ABDEDOU Nazim
ABDEDOU Nazim
Mémoire de Master
Spécialité Science des Matériaux
X60 ET X70
Composition du Jury :
Mr Mohamed-Elamine DJEGHLAL Président
Mr Kamel ABADLI Promoteur
Mr Abdelmadjid KASSER Examinateur
E.N.P. 2016
Abstract
The aim of this study is to investigate the mechanical properties
of API steels X60 and X70 used in the transport industry of oil
pipeline in Algeria, and investigate the effect of the of the
preheating temperature on the structure and cracking risk of the
weld.
Résumé
L’objectif de étude est d’étudier les propriétés mécaniques des
aciers API X60 et X70 utilisés dans l’industrie de transport
d’hydrocarbures par pipeline en Algérie, et étudier l’effet de la
température de préchauffage sur la structure et le risque de
fissuration dans la soudure.
Mots clés: Acier HSLA, acier microallié, microstructure,
propriété mécanique, dureté, résilience, traction, rapport E/R,
soudage.
Remerciements
Je tiens d’abord à remercier Mon Promoteur Mr Kamel ABADLI, pour son aide, son soutien
et ses conseils ainsi que son amabilité et sa disponibilité.
Tout comme je remercie Mr ZAAFOUNE de GTP Reghaïa pour son accueil, sa précieuse aide
et soutien.
Introduction Générale…………………………………………..…………………………………………………………………………09
Bibliographie……………………………………………………..…………………………………………………………………………….47
LISTE DES TABLEAUX
P.12
Tab.I.1 Composition chimique pour pipe soudé PSL2……………………...……………………………
P.13
Tab.I.2 Exigences pour les résultats des essais de traction………………………………….………
Tab.I.3 Rôle des éléments chimiques ajoutés dans les aciers à hauts grades pour
gazoducs ……………………………………………………………………………………….……..……………. P.14
Tab.I.4 Les différentes expressions du carbone équivalent ……………………………….………… P.18
Tab. II.1 Composition chimique des quatre épaisseurs d’acier X60M …………………… P.22
Tab. II.2 Composition chimique de l’acier X70M …………………………………….………………………. P.23
Tab. III.1 Composition chimique des quatre épaisseurs d’acier X60M …………………...………. P.28
Tab. III.2 Variation du Carbone-Equivalent avec l’épaisseur………………………………. P.28
Tab. III.3 Résultats des essais de traction pour l’acier X60……………………………………………… P.32
Tab. III.4 Valeurs du rapport E/R pour chaque épaisseur d’acier ……………………………….…… P.34
Tab. III.5 Effets de la température de préchauffage sur la vitesse de refroidissement P.36
Tab. III.6 Composition chimique de l’acier X70..………………………………….……………………………. P.40
Tab. III.7 Résultats de dureté pour l’acier X70 sur les trois régions MB, ZAT et ZF ….…… P.43
Tab. III.8 P.44
Caractéristiques exigées par la norme API 5L pour l’acier X70M………………
Tab. III.9 Paramètres des essais de traction de l’acier X70……………………………………………... P.44
LISTE DES FIGURES
Fig. III.3 Microstructure de : (A) zone fondue de l’acier d’épaisseur 8.35, (B) ligne de
fusion de l’acier d’épaisseur 8.35. (FA : ferrite aciculaire, FP : ferrite
proeutectoïde)……………………….……………….……………………………………………………………... P.31
A% Allongement à la rupture.
AC1 Températures de début de la transformation austénitique.
e extension.
E module de Young.
E/R Rapport de la limite élastique sur la résistance à la rupture.
F la force mesurée.
FA Ferrite Aciculaire.
FP Ferrite Polygonale.
FP ferrite proeutectoïde.
HSLA High Strength Low Alloy (haute limite élastique).
HV Dureté Vickers.
Kgf Kilogramme force.
Ksi Kilopound per square inch.
L est la longueur réelle.
L0 longueur entre repère.
MB Métal de base.
Re Limite élastique.
Rm Résistance à la rupture.
Ts Température de solubilisation.
ZF Zone fondue.
ZL Zone de Liaison.
INTRODUCTION GENERALE
Un seul pipeline de grand diamètre entre deux points déterminés présente des gains
d’efficience et des économies d’échelle par rapport à plusieurs petites canalisations
reliant ces deux mêmes points. Ceci découle du fait que la capacité du pipeline
augmente de manière exponentielle avec le diamètre du tube, suite à la réduction des
frottements et la perte des charges.
Pour pouvoir employer des tubes de grand diamètres il nous faut élaborer des aciers
de très haute résistance, qui nous évite l'utilisation d'épaisseurs trop élevées des
parois, qui va se répercuter par la suite sur les coûts totaux du projet de pipeline.
Dans ce contexte, notre étude s’est portée sur l’étude de la variation des propriétés
mécaniques des aciers X60 utilisés dans l’industrie de transport d’hydrocarbures par
pipeline en Algérie, en fonction des différentes épaisseurs de tubes, et étudier l’effet
de la température de préchauffage sur la structure et le risque de fissuration dans la
soudure. Et en faire ensuite la comparaison avec les propriétés mécaniques d’un acier
de grade supérieur X70.
