Sophiste 2021
Sophiste 2021
NB : Ce document n’est pas à but lucratif mais se veut un travail de bénévolat soutenu par l’idée
d’aider les candidats et candidates de la discipline Histoire-géographie à mieux se préparer au
concours d’entrée à l’ENS. Par conséquent, tous ceux qui l’utiliseront à d’autres fins subiront la
rigueur de la loi divine comme celle des humains.
Notre souhait, qu’il vous serve à élaborer et concrétiser votre réussite au concours d’entrée à
l’Ecole Normale Supérieure d’Abidjan (ENS).
Fasse Dieu que vous bénéficier d’une bonne récolte à la fin de vos efforts…
1
SOMMAIRE
INTRODUCTION ............................................................................................................................ 1
SOMMAIRE .................................................................................................................................... 2
2
PREMIERE PARTIE : HISTOIRE DE LA COTE D’IVOIRE
DE 1878 A 1960
Liste des sujets traités :
LECON 1
LECON 2
LECION 3 :
3
CORRECTIONS POSSIBLES
Sujet 1 : L’impérialisme colonial français en Côte d’Ivoire de 1878 à 1893.
Introduction 1
Suite à sa défaite contre la Prusse en 1871 dans le conflit qui les oppose au sujet de
l’occupation de l’Alsace et la Lorraine, la France est humiliée et perd son prestige en Europe. Elle
est alors contrainte de réaffirmer sa puissance et sa domination sur des territoires étrangers en
l’occurrence en Afrique. Cette volonté de domination politique, économique, sociale et culturelle
encore appelée impérialisme, l’emmène à s’installer sur les côtes ivoiriennes. (Contexte
historique) Cela se matérialise par la nomination du premier des résidents français en 1878 en la
personne d’Arthur Verdier. Les actions menées par celui-ci et ses successeurs aboutissent à la
création de la colonie de Côte d’Ivoire officialisée par un décret du 10 mars 1893 signé par Sadi
Carnot (Justification des bornes et Insertion du sujet).
Mieux, quelles sont les actions des résident français qui ont émaillé l’histoire de la Côte d’Ivoire
de 1878 jusqu’à son érection en colonie en 1960. (Problématique1)
Dans ce travail, nous montrerons successivement les actions d’Arthur Verdier puis celle de
ces successeurs. (Annonce du plan)
Introduction 2
Dans le contexte de rivalités grandissantes qui opposent les puissances européennes entre les
XVIIIe et XIXe siècles, l’empire français s’est engagé dans une guerre contre la Prusse en 1870 au
sujet de l’Alsace et Lorraine. Suite à sa défaite en 1871 et soucieux de réaffirmer sa puissance et
sa domination, il conquiert des territoires étrangers notamment en Afrique. Cette volonté de
domination politique, économique, sociale et culturelle l’emmène sur les côtes ivoiriennes. Cela
se matérialise par la nomination de résidents français à partir de 1878 qui marque l’arrivé de
Verdier. Les actions menées par ceux-ci aboutissent à la création de la colonie de Côte d’Ivoire
1
Dans l’exercice de dissertation en histoire, on distingue le problème de la problématique. Le problème se rapporte à
une seule interrogation alors que la problématique fait référence à plusieurs questions.
4
officialisée par le décret du 10 mars 1893 signé par Sadi Corniot. (Il reste la problématique et
l’annonce du plan)
Introduction 3
A partir de 1842, la France assure l’implantation de ses intérêts mercantiles en Côte d’Ivoire
par la signature de traités de commerce et de protectorat avec les chefs des régions côtières
ivoiriennes et par la construction de comptoirs fortifiés. Suite à sa défaite contre la Prusse en 1871
dans le conflit qui les oppose au sujet de l’occupation de l’Alsace et la Lorraine en 1870,
l’affaiblissement de celle-ci l’oblige à rappeler sa garnison des côtes ivoiriennes. A nouveau
encouragée par le contexte européen d’expansion impérialiste qui consiste à dominer un autre Etat
sur les plans économique, politique et socioculturel, la France réaffirme son intérêt pour les côtes
ivoiriennes en s’y implantant. Pour consolider cette réimplantation qui prépare la colonisation de
ce territoire, elle y dépêche son premier résident Arthur Verdier en 1878. Les actions de celui-ci
couplées à celles de ses successeurs préparent la naissance de la colonie de Côte d’Ivoire
officialisée par la signature d’un décret du 10 mars 1893. (Il reste la problématique et l’annonce
du plan).
Introduction
L’industrialisation qui résulte des révolutions industrielles des XVIII et XIX e siècles accroit les
besoins en matière premières de certaines nations européennes. Elles se lancent alors dans un vaste
mouvement d’expansion économique qui se transforme peu après en un mouvement impérialiste.
Les rivalités issues de cette entrainent l’organisation de la conférence de Berlin entre 1884 et 1885
afin de partager l’Afrique et définir les règles de son occupation. Dès lors, la France annexe des
territoires en Afrique. C’est dans ce contexte que la Côte d’Ivoire est érigée en colonie française
par le décret du 10 mars 1893 signé par Sadi Carnot. Cette création s’est faite dans un contexte
bien précis avec des actions.
5
Dans ce travail, nous montre successivement le contexte et le décret de création de la
colonie de Côte d’Ivoire, la délimitation de ses frontières puis ses débuts.
Développement
La création de la colonie de la Côte d’Ivoire s’inscrit dans un contexte historique particulier. Elle
est officialisée par le décret de création et la délimitation des frontières.
I. La création de la colonie
La création de la colonie est marquée par la signature de son décret de création et la délimitation
de ses frontières.
Le début de la colonie de Côte d’Ivoire est marque par le personnage de Louis Gustave Binger de
1893-1895. Il est succédé par d’autres gouverneurs jusqu’à 1920.
CONCLUSION
En définitive, la décision de création de la colonie de Côte d’Ivoire est motivée par deux
contextes historiques en Afrique et au niveau de la métropole. Le décret du 13 mars 1893 et la
délimitation des frontières de ce territoire sont les évènements majeurs de sa création. Son début
est marqué par une succession de gouverneurs dont les actions ont contribué à soumettre la colonie
à l’hégémonie de la France.
6
Sujet 3 : La politique occidentale d’administration coloniale
Introduction 1
Tenue de novembre 1884 à février 1885, pour régler les différends entre les puissances
européennes nés de la course effrénée aux colonies, la conférence de Berlin débouche sur le partage
de l’Afrique et la définition des règles de son occupation. Dès lors, les puissances européennes,
pour mieux diriger les territoires conquis, mettent sur pieds une politique d’administration. Celle-
ci débute en 1885 avec la fin de la conférence de Berlin et prend fin en 1960 quand la plupart des
colonies africaines parvient à l’indépendance.
Mieux, quels sont les doctrines et les systèmes d’administration qui caractérisent les Etats
latins et anglo-saxons ?
Introduction 2
A partir de 1875, la course effrénée aux colonies provoque des rivalités entre les différentes
Etats européens. Craignant que ses tensions ne dégénèrent en conflit armé, Bismarck, le chancelier
allemand réunit la conférence de Berlin de novembre 1884 à février 1885. Cette conférence
débouche sur le partage de l’Afrique et la définition des règles de son occupation. Dès lors, les
puissances colonisatrices, face aux impératifs de conquête et de mise en valeur des colonies,
élaborent une méthode d’administration coloniale basée sur les doctrines et des systèmes
d’administration. Ceux-ci sont mis en application dès 1885 avec la fin de la conférence de Berlin
et prennent fin en 1960 quand la plupart des colonies accèdent à l’indépendance.
Mieux, quels sont les doctrines et les systèmes d’administration des Etats latins et ceux des Etats
anglo-saxons ?
7
Dans ce travail, nous monteront successivement les doctrines et les systèmes
d’administration des Etats latins puis ceux des Etats anglo-saxon.
Développement
Les puissances latines ont mis en place une doctrine et un système d’administration basés
sur l’assimilation et l’administration directe.
1-L’assimilation
2-L’administration directe
1-L’association
Conclusion
En définitive, les puissances colonisatrices occidentales pour mener à bien leur projet
impérialiste définissent un cadre politique théorique qui se traduit par les doctrines et les systèmes
d’administration. Ceux-ci diffèrent selon les Etats. Dans les Etats latins, l’on a recourt à
l’assimilation et au système d’administration directe. Par contre, les Etats anglo-saxons ont
8
privilégie l’association comme la doctrine et le système d’administration indirecte. Ces doctrines
et systèmes d’administration leur permettent de formaliser l’occupation t des territoires conquis
L’occupation de ces territoires ne racontera-t-elle pas des oppositions des peuples colonisés ?
Introduction 1
Suite à la course effrénée aux colonies, des rivalités naissent entre les puissances européennes.
La crainte de voir ses rivalités déboucher sur un conflit armé pousse le chancelier allemand
Bismarck a organisés la conférence de Berlin. Tenue de novembre 1885 à février 1885, elle
débouche sur le partage de l’Afrique et la définition de règles pour son occupation. Dès lors, la
France y annexe des territoires. Face aux impératifs de conquête et de mise en valeur, elle met sur
pied un ensemble de services pour conduire la politique coloniale adéquate. Ceux-ci prennent effet
en 1894 avec la création du ministère français des colonies d’outre-mer et sont abandonnés au
profit des indépendances de la majorité des colonies africaines en 1960.
Développement
I-L’administration métropolitaine
9
Crée en 1894, le Ministère des colonies fixe la politique coloniale à suivre. Elle est aidée
dans cette tâche par le conseil supérieur des colonies.
II-L’administration fédérale
Conclusion
Une structure d’administration locale ne fut-elle pas mise dans chaque colonie pour faciliter
la politique coloniale générale de la France?
10
Sujet 5 : L’administration française en Côte d’Ivoire coloniale
Introduction
Entre le XVII et XIXe siècle, l’industrialisation qui résulte des révolutions industrielles
pousse les puissances européennes dans un vaste mouvement d’expansion économique. Celle-ci se
transforme peu après en mouvement impérialiste. Les rivalités issues de cette expansion effrénée
entraient l’organisation de la conférence de Berlin de 1884 à 1885 qui débouche sur le partage et
l’occupation de l’Afrique par les puissances occidentales. Dès lors, la France annexe des territoires
en Afrique. C’est dans ce contexte que la Côte d’Ivoire est érigée en colonie française par le décret
du 10 mars 1893. Depuis cette date, la France y assoie un ensemble de service, d’organisation et
d’emplois qui concourent à la bonne marche de la colonie jusqu’à l’indépendance proclamée le 07
août1960.
Développement
Dans la politique coloniale française, chaque colonie est administrée sous le haut contrôle
de l’administration centrale et territoriale composée de d’administration centrale des colonies, les
circonscriptions administratives et les communes mixtes.
Pour mieux administrer la Côte d’Ivoire, la France y installe une administration centrale et
territoriale. Elle a aussi associé des colonisés à travers la chefferie administration et l’indigénat.
11
II-La chefferie administrative et indigénat
2-L’indigénat
Conclusion
Introduction
Vers la fin de la seconde guerre mondiale 1939-1945, les Africains, conscient de leur
situation de coloniser opprimés, tentent de lutter pour leur autonomie/émancipation. L’avancée de
la Triple Alliance en Europe couplée à la peur de la France de perdre ses colonies d’Afrique
poussent le Générale De Gaule à organiser la conférence de Brazzaville. Les résolutions de cette
conférence tenue du 30 janvier au 08 février 1944 et la fin du mythe de l’invincibilité du colon
amplifient les pensées d’émancipation et la prise de conscience des colonisés. En Côte d’Ivoire, le
processus d’éveil politique commence en 1944 qui marque le début de la phase d’espoir et s’achevé
à l’indépendance le 07 Aout 1960. Cette période de l’histoire politique ivoirienne est émaillée
d’une succession de phases.
12
Quelles sont les différentes étapes successives de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire de
1944 à 1960 ?
Notre travail s’articulera autour de trois points essentiels notamment la période d’espoir de
1944 à 1947, la période de lutte de 1947 à 1950 et la période de collaboration de 1950 à 1960.
Développement
La période de 1944 à 1947 dite la période de l’espoir est rendu possible par les facteurs internes
et externes.
b-La religion
La période de l’espoir 1944-1947 est possible grâce aux facteurs externes et internes. Elle
donne naissance à un désespoir qui conduit à la lutte entre 1944 à 1950 matérialisée par les actions
des élus et celle de masse.
L’action des élus a encouragé les actions de masse marquées par les luttes ouvrière et paysanne.
Face aux échecs de la lutte, les Ivoiriennes décident de collaborer avec l’administration
coloniale jusqu’à l’indépendance en 1960.
13
1-Le désapparentement en 1950 et la loi cadre en 1956
En plus de l’alliance du PDCI avec le PCF, et la loi cadre, la collaboration a été possible grâce à la
création de la communauté franco-africaine.
CONCLUSION
En définitive, l’histoire politique de la CI de 1944 à 1960 est marquée par trois phases
successives correspondant à l’espoir 1944 - 1947, la lutte 1947-1950 et la collaboration 1950-1960.
La phase de l’espoir est caractérisée par des facteurs nationaux et internationaux. Ces attentes de
l’espoir n’ayant pas été réalisée, les ivoiriens rentent dans une période de lutte entre 1947-1950.
Face aux impasses de crées par celle-ci, ils collaborent avec la métropole à partir de 1950 pour
enfin obtenir l’indépendance sous la houlette de Felix Houphouët Boigny en 1960 ?
14
DEUXIEME PARTIE : HISTOIRE COLONIALE DE LA
COTE D’IVOIRE 1893-1960
Sujet 7 : « L’économie en Côte d’Ivoire coloniale repose fondamentalement sur une économie
Sujet 9 : Les partis politiques et les forces parapolitiques dans le processus de décolonisation de la
Côte d’Ivoire.
2
L’économie de traite fait référence à une économie fondée sur l’exportation vers les métropoles de produits à
faible valeur ajoutée, généralement agricoles, et l’importation de produits manufacturés des métropoles.
15
Leçon 1 :
Introduction
Au lendemain des grandes révolutions industrielles des XVIIIème et XIXème siècles, la supériorité
technique et économique de certaines puissances européennes les incitent à se lancer dans un vaste
mouvement impérialiste. La France dans le but de ravitailler ses industries en matières premières
tropicales et trouver de nouveaux débouchés commerciaux, conquiert des territoires en Afrique.
C’est dans ce contexte que la Côte d’Ivoire fut érigée en colonie française d’exploitation par le
décret du 10 mars 1893. Depuis cette date, elle fut l’objet d’une conquête qui a pris fin en 1915
avec l’installation définitive de l’administration coloniale. Vu la menace qui pesait sur leurs
organisations internes et leur liberté, les Ivoiriens s’organisent sous plusieurs formes et mènent
diverses actions pour faire front à l’invasion française.
Quelles sont les formes d’organisation et les actions qui caractérisent la résistance à
la conquête coloniale de la Côte d’Ivoire ?
Dans ce travail, nous montrerons successivement les formes d’organisations des résistances
puis les actions qui ont marqué celles-ci.
Des formes d’organisation ont été mises en place par les Ivoiriens en vue de s’opposer à la
conquête coloniale notamment au plan militaire, économique et socioculturel.
Au niveau militaire, nous distinguons deux formes d’organisation de la résistance. Une dans
les sociétés étatiques et l’autre dans les sociétés lignagères. Dans les sociétés étatiques, la résistance
se fonde sur l’organisation des combats, la tactique et les stratégies. Par exemple, l’armée du
conquérant Samory, composée de l’infanterie des sofas, d’une cavalerie et sa garde personnelle
formait des unités entrainées et équipées. Quant aux sociétés lignagères, n’ayant pas d’armée
régulière, elles pratiquaient des levées en masse mobilisant tous les hommes valides sous la
conduite des chefs de guerre.
