Audit Fiscal Hammadou
Audit Fiscal Hammadou
Ouzou
Faculté Des Sciences Économiques, Commerciales Et Des Sciences
De Gestion
Département Des Sciences Gestion
Filière des sciences Financières et Comptabilité
Intitulé du mémoire :
L’audit fiscal importance et enjeux pour une entreprise
industrielle. Cas entreprise EPE/ELECTRO-
INDUSTRIE/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU.
Réalisé par : Encadré par :
HEMAR YASMINA Mr OUSSAID
TARABET ROFAIDA
Co-Encadreur:
Mr HAMMADOU
5ème promotion
Enfin, nous remercions aussi tous ceux qui nous ont apporté aide et
assistance pour l’élaboration du présent mémoire.
DEDICACES
Mes très chers parents pour tous les sacrifices qu’ils mon consentis
afin que je puisse parvenir à la réussite ;
Mes sœurs et leurs enfants
Et surtout ma petite sœur NAOUEL ;
Mes frères ;
Toute ma grande famille ;
Toutes mes amies (Nour-El-Houda, Dihia,Sihem).
YASMINA
ROFAIDA
LISTE DES ABREVIATIONS
CA : Chiffre d’affaire
CDTA : Code Des Impôts Directs Et Taxes Assimilées
Introduction du mémoire
Suite au changement et au développement des relations internationales, la
réglementation fiscale algérienne a subi des réformes considérables présentant une source du
risque ;
Partant du fait que la fiscalité est une matière dense et complexe, nécessitant à la fois
une mise à jour permanente et une intégration profonde par rapport aux réalités de l’entreprise
et son environnement immédiat et futur, il est aisé de constater que les responsables des
entreprises sont rarement des fiscalistes et que pris dans le feu de l’activité, ils peuvent
commettre volontairement ou/et involontairement des infractions susceptibles d’engendrer des
coûts financiers plus ou moins importants et subir éventuellement des sanctions judiciaires,
autrement dit ses enjeux liés à la fiscalité découlent de la diversité des incidences liées aux
décisions des gestionnaires.
Pour éviter alors la complexité et la lourdeur de la fiscalité sur sa vie économique,
l’entreprise doit, non seulement avoir une bonne connaissance de l’environnement juridique et
fiscal dans lequel elle évolue, mais aussi et surtout une bonne connaissance sur sa propre
situation juridique et fiscale.
Enjeux de l’audit fiscal
L'importance de la gestion fiscale dans l'entreprise n'est plus à démontrer
aujourd'hui. Les enjeux liés à la fiscalité découlent de la diversité des impôts et
des incidences qu'ils peuvent avoir sur les décisions des gestionnaires. En effet,
la présence de la fiscalité est permanente dans la vie de l'entreprise, puisque chaque
opération peut avoir une incidence sur la charge fiscale. Elle est aussi un paramètre important
à considérer dans la décision d'investissement, du fait des avantages et facilités
souvent offertes en cas d'investissement. Dans cette optique les entreprises algériennes
sont amenées ainsi à mettre en place un système de gestion des risques fiscaux capable de
contrecarrer les risques et de détecter les opportunités fiscales Enjeux de l’audit fiscal
L'importance de la gestion fiscale dans l'entreprise n'est plus à démontrer
aujourd’hui. Les enjeux liés à la fiscalité découlent de la diversité des impôts et
des incidences qu'ils peuvent avoir sur les décisions des gestionnaires. En effet,
la présence de la fiscalité est permanente dans la vie de l'entreprise, puisque chaque
opération peut avoir une incidence sur la charge fiscale. Elle est aussi un paramètre important
à considérer dans la décision d'investissement, du fait des avantages et facilités
souvent offertes en cas d'investissement. Dans cette optique les entreprises algériennes
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Thématique : Audit fiscal importances et enjeux pour une entreprise industrielle (cas entreprise
EPE/ ELECTRO-INDUS TRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
sont amenées ainsi à mettre en place un système de gestion des risques fiscaux capable de
contrecarrer les risques et de détecter les opportunités fiscales
L'importance de la gestion fiscale dans l'entreprise n'est plus à démontrer
aujourd'hui. Les enjeux liés à la fiscalité découlent de la diversité des impôts et
des incidences qu'ils peuvent avoir sur les décisions des gestionnaires. En effet,
la présence de la fiscalité est permanente dans la vie de l'entreprise, puisque chaque
opération peut avoir une incidence sur la charge fiscale. Elle est aussi un paramètre important
à considérer dans la décision d'investissement, du fait des avantages et facilités
souvent offertes en cas d'investissement. Dans cette optique les entreprises algériennes
sont amenées ainsi à mettre en place un système de gestion des risques fiscaux capable de
contrecarré.
L'importance de la gestion fiscale dans l'entreprise n'est plus à démontrer
aujourd'hui. Les enjeux liés à la fiscalité découlent de la diversité des impôts et
des incidences qu'ils peuvent avoir sur les décisions des gestionnaires. En effet,
la présence de la fiscalité est permanente dans la vie de l'entreprise, puisque chaque
opération peut avoir une incidence sur la charge fiscale. Elle est aussi un paramètre important
à considérer dans la décision d'investissement, du fait des avantages et facilités
souvent offertes en cas d'investissement. Dans cette optique les entreprises algériennes
sont amenées ainsi à mettre en place un système de gestion des risques fiscaux capable de
contrecarré
C’est pour cela que la fiscalité est devenue l’une des préoccupations majeures de toute
entreprise puisque mieux gérerla fiscalité, c’est mieux gérer les finances de l’entreprise et
donc c’est minimiser les risques fiscaux ;
C’est dans cette optique que les entreprises algériennes sont amenées à mettre en place
un système de gestion des risques fiscaux qui peuvent être engendrés, êtrecapable de les
contrecarrer, et de détecter les opportunités fiscales.
De là apparait la nécessité du recourt àl’audit fiscal qui présente parfaitement un outil
de maitrise de la gestion de la situation fiscale de l’entreprise ;
L’audit fiscal vise alors l’examen de la situation fiscale de l’entreprise, oùilaura pour
mission de voir de quelle façon est appréhendée la fiscalité et comment sont pris
enconsidération les paramètres fiscaux ;
Pour une bonne gestion fiscale l’auditeur fiscal doit non seulement évaluer les forces
et lesfaiblesses de l’entreprise en matière de fiscalité dans la phase de planification de l’audit ,
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Thématique : Audit fiscal importances et enjeux pour une entreprise industrielle (cas entreprise
EPE/ ELECTRO-INDUS TRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
mais aussi doit proposer des mesures de prévention pour contribuerà l’amélioration de la
situation fiscale de l’entreprise sous forme de correction des erreurs détectées qui seront
établies dans le rapport d’audit et cela, par le biais des procédures de sécurités fiscales,
lesquelles doivent nécessairement être adaptées en fonction des caractéristiques propres et des
facteurs des risques fiscaux spécifiques à l’entreprise ; c’est de là qu’apparait la nécessité
d’une mise en œuvre d’un audit fiscal dans la gestion de l’entreprise.
Dans ce contexte, les buts de notre recherche sont multiples, on peut citer :
Démontrer la démarche et la technique de l’audit fiscal ;
Exposer les concepts d’audit d’une manière générale et d’audit fiscal d’une manière
particulière ;
Mettre en lumière les notions du risque fiscal qui touchent l’entreprise ;
Présenter la démarche d’une mission d’audit fiscal au sein de l’entreprise.
Pour cela nous avons essayé d’évoquer une problématique dans ce contenu :
« Quelle est l’importance d’une mission d’audit fiscal au sein d’une entreprise ?»
Dans le souci d’apporter une réponse à notre problématique, nous avons jugé utile de
répondre auxsous-questions suivantes :
1- Qu’est ce que l’audit fiscal ?
2- Comment prévenir les risques fiscaux ?
3- Quelle est la démarche suivie par l’auditeur fiscal pour établir une bonne gestion
fiscale ?
Pour répondre à la problématique principale, nous avons élaboré un cadre de recherche
qui s’appuie sur les hypothèses suivantes :
Hypothèse 1 : L’audit fiscal est un instrument de sécurité fiscale pour une entreprise.
Hypothèse 2 : L’audit fiscal est une fonction indispensable dans la gestion des risques
fiscaux.
Hypothèse 3 : L’audit fiscal suit une démarche reposante sur le respect de la régularité et de
l’efficacité fiscale.
Pour donner une réponse à notre problématique principale et aux sous- questions, nous
avons structuré notre travail de recherche en quatre (04) chapitres :
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Thématique : Audit fiscal importances et enjeux pour une entreprise industrielle (cas entreprise
EPE/ ELECTRO-INDUS TRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Le premier chapitre est intitulé: Aperçu général sur la fiscalité des entreprises
algérienne, et il s’articule autour de deux (02) sections :
Au niveau de la première section nous présenterons le système fiscal algérien ;
Au niveau de la seconde section, celle-ci sera consacréeà l’étude du système fiscal
applicable aux entreprises algériennes.
Le deuxième chapitre s’articulera autour du cadre théorique des risques fiscaux et de la
gestion fiscale ;
La première section abordera Les risques fiscaux ;
La deuxième section portera surl’appréciation de la gestion fiscale.
Le troisième chapitre traitera le déroulement de la mission d’audit fiscal ;
La première section portera sur laméthodologie d’une mission d’audit fiscal ;
La deuxième section sera consacrée à l’évaluation de l’audit fiscal.
Et enfin, le quatrième chapitre sera consacré à l’aspect pratique ;
En premier lieu, nous allons procéder à la présentation de l’organisme d’accueil
(EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/ SPA AZAZGA TIZI-OUZOU);
En second lieu, nous allons mettre en œuvre la fonction d’audit fiscal au sein de cette
entreprise.
Pour accomplir notre travail, nous avons consulté plusieurs ouvrages, articles,
documents officiels, ainsi que tous ceux qui auront une relation professionnelle directe ou
indirecte avec notre travail et ce en vuede maitriser notre recherche.
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Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
Introduction
La fiscalité est l’ensemble des prélèvements pécunaires obligatoires effectués par les
administrations publiques à titre définitif et sans contrepartie immédiate ou directe ; elle
constitue l’une des sources de contraintes externes auxquelles les entreprises sont le plus
intensément sensibles ; c’est pourquoi elle occupe une place centrale dans leur vie économique,
financière et managériale , et que toutes les décisions qu’elles prennent ne sont pas sans
incidences fiscales qui se traduisent inéluctablement par des impacts sur leurs performances ,
leurs positions concurrentielles, leurs stratégies, leurs gouvernances, leurs gestions et leur
survie.
Le système fiscal Algérien connu par son caractère déclaratif a subi des reformes et des
évolutions considérables, il est devenu plus simple et plus allégé et cela afin d’éviter la
complexité et la lourdeur de ces loi sur la vie économique de l’entreprise.
Le système fiscal algérien se caractérise par son caractère déclaratif, il met à la charge
du contribuable plusieurs obligations qu’il doit respecter ; En effet, la réglementation fiscale
prévoit que l’accomplissement du devoir fiscal suppose les déclarations fiscales nécessaires
dans les délais impartis et le respect des autres obligations prescrites par la législation fiscale ;
Ce caractère obligatoire est accompagné par un droit de contrôle dévolu à l’administration
fiscale.
I- Les Différentes Sources du système fiscal algérien :
14
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
1-1- La Constitution :
C'est le texte suprême duquel découlent les autres dispositions émanant de différentes
sources qui doivent s'y conformer en esprit et en lettre.
Elle peut instituer un impôt, définir son assiette, fixer son taux, ses procédures de
recouvrement, etc…..
1-3- Les Lois de Finances :
Outre les données budgétaires, la loi de finances stipule souvent des dispositions fiscales
relatives à l'institution d'un nouvel impôt, rénover des dispositions précédentes, etc.
L'importance de cette loi réside dans l'énonciation des dispositions en vigueur pour
l'année de sa gestion.
2. Les Sources Réglementaires :
La fiscalité algérienne est édictée aussi par plusieurs sources réglementaires à savoir :
2-1- Les Décrets Réglementaires :
Ils émanent du Président de la République ; Ils sont les seules sources de droit parmi
les autres décrets. Principalement en matière fiscale, une habilité est déléguée au Président de
la République par les lois fiscales et les lois de finances afin de fixer des règles relatives à
l'assiette, au taux…. donc d'exécuter les lois fiscales.
2-2- Les Arrêtés
Pris par le Ministre de Finances, ils interviennent pour préciser les dispositions des lois
ou/et des décrets insuffisamment clairs.
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Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
Malgré qu'elles puissent être incluses parmi les sources réglementaires étant donné que
les circulaires ont un caractère général et émanent d'une autorité compétente, elles sont
considérées en tant que règlements.
De par leur caractère primordial en matière fiscale, nous avons optés pour les étudier
seuls.
Dans la vie courante, la doctrine administrative est très dominante dans les usages
fiscaux en Algérie et constitue quasiment l'unique source d'interprétation agissante des textes.
I- Les obligations et les droits fiscaux:
Le système fiscal algérien impose aux contribuables des obligations à appliquer face a
l’administration fiscale, en revanche cette dernière de sa part à des droits envers ce dernier.
Le contribuable est soumis à des obligations de droits comptables et fiscales qu’on citera par
suite.
Pour assurer une imposition aussi exacte que possible, l’administration fiscale doit
effectuer un certains nombres d’opérations qui constituent un contrôle fiscal et qui a pour objet
de réparer le préjudice causé au trésor par les infractions de la loi fiscale ;
Pour cela l’administration dispose de certains moyens étendus dans certaines limites ;
On peut citer :
La prescription ;
16
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
Les entreprises doivent tenir une comptabilité régulière, complète, et détaillée, conforme
aux lois et règlements en vigueur, et notamment au système comptable fiscal (SCF) permettant
de justifier les résultats déclarés, procéder à l’enregistrement comptable chronologique des
opérations constatant des mouvements de patrimoine (achat, vente…) ;
Pour ce fait, l’entreprise doit tenir un livre qui regroupe l’ensemble des comptes de
l’entreprise ; Cette dernière doit conserver toutes les pièces justificatives qui sont relatives à
cette opération. A savoir qu’aussi le grand livre est soumis à un formalisme particulier.
La tenue de ces deux livres est obligatoire, afin d’harmoniser la comptabilité de toutes
les entreprises, celles-ci doivent respecter un plan comptable général.
Cette opération correspond à ce qu’on appelle l’inventaire, celui-ci doit être établi au
moins une fois tous les douze (12) mois, il porte à la fois sur l’existence et la valeur des éléments
du patrimoine de l’entreprise.
