0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
89 vues60 pages

Évaluation Neuropsychologique et Séquelles Cognitives

Transféré par

Kaoutar Abbou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
89 vues60 pages

Évaluation Neuropsychologique et Séquelles Cognitives

Transféré par

Kaoutar Abbou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

L’évaluation

neuropsychologique
Catherine LALEVEE
Services de Neurologie
Service de Neurochirurgie
Inserm E218 EPHE Université de Caen

DIU Neuro oncologie


Les objectifs de l’examen neuropsychologique:

- Confirmer ou infirmer la plainte


- Déterminer si le déficit est isolé ou si d’autres
troubles cognitifs sont présents
- Déterminer la nature du trouble: encodage,
stockage ou récupération (ex: syndrome
dépressif)
- Evaluer les capacités préservées
- Quantifier le déficit
  Les épreuves standardisées avec des données
normatives pour situer les performances du
patient
  Normes en fonction de l’âge, du niveau socio-
culturel, du sexe
  Performances chiffrées pour des bilans
comparatifs, des bilans de suivi
  Grand nombre d’épreuves spécifiques ou
globales
Montreal Cognitive Assessment
(MOCA)
Évaluation des dysfonctions cognitives légères.
Évalue l’attention, la concentration, les fonctions
exécutives, la mémoire, le langage, les capacités
visuospatiales, les capacités d’abstraction, le
calcul et l’orientation.
Temps passation = 6 minutes
/30, score < 26 considéré anormal.
  Principe général des épreuves évaluant la
mémoire

  Encodage incident ou intentionnel


  Matériel verbal, visuel, spatial
  Différents modes de récupération: rappel libre,
indicé ou reconnaissance
  Délai variable entre l’encodage et la
récupération (3 mn, 20mn, 1 semaine)
Le RL-RI/16 d’après Grober et Buschke
Adaptation Française par Calicis et al. (1991)

  Constitué de 16 mots (16 catégories


sémantiques)
  Les mots sont présentés 4 par 4 et le patient à
pour consigne de mémoriser les mots
  Traitement sémantique : présentation de
l’indice catégoriel
hareng gilet

jonquille domino
  Rappel indicé immédiat après chaque
fiche
- Quel était le poisson?
- Quel était le vêtement?…
Étape qui permet de vérifier l’encodage
  Tâche interférente de comptage à rebours
pendant 20 secondes
  Rappel libre
  Rappel indicé pour les items non rappelés
  3 essais rappel libre et rappel indicé
  Reconnaissance O/N
  Rappel différé (20 mn) rappel libre et
rappel indicé
Figure de REY
Tester rétention après un délai de 3 minutes d’un
matériel visuel
Sujet doit copier la figure
Doit la reproduire sans avoir été prévenu de cette
seconde phase
On note - la précision du dessin
- le type d’organisation de la copie
- le temps de reproduction
Test de Stroop
Test de Wisconsin
Tour de Londres
Évaluation du langage oral lors de l’entretien et de
la réalisation des épreuves.
Évaluation de la compréhension, de la dénomination
d’images (recherche de manque du mot, de
paraphasies..)
Évaluation du langage écrit (écriture en copie, dictée
de mots réguliers, irréguliers, de phrases).

Recherche d’une apraxie gestuelle.


Exérèse + radiothérapie cérébrale générale +
chimiothérapie
53 ans consulte un neurologue devant la survenue de
troubles du comportement, épisodes d’euphorie et
de désinhibition, de lenteur, d’apathie.
Le langage spontané est réduit avec une fuite des
idées.
Marche précaire avec équilibre incertain idem
pour le contrôle sphinctérien

→ Syndrome frontal
  Examen neurologique : syndrome pyramidal avec
des réflexes vifs aux 4 membres, signe de Babinski
et déficit moteur prédominant sur la racine des
membres inférieurs.
  Imagerie pas de lésion tumorale mais hypodensités
diffuses de la substance blanche périventriculaire
essentiellement dans la région frontale.
  Éventualité d’une encéphalite post-radique.
  Coopérante mais fatigable +++
  Pas d’amnésie rétrograde
  Se plaint spontanément d’une aggravation des
troubles qui avaient disparus, troubles de
mémoire,ne peut pas lire, se trompe dans certains
mots, envie de rien faire, a du mal à marcher, ne
peut plus sortir seule.
  Affirme ne pas être dépressive même si son moral
est fluctuant en fonction de son état physique.
  Souhaite bénéficier d’une rééducation
  Dénomination d’images 59 / 8O
- Paraphasies sémantiques
Ancre = bouée de sauvetage, porte = fenêtre, église =
cloche…
-  Manque du mot pour grange, nuage, cerf…

-  Scarabée: bête qui pique, pince à linge: pour


attraper…
Fluence verbale
Animaux: lapin, chat /oiseau, tourterelle/pigeon, je
sais plus 2 minutes
Fruits: abricots, avocats/ / asperges 1 min 30

Histoires absurdes:
1.  Non, parce que c’est lourd
2.  Pas possible….car se compte
3.  Toujours un dernier
4.  Non il a vécu plus longtemps.
 Mme L.P.
53 ans, assistante sociale
Opérée en octobre 2003 cancer du sein
Ablation + chimiothérapie + hormonothérapie +
radiothérapie (mai 2004)
Reprise de son activité professionnelle en février
2006 à mi-temps suite à décision du comité
médical. Arrêt après 15 jours.
Bilan neuropsychologique demandé par médecin du
travail en raison des plaintes de la patiente.
  Plaintes cognitives:
Fatigue++, lenteur, troubles de mémoire, difficulté
de concentration, d’attention. Lors de sa reprise
professionnelle difficulté pour écouter/ parler/
prendre des notes.
•  Question posée:
Indépendamment du retentissement psychoaffectif
de tout ce qu’elle a vécu et vit encore, se peut il
qu’elle présente des séquelles neuropsychiques en
rapport avec la toxicité des chimiothérapies à 2
ans ?

Vous aimerez peut-être aussi