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2 - L'observation Clinique - PAC

Ce document décrit les étapes de l'observation clinique pour la prothèse dentaire complète, y compris l'interrogatoire, l'examen clinique et les examens complémentaires nécessaires pour établir un diagnostic, un pronostic et un plan de traitement.

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2 - L'observation Clinique - PAC

Ce document décrit les étapes de l'observation clinique pour la prothèse dentaire complète, y compris l'interrogatoire, l'examen clinique et les examens complémentaires nécessaires pour établir un diagnostic, un pronostic et un plan de traitement.

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Université Badji Mokhtar Annaba

Faculté de médecine
Département de chirurgie dentaire
Module : Prothèse

L’observation clinique
en prothèse amovible
complète
Présenté par:
• Khadir Lamia
• Laoubi Noussaiba
Le plan de travail:
Introduction
Définition
Interrogatoire et anamnèse
Examen clinique proprement dite :
• Examen exobuccal
• Examen intermédiaire
• Examen endobuccal
Examens complémentaires
Diagnostic
Pronostic
Plan de traitement
Conclusion
Bibliographie
Introduction:

• Etre totalement édenté s’agit d’un traumatisme physiologique et psychologique .

• La prise en charge d’une personne présentant un édentement total ou désirant un


renouvellement, voire une amélioration de sa réhabilitation prothétique nécessite
une première consultation.

• Au cours de cette séance clinique, plusieurs éléments vont être abordés, permettant
ainsi au praticien d’envisager différentes solutions prothétiques, d’établir un
pronostic en fonction des solutions et de déterminer la durée du traitement.
Définition:
● L’observation clinique d’un sujet édenté complet consiste à analyser
les différents signes physiques, fonctionnels et psychologiques liés à
l’édentement et doit conduire le praticien à :
 Établir une démarche diagnostique .
 Choisir une thérapeutique prothétique .
 Poser un pronostic .
L’accueil du patient

● L’établissement d’un milieu de confiance entre le patient-


praticien débute dés l’accueil ,
● Le praticien doit montrer une certaine sympathie pour le
confort de son patient.
● De préférence dés que le patient rentre la salle de soin le
praticien doit se mettre debout, l’accueillir avec une
formule de politesse .
L’accueil du patient
● après une présentation réciproque, avant tout examen, il convient de laisser le patient
aussi longtemps qu'il le désire exposer le motif de sa visite. Pendant ce temps, on
notera : le sexe, l'âge, la profession, l'attitude et le comportement de l'édenté car ces
facteurs nous permettront de connaître les exigences du patient et d'avoir une idée
sur son psychisme qui influencera sur l'intégration ou le refus du corps étranger
constitué par la future prothèse.
L'état civil :
Interrogatoire

 Nom et Prénom .

 L’adresse et N° de Téléphone.

 Profession :
 le praticien doit adapter son langage en fonction de la profession du patient.
 On peut avoir des exigences spéciales fonctionnelles et/ou esthétiques.
Exemples : → Esthétique (Artiste) Phonation (ex : Avocat/Chanteur ) Fonctionnel
(personne âgée)
 Possibilité financière : connaître les possibilités matérielles du patient.
 Le sexe :
D'abord le sexe apparent, puis Ia prépondérance de l'aspect masculin ou féminin de la
personnalité réelle du patient.
Ces éléments doivent orienter le plan de traitement, soit vers le fonctionnel, soit vers
l'esthétique, soit vers un compromis entre les deux. ceci va nous servir ultérieurement
lors du montage des dents antérieures .

 L'âge :
 Chronologique: correspond a l’ âge civil.
 Biologique: l’ âge des structures anatomiques et physiologiques (lié au vieillissement
organique).
 Mental: décisif à l’adaptation du patient a la prothèse.

 Le niveau intellectuel du patient: Nous renseigne sur le degré de coopération du patient.


Anamnèse:
1-Motif et le but de la consultation:

En prothèse totale, Le patient peut demander une restauration :,esthétique et


/ ou fonctionnelle à cause de :

• Perte totale des dents. (un premier traitement prothétique )


• le renouvellement d'une Ancienne prothèse défectueuse.
Anamnèse:
2-Interrogatoire médical (antécédents généraux) :
Il a pour but de déceler une pathologie d'ordre général qui peut influencer le déroulement du plan de
traitement, hypothéquer sa réussite ou son pronostic à court et à long terme.

• le diabète qui s'accompagne de sécheresse buccale ou de fragilité des muqueuses s’il est mal
équilibré, et une susceptibilité à l’infection.

• les maladies des articulations ou celles qui affectent le tissu osseux (arthroses. arthrites chroniques,
maladie de Paget, ostéoporose etc.) : qui favorisent la résorption et l’instabilité des bases prothétiques.

• la maladie de Parkinson patient sous antipsychotiques, dont les crises spasmodiques avec une
hypersalivation rendent les traitements difficiles et le pronostic réservé.
Anamnèse:
2-Interrogatoire médical (antécédents généraux) :
• le cancer et ses traitements rayonnants dans la région oro-faciale : susceptibilité d’ une
ostéoradionécrose .
pour l’irradiation récente il faut prévenir toutes blessures et ulcérations douloureuses .

• les troubles endocriniens avec leur influence sur le métabolisme du tissu osseux.

et d’autres maladies : héréditaires ( la syphilis) , Les déficiences congénitales : le rachitisme …

*Particularités individuelles : alcoolisme, tabagisme, tics et habitudes nocives...

 Il est indispensable aujourd'hui, de coordonner nos traitements avec la médecine générale et


spécialisée.
Il ne faut pas perdre de vue le patient âgé et tous les médicaments qu’il prend .
Anamnèse:

3-Antécèdents locaux :
● Passé dentaire et l'historique de l'édentement ( antécédents dentaires ):
-La date de dernière extraction :récente ou ancienne
- le motif d’extraction : Comment le patient a perdu ses dents ?
Les dates et motifs des pertes des dents peuvent nous renseigner aussi sur l’hygiène du patient.
- les éventuels complications .
Anamnèse:
3-Antécèdents locaux :

● les différents moyens thérapeutiques déjà utilisés : ( antécédents prothétiques ) :


Le patient a-t-il déjà porté des prothèses ? qu’elles soient partielles ou conjointe ou encore totale.
si le patient a déjà été appareillé, il faut connaitre l’ancienneté de sa prothèse et chercher les causes
des échecs précédents et ses revendications. s’il était satisfait d’elle ou non.

