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BURKINA FASO

UNITE-PROGRES-JUSTlCE

MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRE ET SUPERIEUR

UNIVERSITE POLYTECHNIQUE DE BOBO-DIOULASSO

INSTITUT DU DEVELOPPEMENT RURAL

MEMOIRE DE FIN DE CYCLE


Présenté en vue de l'obtention du
DIPLOME DE MASTER EN PRODUCTION VEGETALE
THEME

le Réponse de variétés de gombo (Abelmoschus esculentus L)

aux engrais chimiques et à la fumure organique

i Présenté par:
Inès Nadège Wendkûni PIZONGO

Directeur de mémoire: Bégué DAO

Maître de stage: Pr Mahamadou SAWADOGO

N°: ...2014/MaPV Mai 2014


Pa gel i

DEDICACE

Je dédie le Plrf'~~P.1'
.
rre:

A mon père
A ma mère
A mon frère et à ma sœur
Page Iii

REMERCIEMENTS

Le présent mémoire est le couronnement d'un long processus de formation; il nous plaît
d'adresser nos sincères remerciements aux personnes suivantes:

- M. Jean Didier ZONGO, Professeur Titulaire de génétique, Directeur du Laboratoire de


Génétique et de Biotechnologie Végétales pour nous avoir acceptées au sein du Laboratoire;

- M. Bégué DAO, enseignant-chercheur à l'Université Polytechnique de Bobo Dioulasso,


notre Directeur de mémoire, pour ses conseils;
- M. Mahamadou SAWADOGO, maître de conférence notre maître de stage qui n'a ménagé
aucun effort pour notre encadrement durant tout notre stage;
- Mme Pauline BATIONO, M. Romaric NANEMA, M. Ernest TRAORE, M. Nerbewendé
SAWADOGO tous enseignants à l'UFR SVT ;
- M. Mahamadou OUEDRAOGO de l'INERA ;
- Tous les stagiaires du Laboratoire de Génétique et Biotechnologie Végétale de l'Université
de Ouagadougou pour leurs encouragements et leur soutien;
- Tous les enseignants de l'Institut du Développement Rural (IDR), pour la formation reçue;
- Le Président et les membres du jury de notre soutenance pour le sacrifice consenti pour
l'amélioration de notre travail;
- Tous les étudiants de la promotion 2013-2014 de Master2 de l'IDR ;
A tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre ont contribué à notre formation et dont les
noms ne figurent pas dans ce document.
Pa gel iii

TABLE DES MATIÈRES

DEDiCACE i

Remerciements , ii

Table des matières iii

sigles et abreviations v

Liste des figures vi

Liste des photos vi

Liste des tableaux vii

Résumé viii

Abstract. ix

Introduction 1

Chapitre 1: Généralité sur le gombo 3

1.1 Présentation de la plante 3

1.1.1 Origine 3

1.1.2 Taxonomie 3

1.1.3 Génétique 4

1.1.4 Morphologie 5

1.1.5 Ecologie 7

1.1.6 Culture du gombo 8

1.1.7 Amélioration variétale 13

1.1.8 Potentialités alimentaires et intérêt sodo économique du gombo 13

1.2 Définition et intérêt du compost 14

1.2.1 Définition 14

1.2.2 Intérêt du compost 14

Chapitre Il : Matériels et Méthodes 16

2.1 Matériels 16

2.1.1 La zone d'étude 16


2.1.2 Les sols 18
2.1.3 Climat 18

2.1.4 Les prédpitations 18


2.1.5 La végétation 20

2.1.6 Le matériel végétal 20


Pa gel iv

2.1.7 Le matériel technique ' 21


2.2 Méthodes 21
2.2.1 Dispositif expérimental et conditions de culture 21
2.2.2 Itinéraire technique appliqué (ou observé) 24
2.2.3 Collecte des paramètres 24
2.2.4 Analyses des sols 26
2.2.5 Analyse statistique 26
Chapitre III : Résultats et Discussion 27
3.1 Résultats 27
3.1.1 Analyse de la variabilité des caractères quantitatifs 27
3.1.2 Analyse des caractéristiques qualitatives 37
3.1.3 Relations entre les caractères 38

3.1.4 Résultats des différentes analyses de sols 40

3.2 Discussions 41
3.2.1 Variabilité des caractères quantitatifs 41
3.2.2 Variabilité des caractères qualitatifs 42
3.2.3 Corrélation des caractères 43
3.2.4. Analyse de sols après récolte 43
Conclusion et recommandations 44

Bibliographie 46
Page Iv

SIGLES ET ABREVIATIONS

ANOVA Analysis of Variance (Analyse de variance)


BUNASOLS Bureau National des Sols
CIRPG Conseil International des Ressources Phytogénétiques
IDR Institut du Développement Rural
INERA Institut de l'Environnement et de Recherches Agricoles
IPGRI International Plant Genetic Resources Institute
JAS Jour Après Semis
JAF Jour Après Floraison
NPK Azote, Phosphate, Potassium
ITAB Institut Technique de l'Agriculture Biologique
ORSTOM Organisme de Recherche Scientifique et Technologique d'Outre-mer
devenu de nos jours Institut français de recherche scientifique pour le
développement (lRD)
UAE Université Abelmoschus esculentus
UFRlSVT Unité de Fonnation et de Recherche en Sciences de la Vie et de la
Terre
Pa gel vi

LISTE DES FIGURES

Pages
Les différentes classifications du genre Abelmoschus depuis 4
Hoechreutiner jusqu'à Hamon (Koechlin, 1989).

Phylogénie du genre Abelmoschus d'après Hamon et Charrier 5


(Koechlin, 1989)

Figure n03 Carte de localisation de Gampéla 17

Pluviométrique annuelle de la Station Météorologique de 19


Gampéla de 2004 à 2013

Figure nO 5 Répartition de la pluviométrie sur la station de Gampéla en 19


2013

Le dispositif expérimental de gombo à Gampéla 23

LISTE DES PHOTOS

Pages
Photo 1 Fleur d'Abelmoschus esculentus 6
Photo 2 Fruit d'Abelmoschus esculentus 7
Pa gel vii

LISTE DES TABLEAUX

Pages
Tableau nO 1 Liste des variétés de gombo testées 21

Liste des traitements appliqués selon les doses de fertilisants 22

Tableau n03 Caractères agro morphologiques étudiés et la procédure de 25


leur collecte
Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur la date 27
de 50% levée
Tableau nOS Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur la 28
hauteur de la tige
Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le 29
diamètre de la tige
Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le 30
nombre de feuille
Tableau n08 Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le 31
nombre et le poids des fruits frais
Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur la 32
longueur et le diamètre des fruits à maturité
Tableau nOlO Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le 33
nombre et le poids des graines
Tableau nO ll Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le poids 34
des milles graines et la date de 50% floraison
Tableau non Effet de dose de fertilisants sur dix huit caractères mesurés 36

Tableau n 0 13 Caractéristiques qualitatives du gombo 37

Tableau n014 Coefficient de corrélation de Pearson entre les différents 39


caractères
Pa gel viii

RÉSUMÉ

Le gombo est une plante riche en éléments nutritifs (fer, calcium, vitamine C) et est très bien
consommé en Afrique. En dépit de nombreux bénéfices qu'on lui reconnait, on relève sa
faible production. Les raisons qui limitent cette production sont entre autre l'insuffisance de la
sélection variétale et la pauvreté des sols destinés à sa culture. En effet, dans nos pays, le
faible niveau de fertilité des sols reste un véritable handicap pour obtenir de bon rendement.
Une des alternatives pour une production soutenue est de résoudre le problème de la fertilité
des sols. Dans le cas de nos travaux, l'objectif est de déterminer comment différentes doses de
NPK et de compost influencent le développement du gombo, afin d'identifier les différentes
doses de fertilisants les plus productives. Nous avons utilisé pour ce faire diverses variétés de
gombo dont deux commerciales, une améliorée et sept locales avec 8 doses différentes de
fertilisations Tl (Okg/ha de NPK +Ot/ha de compost) ; T2 (240kg de NPK +Ot/ha de
compost); T3 (240kg/ha de NPK + 5t/ha de compost) ; T4 (240kg/ha de NPK + l5t/ha de
compost) ; T5 (240kg/ha de NPK + lOt/ha de compost) ; T6 (l20kg/ha de NPK + lOt/ha de
compost) ; T7 (360kg/ha de NPK + lOt/ha de compost) ; T8 (Okg/ha de NPK + 10t/ha de
compost). Le dispositif expérimental utilisé est un split splot avec trois répétitions installé à la
station expérimentale de l'Institut du Développement Rural (lDR) situé à Gampéla. Les
observations ont porté sur 26 caractères relatifs au cycle, à l'appareil végétatif et au potentiel
de production. Une analyse de variance et une matrice de corrélation ont été réalisées. Les
résultats ont révélé une faible variabilité inter-variétale pour les paramètres qualitatifs
(coloration de la feuille et du fruit pour les variétés Clemson spine1ess (V2) et Indiana (V3)).
Les différentes doses de NPK et Compost ont eu un effet significatif sur l'ensemble des
variables quantitatives mesurées. Ainsi le poids maximal de fruit produit par plante (39,62g) a
été enregistré dans la parcelle où le NPK et le compost sont appliqués aux doses respectives
de 240 kg/ha et lOt/ha suivie de celle de 120kg/ha de npk + 10t/ha de compost (35,54g), tandis
que le poids minimal de fruit frais (l2,08g) l'a été dans la parcelle de NPK et Compost
appliqués au taux de 0 kg/ha et lOt/ha. Il ressort des résultats, que l'application combinée du
NPK et du compost aux doses respectives de 240kg/ha et lOt/ha et celle que nous avons
obtenu 120kg/ha + 10t/ha sont à recommandé. Cela devrait contribuer à une augmentation des
superficies consacrées à cette culture et du même coup leurs productions.
Mots clés: Gombo, Variété, NPK, Compost
Pa gel ix

ABSTRACT

Okra is a plant rich in nutrients such as iron, calcium and vitamin C that is very weB
consummated in Africa. Yet, despite the various advantages the plant provides, people are
reluctant in growing the weak production of okra. The reasons which limit this production are
amongst other things the insufficiency of the varietal selection and the infertility of the
agricultural lands. The training aims at determining how the different doses of "NPK" and
compost influence okra growing, moreover, identifying the different doses of the most
productive fertilizers is an objective of this study, and we have used many varieties of okra.
two varieties for commercial goal, one improved variety and seven local ones and 8 different
dose such as Tl(Okg/ha of NPK +Ot/ha of manure); T2 (240kg of NPK +Ot/ha of
manure) ;T3 (240kglha of NPK + 5t/ha of manure); T4 (240kglha of NPK + 15tlha of
manure); T5 (240kg/ha of NPK + lOt/ha of manure); T6 (120kglha of NPK + lOt/ha of
manure) ; T7 (360kg/ha of NPK + lOt/ha of manure ) ; T8 (Okg/ha of NPK + lOt/of manure).
We have set up trials in the Experimental site of Rural Development Institute located at
Gampela 25 km from Ouagadougou in 2013. The experimental system we used is a three
repetitions split splot. The observations carried out were on twenty (26) characters related to
the cycle to the apparatus and to the production. A variance analysis and one matrix of
correlation have been made for every type of parameter. The results have revealed a low-inter
varietal variation for the qualitative parameters (coloration of the sheet and the fruit for the
varieties Clemson spineless (V2) and Indiana (V3)). The different doses of "NPK" and
compost have got a meaningful impact on aU the quantitative measured variables. As a matter
offact, among the applied manures levels, the maximal yield produced by plant (39.62 g) was
recorded on "NPK" and compost parcels of land applied at the respective rate of (240 kglha
an 10tlha) foUowed that 120kglha of + 10t/ha of compost (35.54g), where as the minimal
yield produced by plant (12.08 g) was recorded on the "NPK" and compost parcel land
applied at the rate of Okglha and lOt/ha. The results have shown that the combined application
of chemical and organic fertilizers at the doses of 240kg/ha and lOt/ha and 10 t/ha and
120kg/ha + 10t/ha has to be recommended. This could contribute to an increase of surfaces
destined to okra growing and thereby an improvement of its production.

Key words: okra, Variety, NPK, Manure


Page Il

INTRODUCTION

L'agriculture reste la principale activité au Burkina Faso car elle occupe plus de 80% de la
population active. Malgré cela, la production agricole est insuffisante du fait qu'elle ne
satisfait pas aux besoins de consommation de la population. Ce qui se traduit par des déficits
céréaliers fréquents et des importations des produits alimentaires de 20 à 40 milliard de F
CFA chaque année. Cette situation est en partie causée par la pauvreté des sols en nutriment.
L'agriculture se subdivise en deux grands groupes, le premier groupe sont ceux qui ont
intéressé la recherche plutôt et le deuxième groupe sont ceux qui font l'objet de recherche de
nos jours. Le gombo fait partir du dernier groupe.
Il est un légume -fruit contenant de nombreux éléments nutritifs (Calcium, Fer, Protéines,
Vitamines) qui sont des compléments alimentaires. Dans nos pays sa culture est surtout
laissée à la tâche des femmes. En effet, sur 200 producteurs de gombo, recensées dans le
Centre Ouest du Burkina 97% sont des femmes (Bationo, 2005).
La culture du gombo reste confrontée aux problèmes du changement climatique, de la
dégradation des ressources naturelles surtout le sol, des maladies et des ravageurs (ennemis
naturels), mais aussi à celui de la sélection variétale qui ne permet pas de mettre à la
disposition des producteurs des variétés performantes. La faible fertilité des sols agricoles
constitue la principale contrainte majeure de l'accroissement des productions.
En effet selon le deuxième Rapport de l'Etat de l'Environnement du Burkina (REEB), la
plupart des terres agricoles sont carencées en éléments nutritifs (Fe, Ca, vitamine C) et ont des
taux très bas en différents éléments nutritifs. La teneur en matière organique (MO) est
inférieure à 1% pour plus de 55% des sols, la teneur en azote est inferieure 0,06% pour 75%
et la teneur en phosphore inférieure 0,06% pour 95% de sols. Les sols sont pauvres en
éléments organiques et minéraux et les apports en engrais (NPK) restent très faibles 7,5 à 10
kg/ha d'engrais contre des besoins estimés à 150 kg/ha pour les engrais minéraux et une
application annuelle de 2 t/ha de matière organique (REEB, 2006). Cette situation de faible
fertilité des sols agricoles est cruciale et les rendements agricoles baissent d'année en année,
compromettant ainsi les productions agricoles. Des apports conséquents en nutriments pour
compenser les prélèvements par les cultures et les pertes au niveau des sols pourront être une
alternative pour arriver à des productions soutenues.
Page 12

C'est dans le souci global d'apporter des éléments de réponse à cette préoccupation que le
thème d'étude: Réponse de variétés de gombo (Abelmoschus esculentus) aux engrais
chimiques et à la fumure organique nous a été proposée.