16
Deux formes de résistances militaires sont utilisées par les Ivoiriens. Une, propre aux
sociétés étatiques et l’autre dans les sociétés lignagères. A ces formes militaires s’ajoutent les
formes de résistances économique et socioculturelle.
La résistance économique se traduit d’abord par le maintien des structures et des partenaires
traditionnels du commerce. Les monnaies africaines telles que le cauris, la manille et la poudre d’or
sont préférées à la monnaie française. Quant à la résistance socioculturelle, elle exprime les efforts
des sociétés ivoiriennes pour défendre leur mode d’existence sociale et culturelle. Du point de vue
social, la nouvelle hiérarchie sociale avec des chefs imposés par le colonisateur est rejetée. Les
résistants ivoiriens utilisent également toutes les ressources de la culture traditionnelle africaine
comme les danses et les chants, les masques sacrés, les techniques magiques puis les cultes
religieux.
Pour résister à l’invasion française, les Ivoiriens se sont organisés au niveau militaire,
économique et socioculturel. Ces résistances ont également été marquées par des actions tant
dans le Sud que dans l’Ouest et le Centre et le Nord-Est.
Dans le sud, nous relevons les résistances des Abouré et des Ebrié puis celle des Abbey.
D’abord, en 1894, les Abouré de Bonoua, sous la conduite du chef de guerre Kadjo Amangoua
affrontent les Français. Les villages de Yaou et d’Impérié détruits, la colonne française du
commandant Pineau tente de soumettre Bonoua mais ne réussit pas. Il perd le tiers de ses effectifs.
Ensuite, dans la région ébrié, le transfert de la capitale de Grand-Bassam à Bingerville en 1900
entraine une forte opposition des Ebrié. En janvier 1905, le village de M’badon attaque Bingerville
et fait une incursion jusqu'à l’intérieur de la ville. Enfin, les Abbey installés dans la région
d’Agboville résistent au colonisateur de 1905 à 1909. Le 7 janvier 1910, ils attaquent le train reliant
Daoukro à Abidjan en tuant les voyageurs dont Rubino. Par la suite, ils détruisent la voie ferrée sur
des kilomètres.
17
Les Abouré, les Ebrié et les Abbey ont résisté au colonisateur dans le Sud. Certains
peuples se sont également insurgés contre l’occupation française dans l’Ouest, le Centre et le
Nord-Est.
Conclusion
En définitive, les résistances ivoiriennes à la conquête coloniale sont marquées par des
formes d’organisation particulières notamment au plan militaire, économique et socioculturel. Au
niveau militaire, deux formes de résistances sont utilisées par les Ivoiriens. Une, propre aux
sociétés étatiques et l’autre appliquée par les sociétés lignagères. A ces formes militaires s’ajoutent
les formes de résistances économiques et socioculturelles. La résistance économique vise à
préserver l’économie traditionnelle que l’action du colonisateur contribue à détruire. Quant à la
résistance socioculturelle, elle exprime les efforts des sociétés ivoiriennes pour défendre leur mode
d’existence sociale et culturelle. Toutes ces formes de résistance sont complétées par des actions
concrètes de résistances dans les régions du Sud, de l’Ouest, du Centre et du Nord-Est. Ces
résistances, par leurs faiblesse et inorganisation, n’ont pas empêché la France de soumettre les
Ivoiriens à des contraintes spécifiques afin d’assurer la pérennité de la domination coloniale.
Ces résistances n’ont-elles pas provoqué des pertes matérielles, humaines et des
bouleversements économiques et sociopolitiques dans la société ivoirienne ?
18
Sujet 2: La conquête coloniale en Côte d’Ivoire 1893-1920
Introduction
L’industrialisation qui résulte des révolutions industrielles des XVIIIe et XIXe siècles
pousse certains Européens à se lancer dans un vaste mouvement d’expansion économique. Les
querelles issues de cette expansion amène ceux-ci à organiser la Conférence de Berlin. Tenue du
15 novembre 1884 au 26 février 1885, elle débouche sur le partage systématique de l’Afrique en
colonie et la définition de règles pour son occupation. Dès lors, les puissances coloniales
européennes s’engagent activement dans un vaste mouvement impérialiste. C’est dans ce contexte
que la Côte d’Ivoire fut érigée en colonie française par le décret du 10 mars 1893 signé par Sadi
Carnot. A partir de cette date, la France emploie divers politiques et moyens afin de la soumettre à
son autorité. Cette conquête prend fin en 1920 avec la mise en place définitive de l’administration
coloniale.
Comment s’est faite la conquête de la colonie de Côte d’Ivoire entre 1893 et 1920 ?
Mieux, quels sont les politiques et les moyens employés par la France pour conquérir
la colonie de Côte d’Ivoire entre 1893 et 1920 ?
Notre travail s’articulera autour de deux points essentiels. Le premier montrera les
politiques de conquête tandis que le suivant traitera des moyens de la conquête coloniale.
Louis Gustave Binger, 1er gouverneur de Côte d’Ivoire (1893-1896) fut le premier à
préconiser la politique de « pénétration pacifique » supposée favorable au développement du
commerce. Le but de cette politique était de limiter la concurrence anglaise et d’assurer la présence
19
française. Elle connut sa meilleure application avec le gouverneur Clozel nommé en 1896 comme
administrateur de cercle de l’Indénié. Cette politique correspond à la situation financière
administrative et politique de la colonie. En effet, au niveau financier, il imposa une politique
fiscale dominée par l’impôt de capitation institué par l’arrêté du 21 mai 1901. Sur le plan
administratif, la France ne pouvait pas couvrir tout le territoire avec 9 cercles et 48 postes avec
840 hommes en 1908.
La politique de la pénétration pacifique n’a pas empêché les soulèvements des Ivoiriens.
Face à cette situation, une nouvelle méthode sera mise en place en l’occurrence la politique de
conquête violente entre 1909-1915.
Gabriel Angoulvant est le théoricien de la manière forte. Cette politique répondait à des
objectifs bien définis de 1908 à 1909 qui seront atteints par l’usage de la force à travers les actions
vivent qui se situent essentiellement entre 1909 et 1915. La politique de la manière forte fait suite
aux idées de réorganisation administrative de la politique indigènes préconisées par Joseph Gallieni
qui les avait appliqués à Madagascar avec succès. Angoulvant saisit ces idées pour la mise en
pratique en Côte d’Ivoire. Il appliqua la politique de la manière forte parce qu’il trouve que la
politique de la pénétration pacifique est improductive, trompeuse et indélicate. Son objectif est
d’imposer par la force de l’administration française à la Côte d’Ivoire et de l’exploiter. Il faut avoir
recourt systématiquement à l’emploi de la force pour imposer la présence française et conduire
l’administration de la colonie. Quant aux actions vives, nous avons deux périodes : la période de
l’action vive à proprement dite de 1909 à 1911caractérisée par le lancement des opérations
militaires et des colons contre les révoltés et la phase dite de tâche d’huile entre 1911 et
1915marquée par le quadrillage systématique.
La conquête de la colonie de Côte d’Ivoire s’est faite par l’entremise de deux politiques
à savoir la politique de « pénétration pacifique » de 1893 à 1908 et celle dite de la manière forte
entre 1908 et 1915 qui sont respectivement marquées par l’action décisive de Joseph Clozel et
Gabriel Angoulvant. Elle a également mobilisé des moyens militaires puis économiques et
politiques.
20
1- Les moyens militaires
Les moyens militaires comprennent les troupes coloniales et leurs armements, leur
stratégies et tactique. Les troupes coloniales étaient organisées en troupe européenne et indigènes.
Les troupes européennes formaient un corps peu nombreux de soldats de métier. Il s’agit de
l’infanterie de marine, des artilleries de marines, des hommes de troupe et officiers de l’infanterie
et d’artilleries qui étaient affectés dans les garnisons locales et assuraient l’encadrement des troupes
indigènes. Les troupes indigènes étaient formées par les « tirailleurs sénégalais», l’infanterie
africaine créée en 1857 par le gouverneur Faidherbe. On relevait également l’existence
d’auxiliaires indigènes et d’une sorte de milice appelé garde-cercle qui effectuaient des tournées
de police et assuraient les escortes des convois et des courriers. La supériorité militaire du colon
tenait à son armement et sa tactique. En effet, cet armement était composé de fusils à tir, de
mitrailleuses et de canons. Quant à la stratégie et tactique utilisées par les colons, elles associaient
des procédures fondamentales à savoir la colonne terrestre de courte durée, la présence permanente
dans les forts et les postes.
Les moyens militaires tels que les troupes coloniales et leurs armements, les stratégies
et tactiques ont été complétés par des moyens économiques et politiques.
Cette conquête n’a-t-elle pas rencontré des résistances ivoiriennes preuve de leur refus
de l’autorité française ?
L’industrialisation qui résulte des révolutions industrielles des XVIIIe et XIXe siècles
pousse certaines puissances européennes dans un vaste mouvement d’expansion économiques. Les
rivalités issues de celui-ci entrainent l’organisation de la Conférence de Berlin entre 1884 et 1885
qui consacrent le partage de l’Afrique et la définition des règles pour son occupation. Dès lors, la
France annexe des territoires en Afrique pour en faire des colonies. C’est dans ce contexte que la
Côte d’Ivoire est érigée en colonie française par le décret du 10 mars 1893 signé par Sadi Carnot.
A partir de cette date, la France s’emploie à la conquérir puis la soumettre à son autorité mais se
heurte à la résistance des Ivoiriens. La conquête coloniale et les résistances prennent fin en 1920
avec l’installation définitive de l’administration coloniale. Elles entrainent des destructions et
bouleversements divers dans la société ivoirienne.
22
En clair, quels sont les destructions et les bouleversements de tous genres induits par
la conquête et les résistances coloniales ivoiriennes ?
Dans ce travail, nous montrerons successivement les destructions matérielles et les pertes
humaines puis les bouleversements économique, financier, politique et social.
La conquête coloniale vise d’abord la destruction des bases matérielles qui est inévitablement
accompagnée de pertes en vies humaines.
Durant la conquête, les villages, les campements et les champs de cultures sont
systématiquement détruits. Dans le seul pays Gouro, 327 campements sont détruits. L’objectif étant
de contraindre les populations à s’établir dans des villages à proximité des postes ou des routes
pour en faciliter le contrôle administratif, la perception des taxes et le travail forcé. Des biens
culturels sont également pillés ou détruits notamment des œuvres d’art, des lieux de cultes et des
masques. Par exemple, les Ebrié du village d’Adjamé ont perdu leur tambour de guerre.
Les pertes en vies humaines sont peu élevées pour les troupes coloniales engagées dans la
conquête que pour les Ivoiriens. En effet, sur cinq milles (5000) hommes mobilisés pendant la
période de « l’action vive » de 1909 à 1911, Gabriel Angoulvant mentionne qu’il y a eu 86 tués et
349 blessés. Par contre, les pertes humaines ivoiriennes sont les plus importantes mais aussi
difficiles à évaluer car les rapports coloniaux exagèrent souvent les chiffres et les traditions orales
ne donnent pas de nombres. Toutefois, ces pertes ont pu être estimées à cent mille morts (100 000)
selon Jean-Noël Loukou.
23
La conquête coloniale a eu pour conséquence des destructions matérielles et des pertes
humaines. Elle a aussi provoqué des bouleversements au plan économique et financier puis
au niveau politique et social.
Le bilan économique peut être analysé sous trois aspects. D’abord, la conquête démantèle
les structures économiques précoloniales. Dans le domaine commercial par exemple, sont imposés
de nouveaux partenaires et circuits commerciaux. Ensuite, elle impose un système d’économie de
traite qui est fondé sur la traite des produits agricoles exportés à l’état brut et l’importation des
produits manufacturés européens. Enfin, la réalisation forcée d’infrastructure de communication
sert la politique d’exploitation économique. Quant au plan financier, le coût de la conquête est
énorme par rapport au budget de la colonie. Il a été supporté par les colonisés sous formes
d’amendes de guerre souvent payé en or.
Conclusion
En définitive, la conquête de la colonie ivoirienne et les résistances qui l’on émaillé ont eu
des graves répercussions sur la société ivoirienne. Ces conséquences se situent d’abord au niveau
matériel et humain. Les destructions matérielles et les pertes humaines sont énormes et supportées
24
principalement par la société ivoirienne. Cette conquête a également provoqués des
bouleversements tant aux plans économique et financier qu’aux niveaux politique et social. Au
plan économique, l’action de la conquête tant à démanteler la structure économique précoloniale
ivoirienne tandis qu’au niveau financier, le colonisateur force la population à payer le coût de la
conquête. La perte de la souveraineté politique et les bouleversements sociaux lourds de
conséquences pour l’avenir résument le bilan de cette conquête au niveau politique et social.
La conquête coloniale de la Côte d’Ivoire initiée par la France au lendemain de son érection
en colonie française n’a-t-elle pas nécessité de politiques et de moyens particuliers ?
25
Sujet 4: La pacification de la colonie de Côte d’Ivoire 1908-1920
Introduction
Suite aux révolutions industrielles des XVIIème et XIXème siècles, certaines puissances
Européens se lancent dans un vaste mouvement d’expansion économique. Les rivalités issues de
cette expansion les amènent à organiser la Conférence de Berlin. Tenue du 15 novembre 1884 au
26 février 1885, elle consacre le partage systématique de l’Afrique et la définition de règles pour
son occupation. Dès lors, les puissances européennes y annexent des territoires. C’est dans ce
contexte que la Côte d’Ivoire fut érigée en colonie française par le décret du 10 mars 1893 signé
par Sadi Carnot. A partir de cette date, la France emploie divers politiques et moyens afin de la
conquérir. Faute d’une conquête initiale intégrale, l’occupation française demeurait précaire
jusqu’en 1908 qui marque la fin de la « conquête pacifique » et le début de la pacification qui
consiste à ramener la pai
x dans un territoire en proie à des résistances. Cette conquête prend fin en 1915 avec
l’installation définitive de l’administration coloniale.
La politique de la manière forte préconisée par Angoulvant n’était pas une idée nouvelle.
Les idées de réorganisation administrative de la politique indigènes étaient préconisées par Joseph
26
Gallieni qui les avait appliqués à Madagascar avec succès mais aussi par l’inspecteur des colonies
Maurice Pierre de Lapalud. Angoulvant saisit ces idées pour la mise en pratique en Côte d’Ivoire.
Gabriel Angoulvant, homme ambitieux, arriviste, dominateur et caractérisé par le racisme, devient
Lieutenant-gouverneur de la Côte d’Ivoire le 18 Février 1908. 6e gouverneur de la Côte d’Ivoire
(1908-1916). Il débarqua à Grand Bassam le 25 Avril 1908 et pris fonction le 1er mai 1908. Il resta
à la tête de la colonie jusqu’au 27 décembre 1916. Ne reconnaissant aucune qualité à l’indigène,
Angoulvant suggère de mettre au profit les défauts de celui-ci notamment sa cupidité. Il dénonce
également la « pénétration pacifique » mise en œuvre par ses prédécesseurs et plaide alors pour un
changement radical de méthode qui se résume à l’emploi presque continu de la force.
