Classes préparatoires aux grandes écoles
Filière scientifique
Voie Physique et chimie (PC)
Annexe 3
Programme de chimie
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Programme de chimie de la voie PC
Préambule
Objectifs de formation
Le programme de chimie de la classe de PC est conçu comme un socle cohérent et ambitieux de
connaissances et de capacités scientifiques s’appuyant sur celles déjà travaillées au lycée et en
classe de PCSI. Le programme vise à préparer les étudiant·e·s à un cursus d’ingénieur·e, de
chercheur·se, d’enseignant·e ou de scientifique. Il s’agit de renforcer chez l’étudiant·e les
compétences déjà travaillées au lycée inhérentes à la pratique de la démarche scientifique :
observer et s’approprier, analyser et modéliser, réaliser et valider, et enfin communiquer et valoriser
ses résultats. L’acquisition de ce socle par les étudiant·es constitue un objectif prioritaire pour
l’enseignant·e.
Parce que la chimie est avant tout une science expérimentale qui développe la curiosité, la créativité
et l’analyse critique, l’expérience est au cœur de son enseignement, que ce soit en cours ou lors
des séances de travaux pratiques. Les activités expérimentales habituent les étudiants à se
confronter au réel, comme ils auront à le faire dans l’exercice de leur métier d’ingénieur·e, de
chercheur·se ou de scientifique.
De même, l’introduction de capacités numériques dans le programme prend en compte la place
nouvelle des sciences numériques dans la formation des scientifiques, notamment dans le domaine
de la simulation. Ces sciences offrent aujourd’hui aux étudiant·es la possibilité de modélisations
numériques complexes, permettant de décrire plus finement le monde réel.
Afin justement de pouvoir élaborer des modèles en prise avec la réalité, les étudiant·es doivent
apprendre à établir, de manière autonome, un lien fait d’allers-retours entre le « monde » des objets,
des expériences, des faits et celui des concepts et des théories. La démarche de modélisation
occupe donc une place centrale dans le programme et l’enseignant·e doit rechercher un point
d’équilibre entre des approches complémentaires : conceptuelle et expérimentale, abstraite et
concrète, théorique et appliquée, inductive et déductive, qualitative et quantitative.
La construction d’un modèle passe par l’utilisation maîtrisée des mathématiques dont un des
fondateurs de la physique expérimentale, Galilée, énonçait déjà qu’elles sont le langage dans lequel
est écrit le monde.
Enfin, l’autonomie de l’étudiant·e et la prise d’initiative sont spécifiquement développées à travers la
pratique d’activités du type « résolution de problèmes » qui visent à apprendre à mobiliser
connaissances et capacités pour répondre à un questionnement ou atteindre un but sans qu’aucune
démarche de résolution ne soit fournie.
Organisation du programme
Le programme est organisé en deux parties.
Dans la première partie, intitulée « Formation expérimentale », sont décrits les objectifs de
formation sur le thème « Mesures et incertitudes » ainsi que les méthodes et les capacités
expérimentales que les étudiant·es doivent maîtriser à la fin de l’année scolaire. Leur mise en œuvre
doit notamment s’appuyer sur des problématiques concrètes identifiées en gras dans la seconde
partie du programme intitulée « Contenus thématiques ». Elles doivent être programmées par
l’enseignant de façon à assurer un apprentissage progressif de l’ensemble des capacités attendues.
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La seconde partie, intitulée « Contenus thématiques » est structurée autour de chapitres portant
sur les transformations de la matière d’une part et la constitution et les propriétés physiques et
chimiques de la matière d’autre part, des modélisations macroscopiques et microscopiques venant
rendre compte des phénomènes de plus en plus précisément. La présentation en deux colonnes
« notions et contenus » et « capacités exigibles » met en valeur les éléments clefs constituant le
socle de connaissances et de capacités dont l’assimilation par tous les étudiant·es est requise. Pour
faciliter la progressivité des acquisitions, des reprises sont effectuées en enrichissant les
descriptions ; par exemple, le modèle de Lewis a été utilisé en première année pour décrire la
constitution des entités et le modèle quantique est abordé en seconde année, la cinétique a été
limitée en première année aux transformations en réacteur fermé et en deuxième année se poursuit
dans le cadre de différents modèles de réacteurs ouverts. Le dialogue entre les deux niveaux de
description macroscopique-microscopique se prolonge et, comme le dialogue entre le mondes des
objets et des phénomènes et celui des modèles, reste une priorité du programme de chimie de
deuxième année.
Certains items de cette seconde partie, identifiés en caractères gras, se prêtent particulièrement
à une approche expérimentale. Ils doivent être abordés en priorité lors de séances de travaux
pratiques où l’autonomie et l’initiative individuelle de l’étudiant·e doivent être privilégiées. La
présence de capacités numériques explicitées atteste par ailleurs de la volonté de renforcer ce volet
de la formation des étudiant·es ; l’annexe dédiée à cette composante en précise les objectifs.
Trois annexes sont consacrées d’une part au matériel nécessaire à la mise en œuvre des
programmes, d’autre part aux outils mathématiques et aux outils numériques que les étudiant·es
doivent savoir mobiliser de façon autonome dans le cadre des enseignements de chimie et de
physique en fin de l’année de PC.
Ce programme précise les objectifs de formation à atteindre pour tou·tes les étudiant·es. Il n’impose
en aucun cas une progression, celle-ci relevant de la liberté pédagogique de l’enseignant·e.
Les compétences travaillées dans le cadre de la démarche scientifique
L’ensemble des activités proposées en classe préparatoire aux grandes écoles – activités
expérimentales, résolutions de problèmes, TIPE, etc. – permet de travailler les compétences de la
démarche scientifique qui figurent dans le tableau ci-dessous. Des capacités associées sont
explicitées afin de préciser les contours de chaque compétence, elles ne constituent donc pas une
liste exhaustive et peuvent parfois relever de plusieurs domaines de compétences. L’ordre de
présentation de ces compétences ne préjuge pas d’un ordre de mobilisation de ces dernières lors
d’une activité.
Les compétences doivent être acquises à l’issue de la formation en CPGE. Elles nécessitent d’être
régulièrement mobilisées par les étudiant·es et sont évaluées en s’appuyant, par exemple, sur
l’utilisation de grilles d’évaluation.
Le niveau de maîtrise de ces compétences dépend de l’autonomie et de l’initiative requises dans
les activités proposées aux étudiant·es sur les notions et capacités exigibles du programme.
La mise en œuvre des programmes doit aussi être l’occasion d’aborder avec les étudiant·es des
questions liées à la poursuite d’études scientifiques, à l’histoire de l’évolution des idées, des modèles
et des théories en physique-chimie, à des questions liées à la recherche scientifique actuelle et à
des enjeux citoyens comme par exemple la responsabilité individuelle et collective, la sécurité pour
soi et pour autrui, l’éducation à l’environnement et au développement durable, le réchauffement
climatique.
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Compétence Exemples de capacités associées
- Rechercher, extraire et organiser l’information en lien avec la
situation étudiée.
- Identifier la complémentarité d’informations présentées sous
des formes différentes (texte, représentation graphique,
tableau, etc.).
S’approprier
- Énoncer ou dégager une problématique scientifique.
- Représenter la situation par un schéma modèle.
- Identifier les grandeurs pertinentes, leur attribuer un symbole.
- Relier le problème à une situation modèle connue.
- Acquérir de nouvelles connaissances en autonomie.
- Formuler des hypothèses.
- Décomposer un problème en plusieurs problèmes plus
simples.
- Proposer une stratégie pour répondre à une problématique.
- Choisir, concevoir, justifier un protocole, un dispositif
Analyser / Raisonner expérimental, un modèle ou des lois physiques.
- Évaluer des ordres de grandeur.
- Identifier les idées essentielles d’un document et leurs
articulations.
- Relier qualitativement ou quantitativement différents éléments
d’un ou de plusieurs documents.
- Mettre en œuvre les étapes d’une démarche, un protocole, un
modèle.
- Extraire une information d’un texte, d’un graphe, d’un tableau,
d’un schéma, d’une photo.
- Schématiser un dispositif, une expérience, une méthode de
mesure.
Réaliser
- Utiliser le matériel et les espèces chimiques de manière
adaptée en respectant des règles de sécurité.
- Effectuer des représentations graphiques à partir de données.
- Mener des calculs analytiques ou à l’aide d’un langage de
programmation, effectuer des applications numériques.
- Conduire une analyse dimensionnelle.
- Exploiter des observations, des mesures en estimant les
incertitudes.
- Confronter les résultats d’un modèle à des résultats
expérimentaux, à des données figurant dans un document, à
ses connaissances.
Valider
- Confirmer ou infirmer une hypothèse, une information.
- Analyser les résultats de manière critique.
- Repérer les points faibles d’une argumentation (contradiction,
partialité, incomplétude, etc.).
- Proposer des améliorations de la démarche ou du modèle.
- À l’écrit comme à l’oral :
o présenter les étapes de sa démarche de manière
synthétique, organisée et cohérente ;
o rédiger une synthèse, une analyse, une
Communiquer argumentation ;
o utiliser un vocabulaire scientifique précis et choisir des
modes de représentation adaptés (schémas,
représentations graphiques, cartes mentales, etc.).
- Écouter, confronter son point de vue.
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L’enseignant·e veille aussi à développer chez les étudiant·es des compétences transversales et
préprofessionnelles relatives aux capacités suivantes :
- identifier les différents champs professionnels et les parcours pour y accéder ;
- caractériser et valoriser ses compétences scientifiques, techniques en lien avec son projet de
poursuite d'études ou professionnel.
Repères pour l’enseignement
Dans le cadre de la liberté pédagogique, l’enseignant·e organise son enseignement en respectant
trois grands principes directeurs :
- privilégier la mise en activité des étudiant·es en évitant tout dogmatisme : l’acquisition des
connaissances, des capacités et des compétences sera d’autant plus efficace que les
étudiant·es seront acteurs de leur formation. Les supports pédagogiques utilisés doivent
notamment favoriser la réflexion, le raisonnement, la participation et l’autonomie des
étudiant·es. L’investigation expérimentale et la résolution de problèmes favorisent cette mise
en activité ;
- recourir à la mise en contexte des contenus scientifiques : le questionnement scientifique
peut être introduit à partir de phénomènes naturels, de procédés industriels ou d’objets
technologiques. Le recours à des approches documentaires est un moyen pertinent pour
diversifier les supports d’accès à l’information scientifique et technologique et ainsi former
l’étudiant·e à mieux en appréhender la complexité et à apprendre par lui-même. Lorsque le
thème traité s’y prête, l’enseignant·e peut le mettre en perspective avec l’histoire des
sciences et des techniques, avec des questions d’actualité ou des débats d’idées ;
- contribuer à la nécessaire mise en cohérence des enseignements scientifiques ; la
progression en chimie doit être articulée avec celles mises en œuvre dans les autres
disciplines scientifiques, physique, mathématiques, informatique.
