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Dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Ce document présente l'étude, la conception et le dimensionnement d'un pont sur la rivière Tourake au Cameroun. Il décrit le projet, les conditions géométriques et naturelles du site, les études hydrauliques menées et la solution technique retenue qui est un pont mixte à deux voies composé de poutres métalliques et d'une dalle en béton armé. Le document contient également le prédimensionnement des éléments de la structure.

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Dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Ce document présente l'étude, la conception et le dimensionnement d'un pont sur la rivière Tourake au Cameroun. Il décrit le projet, les conditions géométriques et naturelles du site, les études hydrauliques menées et la solution technique retenue qui est un pont mixte à deux voies composé de poutres métalliques et d'une dalle en béton armé. Le document contient également le prédimensionnement des éléments de la structure.

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Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Remerciements

Tout d’abord, je tiens a remercier le Seigneur qui m’a donné le courage, la


force et la patience pour la rédaction de ce mémoire.
Je tiens aussi a remercier Dr AMBA Jean Chills mon encadreur pour ses
conseils, sa patience et sa coopération tout au long de la rédaction de ce
mémoire.
Je remercie tous les enseignants de la Faculté de Génie Industriel de
l’université de Douala (FGI) sans exception pour toutes les connaissances
qu’ils m’ont transmis au cours de ma formation et loue leur
professionnalisme
Mes remerciements vont enfin à tous ceux qui m’ont aidé de près ou de
loin.

i
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Dédicaces

Je dédie ce mémoire :
A mon père ;
A ma mère ;
A tous mes frères et sœurs ;
A tous mes amis ;
Et à la 4ème promotion de la Faculté de Génie Industriel de
l’université de Douala.

ii
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Résumé

Le barrage de LOM PANGAR projet phare de la politique des grandes


réalisations a été créé dans le but de résorber, réduire et à terme endiguer
le problème des déficits d’énergie au Cameroun. Les études de ce barrage
ont été confiées à l’ARSEL via EDC par le MINTP .La mise en place de
celui-ci a entrainé la construction des ouvrages annexes pour minimiser
l’impact du projet sur les populations autochtones. En effet dans cette zone
le manque d’infrastructures notamment d’ouvrages de franchissement
empêche les déplacements des hommes donc des biens contribuant ainsi au
sous-développement de la zone. Actuellement pour traverser la rivière
TOURAKE les populations sont obligées d’utiliser un bac à moteur vieux
de plusieurs dizaines d’années et qui n’offre pas toutes les garanties de
sécurité et de fiabilité. Cet engin amorti au fil des années n’est plus
d’actualité vue le trafic actuel combiné au trafic futur créé par la
construction du barrage. Il allie lenteur et pénibilité pour ses utilisateurs.
En saison de pluies il est sujet au tangage deviens très dangereux pour les
populations
De ce qui précède, nous pouvons voir que la nécessité d’un ouvrage de
franchissement en l’occurrence d’un pont est urgente. Nous avons donc
décidé dans le cadre de notre mémoire de fin d’études de proposer un pont
mixte à 2 voies qui sera compose de deux poutres (bipoutres) métalliques
en PRS (profilés reconstitués soudés) surmontée d’une dalle en béton armé.
On notera aussi la présence des entretoises et des pièces de ponts.

iii
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Abstract

Dam LOM PANGAR flagship project of the policy of the major achievements
has been created in order to reduce, reduce and eventually stem the problem
of energy deficit in Cameroon. Studies of this dam were entrusted to ARSEL
via EDC by MINTP .the implementation of it has led to the construction of
ancillary structures to minimize the project's impact on indigenous peoples.
Indeed in this area including the lack of crossings infrastructure prevents the
movement of goods men therefore contributing to the underdevelopment of
the area. Currently TOURAKE to cross the river populations are forced to use
an old motor ferry decades and does not offer all the guarantees of security
and reliability. This cushioned craft over the years is no longer valid for the
current traffic combined with future traffic created by the dam. It combines
slow and arduous for its users. In the rainy season it is about pitching become
very dangerous for the people
From the above we can see that the need for a crossing work in this case a
bridge is urgent. We decided as part of our end of dissertation propose a mixed
2-way bridge that will be composed of two beams (double girder) metal in PRS
(welded reconstituted profiles) topped with a reinforced concrete slab. We also
note the presence of the struts and bridges parts

iv
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Sommaire

INTRODUCTION GENERALE ....................................................................................... 11


Chapitre 1 PRESENTATION DU PROJET ...................................................................... 12
I. PRESENTATION DU PROJET ................................................................................... 12
II. DESCRIPTION GEOMETRIQUE DE L’OUVRAGE ................................................ 13
a) Données géométriques : ......................................................................................... 13
i. Tracé en plan : .................................................................................................... 13
ii. Profil en long : .................................................................................................... 13
iii. Profil en travers : ................................................................................................ 14
b) Données naturelles ................................................................................................. 14
i. Données géotechniques : .................................................................................... 14
ii. Données topographique : .................................................................................... 14
iii. Données sismologiques : .................................................................................... 15
iv. Données climatiques : ........................................................................................ 15
v. L’action atmosphérique ...................................................................................... 15
vi. Les données hydrauliques : ................................................................................ 16
Chapitre 2 ETUDE ET CONCEPTION DU PONT .......................................................... 17
I. INTRODUCTION ......................................................................................................... 17
II. ETUDE HYDRAULIQUE ............................................................................................ 17
II.1 Conditions hydrauliques ............................................................................................. 17
II.2 Cotes d’eau ................................................................................................................. 17
II.3 Largeurs de franchissement ........................................................................................ 18
II.4 Calage du pont ............................................................................................................ 18
II.5 Affouillement du pont ................................................................................................ 18
a) Affouillement local ................................................................................................ 18
b) Affouillement global .............................................................................................. 18
III. CONCEPTION DU PONT ........................................................................................ 19
III.1 Donnes à prendre en compte : ................................................................................... 19
a) Implantation et caractéristiques de l’ouvrage ........................................................ 19
b) Les données naturelles ........................................................................................... 19
c) Les données fonctionnelles .................................................................................... 19
III.2 Solution de franchissement du Lom.......................................................................... 19
a) Solutions envisagées .............................................................................................. 19
b) Solution retenue : Pont sur le Lom......................................................................... 19
vii. Avantages et inconvénients des ponts réalisables .......................................... 20

v
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

IV. CONCEPTION TRANSVERSALE............................................................................... 24


a) Caractéristiques du pont ......................................................................................... 24
V. PREDIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS DE LA SUPERSTRUCTURE ........... 25
V.1 La dalle : ..................................................................................................................... 25
a) L’épaisseur de la dalle : ......................................................................................... 25
b) L’écartement des poutres « b » : ............................................................................ 25
V.2 les poutres ...................................................................................................................... 26
a) La hauteur des poutres (hw) : ................................................................................. 26
b) Epaisseur de l’âme des poutres (tw ) : ..................................................................... 26
c) Largeurs et épaisseurs des Semelles ...................................................................... 26
V.3 Entretoises...................................................................................................................... 27
a) Calcul de nombre d’entretoise sur la longueur de l’ouvrage ................................. 27
V.4 Prédimensionnment de la section mixte ........................................................................ 28
a) Hypothèse de calcul : ............................................................................................. 28
b) Caractéristiques de section mixte : ........................................................................ 28
i. La dalle participant: ............................................................................................ 28
ii. Etude des efforts appliqués à la section mixte ................................................... 29
iii. Vérification des contraintes à l’ELS : ................................................................ 30
Chapitre 3 DIMENSIONNEMENT DE LA SUPERSTRUCTURE ................................. 32
I. INTRODUCTION ............................................................................................................. 32
II. HYPOTHESES DE CALCULS ...................................................................................... 32
II.1 UNITES ...................................................................................................................... 32
II.2 DESCRIPTIF DE L’OUVRAGE ............................................................................... 32
a) Géométrie ............................................................................................................... 32
II.3 DOCUMENTS DE REFERENCE ............................................................................. 33
a) Charges règlementaires .......................................................................................... 33
b) Règlements de calcul ............................................................................................. 33
c) Guides techniques .................................................................................................. 33
II.4 PROGRAMME DE MODELISATON ...................................................................... 33
II.5 CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX ET REGLES DE JUSTIFICATION . 33
a) Béton ...................................................................................................................... 33
b) Armatures passives ................................................................................................ 34
II.6 DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES ....................................................................... 35
a) Longueur de scellement ......................................................................................... 35
b) Ferraillage minimum des éléments comprimés ..................................................... 35
c) Ferraillage minimum de flexion ............................................................................. 35

vi
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

II.7 GEOTECHNIQUE (fournies par l’ARSEL) .............................................................. 36


II.8 ACTIONS ................................................................................................................... 36
a) Actions permanentes .............................................................................................. 36
b) Retrait ..................................................................................................................... 36
c) Superstructures ....................................................................................................... 37
d) Actions variables de service................................................................................... 37
e) Coefficient de majoration dynamique .................................................................... 38
II. LES CHARGES DES ELEMENTS PORTEURS ........................................................ 39
II.1 Le poids des poutres ................................................................................................... 39
II.2 Le poids de la dalle : .................................................................................................. 39
II.3 Le poids propre des entretoises : ................................................................................ 39
II.4 Le poids total de la dalle............................................................................................. 39
II.4 Charges permanentes et les compléments des Charges permanentes ........................ 39
a) Les éléments porteurs (Charges permanentes) : .................................................... 39
b) Les éléments non porteurs (compléments des Charges permanentes) ................... 39
II.5 Calcul des surcharges ................................................................................................. 40
a) Surcharge A (l) ....................................................................................................... 40
b) Système de charges B : .......................................................................................... 41
iv. Surcharge Bc ...................................................................................................... 41
v. Système Bt.......................................................................................................... 44
vi. Système Br ......................................................................................................... 45
vii. Surcharge militaire Mc120 : ........................................................................... 45
viii. Charge exceptionnelle D240 .......................................................................... 46
ix. Les surcharges sur trottoir : ................................................................................ 47
x. Les surcharges dues au vent, au séisme, et au freinage : ................................... 47
II.6 Combinaisons de charges : ......................................................................................... 49
III. Calcule des efforts longitudinaux .............................................................................. 50
III.1 Pour la charge permanente ........................................................................................ 50
III.2 Pour leffort tranchant ................................................................................................ 51
IV. Calcule de la section de mixte : ................................................................................. 51
IV.1 Caractéristiques géométriques du PRS : ................................................................... 52
IV.2 Détermination des effets internes sur la section mixte: ............................................ 56
a) Effets du retrait : .................................................................................................... 57
i. Hypothèse de calcul : ......................................................................................... 57
ii. Calcule de l’effet de retrait ................................................................................. 59
b) Effet de la différence de température entre l'acier et le béton : ............................. 59
i. Calcul de la contrainte due à la déférence de température : ............................... 59

vii
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

ii. Dénivellations des appuis : ................................................................................. 60


iii. Vérification à l’état limite de service ................................................................. 60
iv. Vérification des contraintes de cisaillement ....................................................... 62
v. Vérification de l’âme au voilement .................................................................... 62
vi. Vérification de la poutre au déversement ........................................................... 65
vii. Calcul des déformations : ............................................................................... 66
V.3 Dimensionnement de la dalle en béton armé : ........................................................... 67
a) Fonctionnement : ................................................................................................... 67
viii. Définition des charges et des surcharges ........................................................ 68
V.3 Calcul des sollicitations transversales : ...................................................................... 68
........................................................................................................................................... 70
V.4 Hypothèses de calculs : .............................................................................................. 70
V. Entretoises et pièces de pont ......................................................................................... 73
V.1 Entretoise : ..................................................................................................................... 73
a) Vérification de l’entretoise: ................................................................................... 73
VI. Calcul des connecteurs : ............................................................................................ 75
VI.1 Principe du calcul : ................................................................................................... 75
a) Résistance d’un connecteur :.................................................................................. 76
b) Glissement a l’ELU ................................................................................................ 76
VII. Assemblage ................................................................................................................ 77
VII.1 Assemblage des poutres : ........................................................................................ 77
VII.2 Efforts résistant du boulon : .................................................................................... 78
VII.3 Couvre joint : ........................................................................................................... 78
VII.4 Vérification de la semelle supérieure: ..................................................................... 78
a) Vérification des contraintes : ................................................................................. 79
b) Vérification de la pièce assemblée : ....................................................................... 79
c) Vérification des couvres joints :............................................................................. 79
d) Vérification des contraintes : ................................................................................. 80
i. Vérification de l’âme : ....................................................................................... 80
ii. Vérification des contraintes de cisaillement : .................................................... 80
iii. Pièces assembles: ............................................................................................... 80
iv. Couvres- joints: .................................................................................................. 80
VIII. EQUIPEMENTS DE PONT ...................................................................................... 81
VIII.1 Joint de chaussée .................................................................................................... 81
a) Calcul du souffle des joints : .................................................................................. 82
i. Dilatation thermique :......................................................................................... 82
ii. Retrait : ............................................................................................................... 82

viii
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

iii. Fluage : ............................................................................................................... 83


VIII.2 Appareil d’appui .................................................................................................... 83
a) Les appareils d’appuis en élastomère fretté : ......................................................... 84
b) Les avantages des appareilles d’appuis en élastomère fretté : ............................... 84
c) Limitation des contraintes de cisaillement ............................................................. 86
i. Sollicitation sous charge verticale ...................................................................... 86
ii. Sollicitation due à un déplacement horizontal ou à un effort horizontal ........... 87
iii. Condition de non cheminement et non glissement : .......................................... 87
iv. Condition de non soulèvement : ......................................................................... 88
VIII.3 Les appareils d’appuis : .......................................................................................... 88
a) Dimensionnement des plaques de glissement : ...................................................... 88
b) Ferraillage des dés d’appuis : (support des appareils d’appuis)............................. 89
Chapitre 4 DIMENSIONNEMENT DE L’INFRASTRUCTURE .................................... 90
I. INTRODUCTION ......................................................................................................... 90
II. ETUDE DE LA PILE .................................................................................................... 90
II.1 Définition ................................................................................................................... 90
II.2 Choix de la pile .......................................................................................................... 90
II.3 Pré dimensionnement de la pile.................................................................................. 91
II.4 Calcul des charges ...................................................................................................... 91
II.5 Ferraillage de la pile ................................................................................................... 92
a) Etude et ferraillage de la fondation ........................................................................ 93
i. Caractéristiques de la semelle ............................................................................ 93
II.6 Détermination de nombre des pieux ........................................................................... 95
a) Sollicitations dans le pieu ...................................................................................... 95
b) Effort revenant à chaque pieu ................................................................................ 96
c) Vérification de pieu ................................................................................................ 96
d) Ferraillage de la semelle (méthode des bielles) ..................................................... 97
II.7 Action sur les pieux : .................................................................................................. 99
a) Calcul des pieux par la formule de WALTHER : .................................................. 99
III. ETUDE DE LA CULEE.......................................................................................... 101
III.1 Prédimensionnement des culées : ........................................................................... 102
a) Mur garde grève : ................................................................................................. 102
b) Mur de front : ....................................................................................................... 102
c) Sommier d’appuis : .............................................................................................. 102
d) La semelle : .......................................................................................................... 102
e) Mur en retour : ..................................................................................................... 103
f) Dalle de transition : .............................................................................................. 103

ix
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

g) Le corbeau : .......................................................................................................... 103


III.2 Evaluation des efforts sollicitant la culée : ............................................................. 103
a) Détermination du coefficient de poussée k ah :..................................................... 103
b) Calcul des sollicitations ....................................................................................... 104
II.3 Vérification de la culée : .......................................................................................... 108
a) Vérification du tiers central : ............................................................................... 108
b) Vérification au glissement : ................................................................................. 108
c) Etude et ferraillage de la culée : ........................................................................... 109
i. Mur garde grève : ............................................................................................. 109
ii. La dalle de transition : ...................................................................................... 112
iii. Corbeau : .......................................................................................................... 114
iv. Mur frontal : ..................................................................................................... 115
v. Mur en retour : .................................................................................................. 118
vi. La semelle : ...................................................................................................... 120
II.5 Les pieux : ................................................................................................................ 123
a) Calcul de la charge de la charge admissible ........................................................ 123
b) Action sur les pieux : ........................................................................................... 126
II.7 Ferraillage des pieux ................................................................................................ 128
CONCLUSION GENERALE ......................................................................................... 130
ANNEXES ....................................................................................................................... 131
BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................... 143

x
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Liste des figures

Figure 1:Localisation du projet de retenue et du franchissement du Lom à Tourake ...... 12


Figure 2:Traversé du LOM à Tourake ............................................................................. 13
Figure 3:Extrait du plan topographique du franchissement du Lom (réalisé dans le cadre de
l’étude thématique 6 de l’EIE de 2005 et rattaché au système NGC dans le cadre du barrage
pour le PIR)........................................................................................................................ 15
Figure 4:Section du profilé ................................................................................................ 27
Figure 5:systeme Bc .......................................................................................................... 42
Figure 6:systeme Bt ........................................................................................................... 44
Figure 7:systeme Bc .......................................................................................................... 45
Figure 8:systeme Mc120.................................................................................................... 46
Figure 9:dimensions du système D240 .............................................................................. 47
Figure 10:courbe du moment sous la charge permanente ................................................. 50
Figure 11:effort tranchant sous la charge permanente ....................................................... 51
Figure 12:Moment sous 1.6*A(L)+1.35*Gp ..................................................................... 51
Figure 13:Figure 12:Effort tranchant sous 1.6*A(L)+1.35*Gp......................................... 52
Figure 14:Caractéristiques géométriques de la section mixte ........................................... 53
Figure 15:Position du centre de gravité de section mixte .................................................. 54
Figure 16:Les caractéristiques mécaniques de la section mixte : ...................................... 55
Figure 17:Effet du retrait sur la section mixte ................................................................... 57
Figure 18:moment sous charge permanente (revêtement) ................................................. 69
Figure 19:moment sous charge permanente (hourdis ........................................................ 69
Figure 20:moment sous corniche et BN4 .......................................................................... 69
Figure 21:Moment sous trottoir ......................................................................................... 70
Figure 22:section de l'entretoise ........................................................................................ 74
Figure 23:Goujons à tête ronde.......................................................................................... 77
Figure 24:couvres joints .................................................................................................... 81
Figure 25:joint de dilatation............................................................................................... 82
Figure 26:coupe au droit des appuis .................................................................................. 83
Figure 27:Appareil d'appuis en élastomère fretté .............................................................. 85
Figure 28:localisation appareils d'appuis ........................................................................... 89

xi
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Liste des tableaux


Tableau 1:Débit mensuel minimum, moyen et maximum du Lom mesurés à Betaré-Oya sur
la période 1970-2003................................................................................................................... 16
Tableau 2:Synthèse des éléments de choix de la variante à étudier ..................................... 23
Tableau 3:Epaisseur de la dalle en fonction de l’entraxe entre poutre. ................................ 25
Tableau 4:Coefficient d’équivalence ........................................................................................ 29
Tableau 5:Caractéristiques géométriques de la section mixte ............................................... 30
Tableau 6:vérification des contraintes à mi -travée ................................................................ 30
Tableau 7:vérification des contraintes sur appui ..................................................................... 31
Tableau 8: Contraintes normales admissibles aux ELS et aux ELU pour le Béton ............ 34
Tableau 9:Contraintes normales admissibles aux ELS et aux ELU pour l'acier ................. 35
Tableau 10:Nuance des aciers .................................................................................................... 35
Tableau 11:coefficient ................................................................................................................ 37
Tableau 12:charge permanente par mètre linéaire .................................................................. 40
Tableau 13:coefficient bc ........................................................................................................... 43
Tableau 14:coéfficient de majoration dynamique pour Bc .................................................... 43
Tableau 15:charge totale par essieu .......................................................................................... 43
Tableau 16:charge totale par essieu(2) ..................................................................................... 44
Tableau 17:coéfficient de majoration dynamique pour Bt ..................................................... 45
Tableau 18:coéfficient de majoration dynamique sous Mc120 ............................................. 46
Tableau 19:coefficient de pondération(1) ................................................................................ 49
Tableau 20:coefficient de pondération(2) ................................................................................ 50
Tableau 21:Tableau résumant les caractéristiques géométriques de la section mixte ........ 56
Tableau 22:vérification des contraintes à mi travée................................................................ 61
Tableau 23:vérification des contraintes sur appuis ................................................................. 62
Tableau 24:Tableau récapitulatif des contraintes : .................................................................. 63
Tableau 25:Vérification des contraintes ................................................................................... 64
Tableau 26:détermination de la hauteur utile........................................................................... 70
Tableau 27:Récapitulatif dans le tableau ci-dessous (calcul à l’aide programme EXCEL 71
Tableau 28:Récapitulatif dans le tableau ci-dessous (calcul à l’aide programme EXCEL 72
Tableau 29:recapitulatifs des aciers .......................................................................................... 73
Tableau 30:sollicitations sur la pile........................................................................................... 92
Tableau 31:Pression limite et module oedométrique en fonction des types de sol ............ 93
Tableau 32:Charge admissible nette ......................................................................................... 95
Tableau 33:valeurs des moments en condition normale....................................................... 100
Tableau 34:valeurs des moments en condition sismique ..................................................... 100
Tableau 35:implantation de la culée ....................................................................................... 102
Tableau 36:coefficient de poussée des terres ......................................................................... 104
Tableau 37:moments et efforts sur la culée............................................................................ 106
Tableau 38:Tableau récapitulatif donnant les moments et efforts globaux ....................... 107
Tableau 39:Tableau 22:Tableau récapitulatif donnant les moments et efforts globaux totaux
...................................................................................................................................................... 108
Tableau 40:vérification du tiers central .................................................................................. 108
Tableau 41:résultante des efforts en condition sismique et en condition non sismique .. 109
Tableau 42:efforts sur la dalle de transition ........................................................................... 112
Tableau 43:éfforts sur la semelle ..................................................................................... 120
Tableau 44:éfforts revenant à chaque pieu ...................................................................... 121

xii
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Tableau 45:féraillage de la semelle ................................................................................. 122


Tableau 46:caracteristiques du sol ................................................................................... 123
Tableau 47:charge admissible nette ................................................................................. 125
Tableau 48:valeurs des moments en condition normale .................................................. 127
Tableau 49:valeurs des moments en condition sismique ................................................. 127

xiii
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Liste des abréviations

12
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

INTRODUCTION GENERALE

En amont de la future retenue de Lom-Pangar, la traversée du Lom au


niveau de Touraké qui est ici une zone importante d’échanges, de
circulation de personnes et de biens, se fait actuellement à l’aide d’un bac à
moteur. Ce bac est constitué de quatre barges surmontées d’un platelage
Celui-ci rend les traversées pénibles et dangereuses. La piste se termine sur
les berges du Lom par deux radiers en béton et un câble permettant le
guidage et la translation du bac. Afin de maintenir la traversé du Lom en ce
point stratégique d’échange entre les villages » Tourake, Tigueda, Bardé
Ndokayo ,Gounté Gbemna ,Bounou, Bodono Issa ,Sarandi, Bouli,
Cambocassi, Mararaba ,Gaindara, Dolé Garba, Biboko, Tamtama
Dole ,Tamtana, Gounté, Ndougla, Doyo (situés en rive droite) et la ville
de Bétaré-Oya (située en rive gauche), l’étude d’impact d’octobre 2005
complétée par l’étude comparative des options de franchissement du Lom à
Tourake, a proposé la construction d’un pont de 105 m sur deux digues en
remblais sur le Lom à Tourake.
Pour réaliser cette proposition, notre document sera articulé comme
suit :

Présentation du projet : ou nous présenterons brièvement le projet en


le situant dans son espace et en rappelant sa problématique
Etude et conception du pont : ici nous définirons les différentes
menstruations du pont ainsi que ces caractéristiques
Dimensionnement de superstructure : ici nous dimensionnerons les
différents éléments constitutifs de la superstructure du pont en
fonctions des charges qui leurs sont appliquées
Dimensionnement de la infrastructure : ici nous dimensionnerons les
différents éléments de la constitutifs de l’infrastructure du pont en
fonctions des charges qui leurs sont appliquées

Conclusion générale : ici nous conclurons tout en proposant des


suggestions pour une meilleure exploitation de l’ouvrage

11
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Chapitre 1 PRESENTATION DU PROJET

I. PRESENTATION DU PROJET

Positionnée avant la future retenue du barrage de LOM-Pangar, la


traversée du Lom au niveau de la rivière Touraké (route
Doyo/Mararaba/Bétaré-Oya) se trouve est zone primordiale pour les
échanges, la circulation de personnes et de biens. Elle se fait actuellement à
l’aide d’un bac à moteur qui est constitué de quatre barges surmontées d’un
platelage. Celui-ci rend les traversées pénibles et dangereuses. La piste se
termine sur les berges du Lom par deux radiers en béton et un câble
permettant de guidage et la translation du bac. Afin de maintenir la traversé
du Lom en ce point stratégique d’échange entre les villages » Tourake,
Tigueda, Bardé Ndokayo ,Gounté Gbemna ,Bounou, Bodono Issa
,Sarandi, Bouli, Cambocassi, Mararaba ,Gaindara, Dolé Garba, Biboko,
Tamtama Dole ,Tamtana, Gounté, Ndougla, Doyo (situés en rive droite)
et la ville de Bétaré-Oya (située en rive gauche), l’étude d’impact d’octobre
2005 complétée par l’étude comparative des options de franchissement du Lom
à Tourake, a proposé la construction d’un pont de 105 m sur deux digues en
remblais sur le Lom à Tourake.
Le schéma ci-dessous nous présente la localisation du projet de retenue et
du franchissement du Lom à Tourake.