L'objectifprincipal de cette étude est de contribuer à une meilleure connaissance de la


réponse du gombo à la fertilisation minérale et organique.

De façon spécifique, l'étude cherche à :

évaluer l'effet des apports d'engrais sur le développement de la plante de gombo;


évaluer et comparer les rendements du gombo en fonction des différentes doses
réalisées en milieu réel (station de Gampéla) ;
interpréter les comportements observés et les résultats obtenus par rapport aux
différents paramètres étudiés;
déterminer le type d'engrais et le dosage adéquat pour une bonne production de
chaque cultivar de gombo.
Pour mener à bien notre investigation, notre étude s'est fondée sur un certain nombre
d'hypothèses à savoir:
la pauvreté des sols entraine une mauvaise production du gombo;
l'augmentation des rendements est fonction des variétés.
Le présent mémoire fait le point de nos investigations menées au cours de notre stage dans la
station expérimentale de Gampéla. Il est constitué de trois chapitres:
le premier chapitre qui traite des généralités sur le gombo et le compost;
le deuxième chapitre qui est consacré au matériel et à la méthodologie utilisés;
le troisième chapitre traite des résultats auxquels nous sommes parvenus et les
discussions.
Page 13

CHAPITRE 1 : GÉNÉRALITÉ SUR LE GOMBO

1 .1 Présentation de la plante

1.1.1 Origine
L'origine du gombo est toujours un sujet de controverse. En effet, De Candolle en 1883
proposait une origine africaine où le gombo était déjà cultivé par les Egyptiens en 1216 avant
J.C. tandis que Van Borssum Waalkes (1966), pense plutôt qu'il est originaire du Sud-est de
l'Asie (Siemonsma, 1982c).

1.1.2 Taxonomie
Hoechreutiner (1924) organise le genre Abelmoschus en quatorze espèces. Mais Borssum
Waalkes (1966) propose une classification ne s'articulant qu'autour de six espèces (cf. figure
nO 1 ci-après). Les espèces A. esculentus, A. manihot et A. moschatu sont plus ou moins
cultivées et les trois autres A. crinitus, A. angulosus et A..ficulnewi sont strictement
spontanées. Bates (1968) propose quelques modifications dont le passage de la sous espèce A.
moschatus ssp. tuberosus au rang d'espèce sous le nom de A. rugosus. A cet ensemble, il faut
ajouter une espèce cultivée africaine mise en évidence par Chevalier (1940) et redécouverte
par Siemonsma (1982 a, b). Elle a été décrite sous le nom de A. caillei par Stevels (1988,
1990) (Hamon et Charrier, 1985 ; Koechlin et al.1992).
Page 14

[Link]'JER Van BOR$SUM BAIES !-lN""CN


1924 1966 1968 1987
[Link]îrus • A. crinitus~------------ ....
.- [Link]

[Link]
• A. ficulneu5S-------------t... [Link]

,.... angulQ$U9 • A. 8J"lQulosus- - - - - - - ------..... [Link]


[Link]!us ...- A. escufenlus - - - t.... A. esculenlus - - - 1..... [Link]
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'Jar. gQnuinus ·[Link]~ A. moschalu~9--~.'" [Link]
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'IRr. hBtulifolJus .. var. betulifoDus _.- ; . . . . . . - - - - - - - - -... [Link]
var. rugosu~-.....,
1

A. manihol
v:~~.7t:;:~~~~~sPp marühot(cUitivé}
________-
A. manihot-t- - - - - 1... A. manrhol
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var. telraphyllus--,
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Chev (t940)
A. tic\JneoÎde~"'"----'

Figure nOl : Les différentes classifications du genre Abelmoschus depuis Hoechreutiner


jusqu'à Hamon (Koechlin, 1989).

1.1.3 Génétique

Siemonsma (1982 a) trouve que pour l'ensemble du genre, la variation des nombres de
chromosomes va de 2n = 38 à 198 et que l'organisation évolutive, se structurait en trois
niveaux de ploïdie. Par contre Hamon (1987) propose quatre niveaux (cf. figure n° 2 ci-
après).
Joshi et al. (1974) suggèrent que l'espèce cultivée, A. esculentus, serait la résultante d'une
hybridation entre A. tubereulatus et A. jiculneus.
Page 15

Niveau Niveau Niveau Niveau


(1) (2) (3) (4)
2n=38 2n~58-72 2n=120-140 2n=185-200

[Link] ... [Link]:[Link]


(38) (71)

A..maniJuJt [Link]
(60-68) , ........."
A .angu1n.ç'us " ....., ......... ,
(38)

A. crini t us
(38)
A..ruberculatus
(58)
Aficulneus
(72)
r (l08-144)
...................
[Link]/llentus'''-,.... [Link];
(185-220)

Figure n02 : Phylogénie du genre Abelmoschus d'après Hamon et Charrier (Koechlin, 1989)

1.1.4 Morphologie

[Link] Feuille
Portées par un long pétiole Gusqu'à 35 cm), les feuilles de gombo sont alternées et présentent
un limbe le plus souvent palmatilobé. Les feuilles (cf. Annexe n° 1) sont en général de
couleur verte avec une différence qui se situe au niveau de la couleur des nervures. Elles
peuvent être de coloration verte ou rouge. La forme de la feuille est variable sur un même
pied, il faut donc attendre à partir de la huitième feuille pour observer une stabilisation de la
forme (Koechlin, 1989 ; De Lannoy, 2001).

[Link] Tige
La tige de l'espèce est érigée et peut atteindre 1,5 à plus de 3 m de haut. Elle est cylindrique,
de couleur pourpre ou verte, glabre ou légèrement pubescente et se lignifie ultérieurement. La
tige présente des ramifications dressées ou courbées vers le bas et qui sont plus ou moins
importantes suivant les variétés. Sur le plan agricole, on distingue deux groupes de variétés :
les variétés à tiges courtes et celles à tiges longues.
Il existe cependant une large gamme de plantes dont la hauteur est intermédiaire (Dupriez et
Leener, 1987 ; De Lannoy, 2001 ; Siemonsma & Hamon, 2004).

[Link] Racine
Le gombo a un système racinaire pivotant avec de nombreuses racmes secondaires. Ce
système lui permet d'une part de fixer la plante en profondeur et d'autre part d'y puiser l'eau
et les sels minéraux dont elle a besoin. (De Lannoy, 2001).
Page 16

[Link] Fleur
Abelmoschus esculenlus porle des tleurs hermaphrodites, axillaires, solitaires et de grande
dimension (cf. Photo nOl.) Elles sont de couleur crème, jaune ou jaune or avec une coloration
rouge à la base des cinq pétales libres. L'autogamie est le mode de reproduction préférentielle
soutenu par les indices calculés qui sont de l'ordre de 2,0 avec un taux très variables
d'allogamie allant de 0 à 69 %. Les fleurs sont éphémères. En effet l'anthèse se produit très
tôt dans la matinée suivie de l'épanouissement de la flew-. Elles demew-ent ouvertes toute la
matinée pow- ne se refermer qu'en milieu de l'après-midi. Ensuite, elles se tànent le soir et les
pétales tombent dès le lendemain. Sous des conditions nuageuses et humides, J'ouverture de la
flew- est en général légèrement retardée (Charrier, 1983 ; Hamon, 1987 ; De Lannoy, 2001 ).

Photo 1 : Fleur d'Abelmoschus esculentus

Cliché: PlZONGO 1; 2014

[Link] Fruit
Le fruit du gombo est une capsule érigée, cylindrique, fusiforme, de section ronde ou
anguleuse, de couleur variable (vert à rouge) selon les variétés et supporté par un pédoncule
qui est impropre à la consommation (cf. Photo n02). Les fruits débutent à partir du 3èmc ou
Page 18

Cependant Nana (2005) soutient que les meilleurs rendements sont obtenus en période
chaude.
Le gombo est une plante photopériodique. Cette sensibilité à la photopériodie varie également
d'une phase à l'autre du cycle et d'une variété à l'autre si l'on s'en tient à sa répartition
géographique Gusqu'à des latitudes de 35 à 40).

[Link] Exigence hydrique


Le gombo à l'instar de tout végétal a besoin d'eau pour accomplir son cycle, mais les sols
hydromorphes sont à éviter. Ainsi les besoins en eau pour sa culture en climat sahélien, sont
compris entre 780 à 1 000 mm (De Lannoy, 2001). Certains facteurs tels que le stade
phénologiques de la plante, la saison et la nature du sol influencent sur les besoins en eau de
la plante. La plante est sensible à la sécheresse mais cela est prononcé à des périodes données
de son cycle végétatif. L'effet du stress hydrique en phase de formation de boutons floraux est
très néfaste pour le gombo et se manifeste par une baisse des composantes du rendement;
Sawadogo et al. (2006). Il faut noter qu'une plante adulte consomme l'équivalent de 8
millimètres d'eau par jour en culture industrielle (Hamon et Charrier, 1997).

[Link] Exigence édaphique


Le gombo n'est pas très exigent quand à la nature du sol. Cependant les sols profonds,
limono-sableux, bien drainés, riches en matières organiques et à bonne capacité de rétention
d'eau seront les plus indiqués pour sa culture (Hamon et Charrier, 1985 ; Siemonsma & Hamon,
2004 ; Lim & Chai, 2007). Le gombo est sensible à la salinité et le pH optimal pour sa culture
varie de 6,2 à 6,5.

1.1.6 Culture du gombo


La culture sur buttes est largement pratiquée. Ce système a l'avantage, sur les sols pauvres, de
concentrer dans les buttes, la matière organique de la couche superficielle (Siemonsma,
1982c). On rencontre généralement le gombo en "culture de case", en association avec une
culture annuelle (mil, sorgho, ignames, riz, etc.) et plus rarement en culture de maraîchage
autour des grandes agglomérations (Koechlin, 1989).La culture du gombo respecte une suite
logique d'opérations.

[Link] Préparation sol


Elle est effectuée en vue de préparer le lit de semence à travers soit le labour simple, soit le
labour suivi du buttage. Cela va contribuer à l'ameublissement du sol, ce qui va faciliter ainsi
le mouvement de l'eau et de l'air dans le sol.
Page 19

[Link] Semis
Le semis est fait sur billon ou sur planche. Il s'effectue à raison de 7 à 10 kilos de semences à
l'hectare, à raison de 3 à 4 graines par poquet. Les écartements pratiqués sont de 20 cm à 40
sur la ligne et de 50 cm à 60 entre les lignes (Hamon et Charrier, 1997). Dans les régions à
saison des pluies très prononcée, on conseille de semer en début de la saison des pluies
(N'Guessan; 1987). De même, Fondio et al. (2003) soutiennent que, dans le Centre de la
Côte d'Ivoire, la période du 15 mai au 14 juin est la mieux indiquée pour le semis du gombo.
Au Burkina Faso, le semis a lieu le plus souvent en juin. Pour avoir une germination et une
levée rapide et uniforme dans le temps, De Lannoy (2001) préconise de tremper au préalable
les graines soit dans l'eau pendant 24h, soit dans de l'alcool éthylique ou de l'acétone pendant
30 mn. Aussi la germination et la croissance initiale sont fortement influencées par les
pratiques culturales qui abaissent la température du sol. C'est le cas avec le paillage, un
arrosage effectué avant le moment le plus chaud de lajoumée (Siemonsma & Hamon, 2004).
Un démariage est effectué pour ne laisser qu'un ou deux plants/poquet lorsque ceux-ci
atteignent 8 à 10 cm de hauteur.

[Link] Fertilisation
Bien que la fertilisation soit rarement pratiquée, il est recommandé d'appliquer un engrais
organique (IO tonnes par hectare) avant le semis, puis de réaliser un apport d'urée (ISO kilos
par hectare) et de chlorure de potassium (ISO kilos par hectare) en deux ou trois applications
(Hamon et Charrier, 1997). L'apport de fumure minérale devra être fractionné et leurs
applications intervenir 30, 50 et 70 jours après semis en fonction de la longueur du cycle
végétatif de la plante (De Lannoy, 2001).

[Link] Ennemis du gombo et lutte


Toutes les parties du gombo sont victimes d'attaques du champ à la conservation. Selon les
observations faites par Siemonsma (1982c), les dégâts sont causés par les insectes, les
maladies, les mauvaises herbes.