Concernant l’évaluation, qui vise à mesurer le degré de maîtrise du socle ainsi défini et le niveau
d’autonomie et d’initiative des étudiant·es, l’enseignant·e veillera soigneusement à identifier les
compétences et les capacités mobilisées dans les activités proposées afin d’en élargir le plus
possible le spectre.
Formation expérimentale
Cette partie, spécifiquement dédiée à la mise en œuvre de la formation expérimentale des
étudiant·es lors des séances de travaux pratiques, vient compléter la liste des thèmes d’étude – en
gras dans la partie « Contenus thématiques » – à partir desquels la problématique d’une séance
peut être définie.
D’une part, elle précise les connaissances et savoir-faire qui doivent être acquis dans le domaine
de la mesure et de l’évaluation des incertitudes. D’autre part, elle présente de façon détaillée
l’ensemble des capacités expérimentales qui doivent être acquises et pratiquées en autonomie
par les étudiant·es à l’issue de la seconde année, un grand nombre d’entre elles ayant déjà été mise
en œuvre en première année.
Une liste de matériel, que les étudiant·es doivent savoir utiliser avec l’aide d’une notice succincte,
figure en Annexe 1 du présent programme.
1. Mesures et incertitudes
Les notions et capacités identifiées ci-dessous couvrent les deux années de formation en classe
préparatoire aux grandes écoles ; leur pleine maîtrise est donc un objectif de fin de seconde année.
L’accent est mis sur la variabilité de la mesure d’une grandeur physique et sa caractérisation à l’aide
de l’incertitude-type. La comparaison entre deux valeurs mesurées d’une même grandeur physique
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est conduite au moyen de l’écart normalisé, l’objectif principal étant de développer l’esprit critique
des étudiant·es en s’appuyant sur un critère quantitatif. Le même esprit prévaut dans l’analyse des
résultats d’une régression linéaire qui ne saurait s’appuyer sur l’exploitation non raisonnée du
coefficient de corrélation (R2).
Le recours à la simulation vise à illustrer, sur la base de mesures expérimentales, différents effets
de la variabilité de la mesure d’une grandeur physique dans les cas des incertitudes-types
composées et de la régression linéaire.
Notions et contenus Capacités exigibles
Variabilité de la mesure d’une grandeur Identifier les incertitudes liées, par exemple, à
physique. Incertitude. l’opérateur, à l’environnement, aux instruments ou à
Incertitude-type. la méthode de mesure.
Procéder à l’évaluation d’une incertitude-type par
une approche statistique (évaluation de type A).
Procéder à l’évaluation d’une incertitude-type par
une autre approche que statistique (évaluation de
type B).
Associer un intervalle de confiance à l’écart-type
dans l’hypothèse d’une distribution suivant la loi
normale.
Incertitudes-types composées. Évaluer l’incertitude-type d’une grandeur
s’exprimant en fonction d’autres grandeurs, dont les
incertitudes-types sont connues, à l’aide d’une
somme, d’une différence, d’un produit ou d’un
quotient.
Comparer entre elles les différentes contributions
lors de l’évaluation d’une incertitude-type
composée.
Capacité numérique : simuler, à l’aide d’un
langage de programmation ou d’un tableur, un
processus aléatoire de type Monte-Carlo permettant
de caractériser la variabilité de la valeur d’une
grandeur composée.
Écriture du résultat d’une mesure. Écrire, avec un nombre adapté de chiffres
significatifs, le résultat d’une mesure.
Comparaison de deux valeurs ; écart Comparer deux valeurs dont les incertitudes-types
normalisé. sont connues à l’aide de leur écart normalisé.
Analyser les causes d’une éventuelle incompatibilité
entre le résultat d’une mesure et le résultat attendu
par une modélisation.
Régression linéaire. Utiliser un logiciel de régression linéaire afin
d’obtenir les valeurs des paramètres du modèle.
Analyser les résultats obtenus à l’aide d’une
procédure de validation : analyse graphique
intégrant les barres d’incertitude ou analyse des
écarts normalisés.
Capacité numérique : à l’aide d’un langage de
programmation ou d’un tableur, simuler un
processus aléatoire de variation des valeurs
expérimentales de l’une des grandeurs – simulation
Monte-Carlo – pour évaluer l’incertitude-type sur les
paramètres du modèle.
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2. Mesures et capacités expérimentales
Cette partie présente l’ensemble des capacités expérimentales que les étudiant·es doivent avoir
acquises, durant les séances de travaux pratiques, à l’issue de la seconde année. Une séance de
travaux pratiques s’articule autour d’une problématique, que les thèmes – repérés en gras dans le
corps du programme – peuvent servir à définir.
Les capacités rassemblées ici ne constituent donc en aucun cas une liste de travaux pratiques qui
s’organiseraient autour d’une découverte du matériel : par exemple, toutes les capacités mises en
œuvre autour d’un appareil de mesure ne sauraient être l’objectif unique d’une séance, mais doivent
au contraire faire l’objet d’un apprentissage progressif contextualisé où chaque élément apparaît
naturellement à l’occasion de l’étude d’un problème concret.
Les différentes capacités à acquérir sont, pour plus de clarté, regroupées en quatre domaines en
chimie, les deux premiers étant davantage transversaux :
2.1. Prévention du risque au laboratoire de chimie
2.2. Mesures de grandeurs physiques
2.3. Synthèses chimiques
2.4. Analyses qualitatives et quantitatives
Cette structuration ne constitue pas une incitation à limiter une activité expérimentale à un seul
domaine. En effet, lors de la mise en œuvre d’une synthèse au laboratoire, il peut être utile de
procéder à une analyse du produit formé ou à une mesure de grandeur physique caractéristique et,
bien entendu, il est indispensable de prendre en compte les consignes de sécurité.
Par ailleurs, il convient de développer les compétences de la démarche scientifique et de favoriser
l’autonomie et la prise d’initiative des étudiant·es lors des activités expérimentales.
Le matériel nécessaire à l’acquisition de l’ensemble des capacités ci-dessous figure en Annexe 1
du programme.
2.1. Prévention du risque au laboratoire de chimie
Les étudiant·es doivent prendre conscience du risque lié à la manipulation, au rejet et au stockage
des espèces chimiques. L’apprentissage et le respect des règles de sécurité leur permettent de
prévenir et de minimiser ce risque. Futur·es ingénieur·es, chercheur·es, enseignant·es, il·elle·s
doivent être sensibilisé·es au respect de la législation et à l’impact de leur activité sur
l’environnement.
Notions et contenus Capacités exigibles
Prévention du risque chimique
Adopter une attitude responsable et adaptée au
Règles de sécurité au laboratoire.
travail en laboratoire.
Classes et catégories de danger.
Relever les indications sur le risque associé au
Pictogrammes de sécurité pour les produits
prélèvement, au mélange et au stockage des
chimiques.
produits chimiques.
Mentions de danger (H), conseils de prudence
Développer une attitude autonome dans la
(P).
prévention des risques.
Fiches de sécurité.
Prévention de l’impact environnemental
Adapter le mode d’élimination d’une espèce
Traitement et rejet des espèces chimiques.
chimique ou d’un mélange en fonction des
informations recueillies sur la toxicité ou les
risques.
Sélectionner, parmi plusieurs modes
opératoires, celui qui minimise les impacts
environnementaux.
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2.2. Mesures de grandeurs physiques
Notions et contenus Capacités exigibles
Mesures de :
- Volume Sélectionner et utiliser le matériel adapté à la
précision requise.
- Masse Distinguer les instruments de verrerie In et Ex.
- pH Préparer une solution de concentration en
masse ou en quantité de matière donnée à partir
- Conductance et conductivité d’un solide, d’un liquide, d’une solution de
composition connue avec le matériel approprié.
- Tension et intensité du courant
Utiliser les méthodes et le matériel adéquats
- Température pour transférer l’intégralité du solide ou du
liquide pesé.
- Pouvoir rotatoire
Utiliser les appareils de mesure (balance, pH-
- Indice de réfraction mètre, conductimètre, voltmètre, ampèremètre,
thermomètre, réfractomètre,
- Absorbance et transmittance spectrophotomètre, polarimètre) en s’appuyant
sur une notice.
Mettre en œuvre des mesures calorimétriques à
pression constante.
Choisir les électrodes adaptées à une mesure
électrochimique.
Construire un dispositif électrochimique à partir
de sa représentation symbolique.
Étalonner une chaîne de mesure si nécessaire.
2.3. Synthèses chimiques
Au cours de la seconde année, l’étudiant·e poursuit l’acquisition des différentes techniques mises
en œuvre dans les synthèses et de leurs fondements théoriques, en lien avec les propriétés physico-
chimiques concernées. Progressivement, il·elle est invité·e à proposer des stratégies de
transformation des réactifs, de séparation et de purification des produits synthétisés.
Les différentes techniques utilisées permettent de réaliser les opérations de :
- chauffage et refroidissement ;
- séparation et purification : extraction liquide-liquide ou liquide-solide, filtration, distillation,
séchage d’un liquide ou d’un solide, séparation avec usage de l’évaporateur rotatif,
recristallisation.
Notions et contenus Capacités exigibles
Transformation chimique
Choisir la verrerie adaptée à la transformation
Transformations à chaud, à froid,
à réalisée et aux conditions opératoires mises en
température ambiante. œuvre.
Réaliser le ou les montages appropriés et en
Contrôle et régulation de la température du expliquer le principe et l’intérêt.
milieu réactionnel.
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Choisir ou justifier l’ordre d’introduction des
réactifs.
Réaliser et réguler une addition au goutte à
goutte.
Utiliser le moyen de chauffage ou de
refroidissement adéquat.
Suivre et contrôler l’évolution de la température
dans le réacteur.
Choisir un moyen approprié pour réguler une
éventuelle ébullition.
Utiliser un réfrigérant, contrôler et réguler le
reflux.
Suivi de l’évolution de la transformation. Mettre en œuvre des méthodes permettant de
suivre qualitativement ou quantitativement
l’avancement de la transformation.
