0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
137 vues115 pages

Capacité de Charge du Jeu de Barres

Transféré par

Irakoze Ismael
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
137 vues115 pages

Capacité de Charge du Jeu de Barres

Transféré par

Irakoze Ismael
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

INTRODUCTION GENERALE

INTRODUCTION GENERALE

L’énergie électrique est un facteur essentiel de développement


et de l’évolution des sociétés humaines, que cela soit sur le plan de
l’amélioration des conditions de vie ou sur le plan du développement
des activités industrielles. Le système de puissance qui est à la base
de cette énergie fonctionne dans un environnement en évolution
continuelle : charges, puissance de génération, topologie du réseau.
L’augmentation de la dépendance électrique de la société moderne
implique des systèmes de puissance exploitables à cent pour cent de
leur capacité avec une sureté maximale.

La qualité de cette puissance électrique est devenue de nos


jours une grande préoccupation pour les consommateurs et les
fournisseurs d’énergie électrique. Aussi, sont-ils exigés de plus en
plus, des critères rigoureux de développement et d’exploitation des
réseaux électriques. Dans ces conditions, la stabilité du système de
puissance devient un souci permanent pour les fournisseurs de
l’énergie électrique.

Ces systèmes doivent rester normalement stables pour les


petites variations au voisinage des points de fonctionnement ainsi que
pour des conditions sévères de fonctionnement. Compte tenu de la
variété des conditions de fonctionnement et de la sévérité des
incidents, les équipements de commande installés sur les réseaux
peuvent s’avérer trop limités ou insuffisants pour répondre
efficacement aux diverses perturbations. En conséquence, les
exploitants doivent chercher à optimiser le fonctionnement de leur
réseau tout en recherchant un niveau de sécurité satisfaisant. Le
système de puissance peut alors être soumis à des perturbations sous

1
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
INTRODUCTION GENERALE

forme de variations de charge se produisant continuellement. Le


système devra être capable de répondre aux besoins de charge et de
résister à de nombreuses perturbations de nature sévère comme la
foudre, la perte d’unité génératrice, un court circuit sur une ligne de
transport, la perte d’une charge importante.

Suite à une perturbation transitoire, si le système est stable, il


retrouvera alors vite un nouvel état d’équilibre. S’il est instable, cela se
traduira par une augmentation progressive de l’écart entre les angles
de rotor des générateurs ou par une diminution progressive des
tensions des nœuds des réseaux. Cet état instable pourra conduire
alors à une avalanche de pannes et une déconnexion d’une grande
partie du réseau et parfois même à un effondrement total.

Au regard du développement qu’a connu le réseau de la CEB


ces dernières années (interconnexion avec la TCN, raccordement
Nord Bénin, Nord Togo, construction de la ligne Onigbolo-Parakou
………….), une étude de la stabilité de ce réseau s’avère nécessaire
en vue de ressortir pour les planificateurs et les concepteurs, des
projets de la Direction Générale sur le comportement dudit réseau. Le
point de fonctionnement devra être alors connu de façon plus précise
en vue de la bonne marche du système. L’étude du comportement
dynamique de ces réseaux devient une étape obligée de la
planification à long terme et du développement des composants de
ces réseaux et de leurs régulations.

C’est alors dans le but d’évaluer cette stabilité en tenant compte


des nouvelles configurations induites par les derniers renforcements
du réseau, que nous avons choisi de réfléchir sur le thème :
CONTRIBUTION A L’ETUDE DE LA STABILITE DES
ALTERNATEURS RACCORDES AU RESEAU INTERCONNECTE
2
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
INTRODUCTION GENERALE

DE LA CEB : APPLICATION AU CAS DES ALTERNATEURS DE LA


CENTRALE DE NANGBETO.

La présente étude vise à analyser d’une part, le comportement


du réseau suite aux contingences de charge (court circuit sur une ligne
de transport et jeux de barres) et à proposer d’autre part des moyens
qui pourront permettre d’augmenter les marges de stabilité. Cette
étude consiste aussi à étudier la variation des angles internes des
alternateurs.

- Le premier chapitre de cette étude sera consacré à la pose de


la problématique et à la présentation du cadre de stage.
- Dans le chapitre 2, nous présenterons les généralités sur les
systèmes de puissance en faisant ressortir les différents
étages du système de puissance et les trois types principaux
de production d’énergie électrique.
- Dans le chapitre 3 nous expliquerons les phénomènes de
stabilité avec la classification des différents types de stabilité.
- Le chapitre 4 est consacré dans cette étude à la modélisation
des différents éléments du système de puissance.
- Dans le chapitre 5, nous procéderons à la mise en équation
du système de puissance en régime de fonctionnement
normal.
- Le chapitre 6 sera consacré à la mise en équation du système
de puissance en régime perturbé et simulation à l’aide du
logiciel Power World puis à l’analyse des résultats et
recommandations.

3
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

CHAPITRE 1
PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION
DU CADRE DE STAGE

4
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

1.1. Problématique
Le réseau électrique est une infrastructure vitale et stratégique
pour nos sociétés modernes. Ainsi la consommation d’énergie
électrique de l’homme a augmenté depuis la révolution industrielle.
Les sociétés développées ont besoin d’une offre toujours croissante et
continue d’énergie électrique. De très complexes systèmes
d’alimentation ont été alors construits pour satisfaire cette demande.
L’évolution de la production d’énergie électrique est tournée vers
des réseaux interconnectés de lignes de transport reliant les
générateurs et les charges dans les grands systèmes intégrés dont
certains couvrent des continents entiers. Mais aujourd’hui, la perte du
réseau est une véritable catastrophe, dans la mesure où nous
dépendons considérablement de l’énergie électrique.

Le système de puissance électrique doit alors constamment


préserver un équilibre entre la production et la consommation quand
bien même cet équilibre serait fragile du fait que l’énergie électrique ne
se stocke pas en grande quantité. Or le réseau est une structure
complexe de grande dimension et multi couches qui est sujet en
permanence à des perturbations diverses ; ce qui rend parfois son
comportement difficile à prédire.

Mais, dans les sociétés de consommation actuelle, la rupture de


l’alimentation en énergie électrique est de moins en moins acceptée
surtout quand il s’agit de satisfaire des fonctions prioritaires telles que
les industries, les hôpitaux, les aéroports, et les échanges
internationaux. Dans tous les cas, une panne de réseau selon son
étendue peut coûter des dizaines de milliards de francs et affecter des
milliers de consommateurs. Ce qui soulève la problématique de
l’impact économique et social d’une panne de réseau.

5
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

Face à la consommation d’énergie électrique qui ne cesse


d’augmenter et à des conditions d’environnement très contraignantes,
les réseaux d’énergie électriques de la CEB ont tendance à s’accroître
depuis quelques années et deviennent de plus en plus maillés et
interconnectés. Aussi pour desservir les zones du nord du Bénin et du
Togo, le transport est-il fait sur de longues distances. L’exploitation de
ces grands réseaux est de plus en plus complexe du fait de leurs
tailles, de la présence des lignes d’interconnexion de grande longueur,
de l’adoption de nouvelles techniques, de contraintes économiques,
politiques et écologiques. Ces facteurs obligent la CEB à exploiter
souvent ces réseaux près de leur limite de stabilité et de sécurité. La
conséquence est que la forte croissance de consommation augmente
les risques d’apparition du phénomène d’instabilité. Cette complexité
structurelle de réseaux à de nombreuses conséquences.

Ainsi, la difficulté à maintenir un profil de tension acceptable


substantiellement, a aussi augmenté et la survenance des incidents
sur lesdits réseaux est devenue plus probable.

Des relevés sur les incidents survenus durant ces dernières années
ont montré que l’effondrement de la tension conduisant à une panne
généralisée suite à une perturbation majeure ou une augmentation
importante de la charge a eu des conséquences sociologiques,
économiques et sécuritaires sur les populations du BENIN et du
TOGO. Le tableau 1.1 montre bien les statistiques des black-out sur
les réseaux de la CEB.

L’étude donc du comportement des machines synchrones, de la


tension suite à des perturbations, est devenue une préoccupation
majeure pour les exploitants et les planificateurs du système électrique
de la CEB.
6
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

La tension et la fréquence sont les deux facteurs principaux de la


qualité de l’énergie électrique. Elles doivent être maintenues dans les
limites correspondant aux besoins des consommateurs et au bon
fonctionnement du réseau. L’analyse de la stabilité consiste à évaluer
la capacité du système à supporter des éventuelles perturbations, et à
proposer par la suite les moyens de réglage adéquats et les mesures
permettant d’améliorer cette capacité.

La centrale hydroélectrique de Nangbéto mise en marche depuis


1987 a abordé sa courbe de vieillesse. Ainsi les installations sont
devenues plus vulnérables. La modernisation de ses équipements de
contrôle fondamentaux s’impose. (Numériser la protection, les
régulateurs de tension et de vitesse).

C’est en prélude à la résolution de ces différents problèmes qu’il


nous a été proposé de réfléchir au terme de notre formation
d’ingénieur sur le thème : « Contribution à l’étude de la stabilité
des alternateurs raccordés au réseau interconnecté de la CEB :
application au cas des alternateurs de la centrale de Nangbéto »

Tableau 1.1 : Statistiques des blackouts sur les réseaux de la


CEB [1]

Nombre de black- Durée de


Année
out coupure
2008 112 12372 mn
2009 56 9110 mn
2010 78 10406 mn

7
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

1.2 Présentation du cadre de stage

La Communauté Electrique du Bénin est un modèle de


coopération sud-sud née de l’accord international contenu dans le
code Bénino-Togolais. Selon les termes de ce code, la mission
assignée à la CEB est celle de produire et de transporter l’énergie
électrique sur les deux territoires. Elle a son siège à Lomé au TOGO.
Elle est aussi représentée au Benin comme au Togo par différentes
unités. La CEB dispose d’une centrale hydro-électrique construite en
1987, et d’une capacité de deux fois 32,8 MW. Cette centrale a une
production annuelle de 150 Gwh. La CEB dispose également de deux
turbines à gaz (TAG) implantée en 1988 dans le but de pallier à la
crise énergétique survenue cette année. Les deux turbines à gaz ont
une puissance de 20 MW chacune.

1.3 Centrale hydroélectrique de Nangbéto


1.3.1 Historique du barrage

Il a été révélé après des études par le service fédéral de


l’hydraulique de l’ex Afrique occidentale que le fleuve Mono a
d’énormes potentialités hydroélectriques susceptibles de contribuer au
développement des pays du Bénin et du Togo en 1947. Les intérêts
suscités par ces énormes ressources ont conduit les chefs d’état
d’alors à envisager l’aménagement du site hydroélectrique de
Nangbéto pour une double utilité (hydroélectrique et agro-pastorale).
Nangbéto est un village riverain du fleuve Mono situé à 42km de la
ville d’Atakpamé dans la préfecture de L’Ogou (Région des plateaux
au Togo). Ainsi les études de faisabilité ont été réalisées en 1979 par
un consortium d’ingénieurs conseil Franco-suisse SOGREAH-

8
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

ELECTROWATT. Démarré en 1984, la réalisation de ce barrage est


achevée en 1987 d’où son exploitation industrielle.

1.3.2 Composition

L’aménagement hydroélectrique de Nangbéto est constitué


essentiellement de :

- Un barrage qui comprend un ouvrage en béton et des


digues ;
- La centrale hydro-électrique ;
- Un poste d’évacuation ;
- Un bloc administratif ;
- Un magasin pour le stockage des pièces ;
- Un garage mécanique pour l’entretien du matériel roulant ;
- Trois cités pour l’hébergement du personnel ;
- Une infirmerie ;
- Une école ;
- Un bloc hôtelier ;
- Le service de météorologie ;
- L’unité de traitement d’eau.

La centrale est équipée de deux groupes dont le fonctionnement


nécessite des auxiliaires alternatifs, continus et généraux. La tension
nominale de sortie des alternateurs est de 10,3KV. Les groupes
tournent à une vitesse de 166,77tr/min à débit nominal de 120 𝑚3 /𝑠
correspondant à une chute de 30m. Le transformateur d’évacuation a
une puissance 35,5MVA de mode de refroidissement OFAF et de
couplage D11yn0. L’eau du barrage est stockée dans un lac artificiel
de 180 Km² et 1715.000000 m3 lorsque la cote amont tranche
complète est de 144,00 msm.
9
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

Les courbes des figures 1.1 et 1.2 montrent bien l’évolution de cette
production depuis l’implantation de la dite centrale.

10
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

Courbes de productions mensuelles

60000

50000

40000
MWh

30000

20000

10000

0
JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMB. OCTOB. NOVEMB. DECEMB.
1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004

Figure 1.1: Courbes d’évolution de la production de la centrale de Nangbéto depuis son implantation [1]

11
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

Histogrammes des productions annuelles

300 000

250 000

200 000
MWh

150 000

100 000

50 000

0
1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Années

JANVIER FEVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOUT SEPTEMB. OCTOB. NOVEMB. DECEMB.

Figure 1.2 : Evolution de la production d’énergie de la centrale de Nangbéto [1]

12
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

La CEB a construit ces dernières années de nouveaux ouvrages à


la faveur des projets, lesquels ouvrages ont renforcé son système de
puissance électrique en vue de répondre à la demande croissante
d'énergie électrique et de sécuriser ses réseaux. L'énergie la moins
chère se trouve au NIGERIA compte tenu de ses abondantes
ressources en gaz naturel. Le BENIN, le TOGO et le GHANA
exploiteront ce gaz à travers le projet WAGB. La CEB dispose
diverses infrastructures reparties sur le territoire du BENIN et du
TOGO reparties comme suit:

Au TOGO : 419.6km de ligne dont 279 km de ligne 161KV, 79.4km


de ligne 63KV, 36.7 km de ligne 34.5kv et 23.5km de ligne 20 kV. La
capacité de transformation est de 410.5MVA repartie sur les postes
suivants:

- Le poste de Lomé Aflao d’une capacité de 100 MVA


- Le poste de Momé-Agou d’une capacité de 100 MVA
- Le poste de Lomé port d’une capacité de 80 MVA
- Le poste de Tabligbo d’une capacité de 70 MVA
- Le poste de Dapaong d’une capacité de 4.5 MVA
- Le poste d’Atakpamé d’une capacité de 20 MVA
- Le poste d’An foin d’une capacité de 16 MVA
- Le poste de Kara d’une capacité de 20 MVA

Au BENIN, la CEB dispose de 518 km de ligne. La capacité de


transformation de 826.5MVA et est repartie sur les postes suivants :

- Vêdoko : 194 MVA


- Bohicon : 40 MVA
- Onigbolo : 70 MVA
- Avakpa : 19 MVA

13
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

- Lokossa : 32 MVA
- Sakété : 412.5 MVA
- Maria Ŕ Gléta : 19 MVA
- Parakou : 20 MVA
- Djougou : 20MVA

Légende

VRA: Volta River Authority

TCN: Transmission Company of Nigeria

ATA: Poste 161/20kV d’Atakpamé

BAW: Poste 161/20kV de Bawkou

LAF : Poste 161/20kV de Lomé-Aflao

CVE : Poste 161/63 et 161/15kV de Cotonou vedoko

CGB : Poste 63/15kV de Cotonou Gbégamey

CAK : Poste 63 /15kV de Cotonou Akpakpa

PNO: Poste 63 /15kV de Porto-Novo

MAG: Poste 161/15kV de Maria-Gléta

NAN : Centrale hydroélectrique de Nangbéto

NAT : Poste 33 /15kV de Natitingou

KAR : Poste 161 /20kV de Kara

MOM : Poste 161/63 et 161 /20kV de Momé-Hagou

ANF : Poste 63/20kV d’Anfoin


14
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

LOK : Poste 63 /20kV de Lokossa

TAB : Poste 63/20kV de Tabligbo

BOH : Poste 161/20kV de Bohicon

ONI : Poste 161 /20kV de Onigbolo

SAK : Poste 330/161/20kV de Sakété

AVA : Poste 161/20kV d’Avakpa

DAP : Poste 20/5.5kV de Dapaong

CIN : Poste 20 /5.5kV de Cinkasse

DJO : Poste 161 /34.5 /20kV de Djougou

PAR : Poste 161 /34.5/20kV de Parakou

BEM : Poste de Bembèrèkè

15
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

CIN DAP NAT BEM


BAW
30 Km 38 Km
137 Km 76 Km 106 Km
58 Km 131 Km

KAR DJO PAR


161 KV

˜
63 KV 230 Km 65 MW
Lignes en projet

BOH ONI
˜
ATA NAN 75 MW
40 Km 80 Km 80 Km
47 Km

˜
180 MW
300 Km

SAK TCN
˜
20MW
330 KV

129 Km 56,1 Km
38,6 Km 38 Km

˜
VRA LAF MOM AVA MAG PNO
12MW
24 Km
17,2 Km 27 Km 20 Km
20 Km
10 Km
10 Km
CVE
˜
20 MW LPO IFG ANF TAB LOK
4,43 Km
5,5 Km
CGB CAK

Figure 1.3 : Synoptique du réseau actuel de la CEB

16
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

Figure 1.4 : Schéma synoptique du réseau futur de la CEB

17
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

Figure 1.5 : Synoptique du poste de NANGBETO

18
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE ET PRESENTATION DU CADRE DE STAGE

Conclusion partielle :

Dans ce chapitre nous avons décrit les installations de la centrale de


Nangbéto et avons présenté les différentes infrastructures de la CEB.
Cette centrale a fortement contribué à l’amélioration des réserves
tournantes de la communauté depuis son implantation. Dans la suite il
sera question des étages du système de puissance

19
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE II : GENERALITES SUR LES SYSTEMES DE PUISSANCE ELECTRIQUE

CHAPITRE 2
GENERALITES SUR LES SYSTEMES DE
PUISSANCE ELECTRIQUE

20
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE II : GENERALITES SUR LES SYSTEMES DE PUISSANCE ELECTRIQUE

Introduction partielle partiel

Un grand réseau électrique encore appelé système de puissance,


se compose des éléments variés interconnectés (générateurs,
transformateurs, lignes de transport, de distribution et des charges)
plus ou moins nombreux selon la taille du réseau et formant un
système complexe. Ledit système est capable de générer, de
transporter et de distribuer l’énergie électrique à travers des étendues
géographiques. Cette complexité structurelle implique de plus en plus
l’évolution des problèmes de stabilité et des phénomènes dynamiques
dans les systèmes de puissance interconnectés.