Ces deux éléments permettent au praticien, d'une part de cerner l'aspect psychologique du patient,
et d'autre part, d'estimer les attentes du patient.

● Ces éléments ont leur importance pour juger le degré de pathologie acquise du patient et de son
potentiel d’adaptation.
Anamnèse:
4-L'analyse psychologique du patient:

Il est primordial pour le praticien de cerner la personnalité du patient, car les chances de succès du
traitement prothétique dépendent en grande partie de l'analyse de la psychologie du patient.
Il est possible de se référer aux classifications de House et à celle d’Anderson fondées sur le
comportement psychologique du patient vis-à-vis d'un traitement prothétique et faire ressortir
(mis a part les patients accompagnés ) 5 types de personnalités différentes :

1-Le philosophe: représente le patient idéal, Il s'agit d'un patient coopératif, calme et compréhensif
qui est conscient de l'importance du traitement prothétique. Il s'implique, coopère et s'adapte
facilement à ses nouvelles prothèses.

2-L'agressif : Il est très agressif et non coopérant. De plus, il a du mal à accepter ses nouvelles
prothèses.
est une personne impatiente, ayant des demandes impossibles et pouvant parfois critiquer les
précédents confrères l’ayant soigné ; il faut parfois refuser de prendre en charge ce type de patient.
3-Le suspicieux : Il s'agit d'un patient coopératif, mais très exigeant et qui requiert beaucoup
d'attention. qui va demander des détails. Il faut alors être prêt à répondre à ses multiples questions
notamment au stade pré prothétique. Il s’agit du patient le plus difficile à gérer en post prothétique.

4-L'indifférent : Il s'agit d'un patient indifférent qui ne se sent pas concerné par le traitement
prothétique. Il accepte souvent le traitement grâce à l'insistance d'un membre de sa famille et par
conséquent participe de manière passive. se montre généralement très peu concerné par le
traitement. Cependant, attention! Il peut être très difficile à gérer au stade pré prothétique.

5 - L’anxieux est un patient peu rassuré et inquiet avec qui il faut beaucoup communiquer. Il
faut le rassurer et l’encourager durant toutes les phases du traitement pour minimiser les
doléances au stade post prothétique.

 Les patients accompagnés: Souvent, les patients âgés sont accompagnés par un membre de
leur famille, qui aura un rôle actif dans le traitement. En effet, l'accompagnant du patient est une
personne dont l'avis est très important pour le patient.
Examen exo buccal:
Examen du visage : Fig1:
L’inspection :

● De face : On doit noter


-La symétrie par rapport au plan sagittal médian
-La forme du visage ( Triangulaire, ovalaire, allongé, carré )
-forme du nez.
- Couleur et aspect des téguments .
Fig02: femme
-la présence des brulures ou de cicatrices.
de 45 ans avant
-Couleur des yeux, cheveux pour le choix des dents la thérapeutique
-l’accentuation des sillons naso-géniens, labio-mentoniers. prothétique
Source : de
-Examen des commissures labiales. Médecine Dentaire,
Atlas. "Prothèse
-Le contact des lèvres : stomion.
adjointe totale et
-égalité ou inégalité des différents étages de la face. composite." Alfred
H. Geering et Martin
-Soutien ou affaissement de l’étage inférieur de la face (DV). Kundert.
-La comparaison des étages ( Types morphologiques selon Sigaud) Flammarion.
Edition (1988)
Type musculaire Type respiratoire Type digestif Type cérébral

fig3:

● De profil:
-L’orientation générale du profil (plat, bombé et convexe, concave)
-La diminution de la DV peut être objectivée ainsi que les Fig.4 : photographie
anomalies de rapport interarcades : Prognathie, rétrognathie, de profil d’un patient
prochéilie, rétrochéilie …. édenté
Source: (1)
 Ces anomalies ont en effet des conséquences prothétiques
à la fois fonctionnelles et esthétiques.

(1) Cécilia Richard. Gestion du passage à l’édentement total : la prothèse amovible complète immédiate .Médecine humaine et pathologie. 2015. ffdumas-01306299f
La palpation:

1-Les articulations temporo-mandibulaires:

Le praticien palpe les deux ATM lors des différents mouvements


fonctionnels (ouverture, fermeture, latéralité et propulsion) afin
de déceler d'éventuels troubles articulaires nécessitant un Fig5 : palpation extra auriculaire de l’ATM
traitement pré-prothétique.

Palpation extra-auriculaire : on place la pulpe des indexes en avant


du tragus ( région prétragienne )
Palpation intra – auriculaire : on place les auriculaires au niveau des
oreilles du patient
et on demande au patient d’ouvrir et de fermer sa bouche, et on note:

-La présence de douleurs.


-Les bruits articulaires : claquement, craquement ou crépitement. Fig6 : palpation intra auriculaire de l’ATM

Source : LASKIN, Daniel M., GREENE, Charles S., HYLANDER,


William L., et al. (ed.). Temporomandibular disorders: an evidence-
based approach to diagnosis and treatment. 2006.
Rappel sur les bruits articulaires :
• Craquement : est un bruit bref, sonore, comparable à une bouche qui carre (crac).

• Claquement : est un bruit plus violent et plus net, plus sonore comparable à un fouet qui
claque (clac).

• Ressauts : ce sont des signes visuels et tactiles donnant la sensation d’un véritable «
décrochement » de la mandibule souvent associée aux claquements, ils peuvent survenir lors
de l’ouverture ou la fermeture buccale.
• Ces bruits sont caractérisés par un asynchronisme condylo-méniscal et peuvent s’observer
soit à l’ouverture, soit à la fermeture buccale.

• Les crépitations : ce sont des sensations essentiellement tactiles perçues lors de la palpation,
la crépitation est un bruit complexe prolongé qui rappelle la sensation acoustique d’une
compression de neige ou frottement de cuir.
3-Le système musculaire:
La palpation des muscles masticateurs et de leur insertion par une palpation digitale, bilatérale, tout
en serrant les dents permet de noter :
Douleurs : localisées simples, irradiées le long du trajet musculaire, projetées ou spontanées .
Contracture et tonicité : La palpation note une bande musculaire tendue, muscle isotonique, hypo ou
hypertonique.
Hypertrophie : l’augmentation du volume uni ou bilatérale, symétrique ou non due à une hyperactivité
musculaire.
3-La chaine ganglionnaire:
On note : leurs nombres, volume, consistance (molle, dure ou fluctuante), adhérence au plan profond,
douloureuse ou indolore. à la recherche des adénopathies
Il faudra se placer derrière le patient , et de rechercher par palpation les ganglions sous mentonnier,
sous maxillaire et sous angulo-maxillaire et les ganglions de la chaîne labiale cervicale.

fig8 Palpation des ganglions jugulo-digastriques


fig7 Palpation des ganglions sub-mentaux
fig10 Palpation des ganglions sub-claviculaires

fig9 Palpation des ganglions spinaux

Source : http://dermatologiebuccale-nice.fr/demarche-
diagnostique-en-dermatologie-buccale/examen-exobuccal/
L’examen intermédiaire:
Examen de l'ouverture buccale:

● Évaluer l’amplitude d’ouverture buccale soit avec les


doigts ( doit être égale à 3 doigts du patient ) ou à l’aide
d’une règle; elle est de 40mm +/- 7mm ( entre les
sommets des crêtes )
● Elle peut être suffisante, insuffisante, ou exagérée.