[Link].1 Maladies
>- Les maladies cryptogamiques les plus rencontrées sont:
a) la fonte de semis: elles sont dues à une multitude de champignons du sol tels que
Macrophomina phaseoli (Maubl) et Fusarium oxysporum (Schelcht) qui provoquent un
flétrissement des plants de gombo. Le stade plantule est le plus sensible.
Pa g e 110

b) la cercosporiose
Elle se manifeste par des taches foliaires et peut causer une défoliation rapide des plantes. Les
deux agents causaux sont Cercospora abelff cschi (Ell. & Everch.) et Cercospora malayensis
(Stev. & Solh.).
c) le blanc: les symptômes du blanc (Oïdum abelmoschi) apparaissent sous forme de taches
poudreuses blanches sur les deux faces des feuilles. Celles-ci se dessèchent et finissent par
tomber.

d) la Fusariose : la fusariose est provoquée par Fusarium oxysporum f. sp. Vasinfectum. Elle
affecte tous les stades de croissance du gombo. Cependant, le stade préfloraison est très
favorable à la manifestation de la maladie.
e) les bactérioses
La bactériose due à Xanthomonas axonopodis pv. malvacearum est la principale maladie
bactérienne du gombo dans les stations où celui-ci est cultivé par irrigation. Les symptômes
apparaissent à tous les stades du développement. Les bactéries causent la fonte des semis et la
perte des jeunes plants.
f) les viroses

Les maladies virales importantes rencontrées en Afrique tropicale sont dues:


au virus de la mosaïque du gombo (okra mosaïc tymovirus, ükMV) qui est surtout
disséminé par la mouche blanche (Bemisia tabaci) ;
au virus de l'enroulement des feuilles (okra leaf curl VIruS, ükLCV) avec des
symptômes qui apparaissent le plus souvent au stade plantule. Sur les jeunes feuilles,
on observe des boursouflures et sur les feuilles âgées, des déchirures apparaissent sur
le limbe;
au virus de la mosaïque à nervures jaunes (Hibiscus yellow vein mosaïc virus,
HYMV). Les feuilles des plantes attaquées deviennent chlorotiques. La nervure
principale et les nervures secondaires s'épaississent et prennent une coloration jaune
caractéristique de même que les tissus environnants (De Lannoy, 2001 ; Siemonsma &
Hamon, 2004; Programme PIP, 2008)

[Link].2 Ravageurs
Parmi les ravageurs connus du gombo, on distingue essentiellement:
Page 111

a) les grillons (Brachytrupe membranaceaus)


Les stades phénologiques sensibles de la culture sont les semis et le stade plantule.
b) les Thrips (Frankliniella occidentalis) ou thrips califomien, Frankliniella. schultzei (thrips
du coton). Les thrips peuvent attaquer le gombo aux stades du semis et au stade juvénile
précoce mais aussi lors de la fructification, sur les fleurs et les boutons floraux.
c) les cicadelles ou jassides
Elles provoquent un jaunissement du bord des feuilles avec un enroulement de celles-ci vers
le haut. Tous les stades du développement de la plante sont sensibles avec cependant une plus
grande sensibilité au cours des stades jeunes (Programme PlP, 2008)
d) les acariens
Au niveau de la culture du gombo deux principales espèces d'acariens sont prédominantes. Il
s'agit de Tetranychus spp. et Polyphagotarsonemus latus. A tous les stades du développement
du gombo la plante est susceptible d'être attaquée. Des petits points blancs apparaissent sur le
limbe foliaire puis finissent souvent par couvrir toute la surface de la feuille donnant un aspect
blanc jaunâtre et sec. Les feuilles se recroquevillent, sèchent et tombent.

[Link] Lutte contre les ravageurs du gombo


a) Lutte préventive
Pour prévenir les dégâts causés par les ravageurs et les maladies du gombo, un certain nombre
de mesures doit être pris. Il faut entre autres:
choisir des terrains bien drainés et aérés et éviter de semer trop denses. Les labours
profonds de 30 à 40 cm permettent de détruire les galeries et d'extirper les formes
larvaires cachées dans le sol ;
détruire tous les résidus de matière végétale de la récolte précédente pour éviter que
des œufs ou des larves de certains pathogènes qui y seraient encore ne poursuivent
leur cycle de vie;
éviter la culture du gombo sur un terrain qui a été ensemencé auparavant avec une
spéculation de la famille des Malvacées comme par exemple l'aubergine, la tomate
etc. ;
utiliser autant que faire se peut des variétés résistantes à la sécheresse et aux maladies
et adaptées au milieu;
faire une rotation de culture d'au moins 5 ans excluant les Malvacées dans les champs
précédemment attaqués. La jachère ou la rotation avec des céréales sont conseillées.
Pa g e 112

Il faut réduire au maximum les transferts de matériels agricoles souillés des zones infectées
vers les zones saines pour éviter la contamination et l'augmentation du champ de propagation
des ravageurs. Dans tous les cas, respecter l'itinéraire technique du gombo (bonne densité de
semis, bon plan de fumure, bon désherbage surtout au stade plantule) pour une bonne
croissance avec des plantes vigoureuses.

La lutte préventive est particulièrement très importante dans le cas des virus car les mesures
curatives sont très peu d'utilité.

b) Lutte curative
Le gombo est une plante très sensible aux attaques des nuisibles et ravageurs. Pour leur
protection il est souvent fait recours à la lutte curative au moyen de produits phytosanitaires
appropriés. Il s'agit de :
fongicides avec le carberdazine, le mancozèbe, l'oxychlorure de cuivre qui sont des
substances actives et nocives contre les champignons;
acaricides avec l'abamectine. Le souffre et le cUIvre sont aUSSI utilisés comme
substances actives et nocives contre les acariens;
insecticides avec cypermethine, le lambda-cyholothrine. L'intervalle de pulvérisation
est fonction de l'importance des pullulations et de la période. En effet au stade de
fructification il est déconseillé de traiter les plants car les fruits pourraient être
contaminés et donc impropres à la consommation. (Koechlin et al. 1992 ; Programme
PIP,2008)

[Link] Récolte et conservation


La récolte des fruits immatures commence environ six jours après la première floraison et
s'étale sur un à trois mois selon le cultivar. Pour la production de semences, les fruits qui sont
des capsules sont récoltés plus tardivement soit à environ 75 à 95 jours après semis (De
Lannoy, 2001). Pour obtenir de bonnes semences il est conseillé de laisser les graines dans les
capsules (Siemonsma & Hamon, 2004). Le gombo frais se conserve difficilement; au
maximum 2 à 3 jours dans un endroit frais et humide. Pour la préservation de la grande
production, il est procédé au séchage des fruits. Ces derniers sont découpés selon des formes
et tailles variables avant d'être exposés pour le séchage (Ouoba et al. 2010).
Page 113

1.1.7 Amélioration variétale


La culture du gombo est surtout basée sur les cultivars traditionnels locaux (Charrier, 1983).
Les paysans africains ont sélectionné une importante diversité de formes adaptées à une
grande variété de systèmes culturaux (Siemonsma & Hamon, 2004). La sélection de variétés
modernes n'a été entreprise intensément que par quelques pays comme les USA, l'Inde, le
Ghana et le Nigéria. Cette sélection est conduite selon les schémas d'amélioration d'une
plante autogame. Il s'agit de la sélection généalogique dans des populations issues de
croisements contrôlés entre géniteurs choisis pour leurs balances de relation dans des essais
diallèles et pour leur tolérance aux aléas. Les objectifs de la sélection sont sensiblement
identiques dans tous les pays à savoir une meilleure production, une adaptation au milieu, une
tolérance aux maladies et aux parasites, de meilleures qualités organoleptiques. Les cultivars
améliorés importés tels que Clemson spineless, indiana, Emerald et Artist sont cultivés en
Afrique tropicale et subtropicale car très appréciés par les paysans (Charrier, 1983).

1.1.8 Potentialités alimentaires et intérêt socio économique du gombo


Le gombo est d'une grande importance aussi bien sur le plan social, qu'économique. En effet,
le gombo est utilisé dans la cuisine comme condiment ou comme liant dans les sauces (fruit,
feuille), dans la médecine (racine), dans l'artisanat ou dans l'industrie (fibre des tiges)
(Marius et al. 1997 ; De Lannoy, 2001 ; Siemonsma & Hamon, 2004 ; Shamsul &
Arifuzzaman, 2007).
Des études réalisées en Chine ont révélé qu'un extrait alcoolique de feuilles de gombo est
susceptible d'éliminer les radicaux libres de l'oxygène, d'améliorer les fonctions rénales et de
réduire la protéinurie (Siemonsma et Kouame, 2004).
La graine constitue une source de protéines (20% de la M.S) et d'huile végétale (14% de la
M.S) (Martin et Ruberte, 1978 ; Shadmanov et Nigmatova, 1976) cités par Charrier, 1983.
L'huile issue des graines de gombo est riche en protéines et en éléments minéraux comme le
phosphore, le magnésium, le calcium et le potassium (Nzikou et al. 2006). Les graines de
gombo torréfiées sont employées dans certaines régions comme substitut du café (Siemonsma
& Hamon, 2004). Il ressort des travaux de Hamon et Charrier que le fruit est en effet riche en
glucides (7 à 8 % de la MS), présents essentiellement sous forme de mucilage. 11 est assez
pauvre en fibres mais riche en protéines pour un légume fruit (1,8 % de la MS). L'acide
aspartique et l'arginine représentent 10 % des acides aminés. Il contient peu de calcium (90
mg pour 100 g), de phosphore (56 mg pour 100 g) et de magnésium (43 mg pour 100 g), et
très peu de potassium. Le gombo est assez pauvre en vitamines mais sa valeur nutritive est
Pa g e 114

meilleure, certes loin derrière la carotte mais devant la tomate (Charrier et Hamon, 1997).
Selon Martin et al. 1981 ; Marius et al. 1997 le mucilage issu des fruits possède des propriétés
variées. C'est un stabilisateur des dispersions, un substitut de plasma sanguin, un fluidifiant
des systèmes liquides et sanguins.
La filière Fruit et Légume est d'une grande importance pour le Burkina Faso en ce sens
qu'elle contribue à l'entrée de devises au plan national. L'enquête de Sawadogo et al. (2009)
a montré que la production et la vente du gombo procurait des revenus substantiels (jusqu'à
3000 F CFNjour) aux populations qui la pratiquent. Le gombo revêt donc une importance
économique, surtout pour les femmes et joue un rôle essentiel dans l'équilibre nutritionnel des
populations (Sawadogo et al. 2006). Le gombo est utilisé lors des pratiques rituelles et
culturelles dans certaines localités de cet fait il y joue un rôle sur le plan social.

1.2 Définition et intérêt du compost

1.2.1 Définition

Michel Mustin (1987), définit le compostage comme étant "le processus biologique assurant
la décomposition des constituants organiques des sous-produits et déchets en un produit
organique stable, riche en composés humiques, le compost". En 2001, l'Institut Technique de
l'Agriculture Biologique (ITAB) définit le compostage comme étant le "processus de
décomposition et de transformations contrôlées de déchets organiques biodégradables,
d'origine végétale et/ou animale, sous l'action de populations microbiennes diversifiées
évoluant en milieu aérobique". Le compost fournit des nutriments et des micronutriments aux
plantes afin qu'elles les utilisent. C'est un engrais naturel pour les cultures. De ces définitions,
on pourrait dire que le compost est un produit issu de la transformation de déchets
essentiellement organiques et qu'il est riche en matière organique. On distingue plusieurs
types de composts. Ils sont obtenus à travers le compostage de déjections de bovins, d'ovins
ou de caprins (fumier), de volailles (fiente), de porcs (lisier).

1.2.2 Intérêt du compost


Les cultures ont besoin d'éléments minéraux présents dans le sol pour leur développement.
Ces éléments minéraux doivent être disponibles pour qu'elles puissent les absorber à travers
la sève brute. Un sol riche en matière organique stable produira les éléments nutritifs
nécessaires à la plante et les libèrera régulièrement. Cela diminue considérablement les pertes
en éléments nutritifs par lessivage et leur forte rétention par les micro-organismes et les
Pa g e 115

rendent inaccessibles pour les végétaux. Ainsi le compost qui est riche en matière organique
stable apportera au sol une bonne structure et partant, un bon développement des plantes.

L'intérêt du compost provient donc des propriétés et qualités de la matière organique stable.
Le compost permet donc :

d'améliorer les caractéristiques physiques du sol (porosité, perméabilité) ;


de faire des économies dans l'achat d'engrais;
de lutter contre l'érosion hydrique et le lessivage des sols;
d'accroître l'activité microbiologique des surfaces cultivées grâce à la matière
organique qu'ils dégradent.
Pa g e 116

CHAPITRE II : MATÉRIELS ET MÉTHODES

2.1 Matériels

2.1.1 La zone d'étude


L'étude a été menée sur la station expérimentale de l'Institut du Développement Rural (lDR)
située à Gampéla. Créée en 1979 par des américains, la station expérimentale de Gampéla est
située à 25 km à l'Est de Ouagadougou. Le village de Gampéla (cf. figure n° 3) relève du
département de Saaba, Province du Kadiogo. Ses coordonnées géographiques sont de
12°24,613' et 12°25,413'de latitude Nord et les méridiens 1°20,464 et 1°21,652 de longitude
Ouest. Son altitude est de 350 m. Elle couvre une superficie de 450 ha environ (Badini, 1985).
Elle est située dans le domaine phytogéographique nord-soudanien (Guinko, 1984).
Pa g e 117

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Figure n 0 3 : Carte de la localisation de Gampéla (Tiganadaba L., 2000)


Pa g e 118

2.1.2 Les sols


Les sols de Gampéla sont assez hétérogènes et varient d'un point à l'autre à l'intérieur de la
station. Ainsi une étude pédologique menée par le BUNASOL en 1988 distingue trois unités
géomorphologiques :

le relief résiduel qui est le produit d'une résistance à l'érosion du fait de la présence
d'une cuirasse ancienne. Il correspond aux plateaux;
le glacis constitué par un ensemble légèrement incliné et assez uniforme;
les ensembles fluviaux-alluviaux liés au système alluvial constitué principalement par
le cours d'eau Massili et un de ses affluents; ils forment les bas fonds. (BUNASOL,
1988).

2.1.3 Climat
La zone d'étude a un climat de type nord soudanien, avec deux saisons principales, une saison
pluvieuse dans l'intervalle de juin à octobre et une saison sèche avec une période sèche et
fraîche qui va de novembre à février ainsi qu'une période sèche et chaude à partir de mars à
mal.

2.1.4 Les précipitations


L'eau est l'un des principaux facteurs qui influent sur la croissance des plantes. Le régime
pluviométrique à Gampèla est caractérisé par une irrégularité dans le temps et dans l'espace.
Les figures n04 ,5 suivantes illustrent les variations des moyennes pluviométriques des dix
dernières années et de l'année 2013 (cf. Annexe n02). De la figure n04, il ressort que la plus
forte pluviométrie a été emegistré en 2012 (984,8mm) et la plus faible a été emegistré en
2004 (61 0,3mm).
La quantité d'eau tombée au cours de cette saison (2013) a été de 748, 9 mm avec un pic en
août (289,2mm) (cf. Figure nOS).
Pa g e 119

Pluviométrie(mm)
1050
1000
950
900
850
800
-.-Pluviométrie(mm)
750
700
650
600

Figure 0°4 : Pluviométrie annuelle de la Station Météorologjque de Gampéla de 2004 à 2013

Pluviométrie(mm)
350 ~-­

t-=
300~ -

250
200
150
100 ---- • Pluviomêtrie(mm}
50
o

Figure n05: Répartition de la pluviométrie sur la station de Gampéla en 2013


Pa gel 20

2.1.5 La végétation
Les principales formations végétales rencontrées sont: la savane arborée, la savane arbustive
et les formations ripicoles ou de bas-fond. Dans l'ensemble, les espèces ligneuses les plus
fréquemment rencontrées sont entre: Vitellaria paradoxa, Sclerocarya birrea, Guiera
senegalensis, Combretum glutinosum, Securine gavirosa, Piliostigma reticulatum, Ziziphus
mauritiana et Lannea microcarpa.