Les données d’inventaire sont regroupées sur le livre d’inventaire qui est soumis aux
mêmes obligations du livre journal, il doit être côté et paraphé par le greffe du tribunal
compétent.
L’inventaire ne doit toutefois pas être confondu avec le livre d’inventaire qui regroupe
en effet non seulement les données d’inventaire mais aussi la transcription (enregistrement) des
comptes annuels.
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Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
Les personnes morales visées à l’article 136 sont tenues de souscrire, au plus tard le 30
avril de chaque année auprès de l’inspecteur des impôts directs du lieu d’implantation du siège
social ou de l’établissement principal, une déclaration du montant du bénéfice imposable de
l’entreprise, se rapportant à l’exercice précédent.
Si l’entreprise a été déficitaire, la déclaration du montant du déficit est produite dans
les mêmes conditions.
Lorsque le délai de dépôt de la déclaration expire un jour de congé légal, l’échéance
est reportée au premier jour ouvrable qui suit.
En cas de force majeure, le délai de production de la déclaration visée au paragraphe 1
peut être prorogé par décision du directeur général des impôts. Cette prorogation peut,
toutefois, excéder trois (03) mois.
Les entreprises dotées d’une assemblée devant statuer sur les comptes, peuvent, au plus
tard dans les vingt et un (21) jours qui suivent l’expiration du délai légal prévu par le
code du commerce pour la tenue de cette assemblée, souscrire une déclaration
rectificative. Sous peine d’irrecevabilité de la déclaration, doivent être joints, dans le
même délai, les documents, en leur forme réglementaire, qui fondent la rectification,
notamment le procès-verbal de l’assemblée et le rapport du commissaire aux comptes.
1-2-1- La déclaration d’exercice (d’existence) ou la déclaration fiscale:
L’entreprise à sa réaction doit s’inscrire dans les trente (30) jours du début de son
activité une déclaration d’existence conforme au modèle fourni par l’administration fiscale,
cette déclaration doit comporter notamment les noms prénoms, raison sociale et adresse. (2)
Déclaration mensuelle :
1
Les articles 151,152 et 153 du code des impôts et taxe assimilée, la loi de finance 2017.
2
Article 183 du code des impôts directe et taxes assimilées, loi de finance 2017 ;
18
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
Déclaration annuelle :
L’entreprise doit souscrire auprès de l’inspection des impôts avant le premier avril de
chaque année, le bilan fiscal lequel demeure obligatoire dans le cas d’une option au régime
fiscal.
- Au titre d’IBS : Si l’entreprise est tenue de produire dans les délais de dix
(10) jours une déclaration de cession ou de cessation à l’inspection des impôts, du lieu
d’implantation du siège social.
19
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
Il peut en procéder une charge financière très pénible pour l’entreprise, d’autant plus
pénible que l’administration va accompagner le plus souvent ces redressements de sanction.
3
Article 192 : modifié par les articles 9 de la loi de finances 2000, 38 de la loi de finances 2001, 22 de la loi de
finances 2003, 11 de la loi de finances 2006, 15 de la loi de finances 2007, 9 de la loi de finances 2009, 6 de la
loi de finances complémentaire 2010, 2 de la loi de finances 2013 et 10 et 16 de la loi de finances 2017.
4
Article 193: modifié par les articles 17 de la loi de finances 1996, 10 de la loi de finances 2000, 38 de la loi de
finances 2001, 6 de la loi de finances 2002, 12 de la loi de finances 2006 et 8 de la loi de finances 2012.
20
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
- 15%, lorsque le montant des droits éludés est supérieur à cinquante mille
dinars algériens (50.000DA) et inférieur ou égal à deux cent mille dinars algériens
(200.000 DA) ;
- 25%, lorsque le montant des droits éludés est supérieur à deux cent mille
dinars algériens (200.000 DA)
c- Les sanctions fiscales pour des manœuvres frauduleuses :
Le contribuable est passible d’une amende de 1000 DA autant de fois qu’il y’a de
documents non produits ou parvenus à l’administration tardivement. (5)
II- Les contraintes de la législation fiscale algérienne :
La fiscalité algérienne ce trouve face a de sérieuse contraintes qui se caractérise d’une part par
des obstacles et des défauts dans son contenus d’autre part.
1- Les obstacles du système fiscal algérien :
Le système fiscal national tel qu’il fonctionne actuellement fait apparaitre de sérieuses
entraves à son efficacité qui se manifestent à travers :
- L’instabilité de la loi fiscale ;
- L’exploitation exagérée de « l’occasion fiscal » facile (salaire, commerce
extérieure, consommation) qui confère au produit fiscal une structure déséquilibrée qui,
tout en ne reflétant pas fidèlement la répartition des revenus, rassure du même coup une
répartition inéquitable de la charge fiscale entre les contribuables et entre les différents
secteurs d’activités ;
21
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
La législation fiscale, composée de cinq codes fiscaux, comprenant plus de 1826 articles
est devenue, par l'effet des multiples mesures circonstancielles, très complexe, lourde et
indigeste. Sans publicité et vulgarisation adéquate, elle est restée largement méconnue des
citoyens mais aussi d'une grande partie de l'administration fiscale chargée de l'appliquer.
En effet, à chaque loi de finances, des aménagements sont été apportés à la législation
fiscale, qui l’a compliquée et l'ont rendue difficile à gérer aussi bien pour le contribuable que
pour l'administration ; D'ailleurs, le faible rendement du système fiscal est imputable aussi bien
à sa conception inadéquate, qu'à sa gestion inefficace, ouvrant la porte à des interprétations
diverses, sources de contestations ;
Des pans entiers de la fiscalité ont fait l'objet de révisions, prises conjoncturellement
pour des périodes bien déterminée, ce qui s'est traduit par un nombre impressionnant de mesures
fiscales non codifiées, avec pour conséquence une diversité des sources du droit fiscal, les codes
fiscaux, et les dispositions fiscales diverses ;
Plus grave, certaines dispositions ont été prises par d'autres textes législatifs que les lois
de finances, éparpillant ainsi les dispositions fiscales qui se retrouvent noyées dans l'armada de
22
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
textes juridiques de, souvent introuvables faute de recueils adéquats ou contradictoires les unes
par rapport aux autres ;
De plus, il y’a des modifications importante au niveau des textes de loi régissant les
différents impôts et taxes que le contribuable doit suivre rigoureusement afin d’éviter des
sanctions souvent lourdes et coûteuses. En outre, pour que l’entreprise parvienne à minimiser
son risque fiscal, elle doit régulièrement mettre à jour ses informations en matière de lois et
règles fiscales.
I- Le champ d’application
Le législateur fiscal algérien définit le champ d’application d’un impôt ou d’un régime par la
présentation des opérations des activités imposables et des activités exonérées, ainsi que la
qualité des personnes redevables.
1- Les activités imposables :
- Ceux qui se livrent à des opérations d‘intermédiaires pour l‘achat ou la vente des
immeubles ou des fonds de commerce ou qui, habituellement, achètent en leur nom les
mêmes biens en vue de les revendre ;
23
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
- Ceux qui étant bénéficiaires d‘une promesse unilatérale de vente portant sur un
immeuble cèdent à leur diligence, lors de la vente de cet immeuble par fractions ou par lots,
le bénéfice de cette promesse de vente aux acquéreurs de chaque fraction ou lot ;
- Ceux qui tirent des profits des activités avicoles et cuniculicoles lorsqu‘elles ont
un caractère industriel ; l‘activité ayant un caractère industriel sera définie, en tant que de
besoin par voie réglementaire ;
- Ceux qui réalisent des produits provenant de l‘exploitation de salins, lacs salés
ou marais salants ;
- Ceux qui réalisent des gains nets en capitaux réalisés à l‘occasion de la cession
à titre onéreux de valeurs mobilières et de droits sociaux ;
- Il y a aussi les actes civils qui étaient assimilés faits des sociétés civiles tout
revenu tiré d’un bénéfice.
Il est important à ce que le contribuable suive rigoureusement l’évolution des textes des
lois régissant les différents impôts et taxes afin d’éviter à ce qu’il soit exposé à des risques
fiscaux dont leur survenance risque de menacer sa survie. Pour le système fiscal algérien, il est
composé des impôts suivants : IBS, IRG, TVA, TAP etc.
Les impôts sur les chiffres d’affaires sont des prélèvements qui touchent direct le chiffre
d’affaire détenues par l’entreprise.
1. 1 La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) :
La taxe sur la valeur ajoutée a été instaurée par les dispositions de la loi de finances
1992, les entreprises y sont considérées comme assujetties aux obligations de la collecter et de
24
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
la reverser au trésor, elles sont définies en tant que telles par les dispositions l’article quatre (4)
du code de la taxe sur le chiffre d’affaires relative aux définitions des assujettis.
Les opérations imposables par nature à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont celles
des activités industrielles, commerciales et prestations de service et par dispositions expresses
de la loi sont ces des professions libérales et celles effectuées par les institutions financières.
Selon l’article 3 du CTCA : Peuvent sur leur déclaration, opter pour la qualité de
redevable de la taxe sur la valeur ajoutée, les personnes physiques ou morales dont l‘activité se
situe hors du champ d‘application de la taxe, dans la mesure où elles livrent. (8)
A l’exportation ;
Aux sociétés pétrolières (SONATRACH…) ;
A d‘autres redevables de la taxe ;
A des entreprises bénéficiant du régime des achats en franchise.
6
Hammadou. I ; Tessa. A, fiscalité de l’entreprise, Alger : édition pages bleues, 2010, p 25
7
Article 2 du CTCA, loi de finance 2017, p 5-6.
8
Article 3 du CTCA, loi de finance 2017, P.6-7
25
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
L‘option peut être demandée à toute période de l‘année. Elle doit être portée à la
connaissance de l‘inspection des taxes sur le chiffre d‘affaires du lieu d‘imposition et prend
effet au premier jour du mois suivant celui au cours duquel elle est souscrite.
1-1-2- Caractéristiques :
Cette taxe se caractérise par: (9)
- La TVA est un impôt indirect (impôt sur la dépense) :
Elle est payée au Trésor, par l’entreprise, qui est le redevable légal, qui assure la production
et la distribution des biens et services et supporté par le consommateur final ;
- La TVA est calculée sur le chiffre d’affaire HT ;
- La TVA est un impôt proportionnel (9% et 19%) ;
- La TVA est un impôt ad valorem elle se calcule sur la valeur ;
- La TVA est un impôt mensuel ou trimestriel ;
- La TVA est payée au niveau du siège social ou le lieu d’activité ;
- Le produit de la TVA revient en grande partie au budget de l’Etat (80%) le reste
alimente le budget des collectivités locales (20%) ;
- Le principe de la TVA réside dans la taxation uniquement du montant de marge
ou valeur ajoutée ; cette taxe intervient à chaque stade des opérations industrielles ou
commerciales.
Il est important de distinguer entre une TVA récupérable (déductible) et une TVA non
récupérable (non déductible). La première sera imputée à l’ensemble des TVA que le
contribuable a collectées tandis que la deuxième ne le sera pas ;
9
Hammadou.I ; Tessa.A, Op-cit, p25.
26
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
partir de là, si le montant de la TVA collectée est supérieur à celui de la TVA déductible,
l’entreprise est en situation de TVA nette due et doit reverser celle-ci au Trésor. Dans le cas
inverse, il ya crédit de TVA et l’entreprise peut soit le reporter sur sa prochaine déclaration soit
en demander, sous conditions, le remboursement.
C’est une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) grevant toutes les activités à caractère
industriel, commercial, et artisanal, prestation de services, travaux publics sont leurs opérations,
et se traduisent par des chiffres d’affaires ; C’est aussi un impôt grevant les actes civils effectué
par des sociétés civiles donnant lieu à des recettes.
Cette taxe est calculée à la base des valeurs de ces chiffres d’affaires ou de ces recettes.
Pour que la TVA soit déductible, il faut qu’elle remplisse certaines conditions : La TVA
acquittée en espèce ne peut être déductible si elle excède 100 000DA. , les opérations taxées
doivent constituer l’activité principale du contribuable.
Les exonérations constituent des dispositions spéciales visant à affranchir de la taxe sur
la valeur ajoutée (TVA) certaines opérations qui, en l’absence de telles dispositions, seraient
normalement taxables. Elles répondent généralement à des considérations économiques,
sociales ou culturelles.
Les produits de large consommation (pain, lait, orge, farines, etc...), médicaments,
restaurants à bon marché n’ayant pas de but lucratif et véhicules pour invalides.
27
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
concernent les produits passibles de la taxe sanitaire sur les viandes, les ouvrages
d’or, d’argent et de platine soumis au droit de garantie. Sont exclues du champ
d’application de la TVA, les affaires faites par les personnes dont le chiffre
d’affaires global est inférieur ou égal à 30.000.000 DA.
Très proche de la taxe professionnelle, la TAP est destinée aux financements des
collectivités locales. Sont soumis à la TAP, les contribuables soumis à l’IBS ou l’IRG, dans la
catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux.
1-2-1- Champ d’application de la taxe sur l’activité professionnelle :
- La TAP frappe le CA HT dans le contribuable est assujetti à la TVA. S’il
ne l’est pas, alors la base imposable de la TAP est le CA TTC.
- En ce qui concerne les entreprises de travaux publics et bâtiments, la TAP
est liquidée à partir du CA encaissé.
- La base d’imposition peut également être la différence entre le prix de
vente du bien TTC et le prix d’achat. Cela concerne les opérations bénéficiant du régime
de la marge.
1-2-2- Caractéristiques :
Fait générateur :
10
Article 222: modifié par l’article 8 de la loi de finances complémentaire 2008.
28
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
Pour les activités de bâtiment des travaux publiques et hydrauliques, le taux de la taxe
est fixé à deux pour cent (2%) avec une réfaction de 25% ;
Ce sont des prélèvements obligatoires sur les divers salaires et bénéfices dégager par
l’entreprise ;
2-1- Impôts sur le revenu global (IRG) :
L’impôt sur le revenu global, est un impôt direct qui s’applique aux revenus et profits des
personnes physiques.
11
Article 222: modifié par les articles 8 de la loi de finances complémentaire 2008 et 3 de la loi de finances complémentaire
2015.
29
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
L’IRG est un impôt global dans la mesure où il concerne la globalité des revenus réalisés
par des personnes physiques, comme il peut concerner catégorie par catégorie, dans ce cas là
on parlera de la retenue à la source. Il est annuel et déclaratif. Le contribuable doit déclarer et
souscrire ses déclarations. (12)
2-1-2 Caractéristiques :
Personne imposable à l’IRG :
Algérie leur domicile fiscal sont passibles de l’impôt sur le revenu à raison de
l’ensemble de leurs revenus.