D’une part, Angoulvant appliqua la politique de la manière forte pour faire accepter
l’autorité et l’administration française en recourant systématiquement à l’emploi de la force
parce qu’il trouve que la politique de la pénétration pacifique appliquée de 1893 à 1908 est
improductive, trompeuse et indélicate. Pour cette nouvelle pratique, il a le soutien des généraux de
l’Afrique Occidental Français (AOF) notamment William Pointy. Il approuve les thèses
d’Angoulvant et lui donne tous les moyens utiles à sa mission. Pour Angoulvant, l’action de
conquête doit être militaire. Ainsi, les effectifs militaires sont multipliés par trois, la tactique
militaire fut modifiée, l’emploi d’action ponctuelle contre les populations les plus agressives pour
réduire les groupes les plus menaçants fut récurrent. D’autre part, cette politique visait à rétablir
l’économie de la colonie. En effet, la situation économique de la colonie s’était dégradée avec la
chute des cours du caoutchouc qui fournissait les deux tiers des exportations. Cette situation
économique défavorable et la persistance de l’insécurité suscitent des récriminations des colons et
des autorités métropolitaines.
27
II-Les actions de la période de pacification 1909-1915
Cette période voit la mise en œuvre d’une stratégie coordonnée et de grande envergure avec
l’emploi des colonnes militaires. Elle permet de liquider plusieurs résistances dont celles des
Abbey et des Baoulé avant d’entreprendre la conquête de l’Ouest. D’abord, les Abbey installés
dans la région d’Agboville, résistent au colonisateur de 1905 à 1909 par le refus du travail forcé,
du paiement de l’impôt. Aussi, le 7 janvier 1910, les Abbey attaquent le train reliant Daoukro à
Abidjan en tuant les voyageurs dont Rubino le seul voyageur français. Ils détruisent également la
voie ferrée sur plusieurs tronçons. Pour réprimer ces actes de vandalismes perpétrer par les Abbey,
le commandant Nogues arrive à marche forcée le 11 janvier 1910. Durant ce mois les compagnies
sillonnent le pays Abbey, attaquent et détruisent des villages. Ce n’est qu’en octobre 1910 que les
dernières résistances furent vaincues. Ensuite, la répression va s’abattre sur le pays baoulé, à
commencer par les groupes qui s’étaient signalés lors de l’insurrection abbey. Dans le Baoulé-sud,
les Ngban malgré la répression des années 1902 et 1903 s’opposent toujours à l’occupation
française. Aussi, les différentes sous-tribus ngban, à savoir les Kouébo, les Adaou, les Dida, les
Moronou et les Assabou conclurent une alliance sous la direction du chef Ya Djé pour résister aux
Français. Le 28 avril 1910, l’administration coloniale organise une impressionnante colonne
répressive sous le commandement du chef de bataillon Morel avec 19 officiers et 28 sous-officiers,
732 tirailleurs et 679 porteurs. Les sous-tribus ngban sont défaites. C’est en 1911 que le pays baoulé
fut complètement soumis.
La période de l’action vive qui se situe entre 1909 et 1911 est marquée par la répression
des Abbey en 1910 et celle du pays baoulé en 19011. Elle fut suivie par la période dite de
« tâche d’huile » caractérisée par la fin des résistances du Centre-Ouest, de l’Ouest et du
Nord-Est.
La dernière période de la conquête totale de la colonie de Côte d’Ivoire est une période de
consolidation des acquis militaires. Elle voit la mise en œuvre de la tactique de la « tâche d’huile »,
selon laquelle on ne gagne du terrain en avant qu’après avoir complètement organisé celui qui est
28
en arrière. Cette période aboutit à un quadrillage systématique du pays tout entier. Ce quadrillage
s’effectue de proche en proche en partant des régions déjà soumises. Il permet surtout de venir
complètement à bout des résistances dans le Centre-Ouest, avec la conquête définitive des gagou
et gouro en 1912, celle du pays dida en 1913 et du pays bété en 1915, enfin dans l’ouest, avec la
Soumission des Dan, Toura et Wê en 1913. Au sortir de la Première guerre mondiale, il ne reste
plus qu’à soumettre le pays lobi dans le Nord-Est de la colonie. Cette se fera sous le gouvernorat
de Raphaël Antonetti qui dirige la Côte d’Ivoire de 1917 à 1924. Les opérations décisives contre
les Lobi sont menées en novembre 1920. A la fin de cette année, le territoire ivoirien est totalement
conquis et sous le contrôle français.
Conclusion
Cette pacification de la colonie de la Côte d’Ivoire, par sa brutalité, n’a-t-elle pas provoqué
des gouvernements économiques, politiques et sociaux dans la société ivoirienne ?
29
Leçon 2 :
Quelles sont les structures mises en place par la France pour mieux exploiter les
richesses de la colonie de Côte d’Ivoire?
L’exploitation économique de la colonie de Côte d’Ivoire s’est fait par la mise en place
de structures économiques et financières, la monnaie et le système bancaire puis un régime
foncier.
La structure économique est marquée par le régime définit par le décret du 14 avril 1905
qui décide la préférence des produits français avec un droit d’importation généralement fixé à 5%
au détriment des produits étrangers qui supportaient en plus une surtaxe de 7%. Aussi, le régime
douanier faisait renchérir les prix des produits importés. Quant à la structure financière, elle
reposait essentiellement sur l’exploitation des colonisés. En effet, le régime fiscal a imposé l’impôt
par tête ou décapitation frappant tout habilitant âgé de 10 ans et plus. On note également les impôts
fonciers, les patentes et les licences.
30
En plus des structures économiques et financières nous avons les monnaies et le système
bancaire.
Pour ce qui est de la monnaie, les Français introduisent en Côte d’Ivoire l’usage du franc
français comme monnaie en 1893 qui remplace le système traditionnel de troc et les unités
monétaires africaines telles que les cauris, la poudre d’or et la manille. L’usage de plus en plus
récurent de la monnaie eut pour conséquence la mise en place d’un système bancaire. Trois
banques fixes possédaient des succursales en Afrique Occidentale Française (AOF). Ce sont la
BAO, la BCA et la BFA. Ces banques coloniales eurent une action préjudiciable sur le
développement de la colonie. Quant à la structure foncière, le régime des terres était d’une
importance capitale pour le colonisateur. Un décret du 23 août 1904 pose le principe des terres
vacantes et sans maître qui deviennent propriété de l’Etat français qui peut en assurer lui-même
l’exploitation ou les céder par des concessions à des particuliers.
Jusqu’à 1950, en Côte d’Ivoire, seules quelques infrastructures avaient été aménagées à
Grand-Bassam, Port-Bouët, Grand-Lahou, Tabou et Sassandra. Cette absence de port maritime
était un frein au développement économique parce qu’elle limitait les possibilités d’exportations
des produits ivoiriens. Le percement du canal de Vridi d’une longueur de 2700 m qui permettait
l’accès de la lagune Ebrié fut achevé le 23 juillet 1950 et le port d’Abidjan fut inauguré le 05 février
1951 et le trafic maritime connu alors un développement accéléré. Concernant l’infrastructure
aéroportuaire, elle a connu un développement encore plus lent et médiocre. L’aéroport d’Abidjan
Port-Bouët fut créé en août 1936 avec des aménagements sommaires qui seront améliorés à partir
de 1950.
Les ports et aéroports ont été construits au même titre que le chemin de fer et les routes.
31
2- Le chemin de fer et les routes
La construction du chemin de fer avec Abidjan comme tête de ligne commença en 1904.
La ville de Bobo-Dioulasso, fin de la ligne fut atteinte en 1934. Le tronçon Bobo-Ouaga fut achevé
en 1955. Le chemin de fer forme une voie unique d’une longueur totale de 1146 km de voie
métrique (1 m) donc de faible capacité. Quant aux routes, elles forment un réseau branché sur la
ligne de chemin de fer. Elles ont été construites pour une bonne partie par le travail forcé des
indigènes. La longueur totale du réseau routier est passée de 4000 km en 1914 à 25000 en 1958
dont 600 bitumés. Après un demi-siècle de colonisation, les infrastructures étaient médiocres et
notoirement insuffisantes. Leur rôle essentiel était le drainage et l’exploitation des produits de
commerce de traite.
Conclusion
Introduction
Entre les XIXème et XXème siècles, l’industrialisation qui résulte des révolutions
industrielles accroit les besoins des Etats européens en matières premières tropicales et en
nouveaux débouchés. Les Français se lancent alors dans une course aux territoires pour renforcer
leur dynamisme économique. C’est dans ce contexte que fut créée la colonie de Côte d’Ivoire par
le décret du 10 mars 1893 signé par Sadi Carnot. A partir de cette date, elle fut l’objet d’une
exploitation économique jusqu’à son indépendance le 07 août 1960. Pour mener à bien leurs
projets d’exploitation, les Français mettent en place plusieurs formes de production.
32
Quelles sont les formes de production mises en place par le colonisateur pour exploiter
la colonie de Côte d’Ivoire ?
Mieux, quels sont les différents secteurs d’activité durant la période coloniale en Côte
d’Ivoire ?
Dans ce travail, nous montrerons successivement le secteur primaire puis les secteurs
secondaire et tertiaire.
I- Le secteur primaire
a- L’agriculture
Elle était aux mains de petits planteurs africains et de quelques colons européens, soutenus par de
grandes sociétés coloniales comme la Société des Plantations Réunies de l’Ouest Africain
(SPROA) et la Société des Plantations Tanoé. Cette agriculture se caractérisait par des méthodes
de cultures archaïques, cultures extensives sur brulis, ainsi que par la prépondérance des cultures
d’exportation. On distingue trois types de productions à savoir les productions de cueillettes, les
cultures vivrières et les cultures commerciales.
b- L’exploitation forestière
Concernant l’exploitation forestière, elle a été monopolisée par les colons qui disposaient de vastes
superficies de terres. Les Africains qui étaient dans ce secteur furent éliminés, et beaucoup se
convertirent dans l’économie de plantation à partir de 1930. Les exploitations du bois connaissent
une stagnation à cause de la concurrence du bois de l'Afrique et de l'Asie centrale.
L’agriculture et l’exploitation forestière ont été développées au même titre que l’élevage et la
pêche.
2 - L'élevage et la pêche
a- L'élevage
33
Il était pratiqué essentiellement dans la région de savane pour des raisons économique et
sociologique. Il existait deux types d’élevage bovin que sont l’élevage sédentaire pratiqué par des
agriculteurs et l’élevage transhument pratiqué par les éleveurs peuls venus de la Haute -Volta. Il
existe aussi l’élevage des ovins, caprins, porcins, ainsi que celui des volailles pratiqués un peu
partout de façon traditionnelle. Mais l'insuffisance de la production animale oblige l’importation
de bétail du sahel.
b- La pêche
Quant à la pêche, elle était très peu développée durant la période coloniale. Mais elle était dominée
par la pêche artisanale et pratiquée essentiellement dans le Sud par les peuples lagunaires qui
bénéficiaient de vastes plans d’eau.
Caractérisé par son faible développement et par la prédominance des activités industrielles,
le secteur secondaire contribua à l’exploitation de la colonie de Côte d’Ivoire. En effet,
l'industrialisation coloniale était superflue. Les Européens pour éviter la concurrence avec les
unités de la métropole, empêchent l'existence d'industries sur place. Toutefois, quelques
réalisations ont été faites. On compte ainsi des huileries, des savonneries, des scieries, deux
briqueteries pour la plupart dans les régions d'Abidjan, de Grand-Bassam et d’Agboville. On note
également des usines de grenage de coton et de textile comme la filature Gonfreville créée en 1922
à Bouaké. C’est seulement entre en 1940 et 1960 que 130 nouvelles unités industrielles seront
créées.
Outre le secteur secondaire, nous notons également l’existence d’un secteur tertiaire dominé
par le commerce.
2- Le secteur tertiaire
34
Le commerce existait sous deux formes à savoir le commerce intérieur et le commerce
extérieur dominés par des sociétés coloniales d’importation et d’exportation. Le commerce
intérieur comprend le commerce de gros, de demi-gros et de détail, et les micros commerces de
détail. Le commerce de gros est monopolisé par les sociétés commerciales coloniales comme la
SCOA, le commerce de demi-gros et de détails est aux mains des Syro-libanais et d'Africains. Celui
du micro-commerce de détail animé par certains. Le commerce extérieur quant à lui repose
essentiellement sur les exportations et les importations. Il présente quelques traits qui caractérisent
toutes économies sous-développées et basé sur l’exportation des produits agricoles notamment le
café et le cacao.
Conclusion
Au terme de notre travail, nous retenons que les formes de production en Côte d’Ivoire de
1893 à 1960 se présentent sous trois secteurs d’activités qui sont les secteurs primaire, secondaire
et tertiaire. Le secteur primaire est caractérisé par la prédominance de l’agriculture et comprend
aussi la pêche, l’élevage et l’exploitation forestière. Quant aux secteurs secondaire et tertiaire, ils
se résument respectivement à l’industrie et au commerce composé d’un commerce intérieur et d’un
commerce extérieur. Ces formes de productions composées des secteurs d’activités primaire,
secondaire et tertiaire ont permis à la France de mieux exploiter la colonie de Côte d’Ivoire et
alimenter les industries de la métropole.
35
économie de paix, ceux-ci retire leur aide. Il en résulte une réapparition des difficultés économiques
dans certains pays de l’Europe dont la France. A cause de la dépendance de l’économie de la
colonie de Côte d’Ivoire à celle de la France, elle entre, elle aussi, dans une période de crise
conjoncturelle c’est-à-dire dans une succession de crises économiques à partir de 1920 avec la
chute des cours des produits agricoles. Ces différentes crises prennent fin en 1940 avec la reprise
timide des activités économiques.
Mieux, quelles sont les différentes crises qui ont émaillée la conjoncture économique en
Côte d’Ivoire de 1920 – 1940 ?
Notre travail s’attèlera à présenter successivement la crise de 1920 à 1923 et celle de 1929
à 1940 dite de la grande dépression.
La crise conjoncturelle de l’après 1ere guerre mondiale de 1920 à 1923 est causée par des
facteurs internes et externes. Elle a eu des conséquences sur l’économie coloniale de la Côte
d’Ivoire.
Les facteurs internes de la crise conjoncturelle de 1920 à 1923 sont liés aux conditions
climatiques de la colonie de Côte d’Ivoire. En effet, la colonie ivoirienne connait un déficit des
pluies qui a compromis les récoltes des années 1918 et 1919. Ces conditions climatiques
défavorables à la pratique de l’agriculture provoquent une baisse de la production agricole
notamment des cultures commerciales comme le café et le cacao mais également celle des cultures
vivrières nécessaires à l’alimentation des colonisés Quant aux causes d’origine externes, elles
concernent l’économie mondiale et la surproduction. En effet, l’économie mondiale subit à partir
de 1920 une crise de reconversion d’une économie de guerre en une économie de paix. Cette crise
est liée à l’interruption du soutien financier des USA à l’Europe avec la restriction du crédit des
banques américaines. Elle est également l’une des conséquences de la surproduction due à un
36
excédent de l’offre des produits agricoles et des matières extractives. Il en résulte une tendance
défavorable aux matières premières dont les stocks s’accumulent entrainant une chute des prix.
La première crise conjoncturelle ivoirienne de 1920 à 1923 est causée par des facteurs
internes mais également par des causes d’origine externe. Elle est brève mais provoque des
conséquences énormes dans la colonie ivoirienne.
La crise se manifeste par une baisse drastique des prix des produits exploités constitués de
l’huile de palme et des palmistes qui passe de 60% en 1920 à 80% en 1921. Cette baisse de prix
entraine une baisse de la production exploitée. Les baisses (import-export) se répercutent sur le
mode général du commerce en Côte d’Ivoire. Quant aux conséquences, elles concernent aussi
bien les petites entreprises coloniales que les cultures spontanées. Les petites entreprises coloniales
qui spéculaient sur les produits spontanés disparaissent au profil de compagnies et des sociétés
anonymes soutenues par des banques. Les cultures spontanées du caoutchouc, de l’huile de palme
sont pratiquement éliminées au profil de nouvelles productions végétales telles que le cacao, le café
et le coton.
