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Perméabilité magnétique et magnétoscopie

Ce document décrit les principes et notions de base de la magnétoscopie, une technique de contrôle non destructif utilisée pour détecter des défauts sur les matériaux ferromagnétiques. Le document explique le principe d'aimantation des matériaux, les grandeurs magnétiques associées comme le champ magnétique et l'induction, ainsi que les propriétés des matériaux ferromagnétiques.

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Perméabilité magnétique et magnétoscopie

Ce document décrit les principes et notions de base de la magnétoscopie, une technique de contrôle non destructif utilisée pour détecter des défauts sur les matériaux ferromagnétiques. Le document explique le principe d'aimantation des matériaux, les grandeurs magnétiques associées comme le champ magnétique et l'induction, ainsi que les propriétés des matériaux ferromagnétiques.

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CONTROLE INDUSTRIEL PAR MAGNETOSCOPIE

Document stagiaire 

1
SOMMAIRE

1- PRINCIPE ET DOMAINE D APPLICATION


2- NOTIONS DE BASE
3- METHODES D AIMANTATION
4- COURANTS UTILISES
5- PREPARATION DES SURFACES
6- AIMANTATION
7- MODE D APPLICATION DES PRODUITS INDICATEURS
8- VERIFICATION GLOBALE DE LA METHODE
9- OBSERVATION DES INDICATIONS
10- DESAIMANTATION
11- NETTOYAGE FINAL

2
1- Principe et domaine d application

La magnétoscopie consiste à aimanter une pièce ou une partie d’une pièce


ferromagnétique à l’aide d'un champ magnétique suffisamment élevé (champ magnétique
tangentiel compris entre 2000 et 4000 A/m). En présence d’une discontinuité, les lignes du
champ magnétique subissent une distorsion qui génère un “champ de fuite magnétique”,
appelé également ’’fuite de flux magnétique”.

Il faut rappeler qu'un matériau est dit ferromagnétique si, lorsqu'il est soumis à un champ
magnétique de 2400 A/m il présente une induction d'au moins 1 tesla (NF A 09-125 de
janvier 1982). En effet un champ magnétique élevé ne peut s'obtenir que sur les matériaux
ferromagnétiques.
Cette technique représente avec le ressuage 50 % du marché du contrôle non destructif.

Elle est utilisée pour détecter des discontinuités de surface, débouchant en surface ou
sous-jacentes (dans certaines conditions, jusqu’à quelques millimètres de profondeur),
exclusivement sur matériaux ferromagnétiques.

Parmi les matériaux courants on peut considérer comme étant ferromagnétique :


- le fer pur ;
- la fonte ;
- le nickel ;
- le cobalt ;
- les aciers moulés, forgés, les soudures, tôles, tubes ;
- les aciers ordinaires au carbone, au silicium et faiblement alliés ;
- les aciers à 3,5 - 6 et 9% de nickel (martensitique et ferritique -martensitique) ;
- les aciers ferritiques au chrome,…
et globalement tous les matériaux sensibles à l'action d'un aimant.

Par contre, les aciers austénitiques, les aciers à 12% de manganèse, les aciers à 17% de
chrome, 4% de nickel, 1% de molybdène mais aussi l'aluminium, le cuivre, le titane, le
magnésium, le laiton, le bronze, le plomb et leurs alliages ne sont pas considérés comme
ferromagnétiques à cause de leur perméabilité magnétique trop faible.

La magnétoscopie révèle les défauts de surface comme :


Les fissures.
• Les manques de fusion.
• Les replis de forge.
Cette technique ne permet cependant pas de mettre en évidence les porosités ou les
piqûres.
La méthode par magnétoscopie nécessite l’utilisation des produits chimiques quasiment à
chaque étape de sa mise en œuvre.