Figure 1:Localisation du projet de retenue et du franchissement du Lom à Tourake

12
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Au niveau du franchissement, la largeur naturelle du Lom est de l’ordre


de 70 m à plein bord, le fond du lit à la cote 660 m NGC et le haut des berges à la
cote 665 m NGC. La piste se termine par des rampes en béton sur les berges
entre les cotes 665 et 662 m NGC environ. L’extrémité inférieure de la rampe en
rive gauche est aujourd’hui dégradée. Des planches et rondins sont positionnés
à ce niveau pour combler le « trou ». La largeur de franchissement du bac est
de l’ordre de 54 m à la cote 662 m NGC et 110 m à la cote 665 m NGC. Le temps de
traversée du Lom par le bac en mai 2009 entre l’embarquement et le
débarquement est d’environ 20 minutes.

Figure 2:Traversé du LOM à Tourake

II. DESCRIPTION GEOMETRIQUE DE L’OUVRAGE

a) Données géométriques :

i. Tracé en plan :

L’alignement en plan donne la définition géométrique du tracé en plan de


l’axe de la voie droite.
ii. Profil en long :

Le profil en long est la ligne située sur l’axe de l’ouvrage, définissant en


élévation du tracé en plan. Longitudinalement, le tracé de la voie routière
bidirectionnelle présente une pente de 0,50 %, en partant de niveau 50,458 m en
rive droite pour arriver à 53,436 m en rive gauche. La hauteur de la pile
intermédiaire est 7 m.

13
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

iii. Profil en travers :

Le profil en travers est l’ensemble des l’élément qui définissent la géométrie et


l’équipement de la voie dans le sens transversal. Il doit être soigneusement
étudie car il est très difficile de le modifier (par exemple, de l’élargir) si une telle
possibilité n’a pas été prévue lors de la conception de l’ouvrage.
Pour la chaussée, il est important de définir la largeur des trottoirs (s’ils existent)
et la largeur roulable, avant l’établissement de l’avant-projet détaillé.
Le profil en travers de notre chaussée est défini par :
Largeur roulable Lr = 7 m
Nombre de voies de circulations est de 2 voies.
Largeur de trottoir =1 m.
La pente du versant : 2.5 %.

b) Données naturelles

Les données géologique ont montré la présence de deux nappes ; l une libre
sus-jacente aux limons superficielles, véritable nappe de ruissellement d’intérêt
très faible, et l’autre constituant la nappe d’inferoflux de la rivière dont la largeur
n’excède pas 500m.Cette nappe est captive vers l’aval, semi -captive au centre de
la vallée, et devient libre à l’amont.
Ces données nous informent sur l’existence de circulation d’eau à différents
niveau de notre sous-sol.
Les levés piézométriques ont donné les mesures suivantes :

N de Sondage Niveau d’eau/TN(m)


SC1 -10.30
SC2 -7.25
SP1 -7.00
SP2 Détérioré

i. Données géotechniques :

Les données géotechniques sont évidemment fondamentales dans l’étude d’un


ouvrage. Non seulement elles déterminent le type de fondation des appuis, mais
elles constituent l’un des éléments du choix de la solution pour le franchissement
projeté. Elles sont obtenues à partir d’une reconnaissance qui doit donner les
informations désirées sur le terrain naturel, le niveau de la nappe et les niveaux
possibles de fondation.
Pour notre cas l’étude géotechnique a conclu que les pieux sont recommandés
pour l’ensemble des appuis (piles et culées
ii. Données topographique :

Il convient de disposer d’un levé topographique et d’une vue en plan du site


indiquant les possibilités d’accès, ainsi que les aires disponibles pour les
installations du chantier, les stockages…etc.

14
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Figure 3:Extrait du plan topographique du franchissement du Lom (réalisé dans le cadre de l’étude thématique 6 de
l’EIE de 2005 et rattaché au système NGC dans le cadre du barrage pour le PIR)

iii. Données sismologiques :

Un séisme est une succession de déplacements rapides imposés aux fondations


d’un ouvrage.
En général, le séisme est caractérisé par un spectre de réponse que ce soit des
déplacements, vitesses ou des accélérations.
Sur un ouvrage rigide, les efforts sont identiques à ceux d’une accélération
uniforme présentant une composante horizontale de direction quelconque et une
composante verticale.
La région de l’Est Cameroun n’a pas connu de séisme majeur jusqu’à nos jours.
Néanmoins on y enregistre la présence de microséisme .Ceux-ci du fait de leur très
faibles intensité ne sont pas préjudiciables pour notre ouvrage.
iv. Données climatiques :

 La température :
Les effets de la température sont bien évidement pris en compte dans le calcul
des constructions. Son effet est notable au niveau des joins de chaussée et des
appareils d’appui (±30°C).
 Le vent :
Les efforts engendrés sur les structures par le vent, sont fixés par le fascicule
61, titre II, on prend une surcharge du vent répartie de 125Kg/m² soit 0.125t/m².
v. L’action atmosphérique

Sous l’action d’agents atmosphériques, l’acier devient sensible à la corrosion au-


delà d’un seuil de taux d’humidité de l’ordre de 50 à 70 %. La présence de poussières
et d’autres dépôts solides étrangers favorisent le déclenchement de ce phénomène.

15
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

La pollution atmosphérique par des gaz sulfureux acides contribue dans


l’accélération des processus de la corrosion. La température joue également un rôle
déterminant dans l’accélération du processus chimique d’oxydation.
vi. Les données hydrauliques :

Comme notre pont franchit un cour d’eau, il est nécessaire de connaître le


régime hydraulique c'est-à-dire le niveau des eaux, le débit, le tracé de la rivière
en vue d’éviter le phénomène d’affouillement qui a causé la ruine de nombreux
ponts.
Les débits mensuels moyens, minimum et maximum du Lom mesurés à
Bétaré-Oya sur la période 1970-2003 sont rappelés sur la figure ci-après

Tableau 1:Débit mensuel minimum, moyen et maximum du Lom mesurés à Betaré-Oya sur la
période 1970-2003
Débits Janvier Février Mars Avril Mai Juin
Minimum 30 13 10 15 25 43
Moyenne 58 33 24 39 64 111
Maximum 104 81 75 90 112 216

Débits Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre


Minimum 75 158 251 212 84 48
Moyenne 176 276 382 377 202 99
Maximum 300 482 502 606 349 190

Le régime du Lom à Bétaré-Oya est caractérisé par un module de


l’ordre de 150 m3/s et :

 Une saison d’étiage sur les mois de janvier à mai avec des débits
moyens mensuels inférieurs à 65 m3/s, plus prononcée entre février et
avril (débits mensuels moyens compris entre 24 et 39 m3/s),
 Une saison humide de juillet à novembre avec des débits moyens
mensuels compris entre 276 m3/s et 282 m3/s d’août à octobre et de l’ordre
de 175 à 200 m3/s en juillet et novembre,
 Des transitions sur les mois de juin et de décembre avec des débits
mensuels de l’ordre de 100 m3/s.

16
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Chapitre 2 ETUDE ET CONCEPTION DU PONT

I. INTRODUCTION

Ce chapitre a pour but a partir des données hydrologiques et des plans à


notre disposition dévaluer la surface du bassin versant de déterminer le débit
du cours d’eau et de déterminer le PHEE ET LE PHED .Ce qui nous permettra
de choisir au mieux un ouvrage de franchissement adapte pour le cours d’eau.
L’objectif de ce paragraphe est de caractériser les conditions de franchissement
en termes de hauteur d’eau et de largeur du Lom à Touraké en fonction de la
saison, pour la situation actuelle et pour la situation future avec la retenue de
Lom Pangar.

II. ETUDE HYDRAULIQUE

II.1 Conditions hydrauliques

Les conditions hydrauliques au niveau du franchissement de Tourake ont


été évaluées pour les débits moyens mensuels par modélisation hydraulique
localisée. Un modèle hydraulique a été réalisé avec le logiciel HEC-RAS à
partir du plan topographique du franchissement, avec des hypothèses
courantes de condition aval (régime normal pour la pente moyenne 0,02%) et de
coefficients de rugosité (coefficients de Strickler K=25 en lit mineur et K=10
en lit majeur). Les cotes d’eau calculées sont comprises entre 662,2 m NGC pour
le débit moyen mensuel de mars et 665,6 m NGC pour les débits mensuels de
septembre et octobre (vitesses moyennes respectives de 0,2 m/s et 1,1 m/s).

II.2 Cotes d’eau

La retenue de Lom Pangar n’impacte pas les débits naturels d’apport du


Lom mais crée en revanche un plan d’eau modifiant les conditions de
franchissement à Touraké, sa cote de retenue normale 672,7 m NGC étant
supérieure d’environ :
 7,4 m à la cote moyenne en état actuel sur les mois ayant la plus forte
hydraulicité (septembre-octobre),
 6 m par rapport à la cote mensuelle maximale sur la simulation de la
chronique (1970-2003)

17
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

II.3 Largeurs de franchissement

Les largeurs de franchissement sont, d’après le SIG et les plans


topographiques disponibles :
 54 m pour la cote 662 m NGC,
 110 m pour la cote 665 m NGC (niveau moyen interannuel de la retenue
: 665,5 m NGC),
 750 m pour la cote 670 m NGC,
 830 m pour la cote de retenue normale 672,7 m NGC,
 900 m pour la cote des PHEE 675 m NGC.

II.4 Calage du pont

Pour déterminer le calage du pont, on additionne à la valeur du PHE la


revanche ou tirant d’air. Cette revanche a pour but de prévenir les débris
flottants de heurter l’intrados du tablier en cas de crue tout en gardant les
appareils d’appuis hors de l’eau. De ce fait le pont est calle à : H  7.4  1.5  8.9m

II.5 Affouillement du pont

C’est l’érosion du sol du lit du cours d’eau causée par l’écoulement de


leau.au cours du temps, ce phénomène peut s’aggraver jusqu’à occasionner la
circulation de l’eau sous les appuis ce qui peut causer le glissement tout entier
de l’ouvrage

a) Affouillement local

L’affouillement local est un phénomène qui se produit par creusement d’une


face à l’aval des piles. Il faut noter que ce phénomène est lie aux vitesses du courant
d’eau devant les piles. Il dépend essentiellement de la nature des matériaux
constituants le fond du lit du cours d’eau et du diamètre de la pile.
Hloc  2  L  7.14m

b) Affouillement global

Celui-ci concerne l’ensemble du lit et de l’écoulement .Il se produit à la


suite d’une crue qui met en suspension le sol du fond. Lorsque le phénomène
est important, il peut conduire à la destruction de l’ouvrage. Pour pallier à cela,
on place l’assise des fondations au-dessus de la hauteur maximale
d’affouillement .Cette hauteur d’affouillement global est donc donnée par :
Sm
H g  0.48  Q 0.36   3.14m  0  H g  0
B
H t  H g  H loc  7.14m
Le niveau des fondations doit être supérieur à la profondeur de l’affouillement
total.

18
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

III. CONCEPTION DU PONT

Ici il est question le type d’ouvrage le plus économique dans la durée


satisfaisant à la fois les contraintes fonctionnelles et naturelles.

III.1 Donnes à prendre en compte :

a) Implantation et caractéristiques de l’ouvrage

 Données générales sur le site d’implantation caractéristiques


géométriques de l’ouvrage

b) Les données naturelles

 La topographie et la vue en plan du site


 Les résultats de la reconnaissance géologique

c) Les données fonctionnelles

 Le tracé en plan
 Le profil en travers et le profil en long
 Les hauteurs libres et les ouvertures à réserver

III.2 Solution de franchissement du Lom

a) Solutions envisagées

Les solutions techniques envisagées a priori pour le franchissement du


Lom :
 le pont à 2 voies, solution proposée dans le cadre de l’étude d’impact
d’octobre 2005,
 le pont 1 voie de circulation
 le bac à moteur,
 le contournement routier,
 le pont flottant,
 les dalots submersibles

b) Solution retenue : Pont sur le Lom

Le pont sur le Lom est un ouvrage qui sera implanté sur le site actuel du bac
de Tourake. Deux propositions d’implantation sont faites sur la des études
géotechniques qui ont été effectuées. Le niveau normal de la retenue, rapportée
à cet endroit montre que la distance ennoyée sera de 900 mètres. Au lieu de faire
un pont de 900 mètres qui coûte excessivement cher, nous avons opté pour une

19
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

solution de remblai en terre sur les deux rives et la construction d’un pont de
100 mètres de portée. La campagne géotechnique menée a permis d’identifier
cinq zones d’emprunt dont trois du côté de Bétaré-Oya et deux du côté de
Touraké. L’ensemble des emprunts représente environ 50 000 m3 de matériaux
utilisables en couche de remblai et 55 000 m3 utilisable en couche de fondation.
Les caractéristiques mécaniques sont répertoriées dans le rapport
géotechnique annexé au présent rapport. Pour la fondation du futur pont le
refus pénétrométrique est obtenu à des profondeurs allant de 3 à 5,6 m,
probablement le substratum rocheux. Ce dernier affleure pratiquement tout au
long de l’implantation de la variante située 110 m en aval de l’axe du bac actuel
vii. Avantages et inconvénients des ponts réalisables

 Pont en béton armé de type PSI.DA


 Domaine d’emplois :
Leur domaine d’emploi économique est de l’ordre de 15m, mais on peut
aller jusqu’à 18m à l’aide des encorbellements latéraux qui allègeront le tablier.
Ceci va nous amener à un pont avec pile intermédiaire car notre ouvrage a une
portée de 30m.
 Intégration dans le paysage
La dalle en BA consomme à peu près autant d’armatures passives que
les poutres en BA mais leur mise en œuvre beaucoup plus simple permet
d’abaisser les coûts par utilisation d’une main d’œuvre moins qualifiée. Par
ailleurs, l’élancement possible plus important favorise le respect des gabarits
et affine le tablier donc améliore l’esthétique de l’ouvrage pour une bonne
intégration dans le paysage
 Technologie de construction.
La construction du pont dalle débute par la réalisation de la pile et des
(02) culées suivi du tablier qui peut être continue ou isostatique. Il est à noter
que la réalisation des appuis se fera sur pieux recepés par la suite et le tablier
sera coffré et coulé sur place.
 Comparaison de la quantité de matériaux
Un pont dalle à (02) travées a un élancement de 1/26, par conséquent
nous avons une dalle de 0,6m d’épaisseur. La quantité de matériaux est moins
importante que dans le cas du tablier du pont à poutres.
II-1.2.)Pont en béton armé de type PSI.DP
 Domaine d’emploi:
Leur domaine d’emploi économique va jusqu’à 30m avec allègement des
encorbellements latéraux. Ainsi nous aurons une seule travée pour notre
ouvrage.
 Intégration dans le paysage
Comme les PSI DA, les PSI.DP ont également un tablier affiné et
s’intègre bien dans le paysage de par leur esthétique.
 Technologie de construction.
 Nous avons un pont isostatique de 30m de portée dont la
réalisation débute par la construction des culées suivi de celle du tablier, qui
sera construit sur des cintres qui prendront appui sur des micropieux
réalisés à cet effet

20
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Comparaison de la quantité de matériaux


Pour un PSI DP nous avons un élancement de 1/25 par un conséquent
une épaisseur du tablier de 1.2m, nous nous rendons compte que les quantités
de matériaux sont plus élevés que dans le cas des PSI DP
II-1.3.) Pont à Béquilles du type PSI.BQ
 Domaine d’emploi
Leur domaine de portée économique va jusqu’à 40m, ce qui correspond
bien à notre ouvrage.
 Intégration dans le paysage
Les ponts à béquilles permettent de franchir des brèches assez
importantes sans appui intermédiaire, telles que les plateformes autoroutières
complètes situées en déblai important. C’est souvent dans ce contexte qu’il est
employé, en raison de son esthétique propre et aussi pour rompre la monotonie
d’un itinéraire ponctué par des ponts dalles.
 Technologie de construction.
La construction se fait sur étalement avec une réalisation des béquilles
en première phase, elle est renchérie par la complexité de sa conception ce qui
explique le peu de développement de son application.
 Comparaison de la quantité de matériaux
La dalle et les béquilles étant pleines, la quantité de matériaux est
relativement élevée bien qu’ayant une inertie variable et pouvant rendre la
structure capable de reprendre toutes les sollicitations.
II-1.4) Viaduc à travées indépendantes à poutres de béton
précontraintes(VIPP)
 Domaine d’emploi
Leur domaine de portée économique s’étend de 30 à 50m
exceptionnellement jusqu’à 60m. En dessous de 30m la structure est
concurrencée par la solution PRAD, au- delà de 50m le poids des poutres
devient prohibitif et d’autres structures s’avèrent plus intéressantes (ponts
poussés, ponts mixtes voire ponts en encorbellement). Cette structure est bien
adaptée au franchissement droit et rectiligne c’est qui est le cas pour notre pour
notre ouvrage.
 Intégration dans le paysage
Les ponts à poutre de type VIPP ont des retombés de poutre assez
importantes, ceci porte atteinte à leur esthétique malgré l’utilisation des
corniches pour cacher ces retombés.
 Technologie de construction.
Leur construction commence également par la réalisation des culées sur
pieux, puis on procède à la pose de poutres préfabriquées et précontraintes par
post-tension. Il est à noter que la pose de poutres ici se fait par lançage à l’aide
d’un lanceur. Vient par la suite la réalisation du tablier qui sera coulé en place
sur cintre.
 Comparaison de la quantité de matériaux
La surface du tablier n’excède pas 1200 m2, ce qui se traduit par une
utilisation de matériaux assez faible permettant ainsi de réaliser des économies
considérables.
II-1.5.) Pont mixte
 Domaine d’emploi
21
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

D’après le DT 483 SETRA PONT MIXTE ACIER BETON Le domaine de


portée des ponts mixtes va jusqu’à 110 ou 120m pour les travées continues,
jusqu’à 80 à 90m pour les travées indépendantes. Au-delà de ces portées, il est
plus économique d’adopter d’autres solutions. Pour une brèche de 30m, il est
donc recommandé de prendre un pont isostatique à une travée.
La poutraison métallique est constituée de deux ou plusieurs poutres
maitresses réalisées à partir de poutres reconstituées soudées (PRS) ou des
profilés du commerce lorsque les dimensions des poutres, et par conséquent les
portées le permettent. Le DT 483 SETRA PONT MIXTE ACIER BETON
recommande pour un pont de largeur inférieure à 25m un pont bipoutre à
entretoises intermédiaires.
 Intégration dans le paysage
Les ouvrages mixtes sont des ouvrages très répandus car ils s’adaptent
bien au milieu urbain ou milieu rural.
 Technologie de construction
Le pont mixte porte une dalle, le plus souvent en béton armé, connectée
aux poutres métalliques et réalisé en seconde phase. Cette dalle peut être
coulée en place ou réalisée à l’aide de dalle ou pré dalle préfabriquée. De plus
ce pont est constitué de deux poutres principales connectées à la dalle par des
connecteurs (souvent des goujons) et reliés par les entretoises.
 Comparaison de la quantité de matériaux
Pour un pont mixte avec une épaisseur constante de 26cm, la quantité
de matériaux est inférieure à celle utilisée pour les autres variantes de pont

22
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Tableau 2:Synthèse des éléments de choix de la variante à étudier

Variantes de ponts PSI DA PSI DP PSI BQ VIPP Pont mixte


Domaine d’emploi Au plus 15m Au plus 25m Au plus 40m Au plus 60m Au plus 110m
Intégration dans le
Très bonne Très bonne Très bonne Moyenne Très bonne
paysage
Utilisation d’un
Technologie de Main d’œuvre
Facile Facile matériel de levage facile
construction qualifiée
lourd
Comparaison des
Moyen Elevée Elevée Elevée faible
matériaux
Volet économique Moyen Elevée Très élevée Elevée moyen
CCTP Exclu Exclu Exclu Exclu retenu
Au vue de tous ces paramètres, le pont à mixte et le PSI DA sont les plus adaptés mais compte tenu de la complexité du coffrage du pont
dalle par rapport au site du projet nous opterons pour un pont mixte bipoutre.
Conclusion Réalisable Exclu Exclu Exclu retenu

23
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

.
Afin d’éviter de multiplier les piles et donc avoir plusieurs travées (30 et 40
m), la solution retenue est la solution de pont mixte (structure porteuse en
poutres métalliques reconstituées et soudées (PRS) et hourdis en béton) et des
appuis fondés sur le substratum rocheux.

IV. CONCEPTION TRANSVERSALE

a) Caractéristiques du pont

D’après le fascicule 61 titres II, le calcul des surcharges est valable pour des
ponts routiers composés d’une ou de plusieurs voies.
On se limitera dans la partie pré dimensionnement à la charge permanente
et du trafic routier A(L) (chargement uniformément reparti).
 Classe de pont

Lr  7.00m  Pont de classe 1


5.50m Lr 7.00m  Pont de classe 2
Lr  5.50m  Pont de classe 3
Donc nous avons à faire ici à un pont de classe 1

 Largeur chargeable (LC)


 Largeur totale LT =9,60m
 Largeur roulable Lr = 7,00 m.
 Largeur chargeable Lc = 7,00 m.
Le nombre de voies de circulation
Lc 7
nv    2.33  nv  2voies
3 3
Largeur de voie
L 7
Lv  c   3.5  Lv  3.5m
nv 2

24
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

V. PREDIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS DE LA


SUPERSTRUCTURE

V.1 La dalle :

a) L’épaisseur de la dalle :

D’après le DT483 du SETRA la valeur de l’épaisseur de la dalle n’est


donnée qu’à titre indicatif pour le pré-dimensionnement. Les facteurs qui
interviennent dans son choix sont :
 largeur des encorbellements,
 présence de trottoirs ou de superstructures lourdes (corniche,
caniveaux, ...),
 nature des charges (charges militaires, convois lourds exceptionnels,
engins de chantier ...).
On a :
L
e  0.12  entraxe (m) épaisseur au centre de la dalle
50
( B  Lentraxe )
e  0.13  (m) épaisseur aux extrémités de la dalle
50
Avec B la largeur du tablier
Pour des faibles entraxes l’épaisseur est constante et est donné par le tableau
ci-dessous :
Tableau 3:Epaisseur de la dalle en fonction de l’entraxe entre poutre.

