Formation en
Entrepreneuriat
123Tech
1. Théories sur
l’entrepreneuriat
2
Coach Formateur
Coach Erwin LUYEYE BAZOLA,
Trader professionnel et formateur en Trading (investissement en marché financier) depuis l’année
2020, entrepreneur et coach en entrepreneuriat, économiste de formation. 3
Sommaire
01 Définition du concept d’entrepreneuriat
02 L’action d’Entreprendre
03 Portrait et compétences de
l’entrepreneur
04 Exemples des Secteurs sur
lequels entreprendre en Afrique 4
1. Définition du concept
d’entrepreneuriat
L’entrepreneuriat est le champ qui étudie la pratique des
entrepreneurs: leurs activités, leurs caractéristiques, les effets
économiques et sociaux de leur comportement ainsi que les modes
de soutien qui leur sont apportés pour faciliter la réalisation de
leurs activités entrepreneuriales.
L’entrepreneuriat se defini comme étant l’action de créer
de la richesse et/ou de l’emploi par la creation et le
développement d’une activité économique.
L’entrepreneuriat est un processus qui consiste à identifier,
évaluer et exploiter des opportunités d’affaires par un ou
plusieurs individu(s) à des fins de creation de valeur.
En fait, l’opportunité représente le fait de se trouver en face
des circonstances favorable ou des occasions pouvant
permettre à l’entrepreneur d’engendrer une idée ainsi que la
materialiser.
Cette capacité de concrétiser un idée, de la mettre en projet,
c'est ce qui peut mener à la creation d’une entreprise.
Entreprendre c’est se mettre en mouvement.
Être capable de concrétiser un projet, qui vous passionne et dans
lequel vous avez envie d’investir. C’est-à-dire, mettre en œuvre de
l’énergie pour réaliser ce projet quel que soit le domaine/secteur
dans lequel vous avez envie de vous lancer: technologique, social,
alimentaire, artistique etc...
Cette dynamique consiste également à savoir prendre des
risques. Mais ATTENTION, ici on parle des prises de risque qui
doivent être réfléchies et calculées en amont. Car en
entrepreneuriat il est important d’avoir l’art des précautions en
anticipant et/ou prévoyant toutes les éventualités dans le but de
minimiser le risque.
L’entrepreneuriat est donc un vaste champ
d’activités où se mêlent à la fois opportunité,
sens des affaires, prises de risques, innovation,
invention, créativité et sens de l’organisation
À la création des richesses,
d’une activité économique et
donc d’une entreprise
2. L’action d’entreprendre
“ Toutes richesse, toute fortune commence par idée;
l’idée est le point de départ de toute accomplissement…
! Napoleon Hill
“ rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu”, avoir
une idée de projet, c’est déjà un grand pas. Cependant une idée n’a
de la valeur que lorsqu’elle est suivie de sa réalisation.
Ne jamais oublier que la demarche entrepreneuriale a
généralement pour but de repondre à un besoin.
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Comme nous l’avons vu précedemment, Entreprendre c’est avoir
les aptitudes necessaires pour identifier des opportunités afin de
les exploiter pour créer de la richesse, créer de l’emploi et ce
faisant, se presenter comme étant un moteur de développement
économique . Ces opportunités peuvent se presenter sous forme
des problèmes identifiés dans la société, dans l’environnement, ou
encore en terme des besoins constatés dans le marché ou auprès
d’un ou plusieurs individu(s).
L’objectif étant de créer un produit ou un service innovent
pouvant répondre à ce besoin ou résoudre le problème
identifié. C’est-à-dire commercialiser la solution.
Création d’un
produit
innovant
Problème Opportunité
ou Besoin d’affaires SOLUTION
Création d’un
service
innovant
Cette demarche consiste à observer l’environnement, le marché, la
société… et à être à l’affut des besoins non satisfaits du milieu
d’observation ou ses problématiques, et travailler à générer une idée
novatrice pouvant apporter une solution ainsi créer de la demande.
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Créer un problème et vendre la
solution!
Autrement dit: Créer un Besoin dans l’esprit
du consommateur et y apporter un
produit/service qui répondra à ce besoin
( que vous avez initialement crée). 12
Imaginez qui est quelqu’un qui depuis des années, apporte des rats chez
vous. Il les fait entrer par tous les moyens, les portes, les fenêtres, les
grilles d'aération. Et puis tous les jours, la meme personne, (ou son frère,
son cousin) vient vous vendre des produits pour s’en débarrasser.
Ça paraît un peu débile vu comme ça, mais c’est ce qu’on vit au
quotidien. Parce qu’on achète uniquement des choses dont on a besoin,
où dont on croit avoir besoin.
Toutes les entreprises ont bien compris ça, le principe du: « j’ai une
super idée, on va vendre un produit dont personne n’a pas encore
besoin ». On nous vend des aliments industriels (fastfood) trop gras et
trop sucré mais qui nous rend addictifs, qui causent des dommages à la
santé, et après on nous vend des produits pharmaceutiques pour palier.
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Les industriels de l’agroalimentaires
Du cosmétique
De la technologie numérique et de l’hi Tech
De L’industries pharmaceutiques
De produits alimentaires et boisons divers
Les commerces sur internet
L’industries de l’armement
etc...
De nos jours cette méthode de manipulation économique est
employé dans presque tous les secteurs entrepreneurials.
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L’innovation dans
l’entrepreneuriat
L’innovation c’est proposer une nouvelle Façon de faire, de produirte,
de distribuer ou de vendre; c’est créer, transformer ou découvrir un
produit ou un service pouvant résoudre un problème ou répondre à
un besoin; l’innovation c’est aussi créer une entreprise différente de
ce que l’on connaissait auparavent.
En somme, innover c’est apporter un changement, une nouveauté
tout en s’assurant que cela vienne résoudre un problème ou
repondre à un besoin, en suscitant une demande.
5 notions de Base en
entrepreneuriat
1. Opportunité (description)
2. Projet (Trajectoire)
3. Ressources ( Moyens disponibles)
4. Valeur ( idée développée + innovation)
5. risque ( à objective et gérer)
3. Portrait et Compétences
de l’entrepreneur
L’entrepreneur est avant tout un individu qui anticipe un
besoin. Il assemble et organise les outils et les compétences
nécessaires pour satisfaire ce besoin.
Cet individu doit disposer d’un potentiel entrepreneurial qui est
l’ensemble des caractéristiques psychologique, intecllectuelles et
techniques que doit posseder une personne désireuse
d’entreprendre. Ce potentiel peut être defini comme étant la
capacité de passer d’une idée à un projet concret.
L’entrepreneur doit posseder des capacités telles que:
Capacité d’innovation Habilité à reconnaitre une
Créativité opportunité
Autonomie Habilité à communiquer sa
Curiosité vision
Esprit d’initiative Confiance en soi
Preneur de risques modérés Compétences techniques
( capacité de production)
Perséverant et optimiste
Capacité de leadership
Visionnaire
Compétences entrepreneuriales
[Link]étences managériales: Du projet à sa réalisation
Développer son plan d’affaire Impulser une organisation
Établir les stratégies de mise en Concevoir une organisation
place et développement de en rassemblant les moyens
l’entreprise en faisant le financiers, matériels et
diagnostique des moyens humains à partir des objectifs
disponible et manquants fixés dans le plan d’affaire.
(financiers, humains, matériels,
techniques) et déterminer les
modalités d’actions envisagées
pour le lancement des activités.
[Link]étences marketing et communication: Duprojet
à sa réalisation
Savoir Identifier dès le début les cibles commerciales
(clientèle cible) analyser les spécificités du
consommateurs afin de mieux cerner ses besoins et ses
attentes.
Savoir définir sa stratégies commerciales et ses
techniques ventes en définissant au mieux les quartes
P: produit, prix, place, promotion
Savoir vendre de la valeur en employant toutes les
approches et les méthodes de marketing (Marketing des
réseaux & marketing digital, marketing sur terrain
publicités, propagandes et manipulation) adapté au
client visé.