9
CHAPITRE I
I.1. Introduction
Durant les années soixante-dix, le laminage à chaud et le traitement de normalisation
ont été remplacés par le traitement thermomécanique. Ce procédé permet de produire
des nuances allant jusqu'au X70 à partir d’aciers microalliés avec le niobium et le
vanadium et ayant une teneur réduite en carbone.
Une meilleure méthode de traitement est apparue durant les années quatre-vingt, c’est
le laminage thermomécanique associé à un refroidissement accéléré ultérieur. Elle
permet la production d’aciers de plus haute résistance tels que le X80, ayant un taux
réduit de carbone et par conséquent une excellente soudabilité au niveau des
chantiers.
Des additions de molybdène, du cuivre et de nickel augmentent la résistance jusqu’à
celle de l’acier X100 quand l’acier est transformé en tôle par laminage
thermomécanique suivi d’un refroidissement accéléré modifié. L’évolution du
développement des aciers API durant les trente dernières années est décrite dans la
figure I.1
10
Chapitre 1 : Les Aciers à Haute Limite Elastique
I.2. Les aciers HSLA
I.2.1. Présentation
Ces aciers dit HSLA (High-Strength Low-Alloy), sont des aciers micro alliés à haute limite
élastique, élaborés de façon à fournir de meilleures propriétés mécaniques et/ou une meilleure
résistance à la corrosion atmosphérique que celles des aciers au carbone conventionnels. Ils
ne sont pas considérés comme étant des alliages au sens normal car ils sont conçus de façon
à répondre à des exigences de propriétés mécaniques spécifiques plutôt que de composition
chimique.
Les aciers HSLA contiennent une faible teneur en carbone, carbone comprise entre 0,05 et
0,25% afin de conserver leur formabilité et soudabilité, et jusqu'à 1,5% de manganèse,
renforcée par des petites additions d'éléments tels que le niobium, le cuivre, le vanadium ou
le titane. Les propriétés mécaniques sont améliorées par des laminages à chaud et des
techniques spéciales de refroidissement. Les éléments carburières Nb, Ti et V sont destinés
à modifier la microstructure des aciers au carbone, qui est généralement un agrégat de ferrite-
perlite, pour produire une dispersion très fine de carbures dans une matrice de ferrite
pratiquement pure. L’acier subit un durcissement par précipitation. D’autre part, ces
précipitations provoquent une augmentation de la résistance du matériau en affinant la
grosseur du grain, ce qui, dans le cas de la ferrite conduit à une augmentation de la limite
élastique de 50% pour chaque diminution de moitié du diamètre moyen des grains. La
résistance des précipitations joue également un rôle mineur.
La résistance la plus grande est obtenue par combinaison de micro alliages, et par un contrôle
très attentif de la température de laminage, et ce en ayant recours aux traitements
thermomécaniques contrôlés. Le but des deux méthodes est de produire une taille de grain
aussi petite que possible, les grains fins donnent les meilleures propriétés de
résilience. L'avantage supplémentaire est la soudabilité accrue du matériel. Ceci est réalisé
en réduisant la trempabilité de l'acier.
I.2.2. Normalisation
Les aciers HSLA destinés à la fabrication des pipelines répondent tous à la norme API
(American Petroleum Institute), qui définit les modes de fabrication, dimension et tolérance
d’usinage, la composition chimique et propriétés mécaniques requises des aciers, ainsi que
les méthodes de contrôle et d’inspection.
Les désignations des aciers HSLA proviennent de la norme API 5L, les pipelines standards
ont un grade désigné par les lettres A et B. Les grades supérieurs ont la désignation X suivie
par la limite d'élasticité minimale spécifique de l'acier du tube, mesurée en ksi (kilopounds per
square inch).
Des symboles (M, N, Q) sont ajoutés juste après la limite élastique, qui ont la signification
suivante :
M : formage thermomécanique
N : laminé ou laminage normalisant
Q : trempé et revenu
11
Chapitre 1 : Les Aciers à Haute Limite Elastique
Il existe deux niveaux de spécifications des exigences techniques du produit de base ; le PSL1
et le [Link] niveau PSL 1 fournit un niveau de qualité normalisé pour les tubes pour
conduites. Le niveau PSL 2 a des prescriptions obligatoires supplémentaires pour la
composition chimique, la résistance à l’effet d’entaille et les caractéristiques de résistance et
des exigences supplémentaires en contrôle non destructif. Le tableau I.1 regroupe l’ensemble
des aciers HSLA définis par la norme API
Tableau I.1 : Composition chimique pour pipe soudé PSL2 [2].
Grade
de Cb Si Mn b P S V Nb Ti Autre
l’acier
BM 0,22 0,45 1,20 0,025 0,015 0,05 0,05 0,04 e,l
X42M 0,22 0,45 1,30 0,025 0,015 0,05 0,05 0,04 e,l
X46M 0,22 0,45 1,30 0,025 0,015 0,05 0,05 0,04 e,l
Pour différents environnements, il y aura des exigences différentes pour les conduites API 5L.