Celles dont le domicile fiscal est situé hors d’Algérie sont passibles de cet impôt pour
leurs revenus de source Algérienne.
D’après l’article 104 du CID/TA l’impôt sur le revenu global est calculé selon le barème
progressif ci-après :
L’IBS est un impôt annuel, établi sur l’ensemble des bénéfices ou revenus réalisés par les
sociétés et autres personnes morales, au titre de l’exercice précédent ; la période dont les
12
Article 11 du CIDTA, loi de finance 2017.
13
Article 12 du CIDTA, loi de finance 2017.
30
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
résultats servent de base à l’impôt est constituée en principe, par l’exercice comptable de
l’entreprise.
2-2-2. Caractéristiques :
Taux d’imposition :
31
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
même et versé spontanément à la caisse du receveur des impôts sans émission préalable d’un
rôle par les services des impôts ;
Conclusion
Afin de réaliser ses objectifs le législateur algérien doit renforcer l’avantage fiscale en :
En outre, ce qui caractérise, l’enivrement fiscal algérien lié au cadre déclaratif ce sont
les confusions qui ont été commises dans la perception des concepts fiscaux par le législateur
fiscal algérien dans la constitution des règles déclaratives applicables aux entreprises,
32
Chapitre I : Aperçu général sur la fiscalité des entreprises algériennes.
C’est pour cela que l’entreprise est confrontée à une multitude d’impôts et de taxes dont
les textes sont à la fois multiples, complexes et instable. Il est important à ce que l’entreprise
connaisse leurs contenus afin de lui permettre de prendre les bonnes décisions relatives aux
options fiscales offertes, mais également de se prémunir contre le risque fiscal qui peut naitre
d’un éventuel contrôle fiscal.
33
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
Introduction
La fiscalité fait l'objet d'une réglementation complexe dont sa mise en œuvre est source
de contrôle mais également de sanction de la part de l'administration, pour cela les enjeux
financiers de la fiscalité dans l'entreprise sont apparus rapidement.
L’entreprise n'est plus considérée comme une «boîte noire». Elle agit dans un
environnement économique, financier et réglementaire de plus en plus complexe, dynamique,
évolutif, hostile (14) et porteur de risques.
Le risque d'entreprise est défini par le cabinet Ernst et Young comme «la menace qu'un
événement, une action, ou une inaction affecte la capacité de l'entreprise à atteindre ses objectifs
stratégiques et compromettre la création de valeur ».
C’est pourquoi l’entreprise doit consacrer une attention à la gestion des risques fiscaux ;
Autrement dit, elle doit suivre l’évolution de la législation fiscale, ou le recours à certaines
mesures dont notamment:
En effet son objectif dans une entreprise est d’évaluer le risque fiscal, pour cela elle
doit bien gérer son paramètre fiscal et mesurer le risque qui peut naitre d’un éventuel contrôle
fiscal, afin d’établir un diagnostic, et arriver à exprimer une opinion motivée sur la régularité
et la sincérité des comptes en matière fiscale.
De ce fait pour mieux comprendre les risques fiscaux, leurs gestions, nous allons tenter
de faire un décryptage sur leurs natures, ses domaines et ses sources qui seront présentés dans
14
Paris et Aubin, 2002 ; Zeghal et Agili, 2005 ; Le ray, 2006.
35
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
la première section de ce chapitre, puis nous allons consacrer la seconde pour la mesure de ces
risques qui justifient le recours à l’audit fiscal.
Ce risque fiscal trouve naturellement son origine dans la complexité des règles
applicables parfois même instables mais bien évidement aussi dans la façon qu’a l’entreprise
les appréhendés dans le cadre de sa politique fiscale.
Si la régularité fiscale qui va de pair avec une gestion du risque fiscal, se présente à
l’évidence comme un pré requis par rapport à l’élaboration d’une politique fiscale de
l’entreprise.
En effet, le fait pour une entreprise de ne pas se conformer à la règle fiscale l’expose à
des sanctions en cas de contrôle.
36
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
Si l’impôt n’est pas toujours une contrainte bien acceptée, le contrôle l’est assurément
encore moins (15), mais quoi qu’il en soit, le contrôle reste un mal nécessaire (16)
En effet les impôts représentent un volume des ressources propre, ce qui souligne la
nécessité de l’état de mettre en œuvre des moyens permettant de contrôler le versement de ces
prélèvements.
a- La vérification préliminaire :
La vérification préliminaire est formelle, elle s'effectue dans les bureaux de
l'administration fiscale et sur la base de pièces détenues par l'administration, elle recouvre
l'ensemble des interventions des services de l'administration fiscale ayant trait à la rectification
des erreurs ou omissions évidentes, elle est constituée par l'ensemble des travaux que
l'administration effectue dans ses locaux et au cours desquels le service procède à l'examen
critique des déclarations à l'aide des renseignements et documents dont il dispose.
a-1 Le contrôle formel : vise à s’assurer que les déclarations ont bien été souscrites et
quelles ne contient pas d’erreurs évidents. Ce contrôle peut être quasiment informatisé. (17)
a-2 Le contrôle sur pièces : qui consiste à procéder à une vérification analytique par
un examen, une analyse critique globale et le contrôle de cohérence des déclarations, sur la base
des éléments figurants dans le dossier et tous documents dont dispose l’administration. Ce
contrôle peut être réalisé en grande partie par un système informatique. (18)
b- La vérification approfondie :
La vérification approfondie porte aussi bien sur les obligations fiscales que le montant
des différents impôts mis par la loi a la charge du contribuable.
15
M.Chadefaux, l’audit fiscal, édition litec, 1987, P.39
16
M.Chadefaux, Idem,P.39
17
R.Yaich, théorie et principe fiscaux, les Editions, 2004, P.294.
18
R.Yaich, Idem.
37
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
19
M.Chadefaux, l’audit fiscal,édition litec, 1987, P.43
38
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
20
M.Chadefaux, Idem.
21
Lacroque et Alepin, 2008 ; rossignol, 2002.
39
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
impôts indirects constituent un domaine de risque qui ne doit pas être négligé lors de
l’évaluation des risques fiscaux de l’entreprise et lors de leur gestion ;
Une autre caractéristique très importante du risque fiscal réside dans ses aspects
volontaire et involontaire. En effet, le non-respect des dispositions fiscales peut être
involontaire comme il peut résulter de la volonté délibérée du contribuable.
Dans ce cadre, il conviendra de clarifier les notions d’erreur et de fraude fiscale. La
méconnaissance des avantages fiscaux peut aussi être involontaire ou volontaire.
Dans le deuxième cas, le contribuable n’a pas pu bénéficier d’une disposition fiscale
avantageuse étant donné qu’il n’en a pas eu connaissance. Ceci peut avoir comme cause
l’incompétence du personnel fiscal de l’entreprise ou le changement fréquent de la législation
fiscale.
Le risque fiscal involontaire peut ainsi prendre la forme d’une simple erreur ou d’une
méconnaissance des avantages fiscaux. La situation devient plus complexe lorsque le caractère
volontaire est introduit dans l’étude du risque fiscal.
40
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
La fraude fiscale:
La fraude fiscale est définie par Rossignol et Chadefaux (22) comme étant « l’action qui
consiste à se soustraire ou à tenter de se soustraire frauduleusement à l’établissement ou au
paiement total ou partiel de l’impôt. Cette fraude constitue un délit qui, pour être caractérisé en
tant que tel, repose sur une intention délibérée» ;
La fraude fiscale est aussi définie comme : « une infraction à la loi commise dans le but
d’échapper à l’imposition ou d’en réduire le montant » (23)
22
Rossignol et Chadefaux (2001, p. 16)
23
P.Beltrame, « l’impôt », éd.MA, 1987.
41
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
L’abus de droit :
L’abus de droit est une manipulation des mécanismes juridiques, il donne place à
plusieurs voies, qui sont utilisées par le contribuable pour minimiser sa charge d’impôt.
L’abus de droit désigne aussi « la volonté d’échapper à l’impôt par des procédures
juridiques artificielle, c’est un trucage réalisé par des juristes, une forme de manipulation par
ceux qui comprennent trop bien le droit fiscal, c’est-à-dire la fiscalité en tant que science
juridique ». (24)
D’après le Livre des Procédures Fiscales on distingue donc deux branches de l’abus de
droit :
On distingue ici trois formes de simulation : simulation par acte fictif ou par acte
déguisé ou encore par interposition de personne. (25)
« Pour payer moins d’impôts, le contribuable passe un acte fictif qui ne correspond à
aucune réalité : société fictive, bail fictif, contrat de travail fictif… ». (26)
24
Cozian, 1991, P18
25
Cozian, 1996.
26
Deboissy et Cozian, 2010, p.679
42
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
Dans cette forme de simulation il s'agit d'un déguisement portant sur la nature juridique
du contrat en cause, et on peut parler de déguisement lorsque le contrat « apparent » présenté
à l'administration ne correspond pas au contrat réel conclu entre les parties, correspondant à
leur réelle, et qui reste occulte, dans ce cas, le contrat n'est pas fictif mais il s'agit d'une
« tromperie sur l'étiquette juridique ».
Il s'agit ici en fait d'un abus de droit par « tromperie sur personne » d'une des parties
contractantes, puisqu'en fait dans ce cas une tierce personne (un prêt nom) se livre à un acte en
son nom mais pour le compte d'une autre personne.
Il y a abus de droit par fraude à la loi lorsque « les motivations sont exclusivement
fiscales ; Tel n’est pas le cas lorsque le contribuable peut invoquer d’autres motivations,
qu’elles soient familiales, économiques, organisationnelles… ». (28)
Pour ce type d’abus de droit, deux conditions doivent être remplies : l’application
littérale des textes à l’encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs et le but exclusivement
fiscal de l’acte.
De manière générale, un acte pourra être qualifié d’acte anormal de gestion lorsque
l’entreprise renonce à une recette qu’elle aurait normalement dû percevoir ou engager des
dépenses qu’elle n’aurait pas dû accomplir, le tout en favorisant un tiers et ce sans contrepartie,
27
Cozian, 1996, p.26.
28
Cozian, 2008, p.552
43
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
Il existe une variété d’actes anormaux de gestion : les dépenses injustifiées dans leur
principe, les dépenses exagérées dans leur montant et les manques à gagner.
Pour la deuxième catégorie, le montant d’une dépense peut être contesté par
l’administration fiscale telle que les rémunérations excessives des dirigeants de
l’entreprise.
Pour la dernière catégorie, l’entreprise renonce sans l’avoir justifié et sans contrepartie
à un profit qu’elle est en droit de réaliser.
Les actes anormaux de gestion peuvent, également, être classés selon les catégories des
bénéficiaires :
En deuxième lieu les dirigeants de l’entreprise qui peuvent aussi être les
bénéficiaires d’un acte anormal de gestion tels que les rémunérations exagérées ou
l’abus de biens sociaux.
En troisième lieu il peut y avoir aussi des actes anormaux de gestion dont les
bénéficiaires sont les sociétés d’un même groupe.
29
Idem.p.558.
30
Voir la section 1 du chapitre I de ce présent mémoire portant sur les sanctions fiscales pour les manœuvres frauduleuses.
44
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
a- Fraude fiscale :
Les procédures de redressement conséquentes à toute fraude fiscale sont sous forme de
sanctions fiscales, judicaires, et commerciales.
31
Article.48.Journal Officiel de la Republique Algerienne N° 79,22 Rabie Ethani 1440/30 décembre 2018.
32
Article 304 CIDTA loi de finance 2018.
33
Article 304 CIDTA modifié par l’article 16 de la loi de finance 2006
45
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
b- Abus de droits :
Selon le code des procédures fiscales :
L’abus de droit entraîne des conséquences fiscales au regard des régimes
d'imposition, des procédures de contrôle, et du droit de reprise notamment:
Ces actes, soit qu’ils ont un caractère fictif, dissimulant leur porté véritable ou
visant à créer une situation juridique purement artificielle et qui n’ont pour but que celui
de bénéficier d'avantages fiscaux, d’éluder ou de minorer l'impôt exigible que
l’intéressé, si ces actes n’avaient pas été passés ou réalisés, aurait normalement supporté
eu égard à sa situation ou à ses activités réelles.
Il en est de même lorsqu’il est dûment établi par l’administration fiscale, des
actes constitutifs d’abus de droit portant sur l’assiette, la liquidation et le paiement de
tout impôt, droit, taxe et redevance.
En cas de désaccord sur le fondement de la rectification, le litige est soumis, à la
demande du contribuable, à l’avis du comité d’examen des abus de droits et ce, trente
(30) jours à compter de la réception de la notification.
34
Article 19 quinquiés : créé par l’article 44 de la loi de finance 2018
35
Article 19 bis du CIDTA.
46
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
1- La réglementation fiscale :
La complexité et l’ambigüité des textes de loi constituent la principale cause des
irrégularités fiscales.
En outre, les changements des lois fiscales et des textes juridiques constituent une source
importante de risque fiscal. Les responsables fiscaux doivent être constamment à jour des
nouveautés fiscales. A défaut, ceci peut entraîner des redressements et sanctions fiscales
importantes pour l’entreprise.
2- L’organisation de l’entreprise :
Cette deuxième source de risque fiscal porte sur la structure même de l’entreprise ; Il
est important de mettre en valeur la taille de l’entreprise, ses orientations (nationales et
internationales), ses investissements et ses activités. En effet, tous ces paramètres influent
directement le niveau de risque fiscal.
De plus, il existe d’autres opérations spécifiques qui engendrent un risque fiscal telles
que les opérations de fusions, acquisitions, ou les opérations entre les actionnaires. Ce type
d’opérations engendre des risques fiscaux plus élevés que ceux liés aux opérations habituelles
de l’entreprise.
47
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
36
OCDE 2004. l’OCDE est l’organisation de coopération et de développement ; composée de 30 pays, cette organisation
soutient les pays membres dans la mise en place d’un développement économique, financier et social.
48
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
De ce fait, le risque résiduel devrait être mesuré pour évaluer l'efficacité du processus
de gestion des risques. Plus ce risque est jugé minime, plus le processus de management des
risques mis en place est jugé efficace.
37
La notion de risque résiduel désigne tout risque pouvant exister après avoir mis en place des traitements possibles à un
niveau élevé.
38
M.H.Pinard-Fabro, audit fiscal, édition Francis Lefebvre, 2008, p.38
49
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
Ces transactions sont risquées car les procédures mises en place par l'entreprise
concernent généralement les opérations courantes (achat, vente, dépôt de déclaration, etc.)
