Tableau de Bord pour Suivi Production
Tableau de Bord pour Suivi Production
Thème
M. Islam LABDAOUI
Tout d’abord, nous remercions les membres du jury de nous faire l’honneur d’évaluer notre
travail.
Nous tenons à remercier notre promotrice, Madame Nibouche, pour la qualité de son
encadrement et ses encouragements.
Nos remerciements vont également à monsieur A.Belaid, qui a su donner de son temps pour
répondre à nos questions.
Dédicaces
ANIS
ˮ A mes chers parents qui m’ont toujours aimé,
ISLAM
هلخص
هوا يجؼل هن الصؼب ػلى القادة لتحقيق األهذاف الوشجىة،نظام اإلنتاج للوششوع هؼقذ للغايت
هزا هى السبب في أنها تحتاج إلى هجوىػت هن أساليب و تقنياث و أدواث للشصذ الفؼال لإلنتاج ورلك بهذف استوشاس
تطىسها.
هغ هزا االػتباس سىف نقىم بتصوين لىحت القيادة هن الوؤششاث راث الصلت لشصذ اإلنتاج إلى إداسة اإلنتاج لتحسين
رلك
الشصذ،الهذف،هؤشش، لىحت القيادة: كلواث البحث
Résumé:
Le système productif de l’entreprise présente une grande complexité, rendant difficile aux
dirigeants d’atteindre les objectifs souhaités.
C’est pour cette raison qu’ils ont besoin d’un ensemble de techniques, méthodes et outils
permettant un suivi efficace de la production et une visibilité permanente de son évolution.
C’est dans cette optique que nous allons concevoir un tableau de bord d’indicateurs
pertinents, permettant le suivi de la production à la direction de la production afin de
l’optimiser.
Mots clés : tableau de bord, indicateur, objectif, suivi.
Abstract :
The production system of the enterprise is very complex, making it difficult for leaders to
achieve the desired objectives.
This is why they need of technique, methods and tools for effective monitoring of
production and a continuous view permanent evolution.
With this in mind, we will design a dashboard of relevant indicators for the monitoring of
production to production management to optimize it.
Keywords: Dashboard, indicator, objective, monitoring
Sommaire :
Introduction : ......................................................................................................................... 4
Introduction : ....................................................................................................................... 19
II.2 La place de la gestion de production dans l’entreprise : [MAU etal., 2006] ......... 23
III.2 Les principales étapes de pilotage d’un atelier : [MAU etal., 2006] .................. 29
VI.4.2 La methode KAPLAN & NORTAN: Balanced Scorecard [WEB 02] ....... 41
Introduction : ....................................................................................................................... 85
VII.2 Suivi journalier de la production par ligne et par gamme : .............................. 108
IX.3 Phase 03: Suivi journalier par ligne et gamme :............................................... 119
Figure II. 11 : Le système de tableaux de bord en cohérence avec l’évolution des besoins 50
Figure IV. 11 : Tableau de bord de suivi par ligne et gamme ........................................... 121
DM : Disponibilité maintenance,
DO : Disponibilité opérationnelle,
DS : Disponibilité siroperie,
EMB : Emballages,
LP : Liste de prélèvements,
MO : Main d’œuvre.
MP : Matières premières,
OF : Ordre de fabrication,
PF : Produits finis,
RH : Ressources Humaines,
TP : Taux de performance,
TQ : Taux de qualité,
TR : Taux de réalisation.
L’entreprise NCA-Rouiba est leader sur le marché des boissons en Algérie, et elle tient à
garder sa place. L’entreprise n’estime que le succès de sa stratégie de croissance repose avant
tout sur la qualité, l’accessibilité et le caractère innovant des produits mis sur le marché, ainsi
que sur l’image forte véhiculée par ses marques dans des domaines aussi importants que la
santé, la nutrition et la sécurité alimentaire.