Certains tuyaux de canalisation sont utilisés dans un environnement ordinaire, et PSL1 est
suffisant pour les exigences mécaniques ou de pression, mais pour certains environnements
sévères, il faut réglementer les exigences supplémentaires en fonction de l'environnement
corrosif ou de l'environnement à haute température etc. Les prescriptions qui ne s’appliquent
qu’au niveau PSL 1 ou qui ne s’appliquent qu’au niveau PSL 2 sont ainsi désignées. Les
12
Chapitre 1 : Les Aciers à Haute Limite Elastique
prescriptions qui ne sont pas désignées selon une désignation PSL spécifique s’appliquent
tant à PSL 1 qu’à PSL 2. Les caractéristiques mécaniques minimales exigées par la norme
sont présentées dans le tableau I.2
Tableau I.2 : Exigences pour les résultats des essais de traction [2].
Résistance à la
Limite d'élasticité
Grade rupture minimum
minimum (MPa)
(MPa)
A 210 335
B 245 415
X42 290 415
X46 320 435
X52 360 460
X56 390 490
X60 415 520
X65 450 535
X70 485 570
X80 555 625
X90 625 695
X100 690 760
X120 830 915
Les aciers à haute limite élastique comprennent de nombreux grades standards et exclusifs
conçus pour fournir des combinaisons de propriétés spécifiques désirables telles que la
dureté, la ténacité, la formabilité, soudabilité, et la résistance à la corrosion atmosphérique.
Ces aciers ne sont pas considérés comme étant des aciers alliés, bien que les propriétés
désirées soient obtenues par addition de petits éléments d’alliages. Cette distinction est
traduite par le fait que le prix des aciers HSLA est estimé à partir du prix de base des aciers
au carbone et non pas celui des aciers alliés. En outre, les aciers HSLA sont souvent vendus
sur la base de leurs propriétés mécaniques minimales, avec leurs contenus spécifiques en
éléments d’alliage laissés à la discrétion du producteur d'acier. Les aciers HSLA peuvent être
divisés en 6 catégories :
La fonction principale des éléments d'alliages dans les aciers HSLA ferrito-perlitique est le
durcissement de la ferrite par affinage du grain, par précipitation et par solution solide. Le
durcissement par solution solide a un rapport avec la quantité des éléments alliés, mais
l'affinage du grain et le durcissement par précipitation, dépendent des effets complexes du
13
Chapitre 1 : Les Aciers à Haute Limite Elastique
design de l'alliage et des traitements thermomécaniques. Le rôle des différents éléments
présents dans l’acier est décrit dans le tableau I.3
Tableau I.3 : Rôle des éléments chimiques ajoutés dans les aciers à hauts gradés pour
Gazoducs [3].
Les microstructures des aciers pipeline sont compliquées en raison de la nature de l'alliage et
des traitements qui leurs ont été appliqués. Ceci est en contraste avec les microstructures des
14
Chapitre 1 : Les Aciers à Haute Limite Elastique
aciers ferritique équiaxiales classiques laminés à chaud. Les microstructures d’un acier
pipeline peuvent être divisées essentiellement en les phases fondamentales suivantes :
1. Aciers ferrite-perlite,
2. Aciers à ferrite aciculaire ou aciers bainitique,
3. Aciers à phases multiples.
Les caractéristiques microstructurales telles que les dislocations, les joints de grains et les
précipitations, régissent les propriétés mécaniques des aciers. Dans les aciers faiblement
alliés, ils se développent au cours de la transformation de l'austénite durant le refroidissement,
et le développement dépend de la vitesse de refroidissement et de la température d'arrêt du
refroidissement.
La figure I.2 montre des microstructures typiques des trois types d'acier pipeline. La ferrite et
perlite lamellaire et la taille des grains de ferrite grossiers sont les traits caractéristiques
d’aciers X60 laminés et normalisés. La microstructure d’aciers X70 laminés
thermomécaniquement est plus uniforme et les grains de ferrite sont plus fins. La
microstructure la plus uniforme et extrêmement fine est atteinte par un refroidissement
accéléré qui suit le laminage thermomécanique, comme montré pour l'acier X80. Les
propriétés améliorées de cet acier peuvent être attribuées à sa microstructure ferrito-bainitique.
15
Chapitre 1 : Les Aciers à Haute Limite Elastique
Figure I.2 : Microstructures d’aciers normalisés, traités thermomécaniquement avec un
refroidissement accéléré [4].
Les propriétés mécaniques des aciers HSLA ne résultent pas uniquement d’une simple
présence des éléments dispersoîdes. L'austénite conditionnée, qui dépend des effets
complexes du design de l'alliage et des techniques des traitements thermomécaniques, est
aussi un facteur important dans l'affinage du grain de ces aciers. Le développement des
processus de laminage contrôlé, associé au design de l'alliage, a conduit à des niveaux de
limite d'élasticité croissants, accompagnés d’un abaissement graduel en quantités de carbone.
Beaucoup d'aciers HSLA ont une quantité de carbone aussi basse que 0.06%, ou même plus
basse encore. Cependant, ils sont encore capables de développer une haute limite d'élasticité.
Cette dernière est obtenue par les effets combinés de la taille du grain développée pendant le
laminage contrôlé et le durcissement par précipitation dû à la présence de vanadium, de
niobium et de titane.
Les différents mécanismes métallurgiques de durcissement susceptibles d’être utilisés dans
les aciers à dispersoîdes sont :
• Le durcissement par précipitation,
• L’augmentation de la résistance au grossissement du grain,
• Le contrôle de la recristallisation de l’austénite écrouie,
• L’augmentation de la trempabilité.