L'entreprise doit savoir que certaines opérations sont généralement suivies d'une
vérification fiscale approfondie et doit par conséquent apprécier l'opportunité de les envisagées.
Ainsi, cette probabilité est plus élevée lorsque l'entreprise se trouve dans certaines
situations génératrices en elles-mêmes d'un fort attrait du contrôle fiscal telles que:
39
Yaich R. (2004) « Théorie et principe fiscaux », les éditions Raouf Yaich, SFAX
40
R.Yaich, l’impôt sur les sociétés 2007 : maitrise des risques fiscaux, les éditions Raouf Yaich, 2007.p.17.
50
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
Les entreprises déposant des déclarations qui révèlent des incohérences lors des
contrôles sommaires ;
Le risque fiscal opérationnel concerne les risques sous-jacents à l'application des lois et
règlements fiscaux régissant les opérations quotidiennes de l'entreprise ; Ces opérations auront
différents niveaux de risque fiscal, dont la gravité varie selon que la fonction fiscale est proche
ou non du déroulement de ces opérations.
Les risques opérationnels impliquent tous les services et toutes les personnes concernées
par la fiscalité et non pas uniquement la fonction fiscale de l'entreprise (approvisionnement,
transit, comptabilité des stocks, personnel, trésorerie et finances, commercial, facturation,
livraison, transport, investissement, comptabilité, etc.).
Le risque associé au formulaire relatif à ces opérations courantes est l’un des exemples
de risque dont les conséquences sont très importantes.
C'est le risque associé au degré de respect des lois et règlements en vigueur. En effet,
chaque Entorse à la législation fiscale est source de risque fiscal.
41
R.Yaich, l’impot sur les sociétés 2007 : maitrise des risques fiscaux, les éditions Raouf Yaich, 2007.p19.
51
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
La comptabilité incarne aussi les options de la direction qui ont une conséquence fiscale
(théorie de l'affectation, choix des méthodes comptables, etc.).
Peu d'entreprises documentent et formalisent leur gestion du risque fiscal ; Dans ce cas,
le principal risque réside dans le fait que la gestion du risque fiscal se trouve dans l’esprit des
personnes qui en sont chargées.(43)
Dans le domaine fiscal, une bonne réputation est le fruit du respect par l'entreprise des
règlementations fiscales applicables. Elle constitue pour l'entreprise un signe sécurisant
garantissant des préjugés favorables de la part de l'administration fiscale.
42
Idem.
43
Opcit.
52
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
Chaque domaine de risque fiscal doit être continuellement présent à l'esprit et pris en
compte de façon isolée et agrégée avec les autres domaines de risque dans l'évaluation du profil
de risque fiscal de l'entreprise.
Le portefeuille de risques fiscaux est constitué par l'agrégation de l'ensemble des risques
fiscaux.
Après les traitements appropriés des risques, le risque résiduel résultant du portefeuille
des risques fiscaux de l'entreprise est acceptable s'il se situe, au pire des cas, en dessous de notre
seuil de tolérance global au risque en sachant qu'un risque peut être toléré :
S'il n'est pas de nature à mettre en péril les performances d'une entreprise ;
Lorsque le coût pour le traiter dépasse les bénéfices que l'on peut tirer de sa gestion
ou que son traitement est trop complexe et non aisé ou inopportun.
La gestion fiscale est un ensemble d’actions, et de décisions prises par l’entreprise pour
maitriser et réduire la charge fiscale avec la plus grande efficacité et sans l’exposer à des risques
fiscaux. Une telle gestion ne peut se concevoir abstraction faite des autres fonctions de
l’entreprise, elle doit être intégrée au niveau de la gestion de l’entreprise.
Ainsi, la gestion du risque fiscal, comme la gestion des risques en général, ne vise pas
seulement la réduction des risques ayant des effets négatifs sur la valeur de l’entreprise mais
peut aussi viser la prise d’autres risques ou opportunités dans le but de la créer.
L’objectif d’un audit fiscal dans une entreprise est d’établir un diagnostic,
l’aboutissement de l’audit fiscal est l’expression d’une opinion motivée sur la régularité et la
sincérité des comptes en matière fiscale.(44)
Ainsi, l’audit fiscal permet d’évaluer le risque fiscal de l’entreprise. Elle doit bien gérer
son paramètre fiscal et mesure le risque qui peut naitre d’un éventuel contrôle fiscal.
44
M .A.Coudert, D.Gibert, E.Kormprobst, fiscalité d’entreprise, éd.Dalloz, 1987, P. 34.
53
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
I- La gestion fiscale :
1- Définition de la gestion fiscale :
La gestion fiscale en tant que branche essentielle de la gestion d’entreprise consiste à
optimiser fiscalement les flux financiers de l’entreprise en optant, toutes choses égales par
ailleurs, pour la solution la plus avantageuse. En outre la gestion fiscale implique de répondre
aux différents applications fiscales propres a l’entreprise (déclarations, liquidations…) ;
Selon J.C PAROT, la gestion fiscale « consiste dans l’ensemble des actions et des
décisions prises par l’entreprise pour maîtriser et réduire sa charge fiscale avec la plus grande
efficacité et sans l’exposer à des risques supérieurs à l’économie qu’elle a pu réaliser ». (45)
L’optimisation fiscale peut être définie comme l’emploi de procédés légaux, dans le but
de minimiser la charge fiscale que le contribuable aurait normalement supportée.
45
M.Scholes et M.Wolfson, fiscalité et stratégie d’entreprise, éd PUF,1996,p9.
46
Idem.
54
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
L’optimisation fiscale consiste à minimiser principalement l’impôt sur les bénéfices afin
de maximiser le résultat net après impôt dans le contexte des contraintes économiques de
l’entreprise.
4- La planification fiscale :
La planification fiscale consiste à organiser les affaires d’un contribuable afin de
minimiser ses impôts tout en respectant le cadre législatif.
Elle a pour but d’arranger les affaires d’un contribuable de façon à ce qu’il paie le moins
d’impôt possible tout en observant les lois. Elle est donc différente de l’évasion fiscale qui
consiste, pour un contribuable, à éviter ou à réduire le montant de ses impôts et prélèvements
dont il doit normalement s'acquitter.(48)
L’évitement n’est pas illégal mais il est reçu par le gouvernement comme une opération
visant à contourner la loi de l’impôt sur le revenu. Une règle générale anti évitement est
contenue dans la loi et peut éventuellement être invoquée afin de refuser l’avantage fiscal
résultant d’opérations d’évitement.
L’arrangement des affaires d’un contribuable, dont s’occupe la planification fiscale, vise
avant tout à maintenir le plus constant possible le niveau de revenu imposable d’un contribuable
d’une année d’imposition à l’autre. Pour le particulier, il s’agit, entre autres, d’éviter autant que
possible des variations substantielles de revenu imposable. Il s’agit en d’autres mots de faire
échec à la progressivité des taux d’imposition.
47
R.Yaich, l’impot sur les sociétés 2007 : maitrise des risques fiscaux, les Editions Raouf Yaich, 2007.
48
Cette partie est inspirée du livre fiscal rédigé par René Huot, éd RH Ltée C.P 14 Ste-Julie (Québec) J3E 1X5.)
55
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
Une bonne planification fiscale implique qu’une personne compétente produise des
déclarations de revenu. C’est souvent la première et la plus simple des étapes dans le processus.
Faire soi-même ses déclarations de revenu ou les confier à un une personne ayant peu de
formation ou d’expérience est une décision souvent peu économique.
La situation fiscale évolue peu à peu dans un sens tout à fait favorable, cette évolution
est liée soit à l’appartenance de certaines entreprise à des groupes internationaux, ou des filiales,
des sociétés multinationales, qui pratiquent la gestion fiscale, soit encore à la pression exercée
par les conseils d’entreprises en vue de sensibiliser leurs responsables aux questions fiscales, et
aux avantages qu’une judicieuse utilisation de la loi fiscale peut leur procurer.
Parfois la prise en compte du fait fiscal est plus occasionnelle, ainsi certaines entreprises
peuvent de façon très ponctuelle mettre l’accent sur tel ou tel impôt, en particulier lorsque celui-
ci leur apparait trop important, la sensibilité d’adopter des mesures plus au moins opportunes
56
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
au plan fiscal justifie ainsi pour l’entreprise doit soumettre à un spécialiste de la discipline ses
orientations fiscales et ses choix fiscaux, afin de voir si elle fait preuve d’efficacité ou non.
D’aucuns s’y intéressent avec l’énergie défensive d’un corps attaqué par un virus
toujours en éveil, prêts aux efforts nécessaires pour sauvegarder la santé de l’entreprise face a
ce coût récurrent qui est censé grever les bénéfices.
D’autres se bornent à concéder qu’ils n’y entendent pas grand-chose et a faire confiance
à leur comptable ou conseiller fiscaliste (parfois peut être d’une manière trop passive, voir
aveugle), on souhaite payer le moins possible d’impôts, le tout bien sûr sans enfreindre les
obligations légales.
Tout d’abord. Il s’agit d’écarter toute réaction purement émotionnelle pour approcher
le coût fiscal avec froideur, comme un simple élément de son prix de revient, comme
une donnée purement technique aussi inévitable que la loi de la pesanteur qui s’impose
à tout chacun ;
Ensuite, avoir l’intelligence de se placer dans une optique de joueur qui respecte les
règles du jeu en supposant que l’adversaire soit aussi bien informé que lui-même, sur
la réalité des faits, sur leurs motivations profondes et sur la complexité ou plus
exactement l’expertise professionnelle nécessaire à la compréhension des transactions
qu’effectue l’entreprise. Trop d’entreprises spéculent soit sur l’absence ou la rareté des
contrôles (pas vue ; pas pris !), soit sur l’espoir hasardeux de l’inefficacité de ceux-ci.
Or, les administrations fiscales ont évoluées de manières qualitatives, disposent de
techniciens de premier rang avec des formations actualisées ;
57
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
La gestion fiscale ne sera de qualité que si les dirigeants ont une bonne vision de
l’évolution de l’entreprise et qu’ils ont traduit cette vision dans des projections financières,
régulièrement mise â jour ;
Par principe, l’administration n’a pas à s’immiscer dans la gestion de l’entreprise, elle
n’a pas à porter de jugement sur la qualité ou les résultats de la gestion financière ou
commerciale ;
En effet, une décision prise ou un acte réalisé quelle que soit la nature, dans un intérêt
autre que celui de l’entreprise ou qu’il est engagé pour seul motif d’atténuer ou d’éviter la
charge fiscale, est considérée par l’Administration comme un acte anormal de gestion ou un
abus de droit.
Dans ce cadre, le domaine de l’audit fiscal est plus restreint il porte sur l’un des éléments
clefs dans la gestion fiscale de l’entreprise, l’exercice des choix fiscaux et leur utilisation.
58
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
La pertinence de l’audit fiscal en tant que contrôle visant à apprécier l’efficacité fiscale
vient précisément dans un premier temps, s’inscrire dans le cadre de la gestion fiscale afin de
l’améliorée.
Il est aussi un moyen de faire prendre conscience aux dirigeants que l’impôt est un coût
qu’il convient de gérer parmi leurs dépenses.
Vérifier que l’entreprise ne s’expose pas a des risque fiscaux qu’elle n’aurait pas
identifié ;
Vérifier que dans le contexte juridique, l’entreprise n’est pas surimposée.
Rechercher l’adaptation des structures permettant un allégement des impôts.
2- La place de l’audit fiscal dans le cadre de la gestion fiscale :
La gestion repose sur la maitrise de deux (02) types de décisions : (50)
49
Jacques Duhen, Michel Jemmes, audit et gestion fiscale de l’entreprise, éd.EFE, 1996, p.205.
50
Opcit, p.201.
59
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
Il faut noter qu’il n’existe pas de frontières strictes entre deux décisions.
L’audit fiscal peut relever une certaine inadéquation entre la solution de l’entreprise et
sa structure juridique et fiscale, ou encore de proposer une mission de contrôle des choix
fiscaux.
Conclusion:
En ce sens qu’elle constitue une ressource parmi d’autre ressource publiques pour la
confection du budget de fonctionnement et d’équipement de l’Etat qui est un outil d’exécution
de la politique dans tous les domaine d’interventions des pouvoir publics.
Pour cela, l’Etat doit accorder une grande importance à la fiscalité et doit se rendre
compte du système fiscal applicable aux entreprises. Alors tout dirigeant doit consacrer une
attention à la gestion des risques fiscaux de son entreprise. Ces derniers sont considérés comme
une probabilité d'émergence des dettes fiscales envers le trésor public, ils peuvent prendre
naissance à cause des éléments suivants :
60
Chapitre II : Cadre théorique sur les risques fiscaux et la gestion fiscale
La complexité des règles et des dispositions du droit fiscal menant ainsi à une
divergence des interprétations de ces règles entre le contribuable et l'administration
fiscale ;
Le degré de la pression fiscale sur les entreprises et la santé de l'environnement
économique de l'entreprise ce qui peut amener cette dernière à procéder à des sous
déclarations des revenus et bénéfices dans un but de réduire la charge fiscal ;
La majorité des impôts et taxes sont des impôts calculés par les contribuables eux
même ce qui peut conduire à des erreurs de calcul au niveau des impôts déclarés.
Les entreprises doivent évaluer leur niveau de risque, et pour les évaluer, il est important
de mettre en place un cadre fiable permettant d’évaluer comparativement les risques fiscaux,
quel qu’en soit le type. Il s’agit donc d’établir un registre des risques, classés selon leurs
conséquences, leur probabilité et leur degré de réitération. Ceci servira à établir des stratégies
organisationnelles dont le but est de maîtriser les risques fiscaux rencontrés lors de l’exercice
écoulé. Et tout ça se déroule dans le cadre d’un audit fiscal, qui se présente comme un outil
d’aide à la décision de gestion, donc c’est un moyen qui permet de réaliser le diagnostic des
obligations fiscales de l’entreprise. Et aussi il permet de faire le point sur la stratégie fiscale de
l’entreprise et en rendant la gestion fiscale plus performante, et par conséquent diminuer la
charge fiscale.
L’audit fiscal est donc un instrument au service de la gestion fiscale, qui se chargera de
l’appréciation de la performance.