Entraxe des poutres en m Epaisseur de la dalle en cm


5,00 25
6,00 27
L’entraxe des poutres doit être  0,55B . Pour notre ouvrage nous avons un

entraxe de 6 m donc nous obtenons une épaisseur ép  27cm

b) L’écartement des poutres « b » :

D’après le DT483 du SETRA, l’écartement des poutres « b » est égale à


0,55 fois la largeur du tablier. La largeur du tablier est égale à 9.52m.
Donc: b  0.55  9.52  5.24m  6m

25
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

V.2 les poutres

a) La hauteur des poutres (hw) :

D’après le DT483 SETRA PONT MIXTE ACIER -BETON BIPOUTRE La hauteur de


la poutre est déterminée par le rapport :
L
hw 
22
Donc :
45
hw   2.1m
22
hw  2.1m

b) Epaisseur de l’âme des poutres (tw ) :

D’après le DT483 SETRA PONT MIXTE ACIER -BETON BIPOUTRE, pour


déterminer l’épaisseur de l’âme, il faut respecter les quatre conditions
suivantes :
 La résistance à la corrosion.
 La résistance au cisaillement.
 La résistance au voilement.
Pour limiter les phénomènes de voilement et le nombre de raidisseurs, on
se propose de limiter la contrainte à environ 160Mpa à l’ ELU.il faut que :
VELU
tw .
160  h
Ici VELU  5.932Mpa d’où tw 11.2mm
La condition d’épaisseur minimale : tw 12mm
h
La condition d’élancement veut que : w 166 on supposera pour simplifier les
tw
hw
calculs que h et hw sont un peu différents ; on a donc : tw  19.9mm
166
On a donc : tw  20mm

c) Largeurs et épaisseurs des Semelles

D’après le DT483 SETRA PONT MIXTE ACIER -BETON BIPOUTRE on a :

 Semelle supérieure:

400mm  bs  800mm
bs  700mm
ts 1
  ts  35mm
bs 21

26
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

ts  35mm
 Semelle inférieure :
500mm  bs  1200mm
bi  800mm
20mm  ts  50mm
ti 1
  ti  40mm
bi 21
ti  40mm

Figure 4:Section du profilé

V.3 Entretoises

D’après le DT483 du SETRA, nous pouvons prendrons dans notre cas pour
les entretoises des profilés métalliques IPE600 dont les caractéristiques
géométriques suivent :
H  600mm
I  92080cm 4
A  156cm 4

a) Calcul de nombre d’entretoise sur la longueur de l’ouvrage

D’après le DT483 du SETRA, on va prendre l’espacement entre les


entretoises est égal à 8m ; ceci pour tenir compte de la largeur du tablier qui est
de 9.52m donc ne dépassant pas les 13 à 14 m .Elles jouent un rôle important
notamment lors du bétonnage et du lancement du tablier.
Donc le nombre des entretoises est égal à 10 entretoises intermédiaires, et
4 entretoises d’about ou « pièces des ponts » au niveau des appuis.

27
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

V.4 Prédimensionnment de la section mixte

a) Hypothèse de calcul :

Avant d’aborder le calcul d’une section mixte, il est nécessaire d’étudier


qualitativement le comportement sous l’action des efforts qui lui sont appliquées,
pour cela nous supposerons vérifier les deux hypothèses suivantes :
 La liaison entre l’acier et le béton est supposée rigide, tout déplacement entre
les deux matériaux est rendu impossible par la présence des organes de liaisons
appelées « Connecteurs ».
 L’acier et le béton sont supposés être des matériaux élastiques, cette
hypothèse fondé sur la relation contrainte déformation du matériau est
linéaire, quelque soit le niveau de contraintes, le béton tendue doit être prise
en compte ou négligé.
On a la variation relative de la longueur de deux fibres, l’une dans l’acier l’autre
dans le béton est :
 l  a
Pour l’acier :   
 l a Ea
 l  
Pour le béton :    b
 l b Eb

b) Caractéristiques de section mixte :

i. La dalle participant:

Il convient de prendre la largeur participante de part et d’autre de l’âme en


l
aciers égale à 0 , sans que cette valeur soit supérieure à la distance bi .
8
bi : est la mi-distance entre l’âme de la poutre adjacente ou distance entre l’âme
de la poutre et le bord libre de la dalle en béton.
l0 : est égale à la longueur de la travée la plus grande du pont
beff  be1  be 2
l
bei  min( 0 , bi )
8
l
be1  min( 0 , b1 )
8
l
be 2  min( 0 , b2 )
8
be1  1.40m
be 2  1.72m
beff  be1  be 2  1.40  1.72  3.12 m
D’après la première hypothèse :

28
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 a Ea
n 
 b Eb
n : Coefficient d’équivalence.
Eb : Module d’élasticité ≪ efficace »du béton.
Ea : Module d’élasticité ≪ efficace »du béton.
Ainsi, afin de tenir compte des variations de Eb , on définit plusieurs valeurs de n
correspondant à tous les types de sollicitation :

Tableau 4:Coefficient d’équivalence

Sollicitation Champ d’application n


Charge instantanée Charge d’exploitation 6
Charge de longue durée Charges permanentes 18
Effets différés Retrait et à la température 15

 L’inertie de la section mixte :


S
Section homogène S  S a  b
n
S a : Section d’acier.
S b : Section du béton.
n : coefficient d’équivalence.
Position du centre de gravité de section mixte :
S 
b. b  a.S a  0  S .c S .c
n  a  b ;b  a
 nS S
ab  c 
Donc: Inertie de la section mixte par rapport à son centre de gravité G:
I  S .S 
I  I A  ( B )   a b  .c 2
n  nS 
I A : Moment d’inertie propre de l’acier par rapport à Ga
I B : Moment d’inertie propre du béton par rapport à Gb .

ii. Etude des efforts appliqués à la section mixte

La distribution des contraintes dans une section mixte soumise à un


moment fléchissant.
Les contraintes sont données par les relations suivantes :
 Acier : la contrainte dans l’acier est :
 Fibre supérieure :
M
 a sup 
ws
I
ws 
Vs

29
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Fibre inférieure :
M
 a inf 
wi
I
ws 
Vi
 Béton : La contrainte dans le béton pour une charge
uniformément répartie est donnée par
M
 B sup 
wB  n
M
 B inf 
wS  n
Avec :
I
wB 
VB

Les caractéristiques de la section mixte :

Tableau 5:Caractéristiques géométriques de la section mixte

n n=18 n=6
2
S n (m ) 0,1326 0,216
a n (m) 0,3443 0,634
bn (m) 0,752 0,461
I G (m4) 8,65.10-2 0,1158
Vbn (m) 0,8766 0,5869
Vsn (m) 0,6266 0,3369
Vin (m) 1,1734 1,4631
I 13,80.10-2 34,37.10-2
ws =
Vs
I 7,37.10-2 7,91.10-2
wi =
Vi
I 9,86.10-2 19,73.10-2
wB =
VB

iii. Vérification des contraintes à l’ELS :

On ne prend pas en considération la résistance de béton à la traction.


 A mi- travée :

Tableau 6:vérification des contraintes à mi -travée

Les surcharges N M(t.m) σ Bsup (MPa) σ asup (MPa) σ ainf (MPa)

30
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

G (poids propre) 18 425,75 2,39 30,85 57,76


Surcharge AL 6 304,71 6,0105 16,753 95,4
Contrainte totale / / 8,4 47,6 153,16
Valeurs de comparaison / / <21MPa <237MPa <266,25

Les contraintes a l’ELS sont vérifiées à mi travée

 Sur appui

Tableau 7:vérification des contraintes sur appui

Les surcharges N M(t.m)  B sup MPa)  a sup (MPa)  a inf (MPa)


G(poids propre) 18 757,02 3,047 54,856 102,716
Surcharge AL 6 199 3,184 10,941 62,3
Contrainte totale / / 6,231 65,79 165,016
Valeurs de comparaison / / <21MPa <266,25 <237MPa

Les contraintes à l’ELS sont vérifiées sur appui

La contrainte de cisaillement moyen due à l’effort tranchant Ty doit


satisfaire à la condition suivant :

 max  
Ty
 max   100Mpa Sous sollicitation de service
tw  hw
D'après les résultats donnés par logiciel ROBOT Millenium :
On a : l’effort tranchant maximum est égal :
Ty  196t
Ty Ty
 max  
Aw tw  hw
Telle que :

 max    0.45 f e
T Ty 196
 max  y    56.79Mpa
Aw tw  hw 0.02 1.725

  0.45  355  160Mpa
Donc : 56.79Mpa 160Mpa

D’où :  max   
NB : Le cisaillement maximal au niveau de la section la plus sollicité e est
vérifié.

31
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Chapitre 3 DIMENSIONNEMENT DE LA

SUPERSTRUCTURE

I. INTRODUCTION

Dans ce chapitre nous allons calculer les sollicitations appliquées sur les
différents constituants de l’infrastructure tout en y appliquant les règles et
normes de calculs. L’objectif principal est d’obtenir les sections d’aciers de ces
éléments.

II. HYPOTHESES DE CALCULS

Cette note a pour objet de définir les hypothèses générales de calculs à


prendre en compte pour le dimensionnement et la justification du pont mixte
sur la TOURAKE

II.1 UNITES

 Longueurs : mètre (m)


 Masses : tonnes (t)
 Forces : tonnes (t) avec 1kN = 0,1t
 Contraintes : Méga pascal (MPa ou t.m-2)
 Moments : tonnes mètre (t.m)

II.2 DESCRIPTIF DE L’OUVRAGE

a) Géométrie

L’ouvrage est un ouvrage pont a poutres métalliques surmonté d’une


dalle en béton armé
L’ouvrage est un pont route
Les caractéristiques du cadre sont les suivantes :
 Longueur à l’axe : 100m
 Epaisseur de la dalle : 0,20m
 Largeur intérieure : 11,2m

32
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

II.3 DOCUMENTS DE REFERENCE

a) Charges règlementaires

Les charges retenues pour le dimensionnement de l’ouvrage sont celles


définies par le fascicule 61 titre II du CCTG, à savoir les charges civiles de
type A et B ainsi que les charges militaires de type M 120.
L’ouvrage sera également dimensionné pour reprendre des camions de
type grumier. Il n’y a pas lieu de prendre en compte d’autres charges de convois
exceptionnels.

b) Règlements de calcul

Les justifications de l’ouvrage sont menées conformément aux textes


énumérés ci-après :
 Fascicule 62 Titre I Section I du CCTG: Règles techniques de
conception et de calcul des ouvrages en béton armé suivant la méthode
des états limites, dénommées BAEL 91
 Fascicule 61 Titre II: Conception, calcul et épreuves des ouvrages
d’art
 Fascicule 62 Titre V: règles techniques de conception et de calculs
des fondations des ouvrages de génie civil
 Fascicule 65A et son additif: Exécution des ouvrages de génie civil
en béton armé ou précontraint

Nous ferons des références précises aux articles concernés de ces


règlements, dans les différents paragraphes de la présente note.
Le calcul de l’ouvrage est effectué en considérant la fissuration du béton comme
préjudiciable.

c) Guides techniques

 MUR 73 : Dossier pilote du SETRA sur la conception et le


dimensionnement des ouvrages de soutènement
 Guide SETRA des dalles de transition des ponts routes

II.4 PROGRAMME DE MODELISATON

Une modélisation 3D globale de l’ouvrage cadre est réalisée sous le


logiciel AUTOCAD

II.5 CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX ET REGLES DE


JUSTIFICATION

a) Béton

Caractéristiques :
33
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Béton de Classe B30.


Les valeurs caractéristiques à 28 jours sont :

 à la compression : fc28= 30Mpa


 à la traction : ft28 = -2.4Mpa
Pour une date j < 28 jours : f = fc28
Les modules de déformation longitudinale à 28 jours sont :

 module instantané : Ei28= 11000 fc28⅓ = 34140MPa


 module différé : Ev28 = Ei28/3 = 11380MPa
 La masse volumique du béton armé est égale à 2.65 t/m3
 Coefficient de dilatation thermique : θ = 10-5 °C-1
 Coefficient de poisson (BAEL91 révisé 99 - § A.2.1, 3) :
 Calcul des sollicitations : ν = 0.0
 Calcul des déformations : ν = 0.2

Tableau 8: Contraintes normales admissibles aux ELS et aux ELU pour le Béton

Nota : Conformément au BAEL A.4.3.4, le coefficient θ est fixé à 1 lorsque la


durée probable d’application de la combinaison d’actions considérée est
supérieure à 24h, à 0,9 lorsque cette durée est comprise entre 1h et 24h, et à 0,85
lorsqu’elle est inférieure à 1h.

b) Armatures passives

Les justifications seront menées selon les règles du BAEL, en


considérant la fissuration comme préjudiciable.
Le module des armatures passives sera pris égal à Es=200000MPa

Armatures à haute adhérence :

Nuance feE500 de qualité soudable.

 Contraintes limites de traction :

34
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Tableau 9:Contraintes normales admissibles aux ELS et aux ELU pour l'acier

 Enrobages

L’enrobage minimal des armatures passives pris en compte est de 3 cm.

II.6 DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES

a) Longueur de scellement

Conformément à l’article A.6.1.22 du BAEL, la longueur minimale de


scellement droit d’une barre rectiligne est :
Où fsu = 0.6.*2.ftj avec y = 1.5 pour du HA d’où le tableau récapitulatif :

Tableau 10:Nuance des aciers

b) Ferraillage minimum des éléments comprimés

 Armatures longitudinales (BAEL A.8.1.21)


Amin = max (4cm²/ml de longueur de parement; 0,2% de la section du béton
comprimé)
 Armatures transversales (BAEL A.8.1.3)
φt = φ/3 ; φt >10 mm
Avec l’espacement = Min 15φL ; 40 cm ; a + 10 cm
Avec : φL = diamètre des armatures longitudinales
a = plus petite dimension de la pièce

c) Ferraillage minimum de flexion

Conformément à l’article A.4.2.1 du BAEL, le ferraillage minimum de


flexion vaut :

35
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Amin = 0,23b.dftj/fe
Avec b la largeur de l’élément
d la hauteur utile de la poutre
ftj la résistance à la traction du béton à la date j
fe = 500MPa la limite d’élasticité de l’acier

II.7 GEOTECHNIQUE (fournies par l’ARSEL)

 Angle de frottement des remblais : ϕ = 30°


 Cohésion des remblais : nulle.
 Le niveau des plus hautes eaux (NPHE) retenu est de : +1.5 NGC

De plus, la note 7428 a mis en avant la nécessité d’une purge des sols en
place sous l’ouvrage jusqu’à la cote 1.5 NGC, soit une hauteur d’environ 4,5 m.
L’emprise de la purge doit englober l’ensemble de l’ouvrage d’art, les deux murs
de soutènement ainsi que les remblais contigus à l’ouvrage (débord de 10 m de
part et d’autre de l’ouvrage). Les sols purgés sont substitués par un remblai
sableux ou granulaire compacté selon les règles de l’art (objectif de
densification q3).
Les tassements différentiels sont ceux pouvant être nuisible pour le bon
fonctionnement de l’ouvrage. Les tassements différentiels sont réduits avec la
purge.
Ces tassements n’ont pas d’impact structurel sur l’ouvrage et ne seront
donc pas pris en compte dans les études.
Néanmoins une attention particulière devra être portée par le chantier
au non décollement du sol sous le radier (en cas d’un tassement différentiel en
dehors des valeurs calculées par l’étude géotechnique).

II.8 ACTIONS

a) Actions permanentes

 Poids propre
Le poids propre du béton est représenté par une valeur nominale unique
calculée à partir des dessins du projet avec un poids volumique de 2,65 t/m3.
Ce poids volumique découle de la densité des granulats locaux selon la
formulation du béton que nous avons établie.

b) Retrait

Conformément à l’article B.5.1 du BAEL 91 révisé 99, longitudinalement,


on négligera les effets du retrait car les joints de l’ouvrage sont distants de
moins de 50 m (distance limite pour les régions humides et tempérées).
Transversalement, il sera tenu compte d’un éventuel retrait différentiel de la
dalle supérieure par rapport au reste de la structure au moyen d’une dilatation
thermique de -10°C (appliquée à la dalle).

36
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

c) Superstructures

Nous présentons ci-dessous le poids nominal des éléments de


superstructures ainsi que les coefficients kmin et kmax qui permettent de calculer
leurs valeurs caractéristiques.
Tableau 11:coefficient

NOTA : Il n'y a pas d'effet de Marston compte tenu de la faible épaisseur du sol
sur le travers

d) Actions variables de service

 Charges routières (QR – FREINAGE – QTOT – QM – QRP)


Les actions routières sont définies conformément au fascicule 61 titre II
en considérant les ouvrages comme des ponts de premières classe.
 Charges reparties : A(l) et A(l) plancher
 Charges de camion :Bc ,Bt ,Br
 Charges de freinage associées à QR (Freinage)

Les charges QR sont obtenues en considérant les charges A ou B par


 1.20 aux ELS
 1.07 aux ELU

Les charges de freinages seront calculées pour les deux types de charges
: Bc et A.
 Charges militaires (Qm)
On prendra en compte le convoi militaire Mc120 conformément au
fascicule 61 titre II. Transversalement un seul char Mc120 est supposé
circuler sur toute la largeur de l’ouvrage.
 Charges exceptionnelles (Qex)

L’ouvrage est susceptible de porter un seul camion de type de grumier


dont la définition est la suivante :
 Poids total 100t
37
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Nombre d’essieux
Le premier essieu pèse 7.5t reparties sur 2 roues dont l’entraxe est de
1.85m
Les quatre autres pèsent chacun 23.125t reparties sur 2 paires de
roues. L’entraxe des roues d’une même paire est de 0.35m et l’entraxe des
paires est de 1.50m
Les distances par rapport au 1er essieu sont :

 De 4.00m pour le 2ème


 De 5.45m pour le 3ème
 De 12.85m pour le 4ème
 De 14.30m pour le 5ème

 L’impact des roues de 0.25m*0.25m


 Charges de trottoir (Qtrot)
Conformément à l’article 13 du fascicule 61 titre II, on prendra en
compte une surcharge de trottoir de 0.15t/m2 pour la justification des
ouvrages.

e) Coefficient de majoration dynamique

Le coefficient de majoration dynamique est déterminé selon la formule


suivante du fascicule 61 titre II :
0.6 0.4
  1     1 
1 4
G 1  0.2  L
S
Il s’applique aux charges B, Mc120 et aux grumiers :
L : longueur de la travée considérée exprimée en mètres
G : poids total de l’ouvrage de la travée exprimée en tonnes
S : poids total des essieux qu’il est possible de placer sur la travée

 Actions sur le garde-corps


Pour les garde-corps, nous considérons un effort horizontal ou vertical de
0,1 t/ml appliqué à la lisse supérieure.
 Effet du souffle
Etant donné la distance des piédroits à l’axe du train et la vitesse du
train sous l’ouvrage, la valeur du souffle est négligeable.
 Actions thermiques

 Variations uniformes de température :


Conformément à l’article B.5.1 du BAEL 91 révisé 99, on négligera les
effets de la dilatation thermique car les joints des ouvrages sont distants de
moins de 50 m (distance limite pour les régions humides et tempérées).
 Gradient thermique :
Les dalles sont sollicitées par un gradient thermique positif (fibre
supérieure plus chaude que la fibre inférieure) de 12°C. Ses effets seront
calculés avec les modules instantanés des matériaux.

38
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

II. LES CHARGES DES ELEMENTS PORTEURS

II.1 Le poids des poutres

Pt  S   S
Pt  0.0975  78.5 105  803.65 KN / m
Pt  80.37t / m
Pp  2  80.37  160.74t / m

II.2 Le poids de la dalle :

Pd  e  l  L   b  0.25  7 105  25  4593.75KN  460t


Pd  460t
G  GT  PTD  5.94  2.586  8.526
G  8.526t / ml
II.3 Le poids propre des entretoises :

Pent  27  7.85  0.0156  3.31t


Pent  3.31t
II.4 Le poids total de la dalle

Pp  Pd  Pent 160.74  460  3.31


PTD    5.94t / ml
L 105
PTD  5.94t / ml

II.4 Charges permanentes et les compléments des Charges


permanentes

Les charges permanentes comprennent le poids propre de la structure


porteuse, et les Compléments des Charges permanentes sont des éléments non
porteurs et des installations fixes, on les appelle accessoires.

a) Les éléments porteurs (Charges permanentes) :

Ces charges sont appelées CP :


PTD  5.94t / ml

b) Les éléments non porteurs (compléments des Charges


permanentes)

Ces charges sont appelées CCP, et concernent :

 Le revêtement.

39
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Les trottoirs.
 Les corniches.
 Les gardes corps.
 Les glissières de sécurité

Tableau 12:charge permanente par mètre linéaire

L l h ml yb g Gt (t/ml)
Trottoirs 0,5 0,2 / 1 2,5 0,25 0,5
Corniches 0,22 0,16 / 1 2,5 0,044 0,368
0,22 0,13 0,32 1 2,5 0,14
Revêtement 6 0,08 1 2,2 1,056 1,056
Etanchéiste 7 0,03 1 2,2 0,462 0,462
Gardes corps 0,1 0,2
TOTAL 2,586
II.5 Calcul des surcharges

D’après le fascicule 61 titres II, on doit calculer les surcharges valables


pour les ponts routiers supportant une ou plusieurs chaussées.
On se limitera dans la partie pré dimensionnement à la charge permanente et
du trafic routier A (L) (chargement uniformément repartie).

a) Surcharge A (l)

Le système A se compose d’une charge uniformément répartie dont la


l’intensité dé pend de la langueur L chargée est donne par la formule suivante
:
36000
A2  a1  a2  A( L)  A( L)  230  (kg / ml )
12  L

Nombre de voies 1 2 3
1ere 1 1 0,9
2eme 1 0,8 /
3eme 0,9 0,8 /

 Premier cas : une travée chargées (L = 40 m)

v0
a2 
v
A2  a1  a2  A( L)
a1  1

40
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Voies a1 a2 A1(L) (t /m2 ) A2( L) Largeur A(L)


chargées d'une voie (t/m2)
1 voie 1 1 1,087 1,087 3 3,261
2 voies 1 1 1,087 1,087 7 7,609

 Deuxième cas : deux travées chargées (L = 75 m)

Voies a1 a2 A1(L) (t /m2 ) A2( L) Largeur A(L)


chargées d'une voie (t/m2)
1 voie 1 1 0,644 0,644 3 1,932
2 voies 1 1 0,644 0,644 7 4,508

 Troisième cas : trois travées chargées (L = 105 m)

Voies a1 a2 A1(L) (t /m2 A2( L) Largeur d'une A(L)


chargées ) voie (t/m2)
1 voie 1 1 0,538 0,538 3 1,614
2 voies 1 1 0,538 0,538 7 3,766

b) Système de charges B :

Le système de charges B comprend trois (3) types de systèmes distincts :


 Le système Bc qui se compose de camions types (30 t)
 Le système Bt se compose de 2 essieux dit « essieux tandems »
 Le système Br se compose d’une roue isolée (10 t)
iv. Surcharge Bc

Disposition dans le sens transversal : nombre maximale de files que l’on


peut disposer égale au nombre de voies de circulation, il ne faut pas en mettre
plus, même si cela est géométriquement possible, les files peuvent être
accolées ou non.
Disposition dans le sens longitudinal : nombre de camions est limité à
deux, la distance des deux camions d’une même file est déterminée pour
produire l’effet le plus défavorable.
Le sens de circulation peut être dans un sens ou dans l’autre à condition
que les deux camions circulent dans le même sens.
Les éléments du système Bc sont schématisés ci-dessous, les longueurs
étant exprimées en mètres et les masses en KN.

41
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Figure 5:systeme Bc

42
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Tableau 13:coefficient bc

 Calcul des coefficients dynamiques :

Les surcharges du système BC sont multipliées par des coefficients de


majoration dynamique.
Ce coefficient est déterminé par la formule :
0.6 0.4
  1     1 
1 4
G 1  0.2  L
S
Nous avons ici 3 cas de chargements :

Tableau 14:coéfficient de majoration dynamique pour Bc

G S L bc S1 
1er 1 255,78 60 30 1 60 1,057
cas voie
2 255,78 96 30 0,8 120 1,057
voies
2eme 1 639,45 60 75 1 60 1,025
cas voie
2 639,45 96 75 0,8 120 1,025
voies
3eme 1 895,23 60 105 1 60 1,018
cas voie
2 895,23 96 105 0,8 120 1,018
voies

Donc nous obtenons   1.06

Tableau 15:charge totale par essieu

Voies bc P  charge par essieu


chargées
1 1 Essieu 6 1,057 6,342
avant
Essieu 12 12,684
arrière
2 0,8 Essieu 6 1,025 9,84
avant
Essieu 12 19,68
arrière

43
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Tableau 16:charge totale par essieu(2)

Voies P gamma Charge charge


chargées bc par totale
essieu
1 1 Essieu avant 6 1,057 6,342 63,42
Essieu arrière 12 12,684
2 0,8 Essieu avant 6 1,025 9,84 196,8
Essieu arrière 12 19,68
v. Système Bt

Un tandem se compose de 2 essieux munis de roues simples


pneumatiques. Les caractéristiques du système Bt sont présentées ci-dessous :

Figure 6:systeme Bt

44
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Tableau 17:coéfficient de majoration dynamique pour Bt

G S L bt S1 
1er cas 2 voies 255,78 640 30 1 320 1,057

2eme cas 2 voies 639,45 640 75 1 320 1,025

3eme cas 2 voies 895,23 640 105 1 320 1,018

vi. Système Br

C'est une roue isolée disposé normalement à l'axe longitudinal de la


chaussée. Les caractéristiques de cette roue sont présentées ci-dessous :

Figure 7:systeme Bc

vii. Surcharge militaire Mc120 :

Les ponts doivent être calculés d’une manière à supporter les véhicules
militaires du type Mc120 susceptibles dans certains cas d’être plus défavorables
sur les charges A et B.
Les véhicules Mc120 peuvent circuler en convois. Dans le sens
transversal : un seul convoi quelque soit la largeur de la chaussée. Dans le sens
longitudinal : le nombre de convoi est limité.
 Poids totale : 110 t
 Longueur d’une chenille : 6,10 m
 Largeur d’une chenille : 1,00 m

45
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Figure 8:systeme Mc120

Tableau 18:coéfficient de majoration dynamique sous Mc120

G L S 
255,78 30 110 1,115
639,45 75 220 1,073
895,23 105 440 1,084
 MC120  1.12
viii. Charge exceptionnelle D240

Les charges exceptionnelles ne sont pas frappées par le coefficient de


majoration dynamique. Le convoi type D comporte une remarque de trois
éléments de 4 lignes à 2 essieux de 240 t de poids total. Ce poids est supposé
réparti au niveau de la chaussée sur un rectangle uniformément chargé de
3,2 m de large et 18,6m de long.