La présence de nombreux acteurs, tant locaux qu’internationaux, fait du secteur des boissons
un marché fortement concurrentiel. NCA-Rouiba considère que le succès dans ce secteur se
construit avant tout sur son unité de production.
Afin de mener la politique définie par l’entreprise, NCA-Rouiba doit s’inscrire dans la
démarche de l’amélioration continue, cette démarche consiste avant tout en la maîtrise des
performances de son système productif. La performance à ce stade est appréhendée par
plusieurs critères, en effet, la minimisation des pertes des matières dans le processus de
production, la diminution des coûts, l’augmentation des volumes de production et
l’amélioration de la qualité, sont des objets de l’amélioration continue.
C’est dans cette optique que s’inscrit l’idée de cette étude. Construire un tableau de bord pour
le suivi de la production, afin de détecter les dysfonctionnements et les causes de ses pertes de
performances pour les optimiser, ainsi atteindre ses objectifs.
Le premier chapitre est consacré à présenter des définitions de base et des outils utilisés dans
ce mémoire. Nous présenterons dans le deuxième chapitre l’approche théorique qui nous
semble être la plus appropriée pour cerner la problématique de l’amélioration des
performances du processus de production à l’aide du tableau de bord.
A partir ces constats, nous présenterons au niveau du quatrième chapitre notre démarche
complète pour la conception du tableau de bord du suivi de la production. Nous mettrons en
Enfin, Nous clôturerons notre mémoire par une conclusion générale résumant le résultat de
notre travail.
.
Chapitre I :
Définitions des concepts de base
Introduction :
Ce chapitre a pour but de définir les concepts et les outils utilisés dans notre étude. Dans un
premier temps, nous explicitons les concepts et les données nécessaires pour pouvoir
comprendre et analyser un système de production. Dans un second temps, nous décrivons les
outils utilisés pour mener et appliquer nôtre démarche pour le présent travail.
Données articles :
Des données économiques indiquant les prix et les coûts standards selon les besoins
de l’entreprise.
2. Nomenclature : [MAU etal., 2011]
Une nomenclature est une liste hiérarchisée et quantifiée des articles entrant dans la
composition d’un article-parent. L’article-parent est le composé, les autres articles étant les
composants. On appelle lien de nomenclature, la relation que l’on établit entre un composé et
un composant. Chaque lien est caractérisé par un coefficient indiquant la quantité des
composants nécessaires pour la réalisation d’un composé. Ce coefficient peut être un nombre
entier ou réel.
o La gamme de fabrication :
Elle s’approvisionne auprès des fournisseurs et des sous-traitants, elle fabrique, puis, elle livre
ses produits à ses clients. On mettra la fonction contrôle qualité, le bureau de méthode et la
comptabilité analytique dans le module soutien.
Pour assurer ces objectifs fonctionnels, le processus fait appel à un ensemble de systèmes
interconnectés ou en interaction. Chaque système assure une ou plusieurs fonctions bien
définies.
L’organisation d’un atelier de production se fait en plusieurs modes, onpeut les classer en
quatre classes :
La production de type série unitaire est une production mobilisant sur une période assez
longue l’essentiel des ressources d’une entreprise pour réaliser un nombre très limité de
projets.Par exemple, on peut citer la construction navale.
On parle d’organisation en ateliers spécialisés lorsque tous les équipements assurant une
fonction spécialisée sont réunis en un même lieu.
Par exemple, on peut citer un atelier d’emboutissage, des tôles de voitures ou un atelier de
peinture automobile.
En ce qui concerne les ressources mobilisées, la main d’œuvre est plutôt qualifiée et les
équipements sont polyvalents.
On parle d’industrie de processus lorsque le mode d’organisation est caractérisé par un flux
régulier et important de matière première destinée à être transformée en matière plus
complexe de constitution.Comme exemple, on peut citer la pétrochimie et le secteur agro-
alimentaire etc.