3
4
5
2-Notions de base
Grandeurs magnétiques

Grandeur Dénomination Unités SI

ou Vecteur champ magnétique Ampère par mètre :

ou Vecteur induction magnétique Weber par mètre carré : , ou


Tesla : T

ou Vecteur densité de courant libre Ampère par mètre carré :

ou Vecteur aimantation Ampère par mètre :

Perméabilité absolue du milieu


ou continu Henry par mètre :

Perméabilité du vide Henry par mètre :

CHAMP MAGNETIQUE
En physique, le champ magnétique est une grandeur ayant le caractère d'un champ vectoriel1, c'est-
à-dire caractérisée par la donnée d'une norme, d’une direction et d’un sens, définie en tout point de
l'espace, permettant de modéliser et quantifier les effets magnétiques du courant électrique ou des
matériaux magnétiques comme les aimants permanents.

FERROMAGNETISME
Le ferromagnétisme désigne la capacité de certains corps de s'aimanter sous l'effet d'un champ
magnétique extérieur et de garder une partie de cette aimantation1. Ils se distinguent des
paramagnétiques qui ne conservent pas leur aimantation à champ nul. Il existe deux sous-catégories,
à savoir les ferromagnétiques durs (que l'on appelle aimants permanents) et les ferromagnétiques
doux. Ces matériaux se rencontrent dans l'industrie, comme dans la vie quotidienne.

Origine du ferromagnétisme

L'une des propriétés fondamentales d'un électron (outre le port d'une charge électrique) est de
disposer d'un moment magnétique, c'est-à-dire qu'il se comporte comme un petit aimant. Ce
moment magnétique provient d'une propriété fondamentale de l'électron : le spin. La mécanique
quantique nous enseigne que le spin peut être « up » ou « down» .
Il existe à l'échelle microscopique un ordre expliquant le ferromagnétisme. Lorsque les moments
magnétiques dans un échantillon sont alignés, (orientés dans la même direction) leurs champs
magnétiques, bien que faibles individuellement, s'ajoutent pour créer un champ macroscopique
beaucoup plus grand.

6
LE CYCLE D HYSTERESIS

Lorsque l'on applique un champ magnétique externe sur un matériau ferromagnétique, les moments
magnétiques s'orientent dans la même direction que le champ. Par la suite, même lorsque le champ
est supprimé, une partie de l'alignement est conservé : le matériau s'est aimanté. En appliquant un
champ magnétique opposé suffisamment intense, les moments magnétiques se renversent mais
l'aimantation ne suit pas le chemin initial. Il y a un cycle d'hystérésis.

En partant d'un matériau démagnétisé ( H = M = 0 ), le tracé de la variation de M en fonction de H


avec l'augmentation de l'intensité du champ, M suit la courbe dite de première aimantation.

Cette courbe augmente rapidement au début, puis se rapproche d'une asymptote appelée « saturation
magnétique ». Si le champ magnétique est maintenant réduit de façon monotone, M suit une courbe
différente. À champ nul, l'aimantation est décalée par rapport à l'origine d'une quantité appelée la
rémanence. La diminution supplémentaire du champ conduit à la diminution progressive de
l'aimantation, et passe par zéro au moment du champ coercitif. À partir de là, l’aimantation s'inverse
puis arrive à un minimum obtenu pour des valeurs de champ négatives. Le tracé de toutes les
valeurs de l'aimantation en fonction du champ magnétique montre une courbe d'hystérésis.

Cycle d'hystérésis d'un matériau ferromagnétique :


(1) Courbe de 1re aimantation.
Les intersections Hc et Mr sont respectivement le champ coercitif et l'aimantation rémanente.

Grandeurs notables

 L’aimantation à saturation Ms correspond à la réponse maximale du matériau.


 L’aimantation rémanente Mr est l’aimantation sans excitation extérieure.
 Le champ coercitif est le champ pour lequel l’aimantation est nulle.

PERMEABILITE MAGNETIQUE

La perméabilité magnétique, en électromagnétisme des milieux en régime linéaire, caractérise la


faculté d'un matériau à modifier un champ magnétique , c’est-à-dire à modifier les lignes de flux
magnétique. Cette valeur dépend ainsi du milieu dans lequel il est produit où le champ magnétique
varie linéairement avec l'excitation magnétique .

Si le régime du matériau est dit linéaire, le champ magnétique et le champ d'excitation


magnétique sont reliés, dans un matériau donné, par la relation dite « constitutive » :

7
où µ est la perméabilité magnétique du matériau (en henrys par mètre, symbole : H⋅m−1 ou H/m).