[Link]étences en gestions fiancières: De l’opportunité
au projet, du projet à sa réalisation
Savoir faire des calculs de prévision financière en se
projetant dans le temps en employant une approche
anticipatives du risque ( financier et d’exploitation) et de
la rentabilité en utilisant des outils prévisionnels (calcul
du chiffre d’affaires, du coût de revient, compte de
résultat prévisionnel plan de financement, calcul de seuil
de rentabilité, budget etc...)
Connaitre et anticiper les contraintes et les opportunités
sociales et fiscales ( impôts et taxes etc...)
2.
Création
d’entreprise
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Sommaire
01 Introduction
02 Idée de création d’une entreprise & Startup
03 La personne et son projet & Constituer une équipe
04 Mise en place d’un plan d’affaire ou business plan
pouvant permettre entre-autre à faire:
l’étude du marché
Les prévisions financières
05 Choisir un statut juridique et formalités de votre activités
06 Financer votre projet
07 Installer l’entreprise 23
1. Introduction à la création d’entreprise
La creation d’une entreprise n’est pas une action n’est pas une action
instantannée mais un processus Entraînant un certain nombre
d’étapes consecutives qui se fondent sur des choix stratégiques.
La création d’une entreprise est une très belle aventure mais c’est
aussi une aventure qui présente des risques d’échec qu’il ne faut pas
négliger : on estime à 40 % voire 50 % le pourcentage d’entreprises
qui disparaissent durant les 5 premières années.
Cela ne saurait vous décourager de créer car vous pouvez diminuer
fortement ces risques en maîtrisant les facteurs clés de succès d’une
création d’entreprise.
“ Sun Tzu, l’inspirateur de Mao Zedong et l’un des grands
stratèges de la Chine antique, a écrit : « Connais l’adversaire
et surtout connais-toi toi-même et tu seras invincible. »
Pour réussir, il faut d’abord se connaître. C’est la meilleure arme
dont un créateur puisse disposer pour surmonter les obstacles qu’il
va rencontrer et pour choisir les créneaux qui lui permettront de
satisfaire au mieux ses aspirations tout en tirant le maximum de ses
atouts. Quant à vos faiblesses… les connaître, c’est déjà réduire de
50 % leur portée… »
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1.1 Notion d’entreprise
Définition: Une entreprise peut être définie comme une unité
de production (juridiquement autonome) dont l’objectif est de
produire des biens et/ou des services à destination de personnes
physiques ou morales afin d’en tirer un bénéfice.
Le but d’une entreprise est de réaliser des activités productives,
avec ses dimensions économiques et sociétales, qui soit durable
dans un environnement concurrentiel ; le profit est un des
moyens de rendre pérenne l’activité d’une entreprise.
Le secteur d’activité
On peut répartir l’ensemble des entreprises à l’intérieur de 3 grands
secteurs économiques qui définissent de manière large le domaine sur
lequel / lesquels elles évoluent et créent de la valeur.
Le secteur primaire
Concerne tout ce qui a attrait à l’exploitation et à la collecte de
ressources naturelles : pêche, agriculture, exploitation minière, élevage…
Le secteur secondaire
Englobe quant à lui les activités de transformation de matière première :
BTP, agroalimentaire, industrie textile, électronique, industrie chimique,
pharmaceutique…
Le secteur tertiaire
Rassemble de son côté les activités marchandes et de services : banque,
assurance, marketing & communication, éducation, santé, tourisme…
2. Idée de création d’une entreprise
L’idée constitue le point de depart de tout projet de creation
d’entreprise. L’idée représente au debut rien de concret. Pour passer
de l’idée à un projet réaliste, il faut arriver à la definir et à la formaliser.
La formalisation d’une idée est une étape nécessaire dans tout projet de
formalisation. Cela va permettre de poser cette idée sur papier et ainsi,
arriver à en cerner clairement les differents aspects en évoquant:
La faisabilité de l’idée: Mon idée est-elle réalisable?
Les caractérisque du produits / service concevoir et commercialiser
Son utilité, son usage et ses performances
Ses spécificités : en quoi mon idée répond à un besoin existentiel
L’étude de faisabilité de l’idée ( mise en place d’un projet)
Étapes du processus de création d’une
entreprise
01 idéation
03 Planification et modélisation
04 Exécution
1. Étape d’idéation
L’idéation est le fait de générer des idées grâce à un processus créatif
de production et de développement. est le moment dédié à la stimulation
de la créativité et à la génération d’un maximum d’idées. Pour cela il faut
laisser libre cours à l’imagination pour faire émerger des solutions, des
moyens pouvant vous permettre de matérialiser votre idée.
La résolution d’un problème est l’objectif fondamental de l’idéation.
Ce faisant, vous exigez de vous-même une compréhension très claire du
problème dans son contexte en définissant précisément la solution que
vous y apporterez en terme de produit ou de service.
Les outils pour la production d’idées
ZERO DRAFT
Cette technique d’idéation aide à définir les premières étapes d’un
nouveau projet à partir d’une réflexion que l’on pose sur papier.
À partir du thème général de votre projet :
Visualiser
Notez tout ce que vous connaissez actuellement sur le sujet.
Écrivez ensuite ce que vous aimeriez savoir sur le sujet que vous
ne connaissez pas déjà.
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Réfléchissez à la raison pour laquelle ce sujet est
important
Ajoutez n’importe quelle idée traversant votre
imagination, c’est l’occasion de faire connaître à votre
équipe ce qui vous passe par la tête
Cette méthode qui consiste avant tout à mettre sur papier
tout ce qui traverse votre esprit peut paraître
désordonnée et sans objectif précis, alors ne vous
inquiétez pas !
Le but de cet exercice est de passer le cap du blocage
qui empoisonne les créatifs en début de projet.
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2. Étape de Planification et modélisation
Pour atteindre l'objectif fixé, la planification de projet est une phase
indispensable. Sans cela, rien n'étant maîtrisé, le chef de projet et son
équipe, navigueraient à vue. La planification de projet correspond à
l’organisation des tâches à réaliser sur une période donnée. L’objectif de
la planification est de déterminer le coût, les ressources mobilisées et la
meilleure manière d’ordonnancer toutes les tâches à effectuer pour la
mise en place des activités. La planification d'un projet repose sur
des méthodes et des outils qui s'intègrent dans la mise en place
d’un plan d’affaires ou Business Plan.
pouvant permettre entre-autre: l’élaboration des stratégies de mise en
marché, établir le couts et financement du projet, établir les états
financiers etc...
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Facteurs à prendre en compte après validation de
l’idée:
Présenter le besoin/problème dont votre idée est la
solution
En quoi le produit/service est innovateur, différent ou
supérieur, en quoi répond t-il à une véritable attente;
Quels sont les avantages pour les futures clients
Quel sera votre modèle économique: Le modèle
économique d’une entreprise représente le plan à suivre
pour que l’activité génère des revenus, que ce soit en
vente, publicité, marketing etc...
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3. Étape d’exécution
L'exécution d'un projet désigne l'étape du projet où tout ce que vous
planifiez est mis en œuvre. L'exécution est généralement la troisième
étape dans le cycle de vie du projet, qui se déroule en quatre étapes :
lancement, planification, exécution et clôture. Cela permet d’élaborer le
Plan d'Exécution du Projet (PEP) qui détaille les facteurs nécessaires à
l’exécution d'un projet.
La création d'un plan d'exécution de projet est un processus
exhaustif qui comprends des points importants. il doit au
minimum contenir les éléments suivants :
• Résumé
Contenant une brève description ou un résumé du contenu du
plan.
Portée du projet
Quelles sont les limites du projet ?
Qu'est-ce que le projet espère accomplir en termes spécifiques ?
Énoncé des objectifs
Comment le projet sera-t-il segmenté en plus petits livrables
mesurables ?
Un réel objectif La déclaration doit définir les raisons d'entreprendre
le projet en plus de son objectif et des avantages attendus.