● Vérifier le trajet d’ouverture -fermeture de la bouche:


on demande de notre patient d’ouvrir et fermer la bouche et
on contrôle la coïncidence entre le point sous nasal fixe et le
point mentonnier . le chemin se fait en un seul temps ou en
2 temps

Il peut être sagittal (ouverture droite rectiligne ), dévié


latéralement (ceci traduit l’asymétrie du pro glissement
condylien ) ou d’un mouvement de baïonnette
.
L’examen endobuccal
L’examen d’hygiène buccale :

hygiène bonne ou défectueuse


On note :
• Présence des débris alimentaires.
• Présence des taches et coloration sur le dos de la
Langue.
• Présence ou non d'inflammation, stomatite…
fig11 Stomatite prothétique
Source : Fajri, L., Benfdil, F., Merzouk, N., El Mohtarim, B., &
Abdedine, A. (2008). Diagnostic et gestion des lésions muqueuses
d origine prothétique chez l édenté complet. Actualités odonto-
stomatologiques, (243), 225-238.
L'examen endo-buccal au
niveau du maxillaire :
•La forme de l’arcade
•Les crêtes
Les tissus •Les tubérosités
osseux •La forme de la voute palatines
•L’épine nasale antérieure.

Les tissus de • La fibro-muqueuse


• La muqueuse
recouvrement • La ligne de réflexion muqueuse

•Les freins
Les organes •L’espace d’Eiserning fig12
•Le sillon pterygo-maxillaire
para •La voute du palais
prothétiques •Les fossettes palatines
•Les zones de schroeder
1-Examen des tissus osseux :
• la forme de l’arcade :
On note La forme générale de l'arcade , dans le plan horizontal qui peut être ovoïde, carrée ou triangulaire symétrique
ou non.

Fig13 : arcade maxillaire carrée Fig14 : arcade maxillaire ovoide Fig15 : arcade maxillaire triangulaire

Source : de Médecine Dentaire, Atlas. "Prothèse adjointe totale et composite." Alfred H. Geering et Martin
Kundert. Flammarion. Edition (1988): 153-156.
• Les crêtes:
Un examen sectoriel (secteur antérieur, postérieur droit et gauche) par inspection et palpation du
sommet et des versants vestibulaires et linguaux . On note la forme dans le sens mésio-distal et
vestibulo- lingual , la hauteur et le degré de résorption.
Et on note également les particularités des crêtes (exostoses, épines saillantes douloureuse, bosses,
crête flottante , forme hyperplasique , zone de contre dépouille, de régions douloureuses comme la
proximité de l’épine nasale..)

Fig16 : crete maxillaire flottante


Fig17: crete maxillaire négative
Source : Pompignoli, Michel, Jean Yves Doukhan, and Didier Raux.
"Prothèse complète clinique et laboratoire; tome1." (2005).
On peut avoir 4 classes de résorption selon ATWOOD:

❱ Classe I : crête peu résorbée, favorable.


❱ Classe II : crête moyennement résorbée.
❱ Classe III : crête très résorbée sur le plan vertical et horizontal : hypoplasie vestibulo-linguale des
tables osseuses, crête en lame de couteau.
❱ Classe IV : crête concave, négative : effondrement vertical total et définitif de l’os alvéolaire.

Fig18:
L’aspect le plus ou moins favorable de la crête n’est pas seul pour le pronostic final il peut être amélioré ou affecté par les
autres éléments anatomiques tel que :
• Les tubérosités:
On note leur forme et volume.
Elles présentent 4 classes:
-Classe 1: tubérosité de dépouille , large et haute avec 2 versants parallèles.
-Classe 2: tubérosité de dépouille , moins large et moins haute avec l’un des versants oblique.
-Classe 3: tubérosité plate effacée.
-Classe 4: tubérosité volumineuse ou présente des zones de contre dépouille importante.
Elles doivent être de dépouille c.à.d leurs faces vestibulaires parallèles entre elles et à à 2 mm au-dessus du plan occlusal

Fig19

Source : Atash, Ramin. La prothèse complète au quotidien.


Quintessence international, 2015. Fig20: tubérosités volumineuses
• La forme de la voute palatine :

a un rôle important dans la rétention et dans la sustentation.


Au niveau de la voûte palatine, le praticien doit évaluer :
● la forme, qui conditionne en grande partie la stabilité prothétique; on peut rencontrer quatre formes :
1-Palais en forme de U avec une base large et horizontale assurant une rétention et une stabilisation maximale.
2- Palais plus court avec une base horizontale plus étroite et une crête moins importante.
3-Un palais plat aux crêtes absentes:
4- Un palais ogival comportant des surfaces verticales ou obliques.

Fig22 Fig23
Fig21: palais plat

Source : Atash, Ramin. La prothèse complète au quotidien. Quintessence international, 2015.


● La présence des tori ou de fissures au niveau de la suture intermaxillaire. : on passe la pulpe de l’index sur la
voute de gauche à droite en appréciant sa présence , sa forme , son volume et sa position . On note aussi la
présence ou non de douleur .

Fig24 Fig25:
Source :
Hüe, Olivier, and Marie-Violaine Berteretche. Prothèse complète: réalité clinique, solutions thérapeutiques. Quintessence international, 2004.
• L‘épine nasale antérieure:
Elle est appréciable en cas de résorption très avancée du rebord alvéolaire (cas rare).
2-Examen des tissus de recouvrement de la surface d'appui:
on détermine ses aspects physiologiques ou pathologiques grâce à leur couleur, leur
apparence, la présence ou l'absence de lésions ou de blessures . Ce sont de la superficie à
la profondeur :
● La fibromuqueuse: recouvre les crêtes alvéolaires et la voûte palatine :
Apprécier la coloration (rouge-blanche),l’épaisseur, la consistance l’étendu et
l’adhérence.
Si elle est de couleur rose; épaisse; ferme et adhérente aux plans profonds elle est saine.
Par suite de résorption osseuse elle peut être molle, déformable donc flottante
(défavorable).