La perméabilité magnétique du matériau ( ) s'exprime par le produit de la perméabilité du vide (


, exprimée en henrys par mètre) et de la perméabilité relative ( , sans dimension) :

 est une constante universelle, la constante magnétique, qui vaut 4π×10−7 H/m
 dépend du matériau.

Dans l'air, le vide, les gaz, le cuivre, l'aluminium, la terre, et d'autres matériaux, est
approximativement égal à 1, ces matériaux ne pouvant alors canaliser le champ magnétique.

On distingue les matériaux diamagnétiques (argent, cuivre, eau, or, plomb, zinc...), paramagnétiques
(air, aluminium, magnésium, platine...) et ferromagnétiques (cobalt, fer, mu-métal, nickel...).

En général, les matériaux diamagnétiques et paramagnétiques présentent des valeurs de


perméabilité relative proche de 1. La perméabilité absolue des matériaux diamagnétiques et
paramagnétiques est donc pratiquement égale à celle du vide, c'est-à-dire 4π×10-7 H/m.

La perméabilité des matériaux ferromagnétiques n'est pas constante mais dépend de l'excitation
magnétique . Pour de faibles valeurs de , la valeur de reste plutôt basse (on parle de seuil
avant que le champ d'excitation H ne produise une induction B significative) mais elle croît avec la
valeur de en passant par un maximum et peut ensuite redevenir unitaire au-delà d'un autre seuil
en raison d'une saturation (on parle alors de saturation magnétique). C'est pourquoi nous indiquons
des valeurs maximales de perméabilité relative dans le tableau ci-dessous.

8
Perméabilité magnétique relative des matériaux ferromagnétiques à 20 °C
Matériaux µr Température
ferromagnétiques (valeur maximale) de Curie en °C
Cobalt 250 1 115
Fer 10 000 770
Mu-métal 150 000 420
Nickel 600 358

Influence de la température

Pour les matériaux ferromagnétiques, il existe une température caractéristique, dite température de
Curie Tc, au-dessus de laquelle ils perdent leur propriété ferromagnétique pour redevenir
paramagnétiques. Le tableau précédent liste quelques valeurs.

UNITE DE MESURE

L'unité moderne utilisée pour quantifier l'intensité du champ magnétique est le tesla, défini en 1960.
C'est une unité dérivée du système SI. On définit un tesla par un flux d'induction magnétique d'un
weber par mètre carré :

1 T = 1 Wb·m-2 = 1 kg·s-2·A-1= 1 N·A-1·m-1 = 1 kg·s-1·C-1.

Pour diverses raisons historiques remontant aux travaux de Charles de Coulomb, certains auteurs
préfèrent utiliser des unités hors du système SI, comme le gauss14 ou le gamma15. On a :

 1 tesla = 10 000 gauss ;


 1 tesla = 1 000 000 00016 gamma.

Enfin, on utilise parfois l'œrsted (de symbole « Oe »), notamment pour quantifier la « force » des
aimants naturels, dont l'équivalent SI est l'ampère par mètre A.m-1 par la relation :

Un courant électrique, d'intensité I (I > 0), parcourant un fil crée un champ magnétique B autour de
celui-ci.

La présence d'un courant permet donc d'influencer localement le champ magnétique, c'est le
principe des électroaimants. Ce champ magnétique est d'autant plus intense que le courant l'est.
Réciproquement, un champ magnétique variable est susceptible de générer un courant électrique.
C'est le principe de l'induction magnétique qu'utilisent toutes les machines électriques.

9
FIL TRAVERSE PAR UN COURANT

Électroaimant.

Un électroaimant est constitué d'un bobinage (ou solénoïde) et très souvent d'une pièce en matériau
ferromagnétique d'où appelé « circuit magnétique ». Quand le bobinage est parcouru par un courant,
il crée un champ magnétique canalisé par le circuit magnétique. Quand l'électroaimant est alimenté
par du courant alternatif, le circuit magnétique doit être constitué soit :

 de tôles feuilletées, afin d'éviter des pertes liées à l'apparition de courants de Foucault en son
sein,
 de noyaux de Ferrite.