61
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Introduction
De nos jours les audits touchent l’ensemble des secteurs de l’entreprise dont le plus
ancien et le plus courant est l’audit comptable et financier ; le domaine fiscal est l’un de ces
secteurs qui constitue une notion étendue devant être appréhendé et contrôlé pour une meilleure
efficacité de l’entreprise. En effet les changements nombreux et rapide en matière fiscale qu’ils
soient d’ordre économiques et juridiques imposent à l’entreprise une réelle capacité
d’adaptation et une vigilance accrue au niveau du suivi du paramètre fiscal afin de minimiser
le risque fiscal qui menace en permanence sa pérennité, voir même sa survie. On peut dire
qu’actuellement les conditions sont devenues propices pour le développement de la discipline
« audit fiscal » qui pourrait parfaitement contribuer à la maitrise et à la gestion fiscale de
l’entreprise.
L’audit fiscal étant un contrôle de régularité et de sincérité des divers éléments figurants
au dossier fiscal d’une entreprise, l’auditeur alors s’attache à l’occasion au déroulement de sa
mission de contrôle à pratiquer certains techniques qui sont basées soit sur la méthodologie qui
est liée d’une part, par la démarche qui est généralement appliquées par l’auditeur comptable,
soit par l’évaluation du contrôle spécifique, ou sur le contrôle de l’efficacité qui est lié aux
différentes tailles et sources d’irrégularités.
51
Henri Mahé, dictionnaire de gestion, édition Economica, Paris, 1998, p29
63
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
L’audit fiscal selon J.F.COSTA et A.MIKOL: « est un examen critique destiné à vérifier
que l’activité de l’entreprise est fidèlement traduit dans les comptes annuels en respectant les
règles fiscales. »52
En effet l’audit fiscal est considéré comme étant un diagnostic de la situation fiscal
d’une entreprise permettant d’apprécier le respect des règles fiscales en vaguer et l’aptitude de
cette entreprise à mobiliser les ressources du droit fiscal dans le cadre de sa gestion pour y
atteindre ses objectifs.
Toute mission d’audit, quelle qu’en soit la nature, suppose une démarche et une
méthodologie permettent d’atteindre son objectif avec le maximum de sécurité et en utilisant
les moyens nécessaires de façon optimale.
52
J.F Costa et A.Mikol, vingt ans d’audit, de la récusions des comptes aux activités, 1999, p107 ;
53 Jacques Renard, théorie et pratique de l’audit interne, 7eme édition, p215.
64
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Les professeurs P.Bougon et M.Vallee ont défini l’audit fiscal comme : « un instrument
qui mesure l’aptitude de l’entreprise à mobiliser les ressources du droit fiscal dans le cadre de
sa gestion, afin de concourir à la réalisation des objectifs de la politique générale qu’elle s’est
assignée.»
L’audit fiscal oriente les décisions prises par l’entreprise vers des choix
rationnels et cohérents fondés sur des avantages et/ou options fiscales qui sont de
nature à lui procurer un gain en termes d’impôts.
54
R.Khelassi, précis d’audit fiscal de l’entreprise, édition. Berti, Alger, 2013 p104.
65
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
66
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
En plus des deux objectifs principaux précités, il existe d’autres objectifs secondaires
qui peuvent être énumérés comme suit : (55)
L’audit fiscal est un moyen d’accéder à l’intelligibilité fiscales des comptes par
une nouvelle lecture fiscales des états financiers et comptables ;
Eviter la procédure contentieuse, qui s’étale parfois sur plusieurs exercices et qui
peuvent provoquer une certaines paralysie de la vie de l’entreprise ;
Une entreprise qui cherche des fonds d’investissement auprès des actionnaires et/ou
investisseurs ou des prêts financiers, peut utiliser l’audit d’irrégularité de sa situation
fiscale comme moyen d’attractivité de ses financements, dans la mesure où une situation
fiscale plus saine exempte de risque fiscal offre aux créanciers et aux investisseurs plus
d’assurance pour leurs fonds respectifs.
Une entreprise qui vise à mettre en place une usine de montage et son projet est inhérent
aux importations des matières premières composantes qu’elle doit effectuer durant les
55
R.Khelassi. Opcit, p 104
67
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
prochains mois, aura besoin de faire un recours à l’audit fiscal pour faire apparaitre ce
risque et anticiper ses effets sur ses projets.
Une entreprise auditée fiscalement d’une manière régulière peut être privilégié aussi
grâce à l’audit fiscal par les fournisseurs et clients par rapport à ses concurrents.
L’auditeur fiscal n'est pas présent en permanence dans l'entreprise lorsqu'il intervient,
c’est pour une période de temps limitée selon un calendrier généralement préétabli avec
l'entreprise ;
56
Martial Chadefaux, l’audit fiscal, Edition Litec, Bordeaux, 1987, p224.
68
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
« Il s’avère important de soumettre les comptes au contrôle et ce en conformité avec les textes
en vigueur. Et de mettre en place une matrice des risques afin d’arrêter les recommandations
nécessaires ». (57)
Dans l'hypothèse ou un auditeur légal souhaiterait obtenir le rapport établi à l'issue d'une
mission d'audit fiscal, les dirigeants de la société ne peuvent s'y refuser, l'intérêt pour l'auditeur
légal de connaître le contenu de ce rapport est évident même s'il obéit par la suite à effectuer
les contrôles nécessaires pour avoir sa propre opinion selon ses convictions.
Il serait superflu d'insister sur l'intérêt que peut présenter pour les agents de
l'administration fiscale la connaissance du contenu d'un rapport antérieurement établi par des
spécialistes de la matière, et recensement les irrégularités décelées dans une entreprise.
Pour tenter d'arriver à cette fin, l'administration dispose en réalité de deux voies
distinctes, elle peut, en effet, essayer d'obtenir le rapport en exerçant son droit de
communication, ou bien, de façon plus directe, en prenant connaissance dans le cadre même
d'une vérification.
57
Mohammed Lahyani, l’audit fiscal, Edition cabinet audit et analyse, Marseille, 2000, p 208.
69
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
1- Phase
préliminaire
5- Rapport de
recommandation
1- Phase préliminaire :
Par suite ; l’acceptation de la mission, un document appelé lettre de mission, est établi ;
70
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Selon la norme ISA 315 : « L’auditeur doit avoir une connaissance suffisante des
activités de l’entreprise afin d’identifier et de comprendre les événements, opérations et
pratiques de l’entreprise qui, d’après son jugement peuvent avoir une incidence significative
sur les états financiers, sur son examen ou sur le rapport d’audit. » (58)
Selon cette norme l’auditeur doit obtenir une compréhension suffisante de
l’entreprise et de son environnement, y compris de son contrôle interne, afin d’identifier et
d’évaluer les risques d’anomalies significatives dans les états financiers, qu’ils soient dus à la
fraude ou à l’erreur, et pour concevoir et exécuter d’autres procédures d’audit. (59)
La connaissance de l’entreprise comprend la compréhension de l’environnement
dans lequel elle se situe ainsi que l’identification des spécificités de l’entreprise. Cette
connaissance a pour fonction de déceler les risques principaux auxquels est soumise
l’entreprise. (60)
58
IFACI-IAS, les mots de l’audit, Edition liaisons, 2000, norme, p310.
59
Hamzaoui, gestion des risques de l’entreprise et contrôle interne, Edition d’organisation, 2008, p.44
60
Benot pigé, audit et contrôle interne, Edition mémento, 2003, P.38.
61
Bertin Elisabeth, audit interne : enjeux et pratique, Edition d’organisation, 2007, p. 39
71
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Ils lui sensibilisent sur la significativité d’une telle erreur et donc fixer son seuil de
signification.
Les éléments de preuve : ces éléments justificatifs sont principalement liés à des
situations risquées ou à des anomalies qu’il convient d’ergoter aux niveaux de son
rapport général. Pour l’auditeur fiscal, ils ont pour objectif de lui permettre de connaitre
62
Gerad&Jean Pierre, audit & commissaire aux compte, Edition gulino, sept 2007, p.94
63
BENOIT pigé, audit et contrôle interne, Edition mémento, 2003, p.78.
72
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
A titre d’exemple, durant cette phase l’auditeur fiscal peut s’intéresser aux contrôles
fiscaux antécédents de l’entreprise.
De ce fait, la phase du prise de connaissance est très importante et nécessite une attention
particulière de l’auditeur fiscal, du moment elle va conditionner la planification de tout la
mission et le volume des travaux devant être effectués.
La prise de connaissance générale est une première étape du processus d’audit fiscal qui
débouche sur l’établissement de plusieurs dossiers qui cernent des recueillis sur l’entreprise
dans des différents domaines.
Ces informations sont collectées suite à une visite des locaux et par des interviews des
personnels.
• Les informations sur les avantages fiscaux : elles portent sur des dispositions
spécifiques à quelques entreprises faisant l’objet d’une incitation de la part de l’Etat
comme :
73
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
D’après cette étude, la prise de connaissance générale s’avère une phase prépondérante
et fondamentale dans le processus d’audit fiscal.
Cette première phase constitue un préalable nécessaire pour l’orientation efficace des
travaux sur les zones de risque les plus saillantes. Elle présente, dans sa consistance, les mêmes
caractéristiques que dans la démarche de l’audit comptable et financier.
A l’issue de cette phase de prise de connaissance générale, l’auditeur fiscal serait donc
en mesure de :
Pour pouvoir donner son opinion sur la situation fiscale de l’entreprise auditée,
l’auditeur fiscal doit tout d’abord apprécier le dispositif de sécurité mis en place pour assurer la
régularité et l’efficacité fiscale des opérations effectuées, ce dispositif de sécurité est
communément appelé contrôle interne.
L’évaluation du contrôle interne fiscal consiste pour l’auditeur fiscal à centrer ses contrôles sur
la fonction fiscale au sein de l’entreprise et à étudier en particulier le mode de traitement réservé
aux problèmes fiscaux au sein de l’entreprise auditée. Le travail de l’audit fiscal, dans ce cadre,
porte essentiellement sur l’étude du contrôle interne spécifique au domaine fiscal et sur le
contrôle des opérations fiscales.(64)
L’évaluation générale du contrôle interne, reste insuffisante dans le cadre d’une mission
d’audit fiscal et l’auditeur fiscal doit absolument avoir recours à une autre évaluation spécifique
au domaine fiscal.
L’auditeur fiscal donc est amené à centrer ses contrôles sur la fonction fiscale au sein
de l’entreprise et à étudier en particulier le mode de traitement réservé aux problèmes fiscaux
dans cette dernière.
64
www.mawarid/document-3265.html
65
BENOIT Pigé, Audit Et Contrôle Interne, Edition Mémento, 2003, P.146
75
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Les recherches de l’auditeur peuvent porter sur les moyens, les méthodes et les
conditions suivantes :
Ces contrôles sont principalement axés sur le respect des règles fiscales, pour émettre
une opinion sur la conformité et le respect de l’entreprise aux règles fiscales, l’auditeur doit
s’attacher au contrôle de respect des règles de fond ainsi que des règles de forme et de délais.
Le respect d'un nombre important de dispositions fiscales relatives au fond, peut être
vérifié à l'aide de l'outil traditionnel de l'audit qui est le questionnaire.
Pour un fiscaliste, il est préférable de faire l'audit par catégorie d'impôt. Et ce, pour deux
raisons:
76
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Dans un système déclaratif, comme le système algérien, les problèmes liés à la forme
occupent une place primordiale. En effet, l'auditeur fiscal doit s'assurer du respect des
obligations de formes par l'entreprise se rapportant aux différents impôts et taxes, car le défaut
de l'une de ces obligations peut générer des pénalités et parfois des pertes lourdes pour
l'entreprise.
L'auditeur doit veiller à ce que la forme des procédures fiscales soit tenue correctement
et dans les termes édictés par la loi fiscale.
La comptabilité a pour objectif de traduire, sous une forme normalisée et codifiée, des
faits économiques et des actes juridiques qui engendrent des flux de biens et de services et des
flux monétaires.
Cette réalité suppose donc la conformité de constations de ces actions en vertu des
normes et règles comptables en vigueur.
b.3) L'audit des règles relatives aux délais des déclarations fiscale et des payements :
Avant de procéder à énumérer les différentes déclarations que l'auditeur doit vérifier, il
convient de définir que la déclaration fiscale est toute pièce ou tout document que le
contribuable est tenu de déposer auprès du service des impôts, en vertu d'une disposition légale
ou réglementaire: et qui comporte des éléments servant à établir ou liquider l'impôt.
C'est l'acte par lequel le contribuable, ou par fois un tiers, fais connaitre à
l'administration fiscale les éléments nécessaires au calcul de l'impôt.
77
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Le non-respect des règles relatives aux délais des déclarations fiscales peut engendrer
des pénalités et indemnités financières lourde, dues aux défauts ou au retard dans la production
de ces dernières et dans le payement des impôts. (Ces pénalités ont été déjà citées dans le
chapitre I section 1 de ce mémoire) ;
L’auditeur doit se fondé sur les différents travaux réalisés lors du contrôle de la
régularité pour analyser les moyens mises en place aux sien de l’entreprise pour capter
l’information fiscale, puis le mode de traitement de cette information.
Cet aspect de la démarche est centré sur l’analyse des conditions et du mode de
traitement des questions fiscales à l’intérieur de l’entreprise.
Pour capter l’information fiscale spécifique à l’efficacité, l’auditeur doit collecter des
informations sur l’exercice ou l’absence du service fiscal, sur les différentes personnes chargées
des problèmes fiscaux à l’intérieur comme à l’extérieur ou encore sur la documentation utilisée.
Aussi il doit évaluer à travers les outils traditionnels de l’audit, l’existence ou l’absence
de définition des taches fixées au service fiscal et aux personnes chargées des questions fiscales.
Il aura de même intérêt à évaluer la répartition du travail des personnes responsables des
problèmes fiscaux, afin de déterminer la part réellement consacrée aux travaux d'étude, de
conseil ou de formation, par opposition au taches déclaratives contentieuses ou autres.
78
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Ainsi, si une entreprise décide de précéder à un audit fiscal d'un projet qu'elle envisage
de mettre en œuvre, l'auditeur pourra rapprocher la complexité fiscale du projet du niveau des
compétences des personnes ayant traitées des problèmes fiscaux afin d'examiner s'il n'y a pas
de disproportions marquée et en conséquence de risque de mauvais problèmes.
Dans cette dernière hypothèse, le risque est double, puisqu'il s'agit à la fois d'un risque
d'inefficacité fiscale et également d'irrégularité.
Le diagnostic du système de contrôle interne fiscal peut suivre les étapes suivantes :
Description du système :
Autre vérification :
Durant cette phase l’auditeur fiscal va tester quelques procédures tels quels sont décrits par
l’entreprise pour vérifier la pratique correspondante bien aux procédures écrites.
