Urgences gynécologiques à Mopti
Urgences gynécologiques à Mopti
THESE
JURY
DEDICACE ET
REMERCIEMENTS
DEDICACE
Je dédie ce travail
À mon père Mamadou KANTE
Tu as été pour moi, un exemple de courage, de persévérance et d’honnêteté dans
L’accomplissement du travail bien fait. Tu m’as appris le sens de l’honneur, de la dignité et
de la justice.
Tu as toujours été soucieux de l’avenir de toute la famille. Ce travail est le témoignage de tous
les sacrifices que tu as consentis pour moi.
Ce travail est le fruit de tes conseils, de ton estime et de ta confiance.
À ma mère Gabdo KONE
Rien ne peut contre la volonté de Dieu. Ces phrases n’exprimeront pas assez tout ce que je
ressens ce jour, tu as pris soin de nous.
Tu nous as toujours protégé. Femme dynamique, généreuse, loyale, joviale, sociable,
attentionnée, croyante, naturelle et infatigable. Tes conseils, tes encouragements, tes câlins,
tes bénédictions ne m’ont jamais fait défaut. Voici le fruit de ton amour et de tes sacrifices.
Que le Tout Puissant te donne la bonne santé et te garde aussi longtemps auprès de nous.
Puisse ce travail te donne le réconfort et la fierté, mais aussi le témoignage de l’amour mon
grand.
À ma grande mère Haoussa NAYETE
Ta combativité, ton courage, ta générosité resteront pour moi un repère sûr. Tes peines, tes
sacrifices n’ont pas de prix pour moi. Que Dieu te donne une longue vie. Puisse ce travail être
pour toi une source de satisfaction.
À mes frères et sœurs
L’union, la solidarité et l’amour sont la plus grande richesse de la famille. Vous avez tous été
d’un soutien inestimable tout au cours de mes longues années d’études. L’occasion m’est
offerte pour vous rappeler que les liens de sang sont sacrés. Je vous prie d’accepter ici
l’expression de ma sincère reconnaissance.
Mes cousins et cousines
J’ai appris avec vous que la tolérance, la solidarité, le partage, la taquinerie dans le respect
sont les moyens de renforcement des liens de sang, et de famille. Vous êtes et vous serez
toujours un support moral. Grace à vous cette joie qui fait l’harmonie de la vie en famille ne
m’a jamais manqué. Ce travail est le vôtre.
Soyez assurés de mon profond attachement.
HOMMAGES AUX
MEMBRES DU JURY
A NOTRE MAITRE ET PRESIDENT DU JURY
Professeur Broulaye SAMAKE
Cher maitre,
Vous nous faite un grand honneur et un réel plaisir en acceptant de présider ce jury de thèse
malgré vos multiples et importantes occupations.
Tout au long de ce travail vous avez forcé notre admiration tant par vos talents scientifiques,
vos multiples qualités humaines.
Votre éloquence dans l’enseignement, votre souci constant du travail bien fait ont fait de vous
un maître admiré de tous.
Recevez ici, cher maître l’expression de nos salutations les plus respectueuses.
A NOTRE MAITRE ET MEMBRE DU JURY
Docteur Seydou FANE
Gynécologue-obstétricien
Maître-assistant à la Faculté de Médecine d’Odontostomatologie
Médecin spécialiste en santé publique.
Cher maitre,
Cher Maître,
Ce jour est le vôtre, vous nous avez accordé votre confiance en nous confiant ce travail.
Vous nous avez accueillis et traités dans votre service avec respect et amour. Vous avez su
inculquer en nous la rigueur, l’honnêteté, le sens du sacrifice et du travail bien fait.
Votre esprit communicatif, votre détermination à faire avancer la science font de vous la
vitrine de la nouvelle génération. Nous sommes très fiers d’avoir appris à vos côtés ;
Permettez-nous aujourd’hui de vous exprimer toute notre profonde gratitude pour le savoir
que vous nous avez transmise.
Puisse ALLAH le tout puissant vous garder encore plus longtemps auprès de nous.
Honorable Maître,
Vos grandes qualités scientifiques et de formateurs joints à votre esprit communicatif sont
pour nous une source d’inspiration.
En peu de temps, vous nous avez appris à travailler avec méthode et efficacité.
En acceptant de diriger nos travaux, c’est un grand honneur que vous nous faites malgré vos
multiples occupations.
Trouvez ici cher maitre, le témoignage de notre profonde gratitude et de notre plus grand
respect.
Qu’Allah vous accorde toute sa grâce et vous accorde une longue vie et une très bonne santé.
Amen
R/E : référence/évacuation ;
SA : semaine d’aménorrhée ;
SAMU : service d’accueil médical des urgences ;
SFA : souffrance fœtale aigue ;
SP : Sulfadoxine pyrémethamine ;
SONU : soins obstétricaux et néonataux d'urgence ;
TR : le touche rectal ;
TV : le touche vaginal ;
VAT : vaccin antitétanique ;
UI/L : Unité internationale par litre ;
VS : vitesse de sédimentation ;
β : Bêta ;
< : Inférieur à ;
> : Supérieur à ;
≥ : Supérieur ou égal à ;
% : Pourcentage ;
≤ : Inférieur ou égal à ;
Tableau XXX : Répartition des patientes selon les moyens thérapeutiques médicaux...........90
Tableau XXXI : Répartition des patientes selon le mode d’accouchement............................90
Tableau XXXII : Répartition des patientes selon les indications de césarienne.....................91
Tableau XXXIII : Répartition des patientes selon le diagnostic.............................................92
Tableau XXXIV : Répartition des patientes selon la durée du travail d’accouchement.........92
Tableau XXXV : Répartition des patientes selon le nombre de poche de sang transfusé.......93
Tableau XXXVI : Répartition des patientes selon la quantité de l’hémorragie......................93
Tableau XXXVII : Répartition des patientes selon les complications maternelles à
l’admission................................................................................................................................94
Tableau XXXVIII : Répartition des patientes selon les complications maternelles dans les
suites de couche........................................................................................................................94
Tableau XXXIX : Répartition des patientes selon la cause du décès maternel......................95
Tableau XL : Répartition des patientes selon les causes du décès due à l’hémorragie...........95
Tableau XLI : Répartition des patientes selon l’état maternel à la sortie...............................96
Tableau XLII : Répartition des patientes selon la durée d’hospitalisation.............................96
Tableau XLIII : Répartition des patientes selon l’état de leur enfant à la naissance..............97
Tableau XLIV : Répartition des patientes selon le score d’Apgar de leur enfant...................97
Tableau XLV : Répartition des patientes selon la cause de la mortalité fœtale......................98
Tableau XLVI : Répartition des patientes selon le poids de leur nouveau-né........................98
Tableau XLVII : Répartition selon le motif de référence des nouveau-nés en pédiatrie........99
Tableau XLVIII : Répartition des patientes selon le mode délivrance...................................99
Tableau XLIX : Répartition des patientes selon les complications de la délivrance............100
Tableau L : Répartition des patientes selon la source de financement de la prise en charge100
Tableau LI : répartition des fréquences.................................................................................103
1. INTRODUCTION...........................................................................................................23
2. OBJECTIFS.....................................................................................................................26
2.1. Objectif général........................................................................................................26
2.2. Objectifs spécifiques.................................................................................................26
3. GENERALITES..............................................................................................................28
3.1. Définitions.................................................................................................................28
3.1.1. Les urgences gynécologiques et obstétricales.................................................28
3.1.2. Epidémiologies des urgences gynécologiques et obstétricales.......................28
3.1.3. Définition du contexte humanitaire :..............................................................28
3.1.4. Définition du conflit..........................................................................................29
3.2. Les principales urgences gynécologiques et obstétricales.....................................29
3.2.1. Les pathologies obstétricales............................................................................29
3.2.1.1. Dystocies.....................................................................................................29
3.2.1.2. Les hémorragies.........................................................................................35
3.2.1.3. Les déchirures obstétricales......................................................................39
3.2.1.4. L’hypertension artérielle et ses complications........................................40
3.2.1.5. Paludisme au cours de la grossesse..........................................................42
3.2.1.6. Les vomissements gravidiques..................................................................44
3.2.1.7. Infections au cours de la grossesse...........................................................44
3.2.1.8. Thérapeutiques obstétricales....................................................................46
3.2.1.8.1. Césarienne...............................................................................................46
3.2.1.8.2. Forceps.....................................................................................................47
3.2.1.8.3. Ventouse...................................................................................................47
3.2.1.8.4. Quelques manœuvres obstétricales : ....................................................48
3.2.2. Les pathologies gynécologiques :.....................................................................50
3.2.2.1. La grossesse extra-utérine.........................................................................50
3.2.2.2. Les avortements spontanés.......................................................................51
3.2.2.3. Les avortements provoqués......................................................................52
3.2.2.4. Les infections génitales .............................................................................53
3.2.2.4.1. Les infections génitales hautes :.............................................................53
3.2.2.5. Les fibromes :.............................................................................................54
3.2.2.6. Kyste hémorragique..................................................................................56
3.3. Impact de la crise sur le système de sante..............................................................57
3.3.1. Histoire de la crise.............................................................................................57
3.3.2. Conséquences du conflit sur les urgences gynécologiques et obstétricales..57
INTRODUCTION
1. INTRODUCTION
La situation humanitaire demeure préoccupante avec la juxtaposition des conflits, l’insécurité
multiforme et les aléas climatiques (inondations et sécheresses). Ces chocs se superposent à la
pandémie de la COVID-19 qui continue d’exacerber les vulnérabilités préexistantes avec des
conséquences socioéconomiques néfastes à court, moyen et long terme, exacerbant les besoins
humanitaires. Ces chocs conjoncturels récurrents de magnitudes toujours plus élevées, à
chaque fois, se superposent aux facteurs structurels contribuant à l’aggravation de cette crise.
[1] Ainsi, en 2021, selon les estimations, 11,7 millions de personnes sont affectées par la
crise, parmi lesquelles 5,9 millions sont désormais dans le besoin d’une assistance
humanitaire relative aux besoins vitaux, à l’accès aux services sociaux de base et des
conditions de vie, ainsi qu’au renforcement de leurs capacités de relèvement et résilience face
aux chocs [1].
La situation sanitaire au Mali ne cesse de se dégrader. De nombreux besoins sanitaires des
populations les plus vulnérables restent non couverts en raison du manque d'accès et
d’utilisation des services de santé de base de qualité. En effet une analyse comparative du
nombre de consultations entre 2019 et 2020 a montré une différence de plus ½ million de
consultations en moins, en outre en ce qui concerne les accouchements assistés, moins de
15000 accouchements ont été rapportés durant 2020. [1] Cette situation est la conséquence de
la faible disponibilité des services de santé de la reproduction, obstétricaux et néonataux
d’urgence. Dans ce contexte, moins de 50% des femmes accouchent sous assistance d’un
personnel de santé qualifié [1].
Les urgences obstétricales sont des situations cliniques dramatiques engageant à court terme
le pronostic vital maternel et /ou fœtal. Elles peuvent survenir à n’importe quel moment de la
grossesse et souvent dans un contexte socio-économique défavorable. Les femmes enceintes
courent le risque de subir des complications souvent imprévisibles et parfois mortelles [2].
L’expérience montre qu’au moins 15% des grossesses dans le monde présentent des
complications qui peuvent être mortelles. [3].
Selon le rapport sur les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) 2015 et
l’analyse des statistiques sanitaires mondiales de 2015 les taux de mortalité maternelle ont
significativement diminué ces dernières années. Mais malgré la mise en œuvre de multiples
programmes de lutte contre la mortalité maternelle, 830 femmes environ dans le monde
mourraient par jour de cause évitable liée à la grossesse et l’accouchement et 99% de ces
décès maternels surviennent dans les pays en voie de développement notamment en Afrique
OBJECTIFS
2. OBJECTIFS
2.1. Objectif général
Evaluer les urgences gynécologiques et obstétricales dans un contexte humanitaire à l’hôpital
Sominé DOLO de Mopti.
GENERALITES
3. GENERALITES
3.1. Définitions
3.1.1. Les urgences gynécologiques et obstétricales
Les urgences obstétricales toute situation pathologique survenant sur grossesse, pendant
l’accouchement ou dans les 42 jours des suites de couches et dans laquelle un diagnostic et un
traitement doivent être réalisés très rapidement pour préserver le pronostic vital maternel et/ou
fœtal.
De façon opérationnelle, c’est la femme dont la vie est menacée immédiatement dans les 24 à
48 heures par une pathologie obstétricale [5].
Les urgences gynécologiques s’adressent aux patientes présentant des problèmes
gynécologique (saignement, douleur du bas ventre, infection urinaire, constat d’agression
sexuelle, etc.), y compris les grossesses inferieures à 12 semaines d’aménorrhée (absence de
règles).
3.1.2. Epidémiologies des urgences gynécologiques et obstétricales
L’épidémiologie est définie comme une discipline scientifique qui étudie les problèmes de
santé dans une population humaine, leur fréquence, leur distribution dans le temps et dans
l’espace, ainsi que les facteurs influant sur la santé et les maladies de populations [14].
L’OMS a estimé que dans le monde plus d’un million de femmes meurent chaque année suite
aux complications obstétricales [15 4].
En Afrique de l’Ouest, la mortalité maternelle est de 1020 pour 100 000 naissances vivantes.
Au Mali selon l’enquête EDS VI, la mortalité maternelle est estimée à 325 décès pour 100
000 naissances et la mortalité néonatale 36 pour 1000 naissances vivantes [4].