2.1. Production de l’énergie électrique

Il existe plusieurs moyens de produire l’énergie électrique, mais


ici nous allons essayer de décrire les trois principales centrales de
production d’énergie de façon industrielle

2.1.1 Les centrales hydro-électriques

L’énergie hydro- électrique est une composante essentielle des


énergies renouvelables et participe de la réduction de gaz l’effet de
serre. Son principe de fonctionnement repose sur la transformation de
l’énergie potentielle d’une masse d’eau en énergie cinétique et en
énergie mécanique par une turbine hydraulique puis en énergie
électrique par un alternateur.

Le coût d’exploitation de ces types de centrales est économique.


Dans les pays en développement, le rôle des petites centrales
hydrauliques est plus important dans la mesure où les réseaux sont
moins puissants, et la diversité des solutions hydrauliques permet des
solutions locales et décentralisées de production. La durée

21
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE II : GENERALITES SUR LES SYSTEMES DE PUISSANCE ELECTRIQUE

d’amortissement de ces centrales est longue car ses équipements


sont robustes. Les centrales hydro-électriques sont essentielles à la
sureté du système électrique de par leurs performances spécifiques
(rapidité de couplage et capacité à monter rapidement en charge et à
s’arrêter).

Cependant dans les conditions hydrologiques sévères c'est-à-


dire quand la pluviométrie alimentant le bassin versant n’est pas
suffisante, la production de l’énergie électrique baisse et influence la
régulation et la stabilité des grands systèmes interconnectés.

L’aménagement d’un site hydroélectrique implique parfois de


noyer des vallées entières de terre cultivable où les hommes vivent
depuis des années. L’implantation des centrales hydroélectriques
engendre des problèmes sociaux tels que le déplacement et le
relogement des personnes généralement paysannes avec leurs
« corolaires ».

Les investissements nécessaires pour la construction des


centrales hydroélectriques sont souvent lourds et obligent les
gouvernants à faire appel à des fonds auprès des organismes
internationaux comme la Banque mondiale et autres institutions
financières. On ne peut jamais garantir le risque zéro de rupture des
barrages en particulier lors des conditions météorologiques
exceptionnelles.

2.1.2 La centrale thermique classique

Le principe de fonctionnement d’une centrale thermique consiste à


transformer l’énergie thermique fournie par la combustion des
hydrocarbures en énergie mécanique puis en énergie électrique.

22
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE II : GENERALITES SUR LES SYSTEMES DE PUISSANCE ELECTRIQUE

L’investissement à la base de ces types de centrales n’est pas aussi


lourd que l’implantation de l’hydroélectricité.

La contrainte de ce type de centrale est la nécessité de refroidir


le condenseur par une circulation d’eau. Les centrales thermiques
polluent l’environnement à cause de la gestion du gaz 𝐶𝑂2 issu des
réactions chimiques et nécessite un refroidissement. Le coût
d’exploitation des centrales thermiques est onéreux du fait de la nature
de l’énergie primaire qui est fossile et inégalement repartie dans le
monde. Les sources d’énergie fossile sont épuisables et polluants. Ils
induisent une dépendance à l’égard des producteurs de ressources
(gaz, pétrole).

2.1.3 Les centrales nucléaires

Une centrale nucléaire utilise l’énergie thermique fournie par la


fission d’un noyau atomique tels que l’uranium 235 ou du plutonium
239 dans une réaction nucléaire. Le réacteur produit une grande
quantité de chaleur qui est captée par un caloporteur qui peut être de
l’eau sous pression circulant dans le circuit primaire.

Elles sont une source fiable de production d’énergie électrique


avec un très bon rendement. Aujourd’hui les centrales nucléaires
apparaissent comme des industries les plus sûres et les plus
respectueuses de l’environnement. Ce type de centrale nécessite pour
son implantation un investissement lourd par rapport aux autres
centrales.

Cependant l’implantation des centrales nucléaires pose la


problématique de leur refroidissement et de la maitrise de leur
technologie. Elles doivent être implantées sur des sols qui ne sont pas
susceptibles de subir des séismes. Les centrales nucléaires
23
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE II : GENERALITES SUR LES SYSTEMES DE PUISSANCE ELECTRIQUE

produisent des déchets radioactifs et présentent un risque d’accident.


L’occurrence d’un tel accident est fortement probable dans les cas de
catastrophe naturelle.

2.2 Transport de l’énergie électrique

L’énergie électrique est produite en des sites particuliers liés à la


source primaire et des problèmes de l’environnement. Cette énergie
est utilisée dans des centres de consommation disposés de manière
diffuse en des lieux souvent éloignés des lieux de production. Il est
donc nécessaire de la produire en temps réel et de la transporter en
tout point du système où cette énergie est demandée pour satisfaire la
demande de consommation. Le réseau de transport permet de mettre
en relation l’ensemble du système de production avec celui de la
consommation.

Le transport se faisant sur de longues distances, il faut élever la


tension au moyen des transformateurs afin de réduire les pertes, le
coût d’exploitation et de disposer d’une plus grande quantité d’énergie
à la consommation.

Le réseau de transport permet aussi d’échanger de la puissance, à


travers des lignes d’interconnexion entre pays ou grandes zones
relevant de gestionnaires de réseaux différents. Le réseau de
transport et d’interconnexion est le véritable nœud du système
électrique. Il permet la fourniture à chaque instant de la puissance
demandée par le consommateur dans des conditions garanties de
fréquence et de tension.

24
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE II : GENERALITES SUR LES SYSTEMES DE PUISSANCE ELECTRIQUE

Figure 2.1 : Stratification du réseau d’énergie électrique

Les incidents survenant sur ces installations ne doivent pas


normalement conduire à la rupture du service de l’énergie délivrée.
C’est le rôle de la fonction de maintien et de la sécurité du réseau. Les
réseaux actuels sont très souvent exploités dans des conditions
proches de leurs limites de fonctionnement en raison des coûts
d’investissement des nouveaux ouvrages et de contraintes
environnementales et sociétales. Cette situation de fragilité vis-à-vis
des incidents pouvant advenir en cours d’exploitation, a depuis
plusieurs décennies conduit les exploitants du réseau à mettre en
place les moyens de réagir de manière adéquate lors de situations
critiques.

25
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE II : GENERALITES SUR LES SYSTEMES DE PUISSANCE ELECTRIQUE

2.3 Réseau de distribution

Le troisième étage est celui des réseaux de distribution. En effet,


un réseau de transport et d’interconnexion peut desservir directement
certains gros consommateurs d’énergie électrique. Mais des réseaux
intermédiaires sont nécessaires pour desservir des dizaines et des
millions de consommateurs industriels ou domestiques qui ont besoin
de petites puissances. Tout kilowattheure consommé est produit,
transporté et distribué à l’instant même, non pas dans l’heure ou la
minute mais dans la seconde et la fraction de seconde.

2.4 Mécanisme des incidents sur le système électrique

Les systèmes électriques sont d’immenses machines


distribuées, couvrant parfois des zones à l’échelle des continents. Ils
sont régis par des lois physiques qui rendent leur conduite complexe
et délicate, car leur bon fonctionnement repose sur des équilibres de
chaque instant qui ne sont jamais acquis et sur le respect
d’innombrables contraintes techniques évoluant au cours du temps.
Les systèmes électriques sont planifiés, construits et exploités de telle
sorte que la clientèle ne subisse pas dans certaines limites les
conséquences des aléas qui peuvent les affecter. Les incidents
considérés comme les plus fréquents sur les lignes de transport, les
groupes de production, les postes d’interconnexion ne doivent pas
entrainer des perturbations pour le client.

Au delà de ces événements élémentaires, il peut survenir des


situations plus complexes résultant d’incidents multiples rapprochés
dans le temps, voire simultanées, associées ou non à des défaillances
des systèmes de protection ou de régulation. La probabilité
d’occurrence de ces situations complexes est bien sûr très faible mais
26
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE II : GENERALITES SUR LES SYSTEMES DE PUISSANCE ELECTRIQUE

il convient de prendre les dispositions pour éviter, dans ces cas


extrêmes, l’incident généralisé à une grande partie du système. Des
actions de sauvegarde et des gestes ultimes pour tenter de ramener le
système vers une situation normale sont nécessaires. En dernier
ressort, un certain nombre d’actions automatiques doivent empêcher
la propagation d’un incident grave en dehors de la zone où il a pris
naissance et garder alimentés le plus grand nombre de clients
possible. L’ensemble de ces actions automatiques constitue ce qu’il
est convenu d’appeler les plans de défense.

La figure 2.2 montre les composantes d’un système de


puissance. L’étude de la performance dynamique d’un système de
puissance est très importante pour les opérateurs du système (point
de vue économique) et de la société en général (point de vue de
fiabilité). Une étape essentielle de ce type d’étude est de comprendre
physiquement et mathématiquement les différents phénomènes
dynamiques d’intérêt.

27
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE II : GENERALITES SUR LES SYSTEMES DE PUISSANCE ELECTRIQUE

Figure 2.2 : Schéma de la structure générale d’un système de puissance

Conclusion partielle :
Le système de puissance est caractérisé par sa taille et complexité
croissants. Plus sa dimension augmente, plus les phénomènes
physiques sous jacents sont complexes.

28
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

CHAPITRE 3
STABILITE D’UN SYSTEME DE
PUISSANCE

29
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

Introduction partielle

Les questions de stabilité sont devenues des préoccupations


majeures depuis la venue des grands systèmes interconnectés pour
les fournisseurs d’énergie électrique et pour les consommateurs au
point de vue fiabilité du système. Ainsi l’analyse et l’étude du
comportement du réseau face à de faibles ou importantes
perturbations sont nécessaires. L’instabilité se manifeste par un écart
entre la puissance mécanique (production) et la puissance électrique
(consommation). Cet écart engendre une variation de la vitesse de
rotation de l’alternateur autour de la vitesse de synchronisme. La
classification de la stabilité a été fondée sur plusieurs considérations
de manière à rendre commodes pour l’identification des causes de
l’instabilité, l’application d’outils d’analyse appropriés et le
développement des mesures correctives pour résoudre les problèmes
de stabilité dans les réseaux.

Traditionnellement la stabilité était définie comme le maintien des


machines synchrones en « synchronisme » dans le réseau mais ce
concept a évolué avec le développement sans cesse des réseaux et la
nécessité de mise en commun des moyens de production en vue
d’une meilleure fiabilité du système. Ainsi on obtient trois groupes de
stabilité : la stabilité de l’angle de rotor, la stabilité de tension et la
stabilité de la fréquence.

3.1. Définition de la stabilité

Pendant des années, des recherches ont permis de comprendre


le mécanisme de la stabilité dans les systèmes de puissance
électrique. Ainsi de nombreuses définitions de la stabilité étaient

30
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

proposées en insistant sur les aspects qui reflètent la manifestation de


l’état stable du système.
La stabilité est définie comme la propriété d’un système à
retrouver un point de fonctionnement stable (point d’équilibre) après
avoir subi une ou plusieurs perturbations. Un réseau électrique a en
général une stabilité globale qui se manifeste par l’équilibre
production-consommation.
Elle est caractérisée par les fluctuations de puissances transitées
dans le réseau et se mesure par les variations dans le temps des
tensions et de la fréquence.

3.2. Les phénomènes dynamiques se produisant sur les


réseaux

Dans un système électrique, une grande variété de phénomènes


dynamiques différents sont susceptibles de se produire. Ces
phénomènes ont des caractéristiques et des origines physiques
diverses. Un phénomène dynamique est souvent initié par une
perturbation, une action de protection ou une action d’un contrôleur.
Deux classes de phénomènes dynamiques se distinguent en fonction
du niveau de la perturbation. Il s’agit :

- Des petites perturbations : ce sont des fluctuations normales, de


faible amplitude, des grandeurs électriques ou mécaniques soit
par exemple une variation continue de la charge. Ces
phénomènes se manifestent souvent par des oscillations peu
amorties du système.
- Des grandes perturbations : ce type de perturbation correspond
à un court -circuit, au déclenchement accidentel d’un générateur

31
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

ou d’un transformateur. Les phénomènes dynamiques sont


classés en quatre groupes principaux :
- Les phénomènes de propagation

Ils se produisent sur les lignes de transport haute tension de


grande longueur, et correspondent à la propagation des ondes
électromagnétiques provoquées par des coups de foudre ou des
opérations de coupure et de fermeture des organes de coupure sur le
réseau. La gamme de temps de la dynamique de ces phénomènes va
de la microseconde à la milliseconde. Ils possèdent les dynamiques
les plus rapides [2].

- Les phénomènes électromagnétiques :

Ils ont lieu principalement dans les enroulements des générateurs


et des moteurs (enroulements armatures et amortisseurs) et dans des
dispositifs d’électronique de puissance. Ils découlent d’une
perturbation (tel un court- circuit), d’une opération d’un organe de
protection ou d’une interaction entre les machines et le réseau. Ces
phénomènes génèrent des courants et des couples élevés à l’intérieur
des générateurs sur une échelle de temps de plusieurs millisecondes.
Au-delà de ce laps de temps, les inerties de la turbine et du
générateur sont suffisantes pour empêcher toute variation importante
de vitesse de rotor [2].

- Les phénomènes électromécaniques :

Ce sont des phénomènes qui impliquent principalement les


champs des rotors, les enroulements amortisseurs et les inerties des
rotors. Ils sont principalement dus au mouvement des masses
tournantes de générateurs et des moteurs. Ils se produisent à la suite
d’une perturbation, d’une opération de commande sur le contrôle de
32
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

tension ou sur le contrôle de la turbine. La gamme de temps de cette


dynamique s’étend environ d’une seconde à plusieurs secondes [2].

- Les phénomènes thermodynamiques :

Ils se produisent dans les chaudières des centrales thermiques lors


de la demande de commande automatique de génération, mise en
application suite à une perturbation d’équilibre entre la production et la
consommation de puissance. Ils s’étendent de quelques dizaines de
secondes à quelques dizaines de minutes. Ainsi ils représentent les
dynamiques les plus lentes du système [2].

3.3. Les différents types de stabilité

En fonctionnement nominal équilibré, la puissance électrique


fournie par le générateur aux charges est égale, aux pertes près à la
puissance mécanique fournie par la turbine. Quand le système est
perturbé, la puissance électrique de la machine varie rapidement, mais
la variation de la puissance mécanique est lente. Le comportement
d’un réseau face aux problèmes de stabilité dépend du lieu, de la
nature et de l’ampleur de la perturbation graduelle ou brusque
(variations lentes de la charge, du plan de tension, court circuit sévère,
perte d’ouvrages de production ou de transport. De ce fait,
l’expérience et les différentes études effectuées ont permis de repartir
la stabilité du système de puissance en trois grands groupes :
Statique, dynamique et transitoire [4].

3.3.1. Stabilité statique

En général, à la fin d’un régime transitoire provoqué par une


perturbation, le système atteint un régime dit permanent. Dans ce cas,
l’étude de la stabilité porte sur l’évaluation de l’état statique du réseau.

33
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

Le système n’est pas en état de stabilité statique si les contraintes de


fonctionnement ne sont pas respectées. Si certaines contraintes ne
sont pas respectées, une des parties du réseau se sépare du
système, le reste continue son fonctionnement normal.

3.3.2. Stabilité de l’angle de rotor (transitoire)

La stabilité de l’angle de rotor concerne la capacité des


machines synchrones d’un système de puissance interconnecté à
rester en synchronisme suite à une perturbation. Elle dépend de la
capacité de maintenir ou de restaurer l’équilibre entre les couples
électromagnétiques et mécaniques agissant sur le rotor de chaque
machine dans le système. L’instabilité qui peut en résulter se produit
sous forme d’augmentation des oscillations angulaires de certains
générateurs, pouvant conduire à une perte de synchronisme avec
d’autres générateurs. L’étude de la stabilité d’un système de
puissance implique aussi l’étude des oscillations électromagnétiques
inhérentes au système d’alimentation électrique.

En effet le mécanisme par lequel les machines interconnectées


maintiennent le synchronisme avec d’autres, se fait par des forces de
rappel qui agissent chaque fois qu’il y a des forces qui tendent à
accélérer ou à ralentir une ou plusieurs machines par rapport aux
autres machines. En vertu de la loi d’équilibre, il y a équilibre entre le
couple d’entrée mécanique et le couple de sortie électrique de chaque
machine lorsque la vitesse est constante. Dès que le système est
perturbé, cet équilibre est rompu et entraîne une accélération ou une
décélération des rotors des machines selon les lois de mouvement
des corps en rotation. Si un générateur fonctionne temporairement
plus vite que l’autre, la position angulaire de son rotor par rapport à
celle de la machine lente sera en avance. Ainsi, l’angulaire résultant,
34
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

transfère une partie de la charge de la machine lente vers la machine


rapide selon le rapport de puissance-angle. Ceci tend à réduire la
différence de vitesse et donc la séparation angulaire. Mais au-delà
d’une certaine limite, une augmentation de la séparation angulaire est
accompagnée d’une diminution de transfert de puissance ; ce qui
augmente davantage l’instabilité du système. Suivant l’amplitude de la
perturbation, on distingue la stabilité angulaire aux petites
perturbations et la stabilité angulaires aux grandes perturbations.

[Link] Stabilité angulaire aux petites perturbations

Cette stabilité encore appelée stabilité dynamique, est celle relative


aux oscillations apparaissant sur les signaux à cause d’un
changement de configuration dans le réseau, dans les conditions
d’exploitation, dans les systèmes d’excitation ou au niveau des
charges. Elle se définie par la capacité du système de puissance à
maintenir le synchronisme en présence de petites perturbations.
L’instabilité qui en résulte est sous forme d’un écart croissant,
oscillatoire ou non entre les angles de rotor. Elle dépend surtout du
point de fonctionnement initial du système. Elle ne dépend pas du
niveau de perturbations car celles-ci sont arbitraires et infiniment
petites. Ces oscillations peuvent aboutir à déstabiliser un alternateur,
une partie du réseau ou tout le réseau. Dans ce cas nous pourrons
utiliser des modèles linéaires pour simuler le réseau. Les excitatrices,
les régulateurs, la turbine et le PSS (Power Stability System) pourront
être pris en compte dans le modèle.

Les machines ne sont jamais vraiment dans un état stable sauf


quand elles sont à l’arrêt.

35
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

[Link] Stabilité angulaire aux grandes perturbations

Aussi appelée stabilité transitoire, la stabilité angulaire aux grandes


perturbations est la capacité du système de maintenir le synchronisme
après avoir subi une perturbation sévère telle que :

- Un court- circuit sur une ligne de transport


- Une perte de groupe de production
- Une perte d’une partie importante de la charge

Les conséquences de ces défauts sont souvent dramatiques et


peuvent même effondrer le réseau. L’instabilité transitoire se
manifeste par les grandes variations apériodiques des angles du rotor
et dépend de la relation non linéaire couples-angles.