46
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Figure 9:dimensions du système D240

P  240t
p 240
P   12.90t / ml
l 18.6
D240  12.90t / ml
ix. Les surcharges sur trottoir :

La surcharge de trottoir c’est une charge uniformément répartie, il y a


deux cas de surcharges de trottoirs :
- Surcharge locale : c’est une surcharge uniformément repartie de 450 kg/m2
- Surcharge globale : de 150 kg/m2
Dans notre ouvrage, nous appliquons sur les trottoirs une charge uniforme de
150 Kg/m2 (selon le fascicule61 titre II
 Premier trottoir chargé : P  0.15  0.5  0.075t / ml
 Deuxième trottoir chargée P  0.15  0.5  0.075t / ml
 Les deux trottoirs chargés P  2  0.15  0.5  0.150t / ml
x. Les surcharges dues au vent, au séisme, et au freinage :

 Surcharge du vent :
Le vent souffle horizontalement dans une direction normale à l’axe
longitudinal de la chaussée, la répartition est de la grandeur des pressions
exercées par celui -ci et les forces qui en résultent dépendent de la forme et des
dimensions de l’ouvrage.
En général; la valeur représentative de la pression dynamique de vent est égale
à 0,2 t/m2 (selon le fascicule 61-titre II).
 P = 2,00 KN/m2 pour les ouvrages en service
 P = 1,25 KN/m2 pour les ouvrages en cours de construction
S  105  (2.05  2)  425.25m2
On se trouve dans la zone 2 le coefficient du vent est de 0.2
HVent  0.2  425.25  85.05
HVent  85.05t
 Le séisme

47
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Un séisme est une succession des déplacements rapides imposes aux


fondations d’un ouvrage. Sur un ouvrage rigide, les efforts sont identiques à
ceux d’une accélération uniforme présentant une composante horizontale et
une compo sante verticale. Les effets du séisme sont assimiles a des efforts
d’inerties ayant une direction quelconque et une intensité proportionnelle à la
valeur de force de pesanteur. Ils sont très importants et même prépondérantes
pour le dimensionnement des appareils d’appuis et le ferraillage du fut des
piles.
Le territoire national étant divisé en quatre zones de sismicité croissante
définies comme suit :
 Zone 0 : sismicité négligeable
 Zone 1 : sismicité faible
 Zone 2 : sismicité moyenne IIa et IIb
 Zone 3 : sismicité élevée
Notre ouvrage est classé en zone 1 ou l’accélération horizontale du Sol est
égale a :
Zone I : a =0,15 g , telle que g : accélération de la pesanteur
Donc la force sismique dans les deux directions est:
 Séisme vertical: 0,075 G (G poids total)
 Séisme horizontal : 0,15 G
 Forces de freinage :
 Effort de freinage correspondant à la charge A (L)
1
FA   A(L)
20  0.0035  S
A( L)  15.22kg / m2  1.52t / m 2
S  30  6  180m2
A( L)  180 1.52  273.6t
A( L)  273.6t
1
FA   273.6  13.27
20  0.0035 180
FA  13.27t

A( L)  9.02kg / m 2  0.902t / m 2
S  75  6  450m 2
A( L)  450  0.902  405.9t
A( L)  405.9t
1
FA   405.9  18.82
20  0.0035  450
FA  18.82t

A( L)  7.54kg / m 2  0.754t / m 2
S  105  6  630m 2
A( L)  630  0.754  475.02t
A( L)  475.02t

48
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

1
FA   475.02  21.40
20  0.0035  630
FA  21.40t
F  21.40t

 Effort de freinage correspondant à Bc


FBc = 30t par tablier un seul camion est supposé freiner
Pour la vérification de l’aptitude au service, la valeur de courte durée de
la résultante totale de force de freinage vaut 30t.
Les forces de freinage seront appliquées au niveau de la chaussée.

II.6 Combinaisons de charges :

Les combinaisons sont obtenues en considérant une action


prépondérante accompagnée d’actions concomitantes.
Un coefficient de majoration est affecté à chaque action en fonction de sa
nature prépondérante.
Les coefficients des majorations sont mentionnés dans le tableau suivant
:
Tableau 19:coefficient de pondération(1)

Les combinaisons mentionnées ne sont pas à considérer simultanément,


seul sont à étudier celles qui apparaissent comme les plus agressives, les
notations utilisées sont définies comme suit :
 G : les charges permanentes.
 W : action du vent.
 ΔT : effet de déférence de température

49
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Tableau 20:coefficient de pondération(2)

III. Calcule des efforts longitudinaux

On introduit les différentes combinaisons de charges et on effectue


l’analyse sur notre modèle
Les résultats maximums sont représentés dans les figures suivantes :

III.1 Pour la charge permanente

Figure 10:courbe du moment sous la charge permanente

On a donc M=276.57t.m

50
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

III.2 Pour leffort tranchant

Figure 11:effort tranchant sous la charge permanente

On a T=61.12t

IV. Calcule de la section de mixte :

On a :
G p  8.53t / ml
A( L)  3.81t / ml la valeur correspondant à cette charge repartie uniquement sur
une seule poutre.
On a donc : 1.35  G p  1.6  A( L)  17.612t / ml
Ceci nous donne les courbes des efforts internes suivants :

Figure 12:Moment sous 1.6*A(L)+1.35*Gp

51
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Figure 13:Figure 12:Effort tranchant sous 1.6*A(L)+1.35*Gp

IV.1 Caractéristiques géométriques du PRS :

Soit la poutre :

 Centre de gravité :
 S I YI
YG 0   0.921m 2
SI

 Moments d’inertie :
I x  0.063m 4
I y  0.0042m 4
 Surface de section de PRS :
Sa  0.095m2

52
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Aire:
Sb  0.8095m2
 Centre de gravité:
X G  1.4623m
YG  0.1842m
 Moments d'inertie:
I x  0.060m 4
I y  0.585m 4

Figure 14:Caractéristiques géométriques de la section mixte

 La dalle participant:
beff  be1  be 2  1.40  1.72  3.12 m
beff  3.12m
 Section homogène S :
S N  S a  Sb / n
Sa : section d’acier.
Sb : section du béton.
n : coefficient d’équivalence.
 a Ea
n 
 b Eb

Valeurs du coefficient d’équivalence « n »:


En accord avec le circulaire N° 70 du 14/11/64 le coefficient
d’équivalence prend les valeurs suivantes :

53
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 n   pour les charges permanentes avant durcissement de béton : c’est


l’acier qui travaille seul.
 n  18 pour le complément de charges permanentes après le durcissement
du béton.
 n  15 pour les surcharges de longue durée (retrait et la différence de
température).
 n  6 pour les surcharges de court durée, ces surcharges étant roulantes
et la dalle de béton qui reprendra une grande partie des efforts.
Donc la section homogénéisée de la poutre mixte :
S N  S a  Sb / n
Sa  0.095m2
Sb  0.8095m2
On a donc :
Sb  0.8182m 2
S  0.0098m 2
S18  0.1524m 2
S15  0.1620m 2

Figure 15:Position du centre de gravité de section mixte

 Position du centre de gravité de la section d'acier par rapport à celui


Sb  c
de la section mixte : an 
Sn  n
a  0.0m
a18  0.4020m
a15  0.5214m
a6  0.6954m

54
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Position du centre de gravité de la section du béton par rapport à celui


de la section mixte :
Sa  c
bn 
Sn
b  1.253m
b18  0.820m
b15  0.784m
b6  0.563m
 Excentricité de gravités (aciers - béton)
c  1.230m
 L’inertie de la section mixte : Inertie de la section mixte par rapport
à son centre de gravité G se donne par la formule suivant:
IB S  Sb
I  IA  ( )( a )  c2
n n S

 IA : moment d’inertie propre de l’acier par rapport à Ga


 IB : moment d’inertie propre du béton par rapport à Gb
I   0.063m 4
I18  0.078m 4
I15  0.099m 4
I 6  0.1874m 4

Figure 16:Les caractéristiques mécaniques de la section mixte :

La distribution des contraintes dans une section mixte soumise à un


moment fléchissant.
Vbn  bn  0.145
Vsn  bn  0.1352
Vbn  an  0.945

55
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Les contraintes sont données par les relations suivantes :


 Acier : la contrainte dans l’acier est :
 Fibre supérieure :
M
 a sup 
ws
Avec : ws  I
V

 Fibre inférieure :
M
 a inf 
wi
Avec wi  I
V
 Béton : La contrainte dans le béton pour une charge uniformément
répartie est donnée par :
M M
 bsup  et  binf 
n  wb n  ws
I
Avec wb 
Vb
Tableau 21:Tableau résumant les caractéristiques géométriques de la section mixte

n n=∞ n=18 n=15 n=6


Sn (m2) 0,099 0,148 0,1752 0,2652

an (m) 0 0,3758 0,4874 0,6875

bn (m) 1,1475 0,7413 0,7752 0,492

IG (m4) 0,060 0,0789 0,0985 0,1754

Vbn (m) 1,2852 0,9415 0,8874 0,6275

Vsn (m) 1,0314 0,675 0,6487 0,3697

Vin (m) 0,8756 1,1997 1,2753 1,5786

ws (m3) 0,052 0,1145 0,1589 0,4625

wi (m3 0,0636 0,0620 0,0785 0,111

wb (m3 0,0415 0,0875 0,1147 0,2678

IV.2 Détermination des effets internes sur la section mixte:

L'emploi de deux matériaux de caractéristiques mécaniques différentes


solidarisées de manière continue fait naître dans la poutre mixte un état de
contrainte au to- équilibré dans chaque section, ces sollicitations sont
provoquées par les deux facteurs suivants :
 Le retrait du béton.
 Une différence de température entre l'acier et le béton.

56
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

a) Effets du retrait :

Le béton de la poutre mixte ne peut pas effectuer librement son retrait,


car la dalle est liée rigidement à la structure métallique, ce raccourcissement
empêché du béton engendre un état de contrainte interne dans la section mixte.
i. Hypothèse de calcul :

Nous considérons une poutre à inertie constante.


Dans notre cas c'est une poutre mixte simple.
n = 15 (coefficient d'équivalence) du fait de la faible participation de la dalle.
 On considère en premier lieu un éliment de poutre mixte de longueur
dx, si aucune liaison n’existe entre l’acier et le béton, le retrait est libre
et la dalle se raccourcit de Δ dx
 mais en réalité, la liaison entre la poutre métallique et la dalle de
béton empêche le libre raccourcissement de la dalle de béton. Afin de
respecter la compatibilité de déformation, il faut appliquer sur le béton
un effort normale de traction Nm, ce qui criée dans la dalle un état de
contrainte uniforme.
 l’effort normal de traction Nb agissant dans la dalle de béton est
équilibré par un effort normal de compression Nm de même intensité,
mais agissant sur la section mixte, à la hauteur du centre de gravité de
la dalle de béton.
 l’effet de l’effort de compression Nm , agissant dans la section mixte ,
est équivalent a celui d’une force de compression Nm agissant au niveau
du centre de gravité de la section mixte et d’un moment de flexion Mm
égale à Nm multiplié par l’excentricité du centre de gravité de la dalle
de béton par rapport a l’axe neutre de la section mixte .la figure suivante
donne également les représentations des contrainte et des effort de
tractions .

Figure 17:Effet du retrait sur la section mixte

57
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 La condition de compatibilité est satisfaite, l'effort normal de traction


(fictif) appliqué au centre de gravité de la dalle engendre une contrainte
 b qui vaut :  b  Eb . r
Eb
 Avec: Eb  et
n
  r : Coefficient de retrait.
 En considérant que dx   r  dx
 Avec εr représente l’allongement relatif unitaire égal à  r  4.104 .
 Pour avoir l'équilibre, on doit appliquer à la section mixte avec une
excentricité bn (n=15) une force de réaction et on obtient :
 Un effort normal de compression : N m   Nb .
 Un moment de flexion (positif) : M m   N m  bn Ces efforts sont les
mêmes sur toute la longueur de la poutre, les contraintes dans la poutre
 métallique sont données par les relations suivantes :
 Contrainte due à l'effort de compression de l’acier :
N m   Nb   a1       b
 Contrainte due au moment :
 
M m   N m  bn   a 2    ( b )  Va
I
De même les contraintes dans la section du béton sont données par les
relations :
 Contrainte due à l'effort de compression : N m   Nb   b1     b
 
 Contrainte due au moment : M m   N m  bn   b 2  ( b )  Vb
I
Les contraintes normales résultantes sollicitant chaque matériau sont :
 Contrainte de compression moyenne dans la semelle
supérieure :  ir       b   ( b   )  V
I
 Contrainte de traction moyenne dans la semelle inférieure
:  sr       b   ( b   )  V
I
 Contrainte de traction dans le béton :
 b 
 br     b  ( )  Vb .
I
Notation :
n =15 (coefficient d'équivalence).
Sbn Sb15
β : c’est un coefficient tel que :   
( Sbn  S a ) ( Sb15  S a )
Sb15: Section du béton rendue homogène pour n = 15.
Sb : Section du béton.
Sa : Section d'acier.
ω : moment statique de la section de béton par rapport au centre de gravité de
la section mixte G.
I : Moment d'inertie de la section mixte pour n=15.
NB : le signe moins(-) correspond à la traction

58
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Le signe moins(+) correspond à la compression


ii. Calcule de l’effet de retrait

Sbn Sb15 0.8095


    0.423
( Sbn  S a ) ( Sb15  S a ) (0.8095  0.095)
15  b15  Sb15  3.89 102 m3
 b  Eb . r  5.96 105 N / m 2
M15   b  15  2.58t.m

 Contraintes résultantes:
 Dans le béton :
 
 br     b  ( b )  Vb  0.451Mpa
I
 Dans l’acier:
 
 ir       b   ( b )  Vi  1.256 Mpa
I
 
 sr       b   ( b )  Vi  5.421Mpa
I

b) Effet de la différence de température entre l'acier et le


béton :

Une différence de température ΔT entre l'acier et le béton engendre des


efforts de même nature que ceux du retrait.
 Dans le cas ou la dalle est plus froide que les poutres T 0C , l’état
de contrainte dans la section mixte est identique à celui du retrait, un
saut de 10C (prescrit dans les normes), correspond à un retrait
spécifique.
 Dans le cas ou la dalle est plus chaude T 0C les efforts intérieurs
sont inversés (la dalle est comprimée).
La charge de différence de température est considérée comme une charge
de courte durée, ainsi on prendra n = 15.
Avec εt : coefficient de retrait du à la différence de température :  t  10
4

i. Calcul de la contrainte due à la déférence de température :

 t  Ea  S b
Nb 
n
Avec : n = 15.
Nb  125.63t
M t  N b  b15  82.56t
Pondération par 1,5
Nb  188.75t
M t  Nb  b15  123.84t

59
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

La dalle froide (raccourcissement du béton) :


M t Nb
 as    20.58Mpa
ws S15
M t Nb
 ai     4.94Mpa
wi S15
M Nb
b    1.98Mpa
n  wb S15  n

Le cas de la dalle chaude (allongement du béton) on aura les mêmes


valeurs des contraintes que dans le cas de la dalle froide avec des signes inverse
ii. Dénivellations des appuis :

Les dénivellations des appuis ces problèmes des ponts hyper-statiques,


ce phénomène est la présence de contrainte de traction dans le béton au niveau
des zones d’appui intermédiaire.
Plusieurs solutions sont envisageables afin de diminuer ces contraintes
de traction ou de les annuler. La solution la plus répandue et retenu
systématiquement étant la précontrainte par dénivellation d’appuis
intermédiaires.
Notre cas est une travée continue mixte sur 3 appuis. Après le pose des
poutres métalliques, on remonter par les vérins l’appui intermédiaire par une
hauteur cette dénivellation qui crée dans les poutres un moment de flexion.
Après le soudage des connecteurs et la pose des armatures de la dalle,
et le coulage du béton, on attende pendant quelque jours le durcissement
de béton, ces étape qui sont créé l’abaissement de l’appui intermédiaire à
son niveau initiale.
 Dénivellation retour : (n=18)
La dénivellation des appuis est calculée à partir de la formule de
Clapeyron.

 aller  9.2cm
M retour  265.08t.m
  9.2cm
 Dénivellation allé: (n= ∞)

  9.2cm
I   0.068m4
M aller  184.32t.m

iii. Vérification à l’état limite de service

 Vérification des contraintes


On procèdera à la vérification des contraintes à chaque phase de
construction de l’ouvrage au niveau de la semelle inferieur «  ainf », et dans la

60
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

semelle supérieur «  a sup », ainsi que la contrainte de compression de béton «  b


».
Pour chaque étape de construction, ces contraintes doivent être
comparées aux contraintes usuelles admissibles de l’acier et du béton.
 Pour l’acier :
 a sup   ac
 a inf   atr
 ac  254Mpa Dans le cas de compression
 atr  284Mpa Dans le cas de traction

 Pour le béton :
 ab : La contrainte admissible dans le béton en compression.
 ab  28Mpa
 Etapes de vérification :
Les contraintes dues aux différentes cas de charge sont cumulées au fur
et à mesure jusqu'à ce qu’on arrive à la valeur maximum de combinaison la
plus défavorable, on va faire les vérifications des contraintes au niveau à mi
travée ou le moment positif et après on fait les vérifications au niveau de l’appui
intermédiaire ou le moment est négatives.
A mi-travée
Les résultats des contraintes sont groupés dans le tableau suivant :

Tableau 22:vérification des contraintes à mi travée

Les surcharges N M (t.m)  b (MPa)  a sup (MPa)  a inf (MPa)


Poids propre pp ∞ 154,25 / 30,3 24,6
Dénivellation aller  aller ∞ 168,91 / 33,18 26,93
C.C.P 18 105,53 0,71 9,27 17,05
Dénivellation retour  retour 18 241,03 1,62 21,18 38,94
Retrait 15 / 0,39 5,85 1,026
Température ΔT 15 79,61 1,48 19,08 4,064
Surcharge de trottoir ST 6 4,39 0,0272 0,095 0,41
Surcharge AL 6 162,94 1,01 3,536 15,22
Surcharge Mc120 6 231,19 1,435 5,018 21,6
Contrainte totale de la / 530,775 5,635 123,878 134,21
Combinaison la plus
défavorable
Valeurs de comparaison / / <21MPa <237MPa <266,25

Les contraintes a l’ELS sont vérifiées à mi travée

61
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Sur appui :
Tableau 23:vérification des contraintes sur appuis

Les surcharges N M (t.m)  b (MPa)  a sup  a inf (MPa)


(MPa)
Poids propre pp ∞ 287,04 / 56,39 45,77
Dénivellation allé  aller ∞ 168,91 / 33,18 26,93
C.C.P 18 195,12 1,31 17,14 31,51
Dénivellation retour  retour 18 241,03 1,62 21,18 38,94
Retrait 15 / 0,39 5,85 1,026
Température ΔT 15 79,61 1,48 19,08 4,064
Surcharge de trottoir ST 6 8,24 0,051 0,1788 0,77
Surcharge AL 6 110,21 1,497 2,39 10,3
Surcharge Mc120 6 286,37 1,777 6,215 26,76
Contrainte totale de la / 808,335 6,577 159,035 175
Combinaison la plus défavorable
Valeurs de comparaison / / <21MPa <266,25MPa <237MPa

Les contraintes a l’ELS sont vérifiées


iv. Vérification des contraintes de cisaillement

La contrainte de cisaillement moyen due à l’effort tranchant Ty doit


satisfaire à la condition suivant :

 max  
Ty Ty
 max   100Mpa
Aw tw  hw
On a : l’effort tranchant maximum est égale : Ty  245t
Ty Ty
 max  
Aw tw  hw
Ty Ty
 max    6874.54t / m2  68.75Mpa
Aw tw  hw

 max    0.45 f e
 max  68.75Mpa

  160Mpa

 max  
NB : Le cisaillement maximal au niveau de la section la plus sollicitée est
vérifié.
v. Vérification de l’âme au voilement

Le voilement est le phénomène d’instabilité relatif aux plaques minces


soumises à des efforts dans leurs plans moyens (compression, cisaillement)
 Principe de vérification

62
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

On délimitera les panneaux de sorte à ce que la bordure d’un panneau est


supposée rigide et déformable et cela même si les raidisseurs verticaux où
horizontaux sont indispensables pour assurer cette indéformabilité.
Les linges définissant le panneau sont généralement constitués des
semelles des poutres et des montants d’entretoise, on dit que c’est un panneau
d’ensemble, dans le cas contraire (raidisseurs) c’est un panneau élémentaire.
La justification est la même, on vérifiera :
    
 S    1.8
  k    * 
 σ : Contrainte de compression soit dans la semelle
supérieure ou la semelle inférieure.
 σk: Contrainte de cisaillement.
 σk : Contrainte normale critique de voilement

 E
2
t 
k   w   k
12(1  v )  hw
2

  * : Contrainte de cisaillement critique de voilement.
 2E t 
*    w   k
12(1  v )  hw 
2

 tw : épaisseur de l’âme
 hw : hauteur de l’âme
 ν : module de poison =0,3
 E : module d’élasticité. Telle que E  21104 N / mm 2
 Sσ : en fonction de ψ
1.8si  1

S  1.4  0.4 si 1    1
1si  1

Et :

 traction

 compression

 1ier cas pour le moment positif :

Tableau 24:Tableau récapitulatif des contraintes :

 (Mpa)  s (Mpa)  i (Mpa)


68.9 125.63 -101

63
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Telle que :
M
s 
ws
M
i 
wi
Calcul de K
  0.804
1.4  0.4 si  1    1
S  1.078

K  7.81  6.29  9.78  4.87


4
K  5.34  ( 2 )

Tableau 25:Vérification des contraintes

a 5
hw 1.9
tw 0.003
 2.485
K 6.845
k 25.89
* 68.9
 70.01
 2 0.22
( )
*
s 125.63
i -101
 0.804
S 1.078
K 4.87
* 8571
S  3.86*10^-4
(  * )2

S    2 0.225
( )2  ( )
 *
*
Valeur admissible 1.8
statut Ok vérifiée

NB : Le voilement étant vérifié, il n’est pas nécessaire donc de mettre des


raidisseurs d’âme autres que ceux au niveau des entretoises.

64
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

vi. Vérification de la poutre au déversement

Le déversement est un phénomène d’instabilité mettant en jeu les


caractéristiques de torsion et de flexion latérale de la poutre.
Le déversement sera vérifié selon la méthode proposée par le titre V du
fascicule 61 de C.P.C article 19, Il est justifié que la contrainte due à la
flexion présent une sécurité suffisante par rapport à la contrainte critique de
déversement calculée à partir du moment critique M* de déversement.
Si f
 * f est la contrainte critique de déversement, on admet que la sécurité est
obtenue si la contrainte f ( f ) due à la flexion satisfait à :
*

 f  f ( * f )
Avec :
f ( * f )  0.66 * f
si * f  0.75 e
e
f ( * f )   e (1  0.375  )
*f
si  * f  0.75 e

f ( * f ) : Contrainte calculer sous charge permanente dans la semelle


supérieure.
 * f : Contrainte critique de déversement.
Le moment critique de déversement :
mm
M *  1 2 . EI y GK
L
Avec :
2
m2  1 
a2
 2.1 1.45 
m1  3.54  1  2  
 a a 
2
4GK  L 
a 
2
 
EI y  b 

L : portée de la pièce fléchie (4m) entraxe des entretoises.