Séparation et purification
Choisir ou justifier un protocole de séparation ou
de purification d’un produit, sur la base de
données fournies ou issues d’observations et/ou
de mesures.
Séparation de deux liquides non miscibles. Réaliser une extraction liquide-liquide.
Identifier la nature des phases dans une ampoule
à décanter.
Distinguer extraction et lavage d’une phase.
Séparations par distillation. Réaliser une hydrodistillation.
Réaliser une distillation fractionnée.
Séparation de deux espèces dissoutes dans Élaborer et mettre en œuvre un protocole de
une phase liquide. séparation de deux espèces dissoutes dans une
phase liquide.
Séparation d’un soluté du solvant. Expliquer l’intérêt de l’évaporateur rotatif.
Séparation d’un liquide et d’un solide. Réaliser et mettre en œuvre une filtration simple,
une filtration sous pression réduite.
Choisir et justifier la méthode de filtration adaptée
au système étudié.
Lavage d’un solide. Réaliser et justifier les différentes étapes du
lavage d’un solide : ajout du solvant de lavage,
trituration, essorage.
Recristallisation d’un solide. Expliquer et mettre en œuvre la technique de
recristallisation.
Justifier à l’aide de données pertinentes et/ou par
l’observation le choix d’un solvant de
recristallisation et la quantité mise en œuvre.
Séchage d’un liquide. Utiliser un desséchant solide et estimer
correctement, par l’observation, la quantité à
utiliser.
2.4. Analyses qualitatives et quantitatives
Au cours de la première année, l’étudiant·e acquiert la maîtrise de différentes techniques
expérimentales mises en œuvre lors des analyses qualitatives et quantitatives pour identifier et
caractériser une espèce chimique, en contrôler la pureté ou la doser. L’étudiant·e sait distinguer les
méthodes d’analyse destructives et non destructives et développe progressivement la capacité à
proposer une stratégie de mesures de concentrations ou de quantités de matière, une méthode de
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caractérisation d’une espèce chimique, tenant compte des propriétés physico-chimiques du système
étudié.
Les techniques utilisées lors des analyses qualitatives et quantitatives sont les suivantes : pH-métrie,
conductimétrie, potentiométrie à intensité nulle, spectrophotométrie UV-visible, polarimétrie,
réfractométrie, chromatographie sur couche mince.
Notions et contenus Capacités exigibles
Caractérisation d’une espèce chimique et
contrôle de sa pureté Proposer ou mettre en œuvre, à partir
d’informations fournies, des tests qualitatifs
préalables à l’élaboration d’un protocole.
Chromatographie sur couche mince. Mettre en œuvre une chromatographie sur
couche mince pour l’identification d’un produit et
le suivi d’une transformation.
Justifier le choix de la méthode de révélation
utilisée.
Interpréter l’ordre d’élution des différentes
espèces en relation avec leurs propriétés
physico-chimiques et les caractéristiques de la
phase stationnaire et de l’éluant.
Détermination expérimentale de grandeurs Extraire d’une banque de données des
physiques ou spectroscopiques informations sur les propriétés physiques des
caractéristiques de l’espèce chimique (les produits.
principes théoriques de la RMN sont hors Mesurer une température de fusion.
programme). Mesurer un indice de réfraction.
Mesurer un pouvoir rotatoire.
Mesurer une absorbance.
Déterminer un coefficient d’absorption molaire en
spectroscopie UV-visible.
Comparer les données tabulées aux valeurs
mesurées et interpréter d’éventuels écarts.
Comparer les caractéristiques d’un produit
synthétisé avec celles du produit commercial.
À partir d’une mesure appropriée, déterminer le
rendement d’une synthèse, d’une méthode de
séparation.
Dosages par étalonnage Déterminer une concentration en exploitant la
mesure de grandeurs physiques caractéristiques
de l’espèce ou en construisant et en utilisant une
courbe d’étalonnage.
Déterminer une concentration ou une quantité de
matière par spectrophotométrie UV-visible.
Dosages par titrage
Identifier et exploiter la réaction support du titrage
Titrages directs, indirects.
(recenser les espèces présentes dans le milieu au
Équivalence.
cours du titrage, repérer l’équivalence, justifier
Titrages simples, successifs, simultanés.
qualitativement l’allure de la courbe ou le
Méthodes expérimentales de suivi d’un
changement de couleur ou d’aspect observé).
titrage : pH-métrie, conductimétrie,
Proposer ou justifier le protocole d’un titrage à
potentiométrie à intensité nulle, indicateurs de
l’aide de données fournies ou à rechercher.
fin de titrage.
Mettre en œuvre un protocole expérimental
correspondant à un titrage direct ou indirect.
Choisir et utiliser un indicateur de fin de titrage.
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Méthodes d’exploitation des courbes Exploiter une courbe de titrage pour déterminer la
expérimentales. quantité de matière, masse ou concentration de
l’espèce titrée.
Exploiter une courbe de titrage pour déterminer
une valeur expérimentale d’une constante
thermodynamique d’équilibre.
Utiliser un logiciel de simulation pour tracer des
courbes de distribution et confronter la courbe de
titrage simulée à la courbe expérimentale.
Justifier la nécessité d’effectuer un titrage indirect.
Distinguer équivalence et repérage de fin de
titrage.
Suivi cinétique de transformations
chimiques Choisir une méthode de suivi prenant en compte
la facilité de mise en œuvre, les propriétés des
Suivi de l’évolution temporelle d’une grandeur
espèces étudiées, la durée de la transformation
physique.
estimée ou fournie.
Limitation de l’évolution temporelle (trempe)
Exploiter les résultats d’un suivi temporel de
d’un système par dilution, transformation
concentration pour déterminer les
chimique ou refroidissement.
caractéristiques cinétiques d’une réaction.
Régulation de la température.
Proposer et mettre en œuvre des conditions
expérimentales permettant la simplification de la
loi de vitesse.
Déterminer une énergie d’activation.
Contenus thématiques
Les contenus thématiques de la classe de PC complètent ceux introduits en PCSI en chimie sur la
constitution et les transformations de la matière et en physique sur la thermodynamique et la
mécanique quantique. Ils enrichissent des modèles déjà abordés et en introduisent de nouveaux
tant à l’échelle microscopique que macroscopique : modèle quantique des atomes et des molécules,
modèles de réacteurs ouverts, etc.
Tout au long des deux années, la formation en chimie privilégie la capacité de l’étudiant·e à
raisonner, à prévoir et à transposer ses connaissances dans des situations nouvelles ou sur des
espèces proches de celles étudiées, plutôt que sa capacité à restituer, à reproduire. Ainsi les
programmes sont structurés autour des outils du raisonnement que sont les théories et les modèles
de comportement macroscopique ou microscopique et non pas autour d’une présentation
encyclopédique, systématique, des espèces chimiques et des réactions associées.
Il s’agit de montrer que la chimie est une science au sein de laquelle la dialectique entre savoirs et
méthodes permet d’aborder des situations nouvelles et de construire de nouvelles connaissances
en chimie mais aussi aux interfaces avec la biologie, la physique, les géosciences. Ainsi formés en
chimie, les futur·es ingénieur·es ou chercheur·es scientifiques pourront être acteurs de l’innovation,
que ce soit dans le cadre de la recherche, du développement et de la production industrielle pour
relever les défis sociétaux et environnementaux à venir.
L’ordre de présentation des contenus proposé n’est pas nécessairement celui qui doit être adopté
par l’enseignant·e qui dispose de toute liberté pour effectuer des choix et établir sa propre
progression annuelle dont le seul objectif reste de permettre l’acquisition par tous les étudiant·es de
l’ensemble des capacités exigibles. Un travail en collaboration avec l’enseignant·e de physique est
vivement recommandé afin de favoriser les apprentissages sur les domaines communs abordés
dans les deux disciplines. Par ailleurs, les contenus thématiques précisent les concepts et les
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modèles à étudier : l’enseignant·e les aborde à partir de problématiques authentiques et les illustre
par des applications concrètes et motivantes.
1. Transformations chimiques de la matière : aspects thermodynamique et cinétique
1.1. Premier principe de la thermodynamique appliqué aux transformations physico-chimiques
1.2. Deuxième principe de la thermodynamique appliqué aux transformations physico-chimiques
1.3. Procédés industriels continus : aspects cinétiques et thermodynamiques
1.4. Changements de phase de corps purs et de mélanges binaires
1.5. Thermodynamique et cinétique des transformations modélisées par des réactions d’oxydo-
réduction
2. Constitution de la matière : modélisation quantique et réactivité
2.1. Orbitales atomiques
2.2. Orbitales moléculaires et réactivité
2.3. Constitution et réactivité des complexes
3. Transformations de la matière en chimie organique
3.1. Conversion de groupes caractéristiques
3.2. Création de liaisons carbone-carbone
1. Transformations chimiques de la matière : aspects thermodynamique et cinétique
Au laboratoire et dans l’industrie, l’innovation comme l’optimisation des techniques et des procédés
de synthèse ou de séparation s’appuient sur des fondements thermodynamiques et cinétiques. La
thermodynamique notamment permet de prévoir si la transformation envisagée est possible ou non
et de trouver d’éventuelles pistes d’augmentation du rendement en faisant évoluer l’état d’équilibre
final du système. Elle permet aussi d’appréhender les propriétés physico-chimiques des mélanges
et d’envisager une voie d’accès aux corps purs.
Les objectifs de cette partie sont les suivants :
— appliquer les deux principes de la thermodynamique à la transformation physico-chimique ;
— aborder les changements d’échelle opérés dans les procédés industriels avec les
transformations et effets thermiques mis en jeu dans des réacteurs continus ;
— utiliser les diagrammes isobares de mélanges binaires pour interpréter les techniques de
séparation ;
— appliquer les notions de thermodynamique et de cinétique aux réactions d’oxydo-réduction
mises en jeu dans les piles et les électrolyseurs.
À travers les contenus et les capacités exigibles, sont développées des compétences qui pourront
être, par la suite, valorisées, consolidées ou réinvesties, parmi lesquelles :
— faire preuve de rigueur dans la définition et la description d’un système physico-chimique ;
— modéliser un système réel ;
— distinguer modélisation d’une transformation (réaction et écriture de l’équation de réaction) et
description quantitative de l’évolution d’un système prenant en compte les conditions
expérimentales choisies pour réaliser la transformation ;
— établir un bilan thermique ;
— confronter des grandeurs calculées ou tabulées à des mesures expérimentales ;
— pratiquer un raisonnement qualitatif ou quantitatif à partir de représentations graphiques.