Les urgences obstétricales ont un pronostic tant maternel que fœtal réservé.
3.1.3. Définition du contexte humanitaire :
L’humanitaire peut se définir de manière générale comme une action (qui vise au bien de
l’humanité) [selon le dictionnaire robert].
Le terme a de nos jours, souvent pris le sens d’une action d’urgence dans des pays lointains
frappes par des catastrophes naturelles et/ou par des guerres. Tant du point de vue de son
action que du droit, l’humanitaire vise a protéger la vie et la dignité d’individus et de
communautés dans des situations de détresse-la maladie, la misère, l’infirmité, les
traumatisme lies aux catastrophes naturelles, aux conflits armes, aux conséquences du
changement climatique ou aux migrations, les déplacements forcés de populations,
l’esclavage, les génocides [27].
L’hypertonie isolée réalise le tableau du mauvais relâchement utérin dans l’intervalle des
contractions. La fréquence et l’intensité des contractions sont normales, mais le tonus de base
est trop élevé.
Les arythmies contractiles se caractérisent par une succession de contractions irrégulières tant
dans leur amplitude que dans leur durée, mais surtout dans leur fréquence.
Les anomalies avec activité utérine apparemment normale : la contractilité utérine est
cliniquement normale ainsi que sa représentation graphique ; l’anomalie porte sur la dilatation
du col qui reste stagnante ou ne progresse que très lentement.
Le signe le plus important de la dystocie dynamique est la lenteur ou l’arrêt des phénomènes
du travail et principalement de la dilatation du col.
Traitement : Les dystocies dynamiques relèvent avant tout de la conduite de l’accouchement
dirigé, hormis les cas où elle est associée à un obstacle évident et où la césarienne est le seul
traitement possible.
Dystocies plastiques
Les hypercinésies d’intensité sont assez rares. Elles développent dans l’œuf des
pressions pouvant atteindre 70 à 80 mm hg au cours de la période de dilatation et
bien plus ou moins de l’expulsion ;
Dans les hypercinésies de fréquence, les ondes contractiles se succèdent à la
fréquence de 6 à 10 par 10 minutes, mais les valeurs du tonus de base restent
normales, ce qui distingue cet état de la tétanisation ;
Les hypercinésies totales associent excès d’intensité et excès de fréquence. Elles
sont souvent le premier stade d’une « tétanisation » de l’utérus.
Dystocie du col
Spasme ou œdème cervical ;
Agglutination cervicale ou le col s’efface sans se dilater ;
Cancer du col.
Dystocie des parties molles
Tonicité du releveur de l’anus (nécessite le forceps)
Des brides vaginales ;
Un périnée trop résistant.
b. Les dystocies d’origine fœtale
La disproportion fœto-pelvienne (DFP)
-La macrosomie fœtale : on considère que le fœtus à terme est trop gros lorsqu’il pèse plus de
4kg. L’excès de volume porte sur la totalité du corps, et non sur une seule de ses parties.
Certains facteurs favorisants sont : l’hérédité, la multiparité, la primipare âgée, la grossesse
prolongée, le diabète patent ou inapparent.
Le pronostic fœtal : il est le risque d’être traumatisé au cours de l’accouchement et
l’hypoglycémie néonatale.
Chez la mère, les lésions obstétricales sont fréquentes survenues au cours des manœuvres.
La césarienne est justifiée chez la primipare âgée ; chez certaines diabétiques mal équilibrées ;
lorsque le fœtus se présente par le siège ; lorsque la tête ne s’engage pas.
-Hydrocéphalie -congénitale : qui est caractérisée par l’accumulation du liquide
céphalorachidien dans le crâne fœtal, de sorte que celui-ci subit une augmentation de volume
considérable, qui rend le plus souvent impossible, l’accouchement spontané par les voies
naturelles.
Elle est due non pas à un excès de production du liquide céphalorachidien, mais soit à un
trouble de la circulation, soit à un trouble de la résorption du liquide.
Les conséquences sont : la dilatation des ventricules et l’atrophie du cerveau.
Lorsque le diagnostic est fait et confirmé en cours de grossesse, l’interruption de celle-ci est
en général proposée.
Pendant le travail, on s’oriente vers les opérations fœtales mutilatrices par voies naturelles :
une césarienne conduirait à extraire un monstre vivant.
Les présentations anormales : La présentation du sommet est plus eutocique, celles
dystociques sont représentées par :
La présentation de la face : C’est la présentation de la tête défléchie, de sorte que la partie
de la tête qui descend la première est la face toute entière, menton compris. C’est lui qui
sert de repère pour désigner la variété de position.
Le grand axe de la tête défléchie occupe toujours le diamètre oblique.
Mais à la flexion de la tête en variété antérieure correspond la déflexion de la tête en variété
postérieure. La variété la plus fréquente est la mento-iliaque droite postérieure (MIDP). Puis
vient la mento-iliaque gauche antérieure (MIGA). Les mento-iliaque droite antérieure
(MIDA) et mento-iliaque gauche postérieure (MIGP) sont exceptionnelles. La présentation de
la face va de pair avec le bassin plat, on peut rencontrer aussi des positions transversales :
- mento-iliaque droite transverse (MIDT)
- mento-iliaque gauche transverse (MIGT).
La présentation du siège :
La présentation du siège est une présentation longitudinale dans laquelle le pôle pelvien du
fœtus est au détroit supérieur, alors que la tête est dans le fond utérin. Il en existe deux
grandes variétés :
Le siège décomplété :<<mode des fesses>>, où les membres inférieurs sont relevés en attelle
devant le tronc (70%) ;
Le siège complet où le fœtus est assis en tailleur (30%).
La fréquence de la présentation du siège est d’environ 3,8%. Elle témoigne d’un trouble de
l’accommodation.
Le diagnostic est fait par le palper qui décèle : en bas, un gros pôle irrégulier et mou : le siège
; en haut, un pôle dur et régulier qui ballote : la tête.
Au toucher vaginal : présentation molle et irrégulière.
Il est parfois nécessaire d’intervenir pour un arrêt d’expulsion, le siège étant déjà plus ou
moins hors des voies génitales de la mère : petite extraction, pour prévenir ou traiter un
relèvement des bras par la double rotation de LOVSET ; grande extraction de siège, lorsque la
présentation reste à la partie haute de l’excavation ; l’expulsion traîne ; la mère refuse de
pousser ; une souffrance fœtale apparaît. Une césarienne est souvent préférable.
La présentation du front : C’est une présentation intermédiaire du sommet et celle de la
face. Elle constitue une présentation dystocique par excellence. Elle doit bénéficier
toujours de césarienne. La présentation du front est la plus dystocique des présentations
céphaliques.
La présentation de l’épaule :
On réunit sous le nom de présentation de l’épaule tous les cas dans lesquels le fœtus se place
dans l’utérus, obliquement ou transversalement. C’est une présentation très dystocique, ne
permettant jamais l’accouchement spontané d’un enfant vivant, à terme ou près terme.
La présentation de l’épaule est rare : 0,3%. Elle est due à des troubles de l’accommodation
fœto-utérine ou fœto-pelvienne.
Lorsque la poche des eaux est rompue, le toucher vaginal permet de sentir le gril costal, le
creux axillaire, la saillie osseuse de l’acromion qui est le repère de la présentation.
L’évolution spontanée se fait vers l’épaule, dite <<négligée>>, après rupture prématurée ou
précoce des membranes. Les grands accidents sont inévitables : mort du fœtus ; rupture
utérine ou infection amniotique chez la primipare.
Une version par manœuvres externes peut encore être tentée chez la multipare, mais elle est
plus aléatoire du fait des contractions utérines. Si les membranes sont rompues, la seule
solution est l’opération césarienne.
Procidence du cordon : La procidence du cordon est une des urgences obstétricales où le
pronostic fœtal peut être mis en jeu rapidement sans altérer le devenir maternel.
La procidence se définit comme la chute du cordon ombilical en avant de la présentation à
membre rompue. Elle peut se classifier en 3 groupes :
Type I : cordon en intra vaginal ;
Type II : cordon à la vulve ;
Type III : cordon extériorisé au dehors de la vulve.
Cette classification correspond à la <<procidence franche>> décrite par Prabulos,ou le cordon
est visible, ou palpé lors du toucher vaginal.
La prise en charge consiste en une extraction fœtale par césarienne dans la majorité des cas.
L’accouchement par voies naturelles peut être autorisé en cas d’accouchement imminent, le
plus souvent assisté par des manœuvres obstétricales.
Le diagnostic est le plus souvent clinique devant la constatation, lors du toucher vaginal, de
cordon dans le vagin au travers du col, en avant de la présentation.
La procidence du cordon est le résultat de l’inadaptation entre le mobile fœtal, le segment
inférieur de l’utérus et le pelvis maternel après la rupture des membranes.
Les facteurs favorisants sont : prématurité et petit poids de naissance ; grossesses multiples,
présentations non céphaliques ; hydramnios ; placenta bas inséré.
Bassins pathologiques : Les angusties pelviennes ou rétrécissements pelviens sont
responsables de dystocies mécaniques. Parmi elles on peut citer les bassins limites, les
bassins rétrécis et les bassins asymétriques. Leur diagnostic est nécessaire avant le travail,
pendant la consultation du dernier trimestre de la grossesse, on peut faire souvent recours à
la radio pelvimétrie. On peut classer les parturientes en trois (3) catégories selon l’état de
leur bassin :
o Celles dont l’état nécessite une césarienne
- enfin un troisième groupe est celui des ruptures provoquées par des manœuvres obstétricales
ou une administration exagérée d’ocytociques.
Le diagnostic peut être facile en cas de rupture franche sur utérus sain ou à l’inverse, insidieux
en cas d’utérus cicatriciel en raison du caractère peu hémorragique des berges de la cicatrice.
Au cours du travail, la rupture est souvent précédée d’un syndrome de pré rupture, qui associe
d’abord une hypercinésie, et un mauvais relâchement utérin. Il apparaît ensuite une hypertonie
utérine, un anneau de Bandl ; l’utérus prend un aspect en sablier. La souffrance fœtale est
fréquente.
Le pronostic maternel comportait naguère une énorme mortalité. La femme pouvait mourir
dans les heures qui suivaient la rupture, d’hémorragie et surtout de choc, voire plusieurs jours
après l’accident, par péritonite puerpérale. La gravité était encore plus grande dans les
ruptures compliquées avec éclatement du vagin ou déchirure de la vessie.
Le pronostic fœtal était très mauvais dans les ruptures franches. Le fœtus succombe pendant
la période de rétraction utérine ou mourir après la rupture. Le fœtus reste souvent vivant dans
les désunions de cicatrice et même dans les ruptures tardives et discrètes, révélées seulement
pendant la période de la délivrance.
Le traitement curatif : Toute rupture utérine reconnue doit être opérée. Le traitement
chirurgical en urgence doit être complété par celui du choc et celui de l’infection.
Les ruptures utérines sont opérées par la voie abdominale, qui permet seule d’apprécier
l’étendue des lésions et de choisir la modalité de l’intervention.
Après cœliotomie, deux opérations sont possibles : la suture de la rupture est le plus souvent,
aujourd’hui, le traitement de la désunion de cicatrice. Cette opération conservatrice, dont les
avantages sont considérables chez une jeune femme, ne doit pas être faite à tout prix dans les
délabrements importants.
Le pronostic obstétrical d’avenir de ces utérus rompus et suturés est bon, mais la césarienne
sera toujours indiquée lors d’un accouchement ultérieur.
L’hystérectomie est encore aujourd’hui indiquée, lorsque la rupture est importante,
compliquée de lésions de voisinage ; chaque fois qu’elle est contuse, irrégulière, étendue,
accompagnée de lésions vasculaires, quand elle date de plus de six heures, ou encore, si, elle
est même moins grave, elle survient chez une multipare relativement âgée.
Le traitement de choc doit être entrepris dès la rupture reconnue, et confié ensuite à un service
de réanimation.
Le traitement anti-infectieux : Les antibiotiques seront administrés à haute dose par voie
parentérale à titre préventif pendant plusieurs jours.
Les formes avec hémorragies externes abondantes prêtant à confusion avec le placenta
prævia ;
Les formes moyennes dans lesquelles l’état général est moins altéré et le choc est moins
marqué ;
Les formes latentes peuvent passer inaperçues, les signes cliniques étant discret. Le
diagnostic est rétrospectif par découverte d’une cupule sur le placenta ;
Les formes traumatiques : version par manœuvre externe ou accident, le plus souvent de la
voie publique.
L’HRP peut se compliquer de :
Troubles de la coagulation : hémorragies incoercibles par défibrillation, moins rare,
redoutable par elle-même et par l’aggravation du choc hypovolémique qu’elle entraîne ;
De nécrose corticale du rein : sur le plan hémo-vasculaire, on assiste à une forte
coagulation du sang, localisée dans la zone utéroplacentaire : Il y a libération de
thromboplastines ovulaires qui vont entraîner une fibrillation vasculaire, à la dilatation et à
la thrombose glomérulaire. Celle-ci va provoquer une vasoconstriction artériolaire, puis
l’ischémie et la nécrose.
C’est une complication qui survient dans les suites de couches. Elle est exceptionnelle mais
mortelle (par anurie), les lésions de nécrose glomérulaire étant définitives.
Thrombophlébites des suites de couches.
En présence de l’HRP il faut : Rompre les membranes pour accélérer l’évacuation utérine par
un accouchement rapide ;
Lutter contre le choc hypovolémique par une réanimation bien conduite ;
Faire une césarienne pour sauver le fœtus s’il est encore vivant.