La stabilité transitoire dépend non seulement de l’amplitude des


perturbations et du point de fonctionnement initial, mais aussi des
caractéristiques dynamiques du système. Si l’instabilité se manifeste
directement suite à la perturbation et plus précisément dans la
première seconde qui suit l’élimination du défaut, elle est appelée
instabilité de première oscillation et elle s’étend sur 3 à 5 secondes.
Elle peut aussi se manifester autrement et résulter de la superposition
des effets de plusieurs modes d’oscillations lents excités par la
perturbation, provoquant ainsi une variation importante de l’angle de
rotor au-delà de la première oscillation. La gamme de temps associée
va de dix secondes à vingt secondes. Dans cette étude nous nous
intéresserons plus à la stabilité de l’angle de rotor face aux grandes
perturbations.

36
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

Figure 3.1 : Variations d’angle de rotor

Cas1 : instabilité de première oscillation


Cas2 : instabilité de multi-oscillations

3.3.3 Stabilité de tension

De nos jours, les problèmes liés au fonctionnement des réseaux


de transport et de production d’énergie électrique ont pris une
importance considérable. Face à une consommation d’énergie
électrique qui ne cesse d’augmenter et à des conditions
d’environnement très contraignantes, les réseaux d’énergie électrique
ont tendance à s’accroître et deviennent de plus en plus maillés et
interconnectés. Le transport se fait, en outre, sur de longues distances
en utilisant des lignes de grande capacité de transport. Cette
complexité de structure a de nombreuses conséquences. La difficulté
de maintenir un profil de tension acceptable a substantiellement
augmenté. La stabilité de tension du réseau est alors caractérisée par
sa capacité de maintenir la tension aux bornes de la charge dans les
limites spécifiées dans le fonctionnement normal.

37
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

La stabilité de tension a provoqué de nombreuses pannes


généralisées sur les réseaux ces dernières années. L’instabilité de
tension a été identifiée comme l’une des principales causes des
blackouts dans les réseaux électriques. Cette instabilité résulte de
l’incapacité du système production transport à fournir la puissance
demandée par la charge. Elle se manifeste sous forme d’une
décroissance monotone de la tension. Selon l’amplitude de la
perturbation, on distingue la stabilité de tension de petites
perturbations et la stabilité de tension de grandes perturbations.

Généralement l’instabilité de tension se produit lorsqu’une


perturbation entraine une augmentation de la puissance réactive
demandée au delà de la puissance réactive possible. Plusieurs autres
changements peuvent être à l’origine de l’instabilité de tension. Ce
sont par exemple une augmentation de charge, une tentative d’un
régleur automatique en charge ayant échoué de restaurer la tension
de charge à son niveau initial avant la perturbation, une panne de
générateur ou une perte de source de puissance réactive. La plupart
de ces changements ont des effets significatifs sur la production, la
consommation et le transport de puissance réactive et ainsi sur la
stabilité de la tension. L’instabilité de tension peut être considérée
comme un phénomène à court terme ou dans l’autre cas comme un
phénomène à long terme (de l’ordre de plusieurs minutes).

En ce qui concerne l’instabilité à court terme, l’effondrement se


produit immédiatement après la perturbation. Dans ce type
d’instabilité, les charges et les dispositifs ont des caractéristiques
spéciales de puissance réactive de telle que les moteurs asynchrones
sont impliqués.

38
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

Quant à l’instabilité à long terme, elle se développe lors d’un


manque graduel de puissance réactive d’un nœud ou d’une partie du
réseau. Elle implique des équipements ayant une action lente tels que
les régleurs en charge. L’instabilité de tension et l’instabilité de l’angle
de rotor se produisent souvent ensemble, l’une pouvant entraîner
l’autre [2].

[Link] Courbe d’effondrement de la tension

Le phénomène d’instabilité de tension peut être analysé à partir d’un


modèle simple illustré par la figure 3.2. Dans ce système le réseau est
représenté par un générateur équivalent qui est modélisé dans son
état de fonctionnement normal par une source de tension équivalente
de tension 𝐸 derrière une réactance 𝑋𝑔 équivalente. Dans les
conditions normales, le régulateur de tension AVR maintient la tension
𝐸 constante.

La résistance de la ligne de transport étant souvent très faible,


est négligée dans cette approche.

Figure 3.2 : Circuit équivalent d’un modèle simplifié d’un réseau à deux
nœuds et son diagramme vectoriel équivalent.

39
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

La puissance active 𝑃𝐿 𝑉 et réactive 𝑄𝐿 (𝑉) absorbée par la charge


peut être déduite à partir du diagramme vectoriel de phase de la figure
(3.2 b) en prenant 𝑉 comme référence nous avons :

𝑋𝐼 cos 𝜑 = 𝐸 sin 𝛿 (3.1)

𝑋𝐼 sin 𝜑 = 𝐸 cos 𝛿 − 𝑉 (3.2)

Ainsi :
𝑋𝐼 cos 𝜑 𝐸𝑉
𝑃𝐿 (𝑉) = 𝑉𝐼 cos 𝜑 = 𝑉 = sin 𝛿 (3.3)
𝑋 𝑋

𝑋𝐼 sin 𝜑 𝐸𝑉 𝑉²
𝑄𝐿 𝑉 = 𝑉𝐼 sin 𝜑 = 𝑉 = cos 𝛿 − (3.4)
𝑋 𝑋 𝑋

L’angle 𝛿 se trouvant entre 𝑉 𝑒𝑡 𝐸, peut être éliminé en utilisant


l’identité.

𝑠𝑖𝑛² 𝛿 + 𝑐𝑜𝑠² 𝛿 = 1 Alors


2
𝐸𝑉 2 2 𝑉²
= 𝑃𝐿 (𝑉) + 𝑄𝐿 + (3.5)
𝑋 𝑋

L’équation statique (3.5) de puissance tension détermine toutes les


solutions possibles du réseau lorsque les caractéristiques de la charge
fonction de la tension 𝑃𝐿 (𝑉)𝑒𝑡 𝑄𝐿 𝑉 sont prises en compte.

Dans notre cas nous allons considérer que les charges sont
indépendantes de la tension donc constantes. Ainsi :

𝑃𝐿 𝑉 = 𝑃𝑛

𝑄𝐿 𝑉 = 𝑄𝑛

𝑃𝑛 et 𝑄𝑛 sont la puissance active et réactive demandée par la charge


sous la tension 𝑉𝑛 . L’équation (3.5) peut être alors réécrite sous la
forme :

2
𝐸𝑉 2 𝑉²
= 𝑃²𝑛 + 𝑄𝑛 + (3.6)
𝑋 𝑋

40
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

En introduisant dans cette équation 𝑄𝑛 = 𝑃𝑛 𝑡𝑎𝑛𝜑 on a :


2
𝑉² 𝐸𝑉 2 𝑉²
𝑃²𝑛 + 𝑃²𝑛 𝑡𝑎𝑛²𝜑 + 2𝑃𝑛 𝑡𝑎𝑛𝜑 = − (3.7)
𝑋 𝑋 𝑋

sin 𝜑
En considérant tan 𝜑 = et sin² 𝜑 + cos² 𝜑 = 1
cos 𝜑

𝑉² 𝑉²
𝑃²𝑛 + 2𝑃𝑛 sin 𝜑 cos 𝜑 = 𝐸² − 𝑉² cos² 𝜑 (3.8)
𝑋 𝑋²

Le premier membre de cette équation est un carré d’une somme


incomplète d’où l’équation peut être transformée en :

2 2
𝑉² 𝑉² 𝑉²
𝑃𝑛 + sin 𝜑 cos 𝜑 − sin² 𝜑 cos² 𝜑 = 𝐸² − 𝑉² cos² 𝜑 (3.9)
𝑋 𝑋 𝑋²

𝑉² 𝑉
Ainsi 𝑃𝑛 + sin 𝜑 cos 𝜑 = cos 𝜑 𝐸² − 𝑉² cos² 𝜑 (3.10)
𝑋 𝑋

L’équation (3.10) peut être exprimée comme suit :

−𝐸² 𝑉 2 𝐸² 𝑉 𝑉 2
𝑃𝑛 = sin 𝜑 cos 𝜑 + cos 𝜑 1 − cos ²𝜑
𝑋 𝐸 𝑋 𝐸 𝐸

𝑉 𝑃𝑛𝑋
En posant 𝑣 = et 𝑝 = valeurs réduites respectives de 𝑉 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑃𝑛
𝐸 𝐸²

exprimées en pu (per unit) nous aurons :

𝑝 = −𝑣 ²sin 𝜑 cos 𝜑 + 𝑣 cos 𝜑 1 − 𝑣² cos ²𝜑 (3.12)

L’équation 3.12 décrit toutes les familles des courbes avec 𝜑 comme
paramètre illustrée par la figure 3.3

41
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

Figure 3.3 : Famille de courbes en « nez » avec facteur de puissance comme


paramètre

C’est la circulation du réactif qui crée généralement les chutes de


tension prépondérantes. La tension et la puissance réactive sont donc
des grandeurs très liées.

Il convient de noter que pour 𝑄𝑛 = 0 cest à dire 𝜑 = 0 le pic de la


𝐸²∗0.5 𝐸²
courbe est obtenu à 𝑝 = 0.5 qui pour 𝑃𝑛 = =
𝑋 2𝑋

Ces courbes 𝑉(𝑃) illustrent la dépendance de la tension par rapport à


la puissance active de la charge en supposant que le facteur de
puissance est pris pour paramètre

[Link] Interprétation de la courbe d’effondrement de


tension

D’après les courbes « PV » de la figure 3.3 on peut remarquer


que lorsque la puissance demandée augmente, la tension diminue

42
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

progressivement jusqu’à atteindre une valeur critique 𝑉𝑐𝑟𝑖𝑡 qui


correspond à la puissance maximale transmissible par la ligne 𝑃𝑚𝑎𝑥 .

Figure 3.4: Bifurcation de tension

Ce point est appelé point de bifurcation de tension ou


d’effondrement de tension. Lorsque la charge croit, le courant circulant
est plus grand, donc la tension aux bornes de la charge décroit. On
peut remarquer aussi que pour une valeur donnée de P de la
puissance demandée par la charge, il existe deux solutions en tension.

La solution supérieure 𝑉𝐻 correspond à la valeur qui peut être


atteinte et correspondant à un courant faible et l’autre 𝑉𝐿 est une
valeur qui est aussi atteinte lors de la trajectoire de l’effondrement de
la tension, et est incontrôlable et correspond à un courant élevé. Elle
n’est pas donc une valeur exploitable dans la pratique car très
instable. On peut conclure que la partie supérieure de la courbe donne
43
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

la région de fonctionnement stable. En conséquence, dans toute


analyse consacrée aux problèmes de la stabilité de tension, l’intérêt
est porté sur cette partie de la courbe.

3.3.4 La stabilité de fréquence

La fréquence des réseaux électriques interconnectés est


précisément contrôlée. La raison première de ce contrôle est de
permettre la circulation d’un courant électrique alternatif fourni, par
plusieurs générateurs à travers le réseau. Une variation de la
fréquence du système correspond à un écart entre consommation et
production. Une surcharge du réseau due à une perte de générateur
va provoquer une baisse de la fréquence du réseau. La perte d’une
interconnexion avec un autre réseau dans une situation d’export va
provoquer une augmentation de la fréquence.

La stabilité de la fréquence étroitement liée à l’équilibre global


entre la puissance active produite et celle consommée d’un système
de puissance, se définit par la capacité du système à maintenir sa
fréquence proche de la valeur nominale suite à une sévère
perturbation. En effet, suite à certaines perturbations, l’équilibre global
des puissances produites et consommées peut être mis en mal. Ce
déséquilibre entraîne alors une variation de fréquence. L’énergie
électrique stockée dans des pièces tournantes des machines
synchrones et autres machines électriques tournantes peut
éventuellement compenser ce déséquilibre.

La classification des différents types de stabilité est basée sur les


considérations suivantes :

- La nature physique de l’instabilité résultante


- La plage de temps nécessaire pour assurer la stabilité
44
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

- L’amplitude de la perturbation

La figure 3.5 montre bien cette classification nécessaire pour


mener une analyse et résoudre les problèmes d’instabilité des réseaux
électriques.

Figure 3.5 : Classification des différents types de stabilité

3.4 Méthodes d’analyse de la stabilité transitoire

Le système de puissance électrique est fortement non linéaire du


fait de sa structure très complexe et des phénomènes inhérents à son
fonctionnement. Par conséquent, une étude analytique rigoureuse
s’avère fastidieuse et peu fiable. En effet, la dynamique du réseau

45
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

durant la période transitoire est décrite par un système d’équations


différentielles de la forme suivante :

𝒅𝒙
= 𝒇(𝒙, 𝒖) (3.13)
𝒅𝒕

Avec x : vecteur des variables d’état du système.


u : vecteur des paramètres du système.
La stabilité transitoire concerne l’étude de la dynamique du réseau
décrit par l’ensemble des équations différentielles

Les solutions de ces équations sont obtenues par des méthodes


numériques à l’aide des calculateurs numériques, celle-ci étant la plus
généralement utilisées dans l’étude de la stabilité. Cette étude fournit
les informations relatives aux variations dans le temps des angles
internes, des vitesses du rotor, des tensions, courant et puissance des
unités de production aussi bien que les variations des tensions,
courant et puissances transitées dans les branches des lignes de
transports avant ,pendant et après la perturbation.

Cette analyse permet d’une part de juger si le système est en


fonctionnement stable ou non et d’autre part de dimensionner les
protections censées éliminer le défaut avant l’atteinte du temps
critique (plan de défense). Elle aide les planificateurs dans leurs
tâches de renforcement des réseaux d’énergie électriques par la
construction de nouveaux ouvrages de production, de transport ou de
compensations.

L’étude de la stabilité transitoire permet aussi aux ingénieurs


d’établir les prévisions de la charge journalière, des plans de marche
et de conduite économique en temps réel des réseaux. Ainsi il existe

46
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

trois méthodes d’analyse de la stabilité transitoire des réseaux


électriques :

- Analyse en planification : Cette analyse tient compte du temps de


réponse des protections, du type de conducteurs, du niveau de la
tension puis de la qualité des régulateurs de tension et de vitesse.
- Analyse en mode préventif : Cette analyse met en exergue les
méthodes numériques et les méthodes directes.
- Analyse en mode curatif : Celle-ci aboutit à la modification des
caractéristiques des lignes, au contrôle de transits de puissance.

Notre étude s’inscrit dans le cadre d’une analyse en mode préventif


dans le but de fournir des informations en prélude à la numérisation du
système de protection de la centrale de Nangbéto et à la
modernisation de son système de régulation.

3.5 : Méthode d’évaluation de la stabilité

La procédure d’évaluation de la stabilité transitoire consiste à suivre


les étapes suivantes :

- La première étape dans les études de la stabilité transitoire est le


calcul d’écoulement de puissance, afin d’obtenir les conditions initiales
du réseau juste avant la perturbation. Une fois les données du réseau
introduites, on calcule la matrice admittance du réseau avant le défaut.
Le choix du nœud bilan est nécessaire (généralement le nœud le plus
puissant).

- La deuxième étape consiste à introduire les données relatives au


problème de stabilité. Celles-ci sont :

- Constantes d’inertie 𝐻𝑖 des groupes.

47
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE III : STABILITE D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

- Réactances synchrones et transitoires directes des


générateurs.
- Nature et endroit du défaut (court-circuit triphasé, perte
d’une ligne, perte d’une charge)
- Temps d’élimination du défaut (te)

Conclusion partielle :

Dans un système de puissance une grande variété de phénomènes


dynamiques est susceptible de se produire. Ces phénomènes souvent
initiés par une perturbation ont des caractéristiques et des origines
diverses. La modélisation des éléments de puissance permet
d’analyser leur comportement en fonctionnement normal et en régime
perturbé.

48
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

CHAPITRE 4
MODELISATION DES ELEMENTS D’UN
SYSTEME DE PUISSANCE

49
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

Introduction partielle :

La première étape de notre étude passe par la mise au point


d’un modèle des éléments du réseau pour permettre de tenir compte
de tous les types de comportement du réseau et des interactions
possibles entre ces différents éléments. L’énergie électrique est
produite par les alternateurs dans les centrales électriques et ceux-ci
constituent le cœur du système électrique. Leur fonctionnement est
basé sur la loi de Faraday (induction électromagnétique).

4.1 Modèle de l’alternateur.

Le modèle de l’alternateur varie énormément selon le type d’étude à


mener. En effet pour les études de stabilité les modèles varient du
plus simple au plus complexe selon la précision recherchée dans
l’étude.

Modèle d’une machine à pôles lisses débitant dans un


réseau infini.

Un réseau infini est une source de tension invariable et de fréquence


constante. C’est alors un réseau puissant dont la puissance peut faire
quinze fois la puissance des autres machines raccordées sur le
réseau.

Considérons une machine à pôles lisses connectée à un réseau infini


par une ligne de transport. Une représentation schématique de ce
système est illustrée sur la figure 4.1

50
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

Figure 4.1 : machine sur un réseau infini (a) ; schéma équivalent (b)

𝑉𝑡 , est la tension aux bornes de la machine synchrone


𝑉 = 𝑉∟0 est la tension aux bornes du réseau infini, il sert de
référence.
𝑥𝑑 , est la réactance directe de la machine
𝑍𝑇𝐿 , est la somme des impédances séries du réseau y compris
même les transformateurs
𝑍𝑠 , est l’impédance shunt incluant celle de la charge

Circuit équivalent du modèle :

Le circuit équivalent de ce modèle est illustré par la figure 4.3

1 2 𝑰𝟐
𝑰𝟏

Y12

E∠𝜹 Y10 V∠𝟎

0
3

Figure 4.2 : Schéma équivalent d’un système d’une machine sur un


réseau infini

51
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

𝑦12 : représente l’admittance entre les nœuds 1 et 2


𝑦10 : représente l’admittance entre les nœuds 1 et 0

En utilisant la transformation Y-D le nœud représentant par la tension


𝑉 de la figure 1.2 peut être éliminée. L’équation du réseau à deux
nœuds s’écrit :

𝐼1 𝑌 𝑌12 𝐸
= 11 [1]
𝐼2 𝑌21 𝑌22 𝑉
𝑌11 = 𝑌11∠ 𝜃11 = 𝑦12 + 𝑦10
𝑌12 = 𝑌12∠ 𝜃12 = −𝑦12
𝑌22 = 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑑𝑚𝑖𝑡𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑒𝑐𝑡é𝑒𝑠 𝑎𝑢 𝑛𝑜𝑒𝑢𝑑 2
𝜃12 𝑒𝑠𝑡 𝑙 ′ 𝑎𝑟𝑔𝑢𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙 ′ 𝑎𝑑𝑚𝑖𝑡𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒𝑌12
𝑌 : constitue les éléments de la matrice d’admittance
𝑦 : admittance de chacun des éléments

La puissance au nœud 1 est :

𝑃1 = 𝑅𝑒 𝐸𝐼1 ∗ = 𝐸²𝑌11 cos 𝜃11 + 𝐸𝑉𝑌12 cos 𝜃12 − 𝛿

π
Si on définit 𝐺11 = 𝑌11 cos 𝜃11 et 𝛾 = 𝜃12 − alors
2

𝑃1 = 𝑅𝑒 𝐸𝐼1 ∗ = 𝐸 2𝐺11 + 𝐸𝑉𝑌12 sin 𝛿 − 𝛾 = 𝑃𝑐 + 𝑃𝑀 sin 𝛿 − 𝛾 [3]

𝑃𝐶 : représente la puissance dissipée dans le réseau

𝛾 :la composante réelle de l’admittance de transfert 𝑌12 .