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1.1. Premier principe de la thermodynamique appliqué aux transformations physico-
chimiques
L’étude des transferts thermiques, abordée en première année dans le cadre du cours de physique
relatif à la transformation du corps pur, est ici généralisée aux transformations physico-chimiques
isobares. Les enthalpies standard de réaction sont considérées comme indépendantes de la
température.
Les notions et contenus sont illustrés à travers des applications liées à la vie quotidienne (contenu
calorique des aliments, PCI et PCS des carburants, etc.), à la recherche (apports des techniques
calorimétriques modernes, etc.) ou au domaine industriel. Un prolongement est proposé dans le
cadre de l’étude thermique au sein des réacteurs continus dans la partie portant sur les procédés
industriels.
Notions et contenus Capacités exigibles
État standard.
Enthalpie standard de réaction.
Loi de Hess. Déterminer une enthalpie standard de réaction à
l’aide de données thermodynamiques.
État standard de référence d’un élément,
enthalpie standard de formation.
Enthalpie standard de dissociation de liaison.
Effets thermiques lors d’une transformation Prévoir le sens et calculer la valeur du transfert
monobare : thermique entre un système, siège d’une
- transfert thermique associé à la transformation physico-chimique monobare et
transformation chimique monobare monotherme, et le milieu extérieur.
monotherme ;
- variation de température lors d’une Évaluer la température atteinte par un système
transformation monobare et adiabatique. siège d’une transformation physico-chimique,
monobare et adiabatique.
Capacité numérique : tracer, à l’aide d’un
langage de programmation, l’évolution temporelle
de la température pour un système siège d’une
transformation adiabatique modélisée par une
seule réaction chimique dont les caractéristiques
cinétiques et l’enthalpie standard de réaction sont
données.
Déterminer une enthalpie standard de réaction.
1.2. Deuxième principe de la thermodynamique appliqué aux transformations physico-
chimiques
Le critère d’évolution spontanée d’un système, utilisé dès la première année en chimie, est démontré
par application du second principe de la thermodynamique introduit en physique en première année.
On adopte pour les potentiels chimiques une expression générale : µi=µiréf+RTln(ai) qui fait
référence aux activités ai introduites en première année. L’influence de la pression sur le potentiel
chimique d’une espèce en phase condensée est illustrée à travers le phénomène d’osmose.
Les transformations physico-chimiques envisagées sont des transformations isobares. Pour le calcul
des grandeurs standard de réaction, les enthalpies et entropies standard de réaction sont supposées
indépendantes de la température. Les capacités numériques abordées en PCSI pour déterminer
l’état final d’un système dont la transformation est modélisée par une ou deux réactions peuvent être
réactivées.
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En première année, la relation d’Arrhenius a permis de modéliser, au niveau macroscopique,
l’évolution de la constante de vitesse d’une réaction chimique avec la température et a introduit la
notion d’énergie d’activation qui suggère qu’un système doit surmonter une barrière énergétique
pour réagir ; cette modélisation empirique n’a nécessité aucune connaissance microscopique sur
l’évolution du système et sur le mécanisme réactionnel. La théorie du complexe activé (état de
transition) repose sur un modèle microscopique (dont les hypothèses ne sont pas abordées) et
permet de relier les propriétés d’un système réactif à la constante de vitesse de réaction à travers
la relation d’Eyring (non démontrée) dont l’expression est analogue à celle de la relation d’Arrhenius.
La constante de vitesse est ainsi reliée aux enthalpie et entropie standard d’activation, définies en
considérant les différences de ces grandeurs entre état de transition et état réactif.
Problématiques, illustrations et applications sont choisies dans le domaine industriel (optimisation
d’une synthèse, traitement d’une eau par procédés osmotiques, etc.), en biologie (ATP et réactions
couplées, respiration, etc.), et en géosciences (sédimentation, concrétions calcaires, etc.), mais
aussi au niveau du laboratoire.
Notions et contenus Capacités exigibles
Identités thermodynamiques ; potentiel Écrire les identités thermodynamiques pour les
chimique. fonctions U, H et G.
Entropie, entropie molaire standard absolue. Distinguer et justifier le caractère intensif ou
extensif des grandeurs physiques utilisées.
Enthalpie libre.
Interpréter qualitativement une variation
d’entropie en termes de nombre de micro-états
accessibles.
Potentiel chimique dans le cas modèle des Établir l’expression du potentiel chimique dans le
gaz parfaits : i = i°(T) + RTln(pi/p°) cas modèle des gaz parfaits purs.
Potentiel chimique i = iréf + RTlnai dans les Utiliser le potentiel chimique pour prévoir
cas modèles de : l’évolution d’un système contenant une espèce
chimique dans plusieurs phases.
- espèces chimiques en phase
condensée en mélange idéal ; Exprimer l’enthalpie libre d’un système chimique
en fonction des potentiels chimiques.
- solutés infiniment dilués.
Déterminer une variation d’enthalpie libre,
Influence de la pression sur iréf pour des d’enthalpie et d’entropie entre deux états du
espèces en phase condensée. système chimique.
Osmose, pression osmotique d’une solution. Utiliser le potentiel chimique pour interpréter le
transfert d’un solvant au travers d’une membrane.
Relier la pression osmotique à la différence de
potentiel chimique du solvant dans les deux
phases.
Enthalpie de réaction, entropie de réaction, Justifier qualitativement ou prévoir le signe de
enthalpie libre de réaction ; grandeurs l’entropie standard de réaction.
standard associées.
Relier enthalpie libre de réaction et création
Relation entre enthalpie libre de réaction et d’entropie lors d’une transformation d’un système
quotient de réaction. physico-chimique.
Équilibre physico-chimique. Prévoir le sens d’évolution d’un système physico-
chimique dans un état donné à l’aide de
Constante thermodynamique d’équilibre ;
l’enthalpie libre de réaction.
relation de van’t Hoff.
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Relation entre enthalpie libre de réaction, Déterminer une grandeur standard de réaction à
constante thermodynamique d’équilibre et l’aide de données thermodynamiques et de la loi
quotient de réaction. de Hess.
Déterminer la valeur de la constante
thermodynamique d’équilibre à une température
quelconque.
Déterminer la composition chimique d’un
système dans l’état final, en distinguant les cas
d’équilibre chimique et de transformation totale,
pour une transformation modélisée par une ou
plusieurs réactions chimiques.
Capacité numérique : tracer, à l’aide d’un
langage de programmation, le taux d’avancement
à l’équilibre en fonction de la température pour un
système siège d’une transformation chimique
modélisée par une seule réaction.
Nombre de degrés de liberté d’un système Reconnaître si une grandeur intensive est ou non
physico-chimique à l’équilibre ; variance. un facteur d’équilibre.
Dénombrer les degrés de liberté d’un système à
l’équilibre et interpréter le résultat.
Enthalpie libre standard d’activation, enthalpie Déterminer une enthalpie standard ou une
standard d’activation, entropie standard entropie standard d’activation à partir de données
d’activation. cinétiques, la relation d’Eyring étant fournie.
Relier l’entropie standard d’activation aux
contraintes dans l’état de transition.
Interpréter l’action d’un catalyseur à l’aide de
données sur les enthalpies et entropies standard
d’activation.
1.3. Procédés industriels continus : aspects cinétiques et thermodynamiques
Les transformations chimiques de la matière réalisées au laboratoire mettent en jeu de faibles
quantités de matière et sont conduites en réacteur fermé. À l’échelle industrielle, les transformations
mettent en jeu des quantités de matière beaucoup plus élevées et sont souvent conduites en
réacteur ouvert pour assurer un fonctionnement continu.
Les chimistes peuvent être amenés à transposer à l’échelle industrielle un protocole élaboré au
laboratoire.
L’objectif de cette partie est un réinvestissement de connaissances acquises en cinétique et en
thermodynamique dans le cadre d’une initiation aux bilans de matière et aux bilans thermiques
effectués sur des réacteurs ouverts continus.
L’étude des opérations unitaires s’inscrit dans le prolongement de la mécanique des fluides en
physique, et, en chimie, de la cinétique en réacteur fermé et de la thermodynamique, domaines qui
sont à la base du génie des procédés et de la technologie chimique.
Les modèles de réacteurs continus idéaux étudiés sont transposables aux réacteurs microfluidiques,
mais également en biologie et en géosciences.
Sensibiliser les étudiant·es aux enjeux spécifiques du secteur industriel est un élément majeur de
leur formation. Des procédés chimiques innovants s’imposent pour développer des techniques et
des appareils adaptés permettant d’obtenir des rendements supérieurs à ceux des procédés
conventionnels, tout en limitant leurs impacts environnementaux, en mettant au point des procédés
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plus sûrs, moins consommateurs d’énergie, de matières premières et de solvants et également
moins polluants.
Notions et contenus Capacités exigibles
D’un protocole de laboratoire à un procédé industriel
Opérations unitaires d’un procédé. Exploiter un schéma de procédé légendé.
Identifier un procédé continu ou discontinu.
Procédés discontinus.
Effectuer un bilan de matière global ou sur une
Procédés continus en régime stationnaire : seule espèce pour une opération unitaire d’un
débit de matière en masse et en quantité de procédé continu de caractéristiques données.
matière, bilan de matière.
Cinétique de transformations en réacteur chimique ouvert
Modèle du réacteur parfaitement agité Effectuer un bilan de matière pour un réacteur
continu en régime stationnaire dans le cas parfaitement agité continu.
d’un écoulement de débits en volume égaux
Relier le taux de conversion du réactif au temps de
à l’entrée et à la sortie ; dimensionnement du
passage pour une transformation modélisée par
réacteur.
une réaction de loi de vitesse donnée.
Estimer le dimensionnement d’un réacteur
Taux de conversion d’un réactif.
parfaitement agité continu pour un taux de
Temps de passage. conversion et un débit de matière donnés.
Modèle du réacteur chimique en écoulement Établir un bilan de matière pour un réacteur en
piston isotherme en régime stationnaire écoulement piston.
dans le cas de débits en volume égaux à
Relier le taux de conversion en sortie d’un réacteur
l’entrée et à la sortie du réacteur ;
en écoulement piston et le temps de passage pour
dimensionnement du réacteur.
une transformation modélisée par une loi de
vitesse d’ordre 1.