L’hystérectomie d’hémostase trouve actuellement de rares indications en cas d’hémorragies
incoercibles donc après l’échec des méthodes habituelles de l’hémostase.
d. L’hémorragie du post partum :
Les hémorragies de la délivrance sont des pertes de sang ayant leur source dans la zone
d’insertion placentaire. Elles surviennent au moment de la délivrance ou dans les 24 heures
qui suivent l’accouchement.
Elles sont anormales par leur abondance (plus de 500ml) et leurs effets sur l’état général.
Les hémorragies obstétricales du post partum représentent encore une cause importante de
mortalité et de morbidité maternelle grave.
Les facteurs de risque sont nombreux et souvent associés : primiparité, les manœuvres
obstétricales, la macrosomie fœtale, la qualité des tissus, l’épisiotomie médiane, un
accoucheur inexpérimenté ou impatient.
On distingue :
- Les déchirures du 1er degré qui sont dites déchirures simples ou incomplètes n’atteignant
pas le sphincter anal ;
- Les déchirures du 2ème degré, qui sont dites complètes, avec lésions du sphincter anal.
Un risque : l’incontinence anale, véritable infirmité ;
- Les déchirures du 3ème degré, qui sont dites complètes et compliquées, caractérisées par
l’effraction de la cloison recto vaginale et de la paroi antérieure du canal anal.
La réparation est très délicate, il s’agit d’une intervention chirurgicale.
Il Ya un risque de constitution d’un cloaque, d’une fistule ou d’une incontinence anale.
L’évolution, parfois très désastreuse, explique l’intérêt de l’épisiotomie, qui faite à temps,
évite presque toujours ces lésions.
Les déchirures vulvaires antérieures :
Elles sont bénignes et ne nécessitent pas de suture. Elles touchent les petites lèvres, le clitoris
ou le tissu péri-urétral.
Les déchirures cervicales :
On distingue :
- Les déchirures sous vaginales qui n’intéressent que la portion du col libre dans le vagin, non
hémorragiques et bénignes ;
- Les déchirures sus vaginales, qui remontent sur le segment inférieur : c’est une rupture
utérine.
Le risque immédiat est le choc avec hémorragie sous- périnéale et CIVD.
A distance, il faut craindre la fistule vésico-vaginale ou vésico-cervicale.
Le saignement n’est pas contrôlable par les voies naturelles, et une décision d’embolisation ou
d’hystérectomie doit être prise rapidement.
- Les déchirures vaginales : les déchirures basses ont peu de gravité ; les déchirures du dôme
vaginal sont heureusement devenues exceptionnelles.
3.2.1.4. L’hypertension artérielle et ses complications [15 16 17 18
20 25]
a. La toxémie gravidique ou pré éclampsie
femmes ayant quitté définitivement et depuis un temps plus ou moins long une zone
d'endémicité pour une zone non impaludée.
Le paludisme complique la grossesse : directement par l'infiltration placentaire et
indirectement par l'anémie qu'il engendre, entraînant au début de la grossesse une
accentuation des phénomènes d'intolérance "d'auto-intoxication" avec aggravation de tous
les signes sympathiques de la grossesse, ensuite des avortements, des accouchements
prématurés, des morts fœtales in utero et à la naissance d'enfants débiles et hypotrophiques
présentant quelques fois une splénomégalie accompagnée d'hépatomégalie.
Le paludisme peut compliquer l'accouchement (l’hémorragie de la délivrance aggrave
une anémie préexistante) et les suites de couches (accès palustres, moindre résistance aux
infections bactériennes). Au cours du dernier trimestre, l'impaludation peut se solder par
l'infestation du fœtus qui va naître avec un paludisme congénital. Certains auteurs ont posé
le problème de la stérilité d'origine paludéenne. Celle-ci semble s'observer en cas de
cachexie palustre et se manifesterait par une aménorrhée liée à une absence d'ovulation par
atteinte centrale hypophysaire : CORREA P. et Coll.
Le traitement du paludisme : il est curatif et préventif.
Tout accès palustre chez la femme enceinte doit être traité énergiquement et rapidement car
l'évolution est imprévisible et le passage trans-placentaire de l'hématozoaire est possible à tout
moment avec infestation de l'œuf.
Le traitement curatif :
Le traitement médical : Consiste à l'administration d'anti palustres : les sels de quinine, les
dérivés phénoliques (quinimax).
Le traitement obstétrical :
o Au cours des deux premiers trimestres : on peut associer antipyrétiques, antiémétiques,
antispasmodiques ou Bêtamimétiques en cas de contractions utérines.
o Au cours du dernier trimestre :
- La femme n'est pas en travail : une surveillance par l'étude du rythme cardiaque fœtale
s'impose. En cas de souffrance fœtale aiguë on pourrait décider une césarienne.
- La femme est en travail : celui-ci est en général accéléré par l'hyperthermie.
L'apparition d'une souffrance fœtale pourrait être l'indication d'une extraction rapide par voie
basse (forceps) ou d'une césarienne.
- Eviter toute excoriation cutanée sur le fœtus. Celle-ci pouvant servir de porte d'entrée pour
le parasite.
Elle peut concerner aussi le vagin et l’utérus provoquant ainsi certaines complications de la
grossesse telle que les avortements spontanés, les accouchements prématurés et la mort du
fœtus. Cette maladie, qui a des manifestations cliniques dans 2/3 des cas et des formes
latentes (la bactériurie asymptomatique) dans 1/3 des cas, peut s’observer à toute période de la
grossesse et dans les suites de couches ; mais on l’observe surtout pendant le dernier
trimestre de la grossesse.
Deux modes de propagation de l’infection se présentent :
La propagation ascendante, dans laquelle le foyer d’infection est la vessie et dont la
contamination est favorisée par la brièveté de l’urètre féminin ;
La propagation descendante dont l’origine du germe est l’intestin. Dans ce cas la
pullulation bactérienne est favorisée par les entérocolites, les constipations et le
météorisme chez la femme enceinte et la propagation par voie sanguine : la bactériémie
précédant toujours la bactériurie et la pyurie.
Sur le plan clinique on distingue les formes cliniques de l’infection urinaire :
a. La pyélonéphrite aigue
Elle est de gravité moyenne, mais la plus caractéristique des infections urinaires.
Elle évolue en deux phases ;
La phase de début ou pré suppurative qui est caractérisée par des signes généraux très
marqués à savoir la fièvre entre 38 et 39°c, le frisson, l’accélération du pouls, les maux de
tête, l’insomnie, l’alternance de constipation et de diarrhée, la fétidité de l’haleine, la
langue chargée, teint pâle les urines peu abondantes (500à 600ml/jour).
La phase d’état ou de suppuration qui se caractérise par une chute relative des signes
généraux sans toutefois retomber à la normale et l’apparition des signes d’inflammations
vésicales (dysurie, pollakiurie, brûlure mictionnelle), des signes d’inflammations
pyélouretrales (douleur lombaire localisée à droite permanente, douleur iliaque droite) et
des signes physiques précisant l’atteinte unilatérale droite de l’arbre urinaire.
Elle peut se manifester aussi par une polyurie dans laquelle les urines sont troubles à
l’émission et peuvent atteindre un volume de 2 litres en 24 heures, on observe également une
leucocytose avec polynucléose dans le sang.
b. La cystite
Localisée au niveau de l’appareil urinaire cette infection est celle que l’on rencontre le plus
couramment. Elle se manifeste par des brûlures à la miction sans une répercussion véritable
sur l’état général du malade.
c. Bactériurie asymptomatique
Généralement mise en évidence par la numération des corps microbiens dans l’urine, elle se
manifeste uniquement par la bactériurie.
Cependant elle peut se transformer en une pyélonéphrite si elle n’est pas traitée.
Eu égard son caractère latent,
elle peut être source de complications immédiates où lointaines.
Sous l’effet d’un traitement approprié institué après un antibiogramme et bien conduit, la
guérison est de règle en toute période de l’évolution de la maladie. Par contre, en cas de
traitement insuffisant ou mal conduit, le pronostic est grave aussi bien pour la femme enceinte
que pour le fœtus. Cette bactériurie peut avoir des complications souvent à savoir la
coagulation intra vasculaire disséminée, l’anurie, l’ictère soit par hémolyse soit par
hépatite. Quel que soit la forme de l’infection, l’étude minutieuse des antécédents chez la
femme enceinte lors des grossesses précédentes, en dehors des grossesses, pendant
l’adolescence et même l’enfance est particulièrement importante.
Toutefois, les examens hématologiques et cytobactériologiques de l’urine (ECBU) permettent
de poser le diagnostic. Le traitement de l’infection urinaire sur grossesse repose sur une
antibiothérapie si possible après antibiogramme. Nous distinguons deux types de traitement :
- Le traitement prophylactique : dans lequel on doit éviter la constipation chez la femme
enceinte dans la mesure où l’intestin est source possible de l’infection. Les mucilages et les
huiles végétales sont les meilleurs médicaments. Cependant les purgatifs violents sont à
éviter, ils peuvent se révéler dangereux.
- Le traitement curatif : A ce niveau, il faut distinguer les mesures hygiéno‐diététiques et
l’action médicamenteuse :
L’action médicamenteuse se repose sur les Pénicillines telles que l’Amoxicilline,
l’Ampicilline, la Gentamicine et les Céphalosporines telles que la Cefotaxime, la Ceftriaxone,
peuvent être administrés tout au long de la grossesse. Par contre les Sulfamides (retard ou
semi retard) sont à éviter dans le dernier trimestre de la grossesse et au cours de l’allaitement,
tant disque les Quinoléines telles le Pipram sont contre indiqués pendant le dernier trimestre
de la grossesse. Les aminosides sont à éviter pendant toute la grossesse à cause du risque
d’atteinte toxique de l’appareil cochleovestibulaire (phénomène dose dépendant). En cas
d’utilisation indispensable il faut une dose efficace la plus faible et une durée de traitement
plus courte possible. Les sulfamides et Trimetoprimes sont à éviter au cours du premier et du
troisième trimestre de la grossesse à cause du risque d’ictère nucléaire et d’hémolyse chez le
nouveau-né. Mais l’administration est possible au deuxième trimestre.
Le Nitrofural est autorisé mais à éviter au cours du troisième trimestre de la grossesse à cause
du risque d’ictère et d’hémolyse chez le nouveau-né.
Le traitement de la pyélonéphrite doit être le plus rapide possible après recueil de l’urine pour
l’ECBU. Le caractère urgent du traitement impose le plus souvent l’utilisation de la voie
parentérale. Cependant en absence de nausées importantes et vomissement, la voie orale est
aussi rapidement efficace que la voie intramusculaire.
La durée du traitement de la pyélonéphrite aigue est de deux semaines avec un ECBU à la
48ème heure du traitement et ensuite toutes les deux semaines jusqu’à l’accouchement.
3.2.1.8. Thérapeutiques obstétricales [15 16 17 18 20 25]
3.2.1.8.1. Césarienne
C’est l’opération qui réalise l’accouchement artificiel après ouverture chirurgicale de l’utérus.
Ses indications ont beaucoup évolué.
La pensée constante de l’obstétricien est de faire naître un enfant indemne d’anoxie.
Ce fait ne doit pas conduire à l’abus.
Le développement des explorations instrumentales devrait donner aux indications une base
mieux assurée.
La césarienne segmentaire est la plus pratiquée.
Les principales indications sont :
Les bassins généralement rétrécis ;
Le placenta prævia hémorragique ou recouvrant ;
Les présentations dystociques ;
L’éclampsie et la pré éclampsie sévère ;
L’hématome rétro-placentaire (grade II ou III).
Nous avons d’autres indications comme :
La Procidence du cordon battant ;
La disproportion fœto-pelvienne ;
L’excès du volume fœtal ;
L’utérus cicatriciel plus bassin limite ;
Les bassins asymétriques ;
La souffrance fœtale aigue.
3.2.1.8.2. Forceps
C’est un instrument de préhension, de rotation et de traction destiné à saisir la tête du fœtus
pendant le travail et à l’extraire hors des voies génitales maternelles.
Son utilisation est une opération qui nécessite une bonne indication et une bonne
manipulation.
Il sera indiqué essentiellement dans la souffrance fœtale aigue à la période expulsive et l’arrêt
de la progression de la tête fœtale.
D’autres indications sont : le BIP élevé supérieur à 9,5 cm et la fatigue maternelle.
3.2.1.8.3. Ventouse
La ventouse est un instrument de flexion et de traction destiné à saisir la tête du fœtus pendant
le travail d’accouchement et l’extraire hors des voies génitales maternelles.
Son principe fondamental repose sur l’utilisation de la force que représente le vide crée sous
forme de dépression au niveau de son système de préhension.
Les principales indications de la ventouse sont : l’arrêt de progression de la tête fœtale, la
souffrance fœtale aigue et l’insuffisance des efforts expulsifs.
3.2.1.8.4. Quelques manœuvres obstétricales : [15 16
17 18 20 25]
a. Manœuvre de MAURICEAU
Elle est indiquée dans les dystocies par rétention de la tête dernière dans l’excavation lors de
l’accouchement du siège.
Elle consiste à introduire l’index et le médius de la main dont la paume regarde le plan ventral
du fœtus dans la bouche de celui-ci jusqu’à la base de la langue.
On place le fœtus à cheval sur l’avant-bras et les doigts de l’autre main sont placés de chaque
côté du cou du fœtus sans être recourbés en crochet pour :
Fléchir la tête ;
Tourner la tête amenant l’occiput sur la ligne médiane, dos en avant et abaisser la tête en
amenant le sous occiput sous la symphyse ;
Fléchir lentement la tête pour dégager de l’anneau vulvaire en même temps que le corps du
fœtus est doucement relevé.