I.5.1. Durcissement par précipitation
Le Vanadium, dont les carbures et les nitrures ont des produits de solubilité relativement
élevés dans l’austénite, précipite principalement lors de la transformation allotropique. C’est
l’élément dispersoîde principal pour l’obtention d’un durcissement par précipitation.
Le Niobium est également utilisé dans certains cas pour obtenir un durcissement par
précipitation du carbure NbC, mais son emploi dans ce but est plus difficile à contrôler que
16
Chapitre 1 : Les Aciers à Haute Limite Elastique
pour le Vanadium parce que, d’une part, il est plus difficile à mettre en solution, et que d’autre
part, il a tendance à précipiter dans l’austénite, donc sous forme de précipités de taille
moyenne, peu durcissant.
Il en est de même pour le Titane qui n’a d’effet durcissant que s’il précipite sous forme de
carbure TiC ; la difficulté consiste dans ce cas à éviter la précipitation de Titane sous forme de
nitrures, plus stable thermodynamiquement.
Trois éléments principaux qui forment typiquement des précipités de taille moyenne
(≈100 nm) jouent un rôle sensible sur la résistance au grossissement du grain : Ce sont le
Niobium sous forme de carbonitrures, l’Aluminium sous forme de nitrures et le
Ti sous forme de carbures.
L’emploi du Titane est plus délicat et d’usage moins généralisé que le Niobium et l'Aluminium,
car la possibilité de précipiter des carbures de cet élément nécessite au préalable la fixation
de l’azote toujours présent dans l’acier (les nitrures de Titane sont en général de taille trop
importante pour jouer un rôle dans la résistance au grossissement du grain).
La ferrite dans les aciers HSLA est durcie par affinage du grain et par solution solide. L'affinage
du grain est le mécanisme de durcissement le plus désirable parce qu’il améliore non
seulement la résistance mais aussi la ténacité.
Il est influencé par les effets complexes des éléments et des méthodes de traitement et est
souvent utilisé conjointement avec le durcissement par précipitation pour améliorer la ténacité.
Les différentes méthodes d'affinage du grain utilisé pendant les différentes étapes de
déformation à chaud (i.e., un préchauffage, un laminage ou un forgeage et un refroidissement)
incluent [5]:
• L'addition du Titane ou d’Aluminium pour retarder le grossissement du grain
austénitique quand l'acier est réchauffé pour une déformation à chaud ou pour un
traitement thermique ;
• Le laminage contrôlé des aciers HSLA conditionne l'austénite afin qu'elle se transforme
en ferrite à grain fin ;
• L'usage des éléments d'additions et/ou un refroidissement accéléré diminue la
température de transformation austénite-ferrite.
I.5.3. Contrôle de la recristallisation de l’austénite écrouie
Ce sont les éléments dispersoîde en solution préalablement à la déformation qui jouent un rôle
appréciable sur les temps d’incubation de la recristallisation de l’austénite.
17
Chapitre 1 : Les Aciers à Haute Limite Elastique
I.5.4. Augmentation de la trempabilité
Pour certaines applications, les niveaux de charge de rupture ou de limite d’élasticité requis
sont sensiblement supérieurs à ceux prévus par les aciers à haute limite d’élasticité. Les aciers
utilisés sont dans ce cas toujours des aciers à dispersoîdes, même si des mécanismes
métallurgiques complémentaires doivent être mis en œuvre :
Les structures ferrito-perlitique obtenues le plus souvent avec les aciers à dispersoîdes après
forgeage ou laminage et refroidissement naturel, présentent l’inconvénient d’être relativement
peu résilientes.
En augmentant la trempabilité de l’acier, on peut arriver à obtenir des structures à constituants
plus résilients tels que la bainite inférieure, quand sa teneur en carbone est suffisamment
basse.
L’obtention d’une structure ferrito-bainitique plus dure que les structures ferrito perlitique de la
plupart des aciers à haute limite d’élasticité, permet d’augmenter les limites d’élasticités
minimales. Pour ne pas détériorer la résilience des produits ainsi obtenus, un abaissement de
la teneur en carbone est nécessaire et une augmentation de la trempabilité grâce à des
additions de Molybdène permet d’atteindre ce type de microstructure.
La diminution des teneurs en carbone a été également favorable à l’amélioration d’une
caractéristique d’usage souvent importante pour ces produits, la résistance à la fragilisation
par hydrogène [5].
18
Chapitre 1 : Les Aciers à Haute Limite Elastique
La soudabilité est d’autant bonne que le carbone equivalent est faible. Un taux de carbone
élevé provoque des structures martensitiques au refroidissement. Ces structures sont
generatrices de fragilité et de défauts.
60 𝑈𝐼
L’energie nominale de soudage En = 1000 𝑣
19
Chapitre 1 : Les Aciers à Haute Limite Elastique
L’énergie équivalente Eeq = En . K .