Les principaux documents qui doivent être mis à la disposition de l’auditeur fiscal sont
les suivants :
Les déclarations fiscales d’impôt sur les sociétés, de la TVA, de l’impôt sur les revenus
salariaux et des retenus à la source pour les exercices non prescrits ;
Les documents comptables (facture d’achat et de vente, relevé bancaire et autre) ;
Les journaux, balances et grand livre comptable ;
Les fichiers des immobilisations ;
Les correspondances avec l’administration fiscale.
79
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
L’auditeur aura à matérialiser l’étendue des travaux à effectuer sur un écrit appelé
programme de travail qui peut comprendre les indications suivantes :
Sur l’évaluation des choix fiscaux opérés par l’entreprise dans le cadre de l’audit de
l’efficacité de la gestion fiscale ;
Sur le respect des règles fiscales dans le cadre du contrôle de la régularité fiscale ;
Le contrôle de la régularité fiscale peut se faire à l’aide des techniques suivantes :
Le questionnaire d’audit fiscal :
Enfin, l’auditeur afin de faciliter les forces et les faiblesses du contrôle interne doit utiliser le
questionnaire de l’audit interne (QCI) qui doit correspondre à une grille d’analyse dont la
finalité est de permettre à l’auditeur d’apprécier le niveau et d’apporter le diagnostic sur le
dispositif du contrôle interne de l’entité ou de la fonction auditée.
80
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Le rapport d’audit fiscal est un document dans lequel seront consignées la synthèse et
les conclusions des travaux de l’auditeur.
Compte tenu du fait que la mission d’audit fiscal n’obéit pas à des normes
prédéterminée, la forme et le contenu du rapport devront prendre en considération les remarques
suivantes :
Les parties disposent d’une marge de liberté pour fixer la forme et le contenu du
rapport.
Au niveau de l’audit fiscal, les conclusions peuvent être communiquées au client sous
deux formes distinctes :
Le rapport d’audit qui dresse le constat de la situation fiscale de l’entreprise.
Le rapport de recommandation qui devrait préconiser des actions en vue de guérir ou
de prévenir les risques relevés, ce rapport qui est facultatif dans le cadre d’une
mission d’audit comptable, devrait logiquement constituer un élément important de
la mission. En effet, compte tenu de la nature de la mission d’audit fiscal, l’ultime
préoccupation devrait normalement consister à disposer des moyens et actions
nécessaires à réduire le risque fiscal.
Le Risque d'Audit Fiscal est une intersection entre trois (3) ensembles, ou composantes.
Ces composantes sont définies comme suit :
Risque Inhérent: lié à l'existence d'erreurs significatives dans les états financiers
relatifs aux déclarations fiscales (auditées) d'une entreprise, dues, ces erreurs, à
66
P.SCHICK, Mémento D’audit Interne, Edition Dunod, Paris, 2007, P.121.
81
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Le risque d'audit est alors l'ensemble des erreurs pouvant exister dans les états financiers
et pouvant émaner de ces trois composantes, de l'une ou de l'autre ou des trois en même temps.
L’audit fiscal couvre un champ spécifique qui croise droit et comptabilité, et ne peut pas
donc être réalisé qu’en faisant appel à une technique spécifique permettant d’analyser en
profondeur les questions fiscales, en assurant un lien étroit avec les domaines juridiques et
comptables. l'auditeur fiscal doit se fonder sur les différents travaux réalisés lors du contrôle de
la régularité pour analyser les moyens mis en place au sein de l'entreprise pour capter
l'information fiscale, puis inspecter le mode de traitement de cette information. Il doit aussi
évaluer à travers les outils traditionnels de l'audit, l'existence ou l'absence de définition des
tâches, des objectifs et directifs de travaux fixés au service fiscal ou à défaut aux personnes
chargées des questions fiscales.
82
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
matière de contrôle interne, au retraitement des états financiers, à des pénuries de ressources, et
parfois même à une perte de confiance généralisée dans la fonction gestion fiscale
Une autre contrainte réside dans la probabilité d’existence d’erreurs fiscales au niveau
des comptes de l’entreprise, cette probabilité est de plus en plus importante eu égard de la
complexité de la matière fiscale, à la multitude des obligations mises à la charge de l’entreprise,
de l’autonomie du droit comptable et également au niveau de compétence des services fiscaux
de l’entreprise et des consultants externes auxquels elle fait appel.
D’autre part, l’éventualité de mise en œuvre par l’administration du contrôle fiscal qui
devient de plus en plus probable compte tenu du fait que celle-ci renforce de plus en plus sa
fonction de contrôle notamment par la nouvelle réorganisation de l’administration fiscale,
l’exercice des contrôles sur pièces dits également contrôles « de cabinet » qui montent en
puissance et également la consolidation des moyens matériels et humains des services de
contrôle.
Le risque fiscal est la probabilité d’émergence des dettes fiscales envers le trésor public,
il prend son origine à partir des potentielles discordances entre les règles fiscales en vigueur et
l’application de ces règles au niveau de l’entreprise. (67)
La mesure et la minimisation du risque fiscal quel que soit son origine constituent l’une
des principales préoccupations des dirigeants des entreprises d’aujourd’hui, ce qui justifie
l’importance d’une action d’audit de la situation fiscale au sein de l’entreprise.(68)
L’audit suit une démarche inductive conçue sur une adjonction d’informations,
d’observations, d’analyses et de vérifications des faits et d’apparitions.
67
Hongceng Cao, XiaohuiXu, GuojieAo, study, The Tax Planning of Entreprise Income Tax, International
Journal of Business and Management, May,2009, Vol 5 No 4, P36 40 ISSN 1833-8119.
68
Mohamed Lahyani, L’audit fiscal Guide de contrôle, 2011, Edition Audit &Analyse, page27.
83
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
L’évaluation de cette mission sert à mesurer les résultats favorables dus à l’application
satisfaisante de ses recommandations qui constitue un rapport essentiel.
L’audit fiscal est un exercice qui a pour objet la validation de la charge d’impôt d’une société
ainsi que l’identification des risques fiscaux auxquels cette société peut se trouver exposée du
fait de l’inobservation des règles fiscales..
a- Tableau de bord :
Il est définit par BOUQUIN. H comme « Outil d’aide à la décision et la prévision, le tableau de
bord est un ensemble d’indicateurs peu nombreux (cinq à dix) conçus pour permettre aux
gestionnaires de prendre connaissance de l’état et l’évolution des systèmes qu’ils pilotent et
d’identifier les tendances qui les influenceront sur un horizon cohérent avec la nature de leur
fonction.» (69)
La mise en œuvre d’un tableau de bord fiscal émane de l’initiative de la direction, il doit
s’inscrire dans une perspective de l’organisation fiscale interne. C’est un outil de dialogue
flexible en vue d’une meilleure réactivité organisationnelle. Etant un outil de gestion, il doit
69
Henri Bouquin, contrôle de gestion, édition PUF, Paris, 1988, p 98.
84
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
L’audit fiscal est devenu une pièce maîtresse dans l’élaboration du diagnostic fiscal de
l’entreprise. Il permet d’apporter des jugements sur la régularité de l’entreprise d’une part, et
d’une autre part informer sur la gravité du risque encouru financièrement et les défaillances de
l’organisation de l’entreprise.
De manière générale, l’audit fiscal sera le guide de l’entreprise. Mais son succès est
tributaire du degré du professionnalisme et de la qualité des travaux effectués dans ce contexte.
Pour une bonne approche de mesure du risque fiscal, il convient de distinguer deux
notions : « risque en base et risque en droits. »
- Risque en base : Il correspond au montant estimé du rehaussement du résultat fiscal de
l’exercice considéré ;
- Risque en droits : Il correspond au supplément d’impôt résultant, pour l’exercice considéré,
de la prise en compte de ce rehaussement. Dans l’hypothèse la plus simple ou l’entité est
bénéficiaire au titre de l’exercice concerné, après prise en compte de ses éventuels déficits
reportables, le risque en droits correspond à l’IBS calculé sur le montant du risque en base.
85
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Le risque lié au non déductibilité d’une charge qui a pour seule conséquence une
réintégration au titre de l’exercice d’engagement de la charge et aucune conséquence ultérieur
n’est à prévoir, il est qualifié d’un risque définitif.
Toutefois, lorsque le risque est uniquement lié à la prise en compte erronée dans le temps
d’un produit ou d’une charge (provision, erreur d’exercice de rattachement d’un produit ou
d’une charge),il ne s’agit que d’un risque temporaire, encore appelé « risque de timing ».
Dans ce cas, le cout définitif du redressement est généralement limité aux pénalités de
retard. Si le risque porte sur une provision, le risque de redressement du au rehaussement
identifié au titre de l’exercice de dotation de la provision doit être tempéré par la déduction
corrélative qui pourra être effectuée dans le résultat fiscal de l’exercice de reprise et de
constatation définitive de la charge déductible.
Le risque définitif en base est alors nul, sauf dans l’hypothèse d’une réduction du taux
de l’IBS entre l’exercice de dotation et l’exercice de reprise et de constatation définitive de la
charge, auquel cas le risque serait alors limité au différentiel d’impôt.
86
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
3- L’examen analytique :
Il vise pour l’essentiel, l’examen des tendances, dans le temps, pour faire ressortir ainsi
bien les anomalies que le changement de décision et de choix, aussi bien aux niveaux de la
gestion du patrimoine de l’entreprise.
4- Une visite des locaux de l’entité (lieux de production, de stockage, bureaux, etc.) :
87
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
La synthèse de ses premiers travaux conduit à établir une liste des risques potentiels les
plus importants, et en corollaire, à cibler les travaux de contrôle nécessaire à effectuer sur la
comptabilité, le suivi des obligations légales et la détermination du résultat fiscal pour évaluer
concrètement les risques.
III- Les outils d’analyse de l’audit fiscal dans le cas de gestion du risque fiscal :
- Le diagnostic fiscal ;
- La veille fiscale ;
- Le degré de conformité ;
- Le rapport d’audit.
1- Le diagnostic fiscal :
Tableau de bord :
Rappel :
- Le tableau de bord fiscal permet de s’assurer une relative homogénéité des indicateurs
de base et de prévenir ou d’éviter les brutales variations ; il permet de présenter des indicateurs
d’alerte sur les risques fiscaux.
2- La veille fiscale :
C’est un outil d’analyse autonome qui consiste à anticiper à la base de la nature des
irrégularités ressorties, les scénarios probables de redressement, de la majoration et leur impact
sur la performance et la survie de l’entreprise.
88
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
3- Le degré de conformité :
Il s’agit d’analyser les écarts non justifies existants entre l’environnement fiscal
déclaratif et la situation déclarative de l’entreprise ; Il sert donc à identifier la nature du risque
fiscal lattent qui pèse sur l’entreprise et l’impact que celui-ci peut avoir sur sa survie et sur sa
performance, cet indicateur permet de ressortir un scénario de contrôle fiscal, redressement et
de majoration qui sera effectuée par l’administration fiscale.
4- Le rapport :
Il consiste à retracer toute la mission en question, les objectifs fixés, la méthode utilisée
en justifiant les choix, les informations recherchées, l’analyse des données, les anomalies
ressorties, les scénarios de redressements probables et leur impact sur l’entreprise et donner des
recommandations possibles pour rectifier les anomalies déjà ressorties.
L’auditeur pour aboutir à sa finalité exerce un travail lourd, qui se base sur la réalisation
des objectifs bien déterminés, il s’agit d’une étude et une analyse générale d’une part, et précise
et approfondie d’autre part.
Le travail de l’auditeur se termine par l’établissement d’un rapport détaillé qu’il devra
remettre à son prescripteur, qui est sous forme de document dans lequel seront consignées la
synthèse et les conclusions des travaux de l’auditeur, et ce dernier doit répondre aux
préoccupations et aux attentes du prescripteur.
Compte tenu du fait que la mission d’audit fiscal n’obéit pas à des normes
prédéterminées, les parties disposent d’une marge de liberté pour fixer la forme et le contenu
du rapport.
89
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
caractéristiques du rapport peuvent toutefois être prédéterminées d’un commun accord entre les
partie.(70)
Alors lors de l’élaboration du contrat d’audit, le prescripteur doit définir les domaines
sur lesquels il souhaite que les travaux seront portés et par conséquent sur lesquels seront
appuyés les conclusions, il doit aussi préciser à l’auditeur la nature des informations qu’il
souhaite recueillir dans le rapport, il peut en effet rechercher une opinion sur l’existence ou
l’absence de risque fiscal majeur ; il peut encore chercher un constat sur la situation fiscale de
l’entreprise ; Le rapport constitue alors un inventaire des différentes irrégularités rencontrées.
Certain points ne peuvent toutes fois être déterminés, ils seront en fonction du
déroulement de la mission et ainsi laissés à l’initiative de l’auditeur.
70
Martiel Chadefaux, L’audit Fiscal, Edition LITEC, 1987, P31
90
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Notons également que compte tenu du fait que le contrat d’audit fiscal comporte une
obligation de moyens imposant à l’auditeur d’être diligent dans le cadre de l’accomplissement
de sa mission, ce dernier devrait impérativement veiller à inclure dans son rapport des
indications concernant les différents travaux qu’il a entrepris et souligner également ceux des
contrôles auxquels il n’a pas pu procéder en raison des difficultés et limitations rencontrées.
2- Les recommandations :
Dans le cadre d’une mission contractuelle d’audit fiscal, les dirigeants de l’entreprise
souhaitent utiliser les conclusions de la mission pour tenter de réduire l’ampleur du risque fiscal.
Ces conclusions peuvent être communiquées au client sous deux formes distinctes :
Il existe ainsi deux 02 optiques selon lesquelles l’auditeur émet ses recommandations
dont l’une est curative et l’autre est préventif.
91
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
L’auditeur doit indiquer si les irrégularités relevées sont susceptibles d’être corrigées ;
La mission d’audit fiscal dans ce cadre varie selon la nature de l’erreur à rectifiée. Il est
à distinguer à ce niveau entre les erreurs purement fiscales et les erreurs commises dans
l’application des règles communes à la comptabilité et à la fiscalité.
Ce sont les erreurs commises lors de l’établissement des déclarations fiscales. Les
modalités de régularisation diffèrent selon que les irrégularités proviennent du défaut ou du
retard dans la production des déclarations, ou d’inexactitudes dans leur contenu.
A titre d’exemple, si le contrôle des déclarations fait apparaitre des erreurs dans leur
contenu, alors il suffit à l’entreprise de souscrire une nouvelle déclaration remplaçant
simplement la précédente entachée d’erreurs si le délai initial imparti pour le dépôt de la
déclaration n’est pas expiré. Par contre, si le délai de dépôt est dépassé, la rectification d’une
erreur commise ne peut être réalisée que par voie de déclaration contentieuse adressée au
service des impôts localement compétents.