𝑃𝑀 : la puissance maximale transmissible.

La relation entre la puissance 𝑃1 𝑒𝑡 𝛿 est montrée sur la figure 4.3

52
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

Figure 4.3 : Puissance d’une machine connectée à un réseau infini.

Nous constatons que la courbe de puissance d’une machine


connectée à un réseau infini, est une courbe sinusoïdale déplacée de
l’origine vers la verticale par la puissance 𝑃𝐶 représentant la puissance
dissipée dans le réseau, et vers l’horizontale par 𝛾 qui détermine la
composante réelle de l’admittance de transfert 𝑌12 .

Modèle d’une machine à pôles saillants

Les machines à pôles saillants, celles qui conviennent pour les


turbines lentes (centrales hydroélectriques), créent un entrefer entre le
stator et le rotor variable différent de celui des machines à pôles
lisses. La variation alors de la force magnéto motrice (fmm) n’est plus
parfaitement sinusoïdale. Pour résoudre ce problème, on décompose
la fmm de réaction d’induit en deux composantes en quadrature dont
l’une suivant l’axe direct (celui du rotor) et l’autre dans l’axe
transversal. A chacune des composantes de courant 𝐼𝑑 𝑒𝑡 𝐼𝑞 est
associée respectivement une chute inductive 𝑗𝐼𝑑 𝑋𝑑 𝑒𝑡𝑗𝑋𝑞 𝐼𝑞 .

53
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

Considérons une machine synchrone connectée à un réseau infini


comme le montre la figure 4.6. La résistance souvent négligée.

𝑋𝑑𝑇 = 𝑋𝑑 + 𝑋𝐸𝑄
𝑋𝑞𝑇 = 𝑋𝑞 + 𝑋𝐸𝑄

Le diagramme de phase est montré sur la figure 4.5

Figure 4.4: Schéma d’une machine à pôles saillants connecté à un réseau


infini

Figure 4.5 : Diagramme de phase d’une machine à pôles saillants

La tension de bus est résolue suivant deux composantes :

𝑉𝑑 = 𝑉 sin 𝛿 suivant l’axe direct et 𝑉𝑞 = 𝑉 cos 𝛿 suivant l’axe en


quadrature.

La puissance 𝑃 délivrée au réseau par phase est :

54
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

𝑃 = 𝐼𝑑 𝑉𝑑 + 𝐼𝑞 𝑉𝑞 = 𝐼𝑑 𝑉 sin 𝛿 + 𝐼𝑞 𝑉 cos 𝛿

A partir de la figure 5.7 on obtient :

𝐸−𝑉 cos 𝛿 𝑉 sin 𝛿


𝐼𝑑 = et 𝐼𝑞 =
𝑋 𝑑𝑇 𝑋𝑞𝑇

En substituant 𝐼𝑑 et 𝐼𝑞 dans 𝑃 on obtient :

𝑉²
𝐸𝑉 𝑋 𝑑𝑇 −𝑋 𝑞𝑇
𝑃= sin 𝛿 + sin 2𝛿 [4]
𝑋 𝑑𝑇 2𝑋 𝑑𝑇 𝑋𝑞𝑇

Si on désigne par 𝑃 = 𝑃1 + 𝑃2

𝐸𝑉
𝑃1 = sin 𝛿 est la puissance électromagnétique.
𝑋 𝑑𝑇

𝑉²
𝑋 𝑑𝑇 −𝑋 𝑞𝑇
𝑃2 = sin 2𝛿 est la puissance de reluctance.
2𝑋 𝑑𝑇 𝑋𝑞𝑇

La puissance que peut fournir un alternateur à pôles saillants est de


100 à 125 % supérieure à celle que peut un alternateur à pôles lisses
de mêmes caractéristiques physiques. La puissance totale débitée par
cet alternateur n’est pas sinusoïdale car elle présente des distorsions.
Si 𝑋𝑑𝑇 = 𝑋𝑞𝑇 alors 𝑃2 = 0 et on obtient l’équation de la relation
puissance angle de la machine à pôles lisses [6].

55
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

Figure 4.6 : courbes de la puissance d’une machine synchrone à pôles


saillants

4.2 Modèle du transformateur


Le transformateur est une machine statique qui permet
l’utilisation de différents niveaux de tension dans un système de
puissance. Le transformateur industriel fonctionne souvent dans un
régime de saturation. Les pertes magnétiques qui en découlent sont
représentées par des éléments dissipatifs c'est-à-dire une simple
résistance placée aux bornes de l’inductance magnétisante. Le
schéma de la figure montre le modèle d’un transformateur avec la
mise en exergue des pertes par effet joule et pertes fer.

Figure 4.7 : Schéma électrique du transformateur saturable.

56
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

𝑅1, 𝑅2 : Resistances de l’enroulement primaire et secondaire


𝑅𝑓𝑒 : Résistance due aux pertes fer.

𝐿1, 𝐿2 : Inductance de fuite de l’enroulement primaire et secondaire du


transformateur.
𝐿𝜇 : Inductance de magnétisation.

𝐼1 , 𝐼2 : Courants dans l’enroulement primaire et secondaire


𝑉1 , 𝑉2 : Tensions dans l’enroulement primaire et dans l’enroulement
secondaire.
𝐼10 : Courant de magnétisation

Le courant de magnétisation étant faible devant le courant de charge


du transformateur, on peut négliger ainsi ce courant, les pertes fer et
en ramenant le primaire au secondaire alors le modèle qui en découle
est montré sur la figure 4.8.

Figure 4.8 : schéma du modèle du transformateur ramené au secondaire.

𝑦 : est l’admittance du transformateur telle que :


𝑅 = 𝑅2 + 𝑚²𝑅1 et 𝑋 = 𝑋2 + 𝑚²𝑋1 .
On obtient :
𝑉1 = 𝑉1 ′
𝐼2 𝑉1
𝑚= = car le courant de magnétisation est négligé.
𝐼1 𝑉2 ′

57
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

On a aussi :
′ 𝑉1
𝐼2 = 𝑉2 − 𝑉2 . 𝑦 = − 𝑉2 . 𝑦
𝑚
𝑦 𝐼2 𝑦 𝑦
Soit : 𝐼2 = 𝑉1 − 𝑦𝑉2 et 𝐼1 = = 𝑉1 − 𝑉2 .
𝑚 𝑚 𝑚² 𝑚

En écrivant les équations des deux courants sous forme matricielle, on


obtient :
𝑦 𝑦
𝐼1 −
= 𝑚² 𝑚 𝑉1
𝐼2 𝑦 𝑉2
−𝑦
𝑚
Ce schéma équivalent ne peut être exploitable tel représenté ; Pour
pouvoir l’exploiter il va falloir alors un rapprochement avec le modèle
en 𝜋 des admittances du quadripôle illustré à la figure 4.9

A
I1 1 2 I2

V1 B C V2

Figure 4.9 : Représentation schématique en 𝝅 du transformateur

De ce modèle, on peut tirer les équations suivantes :


𝐼1 = 𝐴 + 𝐵 𝑉1 − 𝐴𝑉2
𝐼2 = 𝐴𝑉1 − 𝐴 + 𝐶 𝑉2
On obtient sous forme matricielle :
𝐼1 (𝐴 + 𝐵) −𝐴 𝑉1
=
𝐼2 𝐴 −(𝐴 + 𝐶) 𝑉2
Des équations des deux matrices on tire :
𝑦 𝑦
𝐴= ; 𝐴+𝐵 = ;𝐴 + 𝐶 = 𝑦
𝑚 𝑚²
58
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

𝑦
Ainsi :𝐴 =
𝑚
𝑦 1 1
𝐵= − 1 et 𝐶 = 𝑦 1 − .
𝑚 𝑚 𝑚

Ceci conduit au modèle en pi dissymétrique illustré par la figure 4.10.


y
I1 1 m 2 I2

y 1 1 V2
V1 −1 y 1−
m m m

Figure 4.10 : Modèle en 𝝅 d’un transformateur

4.3 Modèle des lignes de transport

Les lignes de transport d’énergie électrique assurent la liaison entre


les centres de production et les zones de consommation. Elles sont
souvent constituées des lignes aériennes et des câbles souterrains.
Les lignes aériennes sont utilisées en rase campagne et dans les
zones rurales tandis que l’utilisation des câbles est limitée dans les
zones urbaines dans de courtes distances à cause de leur prix.

Les lignes de transport permettent aussi d’échanger de la


puissance à travers les lignes d’interconnexion. Les modèles de lignes
utilisées dans l’analyse des réseaux sont habituellement classées en
trois groupes (lignes longues, lignes moyennes et lignes courtes). La
structure de ligne la plus utilisée est le schéma en pi. En effet une
ligne est caractérisée par quatre paramètres illustrés sur la figure 4.1

- Une résistance série (𝑟) en ohm par unité de longueur (𝑒𝑛 𝑜𝑕𝑚/
𝑘𝑚)

59
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

𝑆
- Une conductance 𝑠𝑕𝑢𝑛𝑡 (𝑔) en unité de longueur( ) et
𝑘𝑚

représente les pertes de ligne dues au courant de fuite et à l’effet


couronne. Elle est souvent négligeable dans l’analyse des
réseaux.
- Une réactance série (𝑥 = 𝜔𝐿) due au couplage par champ
magnétique entre les conducteurs en ohm/km
- Une susceptance shunt(𝑏 = 𝜔𝐶) due au couplage par champ
electrique entre les conducteurs en F/km

Figure 4.11: Circuit équivalent d’une ligne de transmission

Pour ce schéma équivalent, 𝜔 = 2𝜋𝑓 et 𝑓 est la fréquence du réseau.


L’impédance série et l’admittance shunt sont définies comme suit :

𝑧 = 𝑟 + 𝑗𝑥 et 𝑦 = 𝑔 + 𝑗𝑏

Chacun des paramètres du circuit équivalent a un sens physique


et est lié à un aspect particulier correspondant au comportement de la
ligne de transport. Pour une étude d’analyse de réseau les variables
qui intéressent souvent l’ingénieur sont les tensions et courant au
départ de la ligne et à la réception. Il s’agit :𝑉𝑅 , 𝐼𝑅 , 𝑉𝑆 , 𝐼𝑆 .

Ainsi pour une longue ligne nous avons :


𝑉𝑆 cosh 𝛾𝑙 𝑍𝑐 sinh 𝛾𝑙 𝑉𝑅
= (4.1)
𝐼𝑆 sinh 𝛾𝑙/𝑍𝑐 cosh 𝛾𝑙 𝐼𝑅

60
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

𝑍𝑐 = 𝑧 ′
𝑦 𝑒𝑠𝑡 𝑙 𝑖𝑚𝑝𝑒𝑑𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑐𝑎𝑟𝑎𝑐𝑡𝑒𝑟𝑖𝑠𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑙𝑖𝑔𝑛𝑒 en ohm et la

constante de propagation est = 𝑧𝑦 .

Les deux quantités 𝑍𝑐 et 𝛾 sont complexes et s’expriment comme suit :

𝛾 = 𝛼 + 𝑗𝛽

Et 𝛼 est le terme de l’atténuation et 𝛽 est la constante de phase. Les


éléments de la matrice précédente peuvent être identifiés aux
constantes :

𝐴 = 𝐷 = cosh 𝛾𝑙 𝐵 = 𝑍𝑐 sinh 𝛾𝑙 et 𝐶 = sinh 𝛾𝑙/𝑍𝑐

Quand le réseau comporte plusieurs lignes, il est très difficile d’utiliser


l’équation 4.1. On remplace le circuit précédent par un autre
équivalent en pi modèle où les paramètres sont :

sinh 𝛾𝑙 tanh 𝛾𝑙 /2
𝑍𝐿 = 𝑍 et 𝑌𝐿 = 𝑌 où (4.2)
𝛾𝑙 𝛾𝑙 /2

𝑍 = 𝑧𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑙 ′ 𝑖𝑚𝑝𝑒𝑑𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑙𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑝𝑕𝑎𝑠𝑒

Et 𝑌 = 𝑦𝑙 est l’admittance totale de la ligne par phase.

Figure 4.12 : Modèle en π d’une ligne de transport

61
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

Pour une ligne typique de puissance, 𝛄𝒍 est une quantité très


petite ainsi on peut approximer 𝐬𝐢𝐧𝐡 𝛄𝒍 ≅ 𝛄𝒍 et 𝐭𝐚𝐧𝐡 𝜸𝒍/𝟐 ≅ 𝜸𝒍/𝟐. En
remplaçant ces valeurs dans l’équation (4.2), on obtient :

𝑍𝐿 = 𝑍 𝑒𝑡 𝑌𝐿 = 𝑌 Pour une ligne moyenne (𝑙 comprise entre 80 et


200Km).
Pour une ligne courte c'est-à-dire une ligne dont la longueur est
inferieure à 80km
La capacitance étant négligeable, 𝑍𝐿 = 𝑍 𝑒𝑡 𝑌𝐿 = 0

4.4 Modèle des nœuds du réseau

Dans les études conventionnelles de flux d’énergie et de stabilité


il est distingué trois types de nœuds :

- Nœud charge (PQ) : C’est un nœud nettement connecté à la


charge où la puissance active et réactive sont spécifiées et ne
possède aucune source d’énergie active ni réactive.
- Nœud générateur (PV) : C’est un nœud connecté directement à
un générateur ou à une source d’énergie réactive. La puissance
active et la tension sont considérées connues. La production de
l’énergie réactive est limitée par des valeurs inférieures et
supérieures,𝑄 𝑚𝑖𝑛 et 𝑄 𝑚𝑎𝑥 respectivement.
Si l’une des deux limites est atteinte, la valeur se fixe à cette
limite et la tension se libère, et le nœud devient alors un nœud
(PQ)
- Nœud bilan (snack bus) : c’est un nœud connecté à un
générateur relativement puissant. Il est considéré dans le calcul
d’écoulement de puissance afin de compenser les pertes de
puissance active et réactive dans les réseaux de transport et

62
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

d’assurer l’équilibre entre la demande et la génération de la


puissance active.

Dans un nœud bilan, l’amplitude et l’angle de la tension sont supposés


connus.

4.5 Modèle des charges

La modélisation des charges est très importante dans l’étude de


la stabilité d’un réseau électrique. Il existe typiquement deux modèles
de charges : à savoir :

 Le modèle statique
 Le modèle dynamique

Toutefois le modèle dynamique est très complexe car la


puissance consommée par la charge est une fonction de la tension et
du temps. Les caractéristiques des charges ont une influence
importante sur la stabilité et la dynamique du système. En raison de la
complexité et de la variation continuelle et de la difficulté d’obtenir des
données précises sur leurs caractéristiques, une modélisation précise
est très difficile. Les implications sont alors indispensables en fonction
de l’étude demandée. Dans l’étude de la stabilité, les modèles les plus
utilisées sont des modèles statiques.

Dans le cadre de ce travail, il est supposé une charge 𝑷𝑳 + 𝒋𝑸𝑳


connectée à un nœud de tension. Cette charge peut être représentée
par des admittances statiques comme le montre la figure 4.13

𝑮𝑳 = 𝑷𝑳 /𝑽² et 𝑩𝑳 = 𝑸𝑳 /𝑽².

63
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE IV : MODELISATION DES ELEMENTS D’UN SYSTEME DE PUISSANCE

Figure 4.13 : Modélisation d’une charge par son admittance équivalente

Au cours de la stabilité transitoire, la tension et la fréquence de la


charge varient.

La variation de la tension influe sur la puissance active et


réactive alors que la variation de la fréquence n’influe ni sur la
puissance active ni sur la puissance réactive de la charge.
L’admittance équivalente de charge est calculée après avoir déterminé
les données nécessaires de l’étude de l’écoulement de puissance.

𝑃𝐿 QL
𝑌𝐿 = − 𝑗
𝑉2𝐿 V2 L

Conclusion partielle :

La modélisation des différents éléments du système de puissance a


permis de mettre en exergue les équations mathématiques
caractérisant chaque modèle. Celle-ci permettra la mise en équation
de l’ensemble du système en régime permanent et en régime
transitoire.

64
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

CHAPITRE 5
MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE
PUISSANCE EN REGIME PERMANENT ET
SIMULATION

65
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

Introduction partielle :

L’étude de l’écoulement de puissance (Load Flow) permet d’avoir la


solution des grandeurs d’un réseau électrique en fonctionnement
normal équilibré en régime permanent. Ces grandeurs sont les
tensions aux nœuds, les puissances injectées aux nœuds et celles qui
transitent dans les lignes avant la survenance d’une quelconque
perturbation.

5.1 Mise en équation du système de puissance en régime


permanent.

Un réseau électrique est composé de plusieurs lignes


interconnectés par des transformateurs et ayant des niveaux de
tension différents. L’analyse d’un tel réseau se révèle souvent
complexe si on doit conserver la vraie valeur des tensions de chaque
ligne. Ainsi pour simplifier les calculs on ramène tout le réseau dans
une base commune. Cette simplification est appelée « per unit (p.u) ».

5.1.1. Grandeurs réduites : le système « per unit »

Le système de grandeurs réduites permet à l’ingénieur électricien


d’avoir constamment à l’esprit des ordres de grandeurs relatifs à
certains paramètres indépendamment des niveaux de tension et de
puissance.

Puissance, tension et courant de base.

Considérons le système illustre par la figure (5.1) auquel sont


associées les variables complexes la tension 𝑈 entre phases ; le
courant 𝐼 de phase ; 𝑍 l’impédance du circuit et 𝑆 la puissance
complexe.
66
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

Dans un système triphasé équilibré, l’amplitude de la tension


entre phases et celle de la tension entre une phase et le point neutre
sont liées par la relation suivante :

𝑈 = 3. 𝑉 ( 5.1)

La puissance complexe traversant la section est donnée par :

𝑆 = 3𝑉 𝐼 ∗ = 3 𝑈𝐼∗ = 𝑃 + 𝑗𝑄 (5.2)

La puissance apparente s’exprime en VA ; le déphasage entre la


tension V et le courant I est l’angle 𝜃.