BOBINE TRAVERSE PAR UN COURANT

10
REGLES DE LA MAIN DROITE-BONHOMME D AMPERE ET TIRE BOUCHON

11
3-METHODES D'AIMANTATION :

Pour la plupart des matériaux ferromagnétiques, la valeur du champ tangentiel est


comprise entre 2000A/m et 4000A/m. .
Il est recommandé d aimanter dans deux directions perpendiculaires

3.1 Aimantation directe par passage de flux  :

3.1.1 En circuit magnétique fermé :

12
3.1.2 En circuit magnétique ouvert :
Avec une ou plusieurs bobines d'aimantation dont la pièce constitue le noyau. Le flux
magnétique se fermant a l'extérieur de la pièce.. Méthode utilisée pour la recherche des
défauts sur pièces longues : tubes, arbres, profilés.

13
N .I
H= en A/m (cas d une bobine)
2.r

3.1.3.Cas de l'électro-aimant : Force de l'électro-aimant :

L'électro-aimant utilisé devra être capable de soulever une masse d'acier non
austénitique :
-d'au moins 4,5kg s'il est alimenté en courant alternatif,
-d'au moins 18kg s'il est alimenté en courant continu,
Les pôles étant écartés au maximum pour l'utilisation prévue.

14
 La surface à examiner doit être quadrillée afin que l'examen soit effectué avec un
espacement constant des pôles et qu'un recouvrement correct des zones
examinées soit assuré.

 Les emplacements des pôles par rapport à la maille du quadrillage sont tels que,
d'une part .la magnétisation soit faite suivant deux directions perpendiculaires et
d'autre part, la distance entre pôles soit comprise entre 75 et 200mm.

La commande de la fermeture ou de l'ouverture du circuit électrique de magnétisation ne


s'effectue que lorsque le bon contact entre les touches et la pièce à contrôler est assuré.
Compte tenu de la nuance d'acier examinée et des conditions opératoires, il est
recommandé de meuler et de contrôler l’emplacement des points de contact des
électrodes chaque fois qu'il y a risque de fissuration.

3.2. Aimantation par passage de courant électrique dans la pièce  :

A une distance r du conducteur la valeur du champ est donnée par l'expression :

I
H= en A /m
2 πr

15
I = 2,5 H x d

4- COURANTS UTILISES

4.1. Courant alternatif


4.2 Courant redressé deux alternances :
4.3. Courant continu ou pseudo continu :

Il convient pour les pièces de forme simple et permet une détection en profondeur.

16
14
5-PREPARATION DES SURFACES

Les zones soumises à l'essai doivent être exemptes de corps étrangers, calamine, écailles
de rouille, projections de soudure, graisse, huile et de toutes autres matières étrangères
qui pourraient affecter la sensibilité de l'essai.
Les revêtements non ferromagnétiques jusqu'à 50 μm d'épaisseur, tels que les couches
de peintures bien adhérentes et ininterrompues, n'altèrent normalement pas la sensibilité
de détection. Des revêtements plus épais réduisent la sensibilité ; dans ces conditions, la
sensibilité de détection doit être vérifiée.

 Le nettoyage peut être effectué par dégraissage, décapage, brossage, meulage,


tournage, sablage, grenaillage, rectification ou polissage.

6-AIMANTATION

La période d'aimantation débute avant ou avec l'application du produit indicateur et se


termine après égouttage de l'indicateur liquide ou pulvérisation de l'indicateur en poudre
sèche .le mode d'aimantation, l'intensité du flux magnétique ou du courant d'aimantation
dépend du type de produit ou de la sévérité de l’examen.
De ce fait, le choix des paramètres de l'aimantation est défini dans la norme spécifique du
produit examiné.

17
L'induction minimale dans la pièce doit être de 1 T. Pour les aciers faiblement alliés ou à
faible teneur en carbone, cette induction est obtenue avec une perméabilité relative élevée
et avec un champ magnétique tangentiel de 2 kA/m.
Pour d'autres aciers, ayant une perméabilité plus faible, un champ magnétique tangentiel
plus élevé peut être nécessaire. Si l'aimantation est trop forte, des indications fallacieuses
peuvent apparaître qui peuvent masquer les indications significatives.
Si des criques ou autres discontinuités linéaires sont susceptibles d'être orientées dans
une direction particulière, le flux magnétique doit être dirigé perpendiculairement à cette
direction lorsque cela est possible.
Lorsqu'il est nécessaire de déceler les discontinuités sous-jacentes, un courant électrique
continu ou redressé doit être utilisé.