La réussite de cette manœuvre dépend de la connaissance exacte de son exécution.
Tous les gestes doivent s’exécuter sans effort en sachant que toute force excessive entraînera
des lésions fœtales (élongation du plexus brachial, élongation médullo-bulbaire).
b. Manœuvre de BRACHT
Elle est indiquée pour prévenir les rétentions de la tête défléchie au niveau du détroit
supérieur dans les présentations du siège.
La technique est la suivante :
Dès qu’apparaissent les pointes de l’omoplate, le fœtus saisi par les hanches, est relevé à deux
mains vers le haut puis amené vers le ventre de la mère sans traction, la nuque pivote autour
de la symphyse et la tête se dégage.
Grande extraction du Siège :
Les indications sont rares.
La meilleure indication est l’extraction du 2ème jumeau quand l’état du fœtus impose une
terminaison rapide de l’accouchement.
Elle peut être indiquée en cas de souffrance fœtale aiguë au moment de l’expulsion.
L’opération doit être pratiquée sous anesthésie générale et comprend plusieurs temps à
savoir :
o 1er temps
C’est le temps d’abaissement d’un pied, s’il s’agit de siège complet, une main dans l’utérus
saisi le pied le plus facilement accessible ou les 2 pieds et par traction douce l’amène à la
vulve.
Dans le siège décomplété, il faut chercher le pied jusqu’au fond de l’utérus.
o 2ème temps
Accouchement du siège.
Il faut orienter s’il y a lieu le diamètre oblique du bassin par un mouvement de rotation des
membres inférieurs.
Au moment du dégagement orienter le bi trochantérien dans le diamètre antéropostérieur du
détroit inférieur.
C’est le moment de choix de l’épisiotomie que l’on doit toujours pratiquer chez la primipare.
En tirant en bas on dégage la hanche postérieure.
L’autre membre inférieur est alors dégagé.
o 3ème temps
Accouchement des épaules.
La traction se fait maintenant sur le bassin du fœtus, les 2 pouces de l’opérateur placés sur le
sacrum, les 2èmes et 3èmes doigts sur l’aile iliaque. On peut alors orienter le biacromial sur le
diamètre oblique du détroit supérieur.
La traction vers le bas permet d’engager puis de descendre les épaules. Le dégagement des
épaules est fait suivant le diamètre antéropostérieur. Pour dégager le bras, l’opérateur place
son pouce dans l’aisselle, l’index et le médius le long du bras parallèle à lui.
La patiente est amenée aux urgences par le SAMU ou tout autre moyen de transport urgent.
En raison du contexte de gravité, la prise en charge thérapeutique est prioritaire et la
démarche diagnostique réduite au strict minimum utile, concomitante des premiers gestes
d’urgence.
Diagnostic clinique
Signes généraux : tableau de collapsus ou d’état de choc (pouls rapide et filant,
tension artérielle basse), signes d’anémie (pâleur cutanéo-muqueuse).
L’interrogatoire : se limite (si possible) à rechercher quelques notions
principales : retard de règles, douleur pelvienne violente et d’apparition brutale,
métrorragies.
Examen clinique :
- Examen abdominal : défense pariétale généralisée avec matité des flancs, douleur irradiant
dans les épaules (signant la présence d’un hémopéritoine diffus).
- Examen gynécologique : limité au TV qui est douloureux.
- TR : douloureux (« cri du Douglas »).
Démarche paraclinique
Bilan pré-opératoire demandé en urgence +++
Dosage quantitatif urinaire de l’HCG (si possible)
Echographie pelvienne
- Si possible, à condition que l’appareil d’échographie soit disponible immédiatement dans la
salle d’examen.
- Apport de toutes façons limité : vérifie seulement la vacuité de l’utérus et surtout la
présence d’un épanchement intrapéritonéal diffus allant jusque sous les coupoles
diaphragmatiques. Dans cette situation la GEU ne peut pas être visualisée, du fait de la
rupture tubaire ou de l’avortement tubo-abdominal.
La prise en charge chirurgicale
Voie d’abord
- Pas de place ici pour la coelioscopie ++++
- Laparotomie :
o Médiane sous ombilicale ;
o Transversale, uniquement si le diagnostic est certain
o Geste sur la trompe : la salpingectomie est habituellement la règle, car l’état de la trompe
ne permet pas sa conservation.
o Exploration de l’ensemble de la cavité abdominopelvienne et évacuation de
l’hémopéritoine avec lavage abondant de la cavité péritonéale.
3.2.2.2. Les avortements spontanés
L’avortement spontané est l’expulsion spontanée du produit de conception avant la vingt
huitième (28ème) semaine d’aménorrhée.
Il est en général un avortement facile, peu douloureux et peu hémorragique.
Il donne rarement lieu à des complications infectieuses.
L’évacuation de l’œuf est le plus souvent complète si le terme est inférieur ou égal à dix (10)
semaines d’aménorrhée Dans les menaces d’avortement,
l’échographie obstétricale va confirmer la vitalité fœtale.
Les dosages hormonaux ont perdu presque tout leur intérêt dans le diagnostic de l’affection de
puis l’avènement de l’échographie.
Le traitement est étiologique et est basé aussi sur le repos en cas de menace d’avortement
spontané.
Les antispasmodiques et ou les bêtamimétiques myorelaxants utérins en perfusion veineuse ou
en intra musculaire luttent contre les contractions utérines.
Si l’expulsion se produit ; elle est fréquemment rapide, complète, peu hémorragique.
La révision utérine ou une aspiration manuelle intra utérine s’impose, chaque fois qu’on a un
doute sur une rétention placentaire éventuelle.
Les débris ovulaires recueillis sont adressés au laboratoire pour étude histologique,
bactériologique et si possible un caryotype.
3.2.2.3. Les avortements provoqués
L’avortement provoqué est celui qui survient à la suite de manœuvres ou entreprises
quelconques destinés à interrompre une grossesse.
La surface d’insertion placentaire sur la muqueuse utérine est plus ou moins étendue. Les
liaisons utero placentaires sont solides, ce qui favorise des avortements incomplets avec
rétention placentaire source d’hémorragie et d’infection.
L’ouverture de l’œuf provoquée par les manœuvres instrumentales directs peut être
rapidement suivie d’une infection plus ou moins sévère.
Fréquents, les avortements compliqués sont redoutables.
Certaines complications sont encore mortelles telles que les septicémies à perfringens,
à gram négatif infarctus utérin, embolies gazeuses et plus rarement le tétanos.
Les séquelles sont toujours fréquentes à type de douleurs, de troubles de règles, de stérilités,
d’accidents obstétricaux divers, de troubles psychiques.
L’évacuation rapide par curetage et plus rarement par curage est le plus souvent nécessaire.
L’intervention sans délai n’a qu’une seule indication qui est l’hémorragie profuse engageant
le pronostic vital immédiat.
L’évacuation retardée doit être préférée dans les autres circonstances, règle importante
lorsqu’il s’agit d’une infection ovulaire avant toute menace d’expulsion et également quand il
s’agit d’une rétention après expulsion partielle.
Il est démontré que nombre de complications et des plus graves (les toxiinfections à perfringe
ns, à germes gram négatif, tétanos) sont les conséquences d’un curetage hâtif.
Il ne faut intervenir qu’après un délai de 24 à 36 heures après un traitement antiinfectieux,
aboutissant à l’apyrexie.
Le traitement du choc doit souvent doubler l’acte opératoire.
A cela s’ajouteront la thérapeutique antitétanique et la prévention de l’iso immunisation par
l’injection de gammaglobuline anti-D chez les femmes de groupe sanguin rhésus négatif.
▪ Les méno-métrorragies :
En cas de fibromes, les saignements sont liés à deux principaux phénomènes :
- Soit des anomalies de la muqueuse utérine en cas de fibrome intracavitaire ou sous muqueux
- Soit des anomalies de la rétraction utérine au moment des règles empêchant ainsi
l’hémostase physiologique en cas de fibrome intracavitaire ou sous-muqueux essentiellement
et plus rarement de fibromes interstitielles mais jamais en cas de fibrome sous-séreux.
Le diagnostic de fibrome est évoqué parfois à l’examen clinique mais surtout à l’occasion
d’explorations (échographie, hystéroscopie, hystérographie).
La CAT dépend de l’âge de la patiente, des antécédents, de la localisation, du nombre et de la
taille des fibromes et du retentissement sur l’organisme.
▪ La torsion de fibrome pédiculé :
La torsion nécessite deux éléments : un fibrome assez volumineux et un pédicule étroit.
La torsion du fibrome se présente sous un tableau clinique proche de celui d’une torsion
d’annexe.
Les antécédents (fibrome connu) et surtout l’imagerie permettent de faire le diagnostic.
L’échographie, et en cas de doute, l’IRM permettent de vérifier l’intégrité des ovaires et de
localiser le fibrome et d’en analyser les changements structuraux.
Il est souvent nécessaire d’intervenir en raison du tableau abdominal aigu, sinon la nécrose du
fibrome tordu va entraîner progressivement sa disparition (comme après embolisation).
La contractilité utérine et de sa rétraction - Maladies thrombo-emboliques
Les complications aigues sont essentiellement la nécrobiose aseptique de fibrome.
Fibrome et grossesse.
La fréquence de l'association fibrome et grossesse varie de 0,1 à 3,87 %. L'échographie
permet d'objectiver les fibromes et d'en préciser la prévalence. Dans plus de 50% des cas, les
fibromes sont découverts au cours de la grossesse grâce à l'échographie.
Evolution au cours de la grossesse :
L’augmentation de taille des fibromes au cours de la grossesse n’est pas systématique :
- régression dans 40 %
- stabilité dans 50%
- progression dans 10%
75% des fibromes diminuent en post-partum.
La nécrobiose survient en raison d’une asymétrie entre l’augmentation de volume et du
développement de la vascularisation du fibrome.
Le diagnostic est habituellement posé sur les signes cliniques associant : douleurs localisées,
absence d'hyperthermie ou hyperthermie inférieure à 38°5, et efficacité du simple traitement
médical.
L'échographie peut actuellement contribuer au diagnostic en objectivant par doppler couleur
l'ischémie du myome.
Le diagnostic est parfois purement histologique lors des myomectomies réalisées au cours des
césariennes.
Le pourcentage observé de nécrobiose aseptique au cours de la grossesse est variable de 1,5 %
à 28 %
Le traitement chirurgical en urgence, est exceptionnel. Les traitements symptomatiques sont
les seuls indiqués : repos, antalgiques qui permettent de soulager la femme pendant l'épisode
d'ischémie aiguë +/- traitement court et à avant 35 SA par AINS (Ibuprofen 600 à 800 mg
toutes les 6 heures).
3.2.2.6. Kyste hémorragique
La principale situation est la rupture du corps jaune hémorragique. Elle correspond à 0 à 20%
des urgences gynécologiques soit 1 pour 4 GEU.
Le tableau clinique est proche de celui d’une GEU avec des signes d’hémopéritoine dans un
contexte de douleurs abdomino-pelviennes aigues chez une femme jeune.
Les éléments du diagnostic différentiel par rapport à une GEU sont :
- L’absence de facteurs de risque de pathologie tubaire
- L’absence de grossesse (bien qu’une grossesse intra-utérine soit présente dans (> 15% % des
cas) Sur le plan clinique, la douleur peut être d’apparition brutale en coup de poignard ; on
peut retrouver un facteur déclenchant (traitement anticoagulant, rapport sexuel). Elle est
latéralisée.
Sur le plan échographique, trois tableaux sont possibles :
- Image de corps jaune kystique avec un liquide finement échogène ou parfois hétérogène en
fonction de la lyse des caillots
- Image d’hémopéritone avec un épanchement dans le cul de sac de douglas et parfois dans le
cul de sac inter hépato-rénal
- Image mixte associant les deux tableaux précédents
La conduite à tenir dépend de trois critères :
Etat clinique
NFS
s’exposer aux engins explosifs improvisés ou marcher sur une mine. Selon les autorités
locales (maires et notabilités) aucun déplacement n’est possible en dehors des villages de ces
zones à cause de la présence des engins explosifs improvisés, des mines et des hommes armés
qui sont prêts à tirer sur toute personne qui est interceptée hors des villages [13].
3.3.3. Les principaux problèmes causés par ces conflits
Difficultés liées à l’accès aux consultations prénatales et aux soins ;
Difficultés liées à l’insuffisance financière ;
Difficultés liées à la prise en charge des urgences obstétricales et au système de
référence/évacuation ;
Difficultés liées à l’utilisation des services de santé ;
L’inaccessibilité géographique ;
L’insécurité alimentaires ;
L’absence d’infrastructures routières reliant les villages de la commune entre eux,
l’existence d’engins explosifs improvisés, des mines et les braquages de tout genre
rendent dangereux tout déplacement dans la zone par voie routière. Dans une telle
insécurité il est dangereux sinon impossible pour les femmes enceintes ou dans les
suites de couche en demande de soins d’urgence d’accéder à un établissement
sanitaire opérationnel.