En appliquant la loi d’ohm on a :

𝑉 = 𝑍𝐼

Le système de grandeurs réduites « per unit » est défini de la manière


suivante :

𝑆 𝑈 𝐼 𝑍
𝑆𝑝𝑢 = ; 𝑈𝑝𝑢 = ; 𝐼𝑝𝑢 = 𝑒𝑡 𝑍𝑝𝑢 =
𝑆𝐵 𝑈𝐵 𝐼𝐵 𝑍𝐵

𝑈𝐵 = 3𝑉𝐵 (5.3)

𝑆𝐵 = 3𝑈𝐵 𝐼𝐵 𝑒𝑡 (5.4)

𝑉𝐵 = 𝑍𝐵 𝐼𝐵 (5.5)

Dans les systèmes de base, la puissance se conserve et la loi d’ohm


reste également d’application.

En divisant l’équation (5.1) par (5.2) membre à membre on obtient :

𝑈𝑝𝑢 = 𝑉𝑝𝑢 (5.6)

Et aussi en divisant (5.2) par (5.4) membre à membre on a :

𝑆𝑝𝑢 = 𝑈𝑝𝑢 𝐼∗ 𝑝𝑢 (5.7)

67
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

Changement de base

Généralement, les valeurs d’impédances des générateurs et


transformateurs fournies par les constructeurs sont données dans un
système per unit dont les grandeurs de base correspondent aux
tension et puissance nominale (par construction) de l’appareil.

Lors des calculs il conviendra de ne faire référence qu’à un seul


système per unit. Ainsi il va falloir uniformiser les données soit de
convertir les impédances et admittances de base (𝑆𝐵 𝑒𝑡 𝑉𝐵 ) choisies
pour le tronçon considéré.

Pour deux systèmes de base différents :

𝑍 = 𝑍𝑝𝑢 1 . 𝑍𝐵1 = 𝑍𝑝𝑢 2 . 𝑍𝐵2 (5.8)


𝑍𝐵1 𝑈²𝐵1. 𝑆𝐵2
D’où 𝑍𝑝𝑢 2 = 𝑍𝑝𝑢 1 = 𝑍𝑝𝑢 1 . (5.9)
𝑍𝐵2 𝑈²𝐵2 .𝑆𝐵1

Et pour les admittances nous obtenons une formule analogue :

𝑌𝐵1 𝑈²𝐵2 𝑆𝐵1


𝑌𝑝𝑢 2 = 𝑌𝑝𝑢 1 = 𝑌𝑝𝑢 1 (5.10)
𝑌𝐵2 𝑈²𝐵1 𝑆𝐵2

5.1.2 Procédure générale du calcul de l’écoulement de


puissance.

L’étude de la stabilité transitoire d’un système de puissance requiert


plusieurs calculs dont les étapes sont les suivantes :

- Toutes les données du système sont converties en une base


commune.
- Les charges sont converties en leur équivalent en admittance
ou impédances. Ces informations sont obtenues à partir de
l’étude de l’écoulement de puissance du système.

68
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

En effet pour une charge connecté à un nœud de tension 𝑉𝐿 et d’une


puissance active 𝑃𝐿 , d’une puissance réactive 𝑄𝐿

∗ ∗
𝑌𝐿 = 𝐺𝐿 + 𝑗𝐵𝐿 , alors 𝑃𝐿 + 𝑗𝑄𝐿 = 𝑉𝐿 𝐼𝐿 = 𝑉𝐿 𝑉𝐿 (𝐺𝐿 − 𝑗𝐵𝐿 ) =
𝑉𝐿 2 (𝐺𝐿 − 𝑗𝐵𝐿 ) ainsi l’équivalent de l’admittance est donnée
𝑃𝐿 𝑄𝐿
par : 𝑌𝐿 = −𝑗
𝑉𝐿 2 𝑉𝐿 2

- Les tensions internes des générateurs 𝐸𝑖∠𝛿 𝑖𝑜 sont calculées à


partir aussi de l’écoulement de puissance
- La matrice admittance de chaque condition exprimant l’état du
réseau est calculée.
- Enfin nous éliminons tous les nœuds à l’exception des nœuds
internes des générateurs afin d’obtenir une matrice réduite Y
pour le réseau.

Ainsi pour obtenir la matrice réduite on procède comme suit :

𝐼𝑛
𝐼 = 𝑌𝑉 où 𝐼 = ⋯ et les matrices 𝑌 𝑒𝑡 𝑉 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛é𝑒𝑠 pour
0
𝐼𝑛 𝑌𝑛𝑛 𝑌𝑛𝑟 𝑉𝑛
obtenir ⋯ = ⋯ ⋯ ⋯
0 𝑌𝑟𝑛 𝑌𝑟𝑟 𝑉𝑟

Où n est le nombre nœud comportant de générateurs et r pour les


autres nœuds.

𝑉𝑛 est de dimension 𝑛 × 1 et 𝑉 a une dimension de 𝑟 × 1)

En développant 𝐼𝑛 = 𝑌𝑛𝑛 𝑉𝑛 + 𝑌𝑛𝑟 𝑉𝑟 et 0 = 𝑌𝑛𝑟 𝑉𝑛 + 𝑌𝑟𝑟 𝑉𝑟

En éliminant 𝑉𝑟 à partir de ces équations, on obtient :

𝐼𝑛 = 𝑌𝑛𝑛 − 𝑌𝑛𝑟 𝑌𝑟𝑟 −1 𝑌𝑟𝑛 𝑉𝑛

69
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

La matrice 𝑌𝑛𝑛 − 𝑌𝑛𝑟 𝑌𝑟𝑟 −1 𝑌𝑟𝑛 est la matrice 𝑌 réduite. Elle a une
dimension de 𝑛 × 𝑛 où 𝑛 est le nombre de générateurs.

En considérant un réseau d’énergie à 𝑚 + 𝑛 nœuds du réseau


électrique dont 𝑛 nœuds de production 𝑃, 𝑉 et 𝑚 nœuds
charge 𝑃, 𝑄 . L’équation du réseau sous forme matricielle est donnée
par la relation :

𝐼 = 𝑌 𝑉 (5.1)

Avec :

- 𝑉 est égale au vecteur des tensions complexes des nœuds de


dimension (𝑚 + 𝑛 × 1) mesurées par rapport au nœud référence.
- 𝐼 est égale au vecteur des courants complexes injectés dans
les nœuds de dimension (𝑚 + 𝑛 × 1)
- 𝑌 est égale à la matrice des admittances complexes du réseau
de dimension (𝑛 + 𝑚 × 𝑛 + 𝑚) définie comme suit :
- 𝑌𝑖𝑖 est l’élément diagonal égal à la somme de toutes les
admittances des éléments connectés
𝑌𝑖𝑘 est l’élément non diagonale égale à la valeur négative de
l’admittance de l’élément connecté entre les nœuds 𝑖 𝑒𝑡 𝑘.

S’il n’y a pas de connexion entre les nœuds 𝑖 𝑒𝑡 𝑘 alors l’élément


correspondant est nul. La puissance complexe 𝑆𝑖 = 𝑃𝑖 + 𝑗𝑄𝑖 injectée
au nœud i est donnée par :

𝑆𝑖 = 𝑉𝑖 𝐼∗ 𝑖 = 𝑉𝑖 𝑌𝑖𝑗 ∗ 𝑉𝑗 ∗

Tenant compte des relations entre les nœuds du réseau à travers la


matrice d’admittance 𝑌𝑏𝑢𝑠 on a :

70
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

𝑆𝑖 = 𝑃𝑖 + 𝑗𝑄𝑖 = 𝑉𝑖 𝑌𝑖𝑖 𝑉𝑖 + 𝑌𝑖𝑗 𝑉𝑗


𝑗 ≠𝑖

𝑆𝑖 = 𝑌𝑖𝑖 𝑉𝑖 ∗ 𝑉𝑖 + 𝑌𝑖𝑗 ∗ 𝑉𝑖 𝑉𝑗 ∗
𝑗 ≠𝑖

𝑗 𝜃 𝑖 _ −𝜃 𝑗
𝑆𝑖 = 𝑌𝑖𝑖 ∗ 𝑉𝑖 2 + 𝑌𝑖𝑗 ∗ 𝑉𝑖 𝑉𝑗 𝑒
𝑗 ≠𝑖

En décomposant les deux membres de cette équation complexe


en partie réelle et imaginaire, nous obtenons les expressions
fondamentales des puissances actives et réactive en chaque nœud
d’indice i :

𝑃𝑖 = 𝐺𝑖𝑖 𝑉𝑖 2 + 𝑉𝑖 𝑉𝑗 𝐺𝑖𝑗 cos 𝜃𝑖 − 𝜃𝑗 + 𝐵𝑖𝑗 sin 𝜃𝑖 − 𝜃𝑗 (5.3)


𝑗 ≠𝑖

𝑄𝑖 = −𝐵𝑖𝑖 𝑉𝑖 2 + 𝑉𝑖 𝑉𝑗 𝐺𝑖𝑗 sin 𝜃𝑖 − 𝜃𝑗 − 𝐵𝑖𝑗 cos 𝜃𝑖 − 𝜃𝑗 (5.4)


𝑗 ≠𝑖

A partir de ces équations nous considérons que chaque sommet


est défini par quatre grandeurs électriques :

- La puissance active injectée dans le réseau en ce nœud


notée 𝑃𝑖
- La puissance réactive injectée dans le réseau notée 𝑄𝑖
- L’amplitude de la tension en ce nœud 𝑉𝑖
- La phase de la tension en ce nœud :𝜃𝑖

Il s’agit de résoudre un système composé d’un grand nombre


d’équations transcendantes non linéaires. Les méthodes de résolution
que l’on peut utiliser sont des méthodes de type itératif en raison de la
nature non linéaire des équations. Ainsi on utilise souvent les
méthodes de Gauss Seidel et de Newton-Raphson. La méthode de

71
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

Newton-Raphson est implémentée dans le simulateur que nous


utilisons dans le cadre de ce mémoire.

5.2 : Présentation de l’outil de simulation

Le calcul de l’écoulement de puissance en vue de déterminer les


conditions initiales du système sont nécessaires avant l’étude de la
stabilité transitoire du système. Dans le cadre de cette étude nous
avons utilisé le logiciel Power World Simulator qui est une application
d’analyse des réseaux électriques. La version disponible pour l’étude
de la stabilité des réseaux électriques est la version 15 didactique,
limitée donc à douze nœuds.

5.2.1 Fonctionnalités de Power World Simulator et


description

Ce logiciel permet d’étudier et d’analyser les fonctions


dynamiques et statiques (régime permanent) des réseaux électriques.
Il peut permettre d’analyser des grands réseaux jusqu’au delà de trois
milles nœuds. Le logiciel Power World dispose des fonctionnalités
suivantes :

- Calcul d’écoulement optimal de puissance (OPF)


- Analyse des courts circuits dans les réseaux électriques
(SCOPF)
- Analyse économique et calcul de la capacité de transfert
de la puissance (PTDF)
- Etude de la stabilité de tension (PVQV)
- Analyse de la stabilité transitoire des réseaux électriques

Le logiciel Power world utilisé pour la réalisation de ce travail a


permis d’abord de calculer la répartition de puissance en vue de
déterminer l’état du réseau en régime permanent avant la perturbation.
72
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

Cette répartition affichera les amplitudes et les déphasages des


tensions à tous les jeux de barre. Par la suite il permettra d’étudier la
stabilité transitoire et de tension du réseau d’étude.

Il permet à l’utilisateur de visualiser le système par l’utilisation


des diagrammes animés par couleur. L’utilisation étendue des
graphiques et de l’animation augmente considérablement la
compréhension de l’utilisateur en ce qui concerne les caractéristiques
du système, les problèmes, les contraintes, en vue de favoriser les
analyses pouvant aboutir aux solutions des différents problèmes
identifiés. Ces solutions contribueront à l’amélioration de la qualité de
la fourniture (fréquence, tension) et à une meilleure planification du
système.

Le simulateur fournit également la possibilité de simuler


l’évolution du système dans le temps. Le temps de simulation peut
être prescrit, et les changements résultants des états du système
peuvent être visualisés. Un outil de Flux de Puissance Optimal (OPF)
est disponible pour le simulateur. L’OPF, contraint par sécurité, laisse
définir les scénarios possibles, et puis emploie ces scénarios
d’éventualité pendant la solution d’OPF pour déterminer la répartition
optimale de la production selon le coût minimum. Un autre outil
permettant l’analyse de la stabilité y est aussi disponible. (Transient
stability). Il permet d’afficher l’évolution des angles rotoriques et de la
vitesse des machines en fonction du temps suite à une perturbation.
Cette évolution dépendant de la localisation de la perturbation et de
son type [7].

Le logiciel Power World permet de construire graphiquement les


réseaux électriques, de les modifier, d’y opérer des simulations et de
générer des résultats qu’on pourra analyser.
73
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

Dans la procédure de calcul de répartition de puissance nous


nous définissons un nœud bilan (chef d’orchestre) qui est puissant et
compense les pertes de puissance active et réactive du système. A ce
nœud, on fixe la tension et son déphasage.

A partir des résultats issus du calcul de répartition de puissance


on procède à l’étude de la stabilité transitoire à l’aide de Power World.
Ces études s’occupent des grandes perturbations (court circuit
triphasé, perte de génératrice et débranchement de charges en vue de
connaitre l’évolution des paramètres critiques du réseau.

Ces grandes perturbations ne permettant pas une linéarisation


des équations autour d’un point de fonctionnement il faut recourir à
des méthodes itératives pour la résolution des équations différentielles
qui en découlent. Le simulateur peut réaliser aussi l’étude de la
stabilité de tension d’un nœud de charge. La tension du nœud ne peut
être maintenue, c’est le blackout.

Le synoptique de la présentation du logiciel avec les entrées et


les sorties pour le calcul de l’écoulement de puissance est montrée sur
la figure 5.1.

74
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

Pré-transitoire

Ecoulement de puissance P, Q

Nœud Bilan
Ei0/i0, Vi0/i0
Nœuds P, Q Détermination des
Nœuds P, V tensions
Paramètres de
lignes (R, X, Y) Détermination des angles

Figure 5.1 : schéma synoptique de la simulation en régime permanent dans


un réseau d’énergie électrique

P, Q : puissance active et réactive des charges ;


P, V : puissance active et tension de sortie des générateurs ;
V, Ө : amplitude et déphasage de la tension sur les différents nœuds ;
R, X et Y : résistance, réactance et admittance des lignes de transport.
𝐸𝑖𝑜 , 𝛿𝑖0 , 𝑉𝑖0 , 𝜃𝑖0 , : tension interne, angle interne, tension au nœud avec
son déphasage à l’état de fonctionnement permanent.

5.2.2 Configuration du réseau d’étude.

Le réseau interconnecté existant de la CEB interconnecté est


constitué de vingt six nœuds dont cinq machines. Tenant compte des
exigences de l’outil de simulation (limité à 13 nœuds) nous avons
procédé à une simplification du réseau en regroupant les charges en
une charge équivalente. Cette démarche est souvent utilisée par les
planificateurs. Les nœuds où sont connectées des machines sont
conservées.

75
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

Ainsi le regroupement est fait en tenant compte des charges


raccordées aux différents nœuds. Les caractéristiques des différents
éléments sont indiquées dans l’annexe 1.

La fréquence étant de 50 𝐻𝑧 nous avons considéré que la


1
résistance 𝑟 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑐𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡é 𝑐 sont telles que << 𝑟 << 𝑙𝜔. Ce qui a
𝑐𝜔

conduit à négliger la résistance et la capacité des lignes devant leur


inductance dans la simulation. La figure 5.2 montre les zones
constituées en vue de la simplification du réseau.

76
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME PERMANENT ET SIMULATION

CIN DAP NAT BEM


BA
W 30 38
137 76 106
Km Km 58 131
Km Km Km
KAR Km DJO Km PAR
161
KV
63 ˜
230 65
Lignes
KV en Km MW
projet
ATA NAN BOH ONI 75 ˜
40 N 80 80 MW
Km Km Km 47
˜ 180
300 Km
MW TCN
Km 20M ˜ SAK
330
W
KV
129 56,1
38,6 38
VRA Km LAF Km MO AVA MA PNO ˜
Km Km
M G 12M
24 27
17,2 20 20 W
Km 10 Km
Km Km Km 10
˜ Km CVE
20 LPO IFG ANF TAB LOK
Km
MW F B 4,43
Km 5,5
CGB CAK
Km

Figure 5.2 : Synoptique du réseau actuel de la CEB

77
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE
Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

Ce regroupement a permis de déboucher sur le schéma simplifié


montré sur la figure 5.3 :

NAN BOH ONI

SAK
˜

˜ MOM AVA MAG PNO


˜

CVE

CAK

Figure 5.3 : Synoptique du réseau simplifié de la CEB

NAN : est un regroupement issu des postes d’Atakpamé, Kara,


Djougou, Parakou, Natitingou, et Bembèrèke et de Nangbeto.
BOH : poste de Bohicon.

ONI : poste de Onigbolo

SAK : poste de Sakété

MOM : est un regroupement issu des postes de Lomé Aflao, de


Lomé Port de MômeŔAgou, et des postes d’Anfoin, Tabligbo, Lokossa
et du poste de Ferlizer Group.

78
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

PNO : poste de Porto-Novo


CAK : c’est un regroupement des postes de Cotonou Akpakpa et de
Gbegamey.

CVE : c’est le poste de Cotonou- Vedoko.

MAG : c’est le poste Maria-Gléta.

La représentation schématique de cette configuration éditée sous


l’environnement Power World est montrée sur la figure 5.4.

79
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME PERMANENT ET SIMULATION

Figure 5.4 : Représentation du réseau d’étude sous Power World

80
Mémoire d’ingénieur de conception OULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

5.3 Résultats de simulation de l’écoulement de puissance

La configuration du réseau simplifié intègre :

- Dix jeux de barre


- Onze lignes de transport
- Un transformateur
- Quatre générateurs
- Neuf charges (341,26 MW)

En effet les charges relevées dans les postes dans la journée du 1er
mars 2011 aux heures de faibles charges, moyennes charges et de
fortes charges sont présentées dans le tableau 5.1.