Il convient également de mentionner les défis et les risques
spécifiques au projet et la manière dont ils pourraient être
surmontés.
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Qualité et spécifications techniques
Quelles normes doivent être respectées pour mener à bien le projet ?
Les normes doivent être concises, mesurables, atteignables et limitées
dans le temps.
Allocation de ressources
Comment les ressources seront-elles allouées pour atteindre les objectifs
et les normes énoncés ?
Les connaissances, l'expérience, l'équipement et le temps doivent tous
être pris en compte.
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Ce terme désigne une entreprise
nouvelle et innovante à fort potentiel
de croissance.
Signifiant littéralement "entreprise qui démarre", la startup
est liée à la notion d’expérimentation d'une nouvelle activité
sur un marché émergeant et dont les risques sont difficiles à
évaluer.
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Il y a donc une différence fondamentale entre une entreprise
et une startup.
L’entreprise vit sur l'optimisation d'un business model dont
elle tire un maximum de profit pour supporter ses coûts et
rémunérer ses équipes et actionnaires.
• La startup expérimente son business model, teste son
marché et évolue de manière itérative.
Cette dernière n'est pas une entreprise traditionnelle et stable avec une
organisation établie, commercialisant un produit ou un service sur un
marché parfaitement identifié. Le caractère innovant de son offre et de son
modèle économique ne permet pas de définir clairement toutes les
composantes de son marché lui assurant une rentabilité immédiate. 40
Les startups viennent bouleverser
un ordre établi. Si, auparavant la
puissance des grandes entreprises
reposait sur leur capacité
financière à absorber les petites,
aujourd’hui ce n’est plus la taille
qui compte mais la rapidité et la
capacité d’adaptation.
C’est là, toute la force des startups.
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3. La personne et son projet
& Constitution une équipe
Être porteur de projet, c’est se lancer dans la
création, le développement et/ou la reprise d’un
business. En créant son emploi, l’entrepreneur
s’intègre dans une économie à l’aide d’une
proposition de produits et/ou services.
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On s’est longtemps représenté l’entrepreneur à partir de l’archétype du
self-made-man à l’américaine, héros polyvalent tellement ardent au
travail et talentueux qu’il bénéficie, grâce à ses efforts individuels, d’une
ascension sociale foudroyante et méritée qui le conduit à la fortune.
Mais de plus en plus de recherches remettent en question ce mythe à
partir de l’examen attentif de l’histoire des entreprises au démarrage et
en observant de près les processus de création.
Entreprendre apparaît finalement plus souvent comme un processus
collectif, par lequel un petit groupe de personnes s’associent (et se
séparent éventuellement), à partir de liens plus ou moins forts noués
au sein de réseaux relationnels (épouses, famille, amis, camarades de
promotion) et/ou professionnels (anciens collaborateurs, banquiers,
conseillers, financeurs, fournisseurs, clients…).
On retient comme définition de
l'équipe entrepreneuriale la
présence d'au moins deux
individus ayant un intérêt financier
significatif dans la création et qui
participent activement au
développement de l'entreprise.
Il arrive souvent que le créateur d’une entreprise ou d’une start-up ait
une bonne idée commerciale mais qu’il ne sache pas comment
élaborer un produit ou un service viable. Ou que l’entrepreneur ait
une vaste expérience technologique mais qu’il n’ait pas le sens des
affaires.
Est-ce que vous devez vous
débrouiller tout seul?
Voyez cette citation de Steve Blank, qui résume la folie qu’il y
aurait à penser que vous pouvez mener une entreprise à la
réussite tout seul:
« Un créateur unique, c’est comme une seule main qui applaudit. »
Si difficile qu’il soit de trouver un solide cocréateur, cela vaut
sûrement la peine. En vous constituant une équipe solide et
équilibrée, vous aurez la garantie de disposer de la souplesse
opérationnelle et du soutien moral nécessaires pour mener votre
entreprise à la réussite.
Voici les questions à vous poser afin de constituer une
équipe éfficace:
• Dans l’ensemble, quelles sont les compétences dont votre entreprise a
besoin pour réussir?
• Quelles sont vos forces et vos faiblesses, d’une part au niveau de vos
compétences généralistes et d’autre part de vos compétences métier?
• Quelles sont les qualifications et les compétences qui vous manquent et qui
sont vitales pour la réussite de l’entreprise?
• Quelles sont les tâches que vous êtes capable d’assumer dans votre
entreprise et quels domaines du pilotage de l’entreprise peuvent nécessiter
une expertise que vous n’avez pas?
Après avoir mis à jour vos lacunes personnelles en tant que
créateur porteur du projet et identifié les besoins de
l’organisation, vous devez avoir une idée approximative du
genre de personne dont vous avez besoin comme partenaire
afin de réussir. Quand vous arrivez à ce point, il est temps
d’affiner vos critères de recherche et de poser la question :
Qu’est-ce que je recherche exactement chez un cocréateur ou
auprès d’un ou plusieurs partenaires?
C’est à ce point que vous pourriez peut-être commencer à envisager des
aspects précis, comme :
Quel est le niveau d’études et de qualifications minimum requis? Par
exemple, est-ce que vous cherchez quelqu’un qui a obtenu un diplôme
universitaire?
Quelle expérience doit avoir la personne? Là, vous pouvez vous demander
quel nombre d’années d’expérience professionnelle cette personne devrait
avoir.
Quels sont ses compétences intellectuelles, financières, gestionnaires,
techniques... dont aura besoin pour la réussite du projet? besoin
Lorsqu’il s’agit des traits de personnalité à chercher chez un cocréateur, il
est important de prendre conscience qu’il est naturel de vouloir vous
entourer de gens qui vous ressemblent, pensent comme vous et se
comportent comme vous. Mais mettre sur pied une équipe équilibrée exige
souvent que vous alliez à l’encontre de votre logique propre, c’est-à-dire que
vous recherchiez des personnes complètement différentes de vous, qui n’ait
pas le même tempérament, la même façon d’éviter le risque, des goûts
différents, et qui ne vous ressemble pas en matière d’introversion ou
d’extroversion.
4. Mise en place d’un plan d’affaire ou business
plan pouvant permettre entre-autre à faire:
L’étude du marché
Les prévisions financières
Le plan d’affaire ou Business plan est document indispensable
à la création d’une entreprise. C’est un document de référence
qui décrit de manière détaillée les tenants et aboutissants de
votre projet de création/reprise d'entreprise.
Ce document est utile pour expliquer un projet à un tiers,
discuter avec les différents partenaires (investisseurs,
banquiers, administrations...) et matérialiser une vision
commune du projet entre les associés. 49
Le plan d’affaire c’est l’agglomérat de trois études
importantes :
A. Etude commerciale
Elle occupe une place clé dans l’élaboration du projet.
Ainsi la construction de la future entreprise va s’appuyer
sur les conclusions de cette étude, qui doit permettre:
1. De connaitre et comprendre le marché
2. De définir la stratégies (ventes, marketing)
3. De choisir les actions commerciales
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B. Etude Technique
Le but de l’étude technique du projet est de fournir des
réponses précises et pratiques aux questions:
En quoi consiste le produit /service?
Comment va-t-on le produire?
Quels sont les moyens nécessaires pour réaliser un
produit/service compétitif quant à la qualité et au prix de
revient?
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C. Etude Financière
Cette étude consiste à traduire, en termes financiers
tous les éléments réunis dans l’étude du marché et
l’étude technique et à vérifier la viabilité du projet;
Pour ne rien oublier faudra visualiser la future entreprise
et réfléchir sur comment elle va fonctionner;
Pour chaque fonctions(acheter, stocker, fabriquer,
vendre...) on doit repondre aux questions suivantes:
1. Comment?
2. Avec quoi?
3. Avec qui, et puis on dressera un tableau reprenant ces
moyens en les traduisant en coûts. 52
4.1 Réflexion sur L’étude du marché
L'étude de marché est une phase clef de la création de
votre entreprise. Elle vous permet de cerner le marché sur
lequel vous allez vous lancer et de convaincre vos
éventuels financeurs. Cet article vous fournira une méthode
ainsi qu'une vue d'ensemble pour réaliser cette démarche.