La crise éclate aux USA et se propage dans le monde. Elle est d’origine financière
spéculative. Le jeudi 24 octobre 1929 le marché boursier de Wall Street à New-York s’effondre.
Le krach boursier entraine une crise bancaire et l’effondrement du système monétaire international.
Il ne résiste pas aux difficultés bancaires et aux flux et reflux des capitaux. Il débouche sur la plus
grande crise économique et la crise atteint la Côte d’Ivoire en 1930 avec quelques mois de décalage
parce que la France moins liées aux capitaux américains et industriels est touchées plus
tardivement. La crise pèse autant plus lourdement sur l’économie ivoirienne qui repose sur
l’agriculture.
37
La crise de 1929 est d’origine financière spéculative. Elle se manifeste dans la colonie
ivoirienne en provoquant des conséquences énormes jusqu’en 1940.
La crise se manifeste par la baisse des prix agricoles et des exportations. La baisse des prix
des matières agricoles s’effondre à partir du 2nd semestre de 1930. Les compagnies répercutent
intégralement la baisse sur le prix d’achat du producteur reportant entièrement le poids de la crise
sur la baisse. Quant à la baisse des exportations, elles sont fondées sur les produits premiers dont
les productions ont brutalement baissé tant en tonnage qu’en valeur. Les exportations de la colonie
passent de 134000t en 1930 à 75000t en 1932. La baisse des exportations se répercutent sur des
importations 112 millions de tonnes, 44 millions en 1932. La régression du mouvement général du
commerce entraine un ralentissement considérable des activités commerciales et industrielles. Les
conséquences de la crise se font ressentir surtout au niveau social. En effet, la diminution des
revenus entraine une baisse du pouvoir d’achat des ivoiriens si le monde rural est durement touché,
les individus le sont également. Les fonctionnaires de l’administration quand ils n’ont été licenciés
subissent des réductions de 80% des abattements sur leur salaire. Parfois, en plus ce traitement
salarial médiocre, ils paient des impôts nouveaux. Pour les manœuvres et les agents des entreprises
privées, les salaires sont bloqués depuis 1932. Soit le salaire journalier baisse de 20 à 25% ; le
chômage se développe, il touche surtout les métiers du bâtiment, leurs employés du commerce et
dans une moindre mesure les fonctionnaires. Les effets sociaux de la crise sont considérables.
Conclusion
En définitive, la colonie de Côte d’Ivoire entre dans une période de crises économiques
successives qui commencent en 1920 et se terminent en 1940. La première crise conjoncturelle qui
dure de 1920 à 1923 est causée par des facteurs internes et externes. Elle est brève et ces
conséquences ont touché aussi bien les petites entreprises coloniales que les cultures spontanées.
En 1923, la colonie renoue avec une reprise des activités économiques qui sera talonné par la
grande dépression de 1929. Cette seconde crise économique est d’origine financière spéculative.
38
Elle se manifeste dans la colonie ivoirienne en provoquant des conséquences énormes jusqu’en
1940 notamment au niveau social avec la diminution des revenus.
Sujet 7 : « L’économie en Côte d’Ivoire coloniale repose fondamentalement sur une économie de
traite3 et des activités industrielle et minière ».
Introduction
L’industrialisation qui résulte des révolutions industrielles des XVIIIe et XIXe siècles
accroit les besoins en matières premières de certaines Nations européennes. Elles se lancent alors
dans un vaste mouvement d’expansion économique. Les rivalités issues de cette expansion
entrainent l’organisation de la Conférence de Berlin entre 1884 et 1885 qui partage l’Afrique et
définit les règles de son occupation. Dès lors la France annexe des territoires en Afrique. C’est dans
ce contexte que la Côte d’Ivoire est érigée en colonie française par le décret du 10 mars 1893 signé
par Sadi Carnot. Depuis cette date, la France met en place des structures économiques pour mieux
exploiter sa colonie jusqu’à l’indépendance de celle-ci le 07 août 1960.
Cette économie n’a-t-elle pas utilisé les activités du secteur tertiaire et des infrastructures
de communication ?
Notre travail consistera à montrer qu’en dehors de l’économie de traite, les activités
industrielle et minière, l’économie coloniale de la Côte d’Ivoire repose aussi sur les activités du
secteur tertiaire et les infrastructures de communication.
3
L’économie de traite fait référence à une économie fondée sur l’exportation vers les métropoles de produits à
faible valeur ajoutée, généralement agricoles, et l’importation de produits manufacturés des métropoles.
39
Plan détaillé du développement
Conclusion
Leçon 3 :
Vers la fin de la seconde guerre mondiale, les Africains, conscients de leur situation tentent
de lutter pour leur autonomie. L’avancée de la Triple Alliance en Europe couplée à la peur de la
France de perdre ses colonies d’Afrique poussent le Général De Gaulle à organiser la Conférence
de Brazzaville. Les résolutions prises à cette conférence tenue du 30 janvier au 8 février 1944 et la
fin du mythe de l’invincibilité du colon amplifient la prise de conscience des colonisés africains.
40
En Côte d’Ivoire, le processus d’éveil politique qui a précipité le colonialisme dans une crise
commence en 1944 qui marque le début de l’espoir et s’achève par la lutte anticolonialiste en 1950.
Cette période de l’histoire politique ivoirienne se singularise par une manifestation propre à la
colonie.
Mieux, quelles sont les causes et les conséquences de la crise du colonialisme en Côte
d’Ivoire ?
Notre travail consiste à présenter successivement les causes et les conséquences de la crise
du colonialisme en Côte d’Ivoire de 1944 à 1950.
La crise du colonialisme en Côte d’Ivoire est favorisée par des causes en l’occurrence
l’aggravation du sous-développement des colonies et la contestation du pouvoir colonial puis la
2nde guerre mondiale et ses conséquences.
41
En dehors de l’aggravation du sous-développement et la contestation du pouvoir
colonial, la crise du colonialisme est aussi marquée par la seconde guerre mondiale et ses
conséquences.
La 2nde guerre mondiale accentua la crise des colonies que subissaient colonialismes racistes
et brutales. C’est dans le cas de l’empire français, la situation des colonies qui sont soumis au
régime de Vichy. Les Ivoiriens participèrent à la guerre au côté de leur métropole 30.000 hommes.
En combattant pour la métropole, les africains avaient aussi conquis le droit à la liberté, à la dignité
et à l’égalité. Les métropoles coloniales défaites par l’Allemagne nazi perdent leur prestige et le
mythe de leur invincibilité, elles sont considérablement affaiblies par les pertes humaines et
matérielles de la guerre. A la faveur de la guerre, deux nouvelles puissances se sont affirmées
(USA, URSS) qui poussent à l’émancipation des colonies. Les conséquences de cette guerre sont
le développement du nationalisme dans les colonies et l’internalisation du problème.
L’action des élus s’exprima dans les assemblées métropolitaines et dans les associations
locales. Dans les assemblées métropolitaines, l’action des élus ivoiriens fut inséparable de celle
élus de l’Afrique. En effet, peu nombreux pour constituer des groupes parlementaires, ces élus
s’apparentèrent aux grands groupes des partis politiques français. Dans cette optique, les élus du
PDCI étaient apparentés à l’Union Républicaine Progressiste (URP) qui à son tour était apparentée
au Parti Communiste Français car ils comptaient s’appuyer sur la majorité qu’avaient les
communistes au parlement français pour mener leur lutte.
42
Les actions des élus ont encouragé et entrainé les actions de masse marquées par des
luttes ouvrières et paysannes.
L’action de masse est marquée des luttes ouvrières et paysannes. Les plus remarquables
d’entre ces luttes sont la grève des cheminots de l’Afrique Occidentale Française (AOF) qui s’est
déroulée du 10 octobre 1947 au 16 mars 1948 puis la grève générale contre le code de travail
d’Outre-mer promulgué le 15 décembre 1952 qui reconnait entre autre dispositions l’égalité entre
travailleurs africains et européens. En Côte d’Ivoire c’est autour du Syndicat Agricole Africains
(SAA) que s’organisa la lutte ouvrière.
Conclusion
En définitive, entre 1944 et 1950, le colonialisme français en Côte d’Ivoire plonge dans une
crise profonde caractérisée par des causes et des conséquences. L’aggravation du sous-
développement de la colonie, la contestation du pouvoir colonial puis la 2nde guerre mondiale et ses
effets sont les principales causes qui expliquent cette crise colonialisme en Côte d’Ivoire. Elle
suscite une lutte émancipatrice marquée par les actions des élus et celles des masses.
Cette crise du colonialisme n’a-t-elle pas aboutie sur l’accession à l’indépendance de
la Côte d’Ivoire ?
Sujet 9 : Les partis politiques et les forces parapolitiques dans le processus de décolonisation de la
Côte d’Ivoire.
Vers la fin de la seconde guerre mondiale, les Africains, conscients de leur situation tentent
de lutter pour leur autonomie. L’avancée de la Triple Alliance en Europe couplée à la peur de la
France de perdre ses colonies d’Afrique poussent le Général De Gaulle à organiser la Conférence
de Brazzaville. Les résolutions prises à cette conférence tenue du 30 janvier au 8 février 1944 et la
fin du mythe de l’invincibilité du colon amplifient la prise de conscience des colonisés africains.
En Côte d’Ivoire, le processus d’éveil politique qui a précipité le colonialisme dans une crise
43
commence en 1944. La conjugaison des actions des acteurs majeurs de la politique de la colonie
emmène les Ivoiriens à lutter pour leur émancipation de 1947 à 1950. Après l’échec de cette lutte,
ils collaborent avec l’administration coloniale jusqu’à l’indépendance le 07 août 1960.
Quelle est la contribution des partis politiques et des forces parapolitiques dans le
processus de décolonisation de la Côte d’Ivoire entre 1944 et 1960 ?
Notre travail consistera à montrer successivement le rôle des partis politiques dans le
processus de décolonisation de la Côte d’Ivoire et celui des forces parapolitiques.
Les partis politiques qui ont contribué à la décolonisation de la Côte d’Ivoire sont
composé de filiales de partis politiques français et des partis ivoiriens.
Créé le 9 avril 1946 par la fusion des principales associations ivoiriennes, le PDCI-RDA
est autorisé par un arrêté du gouverneur André Latrille en date du 30 du même mois. Par son
programme axé sur l’abolition de l’exploitation coloniale et son institution fondamentale qui est le
44
travail forcé, le PDCI-RDA dirigé par Félix Houphouët Boigny se révèle être un acteur important
de la lutte anticolonialiste en Côte d’Ivoire. Quant au PPCI, il est issu d’un comité électoral crée le
24 septembre 1945 pour soutenir la candidature de Me. Kouame Binzème à la première
constituante. D’idéologie conservatrice qui prône le maintien de l’ordre social et politique local, il
contribue à la reconnaissance des valeurs traditionnelles des Ivoiriens. Toutefois, il dû se rallié au
PDCI en 1946. Le PPCI, né par le biais d’un dissident du PDCI Etienne Djaument en 1948, se
voulait un partenaire loyal de collaboration colonisés et colons.
Les grandes chefferies comme celles des Abron, des Agni, des Baoulé, des Sénoufo,
gardèrent leur prestige social et spirituel. Les chefs surent s’adapter à la nouvelle cour politique et
participer à la vie politique nouvelle après 1945. Cette participation emprunta trois voies
principales en l’occurrence la formation dès 1945 d’un syndicat des chefs suprêmes et des cantons
qui défendent leur situation matérielle et morale, la filiation aux partis politiques ainsi que la
participation aux élections illustrée par le prince Abron Kouamé Adingra qui est élu conseillé
général en 1954. Quant aux associations ethniques et régionales, elles sont souvent de modeste
dimension mais joue un rôle prépondérant dans la vie politique coloniale. Les trois plus importantes
associations qui ont eu une influence indéniable sont l’Union des originaires de l’Ouest de la Côte
d’Ivoire (UOCOCO), l’Odienné Idéal et l’Union Voltaïque.
Les chefferies traditionnelles puis les associations ethniques et régionales sont des
forces parapolitiques ivoiriennes qui ont participé significativement à la décolonisation au
même titre que les syndicats.
45
2- Les syndicats
Patronal ou ouvrier, le mouvement syndical est soumis aux fluctuations de la vie politique
de la Côte d’Ivoire. On dénombrait en 1952, 22 syndicats patronaux qui embrassent l’ensemble
des différents des branches de l’activité économique coloniale ivoirienne. Les syndicats
patronaux conduis par les colons monopolisaient les domaines d’activités économique en
faisant régner le racisme et l’exploitation humaines. Pour infléchir cet état de la vie
économique, les Ivoiriens crées des syndicats ouvriers. Les principaux syndicats ouvriers sont
le Syndicat agricole africain créé en 1944 et dirigé par Félix Houphouët Boigny qui est le plus
important et le Syndicat des cheminots africains de la Régie Abidjan-Niger qui est le plus
puissant et le plus actifs puis dirigé par Gaston Fiankan et Konan Raphael.
Conclusion
Leçon 4 :
Vers la fin de la seconde guerre mondiale, les Africains, conscients de leur situation tentent
de lutter pour leur autonomie. L’avancée de la Triple Alliance en Europe couplée à la peur de la
46
France de perdre ses colonies d’Afrique poussent le Général De Gaulle à organiser la Conférence
de Brazzaville. Les résolutions prises à cette conférence tenue du 30 janvier au 8 février 1944 et la
fin du mythe de l’invincibilité du colon amplifient la prise de conscience des colonisés. En Côte
d’Ivoire, le processus d’éveil politique commence en 1944 qui marque le début de l’espoir et
s’achève par l’indépendance le 7 août 1960. Cette période de l’histoire politique ivoirienne fut
émaillée d’une succession de phases.
Quelles sont les différentes étapes successives de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire
de 1944 à 1960 ?
Notre travail s’articulera autour de trois points essentiels notamment les périodes de l’espoir
1944 à 1947, la lutte 1947 à 1950 puis la collaboration de 1950 à 1960.
La période de 1944 à 1947 dite de l’espoir est marquée par des facteurs internes et
externes.
La création des syndicats et partis politiques fut l’œuvre des élites ivoiriennes. Ces
syndicats et partis politiques apportèrent un soutien décisif au mouvement nationaliste. C’est le cas
du Syndicat Agricole Africain (SAA) créé le 10 juillet 1944. Il deviendra par la suite le Parti
Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) le 18 août 1946. Les élites ivoiriennes par leur action ont
également contribué à la prise de conscience et à l’espoir de leur peuple. En effet, les besoins de la
colonisation en salariat entrainent la formation d’instituteurs, de médecins et commis qui
constituent une élite intellectuelle qui créée un nouvel élan politique et entraine avec elle des
masses populaires. La religion a également influencé la vie politique de 1944 à 1947. En effet,
toutes les religions enseignent l’égalité de tous les Hommes devant Dieu. Cela entraine une prise
de conscience des colonisés ivoiriens qui réclame aussi cette liberté.
47
Aux facteurs internes exposés s’ajoutent des facteurs externes en l’occurrence la
Conférence de Brazzaville, la politique anticolonialiste de l’ONU, la création de l’Union
Française et l’action des Etats-Unis et l’URSS.
L’action des élus s’exprima dans les assemblées métropolitaines et dans les associations
locales. Dans les assemblées métropolitaines, l’action des élus ivoiriens fut inséparable de celle
élus de l’Afrique. En effet, peu nombreux pour constituer des groupes parlementaires, ces élus
s’apparentèrent aux grands groupes des partis politiques français. Dans cette optique, les élus du
PDCI étaient apparentés à l’Union Républicaine Progressiste (URP) qui à son tour était apparentée
au Parti Communiste Français car ils comptaient s’appuyer sur la majorité qu’avaient les
communistes au parlement français pour mener leur lutte.