L’intensité des liens entre la comptabilité et la fiscalité et le fait que le résultat comptable
est la base de détermination du résultat fiscal constituent des éléments suffisants pour expliquer
que des inexactitudes dans la détermination de l’assiette de l’impôt puissent avoir une origine
comptable.
Ces erreurs entrainent le plus souvent une sous estimation ou une sur estimation de
l’actif net et par conséquent du résultat imposable.
92
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
La rectification spontanée est, toutefois, déconseillée pour les entreprises car elle
entraîne le plus souvent une indemnité ou des intérêts de retard dans le cas d’insuffisance de
déclarations dont la possibilité de déduction reste incertaine.
Le traitement de ces erreurs est donc complexe ce qui amène l’auditeur à être objectif.
Il doit relever les irrégularités, évaluer le risque fiscal correspondant, puis si le prescripteur lui
en fait la demande, d’indiquer les erreurs qui sont susceptibles de rectification tout en précisant
les éventuelles conséquences.
Les irrégularités qui peuvent survenir lors de l’établissement des états financiers
constituent des sources potentielles de conflit avec l’administration en cas de contrôle fiscal. (71)
Pour conclure, le rapport d’audit fiscal est le résumé des travaux effectués tant sur le
plan de la régularité que sur celui de l’efficacité ; il doit ainsi comporter :
71
Martiel Chadefaux. Op-Cit, P218.
93
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Conclusion :
La fiscalité est devenue l’une des inquiétudes majeures de toute entreprise puisque
mieux gérer sa fiscalité, c’est mieux gérer ses finances. Par la multiplicité, la difficulté et
l’instabilité de ses textes, la fiscalité génère de plus en plus de risques.
Elle est perçue comme une inquiétude habituelle dont la maitrise est difficile, voir même
impossible dans la mesure où toute décision est porteuse d’incidence fiscale, d’où l’obligation
de faire appel à l’audit fiscal. Il permet de détecter les zones de risques dans lesquelles
l’entreprise peut effectuer des erreurs et des infractions qui peuvent engendrer des conséquences
néfastes à l’encontre de cette dernière.
En effet, l’audit fiscal est l’examen approfondi des traitements afférents aux questions
fiscales de l’entreprise, On repère ainsi deux critères fondamentaux régissant cet examen à
savoir la régularité et l’efficacité. Alors il sera l’outil qui attestera la régularité, la sincérité et
l’image fidèle des opérations fiscales effectuées par l’entreprise.
Donc il permet d’une part d’aider l’entreprise à bien gérer ses impôts et d’autre part à
mesurer le risque qui peut naitre d’un éventuel contrôle fiscal, alors l’audit suit une démarche
inductive.
La mission d’audit fiscal ne s’effectue pas au hasard, elle doit s’exercer selon une
démarche structurée et organisée et surtout finalisée. C’est une mission spéciale à caractère
contractuel permettant d’obtenir des indicateurs sur l’ampleur du risque encouru par l’entreprise
et qui vise donc à identifier les risques fiscaux auxquels s’expose l’entreprise et permet aussi
l’évaluation de sa gestion fiscale.
94
Chapitre III : Le déroulement de la mission d’audit fiscal
Par-là l’auditeur appréciera les points forts et les points faibles de l’entreprise qui lui
permettront de motiver son opinion dans un rapport récapitulatif des constats et des
recommandations.
L’audit fiscal se présente comme un aide à la décision de gestion, soit en fournissant des
informations sur l’existence et sur l’ampleur d’un risque, soit en portant un jugement sur
l’opportunité des décisions fiscales passées ou envisagées.
Au delà de l’aspect théorique de l’audit fiscal évoqué dans notre travail, il importe de
s’interroger sur le déroulement d’une mission d’audit fiscal sur le plan pratique. A cet effet, le
chapitre suivant fera l’objet de l’examen de l’aspect pratique d’audit fiscal.
95
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Introduction
Après avoir présenté notre cadre théorique dans lequel nous avons abordé l’évolution
historique de l’audit, ses outils, et enfin sa démarche. Nous allons essayer de mettre en œuvre
nos connaissances théoriques sur le terrain en réalisant une mission d’audit fiscal au sein des
services fiscaux et audit de l’entreprise ELECTRO-INDUSTRIES.
La mise en œuvre de notre mission d’audit fiscal, s’est fortement appuyée sur la
méthodologie de recherche établie au dernier chapitre. Nous sommes passées par les trois
(03) grandes phases d’audit qui sont :
- Phase de préparation ;
- Phase de réalisation ;
- Phase de conclusion.
Nous allons présenter ce chapitre à travers deux sections :
- La première c’est la présentation de l’entreprise ÉLECTRO-INDUSTRIES ;
- La deuxième est relative à l’étude de cas qui portera sur le déroulement d’une
mission d’audit fiscal au sein de l’entreprise EI.
97
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
- Unité Transformateurs ;
- Unité Moteurs Électriques ;
- Unité Prestations Techniques.
2- Évolution et missions :
98
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Il nous parait suffisamment clair que EI veut rompre avec la notion d’usine en
adoptant la notion « entreprise » comme espace organisationnel où la compétitivité puise son
essence. Cette rupture peut être explicitée par la prise de conscience de dépasser les frontières
de l’atelier de production s’intéressant non seulement à la qualité des produits,
transformateurs et moteurs, mais également à d’autres parties prenantes telle que : les clients
et l’environnement économique-écologique.
En sus, cette prise de conscience s’est traduite dans les faits par un processus de
certification du management de la qualité totale dont les lignes directrices sont mises en
exergue par l’application d’un ensemble de normes telles que :
L’un des arguments officiels mis en avant par les clients captifs et autres d’Électro-
Industries est la qualité technique des produits de l’entreprise ainsi que tous les produits de
leur gamme.
99
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
L’entreprise EI regroupe trois (03) unités principales toutes situées sur un même site :
100
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
DEPARTEMENT
MOY.COMMUNS
LOGIST.MEDC. DE
TRAVAIL
Département informatique
APPROVISIONNEMENS
DIRECTIONDEV.INDUS
TRANSFORMATEURS
DIRECTIONACHATS/
COMMERCIALE ET
UNITÉ PRESTATION
ÉLECTRIQUES UME
MARKETING DCM
ET COMPTABILITÉ
UNITE MOTEURS
ORGANISATION
TRIEL/PARTENA
HUMAINES ET
RESSOURCES
DIRECTION
TECHNIQUE
DIRECTION
RIAT DDIP
UNITE
UTR
URT
DAP
L’entreprise EI est dirigée par un directeur générale élu par le conseil et les membres
de conseil d’administration, il est assisté par certains cadres qui occupent les postes
d’assistants ci-dessous :
- Département informatique ;
Division opérationnelle :
Département fonctionnel
102
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Chaque direction ou unité est représentée par un directeur qui se trouve au sommet
del'organigramme. Il est le premier responsable, il a des relations avec toutes les autres
structures internes et externes à l’entreprise. Il supervise toutes les fonctions de sa direction
ou son unité et s'occupedes taches suivantes :
2.3.2. Secrétariat :
Chaque direction est dotée d’un secrétariat qui est représenté par une secrétaire qui a
un contact direct avec la direction. Elle s'occupe de:
Et comme notre étude de cas est sur l’audit fiscal, donc notre mission va se faire au
niveau de la section fiscalité qui est rattachée au service de la comptabilité générale au niveau
de la direction des finances et comptabilité.
Dans cette section on trouve toutes les opérations liées aux services fiscaux
internes ou externes (déclarations fiscales mensuelles G50 TVA, TAP, IRG sur salaires,
acomptes provisionnels IBS), ainsi que les déclarations annuelles tels que (déclaration de
103
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
l’impôt sur le bénéfice des sociétésG04, liasse fiscale, état des clients).La fonction d’audit
au sein de l’entreprise est rattachée à la direction générale (voir organigramme ci-dessus)
Section 04 Section 02 :
Coûts etMatières Clients EngagementExtérieur
Section 02
Fiscalité
Section 01
Opérations Diverses
104
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Section fournisseur ;
Section clients ;
Section opérations diverses ;
Section fiscalité ;
105
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Dans cette section nous nous intéresserons à la démarche de l’audit fiscal qu’on a pu
réaliser avec l’aide de la fiscaliste et de l’auditeur interne de l’entreprise Electro-Industries.
Sur le plan fiscal, le contrôle interne permet d’assurer la sincérité, la fiabilité des
informations enregistrées et l’application des réglementations fiscales. L’auditeur fiscal doit
veiller sur le respect des mesures de contrôle sur la fonction fiscale au sein de l’entreprise et
l’étude particulière du mode de traitement réservé aux problèmes fiscaux dans cette dernière.
106
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Après avoir fait une prise de connaissance générale sur l’EPE/EI/SPA, on passera à
l’étape de l’évaluation du contrôle interne relatif à la fonction fiscale de l’entreprise auditée.
Dans cette étape, nous devons poser des questions sur la situation fiscale de
l’entreprise par des interrogations et de vérification des documents comptables et sur la base
des réponses obtenues on mettra en évidence les anomalies génératrices de risque fiscal.
Pour cela nous avons procédé à la production d’un questionnaire de contrôle interne
« outil de l’audit fiscal » que nous présenterons comme suit :
107
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
108
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
L’analyse de l’auditeur du dossier fiscal dans ce type de contrôle peut être résumée
comme suit
109
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
110
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
De cette analyse nous avons constaté que l’entreprise E-I déclare une TVA
mensuellement, et qui est soumise au taux de 19%, sur l’ensemble des opérations de vente des
biens et services.
Chiffre Chiffres
N° Dates des Chiffres
Nature d'Affaires d'Affaires TVA 19%
Factures factures d'Affaires Total
Imposable Exonéré
1 03/02/2017 Moteur 4 500 245,33 0,00 855 046,61 4 500 245,33
2 03/02/2017 Moteur 5 608 426,25 0,00 1 065 600,99 5 608 426,25
3 05/02/2017 Moteur 4 560 258,23 0,00 866 449,06 4 560 258,23
4 06/02/2017 Moteur 2 235 605,50 0,00 424 765,05 2 235 605,50
5 12/02/2017 Moteur 130 006,23 0,00 24 701,18 130 006,23
6 12/02/2017 Moteur 27 750,55 0,00 5 272,60 27 750,55
0,00
0,00
133 28/02/2017 Moteur 4 586 921,89 871 515,16 4 586 921,89
TOTAL DU MOIS DE FEVRIER
21 649 213,98 0,00 4 113 350,66 21 649 213,98
2017
De cette analyse nous avons constaté que l’entreprise E-I déclare une TVA
mensuellement, et qui est soumise au taux de 19%, sur l’ensemble des opérations de vente des
biens et services.
111
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Le tableau précédent représente les factures de ventes des prestations pour le mois de
février 2017 de l’entreprise E-I, et à partir de ces factures précédentes nous avons déduit que
l’entreprise à réaliser :
C.A total : 143 314,00DA.
Durant cette analyse nous avons constaté que l’entreprise E-I établi la TVA
mensuellement, et qui est soumise au taux de 19%, sur l’ensemble des opérations de vente de
biens et services.
112
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Chiffre Chiffres
N° Dates des Chiffres d'Affaires
Nature d'Affaires d'Affaires TVA 19%
Factures factures Total
Imposable Exonéré
08/02/201
1 PS 41 256,90 0,00 7 838,81 41 256,90
7
13/02/201
2 PS 4 500,00 0,00 855,00 4 500,00
7
25/02/201
3 PS 2 020,00 0,00 383,80 2 020,00
7
0,00
0,00
28/02/201
10 PS 103,10 19,59 103,10
7
TOTAL DU MOIS DE FEVRIER
47 880,00 0,00 9 097,20 47 880,00
2017
Durant cette analyse nous avons constaté que l’entreprise E-I établi la TVA
mensuellement, et qui est soumise au taux de 19%, sur l’ensemble des opérations de vente de
biens et services.
Le chiffre d’affaires exonéré de la TAP correspond au chiffre d’affaires réalisé entre les
unités de l’entreprise et les entreprises du groupe(Voir tableau ci-dessus)
113
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
C.A C.A
DESIGNATION C.A TOTAL T.A.P
Exonéré Imposable
VENTES TRANSFORMATEURS 39 481 504,00 39 481 504,00 394 815,04
L’entreprise EI est imposable à l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) au taux de
19%, étant donné que son activité principale c’est la production de matériels électro –
techniques.
Les acomptes provisionnels sont calculés et versés à la caisse du receveur des impôts
du lieu d'imposition dont relève la société sans avertissement préalable.
Les acomptes doivent être calculés sur la base du bénéfice imposable au taux
normal de l'exercice précédent (celui- ci est appelé "exercice de référence»).
114
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
- Le bénéfice de la dernière période d'imposition lorsque, aucun exercice n'a été clos au
cours d'une année.
Le premier acompte exigible au titre d'un exercice est calculé sur la base du bénéfice
imposable au taux normal de l'avant dernier exercice clos, le montant de cet acompte est
régularisé lors du versement du prochain acompte.
Suivant l’article 356 du CIDTA, le calcul des acomptes provisionnels IBS se fait
comme suite :
IBS 2016 est de : 180 240 310 X 19% = 34 245 660 DA.
Calcul des acomptes provisionnels exercice 2017 :
TAUX
MONTANT DES MONTANT DE
DESIGNATION
IBS 19% ACOMPT L'ACOMPTE
ES
1er ACOMPTE PROVISIONNEL IBS 2017 34 245 660,00 30% 10 273 698,00
2ème ACOMPTE PROVISIONNEL IBS 2017 34 245 660,00 30% 10 273 698,00
3ème ACOMPTE PROVISIONNEL IBS 2017 34 245 660,00 30% 10 273 698,00
TOTAL DES ACOMPTES VERSES IBS
2017 30 821 094,00
Supposons que le bénéfice de 2017 est égal à 245 380 550,00 DA.
115
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Cette différence de 15 801 206,00 DA est appelée Solde de liquidation à verser avant
le 20/05/2018.
Remarque : dans le cas où le bilan comptable de l’exercice 2016 n’est pas encore
arrêté et le bénéfice n’est pas encore connu, donc le calcul du 1er acompte provisionnel 2017
se fera sur la base du bénéfice de l’exercice 2015.
IBS 2015 est de : 150 480 210,00 DA X 19% = 28 591 240,00 DA.
Au 30/04/2017 après clôture et dépôt du bilan 2016, le résultat de cet exercice est
passé a 180 240 310,00 DA.