Estimer le dimensionnement d’un réacteur en
écoulement piston pour un taux de conversion et
un débit de matière donné.
Étude thermique d’un réacteur chimique ouvert
Bilan énergétique sur un réacteur Effectuer un bilan énergétique sur un réacteur
parfaitement agité continu en régime parfaitement agité continu en régime stationnaire.
stationnaire dans le cas de débits en volume
Déterminer la température de fonctionnement d’un
égaux à l’entrée et à la sortie.
réacteur parfaitement agité continu de
caractéristiques données dans l’hypothèse d’une
transformation adiabatique.
Déterminer le flux thermique échangé par un
Sécurité des réacteurs : flux thermique et réacteur parfaitement agité dans des conditions de
régulation de température. fonctionnement données.
Capacité numérique : à l’aide d’un langage de
programmation, déterminer le(s) point(s) de
fonctionnement (température et taux de
conversion) d’un réacteur parfaitement agité
continu siège d’une transformation modélisée par
une réaction unique et en discuter la stabilité.
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1.4. Changements de phase de corps purs et de mélanges binaires
L’étude des changements de phase de corps purs et de mélanges binaires s’effectue à l’aide de
diagrammes isobares construits à partir des courbes d’analyse thermique ou fournis. Les tracés
théoriques ne sont pas attendus. Ces diagrammes sont utilisés pour interpréter les techniques de
distillations.
L’enseignant·e choisit des exemples concrets relatifs à des problématiques rencontrées au
laboratoire et à des procédés industriels.
Notions et contenus Capacités exigibles
Corps pur, mélange, système binaire, Convertir des fractions molaires en fractions
fractions molaire et massique. massiques dans le cas de systèmes binaires et
inversement.
Miscibilité totale, partielle ou nulle.
Interpréter la miscibilité à l’échelle microscopique
par les interactions entre entités.
Citer la température comme facteur d’influence
de la miscibilité.
Diagrammes isobares d’équilibre liquide- Construire un diagramme isobare d’équilibre
vapeur : entre phases d’un mélange binaire à partir
d’informations relatives aux courbes d’analyse
- avec miscibilité totale à l’état liquide, thermique.
- avec miscibilité nulle à l’état liquide, Décrire les caractéristiques des mélanges
homoazéotropes, hétéroazéotropes.
- avec miscibilité partielle à l’état liquide.
Exploiter les diagrammes isobares d’équilibre
Théorème des moments chimiques. entre phases, pour une composition en fraction
molaire ou massique donnée :
- tracer l’allure de la courbe d’analyse thermique
en indiquant le nombre de degrés de liberté du
système sur chaque partie de la courbe ;
- déterminer les températures de début et de fin
de changement d’état ;
- déterminer la composition des phases en
présence à une température fixée ainsi que les
quantités de matière ou les masses dans chaque
phase.
Déterminer la solubilité d’une des espèces
chimiques du système binaire dans l’autre à partir
du diagramme binaire.
Distillations. Interpréter une distillation simple, une
hydrodistillation, une distillation fractionnée, à
l’aide des diagrammes isobares d’équilibre
liquide-vapeur.
Mettre en œuvre une distillation fractionnée
ou une hydrodistillation à la pression
atmosphérique.
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1.5. Thermodynamique et cinétique des transformations modélisées par des réactions
d’oxydo-réduction
L’importance des systèmes électrochimiques se manifeste dans la diversité de leurs applications :
accumulateurs et procédés d’électrosynthèse mettent en jeu la conversion d’énergie électrique en
énergie chimique, des capteurs électrochimiques sont utilisés dans l’analyse de l’eau, de l’air ou
d’effluents, la protection contre la corrosion est un enjeu sociétal important, etc.
L’étude thermodynamique et cinétique des réactions d’oxydo-réduction développée dans cette partie
se fonde sur les acquis de cinétique chimique et sur l’étude des réactions d’oxydo-réduction et des
piles débutée en première année, ainsi que sur la partie de thermodynamique chimique de seconde
année.
L’approche de l’électrochimie proposée ici privilégie les raisonnements qualitatifs et les aspects
expérimentaux, plutôt que les développements théoriques et mathématisés. Les courbes courant-
potentiel, dont le tracé est proposé en capacité expérimentale, sont un outil essentiel dans la
compréhension et la modélisation des systèmes électrochimiques. L’étude d’une électrolyse
complète les capacités expérimentales sur les piles développées en première année.
L’écart entre le potentiel d’une électrode et son potentiel d’équilibre est appelé surpotentiel plutôt
que surtension pour des raisons pédagogiques, en cohérence avec le vocabulaire anglo-saxon
correspondant.
Notions et contenus Capacités exigibles
Étude thermodynamique des réactions d’oxydo-réduction
Relation entre enthalpie libre de réaction et Citer et exploiter la relation entre l’enthalpie libre
potentiels de Nernst des couples mis en jeu de réaction et les potentiels de Nernst des
dans une réaction d’oxydo-réduction. couples mis en jeu dans une réaction d’oxydo-
réduction.
Relation entre enthalpie libre standard de Déterminer l’enthalpie libre standard d’une
réaction et potentiels standard des couples réaction d’oxydo-réduction à partir des potentiels
impliqués. standard des couples mis en jeu.
Déterminer la valeur du potentiel standard d’un
couple d’oxydo-réduction à partir de données
thermodynamiques (constantes d’équilibre,
potentiels standard).
Approche thermodynamique du Relier tension à vide d’une pile et enthalpie
fonctionnement d’une pile électrochimique. libre de réaction.
Décrire et expliquer le fonctionnement d’une pile
électrochimique à partir de données sur sa
constitution et de tables de potentiels standard.
Étude cinétique des réactions d’oxydo-réduction
Courbes courant-potentiel sur une
électrode en régime stationnaire :
Relier vitesse de réaction électrochimique et
- surpotentiel, intensité du courant.
- systèmes rapides et systèmes lents, Identifier les espèces électroactives pouvant
donner lieu à une limitation en courant par
- nature de l’électrode,
diffusion.
- courant limite de diffusion,
Relier, qualitativement ou quantitativement,
- vagues successives, l’intensité du courant limite de diffusion à la
- domaine d’inertie électrochimique du concentration du réactif, au nombre d’électrons
solvant. échangés et à la surface immergée de
l’électrode.
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Notions et contenus Capacités exigibles
Tracer l’allure de courbes courant-potentiel à
partir de données fournies.
Identifier les paramètres d’influence du domaine
d’inertie électrochimique du solvant.
Utilisation des courbes courant-potentiel Tracer et utiliser des courbes courant-
potentiel.
Transformations spontanées :
Reconnaitre une transformation spontanée et
- notion de potentiel mixte,
étudier qualitativement sa vitesse à partir de
- fonctionnement d’une pile courbes courant-potentiel données.
électrochimique.
Utiliser les courbes courant-potentiel pour rendre
compte du fonctionnement d’une pile
électrochimique et prévoir la valeur de la tension
à vide.
Citer les paramètres influençant la résistance
interne d’une pile.
Transformations forcées : électrolyse, Mettre en œuvre une électrolyse.
recharge d’un accumulateur.
Utiliser les courbes courant-potentiel pour rendre
compte du fonctionnement d’un dispositif siège
d’une électrolyse et prévoir la valeur de la tension
minimale à imposer.
Utiliser les courbes courant-potentiel pour justifier
la nécessité :
- de purifier une solution électrolytique avant
l’électrolyse,
- de choisir les électrodes permettant de réaliser
l’électrolyse voulue.
Déterminer un rendement faradique à partir
d’informations fournies concernant le dispositif
étudié.
Déterminer la masse de produit formé pour une
durée et des conditions données d’électrolyse.
Citer les paramètres influençant la résistance
interne du dispositif siège d’une électrolyse.
Stockage et conversion d’énergie chimique. Identifier piles, électrolyseurs et accumulateurs
comme des dispositifs mettant en jeu des
conversions entre énergie chimique et énergie
électrique.
2. Constitution de la matière : modélisation quantique et réactivité
La catalyse par les complexes des métaux de transition trouve de très nombreuses applications
comme par exemple la réaction de Heck en chimie fine, la carbonylation du méthanol en chimie
industrielle, les processus de respiration et de photosynthèse en chimie du vivant. Elle s’inscrit dans
la démarche vertueuse de la chimie éco-responsable et permet notamment des synthèses dans des
conditions douces. La compréhension de ces systèmes catalytiques nécessite l’analyse de la
structure électronique des complexes par l’utilisation des orbitales atomiques et moléculaires.
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Ces nouveaux modèles de description de la matière à l’échelle microscopique complètent la
description des entités moléculaires abordée en première année, en s’appuyant sur la notion de
fonction d’onde introduite dans le programme de physique de PCSI. L’objectif de cette description
microscopique est l’interprétation et la prévision de la réactivité dans le cadre de l’approximation des
orbitales frontalières.
Les objectifs de cette partie sont les suivants :
- construire des diagrammes d’orbitales moléculaires ou les interpréter en vue de la prévision
de la réactivité d’une entité chimique ;
- interpréter des propriétés des complexes de métaux de transition et l’utilisation de ces
complexes comme catalyseurs ou éléments structurants.
2.1. Orbitales atomiques
La modélisation quantique de l’atome a été abordée en première année dans le cadre du cours de
physique au travers des concepts de fonction d’onde et de quantification de l’énergie, ainsi que du
modèle de Bohr de l’atome d’hydrogène. Ces premiers éléments sont ici réinvestis pour construire
le modèle quantique de l’atome d’hydrogène et des atomes polyélectroniques. Aucune
détermination d’expression analytique d’une fonction d’onde n’est attendue.
Cette partie est par ailleurs l’occasion de relier la construction du tableau périodique des éléments,
utilisé depuis le lycée, à la modélisation quantique de l’atome et de compléter la description de
l’organisation de cet outil essentiel pour les chimistes.
Notions et contenus Capacités exigibles
Fonctions d’onde électroniques de l’atome Interpréter ||2 comme la densité de probabilité de
d’hydrogène. présence d’un électron en un point et la relier à la
densité de charge.
Nombres quantiques n, l, ml, ms.
Prévoir qualitativement, pour l’atome
Énergie et rayon associés à une fonction d’hydrogène et les ions hydrogénoïdes,
d’onde. l’évolution du rayon et de l’énergie associés à une
fonction d’onde en fonction du nombre quantique
principal.
Orbitales des atomes polyélectroniques, Dessiner l’allure des orbitales atomiques s et p.
représentation schématique.