Avec K coefficient lié à la forme du joint et constant liée au procedé
Pour une épaisseur a de la tole et pour une valeur de Eeq on determine sur le
diagramme d’ELDIS la durée de refroidissement. Comme la vitesse de
refroidissement est par définition Vr = (800 -500) / t (800-500) donc Vr = 300 /
t (800-500) ( °C/s ) ( figure I.4)
20
Chapitre 1 : Les Aciers à Haute Limite Elastique
I.6.2.2. Structure et dureté du cordon
A l’aide de la durée de refroidissement on peut déterminer sur le diagramme TRCS de
l’acier, la structure et la dureté du cordon (figure I.5)
- Pour les faibles valeurs de t (800-500) les structures sont martensitiques
- Pour les valeurs moyennes de t (800-500) les structures sont de type bainitiques
- Pour les valeurs élevées de t (800-500) les structures sont ferrito perlitiques
21
Chapitre 1 : Les Aciers à Haute Limite Elastique
CHAPITRE II
TECHNIQUES EXPERIMENTALES
Dans ce chapitre, nous allons présenter les différents matériaux ayant fait l’objet de
cette étude ainsi que les différentes techniques de caractérisation utilisées.
Ep (mm) Max
6.35 7.65 8.74 9.92 11.13 12.70 spécifié
Elément (%)
C 0.044 0.064 0.0747 0.072 0.053 0.050 0.120
Mn 1.320 1.410 1.490 1.390 1.480 1.45 1.600
Si 0.224 0.225 0.193 0.233 0.251 0.241 0.350
P 0.007 0.003 0.0020 0.004 0.003 0.0038 0.020
S 0.0007 0.0005 <0.0005 0.0005 0.0008 <0.0005 0.005
Cr 0.014 0.036 0.051 0.052 0.071 0.0716 0.100
Ni 0.008 0.075 0.088 0.082 0.086 0.105 0.300
Cu 0.011 0.043 0.057 0.082 0.050 0.0432 0.250
V 0.002 0.045 0.049 0.038 0.053 0.0473 0.070
Nb 0.032 0.022 0.017 0.028 0.019 0.0148 0.100
Ti 0.017 0.021 0.014 0.018 0.016 0.0147 0.030
Nb+V+Ti 0.052 0.088 0.081 0.084 0.088 0.077 0.130
22
Chapitre 2 : Techniques expérimentales
L’analyse chimique de l’acier X70 est donnée dans le tableau II.2
C
Mn Si P S N Al Cu
Ni Cr Mo B Nb V Ti Co
L’essai de traction est un essai destructif qui a pour but de mesurer le degré de
résistance à la rupture d’un matériau quelconque. L’expérience consiste à appliquer
une sollicitation unidirectionnelle sur des éprouvettes de formes et dimensions
normalisées avec une force croissante, et à enregistrer l’allongement que l’on convertit
ensuite en déformation, et la force convertie en contrainte.
On obtient, suite à l’essai, une courbe de traction représentant la charge en fonction
de l’allongement.
- La courbe conventionnelle de traction
La courbe conventionnelle est une courbe représentant charge unitaire
noté R en fonction de l’allongement aussi dit extension noté e. La charge
unitaire et l’allongement sont calculés comme suit :
F L−L0
R S , e
0 L0
23
Chapitre 2 : Techniques expérimentales
Plusieurs caractéristiques peuvent être déduites de la courbe de traction :
- La limite d’élasticité :
C’est la charge qui délimite le domaine élastique à déformations
réversibles, du domaine plastique à déformations irréversibles, elle
correspond au point A dans la courbe de traction. Elle est donnée par :
𝐹
Re 𝑆𝑒
0
Plus la limite d’élasticité Re est grande plus le matériau est dur, sa valeur
dépend du matériau, de sa pureté, son écrouissage, sa température et sa
structure.
- Résistance à la rupture
- L’allongement à la rupture
- Le rapport E/R
24
Chapitre 2 : Techniques expérimentales
rupture, la capacité de l'acier à présenter un écrouissage offre une certaine
protection contre la rupture pour le pipeline, par exemple, lors de la pose.
Bien que la rupture fragile ou ductile des pipelines ne soit pas directement liée au
rapport E/R, il devrait également être envisagé, en particulier dans les anciennes
lignes.
L’essai de traction s’est effectué à l’entreprise GTP filiale SONATRACH, à l’aide d’une
machine de traction hydraulique Instron universelle, qui comporte un extensomètre qui
mesure l’allongement de l’éprouvette, et un dynamomètre ou un capteur à jauges
extensométriques qui mesure l’effort.
Le résultat est visualisé sur ordinateur via un système d’acquisition de données. Les
éprouvettes sont solidement maintenues par leur tête entre les mâchoires de la
machine, qui s’écartent l’une de l’autre exerçant ainsi une force de traction suivant
l'axe géométrique de l'éprouvette de manière à ce que la sollicitation soit répartie
uniformément sur toute la largeur des extrémités.
Le prélèvement des éprouvettes dans cette étude s’est effectué dans la soudure avec
le cordon au milieu de l’éprouvette comme montré dans la figure ci-dessous.
Les éprouvettes de traction utilisées dans les essais sont plates ayant une section de
forme rectangulaire d’épaisseur égale à l’épaisseur du tronçon du pipeline, les
dimensions des éprouvettes ont été élaborées selon les exigences de la norme API.
L’essai de dureté Vickers s’est déroulé au niveau de l’entreprise GTP, après que les
échantillons aient été polis au papier abrasif de carbure de silicium jusqu’à une
granulométrie de 1200.
