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Chapitre

0 Table des matières

1 Nombres complexes et applications en géométrie 3


1.1 Construction de C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Conjugué d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3 Le plan complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4 Le module d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5 Argument d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.6 Coordonnées polaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
z´a
1.7 Interprétation géométrique de . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
z´b
1.8 Quelques transformations usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1.9 Les similitudes directes z ÞÑ az + b où ( a, b) P C˚ ˆ C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.10 Les racines nièmes d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.11 La résolution de l’équation az2 + bz + c = 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
1.12 L’exponentielle complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

1
TABLE DES MATIÈRES

2 gmail : [email protected]
Chapitre
1 Nombres complexes et applications
en géométrie

1 Construction de C

Définition :
On définit sur R2 les deux lois de composition interne notées ”  ” et ”  ” telles que :
1 1
@( x, y), ( x , y ) P R2 on a
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
( x, y)  ( x , y ) = ( x + x , y + y ) et ( x, y)  ( x , y ) = ( xx ´ yy , xy + x y)
Les deux lois vérifient les propriétés suivantes :
( )
2
¬. R ,  est un groupe commutatif :
(i). La lois ”  ” est associative et commutative
(ii). (0, 0) est l’élément neutre pour la loi ”  ”
(iii). L’opposé de ( x, y) pour la loi ”  ” est (´x, ´y)
­. La loi ”  ” est associative et distributive à droite et à gauche par rapport ”  ”
®. (1, 0) est l’élément neutre pour la loi ”  ”
( )
2 x ´y
¯. Le symétrique de chaque ( x, y) P R ´ t(0, 0)u est donné par ,
x 2 + y2 x 2 + y2
°. La loi ”  ” est commutative ( )
On résume toutes ces propriétés en disant que R2 , ,  est un corps commutatif, on le note C et on
l’appelle le Corps des nombres complexes
Propriétés

¬. L’application
φ : (R, +, ˆ) Ñ (R ˆ t0u , , )
x ÞÑ ( x, 0)

est un isomorphisme de corps i.e φ est bijective et @( x, y) P R2 :


φ( x + y) = φ( x )  φ(y)
#

φ( x ˆ y) = φ( x )  φ(y)
‚ Cela permet d’identifier x et ( x, 0) puis R et R ˆ t0u.
‚ Via cette identification on a R Ă C et les lois ”  ” et ”  ” sont des prolongement des lois usuelles de R , ” + ”
et ” ˆ ”
‚ Dorénavant # , on note tout simplement ”  ” et ”  ” par ” + ” et ” ˆ ” et on a
( x, 0)  (y, 0) = ( x + y, 0) = x + y
@( x, y) P R2 :
( x, 0)  (y, 0) = ( xy, 0) = xy

3
C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie

­. On note i = (0, 1) et on a i2 = ´1. En effet : i2 = (0, 1)  (0, 1) = (´1, 0) = ´1


®. Tout complexe z = ( a, b) P C s’écrit de manière unique sous la forme z = a + ib
En effet : z = ( a, b) P C ñ z = ( a, 0) + (0, b) = ( a, 0) + (0, 1)(b, 0) = a + ib d’où l’existence
# 1
1 1 1 1 1 1 a=a
Si z = a + ib = a + ib tels que a ,a , b, b P R alors ( a, b) = ( a , b ) ñ 1 d’où l’unicité
b=b
˛ L’écriture z = a + ib s’appelle l’écriture algébrique de z
˛ a s’appelle la partie réelle de z et on note a = Re(z)
˛ b s’appelle la partie imaginaire de z et on note a = Im(z)

2 Conjugué d’un nombre complexe

Définition 1
Le conjugué d’un nombre complexe z = a + ib de C est le nombre complexe noté z tel que z = a ´ ib

Propriétés

¬. z = 0 ðñ z = 0

­. z P R ðñ z = z ðñ Im(z) = 0

®. z P iR ðñ z = ´z ðñ Re(z) = 0 (iR = tiy /y P Ru)

z+z z´z
¯. @z P C , Re(z) = et Im(z) =
2 2i
°. @z, z P C , z + z = z + z et z ˆ z = z ˆ z1 .
1 1 1 1
n
ÿ n
ÿ n
ź n
ź
Plus généralement @n P N˚ , z1 , ¨ ¨ ¨ zn P C : zj = z j et zj = zj
j =1 j =1 j =1 j =1
En particulier @(z, n) P C ˆ N, zn = zn
(z) z
±. @(z, z1 ) P C ˆ C˚ on a 1 =
z z1

4 gmail : [email protected]
1.3 Le plan complexe

Preuve

z 1
(z) (z) z
±. On a z = 1 ˆ z ñ z̄ = 1 ˆ z . D’où
1
1 = 1
z z z z

3 Le plan complexe

§ Le plan P étant muni d’un repère orthonormé direct R = (0, ⃗


e1 , ⃗
e2 ) . Alors les applications :

φ: C Ñ P ψ: C Ñ V2
et
z = x + iy ÞÑ M( x, y) z = x + iy ÞÑ ⃗u( x, y)
sont des bijections (V2 est l’ensemble des vecteurs du plan)
§ Le point M ( x, y) s’appelle le point image du complexe z = x + iy
§ Le complexe z = x + iy s’appelle l’affixe de M( x, y) et on écrit z = a f f ( M ) et M (z) et on lit M d’affixe
z.
§ De même ⃗u( x, y) s’appelle le vecteur image de z = x + iy et que z est l’affixe de ⃗u et on écrit z =
a f f (⃗u) et ⃗u(z)

Propriétés
Soient ⃗u et ⃗v P V2 , M et N P P et α P R, alors on a :

¬. a f f (α⃗u) = αa f f (⃗u)

­. a f f (⃗u + ⃗v) = a f f (⃗u) + a f f (⃗v)

®. a f f ( MN
⃗ ) = a f f ( N ) ´ a f f ( M)

5 gmail : [email protected]
C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie

Preuve
1 1
Soient ⃗u( x, y) et ⃗v( x , y )
¬. On a :
α⃗u( x, y)(αx, αy) ñ a f f (α⃗u) = αx + iαy = α( x + iy)
ñ a f f (α⃗u) = αa f f (⃗u)
1 Ý 1 Ý 1 1
­. On a ⃗u + ⃗v = ( x + x )Ñ e1 + (y + y )Ñ e2 alors ⃗u + ⃗v( x + x , y + y ).
1 1 1 1
D’où a f f (⃗u + ⃗v) = ( x + x ) + i (y + y ) = ( x + iy) + ( x + iy ) = a f f (⃗u) + a f f (⃗v)
Donc :
a f f (⃗u + ⃗v) = a f f (⃗u) + a f f (⃗v

®. a f f ( MN ) = a f f (ON
⃗ ´ OM
⃗ ) = a f f (ON
⃗ ) + a f f (´OM⃗ ) = a f f (ON ⃗ ) ´ a f f (OM
⃗ ) = a f f ( N ) ´ a f f ( M)
D’où
⃗ ) = a f f ( N ) ´ a f f ( M)
a f f ( MN

Remarques
ÝÝÑ
¶. Si on fixe une origine O, on peut identifier un point M et le vecteur ⃗u = OM
a f f : V2 Ñ C
·. L’isomorphisme d’e.v et l’identification précédente permettent d’identifier C , P et
⃗u ÞÑ a f f (⃗u)
V2 , et dans ce cas on dit que C est un plan complexe

4 Le module d’un nombre complexe

Définition 2
Pour tout z P C, le nombre zz̄ P R + ? ?
Le module de z est le nombre positif défini par zz̄ que l’on note |z| = zz̄

Propriétés
b
¬. Si z = x + iy alors |z| = x 2 + y2
1 1 1 1
­. Si M (z) et M (z ) dans le plan complexe alors |z| = OM et MM = |z ´ z|

6 gmail : [email protected]
1.4 Le module d’un nombre complexe

®. @z P C , |z| = |´z| = |z̄| = |´z̄|


¯. |z| = 0 ðñ z = 0

°. @z P C˚ , z´1 = 2 alors |z| = 1 ðñ z = z´1
|z|
1 1 1
±. @(z, z ) P C2 , |zz | = |z|.|z |
1 z |z|
². @(z, z ) P C ˆ C˚ ,| 1 | = 1
z |z |
1 1 1
³. @(z, z ) P C2 , |z + z | ď |z| + |z | . (Inégalité triangulaire).
1 1
L’égalité aura lieu si et seulement si Dα P R˚+ tel que z = αz ou z = αz
1 1 1
´. @(z, z ) P C2 , ||z| ´ |z || ď |z ´ z | (Inégalité triangulaire renversée)

Preuve

¬. Par définition
1 1 1 1
­. Soit z = x + iy avec ( x, y) P R2 et z1 = x + iy avec ( x , y ) P R2 .
Selon Pythagore dans le triangle OMA On a :

OM2 = OA2 + AM2 ñ OM2 = OA2 + OB2


ñ OM2 = x2 + y2
b
Comme OM ą 0 alors OM = x 2 + y2 = | z |
1 1 ÝÝÝÑ1 1 1
) et M ( x , y1 ) alors MM ( x ´ x, y ´ y)
‚ On a M ( x, yb
1 1 1
donc MM = ( x ´ x )2 + (y ´ y)2 ñ MM = |z ´ z |
1 1

®. Soit z P C , alors D! ( x, y)bP R2 , z = x + iy b b


Et on a |z̄| = | x ´ iy| = x2 + (´y)2 = |z| et |´z̄| = |´x ´ iy| = (´x )2 + (´y)2 = x 2 + y2 = | z |

¯. Soit z P C , alors D!( x, y) P R2 tel que z = x + iy.


b
|z| = 0 ðñ x 2 + y2 = 0
ðñ x2 + y2 = 0
ðñ x = 0 et y = 0
ðñ z = 0

7 gmail : [email protected]
C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie

°. Soit z P C˚ . On a :

z zz
zˆ = 2
|z| 2 |z|
| z |2
= 2
|z|

ñz ˆ 2 = 1
|z|

ñz´1 = 2
|z|

1
±. Soit (z, z ) P C2 . On a :

( 1
)2 1
| z |.| z | = z.z.z .z1
1
= zz .z1 .z
1
= zz .zz1
1
= |zz |2

D’où

1 1
|z||z | = |zz |

1
². Si (z, z ) P C ˆ C˚ . On a

z 1 z 1
z= 1 ˆ z ñ |z| = | 1 ˆ z |
z z
z 1
ñ |z| = | 1 | ˆ |z |
z
z |z|
ñ| 1|= 1
z |z |

( )2 ( )( )
z̄ + z¯ = |z|2 + |z |2 + z̄z + zz¯ ñ |z + z |2 = |z|2 + |z |2 + 2Re(z̄z )
1 1 1 1 1 1 1
³. On a |z + z | = z + z
1 1

( 1
)2 1 1
Et on a : |z| + |z | = |z|2 + |z |2 + 2|z.z |
1
( 1
)2 ( 1
)2 1 1 1 1
On a |z.z |2 = Re(z.z ) + Im(z.z ) ñ |z.z | ě Re(z.z ) d’où |z| + |z | ě |z + z |

8 gmail : [email protected]
1.4 Le module d’un nombre complexe

Maintenant :

1 1 1 1
|z + z | = |z| + |z | ðñ Re(z.z ) = |z.z |
1
ðñ z.z P R +
$
’ z=0


& ou
ðñ
zz1 +
% z ‰ 0 et 2 P R



$ |z|

’ z = 0
ou
&
ðñ
1
% z ‰ 0 et z P R +


$ z

& z = 0
ðñ ou
% z ‰ 0 et Dα P R + tel que z1 = αz

1
ðñ Dα P R + tel que z1 = αz ou z = αz

1 1 1 1 1 1 1
´. On a |z| = |z + z ´ z | ď |z ´ z | + |z | ñ |z| ´ |z | ď |z ´ z |. comme z et z jouent des rôles symétriques alors
1 1 1 1
on aura |z | ´ |z| ď |z ´ z| d’où ||z| ´ |z || ď |z ´ z |

Interprétation géométrique de l’.I.T


1 1 1 1
‚ L’inégalité triangulaire |z + z | ď |z| + |z | peut s’écrire OM” ď OM + OM ðñ OM” ď OM + MM . Ce n’est
1
autre que l’inégalité triangulaire dans le triangle OMM

