septembre 2000 relative au visa des actes portant
création des régies de dépenses et de recettes.

10- TRESORERIE

- Dahir n° 1-63-012 du 12 ramadan 1382 (6 février 1963) concernant les


conditions de dépôt des fonds disponibles des établissements publics et des
sociétés concessionnaires (B.O. n° 2625 du 15 février 1963).

- Arrêté du ministre des finances n° 641-66 du 16/02/1967 (16 février 1967)


relatif aux conditions de dépôt des fonds disponibles des établissements
publics et des sociétés concessionnaires (B.O. n° 2836 du 8 mars 1967).

- Note circulaire du Ministre des Finances n° 301862 du 7 juillet 1972 relative


au dépôt des fonds disponibles des établissements publics et des sociétés
concessionnaires.

- Lettre DEPP n° 2-0767 du 28 Février 1990 au sujet du dépôt de fonds


disponibles des organismes publics (destinée aux Agents Comptables).

- Note de service de la direction de Trésor n° 46/DPEGT du 28 juin 2002 au


sujet de la modification de souscription aux bons de Trésor à 6 mois.

11- RATIONALISATION

Utilisation du GSM
158
- Circulaire du Premier Ministre n° 38/95 du 15 novembre 1995 relative aux
prévisions budgétaires et rationalisation des dépenses des EEP.

- Lettre du Premier Ministre n° 0260 du 31 janvier2000 adressée au Ministre


de l’Economie et des Finances relative à la rationalisation d’utilisation de
GSM.

Gestion du parc auto

- Circulaire du Premier Ministre n° 31/98 du 28 juillet 1998 relative à la


rationalisation de la gestion du parc automobile des EEP.

- Note DEPP n° 2-3244 du 7 septembre 1998 relative à la rationalisation de la


gestion du parc automobile des EEP.

- Décision conjointe n° 1/98 du 4 mars 1998 du Ministre des Pêches


Maritimes, des Affaires Administratives et des Relations avec le Parlement et
du Ministre des Finances, du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat relative
aux modalités d'attribution de l'indemnité forfaitaire en faveur de certains
fonctionnaires et agents de l'Etat pour l'utilisation dans l'intérêt du service, de
leur voiture automobile personnel.

Parrainage

- Circulaire du Premier Ministre n° 28-95 CAB du 13 octobre 1995 relative au


parrainage des associations sportives par les entreprises publiques.

- Note DEPP n° 2-4403 du 21 juillet 1995 relative au parrainage des


associations sportives par les établissements et entreprises publics.

Rationalisation des dépenses

- Lettre du Ministre des Finances n° 2-0899 du 12 février 1996 relative à la


rationalisation des dépenses des entreprises publiques.

- Circulaire du Premier Ministre n° 31/97CAB du 11 septembre 1997 relative


au respect de la politique de rationalisation des dépenses publiques.

- Circulaire du Premier Ministre n° 61/CAB du 1er septembre 1992 relative à


l’assainissement des entreprises publiques : programme d’action du CIEP.

- Circulaire du Premier Ministre n° 38/95 CAB du 15 novembre 1995 relative


aux prévisions budgétaires et rationalisation des dépenses des EEP.

159
- Note de service DEPP n° 2-5509 du 16 octobre 1996 relative à l'évaluation
par les agents du contrôle de la circulaire de M. le Premier Ministre n°38/95
du 15 novembre 1995 en matière de prévisions budgétaires et de
rationalisation des dépenses des EEP.

Déclaration des biens

- Circulaire du Premier Ministre n° 72/CAB du 6 janvier 1993 relative à


l’application de la loi n° 25-92 concernant la déclaration des biens immobiliers
et valeurs mobilières.

12- COMPTABILITE DES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS

- Dahir n° 1-92-138 du 30 joumada II 1413 (25 décembre 1992) portant


promulgation de la loi n° 9-88 relative aux obligations comptables des
commerçants (B.O. n° 4183 bis du 30 décembre 1992).

- Dahir n° 1-00-259 du 2 Joumada II 1421 (1er septembre 2000) portant


promulgation de loi n° 19-00 relative à la date d’ouverture et la date de clôture
des exercices comptables de certains établissements publics.

- Loi n° 57-90 du 9/11/1992 relative aux centres de gestion de comptabilité


agréés (B.O. n° 4183 du 30 décembre 1992).

- Décret n° 2-89-61 du 10 rabie II 1410 (10 novembre 1989) fixant les règles
applicables à la comptabilité des établissements publics (Code général de la
normalisation comptable) (B.O. n° 4023 du 6 décembre 1989).

- Note DEPP n° 2-4928 du 21 octobre 1999 relative aux sociétés exploitant


des Centres de Gestion de Comptabilité Agréés.

- Note DEPP n° 2-5618 du 25 septembre 2000 relative à la création de


sociétés exploitant des Centres de Gestion de Comptabilité Agréés.

13- RESPONSABILITE DES TRESORIERS PAYEURS

- Dahir n° 1-02-25 du 19 moharrem 1423 (3 avril 2002) portant promulgation


de la loi n° 61-99 relative à la responsabilité des ordonnateurs, des contrôleurs
et des comptables publics (B.O. du 2 mai 2002).

- Article 6 bis de la loi n° 61-99 relative à la responsabilité des ordonnateurs


des contrôleurs et des comptables publics (BO n° 5174).