48
Les actions des élus ont encouragé et entrainé les actions de masse marquées par des
luttes ouvrières et paysannes.
L’action de masse est marquée des luttes ouvrières et paysannes. Les plus remarquables
d’entre ces luttes sont la grève des cheminots de l’Afrique Occidentale Française (AOF) qui s’est
déroulée du 10 octobre 1947 au 16 mars 1948 puis la grève générale contre le code de travail
d’Outre-mer promulgué le 15 décembre 1952 qui reconnait entre autre dispositions l’égalité entre
travailleurs africains et européens. En Côte d’Ivoire c’est autour du Syndicat Agricole Africains
(SAA) que s’organisa la lutte ouvrière.
Face aux échecs des actions des élus et de celle de masse qui s’inscrivent dans le cadre
de la lutte de 1947 à 1950, les Ivoiriens collaborent avec l’administration coloniale jusqu’à
l’indépendance en 1960. Cette collaboration fut marquée par l’alliance du PDCI avec l’Union
Socialiste et Démocratique de la Résistance (USDR), la loi cadre de 1956 et la création de la
Communauté franco-africaine.
Initialement apparentés au PCF pour des raisons stratégiques de lutte, le PDCI et ses élus
avec à leur tête Félix Houphouët Boigny furent en 1950 un rapprochement avec l’Union Socialiste
et Démocratique de la Résistance (USDR) de René Pleven et de François Mitterrand : c’est le
désapparentement avec le PCF. Pour ce qui concerne la loi cadre ou la loi Gaston Defferre, elle
fut votée le 23 juin 1956 et prévoyait l’intégration des indigènes dans la vie politique de la colonie
et l’autonomie interne des territoires français d’Outre-mer à travers la décentralisation
administrative, le suffrage universel et le collège unique puis la création de gouvernements locaux.
Par ailleurs, elle a permis à Félix Houphouët Boigny d’entrer dans le gouvernant de Guy Mollet
formé du 1er février 1956 au 13 juin 1957.
En plus de l’alliance du PDCI avec l’USDR et la loi cadre, la collaboration fut également
marquée par la création de la Communauté franco-africaine.
49
2- De la création de la communauté franco-africaine en 1958 à l’indépendance
Conclusion
En définitive, l’histoire politique de la Côte d’Ivoire de 1944 à 1960 fut marquée par
trois étapes successives qui sont la période de l’espoir 1944 à 1947, la lutte de 1947 à 1950 et la
collaboration de 1950 à 1960. La phase de l’espoir est caractérisée par des facteurs internes et
externes. Les attentes de l’espoir qui n’aboutissent pas amènent les Ivoiriens à lutter par le biais
des actions des élus et celles de masse. Face aux échecs de la lutte de 1947 à 1950, les Ivoiriens
collaborent avec l’administration coloniale. Cette collaboration fut marquée par l’alliance du PDCI
avec l’Union Socialiste et Démocratique de la Résistance (USDR), la loi cadre de 1956 et la
création de la Communauté franco-africaine. Face au dévouement de Félix Houphouët Boigny,
l’administration coloniale finit par céder. Le 7 août 1960, la Côte d’Ivoire devient indépendante.
L’indépendance acquise, que deviendra la Côte d’Ivoire après Félix Houphouët Boigny ?
50
TROISIEME PARTIE : HISTOIRE MEDIEVALE DE
L’AFRIQUE DE L’OUEST
Sujet 3 : Etude comparée des institutions politiques des empires du Ghana et du Mali
51
Sujet 1 : Sondjata et la naissance du Mali.
Quelles sont les actions majeures posées par Sondjata et qui ont contribué à la
naissance de l’empire du Mali ?
Notre travail sera organisé autour de deux points essentiels. Le premier fera la présentation
de la personnalité de Sondjata et le second montrera le processus de la reconquête à la réunification
de l’empire du Mali.
Les évènements majeurs qui marquent de l’histoire de Sondjata sont d’une part son enfance
difficile et d’autre part sont exil forcé.
Sondjata est le fils de Maghan Kon Fatta et de Sogolon Kédjou. L’enfant dont la naissance
fut annoncé par un sourd grondement de tonnerre parti de l’Est jusqu’au couchant connut une
enfance difficile et maladive. En effet, jusqu’à l’âge de sept ans, il trainait encore par terre. Après
la mort de son père, le titre de successeur lui fut échu par son demi-frère sous les conseils des
anciens et ce, malgré le testament et la plaidoirie de Gnankouman Doua griot de son père.
Sassouman Bérété, la première femme du défunt roi devenue toute puissante, va exiler Sogolon et
son fils dans l’arrière cours du palais qui lui servait de débarras. Pour avoir été humilié par sa
coépouse à propos d’un prêt de feuille de baobab, Sogolon Kédjou incite son fils à marcher afin de
laver l’affront infligé à sa mère. Au lendemain de cette marche miraculeuse, la popularité de
52
Sondjata grandissait au point de devenir une menace pour Sassouman Bérété. A présent l’exil de
Sondjata est imminent.
L’histoire du personnage de Sondjata est non seulement marquée par son enfance
maladive mais également par son exil.
2-L’exil de Soundjata
Face aux actes malveillants de Sassouman Bérété, Sogolon Kédjou décide de s’exiler avec
ses enfants. Sous l’influence de sa mère, Dankara Touma fait enlever de manière subtile le griot
que le père de Sondjata lui avait laissé. Ainsi, partis de Niani, Sogolon et ses enfants se rendirent
successivement chez les rois Mansa Konkon, Tabon, Wagadou-Tounka et finalement se fixèrent
pour plusieurs années à Mema après du roi Moussa Tounkara. Après trois ans, celui-ci n’ayant pas
de fils nomma Sondjata Kankoro-Sigui c’est-à-dire vice-roi. Dans la même période, la situation au
Mali devenait de plus en plus difficile à cause notamment des troubles semés par le roi sorcier du
Sosso nommé Soumangourou Kanté. C’est alors que le mandingue songea à Mari Djata en envoya
une mission à sa recherche et le trouva à Mema. Après avoir enterré sa mère, il prit le chemin de
la terre natale.
A dix-huit ans, il avait la majesté du lion et la force du buffle. Sa voie était l’autorité,
et il était l’homme du pouvoir au mandingue. Ainsi, il décida de reconquérir le mandingue et
de procéder à son unification.
Les moyens qui ont permis à Sondjata de procéder à la reconquête du Mali sont des soutiens
et allégeances dont il a bénéficié. En effet, le roi de Mema, Farin Tounkara lui donna une
importante excorte de cavalerie dirigée par ses fils Farin Birama et Farin Diassigui. Cette troupe
fut renforcée par un autre contingent fournit par le roi du Wagadou. En plus, la jonction fut faite
avec les Kamara et les Dialonké. Sondjata disposait désormais de cinq corps d’armée. La cavalerie
et les fantassins de Mema, ceux de Wagadou et les trois tribus de l’armée de Tabon Wana-Fran
Kamara.
53
Avec les soutiens et allégeances dont il a bénéficié, Sondjata mène des batailles et
parvient à la réunification du Mali.
Plusieurs batailles sont livrées entre Tabon et le fleuve Niger notamment à Negueboria et à
Kankigné, mais la bataille de Kirina 1235 fut la plus décisive et celle qui amène Mari Diata à la
tête du Mandingue. En effet, Fakoli Koroma se querellait avec son oncle qui lui avait spolié sa
femme Kilia. Il se rebella avec une bonne partie de l’armée et rejoint Sondjata Keita. Son relimant
fut déterminant car il connaissait les faiblesses de son oncle. Avec ce dernier apport, Sondjata
parvint alors à vaincre le roi du Sosso, Soumangourou Kanté qui prit la fuite. Après la destruction
du Sosso, Soundjata bâti un nouvel Etat pluriethnique. Ses troupes empruntaient trois directions
sous le commandement de trois chefs armés.
Conclusion (A compléter)
Introduction
-Présentation du sujet
-Problématique du sujet
-Annonce du plan
Mansa désigne « rois des rois, empereur ou chef suprême ». Le terme Mansa implique aussi un
commandement militaire, le droit de commander des troupes, d’imposer l’ordre par les armes.
En somme, ce concept est lié à la force. La notion de Mansa traduit l’idée de prestige.
54
Fondements du pouvoir
Le régime politique était la monarchie. Le Mansa avait instauré une monarchie traditionnelle
d’essence animiste et islamique. Une chose est certaine, l’Islam est un fait nouveau par rapport au
Ghana. Il joue très tôt un rôle très important. Il constitue un support, un appui essentiel du pouvoir
qui fait partir de la politique du roi.
La cour impériale
Nous trouvons à la cours du Mali, un certain air musulman qui fait défaut au Ghana. L’étiquette
très minutieuse règle la vie de la cour. Le Mansa vivait retiré dans ses palais à la manière orientale.
Le souverain est entouré de nombreux personnages qui rehaussent son prestige. Ce sont le vice-
roi, les juristes, les gouverneurs, les juristes.
Le mode de succession
La succession royale a lieu de père en fils. Le système successoral légitime est essentiellement
patrilinéaire direct.
Sécurité : le Mansa assure la sécurité des citoyens et surtout des étrangers. Pour ces
derniers, il existait une police des routes pour garantir la sécurité sur les pistes caravanières
pendant les voyages.
Intégrité du territoire : le Mansa est le garant de l’intégrité du territoire dont il doit assurer
la défense contre les ennemis et envahisseurs.
Au plan intérieur, il doit briser les autonomistes de clans et celui des villes neuves comme
Tombouctou, Djenné, Gao. Il doit maintenir l’équilibre entre les différentes couches
sociales qui ont des visées sur l’Etat.
Au plan extérieur, il conclut des accords avec l’extérieur. Il s’agit des relations
diplomatiques régulières avec l’Afrique du Nord.
II-L’armée et la justice
1-L’armée
55
Le chef de l’armée était le Mansa. L’armée était la principale force de l’empire du Mali. Elle
comptait 100 000 hommes entre 1312-1337, dont 10 000 cavaliers.
Son rôle est d’assurer la défense du territoire et la protection des pays méridionaux. L’armement
était constitué de flèches, sabres, javelots, lances, carquois et arcs. Les officiers du Mansa sont ses
soldats et sa garde recevait des dotations foncières, il s’agit de commandement territoriaux. De
simples dyon (esclaves) ou dyon sondigui (chef d’esclave) commandaient des garnisons.
2-La justice
Le Mansa est le chef de la justice, en assure à tous les habitants du Mali. Il rend la justice pendant
les audiences et à la mosquée. Il est assisté dans ses audiences par le cadi, juge musulman, grand
personnage de l’Etat. Il était un lettré, et savait lire le droit.
Les décisions de l’empereur s’appliquent à tous les sujets. Il s’agit d’arrêts fermes et exécutoires.
Les sanctions étaient sévères. Il s’agit d’emprisonnement, de bastonnades. Dans droit coutumier,
la loi du talion était la règle.
Conclusion
Institutions politiques solides, fortes, appuyés par une puissante aristocratie politique
garantissant l’ordre et le développement de la société. Le pouvoir est centralisé entre les mains de
l’empereur qui dispose d’une cour, d’une armée, de ressources financières.
56
évolutions des empires du Ghana et Mali. Ces deux Etats du Soudan occidental qui ont régné entre
les VIIIe et XVe siècles s’étendaient respectivement du désert au Nord à la zone forestière au Sud
puis de l’Océan Atlantique à l’Ouest au fleuve Niger à l’Est. Bien qu’ayant existés à des périodes
différentes, ces deux empires présentent quelques ressemblances mais aussi des dissemblances au
niveau de leurs organisations politiques.
Quelles sont les ressemblances et les dissemblances au niveau des institutions politiques
des empires du Ghana et du Mali ?
Notre travail s’articulera autour de deux points essentiels. Le premier traitera les
ressemblances et dissemblances des attributs des pouvoirs impériaux du Ghana et du Mali tandis
que le second montrera les points de ressemblances et de dissemblances de la justice et de l’armée
de ces deux empires.
Le Ghana et le Mali sont deux Etats monarchiques qui ont des conceptions différentes
de la royauté.
Concernant la monarchie, ces deux Etats du Moyen âge fonctionnaient sur le mode impérial
avec un pouvoir centralisé émanant d’une personne, l’empereur c’est-à-dire le Mansa du Mali et le
Kaya Manga pour le Ghana. L’empereur imposait son pouvoir sur un vaste espace regroupant
tribus, peuples et royaumes divers. Ce pouvoir s’exerçait de manière plus ou moins centralisée, en
fonction des conditions dans lesquelles les territoires avaient été soumis et de la manière dont
l’empereur entendait l’exercer. Il était relayé par des gouverneurs nommés par le pouvoir central
ou par des chefs locaux versant tribut. L’empereur du Mali et celui du Ghana imposèrent ainsi une
autorité assez centralisatrice. A Mali par exemple, les Farins ou gouverneurs étaient envoyés au
nom de l’empereur dans les douze provinces qui constituaient l’empire.
Le Ghana et le Mali ont aussi des différences liées à la conception de la royauté. Ces
différences sont perceptibles à travers le fondement du pouvoir, le mode de succession et la
vie à la cour impériale.
Au Ghana, le pouvoir est fondé essentiellement sur l’animisme. Ce caractère animiste est
symbolisé par le Bida qui est un serpent-noir sacré vénéré, symbole de vitalité, de l’espoir et de
prospérité de l’empire. Selon la tradition, la mort du Bida aurait entrainé la famine, la misère, les
57
dispersions et la disparition de l’or. Au Mali par contre, le pouvoir était fondé particulièrement sur
l’Islam. Il constituait un appui essentiel du pouvoir et faisait partie de la politique du roi. L’islam
intervenait dans ce sens pour briser les cultes animistes locaux, facilitait les échanges commerciaux
et va donner l’enseignement coranique qui a formé la base de l’instruction. Concernant le mode de
succession, il est matrilinéaire au Ghana. L’élément fondamental de cette succession est le neveu.
Autrement dit, c’est le fils de la sœur du roi qui est le potentiel successeur au trône. Au Mali, selon
la coutume Mandingue, l’héritage est passé au fils aîné du défunt roi. Le mode de succession est
ainsi patrilinéaire. Aussi, dans les deux Etats, la vie à la cour est relativement identique avec les
mêmes personnages : le Roi et son entourage. Cependant, si au Ghana la vie à la cours affiche un
air animiste et moins rythmé, au Mali, elle est plus rythmée avec un air musulman.
Les deux empires ont évolué suivant un régime monarchique. Ils ont conçu
différemment leur royauté, chose perceptible dans le fondement du pouvoir, le mode de
succession et la vie à la cour royale. La justice et l’armée du Ghana et du Mali sont aussi
comparable.
Relativement identiques dans les deux monarchies, la justice est sujette à promotion au
Mali. Au Ghana comme au Mali, l’empereur est le chef suprême de la justice. Ces décisions
s’appliquent à tous les sujets lors des audiences. Dans ces Etats, deux types de justices existaient.
Une justice musulmane basée sur le coran et une justice animiste fondée sur la tradition et les
coutumes. Elles se rendaient sous des coupoles avec quelques fois des sanctions sévères. La
promotion de la justice au Mali se mesure dans l’importance que l’empereur accordait au Cadi. Le
Cadi est un juge musulman lettré et éclairé qui aidait le roi dans sa tâche de juge. Cette
institutionnalisation du Cadi a jeté les bases de la création des centres judiciaires et des écoles avec
une activité importante des érudits, ce qui n’existait pas au Ghana. Les justices musulmane et
animiste étaient pratiquées aussi bien au Ghana qu’au Mali. Néanmoins, l’importance accordée au
Cadi dans le Mandingue a donné un cachet assez particulier à la justice de cet empire.