La strate herbacée est dominée par Andropogon pseudapricus, Pennisetum pedicelatum,


Elionurus elegans, Cymbopogon schoenanthus, Loudetia togoensis, Microchloa indica,
Zornia glochidiata et Schizachyrium exile.

La station expérimentale est entourée d'espèces plantées comme Acacia nilotica, Azadirachta
indica, Eucalyptus camaldulensis, Mangifera indica (BUNASOL, 1988 ; Tiganadaba, 2000).

2.1.6 Le matériel végétal


Le matériel végétal de notre étude est constitué de dix variétés de gombo de diverses
provenances du Burkina (cf. tableau n° 1 ci-après). Il s'agit de :
une variété améliorée de gombo (UAE 22) mise au point par l'équipe d'amélioration
du gombo de l'Université de Ouagadougou. Celle-ci a été obtenue suite à une
sélection variétale participative par la méthode de Witcombe & Joshi (1996) et
Weltzein et al. (1998) ;
deux hybrides importés (Clemson et Indiana), qUI sont très bien appréciés par les
producteurs et les consommateurs (cf. Annexe n03);
et sept variétés locales obtenues à travers une collecte au niveau des marchés publics
de Ouahigouya, Ouagadougou et de Yako.
Pa gel 21

Tableau nO 1 : Liste des variétés de gombo testées

Type de collecte de la Variété


Variétés Sigles
Commerciale Améliorée au BF Collectée (vrac)
UAE22 VI ./

Clemson V2 ./
Indiana V3 ./
N9 V4 ./

N ]2 V5 ./
NI5 V6 ./
N 23 V7 ./
N 31 V8 ./

N 37 V9 ./

N 40 VIO ./

2.1.7 Le matériel technique


Le matériel technique est constitué de :
compost qui est un engrais organique;
engrais minéral NPK-SB, formulé à 14-23-14-6S ;
appareil photographique pour les prises de vue de certaines parties qui peuvent
illustrer et renforcer certains propos de notre mémoire.
Bien avant la mise en œuvre des essais, il a été arrêté une analyse au laboratoire d'un
échantillon de sol et d'un échantillon du compost utilisé afin de les caractériser. Cela devrait
permettre de faire un lien naturel entre les rendements et le comportement des différentes
variétés de gombo avec la fertilité et la structure des sols.

2.2 Méthodes

2.2.1 Dispositif expérimental et conditions de culture


L'espace est aménagé selon le modèle split-splot. Deux variables (la variété et la fertilisation)
sont prises en compte dans notre expérimentation. Les parcelles sont séparées l'une de l'autre
de 1 m et les blocs de 2 m. La parcelle compte vingt lignes de onze poquets chacune.
Pa gel 22

L'interligne a été de 0,8 m et l'écartement de 0,4 m, ce qui donne une superficie de


60,8m2 pour la parcelle. Une densité de semis de 36 185 poquets à l'hectare a été observée. Le
tableau 2 montre la liste des traitements.

Tableau nO 2 : Liste des traitements appliqués selon les doses de fertilisants


Traitements Doses de NPK (kg /ha) Doses de Compost (t/ha)
Tl (témoin absolu) 0 0
T2 240 0
T3 240 5
T4 240 15
T5 240 10
T6 120 10
T7 360 10
T8 0 10

On notera que le traitement T5 correspond au traitement recommandé à travers la littérature


que nous avons consulté. C'est-à-dire celui utilisant des doses recommandées aussi bien en
compost (lOt /ha) qu'en NPK (240 kg/ha) pour le gombo. Chacune des dix variétés (cf. Figure
n° 6 ci-après) occupera 2 lignes et chaque ligne comporte Il poquets.
123

T3 T7 T5 T4 po-
lm

1\

T2 T6 Tl E
N
T8
</1-
....

if
2m
(
1 lm )

1-
lm
T3 T5 Tl T6

Ilm

1-
lm
T4 T2 T7 T8

2m

T6 T3 Tl T5

1-
T2 T4 ,.... T8 T7
lm
lm

Ilm

Figure W 6 : Dispsotitif expérimental du gombo à Gampéla


Pa gel 24

2.2.2 Itinéraire technique appliqué (ou observé)


Le 31 juillet 2013 la mise en place de l'essai a été réalisé après un labour. Des billons ont été
réalisé tout au tour de chaque sous parcelle pour éviter le transport d'élément d'une parcelle à
l'autre par le ruissellement des eaux.
L'apport du compost a été effectué le 14 août 2013 suivant les différentes doses présentées
dans le tableau 2 après avoir réparti de façon aléatoire les traitements et un labour à la daba a
permis de l'enfouir pour favoriser sa décomposition et d'éviter les transports de ses éléments
fertilisants par ruissellement. Le semis a été effectué le 20 août 2013 à raison de deux graines
par poquet à une profondeur de 2 à 3 cm environ. Le démariage à un plant/poquet a eu lieu
deux semaines après le semis et un repiquage a été fait pour combler les poquets manquants.
Les doses de NPK (l4-23-14+6S) ont été appliquées en un seul apport 15 septembre. Les
opérations d'entretien ont commencé le 4 septembre 2013 avec un premier sarclage suivi de
deux autres le 19 septembre et le 16 octobre 2013. Une irrigation d'appoint a été réalisée
durant le mois d'octobre à raison de deux arrosages par semaine dans le but de combler les
poches de sécheresse et pour permettre au gombo de boucler son cycle. La quantité d'eau par
arrosage était dans l'intervalle 22-23 m3 sur l'ensemble des trois blocs. On dénombre en tous
cmq arrosages.
Un traitement à la deltaméthrine (Décis 12 CE) a été effectué le 10 et 25 Septembre 2013 à la
dose de 0,4 ml pour 151 /400m 2 contre les insectes foreurs et piqueurs-suceurs.
La récolte a débuté le 9 octobre 2013 à intervalle de deux à trois jours durant un mois. Elle
concernait tous les jeunes fruits à l'exception du premier fruit sur chaque plante que l'on a
conservé jusqu'à maturité pour d'autres types de mensurations (mesures concernant le fruit
mature).

2.2.3 Collecte des paramètres


Cinq pieds choisis de manière aléatoire sur chaque deux ligne ont fait l'objet des différentes
mesures. Les paramètres étudiés sont de types quantitatif et qualitatif conformément aux
descripteurs du gombo donnés par le Conseil International des Ressources Phytogénétiques
(CIRPG) (Charrier, 1983). Les caractères qualitatifs ont été évalués par observation visuelle et
les caractères quantitatifs ont été obtenus par des mesures.
Pa gel 25

[Link] Variables quantitatives


Les variables quantitatives et leurs procédures de collecte sont consignées dans le tableau
suivant:
Tableau 3 a : Caractères agro morphologiques étudiés et la méthode de leur collecte

Caractères Périodes Méthodes


Date de 50% Levée (TG) 0-14 JAS Comptage
Nombre de feuilles/Plante Chaque 15 jour à partir 30 JAS Comptage
(NFP) (apport du NPK)
Diamètre de la tige/Plante (cm) Chaque 15 jour à partir 30 JAS Mesure à la base, à l'aide du pied à
(DTP) (apport du NPK) coulisse
Hauteur de la plante (cm) (HP) Chaque 15 jour à partir 30 JAS Mesure à l'aide d'une règle
(apport du NPK)
Date 50% floraison (DF) Floraison A partir de la date de la première
floraison sur la ligne
Nombre moyen de fruits/Plante Récolte Comptage
(NMF)
Poids des fruits frais (g) (PFF) Récolte Pesé à l'aide d'une balance

Longueur du fruit à maturité Récolte Mesure à l'aide d'une règle


(cm) (LFM)
Diamètre du fruit à maturité Récolte Mesure à l'aide d'un pied à coulisse
(cm) (DFM)
Nombre des graines par fruit à Récolte Comptage
maturité (NGF)
Poids des graines des fruits à Récolte Par peser
maturité (g) (PGF)
Poids des 1 000 graines (g) Récolte Par peser
(PMG)
Matière sèche des fruits (MS) Récolte A partir de 5 fruits/variété et par sous bloc
on pèse d'abord le poids frais (Pl) ; ensuite
on sèche à l'étuve à 105° pendant 24H
qu'on pèse à nouveau (P2).
MSF=P2/PlXI00
Matière sèche des feuilles (ms) Récolte A partir de 5 feuilles/variété et par sous
bloc on pèse d'abord le poids frais (Pl) ;
ensuite on sèche à l'étuve à 105 oC pendant
24H qu'on pèse à nouveau (P2).
MSF = P2/PI x 100
Pa gel 26

[Link] Variables qualitatives


Les variables qualitatives ont été énumérées dans le tableau ci après.
Tableau 3 b : Caractères agro morphologiques étudiés et la méthode de leur collecte

Caractères Périodes Méthodes


e
Coloration de la tige Au dessus de 6 nœud Par observation sur la base de la liste de
par pied (CT) descripteurs conformes au modèle standard du
CIRPG
Forme des feuilles (FF) Au dessus de 6e nœud Par observation sur la base de la liste de
descripteurs conforme au modèle standard du
CIRPG
e
Coloration des feuilles Au dessus de 6 nœud Par observation sur la base de la liste de
(CFe) descripteurs conforme au modèle standard du
CIRPG

Coloration rouge à la Fructification Par observation sur la base de la liste de


base des pétales (CP) descripteurs conforme au modèle standard du
CIRPG
La position des fruits Fructification Par observation sur la base de la liste de
sur la tige/plante (PFT) descripteurs conformes au modèle standard du
CIRPG
Coloration des fruits Fructification Par observation sur la base de la liste de
(CF) descripteurs conformes au modèle standard du
CIRPG

2.2.4 Analyses des sols


Des analyses de sol ont été réalisé avant l'apport des différentes doses de compost et du NPK
et à la fin des récoltes afin d'apprécier l'action de ces différents apports sur les
caractéristiques physiques et chimiques du sol.

2.2.5 Analyse statistique


Le traitement des données a été réalisé à l'aide des logiciels Excel 2007 et XLSTAT Pro
7.5.2. Une analyse de variance (ANOVA) grâce au test de Student-Newman-Keuls a été
réalisée et les différences ont été considérées au seuil de p < 0.05. Une matrice de corrélation
a permis d'étudier les caractères quantitatifs.
Pa gel 27

CHAPITRE III : RÉSULTATS ET DISCUSSION

3.1 Résultats

3.1.1 Analyse de la variabilité des caractères quantitatifs

[Link] Résultat des analyses de l'interaction variété-dose de fertilisants sur la date de


50% levée (LB)
L'analyse des données a montré que l'interaction variétés-doses de fertilisants n'a eu aucun
effet significatif sur le caractère date de 50% de levée (LB) (cf. Tableau n04). L'analyse de
variance montre donc un seul regroupement.

NB : Notons que la lecture des différents tableaux se fait en fonction de la colonne.

Tableau n04 : Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur la date de 50% levée (LB)

VI V2 V3 V4 VS V6 V7 V8 V9 VIO
Doses LB LB LB LB LB LB LB LB LB LB
TI S,sa 6a 6,I6 a 6,83 a 7,83" 7,16 a 6a 7,I6 a 6a 6,Sa

T2 S,Sa 6a 6,67 a 6,Sa 7,33' 6,66 a 6a ~a 6a 6,28 a


T3 S,Sa 6a 6,33 a 6a 6,67 a 6,33 a 7a 6a 7a 6,28 a
T4 6,16 a 6,33 a 6a 6,Sa 6,67 a 6,33 a 6a 6,33 a 6,83 a 6,31 a
TS 6a 6a S,67a 6,67 a 6a 7,33 a 6,67 a 6a 6a 6,3 a
T6 6a 6a 6,33 a 6a 7,16a 6,83 a 6a 6a 6a 6,23'
T7 S,16a 6a 6a 6a 6,33 a 6,83' 6a 6a 6a 6,03 a

T8 6,66 a 6a 6,33 a 6a 6,Sa 6a 6a 6a 6a 6,IS a

Les moyennes suivies par la même lettre ne sont pas significativement différentes selon le test de Student de
Newman Keuls au seuil de 5%.

[Link] Résultat des analyses de l'interaction variété-dose de fertilisants sur la hauteur


de la tige
L'observation du tableau n05 montre que la hauteur moyenne de la plante (HT2, HT3) a
augmenté progressivement avec l'âge. L'interaction variété-dose de fertilisants sur la hauteur
de la tige est significative dans la majorité des cas sauf pour les variétés V6, V9 au 30 JAS et
pour les variétés VI, V3, V4, V6, V9 aux 45 JAS et 60 JAS. Les résultats expérimentaux ont
révélé pour l'interaction variété et doses de fertilisants, une hauteur maximale de 43,31 cm
qui a été enregistrée dans la parcelle T7V7 tandis qu'une hauteur minimale de 15,59 cm a été
enregistrée en T2VI0 (cf. tableau n05).
Page 128

Tableau nOS: Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur la hauteur de la tige (en cm)

VI V2 V3 V4 VS V6 V7 V8 V9 VIO
Doses HTI HTI HTI HTI HTI HTI HTI HTI HTI HTI

TI 7,7 8b 9,64 8b 9,IS 8b S< S,S4 8b 9,7S8 1O,12 b 7,9S b< 9,94 8 S,448b
n 7,14 b S,66 b 7,43 b S,22< S,968b 7,S2" 9,S4 b 6,SI b< 9,IS8 6,Sb

n 7,92"b 9,47 8b S,S7 8b 9,46 8b < 9,S2 8b S,768 9,9S b 7,17 b< S,7 8 7,31 8b
T4 7,S2 8b 10,168b 9,S3 8b 9,36 8b< S,69 b S,SS8 10,01b S,l b< 9,368 7,S2"b

TS S,0l8b 1O,6S8b 9,16 8b 10,1 8b< Il,12 8 S,92" 10,S6 b S,97 8b 10,92 8 7,76 8b
T6 S,11 8b 9,6 8b 9,43 8b S,49 b< S,9S8b 10,2 8 9,04 b 6,21< 10,42 6,6S b
T7 S,948b 1O,44 8b S,968b Il,1 8b 9,74 8b 9,268 13,74 8 S,S4 b< 10,IS8 S,S2 8b
TS 9,S2" 11,13 8 10,68 II,S3 8 9,64 8b S,448 1O,23 b 1O,7S8 11,S48 9,13 8

