Dissertation : La conscience peut-elle être un fardeau ?
L’analyse du sujet
I. Les termes du sujet
• Conscience :
– sens psychologique : faculté de se représenter sa propre existence.
– sens moral : faculté de juger, ou de se représenter la valeur morale de ses actes.
• Fardeau :
– idée d’absence de liberté, d’entrave.
– idée d’efforts, de douleur.
• Peut-elle :
– idée de possibilité, de choix.
– idée de légitimité.
II. Les points du programme
• La conscience.
• L’existence et le temps.
• La morale.
• Le bonheur.
• La liberté.
La problématique
La conscience que nous possédons peut-elle être considérée comme une charge nous empêchant de jouir pleinement de
l’existence ? Se rendre compte de ses propres défauts confère-t-il à l’homme de la grandeur ou nuit-il au contraire à son
bonheur et à sa liberté ?
Le plan détaillé du développement
I. La conscience est la marque de la grandeur humaine.
a) La disposition de la conscience nous donne le statut de sujet lucide et responsable de nos actes.
b) Ce sont les exigences du corps qui peuvent davantage être vécues comme un fardeau : maladies, travail, douleurs ; nous
souffrons de vieillir trop vite.
c) Les manifestations du corps et ses désirs, relayés par l’inconscient, peuvent alourdir et perturber la conscience
(psychanalyse).
Transition : Ne serait-il pas préférable de n’avoir aucune conscience des limites de notre condition ?
II. La conscience peut être malheureuse.
a) En tant qu’individu, la conscience de nos défauts psychologiques est douloureuse.
b) En tant qu’être humain, la conscience de notre condition ne peut susciter que l’incompréhension et l’angoisse (Cf.
Pascal).
c) En tant que citoyen, la conscience des injustices et des déterminismes divers pesant sur nous n’incite pas au bonheur.
Transition : Mais prendre conscience des déterminismes n’est-il pas un moyen de s’en libérer ? « Pour un être conscient,
exister consiste à changer. » Bergson
III. La prise de conscience est libératrice.
a) Sans conscience, le bonheur et la liberté ne seraient ni vécus, ni ressentis vraiment.
b) En matière morale, la conscience donne un idéal à respecter, mais que l’on ne peut jamais parfaitement atteindre.
c) La conscience nous donne un projet d’existence, toujours susceptible de changer (Cf. Sartre).
Conclusion
La conscience peut être vécue comme un fardeau, mais c’est également le fait d’être conscients de nos propres limites qui
nous en libère.
ce qu’il ne faut pas faire Oublier la dimension positive de la conscience.
Les bons outils • Pascal, Pensées. • Sartre, La Nausée. • Descartes, Méditations métaphysiques. • Saint Augustin,
Confessions.