Iy : inertie de la poutre par rapport a l’axe YY’ dans le plan de déversement.
b : hauteur de la pièce (b =1,8m).
K : le moment d’inertie à la torsion de la pièce considérée.
E : module d’élasticité longitudinal= 2 ,1 .10 5N/mm2.
G : module d’élasticité transversale.
1
G .E  0.875 105 N / mm2
2(1  v)

65
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Les caractéristiques de la section de la poutre :


A  0.091m 2
I yy  0.003m4
Le moment d’inertie à la torsion de la pièce :
1
K ai  ti 3
3
K  3.84 105 m 4
a 2  0.356
m1  0.358
m2  12.56

Alors que le moment critique est égal à :


M *  3875.53t.m
Calcule de  f
*

 * f  701.23Mpa
0.75 e  277.58Mpa
Donc :
 * f  0.75 e  f ( * f )  230.74Mpa
Calcule de  f :
Le déversement risque de se produire quand la semelle supérieure n’est
pas encore solidarisée avec la dalle de béton soit quand le béton est encore
liquide, pour cette raison on prend :
 f  57.63Mpa
 La contrainte calculée sous charge permanente (avec
prise du béton) dans la semelle supérieure.
On a bien :
 f  f ( * f )
NB : La sécurité au déversement est assurée.
vii. Calcul des déformations :

 Calcul de la flèche :
La flèche maximale se trouve au droit de la section où le moment est
max.
La flèche admissible est en générale égal à L
300
Donc :
La flèche admissible f adm  45  15
300
f adm  15cm
NB : les efforts ne sont ni majorés ni pondérés pour le calcul des flèches.

 Charge permanente :

66
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

ql 4
ymax 
185EI n
 La charge qui revient a chaque poutre égale à q  4.535t / ml
Et : n=∞ ; I   0.052 m 4
Donc :
ql 4
ymax   3.55cm
185EI n
 Complément de charges permanentes :
q  4.535t / ml
Et : n  18; I18  0.078m 4
ql 4
ymax   1.58cm
185EI18
 Surcharge de trottoir :
q  0.089t / ml
n  6; I 6  0.1874m4
ql 4
ymax   3.97.102 cm
185EI18
 La surcharge A(L) :
A( L)  7.7t / ml
La surcharge A (L) qui revient à chaque poutre :
q  3.2t / ml
Et : n  6; I 6  0.1874m4
ql 4
ymax   0.96cm
185EI18
 La surcharge Mc120:
p  l (3L2  5l )
ymax   0.44cm
96 EI n
Donc La flèche maximum égale à ymax  ymax G  g  ymax Tr  ymax A( L )
Donc : ymax  3.55  1.58  0.0397  0.96  6.13cm  15cm;OK
La valeur de la flèche est inférieure à celle de la valeur admissible qui
est de 13,33cm.

V.3 Dimensionnement de la dalle en béton armé :

a) Fonctionnement :

Le rôle de la dalle de couverture est de transmettre les charges


d’exploitation aux poutres, il s’agit de la flexion locale ou flexion transversale.
On parle de flexion générale lorsque les poutres transmettent à leur tour les
efforts aux appuis.
On supposera que le béton transmet les charges des essieux aux poutres
métalliques et qu’elles participent à la flexion d’ensemble de l’ouvrage. On

67
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

cherchera ici à déterminer les moments transversaux Mx et My en vue du


dimensionnement des armatures transversales et longitudinales. On a
représenté ci-dessous une vue de dessus de la dalle de couverture :
Mx : Moment transversal permettant le calcul des armatures transversales.
My : Moment longitudinal permettant le calcul des armatures longitudinales.
On prendra comme convention que le moment est négatif lorsque la fibre
supérieure est tendue et le moment positif lorsque la fibre inférieure est
tendue.

viii. Définition des charges et des surcharges

 Charges permanentes :
 poids propre du tablier
Poids de la dalle en béton Pp= 4.38t / ml
 revêtement
P2=1.056t/ml
 garde-corps
Représenté par des forces concentrées aux extrémités, qui ont pour valeur
Pgc=0,2 t/ml
 Poids trottoirs + corniches
Pt+r =0,868t/ml
 Les Surcharges
 système de charge A(2L) et A(L)
Pour 1voie chargé : A (L) = 0,995 t/ml
Pour 2voies chargé : A (L) = 0,875 t/ml.
 Système de charge Bc
Charges ponctuelles les surcharges Bc sont multipliées par un coefficient
de majoration dynamique   1.06
 Charges militaires Mc120
Charge uniformément répartie et vaut selon le fascicule de 110t sur une
largeur 4,3m multipliée par un coefficient de majoration dynamique   1.11
 Surcharges de trottoirs :
La charge est uniformément répartie et vaut selon le fascicule 0,15 t/m2
par trottoir.

V.3 Calcul des sollicitations transversales :

On effectue les calculs par logiciel PYBAR qui nous donne les résultats
des efforts les plus défavorables, et les moments maximums à ELU et à ELS
qui sont représentés dans les schémas

68
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Figure 18:moment sous charge permanente (revêtement)

Figure 19:moment sous charge permanente (hourdis

Figure 20:moment sous corniche et BN4

69
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Figure 21:Moment sous trottoir

V.4 Hypothèses de calculs :

 Matériaux : Béton B35 f28 = 35MPa


 Armatures Aciers HA Fe E400 fe = 400Mpa
 Enrobage des aciers c = 3 cm

Nous utiliserons les règles de calcul de BAEL 91

 Classe d’exposition de l’ouvrage


Fissuration tres préjudiciable (FPP)

 Enrobage minimal

c  3cm

Hauteur utile d

Tableau 26:détermination de la hauteur utile

hauteur h 30
enrobage C 0,04
diamètre inf Phi(φ) 2,5
hauteur utile d(en m) 28,71

70
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Calcul de la section d’acier en travée

Donnée
Mtmax 554,52
fc28 35
fe 500
c 1,5
s 1,15
fed 23,33
fed 434,78

Mu

bd 2  f cd
   1, 25(1  1  2 )  0,074

1 

s  c ( )

x
   x  d 
d
Mu
 As 
 s (d  0, 4 x)

Tableau 27:Récapitulatif dans le tableau ci-dessous (calcul à l’aide programme EXCEL

b 1
h 0,3
d 0,255
μ 0,37
ξ 0,613
x 0,16
z 0,191
ξc 0,0035
ξy 0,00220962
As 0,00667751
A25 4,91
n 14
fctm 3,21
Asmin 0,00042565
Astheo 0,00667751
Asreel (en 68,74
cm2)
areel 0,07076923
Ast 13,748
n 7
Sta(en c m) 15

71
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

CHOIX : 14HA25
Calcul de la section d’acier en appui

Appui
Mmax 374,82
fc28 35
fe 500
c 1,5
s 1,15
frd 23,33
fed 434,78

Mu

bd 2  f cd
   1, 25(1  1  2 )  0,074

1 
 s  c ( )

x
   x  d 
d
Mu
 As 
 s (d  0, 4 x)

Tableau 28:Récapitulatif dans le tableau ci-dessous (calcul à l’aide programme EXCEL

b 1
h 0,35
d 0,2975
μ 0,18
ξ 0,25
x 0,07
z 0,2695
ξc 0,0035
ξy 0,0105
As 0,00319885
A25 4,91
n 8
fctm 3,21
Asmin 0,00049659
Astheo 0,00319885

72
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Asreel 34,37
areel 0,17
Ast 6,874
n 4
Sta 25

CHOIX : 14HA25

Tableau 29:recapitulatifs des aciers

NAPPE lit d'armature nombre de barres espacement unités


inferieure lit supérieur 7HA16 15 par cm/l
répartiteur
lit principal 14HA25 7,1 par cm/l
supérieure lit principal 14HA25 17 par cm/l
lit supérieur 7HA16 25 par cm/l
répartiteur

V. Entretoises et pièces de pont

V.1 Entretoise :

Les entretoises sont des éléments transversaux leur rôle est de rigidifier
la charpente et de reprendre les efforts transversaux (Majoritairement lié au
vent).
Les entretoises dans notre cas est une poutre profilé IPE600 en acier de
type FeE360, qui a une limite élastique de 360 MPa. Iy=92083cm4

a) Vérification de l’entretoise:

On va vérifier la résistance des entretoises sous une charge transversale


de vent. La pression du vent est fixée règlementairement à l’ELU à 2,00 KN/m².
On prend un coefficient de sécurité de 1,5. La pression à l’ELU est donc
:
QELU= 3,0 KN/m².

73
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Figure 22:section de l'entretoise

On suppose que le vent s’applique sur une hauteur de :


h '  hpoutre  edalle  trottoir  corniche  2.25m .
La force résultante de vent est alors : Qw  3  4  2.25  27 KN donc
Qw  27 KN
On va supposer que la moitié de Qw est reprise par la dalle et l’autre
moitié par la semelle inférieure.
D’où les efforts suivant dans les entretoises :
 Le moment fléchissant :
Qw
Me   1.50t / m
2  hw
Me  1.50t / m
 L’effort tranchant :
Qw
Ve   3.94t
h
2
b
Ve  3.94t
On calcule alors :

74
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

M e  Va
   3.98 Mpa
I
  3.98 Mpa
Ve
  1.25Mpa
hw  tw
h: hauteur de l’entretoise
h
hm  poutre
2
b : la largeur de semelle de l’entretoise
Va : la distance de fibre tendue de l’entretoise par rapport l’axe de gravite.
I : moment d’inertie de l’entretoise
Et on vérifie bien que :
 f e  355Mpa
 0.45 f e  160Mpa
Donc Les entretoises sont bien dimensionnées

VI. Calcul des connecteurs :

Les connecteurs sont les éléments qui assurent la liaison entre l’acier et
le béton, et d’empêcher le glissement relatif des deux matériaux à leur surface
de contact, ainsi que la séparation de la dalle et de la poutre métallique, les
connecteurs prouvent être classé en plusieurs catégories :
 Goujons à tête ;
 Equerres en acier façonné à froid ;
 Butées.
Dans notre projet on utilise des goujons à tête, puisque l’utilisation de ce
type de connecteur est cependant de loin le plus courant, grâce à la facilité et
la rapidité de pose. De plus, ces connecteurs ont l’avantage de présenter la
même résistance dans toutes les directions .ils permettent une bonne
redistribution de l’effort rasant.
Les Goujons sont des connecteurs souples constitues d’une tige
cylindrique de faible diamètre, soudée sur la membrure supérieure de la poutre
avec un pistolet électrique (soudage par résistance).
La tête du goujon permet d’empêcher l’arrachement et le soulèvement de
la dalle de béton.
La résistance d’un goujon est inferieure a celle des autres types de
connecteurs. Il en faut donc un plus grand nombre, mais ils ont une grande
facilité de mise en œuvre.

VI.1 Principe du calcul :

Le but est de définir le nombre nécessaire de ces connecteurs. Les


connecteurs sont soumis au glissement du aux actions générées après prise du

75
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

béton et sous le poids CCP des superstructures (équipements du tablier) et les


déférentes actions variables. Le nombre des connecteurs nécessaires sera
déterminé à l’ELS et à l’ELU.
On utilise des goujons à tête ronde.
Ø=22mm ; h=200mm limite élastique garantie : 355 N/mm2

a) Résistance d’un connecteur :

La ruine d’un connecteur peut intervenir soit par écrasement du béton


avec la résistance :
d 2 f ck 222  35
R1  67   67   147574.36 N  14.76t
1.3 1.3
R1  147574.36 N
Soit par cisaillement de l’acier avec la résistance :
d2 222
0.7  e 0.7  3.14   355
R2  4  4  94415.09 N  9.45t
1.0 1.0

La résistance à la rupture d’un connecteur est donc :


Rd  min( R1 , R2 ) : soit Rd  9.45t

b) Glissement a l’ELU

Efforts d'interaction ou de glissement à L'ELU :


FG  min( Fa , Fb )
As   e
Fa   3231t
1.05
Fa  3231t
0.85   b
Fb   Ab  1562t
1.05
Fb  1562t
Donc : FG  min( Fa , Fb )  Fb  1562t
FGELU
Sur une demi-travée il faut donc N   165.89
Rd
N  166connecteurs
Il faut donc 166 connecteurs par demi-travée pour l’ELU.
Soit un espacement de e  2000  12.04cm
166
e  15cm

76
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Figure 23:Goujons à tête ronde

VII. Assemblage

Un assemblage est un dispositif qui permet de réunir et de solidariser


plusieurs pièces entre elles, en assurant la transmission et la répartition des
diverses sollicitations entre les pièces, sans générer de sollicitations parasites
notamment de torsions.
Le type d’assemblage qu’on va adopter est de type boulons précontraints
HR (à haute résistance), constitue d’acier a haute limite élastique est comporte
une rondelle incorporée à la tête. Lors du boulonnage, il est serré fortement, ce
qui a pour effet de lui communiquer un effort de précontrainte, qui agit
parallèlement a l’axe du boulon.
La réalisation de notre pont se fait par assemblage des poutres dont la
longueur ne dépasse pas 20m, et cela pour faciliter l’opération de transport au
chantier.
NB : Il ne faut pas prévoir d’assemblage au niveau des appuis et des entretoises.
Les joints boulonnés seront calculés selon les règles en vigueurs du
C.P.C, Fascicule 61, titre V.

VII.1 Assemblage des poutres :

 Semelle supérieur : S  24500mm 2 ;  s  15700t / m 2


 Semelle inférieur : S  32000mm 2 ;  i  13500t / m 2
On détermine le nombre de boulons nécessaires et on vérifie les
contraintes dans la section considérée et dans les couvres joints.
 Boulon : le choix est porté sur des boulons de haute
résistance de type HA 10/9 de diamètre
20 mm, soit 245 mm2 de section de la vis.
Les caractéristiques mécaniques de ce type d’assemblage sont :
 Vis : contrainte de rupture : 100   r  119kg / mm .
2

77
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Contrainte limite élastique :  e  90kg / mm


2

 Les écrous : leur contrainte de rupture :


80   r  100kg / mm2
 Contrainte limite élastique :  e  90kg / mm
2

VII.2 Efforts résistant du boulon :

Les boulons HR transmettent les efforts par frottement, cette valeur est
calculé par :
FR  0.8.. e
Ω : section des vis = 245 mm2.
φ : coefficient de frottement dépend de la préparation de la surface à assembler,
dans notre cas on prendra une surface nettoyées par brossage métallique, donc
φ = 0,3.
FR  5.30t
Nous avons deux couvres joints en plus de la pièce à assembler, donc on
aura 2 plans de frottement par boulon ce qui nous donne : FRt  2  FR  10.59t

VII.3 Couvre joint :

Le C.P.C fascicule 61 titre V, article 35 -2 nous permet de déterminer


l’entre axe des boulons et la longueur du couvre joint.
1   2  
3d    5d
1.5d   t  2.5d
2d   L  2.5d
Avec :
d : diamètre du trou pour 20

VII.4 Vérification de la semelle supérieure:

La semelle supérieure est comprimée et l’effort développé au niveau de


cette semelle est :
Fs   s .s  386t

Fs
 Nombre de boulon : n   36.40 On va prendre
FRT
n  38boulons .

78
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Efforts par boulon : FB  Fs  10.11t 10.59 t .


38

a) Vérification des contraintes :

La vérification des contraintes sera faite conformément a l’article 13 -


12 du titre V du C.P.C.
La contrainte normale de compression sera calculée en section brute.

b) Vérification de la pièce assemblée :

La surface brute de la semelle supérieure : Sb  24500mm


2

Fs
  142.30 Mpa
Sb
  142.30 Mpa

c) Vérification des couvres joints :

Nous avons 02 couvre joints, chaque un reprend la moitié de l’effort et


pour notre cas on prendre l’épaisseur des couvre joints égale à 20mm.
 Couvre-joint supérieur :
Sc  10800mm 2
Fs
  162Mpa  240 Mpa
2  Sc
 Couvre-joint inférieur :
Sc  10400mm 2
Fs
  168Mpa  240 Mpa
2  Sc

La semelle supérieure est tendue et l’effort développé au niveau de cette


semelle est :
Fi   i .i
Fi  429t

En plus de la pièce à assembler, nous avons 2 couvre -joints au niveau


supérieur et au niveau inférieur, ce qui nous donne 2 plans de frottement d’ou
:
FRt  2  FR  10.59t
Fi
Nombre de boulon : n   41
FRT
On va prendre n  42boulons
Fi
Efforts par boulon  10.22t  10.59t
42

79
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

d) Vérification des contraintes :

La semelle inferieure étant tendu, elle sera calculée sous l’effort :


F  FA  0.6FB
FA : partie de l’effort transmise par les boulons à haute résistance situes avant
la section considérée.
FB : partie de l’effort transmise par les boulons a haute résistance situes au
droit de la section.
 La section considérée est : Sn  S  n  d  e  28000  n  d  e
Il faut vérifier que :
 A
 F  0.6FB    270Mpa
e
Sn
214.50
F  54t
4
i. Vérification de l’âme :

L’effort repris par l’âme égal a :


FA  Sa   230t
On prend des boulons de section résistants pour Ø20 de surface de
245mm2.
Fi
n  22
FRT
On prendra n  22boulons
Fa
Effort par boulon  212.27t  10.45t
22
ii. Vérification des contraintes de cisaillement :

 max  

iii. Pièces assembles:

Sn  Sb  n  d  e  20 1725  n  d  e  30100mm 2
FA
  77.01  160Mpa
Sn

iv. Couvres- joints:

Pour ce cas on prend 2 couvres joints de 100mm chaqu’un :


Les forces maximums sont reprises par la première file de boulon.
F  0.6Fb  6.30t
Cette force agit sur la moitié de la largeur de couvre - joints :
Sn  Sb  n  d  e  20 100  n  d  e  1780mm2

80
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

F
  35.10Mpa  160 Mpa
Sn
Donc le couvre joint est vérifiée les conditions de résistances

Figure 24:couvres joints

VIII. EQUIPEMENTS DE PONT

VIII.1 Joint de chaussée

Les joints de chaussée sont les dispositifs qui permettent d’assurer la


continuité de la circulation au droit d’une coupure du tablier, lorsque les lèvres
de la coupure se déplacent l’une à l’autre.
Dans la plus part des cas, est inséré entre les éléments métalliques, un
profil en élastomère qui empêche la pénétration des corps étrangers.
 Le choix d’un type de joint de chaussée fait référence a une
classification basée sur l’intensité du trafic et le souffle, on distingue :
 Les joints lourds pour les chaussées supportant un trafic journalier
supérieur à 3000 véhicules.
 Les joints semi lourds pour un trafic journalier entre 1000 et 3000
véhicules.
 Les joints légers pour un trafic journalier inférieur à 1000 véhicules.
Le joint de chaussée est conçu afin qu’il réponde a plusieurs exigences
tel que :
 Confort et esthétique :
 Souple, il assure la continuité de la surface de roulement
quelle que soit l'importance du hiatus.
 Absence de bruits de vibrations.
 Résistance :
81
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Le choix des matériaux constitutifs (nature et qualité), est


garant de bon comportement sous une circulation sans cesse
croissante.
 Etanche :
 En assurant la continuité de l'étanchéité, il participe
activement à la protection de l'ouvrage équipé et aussi une bonne
évacuation des eaux.
 Fiable :
 La pureté de sa conception et la simplicité de ces principes de
fonctionnement lui confèrent son efficacité à long terme.

Figure 25:joint de dilatation

a) Calcul du souffle des joints :

Le souffle est la variation maximale d’ouverture que peut tolérer un


joint. Les variations maximales de la longueur Δl des tabliers définissant donc
le souffle du tablier.
Elles sont la somme algébrique de plusieurs facteurs : les rotations
d’extrémités des poutres, dilatation thermique, le retrait et le fluage.

i. Dilatation thermique :

La température étant considérée comme action durée. On prend dans le


cas généralement un raccourcissement relatif  T  l  3  104
l
l étant la longueur dilatation du tablier.
Pour notre cas l /2 = 45 m Δl = 1,2cm
ii. Retrait :

l
 4  10 4
l

82
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

l
 40m
2
l  1.6cm
iii. Fluage :

Les raccourcissements dus au fluage sont en fonction de la contrainte


normale s appliquée. On pourra prendre en première approximation
l
 K f  104
l
Coefficient du fluage à t =0 au moment où il subit la contrainte  b est de2 à 3.
l
 40m :
2
l
 3  10 4
l
l  1.2cm
Donc l  rotation  lT  lR  lF  4.5cm
l  4.5cm .
Pour une valeur de l  4.5cm , on choisit un joint de chaussé de type
FT150 -Freyssinet, qui a les caractéristiques suivantes :
 Déplacement transversal en service ± 10mm.
 Déplacement longitudinal de 20 à 170mm.
Ce type de joint peut absorber des rotations jusqu’à 0,03 rad.

Figure 26:coupe au droit des appuis

VIII.2 Appareil d’appui

Les appareils d’appui sont des pièces en élastomère qui autorisent des
rotations tout en transmettant les charges :
 La transmission des efforts normaux avec un ou deux
degrés de liberté dans le plan perpendiculaire ;
 La liberté des déplacements et rotations tout en
garantissant la stabilité d’ensemble.

83
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Pour tout pont, un appareil d’appui au moins est fixe afin d’éviter le
basculement des appareils d’appuis mobiles.
Il existe essentiellement quatre types d’appareils d’appuis qui sont :
 Les appareils d’appuis en béton.
 Les appareils d’appuis spéciaux.
 Les appareils d’appuis en acier.
 Les appareils d’appuis en élastomère fretté.
Ce dernier type est compatible avec notre ouvrage pour les raisons qu’on
va indiquer :

a) Les appareils d’appuis en élastomère fretté :

Un appareil d'appui en élastomère fretté est un "bloc d'élastomère


vulcanisé renforcé intérieurement par une ou plusieurs frettes en acier, collées
chimiquement (adhérisation) pendant la vulcanisation.
L'élastomère est un matériau macromoléculaire qui reprend
approximativement sa forme et ses dimensions initiales après avoir subi une
importante déformation sous l'effet d'une faible variation de contrainte"
Le matériau de base est obtenu en faisant subir une série de
transformations au matériau brut malaxé avec différentes charges, inertes ou
renforçant. Après traitement, le produit se présente sous forme de feuilles de
quelques millimètres d'épaisseur.
Celles-ci sont empilées avec des frettes métalliques, préalablement
sablées et traitées, dans des moules dont les dimensions correspondent à celles
du produit que l'on veut obtenir. L'ensemble est alors comprimé et vulcanisé
(par chauffage).
En fonction des degrés de liberté qu'il autorise, un appareil d'appui en
élastomère fretté est, pour le bloc élémentaire, un appareil d'appui mobile :
outre les rotations sur appui, les dés placements sont permis dans deux
directions.

b) Les avantages des appareilles d’appuis en élastomère


fretté :

Ce type d’appareils d’appuis est plus couramment employé pour tous les
ouvrages en béton a cause des avantages qu’ils présentent :
 Facilité de mise en œuvre.
 Facilité de réglage et de contrôle.
 Ils permettent de répartir les efforts horizontaux entre
plusieurs appuis.
 Ils n’exigent aucun entretien.
 Leur coût est relativement modéré.
 Ils transmettent les charges normales à leur plan, et ils
permettent en même temps d’absorber par rotation et
distorsion les déformations et translations de la
structure.