Établir la configuration électronique d’un atome
Configuration électronique d’un atome et d’un ou d’un ion à l’état fondamental.
ion monoatomique.
Déterminer le nombre d’électrons non appariés
Électrons de cœur et de valence. d’un atome dans son état fondamental.
Notion qualitative de charge effective. Relier qualitativement le rayon associé à une
orbitale atomique à la charge effective.
Électronégativité.
Relier qualitativement l’énergie associée à une
Rayon d’une orbitale atomique, polarisabilité. orbitale atomique à l’électronégativité de l’atome.
Relier qualitativement le rayon associé aux
orbitales de valence d’un atome à sa
polarisabilité.
Architecture du tableau périodique des Relier la position d’un élément dans le tableau
éléments. périodique à la configuration électronique de
l’atome associé dans son état fondamental.
Organisation par blocs.
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Situer dans le tableau les familles suivantes :
métaux alcalins et alcalino-terreux, halogènes et
gaz nobles.
2.2. Orbitales moléculaires et réactivité
La construction des diagrammes d’orbitales moléculaires est limitée aux cas des molécules
diatomiques A2 ou AB, sans mélange d’orbitales s et p. En revanche, les diagrammes d’interaction
impliquant trois orbitales ou plus ne sont pas à construire mais sont fournis à l’étudiant·e qui doit
pouvoir les interpréter : remplissage des niveaux, identification des orbitales frontalières HO et BV,
analyse du caractère liant, antiliant ou non liant d’une orbitale moléculaire.
De même, la construction des diagrammes d’orbitales moléculaires de systèmes plus complexes
est hors programme ; l’étudiant·e interprète ces diagrammes à partir des propriétés de deux
fragments en interaction dont les orbitales sont fournies.
Dans le but de disposer de modèles simples applicables en chimie organique, l’approximation des
orbitales frontalières permet de prévoir la réactivité électrophile ou nucléophile des entités mises en
jeu ; ce modèle complète l’étude de l’addition nucléophile et de la substitution nucléophile abordées
en première année. Ces orbitales peuvent être obtenues grâce à des logiciels ou à partir de bases
de données.
Notions et contenus Capacités exigibles
Construction des orbitales moléculaires Identifier les conditions d’interaction de deux
orbitales atomiques : recouvrement et critère
Méthode de Combinaison Linéaire des énergétique.
Orbitales Atomiques.
Construire des orbitales moléculaires de
Interaction de deux orbitales atomiques sur molécules diatomiques par interaction d’orbitales
deux centres : atomiques du même type (s-s, p-p).
- recouvrement ; Reconnaître le caractère liant, antiliant, non liant
d’une orbitale moléculaire à partir de sa
- orbitales liante, antiliante, non liante ; représentation conventionnelle ou d’une surface
- énergie d’une orbitale moléculaire ; d’iso-densité.
- orbitale , orbitale ; Identifier la symétrie ou d’une orbitale
moléculaire à partir de sa représentation
- représentation conventionnelle d’une orbitale conventionnelle ou d’une surface d’iso-densité.
moléculaire par schématisation graphique de
la combinaison linéaire des orbitales Proposer une représentation conventionnelle
atomiques. d’une orbitale moléculaire tenant compte d’une
éventuelle dissymétrie du système.
Interaction d’orbitales de fragments.
Justifier la dissymétrie d’une orbitale moléculaire
Diagramme d’orbitales moléculaires : obtenue par interaction d’orbitales atomiques
occupation des niveaux, orbitales frontalières centrées sur des atomes d’éléments différents.
haute occupée et basse vacante, cas des
entités radicalaires. Prévoir ou interpréter l’ordre énergétique des
orbitales moléculaires et établir qualitativement
Ordre de liaison dans les molécules un diagramme énergétique d’orbitales d’une
diatomiques. molécule diatomique.
Justifier l’existence d’interactions entre orbitales
de fragment en termes de recouvrement ou
d’écart d’énergie.
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Décrire l’occupation des niveaux d’un diagramme
d’orbitales moléculaires.
Identifier les orbitales frontalières à partir d’un
diagramme d’orbitales moléculaires de valence
fourni.
Interpréter un diagramme d’orbitales
moléculaires obtenu par interaction des orbitales
de deux fragments, fournies.
Relier, dans une molécule diatomique, l’évolution
des caractéristiques de la liaison à l’évolution de
l’ordre de liaison.
Prévision de la réactivité Utiliser les orbitales frontalières pour prévoir la
réactivité nucléophile ou électrophile d’une entité
Approximation des orbitales frontalières. (molécule ou ion).
Interpréter l’addition nucléophile sur le groupe
carbonyle et la substitution nucléophile en termes
d’interactions frontalières.
Comparer la réactivité de deux entités à l’aide des
orbitales frontalières.
2.3. Constitution et réactivité des complexes
L’étude de la structure des complexes est limitée à l’interprétation de la liaison entre l’atome central
et le ligand par l’interaction entre une orbitale d d’une entité du bloc d et une orbitale d’un ligand -
donneur ou d’un ligand ayant des effets , par une démarche identique à celle développée dans la
partie « Orbitales moléculaires et réactivité ». Les représentations des orbitales d ne sont pas
exigibles et doivent être fournies. La construction complète du diagramme d’orbitales moléculaires
d’un complexe et la levée partielle de dégénérescence des orbitales d sont hors-programme.
Les complexes constituent des systèmes très importants à la fois dans le domaine industriel où ils
interviennent dans les procédés de séparation, de dépollution et en catalyse, ainsi que dans celui
du vivant au travers des métalloenzymes intervenant dans des processus biologiques. L’étude de la
stabilité des complexes prolonge la partie du programme de première année sur les transformations
chimiques en solution aqueuse et permet un réinvestissement des capacités correspondantes :
utilisation de données thermodynamiques, prévision de l’état final d’un système modélisé par une
seule réaction, interprétation d’observations. Elle permet aussi la mise en œuvre de concepts de
thermodynamique, d’oxydo-réduction et de chimie orbitalaire.
Pour l’étude de la stabilité des complexes en solution aqueuse, les équations des réactions
correspondant aux formations et dissociations ne sont pas exigibles et sont fournies. Les
transformations abordées sont modélisées par une seule réaction : les problématiques liées à des
phénomènes de complexations successives sont donc hors-programme.
Les complexes peuvent être utilisés comme catalyseurs, par exemple pour des hydrogénations et
des polymérisations. Aucun cycle catalytique n’est exigible, mais les étapes d’un cycle fourni doivent
être reconnues par l’étudiant·e. Le formalisme de Green est hors-programme.
Notions et contenus Capacités exigibles
Structure des complexes
Reconnaitre le(s) site(s) de coordination d’un
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ligand à partir d’un schéma de Lewis.
Modélisation de la liaison dans un complexe
entre une entité du bloc d et un ligand Établir qualitativement le diagramme d’interaction
-donneur intervenant par une seule orbitale. entre une orbitale d’une entité du bloc d et une
orbitale d’un ligand -donneur.
Prévoir qualitativement l’influence de l’énergie de
l’orbitale de l’entité du bloc d sur la stabilisation
des électrons du ligand par la complexation.
Stabilité des complexes métalliques en
solution aqueuse
Extraire, de ressources disponibles, les données
Constantes de formation et de dissociation. thermodynamiques pertinentes pour prévoir
qualitativement l’état final d’un système siège
Diagramme de prédominance en fonction de
d’une unique réaction de complexation ou pour
pL.
interpréter des observations expérimentales.
Utiliser les diagrammes de prédominance pour
prévoir des espèces incompatibles ou la nature
des espèces majoritaires.
Retrouver les valeurs de constantes
thermodynamiques d’équilibre par lecture de
courbes de distribution et de diagrammes de
prédominance (et réciproquement).
Interpréter, à l’aide du modèle orbitalaire, des
différences de valeurs de constante de formation
de différents complexes.
Interpréter l’évolution du caractère oxydant ou
réducteur d’une entité par complexation.
Effet chélate. Interpréter l’effet d’un ligand polydenté sur la
constante de formation d’un complexe.
Préparer, analyser, caractériser ou déterminer
la constante de formation d’un complexe
d’une entité du bloc d.
Mettre en œuvre une réaction de
complexation pour réaliser une analyse
qualitative ou quantitative en solution
aqueuse.
Activité catalytique des complexes ; cycles
catalytiques
Reconnaître un ligand ayant des effets à partir
Ligands -donneurs et -accepteurs. de la donnée de ses orbitales de valence.
Coordination des systèmes non délocalisés. Identifier les interactions orbitalaires principales
entre une entité du bloc d et un alcène, le
monoxyde de carbone et le dihydrogène.
Interpréter la modification de réactivité d’un
alcène, du monoxyde de carbone et du
dihydrogène par les phénomènes électroniques
mis en jeu lors de leur coordination.
Cycles catalytiques : Établir l’équation de la réaction catalysée à partir
de la donnée d’un cycle catalytique.
- étapes d’association et de
dissociation, d’addition oxydante et
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d’élimination réductrice, d’insertion et
Reconnaître la nature d’une étape dans un cycle
d’élimination ;
catalytique.
- catalyseurs et précurseurs de
catalyseur. Proposer un ou des produits plausibles d’une
étape d’un cycle dont les réactifs sont donnés.
Hydrogénation en catalyse homogène.
Identifier la nature des étapes intervenant lors de
Polymérisation des alcènes par coordination.
l’hydrogénation en catalyse homogène et de la
polymérisation des alcènes par coordination, les
cycles catalytiques étant fournis.
Proposer une structure pour la macromolécule
vinylique linéaire obtenue par polymérisation d’un
alcène donné.
Déterminer la structure de l’alcène permettant de
synthétiser une macromolécule vinylique linéaire
donnée.
3. Transformations de la matière en chimie organique
Médicaments, produits phytosanitaires, matériaux polymères de synthèse aussi différents que les
latex de peinture ou les boucliers thermiques des véhicules spatiaux : ces synthèses en chimie fine
ou en productions de fort tonnage découlent d’une démarche d’ingénierie moléculaire s’appuyant
entre autres sur les apports de la chimie organique. L’élaboration, l’identification et la caractérisation
des structures et la prévision de la réactivité des entités relèvent de méthodes fondamentales dont
les principes sont abordés dans les programmes de chimie des deux années.