7-MODE D'APPLICATION DES PRODUITS INDICATEURS :

En cas des liqueurs magnétiques :


La liqueur magnétique est appliquée sur la pièce pendant au moins 2 secondes en
général, par un arrosage en nappes, en évitant l'érosion mécanique due au jet.
Un pré mouillage éventuel de la pièce peut accélérer la répartition de la liqueur
magnétique

En cas des produits indicateurs en poudre sèche  :

Le produit indicateur est pulvérise en une couche aussi uniforme que possible.
L'application du produit indicateur est faite au moyen d'une soufflette par exemple, durant
la période d'aimantation .Elle doit être effectuée sur une surface sèche afin d'éviter la
rétention artificielle de poudre magnétique.
L'excès de poudre est éliminé sous aimantation, par exemple par un léger courant d'air en
veillant à ne pas modifier les images magnétiques révélées.

8-VERIFICATION GLOBALE DE LA METHODE :

Une vérification globale de l'application de la méthode peut être effectuée l'aide de


témoins d'aimantation
L'utilisation de témoins d'aimantation constitue un moyen succinct pour contrôler les
conditions d'aimantations ainsi que pour vérifier globalement l'application de la
méthode .les témoins peuvent être constitués comme suit:

TEMOIN AFNOR Nº 1
Plaquette en acier extra doux ou en fer industriel de la forme carrée d'environ 20mm de
coté et de 1 a 2mmd'épaisseur percée d'un évidement circulaire obturé par un disque de
même épaisseur introduit avec un jeu approprié le tout étant recouvert sur une des faces
d'un glacis d'étain de 0,2mmd'épaisseur, masquant toute discontinuité entre la plaquette et
le disque
Lorsque la région à examiner est plane ou a faible courbure, il suffit d'employer des
témoins plans du type indiqué. Lorsque la région est a forte courbure, il est recommandé
de creuser la face du témoin opposée au glacis d'étain de façon qu'il s'applique
approximativement sur la surface a examiner et permettre aux lignes d'induction de passer
de la pièce dans le témoin en parcourant le minimum dans l'air
Un ou plusieurs témoins sont placés, glacis d'étain en dessus, sur la région à examiner et
arrosés au moyen de la liqueur magnétique .La sensibilité est considérée comme

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satisfaisante si l'on voit apparaître nettement deux arcs, diamétralement opposés, de la
circonférence séparant la plaquette du disque central.
Le jeu entre plaquette et disque central du témoin est normalement d'environ 0,1 mm.

TEMOIN AFNOR Nº 2 :

Plaquette en acier extra doux ou en fer industriel de forme circulaire de 28mm de diamètre
et de 1 à 2mm d'épaisseur, présentant une discontinuité circulaire à mi rayon
Le tout étant recouvert sur une des faces d'un clinquant de cuivre de 0,5 mm d'épaisseur.
La discontinuité sur l'autre face (face d'observation) est masquée par un film de peinture
d'épaisseur de l'ordre de 0,01 mm
Note : D’autres épaisseurs de clinquant peuvent être prises pour obtenir des niveaux
différents de sensibilité du témoin .Dans ce cas, l'épaisseur du clinquant exprimée en
centième de mm doit être indiquée dans les références du témoin.
Le témoin est placé sur la région à examiner le clinquant de cuivre en contact avec
Celle-ci .La face d'observation reçoit le produit indicateur. La sensibilité est considérée
comme satisfaisante si l'on voit apparaître nettement deux arcs de circonférence
diamétralement opposée. le diamètre joignant les centres des lacunes entre ces deux arcs
est perpendiculaire a la direction du flux magnétique.