1 1 1
‚ |z + z | = |z| + |z | ðñ M et M se retrouvent sur la même demi droite d’origine O

9 gmail : [email protected]
C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie

Définition 3
Soit a, b P C et r ě 0
⃝a tz P C/|z ´ a| = ru s’appelle le cercle de centre a et de rayon r
⃝ D ( a, r [= tz P C/|z ´ a| ă ru s’appelle le disque ouvert de centre a et de rayon r
b
⃝c D ( a, r ] = tz P C/|z ´ a| ď ru s’appelle le disque fermé de centre a et de rayon r
⃝d tz P C/|z ´ a| = |z ´ b|u est la médiatrice de segment [ AB] où A( a) et B(b)
⃝e tz P C/|z ´ a| ď |z ´ b|u est le demi plan fermé contenant A et délimité par la médiatrice de segment [ AB] où A( a)
et B(b)

5 Argument d’un nombre complexe

Proposition 1
Soit U = tz P C/|z| = 1u alors (U, ˆ) est un groupe commutatif.
Remarque
Dans le plan complexe,U représente le cercle trigonométrique

10 gmail : [email protected]
1.5 Argument d’un nombre complexe

Définition 4
Soit θ P R.
On note par eiθ le complexe de module 1 : cos(θ ) + isin(θ ) , on prononce exponentielle de iθ, et on écrit eiθ =
cos(θ ) + isin(θ )

Propriétés

eiθ + e´iθ eiθ ´ e´iθ


¬. @θ P R cos(θ ) = et sin(θ ) = (Formules d’Euler)
2 2i
φ: R Ñ U
­. z P U ðñ Dθ P R, z = eiθ i.e l’application est surjective
θ ÞÑ eiθ
1
®. @θ P R : eiθ = e´iθ = iθ
e
1 1
¯. @(θ, θ ) P R2 : ei(θ +θ ) = eiθ ˆ eiθ i.e
1

φ : (R, +) Ñ (U, ˆ)
θ ÞÑ eiθ
est un homomorphisme de groupes
1
°. @(θ, θ 1 ) P R2 , eiθ = eiθ ô θ ´ θ 1 ” 0 (2π ) donc φ n’est pas injective
Preuve :

­. Montrons que z P U ðñ Dθ P R , z = eiθ


‚ ðù / On a :
|eiθ |2 = |cosθ + isinθ |2
ñ|eiθ |2 = cos2 θ + sin2 θ
ñ|eiθ |2 = 1
D’où si Dθ P R tel que z = eiθ alors |z| = 1
( ÝÝÑ) ÝÝÑ
‚ ùñ / Soient z P U et M (z). On prend θ = ⃗
e1 , OM donc OM = OM (cosθ ⃗
e1 + sinθ ⃗
e2 )
Or |z| = OM = 1 donc M (cos θ, sin θ ) d’où z = cosθ + isinθ = eiθ

11 gmail : [email protected]
C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie

®.

eiθ = cosθ + isinθ


= cosθ ´ isinθ
= cos(´θ ) + isin(´θ )

D’où eiθ = e´iθ


1
‚ |eiθ | = 1 alors iθ = eiθ = e´iθ
e
1
¯. Soient θ, θ P R alors :
1 ( 1 1
)
iθ iθ
e .e = (cos(θ ) + isin(θ )) cos(θ ) + isin(θ )
1 1 1 1
= cos(θ )cos(θ ) + icos(θ )sin(θ ) + isin(θ )cos(θ ) ´ sin(θ )sin(θ )
1 1
= cos(θ + θ ) + isin(θ + θ )

D’où 1 1
eiθ .eiθ = ei(θ +θ )

Si on considère l’application
φ : (R, +) Ñ (U, ˆ)
θ ÞÑ eiθ
1 1
On aura φ(θ + θ ) = ei(θ +θ ) = eiθ .eiθ = φ(θ ) ˆ φ(θ ). Donc φ est un homomorphisme de groupes commutatifs
1 1

1
°. Soient θ, θ P R , alors :
1 1
φ(θ ) = φ(θ ) ðñ eiθ = eiθ
1
ðñ ei(θ´θ ) = 1
1 1
ðñ cos(θ ´ θ ) + isin(θ ´ θ ) = 1
1
cos(θ ´ θ ) = 1
#
ðñ 1
sin(θ ´ θ ) = 0
1
θ ´ θ ” 0 (2π )
#
ðñ 1
θ ´ θ ” 0 (π )
1
ðñ θ = θ + 2kπ / k P Z
Donc φ est non injective

Conséquences

( ) α+β
$
α´β i


iα iβ
e 2


’ e + e = 2cos
2


&
1. Soient α, β P R , alors on a : (Formules de l’angle moitié)
( ) α+β


α´β i


iα iβ

% e ´ e = 2isin e 2


2
n řn
eiαk = ei k=1 αk
ź
2. Pour tout α1 , α2 , ¨ ¨ ¨ , αn P R ;
k =1
( )n
3. Pour tout (α, n) P R ˆ Z ; e iα
= einα i.e (cos(α) + isin(α))n = cos(nα) + isin(nα) (Formule de Moivre)

12 gmail : [email protected]
1.5 Argument d’un nombre complexe

Preuve
 
α+β α´β α´β ( ) α+β
iα iβ
i

i ´i
 α´β i
1. e + e = e 2 e 2 +e 2 = 2cos e 2
2

2. Par récurrence sur n


3. ‚ Si n P N Il suffit de pendre α = α1 = ¨ ¨ ¨ = αn
( )n 1 1
‚ Si n P Z˚´ : eiα = ´n = ´αn = eiαn
(eiα ) ljhn e
( )n 1er consé
D’où @n P Z , eiα = einα

§Application 1 :Linéarisation

Définition 5
Soient p, q P N.
pÿ
+q pÿ
+q
p q
Linéariser l’expression cos ( x ).sin ( x ) est de l’écrire sous la forme ak cos(kx ) + bk sin(kx ) où ak , bk P R
k =0 k =0

Exemple : Linéariser cos4 ( x ).sin2 ( x )

cos4 ( x ).sin2 ( x ) = cos4 ( x ) ´ cos6 ( x )