3.4. Décès maternels et périnatales : [28 29]
3.4.1. Définition du décès maternel
C’est le décès d’une femme pendant la grossesse pendant l’accouchement ou dans les 42 jours
suivant l’accouchement sans tenir compte de la durée ou du site de la grossesse pour une
cause liée a ou aggravée par la grossesse ou par son traitement mais non pour des causes
accidentelles ou fortuites ;
En 1967, la Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique (FIGO) définissait la
mort maternelle comme « la mort de toute femme succombant à n’importe quelle cause, que
ce soit pendant la grossesse ou les 42 jours suivant son issue, sans tenir compte de la durée ou
du siège de la gestation ». L’OMS repartit les causes de décès maternels en 2 groupes :
- Décès par cause obstétricale directe : ce sont ceux qui résultent des complications
obstétricales (grossesse, travail d’accouchement et suites de couche).
- Décès par cause obstétricale indirecte : Ils résultent d’une maladie préexistante ou d’une
affection apparue au cours de la grossesse sans qu’elle soit due à des causes obstétricales
directes, mais qui a été aggravée par les effets physiologiques de la grossesse.
METHODOLOGIE
4. METHODOLOGIE
4.1. Cadre d’étude
Notre étude s’est déroulée à l’hôpital Sominé DOLO de Mopti dans le service de
Gynécologie-Obstétrique.
4.1.1. Présentation de la région de Mopti
La région de Mopti, d’une superficie de 79017 km² est la 5 éme région administrative du Mali.
La majorité du territoire de cette région est située en zone sahélienne.
La région de Mopti est divisée en deux grandes zones agro – écologiques, qui sont :
La zone exondée : située en grande partie à l'Est, elle comprend les cercles de Bankass, de
Bandiagara et de Koro ainsi qu'une partie des cercles de Djenné, de Mopti et de Douentza.
Cette zone est divisée en deux parties : La partie montagneuse et rocheuse (Bandiagara) et
la partie de la plaine (Bankass).
La zone inondée ou le delta intérieur du Niger : C’est une vaste zone marécageuse
pendant la saison de la crue annuelle du fleuve. Cette zone comprend les cercles de
Youwarou, de Tenenkou et une partie importante des cercles de Douentza, de Mopti et de
Djenné.
La région de Mopti est au cœur du Mali. La population s'élève à 2.037.330 (2009) habitants,
soit plus de 15 % de la population totale du Mali.
La plupart des ethnies y sont représentées : 26 % de Bambara, 23 % de Peulh, 18 % de
Songhoï, 11 % de Bozo, 9 % de Dogon.
Le taux d’accroissement de la population pour l’année 2009 était de 3 %.
Près de 50 % de la population de cette région a moins de 15 ans et la majorité vit en zone
rurale.
Les familles de la région de Mopti vivent de la pêche, de l'agriculture, de l'élevage, du
commerce et du tourisme.
L'agriculture est dominée par la culture des céréales dont la production dépend de la
pluviométrie et de la crue du Niger.
Le cheptel de la région est le plus important du Mali.
Le secteur tertiaire de l'économie de la région semble être largement en croissance, grâce au
tourisme.
La région dispose, en effet, des sites touristiques les plus fréquentés au Mali qui sont Djenné
et sa grande mosquée, le pays Dogon et Mopti la Venise malienne.
4.1.2.4. Économie
Elle est essentiellement dominée par l’agriculture, l’élevage, la pêche, le commerce,
l’artisanat et le tourisme.
Un comptoir d’orientation ;
Le bureau du service social ;
Un point de vente pharmacie du jour ;
L’atelier de lunetterie ;
Un point de vente des lunettes ;
Un poste de sécurité ;
Les toilettes.
o Bâtiment central : Il regroupe les services médicochirurgicaux et techniques et
l’administration. II se compose de plusieurs zones :
Un hall d’arrivée
Une zone des consultations externes « boulevard des consultations » composée par :
Un hall d’accueil ;
Deux bureaux de consultation médicale ;
Un bureau de consultation gynécologique ;
Une salle d’exploration fonctionnelle endoscopique ;
Deux bureaux de consultation chirurgicale ;
Le service d’odontostomatologie ;
L’unité d’oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico faciale ;
L’unité de kinésithérapie ;
Le service d’ophtalmologie ;
Les toilettes.
o Une zone technique qui comprend :
Le laboratoire ;
L’imagerie médicale.
o Une zone des urgences « boulevard des urgences » qui comprend :
Le service des urgences ;
La salle de réanimation ;
Le bloc opératoire.
o Une zone d’hospitalisation qui comprend :
L’hospitalisation chirurgicale ;
L’hospitalisation médicale ;
Un point de vente de la pharmacie hospitalière.
o Un service de pédiatrie qui comprend :
Un hall d’accueil ;
Deux salles de consultation ;
Une zone d’hospitalisation ;
Une zone médicotechnique ;
Les toilettes.
o Un service de gynéco-obstétrique qui comprend :
Un hall d’accueil ;
Une zone d’hospitalisation ;
Une zone médicotechnique ;
Un bloc opératoire ;
Les toilettes.
o Le poste de commande médical situé au 1er niveau, comprend :
Le bureau du Directeur Général Adjoint ;
Le bureau du Surveillant Général ;
Le bureau du chargé du SIH ;
Huit bureaux de médecin ;
Une salle des internes ;
Une salle de télémédecine ;
Une salle de cyber espace ;
Une salle de réunion ;
Les toilettes.
o L’administration située au 2ème niveau, comprend :
Le bureau du Directeur Général ;
Le bureau du président de la CME ;
Le Secrétariat Général ;
Le bureau de l’informaticien ;
Le bureau de l’agent comptable ;
Le local informatique ;
Le bureau du comptable matière ;
Le bureau du contrôleur financier ;
Le bureau du gestionnaire des ressources humaines et du technicien d’hygiène ;
Le bureau du standard ;
La salle des archives ;
Le service reçoit les patientes de la ville de Mopti et environnants ainsi que les patientes
référées des CSCOM et des CS Réf des autres cercles.
4.2. Type d’étude
Il s’agissait d’une étude transversale descriptive et prospective utilisant un questionnaire pour
évaluer les urgences gynécologiques et obstétricales dans un contexte humanitaire à l’hôpital
Sominé DOLO de Mopti.
4.3. Période d’étude
Elle s’est déroulée du 1er janvier au 31 septembre 2020.
4.4. Population d’étude
Il s’agissait de toutes les patientes, âgées de 15 à 49 ans admises dans le service de
gynécologie-obstétricale de l’hôpital Sominé DOLO de Mopti.
4.5. Critères d’inclusion
Toutes les patientes admises en urgence dans le service pour affections gynécologiques ou
obstétricales mettant en jeu à court terme le pronostic vital de la mère et /ou du fœtus
4.6. Critères de non-inclusion
Toutes les patientes admises à l’hôpital Sominé DOLO de Mopti chez qui l’urgence
obstétricale ou gynécologique n’a pas été étiquetée.
4.7. Taille de l’échantillon
Selon le rapport annuel de l’hôpital Sominé DOLO de Mopti de 2020 ; environ 1960 patientes
ont été admises pour des urgences gynécologiques. Le calcul de la taille de l’échantillon de
cette étude a été fait à l’aide du logiciel EPI Info version 7.2. Les paramètres suivants ont été
utilisés : Marge d’erreurs à 5% ; Intervalle de confidences à 95% ; Distribution des réponses à
50%.
Le calcul de la taille de l’échantillon utilisant les paramètres ci-dessus a donné un échantillon
requis qui est de 322.
4.8. Méthodes
a) Collecte des données : Les sources suivantes ont été exploitées pour la collecte des
données : Les dossiers obstétricaux, Les carnets de consultation prénatale, Le registre
d’accouchement, Le registre de référence/évacuation, Le registre de la césarienne, Le
registre des urgences obstétricales, Le registre de décès maternel et des supports
d’évacuation (fiche d’évacuation, partogramme).
b) Matériel/Déroulement : Le mètre ruban pour la mesure de la hauteur utérine ; Le
stéthoscope de pinard permet d’écoute les bruits du cœur fœtal ; Le cardiotopographe
permet d’écoute les bruits du cœur fœtal et d’évalue les contractions utérines ; Le thermo
flash permet de prendre la température ; Le brassard manuel permet de prendre la tension
artérielle ; Bandelette urinaire pour faire la protéinurie ;
Les inclusions ont été faites par les internes et dépendait de leurs présences.
Chaque patientes admis dans le service a été enregistré et soumis à un examen clinique
minutieux, et le traitement instaure selon le protocole avant l’élaboration du dossier la
patiente a été confortablement installe dans un lit.
c) Variables étudiées :
Tableau I : répartition des variables étudiées
RESULTATS
5. RESULTATS
5.1. Fréquence
Pendant la période d’étude du 1er janvier au 30 septembre 2020 nous avons enregistré 600
urgences gynécologiques et obstétricales sur 1960 patientes admises soit 30,61%
15%
10%
3.67%
5%
0%
≤ 19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44
La tranche d’âge la plus représentée était de 20-24 soit 24,83%. Avec un âge moyen de
27ans.
95.67%
100.00%
90.00%
80.00%
70.00%
60.00%
50.00%
40.00%
30.00% 3.83% 0.50%
20.00%
10.00%
0.00%
Célibataire Mariée Veuve
Résidence Effectif %
Mopti 438 73,0
Djenne 48 8,0
Douentza 42 7,0
Bandiagara 26 4,33
Bankass 20 3,33
Koro 10 1,67
Youwarou 9 1,5
Tenenkou 7 1,17
Total 600 100,0
Ethnie Effectif %
peulh 191 31,83
Bambara 135 22,5
Dogon 109 18,17
Bozo 78 13
Sonrhaï 40 6,67
Malinké 16 2,67
Bobo 13 2,17
Soninké 9 1,5
Mossi 7 1,16
Maure 2 0,33
Total 600 100,0
Primaire 33 5,5
Secondaire 39 6,5
Supérieur 10 1,67
Ambulance 306 51
Transport commun 86 14,33
Moto 60 10
Taxi 11 1,83
Autre 6 1
43%
La famille
ONG
Système national R/E
51%
6%
Parité Effectif %
Mort ne 52 8,67
Avortements 30 5
Cardiopathie 14 2,33
Diabète 9 1,5
Asthme 5 0,83
Drépanocytose 2 0,33
autres 1 0,17
Epilepsie 1 0,17
Hémopathie 1 0,17
Césarienne 92 15,33
GEU 9 1,5
autres 5 0,83
Myomectomie 4 0,67
15%
1à2
3 et plus
Aucune
23%
62%
Matrone 86 16,79
Aide-soignante 11 2,15
Lettre 56 10,94
La majorité des patientes évacuées avaient une fiche d’évacuation soit 59,76%.
Tableau XIV : Répartition des patientes selon le temps mis en cours de route
<1 330 55
4-5 52 8,67
3-4 38 6,33
≥6 29 4,83
imprécis 6 1,0
La majorité des patientes mettaient moins de 1H de temps en cours de route avant d’arriver à
l’hôpital soit 55%.
3-15 330 55
≥16 270 45
55% des patientes avaient parcourue une distance entre 3-15 Km.
5.4. Difficultés :
Tableau XVI : Répartition des patientes selon les raisons du retard à l’admission
imprécis 9 1,5
Non 570 95
Oui 30 5
5% de nos patientes avaient des lésions avec 3 cas de blessure par arme à feu sur grossesse et
5 cas de traumatisme suite à l’application de la charia par le fouet
CUD/grossesse 73 82,95
autres 10 11,36
RPM 5 5,68
Total 88 100,0
Les patientes venues d’elles-mêmes pour CUD/grossesse étaient majoritaires avec 82,95%.
La plupart des patientes ont été reçues par des sages-femmes soit 65,5%.
Tableau XXII : Répartition des patientes selon les traitements reçus avant l’évacuation
Tableau XXIII : Répartition des patientes selon leur état général à l’admission
Bon 99 16,5
La majorité des patientes avaient un état général passable à l’admission soit 52,67%.
Taille Effectif %
Conjonctives Effectif %
Tableau XXVII : Répartition des patientes selon l’état du bassin des parturientes
Bassin-limite 18 4,11
BGR 7 1,59
Bassin-asymétrique 2 0,46
5.5. Thérapeutiques
Tableau XXVIII : Répartition des patientes selon le traitement institué après l’admission
Tableau XXIX : Répartition des patientes selon les moyens thérapeutique obstétricaux
chirurgicaux
Salpingectomie 20 3,94
Hystérographie 18 3,54
Hystérectomie 16 3,15
AMIU 16 3,15
Tableau XXX : Répartition des patientes selon les moyens thérapeutiques médicaux
Antihypertenseurs 40 43,48
Antibiothérapie 10 10,87
Antipaludiques 9 9,78
Total 92 100
Laparotomie 62 12,43
Normal 36 7,21
Instrumental 30 6,01
Eclampsie 82 22,10
Pré-éclampsie 51 13,75
SFA 27 7,28
HRP 20 5,39
Tableau XXXV : Répartition des patientes selon le nombre de poche de sang transfusé
3à4 70 47,62
>5 27 18,37
1à2 50 34,01
5.6. Pronostic
5.6.1. Maternel
Tableau XXXVI : Répartition des patientes selon la quantité de l’hémorragie
Hémorragie Effectif %
Moyenne 102 17
Petite 29 4,83
Abondante 10 1,67
Aucune 354 59
Anémie 78 13
Infection 20 3,33
Cardiopathie 6 1
OAP 6 1,0
Tableau XXXVIII : Répartition des patientes selon les complications maternelles dans les
suites de couche
Hémorragie 35 54,69
Total 64 100,0
Tableau XL : Répartition des patientes selon les causes du décès due à l’hémorragie
PPH 6 17,15
HRP 5 14,28
GEU 3 8,57
Total 35 100
Décédée 64 10,67
Evadée 4 0,67
6 à 21 90 15
< 1j 70 11,67
4à5 56 9,33
La durée moyenne de séjour est de 5 jours avec des extrêmes d’une heure à 21 jours
Réanime 26 5,94
Malformation 3 0,68
Tableau XLIV : Répartition des patientes selon le score d’Apgar de leur enfant
APGAR Effectif %
≥7 259 59,13
Causes Effectif %
Asphyxie néo-natale a été la cause de la mortalité fœtale la plus représentent soit 53,92%.