Fig26 : crete maxillaire flottante


● La muqueuse:
Elle recouvre le versant vestibulaire des organes périphériques, la face interne des joues,
Le fond du vestibule et la face interne des lèvres. le palais mou et, le plancher buccal
Dont l’épaisseur, élasticité, la coloration et l'adhérence doivent être analysées
Une muqueuse mobile de couleur rose, traduisant une muqueuse saine ortho
kératinisée, alors qu'un aspect blanchâtre traduit une hyperkératose. Par contre, les
muqueuses rouges, signe une dyskératose voire une stomatite prothétique.

● La ligne de réflexion muqueuse:


Cette zone participe à la rétention car c'est là que se forme contre le bord de la prothèse,
le ménisque salivaire. On doit également juger la profondeur du fond du vestibule et sa
dépressibilité.
3-Les organes para-prothétiques ou périphériques:

• Le frein médian de la lèvre


Il s’étend de la fibromuqueuse à la muqueuse, il se déplace
surtout vers le bas, faiblement dans le sens latéral, Son
anatomie et la position de son insertion doit être appréciée
• Insertion haute au niveau du fond.
• Intermédiaire moyenne.
• Basse au niveau du sommet de la crête.

• Les freins latéraux et les brides musculaires:

De la même manière, latéralement, le freins latéraux


peuvent atteindre le sommet de la crête. Doivent être
libérés dans la direction de leurs insertion. Voir la
présence de brides musculaires à décharger ou à enlever.

Fig27 : le frein labial médian


•La partie postérieure du vestibule :
Elle s'étend des insertions du muscle canin à celles du
ligament ptérygo-maxillaires, les insertions du
buccinateur le limitent à la partie supérieure.
Distalement, en avant de la tubérosité on découvre
quelquefois un frein correspondant aux insertions
postéro-supérieures du buccinateur. Il doit être
systématiquement recherché.
• L'espace d'Eiserning:
Ou ampoule para-tubérositaire , En regard de chaque
tubérosité sera appréciée et évaluée afin d’assurer par un
modelage précis un joint para-tubérositaire parfait.
• Le sillon ptérygo-maxillaire:
Espace en arrière de la tubérosité.. On doit reperer sa
position postérieure haute et évaluer le degré de résilience
et de dépressibilite car il déterminer la limite postérieure
de la future prothèse.
• ligament ptérygo-maxillaire: Il doit être repérer (à
dégager) Fig28 : Partie postérieure du vestibule
• Voile du palais:
On apprécie le voile du palais en faisant prononcer le « Ah» grave et en faisant souffler le patient par le nez tout en lui
maintenant les narines bouchées.
Il joue un rôle important dans la rétention des prothèses supérieures. Selon LANDA, les palais mous sont divisés en trois
types:
1- En continuation horizontale avec le palais dur.
2-Le voile en continuation perpendiculaire.
3- Prolongement oblique du voile.

Fig29

Fig30 :voile du palais


• Les fossettes palatines:
se trouvent de part et d’autre de la suture intermaxillaire Constituant un repère pour la limite
postérieure du porte-empreinte, Elles doivent se trouver recouvertes par ce dernier. On doit les
repérer (Visibles/invisibles) car elles ne sont pas toujours présente et leur position n’est pas constante
• Les zones de Schroeder :
Elles se trouvent dans la partie latérale et postérieure de la voute, c’est une zone épaisse, molle et
graisseuse ni compacte, ni adhérente.
On apprécie leur dépressibilité et consistance.

Fig31 : le palais
L'examen endo-buccal au
niveau de la mandibule:
• La forme de l’arcade
• Les crétes
Les tissus • Les trigones rétro- molaire
• Les lignes obliques : interne et externe
osseux • Le trou mentonnier
• Les apophyses génies
• Les tori mandibulaires

•La fibro-muqueuse
Les tissus de •La muqueuse
recouvrement •La ligne de réflexion muqueuse

• Les freins et les insertions musculaires et


ligamentaires
Les organes • La région sublingual Fig32
para • La poche de fiche
• La niche rétro molaire
prothétiques • La région mylo-hyoidienne
A. Examen des tissus osseux:
1. La forme de l'arcade:
• Elle dépend de la forme du corps de la mandibule.
• Sa forme générale est : ovalaire, triangulaire, carré , hyperbolique , parabolique,. l'arcade peut être
symétrique ou asymétrique en raison des phénomènes de résorption .

Fig33 Fig34 Fig35

Source : Atash, Ramin. La prothèse complète au quotidien. Quintessence international, 2015.


2. La crête ou le rebord alvéolaire :
Comme pour le maxillaire , on faisant un examen sectoriel des crêtes par inspection et
palpation du sommet et des versants vestibulaires et linguales et on note la forme dans le
sens V-L et M-D , la hauteur , le degré de résorption ,la présence des particularités : épines
douloureuse , crête flottante , forme hyperplasique , zone de contre dépouille,
de régions douloureuses comme la proximité du nerf alvéolaire inférieur ou du trou
mentonnier en cas de forte résorption…

Fig36 :Crete mandibulaire

Source :de Médecine Dentaire, Atlas.


"Prothèse adjointe totale et
composite." Alfred H. Geering et Martin
Kundert. Flammarion. Edition (1988).
On a 4 aspects également: ( selon classification d’Atwood )

• Classe I : aspect idéal pour la rétention et la sustentation, avec des procès alvéolaires haut convexes dans le plan
frontal et horizontal sur toute leur portion antérieure et parallèle à l’arcade supérieure dans le plan sagittal
jusqu’au niveau de la deuxième molaire .
• Classe II : moins favorable crête sera plus effacée, plus résorbée, avec une réduction progressive des portions
horizontales et un accroissement des plans inclinés .
• Classe III : aspect négatif pour la rétention et la sustentation avec une crête de forme concave en coupe frontale et
caractérisée par des lignes obliques internes et externes situées à un niveau plus élevé qu’elle.
• Classe IV : aspect particulier en forme de selle dans le plan sagittal résultant de la chute prématurée des molaires
et des prémolaires. avec persistance prolongée du bloc incisivo-canin.
Fig37

• Dans ce dernier cas, le praticien , doit toujours rechercher


deux éminences osseuses situées au niveau incisif de part
et d'autre du plan sagittal médian. Ces éminences
correspondent à l'insertion des fibres des muscles
mentonniers.

