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Ascoli

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CHAPITRE 5.

FONCTIONS

Exercice 5.33 – Le théorème d’Ascoli

Définition soit F un ensemble de fonctions définies sur [0, 1] et à valeurs réelles.


On dit que F est équicontinu s’il vérifie la propriété suivante
2
∀ ε > 0, ∃ α > 0, ∀ (x, y) ∈ [0, 1] , |x − y| 6 α ⇒ ∀ f ∈ F, |f (x) − f (y)| 6 ε
1) Que peut-on dire des fonctions appartenant à un ensemble équicontinu ?
2) Soit (fn )n∈N une suite de C 0 ([0, 1] , R) convergeant uniformément sur [0, 1]
vers une application f . Démontrer que l’ensemble F = {fn , n ∈ N} est équicon-
tinu.
3) Soit (fn )n∈N une suite de C 0 ([0, 1] , R) convergeant simplement sur [0, 1] vers
une application f. On suppose que l’ensemble F = {fn , n ∈ N} est équicontinu.
a) Démontrer que f est uniformément continue sur [0, 1] .

448
b) Démontrer que la suite (fn )n∈N converge uniformément sur [0, 1] vers f.
k

Indication on pourra considérer une subdivision régulière σN = N avec

9332
k∈[0,N]
N convenablement choisi.
4) Dans la suite on considère une suite équicontinue (fn )n∈N de

:167
C 0 ([0, 1] , R) telle que pour tout x ∈ [0, 1] , il existe un réel positif M(x) véri-
fiant

.210
∀ n ∈ N, |fn (x)| 6 M(x)
On considère également une suite (xn )n∈N de [0, 1] telle que l’ensemble

.230
D = {xn , n ∈ N} soit dense dans [0, 1] .
a) Soit (ϕn )n∈N une suite d’applications strictement croissantes de N dans N.
Vérifier que l’application .228
:185

ψ : N → N, p 7→ (ϕ0 ◦ ϕ1 ◦ · · · ◦ ϕp ) (p)
est strictement croissante.
4

b) Construire par récurrence une suite (ϕn )n∈N d’applications strictement crois-
3383

santes de N dans N ainsi qu’une suite (ap )p∈N de nombres réels telles que
∀ k ∈ N, fϕ0 ◦ϕ1 ◦...◦ϕk (n) (xk ) →
:888

ak
n→+∞
c) En déduire, avec les notations de la question 4) a), que pour tout k ∈ N,
0268

fψ(n) (xk ) → ak .
n→+∞ 
d) On admet que l’on peut alors en déduire que la suite fψ(n) n∈N converge
1085

simplement sur [0, 1] (ce n’est pas difficile quand on connait les suites de Cauchy,
hors-programme). Expliquer alors pourquoi elle converge uniformément sur [0, 1] .
ris:21
e Pa

Solution 1) Il est clair que si F est équicontinu, alors toute f ∈ F est uniformément
continue sur [0, 1] .
sité d

2) Soit (fn )n∈N une suite de C 0 ([0, 1] , R) convergeant uniformément sur [0, 1] vers une
application f . On a alors
niver

ε
∀ ε > 0, ∃ N > 0, ∀ n > N, ∀ x ∈ [0, 1] , |fn (x) − f (x)| 6
3
om:U

De plus les fonctions fn étant toutes continues, la limite f est continue sur le compact [0, 1] ,
donc uniformément continue. Ainsi
vox.c

ε
∃ α > 0, ∀ (x, y) ∈ [0, 1]2 , |x − y| 6 α ⇒ |f (x) − f (y)| 6
3
holar

372
iv.sc
CHAPITRE 5. FONCTIONS

On en déduit

∀ n > N, ∀ (x, y) ∈ [0, 1]2 , |x − y| 6 α ⇒ |fn (x) − fn (y)|


6 |fn (x) − f (x)| + |f (x) − f (y)| + |f (y) − fn (y)| 6 ε

Enfin les fonctions f0 , f1 , . . . , fN−1 sont toutes uniformément continues sur [0, 1] , il existe
donc un réel β > 0 tel que

∀ (x, y) ∈ [0, 1]2 , |x − y| 6 β ⇒ ∀ n ∈ [0, N − 1] , |fn (x) − fn (y)| 6 ε

Conclusion

∀ (x, y) ∈ [0, 1]2 , |x − y| 6 min(α, β) ⇒ ∀ n ∈ N, |fn (x) − fn (y)| 6 ε

448
L’ensemble {fn , n ∈ N} est équicontinu.
3) Soit (fn )n∈N une suite de C 0 ([0, 1] , R) convergeant simplement sur [0, 1] vers une ap-

9332
plication f. On suppose que l’ensemble F = {fn , n ∈ N} est équicontinu.
a) On commence par traduire l’équicontinuité de F :

:167
∀ ε > 0, ∃ α > 0, ∀ (x, y) ∈ [0, 1]2 , |x − y| 6 α ⇒ ∀ n ∈ N, |fn (x) − fn (y)| 6 ε

.210
Comme (fn )n∈N converge simplement sur [0, 1] vers f, on en déduit, par passage à la limite

.230
∀ (x, y) ∈ [0, 1]2 , |x − y| 6 α ⇒ |f (x) − f (y)| 6 ε

Conclusion f est unifomément continue sur [0, 1] .