Pour qu'une étude de marché soit efficace, il faut respecter
une démarche ordonnée et structurée et répondre à quatre
sujets majeurs : le marché, l'offre, la demande et
l'environnement de votre projet.
La réussite d’un projet de création d’entreprise nécessite l’élaboration
préalable d’une étude de marché complète. Elle permettra au porteur d’évaluer
le potentiel du marché afin de valider la viabilité de son projet puis d’adopter
un positionnement concurrentiel pertinent. Au delà de la maîtrise de
l’environnement commercial et concurrentiel, l’étude de marché vise à
répondre aux principales questions suivantes :
• Existe-t-il un réel marché ?
• Quels sont son évolution et son potentiel ?
• Comment évaluer le futur chiffre d’affaires de l’entreprise?
• Qui sont les concurrents directs et indirects ?
• Comment se différencier d'eux ?
• Quelles sont les barrières à l’entrée ?
Il est également indispensable de définir précisément son produit ou service,
sa clientèle cible ainsi que la zone d’implantation de l’entreprise.
Première étape : définissez votre marché.
Votre objectif est ici de réaliser une photographie générale du marché.
Son identification et ses évolutions
Il vous faudra répondre à plusieurs questions :
• Sur quel(s) marché(s) votre entreprise va-t-elle évoluer ?
• Qui seront vos clients ou vos utilisateurs (le client, celui qui paye,
n'est pas nécessairement l'utilisateur) ?
• Quelle est la dimension géographique du ou des marchés que vous
souhaitez cibler ?
• Quelles sont les évolutions du marché en valeur et en volume ?
Les produits ou services directement ou indirectement concurrents
Dans un second temps, vous devrez rechercher quels sont les
produits qui seront vos concurrents directs, mais également
indirects, c'est-à-dire qui peuvent se substituer à votre produit.
Les acteurs
Concurrents, clients, utilisateurs, prescripteurs… l'identification et
la définition des principaux acteurs est importante pour une
connaissance pointue de votre marché.
Deuxième étape : analysez la demande
La première étape vous a permis d'esquisser les grandes lignes de la
demande, mais il faut maintenant obtenir davantage d'informations pour
pouvoir, par la suite, prendre des décisions.
• Evolution globale de la demande
• Interrogez-vous sur les tendances d'évolution de la demande :
• Quelle est la taille du marché et quelles sont les quantités vendues ?
• Quel est le nombre de clients sur le marché ?
• Comment ce chiffre évolue-t-il ?
Comportement du client et de l'utilisateur
Faites un portrait précis de vos clients et/ou vos utilisateurs, puis essayez
de déterminer leur comportement :
• A quelle occasion achète-t-il (le client) ou utilise-t-il (l'utilisateur) le
produit et/ou le service que vous proposez ?
• Comment ? Où ? Pourquoi ? Sont-t-ils satisfaits ?
• Quelles sont leurs motivations ? Quels sont leurs freins ?
• Quelle est leur perception du produit et/ou du service ?
• Quelles sont les caractéristiques du produit et/ou du service qui
pourraient favoriser l'acte d'achat ou d'utilisation ?
Segmentation de la demande
Votre objectif est de sélectionner parmi l'ensemble de vos
clients (et/ou utilisateurs) identifiés lesquels cibler en premier
lieu pour commercialiser votre produit ou votre service.
Suivant la nature de votre marché les critères pourront être
très variés. Pour les particuliers vous pourrez utiliser des
critères distinctifs tels que : le sexe, les critères
sociodémographiques, les modes et styles de
consommation, etc. Pour les entreprises : les effectifs,
l'activité, le chiffre d'affaires, l'implantation, etc.
Troisième étape : analyse de l'offre
De même que pour l'analyse de la demande, une analyse fine de
l'offre vous permettra d'établir plus précisément votre stratégie.
Evolution globale de l'offre
Présentez les différents produits (et/ou services) et entreprises
présents sur le marché ainsi que les leaders.
Caractéristique de l'offre et des entreprises concurrentes
Une fois que vous les avez présentés, analysez de manière détaillée vos
concurrents directs et indirects. Posez-vous les questions suivantes :
• Qui sont-ils ? Où sont-ils ?
• Que proposent-ils ? A quels prix ?
• Comment vendent-ils ? Quels sont leurs résultats financiers ?
A qui vendent-ils ?
• Comment communiquent-ils ? Quels sont leurs avantages concurrentiels ?
• Quelle est leur part de marché ?
• Les clients / utilisateurs sont-ils satisfaits
Quatrième étape : analysez l'environnement du projet
Il s'agit enfin d'identifier les facteurs qui peuvent avoir une influence
favorable ou non sur votre marché et sur votre activité.
L'enjeu consiste à déterminer si la taille de votre marché pourrait
réduire ou augmenter. Ce travail passe par l'analyse des 6
dimensions suivantes (PESTEL) :
Politique
Quelle est la stabilité politique ? Existe-t-il des tensions
particulières ? Quel est le régime en place ? Quelle est la politique
en matière de fiscalité, de commerce, etc. ?
Economique
Quelle est la conjoncture économique actuelle ? Quel est le taux de
chômage ? Quelle est le revenu disponible ? Quelle est son évolution ?
Sociale
Quelle est la culture ? Quelles sont les valeurs et les normes ? Quel est le
niveau d'éducation ? Comment évolue la démographie ? Quelles sont les
habitudes de consommation ?
Technologique
Quelles sont les évolutions technologiques à venir ? Sont-elles fréquentes
? Quels secteurs sont-ils concernés ?
Ecologique
Quelle est la sensibilité aux enjeux du développement durable ?
Quelles sont les mesures prises en faveur de l'environnement ? Quel
traitement est réservé aux déchets?
Légale
Quelle est la législation qui encadre votre activité ? Comment
peut-elle évoluer ? Quel est le rôle des pouvoirs publics ?
Quel est le rôle des groupes d'influence et des organisations
professionnelles ? Etc.
D'une manière générale, pour chaque étape de la réalisation de
votre étude de marché, vous pouvez suivre la démarche
proposée ci-dessous. Elle vous permettra d'obtenir une méthode
souple, adaptable à la spécificité de vos besoins :
1. Rechercher des informations: collecter des données
2. Faire la synthèse et analyser les informations recueillies
3. Rédiger le rapport: identifier les opportunités et les risque
du marché; définir les clés du succès et les contraintes du
marché
4. Évaluer le chiffre d’affaires prévisionnel en fonction des
données collectées.
Démarche quantitative, qualitative et documentaire
4.2 Prévisionnel financier
La construction de votre projet de création d'entreprise vous a
permis de déterminer ce que vous pouvez vendre et l'ensemble
des moyens dont vous avez besoin pour créer votre entreprise.
Vous avez désormais une idée précise de votre modèle
économique, c'est-à-dire de la façon dont votre entreprise va
gagner de l'argent.
Il vous faut maintenant traduire en chiffres tous ces éléments et
vérifier un certain nombre de points qui vous conforteront dans
la viabilité et la rentabilité de votre projet. Cette étape va ainsi
vous donner (ou non) le "go" !
Pourquoi faire des prévisions financières ?
Pour vérifier la faisabilité et la viabilité de votre projet de création
d'entreprise.
L'établissement de ces prévisions est une démarche itérative qui permet
progressivement de faire apparaître tous les besoins financiers de votre
future entreprise et les possibilités de ressources qui y correspondent.
Cette étape va ainsi vous permettre de faire le va-et-vient entre les
options prises sur votre projet, leur traduction en termes financiers et
leurs conséquences sur les équilibres financiers.
Ainsi, vous allez vérifier la cohérence financière de votre projet au fur et
à mesure. Pour cela, vous serez peut-être amené à prendre des
décisions difficiles comme réduire vos ambitions sur telle ou telle option
ou au contraire renforcer vos fonds propres.