VI V2 V3 V4 VS V6 V7 V8 V9 VIO
Hn Hn Hn Hn Hn Hn Hn Hn Hn Hn
TI IS,93 8 17,44 8b 17,22" IS,4S 8 19,62 b 21,S78 24,16 b IS,n b 22,448 19,3S8
n IS,7 8 IS,OSb 16,168 IS,9S 8 IS,9S b 17,028 2S,63 8b 14,31b 19,91 8 12,17 b
n 16,SS8 17,268b 19,148 26,7S8 26,24 8b 21,61 8 23,1 8b IS,3 b 23,6S8 16,IS 8b
T4 IS,93 8 IS,62"b 20,468 24,2S 8 20,26 b 19,268 27,32 b 17,S6 8b 20,068 17,OS8b

TS IS,41 8 20,S2" 19,98 2S,26 8 29,62" 24,9 8 27,44 8b 24,IS 8 27,S8 17,2S 8b
T6 20,06" 17,2"b 19,96 8 24,22" 20,S6 b 23,24" 27,44"b 13,99 b 23,9" 13,2S b
T7 20,63" 19,4S"b 19,63" 2S,02" 23,S4"b 23,S7" 3S,6S" 19,5S"b 24,OS" 22"
TS 19,44" 17,SI"b 19,5S' 27,4S' 23,SI ,b IS,S2" 23,S2 b 24,IS" 24,IS' 17,27"b

VI V2 V3 V4 VS V6 V7 V8 V9 VIO
HT3 Hn Hn Hn Hn HT3 Hn Hn Hn Hn
TI 20,2" 22,I2"b 21,S9' 23,SS" 2S,36 b 27,42 8 31,04 b 20,36 b 2S,63 8 2S,14"b
n 20,63 8 19,24 b 20,43 8 24 8 22,6S b 21,2" 36,22 8b 17,7 b 24,62" IS,S9 d
n 21,178 20,23 8b 24,IS8 33,92" 32"b 27,13 8 3S,2S8b IS,97 b 29,6S8 20,26 b<d
T4 24,03 8 23,1 8b 2S,32" 30,SS8 2S,46 b 248 2S,74 b 22,24 8b 2S,IS8 21,34 b<d
TS 23,968 2S,438 26,198 3S,12' 3S,S9 8 31,468 3S,33 8b 29,7S8 3S,92 8 23,OS8b<
T6 2S,S68 21,06 8b 26,3S8 30,S9 8 26,42 b 29,2S8 34,748b IS,OSb 29,98 16,9S<d
T7 26,04' 22,S'b 24,3 8 33,36 8 29,24 8b 30,12 8
43,31 8 24,63 8b 29,S2" 2S,n 8
TS 23,96 8 21,42"b 24,623 33,S7 8 29,SS8b 23,S9 8 29,16 b 29,22" 29,92" 21,3Sbcd

Les moyennes suivies par la même lettre ne sont pas significativement différentes selon le test de Student de
Newman Keuls au seuil de 5%.

Légende: HTl : hauteur de la plante à 30 JAS; HT2 : hauteur de la plante à 45 JAS, HT3 : hauteur de la plante
à 60 JAS
Page 129

3.1.1. 3 Résultat des analyses de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le diamètre


de la tige (cm)
L'interaction variété-dose de fertilisants sur le diamètre de la tige est significative pour la
majorité des variétés sauf pour V3, V6, V7 au 30 JAS; pour V2, V3, V6 aux 45 JAS et pour
V3, V6 au 60 JAS. Pour ce paramètre, il ressort de l'analyse, que le diamètre maximal (1,36
cm) a été enregistré dans la parcelle T5V8 au 60 JAS, tandis que le diamètre minimum (0,74
cm) dans la parcelle Tl V3 au 60 JAS. La lecture est fonction de la colonne (cf. tableau n06).

Tableau n06 : Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le diamètre de tige (cm)

VI V2 V3 V4 VS V6 V7 V8 V9 VIO
Doses DTI DTI DTt DTl DTI DTl DTI DTl DTI OTt
TI 0,49 ab 0,6 ab 0,4S a 0,43 b O,Sb 0,46 a 0,49 a O,Sb 0,62"b 0,S2 abc
n 0,42 b 0,41 b 0,3S a 0,42 b 0,41 b 0,41 a O,Sl a 0,4 b 0,41< 0,39<
T3 0,S6 ab O,Sab 0,44 a 0,S7 ab O,SSab 0,S4 a O,SSa 0,4S b 0,49 b< 0,S4 abc
T4 O,Sab O,Sab 0,4S a 0,49,b 0,42 b 0,4S a 0,44 a O,Sb 0,46 bc 0,S2'bc
TS O,SSa 0,61 a O,Sa 0,66 a 0,67 a 0,S3 a 0,64 a 0,6S- 0,66 a 0,S9 a
T6 O,SS' 0,46 ab 0,46- 0,49 ab 0,47 b 0,56' 0,6 a 0,4S b O,SS,b< 0,41 b<
T7 O,SSab 0,49 ab 0,51- 0,6,b O,Sl b 0,57- 0,74 a 0,49 b 0,S3 ab < 0,37,b
TS 0,S4,b 0,47,b 0,42- 0,S6- b 0,49 b 0,46 a 0,74- 0,64- 0,54 ab< 0,S7 ab
VI V2 V3 V4 VS V6 V7 V8 V9 VIO
on on Dn on on on on on Dn on
Tl 0,65< 0,S4' 0,6" 0,6S b 0,7S b 0,73" 0,67 b 0,72< O,S_b 0,7S b<
n 0,7S b< 0,69' 0,6S- 0,74 ab 0,74 b 0,72' 0,92- b 0,72< 0,71 b 0,7I b<
n 0,S4 ab< 0,77' 0,6S a 0,97 a 0,S9 ab la 0,93 ab 0,76< O,SSab O,Sbc
T4 0,9 ab < 0,S6' 0,72' 0,72 ab 0,7S ab 0,7S a 0,79 b 0,92 b< S2 ab 0,S9 b<
TS 1,04- 0,97 a O,Sa l,or 0,9s ab 1,03 a 0,94 ab 1,23 a 1,04 a 0,97 ab
T6 0,97 ab 0,77' 0,74 a 0,S7 ab 0,76 b 0,97 a 0,92 ab 0,72< 0,92"b 0,61<
T7 1,06a 0,93 a 0,S6 a 1,02 a 1,01a 1,0a 1,17a 0,99 ab< 0,97 ab 1,17a
TS O,SSab< 0,74' 0,69 a 0,S9 ab 0,S7 ab 0,7S a 0,7 b 1,12 ab 0,S3 ab 0,92 b
VI V2 V3 V4 VS V6 V7 V8 V9 VIO
DT3 DT3 DT3 DT3 Dn DT3 DT3 Dn DT3 DT3
Tt 0,7S b 0,96 ab 0,74 a 0,7S< 0,9 ab 0,S7 a O,SI<d O,SS< 0,93 ab 0,94 bc
n 0,S4 b 0,76 b 0,76 a 0,S4 b< O,Sl b O,Sa 1,04 b<d 0,79< O,Sb 0,7S<
T3 0,9S ab 0,9 ab 0,S6 a 1,17a 1,04 ab 1,11 a 1,09 ab< 0,S7< 1,01ab 0,92 bc
T4 1,04 ab 0,96 ab 0,S2 a 0,S2 b< 0,9 ab 0,91 a 0,91 bcd 1,04 b< 0,9S ab 1,04 abc
TS 1,19a l,la 0,94 a 1,ISa 1,l ab 1,14a 1,17ab 1,36a 1,22" 1,12 ab
T6 1,12" 0,94 ab 0,9 a 1,04 ab < 0,91 ab 1,ISa 1,13 ab 0,S7< 1,0Sab 0,76<
T7 1,16a l,Orb 0,9s a l,Hab 1,lSa 1,19a 1,3Sa 1,09 ab < l,Hab 1,2S a
TS 0,97 ab O,Sab 0,77a 0,9S ab< 0,99 ab 0,S6 a 0,79 d 1,22 ab 0,9S ab 0,94 b<
Les moyennes suivies par la même lettre ne sont pas significativement différentes selon le test de
Student de Newman Keuls au seuil de 5%.
Légende: DTI: diamètre de la tige à 30 JAS; DT2 : diamètre de la tige à 45 JAS, DT3 :
diamètre de la tige à 60 JAS
Page 130

[Link] Résultat des analyses de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le nombre


de feuilles
L'analyse des données a montré que l'interaction variétés-doses de fertilisants n'a pas eu un
effet significatif sur le nombre de feuilles de la plante dans la majorité. Le nombre de feuilles
maximum qui est de 13 a été enregistré dans la parcelle T7V7, tandis que le minimum soit
9,13 l'a été dans la parcelle T4V3 et T8Vl à 60 JAS (cf. tableau n° 7).

Tableau n07 : Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le nombre de feuilles

Doses VI V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 VIO
NFel NFel NFel NFel NFel NFel NFel NFel NFel NFel
Tl 6,53- 6,13- 6- 6,33- 6,4- 6,66- 6,33- b 6- b 6,86- b 6,66-
T2 6,2- 5,8- 5,8- 6,02- 6,2- 5,8- 6,73- b 5,86- b 5,86 b 5,6 b
T3 6,33- 5,93- 5,4- 6,23- 6,06- 6,2- 6,2 b 5,53- 6,13- b 6- b
T4 6,26- 6,13- 5,93- 6,33- 6,26- 6,2- 6,33- b 6,26- b 6,4- b 6,26- b
T5 6,93" 6,4- 5,86- 6,8- 7,06- 6,73- 6,66- b 6,73- 7,06- 6,6-
T6 6,46- 6- 5,8- 6,13- 6,2" 5,93- 6,53- b 5,73 b 6,6- b 5,53 b
T7 6,53- 6,13- 6- 6,87 a 6,33" 6,73 a 7,33 a 6,26 ab 6,4 ab 6,66 a
T8 6,73 a 6a 6a 6,8 a 6,4 a 6,33 a 6,46 ab 6,8 a 6,8 ab 6,8 a
VI V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 VIO
NFe2 NFe2 NFe2 NFe2 NFe2 NFe2 NFe2 NFe2 NFe2 NFe2
Tl 8,66 a 9,4 a 8,33 a 9,06 a 9,06 a 9,6 a 9,66 b 9,13 b< 9,86 a 9,53"
T2 8,8 a 8,66 a 8,53 a 9,13 a 8,73 a 9,26 a 10,33 b 8,93< 8,73 a 8,46 a
T3 8,93- 8,93 a 8,33 a 9,93 a 9,4 a 9,06 a 9b 9< 9,33 a 8,8 a
T4 8,93 a 9,26 a 8,4 a S,93 a 9,26 a S,S6 a 9,86 b 9,26 ab< 9,53 a 9,r
T5 9,46 a 9,66 a S,8 a 9,r 9,93 a JOa 9,6 b 1O,66a lO,r 9,66 a
T6 9,4 a 8,53 a S,93" 9,13 a 9,2 a 9,66- 9,26 b S,4< 9,2 a S,26 a
T7 9,Sa 9,33 a 8,53 a 9,86 a 9,86 a 10,46 a 11,53 a 9,93 ab < 9,4 a 9,6 a
T8 8,53 a 8,66 a s,r 9,93 a 9,26- 9,4 a 9,22 b 1O,53ab 9,4 a 9,6 a
VI V2 V3 V4 V5 V6 V7 VS V9 VIO
NFe3 NFe3 NFe3 NFe3 NFe3 NFe3 NFe3 NFe3 NFe3 NFe3
Tl lO ab 1O,8a 9,53 8 10,53" lO,r 1O,93 8b 11,4 b 1O,268b 11,2 8 11,068
T2 9,66 ab 9,268 9,33 a 10,26a 9,23 lOb 11,73 b 9,73 b 9,66 a 9,2 b
T3 1O,26ab 10,26 a 10a II,Sa 11,33 8 1O,53 ab 11,13 b 10,44ab 1O,86a 1O,338b
T4 108b 1O,4 a 9,13 a 10,2a 10,4a 1O,2 ab 11,26 b 10,33 ab 10,4 8 1O,068b
T5 1O,73 8b 10,93 8 10,2" 1O,46a 11,268 11,33 ab 11,13 b 11,S6 8 11,6 8 IO,Sab
T6 10,91 8b 9,66 a 10,268 1O,46a IO,S8 11,33 ab 11,8 b 10,06 ab 10,S68 9,53 ab
T7 11,13 8 10,06 8 9,68 11,33 8 11,33 a 12,33 a 13- 1O,93 8b 10,68 11,13"
T8 9,13 b 9,33 a 9,33" Il,r 10,46a 1O,33 ab 1O,33 b 11,53 8b 10,r 10,4 8b
Les moyennes suivies par la même lettre ne sont pas significativement différentes selon le test de
Student de Newman Keuls au seuil de 5%.

Légende: NFel : nombre de feuille à 30 JAS; NFe2 : nombre de feuille à 45 JAS; NFe3: nombre
de feuille à 60 JAS
Pa gel 31

[Link] Résultat des analyses de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le nombre


moyen et poids des fruits frais (en g)
Dans le tableau n08, apparaissent les valeurs moyennes du nombre de fruit par plante et de
leur poids. L'analyse de cet tableau montre que l'interaction variété-doses de fertilisants n'est
pas significative d'une part pour les variétés VI, V2, V8 en ce qui concerne le paramètre
nombre moyen de fruits et d'autre part pour les variétés VI, V3, V8 et V9 concernant le poids
frais des fruits.

Tableau nOS: Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le nombre et poids des
fruits frais (g).