.228
b) Soit N ∈ N∗ tel que N 1 k

< α. On considère alors la subdivision régulière σN = N k∈[0,N]
:185
1 k k+1
 
de pas N . Soit x ∈ [0, 1] . Il existe k ∈ [0, N − 1] tel que x ∈ N , N . Par ailleurs comme
(fn )n∈N converge simplement vers f, il existe n0 ∈ N tel que pour tout n > n0 et pour tout
4

j ∈ [0, N],
3383

   
fn j − f j 6 ε

N N
:888

On en déduit, pour tout n > n0 ,


0268

       
k k k k
|fn (x) − f (x)| 6 fn (x) − fn + f n − f + f − f (x) 6 3ε
N N N N
1085

Conclusion
ris:21

∀ ε > 0, ∃ n0 ∈ N, ∀ n > n0 , ∀ x ∈ [0, 1] , |fn (x) − f (x)| 6 3ε

La suite (fn )n∈N converge donc uniformément sur [0, 1] vers f.


e Pa

4) a) Soit (ϕn )n∈N une suite d’applications strictement croissantes de N dans N. On consi-
dère l’application
sité d

ψ : N → N, p 7→ (ϕ0 ◦ ϕ1 ◦ · · · ◦ ϕp ) (p)
Pour tout p ∈ N,
niver

ψ(p+1) = (ϕ0 ◦ϕ1 ◦· · ·◦ϕp+1 ) (p + 1) > (ϕ0 ◦ϕ1 ◦· · ·◦ϕp ) (p + 1) > (ϕ0 ◦ϕ1 ◦· · ·◦ϕp ) (p) = ψ(p)
om:U

donc ψ est strictement croissante.


b) Comme la suite (fn (x0 ))n∈N est une suite numérique bornée, on peut en extraire une sous-
vox.c

suite convergente : il existe ϕ0 : N → N strictement croissante telle que fϕ0 (n) (x0 ) → a0 .
n→+∞
Supposons avoir construit ϕ0 , ϕ1 , . . . , ϕk : N → N strictement croissantes telles que
holar

373
iv.sc
CHAPITRE 5. FONCTIONS

∀ j ∈ [0, k] , fϕ0 ◦ϕ1 ◦...◦ϕj (n) (xj ) → aj


n→+∞

On considère alors la suite (bornée) fϕ0 ◦ϕ1 ◦...◦ϕk (n) (xk+1 ) n∈N . On peut donc en ex-
traire une sous-suite convergente : il existe ϕk+1 : N → N strictement croissante telle
que fϕ0 ◦ϕ1 ◦...◦ϕk ◦ϕk+1 (n) (xk+1 ) → ak+1 .
n→+∞
D’où le résultat souhaité en procédant par récurrence. 
c) Il suffit d’observer que pour tout k ∈ N, la suite fψ(n) (xk ) n∈N est une suite extraite de

fϕ0 ◦ϕ1 ◦...◦ϕk (n) (xk ) n∈N . Elle converge donc vers ak .

Conclusion la suite fψ(n) n∈N converge simplement sur D.
d) On admet  que cela permet de conclure que cela implique la convergence simple de la
suite fψ(n) n∈N sur [0, 1]. La convergence uniforme de fψ(n) n∈N sur [0, 1] vers f est alors

448

conséquence de la question 3) car l’ensemble fψ(n) | n ∈ N est équicontinu (tout sous-
ensemble d’un ensemble équicontinu est encore équicontinu).

9332
C 0 ([0, 1] , R) , k.k∞ . Si F

Remarque on vient de démontrer un critère de compacité dans
est une partie fermée et équicontinue de C 0 ([0, 1] , R) , k.k∞ telle que pour tout x ∈ [0, 1] ,


:167
il existe un réel positif M(x) vérifiant

∀ f ∈ F, |f (x)| 6 M(x)

.210
.230
alors F est compacte. 

Exercice 5.34 – Suite de l’exercice précédent


.228
:185

L’espace vectoriel E = C 0 ([0, 1] , R) est muni de la norme k.k∞ .


2
Soit K : [0, 1] → R une application continue. À toute fonction f ∈ E, on associe
4
3383

la fonction Z 1
T(f ) : [0, 1] → R, x 7→ K(x, y)f (y)dy
:888

0
1) Démontrer que T(f ) est continue.
2) On note B la boule unité fermée de (E, k.k∞ ) . Démontrer que T(B) est un
0268

compact de (E, k.k∞ ) .