Pour convaincre vos partenaires financiers et banquiers
De telles prévisions vous seront indispensable si vous avez recours
à des financements extérieurs. Il faudra convaincre et rassurer vos
partenaires en leur apportant des éléments chiffrés.
Vos prévisions financières constitueront une partie importante de
votre business plan.
En quoi consiste cette étude ?
Les choix réalisés dans la construction de votre projet de création
(nature des produits/services, commercialisation, etc.) se concrétisent
par des besoins humains et matériels qu'il faut maintenant évaluer de
manière précise. A chaque fonction de l'entreprise (acheter, stocker,
fabriquer, prospecter, vendre, etc.), il est nécessaire de faire
correspondre un coût.
Quelques conseils pour réaliser un plan financier
Par où commencer pour faire ses comptes
prévisionnels et vérifier la viabilité économique du
projet ?
Lorsque l'on ne sait pas comment s'y prendre pour
établir les comptes prévisionnels, une méthode
très simple peut être utilisée pour démarrer. Elle
consiste à rassembler, en vrac, les informations
qui alimenteront les différents tableaux : plan de
financement, compte de résultat prévisionnel et
tableau de trésorerie.
Pour bien comprendre comment faire ses comptes prévisionnels
Chaque décision prise pour vendre, produire, gérer l'activité a un coût qui
correspond :
soit à un besoin permanent (investissement durable et non consommé
par l'activité de l'entreprise),
soit à une charge (dépense engendrée par l'activité et consommée).
C'est donc en reprenant ces éléments et en les classant par nature que
se constituera l'essentiel des comptes prévisionnels.
Cette démarche peut amener à rechercher des informations sur des
points qui n'ont pas été abordés jusqu'ici, tels les frais d'électricité et
postaux, les charges sociales, etc.
Première étape: lister les entrées et sorties prévisible d’argents
Sortie d’argents Entrée d’argent
Achat d’ordinateur Apport personnel
Frais d’électricité Apport social
Téléphone Ventes des
Loyer produits/services
Achats des fournitures Subventions
Frais d’aménagement Financement
Achats des matières Prêt bancaire
premières Etc...
Charges sociales
Salaires
Assurances
Achat d’un véhicule
Etc...
Deuxième étape : les répartir dans le plan de financement et le compte
de résultat. Selon leur nature (besoin permanent ou charge) chacune des
entrées et sorties est ensuite affectée soit au plan de financement, soit au
compte de résultat.
PLAN FINANCIER COMPTE DE RESULTAT
Les éléments à y placer composent Les éléments à y placer concernent
la structure de l’entreprise. Il s’agit l’exploitation de l’entreprise et son
des besoins et des ressources fonctionnement au quotidien
permanents ou de longue durée Frais d’électricité
dans l’entreprise. Téléphone
Achat d’ordinateur Loyer
Frais d’électricité • Achats des fournitures
Achat d’un véhicule • Achats des matière premières
Etc... • Salaires
• Apport personnel et social • Charges sociales
• Subvention • Assurances etc...
• Prêt bancaire etc...
Exemple : l'achat d'une camionnette est un besoin durable
(elle va rester dans l'entreprise sans doute pendant 5 ans).
Pour l'acheter il faut des capitaux à longue échéance (fonds
propres ou emprunt à moyen terme).
Le prix de cette camionnette est un investissement à porter
dans le plan de financement.
En revanche le coût de la consommation d'essence
prévisionnelle et la prime d'assurance de ce véhicule seront
des charges à porter dans le compte de résultat.
Troisième étape : les porter dans le plan de trésorerie
L'ensemble des entrées et sorties d'argent prévues (quelle que soit leur
nature) au cours de l'exercice est à porter dans un tableau qui mettra en
évidence les décalages de dépenses et recettes, qu'il faudra anticiper : le
plan de trésorerie.
Plan financier suite : 5 grandes étapes vous permettant de
répondre aux questions suivantes :
Question 1 - Quels sont les capitaux nécessaires pour lancer le projet ?
Pourrez-vous les réunir ?
La réponse se trouve dans le plan de financement initial, qui met en
parallèle les besoins d'investissement (besoin en fonds de roulement
inclus) et les ressources de financement
Question 2 - L'activité prévisionnelle de l'entreprise va-t-elle
générer un montant de recettes suffisant pour couvrir les
charges entraînées par les moyens humains, matériels et
financiers mis en œuvre ?
La réponse se trouve dans le compte de résultat prévisionnel.
Question 3 - Quel est le montant minimal de ventes/prestations
à atteindre dès la première année pour faire face aux charges
et donc pour que votre projet commence à être rentable ?
La réponse s'obtient par le calcul du seuil de rentabilité.
A noter : le moment où l'on atteint le seuil de rentabilité se
nomme "le point mort".
Question 4 - Les recettes encaissées par l'entreprise tout au long de la
première année permettront-elles de faire face en permanence aux
dépenses de la même période ?
La réponse se trouve dans le plan de trésorerie qui met en évidence,
mois par mois, l'équilibre ou le déséquilibre entre encaissements et
décaissements
Question 5 - L'entreprise ainsi créée sera-t-elle pérenne ? La solidité
financière de l'entreprise construite grâce au plan de financement initial
se poursuivra-t-elle au fur et à mesure du développement de l'affaire ?
La réponse est donnée par le plan de financement à 3 ans qui permet
d'anticiper les besoins en financement possibles en fonction
d'hypothèses de croissance réalistes.
Conseils pour réussir vos prévisions
financières
En soignant votre étude de marché, les précieuses
informations récoltées vous seront utiles pour constituer
vos prévisions financières.
Ne soyez pas trop optimiste dans l'évaluation des
recettes ou des coûts : il est même prudent de
minimiser les recettes et de maximiser les coûts pour
éviter les mauvaises surprises.
5. Choisir un statut juridique et formalités de
votre activités le cas de la RDC
En RDC, l’entreprise peut prendre trois formes :
• Très Petites et Petites Entreprises (capital inférieur à 1000 $us)
• Petites et Moyennes Entreprise ou Petites et Moyennes Industries
(capital compris entre 1000 $us et 10.000 $us)
• Grande Entreprise (capital supérieur à 200.000 $us)
Les Très Petites et Petites Entreprises (TPE/PE) sont des entreprises individuelles.
Le type d’activités rencontré est souvent l’artisanat ou le petit commerce dont la gestion
est sous la responsabilité de son promoteur. Le promoteur est responsable de ses actes
dans le cadre de la gestion de l’affaire, responsable également des créances et dettes.
L’entreprise individuelle a souvent un caractère familial.
Les Petites et Moyennes Entreprise ou Petites et Moyennes Industries (PME/PMI) sont
constituées soit sous forme d’entreprise individuelle soit sous forme sociétaire.
Dans le premier cas, la propriété revient aux personnes physiques et le chef d’entreprise
est tenu d’assurer lui-même les fonctions de gestion financière et administrative.
Dans le second cas, il s’agit des sociétés employant au moins cinq travailleurs. Le seuil
de recevabilité des PME et PMI au Régime Général de la loi (Code des investissements)
est fixé au minimum à l’équivalent de dix mille (10.000$us) dollars américains et au
maximum à l’équivalent de deux cents (200.000) dollars américains.
1. Comment créer sa Petite et Moyenne Entreprise:
A. Choix d’un statut juridique de l’entreprise
L'entrepreneur doit choisir dans quel cadre juridique il compte réaliser son
projet, à savoir :
• Une entreprise commerciale
• À titre personnel, comme indépendant
• Une association sans but lucratif
1°) L'entreprise commerciale
L'entrepreneur peut décider de réaliser ses activités au travers d'une
société commerciale, personne morale distincte de la personne de
l'entrepreneur et qui lui permet de protéger son patrimoine propre.