VI V2 V3 V4 VS V6 V7 VS V9 VIO
Doses NMF NMF NMF NMF NMF NMF NMF NMF NMF NMF

TI 0,73 8 0,93 a 0,73 b 0,66 b O,66 b 1,33 b 1,13 a 0,73 8 1,26ab 1,2ab
ab 0,73 b
T2 1,138 1,4 a 1,668b 1,6 0,S6 b I,S8b I,S3 8 1,48b 1,13 ab
T3 0,93 8 1,26
a 2,46 8b 2,13 ab 1,268b 1,46 b I,S8b 1,138 I,S3 8b 1,2"b

T4 1,48 1,468 1,48b 1,33 ab I,S3 ab lb 1,468b 2" O,Sab 1,2 8b


TS 1,468 1,4 8 I,Sab 2,93 8 2" 2,66" 2"b 2,138 2,2" 1,468b
a 3,068
T6 1,668 1,268 3,26 0,S3 b 1,4S b 1,938b 1,06 8 1,66
8b 0,6 b
T7 0,93 8 2,06 a 2"b 2,06 8b 1,468b 1,06 b 2,6"b 1,468 1,938b 2"
TS 0,S8 0,S8 lb 1,33 8b 0,73 b 0,6 b 0,S3 b 0,93 8 0,46 b 0,66 b

VI V2 V3 V4 VS V6 V7 VS V9 VIO
PH PH PH PFF PFF PFF PFF PFF PFF PFF
TI 14,968 13,S6 ab S,61 a 11,76 b 11,3 b 23,7S ab 19,64 8b 9,S4 8 20,2" 21,33 ab
T2 22,6S" 21,7S"b 27,6 a 39,62 ab 11,07 b IS,S2 8b 3S,OS8b 23,21" 26,6" 24,49 8b
T3 19,52" 2S,12 ab 3S,S2" 46,79 8b 20,02 b 33,348b 32,S4 8b 16,S7" 2S,43" 22,6S ab
T4 34,S4 a 27,4S ab IS,S2" 26,S6 ab 24,13 b 19,768b 24,SS8b 34,3S" 12,398 2S,1l8b

TS 32,S6a 20,33 ab 27,S8 26,S6 ab 44,64 8 49,22 8 SI,998 37,S6" 42,7 8 23,4S 8b
T6 42,36" 30,3"b 42,4S" 66,61 a 9,44 b 36,32 8b 43,S2"b IS,4 8 36,72 8 12,06 b
T7 27,64 a 42,97 8 26,68 61,2"b 23,S3 b 16,2"b 45,46"b 29,SS" 39,258 42,54"
a
TS IS,4S 9,96 b Il,IS 8 23,22 b S,63 b S,6 b 6,OSb 21,02" 6,16 8
7,53 b

Les moyennes suivies par la même lettre ne sont pas significativement différentes selon le test de Student de
Newman Keuls au seuil de 5%.

Légende NMF : nombre moyen de fruits; PFF : poids des fruits frais
Page 132

[Link] Résultat des analyses de l'interaction variété-dose de fertilisants sur la longueur


(en cm) et le diamètre des fruits à maturité (en g)
Les résultats d'analyses sur la longueur et le diamètre des fruits à maturité sont consignés
dans le tableau n09. On remarque que l'interaction variété-dose de fertilisants n'a pas d'effet
significatif sur la longueur des fruits à maturité sauf pour les variétés V2. De même, le
diamètre des fruits à maturité n'a pas d'effet significative pour l'ensemble des variétés sauf
pour les variétés V7 et V8 (tableau n09).

Tableau n09 : Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur la longueur (cm) et le


diamètre des fruits à maturité (cm).

VI V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 VIO
Doses LFM LFM LFM LFM LFM LFM LFM LFM LFM LFM

Tl 12,14 a 8,92 ab 11,73 a 19,54 a 8,74 a 9,7 a 11,9a 6,96 a Il,48 a 11,4 a
T2 16,03 a 12,33a 13,8a 16,56a 7,73 a 9,14 a 12,83 a 7,55 a 10,92 a 12,18a
T3 14,31 a Il,99 a Il,57 a 15,57a 10,01 a 10,68 a 14,16a 6,82 a 12,13 a 13,86a
T4 13,44 a Il,42 ab 12,94 a 14,97 a 9,24 a 7,93 a 13,15a 7,55 a 11,22 a 14,29 a
T5 16,67a 11,96 a 13,99 a 13,69a 10,38a 8,93 a 13,74 a 9,92 a 12,15a 12,64 a
T6 16,16 a IO,27 ab 14,56a 18,08a Il,68 a 1O,58a 14,85a 8,24 a Il,96 a 14,26 a
T7 16,71 a 12,33 a 13,2 a 17,82 a 8,56 a Il,35 a 13,68a 8,6 a 13,62" 12,Ola
T8 14,53 a 8,27 ab 1O,44a 15,38a 8,74 a 8,58 a 10,46a 8,n a 9,71 a 12,I5a

VI V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 VIO
DFM DFM DFM DFM DFM DFM DFM DFM DFM DFM
Tl 1,64 a 1,53a 1,38a 1,67a 2a 2,76 a l,Sb 1,49 b 2,1 a 1,93a
T2 2,2 a 1,76a 1,47 a l,na 3,03 a 2,12 a 2,04 a 2,35 a 2,3 a 1,99a
T3 1,96 a 1,82 a 1,14 a 1,78 a 4,55 a 1,98 a 1,72 ab 2,54 a 2,06 a 2,02"
T4 2,44 a 1,8a 1,4 a 1,7a 2,59 a 2,01 a 1,96 ab 2,07 a 3,62 a 1,94 a
T5 2,27 a 1,83 a 1,51 a 1,85a 2,12 a 2,19 a 2,01 a 2,38 a 2,07 a 1,98a
T6 2,32 a 1,62 a 1,61 a 1,8a 2,18 a 2,3 a 1,86 ab 2,56 a 2,4 a 2,02"
T7 2,28 a 1,86 a 1,59a 1,8a 2,54 a 2,18 a 1,8ab 2,67 a 2a 2,07 a
T8 1,96 a 1,51 a 1,98a 1,78a 2,44 a 3,01 a 1,6ab 2,81 a 2,25 a 1,75 a

Les moyennes suivies par la même lettre ne sont pas significativement différentes selon le test de Student de
Newman Keuls au seuil de 5%.

Légende LFM : longueur de fruit mature, DFM : diamètre de fruit maturité


Page /33

[Link] Résultat des analyses de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le nombre et


le poids des graines à maturité
Dans le tableau nO 10, apparaissent les valeurs moyennes du nombre de graine de fruit par
plante et de leur poids. Il ressort que l'interaction variété-dose a successivement des effets
significatifs pour les variétés V6, V7 (nombre graines); V4, V8, VI0 (poids des graines).

Tableau nOlO: Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le nombre des


graines et le poids des graines (en cm).

VI V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 VIO
Doses NGF NGF NGF NGF NGF NGF NGF NGF NGF NGF

TI 43,13" 44,6" 26,5" 49,9" 61,73" 54,26"b 35,91 b 49,46" 63,46" 62,67"
T2 42,73" 45,97" 31,3" 53,6" 53,2" 50"b 65,53" 62,2" 73,6" 55,66"
T3 39,26" 42,06" 26,4" 57,3" 63,26" 32,26"b 46,06"b 67,66" 68" 65,93"
T4 49,8" 38,13" 30,1" 49,6" 66,33" 60"b 53,13"b 57" 63,33" n"
T5 54,93" 45,93" 35,4" 59,5" 56,76" 62,2"b 55,33"b 61,26" 52,8" 65,53"
T6 57,46" 45,86" 39,1" 50,5" 62,8" 67,66" 53,66"b 54,86" 67" 62,86"
T7 53,6" 50,13" 35,8" 58,6" 66,8" 68,73" 49,I3"b 68,26" 63,73" 69,06"
T8 51,53" 35,6" 32,9" 56" 62,66" 41,06 b 42,06 b 75,93" 55,46" 56,53"

VI V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8 V9 VIO
PGF PGF PGF PGF PGF PGF PGF PGF PGF PGF
TI 2,09" 1,36" 0,84 b 1,46" 2,32" 2,22" 1,34" 1,39 b 2,46" 2,31"b
T2 1,92" 1,63" 1,09"b 2,32" 1,9" 2,12" 2,28" 2,48" 2,8" 2,62"b
T3 1,84" 1,36" 1,14"b 2,66" 2,55" 2,6" l,54" 2,58" 2,93" 2,42"b
T4 2,49" 0,85" 1,16"b 2,46" 2,58" 2,12" 2,14" 2,32" 2,07" 2,7"b
T5 2,32" 1,27" 1,46"b 2,5" 2,48" 2,45" 1,84" 2,93" 2,38" 1,98"b
T6 2,66" 1,64" 1,79" 2,21" 2,73" 3,05" 1,8' 2,24" 2,74" 3,24 b
T7 2,71" 1,41" 1,4"b 2,6" 2,8" 2,66" 1,87" 2,52" 2,36" 2,56"
T8 2,3" 1,1" 1,42"b 2,5a 2,29" 1,88" 1,83" 2,76" 2,27" 1,84 b

Les moyennes suivies par la même lettre ne sont pas significativement différentes selon le test de Student de
Newman Keuls au seuil de 5%.

Légende: NGF ; nombre de graines fruit, PGF ; poids de graines fruit

[Link] Résultat des analyses de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le poids des
milles graines (en cm) et la date de floraison
Pour ce qui est des paramètres, poids des milles graines et date de 50% de floraison, il ressort
(cf. Tableau nO Il) que l'interaction variété-dose a successivement des effets significatifs
pour les variétés V4, V8, V7 et V 10 (poids des milles graines) ; V2, V3, V4, V5, V6, V7, V9
(date de 50% floraison).
Page 134

L'annexe 4 donne les différents écarts types et les probabilités obtenus lors des analyses de
l'interaction variétés - dose de fertilisants en fonction des variables.

Tableau non: Effet de l'interaction variété-dose de fertilisants sur le poids des milles
graines (en cm) et la date de 50% floraison.

VI V2 V3 V4 VS V6 V7 V8 V9 VIO
Doses PMG PMG PMG PMG PMG PMG PMG PMG PMG PMG

Tl 38,n" 27,n" 27,19" 27,59 b 34,63" 36,87" 40,68" 21,66 b 34,8" 33,n b<
T2 41,9" 38,63" 31,96" 40,24"b 33,49" 40,68" 33,27" 39,97" 39,69" 46,84"b

T3 36,96" 24,5" 36,07" 44,n"b 36,81" 36,83" 29,1" 38,52" 41,86" 37,14 br
T4 48,81" 22,4" 33,49" 48,82" 37,08" 33,53" 41,17" 34" 32,69" 38,69 b<
T5 42,13" 23,5" 40,52" 39,II"b 39,61" 36,98" 30,07" 38,97" 41,73" 29,35<
T6 47,66" 33,3" 43,81" 42,91"b 44,25" 44,98" 33,22" 39,84" 40,73" 52,22"
T7 51,75" 38,63" 35,02" 44,4"b 39,1" 38,42" 38,23" 37,81" 36,32" 37,37 b<
T8 39,78" 27,55" 34,91" 44,5"b 37,79" 40,47" 36,86" 36,97" 38,44" 32,06 b<

VI V2 V3 V4 VS V6 V7 V8 V9 VIO
DF DF DF DF DF DF DF DF DF DF
TI 48,6" 48,2 b< 45,3 b 51,6" 52,73"b 53,6"b 53,66" 55,66" 50,5"b< 48,4"
T2 48,4" 52,53" 48,8" 48,6 b 54,26"b 55,53" 51,46"b 56,13" 53,1" 50,73"
T3 48,8" 48,73 b< 45,4" 44 d 52,53"b 50,2< 50,13 b< 54" 47,9< 47,86"
T4 49,6" 46,86< 44,1" 47,06 b< 51,73 b 55,06" 49,13 b< 54,8" 52,I"b 50,26"
T5 48,53" 46,1< 44,6 a 46<d 53,53"b 51,53 b< 51,4"b 53,73" 48< 49,2"
T6 49,26 a 47,66< 45,8 a 46,4<d 53,06"b 53,26"b 48,86 b< 54,6a 49,3"b< 49,4"
T7 48,06 a 47,13< 45" 45,66<d 52,8ab 53,4 ab 47,8< 53,93" 51,I"b< 50,33"
T8 49" 50,33 b 44,8" 45,6<d 55,26" 51,46 b< 51,66 ab 53,93 a 50,5"b< 49,33"

Les moyennes suivies par la même lettre ne sont pas significativement différentes selon le test de Student de
Newman Keuls au seuil de 5%.

Légende: DF: date 50% floraison, PMG : poids de mille graines

[Link] Résultat des analyses de doses de fertilisants sur les paramètres étudiés

L'analyse des données a montré que les différentes doses de fertilisants n'a eu aucun effet
significatif sur le caractère date de 50% de levée (LB) et le diamètre des fruits à maturités
alors que la hauteur, le diamètre, et le nombre des feuilles ont eu des effets significatives.

Les résultats sur les doses de fertilisants ont révélé que la hauteur maximale de plante (30,48
cm) a été enregistrée dans la parcelle T5 suivie de 29,23 cm dans la T7. La hauteur minimale
Pa gel 35

de la plante quant à elle est de 22,23 cm et a été enregistrée dans la parcelle T2. Aussi les
résultats des différentes doses de fertilisants ont révélé que le diamètre maximal des plantes
(1,15 cm) a été enregistré dans la parcelle T5 alors que le diamètre minimal de la plante (0,82
cm) a été enregistré dans la parcelle T2. Les résultats des différents niveaux de NPK et de
compost ont révélé pour le nombre de feuilles des valeurs maximales (11,1) enregistrée dans
la parcelle T7. Quant à la valeur minimale qui est de 9,80 elle a été observée dans la parcelle
T2 (cf. tableau nO 9).