V. Le reporting : [WIKI]
Un compte rendu souvent appelé en anglais « reporting », est l'opération consistant pour
une entreprise à faire rapport de son activité. C'est la présentation périodique de rapports et de
bilans analytiques sur les activités et les résultats d'une organisation, d'une unité de travail ou
du responsable d'une fonction, destinée à en informer ceux chargés de les superviser en
interne ou en externe, ou tout simplement concernés par ces activités ou ces résultats.
C'est de plus en plus un des éléments du bilan d’entreprises permettant de faire un point
régulier sur la stratégie de l'entreprise, les moyens mis au service de cette stratégie et les
résultats obtenus. Il est souvent communiqué aux actionnaires et au publique. Cela est fait de
manière obligatoire pour certaines entreprises, dans certains pays.
V.1 Terminologie
V.2 Étapes
Le terme Entrepôt de données (ou base de données décisionnelle, ou encore data warehouse)
désigne une base de données utilisée pour collecter, ordonner, journaliser et stocker des
informations provenant de base de données opérationnelles et fournissant une aide à la
décision en entreprise.
VII. L’audit :
L’audit n’est pas un une inspection ou un contrôle de type sanction/gratification. Un audit est
une mesure du système dans le cadre de l’amélioration permanente. Le terme audit, porteur
d’une connotation d’écoute, de par sa racine latine, est bien adapté à cette opération.
[FERN, 2008]
La technique du brainstorming a été conçue en 1935 aux États-Unis. C'était à l'origine une
méthode de réunion de groupe soigneusement préparée puis tout aussi soigneusement
exploitée pour trouver un nombre important d'idées publicitaires et promotionnelles pour les
clients et les clients potentiels de l'agence.
VIII.1 Principe :
Ainsi, les suggestions absurdes et fantaisistes sont admises durant la phase de production et de
stimulation mutuelles. En effet, les participants ayant une certaine réserve peuvent alors être
incités à s'exprimer, par la dynamique de la formule et les interventions de l'animateur. C'est
pour amener à cet accouchement en toute quiétude que l'absence de critique, la suggestion
d'idées sans aucun fondement réaliste et le rythme de la séance, sont des éléments vitaux pour
la réussite du processus.
VIII.2 Méthode :
Réunion de créativité :
Reformuler, classer, hiérarchiser les idées sous une forme synthétique comme, par
exemple, sous la présentation d'une grille de décision.
VIII.3 Efficacité
Ces recherches révèlent que le travail en groupe n'apporte aucun bénéfice en ce qui concerne
le nombre ou l'originalité des idées générées. En effet, si on soumet un même problème à des
sujets qui doivent chercher une solution individuellement (groupe dit « nominal ») et à un
groupe composé d'un nombre de membres égal aux sujets individuels, on constate que les
sujets qui ont travaillé individuellement apportent (au total) plus de solutions originales et
efficaces que le groupe.
Il existe une perte de productivité liée au fait que les membres d'un groupe discutent en
priorité des informations qu'ils ont en commun au lieu de chercher des solutions originales et
qu'ils ont tendance à se censurer par peur du ridicule, des conflits ou de l'exclusion. Le
tumulte qui règne pendant les séances de brainstorming crée aussi des interférences et risque
de nuire à la production d'idées. Tel que pratiqué habituellement, le remue-méninge peut aider
à resserrer les liens ou à s'amuser et donc à avoir une fonction de renforcement de la cohésion
du groupe.
IX. Le questionnaire :
1. Présentation :
Le questionnaire permet de recueillir des informations diverses sur les utilisateurs. Dans
les questions, plusieurs caractéristiques peuvent être distinguées.
2. Quand l’utiliser ?
Le questionnaire peut être utilisé soit lors de la phase de conception, soit lors de
l’évaluation. Les informations recherchées ne sont alors pas les mêmes.
3. Principes :
Plusieurs solutions existent pour faire passer un questionnaire. On peut citer le mail, la
forme papier, la forme web ou encore le téléphone. Le choix se fera selon le profil des
utilisateurs et la population ciblée. Les profils seront, la plupart du temps, déterminés lors des
entretiens précédents la passation du questionnaire.