160
- Dahir n° 1-02-124 du 1er rabii II 1423 (13 juin 2002) portant promulgation de
la loi n° 62-99 formant code des juridictions financières (B.O. n° 5030 du 15
août 2002).

- Dahir du 1er kaada 1361 (9 novembre 1942) sur la prestation de serment des
comptables publics (B.O. 1571 du 4 décembre 1942).

- Décret n° 2-03-602 du 24 juin 2004 pris pour l’application des dispositions de


l’article 9 de la loi n° 61-99 relative à la responsabilité des ordonnateurs, des
contrôleurs et des comptables publics.

- Note de service DEPP n°2-2292 du 7 mai 1999 au sujet de la responsabilité


personnelle, pécuniaire, civile et pénale des agents chargés du control
financier des EEP.

- Note DEPP n° 2-2848 du 16 mai 2002 relative à l'octroi des primes aux
agents comptables.

- Note de service DEPP n° 2-5402 du 9 octobre 1996 relative aux délais au


terme desquels les ordres de paiements doivent être visés.

- Note DEPP n° 2-4789 du 3 novembre 1997 relative à la détention des


chéquiers par les Directeurs des EEP.

- Note DEPP n° 2-2575 du 24 juillet 1998 relative à la détention des chéquiers


par les Directeurs des EEP.

- Note de service DEPP n° 2-3954 du 3 août 2001 relative à la détention des


pièces justificatives originales des opérations de dépenses et de recettes des
EEP.

- Lettre DEPP n° 2-1543 du 17 octobre 1984 demandant aux Agents


Comptables d'adresser sous couvert de la DEPP toutes les correspondances
destinées aux divers services du Ministère des Finances ainsi qu'aux autres
administrations.

- Note de service DEPP n° 2-4224 du 16 juillet 2002 invitant les Agents


Comptables à appliquer la procédure n° 10/02 relative à la passation de
consignes entre Agents Comptables entrants et Agents Comptables sortants.
14- DIVERS
- Loi n° 39-89 du 11 avril 1990 autorisant le transfert des entreprises
publiques au secteur privé, telle que complétée et modifiée pas la loi n° 34-98
du 13 mai 1999.

161
Dahir n° 1-96-124 du 14 rabii II 1417 (30 août 1996) portant promulgation de la loi
n° 17-95 relative aux sociétés anonymes (B.O. n° 4422 du 17 octobre 1996).
- Dahir n° 1-97-49 du 5 chaoual 1417 (13 février 1997) portant promulgation
de la loi n° 5-96 sur la société en nom collectif, la société en commandite
simple, la société en commandite par actions, la société à responsabilité
limitée et la société en participation (B.O. n° 4478 du 1er mai 1997).
- Dahir n° 1-99-12 du 18 chaoual 1419 (5 février 1999) portant promulgation
de la loi n° 13-97 relative aux groupements d'intérêt économique
(B.O. n° 4678 du 1er avril 1999).
- Note de service 2-2008 du 4 avril 2002 relative à l’interprétation de l’article 26
du décret n° 2-98-482 du 11 ramadan 1419 (30 décembre 1998) fixant les
conditions et les formes de passation des marchés de l'Etat, en relation avec
le concurrent agissant en tant qu’associé unique d’une société à responsabilité
limitée (SARL).
- Dahir n° 1-98-138 du 7 chaâbane 1419 (26 novembre 1998) portant
promulgation de la loi organique n° 7-98 relative à la loi de finances (B.O. n°
4644 du 3 décembre 1998).
- Dahir n° 1-96-83 du 15 rabii 1417 (1er août 1996) portant promulgation de la
loi n° 15-95 formant code de commerce (B.O. n° 4418 du 3 octobre 1996).
- Dahir n° 1-59-413 (28 joumada Il 1382) portant approbation du texte du Code
pénal (B.O. 5 juin 1963).
- Dahir n° 1-81-283 (11 rejeb 1402) portant promulgation de la loi n° 3-80
modifiant certaines dispositions du Code pénal approuvé par le dahir n° 1-59-
413 du 28 joumada II 1382 (26 novembre 1962) (B.O. 7 juillet 1982).
- Dahir n° 1-59-413 du 28 joumada II 1382 (26 novembre 1962) portant
approbation du texte du Code pénal ( BO 5 juin 1963).
- Dahir portant loi n° 1-74-447 du 11 ramadan 1394 (28 septembre 1974)
approuvant le texte du code de procédure civile.
- Dahir n° 1-00-327 du 27 chaabane 1421 (24 novembre 2000) portant
promulgation de la loi n° 15-00 modifiant et complétant le code de procédure
civile
- Dahir n° 1-00-345 du 29 ramadan 1421 (26 décembre 2000) portant
promulgation de la loi n° 85-00 modifiant les articles 59, 60, 61, 62, 63, 64, 65
et 66 du code de procédure civile.

- Dahir n° 1-02-238 du 25 rejeb 1423 (3 octobre 2002) portant promulgation de


la loi n° 17-99 portant code des assurances.

162
- Circulaire du Premier Ministre n°16/2004 du 13 octobre 2004 au sujet des
dispositions réglementaires relatives aux autorisations de construction.

- Note DEPP n° 2-4761 du 27 août 1996 relative aux visas assortis de


réserves.

NB : Les notes de services énoncées dans le présent guide peuvent être


prises comme cadre de référence chaque fois qu’elles ne sont pas
incompatibles avec la loi n° 69-00.

163

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