3500-4000] 55 12,56
>4000 25 5,71
Hypotrophie 50 11,42
SFA 47 10,73
Prématurité 40 9,13
Macrosomie 15 3,42
Traumatisme 8 1,83
Délivrance Effectif %
Artificielle 30 6,73
Aucune 64 82,05
Total 78 100,0
Tableau L : Répartition des patientes selon la source de financement de la prise en charge
ONG MUSSO 36 6
MSF 30 5
CICR 8 1,33
74,17% des patientes ont bénéficié d’une prise en charge gratuite, dont 61,84% sont assurées
par l’état.
COMMENTAIRES ET
DISCUSSION
6. COMMENTAIRES ET DISCUSSION
Approche méthodologique
Il s’agit d’une étude transversale descriptive et prospective utilisant un questionnaire pour
évaluer les urgences gynécologiques et obstétricales dans un contexte humanitaire à l’hôpital
Sominé DOLO de Mopti.
Les résultats obtenus ont permis un certain nombre de commentaires :
En fonction du caractère de la zone de résidence, 20,5% des patientes résidaient dans les
zones inondées de la région. Ce taux est supérieur à celui de SARAMPO. A [4] 13,7%.
Ce taux n’est pas négligeable quand on sait que le moyen de déplacement demeure
exclusivement la pirogue ou la pinasse, en période de crue des fleuves qui dure six à huit mois
de l’année.
En plus elles constituent les principales zones de conflits de la région, par l’occupation des
groupes armés.
Durant notre étude, le retard à l’évacuation était directement lié aux attaques par les groupes
armés dans 3% de cas, par arrêt des ambulances et le contrôle des personnels á bord ; la
dégradation des routes est de 17,67% ; 2% des cas sont tombés dans une embuscade ; 4,83%
cas ont signalé que le trajet est long ; et dans 2,33% des cas ont signalé un manque de moyen.
La situation sécuritaire dans la région, influence les évacuations obstétricales par recours
tardif de la communauté vers les centres de santé et l’arrêt des ambulances pendant
l’évacuation.
- L’insuffisance de ressources financées des patientes ;
- Absence de système de subvention pour soutenir le coût de certaines urgences ;
- Disparité de la répartition et dans la PEC par des organismes humanitaires dans la
région de Mopti
6.1. La fréquence
Sur 1960 patientes admises nous avons colligé 600 cas d’urgences gynéco-obstétricales soit
30,61%.
La crise multidimensionnelle connue par le Mali a beaucoup impacté sur le système de santé
de la reproduction au centre du pays. Cette étude dans un contexte humanitaire est une
première sur les urgences gynécologiques et obstétricales dans cette région.
Ce résultat est similaire à celui trouvé par SALL. L.A en 2013 [15] qui était de 30,10%, et de
TRAORE. Y [16] 31,74%. ; mais d’autres auteurs avaient trouvé, CISSE. S.A [17],
SAVADOGO. S [18] ; MAIGA. D [30] et OUATTARA.D[25] ; des taux plus bas :
28,24% ; 28,1% ; 23,5% ; et 3,67%.
Cette fréquence élevée pourrait s’expliquer par le fait que l’hôpital est le seul centre de
référence de 2ème niveau de la région prenant en charge la majorité des urgences gynéco-
obstétricales du fait de son plateau technique.
6.2. Les caractéristiques sociodémographiques :
Concernant l’âge : la classe d’âge la plus fréquente était celle comprise entre 19-29 ans avec
64,6%. Cette tranche correspond à la période ou l’activité génitale est la plus intense.
De nombreux auteurs africains ont rapporté respectivement dans les tranches 14 à 19ans ; 19-
29 ans ; 20-35ans ; 20-30 ans 45,33% ; 55,6 % ; 75,9% ; 41,9%. [16 19 15 18]
La classe d’âge des adolescentes (≤ à 19 ans) représentait 23%. Ce jeune âge pourrait
s’expliquer par le mariage précoce des filles et la précocité des rapports sexuels d’où la
survenue de grossesse précoce.
Les ménagères étaient les plus représentées avec 83%. Cela s’explique par le fait que la
majeure partie de la population est constituée de femmes au foyer.
On note également une prédominance des ménagères dans l’étude de SALL. L.A et
TRAORE. Y avec 94,8% et 99,23 %. [15 16]
La plus petite taille était de 130 cm et la plus grande est de 180 cm.
- La majorité des patientes avaient un bassin normal soit 93,84%. Le bassin était généralement
rétréci chez 1,60%. Ce chiffre est plus élevé que celui de SALL. L.A pour le bassin normal et
plus bas pour le bassin généralement rétréci soit 66,2% et 8,3% [15]
La consultation prénatale n’a pas été réalisée par 62,33% des femmes. Seulement 22,60% ont
au moins trois (3) consultations prénatales.
Ce chiffre est supérieur à celui de SALL. L.A [15] 22,4% %, CISSE S.A [17] 37,01%,
SAVADOGO. S [18] 38,5% et de TRAORE. Y [16] 29,45%
Ce résultat peut s’expliquer par les problèmes économiques, le niveau bas d’alphabétisation
de la population, l’inaccessibilité géographique et l’insécurité.
L’absence de surveillance pendant la grossesse et la mauvaise qualité des consultations
prénatales constituent un facteur évident de risque au cour de la grossesse et de
l’accouchement. [15]
Dans notre étude, 88,83% des patientes n’avaient pas d’antécédent médicaux et 11,17% de
nos femmes avaient une pathologie associée à la grossesse. Parmi ces pathologies l’HTA et
l’insuffisance cardiaque étaient les plus fréquentes avec respectivement 5,67% et 2,33% des
cas. Cette fréquence est inférieure à celui de CISSE. S.A [17] qui avait respectivement 50%
et 22,72% des cas pour ces différentes pathologies
Dans notre étude la très grande majorité de nos patientes provenait du district sanitaire de
Mopti soit 73%. Il s’agit du district qui habite en même temps le site de notre étude.
-L’ambulance a été le moyen de transport le plus utilisé avec 51%. Cette fréquence est
inférieure à celui de SALL. L.A [15]66,2% et de SAVADOGO. S [18] 60,9%.
Les transports des malades ont été assurés à bord d’ambulance non médicalisées pour la
plupart. Cependant certaines patientes ont accédé à l’hôpital par transport en commun.
L’évacuation a concerné 85,33% des patientes ;14,67% étaient des consultantes venue d’elles-
mêmes.
Certains auteurs africains [15-4] ont rapporté des taux variables soit 80% et 20% pour SALL.
L.A ; 60,7% et 39,3% pour SARAMPO.A.
La difficulté d’accessibilité géographique et l’éloignement des structures SONUB de l’hôpital
et son statut de 2eme référence pourrait s’expliquer le nombre élevé de patientes évacuées
vers notre structure.
Une fiche de référence/évacuation les accompagnait dans 59,76% des cas.
Pour certaines études similaires au Mali dont celles de TRAORE. Y et SALL. L.A des taux
de patientes évacué avec un partogramme était de 23,87% [16] ou avec une fiche de
référence/évacuation 17,24% 62,66% [15 16].
Les supports utilisées dans la R/E doivent accompagner toutes les patientes. L’insuffisance
dans l’utilisation de ces supports pourrait s’expliquer par la présence du personnel non
qualifié dans la plupart de ces structures périphériques.
6.3. Les principales pathologies retrouvées :
Concernant les avortements : L’avortement concerne toutes les femmes en période d’activité
génitale quel que soit l’âge.
La fréquence de l’avortement spontané est de 1,67% de l’ensemble des accouchements.
Notre taux plus bas d’avortement s’explique du fait que la plus part de nos femmes ne se
rendent à l’hôpital, sauf en cas de complications.
Cette fréquence est largement inférieure à celui de KONE. B [21] 41,1% ; et de
SAVADOGO. S [18] 2,1%
Selon SEGUY B. et coll. [22] 10-20% des grossesses se terminent par un avortement.
Les avortements avec hémorragies plus ou moins abondantes et souvent dramatiques sont les
plus rencontrés.
Dans trois (3) cas, il s’agissait de complication hémorragique suite à un avortement provoqué
soit 0,5%.
L’augmentation de ce taux pourrait s’expliquer par le niveau d’instruction de ces femmes par
rapport à la santé, ce qui favorise la survenue des infections et d’autres complications à long
terme.
Concernant la GEU : Sa fréquence est de 5% de l’ensemble des accouchements du service.
Cette fréquence élevée serait en rapport avec la recrudescence des infections sexuellement
transmissibles et essentiellement l’augmentation du nombre des infections tubaires.
WESTROM L. Estime que 50% des cas de GEU surviennent sur des trompes déjà infectées.
En France [18] la fréquence varie entre 1,7 et 2,2% des grossesses.
Notre pourcentage est superposable à celui de SAWADOGO. S [18] 4,0% ; et supérieur à
celui de SISSOUMA. F [31] 1,16%.
Nous avons déploré trois (3) cas de décès maternel soit 4,68% des urgences gynécologiques.
Ce taux est inférieur à celui de S. SAVADOGO [18] 8,2% décès maternels liés à la grossesse
ectopique rompue
Lopredo et collaborateurs [23] signalent une diminution générale du taux de mortalité par
grossesse ectopiques ces 20 dernières années.
Cette diminution de la mortalité s’explique par le fait que l’examen anodin d’échographie
semble être donnée devant tout cas de syndrome douloureux du pelvis associé ou non à une
métrorragie d’où le diagnostic très précis et une prise en charge adéquate.
Concernant la RU : La fréquence de la rupture utérine sur l’ensemble de accouchements du
service est de 5,67%.
Cette fréquence est en rapport avec les évacuations tardives et l’absence de moyen de prise en
charge adéquate et rapide de ces urgences.
Elles sont la conséquence des dystocies méconnues ou négligées, d’expression intempestive
dans les maternités périphériques et de l’emploi abusive d’ocytocine. [15]
Ce taux est inférieur à celui de CISSE S. A [17] 6,76% ; et supérieure à celui de SALL.L.A
[15] 3,8% ; CISSE. B [20] 3,7% ; SARAMPO. A [4] 2,2 % et de MAIGA. I.B [24] 0,3%.
Parmi les 34 cas de rupture utérine, nous avons réalisé l’hystérorraphie chez 18 parturientes et
l’hystérectomie chez les 16 autres.
La rupture utérine, complication redoutable constitue chez nous un problème sérieux de santé
publique, exposant à une lourde mortalité et morbidité fœto-maternelle.
Huit (08) patientes sont décédées dans un tableau de choc hémorragique suite à la rupture
utérine.
Notre taux de mortalité maternelle due à la rupture utérine : 12,5% ; est inférieur à ceux de
CISSE S.A [17] 21,05% ; et de SAVADOGO. S [18] 16,2%.
Concernant le PP : La fréquence du placenta prævia est de 4,67 % soit 28 cas sur l’ensemble
des accouchements effectués dans le service.
Ce taux est inférieur à ceux trouvés par SALL.L. A [15] 5,9% et CISSE S.A [17] 9,25% et
supérieure à celui de SAVADOGO. S [18] 2,3%.
Cette pathologie était le plus souvent rencontrée chez les multipares, les femmes d’âge
supérieur à 30 ans. Cet accident est rare en Europe en témoignant les chiffres qui varient entre
0,28% et 0,50%.
En Asie les taux varient entre 0,41% et 1%.
Sur le continent Africain le PPH reste relativement rare, les chiffres varient entre 0,33% et
0,99% [17].
Dans dix-huit [18) cas la césarienne a été pratiquée.
Nous avons déploré Six (06) cas de décès maternel soit 9,375%
Cette fréquence est inférieure à celui de CISSE S.A [17] 11,54%, et supérieure à celui de
SALL. L.A [15] 5,88%.
Nos taux sont différents de ceux des pays développés par l’espacement des naissances et la
rareté des multipares.
Concernant l’HRP : Nous avons trouvé 20 cas d’HRP soit une fréquence de 3,33%.
Cette fréquence est plus bas que ceux de certains auteurs tels que CISSE S.A [17] 8,18% ;
SALL. L.A [15] 4,5% ; TRAORE. Y [16] 10,39 % ; SARAMPO. A [4] 8,9% et de S.
SAVADOGO [18] 4,1% et supérieure à celui de FANE.S et coll. [32] 2,21%.
Des études occidentales ont rapporté des fréquences autour de 0,5 à 1% [32]
Cette différence pourrait s’expliquer par les approches méthodologues utilisées dans ces
études
Nous avons enregistré cinq (5) cas de décès maternel soit 7,81%. Cette fréquence est
inférieure à celui de SAVADOGO. S [18] 27% et supérieure à celui FANE. S et coll. [32]
2,26% et de SISSOUMA. F [31] 1,16 %.
Certes, il est supérieur à ceux des pays développés qui reste inférieur à 1%.
Ceci grâce à une prise en charge rapide et adaptée en milieu de réanimation.