L’analyse se fait sous forme de statistiques dans un premier temps. L’analyse des données
obtenues donne lieu à un rapport dans lequel on conforte ou réfute les hypothèses de départ.
Ce rapport présente aussi les pistes d’amélioration que le questionnaire a pu suggérer.
Toutefois, il faut noter que le TRS n’est pas influencé par la maintenance à elle seule, mais
également par la production du fait que ce taux intègre dans son calcul deux taux qui sont
fortement influencés par les techniques de la production.
Avant de calculer le TRS, on commence par une décomposition des tous les temps non
productifs, en les retranchant successivement du temps d’ouverture.
Temps d’ouverture
Capacité usine
Temps réel d’ouverture non utilisée
Pannes, pertes de
Temps net de fonctionnement performances
Temps de
fonctionnement utile
Non qualité
[NAKH, 2009] Le TRS tient compte de tous les paramètres qui affectent la productivité d’un
équipement. Cet outil permet de calculer, à partir des relevés des temps d’arrêts machines, le
rendement global machine ainsi que d’autre composantes tels que le taux de qualité machine
et la disponibilité machine. Le processus de calcul du TRS va aussi permettre de suivre et de
lister de manière détaillée l’ensemble des pannes intervenant lors de la production. La
méthode de calcul la plus courante est la suivante :
TRS = DO × TA × TQ
Ce diagramme représente de façon graphique les causes aboutissant à un effet. Il peut être
utilisé comme outil de modération d'un brainstorming et comme outil de visualisation
synthétique et de communication des causes identifiées. Il peut être utilisé dans le cadre de
recherche de cause d'un problème existant ou d'identification et gestion des risques lors de la
mise en place d'un projet.
1. Matière : les matières et les matériaux utilisés et entrant en jeu, et plus généralement
les entrées du processus.
2. Matériel : l'équipement, les machines, le matériel informatique, les logiciels et les
technologies.
3. Méthode : le mode opératoire, la logique du processus et la recherche et
développement.
4. Main-d'œuvre : les interventions humaines.
5. Milieu : l'environnement, le positionnement, le contexte.
Chaque branche reçoit d'autres causes ou catégories hiérarchisées selon leur niveau de détail.
Le positionnement des causes met en évidence les causes les plus directes en les plaçant les
plus proches de l'arête centrale.
XII.1 Présentation :
Il prend la forme d'un graphique qui aide le travail d'analyse, en déterminant l'importance
relative des différents faits et en établissant des ordres de priorité sur les causes.
But :
Principe:
Conclusion
Dans ce chapitre nous avons résumé les principaux outils utilisés dans notre mémoire. Ce
chapitre comprend les notions sur les données techniques, les métiers, le processus, l’atelier,
le brainstorming, le questionnaire, …nécessaire à la compréhension de notre étude.
Introduction :
Afin de cerner la problématique, il est important d’effectuer un point sur les différentes
théories existantes. Dans un premier temps, on étudiera les systèmes de productions et
d’informations. Dans un second temps, on passera à l’étude des tableaux de bord, ainsi que les
indicateurs les constituants. Enfin, on choisira et on étudiera une méthode de conception de
tableau de bord.
I.1 Introduction :
Nous verrons tout d’abord une présentation générale des ERP ce qui nous conduira à la
description de leur architecture modulaire.
On distingue deux types d’ERP : les ERP propriétaires, édités par des sociétés, ce qui
implique l’achat d’une licence, et les ERP open source qui sont « gratuits ».
Notons ici que l’ERP utilisé par NCA-ROUIBA est MFG/PRO de QAD.
Les ERP sont principalement destinés aux grandes entreprises ou multinationales du fait
d’un coût important. Cependant, le marché des ERP tend à se démocratiser vers les
PME/PMI. Certains éditeurs conçoivent un ERP uniquement pour ce type de structure. Enfin,
il existe des ERP open source ce qui revient moins cher, puisqu’il n’y a pas de coût de licence
(ils sont gratuits). En revanche, il faut inclure dans le calcul du coût d’acquisition total, les
frais de maintenance et l’assistance technique.