Source (fig 44-45) : Hüe, Olivier, and Marie-Violaine


Berteretche. Prothèse complète: réalité clinique, solutions
thérapeutiques. Quintessence international, 2004.
Fig 38

Fig 40

Source : Pompignoli, Michel, Jean Yves Doukhan,


Fig 39
and Didier Raux. "Prothèse complète clinique et
laboratoire; tome1." (2005).

fig41
Source :de Médecine Dentaire, Atlas. "Prothèse adjointe totale et
composite." Alfred H. Geering et Martin Kundert. Flammarion. Edition (1988).
3. Les trigones rétro molaires:
• Ce sont des structures triangulaires plus ou moins résistantes.
• Situé à l’aplomb des dents de sagesse. Issus de la réunion de la ligne
oblique interne et de la branche montante avec la papille rétro molaire .
• Ils offrent un bon support à la prothèse et contribue à la résistance aux
déplacements postérieurs .
• Par la palpation : on apprécie
• La forme et le volume : convexe , concave ..
• La consistance: molle , dure
• La Forme de la partie disto-vestibulaire de la limite du trigone
(induite par les insertions du masséter: )
Fig42: trigones rétro molaires

fig43
Sur le versant vestibulaire de la crête:
4. Le trou mentonnier
• Situé à 24 mm environ de la symphyse mentonnière (en arrière).
-Il doit être repérée (repaire du montage de la 1èreprémolaire inférieure)
• avec la résorption sa présence proche du sommet de la crête, nous
oblige à décharger la zone qu'il occupe de toute pression. S’il sera inclus
sous la prothèse (risque d’ ischémie, douleur, accélération de la
résorption).
Pour cela on doit procéder a une palpation de sa région pour estimer son
approximité par rapport au sommet de la crête. Fig44: Résorption extrême , le trou mentonnier se
On peut procéder a des examens radiologiques complémentaires pour trouve au sommet de la crête
préciser sa position exacte.
Source : Atash, Ramin. La prothèse complète au
5. La ligne oblique externe (L.O.E): quotidien. Quintessence international, 2015.
Situées latéralement sur le versant externe et vestibulaire des crêtes.
Elle doit être palpée et repérée Pour évaluer sa forme et son volume, en recherchant
des zones de dépouille ou de contre dépouille douloureuses a la moindre pression.
Sur le versant lingual de la crête:
6. Les apophyses géni :
• jouent un rôle négatif lorsque, au terme d'une résorption avancée,
elles sont proéminentes, douloureuses à la moindre pression et les
insertions du génio-glosse et génio-hyoïdien sont ossifiées à leur
niveau. (allant même jusqu'à devenir saillantes, dures à la palpation )
fig45
7.Les tori mandibulaires :
• Ies tori mandibulaires sont des exostoses internes paramédianes
bilatérales symétriques inconstantes , au niveau de la table interne en
regard des Prémolaires (1ere) / Canines. et en cas de forte résorption
pratiquement ils peuvent être situés au même niveau que la crête.
• lorsqu'ils existent, ils sont douloureux à la pression.
• Donc ils doivent être examinés par palpation pour évaluer leur volume
et position.

Source (fig 44-45) : Hüe, Olivier, and Marie-Violaine


Berteretche. Prothèse complète: réalité clinique, solutions thérapeutiques.
fig46
Quintessence international, 2004.
8. La ligne oblique interne ( L.O.I) :
( ligne mylo hyoïdienne )
• Issue des apophyses géni, se dirigeant d'abord
horizontalement, puis obliquement, en haut et en
arrière.
• Elle constitue la limite aux contours des prothèses
inférieures. A son extrémité postérieure, elle
détermine, avec le bord antérieur de la branche
montante, le triangle rétro-molaire .
• Peuvent être un élément positif lorsqu'elles ne
s'opposent pas à l’insertion de la prothèse ; mais elles
deviennent un élément négatif à exclure lorsqu'elles
présentent un relief douloureux, s'opposant à l
insertion de la prothèse.
• Comme pour la ligne oblique externe elle est examinée
par palpation afin de déterminer la forme, le volume(
saillantes ou non), la présence des zones de dépouille Fig47: la ligne oblique interne
ou de contre dépouille , présence de douleurs….
Source :de Médecine Dentaire, Atlas. "Prothèse adjointe
totale et composite." Alfred H. Geering et Martin Kundert.
Flammarion. Edition (1988).
B. Les tissus de recouvrement de la surface d'appui:

• Dès le d’abord, Comme pour le maxillaire supérieur, l'aspect général physiologique ou pathologique des tissus de
revêtement doit être décrit (sécheresse, fissure, leucoplasie … ).
• Il convient ensuite d'observer successivement la fibro-muqueuse recouvrant la crête résiduelle et ( de qualité
inférieure à celle recouvrant le rebord alvéolaire de l'arcade supérieure. ) la muqueuse recouvrant la surface
d'appui secondaire . On note l’étendu, l'adhérence et l’épaisseur .

o La ligne de réflexion muqueuse:


Est la limite entre fibromuqueuse et muqueuse libre . en raison des dimensions réduites de la
surface d'appui à la mandibule, leur rôle dans la stabilisation des prothèses est encore plus
important. Comme pour le haut , on juge sa profondeur et sa dépressibilité
fig49

fig50

fig48

Source : Hüe, Olivier, and Marie-Violaine


Berteretche. Prothèse complète: réalité clinique,
solutions thérapeutiques. Quintessence
international, 2004.