Les conditions liées au choix de ce statut peuvent être différentes d'un
pays à l'autre, mais elles impliqueront généralement 2 obligations :
• La présence de plusieurs associés, qui pourront bénéficier des
profits réalisés par la société,
• l’apport, au départ, d'un certain capital. Ce capital servira de
garantie aux créanciers de la société.
2°) Le statut d'indépendant
L'entrepreneur, dans ce cas, réalise ses activités en son nom propre. Il
bénéficie des gains mais il assume également les pertes. Aucun capital
n'est exigé au départ, mais en cas de dettes ou faillite personnelle,
l'entrepreneur pourrait les assumer sur son patrimoine propre.
3°) L'association sans but lucratif
Cette forme d'entreprise implique que les membres de l'association ne
cherchent pas à s'enrichir. Ils ne pourront donc pas jouir des bénéfices
éventuels générés par les activités.
Ce type de personne morale est généralement réservé aux activités
sociales, culturelles, d'éducation et d'enseignement, du secteur de la
santé, du développement, .etc.
Généralement, les associations ne peuvent pas accomplir d'activités
commerciales. Au cas où elles le font, les dividendes doivent rentrer dans
la réalisation des activités sociales. L’association sans but lucratif ne
rentre pas dans le cadre de ce type de guide ; nous y faisons référence à
titre informatif.
Types de sociétés commerciales en droit congolais
Cadre légal
Les sociétés commerciales légalement reconnues constituent des
individualités juridiques distinctes de celles des associés.
La loi reconnaît comme sociétés commerciales:
• La société en nom collectif (SNC),
• La société en commandite simple (SCS),
• La société Privée à responsabilité Limitée (SPRL), •
• La Société par Action à Responsabilité Limitée (SARL),
• La Société Coopérative(SC).
1°) La Société en Nom Collectif
C’est celle que forment, sous une dénomination sociale, deux ou plusieurs
personnes physiques qui répondent solidairement et indéfiniment des
obligations de la société.
La SNC est formée par les actes spéciaux, authentiques ou sous seing
privé. La dénomination sociale doit contenir le nom d’un ou de plusieurs
associés. Les parts d’intérêts que les associés possèdent sont incessibles
sauf accord unanime des associés. Le décès d’un associé entraîne la
dissolution de la société. Les statuts peuvent toutefois prévoir qu’en cas de
décès d’un associé la société peut continuer avec son conjoint ou ses
héritiers, ses associés ou toute autre personne nommément désignée par
les statuts.
Une SNC compte au minimum 2 associés (pas nécessairement un associé
congolais, mais sa présence représente un certain nombre d’avantages liés
aux procédures d’agrément). Elle peut être administrée par un ou plusieurs
gérants associés ou non : leurs pouvoirs sont déterminés par les statuts et les
associés ont la qualité de commerçants
2°) La Société en Commandite Simple
C’est celle que forment, sous une dénomination sociale, un ou plusieurs
associés commandités qui répondent solidairement et indéfiniment des
obligations de la société et un ou plusieurs associés commanditaires qui ne sont
tenus qu’à concurrence de leur apport. Leur dénomination sociale comprend
nécessairement le nom d’un ou plusieurs des associés commandités. Le nom
d’un associé commanditaire ne peut faire partie de la dénomination sociale. Elle
est administrée par un ou plusieurs gérants choisi(s) parmi les associés
commandités. Elle est formée par les actes spéciaux, authentiques ou sous
seing privé. Une SCS comprend un ou plusieurs associés commandités (qui ne
doivent pas nécessairement être congolais).
3°) La Société Privée à Responsabilité Limitée
C’est celle que forment des personnes, n’engageant que leur apport, qui
ne fait pas publiquement appel à l’épargne et dont les parts
obligatoirement uniformes et nominatives ne sont pas librement
transmissibles.
La SPRL est constituée par acte authentique. Une SPRL compte au
minimum 2 associés. Tout associé doit intervenir à l’acte en personne ou
par mandataire spécial.
Pour la SPRL, l’objet social doit être limité et précis. Il ne peut pas
concerner l’assurance, la capitalisation et l’épargne. La SPRL peut en tout
temps, moyennant l’adhésion unanime des associés, se transformer en
une société d’un autre type, sans que cette transformation donne
naissance à une personne morale nouvelle et sous réserve des droits des
tiers.
L’acte indique la désignation précise des associés, la raison sociale
ou la dénomination de la société , son siège, son objet, le montant du
capital et la manière dont il est formé, la spécification de chaque
apport en nature, les conditions auxquelles il est fait et le nom de
rapporteur, les charges hypothécaires grevant les immeubles
apportés, les conditions auxquelles est subordonnée la réalisation
des droits apportés en option , le mode de répartition des bénéfices,
la date du commencement de la société ainsi que sa durée, la
désignation des personnes autorisées à gérer et à engager la société
et leurs pouvoirs, le début et la fin de chaque exercice social ,
l’époque de l’assemblée générale annuelle des associés.
4°) La Société par Action à Responsabilité Limitée
C’est une société dont le capital est constitué par voie de souscription d'actions.
Ces actions sont des titres, en principe, librement négociables et dont les
associés ne sont tenus au paiement des dettes sociales que sur leurs apports.
C'est une société de capitaux, la responsabilité de chaque associé est limitée à
son apport. Il lui faut obligatoirement une autorisation présidentielle. La SPRL
est gérée par un ou plusieurs mandataires, associés, appelés gérants qui
doivent être au minimum de 7. Le capital se divise en parts sociales égales,
avec ou sans désignation de valeur. Il est tenu au siège social un registre des
associés Ce registre contient la désignation précise de chaque associé, le
nombre de parts sociales appartenant à chaque associé, l’indication des
versements effectués, les cessions entre les vifs de parts sociales avec leur
date, signées et datées par le cédant et le cessionnaire ou leurs mandataires,
les transmissions pour cause de mort ainsi que les attributions des parts
sociales avec leur date, signées et datées par la gérance et lés bénéficiaires ou
leurs mandataires, les affectations d’usufruit ou de gage. Tout associé ou tout
tiers peut prendre connaissance de ce registre.
5°) La Société Coopérative
La société coopérative se compose d'associés (minimum 7) qui ont le droit
de se retirer ou peuvent être exclus. Leurs apports sont variables en
fonction des associés. La responsabilité peut être librement limitée mais
les parts qui sont nécessairement représentatives du capital exprimé, sont
incessibles aux tiers. Une autorisation de l'autorité administrative
compétente est requise pour sa création. La société est soumise à la règle
de porte ouverte, c'est à dire que le nombre d'associés et le montant du
capital varie en fonction des entrées et des sorties. C'est une société de
personnes et la responsabilité des membres est illimitée et solidaire. Le
statut peut, néanmoins, admettre que les associés ne seront tenus que sur
leurs apports ou que la responsabilité ne sera pas solidaire.
Elle connaît le principe de double appartenance, c'est à dire que la
coopération ne se réalise qu'entre ses membres qui sont à la fois
associés, clients ou fournisseurs, lesquels membres prennent le nom de
"coopérateurs".
Formalités administratives d’enregistrement des Sociétés
en Droit Congolais
1°) Paiement des Droits d’enregistrement et d’immatriculation
A la création d’une entreprise en RDC, certaines procédures
administratives seront obligatoires, à savoir:
• Autorisation d’exercer le commerce. La demande doit être
introduite auprès du Secrétariat Général du Ministère du
commerce extérieur. Cette formalité s’élève à 1.000 USD pour les
sociétés et 500 USD pour les établissements et n’est requise que
pour les étrangers.
• Authentification des Statuts dont la demande doit se faire à l’Office
Notarial. Le cout de cette procédure s’élève à 50USD
• Immatriculation au Nouveau Registre de Commerce. La demande
doit être déposée au Greffe du Tribunal de Commerce. Son montant
s’élève à 800 USD lorsque les étrangers sont majoritaires dans la
participation au capital de l’entreprise, alors que le montant à verser
est de 200 USD dans le cas où les congolais seraient majoritaires.