D’où l’IBS 2016 est de : 180 240 310 X 19% = 34 245 660 DA.
Donc le 1er acompte provisionnels exercice 2017 est de : 10 273 698,00 DA.
Régularisation du 1er acompte = 10 273 698,00 DA - 8 577 372,00 DA= 1 696 326
,00 DA à verser sur la prochaine déclaration au versement du deuxième acompte provisionnel
2017.
116
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Donc le 2ème acompte provisionnels exercice 2017 est de : 10 273 698,00 DA.
Total à verser sur la déclaration est de : 10 273 698,00 DA+1 696 326 ,00 DA=
11 970 024,00 DA.
Le fiscaliste travaille sur la base des états récapitulatifs de la paie où figure un montant
global de l’IRG sur salaires, et selon le fiscaliste l’IRG appliqué est celui du barème 2008 qui
reste en vigueur à ce jour.
117
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Exemple :
Droit de timbre sur état est de 1% du TTC sur les factures de ventes réglées en espèce.
118
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
DESIGNATION MONTANTS
MONTANT EN H.T 2 585,00
TVA 19% 491,15
MONTANT T.T.C 3 076,15
DROITS DE TIMBRE 1% 30,76
MONTANT NET A PAYER 3 106,91
L’entreprise E-I établie une TVA mensuellement, elle est soumise au taux de 19%
suite à son activité principale qui est la production.
TVA collectée :
Durant cette analyse, nous n’avons constaté que l’entreprise E-I établie des
déclarations mensuelles suivant le régime du réel. Le taux de la TVA appliqué sur les ventes
est de 19%.
A partir des factures de ventes précédentes nous avons calculé le montant de la TVA
collectée(voir tableau ci –dessus)
119
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
TVA collectée :
TVA A PAYER :
Si la TVA collectée est supérieur à la TVA déductible sur achats de biens et services
on aura une TVA à payer ;
Si la TVA collectée est inférieur à la TVA déductible sur achats de biens et services
on aura une TVA à précompte ou simplement précompte.
120
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
N°
N° N° Taux
A. FOURNISSE ADRESSE Montant Montant
N° I. Fiscal N°R.C Factur Com de
Impositio URS S H.T T.V.A
es pte T.V.
n
A
01/201 4452 TIZI- 1 655
SFDGET 19% 314 484,20
7 00 OUZOU 180,00
121
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
LA TVA à récupéré :
122
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
On remarque que : la TVA collectée > TVA déductible d’où on aura une TVA à
payer.
Donc : l’entreprise doit verser un montant de 3 118 842,00 DA à la recette des impôts.
C.A MONTANT
1-T A P C. A BRUT TAUX
IMPOSABLE A PAYER
Affaires Imposables 61 321 910 61 321 910 1% 613 219
Affaires exonérées - -
TOTAL 61 321 910 61 321 910 1% 613 219
4 - T.V.A :
C.A C.A C.A MONTANT T.V.A
A - T.V.A COLLECTEE TAUX
TOTAL EXONERE IMPOSABLE COLLECTEE
61 321
T.V.A 19% 2 560 520 58 761 390 19% 11 164 664
910
123
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
61 321
TOTAL 2 560 520 58 761 390 19% 11 164 664
910
TOTAL T.V.A COLLECTEE (A) 11 164 664
B - DEDUCTIONS A OPERER MONTANT
PRECOMPTE ANTERIEUR 2 589 210
T.V.A A RECUPERER 5 456 612
REGULARISATIONS (+) (-) -
AUTRES DEDUCTIONS -
TOTAL DEDUCTIONS A OPERER (B) 8 045 822
T.V.A A PAYER (A) - (B) 3 118 842
T.V.A A PRECOMPTER (B) - (A) -
5 - DROITS DE TIMBRE :
MONTANT
OPERATIONS IMPOSABLES
A PAYER
3060 31
TOTAL 31
RECAPITULATION MONTANT
1-TAP 613 219
2-IRG 5 602 992
3 - 1 er ACOMPTE I.B.S 2017 10 273 698
4-TVA 3 118 842
5 - DROITS DE TIMBRE 31
TOTAL A PAYER (1) +(2) +(3) +(4) +(5) 19 608 782
L’auditeur exerce un travail lourd, qui se base sur la réalisation des objectifs bien
déterminés. Il s’agit d’une étude et une analyse générale d’une part, et précise et approfondie
d’autre part, et ce pour aboutir à des résultats positifs, et fiables.
Notre étude de cas sur l’audit fiscal au sein de la SPA EInoua a permis d’établir un
petit rapport dans lequel seront consignées la synthèse et les conclusions des travaux de
124
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
Après l’analyse des dossiers de déclarations fiscales (IBS, IRG, TVA, TAP.), nous
avons constaté que l’entreprise EI respecte l’application des règles fiscales conformément aux
codes des impôts Algériens (les taux et l’assiette d’imposition, ….etc ;
aussi nous avons constaté en ce qui concerne l’impôt sur le bénéfices des sociétés
IBS, l’entreprise applique un taux d’IBS de 19% sur l’ensemble des production et prestation,
alors que le taux d’IBS édictée par la réglementation fiscaleconcernant les prestation
technique est de 26% et 19% et non, le taux de 19% uniquement, comme nous le avons dit
déjà ces taux sont appliqués au prorata des bénéfices de chacune des activités, donc cela
reflète que l’entreprise EI n’a pas respectée la bonne application des taux reliée a cette type
d’ impôt.
Recommandations
D’accorder une plus grande importance à la fiscalité en installant une cellule d’audit
fiscal, pour parer aux éventuels risques et encore saisir l’opportunité offerte par la législation
fiscale en vigueur qui permet des économies d’impôts.
125
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
De ce qui précède, nous pouvons conclure que l’entreprise EI respecte les règles
fiscales, et elle est moins exposée aux risques fiscaux.
Conclusion :
Dans le cadre de notre travail, nous avons essayé de démontrer l’importance d’une
mission d’audit fiscal comme une procédure de contrôle interne spécifique à la matière
fiscale(d’où il s'agit d'une évaluation du contrôle interne qui permet d'apprécier le traitement
des opérations fiscales effectuéespar l’entreprise et d’évaluer l’efficacité des moyens
consacrés pour ce traitement par le service fiscal).
La démarche d’une mission d’audit fiscal permet d’identifier, d’évaluer et de gérer les
risques fiscaux et être informé des nouvelles dispositions fiscales (loi de finance,
réglementation fiscale, loi de finance complémentaire….).
Les audits touchent aujourd’hui l’ensemble des secteurs de l’entreprise dont le plus
ancien est l’audit comptable et financier,le domaine fiscal est l’un de ces secteurs qui
126
Chapitre IV : Les travaux de l’audit fiscal au sein de l’entreprise (cas entreprise
EPE/ELECTRO-INDUSTRIES/SPA AZAZGA TIZI-OUZOU)
constitue une notion étendue devant être appréhendé et contrôlé pour une meilleure efficacité
de l’entreprise.
En effet, les changements nombreux et rapides en matière fiscale qu’ils soient d’ordre
économiques ou juridiques imposent à l’entreprise une réelle capacité d’adaptation et une
vigilance accrue au niveau du suivi du paramètre fiscal afin de minimiser le risque fiscal qui
menace en permanence sa pérennité, voir même sa survie.
L’aspect fiscal de l’entreprise est devenu l’une des préoccupations capitale de tout
dirigeant, et ce dans le but de se prémunir contre les effets négatifs liés à la multiplicité et à la
complexité des textes fiscaux.
Les entreprises doivent recourir à la recherche d’un moyen qui permet d’éviter tout
risque et c’est ainsi qu’apparait l’importance de l`audit fiscal.
127
Conclusion générale
Conclusion
La fiscalité d’entreprise est une question majeure au sein d’une entreprise,
notamment pour le dirigeant, étant donné qu’il existe un nombre important de
taxes et d’impôts qui intéressent les entreprises
En effet, de toute évidence, l’entreprise encourt toujours un risque fiscal,
du fait que la majorité des décisions prises par l’entreprise peuvent être
concernées par l’impôt, et que les textes fiscaux sont multiples et d’évolution
continue. Il en est de même du droit de l’administration fiscale à la prescription
quadriennale qui peut exposer l’entreprise au risque de contrôle fiscal, et qui
peut mettre en évidence certaines irrégularités. Les conséquences financières
devant une telle intervention peuvent être lourdes pour l’entreprise, C'est ce qui
pousse l'entreprise à recourir à un audit fiscal.
A travers notre étude nous avons bien ou confirmer les hypothèses de
recherche que nous avons proposé et par lesquelles nous avons constaté que :
L’audit fiscal est un outil pour se prononcer sur l’ensemble des structures
fiscales de l’entreprise et son fonctionnement (hypothèse 01). C’est un examen
critique de la situation et la conjoncture fiscale de l’entreprise afin de formuler
une appréciation, et on repère ainsi deux (02) principes fondamentaux régissant
cet examen à savoir la régularité et l’efficacité.
L'auditeur fiscal a donc pour mission de procéder à la vérification des
comptes fiscaux de l’entreprise pour pouvoir détecter les risques latents, afin
d'éviter à l'entreprise de supporter les charges dues au non-respect des
dispositions réglementaires en vigueur.(hypothèse 02).
Dans le cadre de la gestion d’une entreprise ; l’audit fiscal permet
d’établir un diagnostic des obligations fiscales de l’entreprise et de proposer des
solutions propres à diminuer les charges fiscales, et par extension le risque fiscal
(hypothèse 03). Ce travail sera effectué sous forme d’une mission d’audit.
129
Conclusion générale
D’après notre étude que nous avons effectué au sein de l’entreprise « E-I »
où on s’est basé sur le déroulement d’une mission d’audit fiscal au sein de
celle-ci, nous avons constaté que l’entreprise EI respecte les règles fiscales, et
elle est moins exposée aux risques fiscaux.
Ce travail a démontré l’importance d’une fonction d’audit fiscal au sein de
l’entreprise et la démarche spécifique suivie par l’auditeur qui lui permet d’une
part, la détections des zones de risque dans lesquelles l’entreprise est
susceptible de commettre des erreurs volontaires ou/et involontaires, et les
identifier et déterminer les problèmes et leur gravité, ces problèmes qui peuvent
influencés sur la gestion fiscale de l’entreprise, d’autre part aider l’entreprise à
mieux gérer ces risques afin de lui éviter d’engendrer des conséquences néfastes
à l’encontre de cette dernière.
La démarche d’une mission d’audit fiscal permet d’identifier, d’évaluer et
de gérer les risques fiscaux donc l’auditeur devra être à la disposition des
nouvelles exigences fiscales (la loi de finance, la réglementation fiscale, loi de
finance complémentaire….).
Enfin, l’audit fiscal est indispensable dans la gestion des risques fiscaux,
dans le sens où il veille à assurer le respect des règles fiscales en vigueur et
proposer d’éventuelles solutions de nature à rendre la gestion fiscale plus
performante, c’est ce que nous avons constaté à partir de la mission d’audit
fiscal que nous avons effectué au sein de l’entreprise E-I, ce qui valide nos
hypothèses.
130
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Résumé
Notre thème porte sur l’audit fiscal au sein d’une entreprise industrielle, cette dernière est
confrontée à des risques fiscaux qui résultent d’une législation complexe et en perpétuelle évolution.
En cas de non respect des obligations envers l’Etat, l’entreprise supporte des redressements et des
sanctions qui impact son résultat.
C’est pour cela l’entreprise fait appel à l’audit fiscal qui peut être exercé soit par un salarier
ou par une tierce personne disposant d’un cabinet spécialisé. L’audit fiscal est un outil pour se
prononcer sur l’ensemble des structures fiscales de l’entreprise et son fonctionnement. C’est un
examen critique de la situation et la conjoncture fiscale de l’entreprise afin de formuler une
appréciation.
Il permet d’établir un diagnostic des obligations fiscales de l’entreprise et de proposer des
solutions propres pour diminuer les charges fiscales.
Donc l’audit fiscal à pour objet non seulement d’évaluer les forces et les faiblesses de
l’entreprise, mais aussi de protéger l’entreprise contre un éventuel contrôle fiscal. Il lui permet de
maitriser sa situation fiscale, ainsi d’identifier les risques qui peuvent influencer sur elle. Ce travail
sera effectué sous forme d’une mission d’audit fiscal.
La mise en œuvre de cette mission consiste en premier lieu de faire une prise de connaissance
générale de l’entreprise auditée, ensuite évaluer le système du contrôle interne relatif aux questions
fiscales de celle-ci, et comme une dernière étape l’auditeur va élaborer un rapport de
recommandation.
L’audit fiscal se présente comme un aide à la décision de gestion, soit en fournissant des
informations sur l’existence et l’ampleur d’un risque, soit en portant un jugement sur l’opportunité des
décisions fiscales passées ou envisagées.
Notre étude a montrée l’importance de la fonction d’audit fiscal au sein d`une entreprise et le besoin
de la mise en œuvre d’un service qui s’occupe des questions fiscales.
Mots clés :
Fiscalité, Audit fiscal, Auditeur fiscal, Démarche d’audit fiscal, Gestion du risque, Impôts
(TVA, IBS, IRG, TAP …)
Abstract
Our theme relates to the tax audit within an industrial company, which is confronted with tax
risks resulting from complex and constantly evolving legislation. In the event of non-compliance with
obligations to the State, the company bears adjustments and sanctions that impact its results.
This is why the company uses a tax audit which can be carried out either by an employee or by
a third party with a specialized firm. The tax audit is a tool for deciding on all the tax structures of the
company and its operation. It is a critical examination of the situation and the tax environment of the
company in order to formulate an assessment.
It makes it possible to establish a diagnosis of the company's tax obligations and to propose
specific solutions to reduce tax charges.
So the purpose of the tax audit is not only to assess the strengths and weaknesses of the company, but
also to protect the company against a possible tax audit. It allows her to control her tax situation, thus
identifying the risks that may influence her. This work will be carried out in the form of a tax audit
assignment.
The implementation of this mission consists first of making a general acquaintance with the
audited company, then evaluating the internal control system relating to the tax matters of this one,
and as a last step the auditor will develop a recommendation report.
The tax audit is presented as an aid to management decisions, either by providing information
on the existence and extent of a risk, or by passing judgment on the advisability of past or planned tax
decisions.
Our study has shown the importance of the tax audit function in a company and the need for
the implementation of a service that deals with tax matters.
Keywords
Taxation, Tax audit, Tax auditor, Tax audit process, Risk management, Taxes (VAT, IBS,
IRG, TAP ...)