Source :de Médecine Dentaire, Atlas. "Prothèse adjointe totale et


composite." Alfred H. Geering et Martin Kundert. Flammarion. Edition (1988).
C. Les organes para-prothétiques ou
périphériques:
● En raison de la surface d'appui réduite, les organes périphériques jouent un rôle très
important, car ils soulagent la crête en supportant une partie de la charge occlusale et
stabilisant la prothèse en lui assurant un joint périphérique.
La partie antérieure du vestibule:
On décrit
• le frein de la lèvre médian ( le frein labial ) et les muscles de la succion ( carré du menton - muscle de la
houppe du menton et les triangulaires des lèvres) il importe de noter la direction, la tonicité et le niveau de
leurs insertions.
• Ces derniers limitent la portion antérieure du vestibule. Ils s'entrecroisent au niveau de la commissure des
lèvres, avec les élévateurs de la lèvre , les zygomatiques et le buccinateur en un point appelé modiolus,
qu'il convient d’etre repéré et apprécié.
La région vestibulaire latérale et postérieure:
Elle s’étend de l'insertion du triangulaire à la papille rétro-molaire.
Noter :
• L'insertion du buccinateur le long des trois dernières molaires.
• En avant de l'insertion des fibres antérieures du masséter : fig51
Les zones para-jugales (ou poche de fish):
Espace horizontal constitué par le repli du buccinateur (les faisceaux horizontaux).
S’étend de la crête édentée à la ligne oblique externe (zones molaires).
Elles correspondent à des zones passives qui doivent être exploitées car elles s'élèvent
peu au cours de la mastication . elles favorisent la stabilisation prothétique et
Participe à la sustentation de la prothèse.
• La papille rétro molaire :
Constitue la limite postérieure de la surface d'appui .C’est un élément positif à
recouvrir complètement sans compression ni déplacement, sauf si elle est flottante et
mobile.

Source : Atash, Ramin. La prothèse complète au quotidien. Quintessence international, 2015.


Région sublinguale:
● Qui s’étend de la 1ère prémolaire droite à la 1ère prémolaire
gauche, joue un rôle important important dans la rétention des
prothèses inferieures .

● Il importe d'en apprécier la profondeur, l'extension horizontale


postérieure et sa limite postérieure.

● Le plancher buccal : palper la région sublinguale antérieure pour


déterminer la consistance et le volume des apophyses génies , et
corriger chirurgicalement les éléments qui nuisent à sa valeur
(suppression du frein de la langue ou remodelage des apophyses
géni lorsque leur niveau élevé ou l'ossification des insertions du fig52
génio-glosse rendent la région sublinguale douloureuse, peu
dépressible et inutilisable)
La région para-linguale:
D'avant en arrière, deux parties seront décrites successivement:

● Région sous-maxillaire : elle est séparée de la précédente par une bride tendino-musculaire. La ligne de
réflexion de la muqueuse à ce niveau peut être profonde ou élevée. Elle est souvent modifiée par l'apparition
des glandes sous-maxillaires. Modérément comprimées, celles-ci peuvent améliorer la rétention de la
prothèse. Les insertions du mylo-hyoïdien déterminent à ce niveau la limite extrême du bord inféro-interne du
porte-empreinte individuel.

● La niche rétro-molaire : Zone muqueuse située sous la ligne


Oblique interne en regard de la zone molaire. Dans cette zone, il n’y a
pas d’insertion musculaire, donc , elle sera toujours utile au fig53
maximum,.

Source : Pompignoli, Michel, Jean Yves Doukhan,


and Didier Raux. "Prothèse complète clinique et
laboratoire; tome1." (2005).
L’examen de La langue :
● C'est certainement l'élément qui joue le rôle le plus
important dans la rétention et la stabilité de la
prothèse mandibulaire. Ce qui nous imposent de
l’inclure dans les organes périphériques.
fig54
● Il faut apprécier le volume ( macroglossie, microglossie, Source : Atash, Ramin. La prothèse complète au
normoglossie ) sa position ( haute , basse ou quotidien. Quintessence international, 2015.
intermédiaire ) et examiner sa mobilité.
● Les langues basses larges assurent une bonne
stabilisation et rétention de la prothèse mandibulaire
alors que les langues étroites rétractées, la langue
faisant le « gros dos » ne favorisent pas la rétention
prothétique. fig55

● il faut noter l’épaisseur du frein lingual (fin / épais) .et


le niveau de son insertion ( haute / basse )
Source : Pompignoli, Michel, Jean Yves Doukhan,
and Didier Raux. "Prothèse complète clinique et
laboratoire; tome1." (2005).
L’ examen de la salive:
La qualité, la quantité et surtout la viscosité des différentes salives influencent énormément la prothèse:
○ Elle contribue à la rétention des prothèses . En excès, elle devient un élément négatif. Une sialorrhée aussi
bien qu'une bouche sèche posent des problèmes pour la tenue de prothèse .

● Pour la quantité :

Plus le film salivaire entre l'intrados et la fibromuqueuse de la crête est mince, meilleure est la tenue de la prothèse.
→ Test au sucre : le volume salivaire est plus difficile à évaluer réellement. De façon simple, il est possible de placer
un morceau de sucre sous la langue. Normalement en 2-3 minutes il doit avoir fondu.
Si la dissolution du sucre dépasse 4 minutes, on peut alors commencer à envisager un déficit salivaire.
On note : quantité physiologique , hypersalivation ou hyposialorhée .
Pour la qualité :
• Le phénomène de capillarité joue un rôle dans l’adhésion
de la prothèse supérieure et inférieure c’est pour cela que
nous devons rechercher la présence de troubles de
sécrétion salivaire.
→ L’étude de la viscosité salivaire :
pour cela prélever entre pouce et index un peu de salive et
ensuite écarter les doigts.
• si le filament salivaire présente une continuité capillaire :
salive visqueuse = cas favorable. (bonne adhésion)
• si le filament obtenu est d’un diamètre plus important :
salive hyper visqueuse = + ou - favorable. (adhésion
moindre).
• s’il n’y à aucun filament: salive fluide = Cas défavorable.
(pas d'adhésion )

fig56

Source : Hüe, Olivier, and Marie-Violaine


Berteretche. Prothèse complète: réalité clinique, solutions
thérapeutiques. Quintessence international, 2004.
Réflexe nauséeux:
Réflexe vital de protection, il est parfois incoercible chez certains patients. Il constitue un facteur défavorable
justihable d'un traitement particulier: psychologique, médicale ou les deux à la fois.

● Les zones réflexogènes sont:


○ Le voile du palais
○ Le tiers postérieure da la face dorsale de la langue
○ Les voies aérodigestives supérieures.

● En passant une miroir dans la voile du palais:


Si le patient présente un réflexe nauséeux, il faut soit lui donner des médicaments soit lui faire une anesthésie
de contact .
L’examen des relations inter-arcades:
● L'observation intra-buccale de l'édenté montre les rapports topographiques et dimensionnels entre
maxillaire et mandibule.
● La mandibule est guidée en relation centrée pour évaluer les difficultés que cette recherche implique,
difficultés qui peuvent conduire le praticien à choisir une méthode plus adaptée aux conditions cliniques
lors de la phase de l'enregistrement des relations intermaxillaires.
● Le praticien place la mandibule dans une position voisine de la dimension verticale d'occlusion et examine
le type de relation qui s'installe entre les crêtes
● Pour les besoins d'une réhabilitation prothétique, il serait idéal que les crêtes maxillaire et mandibulaire
coïncident bien au point de vue position et parallélisme. alors que les divergences, qu'elles soient dues à
l'une des arcades ou aux deux, sont défavorables.