58
Dans ces Etats, deux types de justices existaient. Une justice musulmane basée sur le
coran et une justice animiste fondée sur la tradition et les coutumes. L’armée reposait de sur
une organisation militaire avec des différences.
L’armée des deux Etats occupait une place très importante. Elle reposait sur une
organisation militaire mais l’avènement de la cavalerie au Mali est évènement majeur et une
innovation dans les stratégies de conquête. L’armée assurait la sécurité et la défense des territoires.
Au niveau du Ghana, l’armée comptait deux cent mille (200 000) hommes contre cent mille
(100 000) hommes au Mali. Quant à l’armement, il était constitué de sabres, de javelots, de lances,
de carquois et des arcs. La cavalerie au Mali demeure la principale force de frappe. Elle comptait
dix milles (10 000) cavaliers. Les chevaux étaient recherchés et payés fort chers par le Mansa.
Conclusion
Toutefois, comment le Songhaï va-t-il raffiner les institutions politiques de ces Etats ?
59
QUATRIEME PARTIE: GEOGRAPHIE : EXERCICES
PRATIQUES
Sujet 5: La gestion des ressources naturelles est un défi pour le développement durable en Côte
d’Ivoire.
60
Sujet 9 : Les activités humaines en milieu rural, essentiellement tournées vers l’appropriation et
l’exploitation des ressources naturelles, portent de graves atteintes à l’environnement en Côte
d’Ivoire.
1-Justifier cette assertion
2-Qu’en pensez-vous ?
Sujet 12: Le développement de l’économie de plantation est l’un des principaux facteurs de
dégradation de l’environnement en Côte d’Ivoire.
1-Justifez ou expliquez
2-Discutez ou qu’en pensez-vous ?
Sujet 14: Gestion des ressources naturelles et développement durable en Côte d’Ivoire.
Sujet 17 : Périurbanisation et conflits fonciers dans les grandes villes de la Côte d’Ivoire : enjeux
et acteurs
61
EXERCICES DE DISSERTATION
Développement 1
I-Les activités agricoles : sources de destructions environnementales
62
1-Dégradation des forets et des sols
2-Pollution de l’eau, l’aire et les mers
3-La savanisation et la perte de la biodiversité
II-L‘agriculture est productrice de richesse
1-Les cultures commerciale, l’élevage et la pèche soutiennent l’économie
2-Les productions agricoles favorisent les activités industrielles et commerciales
III-Elles contribuent à l’amélioration des conditions de vie des hommes
1-La nourriture
2-La construction de bien/ infrastructure socio-économiques
3-L’emploi
Conclusion
63
-Temporelle : Depuis le début du XIXe siècle
Thème : Agriculture et eau
Reformulation :
-Les activités agricoles sont fortement liées / dépendantes de l’eau
-Sans l’eau, il est impossible de pratiquer l’agriculture.
Problème :
Ici, le problème est de montrer que l’activité agricole est étroitement liée à l’eau (composée des
eaux souterraines, de surface et les précipitations).
Situation-problème :
Les ressources hydrique suffisent-elles pour développer/pratiquer les activités agricoles ?
La pratique de l’agriculture ne nécessite-t-elle que les ressources hydriques ?
Problématique :
L’eau est un facteur essentiel au développement des activités agricoles. Cette activité a besoin
d’autre éléments aussi bien naturels que humain.
Annonce du plan :
Dans ce travail, nous montrerons successivement que les activités agricoles ont besoin d’eau, des
autres facteurs naturels puis de l’homme.
Notre travail comportera trois parties. La première montrera l’utilité de l’eau dans les activités
agricoles. La seconde traitera de l’importance des autres éléments naturels. La troisième présentera
le rôle indéniable de l’Homme dans cette activité.
Développement
I-L ‘eau est une ressource très importante pour l’agriculture
1- Les ressources hydriques de surface et souterraines pour l’irrigation.
2- Les précipitations pour l’arrosage naturel.
II-D ‘autres éléments naturels sont aussi important pour cette activité.
1- Les sols et la végétation
2- Le climat (température, hygrométrie, ensoleillement…)
III-L ‘ingéniosité de l’homme participe également à la mise en place des activités agriculture.
1- La diversification des techniques et méthodes de culture.
2- La recherche agronomique (intrants, semences, OGM….)
64
CONCLUSION
(A construire)
Brouillon :
Mot-clé : freiner : ralentir, réduire, un fluer sur le court…
Concepts :
Croissance : élévation, augmentation, évolution croissante.
Démographie : relatif à la population, nombre de personnes vivant sur un territoire à un moment
donné…
Borne :
Spatiale : Monde
Temporelle : Moitié du XXe siècle
Thème : Croissance démographique galopante.
Reformulation : Y-a-t-il des moyens efficaces qui s’offrent à l’humanité pour infléchir
significativement et durablement l’augmentation de la population mondiale ?
Problème :
Ici, il s’agit de montrer que trouver des moyens pour ralentir l’évolution actuelle de la population
mondiale est une nécessité.
Situation-problème :
Comment l’humanité doit-elle si prendre pour influer durablement sur l’évolution galopante qui
caractérise la population mondiale actuelle ?
65
Problématique :
La croissance rapide de la population mondiale actuelle nécessite une action urgente en vue de son
infléchissement.
Annonce du plan :
Notre travail est composé de trois parties. La première présentera la croissance démographique
mondiale. La seconde fera une analyse des problèmes liés à la démographie galopante actuelle. La
troisième mettra en exergue des moyens de ralentissement d la population.
Introduction
Les relations entre la croissance de la population mondiale, les ressources et le
développement sont au centre des débats qui animent la scène internationale. Il faut entendre par
croissance, une augmentation quantitative. Quant au mot démographie, il est relatif au nombre total
de personnes vivant sur la terre ou sur un territoire à un moment donné. Ce sujet concerne le monde.
Depuis le XVIIe siècle, les évolutions technologiques ont améliorés considérablement les
conditions de vie des hommes en faisant croître leur nombre. Cela pose d’énormes problèmes au
point d’emmener l’humanité à se demander s’il est possible de trouver des moyens pour ralentir
l’évolution galopante actuelle de la population mondiale. Dans ce sujet, il s’agit de montrer qu’il
est nécessaire d’infléchir l’augmentation rapide qui caractérise la population mondiale actuelle.
Comment l’humanité doit-elle s’y prendre pour ralentir l’augmentation rapide de la population
mondiale ? Vue les innombrables problèmes qui sont liés à l’augmentation de la population
mondiale, trouver les moyens pour son infléchissement est une action urgente. Dans notre travail,
nous montrerons successivement les caractéristiques de la croissance démographique, ses
conséquences et les actions en faveur de son ralentissement.
66
1- Les déséquilibres environnementaux
2- Les problèmes de développement économique
3- Les problèmes de la qualité de vie (famine, chômage, maladies, banditisme…)
III-La nécessité de gérer durablement la croissance démographique mondial
1- Des coopérations à toutes les échelles
2- Des politiques démographiques viables
3- Un changement de comportement des populations
Conclusion
(A construire)
67
Assurément, l’homme, par la relation très étroite qu’il entretien avec les ressources hydrique les
détruit.
Annonce du plan
Dans ce travail, nous montrerons respectivement que les activités de l’homme et son mode de vie
dégrade l’eau et que cette dégradation a des conséquences sur le développement.
Développement
Introduction
L’eau est une ressource naturelle très importante pour l’homme et ses activités. L’homme est
l’ensemble de personnes qui habite la planète terre. Quant à l’environnement hydrique, elle désigne
les ressources en eau composée des eaux souterraines, des eaux de surface puis des précipitations.
Ce sujet concerne le monde. Depuis le XIXe siècle, la diversification des activités économiques et
sociales pour répondre au besoin de l’homme a fait peser une pression énorme sur l’eau.
68
L’humanité contribue donc à la destruction de l’eau. Dans ce sujet, le problème est de montrer que
les hommes constituent une source non négligeable de la destruction des ressources en eau. De
quelles manières l’homme détruit-il les ressources en eau qui pourtant lui rendent d’énormes
services ? Assurément, l’homme par la diversification de l’usage de l’eau la dégrade. Dans ce
travail, nous montrerons successivement que les activités de l’homme portent atteinte à l’eau ainsi
que son niveau de vie et que cette dégradation de l’eau menaces l’homme et ses activités.
Sujet 5: La gestion des ressources naturelles est un défi pour le développement durable en Côte
d’Ivoire.
Mot-clé :
Défi : problème, obstacle, frein
Concepts :
Ressources naturelles : Ensemble des éléments de l’environnement composé de l’eau, l’air et la
terre.
Développement : Il a un double sens : Les activités économiques créatrices de richesse et
l’amélioration des conditions de vie des hommes.
La durabilité : suppose la satisfaction des besoins de la population actuelle sans pour autant
compromettre ceux des générations future.
Borne :
Spatiale : Cote d’Ivoire
Chrono : 1992 ; 1995 avec le Livre blanc de l’environnement en Côte d’Ivoire.
Thème : La gestion des ressources naturelles et le développement durable.
Reformulation :
L’utilisation des composants de la nature par les activités de l’homme constitue un véritable frein
au développement des activités économiques et l’amélioration des conditions de vie des
populations en Côte d’Ivoire.
Problème :
69
Ici, le problème est de montrer que l’utiliser des ressources naturelles et les conséquences qui en
découlent menacent perpétuation des activités économique et l’amélioration des conditions de vie
en Côte d’Ivoire.
Situation-problème :
En quoi l’utilisation des ressources naturelles pour les besoins de l’homme et les conséquences
sous-jacentes constituent-elles une menace / un frein au développement de la Côte d’Ivoire ?
Problématique :
Assurément, la gestion des ressources naturelles et les conséquences qu’en découlent posent de
sérieux problèmes à la satisfaction des besoins des populations actuelles et à la préservation de
ceux des générations futurs.
Annonce du plan :
Dans ce travail, nous montrerons respectivement l’état des lieux de l’environnement en Côte
d’Ivoire, ses conséquences et les stratégies de lutte mise en place pour édulcorer les conséquences.
Développement
I-Etat des lieux (problèmes environnementaux)
1- La déforestation préoccupante
2- La pollution de l’eau et de l’air
3- Surexploitation des ressources halieutiques
II-Les conséquences
1- Sur l’environnement (économique, sociaux)
2- Sur le développement (économique, population)
III-Stratégie de lutte
1- Moyens institutionnel (Ministère de l’Environnement, BNETD, ONG)
2- Moyens judiciaire
Introduction
La relation entre la dynamique démographique, les ressources naturelles et le développement sont
au centre des débats internationaux actuels. Les ressources naturelles désignent l’ensemble des
éléments de l’environnement composé de l’aire, l’eau et la terre. Quant au développement, il renvoi
à des réalités que sont les activités économiques productrices de richesse et de l’amélioration des
70
conditions de vie de l’homme. Ce sujet concerne la Côte d’Ivoire. Au lendemain du sommet de la
terre de RIO de JANEIRO en 1992, ce pays décide d’analyser son état environnemental en 1995
en liaison avec son développement. L’utilisation des composants de la nature par les activités de
l’homme constitue un véritable frein au développement des actions économique et à l’amélioration
des conditions de vie des populations ivoiriennes. Ici, le problème est de montrer que la gestion
des ressources naturelle en Côte d’Ivoire et les menaces qu’elle fait peser sur l’environnement et
le développement freinent l’essor des activités économiques et l’amélioration des conditions de
vie. En quoi la gestion des ressources naturelles constitue-t-elle un frein au développement à long
terme de la cote d’Ivoire ? Assurément, l’utilisation irrationnelle des ressources naturelle est un
blocage pour le développement en côte d’Ivoire. Dans ce travail, nous montrerons successivement
les états des lieux de l’environnement en côte d’ivoire, ses conséquences et ses stratégies contre
celle-ci.
71
- Ministère de l’assainissement (Agence Nationale de Gestion des Déchets)
- BNETD
- ONG porté par le WWF
2- Le cadre juridique et règlementaire
Cadre juridique
- International
- National
Réglementaire
Brouillon :
Mot-clé : dégradation : destruction
Concepts :
Economie de plantation : agriculture (culture commerciales)
Environnement : ensemble des ressources naturelles
Bornes :
Spatiale : Côte d’Ivoire
Chrono : 1960
Thème : Agriculture et environnement
Reformulation :
Les activités agricoles détruisent considérablement les ressources naturelles en Côte d’Ivoire.
Problème :
Montrer que l’agriculture est un facteur avéré de la destruction des ressources naturelles de la Côte
d’Ivoire.
Consigne1 : Justifier
Situation-problème :
De quelles manières l’agriculture détruit-elle les ressources naturelles de la Côte d’Ivoire ?
72
Problématique :
Assurément, les activités agricoles sont des facteurs avérés de la destruction des ressources
naturelles en côte d’ivoire.
Annonce du plan :
Dans ce travail, nous montrerons que les activités agricoles détruisent les ressources en eau ainsi
que les éléments physiques de la nature tels que la forêt, la biodiversité, l’eau et les sols.
73
Borne :
Chrono : 1960
Spatiale : Côte d’Ivoire : pays francophone situé en Afrique de l’Ouest.
Thème : Migration et développement en Côte d’Ivoire
Reformulation :
Les migrations favorisent ou sont de puissants facteurs du développement en Côte d’Ivoire.
Problème :
Le problème, ici est de montrer que les migrations favorisent le développement de la Cote d’Ivoire.
Consigne
Justifier
Situation-problème :
-Comment les migrations participent-elles au développement de la cote d’ivoire ?
-De quelles manières les migrations participent-elles au développement en côte d’ivoire ?
Problématique :
Assurément, les migrations ont un impact bénéfique sur les activités productrices richesses, et par
ricochet, sur le bien-être social des populations ivoiriennes.
Annonce du plan :
Dans ce travail, nous montrerons respectivement que les migrations en Côte d’Ivoire favorisent la
mise en place d’activité économique et que les richesses produites contribuent à l’amélioration du
bien-être des populations.
Développement
I-Les migrations : facteurs de croissance économique
1-Facteur de création d’activité par la mise en valeur de la zone forestière ivoirienne
2-Mains d’œuvre abondante et marché de consommation
II-Les migrations : facteur de développement social
1-Flux des capitaux (enrichissement des pays émetteurs)
2-Investisseurs les activités socio-économiques
3-Facteur de brassage culture
Consigne 2
Qu’en pensez-vous ?
74
Situation-problème :
Les migrations ne contribuent-elles pas à freiner le développement en côte d’ivoire ?
Les migrations ne constituent-elles pas un frein/ un obstacle majeur au développement de la CI ?
Au-delà de leur immense contribution au développement de la côte d’ivoire, les migrations ne sont-
ils pas un ralentissement de ce développement ?
Problématique :
Certainement, les migrations constituent de véritables freins pour le développement de la côte
d’ivoire malgré leur immense contribution à la vie économique et sociale de ce pays.
Des migrations concourent, indéniablement au développement de la CI mais elle n’en constitue pas
moins un frein.
Annonce du plan :
Dans ce travail, nous montrerons successivement la contribution des migrations au développement
en côte d’ivoire puis ses effets pervers sur les activités économique et le bien-être
Développement
I-Les migrations : puissants facteurs de développement en Côte d’Ivoire.