• Numéro d’identification Nationale. La demande est à déposer au
Secrétariat Général du Ministère de l’Economie Nationale, pour 200
USD pour les sociétés, et 100 USD pour les établissements.
• Numéro des impôts est à demander à la Direction Générale des
impôts. Ce numéro est gratuit.
• Numéro Import- Export. La demande est à déposer au Secrétariat
Général du Ministère du Commerce Extérieur. Cette procédure s’élève
à 250USD pour les sociétés et 125 USD pour les établissements.
A sa création, l’entreprise doit remettre, au Guichet Unique de l’ANAPI, une
photocopie des pièces d’identités, un extrait du casier judiciaire (qui sera à
retirer auprès de l’Inspection Générale de Police Judiciaire), ainsi qu’une
attestation de non fonctionnaire (qui sera remise auprès de la commune).
2. Mesures fiscales
Dans la cadre du décret loi n°086 du 10 juillet 1998, la RDC a adopté un
régime fiscal des PME.
Les principaux impôts relatifs au code des investissements sont les suivants :
l’impôt sur le chiffre d'affaires, l’impôt professionnel sur les
rémunérations, l’impôt sur les bénéfices et profits, l’impôt exceptionnel
sur les rémunérations des expatriés.
A. L'impôt sur le chiffre d'affaires (ICA)
Cet impôt devra être payé uniquement par toute personne physique ou
morale qui importe en RDC11. Le Taux ICA pour les ventes est fixé à
3% pour les produits d’équipement, produits agricoles, vétérinaires et
d’élevage, et à 13% pour les autres produits.
En ce qui concerne les prestations de services, le taux ICA est fixé à
6% pour le transport aérien intérieur, 15% pour le transport aérien
extérieur, 18% pour les autres prestations, 30% pour les prestations
d'assistance.
Enfin pour les travaux immobiliers, le taux ICA est établi à 18% pour les
trois quarts des montants facturés ou payés.
B . Impôt professionnel sur les rémunérations (IPR)
Cet impôt devra être versé par l’entreprise.
Le taux d’imposition suit un barème par tranche comme suit :
- Revenus <à 72.000 FC 3%
- Compris entre 72.001 et 126.000 FC 5%
- Compris entre 126.001 et 208.800 FC 10%
- Compris entre 208.801 et 330.000 FC 15%
- Compris entre 330.001 et 498.000 FC 20%
- Compris entre 498.001 et 788.400 FC 25%
- Compris entre 788.401 et 1.200.000 FC 30%
- Compris entre 1.200.001 et 1.686.000 FC 35%
- Compris entre 1.686.001 et 2.091.600 FC 40%
- Compris entre 2.091.601 et 2.331.600 FC 45%
- Égal ou > à 2.331.601 FC 50%
C. Impôt sur les bénéfices et profits (IBP) ou Impôt sur les sociétés
L’IBP s’applique aux bénéfices nets de toute entreprise industrielle,
commerciale, artisanale, agricole ou immobilière en RDC (congolaise ou
étrangère).
Le taux de l’IBP est de 40%. La déclaration des revenus de l’exercice devra
être déposée au plus tard le 31 mars de l’année suivante à celle de
l’exercice.
D. Impôt Exceptionnel sur les Rémunérations des expatriés (IERE)
C'est un impôt payé exceptionnellement sur la rémunération du personnel
expatrié. Cet impôt est uniquement à la charge de l'entreprise
Droits de douane
Des droits de douanes sont applicables à certains produits tant à l’importation
qu’à l’exportation.
Droits de douane à l’importation :
• Un taux de 5% s’applique aux produits chimiques, aux machines-outils, au
matériel de transport de marchandises
• 10% pour les farines, les agrégats, l’essence, le gasoil, le kérosène
• 20% pour les Vêtements, le mobilier et les cigarettes
Droits de douane à l’exportation :
Les droits de douane à l’exportation concerneront les produits suivants aux
taux de:
• 1% pour le café,
• 1%pour le courant électrique
• 1,5% pour le diamant d’exploitation artisanale et l’or d’exploitation
artisanale
• 3% pour le diamant d’exploitation industrielle et l’or d’exploitation
industrielle
• 5% pour les minerais (cuivre, nickel, plomb…)
• 6% pour le bois brut
• 10% pour l’argent et le platine
POUR PLUS D’INFORMATIONS
1. En République Démocratique du Congo
• Le Guichet Unique
ANAPI : (Agence mise à disposition de promoteurs locaux ou migrants) : [Link] Siège social
Avenue Colonel EBEYA n° 54, 2ème niveau, Immeuble de la Reconstruction (ex-Sozabanque)
Kinshasa/Gombe
Téléphones :
+243-99 99 25 026 +243-816 99 65 48
E-mail : [Link]@[Link] anapirdc@[Link]
anapirdc@[Link]
6. Financer votre projet
En matière de création d’entreprise, le financement est une question
primordiale car Lancer un projet innovant nécessite de réunir des
moyens matériels et humains qui doivent être financés aux différents
stades de son évolution.
Une fois l’étude commerciale terminée, il est temps de chiffrer votre
projet, vérifier sa rentabilité et envisager son financement. Cela va
dépendre de votre ambition ainsi que des moyens dont vous disposez
En fonction de ses caractéristiques, de son ambition et de votre situation
personnelle et professionnelle, le financement de votre projet de création
d’entreprise résultera de la combinaison de plusieurs sources de
financement.
Ne sous-évaluez pas vos besoins financiers
Le porteurs de projet en phase de création d'entreprise a souvent tendance
à sous-estimer son besoin pour limiter l'endettement. Ne tombez pas dans
ce piège ! En effet, une bonne évaluation de vos besoins d'investissement
devra répondre entre-autres aux questions ci-après:
• Quels investissements à réaliser pour produire, gérer, communiquer,
vendre... ?
• Les stocks à constituer ?
• Quelle serait la trésorerie de départ qui sera nécessaire pour faire face
aux premières dépenses (BFR de départ) : loyer, assurances, actions
commerciales, achat de fournitures, frais de déplacement, salaires,
charges sociales, électricité... ?
etc.
Le financement est l’une des conditions pérennité de votre future entreprise.
C’est pourquoi est essentiel d’identifier les différentes ressources financières
et choisir celles qui s’adaptent au mieux à vos besoins.
1. L’auto financement
Cette solution présente l’avantage de rendre votre entreprise
indépendante des tiers, mais a pour inconvénient majeur de limiter vos
possibilités d’investissement. Après avoir établi le coût total du
financement de votre projet, il est recommandé à l’entrepreneur de
disposer d’au moins 20% du capital afin d’équilibrer d’autonomie
financière. Dans la mesure où vous en avez pas, il est serait nécessaire
de recherché un financement auprès d’un associé ou des bailleurs de
fonds.
L’autofinancement peut s’avérer bénéfique car cela permet de diminuer
la dépendance vis-à-vis des bailleurs des fonds.
Le ratio d'autonomie financière distingue les capitaux propres des dettes
que détient une entreprise. Il se calcule à partir de la formule suivante :
Ratio d'autonomie financière / l’indépendance financière =
Capitaux propres / Total du bilan.
Et ensuite de convertir le résultat obtenu en %.
Exemple :
Capitaux propres 100 000 euros / total bilan 500 000 euro = 0,2 = 20%
d’autonomie financière.
2. La recherche des associés
L’aide et le soutien d’un associé est une solution envisageable au cas où
les fonds propres ne suffisent pas.
3. Financement auprès des banques
Pour obtenir un crédit bancaire, la majorité des organismes de
financement exigent un grand nombre de garanties au créateur
d’entreprise. De ce fait, vous devez bien préparez votre dossier et
montrer réellement à l’aide de votre modèle économique que votre
activité sera rentable.
3.
Business pitch,
Marketing &
communication
104
Marketing entrepreneurial à la rescousse des PME
Le concept de marketing entrepreneurial (ME) nous fait mieux comprendre
comment les entrepreneurs font pour innover, saisir de nouvelles
opportunités et créer de l’engouement pour leurs nouveaux produits. Voici
l’ABC du marketing entrepreneurial.