Concrètement, les avantages de la mise en place d’un ERP sont les suivants :
L’intégrité et l’unicité du SI, c’est à dire qu’un ERP permet une logique et une
ergonomie unique à travers sa base de données, elle est aussi unique au sens « logique ». Ceci
se traduit par le fait qu’il peut exister plusieurs bases de données « physiques » mais celles-ci
Un ERP est un outil multilingue et multidevise, il est donc adapté au marché mondial,
en particulier aux multinationales.
Un ERP permet de maîtriser les stocks, élément important pour la plupart des
entreprises car les stocks coûtent chers par conséquent, les ERP gèrent et prennent en charge
plusieurs périodes (pour les exercices comptables par exemple), plusieurs devises, plusieurs
langues pour les utilisateurs et clients, plusieurs législations, plusieurs axes d’analyse en
informatique décisionnelle.
Un ERP est un ensemble dont toutes les parties fonctionnent les unes avec les autres d’où
l’ergonomie et l’unicité des informations et donc la cohérence du SI. Un ERP est modulaire
dans le sens où il est possible de n’avoir qu’une ou plusieurs applications, en même temps, ou
peu à peu. Les applications modulaires telles que les ERP permettent d’être sûr de la
compatibilité des modules entre eux, ils s’imbriquent comme des blocs de Lego et
fonctionnent ensemble (pas de vérification de compatibilité à effectuer).
Les différentes fonctionnalités qui sont, en général, présentes dans un ERP sont :
Ressource
1
Bien ou
Ressource Production
Service
2
Ressource
3 Figure II. 1 : Les principales missions de la gestion de production
La gestion de production doit donc satisfaire les exigences du client en anticipant ses
demandes et en organisant les outils de production. Sesmissions se résument à :
o service commercial : les délais doivent être les plus courts possibles ;
o service fabrication : il faut du temps pour fabriquer des produits fortement
différenciés, il faut du temps pour fabriquer des produits de qualité.
Contraintes de qualité
o Service commercial : un produit est plus facile à vendre s’il est de bonne qualité ;
o Service fabrication : un produit de qualité est plus difficile à obtenir.
Contraintes de prix
o Service commercial : un produit est plus facile à vendre si son prix est faible ;
o Service fabrication : les contraintes de coût sont toujours difficiles à tenir.
Une solution tout à fait actuelle, face aux risques de dispersion, consiste à rassembler dans
une même direction, appelée logistique, toutes les fonctions qui concourent directement à la
maîtrise des flux se rapportant aux matières (gestion des commandes, élaboration du
programme de production, ordonnancement, lancement, approvisionnements, achats, tenue
des différents stocks, manutention et transport, expédition). Elle entraîne une simplification
Les entreprises, qui produisent pour stock (flux poussé) ou qui assemblent à la commande
une grande variété de produits à demande relativement irrégulière, utilisent les techniques de
M.R.P. (Manufacturing Resource Planning). Ces dernières permettent d'élaborer une
programmation prévisionnelle de tous les composants fabriqués ou achetés, en ajustant, en
tenant compte des contraintes de capacité de chaque centre de production, en vue de répondre
au plan directeur de production (P.D.P.) qui est l'échéancier des mises à disposition des
produits finis et des pièces de rechanges.
On distingue deux grands types de méthodes de prévision : les méthodes qualitatives et les
méthodes quantitatives. Les techniques qualitatives font appel à une méthodologie non
mathématique (mais elles peuvent impliquer des codifications). Les techniques quantitatives
au contraire seront fondées sur des modèles mathématiques. De plus, ces techniques sont dites
intrinsèques si les données manipulées sont celles du produit considéré. Elles sont
extrinsèques s’il s’agit de données appartenant à des événements relatifs à l’article mais qui
ne le concernent pas directement.