( ix )4 ( ix )6
e + e´ix e + e´ix
= ´
2 2
e4ix + 4e2ix + 6 + 4e´2ix + e´4ix e6ix + 6e4ix + 15e2ix + 20 + 15e´2ix + 6e´4ix + e´6ix
= ´
24 26
2cos(4x ) + 8cos(2x ) + 6 2cos(6x ) + 12cos(4x ) + 30cos(2x ) + 20
= ´
24 64
Donc :
1 1 1 1
cos4 ( x ).sin2 ( x ) = ´ cos(6x ) ´ cos(4x ) + cos(2x ) +
32 16 32 16

§Application 2 :Écriture polynomiale en cos( x ) et sin( x )


Soient n P N Alors on a :
ÿn ÿ n
k n´k
cos(nx ) = αk cos ( x )sin ( x ) et sin(nx ) = β k cosk ( x )sinn´k ( x ) avec αk et β k P R
k =0 k =0

Exemple
Écrire sin(5x ) en fonction de sin( x ) et cos( x )
( )5 5 ( )
i5x ix 5
ÿ 5
On a : e = e = (cosx + isinx ) = cos5´k (isinx )k
k
k =0
5 ( )
i5x 5
ÿ 5
Or sin(5x ) = Im(e ) = Im (cosx + isinx ) = Im( cos5´k (isinx )k )
k
k =0
D’où
sin(5x ) = 5cos4 ( x )sinx ´ 10cos2 xsin3 x + sin5 x

13 gmail : [email protected]
C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie

Exercice 1 :

1. Délinéariser cos(nθ ), sin(nθ )


, si x P πZ
$
ÿn & n+1
2. Montrer que cos(2kx ) = sin((n + 1) x ). cos(nx )
k =0
% , si x P RzπZ
sin( x )
" *
1 + it
3. Montrer que Uzt´1u = /t P R
1 ´ it

Argument d’un nombre complexe :


Soit z P C˚ .
z z
Alors P U donc Dθ P R tel que = eiθ ñ z = |z|eiθ . θ est appelé un argument de z
|z| |z|
1
Si θ , θ P R alors :
1 1
|z|eiθ = |z|eiθ ðñ eiθ = eiθ
1
ðñ θ ” θ [2π ]

Définition 6
Soit z P C˚
a Si z = |z|eiθ alors θ est appelé un argument de z
⃝.
1
⃝.
b Si θ est un argument de z alors les arguments de z sont les θ où θ 1 ” θ [2π ] et on écrit : arg(z) ” θ [2π ]

Remarques
z ( ÝÝÑ)
¶. Siz ‰ 0 alors arg(z) ” arg( )” Ñ
Ý
e1 , OM
|z|

14 gmail : [email protected]
1.5 Argument d’un nombre complexe

·. Si θ est un argument de z alors l’ensemble des arguments de z est tθ + 2kπ/k P Zu


¸. Il existe un unique θ P] ´ π, π ] tel que arg(z) ” θ [2π ] et on l’appelle l’argument principal de z
¹. Sur chaque intervalle semi-ouvert de longueur 2π il existe un unique argument de z . ([0, 2π [, [´2π, 0[)
º. Le complexe 0 n’admet pas d’argument
1
». Soient z, z P C˚ alors :
1
|z| = |z |
#
1
z = z ðñ 1
arg(z) ” arg(z )[2π ]

Définition 7
L’écriture z = |z|eiθ s’appelle l’écriture trigonométrique (ou exponentielle) du nombre complexe z

Exemple
Donner l’écriture exponentielle de z1 = 1 + i et z2 = 1 + eiθ

Solution :
π
? i
z1 = 2e 4 et
θ
iθ θ i
z2 = 1 + e = 2cos( )e 2
2

Propriétés
1
Soient z, z P C˚ ; alors :
¬. arg(z̄) ” ´arg(z)[2π ] et arg(´z) ” π + arg(z)[2π ]
1 1
­. arg(z.z ) ” arg(z) + arg(z )[2π ]. Plus généralement si n P N˚ et z1 , z2 , ¨ ¨ ¨ , zn P C˚ alors :

n
ź n
ÿ
arg( zj ) ” ag(z j )[2π ]
j =1 j =1

z 1
®. arg( 1 ) ” arg(z) ´ arg(z )[2π ]
z
¯. @n P Z , arg(zn ) ” n ˆ arg(z)[2π ]

Preuve
¬ Soit z = |z|eiθ tel que θ P R. On a z̄ = |z̄|eiθ ñ z̄ = |z|e´iθ alors arg(z̄) ” ´θ [2π ] . d’où arg(z̄) ” ´arg(z)[2π ]
Et on a ´z = ´|z|eiθ = |´z|ei(θ +π ) alors arg(´z) ” θ + π [2π ] ñ arg(´z) ” θ + π [2π ]
1 1
­ Soient z = |z|eiθ et z = |z |eiθ . On a z.z = |zz |ei(θ +θ ) alors arg(zz ) ” arg(z) + arg(z )[2π ]
1 1 1 1 1 1

¯ Montrons que @n P Z : arg(zn ) ” n ˆ arg(z)[2π ]


‚ Si n = 0 alors :

arg(z0 ) ” arg(1)[2π ]
ñarg(z0 ) ” 0[2π ]
ñarg(z0 ) ” 0 ˆ arg(z)[2π ]

15 gmail : [email protected]
C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie

‚ Si n P N˚ , il suffit de prendre z = z1 = z2 = ¨ ¨ ¨ = zn dans la propriété 2


‚ Si P Z´˚ alors ´n P N˚ donc
1
arg(zn ) ” arg( )[2π ]
z´n
” ´arg(z´n )[2π ]
ljhn
Pr:3
” ´(´n ˆ arg(z))[2π ]
ñ arg(zn ) ” n ˆ arg(z)[2π ]

D’où
@n P Z : arg(zn ) ” n ˆ arg(z)[2π ]

6 Coordonnées polaires

P étant muni d’un repère o.n.d R = (O, ⃗e1 , ⃗e2 ). Soient z P C et M(z) un point du plan complexe.
§ Si z = reiθ avec (r, θ ) P R2 , on dit que (r, θ ) est un système de coordonnées polaires de M (par rapport à R)
§ Si (r, θ ) est un système de coordonnées polaires de M , alors les systèmes de coordonnées polaires de M
(relativement à R) sont (r, θ + 2kπ ) et (´r, θ + π + 2kπ )