Tableau 5.1 : Relevé des charges dans les postes de la CEB

Faibles charges Moyennes charges Fortes charges


Désignation
P (MW) Q (MVar) P (MW) Q (MVar) P (MW) Q (MVar)

PQ_NAN 26,35 7,18 26,65 19,34 36,8 28,57

PQ_MOM 120,53 26,22 145,446 35,33 93,33 29,49

PQ_AVA 3,52 2,09 3,9 2,28 4,14 2,39

PQ_CVE 71,5 26 96 29,8 107 32,1

PQ_MAG 10 1,26 10,40 1,07 11,39 1,07

PQ_BOH 8,1 4,3 9,1 4 9,6 4,2

PQ_ONI 7 3,3 9 4,3 9 4,3

81
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

PQ_CAK 42 19,58 60 27,97 50 23,31

PQ_PNO 14 6,5 18 8,39 20 9,32

En effet les relevés des charges ont été faits à 7heures (faibles
charges), à 12heures (moyennes charges) et à 19heures (fortes
charges) dans les postes du réseau interconnecté de la CEB.

De la simulation de l’écoulement de puissance à travers le


réseau interconnecté existant de la CEB, découlent les résultats
présentés dans les tableaux ci-après :

𝑈 : la tension nominale des jeux de barre (161Kv ou 1pu)

𝑈𝑅𝑒𝑒𝑙 : la tension aux jeux de barre relevée le 1er mars 2011.

𝑈𝑐𝑎𝑙 : le module de la tension obtenue par simulation aux jeux de barre

𝜃 :le déphasage de la tension aux jeux de barres par rapport au slack


𝑈−𝑈𝑐𝑎𝑙
∆= × 100 : la chute de tension enregistrée sur les jeux de barre
𝑈
par rapport aux tensions nominales
𝑈 𝑟𝑒𝑒𝑙 −𝑈 𝑐𝑎𝑙
𝜀= × 100 : l’incertitude relative de la valeur calculée par
𝑈 𝑟𝑒𝑒𝑙
rapport à celle relevée.

82
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

Tableau 5.2 : Simulation de l’écoulement de puissance à faibles charges

FAIBLES CHARGES
DESIGNATION
𝑈𝑟𝑒𝑒𝑙 𝑈𝑐𝑎𝑙 𝜃 ∆ 𝜀
NŒUD
(kV) (pu) (kV) (pu) Deg % %

NAN 162.9 1.011 161 1.000 19.33 0 1.16

MOM 156.80 0.973 161 1.000 0.01 0 2.67

AVA 159.32 0.989 160.74 0.9984 -1.25 0.16 0.89

CVE 155.78 1.033 160.45 0.9966 -2.77 0.34 2.99

MAG 159.79 0.992 160.50 0.9969 -2.37 0.31 0.45

BOH 159.78 0.992 160.79 0.9987 4.09 0.13 0.63

ONI 162.79 1.011 161.64 1.0040 1.83 0.39 0.706

CAK 64 1.015 61.31 0.9732 -1.25 0.16 0.89

PNO 63.5 1.007 63.5 1.000 -12.65 0.79 0

SAK 163.71 1.016 161 1.000 0.75 0 1.65

83
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

Tableau 5.3 : Simulation de l’écoulement de puissance à moyennes charges

MOYENNES CHARGES

DESIGNATION
𝑼𝒓𝒆𝒆𝒍 𝑼𝒄𝒂𝒍 𝜽 ∆ 𝜺
NŒUD

(kV) (pu) (kV) (pu) Deg % %

NAN 162.7 0.989 161 1.000 14.32 1.05 1.04

MOM 155.26 0.964 161 1.000 0.01 3.56 3.69

AVA 157.76 0.979 160.17 0.9949 -3.07 0.024 1.52

CVE 154.25 1.04 159.77 0.9924 -7.32 4.19 3.57

MAG 158.21 0.98 159.77 0.9924 -5.99 1.73 1.52

BOH 158.21 1.017 160.69 0.9981 -0.81 1.7 1.73

ONI 161.19 0.998 161.45 1.0028 -2.98 0.11 0.161

CAK 63.63 1.01 61.25 0.9723 -15.59 1 3.74

PNO 63.63 1.01 63 1.000 -21.26 1 0.99

SAK 162.10 0.99 156.54 0.9723 -3.93 0.68 3.42

84
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

Tableau 5.4 : Simulation de l’écoulement de puissance à fortes charges

FORTES CHARGES
DESIGNATI
𝑼𝒓𝒆𝒆𝒍 𝑼𝒄𝒂𝒍 𝜽 ∆ 𝜺
ON NŒUD
(kV) (pu) (kV) (pu) Deg % %

NAN 161.7 1.004 161 1.000 7.36 0 0.43

MOM 153.73 0.9548 161 1.000 0.01 0 4.73

AVA 156.20 0.9701 160.08 0.9943 -3.56 5.7 2.48

CVE 152.73 0.9486 160.0073 0.9927 -8.51 0.61 4.76

MAG 156.65 0.9729 159.74 0.9922 -6.95 0.782 1.97

BOH 156.65 0.9729 161 1.000 -3.68 0 2.77

ONI 159.60 0.9913 161.28 1.0018 -5.06 0.17 1.05

CAK 63 0.3913 61.53 0.9767 -15.75 2.33 2.33

PNO 63 0.3913 63 1.000 -21.18 0 0

SAK 160.50 0.9968 161 1.000 -5.50 0 0.3

A la suite de la simulation des trois types de charges à l’aide du


logiciel Power world, nous avons constaté que l’incertitude relative de
la valeur calculée par rapport à la valeur relevée ne dépasse guère 5%
même aux fortes charges.

Cette erreur étant inferieure à 10% alors notre regroupement de


réseau dans le cadre de restriction du logiciel peut être validé. Pour
analyser le profil des tensions sur certains jeux de barre critique, il est
opportun de faire des représentations graphiques à partir des valeurs
calculées.
85
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

1,02

0,98

FAIBLES C
0,96
MOYENNES C
FORTES C
0,94

0,92

0,9
NAN MOM AVA CVE SAK MAG BOH ONI CAK PNO

Figure 5.5 : Tensions sur les différents jeux de barres

5.4 Analyse des résultats de l’écoulement de puissance.

Des surtensions s’observent sur les jeux de barres d’Onigbolo


dans un fonctionnement à faibles charges. Cette situation est due au
fait que les lignes faiblement chargées génèrent des puissances
réactives qui font augmenter la tension. Ce phénomène souvent
appelé effet FERANTI (conséquence de l’action à vide des capacités
transversales des lignes) est à l’origine des surtensions sur les
réseaux et est destructeur pour les ouvrages des réseaux. Les
réactances inductives sont souvent installées à des endroits
spécifiques du réseau pour pallier à cet effet.

Par contre à fortes charges des chutes de tensions sont


constatées sur les jeux de barre d’Avakpa, Cotonou Vêdoko et Maria-
Gléta. Les transits d’énergie constituent un flux allant des postes où
sont raccordées les centrales vers les postes où sont raccordés les
clients. Il emprunte les lignes et les câbles en se répartissant au
prorata de leur impédance. Ce flux d’énergie se matérialise par le
86
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE V : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
PERMANENT ET SIMULATION

courant qui traverse les ouvrages. Plus le transit est élevé et plus les
intensités des courants sont fortes et induisent des chutes de tension.

Les postes de Cotonou, d’Avakpa et de Maria-Gléta se trouvant


pratiquement en bout de ligne par rapport à la VRA, le groupe le plus
puissant du réseau, ce qui justifie les chutes de tension observées sur
ces jeux de barre. Cette chute de tension a été largement corrigée
depuis l’interconnexion du réseau de la CEB sur la TCN venant du
Nigeria. La régulation des transits peut être assurée en jouant
principalement sur deux paramètres :

- La topologie du réseau : en adaptant les schémas


d’exploitation, le dispatcher modifie les impédances des
différentes mailles du réseau et joue sur la répartition des
charges par rapport aux sources de production.
- Les programmes de production : en adaptant les programmes
de production de groupes, le dispatcher joue sur la répartition
des sources de production par report des charges.

Conclusion partielle

La simulation de l’écoulement de puissance en tenant compte des


trois types de surcharge a permis de constater qu’a fortes charges le
risque d’instabilité de tension est élevé compte tenu de la croissance
des intensités de courant traversant les lignes et les câbles. Dans cet
état lorsqu’une perturbation survient soudainement, les limites
thermiques des lignes et câbles peuvent être dépassés et le
phénomène de report de charge peut se produire. C’est pourquoi nous
avons choisi de simuler les contraintes à fortes charges.

87
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

CHAPITRE 6
MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE
PUISSANCE EN REGIME TRANSITOIRE
OU PERTUBE ET SIMULATION

88
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

Introduction partielle :

La simulation des contraintes telles que (court-circuit triphasé, perte


de génératrice) va permettre d’observer le comportement des
alternateurs de la centrale de Nangbéto à la suite de ces
perturbations.

6.1 Mise en équation du système de puissance en régime


transitoire.

Le régime transitoire est assimilable à une succession de


régimes permanents de durée très brève, de l’ordre du centième de
seconde. La perturbation du réseau due à une modification fortuite des
paramètres de ce réseau entraine la rupture de l’équilibre production
consommation.

Les différents états pris par le réseau sont donc :

- l’état de régime synchrone avant défaut

- l’état correspondant au système perturbé

- l’état final qui correspond à la phase suivant l’élimination du défaut.


Dans cette phase le système revient ou non à un régime d’équilibre.

Equation du système en régime transitoire

Considérons un système de 𝑛 machines illustré par la figure 6.1. Les


valeurs de 𝐸𝑖, 𝑖 = 1,2, 𝑛 devront être constantes durant la perturbation.

Le nœud 0 est celui de référence. Les nœuds 1, 2, 3 …𝑛 sont des


nœuds internes de la machine. Les charges passives sont connectées
aux différents nœuds. Les valeurs initiales de 𝐸1 , 𝐸2 , 𝐸𝑛 sont
déterminées par les conditions initiales.

89
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

Figure 6.1 : Représentation d’un système multi machine (modèle classique)

Le réseau ainsi décrit comporte …𝑛 nœuds avec des sources actives.


La matrice admittance de ce type de réseau est :

𝐼 = 𝑌𝐸

𝑌 a des éléments de la diagonale notée 𝑌𝑖𝑖 et des éléments de la non


diagonale notée𝑌𝑖𝑗 .

𝑌𝑖𝑖 = 𝑌𝑖𝑖∠𝜃 𝑖𝑖 = 𝐺𝑖𝑖 + 𝑗𝐵𝑖𝑖

𝑌𝑖𝑗 = 𝑌𝑖𝑗 ∠𝜃 𝑖𝑗 = 𝐺𝑖𝑗 + 𝑗𝐵𝑖𝑗

90
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

La puissance au nœud 𝑖 est la puissance electrique de la machine 𝑖


est donnée par l’expression :

𝑛
𝑃𝑒𝑖 = 𝐸𝑖 2 𝐺𝑖𝑖 + 𝑗 =1 𝐸𝑖 𝐸𝑗 𝑌𝑖𝑗 cos 𝜃𝑖𝑗 − 𝛿𝑖 + 𝛿𝑗 𝑖 = 1, 2, … . . 𝑛 [1]
𝑗 ≠1

= 𝐸𝑖 2 𝐺𝑖𝑖 + 𝐸𝑖 𝐸𝑗 𝐵𝑖𝑗 sin 𝛿𝑖 − 𝛿𝑗 + 𝐺𝑖𝑗 cos 𝛿𝑖 − 𝛿𝑗 𝑖 = 1, 2, … . . 𝑛


𝑗 =1

L’équation du mouvement du rotor est donnée par :

2𝐻𝑖 𝑑𝜔 𝑖 𝑛
+ 𝐷𝑖 𝜔𝑖 = 𝑃𝑚𝑖 − 𝐸𝑖 2 𝐺𝑖𝑖 + 𝑗 =1 𝐸𝑖 𝐸𝑗 𝑌𝑖𝑗 cos 𝜃𝑖𝑗 − 𝛿𝑖 + 𝛿𝑗 [1]
𝜔 𝑅 𝑑𝑡
𝑗 ≠1

𝑑𝛿𝑖
= 𝜔𝑖 − 𝜔𝑅 𝑖 = 1,2, 𝑛
𝑑𝑡

A la date de la perturbation (𝑡 = 0− ) 𝑃𝑚𝑖𝑜 = 𝑃𝑒𝑖𝑜

𝑛
2
𝑃𝑚𝑖𝑜 = 𝐸𝑖 𝐺𝑖𝑖𝑜 + 𝐸𝑖 𝐸𝑗 𝑌𝑖𝑗𝑜 cos 𝜃𝑖𝑗𝑜 − 𝛿𝑖𝑜 − 𝛿𝑗𝑜
𝑗 ≠1
𝑗 ≠1

𝑃𝑒𝑖 : la puissance électrique au nœud i.


𝑃𝑚𝑖 : la puissance mécanique injectée par la machine
𝐻𝑖 : la constante d’inertie de la machine
𝐷𝑖 : le coefficient d’amortissement de la machine
𝐼𝐿1 :le courant entrant dans la charge 𝐿1
𝐼𝐿𝑟 : le courant entrant dans la charge 𝐿𝑟
Le préfixe 0 est utilisé pour indiquer les conditions initiales
Ces équations sont des équations non linéaires du second ordre. On
peut alors les écrire de la forme :

𝑥 = 𝑓(𝑥, 𝑥0 , 𝑡) Ou 𝑥 est un vecteur de dimension 2𝑛 + 1 .


91
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

𝑥 ′ = 𝜔1 , 𝛿1, 𝜔2, , 𝛿2 … … … … … 𝜔𝑛 , 𝛿𝑛

Les équations issues du système sont des équations non linéaires


dont la résolution par la méthode numérique est indiquée.

6.2 Méthode de résolution des équations de stabilité

La méthode d’intégration numérique présente l’avantage de prendre


en compte un grand nombre de paramètres et de faire une étude sur
le système physique de manière très approchée. L’avènement des
ordinateurs a permis l’essor des méthodes temporelles et leur
utilisation intensive.

Cette méthode évalue la robustesse du réseau vis-à-vis de


grandes perturbations en déterminant son évolution temporelle par
résolution pas à pas de l’ensemble des équations intégrales et
différentielles non linéaires et celles algébriques qui gouvernent le
phénomène.

Les techniques numériques de résolutions des équations les plus


utilisées sont les méthodes d’EULER modifiées et de Runge-Kutta.
Cette approche est directement applicable à tous les niveaux de
modèle de réseau d’énergie électrique. La méthode d’intégration
numérique d’Euler modifiée est implémentée dans notre simulateur.

Le synoptique incluant les entrées et sorties pour l’évaluation de la


stabilité transitoire à l’aide du logiciel Power World est illustré sur la
figure 6.2.

92
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

subtransitoire Transitoire
P, Q
Matrice réduite des
In, Vn/ij
Vitesses angulaires des
i
admittances générateurs
Ei0/i0, Vi0/i0

Pmi0 i
Ecoulement de Pij, Qij Tensions et angles de
puissances charge des générateurs

Effacement
Post-transitoire du défaut

i(t)
Matrice des équations
de pulsations

i(t)
Matrice des équations
d’angles de charges

Figure 6.2 : schéma synoptique de la simulation du réseau en régime perturbé

93
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

L’algorithme implémenté dans le simulateur utilisé est illustré par la


figure 6.3.

DEBUT

Lecture des données

Ecoulement de puissance
0 ≤ t ≤ 1s; système stable

Identification de la perturbation

Calcul des:
è Admittances équivalentes des charges.
è Matrices des admittances du réseau avant, pendant et après le défaut
selon la topologie du réseau.
è Matrices des admittances réduites du réseau, pendant et après le
défaut selon la topologie du réseau.

t=1s

Résolution des équations différentielles par


la méthode d’Euler modifiée en utilisant la
t > te Non
matrice d’admittance réduite du système
pendant le défaut

Oui
t = t + Dt

Résolution des équations différentielles par


la méthode d’Euler modifiée en utilisant la
matrice d’admittance réduite du système
Non après élimination du défaut

t = t + Dt

t > tmax

Oui

Affichages des courbes des angles


rotoriques et des vitesses angulaires

FIN

Figure 6.3 : Algorithme de résolution de l’équation de la stabilité.


94
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

6.3 Caractérisation du défaut

Dans les réseaux à haute tension, les types de défauts les plus
fréquents sont les courts-circuits. Ces derniers dépendent de différents
facteurs tels leur localisation, leur durée, leur type (biphasé, triphasé et
monophasé) et le système de prise de terre.

L’étude du défaut triphasé est plus simple alors que le biphasé-


terre est plus complexe car il conduit à des circuits déséquilibrés
mettant en œuvre le système de mise à la terre et la juxtaposition de
système direct, inverse et homopolaire. Nous nous limiterons aux
défauts triphasés dans cette première étude.

Lorsque les organes de protection détectent une apparition de


courants élevés sur une ligne ou une diminution de l’impédance vue
des extrémités de la ligne, elles envoient aux disjoncteurs des ordres
d’ouverture afin d’isoler le tronçon défectueux et éviter la propagation
du phénomène sur le réseau.

6.4 Simulation des courts-circuits triphasés sur le réseau.

Pour tester la stabilité du système de puissance de la CEB, et


analyser le comportement des alternateurs de la centrale de
Nangbéto, nous avons simulé à l’aide du logiciel Power world des
courts-circuits triphasés sur certains jeux de barre et lignes dudit
réseau. Le temps d’activation des protections de la centrale de
Nangbéto étant 0.022s alors, nous considérons commencer la
simulation par ce point. Ainsi nous nous proposons d’effectuer les
simulations suivantes :

- Simulation 1 : défaut triphasé d’une durée de 0.022 s au


nœud NAN

95
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

- Simulation 2 : défaut triphasé d’une durée de 0.083 s au


nœud NAN
- Simulation 3 : défaut triphasé d’une durée de 0.9215 s au
nœud NAN
- Simulation 4 : défaut triphasé d’une durée de 0.9216 s au
nœud NAN
- Simulation 5 : défaut triphasé d’une durée de 1 s au nœud
NAN
- Simulation 6 : défaut triphasé d’une durée de 0.022 s au
nœud MOM
- Simulation 7 : défaut triphasé d’une durée de 0.083 s au
nœud MOM
- Simulation 8 : défaut triphasé d’une durée de 0.022 s sur la
ligne SakétéŔCotonou Vedoko
- Simulation 9 : défaut triphasé d’une durée de 0.083 s sur la
ligne SakétéŔCotonou-Vedoko
- Simulation 10 : défaut triphasé d’une durée de 1 s sur la ligne
de SakétéŔCotonou-Vedoko.

Chacune des simulations a généré des courbes de fréquence (vitesse)


en fonction du temps et de l’angle de rotor en fonction du temps. Pour
les deux types de courbes, le temps est en abscisse et l’angle ou la
fréquence en ordonnée selon le type de courbe.