1- Les activités économiques (agriculture, commerce, élevage, industrie, mines)
2- La vie sociale
II-Les migrations sont sources de problèmes économiques
1- Accaparement des principaux secteurs économiques et fuites des devises/ capitaux
2- Destruction du tissu économique/ risque économique
II-Les migrations impactent négativement la vie sociale
1- Le conflit lié à la terre
2- La non-maitrise des aménagements
Sujet 9 : Les activités humaines en milieu rural, essentiellement tournées vers l’appropriation et
l’exploitation des ressources naturelles, portent de graves atteintes à l’environnement en Côte
d’Ivoire.
1-Justifier cette assertion
2-Qu’en pensez-vous ?
75
Brouillon :
Mot-clé : Atteintes : préjudices, une incidence sur, impacter négativement, détériorer, détruire.
Concepts :
-Activités humaines (en milieu rural) : agriculture, activité qui utilise les ressources naturelles pour
la production de biens utiles à l’homme (spéculations commerciale)
-Environnement : c’est l’ensemble des ressources naturelles.
Borne :
-Chrono : 1960 : la CI axe sa politique de développement économique et social sur l’agriculture et
l’exploitation….
-Spatiale : Côte d’Ivoire : pays francophone situé en Afrique de l’Ouest.
Consigne 1: Justifier
Situation-problème :
-De quelles manières les activités agricoles détruisent-elles les ressources naturelles de la cote
d’ivoire ?
-Comment l’agriculture détruit-elle les ressources naturelles de la Côte d’Ivoire ?
Problématique :
Assurément, l’agriculture ivoirienne est un facteur avéré de la destruction des ressources naturelles
de ce pays.
Annonce du plan :
Dans ce travail, nous montrerons successivement que les activités agricoles détruisent les
ressources en eau puis qu’elles dégradent fortement les sols, la forêt et l’atmosphère en Côte
d’Ivoire.
76
Plan détaillé du développement
I-L‘agriculture ivoirienne : facteur de dégradation des ressources en eau
1- Les eaux souterraines et les précipitations
2- Les eaux de surfaces
II-L ‘agriculture détruit les forêts et les sols (facteurs de production)
1- La forêt
2- Les sols
II-L’agriculture dégrade l’atmosphère
1- Le climat
2- L’air
3- La température élevée
77
1- Les devises pour l’Etat (PIB)
2- Les industries et commerces (soutien)
III-L’ agriculture : activité contributrice au bien-être social des populations
1- L’alimentation
2- Source d’emploi et de revenu
3- Construction d’infrastructure socio-économique
Conclusion
Elle comporte deux parties essentielles :
- Le bilan ou la synthèse (bilan + réponse à la question)
- Ouverture qui découle de la réponse
Brouillon
1- De quoi parle le sujet ? (concepts)
2- Comment en parle-t-il ? (Mot-clé et relation avec les concepts)
- Environnement
- Développement (impact, rapport, relation)
Bornes :
Spatiale :
Côte d’Ivoire : pays francophone de l’Afrique de l’Ouest dont l’agriculture est le pilier de
l’économie.
Chronologique :
-Depuis 1960, le choix en matière de politique de développement essentiellement tournis vers
l’agriculture détruisent les ressources.
-Depuis 1992, la conférence de RIO a provoqué une prise de conscience chez les gouvernants de
ce pays quant aux répercussions des activités économique sur l’environnement depuis 1960.
Reformulation :
La production de richesses par les activités économiques et l’amélioration des conditions de vie
qu’elle favorise impactent sur les ressources naturelles en Côte d’Ivoire.
78
Situation-problème :
De quelles manières la production de richesses et l’amélioration des conditions de vie des hommes
détruisent-elles les ressources du milieu naturel de la Côte d’Ivoire ?
Problématique :
Les ressources naturelles sont détruites par les activités économiques ?
(Suite)
Reformulation :
L’agriculture est un puissant facteur de la croissance économique et de l’amélioration des
conditions de vie des Ivoirins.
Consigne 1
Situation-problème :
Comment les activités agricoles contribuent-elles au développement de la Côte d’Ivoire ?
Développement
I-Production de richesse
1- Part dans le PIB, les exportations
2- Soutient l’industrie et le commerce
II-Bien-être social
1- Equipement socio-économique
2- Emploi nourri
Consigne 2
Situation-problème
L’agriculture ne contribue-t-elle qu’à produire la richesse et à améliorer les qualités de
vie des populations ?
79
Outre ses nombreux avantages, l’agriculture ne provoquent-elles pas des problèmes
environnement et socio-économiques ?
Problématique :
Les activités agricoles favorisent la production de richesses qui améliorent les conditions de vie
des populations mais elle constitue également une source de problèmes environnementaux et socio-
économiques.
Développement
I-L‘agriculture : facteur de croissance économique et du bien-être social
1- Produire des richesses
2- Améliorer les conditions de vie des populations
II-L’agriculture est source de nombreux problèmes environnementaux
1- Dégradation/ destruction
2- Pollution
III-Sources de problèmes socio-économiques
1- Au plan social (conflit foncier, famine, maladie)
2- Au niveau économique (chômage, pauvreté)
Introduction
L’agriculture est une activité essentielle développer dans la plupart des pays du monde
surtout ceux qui sont en voie de développement. Le terme agriculture fait référence à l’ensemble
des activités de mise en valeur des ressources naturelles en vue de produire des biens pour l’homme.
Quant au développement, il prend en compte deux dimensions à savoir la production de richesse à
travers les activités économiques et l’amélioration des conditions de vie des populations. Ce sujet
porte sur la Côte d’Ivoire. Depuis son accession à l’indépendance en 1960, ce pays francophone de
l’Afrique de l’Ouest a axé son développement sur les activités agricoles. C’est dans cette optique
qu’un auteur affirme que les activités agricoles contribuent fortement à la croissance économique
et l’amélioration des conditions de vie des populations Ivoiriennes. En réalités, les activités
agricoles ne servent-elles qu’à produire de la richesse et améliorer les conditions de vie ? Certes,
l’agriculture est un puissant facteur de développement en côte d’ivoire mais elle est également
80
sources de problèmes environnementaux et socio-économiques. Dans ce travail, nous montrerons
successivement que l’agriculture favorise le développement de la côte d’ivoire mais qu’elle est
source de nombreux problèmes.
Sujet 12: Le développement de l’économie de plantation est l’un des principaux facteurs de
dégradation de l’environnement en Côte d’Ivoire.
1-Justifez, expliquez
2-Discutez ou qu’en pensez-vous ?
Brouillon
Mots-clés :
Dégradation : destruction/ pollution
Concepts :
Plantation : agriculture essentiellement tournée vers les spéculations ou cultures de rente.
Environnement : ensemble des ressource naturelles
Borne :
Chrono : 1960
Spatiale : Côte d’Ivoire
Reformulation : Des activités agricoles, essentiellement axées sur les cultures de rente détruisent
considérablement les ressources naturelles de Côte d’Ivoire.
Consigne 1 : Justifiez
Situation-problème :
De quelles manières les activités agricoles spécifiquement liées aux cultures commerciales
détruisent-elles les ressources naturelles de la Côte d’Ivoire ?
Développement
I-Déforestation préoccupante
1-L’agricolture détruit la végétation, l’ et les sols
2-L’élévage utilisent la végétation et l’eau
II-Appauvrissement des sols et réduction de la biodiversité
81
1-Les usages irrationnels des terres les appauvrissent
2-La diversité biologique des espèces végétales et animales est menacée de disparition
III-Pollution des eaux et l’air
1-L’agriculture pollue les eaux par l’usage des pesticides
2-L’élévage produit du méthane qui pollue l’air
Situation-problème :
Outres leurs nombreux impacts négatifs sur les ressources naturelles, les activités agricole tournées
vers les productions industrielles ne participent-elles pas au développement de la Côte d’Ivoire ?
Brouillon :
82
Pollution : dégradation d’un milieu naturel par la diffusion d’agents matériels susceptibles de le
rendre malsain et dangereux.
Plastique : articles ménagers ou industrielles fabriqués à partir du caoutchouc ou dérivés des
hydrocarbures.
Bornes :
Spatiale : Côte d’Ivoire
Chrono : 1960 / 1992
Thème : Les plastiques
Reformulation :
On se demande s’il est possible de trouver des moyens susceptibles d’infléchir significativement
la dégradation des ressources naturelles par les articles en plastique au regard de leurs conséquences
multiples sur le développement de la Côte d’Ivoire et l’environnement.
Problème :
Situation-problème :
-Existe-t-il des moyens capables de diminuer considérablement et durablement la pollution aux
plastiques en Côte d’Ivoire ?
-Au regard de son utilité et des conséquences irréversibles qu’il a sur les ressources naturelles et le
développement, est-il possible de trouver des stratégies pour infléchir la pollution des plastiques
en Côte d’Ivoire ?
Problématique :
Les plastiques sont importants en Côte d’Ivoire. Toutefois, les graves menaces qu’ils font peser sur
l’environnement et le développement emmènent les gouvernants à rechercher des stratégies pour
réduire la pollution qu’ils induisent.
Annonce du plan :
Dans notre travail, nous montrerons que les plastiques sont sources de nombreux problèmes, qu’ils
sont liés au développement puis qu’ils nécessitent une gestion planifiée pour un développement
durable en côte d’ivoire.
83
Introduction
84
I-Les plastiques sont sources de nombreux problèmes en Côte d’Ivoire.
1- Ils détériorent la qualité des ressources naturelles (eau+aire+sol) au niveau
environnemental.
2- Au niveau sanitaire (maladie respiratoire, parasite, piqure de moustique)
II-Les pollution aux plastiques et le développement sont liés
1- Augmentation de la population Ivoiriennes.
2- Accroissement des besoins et des usages
3- Des enjeux économiques (intérêt) des devises important sont générés par les activités liées
aux plastiques.
II-La pollution aux plastiques nécessite une gestion durable pour promouvoir le
développement de la CI.
Brouillon
Concepts :
Ressources naturelle : Les composantes de l’environnement
Développement : Deux dimensions à savoir la croissance économique et l’amélioration du-bien-
être social.
Borne :
Chrono : 1992/1960
Spatiale : Côte d’Ivoire
85
Thème : Environnement et développement
Reformulation :
Les activités économiques productrices de richesse et l’amélioration des conditions de vie des
Ivoiriens ont un impact sur les ressources naturelles de la Côte d’Ivoire.
Problème :
Le problème est de montrer que la croissance économique que favorisent les activités économique
ajoutée à l’amélioration des conditions de vie des populations impactent les ressources naturelles
de la Côte d’Ivoire.
Situation-problème :
De quelles manières la croissance économique et l’amélioration des conditions de vie des
populations influent-elles sur les ressources naturelles de la te d’Ivoire.
Problématique :
Assurément, la croissance économique et le bien-être des populations et le développement
ivoiriens ont un impact sur l’environnement et le développement ce qui poussent les gouvernants
à agir en trouvant des stratégies de luttes.
Développement
86
- Prolifération des maladies,
- Accentuation de la pauvreté et des inégalités, les risques et catastrophes naturelles
(inondation, éboulement)…
III-Mise en œuvre d’une stratégie de lutte contre les problèmes environnementaux.
1- Le cadre institutionnel
2- Le cadre juridique et règlementaire
Concepts :
Naturelles : ressources naturelles
Développement : croissance économique et amélioration des conditions de vie des Ivoiriens.
Mot-clé : bases : fondements, facteurs contributifs, qui favorisent, engendrent
Bornes :
Spatiale : La cote d’Ivoire : pays francophone de l’Afrique de l’Ouest dont l’agriculture est la base
des développements.
Borne : -1992 : prise de conscience des répercutions des activités ou/ économique sur les ressources
naturelles.
-1960 : politique de développement axée sur l’appropriation et l’exploitation des ressources
naturelles.
Thème : Environnement et développement
Reformulation :
-Les ressources naturelles sont de puissants facteurs de croissance économique et d’amélioration
des conditions de vie des populations.
-Les ressources naturelles contribuent fortement à la production de richesse et à l’amélioration des
conditions de vie populations en côte d’ivoire.
Problème :
87
Le problème est de montrer que les ressources naturelles sont des facteurs indéniables de la
croissance économique en côte d’Ivoire et l’amélioration des conditions de vie des populations de
ce pays.
Situation-problème :
De quelle manière les ressources de la nature contribuent-elles au développement d’activités
économique productrices de richesses et à l’amélioration des conditions de vie des hommes en côte
d’Ivoire ?
Problématique :
Annonce du plan :
Notre travail consiste à montrer successivement que les ressources naturelles permettent de mettre
en place des activités économique productrice de revenus puis qu’elles favorisent l’amélioration
de la qualité de vie des populations en côte d’Ivoire.
Développement
I-Les ressources naturelles favorisent la mise en place d’activités économiques
1- L’agriculture et l’exploitation forestière (terres /forêt)
2- L’exploitation des ressources halieutique (eau)
3- Le transport et les industries (ressources minière/ matière première)
II-Les ressources naturelles participent à l’amélioration des conditions de vies des
populations
1- L’eau pour l’assainissement
2- Construction d’infrastructure socio-économique
3- Elévation du niveau de vie des populations (électricité)
III-La nourriture
1- Les terres, sols et foret
2- Les ressources hydriques/ consommées
88
Sujet 16: Gestion durable de l’environnement et développement en Côte d’Ivoire.
Sujet 17 : Périurbanisation et conflits fonciers dans les grandes villes de la Côte d’Ivoire : enjeux
et acteurs
Brouillon :
Mots clés :
Concepts :
Périurbanisation : processus d’extension des villes aux voisinages et au détriment des espaces
ruraux, naturels ou agricoles
Foncier : relatif à la terre et aux règles régissant sont accès et son exploitation
Borne :
89
Chronologique : 1960 avec la politique d’urbanisation libéraliste de l’Etat
Reformulation : Les problèmes des terres engendrés par l’extension des villes ivoiriennes est
préoccupation pour les gouvernants.
Problème : Les problèmes fonciers liés à l’extension des villes constituent une problématique pour
les gouvernants
Situation-problèmes : En quoi l’extension des grandes villes ivoiriennes et les querelles actuelles
d’accès à la terre qu’elle engendre constituent-elles une problématique pour les gouvernants ?
2-Lutte contre le bien-être des populations (fissure du tissu social, conflit communautaire)
1-L’Etat
Introduction
90
foncier fait référence à la terre comme bien immobilier et aux règles régissant son accès (Définition
des concepts). Ce sujet porte sur la Côte d’Ivoire. Depuis son indépendance en 1960, ce pays
francophone de l’Afrique de l’Ouest à fait de l’urbanisation le levier de sa politique en matière de
population. Aujourd’hui, force est de constater qu’elle connait une urbanisation relative alors que
les conflits fonciers issus du blocage foncier font légion (Justification des bornes). C’est
certainement ce qui a poussé cet auteur a affirmé que la périurbanisation que connaît la Côte
d’Ivoire et les conflits sous-jacents constituent une véritable préoccupation pour les gouvernants
de ce pays (Reformulation). Le problème à étudier est de montrer que la périurbanisation et les
problèmes liés au foncier qu’elle engendre constituent une véritable problématique pour la Côte
d’Ivoire (Problème à étudier ou PAE). Concrètement, en quoi l’urbanisation et les problèmes
fonciers qui en découlent constituent-ils une préoccupation majeure en Côte d’Ivoire ? (Situation-
problème). Assurément, les conflits fonciers issus de l’extension incontrôlée des villes ivoiriennes
freinent son développement, rassemblent plusieurs acteurs et poussent les gouvernants à agir
(Problématique). Notre travail consiste à montrer la complexité de la problématique des conflits
fonciers liés à la périurbanisation à travers son impact sur le développement, la diversité des acteurs
mis en jeu et les actions des gouvernants en vue d’enrailler ce problème (Annonce du plan).