• Dans le plan vertical :


en observant la hauteur de l’espace inter crêtes qui peut être un élément défavorable, lorsque cette hauteur est
trop importante .
• Dans le plan transversal :
Source :de Médecine
• Coïncidence dans le plan transversal : Dentaire, Atlas. "Prothèse
On peut parler de conditions normales des relations adjointe totale et
intermaxillaires et qu’elle est favorable pour le composite." Alfred H.
Geering et Martin
montage des dents du secteur latéral , si les crêtes se Kundert. Flammarion.
situent approximativement sur des plans parallèles et Edition (1988).
si la ligne abaissée du centre de la crête maxillaire sur
la crête mandibulaire forme un angle aigu supérieur à
80"par rapport au plan d'occlusion.

• Discordance dans le plan transversal .


Un angle inférieur à 80º par rapport au plan
d'occlusion demande la réalisation d'un articulé
croisé. La situation clinique représentée ici montre le
cas d'un maxillaire petit et d’une crête mandibulaire
plus grande tant dans le plan transversal que sagittal.
la macroglossie et l'instabilité de la prothèse lors de
la mastication poseront des problèmes
Fig57: relation inter-arcades
• Dans le plan sagittal :
De gauche à droite, on peut observer la relation intermaxillaire
Fig58:

Source :de
Médecine
Dentaire, Atlas.
Fig59: "Prothèse adjointe
totale et
composite." Alfred
H. Geering et
Martin Kundert.
Flammarion.
Edition (1988).

• Trois types de relations sont reconnues : ( les classes squelettique )


o classe I : Estimation d’une normoclusion des dents artificielles prothétiques ;
o classe II : Prognathie maxillaire ;
o classe III : Prognathie mandibulaire
Examen des lèvres :
● La position, le volume, le tonus et la longueur des lèvres contribuent
de manière capitale à la stabilité prothétique.
● L'orientation de la lèvre inférieure, au repos et lors de l'ouverture,
est aussi analysée car elle conditionne l'orientation du bourrelet, du
porte-empreinte puis du montage de dents prothétiques
● Tous les muscles de cette région interviennent au cours de la
phonation et des manifestations de la vie affective (peur, angoisse,
rire, etc.). Ils nous imposent un enregistrement fidèle de leurs
déplacements physiologiques.

-examen des commissures labiales :


On met les deux doigts pouce et index entre les deux commissures du
Fig60
patient et on étale ses lèvres en demandant au patient de résister et
d’essayer de fermer sa bouche, cet examen nous donne une idée sur la
tonicité musculaire ( hypertonique – hypotonique – isotonique ) Source : Hüe, Olivier, and Marie-Violaine
Berteretche. Prothèse complète: réalité clinique, solutions
thérapeutiques. Quintessence international, 2004.
• Le contour et le volume des lèvres sont souvent altérés par la perte des dents ou par une prothèse
mal réalisée. Cela entraîne : l'apparition de lèvres trop rentrées, l'augmentation de l'angle naso-labial,
l'accentuation du sillon labio-mentonnier, la disparition de la gouttière philtrale et de la zone vermillon.
• La future prothèse devra compenser ces altérations tout en respectant l'équilibre musculaire.
La longueur de la lèvre supérieure est évaluée, car elle influe sur la stabilité prothétique : les lèvres
courtes exercent d'importantes pressions sur l'extrados de la prothèse, alors que les lèvres longues en
exercent moins. Ces éléments doivent être complétés par la détermination du type de sourire qui est un
élément capital.

• Enfin la présence de perlèche traduit une fuite


salivaire liée avec d’autres facteurs à une dimension
verticale d'occlusion sous-évaluée ou à un montage
trop lingualé des canines et prémolaires mandibulaires.

Fig61:
Source : Hüe, Olivier, and Marie-Violaine
Berteretche. Prothèse complète: réalité clinique, solutions
thérapeutiques. Quintessence international, 2004.
Les examens complémentaires:

● Le praticien doit également procéder aux examens complémentaires suivants :


○ Examen radiologique
○ Examen des prothèses existantes.
A. Examen radiologique:
Chez les édentés totaux, il est indispensable de réaliser un cliché
panoramique avant de commencer le traitement prothétique.
Ce cliché permet au praticien :
● Mettre en évidence les apex oubliés, dents incluses
● Détecter la présence de racines résiduelles ou de kystes au
niveau des maxillaires
● Apprécier le volume des sinus maxillaires.
● Evaluer les surfaces d’appui prothétique en précisant le degré de résorption
● L’aspect de la corticale osseuse pouvant présenter des épines irritatives et la position du sinus par
rapport à la corticale osseuse surtout le degré de densité de la structure de l’os :
○ Un gris foncé de la radio traduit un aspect spongieux défavorable à des charges occlusales avec
évolution vers la résorption.
○ Alors qu’un gris clair révèle un os dense fournissant une base stable.
● Les modifications des rapports entre les crêtes osseuses et des structures anatomiques.
● Evaluer la position du nerf mandibulaire et du trou sous-mentonnier.
● Détecter une formation tumorale bénigne ou maligne.
● Évaluer le système articulaire (aspect des condyles mandibulaires).

Fig62:
Fig63:

Source :de Médecine Dentaire, Atlas. "Prothèse adjointe totale et Source : Atash, Ramin. La prothèse complète au
composite." Alfred H. Geering et Martin Kundert. Flammarion. quotidien. Quintessence international, 2015.
Edition (1988).
B. Examen des prothèses existantes:
• Les prothèses existantes doivent être examinées avec soin et de poser l’indication :
- de renouvellement de ces prothèses ;


- d’utilisation de certains paramètres des anciennes prothèses (dimension verticale, relation centrée, esthétique) comme référence.
Le praticien évalue successivement la qualité des surfaces d'appui, l'occlusion, l'esthétique et les extrados des anciennes prothèses. Il écoute
aussi attentivement les appréciations et les remarques du patient vis-à-vis de ses anciennes prothèses pour en tenir compte lors de
l'élaboration de son plan de traitement.