La mesure de dureté s’est effectuée à l’aide d’un duromètre de marque NEMESIS
9000TM, sur trois zones différentes de l’échantillon (métal de base, ZAT et zone fondue),
et ce pour les quatre épaisseurs. Dans chaque zone, plusieurs mesures de dureté ont
été faites, pour faire ensuite un calcul de la dureté moyenne dans chacune des zones.
La charge de l’essai appliquée est de 10Kgf, elle est appliquée progressivement
suivant la pesanteur et maintenue pendant 15 secondes. L’empreinte apparait alors
dans l’écran de la machine, et qui va automatiquement mesurer les deux diamètres et
nous donner directement la dureté mesurée.
Le polissage de l’échantillon s’est effectué selon l’épaisseur sur les deux faces, pour
permettre l’observation des différentes régions de l’acier soudé. La première face est
destinée pour l’observation au microscope, et la deuxième destinée aux essais de
dureté.
Le polissage a commencé à partir d’une granulométrie de 60 du papier abrasif (de
carbure de silicium), pour éliminer les rayures survenues lors du découpage des
échantillons. On a ensuite continué à diminuer la grosseur des grains du papier jusqu’à
une granulométrie de 1200. La face de l’échantillon destinée à l’observation au
microscope, après avoir été polie à 1200, a subi une dernière passe avec du papier
de finition, auquel on verse de l’alumine périodiquement pendant une minute pour faire
disparaitre les rayures.
26
Chapitre 2 : Techniques expérimentales
II.3.2. Métallographie en microscope optique.
Le réactif utilisé pour mettre en évidence la microstructure de cet acier, qui est un acier
microalliés, est le Nital, préparé à partir de 4% en volume d’acide nitrique et 96%
d’éthanol. Les échantillons sont attaqués pendant 15 à 30 secondes, suffisamment
pour faire apparaitre les trois régions de l’acier soudé, et sont ensuite aspergés d’eau
pour interrompre l’attaque. Les limites de la zone fondue et la zone affectée
thermiquement deviennent visible à l’œil nu. Il est impératif de faire sécher rapidement
les échantillons après qu’ils soient entrés en contact avec l’eau, on aura sinon début
d’apparition de piqures au bout de cinq à dix minutes. Cet acier a une bonne tenu à la
corrosion atmosphérique, mais pas à l’eau.
Le but de l’attaque est de mettre en évidence les phases desquelles est constitué notre
acier. Une fois l’attaque faite, on passe à l’observation au microscope.
L’observation métallographie s’est effectuée au niveau du laboratoire du département
de métallurgie. L’appareillage utilisé pour l’acquisition des images est un microscope
optique (de marque Optika) équipé d’une caméra numérique reliée à un micro-
ordinateur pour l’acquisition et le traitement des images.
27
Chapitre 2 : Techniques expérimentales
CHAPITRE III
RESULTATS ET INTERPRETATIONS
Ep (mm) Max
6.35 7.65 8.74 9.92 11.13 12.70 spécifié
Elément (%)
C 0.044 0.064 0.0747 0.072 0.053 0.050 0.120
Mn 1.320 1.410 1.490 1.390 1.480 1.45 1.600
Si 0.224 0.225 0.193 0.233 0.251 0.241 0.350
P 0.007 0.003 0.0020 0.004 0.003 0.0038 0.020
S 0.0007 0.0005 <0.0005 0.0005 0.0008 <0.0005 0.005
Cr 0.014 0.036 0.051 0.052 0.071 0.0716 0.100
Ni 0.008 0.075 0.088 0.082 0.086 0.105 0.300
Cu 0.011 0.043 0.057 0.082 0.050 0.0432 0.250
V 0.002 0.045 0.049 0.038 0.053 0.0473 0.070
Nb 0.032 0.022 0.017 0.028 0.019 0.0148 0.100
Ti 0.017 0.021 0.014 0.018 0.016 0.0147 0.030
Nb+V+Ti 0.052 0.088 0.081 0.084 0.088 0.077 0.130
Dans le cas ou l’on considére les six épaisseurs formées du meme matériau, le
carbone equivalent moyen est de 0.144 %
28
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
D’apres ces résultats, on peut affirmer que les six toles on tune bonne soudabilité.
III.1.2. Analyse de la microstructure
La microstructure de l’acier X60M pour les quatre épaisseurs a été observée au
microscope optique et sont montrées dans les figures III.1 ci-dessous.
Figure III.1 : Microstructure du métal de base pour l’épaisseur : (A) 6.35, (B) 8.74, (C) 11.13,
(D) 12.70 (F : ferrite, P : perlite).
29
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
Cependant il apparait dans la figure que la microstructure de l’acier d’épaisseurs 6.35
est plus fine que celle du 8.74, qui à son tour est plus fine que celle du 11.13, ainsi de
suite. Plus l’épaisseur est petite plus la microstructure apparait plus fine, ce qui va par
la suite affecter les propriétés mécaniques finales de l’acier. Cette différence de
microstructure est due au fait que, pour obtenir une épaisseur plus fine, il faut appliquer
des passes de laminage en plus, qui vont mener à un plus grand écrouissage, et un
affinage des grains plus important.