Si le marketing conventionnel est orienté vers le consommateur, le
marketing mix et le processus de développement des produits, le marketing
entrepreneurial quant à lui est orienté vers l’innovation, le processus
d’idéation et l’évaluation sur le terrain des besoins du marché.
Le marketing entrepreneurial (ME) est donc davantage une affaire de
ciblage.
En fin de compte, le marketing entrepreneurial est une approche qui
cherche à créer ou à découvrir de nouvelles opportunités de marché, et à
les exploiter avec succès, en misant sur l’innovation, la gestion des
risques et l’avantage d’être le premier sur un marché. Ces opportunités
prennent vie grâce à l’action entrepreneuriale.
Cette symbiose entre l’action entrepreneuriale et le marketing
entrepreneurial permet :
• De créer rapidement de nouveaux marchés avec peu ou pas de
compétition
• D’identifier de nouvelles opportunités dans des marchés existants en
offrant de nouvelles façons de faire
• Développer le caractère unique de l’entreprise qui saura plaire aux clients
et en attirer de nouveaux
• Ou de créer ou saisir une opportunité favorable.
Pourquoi c’est important?
Les PME sont en compétition avec un grand nombre d’entreprises, souvent
mieux établies, et possédant plus de ressources et disposant d’une
meilleure base de clientèle. Quant à elles, les nouvelles entreprises et les
PME, ont des budgets limités et une petite base de clientèle. Elles ont donc
plus de difficultés pour attirer, développer et conserver d’une manière
durable leurs clients. Si la publicité et le marketing constituent une façon
très efficace pour attirer de nouveaux clients, les PME n’ont pas les moyens
de se lancer dans une longue et couteuse stratégie de marketing. Comme
ils doivent néanmoins générer rapidement des ventes, le marketing
entrepreneurial vient à la rescousse.
Le marketing entrepreneurial est un outil abordable qui permet aux PME
de construire une proposition de valeur suffisante pour attirer des clients.
Il implique l’identification et la mise en valeur proactive de prospects. Le
but est d’attirer et de construire une base de clients durables en utilisant
diverses tactiques nouvelles et créatives telles que; la gestion du risque,
la mise en valeur des ressources de l’entrepreneur et la notion de
création de valeur.
Le marketing entrepreneurial est un ensemble de processus qui
permet de créer, communiquer et de récolter de la valeur. Il est
composé de sept dimensions:
1- La notion de risque calculé : la réduction des facteurs de risques et
de la perte acceptable, un des cinq principes de l’effectuation;
2- L’orientation vers l’opportunité : l’action visant à faire la découverte et
l’exploitation des prospects que la concurrence n’est pas en mesure de
rejoindre.
3- La mise en valeur des ressources de l’entrepreneur : c’est la gestion
optimale des ressources qui permet de faire plus avec moins. Ces
ressources constituent ses moyens, un des principes de l’effectuation.
4- La proactivité entrepreneuriale : dans l’identification des besoins
cachés du marché
5- La création de valeur : pour attirer, construire et maintenir une base
solide et durable de clients
6- L’innovation : par la création d’un flot d’idées nouvelles et créatives
7- Le client avant tout: pour former une relation intuitive entre les
clients et l’entreprise
L’entrepreneur doit mélanger ces dimensions de manière à créer
suffisamment de valeurs aux clients potentiels. Le ME est en
étroite corrélation avec le réseautage puisque les opportunités
surviennent majoritairement à travers le développement du
capital social. Les réseaux et l’habileté de les utiliser permettent
de créer des partenariats stratégiques qui constituent les
fondements des entrepreneurs à succès et du ME.
Son cadre d’application
Voici les grandes lignes du cadre d’application pour guider vos efforts de
marketing entrepreneurial :
1- Créer des opportunités : identifiez des problèmes existants et des besoins
cachés ou pas et développez une solution crédible qui livre des résultats
mesurables;
2- Changer d’échelle : vous ne pouvez exceller partout. Entourez-vous!
Travaillez avec le plus d’experts et de spécialistes possible afin d’accroitre
l’efficience, la crédibilité et l’efficacité de vos produits. Mobilisez les bonnes
personnes et faites les bons liens. Travaillez votre réseau afin qu’il contribue à
votre réussite.
3- Accélérer le processus : mettez vos produits dans les mains des personnes
qui en bénéficieront le plus afin d’obtenir des rétroactions utiles et générer du
bouche-à-oreille.
Le marketing entrepreneurial utilise une variété de stratégies de «
bootstrapping » à budget limité comme le Guerrilla Marketing, l’effectuation,
le Buzz Marketing, le Viral Marketing. Voici quelques-unes de ces stratégies
:
Le marketing expéditionnaire repose sur le fait que les clients ne savent pas
ce qu’ils veulent puisqu’ils ne savent pas ce qui est possible. Ce marketing
consiste à faire des lancements rapides et répétés de produits pour
permettre aux clients potentiels de toucher, jauger et les critiquer. C’est un
processus de co-développement.
La guerrilla marketing consiste à surprendre les consommateurs via un
message original et divertissant. Le but est de générer gratuitement de
bouche à oreille.
Le marketing viral repose sur la recommandation d’une marque auprès de
leur entourage par les cibles visées lors d’une campagne. Comme un virus
qui se propage, les récepteurs deviennent donc des émetteurs qui
partagent et repartagent, ce qui apporte une crédibilité au produit.
Le marketing radical construit une communauté de clients loyaux, en
prenant une approche orientée vers les clients et en développant leur
engagement envers le produit.
Le Buzz Marketing est conçu pour faire parler d’une marque et de ce
qu’elle fait. Les partages ne sont pas suffisants, l’objectif étant que les gens
en parlent un maximum à leur entourage. Il faut leur donner quelque chose
dont ils auront envie de parler. La controverse, le secret, le bizarre et
l’humour sont des moyens pour capter l’intérêt.
Le Growth Hacking est un ensemble de méthodes marketing qui
mise sur l’analyse de données, utilisateurs et clients, pour faire
croître rapidement et à moindre coût un service ou un produit.
Le marketing agile est une stratégie de marketing dans laquelle les
équipes travaillent collectivement pour accomplir des projets dans
un délai court et défini. Le marketing agile répond à la question
suivante: comment mieux faire, plus rapidement et ensemble? Les
techniques de marketing agile permettent de tester rapidement des
processus auprès des clients, être plus souples et s’adapter au fur
et à mesure.
Business Pitch pour le : qu’est-ce que c’est?
Un pitch, c’est quoi exactement ?
Principalement, un pitch d’une entreprise est une brève présentation
dans laquelle nous décrivons une entreprise, quelle que soit son activité,
et quel que soit le développement de l’idée d’entreprise.
Lorsque vous devez présenter votre idée d’entreprise brièvement face à
un jury spécialisé, ou à une série d’investisseurs, ou même à vos amis,
associés etc... vous devez commencer par Commencez par ce qui vous
inspire, par le pourquoi de ce que vous faites.
Après, vous pourrez parler de comment vous le faites.
Et enfin, indiquer ce que vous faites.
Pitch Commercial
Si votre objectif est de vendre votre produit ou service à un ou
plusieurs clients, il est certainement temps de créer votre pitch
commercial.
Cette présentation doit prendre en compte les objectifs de votre client
potentiel, ses problèmes et ses besoins. Vous devez lui apporter des
solutions. Pour cela, en plus de présenter votre entreprise, n’oubliez
pas de :
• Faire appel aux émotions.
• Raconter une histoire.
• Montrer des exemples de réussite.
• Et d’utiliser des Call-To-Actions qui vous permettent de faire un
suivi.
Dans ce cas, le support visuel sera aussi essentiel, pour que vous
puissiez capter l’attention de vos leads.
Bonne chance à vous!
Concepteur: Coach Erwin LUYEYE!