84
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Le principal intérêt de ces appareils d’appuis réside dans leur


déformabilité vis -à-vis des efforts qui les sollicitent .ils reprennent
élastiquement les charges verticales, les charge s horizontales et les rotations
Pour ce faire, le tablier repose sur deux appareils d’appui fixes sur la
culée (ne permettant pas les translations destinées à équilibrer les efforts
horizontaux tel que le freinage), l’autre appareil d’appui est mobile afin de
permettre les translations.
Notre choix s’est porte sur un appareil d’appui en élastomère frette, il
est constitué de plusieurs couches d’élastomère avec interposition de tôles de
frettage en acier.
L’adhérisation est obtenue sous presse lors de la vulcanisation.
Pour notre ouvrage, on va utiliser des appareils d’appuis en élastomère
frette, ayant les
Caractéristiques suivantes:
 σ = 150 kg/cm2=15MPa
 Module d’élasticité : G = 0,8Mpa.
 a : Cote parallèle a l’axe horizontale de l’ouvrage.
 b : Cote perpendiculaire a l’axe horizontal de l’ouvrage.
 Epaisseur d’une couche d’élastomère t = 12mm

Figure 27:Appareil d'appuis en élastomère fretté

 Aire de l’appareil d’appui


R max
    152kg / cm 2
ab
max adm

R max
D’ou: a  b   2075cm 2
 adm
b a
Donc on va prendre: a  b  40  60  2400cm 2
Cela donne les dimensions de l’appareil d’appui : a  400mm

85
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

b  600mm
 Hauteur nette de l’élastomère T
Ul
La condition à vérifier est : T  .
0.5
U l = Déformation lente (retrait, fluage, température) calculée dans la partie de
joint de chaussée.
U l  4cm  40mm .
U
T  l  80mm .
0.5
On prend T  96mm constitué de 8 feuillets de 12 mm chacun
 Répartition des efforts horizontaux
 Efforts de freinage
300
HA   100 KN  10t
3
 Effort dû au séisme
L’intensité du séisme est :
 H  0.15g   H  0.15  604.32  90.64t .
V  0.075g   H  0.075  604.32  45.32t .
G : Le poids propre du tablier. G  604.32t .
 Effort dû aux déformations
G. .a .b
H  .
T
 : Le déplacement maximum est égal à 4 cm.
G : Module d’élasticité transversale.
G = 8 Kg/cm² effet lent.
G = 16 Kg/cm² effet instantané.
On obtient :
8  4  40  45
H   6.4t .
9
H  6.4t .

c) Limitation des contraintes de cisaillement

i. Sollicitation sous charge verticale

 m : Contrainte de compression sous N max .


N max  310.50t .
N max
m   150kg / cm 2
ab
1.5   m
N   3G

 N : Contrainte de cisaillement qui apparaît au niveau du frettage.
ab
  10
2t  a  b 
  10

86
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 m  130kg / cm2  150kg / cm 2  OK


D’ou  N  19.50kg / cm    24kg / cm  OK
2 2

ii. Sollicitation due à un déplacement horizontal ou à un effort horizontal

 Sous déplacement lent


GU1
 H1   0.5G : Hauteur nette de l’élastomère
T
 H 1  3.5kg / cm2
 H 1  0.5  8  4kg / cm2  OK
 Sous un effort dynamique (freinage)
HA
H2 
ab
HA = 10 t.
 H 2  4.1kg / cm2
Il faut que  H  0.7G
 H   H 1  0.5 H 2
 H  5.5kg / cm2  0.7  8  5.6kg / cm 2  OK .
 Sollicitation due à une rotation
Ga 2    0 
 
2t 2 n

 0 = rotation supplémentaire pour tenir compte des imperfections de pose.


Pour les tabliers métalliques 0 = 0,003 rad
T = rotation maximale de l’appareil d’appui (en service à vide).
T   0  
Et :
M  n  t3
T   0.0187
G  a5  b
  0.0157rad .
   0.17kg / cm 2 .
Il faut vérifier les conditions suivantes :
   N   H     5G
  25.14kg / cm2  40kg / cm2  OK
iii. Condition de non cheminement et non glissement :

  min  20kg / cm2



 H  f  N min
H  150KN

87
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Rm  288.89t
288.89 103
 min   120.372 Kg / cm 2  20 Kg / cm 2  OK .
40  60
f: Coefficient de frottement.
 0.6 
f  0.1    = 0,1 +0,6 /120,37 = 0,104.
  min 
fxN min  0.104  288.89  30t  300 KN H  150KN
iv. Condition de non soulèvement :

On doit vérifier cette condition quand les conditions de cisaillement dues


à la rotation sont susceptibles d’atteindre les valeurs semblables à celle dues à
l’effort normales.
Avec αT = 0,0187 rad.
 3t 2   min 
T     0.0406rad D’ou 0.0187rad 0.0406rad  OK
   a G 
2

On doit vérifier les conditions suivantes :


 a  m
 t 
  e
s

ts  2mm

 e : Limite d’élasticité en traction de l’acier constructif des frettes.


 e = 2200 Kg/cm² (Acier E24-1: e < 3mm).
( 40 129.37 )
ts   0.235cm  2.35mm et ts  2mm .
10  2200
On prend : ts  3mm .
La hauteur total est donc multipliée par (e) plus l’épaisseur d’une frette.
Donc l’appuis sera désigné par l’appellation : n  t  ts avec t  12mm et ts  3mm
Donc : HTotal  15  8  120mm .
Donc l’appareil d’appui aura les caractéristiques suivantes : 400  600  8

VIII.3 Les appareils d’appuis :

a) Dimensionnement des plaques de glissement :

Les appareils d’appuis ont pour but de diffuser, localiser et de prévoir


d’éventuelles fissures.
A  a  d a  d a  50mm
d a : Déplacement dans un sens parallèle à l’axe de l’ouvrage.
d a : Déplacement dans le sens opposé.
B  b  db  db  50mm
d b : Déplacement dans sens perpendiculaire à l’axe de l’ouvrage

88
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

d b : Déplacement dans le sens opposé

Figure 28:localisation appareils d'appuis

Pour un déplacement dans les deux cotés égal à 10 cm :

A = 100 + 50 + 400 = 550 mm


B = 100 + 50 + 600 = 750 mm
E = 200 mm

b) Ferraillage des dés d’appuis : (support des appareils


d’appuis)

Le dimensionnement du de d’appuis sont A.B.E=(550.750.200) mm


Les dés d’appuis sont soumis à une compression simple le calcule de ferraillage
s’effectue à l’aide d’un programme EXCEL
On prendra 7Ø14 soit A=10,78cm2 longitudinalement et
transversalement.

89
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Chapitre 4 DIMENSIONNEMENT DE

L’INFRASTRUCTURE

I.INTRODUCTION

La définition des appuis d’un ouvrage est une des options fondamentales
du projet. Cette définition est indissociable de celle de l’ouvrage dans son
ensemble. Le choix ne peut se faire que progressivement, ou itérativement ; il
résulte d’une vaste synthèse englobant :
 La nature et le mode de construction du tablier.
 Les contraintes naturelles du site.
 Les contraintes fonctionnelles du projet.

Toutefois, il convient d’insister sur le fait qu’un projet de pont ne débute


pas par l’étude de détail du tablier. Dans la plupart des cas, on commence par
implanter les appuis extrêmes, c'est-à-dire les culées. Une fois ces culées
implantées, on connaît la longueur totale de la brèche à franchir et on peut
élaborer une première esquisse de solution.
Si cette esquisse n’est pas satisfaisante, on retouche l’implantation des
appuis extrêmes et on reprend le raisonnement, selon un processus itératif.

II.ETUDE DE LA PILE

II.1 Définition

La conception des piles est tributaire du type et du mode de construction


du tablier, du type du mode d’exécution des fondations et de certaines
contraintes naturelles ou fonctionnelles liées au site. Par ailleurs, les piles
peuvent jouer un rôle plus ou moins important dans le fonctionnement
mécanique du tablier selon que ce dernier est simplement appuyé sur elles ou
bien partiellement ou totalement encastré. Il en résulte que leur implantation
ne peut résulter que d’une étude globale de la structure assurant le
franchissement.
II.2 Choix de la pile

On opte pour la pile poteau, cette solution permet de gagner du poids et


de poser le tablier sur les fûts qui transmettent les efforts au sol par la semelle.

90
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

II.3 Pré dimensionnement de la pile

La hauteur du fut : H f  7.50m


Diamètre du fut d  1.20m
II.4 Calcul des charges

 charge permanente du fut :


H  7.50m .

Pf   (1.20)2  7.5  2  2.5  42.40t
4
 Réaction due au poids propres du tablier
Le poids propre du tablier est égale à 1325t , d’où la réaction reprise par la
pile est : RG  858.29t
 Réaction due aux surcharges
 Surcharge A( L) : RA( L )  169t
 Surcharge Bc : RBc  177t
 Surcharge Mc120 : RMc120  172t
 Surcharge D240 : RD 240  234t
 Surcharge de trottoir : 33.7t
 Séisme :
 Ev : La composante verticale du séisme suivant l’axe x.
Séisme vertical : 0.07G  66.01t
 Eh : La composante horizontale du séisme suivant l’axe y.
Charge horizontal : 0.10G  94.30t
 L’effet de freinage
f  2%RMAX  36.12t
 L’effort du vent
Le vent agit sur la face latérale du pont avec un transité de vent 0.25t / m2
H v1  0.25(7.5 1.2)  2.25t
H v1  2.25t
 Condition normale
A L’ELS :
R1  RG  1.2( RA( L )  RST )  710.19t
t
R1  RG  RD 240  753t
A L’ELU :
R1  1.35RG  1.5( RA( L )  RST )  853t
R1  1.35RG  1.5RD 240  987t
Récapitulatif (pour chaque fut) :
Effort normal : N  494t
Moments à la base du fût :
 Freinage : M F  18.06  7.5  135.5t.m

91
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 7.5 
 Le vent : M V  2.25     8.43t .m .
 2 
Donc : N MAX  494t .
M MAX  143.9t.m .
 Condition séismique
Soit le moment par fût :
M SH  0.10(429.14  8.5  42.4  3.75)  380.7t.m .
N  504.54  33  537.54t
Donc : MAX .
M MAX  380.67t.m
II.5 Ferraillage de la pile

Les sollicitations sont résumées dans le tableau suivant :

Tableau 30:sollicitations sur la pile

Pile N (t) M (t.m) Le diamètre (m)


537,54 380,66 1,2

 Armateur longitudinal :
Selon l’abaque de walter on a :
h 0.04
  0.034
D 1.2
h : L’enrobage.
D : Diamètre de pile.
0 ,15 2 
Nr
 0.15
 R 2 
Mr
 0.09
 R 2 D 
N r : Effort normal
 : Résistance du béton
En fonction des valeurs obtenues, on tire de l’abaque la valeur de
  0.3
F 
  a2  f
 R 
 : degré mécanique d’armature.
Fa : aire totale de l’armature passive.
D’où :
 R 2  
Fa   254.34cm 2
f
Fa  254.34cm 2 soit 32HA32 espacée de 15cm .

92
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Condition de non fragilité


AS  0.6% AB  67.82cm 2 254.34cm 2 (La condition est vérifiée) armature
transversal

t  l 
3
32
Donc :    10.7mm
3
  12mm
On prend des cercles   12mm , avec un espacement de 20cm

a) Etude et ferraillage de la fondation

i. Caractéristiques de la semelle

L'exploitation de l'essai pressiométrique a permis de déterminer la


pression limite qui intervient dans le calcul de la charge admissible et le
module pressiométrique qui permet de calculer les tassements. Les résultats
sont consignés dans le tableau suivant:

Tableau 31:Pression limite et module oedométrique en fonction des types de sol

Nature de sols (PI en bars) Pression limite (EM en Module pressiométrique


bars)
limons feuilletés 6.2-16.3 245-362

limons sableux 5.6-15.9 96-254

sables moyens 6.5-21.6 32-238

Calcul de  à partir des essais de laboratoire


 couche de 11m à 16m :
w  14.7%
 d  1.828T / m3
On applique la formule    d (1  w) )
AN:
  1.828(1  0.147)  2.097T / m3
- couche de 16m à 25m
w  30.7%
 d  1.592T / m3
  1.592(1  0.307)  2.081T / m3
w  17.2%
 d  1.785T / m3
  1.785(1  0.172)  2.092T / m3
Ne disposant pas de données pour la couche de limons feuilletés, on
suppose un   1.5T / m3 car pour les argiles et les limons 1.2T / m3    1.8T / m3

93
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Pour le remblai latéritique, prenons   1.5T / m3 pour nous mettre dans un


cas défavorable qui est plus sécuritaire pour le dimensionnement.
 Calcul de la résistance de pointe Q pu
Dans ce qui suit nous calculerons la valeur de la pression horizontale en
guise de comparaison avec celle donnée par le rapport géotechnique. Lorsque
l'écart entre ces deux valeurs est faible, le dimensionnement se fera par
rapport aux résultats du rapport.
Nous considérerons que les 1.5 m au-dessus de la nappe sont saturés par
remontée capillaire,
Le pieu repose à une profondeur de 32 m.
 z  32m ; u  32   6  1.5    w  27.5T / m3
 vo'   vo  u
 vo  1.5 11  2.081 (25  11)  2.09(32  25)  60.264T / m2
 vo'  60.264  27.5  32.76T / m3
po  27.5  0.5  32.76  45.38T / m3
Les essais pressiométrique donnent, à z  32.30m , pl  90T / m2 ,comme
pression limite et  hs  0.422Mpa comme contrainte horizontale. Cette valeur
étant peu différente de celle trouvée par le calcul manuel alors
ple*  90  42.2  48T
k
 Déterminons le facteur de portance p
Puisque pl  0.9 Mpa alors le sol d'ancrage correspond à la catégorie B du
classement pour les sables et graves (tableau 2), donc k p  1.1 . Par conséquent :
 D2 3.14 12 1.12  48  cos 7
Qpu  A  k p  ple*  cos    k p  ple*  cos    41T
4 4
Q pu  41T
 Calcul du terme de frottement latéral Qsu
Le terme de frottement latéral est donné par la formule:
Qsu  Pqsi ei  Pqsili cos  r
Où :
li Désigne la longueur du pieu sur la tranche de sol considérée, ei son
épaisseur, qsi le terme de frottement latéral unitaire,
P le périmètre de la section droite du pieu
 L’inclinaison du pieu par rapport à 1'horizontale.
 couche de 3 à 11m : limons feuilletés
La pression limite étant comprise entre 6.2bars et 16.3bars, le sol est de classe
B
 couche de l1 à 25m : limons sableux
La pression limite est comprise entre 5.6 bars et 15.9bars, donc le sol est de
classe B.
 couche de 25 à 40m : sables moyens
Puisque la pression limite est comprise entre 6.5 bars et 21.6 bars, le sol est de
classe B.

94
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Le calcul de notre fondation se fera pour des pieux forés tubés de 25 m de


longueur, ce qui correspond à la courbe Q1 du graphique donnant qsi ; en
fonction de ple* (figure3). Le frottement latéral sera négligé sur 1.5 m de la
partie supérieure des pieux pour tenir compte du remaniement du sol lié aux
opérations de mise en oeuvre.
L'analyse des frottements unitaires moyens nous a conduit à considérer
une couche unique avec une pression limite équivalente:
ple  0.92Mpa
*

La lecture donne qs  0.0312 Mpa  3.12T / m 2

La longueur li du pieu sur la tranche de sol considérée est li  25  1.5  23.5m


Par conséquent l'épaisseur ei de la couche, en tenant compte de l'inclinaison
des pieux de
  7 , est: ei  li cos   23.5  cos 7  23.3m
Qsu  Pqsi ei   D  qsi  li cos   3.14 1 3.12  23.3  228T
Qsu  228T
 Calcul de la charge admissible nette
La valeur de la charge admissible est consignée dans le tableau suivant en
fonction de J'état limite considéré et de la nature des combinaisons:

Tableau 32:Charge admissible nette

Résistance de pointe Q pu (t) 41 ELS ELU


Frottement latéral Qsu (t) 228
Charge de fluage en compression Qc (t) 180.1
Charge limite en compression Qu (t) 269
Combinaisons fondamentales Qadm nette 310
Combinaisons rares Qadm nette 283
Combinaisons quasi-permanentes Qadm nette 296
Longueur : L  10.00m
Largeur : B  6m
Epaisseur : E  1.50m
Poids propre de la semelle : 10  5 1.5 2.5  206.3t
2 (1.2) 2
Poids des terres sur semelle :( (10  5  ) 1.8 1.5  142.4t
4
II.6 Détermination de nombre des pieux

On a des pieux de 18 m de profondeur et d’une portance QN  310t

a) Sollicitations dans le pieu

Condition normale
 Charge permanente égale à 943,09 t
 Surcharges S=234 t

95
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Poids de la semelle : 206,25t


 Poids des terres : 142,39t
Totale G=1525,7t
Donc, N=1525,73t
 Freinage : M F  271t.m
 L’effort du vent : M V  16.9t.m
M  288t.m
Condition sismique
1  0.07  G avec G  1292t
N MAX  1383t
N MIN  1201.36t
M  793t.m
 Nombre de pieux
N 1525.73
n   4.92
Np 310
n  6 pieux
On prend 6 pieux.

b) Effort revenant à chaque pieu

Les pieux présentent une symétrie par rapport (XOY), chaque fût ramène
un moment et un éffort normal .L’effort normal qui revient à chaque pieu est
donné par la formule suivante :
N M y M x
Ni   x 2  y2
n y x
Avec les hypothèses suivantes :
 Déformation pieu semelle proportionnelle à la charge.
 Semelle infiniment rigide.
 Pieux identiques.
Condition normale
1525.73 288
N1    281t
6 6(1.3)2
1525.73 288
N2    228t
6 6(1.9) 2
Condition sismique
N1  281t
N 2  228t

c) Vérification de pieu

 Poinçonnement :

RMAX  303.86 310t Condition vérifiée


 Soulèvement

96
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

RMIN 0 Condition vérifiée

d) Ferraillage de la semelle (méthode des bielles)

 Armatures transversales inférieures

La Condition de la méthode est:

  45

 L bhLb
h  2  4
h
tan    1.03    46 45  OK
L b

2 4
L b
  1.38m 1.40m  OK
2 4

Condition normale

2
 a   e  267 Mpa
3
L b

N1 2 4
A   0.0103m2
a h
Ainf  103.37cm 2

Condition sismique

 a   e  400Mpa
L b

N1
A  2 4  0.0074m2 .
a h
Ainf  74.87cm 2
La condition normale est la plus défavorable AS  103.37cm2 .
On prend 13HAØ32 Ainf  104.5cm 2 .
n : Nombre de barre = 13 barres.
d : Enrobage = 10 cm.
 : Diamètre de pieu = 1,2 m.
L’espacement est de
H d
St   0.20m  20cm .
n 1
St  20cm
On prend : St  20cm .

97
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Les armatures transversales placées dans les bandes axées sur les pieux,
L  h   pieu  2.7m
ayant pour largeur (L) telle :
Entre les différents bandes, on placera des armatures de répartitions tel
que :

A
A1   34.45cm 2
3

Soit : 8HAØ25 Ainf  39.27cm 2 .


 Armatures longitudinales inférieures dans la semelle
Elles jouent un rôle de répartition dans la transmission des efforts entre les
fûts et les pieux de fondation.
A
Ali   34.45cm 2
3
Soit : 8 HAØ25, Ainf  39.27cm 2
H d
St   0.35m  35cm
n 1
 Armatures de construction
Armatures transversales supérieures:
A
Ats'   10.33cm 2
10
Soit: 7 HAØ14. Asup  13.85cm2 .
H d
St   0.45m  45cm 
n 1
 Armatures longitudinales supérieures
A
Al s   34.45cm 2
3
Soit: 8 HAØ25 Ainf  39.27cm 2
H d
St   0.35m  35cm
n 1
 Armatures latérales
A
A1   10.33cm 2
10
Soit : 7 HAØ14. Asup  10.78cm2 .
Les fondations sur pieux sont utilisées quand le sol de surface n’a pas
une bonne portance, ce qu’il faille descendre à une grande profondeur jusqu’au
bon sol (substratum). La disposition des pieux dépend des impératifs suivants
: Une disposition symétrique pour éviter les tassements différentiels, centré
sous les efforts pour assurer une diffusion directe des charges.
N.B: On ne tiendra pas compte du flambement pour le calcul des pieux car la
butée des terres est toujours suffisamment pour s’y opposé.

98
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

II.7 Action sur les pieux :

Le comportement d’un élément flexible dans le sol peut s’exprimer


ème
mathématiquement à l’aide de l’équation différentielle du 4 ordre :
d4y
EI 4  CU by  0
dx
b : Diamètre du pieu.
Cu : Module de réaction du sol.
y : Déplacement en tête du pieu.
Une solution de cette équation est de la forme : 4
4 EI
 4
CU by
a : Longueur élastique du pieu.
Calcul de l :
b   pieu  120cm
Cu  5.2kg / cm2
E : module d’élasticité du béton 21000270  3.45 105 kg / cm2
I : moment d’inertie du pieu
 D4
 10.17 106 cm4 (120)
64
bCU
4  0.2582m1
4EI
 : Coefficient d’amortissement du module de WALTHER
D’où :  L 0.21918 3,942 avec L = 18 m.
Effort tranchant en tête du pieu :
 Condition normale :
Freinage = 36.12t.
Poussée des terres et surcharges Hp = 326 t
H  77.8  410.88  488.68t . D’où : P  H  6.02t / pieu
14
 Condition sismique :
Séisme = 152.57t
Poussée des terres et surcharges Hp = 410,88 t
H  77.8  410.88  488.68t . D’où : P  H  25.42t / pieu
14

a) Calcul des pieux par la formule de WALTHER :

La méthode de WALTHER permet de donner des moments fléchissant


auquel, le pieu est soumis en différents points, à l’aide de la formule suivante
:
M P
EI0   M    P
 2

99
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Notre pieu est encastré à la semelle en tête donc la seule déformation qui
peut se produire, est le déplacement avec rotation nulle.
P
M ( z )   M  M 

 P
M : Moment en tête du pieu
: Coefficient d’amortissement = 1

 M ,  P : Donnés par les abaques de WALTHER en fonction de L.
M P
M ( z )  EI0   M    P  0
 2
 P P
M  
 M 
 L  4   P  1.68
 L  6    2.09
 P

 M  1.26
 L  4.64
 M  1.45
 P  1.78
 M  1.32

 Condition normale : P 6.02t / pieu M 31,40t.m.


 Condition sismique : P 25,42t / pieu M 132,60t.m.

Valeurs des coefficients


 M ,  P en fonction de Z : (Abaques de WALTHER).

Tableau 33:valeurs des moments en condition normale

(M ,P) 0.1L 0.2L 0.3L 0.4L 0.5L 0.6L 0.7L 0.8L
Z/
M 0.97 0.88 0.65 0.44 0.26 0.10 0.04 0.01
P 0.38 0.63 0.66 0.56 0.42 0.25 0.14 0.04

 Détermination des moments tout le long du pieu :


P
M ( z)  ( M , P )  M   P

6.02
 Condition normale : M ( z )  31.40  M   P
0.2582
25.42
 Condition sismique : M ( z )  132.62  M   P
0.2582

Tableau 34:valeurs des moments en condition sismique

Z 0.1L 0.2L 0.3L 0.4L 0.5L 0.6L 0.7L 0.8L


C.N -21.59 - -5.03 -0.75 1.62 2.68 2 0.61
12.94
C.S -91.21 - 21.21 -3.21 6.87 11.35 8.47 2.61
54.66

100
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

D’après les résultats donnés, on constate que les sollicitations des conditions
sismiques sont les plus défavorables : M MAX  132.67t.m .
 Ferraillage longitudinal :
Le ferraillage est fait à l’aide des abaques de Walter. Le pieu est considéré
comme une pièce soumise à la flexion composée :
N MAX  303.86t .
M MAX  132.67t.m .
Nr
 0.08
 R 2 
Mr
 0.03
 R 2 D 
Fa  f
   0.16
 R 2 
 R 2  
Fa   135.64cm 2
f
On prend 17HAØ32 espacée de 25cm pour, AS  136.68cm 2 .
 Armatures transversales
On prendra des cerces hélicoïdales avec de HAØ12 et un espacement de 20cm
dans la zone courante et 15cm dans la zone de jonction.