Preuve
1 1
Soient (r , θ ) un autre système de coordonnées polaires de M alors :
$ $
1 iθ 1 1
1 1 & re iθ
= r e & reiθ = r1 eiθ
z = reiθ = r eiθ ðñ ðñ
% |r | = |r 1 | % r = r1 ou r = ´r1

1 1 1
‚ Si r = r alors reiθ = r1 eiθ ô Dk P Z / θ = θ + 2kπ
1
‚ Si r = ´r alors reiθ = r1 eiθ ô eiθ = ei(θ +π ) ô Dk P Z tel que θ = θ + π + 2kπ
1 1

Ainsi tous les systèmes de coordonnées polaires de M (z) sont soit de la forme (r, θ + 2kπ ) ou bien (´r, θ + π + 2kπ )

Exemple
´π 3π
Tracer les points de coordonnées polaires M (2, ) ; N (´1, ) ; P(3, π ) ; Q(´2, 2π )
4 4

z´a
7 Interprétation géométrique de
z´b
Propriétés

Soient A( a) , B(b) et M (z) trois points du plan complexe et Ñ


Ý
u ( u ), Ñ
Ý
v (v) P V2 non nuls , alors :
z´a MA
¬. Si M ‰ B alors | |=
z´b MB
Ñ
Ý
­. (⃗e , v ) ” arg(v)[2π ]
1
v
®. (⃗u, Ñ
Ý
v ) ” arg( )[2π ]
u

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z´a
1.7 Interprétation géométrique de
z´b
(ÝÝÑ ) z´b
ÝÝÑ
¯. Si M ‰ A et M ‰ B alors MA, MB ” arg( )[2π ]
z´a

Preuve
¯.
(ÝÝÑ ) (ÝÝÑ ) ( ) ( ) ( ÝÝÑ)
ÝÝÑ ÝÝÑ ÝÝÑ
MA, MB ” MA, ÑÝ
e1 + Ñ
Ý
e1 , MB [2π ] ” ÑÝ
e1 , MB ´ Ñ Ý
e1 , MA [2π ]
” arg(b ´ z) ´ arg( a ´ z)[2π ]
b´z
” arg( )[2π ]
a´z

D’où
(ÝÝÑ ) z´b
ÝÝÑ
MA, MB ” arg( )[2π ]
z´a

Proposition 2
Soient A( a) , B(b) et M (z) trois points deux à deux distincts dans le plan complexe alors :
(ÝÝÑ ) z´b
ÝÝÑ
¬ A, B et M sont alignés ðñ MA, MB ” 0[π ] ðñ PR
z´a
(ÝÝÑ ) π z´b
ÝÝÑ
­ ( MA) K ( MB) ðñ MA, MB ” [π ] ðñ P iR
2 z´a

Exercice 2 :

1. Soient A(1 + 2i ) et B(´i ).Déterminer les points C (z) tel que le triangle ABC soit isocèle en B
2. Déterminer les complexes z tel que les points M (z), N (i ) et P(iz) soient alignés

Proposition 3
Soient A , B , C et D quatre points deux à deux distincts du plan complexe. Alors on a :

zC ´ z A z D ´ z A
A, B , C et D sont cocyclique ou alignés ðñ ˜ PR
zC ´ z B zD ´ zB

Preuve
(ÝÑ ÝÑ) (ÝÝÑ )
ÝÑ
A, B, C et D sont cocycliques ou alignés ðñ CA, CB ” DA, DB [π ]
zC ´ z B z ´ zB
ðñ arg( ) ” arg( D )[π ]
zC ´ z A zD ´ z A
z ´ z A zD ´ z A
ðñ arg( C ˜ ) ” 0[ π ]
zC ´ z B zD ´ zB
z ´ z A zD ´ z A
ðñ C ˜ PR
zC ´ z B zD ´ zB

Exemple
Est ce que les points A(9 + 3i ) , B(6 + 10i ) , C (´4 + 14i ) et D (´11 + 11i ) sont cocycliques ?

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C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie

8 Quelques transformations usuelles

Propriétés
Soient Ñ
Ý
u ( a) un vecteur non nul de V2 , Ω(ω ) P P , k P R˚ et θ P R.
1
Soient M (z) et M (z ) deux points de P . Alors
1 1
¬. TÝ
Ñu ( M ) = M ðñ z = z + a
1 ÝÝÝÑ1 ÝÝÑ 1
¬. h(Ω(ω ), k )( M) = M ðñ ΩM = kΩM ðñ z ´ ω = k (z ´ ω )
1 1
®. r (Ω(ω ), θ )( M) = M ðñ z ´ ω = eiθ (z ´ ω )
1
1 z+z 1
¯. SΩ ( M ) = M ðñ ω = ðñ z = 2ω ´ z
2
1 1
°. SOX ( M) = M ðñ z = z̄
En effet :
1 1
SOX ( M ) = M ðñ (OX ) est la mdiatrice du segment [ MM ]
$ 1
& Le milieu I de [ MM ] appartient (OX )
ðñ ÝÝÝÑ1
% Ñ
Ý
e1 . MM = 0
$ 1
’ y+y
’ =0
( 2) ( 1 )
&
ðñ 1 x ´ x
. =0

1

0 y´y
%
# 1
y = ´y
ðñ 1
x =x

1 1
D’où SOX ( M) = M ðñ z = z̄
1 1
±. On a aussi SOY ( M ) = M ðñ z = ´z̄

Preuve
1
ΩM = ΩM
$

’ (i )

et
&
‚Si M ‰ Ω on a par définition r ( M) = M1 tel que ( )
’ ÝÝÑ ÝÝÝÑ1
% ΩM, ΩM ” θ [2π ] (ii )


1
z ´ω
(i ) ñ | |=1
z ´ ω1
z ´ω
(ii ) ñ arg( ) ” θ [2π ]
1
z ´ ω
z ´ω 1
D’où = eiθ ñ z ´ ω = eiθ (z ´ ω )
z´ω
‚Si M = Ω alors z1 = z = ω donc le résultat reste vrai

Exemples
1. Trouver l’écriture complexe de S(∆) où (∆); x = y.
2. Trouver l’écriture complexe de S(∆) où (∆); x ´ y + 1 = 0.