TEMOIN DE BERTHOLD :
L'orientation du témoin placé sur la zone à
examiner doit faire apparaître simultanément
les deux lignes en croix. Il est déplacé sur toute la
zone pendant la projection de la poudre en
conservant la même orientation. L'intensité du
champ est satisfaisante pour les deux lignes en
croix apparaissent en tout lieu.

TEMOIN ASME :
Il est placé sur la zone à examiner la visibilité de tous les joints est exigée sauf de celui qui
est disposé parallèlement aux lignes de champ.

Temps de passage :

On considère que le temps d'établissement d'un spectre est d'environ 3 secondes.


Le temps habituellement recommande est de 5 secondes minimum.
Il est possible d'augmenter le temps de passage du champ dans le cas d'interprétation
délicate.
Une durée prolongée permettra d'accumuler plus d'oxydes à l'endroit du défaut et d'obtenir
ainsi une meilleure définition.

19
9-OBSERVATION DES INDICATIONS:

L'observation se fait à l’œil nu ou avec une loupe de faible grossissement. Pour une
observation sous lumière blanche, la zone examinée doit être éclairée à la lumière
naturelle ou artificielle d'une intensité d'au moins 500 Lx.
Note : 500 Lux correspondent à une brillante lumière du jour ou à la lumière artificielle
d'un tube fluorescent de 80 W à la distance de 1 m ou d'une lampe incandescente de 100
W à 0,2 m
L'utilisation des liqueurs magnétiques fluorescentes nécessite que la pièce ou la zone
examinée soit dans un endroit obscurci ou éventuellement éclairé par une lumière Jaune
de faible intensité. Par contre, l'examen de la surface à contrôler doit obligatoirement être
effectué en lumière noire. La ou les lampes doivent atteindre leur brillance maximale avant
l’examen, les yeux doivent être accoutumes a l'éclairage ambiant restreint, au moins
pendant 5 minutes avant le début de l’observation.
L’intensité de la lumière noire sur la pièce examinée ne doit pas être inférieure à 10W/m²
La source étant située à la distance normale d'examen de la pièce (non inférieur a 30 cm)
La forme de l'image magnétique est d'autant plus nette que le défaut est plus proche de la
surface.
L'interprétation de l'image est faite conformément aux indications de la norme de produit
ou des spécifications particulières.

Images fallacieuses :

Toutes les images magnétiques ne correspondent pas nécessairement a des solutions de


continuités mais peuvent provenir de déformations du champ magnétique liées a la
géométrie de la pièce (par exemple, changement de section), de modifications locales de
la perméabilité magnétiques (soudures, écrouissage) ou de contacts avec un objet
aimanté.
Des tensions internes peuvent également faire apparaître des images magnétiques
parasites sur certains alliages. Pour déterminer ces images parasites on peut procéder
a un traitement de stabilisation éliminant les tensions internes ; après ce traitement on
réitère l'épreuve .l'apparition d'images parasites peut être également due a la structure du
métal (par exemple présence d'austénite résiduelle, présence de traces de ferrite dans un
acier a 12% DE Cr….).elles sont provoquées aussi par la valeur excessive du champ
magnétique ,du magnétisme rémanent, rugosité trop importante, frontière entre matériaux
de caractéristiques magnétique différents.
En cas de doute; des investigations complémentaires doivent être entreprises 'après
amélioration de l'état de surface, modification des conditions de magnétisation…)

Conservation de l’image :

 Sous forme de croquis.


 Sous forme de clichés photographiques.
 Sous forme de prélèvements à l'aide d'un papier ou film transparent adhésif ou
produit pelliculaire. Dans ce cas l'aimantation est maintenue aussi longtemps que
nécessaire (séchage, application du produit adhésif ou pelliculaire)

20
10-DESAIMANTATION :

En fonction de leur nature (alliage et structure) et de la façon dont elles ont été contrôles,
les pièces peuvent présenter un magnétisme remanient plus ou moins important.
La désaimantation n'est pas un processus obligatoire, du fait que l'aimantation rémanente
peut être très faible et que dans certains cas elle ne sera pas préjudiciable au bon
fonctionnement de la pièce.
Il est souhaitable de procéder, avant cette opération n au nettoyage de la pièce, afin de
retirer le produit indicateur et éventuellement de l'oxyde de fer adhèrent à la pièce.