III.ETUDE DE LA CULEE

La culée est l’un des éléments fondamentaux dans l’ensemble de la


structure du pont, elle sert comme appui extrême du tablier du pont mais son
rôle principal est d’assurer le raccordement de l’ouvrage au terrain de façon à
avoir une continuité entre la chaussée de la route et celle portée par le pont.
Il existe deux types de culées :
Ø Culée à mur de front (Remblaie).
Ø Culée enterrée.
Le choix de la culée peut se faire progressivement, il résulte une analyse
englobant :
La nature et le mode de construction du tablier.
Les contraintes naturelles du site.
Les contraintes fonctionnelles de l’ouvrage
La hauteur de la culée sera évaluée par la formule suivante:
Hculée = côte projet – côte fondation.
L’ensemble des cotes définissants la position des culées est mentionnée dans
le tableau suivant :

101
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Tableau 35:implantation de la culée

Désignation Culée1 Culée2

Point kilométrique 1+387,465 1+419,465

Côte (m) 107,635 107,249

Côte TN (m) 100,077 99,922

Côte de la fondation (m) 97,572 97.922

Hauteur de la culée 10,063 9,327

III.1 Prédimensionnement des culées :

On s’intéresse du dimensionnement de la culée la plus haute,

a) Mur garde grève :

 Hauteur : H=1,9m.
 Epaisseur (couronnement) : Hculée=8,47m>6m. E=0,30m (selon
SETRA).
 Longueur : et celle du tablier =13,5m.

b) Mur de front :

 Hauteur : H=6,57m.
 Epaisseur : Ef=1,37m.
 Longueur : et celle du tablier =13,5m

c) Sommier d’appuis :

 Largeur : S=1,37m.
 Longueur : 13,5m.

d) La semelle :

 Epaisseur : 1,50m.
 Largeur : 13,2m.
 Longueur : 15,92m.
 Ancrage : 0,50m.
 Béton de propreté : 0,10 m.
 On utilise des pieux de diamètre  =1,2 m (Fondation
profonde).

102
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

e) Mur en retour :

Le mur en retour a une épaisseur constante de 0,60m pour un bon


ferraillage et un bon bétonnage. Il a une longueur de 10,51m et hauteur de 8,47m
celle de la culée.

Figure 26:coupe mur en retour

f) Dalle de transition :

La dalle de transition présente la même dimension transversale que le mur


garde grève, on peut dimensionner cette longueur par la formule suivante :
L = min (6m, max (3m, 06H))
H : hauteur de remblais = H (mur de front + mur garde grève) = 8,47 m.
L = 5 m.
Elle est coulée sur un béton de propreté avec une épaisseur constante de
30cm, elle est ancrée dans le corbeau d’appuis de par l’intermédiaire des
goujons. Elle est mise en place avec une pente de 10%.

g) Le corbeau :

Hauteur : H1 = 2,55 m.
Hauteur : H2 = 2 m
Epaisseur : Ef = 0,55 m.
Longueur : L = 13,5 – 2 x 0,6 = 12,3 m.
III.2 Evaluation des efforts sollicitant la culée :

a) Détermination du coefficient de poussée k ah :

cos 2 (     ) cos(   )
kah  k 
 sin(   )sin(     )  cos(     )
cos 2 1  
 cos(     ) cos(   ) 
Avec : j=30° : angle de frottement interne du remblai.
a=0 : fruit de mur de soutènement.

103
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

b=0 : angle de talus avec l’horizontale.


d=0 : angle de frottement remblai-culée.
k   H 2  (1   v )2
H  H 
tg     arctan  
(1   v )  (1   v ) 
Le coefficient de poussée pour les déférents est présenté dans le
tableau ci-dessous :

Tableau 36:coefficient de poussée des terres

Désignation eH eV k kah
Condition sismique 0,1 -0,07 0,935 0,374

0,1 0,07 1,075 0,4197

Condition normale 0 0 1 0,3333

b) Calcul des sollicitations

Le tableau suivant donne l’ensemble des moments et efforts


agissants sur la culée pour les trois cas existants :

104
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Désignation P cas Peh (1+ev)P V H MR MS


Mur garde grève 19.24 C.N 0 19.24 1.5 8.99 0 172.97
H+V+ 1.924 20.59 1.5 8.99 2.9 185.08
H+V- 1.924 17.89 1.5 8.99 2.9 160.86
Corbeau 38.48 C.N 0 38.48 2.65 6.43 0 247.31
H+V+ 3.848 41.17 2.65 6.43 10.2 264.62
H+V- 3.848 35.79 2.65 6.43 10.2 230
Mur en retour 1 139.705 C.N 0 139.71 6.61 4.72 0 659.41
H+V+ 13.9705 149.48 6.61 4.72 92.34 705.57
H+V- 13.9705 129.93 6.61 4.72 92.34 613.25
Mur en retour 2 139.705 C.N 0 139.71 6.61 4.72 0 659.41
H+V+ 13.9705 149.48 6.61 4.72 92.34 705.57
H+V- 13.9705 129.93 6.61 4.72 92.34 613.25
Mur de front 303.78 C.N 0 303.78 1.69 3.3 0 1002.47
H+V+ 30.378 325.04 1.69 3.3 51.34 1072.65
H+V- 30.378 282.52 1.69 3.3 51.34 932.3
Semelle 252.36 C.N 0 252.36 0 0 0 0
H+V+ 25.236 270.03 0 0 0 0
H+V- 25.236 234.69 0 0 0 0
BOSSAGE 0.94 C.N 0 0.94 1.5 8.14 0 7.65
H+V+ 0.094 1.01 1.5 8.14 0.14 8.18
H+V- 0.094 0.87 1.5 8.14 0.14 7.11
Dalle de transition 19.69 C.N 0 19.69 2.56 7.72 0 152.01
H+V+ 1.969 21.07 2.56 7.72 5.04 162.65
H+V- 1.969 18.31 2.56 7.72 5.04 141.37
poids propre du tablier 389.38 C.N 0 389.38 1.5 8.2 0 3144.37
H+V+ 38.346 410.3 1.5 8.2 57.52 3364.48
H+V- 38.346 356.62 1.5 8.2 57.52 2924.27
TOTAL C.N 0 993.58 / / 0 6045.6
H+V+ 129.736 1388.18 / / 311.81 6468.8
H+V- 129.736 1206.54 / / 311.81 5622.41

105
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Tableau 37:moments et efforts sur la culée

Remblais P cas Peh (1+ev)P V H MR MS


Remblai sur patin arrière 841 C.N 0 841 7.79 2.73 2295.93
H+V+ 84.1 899.87 7.79 2.73 655.139 2456.65
H+V- 84.1 782.13 7.79 2.73 655.139 2135.21
Remblai sur patin avant 29.23 C.N 29.23 0.5 2.01 58.75
H+V+ 2.92 31.28 0.5 2.01 1.46 62.86
H+V- 2.92 27.18 0.5 2.01 1.46 54.64
Poids des terres sur dalle de transition 39.75 C.N 39.75 2.65 9.67 384.38
H+V+ 3.98 42.53 2.65 9.67 10.547 411.29
H+V- 3.98 36.97 2.65 9.67 10.547 357.48
Surcharges sur remblai (1t/m2) 39.76 C.N 39.76 2.82
H+V+ 3.98 42.54 2.82 11.2236
H+V- 3.98 36.98 2.82 11.2236
TOTAL C.N 949.74 0.00 2739.06
H+V+ 94.97 1016.22 678.37 2930.80
H+V- 94.97 883.26 678.37 2547.33

106
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Tableau 38:Tableau récapitulatif donnant les moments et efforts globaux

Désignation P eHP (1+ev)P V MR


Mur GG 3.0905 0.333x1, 2x12.89x0.6 0.30905 9.67 2.9885135
3.8952 0.4197x1, 2x12.89x0.6 0.38952 9.67 3.7666584
3.471 0.374x1, 2x12.89x0.6 0.3471 9.67 3.356457
Mur front 34.392 0.333x1, 2x13.1x6.57 3.4392 4.785 16.456572
43.347 0.4197x1, 2x13.1x6.57 4.3347 4.785 20.74154
38.627 0.374x1, 2x13.1x6.57 3.8627 4.785 18.48302
Semelle 9.5424 0.333x1, 2x15.92x1, 6 0.95424 0.75 0.71568
12.027 0.4197x1, 2x15.92x1, 6 1.2027 0.75 0.902025
10.717 0.374x1, 2x15.92x1, 6 1.0717 0.75 0.803775

107
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Tableau 39:Tableau 22:Tableau récapitulatif donnant les moments et efforts globaux totaux

Désignation Condition eHP (1+ev)P MR MS


TOTAL C.N 22.86206 1943.32 84.59 8784.66
H+V+ 253.5202 2404.4 1096.80 9399.60
H+V- 250.3824 2089.8 1085.18 8169.74

II.3 Vérification de la culée :

a) Vérification du tiers central :

 C.N : on doit vérifier que : '


B B
Emax   5.6  2.2m  e   X '
6 2

X '
 M S  M R 
(1   v ) P

et B: la largeur de la semelle.
 C.N : Emax = B / 4 = 1,4 m > e = B/2 – X’.
B B
Emax   1.4m  e   X '
4 2
Les résultats sont regroupés sur le tableau ci-dessous :

Tableau 40:vérification du tiers central

Condition X’ Emax e Vérification

C.N 1943.32 84.59 8784.66 4.47690864 2.2 2.12 Vérifie


H+V+ 2404.4 1096.80 9399.60 3.87282 3.3 2.73 Vérifie
H+V- 2089.8 1085.18 8169.74 3.5898 3.3 3.01 Vérifie

b) Vérification au glissement :

 C.N : en condition normal le coefficient de sécurité au glissement


(C.S.G) égale à 1, 5, donc on doit vérifier que :
 1   v  P
 1.5
  h 
 C.S : en condition sismique le C.S.G vaut 1.
Donc on vérifie que:
 1   v  P
 1
  h 

108
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Les résultats sont regroupés sur le tableau ci-dessous :


Condition Vérification
C.N 22.86206 1943.32 0,36 85.00 1,5 Vérifie
H+V+ 253.5202 2404.4 0,36 9.48 1 Vérifie
H+V- 250.3824 2089.8 0,36 8.35 1 Vérifie

 C.N : en condition normal le coefficient de sécurité au renversement


(C.S.R) égale à 1,5. Donc on doit vérifier que :
M S
1.5
M R
 C.S : en condition sismique le C.S.R vaut 1.
M S
Donc on vérifie que: 1
M R
Les résultats sont regroupés sur le tableau ci-dessous :

Tableau 41:résultante des efforts en condition sismique et en condition non sismique

Condition Vérification
C.N 84.59 8784.66 103.85 1,5 Vérifie
H+V+ 1096.80 9399.60 8.57 1 Vérifie
H+V- 1085.18 8169.74 7.53 1 Vérifie

c) Etude et ferraillage de la culée :

i. Mur garde grève :

 Evaluation des efforts sur le mur garde grève :


Le mur garde grève est soumis essentiellement à l’action de :
 Forces verticales :
 Du poids propre.
 De la réaction d’une charge directement appliquée sur le mur.
 De la réaction de la dalle de transition.
 Forces horizontales :
 Poussée des terres.
 Poussée d’une charge locale située en arrière du mur garde-
grève.
 Forces de freinage d’un essieu lourd du camion Bc.
 Poussée des terres :
Elle est donnée par la formule suivante:

109
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

1
Pt  .K a h 2
2
Le moment dû à l'effort de poussée est donné par la formule :
1 1
M t  Pt .h  .K a h3
3 6
Avec Ka: Coefficient de poussée des terres.
  
K a  tg 2     0.33
 4 2
= 1,8 t/m3 : Poids volumique des terres.
h= 1.90 m : Hauteur du mur garde grève
= 30° : Angle de frottement interne du sol.
D'où Mt = 0,68 t.m/ml Poussée des terres sur le mur.

 Poussée d’une charge locale située en arrière du mur garde


grève :
D'après les documents ''SETRA'', seule la sollicitation engendrée par les
camions type BC (poussée des charges locales) étant la plus défavorable, l'effort
nominal étant produit par les deux roues arrières de 6t chacune des deux
camions accédés, placés d'une manière tel que les rectangles d’impact soient en
contact avec la face arrière du mur garde grève. Les charges réelles (02 roues
de 6t distantes de 0.5 m) sont remplacées par une roue équivalente uniforme de
12t répartie sur un rectangle de (0.25m x 0.75m). Il sera admis que la pression
sur le rectangle d'impact ainsi défini se répartira à 45° latéralement et en
arrière du mur.
 Poussée de la charge locale située en arrière du mur.
Le moment d'encastrement à la base du mur garde grève aura pour
expression la formule suivante :
hx
h
12 K
Mp  
0.75  2h 0 (0.25  x)
dx

Avec: K  Kabs 
Coefficient de pondération.=1,6 à ELU et 1,2 à ELS. .
bc= 1.1 : coefficient de pondération du système Bc.
d = 1 : coefficient de majoration dynamique pour une charge sur remblai.
Ka = 0.333.
h = 1,9m.
K ELS  0.3 1.11.083 1.2  0.47
.
K ELU  0.3 1.11.083 1.6  0.6
12 K
Mp    x  2.15ln(0.25 x) 0
1.9

0.75  2h
ELU : Mp  5.37t.m / ml
ELS : Mp  4.01t.m / ml
 Moment du à la force de freinage :
On considère que l’effet d’une seul roue et l’on a admet une
répartition des efforts suivant des directions inclinées à 45 à partir du bord du
rectangle d’impact d’où

110
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

lf = 0,25 + 2h = 4,05m
6h
Mf    2.8
0.25  2h
ELU : Mp  4.48t.m / ml
ELS : Mp  3.36t.m / ml
Le moment total à l'encastrement:
M ELU  1.35M t  ( M p  M f )  10.77t.m / ml
M ELU  M t  ( M p  M f )  8.05t.m / ml
Ferraillage :
 Verticalement :
Le ferraillage se fait en flexion simple par une bande de 1m linéaire:
f c 28  27 Mpa;b0  1m;d  0.27 m; M u  10.77t.m / ml
St  min  0.9d ; 40cm   24.3cm
St  20cm
At  2.6cm 2
qL 0.6  5 1.8
R2    2.7t / ml
2 2
qL 5 1.2
RELU    3t / ml
2 2
RELU  1.35( R1  R2  R3  R4 )  1.6 R5  13.61t / ml
RELS  ( R1  R2  R3  R4 )  1.2 R5  10.125t / ml
M ELU  1.35( R1  R2  R3  R4 )  1.6 R5   0.275  3.74t / ml
f c 28  27 Mpa;b0  1m;h  1.5m
As  14.07cm 2 / ml
0.23bdf tj
As' 
fe
0.23 11.08  2.22
18.85  13.78cm 2  OK
400
N  98.05t / ml
N  132.37t / ml
M  M s  M r  1304.36t.m
M  96.62t.m / ml
M  130.44t.m / ml
1
M t  12.94   6.57  28.34t.m / ml
3
M sr  2.63  2.19  5.76t.m / ml
M sc  2.4  6.57  15.77t.m / ml
PG  1 0.3  6.57  2.5  4.93t / ml 0.333 1.8  ( 6.57 )2 1  12.94t.m / ml
Psr  1.2  6.57  0.333 1  2.63t.m / ml
Psc   2 1.2  2.4t.m / ml

111
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

f ck
f cd   15.3Mpa
c
M
  2ELU  0.0966 0.186  P. A.C
bd f cd
 
  1.25 1  1  2  0.128
z  1  4d  0.950
MU
Donc AS   12.40cm2
z.d . s
AS
A 'S  A  4,69 cm2/ml. Soit : 6HA10 pour As'  4.71cm 2 / ml .
3
Vérification des contraintes à l’ELS :

On prend 6HA20 pour As'  18.85cm 2


Soit : 6HA12 pour As'  6.79cm2 / ml
 bc  7.9Mpa  bc  16.2Mpa  OK
 st  7.9Mpa  st  16.2Mpa  OK

Horizontalement
D’après les documents (SETRA), on disposera HA10 tous les 15 cm, les
deux forces pour le croquis de ferraillage.
 Condition de non fragilité :
bdf
AS  0.23 tj Avec (As : section des armateurs tendus).
fe
AS  18.85  3.41cm2  OK
ii. La dalle de transition :

La dalle de transition est une dalle en béton armé, placée sous la


chaussée aux extrémités du pont, son rôle est d’éviter le dénivellement qui
pourrait se produire lors des tassements éventuels des remblais derrière la
culée. Elle repose sur le corbeau et sur le remblai.
 Evaluation des efforts :
 Poids de la dalle de transition : g1  2.5  0.3 1  0.75t / m 2 .
 Poids du remblai : g 2  1.8  0.6 1  1.08t / m 2 .
 Poids propre du revêtement : g3  2.2  0.07 1  0.154t / m 2 .
 Poids total: Gt  g1  g 2  g3  1.984t / m 2
 Surcharges : Q  11.2  1.2t / m2

Tableau 42:efforts sur la dalle de transition

Charge(t/m2) M(t.m/ml) T(t/ml)


Charges permanentes G 1,984 6,2 4,96

Surcharge Q 1,2 3,75 2,7

112
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Combinaison des efforts

ELU : M ELU  1.35M G  1.6M Q  14.37t.m / ml .


TELU  1.35TG  1.6TQ  11.37t.m / ml
M ELU  14.37t.m / ml et TELU  11.37t.m / ml
ELS : M ELS  M G  1.2M Q  10.7t.m / ml .
TELS  TG  1.2TQ  8.4t.m / ml .
M ELS  10.7t.m / ml et TELS  8.4t.m / ml

 Ferraillage:

Le ferraillage se fait en flexion simple à l’ELU:


fc 28  27Mpa; b0  1m; d  0.27m; M u  10.77t.m / ml
ELU: M ELU  14.37t.m / ml .
As  3.14cm 2
Pour l’armateur de construction on prend :
A
AS'  S
3
A  5.49cm 2 / ml . Soit : 6HA12 pour AS'  6.79cm 2 / ml .
 Vérification des contraintes à l’ELS :
On prend 6HA20 pour As  18.85cm 2
AS
A 'S 
3
A  6.28cm 2 / ml . Soit : 6HA12 pour AS'  6.79cm 2 / ml .
 Condition de non fragilité :
bdf
AS  0.23 tj
fe
Avec (As : section des armateurs tendus).
As  18.85  3.45cm 2  OK
 Vérification de l’effort tranchant :
V
 u  u  0.408Mpa .
bd
 s  inf  4Mpa; 0.1 fc 28   2.7Mpa
'

St  min 0.9d; 40cm  24.3cm . Soit St  20cm


At  20  0.13  2.6cm 2
 Pourcentage minimal :
At 0.4b
  0.10cm
St fe
Avec St  20cm et At  2.6cm 2 .
Soit 2 cadres de HA10/ml pour As  3.14cm 2

113
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

iii. Corbeau :

Evaluation des charges et surcharges :

 Réaction due à la dalle de transition :


qL 0.3  5  2.5
R1    1.875t / ml Réaction des poids des terres :
2 2
qL 0.6  5 1.8
R2    2.7t / ml .
2 2
qL 0.07  5  2.2
 Réaction due au revêtement : R3    0.39t / ml
2 2
.
 Réaction due au poids propre du corbeau :
qL 11.25  2.5
R4    1.56t / ml .
2 2
 Réaction due aux surcharges sur remblai :
qL 5  1.2
R5    3t / ml .
2 2
 Réactions : RELU  1.35( R1  R2  R3  R4 )  1.6R5  13.61t / ml .
RELS  ( R1  R2  R3  R4 )  1.2R5  10.125t / ml .
 Moments :
M ELU  1.35( R1  R2  R3  R4 )  1.6R5  0.275  3.74t / ml .
M ELS  ( R1  R2  R3  R4 )  1.2R5   0.275  2.78t / ml .

 Ferraillage :
fc 28  27Mpa;b0  1m;h  1.5m .
As  0.45cm 2 / ml . Soit : 1HA10 pour As  0.79cm 2 / ml .

 Condition de non fragilité :


0.23bdftj
AS 
fe
(As : section des armateurs tendus)
0.25 11.35  2.22
0.55  17.23cm 2
400
Condition Non vérifie.
Donc As  17.07cm 2 / ml .
On prend : 6 HA20 pour As  18.85cm 2 .
Pour l’armateur de construction on prend :
AS
A 'S   6.28cm 2 / ml Soit : 6HA12
3
Pour A 'S  6.79cm 2 / ml
D’après les documents (SETRA), le ferraillage du corbeau d’appui est
réalisé aussi par des Goujons de HA25 tous les 1m

114
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

iv. Mur frontal :

 Evaluation des charges et surcharges :


Le mur frontal est encastré sur la semelle, il travaille à la flexion
composée car il est sollicité par :
 Forces verticales :
 Réaction du tablier du à la charge permanente.
 Réaction de la surcharge D240.
 Poids propre du corbeau et de mur garde grève.
 Leur poids propre.
 Forces horizontales :
 Poussée des terres.
 Force sismique dont la valeur est égale à 0,1 du poids propre
de tablier.
 Forces de freinage d’un essieu lourd du camion Bc.
Le tableau suivant donne l’ensemble des moments et efforts agissants
sur le mur frontal pour le cas normal et le cas sismique le plus défavorable :

115
Désignation p cas Peh (1+ev)P V H MR MS
Mur garde grève 19.24 C.N 19.24 7.52 1.52 29.24
H+V- 1.924 17.89 7.52 1.52 14.47 27.20
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE
Corbeau 38.48 C.N 38.48 7.79 1.74 66.96
H+V- 3.848 35.79 7.79 1.74 29.98 62.27
Murenretour1 139.705 C.N 139.71 4.235 4.42 617.50
H+V- 13.971 129.93 4.235 4.42 59.17 574.27
Murenretour2 139.705 C.N 139.71 4.235 4.42 617.50
H+V- 13.971 129.93 4.235 4.42 59.17 574.27
Mur de front 303.78 C.N 303.78 3.285 0.685 208.09
H+V- 30.38 282.52 3.285 0.685 99.79 193.52
Poids des terres sur DDT
39.75 C.N 39.75 8.17 1.82 72.35
H+V- 3.98 36.97 8.17 1.82 32.48 67.28
Dalle de transition
19.69 C.N 19.69 7.72 1.82 0.00 35.84
H+V- 1.97 18.31 7.72 1.82 15.20 33.33
Poussée sur MGG+MDF
281.66 C.N 28.17 281.66 9.7 273.21
316.34 H+V- 31.63 294.19 9.7 306.85
Freinage 18 C.N 18 9.7 174.6
H+V-
Tablier 389.38 C.N 389.38 6.22 0.5 191.73
H+V- 38.346 356.6178 6.22 0.5 238.51 178.31
Surcharges sur remblai 39.75 C.N 3.975 39.75 8.17 1.22 32.48 48.50
(1t/m2)
H+V- 0 36.97 8.17 1.22 32.48 45.10
TOTAL 1420.22 C.N 81.51 1405.22 451.19 1887.69
H+V- 143.99 1339.11 888.08 1755.55

116
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Récapitulatif des efforts :


 Condition normale :
Effort normal : Σ (1+v)P = 1323,71 t.
ELS N  98.05t / ml .
ELU: N  132.37t / ml s
Moment : M  M s  M r  1304.36t.m .
ELS : M  96.62t.m / ml .
ELU: M  130.44t.m / ml .
 Condition sismique :
Effort normal : Σ(1+v)P = 1195,12 t.
ELS : N = 88,53 t /ml.
ELU: N = 119,51 t /ml.
Moment : M = Σ Ms - Σ Mr = 73,46 t.m.
ELS : M = 64,26 t.m /ml.
ELU: M = 86,75 t.m /ml.