L’effet du niobium n’est pas à négliger non plus. La quantité de Nb présente dans les
quatre échantillons d’acier augmente avec la diminution de l’épaisseur, ce qui fait que
l’acier d’épaisseur 6.35 (ayant le plus grand taux de Nb), va présenter une
microstructure plus fine, car le Nb empêche la croissance et le grossissement des
grains austénitiques. Il en résulte une microstructure plus fine que celle de l’acier
d’épaisseur 12.7 mm qui contient une teneur en Nb bien inférieure.
Par contre, dans les régions proches du métal de base (A), la ferrite aciculaire se fait
plus rare. L’apport de chaleur dans ces régions est plus faible et la temperature atteinte
est inférieure à AC1. L’acier dans ces régions a donc subi un traitement de revenu,
30
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
d’où la forme polygonale de la ferrite, accompagnée toujours de perlite dispersée dans
la matrice.
Figure III.3 : Microstructure de : (A) zone fondue de l’acier d’épaisseur 8.35, (B) ligne de
fusion de l’acier d’épaisseur 8.35. (FA : ferrite aciculaire, FP : ferrite proeutectoïde).
A la ligne de fusion, l’apport de chaleur est à son summum dans la ZAT. Cette région
est caractérisée par des grains grossiers. La taille et largeur du grain d’austénite
augmente avec l’augmentation de l'apport de chaleur, et plus la taille des grains
austénitiques est importante plus la densité de sites de germination intragranulaires
est élevée, favorisant de ce fait la formation de la ferrite aciculaire.
Le cordon quant à lui, est constitué de ferrite proeutectoïde et de perlite, et de
dispersions de ferrite aciculaire. La ferrite proeutectoïde se forme suite à un grand
apport de chaleur, et une vitesse de refroidissement relativement basse. Les sites de
germination de la ferrite aciculaire sont inhibés par la formation de ferrite proeutectoïde.
La composition chimique dans le cordon diffère de celle du métal de base, le taux de
germination de la ferrite aciculaire est étroitement lié à la densité, la taille et la
composition chimique des inclusions non métalliques.
31
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
Tableau III.3 : Résultats des essais de traction pour l’acier X60.
MB Cordon
540
520
500
Re (MPa)
480
460
440
5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
Epaisseur (mm)
La limite élastique du métal de base diminue avec l’épaisseur du tube. En effet, plus
l’épaisseur est petite, plus la microstructure est fine, suite au laminage
thermomécanique qui a abouti à sa réduction. L’affinage de la taille des grains et
l’écrouissage conduisent à une élévation de la limite élastique en accord avec la loi de
Hall et Petch qui s’écrit :
𝑘
e0+
√𝑑
32
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
La limite élastique de la soudure est toujours supérieure à celle du métal de base à
cause de la morphologie de la structure. Les résultats montrent que la réduction de
l’épaisseur n’a pas beaucoup d’effet sur la résistance à la rupture.
III.1.3.2. Résistance à la rupture
620
600
Rm (MPa)
580
Cordon
MB
560
540
6 7 8 9 10 11 12 13 14
Epaisseur (mm)
33
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
Tableau III.4 : Les valeurs du rapport E/R pour chaque épaisseur d’acier.
96
94
92
90
E/R %
MB
88
Cordon
86
Moyen
84
82
80
6 7 8 9 10 11 12 13 14
Epaisseur (mm)
Le rapport E/R est par conséquent dépendant de l’épaisseur du tube d’acier, qui est
liée à la taille des grains. On peut donc dire que, plus l’épaisseur diminue, plus le
rapport E/R augmente.
Dans le métal soudé on obtient un rapport de E/R supérieure à celui du métal de base.
Des études montrent que la modification de la ferrite en ferrite aciculaire résulte en
une augmentation de la limite élastique et une diminution du rapport E/R [7]. Les
phases dures présentes dans la ZAT et la zone fondue augmente la dureté de l’acier,
ce qui fait qu’il devient moins ductile et moins apte à se déformer plastiquement, et par
conséquent le rapport E/R va être plus important que celui du métal de base.
34
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
En traçant la moyenne des deux courbes, on obtient un rapport de E/R compris entre
0,829 et 0,879.C’est un résultat acceptable, le rapport E/R des nuances de tubes
actuelles se situe aux alentours de 0.85 en moyenne ce qui permet de garantir un max
de 0.90. Le règlement de Sécurité Algérien préconise un rapport E/R maxi = 0.90 pour
le gaz, et E/R maxi = 0.85 pour les liquides, ce qui fait que tous les tubes sont conforme
aux réglementions sauf le métal soudé de l’acier d’épaisseur 12.7, qui a un rapport de
93.52 ce qui est hors norme.
III.1.3.4. Allongement
40
35
30
A (%)
25
Cordon
20 MB
15
10
6 7 8 9 10 11 12 13 14
Epaisseur (mm)
L’allongement dans le métal de base augmente avec l’épaisseur car les plus grandes
épaisseurs sont moins écrouies, et avec la diminution du rapport E/R, la ductilité de
l’acier augmente au détriment de la dureté et de la limite élastique. Ce qui fait que
l’acier peut subir une déformation plastique plus importante et un allongement plus
grand.
L’allongement dans la soudure est moins important car il a le rapport E/R plus grand,
le pallier dans lequel l’acier se déforme plastiquement est plus étroit, et la variation de
l’épaisseur n’a pratiquement aucun effet.