Remarque On dit que T est un opérateur compact.
1085

3) On munit l’espace vectoriel C 0 ([0, 1] , R) du produit scalaire pour (f, g) ∈ E2 ,


Z 1
ris:21

(f | g) = f (t)g(t)dt
0
et de sa norme k·k2 associée. Soit B2 la boule unité fermée de (E, k.k2 ) .
e Pa

Montrer que T(B2 ) est un compact de (E, k.k∞ ).


sité d

Solution 1) Soit g : [0, 1] × [0, 1] → R, (x, y) 7→ K(x, y)f (y). Cette fonction est séparément
niver

continue par rapport à chacune des deux variables. De plus

∀ (x, y) ∈ [0, 1] × [0, 1] , |g(x, y)| 6 kKk∞ kf k∞


om:U

Comme toute fonction constante est intégrable sur tout segment, le théorème de continuité
vox.c

des intégrales dépendant d’un paramètre permet de conclure que T(f ) est continue sur [0, 1] .
2) On va utiliser les conclusions de l’exercice précédent.
holar

374
iv.sc
CHAPITRE 5. FONCTIONS

1ère étape T(B) est équicontinu. On va utiliser le fait que K est uniformément continue sur
[0, 1] × [0, 1] . En particulier, on dispose de la propriété suivante

∀ ε > 0, ∃ α > 0, ∀ x, x0 , y ∈ [0, 1]3 ,




x − x0 6 α ⇒ ∀ y ∈ [0, 1] , K(x, y) − K(x0 , y) 6 ε


On en déduit, pour toute f ∈ B, pour tout (x, x0 , y) ∈ [0, 1]2 tel que |x − x0 | 6 α, on a
Z 1
T(f )(x) − T(f )(x0 ) 6 K(x, y) − K(x0 , y) |f (y)| dy

0
Z 1
K(x, y) − K(x0 , y) dy 6 ε

6
0

Conclusion T(B) est équicontinu.


2e étape si F est un ensemble équicontinu, il en est de même de son adhérence dans l’espace

448
(C 0 ([0, 1] , R) , k.k∞ ). En effet, soit g ∈ F. Il existe donc une suite (fn )n∈N de F qui converge

9332
uniformément sur [0, 1] vers g.
Par ailleurs, F étant équicontinu

:167
∀ ε > 0, ∃ α > 0, ∀ (x, y) ∈ [0, 1]2 , |x − y| 6 α ⇒ ∀ f ∈ F , |f (x) − f (y)| 6 ε
En particulier

.210
∀ ε > 0, ∃ α > 0, ∀ (x, y) ∈ [0, 1]2 , |x − y| 6 α ⇒ ∀ n ∈ N, |fn (x) − fn (y)| 6 ε

.230
puis, par passage à la limite
∀ (x, y) ∈ [0, 1]2 , |x − y| 6 α ⇒ |g(x) − g(y)| 6 ε .228
:185
Conclusion
∀ ε > 0, ∃ α > 0, ∀ (x, y) ∈ [0, 1]2 , |x − y| 6 α ⇒ ∀ g ∈ F, |g(x) − g(y)| 6 ε
4
3383

L’ensemble F est donc équicontinu. On en déduit en particulier que T(B) est équicontinu.
3e étape Soit x ∈ [0, 1] . Pour toute f ∈ B,
:888

Z 1 Z 1

|f (x)| = K(x, y)f (y)dy 6 |K(x, y)f (y)| dy 6 kKk∞,[0,1]2
0 0
0268

La remarque finale de l’exercice précédent permet alors de conclure que T(B) est un compact
de (C 0 ([0, 1] , R) , k.k∞ ).
1085

3) On adapte les démonstrations précédentes.


Pour la 1ère étape, T(B2 ) est équicontinu car, avec les mêmes notations, pour f ∈ B2 ,
ris:21

Z 1
T(f )(x) − T(f )(x0 ) 6 K(x, y) − K(x0 , y) |f (y)| dy

0
e Pa

sZ sZ
1 1
6 |K(x, y) − K(x0 , y)|2 dy |f (y)|2 dy 6 ε (Cauchy-Schwarz)
sité d

0 0

Pour la 3e étape, pour toute f ∈ B2 ,


niver

Z 1 Z 1 Z 1

|f (x)| =
K(x, y)f (y)dy 6 |K(x, y)f (y)| dy 6 kKk∞,[0,1]2 |f (y)| × 1dy
0 0 0
om:U

sZ
1
6 kKk∞,[0,1]2 |f (y)|2 dy 6 kKk∞,[0,1]2
0
vox.c

toujours par Cauchy-Schwarz. On conclut alors de même. 


holar

375
iv.sc

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