La surface d'appui L'occlusion


• Au maxillaire, l'absence de rétention est due à une • Les caractéristiques occlusales sont examinées: le type de dents
mauvaise conception (épaisseur, forme, position) et employées (dents cuspidées, non cuspidées), le matériau (dents
réalisation du joint vestibulaire et du joint postérieur, porcelaine, dents résine) et leur degré d'usure. L'aspect général du
voire d'une surface d'appui sous étendue (absence de montage, asymétrique ou non, la présence des molaires sur les
recouvrement des tubérosités ) trigones ou tubérosités.
• De même, à l'arcade mandibulaire l'absence de joint • Le niveau et l'orientation du plan occlusal sont évalués au
sublingual, le non-franchissement des lignes niveaude l'arcade mandibulaire, en vérifiant si la langue occupe une
mylohyoïdiennes, le non-recouvrement des trigones position basse et étalée, position stabilisant la prothèse. La
rétromolaires peuvent expliquer le manque de dimension verticale d'occlusion, la qualité de l'occlusion
rétention, de stabilité de la prothèse mandibulaire. d'intercuspidie maximale, la mise en évidence de contacts
• Donc tout ca doit être évalué . prématurés en occlusion de relation centrée, sont aussi contrôlées.
L'esthétique Les extrados L'hygiène des prothèses
• Les qualités esthétiques des prothèses • La forme des extrados • L'examen des prothèses traduit
existantes sont estimées, selon des vestibulaires et l'épaisseur de immédiatement les soins apportés
critères purement techniques, par la voûte palatine sont ou non à leur entretien : présence
rapport à d'éventuels documents que examinées, autant de de tartre au niveau des collets,
possède le patient et en fonction de paramètres qui sont à usures localisées par un brossage
l'opinion qu‘il exprime . Aucune de ces l'origine de gênes insidieuses. intempestif, coloration provoquée
analyses ne doit avoir une Cet examen est réalisé à la par le tabac, le thé ou tout autre
prédominance sur l'autre. En effet, fois de manière extra-buccale substance, ou les décolorations
malgré le jugement du praticien, et intra-buccale pour évaluer provoquées par certains types de
certains patients sont satisfaits de le comportement des produits de nettoyage.
l'esthétique existante, d'autres ne muscles, en particulier au
veulent rien changer de peur que cela maxillaire supérieur dans la
soit remarqué, enfin certains exigent région du buccinateur et de
un profond changement. Dans ce cas, l'orbiculaire des lèvres.
le praticien doit expliquer au patient
les limites techniques, les avantages et
inconvénients de son choix.
Le bilan diagnostic :
● Lorsque l'examen clinique est terminé le praticien doit établir un bilan objectif et complet:
● Bilan psychique: se compose essentiellement de questions :
Dans quelle catégorie se situe le patient?
Est-ce un cas favorable ou un cas défavorable? Si oui, quel est le problème, comment le traiter?
Quels sont les espérances et désirs du patient? Pouvons-nous y répondre et comment? Doit-on contourner le
problème?
● Bilan anatomique:
Quels sont les points ou zones de difficultés? Altérations de la surface d'appui, présence de blessures liées au port
de la prothèse existante, problèmes muqueux, relations squelettiques erronées, position et forme de la langue,
nature et flux salivaire, problèmes généraux.
● Bilan prothétique :
Des erreurs existent-elles sur la prothèse existante? Justifient-elles les doléances du patient? Si oui, comment y
remédier? Quelle technique d'empreinte choisir? Quelle esthétique? L'occlusion est-elle erronée? Quel schéma
occlusal ? Quelles dents utiliser?
LE PRONOSTIC :
● Le pronostic du traitement prothétique de l’édentation totale varie en fonction des caractéristiques médicales
du patient (âge, pathologies organiques, psychologiques, résorption) .
● Peut-être : favorable, moyennement favorable ou réservé, à court terme et à long terme.

Plan de traitement :
● L’ensemble des données recueilles sur le plan général et local vont permettre d'individualiser le traitement
prothétique.
● Donc , L’établissement du bilan permet d'élaborer le plan de traitement, qui se compose:
○ La phase pré prothétique : N’est pas systématique , comprend la correction préalable de certaines
anomalies ou altérations osseuses et muqueuses des surfaces d'appui. Mais elle concerne aussi les
problèmes occlusaux, esthétiques, et la prise en charge des problèmes psychologiques.
○ La phase prothétique : correspond à l'élaboration proprement dite de la prothèse complète adaptée
au cas précis. Elle se compose de phases cliniques et de laboratoire.
○ La phase post-prothétique ce sont les séances cliniques ultérieures de contrôles et d'éventuels
rebasages: elle est consacrée au rétablissement et à la concrétisation de l'équilibre prothétique, qu'il
soit psychique, tissulaire ou biomécanique.
Type d’une fiche
clinique de
l’examen clinique :
Conclusion :
● L'appréciation du terrain que ce soit sur
le plan anatomique, psychologique ou
esthétique est déterminante quant à la
réussite du traitement.

● Seuls un examen minutieux et une analyse


pré prothétique approfondie permettent
d'établir un diagnostic et de dresser un
plan de traitement cohérent approprié au
sujet aboutissant à une prothèse complète
stable fonctionnelle et parfaitement
intégrée.
Références Bibliographiques
• LEJOYEUX, Joseph. Prothèse complète. Wolters Kluwer France, 1976.Le Joyeux
• Pompignoli, Michel, Jean Yves Doukhan, and Didier Raux. "Prothèse complète clinique
et laboratoire; tome1." (2005).
• Atash, Ramin. La prothèse complète au quotidien. Quintessence international, 2015.
• de Médecine Dentaire, Atlas. "Prothèse adjointe totale et composite." Alfred H. Geering
et Martin Kundert. Flammarion. Edition (1988): 153-156.
• Hüe, Olivier, and Marie-Violaine Berteretche. Prothèse complète: réalité clinique,
solutions thérapeutiques. Quintessence international, 2004.
• LASKIN, Daniel M., GREENE, Charles S., HYLANDER, William L., et al. (ed.).
Temporomandibular disorders: an evidence-based approach to diagnosis and
treatment. 2006.
• Fajri, L., Benfdil, F., Merzouk, N., El Mohtarim, B., & Abdedine, A. (2008). Diagnostic et
gestion des lésions muqueuses d origine prothétique chez l édenté
complet. Actualités odonto-stomatologiques, (243), 225-238.
• Cécilia Richard. Gestion du passage à l’édentement total : la prothèse amovible
complète immédiate (à propos de 2 cas cliniques). Médecine humaine et pathologie.
2015. ffdumas-01306299f

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