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1.9 Les similitudes directes z ÞÑ az + b où ( a, b) P C˚ ˆ C

Solution :
1 1
1. Soient M(z) et M (z ) alors :
1 1
S(∆) ( M ) = M ðñ (∆) mdiatrcie de[ MM ]
1
z+z 1
ðñ Le milieu I ( ) P (∆) et (∆) K ( MM )
2
1 1
$
& x+x = y+y

ðñ ÝÝÝ2Ñ 2
% MM1 .Ñ
’ Ýu = 0 avec Ñ Ýu (1, 1)
# 1 1
x+x =y+y
ðñ 1 1
x ´x=y ´y
# 1
x =y
ðñ 1
y =x
1
ðñ z = y + ix = i ( x ´ iy) = i z̄

Donc
1
S(∆) ( M) = M ðñ z1 = iz

Les similitudes directes z ÞÑ az + b où


9(a, b) P C˚ ˆ C
Définition 8
Soient f : P ÝÑ P une application et k P R +˚

a On dit que f est une similitude plane de rapport k si elle multiplie les distances par k

b On dit que f est une isométrie plane si f préserve les distances

Exemple
1. Une homothétie plane de centre Ω et de rapport k P R˚ est une similitude plane de rapport |k |
2. Les translations , symétrie axiales et centrales et les rotations planes sont des isométries planes

Théorème 1 (Admis)

¬. Les similitudes planes sont exactement les applications de la forme z ÞÑ az + b ou z ÞÑ az̄ + b où ( a, b) P C˚ ˆ C


­. Les isométries planes sont exactement les applications de la forme z ÞÑ az + b ou z ÞÑ az̄ + b où ( a, b) P C˚ ˆ
C et | a| = 1

Etude des f : z ÞÑ az + b

Théorème 2 :
#
T⃗u avec ⃗u(b) si b ‰ 0
¶. Si a = 1 alors f =
IdC si b = 0
( )
b
·. Si a P R zt1u alors f = h Ω(
˚
), a
1´a
( )
b
¸ Si | a| = 1 avec a P Czt´1, 1u alors Dθ P R tel que a = e et on f = r Ω(

), θ
1´a

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C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie
( )
b
¹. Si a P CzR avec | a| ‰ 1 alors DR ą 0 et Dθ P R tel que a = Re et dans ce cas f = h ˝ r = r ˝ h avec h Ω(

), R
( ) 1´a
b
et r Ω( ), θ
1´a

Preuve

¶. Si a = 1 on a f (z) = z + b d’où :
Si b = 0 alors f (z) = z et dans ce cas f = IdC . Et si b ‰ 0 alors f (z) = z + b donc f = T⃗u avec ⃗u(b)
·. Si a P R˚ zt1u. Cherchons d’abord les points invariant par f .

b
z est un point invariant ðñ f (z) =ðñ z =
1´a
( ) ( )
b b
Alors Ω est le seul point fixe par f . Posons ω .Alors :
1´a 1´a

f (z) ´ ω = az + b ´ ω
= az + b ´ ( aω + b)
= az ´ aω
= a (z ´ ω )

ñ f (z) = a(z ´ ω ) + ω d’où f = h(Ω(ω ), a)

20 gmail : [email protected]
1.10 Les racines nièmes d’un nombre complexe

¸. Pour a = eiθ le seul point fixe est toujours Ω(ω ) alors :

f (z) ´ ω = az + b ´ ω
= az + b ´ ( aω + b)
= az ´ aω
= a (z ´ ω )
= eiθ (z ´ ω )
D’où f = r (Ω(ω ), θ )
¹. Si a P CzR avec | a| ‰ 1 alors DR ą 0 et Dθ P R tel que a = Reiθ . On a :

f (z) = az + b
= Reiθ z + ω (1 ´ Reiθ )
= Reiθ + ω ´ ωReiθ
( )
= R eiθ (z ´ ω ) + ω ´ ω + ω
( )
b
= R (r ( z ) ´ ω ) + ω avec r Ω( ), θ
1´a
= ( hor )(z) avec h (Ω(ω ), R)

D’où f = h ˝ r
On a aussi f (z) ´ ω = Reiθ (z ´ ω ) = eiθ ( R(z ´ ω ) + ω ´ ω ) d’où f (z) = r ˝ h(z) donc f = r ˝ h

Exemples
Caractériser les transformations :
g: C Ñ C
f: C Ñ C ? ? ?
et 2 2+ 2 4´3 2
z ÞÑ ´2z + 2 + 4i z ÞÑ (1 + i ) z + + i
2 2 2

10 Les racines nièmes d’un nombre complexe

Définition 9
Soit z P C et n P N˚
a On dit que w P C est une racine nieme de z si wn = z
⃝.
b Si z = 1 les racines nièmes de 1 s’appellent aussi les racines nièmes de l’unité et on note U n l’ensemble de ces racines
⃝.

Proposition 4
Soit n P N˚

¶. La seule racine nième de 0 est 0


& 2ikπ
$ ,
.
·. U n = e n / k P J0, n ´ 1K donc 1 admet exactement n racines nièmes
% -
ièmes
¸. Un complexe z non nul possède exactement
, n racines n et si z = reiθ alors l’ensemble des racines est donné
& ? i (θ + 2kπ )
$
’ /
.
par : n
re n / k P J0, n ´ 1K

% /
-

21 gmail : [email protected]
C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie

Preuve

¶. wn = 0 ðñ w = 0
·.

w P U n ðñ wn = 1
ðñ wn = ei2kπ
|w| = 1
#
ðñ
n ˆ arg(w) ” 0[2π ]
& |w| = 1
$

ðñ
% arg(w) = 2kπ /k P Z
n
2ikπ
ðñ w = e n /k P Z
2ikπ
ðñ w = e n /k P J0, n ´ 1K

Car si k P Z alors d’après le théorème de la division euclidienne D(q, r ) P Z ˆ N tel que k = qn + r avec 0 ď r ď
n´1.
Donc
2kπ 2(qn + r )π 2qnπ 2rπ 2rπ 2rπ
i i i i i i
i2qπ
w=e n =e n = e n .e n = e .e n = e n
2irπ
alors w = e n avec 0 ď r ď n ´ 1
2kπ
2kπ i
‚ On a 0 ď k ă n ñ 0 ď ă 2π donc les éléments e n avec k P J0, n ´ 1K sont deux à deux distincts.
n
Ainsi 1 admet exactement n racines nièmes
θ