 Ferraillage :

 Verticalement :
Le ferraillage se fait en flexion composée à l’ELU
avec : fc 28  27Mpa;b0  1m;h  1.2m .
On remarque que la condition la plus défavorable est la condition
normale.
As  16.85cm 2 / ml . Soit : 6HA20/ml pour As  18.85cm 2 / ml .
 Condition de non fragilité :
0.23bdf tj
As'  (As : section des armateurs tendus)
fe
0.23 11.08  2.22
18.85  13.78cm 2  OK .
400
 Armature de construction :
AS
 6.28cm 2 / ml Soit : 6HA12/ml pour A 'S  6.28cm / ml .
2
A 'S 
3
 Vérification de l’effort tranchant :
Vu
u   0.21Mpa
bd
 s'  inf  4Mpa; 0.1 fc 28   2.7Mpa
St  min 0.9d; 40cm  40cm . Soit St  30cm
At  30  0.06  1.8cm 2
At 1.8cm 2

 Pourcentage minimal :
Avec St  30cm et At 1.8cm 2 .
Soit 1 cadre de HA12/ml pour As  2.26cm 2

117
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Horizontalement :
Le ferraillage se fait en flexion simple à l’ELU
avec : fc 28  27Mpa;b0  1m;h  1.2m .
On remarque que la condition la plus défavorable est la condition
sismique.
M ELU  130.44t / ml
As  16.84cm 2 / ml . Soit : 6HA20/ml pour As  18.85cm 2 / ml .
 Condition de non fragilité :
0.23bdf tj
As'  ( As : section des armateurs tendus)
fe
0.23 11.08  2.22
18.85  13.78cm 2  OK
400
 Armature de construction :
AS
 6.38cm 2 / ml . Soit : 5HA12/ml pour A 'S  6.78cm / ml
2
A 'S 
3
v. Mur en retour :

 Evaluation des efforts :


Le mur en retour a pour rôle d'assurer le soutènement des terres du
remblai d'accès au pont. Il est soumis aux charges suivantes:
 Poids propre du mur y compris la superstructure.
 Les poussées horizontales réparties.
 Les charges concentrées qui sont appliquées à 1m de
l'extrémité théorique du mur et comprennent une charge verticale
de 4t et une charge horizontales de 2t.
 Efforts horizontaux :
 Poussée des terres : Pt  0.333 1.8  ( 6.57 )2 1  12.94t.m / ml
 Poussée des surcharges sur remblai :
Psr  1.2  6.57  0.3331  2.63t.m / ml
 Poussée de la surcharge concentrée (2t) :
Psc   2 1.2  2.4t.m / ml
 Les moments :
1
 Poussée des terres : M t  12.94   6.57  28.34t.m / ml
3
 Poussée des surcharges sur remblai :
M sr  2.63  2.19  5.76t.m / ml
 Poussée de la surcharge concentrée :
M sc  2.4  6.57  15.77t.m / ml
 Les combinaisons :

118
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

M ELS  6.01t.m / ml ( M G  M SU )  1.2M SC  50.91t.m / ml  72.71t.m / ml


 6.57 
M G  4.93     16.2t.m / mlM G  1.6M Q  72.71t.m / ml
 2 
 6.57 
M SC  4.8  6  28.8t.m / ml    16.2t.m / ml
 2 
1
2
 st  min( f e ,110(nft j ) 2 )  207.3Mpa
3
 bc  0.6 f c 28  16.2Mpa
 bc  6.1Mpa  bc  16.2Mpa  OK
 bc  6.1Mpa  st  207.3Mpa  OK
 s  188.6Mpa  st  207.3Mpa  OK
9.52
As   2.38cm 2 / ml
4
N max  1096.8t
M max  8302.8t.m
As  3.39cm 2 / ml
h  1.45m
Ainf 1  21.99cm 2
 : 4ème .

Cu  21000270  3.45  105 kg / cm 2 0.67kg / cm 2


St  12.5cm
l '  h   pieu  1.5  1.2  2.7m
 TELU  1.35TG  1.6TQ  11.37t.m / ml

ELU : M ELU  1.35M G  1.6M Q  72.71t.m / ml


ELS : M ELS  M t  1.2(M sr  M sc )  54.18t.m / ml
 Efforts verticaux :
 Poids propre du mur : PG  1 0.3  6.57  2. 5  4. 93t / ml
 Poussée de la surcharge concentrée (4t) : Psc  4 1.2  4.8t
 Poids propre de la superstructure: Psu  0.3t / ml
 Les moments :
 6.57 
 Poids propre du mur : M G  4.93    16.2t .m / ml
 2 
 Poids propre de la superstructure: M SU  0.3  0.5  0.15t.m / ml
 Poussée de la surcharge concentrée : M SC  4.8  6  28.8t.m / ml
 Les combinaisons :
ELU : M ELU  1.35( M G  M SU )  1.6M SC  68.15t.m / ml
ELS : M ELS  (M G  M SU )  1.2M SC  50.91t.m / ml

119
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Le ferraillage:
 Ferraillage horizontal:
Le ferraillage se fait en flexion simple:
M ELU  8.58t.m / ml
M ELS  6.39t.m / ml
fc 28  27Mpa;b0  1m;d  0.27m
As  9.52cm 2 / ml . Soit : 7 HA16/ml pour As  14.07cm 2 / ml .
AS
 4.69cm 2 / ml . Soit : 6 HA12/ml pour A 'S  6.79cm / ml .
2
A 'S 
3

 Vérification des contraintes à l’ELS :


1
2
En fissuration préjudiciable :  st  min( f e ,110(nft j ) 2 )  207.3Mpa
3
 bc  0.6 fc 28  16.2Mpa .
 bc  6.1Mpa  bc  16.2Mpa  OK
 bc  6.1Mpa  st  207.3Mpa  OK
 Ferraillage vertical:
9.52
As   2.38cm 2 / ml . Soit : 3 HA12/ml pour As  3.39cm 2 / ml
4
 Ferraillage de suspension :
M ELU  8.58t.m / ml
M ELS  6.01t.m / ml
fc 28  27Mpa;b0  1m;d  0.27m
As  8.91cm 2 / ml . Soit : 5 HA16/ml pour As  10.05cm 2 / ml
AS
 3.35cm 2 / ml . Soit : 4HA12 pour A 'S  4.52cm / ml
2
A 'S 
3
vi. La semelle :

 Evaluation des efforts agissants sur la semelle :


Le tableau suivant donne l’ensemble des moments et efforts agissants
sur la semelle pour les différents cas :

Tableau 43:éfforts sur la semelle

Désignation Condition eHP (1+ev)P MR MS


TOTAL C.N 22.86206 1943.32 84.59 8784.66
H+V+ 253.5202 2404.4 1096.80 9399.60
H+V- 250.3824 2089.8 1085.18 8169.74
 Conditions normales :
N max  1943.32t
M max  8700t.m

120
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Conditions sismiques : G (1 0,07)


N max  1096.8t
M max  8302.8t.m

 Effort revenant à chaque pieu :


L’effort normal qui revient à chaque pieu est donné par la formule
suivante :
N M
i Ni 
n Wi
Avec les hypothèses suivantes :
 Déformation pieu-semelle proportionnelle à la charge.
 Semelle infiniment rigide.
 Pieux identiques.
La condition normale est la plus défavorable
 Condition normale :

Tableau 44:éfforts revenant à chaque pieu

Nombre di ni Wi Ri
pieux
NMAX 1943.32t 10.00 3.86m 3.00 42.44m 399.33t

MMAX 8700t.m 10.00 0.26m 3.00 640.72m 207.91t

Ferraillage de la semelle (méthode des bielles) :

 Armatures transversales inférieures :


La Condition de la méthode est:
   45

h  L  b
 2 4
h
tan    1    45  OK
L b

2 4
h  1.5m
L b
 = 1,5 m OK
2 4
 Condition normale :
A  MaxAi
avec
Ri Li
Ai  .
a h
2
 a   e  2670kg / cm 2 , h  1.45m
3

121
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Tableau 45:féraillage de la semelle

N° de la file Ri Li Ai
1 399.33t 0.143m 14.75cm²/l
2 207.91t 2.773m 148.92cm²/l
Donc Ainf  148.92cm2 / l '
Les armatures transversales placées dans les bandes axées sur les pieux,
ayant pour largeur (L) telle que : l '  h   pieu  1.5  1.2  2.7m
d’où : Ainf  55.16cm 2
On prend: 12HA25 Ainf  58.89cm 2
L’espacement est de St  12.5cm
Entre les différents bandes, on placera des armatures de répartitions tel
que :
1
A1  A
3
Soit : 7 HA20 Ainf 1  21.99cm 2 .
 Armatures longitudinales inférieures dans la semelle :

Elles jouent un rôle de répartition dans la transmission des efforts entre


les fûts et les pieux de fondation.
1
Ali  A
3
Soit : 7 HA20 Ainf 1  21.99cm 2
L’espacement est de St = 15cm.
 Armatures de construction :
1- Armatures transversales supérieures:
1
Ats  A
3
Soit : 4 HA14 Asup  6.16cm2 .
L’espacement St  15cm
2- Armatures longitudinales supérieures :
1
Als  A
3
Soit : 7HA20 Ainf 1  21.99cm 2 .
L’espacement est de St  12.5cm .
3- Armatures latérales :
A
Al 
10
Soit : 4 HA14. Asup  6.16cm2
A la base des cadres verticaux, on placera les armatures transversales sous
forme de chaises en HA14 espacées de 1m.

122
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

II.5 Les pieux :

a) Calcul de la charge de la charge admissible

Tableau 46:caracteristiques du sol

Nature de sols (PI en bars) Pression limite (EM en bars) Module pressiométrique

limons feuilletés 7.1-12.6 59-83

limons sableux 4.4-14.3 81-234

sables moyens 7.0-30.0 32-190

Calcul de  à partir des essais de laboratoire


 couche de 11m à 16m :
w  14.7%
 d  1.7T / m3
On applique la formule    d (1  w) )
AN:
  1.828(1  0.147)  2.097T / m3
- couche de 16m à 25m
w  30.7%
 d  1.592T / m3
  1.592(1  0.307)  2.081T / m3
w  17.2%
 d  1.785T / m3
  1.785(1  0.172)  2.092T / m3
Ne disposant pas de données pour la couche de limons feuilletés, on
suppose un   1.5T / m3 car pour les argiles et les limons 1.2T / m3    1.8T / m3
Pour le remblai latéritique, prenons   1.5T / m3 pour nous mettre dans un
cas défavorable qui est plus sécuritaire pour le dimensionnement.
 Calcul de la résistance de pointe Q pu
Dans ce qui suit nous calculerons la valeur de la pression horizontale en
guise de comparaison avec celle donnée par le rapport géotechnique. Lorsque
l'écart entre ces deux valeurs est faible, le dimensionnement se fera par
rapport aux résultats du rapport.
Nous considérerons que les 1.5 m au-dessus de la nappe sont saturés par
remontée capillaire,
Le pieu repose à une profondeur de 39 m.
 z  39m ; u  39   6  1.5    w  34.5T / m3
 vo'   vo  u

123
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 vo  1.7  39  66.3T / m2
 vo'  66.3  34.5  31.8T / m3
po  34.5  0.5  31.8  50.41T / m3
Les résultats des essais pressiométrique indiquent que pour la couche de
limons sableux (allant de 20 m à 45 m) 71T / m2  pl  300T / m2
 A z  20m , u   20   6  1.5    w  15.5T / m3 en supposant une saturation de
1.50m au-dessus de la nappe par montée capillaire
 vo  1.7  20  34T / m2
 vo'  34  15.5  18.5T / m3
po  15.5  0.5  8.5  24.75T / m3
en supposant une saturation de 1.50m au-dessus de la nappe par montée
capillaire
 vo'   vo  u
 vo  1.7  45  76.5T / m 2
 vo'  76.5  40.5  36T / m3
po  40.5  0.5  36  58.5T / m3
Donc entre 20m et 45m 24.75T / m2  pl  58.5T / m2
Puisque entre 20m et 45m 71T / m2  pl  300T / m2 alors
(71  58.5)T / m 2  pl  po  (300  24.75)T / m 2  12.5T / m2  pl  275.25T / m2
 A z  39m , les essais pressiométrique indiquent que pl  201.47T / m
* 2
.

Le calcul qui précède avait pour but de vérifier la fiabilité clé la valeur donnée
par géotechniques d'autant plus qu'une confusion a été faite entre ln pression
limite ct la pression limite nette dans la détermination de la charge admissible
pour les piles Par ailleurs lés résultats des rapports n'ont pas été très indicatifs
en ce qui concerne les sondages pressiométrique à l'emplacement futur des
culées.
 Déterminons le facteur de portance k p
Pour les limons sableux 0.7 Mpa  pl  3Mpa , ce qui correspond à la catégorie B
du classement pour les limons sableux, donc k p  1.1 . Par conséquent:
 D2 3.14 12 1.12  201.4  cos 7
Qpu  A  k p  ple*  cos    k p  ple*  cos    173T
4 4

Q pu  173T
Calcul du terme de frottement latéral Qsu
Qsu  Pqsi ei  Pqsili cos 
 Couche de 0 à 5m: grave limoneuse
La pression limite étant comprise entre 7.1bars et 12.6bars, le sol est de classe
B couche de 5 à 20m : limons feuilletés
La pression limite est comprise entre 4.4 bars et 14.3 bars, donc le sol est de
classe B.
 couche de 20 à .J5m : limons sableux

124
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Puisque la pression limite est comprise entre 7.1 bars et 30 bars, le sol est de
classe B.
Le calcul de notre fondation se fera pour des pieux foré tubés. Eu égard à la
classification des sols, à la longueur des pieux et à leur mode d'exécution, la
lecture se fera sur la courbe QI du graphique donnant qsi en fonction de ple*
Les rapports géotechniques, après analyse des frottements unitaires, ont
considéré, pour le calcul du frottement latéral, deux couches dont les
caractéristiques sont les suivantes.
 1ère couche: qsi = 2.1T/m2
; li = 17.55 m ; ei  li cos   23.5  cos 7  17.4m
 2ème couche: qsi = 8.0T/m2
; ei  li cos   23.5  cos 7  5.9m
Pour tenir compte d'un éventuel remaniement du sol dû aux opérations de
mise en œuvre, le terme de frottement latéral a été neutralisé sur une hauteur
de 1.5 m c'est ce qui justifie la longueur du pieu dans la première couche
li  17.5m au lieu de 19.05m
Par conséquent
Qsu  Pqsi ei   D  qsi  li cos   3.14 1 (2.117.4  8  5.9)  263T
 Calcul de la charge admissible nette
La valeur de la charge admissible est consignée dans le tableau suivant en
fonction de l'état limite considéré et de la nature des combinaisons:

Tableau 47:charge admissible nette

Résistance de pointe Q pu (t) 41 ELS ELU


Frottement latéral Qsu (t) 173
Charge de fluage en compression Qc (t) 263
Charge limite en compression Qu (t) 270.3
Combinaisons fondamentales Qadm nette 321
Combinaisons rares Qadm nette 287
Combinaisons quasi-permanentes Qadm nette 291

Les fondations sur pieux sont utilisées quand le sol de surface n’a pas
une bonne portance, ce qu’il faille descendre à une grande profondeur jusqu’au
bon sol (substratum). La disposition des pieux dépend des impératifs suivants
: Une disposition symétrique pour éviter les tassements différentiels, centré
sous les efforts pour assurer une diffusion directe des charges.
N.B: On ne tiendra pas compte du flambement pour le calcul des pieux car la
butée des terres est toujours suffisamment pour s’y opposé.

125
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

b) Action sur les pieux :

Le comportement d’un élément flexible dans le sol peut s’exprimer


ème
mathématiquement à l’aide de l’équation différentielle du 4 ordre :
d4y
EI  CU by  0
dx 4
b : Diamètre du pieu.
Cu : Module de réaction du sol.
y : Déplacement en tête du pieu.
Une solution de cette équation est de la forme : 4
4 EI
 4
CU by
a : Longueur élastique du pieu.
Calcul de l :
b   pieu  120cm
Cu  0.67kg / cm2
E : module d’élasticité du béton 21000270  3.45 105 kg / cm2
I : moment d’inertie du pieu
 D4
 10.17 106 cm4 (120)
64
bCU
4  0.30m1
4EI
 : Coefficient d’amortissement du module de WALTHER
D’où :  L 0.21918 3,942 avec L = 18 m.
Effort tranchant en tête du pieu :
 Condition normale :
Freinage = 18 t.
Poussée des terres et surcharges Hp = 326 t
H  77.8  410.88  488.68t . D’où : P  H  24.60t / pieu
14
 Condition sismique :
Séisme = 77,8 t
Poussée des terres et surcharges Hp = 410,88 t
H  77.8  410.88  488.68t . D’où : P  H  35t / pieu
14
Calcul des pieux par la formule de WALTHER :
La méthode de WALTHER permet de donner des moments fléchissant
auquel, le pieu est soumis en différents points, à l’aide de la formule suivante
:
M P
EI0   M   2  P
 
Notre pieu est encastré à la semelle en tête donc la seule déformation
qui peut se produire, est le déplacement avec rotation nulle.
P
M ( z )   M  M   P

126
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

M : Moment en tête du pieu


: Coefficient d’amortissement = 1

 M ,  P : Donnés par les abaques de WALTHER en fonction de L.
M P
M ( z )  EI0   M    P  0
 2
 P P
M  
 M 
 L  3   P  1.16
 L  4    1.26
 P

 M  1.43
 L  3.95
 M  1.54
 P  1.258
 M  1.540

 Condition normale : P 24,57t / pieu M 90,59t.m.


 Condition sismique : P 34,9t / pieu M 130,01t.m.
Valeurs des coefficients  M ,  P en fonction de Z : (Abaques de WALTHER).

Tableau 48:valeurs des moments en condition normale

Z/  ( M , P ) 0.1L 0.2L 0.3L 0.4L 0.5L 0.6L 0.7L 0.8L


M 0.97 0.88 0.65 0.44 0.26 0.10 0.04 0.01
P 0.38 0.63 0.66 0.56 0.42 0.25 0.14 0.04

Détermination des moments tout le long du pieu


P
M ( z)  ( M , P )  M   P

24.57
 Condition normale : M ( z )  90.59  M   P
0.219
34.83
 Condition sismique : M ( z )  130.01 M   P
0.219

Tableau 49:valeurs des moments en condition sismique

Z 0.1L 0.2L 0.3L 0.4L 0.5L 0.6L 0.7L 0.8L


C.N -46.01-9.96 14.33 22.32 23.11 18.75 11.95 3.55
C.S -65.67 - 20.46 31.86 32.99 26.76 17.07 5.06
14.21
D’après le résultat donnés par les deux diagrammes des moments, on
constate que les sollicitations des conditions sismiques sont les plus
défavorables : M MAX  130.01t.m .

127
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

II.7 Ferraillage des pieux :

Le ferraillage est fait à l’aide des abaques de Walther Le pieu est


considéré comme une pièce soumise à la flexion composée : N MIN  251.14t .
M MAX  130.01t.m .
Nr
 0.074
 R 2 
.
Mr
 0.0319
 R 2 D 
Fa  f
   0.14
 R 2 
 R 2  
Fa   106.82cm 2 F
f
N MAX  303.86t
On prend 25HA25 pour AS  122.75cm 2 .
Vérification des contraintes :
 bc  10.89Mpa  bc  16.2Mpa  OK
.
 s  135.18Mpa  st  207.3Mpa  OK
 Armatures transversales :
On prendra des cercles hélicoïdales avec de HA12 et un espacement de 20cm
dans la zone courante et 15cm dans la zone de jonction.

128
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

129
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

CONCLUSION GENERALE

Au terme de notre travail intitule « Dimensionnement d’un pont mixte sur la


TOURAKE », nous avons été capable d’appliquer les connaissances
théoriques pour le calcul de celui-ci.
Ceci étant ce travail nous a permis de nous frotter aux exigences d’un projet
reel.de comprendre et d’appréhender les difficultés d’un tel exercice et enfin de
circonscrire le rôle d’un ingénieur voies et ouvrages dans un tel projet
Ceci dit nous pouvons considérer aussi que nous avons touche du bois les
réalités de la vie professionnelle et croyons être prêts pour le domaine du génie
civil.
Enfin nous sommes confiant que les connaissances et aptitudes apprises lors
de ce projet nous sommes parfaitement prêt pour affronter la vie
professionnelle

130
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

ANNEXES

1. Abaques de WALTHER

131
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

132
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

2. Evaluation des lignes d’influences d’une poutre continue : moments, efforts


tranchants et réactions

a. Analyse focale : calcul des foyers focaux


ln 1 1 M
kn  2  (2  ) n
ln kn 1 M n 1
ln 1 1 M
kn'  2  (2  ' )   n 1
ln kn 1 Mn
ln
C
kn kn' 1

On trouve ainsi les résultats suivants :


Li (m)
1 30
2 40
3 30

k1 k2 k3
inf 3,5 4,29

k1' k2' k3'


4,29 3,5 inf

C1 C2 C3
0 2,66 2

b. Ligne d’influence du moment et de l’effort tranchant:


 Sur appuis

133
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 Charge positionnée sur la première travée

l1
M 11 ( )    (1   )(1   )
k1'
M 11 ( )  6.99 (1   )(1   )
 Charge positionnée sur la deuxième travée

M 12 ( )   C2   (1   )  (1   )  k2  (2   ) 
M 12 ( )  2.66 (1   ).(1.5  4.5 )
 Charge positionnée sur la troisième travée

134
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

M 33
M 13 ( ) 
k 2  k3
M 13 ( )  2(1   )(1   )

Ce qui nous donne les courbes :

ɳ 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1


M11 0 -0,69201 -1,34208 -1,90827 -2,34864 -2,62125 -2,68416 -2,49543 -2,01312 -1,19529 -1,5521E-15
M21 0 -0,25137 -0,25536 -0,08379 0,19152 0,49875 0,76608 0,92169 0,89376 0,61047 8,8596E-16
M31 0 0,342 0,576 0,714 0,768 0,75 0,672 0,546 0,384 0,198 2,2204E-16

M11
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2
-0,5

-1

-1,5

-2

-2,5

-3

M21
1

0,8

0,6

0,4

0,2

0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2
-0,2

-0,4

135
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

M31
0,9
0,8
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2

 Section positionnée sur le deuxième appui

M11
M 21 ( )  
k2'
M 21 ( )  1.88(1   )(1   )

136
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

M 22 ( )   C2   (1   ) (1   )  k 2'  (2   ) 
M 22 ( )  2.66 (1   )(1.5  4.5 )

M 23 ( )  M 13 ( )
T3 ( )  T3isostatique ( )  
l2
T3 ( )   (1   )(229.87  20.8)
M 22 ( )  M 12 ( )
T2 ( )  T2isostatique ( )   (1   )  0T2 ( )  (1   )
l2
x 1
M 11 ( )(1  M 2    2.66 1   1.5  4.5  4.5
l2

 En travée

 Charge sur la travée 1

137
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

Isolation de la travée :

Moment
x x
M 1 ( )  M 1 isostatique ( )  M 11 ( )(1  )  M 21 ( ) 
l2 l2
On prend la travée la plus défavorable et on se place à x=20m et l2
M 1 isostatique ( )  0 Car la force est appliquée hors de la travée
 x x
M 1 ( )  6.99 1   1     1    1.88 1   1    
 l2  l2
M  ( )  2.55(1   )(1   )
1

M 21    M 11  
TΣ1    TΣ1isostatique   
l2

TΣ1    0.2218 1   1   


 1.88 1    M12    2.66 1   1.5  4.5 1     6.99 1   1     
T    0  
1
Σ 
 40  

TΣ1    0.2218 1  1  


 Charge sur la travée 2

Isolation de la travée 2

138
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 x x
M Σ2    1    x  M12   1    M 22    si
 l2  l2
M12    2.66 1  1.5  4.5 
Et M 22 ( )  2.66 (1   )(1.5  4.5 )
M Σ2    20  1    2.66η 1  1.5  4.5 
M Σ2    1     20  3.99  11.97 2 
M 22 ( )  M12 ( )
T2 ( )  T2isostatique ( ) 
l2
T2 ( )  (1   )
 Charge sur la travée 3

139
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 x x
M Σ3    M Σ1isostatique    M13   1    M 23   
 l2  l2
M13    2 1   2   et

M 23    11.20 1  1.5  4.5 

M Σ3     1   2    5.6 1  1.5  4.5 


M Σ3    1      26.2 2  6.4 
M 23 ( )  M 13 ( )
T3 ( )  T3isostatique ( ) 
l2
T3 ( )   (1   )(229.87  20.8)

3. Ligne d’influence des réactions aux appuis :


 Charge sur la travée 1

140
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 M 21 ( )  M11 ( )
R111 
l2
M 21 ( )  1.88(1   )(1   ) et M 11 ( )  6.99 (1   )(1   )
R111  0.222(1   )(1   )
 M 21 ( )  M 11 ( )  R112  l2
R 212 
l2
R21  0.4822(1   )(1   )
 Charge sur la travée 2

 M 33 ( )  M 23 ( )  R133  l3  l3
R22 
l3
R 2 2  0.0654 (1   )(14.78  9.24)  1  
 Charge sur la travée 3

141
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

 M 21 ( )  M 22 ( )  M11 ( )  R133  l3  l3


R 233 
l2
R33  0.0654 (1   )(10.78  5.24)  

142
Etude, conception et dimensionnement du pont sur la rivière TOURAKE

BIBLIOGRAPHIE

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