Les entreprises manufacturières qui effectuent une production de masse satisfaisant à des
demandes relativement stables, peuvent utiliser les techniques de « juste à temps » (J.A.T.)
qui impliquent l'usage d'un P.D.P. et l'élaboration d'une planification. Le juste à temps est un
système de gestion de la production en flux tendu visant la fabrication et le stockage des
bonnes quantités au bon moment, à chaque étape du processus. Le déclenchement d'une étape
de fabrication d'un produit ne peut se faire que s'il y a une demande par l'étape suivante, et
elle se base sur la méthode kanban.
zéro stock,
zéro défaut,
zéro papier,
zéro panne,
Zéro délai.
II.4.1 Définitions :
La GPAO (Gestion de production assistée par ordinateur) désigne à la fois la logique et les
outils qui permettent d'opérer un pilotage stratégique et d’optimiser une chaîne de production.
L'industrie du logiciel a développé depuis les années 1970 un certain nombre d'outils
informatiques permettant de mieux gérer la production sous ses divers aspects : Ordres de
Fabrication (OF) - suivi des stocks - suivi des temps - gestion des coûts - ordonnancement-
planning. Les fonctions de la GPAO sont communément incorporées, depuis les années 1990,
aux Progiciels de gestion intégrés (ERP ou PGI) qui s'appliquent à toutes les fonctions de
l'entreprise. [WEB 4]
De nos jours La gestion de production assistée par ordinateur (GPAO) est le cœur de tout
système d'ERP. Les progiciels de GPAO coordonnent et optimisent l'ensemble de la chaîne de
fabrication jusqu'au service après-vente. Ils permettent de planifier les charges de travail en
fonction de la capacité du parc machine, de prendre en compte les contraintes du personnel
afin d'assurer un rendement optimal dans les délais impartis. Ils peuvent enfin prendre en
compte les particularités de l'activité dans lequel il est intégré et il est caractérisé par un
système de réapprovisionnement en produits et composants appelé calcul des besoins nets ou
CBN. Les possibilités sont nombreuses et il est important de bien évaluer les besoins et les
attentes de l'entreprise pour bénéficier d'une solution fiable et performante.
Gestion des données techniques : les données techniques constituent la base du système
d’information de la gestion de production. Leur gestion consiste à définir et mettre à jour
l’ensemble des informations nécessaires pour fabriquer le produit. Les données techniques
sont :l’article, la nomenclature, la section, la gamme.
Gestion des stocks : Le rôle de cette fonction est d’assurer à la production la fourniture des
produits dont elle a besoin, quand elle en a besoin.
Planification : son rôle est de donner aux responsables d’une entreprise les états prévisibles
des paramètres globaux de gestion de production tels que les volumes de charge ou le niveau
des stocks, afin de déterminer ce que l’on doit fabriquer et approvisionner.
Ordonnancement : Il a pour but, à partir des données de planification, de gérer dans l’atelier
l’emploi du temps des hommes et des machines.
Suivi de production : Après une comparaison entre les résultats réels et les résultats
initialement planifiés, il permet de connaître à chaque instant l’état de la production afin de
réagir à tout incident ou perturbation.
Si les utilisateurs sont formés à la fois à l’utilisation du progiciel ainsi qu’aux concepts
appliqués par celui-ci.
Si un processus de contrôle et de fiabilisation de toutes les données est utilisées
(articles, nomenclatures, gammes, stocks, en-cours, etc.) est mis en œuvre.
III.2 Les principales étapes de pilotage d’un atelier : [MAU etal., 2006]
Le pilotage des activités de production (PAP) recouvre cinq principales activités lors de
l’exécution.