Nos cas de décès s’expliquent d’une part, par la faible couverture sanitaire en zone
périphérique, le retard des patientes à recourir aux centre de santé, les conditions d’évacuation
et d’autre part, par l’insuffisance de mesure de réanimation efficace dans la région.
Concernant l’hémorragie de la délivrance : La fréquence des hémorragies de la délivrance sur
l’ensemble des accouchements du service est de 6,67 % soit 40 cas.
Cette fréquence est supérieure à celui de CISSE S.A [17] 2,85% ; et de SALL. L.A [15] 4,1%
et inférieure à celui de SAVADOGO. S [18] 15,6%.
Nous avons déploré Treize (13) décès maternel soit 20,31%
Ce taux est largement inférieur à celui de CISSE S.A [17] 50% et de SAVADOGO. S [18]
27%
Dans notre étude l’hémorragie demeure la première cause de décès avec 54,69%.
La même situation est rapportée par SAVADOGO. S [18] avec un taux inferieure au notre
38,1% mais également en France pour un taux de 21,1% [18] et un taux plus élevé observe
dans l’étude de SARAMPO. A [4] 60,0 %.
La mortalité maternelle par hémorragie obstétricale a diminué en France (actuellement 1,6
décès/100 000 naissances vivant) ; mais elle demeure la première cause de décès maternel et
la plus évitable [33].
Notre pourcentage d’infection 8,49 % soit 51 cas. Cette fréquence est supérieure à celui de
CISSE S.A [17] 6,40% ;
Cela peut s’expliquer par l’amélioration dans la prévention des infections par
l’antibioprophylaxie, l’asepsie au bloc opératoire.
Notre taux de mortalité due à l’infection ;14,06% est inférieure à celui de CISSE S.A [17]
27,78%
En Côte d’Ivoire au CHU de Cokody 15% des décès sont liés à l’hémorragie alors que dans
les zones rurales 60% à 70% des décès sont imputables à l’hémorragie soit quatre fois plus
[17].
Nous constatons que la mortalité par hémorragie est un problème crucial dans tous les pays
avec une prédominance dans les pays en voie de développement.
Le dépistage systématique des grossesses à haut risque ainsi que les soins obstétricaux et
néonatals d’urgence permettent de lutter contre la mortalité maternelle et fœtale.
Concernant les dystocies mécaniques : Elles sont représentées par les BGR les bassins limites
et les bassins asymétriques.
Les bassins pathologiques représentant 15 % soit 90 cas dans notre étude est inferieure a ceux
retrouvés dans les études de CISSE S. A [17] 18,15% ; et supérieure à celui de SALL. L.A
[15] 7,2% ; SAVADOGO. S [18] 2,8% et de SARAMPO.A [4] 12,2%
En Europe les déformations pelviennes sont rares grâce au dépistage précoce et à
l’augmentation du niveau socio-économique et aux nouvelles méthodes thérapeutiques.
Concernant la dystocie dynamique : Il peut s’agir d’une hypocinésie, d’une hypercinésie, ou
d’une hypertonie utérine.
La fréquence de la dystocie dynamique sur l’ensemble des accouchements du service est de
7,33 % soit 44 cas.
Notre fréquence est superposable à celui de SALL. L.A [15] 7,9% ; et inferieure à celui de
CISSE S.A [17] 10,67% ; un taux plus faible est rapporté par SAVADOGO. S [18] 0,07%.
Ce pourcentage élevé dans notre étude peut s’expliquer par l’utilisation abusive d’ocytocique
dans les maternités périphériques qui perturbe la dynamique utérine.
Concernant l’hypertension artérielle et ses complications : La fréquence de l’hypertension
artérielle et ses complications est de 19,34% soit 116 cas.
Ce résultat peut être expliqué par l’irrégularité des femmes à la consultation prénatale.
La pré éclampsie représentée 5,17% soit 31 cas
Ce pourcentage est supérieur à celui de CISSE S.A [17] 1,42% et de SAVADOGO. S [18]
1,7%.
L’éclampsie : 85 cas soit 14,17% supérieur à celui de CISSE.S. A [17] 11,39 ; SALL. L.A
[15] 2,4% et de SAVADOGO. S [18] 7,5%.
Le sulfate de magnésium a été administrés systématiquement chez ce groupe de patientes et la
nicardipine en fonction de la sévérité des chiffres tensionnels.
Le taux de mortalité maternelle 31,25% est supérieure à celui de CISSE S. A [17] 22,22%.
Cette pathologie est fréquente chez les primipares et les jeunes (16ans).
Concernant la SFA : La fréquence de la SFA est de 7,84% soit 47 cas
La césarienne a été effectuée dans 27 cas soit 7,28% et le forceps a été appliqué dans 20 cas
soit 66,67%.
Le diagnostic de souffrance a été posées en fonction de la couleur du liquide amniotique
(meconial) et de la modification des bruits du cœur fœtal (bradycardie ou tachycardie).
Tous ces nouveau-nés ont été réanimés.
Notre taux de césarienne pour SFA est inférieur à celui de SALL. L.A [15] 25,2 % ; et de
CISSE S.A [17] 20,77% ; et supérieure à celui de SARAMPO. A [4] 5,5% et de
SAVADOGO. S [18] 5,1%.
Concernant la procidence de cordon : Le taux de la procidence du cordon est de 4,83% soit 29
cas ; notre taux est supérieur à celui de CISSE S.A [17] 3,20% ; SALL. L.A [15] 1,7% et de
SAVADOGO. S [18] 0,8%.
Dans neuf (09) cas, l’accouchement par voie basse a été autorisé en raison de l’absence de
battement au cordon solde par l’accouchement de 9 mort-nés frais.
Le touché vaginal appuyé jusqu’au bloc opératoire et la césarienne ont été
Systématiques dans tous les cas de procidence avec cordon battant 5,39%(20 cas).
SAVADOGO. S [18] (20 Cas) et CISSE. S.A [17] ont rapportées respectivement 66,7% et
1,93%.
Concernant la menace d’accouchement : Le taux de la menace d’accouchement est de
1,67% soit 10 cas ; cette fréquence est supérieure à celui de SAVADOGO. S [18] 0,8% et
inférieure à celui de CISSE. S.A [17] 3,56%.
6.4. Le traitement institué
Dans le souci constant de secourir ces mères épuisées par plusieurs heures voire plusieurs
jours de travail ; une large indication de césarienne a été retrouvé chez une grande proportion
de patiente de notre étude. C’est ainsi que 73,03% de nos femmes ont accouché par
césarienne.
Ce taux de césarienne est superposable à ceux de CISSE S.A [17] 73,67% ; et inférieure à
celui de SALL. L.A [15] 82,41% ; et supérieure à celui de KOUYATE. H [19] 29,06% ;
TRAORE. Y [16] 51,78% ; SARAMPO. A [4] 55,1 % et de SAVADOGO. S [18] 50,6%
Ce taux élevé peut s’expliquer par les indications de cette intervention pour les parturientes
qui avaient après de très longues durée de travail avec accès difficile aux structures de santé.
Par ailleurs nous avons effectué 8 césariennes dont les indications étaient rares. Il s’agit des
blessures par armes à feu(BAF)3/600 soit 0,5% et dans 5/600 cas un traumatisme abdominal
soit 0,83%. Il s’agissait surtout des traumatismes consécutifs a des châtiments corporels.
- Le forceps a été pratiqué dans 5,91% des cas. Cette fréquence est inférieure à celui de
CISSE. S.A [23] 10,68% et supérieure à celui de SAVADOGO. S [18] 2,3%
- La fréquence de la laparotomie (hystérorraphie et hystérectomie d’hémostase) est de
6,69%. Ce taux est inférieur à celui de CISSE S.A [17] 7,76% ; et supérieure à celui de
SALL. L.A [15] 0,7%.
- La suture des parties molles a été réalisée dans 1,77% de nos patientes. Ce taux est inférieur
à celui de SALL. L.A [15] 3,4% ;
- La prise en charge médicale a été effectué dans 92 cas soit 15,33%. Cette fréquence est
supérieure à celui de SAVADOGO. S [18] 8,2%
- 74,17% des patientes ont bénéficié d’une prise en charge gratuite, dont 61,84% est assurée
par l’état. Cette forte proportion de gratuité assurée par l’état s’explique par la gratuite de la
césarienne depuis 2005. Du côté des humanitaires cette gratuite porte sur les activités de la
santé reproduction dans les zones couvertes et de grande insécurité.
6.5. Le pronostic :
Concernant le pronostic maternel : morbidité, des complications ont été enregistrées chez
37,66% des patientes.
Elles sont dominées par l’Anémie 24,5 %, AVC 1 %, Suppuration pariétale 5 %, psychose
puerpérale 3% ; insuffisance cardiaque 1,33% ; fistule vesico-vaginale 0,83%. Ce taux
hospitalisé est au-delà de la norme qui est de 15% des naissances attendues qui sont
susceptibles de se compliquer. Elle s’explique par le statut de l’hôpital qui n’a pas de
population.
Mortalité : Dans notre étude nous avons enregistré 64 décès maternels soit un taux de 10,67%.
Cela s’explique par la fréquence élevée des urgences, l’insécurité ; l’inaccessibilité
géographique ; et le manque de moyen de la prise en charge efficace et rapide des patientes.
Ce taux est superposable à celui de CISSE. S.A [17] 11, 03% et supérieure à celui de SALL.
L.A [15] 0,7% ; SAVADOGO. S [18] 4,5% ; SARAMPO. A [4] 1,5 % et de TRAORE. Y
[16] 3,66%.
Les jeunes femmes, les grandes multipares, les évacuées sont celles qui ont le plus succombé.
Les principales causes des décès ont étés (l’éclampsie, les hémorragies, et les infections). La
plupart de ces décès sont évitables d’où la nécessité d’une action conjointe des différentes
interventions dans le domaine de la santé maternelle.
Concernant le pronostic néonatal (morbidité et mortalité) s’apprécie pendant les premiers
jours de la vie.
La morbidité est encore difficile à définir mais par souci de conformité, nous considérons
comme morbide tout nouveau-né ayant un score d’Apgar inférieur à 7 comme décrit par de
nombreux auteurs ; 23,28% (soit 102 cas) dans notre étude.
Ces cas de morbidité ont fait l’objet d’une réanimation puis référés à la pédiatrie.
Mortalité : Notre taux de mortalité fœtale : 23,28% est inférieur à celui de CISSES. S.A
[17] 33,4% ; TRAORE. Y [16] 27,6% et de SAVADOGO. S [18] 26,2% et supérieure à celui
de SALL. L.A [15]6,29% et de SARAMPO. A [4] 21,10%.
Ce taux élevé de mortalité fœtale s’explique par le retard dans la prise en charge de certaines
complications prévisibles (l’HRP, placenta prævia et la rupture utérine)
- Durée d’hospitalisation :
La durée d’hospitalisation de 2 0 3 jours (260/600) cas était la plus représentée avec 43,33 %.
La durée moyenne de séjour a été de 5 jours, avec des extrêmes 6 heures pour les
accouchements normaux et 21 jours pour la suppuration pariétale et la fistule vesico-vaginale.
CONCLUSION
7. CONCLUSION
Les urgences gynécologiques et obstétricales sont fréquentes à l’hôpital Sominé DOLO de
Mopti et son domine par les urgences obstétricales. En temps normal les urgences
obstétricales constituant non seulement un problème médical mais aussi de sante publique.
Les conflits armés sont une entrave pour leur prise en charge.
C’est pourquoi l’intervention des organismes humanitaires pour alléger le fardeau sur les
patientes et l’état sont salutaire dans ce contexte de crise multifonctionnelle (conflit et
pandémie covid-19).
Le pronostic est mauvais marque par des décès maternels et néonatals d’où la nécessite de
conjuguer les efforts entre état et partenaires humanitaires pour réduire la mortalité et la
morbidité maternelle.
RECOMMANDATIONS
8. RECOMMANDATIONS
Pour améliorer le pronostic materno-fœtal nous formulons les recommandations suivantes :
Au personnel sanitaire
Dépister les facteurs de risque lors des CPN ? ;
Veiller à une surveillance adéquate du travail d’accouchement par l’utilisation
systématique et correcte du partogramme ;
A la population
Fréquenter régulièrement les services de la santé (CPN, accouchement assisté,
CPON, PF) ;
Se présenter au centre de santé le plus proche dès l’apparition d’un signe de
danger : saignement, crise convulsive, contractions utérines, perte des eaux ;
Eviter les accouchements à domicile ;
Aux autorités sanitaires et politiques
Scolariser les filles ;
Affecter les agents de sante qualifie dans ces zones inondées ;
Recycler les agents de santé pour la prise en charge des urgences
gynécologiques et obstétricales ;
Doter la région de Mopti en infrastructures adéquates (centres de santé), en
ambulances, en routes et pistes praticables pour faciliter l’accès à l’hôpital
Sominé Dolo de Mopti.
Aux ONG
S’impliquer davantage à la prise en charge des urgences gynécologiques et
obstétricales ;
Outiller les structures de santé en terme de matériels sanitaire ;
9. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1- Gasarabwe .M : plan de réponse humanitaire publie en mars 2021 page n°7
(www.humanita rianreponse.info/en/opérations/mali) ;
2- Kadima Mutombo. C; (2) Mumba Mukandila. A. ; (1) Biayi Mikenji. J. Profil et pronostic
des urgences obstétricales en salle de travail de la maternité Bonzola à Mbujimayi.Mali med
2015 ; 30(65).