96
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

6.4 .1 : Résultats de la simulation 1


50,02
50,018
50,016
50,014
50,012
50,01
50,008
50,006
50,004
50,002
50
49,998
49,996
49,994
49,992
49,99
49,988
49,986
49,984
49,982
49,98

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Speed_Gen NAN #1

Figure 6.4 : courbe d’évolution de la fréquence en fonction du temps sur les


groupes de la centrale de Nangbéto suite à un court circuit d’une durée de
0,022s

8,1
8,05
8
7,95
7,9
7,85
7,8
7,75
7,7
7,65
7,6
7,55
7,5
7,45
7,4
7,35
7,3
7,25
7,2
7,15
7,1
7,05
7
6,95
6,9
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Rotor Angle_Gen NAN #1

Figure 6.5 : Courbe d’évolution de l’angle de rotor en fonction du temps


suite à un court circuit d’une durée de 0,022s.

97
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

6.4.2 : Résultat de la simulation 2

50,08
50,07
50,06

50,05
50,04
50,03
50,02
50,01
50

49,99
49,98
49,97
49,96
49,95
49,94
49,93

49,92

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Speed_Gen NAN #1

Figure 6.6 : courbe d’évolution de la fréquence en fonction du temps sur les


groupes de la centrale de Nangbéto suite à un court circuit d’une durée de
0,083s

10

9,5

8,5

7,5

6,5

5,5

5
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Rotor Angle_Gen NAN #1

Figure 6.7 : Courbe d’évolution de l’angle de rotor en fonction du temps


suite à un court circuit d’une durée de 0,083s.
98
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

6.4.3 : Résultat de la simulation 3

53

52,5

52

51,5

51

50,5

50

49,5

49

48,5

48

47,5

47

46,5
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Speed_Gen NAN #1

Figure 6.8 : Courbe d’évolution de la fréquence en fonction du temps sur les


groupes de la centrale suite à un court- circuit de 0.9215s

160

140

120

100

80

60

40

20

-20

-40

-60

-80

-100

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Rotor Angle_Gen NAN #1

Figure 6.9 : courbe d’évolution de l’angle de rotor en fonction du temps sur


les groupes de la centrale suite à un court circuit de durée 0.9215s

99
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

6.4.4 : Résultat de la simulation 4

69
68
67
66
65
64
63
62
61
60
59
58
57
56
55
54
53
52
51
50
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Speed_Gen NAN #1

Figure 6.10 : Courbe d’évolution de la fréquence en fonction du temps suite


à un court circuit d’une durée de 0.9216s

30 000

28 000

26 000

24 000

22 000

20 000

18 000

16 000

14 000

12 000

10 000

8 000

6 000

4 000

2 000

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Rotor Angle_Gen NAN #1

Figure 6.11 : courbe d’évolution de l’angle de rotor en fonction du temps


suite à un court –circuit d’une durée de 0.9216s

100
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

6.4.5 : Résultat de la simulation 5

70
69
68
67
66
65
64
63
62
61
60
59
58
57
56
55
54
53
52
51
50
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Speed_Gen NAN #1

Figure 6.12 : courbe d’évolution de la fréquence en fonction du temps sur


les groupes de la centrale de Nangbéto suite à un court circuit d’une durée
de 1s

34 000
32 000
30 000
28 000
26 000
24 000
22 000
20 000
18 000
16 000
14 000
12 000
10 000
8 000
6 000
4 000
2 000
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Rotor Angle_Gen NAN #1

Figure 6.13 : Courbe d’évolution de l’angle de rotor en fonction du temps


suite à un court circuit d’une durée de 1s.
101
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

6.4.6 : Résultats de la simulation 6

50,005
50,004
50,003
50,003
50,002
50,002
50,001
50,001
50
50
49,999
49,999
49,998
49,998
49,997
49,997
49,996
49,996
49,995
49,995
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Speed_Gen NAN #1

Figure 6.14 : Courbe d’évolution de la fréquence en fonction du temps sur


les jeux de barres de Momé-Hagou suite à un court circuit d’une durée de
0,022s

7,502

7,501

7,501

7,5

7,5

7,499

7,499

7,498

7,498

7,497

7,497

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Rotor Angle_Gen NAN #1

Figure 6.15 : Courbe d’évolution de l’angle de rotor en fonction du temps


suite à un court circuit d’une durée de 0,022s.
102
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

6.4.7 : Résultat de la simulation 7


50,005
50,005
50,004
50,003
50,003
50,002
50,002
50,001
50,001
50
50
49,999
49,999
49,998
49,998
49,997
49,997
49,996
49,996
49,995
49,995
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Speed_Gen NAN #1

Figure 6.16 : Courbe d’évolution de la fréquence en fonction du temps sur


les jeux de barres de Momé-Hagou suite à un court circuit d’une durée de
0,083s

7,5
7,5
7,5
7,5
7,5
7,5
7,5
7,5
7,499
7,499
7,499
7,499
7,499
7,499
7,499
7,499
7,499
7,499

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Rotor Angle_Gen NAN #1

Figure 6.17 : Courbe d’évolution de l’angle de rotor en fonction du temps


suite à un court circuit d’une durée de 0,083s.

103
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

6.4.8 : Résultats de simulation 8

50,1
50,09
50,08
50,07
50,06
50,05
50,04
50,03
50,02
50,01
50
49,99
49,98
49,97
49,96
49,95
49,94
49,93
49,92
49,91
49,9

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Speed_Gen NAN #1

Figure 6.18 : Courbe d’évolution de la fréquence en fonction du temps sur la


ligne Sakété-Cotonou-Vêdoko suite à un court circuit d’une durée de 0,022s

13
12,5
12
11,5
11
10,5
10
9,5
9
8,5
8
7,5
7
6,5
6
5,5
5
4,5
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Rotor Angle_Gen NAN #1

Figure 6.19 : Courbe d’évolution de l’angle de rotor en fonction du temps


suite à un court circuit d’une durée de 0,022s.

104
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

6.4.9: Résultat de la simulation 9

50,08

50,07

50,06

50,05

50,04

50,03

50,02

50,01

50

49,99

49,98

49,97

49,96

49,95

49,94

49,93

49,92
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Speed_Gen NAN #1

Figure 6.20 : Courbe d’évolution de la fréquence en fonction du temps sur la


ligne Sakété-Cotonou-Vêdoko suite à un court circuit d’une durée de 0,083s

9,8
9,6
9,4
9,2
9
8,8
8,6
8,4
8,2
8
7,8
7,6
7,4
7,2
7
6,8
6,6
6,4
6,2
6
5,8
5,6
5,4
5,2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Rotor Angle_Gen NAN #1

Figure 6.21: Courbe d’évolution de l’angle de rotor en fonction du temps


suite à un court circuit d’une durée de 0,083s.

105
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

6.4.10 : Résultat de la simulation 10

50,1
50,09
50,08
50,07
50,06
50,05
50,04
50,03
50,02
50,01
50
49,99
49,98
49,97
49,96
49,95
49,94
49,93
49,92
49,91
49,9

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Speed_Gen NAN #1

Figure 6.22 : Courbe d’évolution de la fréquence en fonction du temps sur la


ligne Sakété-Cotonou-Vêdoko suite à un court circuit d’une durée de 1s

13
12,5
12
11,5
11
10,5
10
9,5
9
8,5
8
7,5
7
6,5
6
5,5
5
4,5
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

b
c
d
e
f
g Rotor Angle_Gen NAN #1

Figure 6.23 : Courbe d’évolution de l’angle de rotor en fonction du temps


suite à un court circuit d’une durée de 1s.
106
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

6.5 Analyse des résultats et recommandations.

6.5.1 : Analyse des résultats

Nous remarquons que pour les simulations 1 et 2, les machines de


Nangbéto sont moins affectées. Il y a eu seulement une légère
variation au niveau des paramètres critiques du réseau.

En effet la fréquence a connu une variation de 50Hz ± 0.04% et


se situe dans la limite tolérable de fréquence sur notre réseau qui est
50Hz ±1%. Cet état est étroitement liée à la durée du défaut et aussi
dû au fait que les nœuds se soutiennent, chacun avec une
pondération qui dépend des paramètres des machines qui y sont
raccordés.

Par contre en ce qui concerne les simulations 3, 4 et 5, le


système débute son instabilité à partir d’une durée de court-circuit
égale à 0,9215 s ; ce temps est « le temps critique d’élimination de
défaut. »

On observe à partir de ce point (simulations 4 et 5) une évolution


exponentielle de l’angle de rotor des machines. Physiquement lors de
ce court circuit, la puissance électrique aux bornes des machines
chute et le couple électromagnétique aussi; il ne s’oppose plus en
totalité au couple mécanique de la turbine et la machine accélère
pondérée par son moment d’inertie. L’énergie cinétique acquise
pendant toute la durée du défaut va devoir être dissipée à travers le
réseau.

Les machines ont alors accumulé une telle énergie cinétique qu’il
leur est impossible de revenir à la stabilité après la disparition du
défaut et c’est le décrochage qui s’en suit. Les protections doivent
normalement être dimensionnées de manière à intervenir avant d’en
107
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

arriver là. C’est donc la durée du défaut et sa localisation qui joue


beaucoup sur la réaction des machines (donc du réseau) vis-à-vis des
perturbations. Dans le cas contraire les machines de Nangbéto
risquent de se désynchroniser du réseau. Aucun réglage de protection
qui se veut efficace ne pourra être au-delà de ce point limite critique.

En ce qui concerne les simulations 6 et 7 le système se révèle


stable. La fréquence est quasi constante. On observe quelques
oscillations de l’angle de rotor qui peuvent être dissipées. Les
machines sont stables pour ce défaut triphasé. La localisation du
défaut par rapport aux machines de la centrale de Nangbéto justifie
cette stabilité observée car ce défaut est intervenu à près de trois cent
kilomètres de la centrale de Nangbéto. Les effets de cette contrainte
pourraient être dissipés par le réseau. Au delà d’une durée de court
circuit d’une seconde le système reste toujours stable compte tenu du
caractère lointain du court circuit par rapport aux machines et aussi la
protection de ces machines est telle que leur réglage ne peut
dépasser normalement le temps limite critique.

Quant aux simulations 8, 9 et 10, il est constaté une


augmentation de la puissance générée par les machines de Nangbéto
et de celle de Mome-Agou. Il est survenu le phénomène de report de
charges compte tenu du fait que la ligne Saketé- vedoko transite
l’énergie venant du Nigeria vers les grands centres de consommation.
Ceci dénote de l’importance de cette ligne pour la CEB.

6.5.2 Recommandations

Pour améliorer la stabilité du réseau interconnecté de la CEB, il est


recommandé d’accélérer la construction de la ligne Onigbolo Parakou
car elle permettra un secours d’évacuation de l’énergie venant du

108
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CHAPITRE VI : MISE EN EQUATION DU SYSTEME DE PUISSANCE EN REGIME
TRANSITOIRE OU PERTUBE ET SIMULATION

Nigeria vers les centres de Consommation par la boucle Sakété-


Oniglolo-Parakou-Kara-Mome-Agou-Cotonou-Vêdoko. Elle offrira
également une souplesse dans l’exploitation et la reconfiguration du
réseau. La numérisation du système de protection de la centrale
pourra aussi contribuer à l’augmentation de la sureté du système en
améliorant la rapidité et la fiabilité de fonctionnement des organes de
protection.

La correction des anomalies constatées sur les systèmes de


protection et de régulation des alternateurs devra s’imposer en vue
d’améliorer la sureté du système de puissance. Le plan de protection
doit être réalisé en envisageant les divers scenarios d’instabilité.
L’introduction d’un stabilisateur de puissance (PSS) pourrait être
nécessaire après une étude plus approfondie de la stabilité du
système. L’emploi des disjoncteurs shunt sur les réseaux HTA a des
effets bénéfiques sur la stabilité des réseaux.

Conclusion partielle :

La durée du défaut et sa localisation sur le réseau sont d’une


importance capitale quand à la capacité d’un système de puissance à
surmonter une perturbation. Si le modèle de la machine synchrone
utilisé dans notre étude suffit, il n’en est pas de même pour les études
approfondies de stabilité des réseaux. Dans ce cas il faut recourir à
des modèles plus complexes intégrant la saturation des machines et
autres paramètres des régulateurs de vitesse.

109
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CONCLUSION GENERALE ET PERSPECTIVES

CONCLUSION GENERALE ET PERSPECTIVES

L’étude de la stabilité transitoire des réseaux électriques constitue


un sujet important pour les planificateurs et les exploitants des réseaux
d’énergie électrique. Elle permet de proposer éventuellement des actions
correctives et préventives des blackouts qui engendrent des pertes
économiques énormes pour les sociétés d’énergie électrique.

En effet notre étude a été consacrée à l’étude la stabilité transitoire


des alternateurs de la centrale de Nangbéto raccordés au réseau
interconnecté de la CEB. Elle a consisté ainsi à la modélisation des
éléments de puissance électrique en vue de déterminer les équations
non linéaires différentielles qui régissent l’état transitoire des réseaux
électriques en cas de perturbation.

La méthode d’intégration numérique nous a permis de résoudre


ces équations à l’aide du logiciel Power World. De cette étude il ressort
que l’instabilité du réseau de la CEB est plus accentuée pour une
perturbation d’une durée 0.9216s sur le jeu de barre de Nangbéto. Des
simulations effectuées il ressort que le temps limite critique est obtenu à
partir de 0.9215s. Aucun réglage de protection ne pourra donc être au
delà ce temps limite critique.

Pour les scenarios de simulation 1 et 2, il a été constaté la stabilité


du système. Avec la croissance des charges au Benin comme au Togo
qui ne justifie pas encore des centrales de grande taille, l’interconnexion
transfrontalière se révèle très bénéfique pour les réseaux de la CEB.
Cependant elle doit améliorer ses réserves tournantes dans le but de
mieux réguler la tension et la fréquence deux facteurs déterminants de la
qualité de réseau. C’est pourquoi il est souhaitable d’accélérer le
processus d’implantation de la centrale hydroélectriques d’Adjarala. Les

110
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
CONCLUSION GENERALE ET PERSPECTIVES

études normales de planification ne peuvent pas prendre en compte tous


les scenarios possibles qui peuvent mener à des pannes généralisées
en raison du grand nombre d’incertitude et de situations possibles de
fonctionnement.

Ainsi l’expérience acquise à partir des erreurs passées (retour


d’expérience) doit être incorporée à de nouvelles procédures de
conception pour aider à développer des technologies nouvelles pour la
conduite et la surveillance des réseaux.

Par ailleurs les perspectives de ce travail sont nombreuses car les


aspects dont il a fait l’objet sont encore loin d’être finalisés. En effet ceux
relatifs aux points critiques d’effondrement de la tension, la contribution
des FACTS à l’amélioration de la stabilité du système, et le
comportement des alternateurs de la centrale en cas d’une perte
importante de charge pourront faire l’objet d’autres études car celle-ci
peut s’avérer insuffisante pour fournir une caractérisation complète sur la
stabilité du système de puissance de la CEB.

111
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
BIBLIOGRAPHIE

Bibliographie
[1] : Archives de statistiques de la centrale de Nangbéto

[2]: B.M Weedy et B. J Cory “Electric Power Systems” Fourth Edition

[3]: Ven Kataramana Ajjarapu “COMPUTATIONAL TECHNIQUES FOR


VOLTAGE STABILITY ASSEMENT AND CONTROL “Edition de 2006

[4]: P.M. Anderson et A.A. Fouad, “Power System Control and Stability”,
Seconde édition

[5]: P- Kundur “Power system stability and control” Mc GaW-Hill Inc,


1993.

[6] : Ramanou BADAROU “COURS DE PRODUCTION TRANSPORT


ET DISTRIBUTION”, Abomey-calavi, 2010

[7] : Jean Ŕ Marie KAUFFMAN “ GUIDE DE POWER WORLD“

[8]: Jan Machouski et Janus Z.W Biakk. “Power System Dynamic:


stability and control” seconde édition.

[9] : André Fortin “ ANALYSE NUMERIQUE POUR INGENIEURS”,


Deuxième édition, 2001.

[10] : Hassan ALKHATIB Thèse de doctorat “ ETUDE DE LA STABILITE


AUX PETITES PERTUBATIONS DANS LES GRANDS RESEAUX
ELECTRIQUES : OPTIMISATION DE LA REGULATION PAR UNE
METHODE METAHEURISTIQUE” 5 décembre 2008

[11] : A.E. FITZGERALD Charsles Kingsley et Stephen D. UMANS “


ELECTRIC MACHINERY “ sixth edition.