Le programme de seconde année s’inscrit dans la continuité de celui de première année et poursuit
les objectifs suivants :
— s’approprier la logique de la synthèse organique grâce aux compléments de formation
relatifs aux conversions de groupes caractéristiques et à la création de liaison carbone-
carbone ;
— consolider et compléter les connaissances des mécanismes fondamentaux et les
capacités relatives à leur écriture à l’aide du formalisme des flèches courbes et des
orbitales moléculaires.
L’enseignement de la chimie organique s’appuie sur les connaissances et capacités nouvellement
acquises en thermodynamique et cinétique chimiques et exploite les modèles orbitalaires de
description des structures et de la réactivité, introduits dans la partie « Constitution de la matière :
modélisation quantique et réactivité ». L’utilisation des orbitales frontalières permet la prévision des
géométries d’approche des réactifs et, dans le cas où l’évolution du système est sous contrôle
frontalier, la prévision de la structure du produit majoritaire dans la transformation. Les orbitales
moléculaires sont systématiquement fournies aux étudiant·es. Le tableau à la fin de ce préambule
et précédant le paragraphe 3.1, comporte des notions et capacités exigibles transversales et
communes à toutes les transformations abordées dans les parties 3.1 et 3.2.
L’approche retenue privilégie l’aspect mécanistique et la stratégie de synthèse et non une
présentation monographique, ceci afin de favoriser le raisonnement et la transférabilité́ dans des
situations analogues, mais l’enseignant·e dispose de sa liberté pédagogique pour construire la
progression de son choix.
Le programme de seconde année poursuit la volonté du programme de première année d’amener
les étudiant·es à conduire une véritable réflexion sur la stratégie de synthèse : identification des
groupes caractéristiques mis en jeu, analyse de la réactivité comparée des entités, interprétation de
la nature et de l’ordre des étapes mises en œuvre dans le cas d’une synthèse multi-étapes, analyse
des choix expérimentaux.
L’élaboration d’une synthèse multi-étapes par les étudiant·es eux-mêmes peut se faire en autonomie
à l’aide d’une banque de réactions fournie ou à l’aide des réactions qui figurent explicitement au
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programme. Les réactions indiquées dans la colonne de gauche doivent être connues et seuls les
mécanismes explicitement inscrits sont exigibles et doivent pouvoir être écrits sans information
supplémentaire. Pour ce qui concerne les propriétés acido-basiques, une table de pKa sera
systématiquement fournie.
Le cours et les activités s’appuient sur des exemples issus aussi bien des domaines de la chimie
fine, de la chimie du vivant et de la chimie industrielle et permettent une sensibilisation aux principes
de la chimie éco-responsable.À travers les capacités et contenus exigibles, sont développées des
compétences générales qui pourront par la suite être réinvesties, consolidées et valorisées, parmi
lesquelles :
— choisir le ou les modèle(s) pertinent(s) de description géométrique, électronique ou
orbitalaire d’une entité pour rendre compte de sa réactivité ;
— utiliser des modèles de prédiction de l’évolution du système dans le cadre des
transformations proposées ;
— pratiquer un raisonnement par analogie (analyse de réactivités et écriture de
mécanismes) ;
— proposer une stratégie de synthèse à l’aide d’une banque de réactions ou des réactions
au programme.
Notions et contenus Capacités exigibles
Familles fonctionnelles en chimie organique. Identifier dans une entité donnée les familles
fonctionnelles suivantes : alcène, alcyne,
halogénoalcane, alcool, ester sulfonique, 1,2-
diol, éther-oxyde, époxyde, hémiacétal, acétal,
amine, aldéhyde, cétone, acide carboxylique,
ester, amide, chlorure d’acyle, anhydride d’acide.
Aspects thermodynamiques et cinétiques des
transformations de la matière en chimie Discuter des aspects thermodynamiques et
organique. cinétiques des transformations effectuées à l’aide
de données tabulées et de résultats
expérimentaux.
Sites électrophiles et nucléophiles des réactifs. Identifier les sites électrophiles et nucléophiles
des réactifs à l’aide de leurs structures de Lewis
ou de leurs orbitales frontalières.
Modélisation de la géométrie des approches
des réactifs. Prévoir ou justifier la géométrie privilégiée
d’approche de réactifs à partir de leurs orbitales
frontalières fournies.
Synthèses organiques au laboratoire. Conduire des synthèses, des purifications,
des caractérisations et des analyses de la
pureté de produits à l’aide de protocoles
donnés.
Proposer ou adapter un protocole
expérimental permettant de réaliser une
synthèse organique à partir de données
fournies.
Analyser et justifier les choix expérimentaux
dans une synthèse organique.
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3.1. Conversion de groupes caractéristiques
Notions et contenus Capacités exigibles
Additions électrophiles sur les doubles
liaisons carbone-carbone
Hydratation en milieu acide : conditions Prévoir ou justifier la régiosélectivité de
expérimentales, régiosélectivité, réactivité l’hydratation à l’aide de la stabilité des
comparée des alcènes, mécanisme limite. carbocations intermédiaires.
Hydroboration d’une double liaison carbone-
carbone terminale par le borane : Prévoir ou justifier la régiosélectivité de
régiosélectivité, mécanisme limite de l’addition l’hydroboration à l’aide des effets stériques.
du borane sur l’alcène ; hydrolyse oxydante.
Additions nucléophiles suivies du départ
d’un nucléofuge
De l’acide carboxylique aux amides et aux Comparer les réactivités électrophiles des
esters. acides carboxyliques, chlorures d’acyle,
anhydrides d’acide, esters, amides, les
Activation ex situ du groupe carboxyle sous
aptitudes nucléofuges des groupes partants
forme d’un chlorure d’acyle ou d’un
dans les molécules correspondantes et en
anhydride d’acide.
déduire l’importance de l’activation du groupe
Activation in situ du groupe carboxyle par carboxyle.
protonation.
Proposer et/ou analyser, le cas échéant à partir
Autres activations du groupe carboxyle : d’une banque de réactions fournie, différents
utilisation d’une banque de réactions. moyens d’activation d’un groupe carboxyle.
Synthèse des esters à partir des acides Expliquer comment obtenir un bon rendement
carboxyliques, des chlorures d’acyle et des de synthèse d’un ester à partir d’un alcool
anhydrides d’acide : aspects cinétiques et primaire ou secondaire et d’un acide
thermodynamiques, mécanismes limites. carboxylique, selon la méthode d’activation
Synthèse des amides à partir des acides choisie et les conditions expérimentales.
carboxyliques, des chlorures d’acyle et des
anhydrides d’acide : aspects cinétiques et
Justifier le choix des conditions expérimentales
thermodynamiques, mécanismes limites.
retenues pour la synthèse des amides.
Des amides ou esters à l’acide carboxylique.
Hydrolyses en milieu acide et en milieu Justifier le choix des conditions opératoires
basique des esters et des amides : d’hydrolyse.
conditions expérimentales, mécanismes.
Utilisation de la synthèse d’amides ou d’esters Reconnaître ou justifier la nécessité de protéger
pour la protection des groupes carboxyle, amino un groupe carboxyle, amino ou hydroxyle dans
ou hydroxyle. le cadre d’une stratégie de synthèse.
Proposer ou justifier des conditions de
protection ou de déprotection d’un groupe
carboxyle, amino ou hydroxyle à partir d’une
banque de réactions fournie.
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Notions et contenus Capacités exigibles
Synthèse de polyesters et de polyamides à Proposer des réactifs permettant de synthétiser
partir de diacides carboxyliques. un polyester ou un polyamide donné.
Représenter le polyester ou le polyamide
obtenu par polymérisation de monomères
donnés.
Justifier les choix expérimentaux effectués dans
un protocole donné de synthèse de polyester ou
de polyamide.
Structure primaire des peptides et protéines : Identifier un peptide ou une protéine comme un
acides -aminés, liaison peptidique. enchaînement d’unités issues d’acides -
aminés (aucune structure ou nomenclature
d’acides -aminés n’est exigible).
Identifier les chaînes latérales dans des acides
-aminés, des peptides ou des protéines
fournis.
Conversion de groupes caractéristiques par
des réactions d’oxydo-réduction
Hydrogénation des doubles et triples liaisons Identifier les différents types d’interactions entre
carbone-carbone en catalyse hétérogène, le catalyseur hétérogène et les réactifs.
aspects stéréochimiques.
Époxydation directe par un peroxyacide ; Discuter de la régiosélectivité de l’époxydation
réactivité comparée des alcènes. sur un polyène.
Ouverture des époxydes en milieu basique : Justifier la régiosélectivité et la stéréosélectivité
mécanisme, élaboration de diols par addition de l’ouverture d’un époxyde par un nucléophile,
anti. en l’absence d’activation par un acide de Lewis
ou de Bronsted.
De l’ester à l’aldéhyde ou à l’alcool primaire ; Interpréter la réduction d’un ester en alcool
mécanisme schématique de la réduction des primaire en assimilant le réactif à un ion hydrure
esters. nucléophile.
Identifier le produit de réduction d’un ester par
un hydrure complexe, à l’aide de données
fournies (chimiques et/ou spectroscopiques).
Reconnaître ou proposer dans une stratégie de
synthèse la conversion entre un ester et un
aldéhyde ou un alcool primaire.
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3.2. Création de liaisons carbone-carbone
Notions et contenus Capacités exigibles
Réaction de Diels-Alder
Diastéréosélectivité, stéréospécificité, Identifier les interactions orbitalaires mises en
régiosélectivité, influence de la structure des jeu entre les réactifs.
réactifs sur la vitesse de la transformation (règle
Interpréter les résultats cinétiques,
d’Alder).
stéréochimiques et la régiosélectivité d’une
Réaction de rétro-Diels-Alder. réaction de Diels-Alder sous contrôle cinétique.
Réactivité nucléophile des énolates
Équilibre de tautomérie céto-énolique. Représenter le(s) énol(s) isomère(s) d’une
espèce énolisable.
Acidité d’un aldéhyde ou d’une cétone.
Identifier un énol et représenter l’aldéhyde ou la
Généralisation à d’autres espèces énolisables.
cétone dont il est l'isomère.
Représenter la base conjuguée d’une espèce
énolisable et justifier sa stabilité à l’aide du
formalisme de la mésomérie.
Proposer ou justifier le choix d’une base
permettant de déprotoner une espèce
énolisable, les valeurs des pKa étant fournies.
C-alkylation en position d’un groupe Justifier la réactivité nucléophile ambidente de
carbonyle de cétone : mécanisme limite, l’énolate dans le formalisme de la mésomérie
régiosélectivité de l’alkylation des énolates. ou par l’analyse de ses orbitales frontalières.