Des études montrent que l’allongement diminue rapidement lorsque E/R dépasse la
valeur de 0,85 [8].Le gain en dureté et en limite élastique, se perd en ductilité et donc
sa capacité à s’allonger.
35
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
III.1.4. Etude des effets de la température de préchauffage
III.1.4.1. Conditions de soudage
Acier micro allié à haute limite élastique API-5L X60
Carbone équivalent :
Procédé de soudage SAW (rendement =1)
- Fil diamètre : 3.2 mm int et 4.0 mm ext
- Flux
- Joint en X avec θ = 60 °C (coefficient K = 0.75)
Paramètres électriques
- Intensité I = 725 A
- Tension U = 31.5 V
Vitesse de soudage v = 95 cm/min
Tp(°C)
Sans 25 17 13 10.5 8 6
100 43 28 22 17 14.8 12
200 78 56 42 32 25 20
300 120 95 75 60 49 40
30
25
20
t(800-500)( s)
15
10
0
6 7 8 9 10 11 12 13 14
Epaisseur (mm)
140
120
100
t(800-500)(s)
80
60
40
20
0
6 7 8 9 10 11 12 13 14
Epaisseur (mm)
Figure III.10 : Diagramme TRCS de l’acier à 0.19 %C, 1.41 % Mn, 0.30 % Si,
0.032% Nb, 0.085 % V.
38
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
Figure III.11 : Diagramme de fissuration de l’acier à 0.19 %C, 1.41 % Mn,
0.30 % Si, 0.032 % Nb, 0.085 % V.
39
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
III.2. Etude de l’acier X70
III.2.1. Analyse chimique
La composition chimique de l’acier X70 est représenté dans le tableau suivant :
Figure III.6 : Composition chimique de l’acier X70
Elément
C Mn Si P S N Al Cu
Nuance
Ni Cr Mo B Nb V Ti Co
X70 Ta W Pb Sn Ca Zr Zn Bi
As Se Sb Ta Nb + V + Ti Pcm
Avec :
Nb+V+Ti ≤ 0.15 ; Pcm ≤ 0.25
Le carbone équivalent est calculé par la formule :
Mn+Cr+Cu Si V Mo Ni
Pcm= C+ +30 + 10+ + + 5B
20 15 60
40
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
Les micro additions de Nb, V et Ti sont présents en quantité plus importante que les
aciers X60, étudiés précédemment, l’acier X70se distingue par un pourcentage en Nb
nettement supérieur à celui du X60. La limite d’élasticité et la résistance à la traction
se verraient améliorées de façon notable, grâce à la formation de précipités très durs,
qui vont contribuer à la réduction du taux de perlite en se combinant au carbone étant
donnée leur nature carburigène. Et sont aussi présent en quantité suffisamment faible
(inférieure au maximum spécifié) pour ne pas affecter négativement les propriétés
mécaniques de l’acier, car un taux élevé de ces éléments provoque une détérioration
des propriétés mécaniques suite à un durcissement trop important de la microstructure.
La teneur en éléments d’inclusion est très faible pour cet acier, la teneur en S et en P
est très petite. La ductilité et la ténacité de cet acier ne sont donc pas très affectées
par ces inclusions.
41
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
La microstructure de l’acier X70 contient une fraction de perlite est très réduite
comparé à celle de l’acier X60, accompagné de distribution très fine de carbure dans
la matrice ferritique. Cela est dû à une teneur en éléments microalliés supérieure à
celle du X60. Ces éléments que sont le V, Nb et Ti vont se combiner au carbone pour
former des carbures très dures qui vont d’un côté réduire le taux de perlite, d’un autre
côté compenser la perte de dureté suite à la réduction du carbone et de la fraction de
perlite.
42
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
Figure III.7 : Résultats de dureté pour l’acier X70 sur les trois régions MB, ZAT et ZF.
Les deux courbes ont la même allure et sont quasiment superposables. Les courbes
de tractions de chacune des épaisseurs présentent le même comportement, la
transition élasto-plastique se fait de manière progressive. Les valeurs de la limite
d’élasticité, de la résistance à la rupture et du rapport E/R sont tous conforme aux
exigences de la norme API 5L pour les aciers X70.
43
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
Figure III.10 : Courbe de traction de deux éprouvettes d’acier X70.
Les exigences des caractéristiques mécaniques sont données par la norme API 5L,
dans le cas de l’acier X70M les caractéristiques exigées sont montrées dans le
tableau qui suit :
Tableau II.8 : Caractéristiques exigées par la norme API 5L pour l’acier X70M [2].
Les valeurs des caractéristiques statiques déduites des courbes de traction sont
regroupées dans le tableau suivant :
45
Chapitre 3 : Résultats et interprétations
CONCLUSION GENERALE
La ductilité de l’acier augmente avec la réduction du rapport E/R, ce qui fait que
l’allongement croit quand l’épaisseur de l’acier augmente.
La structure de l’acier X60 et X70 est ferrito-perlitique. L’acier X70 a une teneur
en niobium, vanadium et titane supérieure à celle de l’acier X60, et a par
conséquent une fraction de perlite réduite.
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BIBLIOGRAPHIE
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