[12] : [Link] accédé le 2/11/2010

112
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
ANNEXES

ANNEXES

113
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
ANNEXES

JEUX DE BARRES Type et section S Un L ZB RESISTANCE REACTANCE SUSCEPTANCE


X C B=C*W
Num Des DEPART ARRIVEE [mm2] [MVA] [kV] [km] [Ohms] [Ohms/km] [Ohms] [p.u.] [Siemens]/k
[Ohms/km] [Ohms] [p.u.] [F/km] [p.u.]
m
1 LAF_LA1 LAF CEET_LA HN 240 36,165892 20 0,2 4 0,161 0,0322 0,00805 0,115238 0,0230476 0,0057619 0,000000007 4,396E-07 1,7584E-06
2 LAF_LA2 LAF CEET_LA HN 240 36,165892 20 0,2 4 0,161 0,0322 0,00805 0,115238 0,0230476 0,0057619 0,000000007 4,396E-07 1,7584E-06
3 LAF_LA3 LAF CEET_LA HN 240 36,165892 20 0,2 4 0,161 0,0322 0,00805 0,115238 0,0230476 0,0057619 0,000000007 4,396E-07 1,7584E-06
4 CAB_DIR CEET_SIEGE CEET_LB HN 240 8,88516 20 13,14 4 0,161 2,11554 0,528885 0,115238 1,51422732 0,37855683 0,000000007 2,88817E-05 0,000115527
5 LAB CEET_LA CEET_LB HN 240 8,88516 20 16,5 4 0,161 2,6565 0,664125 0,115238 1,901427 0,47535675 0,000000007 0,000036267 0,000145068
6 SOTOTOLE CEET_LA CEET_LB HN 240 8,88516 20 16,5 4 0,161 2,6565 0,664125 0,115238 1,901427 0,47535675 0,000000007 0,000036267 0,000145068
7 CEET1 CEET_LA CEET_SIEGE HN 240 8,88516 20 5,7 4 0,161 0,9177 0,229425 0,115238 0,6568566 0,16421415 0,000000007 1,25286E-05 5,01144E-05
8 CEET2 CEET_LA CEET_SIEGE HN 150 8,88516 20 5,55 4 0,171 0,94905 0,2372625 0,105818 0,5872899 0,146822475 0,000000007 1,21989E-05 4,87956E-05
9 L20 CVE CGB Almelec 400 90,2880342 63 4,43 39,69 0,102 0,45186 0,011384732 0,115238 0,51050434 0,012862291 7,954E-09 1,10642E-05 0,000439137
10 L22 CGB CAK Almelec 400 90,2880342 63 5,5 39,69 0,102 0,561 0,014134543 0,115238 0,633809 0,015968985 7,954E-09 1,37366E-05 0,000545204
11 L23 CAK PNO Almelec 228 64,5803046 63 33,1 39,69 0,161 5,3291 0,134268078 0,0704616 2,33227896 0,058762382 6,052E-09 6,29009E-05 0,002496535
12 L24 TAN PNO Almelec 400 90,2880342 63 35 39,69 0,102 3,57 0,08994709 0,115238 4,03333 0,101620811 7,954E-09 8,74145E-05 0,00346948
13 L25 TAN PNO Almelec 400 90,2880342 63 35 39,69 0,102 3,57 0,08994709 0,115238 4,03333 0,101620811 7,954E-09 8,74145E-05 0,00346948
14 L30 MOM ANF Arvidal 177,35 40,5311382 63 10 39,69 0,211 2,11 0,053162006 0,400978 4,00978 0,101027463 8,75E-09 0,000027475 0,001090483
15 L32 MOM LOK Arvidal 177,36 40,5311382 63 29 39,69 0,211 6,119 0,154169816 0,400978 11,628362 0,292979642 8,75E-09 7,96775E-05 0,0031624
16 L33 MOM TAB Arvidal 177,36 40,5311382 63 20,8 39,69 0,211 4,3888 0,110576972 0,400978 8,3403424 0,210137123 8,75E-09 0,000057148 0,002268204
17 L100 AKOS LAF Arvidal 177,35 103,5795754 161 129 259,21 0,211 27,219 0,105007523 0,400978 51,726162 0,199553111 8,75E-09 0,000354428 0,091871152
18 L110 AKOS LAF Arvidal 177,35 103,5795754 161 129 259,21 0,211 27,219 0,105007523 0,400978 51,726162 0,199553111 8,75E-09 0,000354428 0,091871152
19 L120 LAF MOM Arvidal 177,35 103,5795754 161 56,1 259,21 0,211 11,8371 0,045666062 0,400978 22,4948658 0,0867824 8,75E-09 0,000154135 0,039953269
20 L130 LAF MOM Arvidal 177,35 103,5795754 161 56,1 259,21 0,211 11,8371 0,045666062 0,400978 22,4948658 0,0867824 8,75E-09 0,000154135 0,039953269
21 L140 LAF LPO Arvidal 253 113,911042 161 17,2 259,21 0,161 2,7692 0,01068323 0,420132 7,2262704 0,027878054 8,84E-09 4,77431E-05 0,012375482
22 L150 LAF LPO Arvidal 253 113,911042 161 17,2 259,21 0,161 2,7692 0,01068323 0,420132 7,2262704 0,027878054 8,84E-09 4,77431E-05 0,012375482
23 L220 MOM AVA Arvidal 177,35 103,5795754 161 38,6 259,21 0,211 8,1446 0,031420856 0,400978 15,4777508 0,059711241 8,75E-09 0,000106054 0,027490128
24 L230 MOM AVA Arvidal 177,36 103,5795754 161 38,6 259,21 0,211 8,1446 0,031420856 0,400978 15,4777508 0,059711241 8,75E-09 0,000106054 0,027490128
25 L240 AVA MAG Arvidal 177,35 103,5795754 161 38 259,21 0,211 8,018 0,030932449 0,400978 15,237164 0,058783087 8,75E-09 0,000104405 0,02706282
26 L250 AVA MAG Arvidal 177,35 103,5795754 161 38 259,21 0,211 8,018 0,030932449 0,400978 15,237164 0,058783087 8,75E-09 0,000104405 0,02706282
27 L410 NAN ADJ Arvidal 253 113,911042 161 67 259,21 0,161 10,787 0,041614907 0,420132 28,148844 0,108594746 8,84E-09 0,000185976 0,048206818
28 L420 NAN ATA Arvidal 253 113,911042 161 36,5 259,21 0,161 5,8765 0,022670807 0,420132 15,334818 0,059159824 8,84E-09 0,000101315 0,026261923
29 L430 NAN BOH Arvidal 253 113,911042 161 80 259,21 0,161 12,88 0,049689441 0,420132 33,61056 0,129665368 8,84E-09 0,000222061 0,05756038
31 L450 ATA SOK Arvidal 253 113,911042 161 178 259,21 0,161 28,658 0,110559006 0,420132 74,783496 0,288505443 8,84E-09 0,000494085 0,128071845
37 L560 NOT ATA Arvidal 177,35 21,2305962 33 65 10,89 0,211 13,715 1,259412305 0,400978 26,06357 2,393348944 8,75E-09 0,000178588 0,001944818
38 L610 MAG CVE Arvidal 177,35 103,5795754 161 20 259,21 0,211 4,22 0,016280236 0,400978 8,01956 0,030938467 8,75E-09 0,00005495 0,01424359
39 L620 MAG CVE Arvidal 177,35 103,5795754 161 20 259,21 0,211 4,22 0,016280236 0,400978 8,01956 0,030938467 8,75E-09 0,00005495 0,01424359
40 L630 MAG CVE Arvidal 253 113,911042 161 20 259,21 0,161 3,22 0,01242236 0,420132 8,40264 0,032416342 8,84E-09 5,55152E-05 0,014390095
41 L640 MAG CVE Arvidal 253 113,911042 161 20 259,21 0,161 3,22 0,01242236 0,420132 8,40264 0,032416342 8,84E-09 5,55152E-05 0,014390095
42 L650 MAG SAK Arvidal 253 113,911042 161 55 259,21 0,161 8,855 0,034161491 0,420132 23,10726 0,08914494 8,84E-09 0,000152667 0,039572761
43 L660 MAG SAK Arvidal 253 113,911042 161 55 259,21 0,161 8,855 0,034161491 0,420132 23,10726 0,08914494 8,84E-09 0,000152667 0,039572761
44 L700 SAK TAN Arvidal 177,35 103,5795754 161 28 259,21 0,211 5,908 0,022792331 0,400978 11,227384 0,043313854 8,75E-09 0,00007693 0,019941025
45 L710 SAK ONI Arvidal 253 113,911042 161 47 259,21 0,161 7,567 0,029192547 0,420132 19,746204 0,076178404 8,84E-09 0,000130461 0,033816723
46 L720 ONI BOH Arvidal 253 113,911042 161 80 259,21 0,161 12,88 0,049689441 0,420132 33,61056 0,129665368 8,84E-09 0,000222061 0,05756038
47 L730 ONI PAR Arvidal 253 113,911042 161 300 259,21 0,161 48,3 0,186335404 0,420132 126,0396 0,486245129 8,84E-09 0,000832728 0,215851425
48 L740 PAR BEMB Arvidal 253 24,409509 34,5 106 11,9025 0,161 17,066 1,433816425 0,420132 44,533992 3,741566226 8,84E-09 0,000294231 0,003502079
49 L750 PAR DJOU Arvidal 253 113,911042 161 131 259,21 0,161 21,091 0,08136646 0,420132 55,037292 0,21232704 8,84E-09 0,000363625 0,094255122
50 L760 DJOU NAT Arvidal 253 24,409509 34,5 76 11,9025 0,161 12,236 1,028019324 0,420132 31,930032 2,682632388 8,84E-09 0,000210958 0,002510925
51 L810 DJOU KAR Arvidal 253 113,911042 161 58 259,21 0,161 9,338 0,036024845 0,420132 24,367656 0,094007392 8,84E-09 0,000160994 0,041731275

A1 : Caractéristiques des lignes du réseau interconnecté de la CEB


114
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna
ANNEXES

ST Pcc Ucc% Un1 Un2 Un3 Up/Us Zb R1-2 ZS X1-2 Imax1 Pmax1 Smax1
Num Des [MVA] [kW] [%] [kV] [kV] [kV] [kV/kV] [Ohms] [Ohms] [p.u.] [Ohms] [Ohms] [p.u.] [A] [p.u.] [MW] [p.u.] [MVA] [p.u.]
1 Trf_ANF_T1 16,6 91 11 63 20 X 3,15 4 0,13209464 0,03302366 2,65060241 2,64730885 0,66182721 575,057737 0,166 16,93 0,1693 19,92 0,1992
2 Trf_ATA_T1 16 90 10 161 20 X 8,05 4 0,140625 0,03515625 2,5 2,49604179 0,62401045 554,272517 0,16 16,32 0,1632 19,2 0,192
3 Trf_ATA_T2 16 90 10 161 20 X 8,05 4 0,140625 0,03515625 2,5 2,49604179 0,62401045 554,272517 0,16 16,32 0,1632 19,2 0,192
4 Trf_ATA_T3 3,15 30 10 20 33 X 0,60606061 10,89 3,29251701 0,30234316 34,5714286 34,4142849 3,16017309 66,134789 0,032 3,213 0,0321 3,78 0,0378
5 Trf_AVA_T1 19 190 13,9 155 15 X 10,3333333 2,25 0,11842105 0,05263158 1,64605263 1,64178736 0,72968327 877,598152 0,19 19,38 0,1938 22,8 0,228
6 Trf_BOH_T1 20 154 11,5 161 20 X 8,05 4 0,154 0,0385 2,3 2,29483856 0,57370964 692,840647 0,2 20,4 0,204 24 0,24
7 Trf_BOH_T2 20 154 11,5 161 63 X 2,55555556 39,69 1,528065 0,0385 22,82175 22,7705356 0,57370964 219,949412 0,2 20,4 0,204 24 0,24
8 Trf_CAK_T1 10,2 30 11,8 5,5 63 X 0,08730159 39,69 1,14446367 0,02883506 45,7602353 45,7459215 1,15258054 112,1742 0,102 10,4 0,104 12,24 0,1224
9 Trf_CAK_T2 10,2 60 11,8 5,5 63 X 0,08730159 39,69 2,28892734 0,05767013 45,7602353 45,7029534 1,15149794 112,1742 0,102 10,4 0,104 12,24 0,1224
10 Trf_CAK_T3 20 111 11,8 63 15 X 4,2 2,25 0,0624375 0,02775 1,323 1,32152584 0,58734482 923,787529 0,2 20,4 0,204 24 0,24
11 Trf_CAK_T4 4 30 11,8 5,5 15 X 0,36666667 2,25 0,421875 0,1875 6,615 6,60153365 2,93401495 184,757506 0,04 4,08 0,0408 4,8 0,048
12 Trf_CAK_T5 4 30 10 5,5 15 X 0,36666667 2,25 0,421875 0,1875 5,625 5,60915738 2,49295883 184,757506 0,04 4,08 0,0408 4,8 0,048
13 Trf_CAK_T6 20 111 7,5 63 15 X 4,2 2,25 0,0624375 0,02775 0,84375 0,84143664 0,37397184 923,787529 0,2 20,4 0,204 24 0,24
14 Trf_CGB_T1 20 111 13 62 15 X 4,13333333 2,25 0,0624375 0,02775 1,4625 1,46116659 0,64940737 923,787529 0,2 20,4 0,204 24 0,24
15 Trf_CIN_T1 35 150 12 161 20 X 8,05 4 0,04897959 0,0122449 1,37142857 1,37055366 0,34263841 1212,47113 0,35 35,7 0,357 42 0,42
16 Trf_CVE_T1 35,5 145 11,5 10,5 161 X 0,06521739 259,21 2,98238048 0,01150565 83,9694366 83,9164566 0,32373927 152,769211 0,355 36,21 0,3621 42,6 0,426
17 Trf_CVE_T2 19 190 13,9 155 15 X 10,3333333 2,25 0,11842105 0,05263158 1,64605263 1,64178736 0,72968327 877,598152 0,19 19,38 0,1938 22,8 0,228
18 Trf_CVE_T3 55 300 14 161 63 15 2,55555556 39,69 0,39361983 0,00991736 10,1029091 10,0952383 0,25435219 604,860882 0,55 56,1 0,561 66 0,66
19 Trf_CVE_T5 80 307 14,1 161 63 X 2,55555556 39,69 0,19038797 0,00479688 6,9953625 6,99277119 0,17618471 879,797647 0,8 81,6 0,816 96 0,96
20 Trf_CVE_T6 40 180 11,5 161 15 X 10,7333333 2,25 0,0253125 0,01125 0,646875 0,64637957 0,28727981 1847,57506 0,4 40,8 0,408 48 0,48
21 Trf_DAP_T1 35 150 12 161 20 X 8,05 4 0,04897959 0,0122449 1,37142857 1,37055366 0,34263841 1212,47113 0,35 35,7 0,357 42 0,42
22 Trf_DJOU_T1 20 111 12 161 34,5 20 4,66666667 11,903 0,33029438 0,02775 7,1415 7,13385785 0,59935794 401,646752 0,2 20,4 0,204 24 0,24
23 Trf_KAR_T1 20 111 12 161 34,5 20 4,66666667 11,903 0,33029438 0,02775 7,1415 7,13385785 0,59935794 401,646752 0,2 20,4 0,204 24 0,24
24 Trf_KAR_T2 20 111 12 161 34,5 20 4,66666667 11,903 0,33029438 0,02775 7,1415 7,13385785 0,59935794 401,646752 0,2 20,4 0,204 24 0,24
25 Trf_KAR_T3 20 111 12 161 20 X 8,05 4 0,111 0,02775 2,4 2,39743175 0,59935794 692,840647 0,2 20,4 0,204 24 0,24
26 Trf_KAR_T4 20 111 12 161 20 X 8,05 4 0,111 0,02775 2,4 2,39743175 0,59935794 692,840647 0,2 20,4 0,204 24 0,24
27 Trf_LAF_T1 50 240 13,7 161 20 X 8,05 4 0,0384 0,0096 1,096 1,09532709 0,27383177 1732,10162 0,5 51 0,51 60 0,6
28 Trf_LAF_T2 50 240 13,7 161 20 X 8,05 4 0,0384 0,0096 1,096 1,09532709 0,27383177 1732,10162 0,5 51 0,51 60 0,6
29 Trf_LAF_T3 50 240 13,7 161 20 X 8,05 4 0,0384 0,0096 1,096 1,09532709 0,27383177 1732,10162 0,5 51 0,51 60 0,6
30 Trf_LOK_T1 16,5 111 11 63 20 X 3,15 4 0,1630854 0,04077135 2,66666667 2,66167509 0,66541877 571,593533 0,165 16,83 0,1683 19,8 0,198
31 Trf_LOK_T2 16,5 111 11 63 20 X 3,15 4 0,1630854 0,04077135 2,66666667 2,66167509 0,66541877 571,593533 0,165 16,83 0,1683 19,8 0,198
32 Trf_LPO_T13 8 60 8,32 161 20 X 8,05 4 0,375 0,09375 4,16 4,14306348 1,03576587 277,136259 0,08 8,16 0,0816 9,6 0,096
33 Trf_LPO_T14 12 80 8,12 161 20 X 8,05 4 0,22222222 0,05555556 2,70666667 2,69752882 0,6743822 415,704388 0,12 12,24 0,1224 14,4 0,144
34 Trf_LPO_TG1 32 170 11,3 11 161 X 0,06832298 259,21 4,30329102 0,01660156 91,5335313 91,4323194 0,35273454 137,707458 0,32 32,64 0,3264 38,4 0,384
35 Trf_MAG_T1 80 300 14 161 20 X 8,05 4 0,01875 0,0046875 0,7 0,69974884 0,17493721 2771,36259 0,8 81,6 0,816 96 0,96
36 Trf_MOM_T1 200 246 12 330 161 X 2,04968944 259,21 0,15941415 0,000615 15,5526 15,551783 0,05999685 860,671611 2 204 2,04 240 2,4
37 Trf_MOM_TA 50 244 14,6 161 63 20 2,55555556 39,69 0,3873744 0,00976 11,58948 11,5830043 0,29183684 549,873529 0,5 51 0,51 60 0,6
38 Trf_MOM_TB 50 244 14,6 161 63 20 2,55555556 39,69 0,3873744 0,00976 11,58948 11,5830043 0,29183684 549,873529 0,5 51 0,51 60 0,6
39 Trf_NAN_T1 35,5 114 11,5 10,3 161 X 0,06397516 259,21 2,3447681 0,00904582 83,9694366 83,9366925 0,32381734 152,769211 0,355 36,21 0,3621 42,6 0,426
40 Trf_NAN_T2 35,5 114 11,5 10,3 161 X 0,06397516 259,21 2,3447681 0,00904582 83,9694366 83,9366925 0,32381734 152,769211 0,355 36,21 0,3621 42,6 0,426
41 Trf_ONI_T1 35 200 10 155 20 X 7,75 4 0,06530612 0,01632653 1,14285714 1,14098973 0,28524743 1212,47113 0,35 35,7 0,357 42 0,42
42 Trf_ONI_T2 35 200 10 155 20 X 7,75 4 0,06530612 0,01632653 1,14285714 1,14098973 0,28524743 1212,47113 0,35 35,7 0,357 42 0,42
43 Trf_PAR_T1 20 111 12 161 34,5 20 4,66666667 11,903 0,33029438 0,02775 7,1415 7,13385785 0,59935794 401,646752 0,2 20,4 0,204 24 0,24
44 Trf_PAR_T2 20 111 12 161 34,5 20 4,66666667 11,903 0,33029438 0,02775 7,1415 7,13385785 0,59935794 401,646752 0,2 20,4 0,204 24 0,24
45 Trf_PNO_T1 35 190 10,3 161 63 X 2,55555556 39,69 0,6156 0,0155102 11,6802 11,6639662 0,2938767 384,91147 0,35 35,7 0,357 42 0,42
46 Trf_PNO_T2 20 111 10,3 63 15 X 4,2 2,25 0,0624375 0,02775 1,15875 1,1570666 0,51425182 923,787529 0,2 20,4 0,204 24 0,24
47 Trf_SAK_T1 200 246 12 330 161 X 2,04968944 259,21 0,15941415 0,000615 15,5526 15,551783 0,05999685 860,671611 2 204 2,04 240 2,4
48 Trf_SAK_T2 200 246 12 330 161 X 2,04968944 259,21 0,15941415 0,000615 15,5526 15,551783 0,05999685 860,671611 2 204 2,04 240 2,4
49 Trf_SAK_T3 50 140 11 161 20 X 8,05 4 0,0224 0,0056 0,88 0,87971486 0,21992872 1732,10162 0,5 51 0,51 60 0,6

A.2 : Caractéristiques des transformateurs du réseau interconnecté de la CEB


115
Mémoire d’ingénieur de conception OLOULADE Arouna

Vous aimerez peut-être aussi