? i
¸ Si z = re . Posons w0 = re n alors :
n

w est une racine nime de z ðñ wn = ω0n = 1


( )n
w
ðñ =1
w0
2kπ
w i
ðñ Dk P J0, n ´ 1K, =e n
w0
θ + 2kπ
? i
ðñ Dk P J0, n ´ 1K, w = re
n n

θ + 2kπ
$ ,
&? i .
imes iθ
Donc les racines n de z = re sont n
re n / k P J0, n ´ 1K .
% -
? θ
‚ Les racines nimes de z sont les zk = z0 wk avec wk P U n et z0 = n rei n alors z possède exactement n racines

Exemples

1. Les racines 2ièmes de 1 sont : ´1 et 1

22 gmail : [email protected]
1.10 Les racines nièmes d’un nombre complexe

2. Les racines 4ièmes de l’unité sont : 1 , ´1 , i et ´i



i
3. Les racines cubiques de 1 sont : 1, j et j2 où j = e 3
2π 4π ´4π ´2π
i i i i
ièmes
4. Les racines 5 de l’unité sont : 1 , e 5 , e 5 , e 5 et e 5

Remarque

Les racines nièmes de l’unité sont les sommets d’un polygone régulier à n cotés et dont l’un des sommet est le point
I (1)

Propriétés
Soit n P N˚ ´ t1u.
¬. La somme des racines nièmes de l’unité est nulle
n´1 2kπ
ź i
n
­. (z ´ ωk ) = z ´ 1 où ωk = e n
k =0
n´1
ź
®. (z ´ ωk ) = zn´1 + zn´2 + ¨ ¨ ¨ + z + 1
k =1

Remarques
! )
1. On a U n = ω1k / k P J0, n ´ 1K . On dit alors que ω1 engendre U n
( p )
2. Si p P N alors p ^ n = 1 ô ω1 engendre U n

Preuve

n´1 n´1
ÿ ÿ 1 ´ w1k 1´1
¬. wk = w1k = n = =0
1 ´ w1 1´w
k =0 k =0

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C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie

 
2kπ n´1 2kπ
i i
z ´ e n  où Q(z)
ź
­. Les racines de zn ´ 1 sont les wk = e n avec k P J0, n ´ 1K alors : zn ´ 1 = Q(z)
k =0
 
n´1 2kπ
i
est un polynôme constant . Or cd(zn ´ 1) = cd  z ´ e n  = 1 Donc Q(z) = 1
ź

k =0
n´1
ź ź n n´1
ÿ
®. On a @z P C : zn ´ 1 = (z ´ wk ) = (z ´ 1) (z ´ wk ) et on a zn ´ 1 = (z ´ 1) zk
(
k =0 )
k =1 k =0
n´1
ź n´1
ÿ
Donc @z P C , (z ´ 1) ( z ´ wk ) ´ zk = 0.
k =1 k =0
Comme C [ X ] est intègre et z ´ 1 ‰ 0
n´1
ź n´1
ÿ
Alors : ( z ´ wk ) = zk
k =0 k =0

11 La résolution de l’équation az2 + bz + c = 0

Proposition 5
Soit α P C.
? ?
(i). Si α P R +˚ ; alors ses racines carrées sont : α et - α
? ?
(ii). Si α P R´˚ ; alors ses racines carrées sont : i ´α et -i ´α
(iii). Soit z = x + iy est un complexe non nul alors ses racines carrées sont :
(cb cb )
ϵ
? x2 + y2 + x + isigne(y) x 2 + y2 ´ x
2

Où ϵ P t´1, 1u

Preuve
Soit z P C
(i).

z2 = α
? 2
ðñ z2 ´ α =0
? ?
ðñ (z ´ α)(z + α) = 0
? ?
ðñ z = α ou z = ´ α

(ii).

z2 = α
( ? )2
ðñ z2 = i ´α
? ?
ðñ (z ´ i ´α)(z + i ´α) = 0
? ?
ðñ z = i ´α ou z = ´i ´α

24 gmail : [email protected]
1.11 La résolution de l’équation az2 + bz + c = 0

(iii). Soit w = a + ib P C.

w2 = z ðñ ( a + ib)2 = x + iy
$ 2
’ a ´ b2 = x

& b
2 2
ðñ a + b = x 2 + y2

2ab = y

%
$ a
2 x 2 + y2 + x
a =




& a 2
ðñ x 2 + y2 ´ x
b2 =
2



% 2ab = y

Cas -1 : Si y P R˚+ alors :


$ (cb cb )
1
x 2 + y2 + x + i x 2 + y2 ´ x


’ w= ?
2



&
2 ou
w = z ðñ
’ (cb cb )
1


% w = ´? x 2 + y2 + x + i x 2 + y2 ´ x



2
(cb cb )
ϵ
ðñ w = ? x2 + y2 + x + isigne(y) x2 + y2 ´ x Où ϵ P t´1, 1u
2

Cas-2 : Si y P R˚´ alors :


$ a
2 x 2 + y2 + x
a =




& 2
2
a
w = z ðñ x 2 + y2 ´ x
b2 =
2



% 2ab = y

$ (cb cb )
’ 1
& w = ?2 x 2 + y2 + x ´ i x 2 + y2 ´ x



ðñ (cb cb )
’ 1
% w = ´ ?2 x 2 + y2 + x ´ i x 2 + y2 ´ x



(cb cb )
ϵ
ðñ w = ? x2 + y2 + x + isigne(y) x2 + y2 ´ x Où ϵ P t´1, 1u
2

Ainsi dans les deux cas les racines carrées de z = x + iy sont :


(cb cb )
ϵ
w= ? x2 + y2 + x + isigne(y) x 2 + y2 ´ x
2

Exemple
Trouver les racines carrées de z = 5 + 12i. (b )
ϵ ? b?
Selon la règle ci-dessus les racines carrées sont : w = ? 25 + 144 + 5 + isigne(5) 25 + 144 ´ 5
2
Donc w = 3 + 2i ou w = ´3 ´ 2i

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C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie

Proposition 6
Les solutions de l’équation z P C , az2 + bz + c = 0 où ( a, b, c) P C˚ ˆ C2 sont :
" *
er 2 ´b
(i). 1 cas : Si ∆ = b ´ 4ac = 0 alors S =
2a
´b ´ δ ´b + δ
" *
me 2
(ii). 2 cas : Si ∆ = b ´ 4ac ‰ 0 alors S = , où δ est une racine carrée du discriminant ∆
2a 2a

Preuve

( ( )2 ( )2 )
b b b c
az2 + bz + c = a z2 + 2 z + ´ +
2a 2a 2a a
(( ) )
b 2 b2 ´ 4ac
=a z+ ´
2a (2a)2
(( ) ( )2 )
b 2 δ
=a z+ ´ où δ est une racine carrée du discriminant ∆
2a (2a)

Exemple
Résoudre dans C les équations suivantes :

1. z2 + 2iz + 4 = 0 2. z2 ´ 2(1 + i )z + 2i = 0

Remarques
¶ Si ( a, b, c) P R˚ ˆ R2 et ∆ P R˚´ alors les solutions de az2 + bz + c = 0 sont conjugués
· Si an zn + an´1 zn´1 + ¨ ¨ ¨ + a0 = 0 est une équation de degré n à coefficient dans R et si α est une solution de cette
équation, alors ᾱ est aussi une solution de l’équation

Preuve
·

an αn + an´1 αn´1 + ¨ ¨ ¨ + a0 = 0 ñ an αn + an´1 αn´1 + ¨ ¨ ¨ + a0 = 0


ñ an αn + an´1 αn´1 + ¨ ¨ ¨ + a1 α + a0 = 0
ñ α est une solution

12 L’exponentielle complexe

Définition 10
Soit z = x + iy P C avec ( x, y) P R2
On appelle l’exponentielle complexe de z notée ez , le nombre complexe défini par :ez = e x eiy

Propriétés

¶. @z P C ez P C˚ et ez = ez
·. L’exponentielle complexe est de 2iπ- périodique

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1.12 L’exponentielle complexe

1 1 1
¸. @z, z P C ez+z = ez ez

Preuve

¶. Si z = x + iy où x, y P R alors :

ez = e x eiy
= e x eiy
= e x e´iy
= e x´iy
= ez

D’où : ez = ez
1 1 1 1 1
¸. Soient z = x + iy et z = x + iy P C avec x, y, x et y P R , alors :
1 1 1
ez+z = e( x+ x )+i(y+y )
1 1
= e x e x eiy eiy
1 1
= e x+iy e x +iy ;
1
= ez ez
1 1
D’où : ez+z = ez ez

Proposition 7
Soit a P C fixé . Les solutions de l’équation ez = a sont :
‚ Si a = 0 alors S = H
‚ Si a ‰ 0 alors S = tLn(| a|) + i ( arg( a) + 2kπ )/ k P Zu

Preuve
Soit z = x + iy P C avec ( x, y) P R2
‚ Si a = 0 alors : ez = 0 ðñ e x eiy = 0 ðñ e x = 0 ou eiy = 0
Or e x ą 0 et eiy ‰ 0 (car sinon on aurait cos2 (y) + sin2 (y) = 0) donc S = H
‚ Si a ‰ 0 alors :

ez = a ðñ e x eiy = a
ðñ e x eiy = | a|ei.arg(a)
e = | a|
# x
ðñ
y ” arg( a)[2π ]
x = Ln(| a|)
#
ðñ
y = arg( a) + 2kπ /k P Z
ðñ z = Ln(| a|) + i ( arg( a) + 2kπ ) /k P Z

D’où S = tLn(| a|) + i ( arg( a) + 2kπ ) /k P Zu

Remarque
exp : C Ñ C˚
est surjective et non injective
z ÞÑ ez

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C HAPITRE 1 : Nombres complexes et applications en géométrie

Compléments

1. La formule de Moivre (cosθ + isinθ )n = cos(nθ ) + isin(nθ ) est vraie pour tout n P Z mais elle est fausse si
nPQ
1 ( )1
Contre exemple : Supposons que la formule est vraie pour n P Q alors pour n = , on a ´1 = eiπ = ei2π 2 =
2
1
1 2 = 1 !!!
2. (@n P Z ), (@z P C˚ ) |zn | = |z|n
3. Soient ⃗u(u) et ⃗v(v) deux vecteurs du plan complexe
(v)
⃗ ⃗
(a) Si ⃗u ‰ 0 et ⃗v ‰ 0 alors : (⃗u, ⃗v) ” arg [2π ]
u
(b) ⃗u et ⃗v sont colinéaires ðñ uv ´ vu = 0
(c) ⃗u K ⃗v ðñ uv + vu = 0
4. Équation complexe d’une droite :
Soit ( D ) une droite passante par A(z0 ) et de vecteur normal ⃗u( a).
ÝÝÑ Ý
M (z) P ( D ) ðñ AM K Ñ
u
ðñ (z ´ z0 ) ā + (z ´ z0 ) a = 0
ðñ āz + az̄ = b

avec b = āz0 + az¯0 = 2Re( az¯0 ) P R .


Donc āz + az̄ = b s’appelle une équation complexe de la droite ( D )
Réciproquement
( ) : Toute équation āz + az̄ = b où a P C˚ et b P R est l’équation de la droite passante par
ab
A est de vecteur normal ⃗u( a)
2| a |2
5. Soit C = C (Ω( a), r ) le cercle de centre Ω( a) et de rayon r alors :

M(z) P C ðñ |z ´ a|2 = r2
ðñ (z ´ a)(z̄ ´ ā) = r2
ðñ zz̄ ´ z ā ´ az̄ + a ā = r2
ðñ zz̄ ´ z ā ´ az̄ = r2 ´ | a|2

Donc zz̄ + zb̄ + bz̄ = r2 ´ | a|2 où b = ´a est une équation complexe du cercle C
Réciproquement , toute équation de lab forme zz̄ + zb̄ + bz̄ = c avec c P R et c + |b|2 ě 0 est une équation du
cercle de centre Ω(´b) et de rayon r = c + | b |2

E XERCICE 3
Soient ⃗u(z) et ⃗v(z1 ) dans le plan complexe.
Montrer que : ⃗u.⃗v = Re(zz1 ) et det(⃗u, ⃗v) = I m(zz1 )

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