91
CINQUIEME PARTIE : LE COMMENTAIRE DE
DOCUMENT EN HISTOIRE
92
Document 1
93
Correction
Introduction
Le texte proposé est un récit de voyage (Nature). Il est extrait du Recueil des sources
Arabes concernant l’Afrique occidentale du VIIIe et XVIe siècle (Bilad Al-Sudan) de la page 98 à
101 (Origine). L’ouvrage est paru à Paris aux éditions du Centre National de la Recherche
Scientifique (CNRS) en 1975 (Datation). Cet ouvrage traduit et annoté par Joseph Cuoq, rassemble
les écrits des Géographes et Historiens arabes dans le Moyen âge, de passage dans le Bilad al
Soudan ou ayant été renseigné sur le pays des Noirs par des informateurs. Ce texte écrit au XIe
siècle par Al-Bakri est destiné à l’information générale du public, à tous ceux qui s’intéressent à
l’Histoire des Etats soudanais (Destinataire). L’auteur est un écrivain arabe né en 1028. Dans son
ouvrage Description de l’Afrique septentrionale où il fournit des renseignements inédits sur la
démographie, l’économie et la vie sociale, il fait un passage substantiel consacré à l’Afrique
(Auteur). En somme, c’est un compilateur qui n’a jamais visité l’Afrique. Il s’agit ici de la période
de règne du roi Tankaminin jusqu’aux premières attaques de Koumbi Saleh par les Almoravides
(1062-1067), c’est-à-dire, le XIe siècle qui correspond à la période choisie par l’auteur (Contexte).
Autour de cette problématique, l’auteur évoque la description du royaume et son organisation
(Analyse). Le travail sera organisé et structuré autour de deux parties en l’occurrence la description
du royaume de Ghana (Ligne 1 à 20) et son organisation (Ligne 21 à 35) (Plan).
94
présence de cette forêt sacrée où se trouvent des sorciers, des fétiches et les tombeaux de leurs Rois
(Lignes 16 à 17). De plus, l’auteur assimile l’empire du Ghana à une ville (Ligne 17). L’auteur
poursuit sa description pour dire qu’au Ghana on semait deux fois dans l’année, à la crue du Nil et
à la saison humide (Ligne 35). Cela montre que le pays disposait d’un climat favorable pour la
culture. En plus, l’auteur assimile le fleuve Niger au Nil et à la saison humide (L35). En réalité, les
auteurs arabes méconnaissent le cours du Niger. Ils pensaient qu’il était un affluent du Nil. Ce
constat confirme qu’Al-Bakri n’est pas témoin oculaire des faits qu’il nous relate.
Sur le plan humain, les habitants étaient repartis selon les agglomérations. L’une était habitée par
les musulmans (Lignes 8 à 9). On trouvait dans cette agglomération des imams, des muezzins et
des lecteurs de Coran (Ligne 9). Dans l’autre ville, vivaient le Roi et son entourage dont les gardiens
proposés à la surveillance du bois sacré (Ligne 18). Ce constat leste entendre que le Roi était lui-
même un adepte de l’animisme. Néanmoins, le pays était habité par les étrangers. L’auteur
mentionne qu’habituellement, dans la période des récoltes, une épidémie se déclarait parmi les
étrangers. Ce pays serait-il hostile à ces étrangers ? Toute porte à croire que le Ghana était un pays
cosmopolite où les habitants du Ghana cultivaient des légumes (Lignes 10 à 11). Ils étaient
probablement des agriculteurs. Si l’on admet certains auteurs dont Ibn Battuta, l’auteur passe sous
silence les activités commerciales, l’artisanat et les échanges commerciaux qui se développaient
dans cette région.
95
Wagadu la succession était patrilinéaire. La vie à la cour est marquée par un faste éclatant. « Autour
de la maison du roi sont rangés dix chevaux caparaçonnés avec des étoffes d’or » (Ligne 31).
« Derrière lui se tiennent dix gardes portant des boucliers et des épées en or ». Cet étalage de luxe
et d’apparat témoigne de la richesse du roi.
Au niveau de la justice, « …le roi donne audiences pour réparer les injustices dans une
maison à coupole » (Ligne 24). L’auteur relève aussi qu’il y a dans la ville des jurisconsultes et des
érudits. Al-Bakri les cite comme les personnages chargés de rendre justice (Lignes 9 à 10).
Cependant, il fait une omission du Cadi qui était un juge musulman lettré et éclairé à qui revenait
la tâche d’aider le roi à juger son peuple. Peut-être qu’à cette époque, l’Islam n’était pas
profondément ancré dans la politique du Ghana. Les sentences étaient parfois très sévères. Dans
les prisons royales, si quelqu’un y entrait, on n’entendait plus parler de lui (Lignes 19 à 20). Quant
à l’armée de l’empire, elle avait un effectif important. En effet, « le roi pouvait mettre sur pied de
guerre 200 000 hommes dont 4000 archers » (Lignes 33). En revanche, Al-Bakri ne mentionne pas
l’équipement de l’armée qui était composé de flèches, de lances, de carquois et de javelots.
Conclusion
Au total, ce texte est intéressant pour l’historien en ce sens qu’il fournit des informations
inédites sur le Ghana, son étendu, son organisation et ses atouts physique et humains. Toutefois,
l’auteur manque de donner plus de détails sur les fondements du pouvoir et l’armée. A partir du
XVe, l’on commence à avoir une meilleure connaissance de certains faits grâce notamment à
d’autres sources.
96
Document 2
97
Réponses
1-Présentation du document
Auteur : L’auteur Ibn Djubayr est né en 1145 et mort en 1185. Il est originaire de Valence. En
pèlerinage en 1183, il voyage dans tout l’Orient et fait naufrage en 1184.
Idée général : Dans ce récit écrit dès son retour des trois mois de voyage en Sicile, Ibn Djubayr
décrit la ville de Palerme et l’état de l’harmonie qui y règne.
2-Le texte montre que la ville de Palerme est une ville de contacts entre les civilisations
méditerranéennes. En effet, deux grandes religions se côtoient dans cette ville de sortes qu’on
confond les parures des femmes de ses religions (Ligne 11). Aussi, cette ville abrite des édifices de
différentes confessions religieuses et non religieuses
3-L’auter met en évidence la tolérance qui règne dans cette ville par l’entremise de la cohabitation
entre musulmans et chrétiens. En effet, selon l’auteur « Dans cette ville, la parures des chrétiennes
est celle des musulmanes.. » (Ligne 11). Aussi, la ville comportait des édifices religieux des
chrétiens et des musulmans (Lignes 2 à 3) qui côtoient des édifices des hommes dits « infidèles »
(Ligne 6)…
4-Ce texte permet de confirmer une Cicile cosmopolite et florissante. Selon l’auteur, malgré la
destruction dont elle a été victime, la ville de Cicile « apparaît en une vision ensorcelante, parmi
ses places et ses espaces, on s’imagine qu’elle est tout entier » (Ligne 1 et 2). Les édifices chrétiens,
musulmans et des infidèles qui se côtoient vient également conforter l’idée d’une Cicile
cosmopolite.
98
SIXIEME PARTIE : HISTOIRE PRECOLONIALE
DE LA CôTE D’IVOIRE
Ce sont les marchands Ligbi, Soninké et Dioula auxquels l’on ajoute souvent le
Huéla. Ici ces acteurs ne visaient pas forcement une installation définitive mais
périodique pouvant leur permettre d’avoir des biens qu’ils recherchent pour le
compte de l’empire du Mali.
100
Les acteurs de la seconde vague migratoire mandée
Ces derniers sont animés par la pensée de se fixer définitivement sur les territoires
sur lesquels ils jetaient leurs dévolus et ce, afin de fuir les violences qui accompagnait
la décadence de l’empire du Mali. Ce sont, à l’Ouest de la Côte d’Ivoire les Camara-
Diomandé, Dosso et Ouattara et les Bamba.
2-Les migrations akan du XIVe au XIXe siècle : facteurs et acteurs
2.1-Les facteurs des migrations akan
101
2.1-Les traces ou preuves de la présence anciennes des peuples
Conclusion
Autres sujets :
1-Le peuplement de la Côte d’Ivoire entre l’antiquité et le XIXe siècle
2-Le peuplement de la Côte d’Ivoire du XIVe au XIXe siècle
3-Les vagues migratoires en Côte d’Ivoire précoloniale et leurs implications
4-L’économie de la Côte d’Ivoire précoloniale
5-Les implications de la crise économique de 1980 en Côte d’Ivoire
103
SEPTIEME PARTIE : HISTOIRE POST-COLONIALE DE LA CôTE D’IVOIRE
104
-Le Parlement 1960,
-La Cour Suprême, le Conseil Economique et Social, la Grande Chancellerie, le
Premier gouvernement, le chef du protocole de la Présidence de la République en
1961.
2.2-Une politique extérieure marquée par des relations privilégiées avec la
France (3 grands axes)
-le maintien des liens privilégiés avec la France afin d’assurer l’intégrité territoriale
de la Côte d’Ivoire,
-la nécessité de renforcer la Coopération interafricaine,
-la nécessité de la mise en œuvre d’une réelle économie et technique des pays
développés en faveur des l’Afrique.
2.3-L’exercice d’un pouvoir sans partage
-la concentration de la majeure partie du pouvoir entre les mains de Felix Houphouët-
Boigny,
-la « pacification de la Côte d’Ivoire ou « l’instauration d’un climat de terreur et de
délation4
III-Le déclin du régime du parti unique en Côte d’Ivoire 1980-1990
3.1-La crise économique de 1980 et ses corolaires
3.2- L’instauration de la ‘’démocratie à l’ivoirienne’’
3.3-La critique de ‘’la démocratie à l’ivoirienne’’ et l’imposition d’un
pluralisme politique et syndical de fait
105
bailleurs de fonds qui ont provoqué un essoufflement de l’économie nationale avec
comme corolaires des problèmes socio-professionnels. Ces problèmes entrainent des
contestations sociales qui aboutissent à des revendications politiques. Celles-ci
prennent pour principal cible le régime du parti unique en Côte d’Ivoire incarné par
le monopole du PDCI. A partir de 1980 ce régime connaît un début de crise qui
s’achève en 1990 par l’instauration du multipartisme.
Comment s’est fait le déclin du régime de parti unique en Côte d’Ivoire de 1980 à
1990 ?
Mieux, quels sont les facteurs explicatifs du déclin du régime de parti unique en Côte
d’Ivoire de 1980 à 1990 ?
Dans ce travail, nous montrerons respectivement de la crise économique mondiale
de 1980 et des problèmes économiques et socioprofessionnels.
106
Sujet : L’histoire politique de la Côte d’Ivoire de 1944 à 1990
Vers la fin de la seconde guerre mondiale, les Africains prennent conscience
de leur situation et tentent de lutter pour émancipation politique et sociale. L’avancée
de la Triple Alliance en Europe couplée à la peur de la France de perdre ses colonies
d’Afrique poussent le Général De Gaulle à organiser la Conférence de Brazzaville.
Les résolutions prises à cette conférence tenue du 30 janvier au 8 février 1944 et la
fin du mythe de l’invincibilité du colon amplifient la prise de conscience des
colonisés africains. En Côte d’Ivoire, le processus d’éveil politique qui a précipité le
colonialisme dans une crise commence véritablement en 1944 qui marque la
naissance du PDCI-RDA. L’indépendance acquise en 1960, ce parti politique aidé
par la métropole instaure un régime de parti unique jusqu’à l’avènement du
multipartisme. Cette période de l’histoire politique ivoirienne se singularise par
l’évolution du régime de parti unique.
107
-Au départ, la société traditionnelle ivoirienne fonctionne sur fond de classe de
pouvoir mais indissociables. Avec la colonisation, vient l’imposition de classes
sociales distinctes (classes des chefs traditionnels, classe des intellectuels, classes des
évolués, classes des commerçants, classe des grands planteurs…). L’adversaire
commun qui est le colonisateur ayant disparu, l’absence d’intérêt divergent doit être
mise à profit (Justification officielle donnée en 1970, à la faveur du Ve Congrès du
PDCI-RDA),
-Au nom de l’unité nationale, essentielle pour le développement harmonieux de la
Côte d’Ivoire que Félix Houphouët-Boigny et le PDCI-RDA refusent le
rétablissement du multipartisme (Justification donnée à l’occasion d’une
conférence de presse organisée en marge du VIIIe Congrès du PDCI-RDA en
1985)
2.2-La marche vers la création du parti unique (3étapes)
-L’appel à l’union des forces politique en Côte d’Ivoire du 6 octobre 1951 au stade
Géo André à Abidjan,
-L’entrée de Félix Houphouët-Boigny dans le gouvernement français de 1956 dit
gouvernement Guy Mollet et le second appel à l’union des forces,
-La transformation de l’économie communiste ivoirienne en une économie libérale
à partir de 1957
II-Le monopole du PDCI-RDA sur l’échiquier politique ivoirien 1960-1980
1-Organisation du régime de parti unique PDCI-RDA en Côte d’Ivoire
-L’Union Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI),
-L’Association des Femmes Ivoiriennes (AFI),
-Le Mouvement des Etudiants et Elèves de Côte d’Ivoire (MEECI)
2-La mise en place des institutions de la République et la politique extérieure
2.1-Les institutions de la République à partir de 1960
-La Présidence de la République et les élections 1960
-Le Parlement 1960,
108
-La Cour Suprême, le Conseil Economique et Social, la Grande Chancellerie, le
Premier gouvernement, le chef du protocole de la Présidence de la République en
1961.
2.2-Une politique extérieure marquée par des relations privilégiées avec la
France (3 grands axes)
-le maintien des liens privilégiés avec la France afin d’assurer l’intégrité territoriale
de la Côte d’Ivoire,
-la nécessité de renforcer la Coopération interafricaine,
-la nécessité de la mise en œuvre d’une réelle économie et technique des pays
développés en faveur des l’Afrique.
2.3-L’exercice d’un pouvoir sans partage
-la concentration de la majeure partie du pouvoir entre les mains de Felix Houphouët-
Boigny,
-la « pacification de la Côte d’Ivoire ou « l’instauration d’un climat de terreur et de
délation5
III-Le déclin du régime du parti unique en Côte d’Ivoire 1980-1990
3.1-Les facteurs explicatifs : la crise économique de 1980 et ses corolaires
3.2- L’instauration de la ‘’démocratie à l’ivoirienne’’
3.3-La critique de ‘’la démocratie à l’ivoirienne’’ et l’imposition d’un pluralisme
politique et syndical de fait
Autres sujet :
1-Le régime de parti unique en Côte d’Ivoire 1944-1960
2-L’histoire politique de la Côte d’Ivoire de 1960 à 1990
3-Le régime de parti unique en Côte d’Ivoire de 1960 à 1990
4-Le déclin du régime de parti unique en Côte d’Ivoire 1980-1990
5-L’histoire politique de la Côte d’Ivoire de 1944 à 1990
5
Dénonciation faite dans un mauvais dessein
109
6- Les implications de la crise économique de 1980 en Côte d’ Ivoire
110
CONCLUSION
En élaborant ce document nous n’avons qu’une seule idée en tête, pouvoir aider tous les
candidats, sans distinction, à se former convenablement pour être parer à toutes les éventualités
que ce concours pourraient leur présenter. Pour ce faire, nous souhaiterions qu’il soit utilisé comme
une aide et non comme un remède miracle ou comme un fond de commerce ou encore un acquis
excluant toutes autres alternatives de préparation, de recherche et de formation.
Aussi, se document sera un avantage précieux pour tous ceux qui l’utiliseront comme un
moyen de perfectionnement méthodologique.
111