Décrire les interactions entre orbitales
frontalières des réactifs et interpréter la
régiosélectivité de l’alkylation de l’énolate.
Aldolisation non dirigée : mécanisme en milieu Identifier dans une analyse rétrosynthétique les
basique aqueux ou alcoolique. réactifs permettant d’obtenir un aldol, un cétol,
Aldolisation croisée dirigée avec déprotonation un -énal, une -énone.
totale préalable : mécanisme, intérêt Choisir dans le cadre d’une stratégie de
synthétique. synthèse les meilleures conditions
expérimentales de préparation d’un aldol (d’un
cétol) issu d’une aldolisation croisée.
Justifier par la compétition avec l’aldolisation
l’impossibilité d’alkyler un aldéhyde.
Crotonisation : déshydratation de l’aldol (cétol) Justifier la régiosélectivité de la crotonisation en
en présence d’une base, mécanisme E1cb, présence d’une base.
régiosélectivité.
Réaction de Michael sur une -énone ; Décrire les interactions entre orbitales
mécanisme. frontalières des réactifs et interpréter la
régiosélectivité de la réaction de Michael.
Identifier dans une analyse rétrosynthétique les
réactifs permettant de réaliser une addition de
Michael sur une -énone.
Utilisation des organomagnésiens en
synthèse
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Notions et contenus Capacités exigibles
Synthèse des alcools par action des Identifier dans une analyse rétrosynthétique les
organomagnésiens sur les époxydes et les réactifs de la synthèse magnésienne d’un
esters, mécanismes. alcool.
Annexe 1 : liste de matériel
Cette liste regroupe le matériel que les étudiant·es doivent savoir utiliser avec, le cas échéant, l’aide
d’une notice simplifiée fournie sous forme de version papier ou numérique. Une utilisation de
matériel hors de cette liste lors d’épreuves d’évaluation n’est pas exclue, mais elle doit
obligatoirement s’accompagner d’une introduction guidée suffisamment détaillée.
- Verrerie classique de chimie analytique : burettes, pipettes jaugées et graduées, fioles jaugées,
erlenmeyers, béchers, etc.
- Matériel classique de chimie organique, rodée ou non rodée : ballons, ampoule de coulée
(isobare ou non), réfrigérant, dispositifs de chauffage ou de refroidissement (bain-marie, bain
froid, chauffe-ballon, agitateur magnétique chauffant, etc.), dispositifs d’agitation, colonne à
distiller, ampoule à décanter, matériel de filtration sous pression atmosphérique et sous pression
réduite, appareil de Dean-Stark.
- Évaporateur rotatif
- Matériel de chromatographie sur couche mince
- Lampe UV
- Banc de Kofler
- Réfractomètre
- Spectrophotomètre UV-visible
- pH-mètre et électrodes de mesure
- Voltmètre et électrodes
- Ampèremètre
- Conductimètre et cellule de mesure
- Polarimètre
- Thermomètre
- Balance de précision
Annexe 2 : outils mathématiques
L’utilisation d’outils mathématiques est indispensable en chimie. La capacité à mettre en œuvre de
manière autonome certains de ces outils mathématiques dans le cadre des activités relevant de la
chimie fait partie des compétences exigibles. Le tableau ci-dessous explicite ces outils ainsi que le
niveau de maîtrise attendu, mais tous ces outils n’ont pas vocation à être mis en œuvre en chimie.
Cependant les situations dont la gestion manuelle ne relèverait que de la technicité seront traitées
à l’aide d’outils numériques (calculatrices, logiciels de calcul numérique ou formel).
Outils mathématiques Capacités exigibles
1. Équations algébriques
Système linéaire de n équations à p Identifier les variables (inconnues) nécessaires à
inconnues. la modélisation du problème sous forme d’un
système d’équations linéaires.
Donner l’expression formelle des solutions dans
le seul cas n = p = 2.
Utiliser des outils numériques ou de calcul formel
dans les autres cas.
Équation non linéaire. Représenter graphiquement une équation de la
forme f(x) = g(x).
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Interpréter graphiquement la ou les solutions.
Dans le cas général, résoudre à l’aide d’un outil
numérique ou de calcul formel.
2. Équations différentielles
Équations différentielles linéaires à Identifier l’ordre.
coefficients constants. Mettre l’équation sous forme canonique.
Équations différentielles linéaires du Trouver la solution générale de l’équation sans
premier ordre à coefficients constants : y’ + second membre : « équation homogène».
ay = f(x).
Autres équations différentielles d’ordre 1. Résoudre numériquement l’équation différentielle
avec un outil fourni.
Séparer les variables d’une équation du premier
ordre à variables séparables.
Faire le lien entre les conditions initiales et la
représentation graphique de la solution
correspondante.
3. Fonctions
Fonctions usuelles. Exponentielle, logarithmes népérien et décimal,
cosinus, sinus, tangente, puissance réelle.
Dérivée. Utiliser la formule de Taylor à l’ordre un ou deux ;
Notation dx/dt. interpréter graphiquement.
Développements limités. Connaître et utiliser les développements limités à
l’ordre 1 des fonctions (1 + x), ex, ln(1 + x) et
sin(x), et à l’ordre 2 de la fonction cos(x).
Primitive et intégrale. Interpréter l’intégrale comme une somme de
contributions infinitésimales, en lien avec la
méthode des rectangles en mathématiques.
Représentation graphique d’une fonction. Utiliser un grapheur pour tracer une courbe
d’équation y = f(x) donnée.
Déterminer un comportement asymptotique ;
rechercher un extremum local.
Utiliser des échelles logarithmiques ; identifier
une loi de puissance à une droite en échelle log-
log.
4. Géométrie
Vecteurs et système de coordonnées. Exprimer les coordonnées d’un vecteur dans une
base orthonormée d’un espace de dimension
inférieure ou égale à 3.
Utiliser les systèmes de coordonnées
cartésiennes, cylindriques et sphériques.
Projection d'un vecteur et produit scalaire. Interpréter géométriquement le produit scalaire et
connaître son expression en fonction des
coordonnées dans une base orthonormée.
Utiliser la bilinéarité et le caractère symétrique du
produit scalaire.
Transformations géométriques. Utiliser les symétries par rapport à un plan, à un
point, les translations et les rotations de l’espace.
Courbes planes. Reconnaître l’équation cartésienne d’une droite,
d’un cercle, d’une branche d’hyperbole, d’une
parabole.
Longueurs, aires et volumes classiques. Connaître les expressions du périmètre d’un
cercle, de l’aire d’un disque, de l’aire d’une
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sphère, du volume d’une boule, du volume d’un
cylindre, du volume d’un parallélépipède.
Barycentre d'un système de points. Connaître la définition du barycentre. Utiliser son
associativité. Exploiter les symétries pour prévoir
la position du barycentre d’un système
homogène.
5. Trigonométrie
Angle orienté. Définir une convention d’orientation des angles
d’un plan (euclidien) et lire des angles orientés.
Fonctions cosinus, sinus et tangente. Utiliser le cercle trigonométrique et l’interprétation
géométrique des fonctions cosinus, sinus et
tangente comme aide-mémoire : relation
cos2 x sin2 x 1, relations entre fonctions
trigonométriques et toutes relations du type
cos( x ) et cos x , parités, périodicité,
2
valeurs des fonctions pour les angles usuels.
Connaître les formules d’addition et de duplication
des cosinus et sinus ; utiliser un formulaire dans
les autres cas.
Annexe 3 : outils numériques
La prise en compte de capacités de codage en langage Python incluant l’utilisation de fonctions
extraites de diverses bibliothèques dans la formation des étudiant·es vise à une meilleure
appréhension des principes mis en œuvre par les différents logiciels de traitement des données dont
l’utilisation est par ailleurs toujours recommandée et à mobiliser ces capacités dans un contexte
concret, celui de la physique-chimie. Cette formation par le codage permet également de développer
des capacités utiles à la physique-chimie comme le raisonnement, la logique ou la décomposition
d’un problème complexe en étapes plus simples.
Outils numériques Capacités exigibles
1. Outils graphiques
Représentation graphique d’un nuage de Utiliser les fonctions de base de la bibliothèque
points. matplotlib pour représenter un nuage de points
et rendre le graphe exploitable (présence d’une
légende, choix des échelles…).
Représentation graphique d’une fonction. Utiliser les fonctions de base de la bibliothèque
matplotlib pour tracer la courbe représentative
d’une fonction et rendre le graphe exploitable
(présence d’une légende, choix des échelles…).
2. Équations algébriques
Résolution d’une équation algébrique ou Déterminer, en s’appuyant sur une représentation
d’une équation transcendante : méthode graphique, un intervalle adapté à la recherche
dichotomique. numérique d’une racine par la méthode
dichotomique.
Écrire un programme mettant en œuvre la
méthode dichotomique afin de résoudre une
équation avec une précision donnée.
Utiliser les fonctions bisect ou newton de la
bibliothèque [Link] (leurs spécifications
étant fournies).
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Systèmes linéaires de n équations Définir les matrices A et B adaptées à la
indépendantes à n inconnues. représentation matricielle AX = B du système à
résoudre.
Utiliser la fonction solve de la bibliothèque
[Link] (sa spécification étant fournie).
3. Intégration – Dérivation
Calcul approché du nombre dérivé d’une Utiliser un schéma numérique centré ou décentré
fonction en un point. pour déterminer une valeur approchée du nombre
dérivé d’une fonction en un point.
4. Équations différentielles
Équations différentielles d’ordre 1. Écrire un programme mettant en œuvre la
méthode d’Euler explicite afin de résoudre une
équation différentielle d’ordre 1 ou un système
d’équations différentielles.
5. Statistiques
Variable aléatoire. Utiliser les fonctions de base des bibliothèques
random et/ou numpy (leurs spécifications étant
fournies) pour réaliser des tirages d’une variable
aléatoire.
Utiliser la fonction hist de la bibliothèque
[Link] (sa spécification étant fournie)
pour représenter les résultats d’un ensemble de
tirages d’une variable aléatoire.
Déterminer la moyenne et l’écart-type d’un
ensemble de tirages d’une variable aléatoire.
Régression linéaire. Utiliser la fonction polyfit de la bibliothèque
numpy (sa spécification étant fournie) pour
exploiter des données.
Utiliser la fonction [Link] de la
bibliothèque numpy (sa spécification étant
fournie) pour simuler un processus aléatoire.
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