Les résultats des différents niveaux de NPK et de compost ont révélé des différences
significatives pour les variables NMF, PFF, LFM, NGF, PGF, PMG et DF. Ainsi la meilleure
performance en termes de nombre (2) et de poids frais de fruit (39,62g) par plante ont été
obtenus en T5 alors que les faibles taux observés l'ont été pour NMF (0,78), PFF (12,08g) au
niveau de la parcelle T8 (cf. Tableau nO 12). L'annexe 5 donne les différents écarts types et
les probabilités obtenus lors des analyses.
Page 136

Tableau non: Effet de dose de fertilisants sur dix huit caractères mesurés

Doses LB HTt Hn Hn DTt Dn DT3 NFel NFe2 NFe3 NMF PFF LFM DFM NGF PGF PMG DF

Tt 6,58 8,97 b 19,21 bc 24,5 bc 0,5 bc O,72 c 0,85 c 6,38 bc 9,23 b 10,6"b 0,94 c 15,5c l1,3bc 1,88 49,17 b 1,78b 32,42 c 50,83 b

n 6,28" 8,05 c 17,69c 22,23 c 0,41 d 0,74 c 0,82 c 5,99d 8,96 b 9,8 c 1,32 b 24,76 b 11,98bc 2,1 8 53,38"b 2, H"b 38,62"b 51,96"

T3 6,288 8,71 bc 21,07 b 26,28 b 0,53 bC 0,85 b 0,99 b 6d 9,07 b 1O,7"b 1,2 b 28,08 b 12,1 8bc 2,16 8 53,82"b 2,16"b 36,27 bc 48,95 c

T4 6,31 8 8,97 b 19,96 b 25 bc 0,47 c 0,82 b 0,94 b 6,24 cd 9,15 b 1O,2 bc 1,36 b 25,07 b 11,6"bC 2,15 8 53,94 8b 2,09"b 37,07 bc 50,08 bc

T5 6,3 8 9,72 8 23,75 8 30,488 0,61 8 18 1,15" 6,68" 9,72" Il" 2" 39,62" 12,4 8b 2,02" 54,96"b 2,11"b 36,2"b 49,26 c

T6 6,238 8,71 bc 20,38 b 25,92 b 0,5 bC 0,85 b 0,99 b 6,09 d 9b 10,Sb 1,67"b 35,54"b 13,1 8 2,06" 56,18"b 2,41" 42,26" 49,76 bc

T7 6,038 9,988 23,658 29,238 0,55 b 1,02" 1,14" 6,52"b 9,83" Il,1" 1,76"b 35,5"b 12,8"b 2,08 8 58,38" 2,29" 38,64 bc 49,52 c

T8 6,158 10,34 8 21,54 8b 26,63 b 0,54 b 0,84 b 0,93 b 6,51"b 9,28 b 10,2 bc 0,78 c 12,08c 1O,7c 2,12 8 50,97"b 2,02"b 36,93 bc 50,18 bc

Les moyennes suivies par la même lettre ne sont pas significativement différentes selon le test de Student de Newman Keuls au seuil de 5%.

Légende :LB : 50%levée , HTI : hauteur de la plante à 30 JAS; HT2 : hauteur de la plante à 45 JAS, HT3 : hauteur de la plante à 60 JAS, DTt : diamètre de la tige à 30
JAS ;DT2 : diamètre de la tige à 45 JAS, DT3 : diamètre de la tige à 45 JAS ;NFel : nombre de feuille par plante à 30 JAS; NFe2 : nombre de feuille par plante à 45 JAS;
NFe3: nombre de feuille par plante à 60 JAS; NMF : nombre moyen de fruits ;PFF : poids des fruits frais ;LFM : longueur de fruit mature, DFM : diamètre de fruit mature,
NGF : nombre de graines fruit, PGF : poids de graines fruit, PMG : poids de mille graines, DF : date 50% floraison.
Pa gel 37

3.1.2 Analyse des caractéristiques qualitatives


Le tableau n° 10 donne les modalités et les fréquences des paramètres qualitatifs pour les dix
variétés de gombo. On remarque une très grande variabilité de modalités de ces paramètres.
Les formes de la feuille (cf. Annexes n° 1) présentent la plus grande variabilité avec six (06)
modalités. Les paramètres qualitatifs évalués ont montré une diversité intra-variétale et inter-
variétale pour la majorité des variétés étudiées. On constate cependant qu'il existe très peu de
variabilité inter-variétale en ce qui concerne les caractères coloration de la feuille et du fruit
pour les variétés Clemson spineless (V2) et Indiana (V3). En effet ces variétés ont toutes deux
des feuilles et des fruits verts. On constate aussi que le caractère position du fruit sur la tige
principale est à 100% érigée pour l'ensemble des variétés.

Tableau 13 : Caractéristiques qualitatives du gombo

Modalité en pourcentage

Caractères Modalité vI v2 v3 v4 v5 v6 v7 v8 v9 vlO

Coloration de la tige 1 (verte) 29,5 58 23,8 30,5 29,6 34,1 31,6 41,8 21,2 36
2 (verte avec nervure rouge) 32,4 42 73,8 61,1 50,1 52,7 28,3 23,5 74,9 29,4

3 (pourpre) 38 - 2,4 8,2 20,3 13,2 40,1 34,7 3,9 34,6

Coloration des feuilles 1 (verte) 36,8 39 45 51,6 47,4 39,6 48,5 47,2 43,2 49,1
2 (verte avec nervure rouge) 46,2 - - 48,4 52,6 58,4 49,3 45,4 39,4 50,2

3 (rouge) 16,7 - - - - - - - - -
Forme des feuilles 3 25,2 - - - - 30,3 23,7 - -
4 2,5 - - - - - 10,2 - - 16
6 3 26,7 52,8 61,3 69,9 69,7 47,4 5,2 59 39,9
7 69,3 - - - - - 42,4 70,3 - 44,1
10 - 71,3 46,4 36,5 30,1 - - - 40,8 -
Il - 2 - - - - - - - -
Coloration rouge à la base des
pétales 1 (à l'intérieur) 74,3 - - 65,1 57,3 52 68,7 49,2 41,3 61,5
2 (des deux cotés) 25,7 100 100 34,9 42,7 48 31,7 50,8 58,7 38,5

Position de fruits 3 (érigée) 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100
2 (vert) 45,6 100 100 41,2 25,7 53,4 55,9 97,7 45,2 54,7
3 (vert recouvert de plaque
Coloration des fruits rouge) 38 - - - 39,3 3,6 32,3 2,1 32,5 41,6
4(rouge) 15,2 - - 57,4 23,2 43 - 8,2 -
Pa gel 38

3.1.3 Relations entre les caractères

Les donnés collectées sur l'ensemble des variables quantitatives ont permis de réaliser la
matrice de corrélation (cf. Tableau nO 14) à partir des coefficients de corrélation de Pearson. Il
ressort de ce tableau que les paramètres relatifs à la croissance (hauteur des tiges, diamètre
des tiges et nombre de feuilles) sont moyennement corrélés entre eux. On note aussi que la
hauteur de la tige à 45 JAS (HT2) est fortement et positivement corrélée à la hauteur de la tige
à 60 JAS (HT3) avec 0,98 comme de coefficient de corrélation. Il existe aussi des corrélations
entre le diamètre de la tige à 45 JAS (DT2) et à 60 JAS (DT3) avec un coefficient qui est de
0,96; entre le nombre de feuilles à 45 JAS (NFe2) et celui de 60 JAS (NFe3) avec 0,86 de
coefficient, entre la longueur du fruit mature et poids de fruit frais avec un coefficient de
corrélation qui est de 0,93. Le nombre de graines et la longueur du fruit mature sont corrélés
avec 0,91 comme coefficient de corrélation; et enfin il y'a corrélation entre le nombre moyen
de fruit (NMF) et le poids de fruit frais (PFF) avec 0,99 de coefficient de corrélation.

Par contre, les variables comme la date de floraison (DF) sont négativement corrélées à la
hauteur, au diamètre de la tige et au nombre de feuille, comme la matière sèche des fruits qui
est négativement corrélé au nombre moyen de fruit, au poids de fruit frais et à la longueur de
fruit mature.
Pa gel 39

Tableau 14 : Coefficients de corrélation de Pearson entre les différents caractères

Variables LB HT! HT2 HT3 DTI DT2 Dn NFel NFe2 NFe3 NMF PFF LFM DFM NGF PGF PMG DF ms MS
LB 1
HT! -0,52 1
HT2 -0,556 0,792 1
HT3 -0,449 0,747 0,988 1
DT! -0,272 0,773 0,928 0,954 1
DT2 -0,651 0,651 0,952 0,934 0,794 1
DT3 -0,533 0,559 0,94 0,947 0,819 0,97 1
NFel -0,204 0,866 0,736 0,756 0,785 0,624 0,562 1
NFe2 -0,426 0,751 0,865 0,862 0,778 0,86 0,801 0,864 1
NFe3 -0,21 0,521 0,849 0,877 0,844 0,785 0,86 0,604 0,804 1
NMF -0,279 -0,046 0,54 0,589 0,401 0,703 0,786 0,101 0,442 0,588 1
PFF -0,314 -0,054 0,518 0,566 0,369 0,682 0,773 0,075 0,41 0,563 0,992 1
LFM -0,434 -0,168 0,37 0,39 0,173 0,55 0,643 -0,156 0,215 0,412 0,899 0,938 1
DFM -0,54 -0,143 0,103 0,026 -0,152 0,284 0,233 -0,411 -0,157 -0,179 0,382 0,372 0,461 1
NGF -0,685 0,086 0,523 0,496 0,231 0,718 0,737 0,019 0,414 0,439 0,835 0,866 0,917 0,584 1
PGF -0,671 -0,062 0,308 0,278 0,064 0,47 0,516 -0,257 0,044 0,166 0,668 0,73 0,89 0,664 0,886 1
PMG -0,613 -0,147 0,043 0,014 -0,182 0,208 0,225 -0,34 -0.171 -0,17 0,427 0,512 0,72 0,592 0,708 0,919 1
DF 0,319 -0,462 -0,794 -0,789 -0,772 -0,708 -0,802 -0,303 -0,45 -0,764 -0,529 -0,51 -0,43 -0,289 -0,459 -0,399 -0,079 1
ms 0,583 0,08 -0,173 -0,1 0,146 -0,414 -0,327 0,226 -0,09 0,082 -0,487 -0,47 -0,5 -0,917 -0,699 -0,616 -0,536 0,172 1
MS 0,382 -0,186 -0,666 -0,676 -0,59 -0,676 -0,791 -0,121 -0,452 -0,81 -0,726 -0,74 -0,76 -0,147 -0,683 -0,61 -0,295 0,768 0,115
En gras, valeurs significatives au seuil alpha =0,050

Légende :LB : 50%levée , HTI : hauteur de la plante à 30 JAS; HT2 : hauteur de la plante à 45 JAS, HT3 : hauteur de la plante à 60 JAS, DTt : diamètre de la tige à 30
JAS ;DT2 : diamètre de la tige à 45 JAS, DT3 : diamètre de la tige à 45 JAS ;NFel : nombre de feuille par plante à 30 JAS; NFe2 : nombre de feuille par plante à 45 JAS;
NFe3 : nombre de feuille par plante à 60 JAS; NMF : nombre moyen de fruits ;PFF : poids des fruits frais LFM: longueur de fruit mature, DFM : diamètre de fruit mature,
NGF: nombre de graines fruit, PGF : poids de graines fruit, PMG : poids de mille graines.: DF : date 50% floraison ms :matière sèche des feuilles, MS : matière sèche des fruits.
Page 140

3.1.4 Résultats des différentes analyses de sols

L'analyse du sol et du compost a été réalisé au Bureau National du Sol (BUNASOL). Pour le
compost les résultats de l'analyse montrent que l'azote total est de 2,16% ; la matière
organique de 81,57% ; le phosphate total de 0,41g!kg; le potassium total de 0,82g!kg, le
Carbone de 47,31 %, le Calcium total(Ca) de 22,84 g !kg, le Magnésium total(Mg) de 1,60
g !kg (cf. Annexe n06).

L'analyse du sol avant la culture a révélé que le pH eau est de 5,20 ; l'azote total est 0,028% ;
le phosphate total et le potassium donnent successivement 192,2 et 2172,3 ppm (cf. Annexe
n07). L'annexe n08 donne les résultats de l'analyse sur l'acidité du sol des différentes
parcelles à la fin des récoltes. Ainsi on obtient en T2 un pH=4,81 ; en T3 un pH= 4,98; en T4
un pH=4,14 ; en T5 un pH=5,20 ; en T6 un pH=5,28 ; en T7 un pH= 4,89; en T8 un pH=5,66.
Pa gel 41

3.2 Discussions

3.2.1 Variabilité des caractères quantitatifs

Les résultats expérimentaux ont révélé pour la plante de gombo que la hauteur, le diamètre et
le nombre de feuilles ont été influencés par l'apport individuel du compost et du NPK d'une
part par leur combinaison ainsi que par l'interaction variété-doses de fertilisants d'autre part.
Les valeurs élevées s'obtiennent dans les parcelles ayant reçue les deux types d'apport. La
valeur maximale atteinte en TS pour ces différents caractères montre que les apports sont
bénéfiques pour les doses combinées de compost et de NPK recommandées. Ces résultats sont
similaires à ceux de Olaniyi et al. (2010), qui a indiqué que la croissance de la plante du
gombo différait considérablement d'une application à une autre et que les effets combinés de
manière significative influençaient plus la hauteur de la plante et le nombre de feuilles.
On remarque aussi que la réponse du gombo à la dose unique du NPK est faible par rapport à
l'action combinée des deux engrais; ce qui est en accord avec les résultats rapportés par
Akanbi et al (200S). On constate aussi dans la parcelle témoin (Tl), que de la date de semis à
60 JAS, la croissance des plantes (en hauteur, en diamètre) et le nombre de feuilles ont évolué
progressivement même si cette évolution n'était pas très prononcée. Selon Markose et al.
(1990) et Koechlin et al. (1992), ce phénomène s'explique par le fait que le mode d'action des
gènes de la hauteur et du diamètre de la tige du gombo est additif.
De même, le nombre et le poids frais de fruit par plante étaient tous significativement
influencés par l'application du NPK et du compost. Ainsi les faibles taux ont été observés en
Tl parcelle témoin et en T8 (10tkg/ha de Compost+ Okg/ha de npk) alors que les meilleurs
résultats s'obtiennent à travers une combinaison entre le NPK avec le compost et cela surtout
en faveur du niveau des doses recommandées (TS) suivi de celle du traitement T6 (120kg/ha
de NPK + lOt/ha de compost). Cette performance est de l'ordre de 2 fruits/plante pour le
traitement TS. Ces résultats montrent que le rendement du gombo est plus important à travers
un apport combiné d'engrais organique et minéral, que purement organique ou minéral.
Akande et al. (2003) ont rapporté que l'utilisation combinée du phosphate broyé appliquée
avec de la fiente de volaille améliorait considérablement la croissance et le rendement de
gombo (Abelmoschus esculentus L Moench) par rapport à l'application de chaque fertilisant
séparément. Dans le même registre, les travaux des auteurs comme Babatola et al. (1997),
Pa gel 42

Akande et al. (2010) sur le gombo; de Bayu et al. (2006) sur Sorgho Sorghum bie%r L
confirment nos résultats.
Lorsque l'on se réfère aux différentes doses de fertilisants, on note des différences
significatives pour la date de floraison ainsi que tous les paramètres de fruits immatures et
matures, à l'exception du diamètre de fruit mature (DFM). En outre la longueur du fruit à
maturité est un élément qui dépend de divers facteurs tels que la constitution génétique des
cultivars et leur réponse aux conditions environnementales (Anjum & Amjad, 1999).