3- Zahar D, gynécologue-obstétricien MSF. Accouchements compliqués Mortalité maternelle
Une crise évitable. Première publication mars 2012 ; p7 (www.msf;org)
4- Sarampo. A : Evaluation du système de référence / évacuation à l´hôpital Sominé Dolo de
Mopti thèse de médecine 2019 ; Bamako (Mali).
5- Lokossou M.S.H.S et coll. : Les Etiologies des urgences obstetricales à la maternite du
Centre Hospitalier Universitaire Départemental de l’Ouemeplateau (CHUD O/P) Au Benin.
Journal de la Société de Biologie Clinique du Bénin, 2017 ; N° 027 ; 52-58
6- Nanthilde. K et coll. : Evaluation des marche alimentaire région de MOPTI, GAO et
KIDAL en avril 2017 ; page n°30,31([email protected]).
7- ACT Formation 181 à 203 avenue Jean Jaurès 69007 Lyon Tél. 33 00/4 72 73 48 79 Fax
33 00/4 72 73 11 20 email : [email protected] ; page n°5,6 ; www.actformation.fr
8- Coulibaly. M.B. Evaluation des activités de médecine humanitaire en période de conflit
armé dans le cercle de Niafunké au Mali. Thèse de médecine 2015 ; Bamako(Mali).
9- Aurélien Tobie (France) ; SIPRI Insights on Peace and Security ; le centre Mali : violences
et instrumentalisation croisées ; No. 2017/5; Décembre 2017; page n°1(www.sipri.org).
10- Sidibé A et coll. : Antibioprophylaxie pour chirurgie de médecine humanitaire en zone de
conflit au Mali Antibiotic prophylaxis for surgery in human medicine in conflict zone in Mali.
Rev Mali Infect Microbiol 2018, Tome 12 ; Page 53.
11- Comité international de la Croix-Rouge ; les femmes et la guerre ; juin 2015; page
n°10(www.cicr.org).
12-Gasarabwe. M : plan de réponse humanitaire janvier-décembre 2018
(www.humanitarianresponse.info/en/opération/mali.
13- Direction Régionale de la sante de MOPTI ; Rapport de la mission d’investigation des
cas de maladie Inhabituelle dans les aires de sante de Douna, Niagassadiou Et Tiguila
commune de Mondoro, cercle de Douentza ; Mondoro, le 05 Août 2018
14- Emmanuelle. L et coll. : Alain COMBES ; La Collection Hippocrate Épreuves Classantes
Nationales maladies infectieuses santé publique ; I-7-75 ;2003-2005.
15- Sall. L.A. Les urgences obstétricales au centre de sante de référence de dioila à propos de
290 cas. Thèse médicale Bamako(Mali) en 2013 ;
16- Traore. Y : Evaluation du système de référence/évacuation des urgences obstétricales au
CSREF de Nioro du sahel thèse de médecine 2015 à 2018 Bamako(Mali).
17- Cisse. S.A. Prise en charge et pronostic des urgences obstétricales à l’hôpital Sominé
Dolo de Mopti à propos de281 cas. Thèse MED Bamako(Mali) 2008, 300 cas.
18- Savadogo. S : Les urgences gynécologiques et obstétricales au CHU du point g thèse de
médecine 2012 Bamako(Mali) ;
19- Kouyaté. H. Evacuation obstétricales reçues au centre de sante de référence de la
commune III du district de Bamako thèse de médecine 2019 Bamako(Mali).
20- Cisse. B. Evaluation du système de référence/évacuation des urgences obstétricales au
CSREF de Marakala thèse de médecine 2013 Bamako(Mali).
21- Koné. B. Les avortements compliques admis dans le département de la gynécologie
obstetrique du CHU Gabril TOURE prise en charge et pronostic maternel thèse de médecine
2020 Bamako(Mali)
22- Séguy B. et J. H. Baudet. Révision accélérée en obstétrique 1983 Maloine
23- Lopredo V., Tesquier, Paris fx de. Brux j. La grossesse extra-utérine Encycl. Med. Chir.
(Paris, France) Gynécologie 700 A10. 6-1984. 20p
24- Maiga. I.B. pronostic materno-foetal des evacuations sanitaires obstetricales recues au
centre de sante de refference de la commune V (C.S.Réf.C.V) du district de Bamako thèse de
médecine 2018 Bamako(Mali) ;
25-Ouattara.D.
aspects epidemiocliniques des urgences obstetricales au centre de sante de reference de la com
mune i du district de bamakO thèse de médecine 2016 Bamako(Mali) ;
26- Body. G et coll. : Les urgences en gynécologie obstétrique. Les 6 CHRU de la Région
Ouest Angers, Brest, Nantes, Poitiers, Rennes, Tours en 2005;
27- Michel Veuthey : Valeurs fondatrices de l'humanitaire en juillet-Aout
2012(www.who.int);
28- Somboro. J : Audits des décès maternels au Centre de Santé de Référence de la
Commune V du District de Bamako thèse de médecine 2015 Bamako(Mali) ;
29- Papchild 97 : formation en soins obstetricaux et neonatals d’urgence ; enps 87,92 ;
30- Maiga. D. : Les urgences obstetricales a l’hopital regional de gao a propos de 203 caS
thèse de médecine 2010 Bamako(Mali) ;
ANNEXES
10.ANNEXES
10.1. Fiche d’enquête
N ° d’identification…………………
I. Renseignement démographiques :
Q1 Nom :
Q2 Prénom :
Q3 Age :
Q4 Profession :
1 : Ménagère ; 2 : Elève/Etudiante ; 3 : Commerçant ; 4 : fonctionnaire ; 5 : aide-ménagère.
Q5 Adresse :
Q6 Résidence :
1 : Mopti ; 2 : Bandiagara ; 3 : Koro ; 4 : Douentza ; 5 : Djenné ; 6 : Bankass ; 7 : Youwarou ; 8 :
Ténenkou.
Q7 : Nationalité : /………/
1 : Malienne ; 2 : Autres
II. Renseignements généraux :
Q8 Situation Matrimoniale : /_/
a) célibataire b) Mariée monogame c) Mariée Polygame
d) Divorcée e) Veuve f) Imprécis
Q9 Ethnie : /_/
a) Bambara b) Peulh c) Dogon d) Bozo
e) sonrhaï f) Malinké g) Sarakolé k) autres….
Q10 Niveau d’instruction : /_/
a) Primaire b) Secondaire c) Supérieur d) Alphabétisation fonctionnelle
c) Aucun f) Autre…….
Q11 Profession du mari…………………………….
Q12 Date/heure d’évacuation…………………….
Q13 (a) Date et heure d’admission……………
(b) Date et heure du début des soins………….
Q14Motif d’évacuation : /_/ 1 HTA 2 Anémie 3 Bassin anormal 4
Hémorragies/grossesse
5 Dilatation stationnaire 6 HU élevée 7 Dystocie dynamique 8 Pré-éclampsie/éclampsie 9 SFA
III. Antécédents :
Q25 Médicaux : /_/ a) hémopathie b) cardiopathie c) HTA
d) diabète e) Tuberculose f) Asthme g) drépanocytose h) autres……….
Q26 Chirurgicaux : /_/ a) Utérus cicatriciel : a1) césarienne a2) myomectomie a3) autres
b) GEU c) Autre intervention chirurgical……
Q27 Obstétricaux : /_/
a. Nombre d’enfant vivant………
b. Nombre d’enfants décédés………….
c. Nombre d’enfant mort-né……
d. Nombre d’avortements spontanés…….
e. Nombre d’avortements provoqués………
f. Nombre d’accouchements prématurés………
g. Nombre de macrosomie………
Q28Traitement déjà reçu :
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
IV. Examen de la femme :
Q29 Examen Général :
a. État général : /.………/
1 : bon ; 2 : passable ; 3 : altéré.
b. Conjonctives : /_/ b1) Bien colorées b2) Moyennement colorées
b3) Peu colorées b4) Pâleur
c. TA :
d. Pouls :
e. Température :
f. Taille (m) :
g. poids (kg) :
Q30 Examen Gynéco-obstétrical :
a) DDR : b) CPN : Non Oui nombre ...............
c) HU : d) BDCF : Oui Non
e) Contractions utérines : e1) Oui e2) Non
f) État de la vulve :
g) État du col : /_/ g1) dilatation g2) déchirure
h) Poches des eaux : /_/ h1) Intacte h2) Rompue
i) Coloration du liquide amniotique : /_/ i1) Clair i2) Jaunâtre i3) Verdâtre
j) Hémorragie : /_/ j1) Petite j2) Moyenne j3) abondante
k) Age gestationnel : /_/ k1) Pré-terme k2) Terme k3) Post-terme
l) Durée du travail :
m) Etat du bassin : /_/ m1) BGR m2) B- limite m3) B-Asymétrique m4) B – normal
n) Présentation : /_/ n1) Céphalique n2) Siège n3) Autres……….
Q31 Diagnostic retenu à l’hôpital :
Q32 Pronostic maternel : a) Complications : /_/ a1) Non a2) Oui (Précisez)
…………………….
Q33 Pronostic fœtal
a) APGAR (1 mn) j1 : APGAR (5mn) j1 :
J2 : j2 :
b) Traumatisme : /_/ b1) Non b2) Oui (Précisez)........................................
c) Etat de l’enfant à la naissance : /_/ c1) Vivant c2) Réanimé c3) Mort née
c4) Malformations…………………………………
d) Poids (g) j1 :
J2 :
e) Taille (cm) : f) PC (cm) : g) PT (cm) :
J1 (cm) : J1 (cm) : J1 (cm) :
J2 (cm): J2 (cm): J2 (cm):
h) sexe J1 : J2 :
i) Délivrance : /_/ i1 Naturelle i2 Dirigée i3 Artificielle
j) Complications de la délivrance : /_/ j1 Non ; j2 Oui Si Oui préciser :
j3 Rétention placentaire j4 Atonie utérine j5 Autre……….
k) Référé en PEDIATRIE : /_/
k1 Oui k2 Non
Si oui préciser : /_/ k3 hypotrophie ; k4 prématuré ; k5 souffrance fœtale aiguë :
k6 Mère diabétique k7 autres………..
Q34 Conduite à tenir :
a. Accouchement naturel
b. Césarienne
c. Manœuvres obstétricales …………….
Q35 Suites opératoires ou de couches :
a. Durée de l’hospitalisation :
b. Diagnostic de sortie …………….
c. Conclusion à la sortie……………….
Q36 Organisations non gouvernementales intervenant dans la prise du sujet d’étude :
………………………………………………………………………………………….
Q37 Organisations internationales intervenant dans la prise du sujet d’étude :
………………………………………………………………………………………….
Q38 Comment ? intervienne-t-il dans la prise en charge du sujet d’étude :
……………………………………………………………………………………………
Q39 Quelle a été la contribution de ces organisations pour l’amélioration de la qualité des services
d’urgences dans les zones de conflit :
……………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
Q40 Quel sont les problèmes rencontrés par ces organisations lors de leurs interventions pour la prise
en charge des urgences obstétricales :
Q41 Quels sont les objectifs de ces organisations dans la prise en charge de ces urgences
obstétricales :
Q42 Quel est l’intérêt de leurs interventions sur les urgences obstétricales :
Q43 Quels sont les moyens employés dans la prise en charge des urgences obstétricales :
Q44 Quels sont les recommandations faites par ces organisations pour la prise en charge des urgences
obstétricales :
Q45 Quels accompagnement psycho-sociale à apporte après la prise charge des sujets d’études :
Nom : KANTE
Prénom : Housseyni
Adresse : [email protected]
Résume : La méthodologie adoptée a été celle d’une Il s’agit d’une étude longitudinale
descriptive et prospective utilisant un questionnaire pour évaluer les urgences gynécologiques
et obstétricales dans un contexte humanitaire à l’hôpital Sominé DOLO de Mopti. Ceci a
abouti à des conclusions suivantes :
Sur une période de 8 mois allant du 1er janvier au 31 septembre 2020, 600 cas d’urgences
gynéco-obstétricales ont été enregistrées sur ces admissions, soit une fréquence de 30,61%.
La césarienne a été le moyen de traitement le plus pratiqué dans la prise en charge des
urgences obstétricales soit 73,03%. Les forceps représentent 5,91%, la laparotomie 12,43%,
La majorité des patientes venaient du cercle de la localité ; soit 73% dont 55% avaient
parcouru une distance entre 3 et 15 Km.
Les patientes non scolarisées représentaient 86,33%. Le niveau d’instruction est important et
explique le comportement des femmes pendant l’évolution de la grossesse et de
l’accouchement.
Les primipares, les femmes jeunes, les grandes multipares, les évacuées, les analphabètes, les
conditions socio-économiques défavorables, l’inaccessibilité géographique et l’insécurité
constituent les facteurs de risque des urgences obstétricales.
Au terme de cette étude, nous avons classé les principaux constats en points forts et ceux à
améliorer.
SERMENT D’HIPPOCRATE
En présence des Maîtres de cette faculté, de mes chers
condisciples, devant l’effigie d’Hippocrate, je promets et je
jure, au nom de l’être suprême, d’être fidèle aux lois de
l’honneur et de la probité dans l’exercice de la Médecine.
Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et n’exigerai
jamais un salaire au-dessus de mon travail, je ne
participerai à aucun partage clandestin d’honoraires.
Admis à l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas
ce qui s’y passe, ma langue taira les secrets qui me seront
confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs,
ni à favoriser le crime.
Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de
race, de parti ou de classe viennent s’interposer entre mon
devoir et mon patient.
Je garderai le respect absolu de la vie humaine dès la
conception. Même sous la menace, je n’admettrai pas de
faire usage de mes connaissances médicales contre les lois
de l’humanité.