Figure n° 12

Vérification de l'aimantation résiduelle  :

Si cela est nécessaire, il faut contrôler l'aimantions résiduelle et éventuellement procédera


une désaimantation dont l'efficacité doit être vérifié. Le contrôle de l’aimantation résiduelle
s’effectue à l'aide d'un indicateur de champ rémanent qui donnera une idée sur sa valeur
résiduelle.

Pourquoi démagnétiser

Les poussières métalliques, la limaille agit comme des abrasifs sur les pièces en
frottement ! Vilebrequins, axes, engrenages, glissières, etc.….
Les copeaux restent collés aux outils de coupe
Les pieds à coulisse, les palmiers, les cales, les jauges, les tampons attirent les petits
grains de limaille qui viendront fausser la lecture d'une cote.
Les poinçons et les matrices retiennent les pièces et les chutes de coupage, donc
diminution de la production et un risque certain de casse.
Les pesées de précision sont fausses.
Des frictions parasites sont introduites dans les mécanismes de précision.
Les indications des appareils de bord des avions sont fausses.
Opérations de soudage : déplacement latéral et soufflage de l'arc, en soudage par
faisceau d'électrons.
Il peut y avoir freinage dans un système tournant.
En contrôle combiné, la deuxième magnétisation peut être influencée par la première, la
direction du champ n'étant pas, dans ce cas celle souhaité.

Méthodes :

Deux méthodes très différentes peuvent y être très employées


Elévation de température au delà du point de Curie .ceci est intéressant si les pièces
doivent subir un traitement thermique (recuit, revenu), car dans ce cas, il ne subsiste
aucune rémanence

21
Méthode électrique : qui consiste à soumettre la pièce a l'action d'un champ alternatif dont
l'action décroît.
On réalise ceci en faisant passer les pièces dans un tunnel de démagnétisation. Ces
appareils sont constitues par un enroulement de fil de cuivre alimente en 220V ou 380V.
Cet enroulement produit un champ magnétique intense.
Dans la méthode électrique, l'explication de la démagnétisation repose sur le phénomène
d'hystérésis. La pièce arrivera, de façon manuelle ou automatique, au centre du tunnel.
En ressortant le champ magnétique détroit ce qui réduit progressivement l'importance de
cycles d'hystérésis. Au moment où le champ deviendra nul le cycle sera réduit au
minimum.
Il n'est pas nécessaire que l'opération se fasse lentement, puisque 50 cycles seront décrits
en 1 seconde.
En l'absence de tunnel, cette manipulation peut être réalise a l'aide d'un câble souple ou
d'un solénoïde accorde a l'appareil de magnétoscopie, ou encore a l'aide d'un
électroaimant portable articule. Certains bancs de magnétoscopie possèdent une fonction
de désaimantation.
Il est à noter qu'un tunnel doit être éloigne de toute masse ferromagnétique. On considère
que l'installation doit être isolée dans une surface de 2 x4 m. l'orientation sera de
préférence Est-ouest, afin de minimiser l'influence du champ magnétique terrestre. De
plus il faut éviter de placer les pièces trop proches les unes des autres.
Ne pas les passer en paquets ou entassées dans les paniers.

22
11-NETTOYAGE FINAL :

Après essai, il est recommandé de procéder à un nettoyage du produit examiné afin de ne


pas affecter l'utilisation ultérieure ou la poursuite du programme de fabrication de la pièce
examinée

L'examen magnétoscopique s'effectuant parfois avec des produits nocifs, inflammables et


volatils, certaines précautions doivent être prises. Il convient d'éviter un contact prolongé
ou répété de ces produits avec la peau ou toute muqueuse. Les zones de travail doivent
être suffisamment aérées et éloignées de sources de chaleur, de flammes.
Dans le cas d'utilisation de sources de lumière noire, on doit s'assurer que les radiations
non filtrées de la source de lumière noire ne parviennent pas directement dans les yeux
des opérateurs. Il est recommandé que le filtre à lumière noire fasse partie intégrante de la
source de lumière. Des précautions ont également à prendre en ce qui concerne la
sécurité électrique.

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