Les données relatives à la date de floraison ont été significativement affectées par les variétés,
les différents niveaux d'application de NPK, de compost ainsi que leur interaction. Selon les
résultats expérimentaux des valeurs moyennes maximales (56,13) ont été enregistrées dans la
parcelle T2V8 et les valeurs minimales (44) dans les parcelles T3V4.
Les résultats des différents niveaux de fertilisation ont montré que les jours maximum à la
floraison (51,96) étaient enregistrés dans le traitement T2 et les minimum (48,95) dans la
parcelle T3. La différence de jours à la floraison pourrait être due à la variation génétique
entre les variétés mais aussi à l'action des fertilisants. Selon Amjad et al (2001) le début de la
floraison peut être attribué à la constitution génétique du cultivar.
La date de 50% floraison a présenté des écarts très importants entre les variétés étudiés. De ce
constat, on a pu classer les variétés en deux cycles végétatifs distincts. Les variétés très
précoces comme Indiana et UAE22 et les huit variétés restantes sont classés parmi les variétés
précoces. Nos résultats sont en phase avec ceux de Sawadogo et al. (2010), qui à travers leur
travaux ont distingués les variétés dont la floraison intervient entre 45 JAS et le 50 JAS et
sont dits à cycle très précoce et celles dont la floraison apparaît entre 50 JAS et 60 JAS et sont
dites à cycle précoce.

3.2.2 Variabilité des caractères qualitatifs


On a observé une multitude de couleur pour les paramètres fruit, tige, feuille au sein des
variétés étudiées; ce qui traduit une variabilité intra variétale. Dans les écrits de Koechlin et
al. (1992), la couleur des fruits est un caractère très variable et indépendant des colorations
des organes végétatifs. Et selon toujours ce dernier, la forme et la couleur du fruit, qui sont
très diversifiées, typent les cultivars sans ambiguïté. Pour Charrier (1983) par contre, les
colorations des tiges, des pétioles et des fruits sont liées et la coloration a un déterminisme
génétique simple chez le gombo.
Pa gel 43

3.2.3 Corrélation des caractères


La matrice de corrélation montre une forte corrélation positive entre les mesures du 45 JAS et
60 JAS pour les paramètres hauteur de la tige, diamètre de la tige et nombre de feuilles. On en
déduit que l'absorption du NPK par la plante est très accentuée durant les deux semaines
après son apport.
On note aussi une corrélation positive entre la hauteur des tiges, le diamètre des tiges et le
nombre de feuilles. La hauteur et le diamètre de la tige font partie des caractères de
contribution directe de rendement selon Koechlin et al. (1992). Etant donné que c'est dans la
combinaison T5 qu'on a enregistré les valeurs élevées pour les hauteurs et les diamètres de
tige élevés, on pourrait s'attendre à un meilleur rendement comparativement aux autres
fertilisations. On en déduit que l'application de la T5 serait intéressante pour aboutir à un
meilleur rendement.
Il y a une corrélation entre le diamètre, le nombre de graines et le poids du fruit immature.
Cependant la fertilisation n'a pas d'effet significatif sur le diamètre. Cela pourrait être en
relation avec la variété elle-même.
La corrélation négative entre la longueur de fruit mature et la matière sèche des fruits signifie
que les fruits les plus courts auraient une teneur en matière sèche élevée par rapport aux fruits
longs. La corrélation positive entre le nombre de graines par fruit et la longueur de fruit
mature montre que la longueur du fruit à maturité est une composante pour l'amélioration du
rendement en graines.

3.2.4. Analyse de sols après récolte

Les résultats de l'analyse (cf. Annexe n07) montrent que le pH a augmenté dans les parcelles
T6, T8 par rapport à la parcelle témoin (Tl), tandis qu'il diminue dans les parcelles T2, T3,
T4, T7 et par ailleurs reste inchangé dans celle du T5. On se rend compte que le pH augmente
lorsque l'on apporte le compost en grande quantité, ce qui montre que le compost a amélioré
les caractéristiques physicochimiques du sol. Nos résultats sont en accord avec ceux
d'Akande et al. (2003) qui trouvent que l'application de matière organique pourrait améliorer
les sols tropicaux légèrement acides et donc augmenter la production agricole.
Page \44

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

De cette étude il ressort que le gombo est caractérisé par une importante variabilité. En effet,
l'analyse de variance a révélé des différences significatives entre les variétés de gombo et les
traitements pour une majorité des caractères quantitatifs étudiés. En ce qui concerne les
caractères qualitatifs, on a pu noter une très grande variabilité des modalités.

Le but de l'expérience visait aussi à déterminer la dose d'engrais la plus efficace en terme de
productivité parmi huit doses de fertilisations à savoir T1(Okg/ha de NPK +Ot/ha de
compost); T2 (240kg de NPK +Ot/ha de compost); T3 (240kg/ha de NPK + 5t/ha de
compost); T4 (240kg/ha de NPK + 15t/ha de compost); T5 (240kg/ha de NPK + 10t/ha de
compost); T6 (l20kg/ha de NPK + lOt/ha de compost) ; T7 (360kg/ha de NPK + 10t/ha de
compost); T8 (Okg/ha de NPK + 10t/ha de compost). Malgré les contraintes (maladies,
nuisibles) rencontrées par la culture pendant la croissance des plants et les périodes de
fructification, les résultats obtenus par notre étude ont révélé que pour une performance
optimale du gombo, il est nécessaire d'appliquer en combinaison le NPK et le compost selon
les doses recommandées à savoir (240kg/ha de NPK + 1Ot/ha de compost). On peut aussi
recommander le traitement T6 (l20kg/ha de npk + 10t/ha de compost) pour plusieurs raisons.
Le traitement T6 produit un bon rendement car sa production en fruit frais avoisine
directement celle du T5 d'une part mais aussi l'action de ce traitement sur l'acidité du sol est
positif car il rehausse le taux en élément nutritif du sol d'autre part.

Aussi de cette étude il ressort que l'utilisation d'intrant contribue à augmenter la production
en fruit du gombo mais favorise plus le développement d'organe végétatif
Des résultats de l'analyse de sol après la récolte, on déduit de notre étude que les traitements
T2 (240kg de npk +Ot/ha de compost); T3 (240kg/ha de npk + 5t/ha de compost);
T4 (240kg/ha de npk + 15t/ha de compost); T7 (360kg/ha de npk + 10t/ha de compost) sont à
éviter car ils contribuent à appauvrir le sol en nutriments et les rendent quasiment impossible
à la culture du gombo.

Les résultats nous ont permis de saVOIr que la plante de gombo réagit bien aux apports
d'engrais minéral et à la fumure organique. Pour mieux appréhender ces résultats, il serait
bien de prévoir un certains nombre d'activité d'où la poursuite des analyses au laboratoire.
Pa gel 45

Ces analyses nous permettrons de voir· l' action des différentes doses sur la composition
nutritive du gombo. En plus de cela vu que pour la mise en place de nos essais a été retardé
par l'absence de compost caractérisé il serait donc intéressant de soutenir la recherche par la
création des centres spécialisés dans la production de compost caractérisé.
Pa gel 46

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Page lx

Annexes
Pa gel xi

Annexe n0 1 : différentes fonnes des feuilles de gombo

2 3

,1_
1_..--IIi \/
L I~
4 5 6

7 8 9

10 11
Pa gel xii

Annexe n02 : Pluviométrie à Gampéla de 2004 à 2013


2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 20 Il 2012 2013
Janvier 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Février 0 0 0 0 0 0 0 0 6,2 6,2
Mars 0 0 0 0 0 Traces 0 0 0 Traces
Avril 39,4 Traces 30 Il,3 0 1,8 12 0 32,8 54
Mai 51,1 26 43,5 0 97,8 37,2 48 76,9 33,4 66,9
Juin 28,6 155,9 57,1 91,6 111,6 109,2 138 90,2 52,8 63,8
Juillet 179 295,8 194,4 95,1 243 208,2 230 124,9 327,6 136,6
Août 128 281,3 229,6 371,7 227,8 201,9 259 258,5 274,4 289,2
Septembre 177,3 60,9 170,4 169,5 149,7 279,6 1Il 144,7 240,3 61,7
Octobre 4,5 7,5 26,8 2,1 36 15,7 45 32,8 23,5 70,5
Novembre 2,4 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Décembre 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
TOTAL 610,3 827,4 751,8 741,3 865,9 853,6 843 728 984,8 748,9

Annexe n03 : Caractéristiques des variétés

Variété Appellation Cycle végétal Caractéristique


principal

VI UAE22 50 jours Précoce, capsule mince


et allongé, gombo vert

V2 Clemson 60-70 jours Précoce, fruit vert


V3 Indiana 45-55 jours Très précoce, fruit vert,
long et mince
Pa gel xiii

Annexe n 0 4: L'Ecart type (ET) et la Probabilité (P) de l'interaction variété-dose de


fertilisants en fonction des variables.

VI V2 V3 V4 VS
Variables ET P ET P ET P ET P ET P
HTI 2,156 0,029 2,124 0,039 2,560 0,070 2,931 0,001 2,749 0,061
HT2 6,406 0,253 4,344 0,017 7,175 0,702 10,340 0,030 8,601 0,005
HT3 8,279 0,333 5,109 0,041 9,291 0,620 12,118 0,046 11,492 0,004
DTI 0,141 0,022 0,175 0,022 0,148 0,259 0,187 0,003 0,170 0,000
DT2 0,290 0,000 0,262 0,041 0,260 0,202 0,298 0,000 0,248 0,005
DT3 0,301 0,000 0,285 0,028 0,283 0,163 0,326 0,000 0,287 0,015
NFel 0,789 0,181 0,707 0,471 0,847 0,560 1,003 0,142 0,907 0,101
NFe2 1,465 0,217 1,154 0,054 1,426 0,873 1,492 0,272 1,531 0,427
NFe3 1,728 0,021 1,650 0,028 1,897 0,628 1,910 0,250 2,126 0,148
NMF 0,934 0,045 1,258 0,208 1,935 0,008 1,975 0,007 1,055 0,000
PFF 26,579 0,063 28,380 0,053 34,085 0,095 60,085 0,008 23,691 < 0,0001
LFM 4,745 0,064 3,590 0,004 4,147 0,092 7,206 0,387 4,161 0,173
DFM 0,748 0,073 0,455 0,209 1,145 0,709 0,370 0,840 3,116 0,404
NGF 20,271 0,131 18,071 0,417 14,364 0,162 19,866 0,753 27,638 0,899
PGF 1,184 0,347 0,820 0,143 0,820 0,060 1,230 0,180 1,250 0,602
PMG 18,828 0,311 14,898 0,049 17,617 0,273 18,433 0,077 16,061 0,736
DF 2,720 0,848 3,235 < 0,0001 3,103 0,001 3,284 < 0,0001 2,922 0,032
V6 V7 V8 V9 VIO
Variables ET P ET P ET P ET P ET P
HTI 2,714 0,317 2,879 0,000 2,764 < 0,0001 3,257 0,177 2,256 0,006
HT2 8,296 0,105 9,742 0,009 7,775 < 0,0001 8,707 0,306 6,129 0,000
HT3 10,765 0,093 11,637 0,013 9,763 0,000 10,940 0,157 7,799 < 0,0001
DTI 0,161 0,026 0,442 0,478 0,176 < 0,0001 0,171 0,001 0,173 0,004
DT2 0,322 0,004 0,308 < 0,0001 0,348 < 0,0001 0,296 0,072 0,320 < 0,0001
DT3 0,369 0,003 0,338 < 0,0001 0,362 < 0,0001 0,329 0,016 0,342 0,000
NFel 0,935 0,032 0,958 0,040 1,001 0,002 0,970 0,010 0,985 0,000
NFe2 1,587 0,130 1,598 0,000 1,650 0,000 1,705 0,446 1,468 0,028
NFe3 1,891 0,036 1,813 0,004 1,869 0,017 2,038 0,243 1,660 0,007
NMF 1,368 0,001 1,520 0,011 1,310 0,027 1,423 0,015 1,145 0,025
PFF 33,109 0,013 38,456 0,019 29,053 0,100 36,332 0,055 26,907 0,021
LFM 3,923 0,222 4,209 0,118 3,008 0,083 3,659 0,183 3,285 0,089
DFM 2,299 0,916 0,476 0,011 0,764 < 0,0001 2,429 0,670 0,350 0,327
NGF 24,885 0,033 21,178 0,006 25,917 0,128 22,722 0,244 20,363 0,328
PGF 1,264 0,229 1,073 0,323 1,075 0,024 1,233 0,550 1,160 0,030
PMG 15,755 0,668 20,494 0,632 13,462 0,002 13,497 0,493 15,458 0,000
DF 2,800 < 0,0001 3,272 < 0,0001 2,342 0,030 3,415 < 0,0001 2,688 0,044
Pa gel xiv

Annexe nO 5: L'Ecart type (ET) et la Probabilité (P) de la fertilisation en fonction des


variables.

Variables ET P
HTl 2,79 < 0,0001
HT2 8,552 < 0,0001
HT3 10,7 < 0,0001
DTl 0,213 < 0,0001
DT2 0,3 < 0,0001
DT3 0,326 < 0,0001
NFel 0,937 < 0,0001
NFe2 1,547 < 0,0001
NFe3 1,907 < 0,0001
NMF 1,448 < 0,0001
PFF 35,625 < 0,0001
LFM 4,974 0,0003
DFM 1,583 0,608
NGF 23,854 0,033
PGF 1,203 0,001
PMG 16,992 0,0002
DF 4,057 < 0,0001
Page Ixv

Annexe nO 6: Résultats des analyses d'un échantillon de compost

N° de Laboratoire 2305
N° d'origine Compost
Azote total (N)% 2,16
Phosphate total (P) g /kg 0,41
Potassium total (k) g /kg 0,82
Matière organique % 81,57
Carbone% 47,31
Calcium total (Ca) g /kg 22,84
Magnesium total 1,60
(Mg) g /kg

Annexe n07 : Résultats des analyses d'un échantillon de sol avant l'apport de fertilisant

N° de Laboratoire 125

N° d'origine Tl

Azote total % 0,028

Phosphate total en ppm 192,2

Potassium total en ppm 2172,3

PH eau 5,20

Annexe nOS: Résultats des analyses d'un échantillon de sol après apport de fertilisant

N° de 126
Laboratoire
N° T2 T3 T4 T5 T6 T7 T8
d'origine
PH eau 4,81 4,98 4,14 5,20 5,28 4,89 5,66

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