Vérification et lancement :
Programmation détaillée :
Elle donne le séquencement des ordres (liste de lancement et allocation des ressources), la
disponibilité des ressources (avec notamment les maintenances programmées) et toutes autres
affectations influant sur l’atelier (arrêts programmés, transferts de main-d’oeuvre...). Le
jalonnement des opérations détermine les dates de début et de fin de chacune des opérations
nécessaires à l’exécution d’un ordre de fabrication (OF). Le point de départ du calcul est la
date de fin de l’OF. Il prend en compte des informations issues des données techniques :
Une liste de priorités donne la séquence des ordres à exécuter. Elle est fondée sur une règle de
priorité. Soulignons immédiatement qu’une règle de priorité doit être simple, facile à
interpréter, en accord avec la planification, et surtout qu’elle n’est pas un substitut à la
répartition des charges. Une surcharge de planification d’un atelier n’est en aucun cas soluble
par des priorités.
Suivi de production
Le suivi est plus ou moins fin : il peut intéresser chaque opération ou au contraire ne contrôler
que certains points de passage. L’évolution vers la production au plus juste en raccourcissant
les délais permet de simplifier le suivi.
Contrôle et rétroaction
Pour assurer un meilleur suivi et contrôle, il faut avoir une vue d’ensemble de l’atelier
(production), pour synthétiser les points clé de l’activité, déterminer l’état d’avancement et
analyser la situation. Afin de prévenir les difficultés, aider à piloter l'atelier, avoir une alerte
sur les actions correctrices à mettre en place ainsi maintenir les performances de l'entreprise.
Et pour cela, un outil d’aide à la décision est indispensable. Parmi ces outils on cite le tableau
de bord, qu’on va développer ci-dessous.
VI.1 Introduction :
Le tableau de bord permet de nous fournir une vision immédiate et instantanée de la situation.
Il s'agit d'avoir rapidement et périodiquement les éléments clés pour contrôler la situation des
flux physiques et informationnels.
objectifs fixés, le tableau de bord aide le gestionnaire à identifier les actions correctives
adéquates.
Evaluer la performance,
Réaliser un diagnostic de la situation,
Communiquer,
Informer,
Motiver les collaborateurs,
Progresser de façon continue,
Permet d'obtenir une vue d'ensemble de l'entreprise,
Synthétiser les points clés de l'activité afin de prévenir les difficultés et aider
à piloter l'entreprise,
Alerter sur les actions correctrices à mettre en place.
Ceci dit, il convient de constater que la conception dominante de ces acceptions est de
considérer l’indicateur comme la partie apparente, ponctuelle, de l’expression de la mesure.
Un indicateur est aussi une donnée quantitative qui permet de caractériser une situation
évolutive, une action ou les conséquences d'une action, de façon à les évaluer et à les
comparer à leur état à différentes dates.
Les indicateurs jouent un rôle d’alarme et se déclenchent automatiquement pour signaler une
anomalie ou une performance dans le fonctionnement du système.
Un indicateur est une information de synthèse qui aide le gestionnaire à apprécier une
situation dans le système placé sous sa responsabilité. C’est une donnée quantitative qui
permet d’expliquer une situation évolutive, une action ou les conséquences d'une action, de
façon à les évaluer et à les comparer à leur état à différentes dates. Il doit être succinct, claire
et précis. Il ne présente en principe que l’essentiel des informations utiles pour interpréter un
phénomène.
On le compare dans son état à des périodes différentes pour voir dans quel sens évolue
une situation (croissance / décroissance, gains / pertes …) ;
La comparaison peut aussi être faite par rapport aux standards du marché (ratios,
normes, mouvements observés chez les concurrents …).
o Les indicateurs d’alerte : ils signalent la présence d’un dysfonctionnement, d’un état
anormal impliquant une action corrective.
o Les indicateurs d’anticipation : ils fournissent des renseignements sur les besoins
futurs. Ils précisent l’influence qu’aura sur les stocks une activité prévue ; un prochain
chantier ; une saison de l’année ; ou tout autre évènement à venir.
Un indicateur peut prendre la forme d’un ratio, un graphique, un tableau, une liste. Il est mis à
jour à des périodes bien déterminées d’avance.
Il s’agit de déterminer tout ce qui concerne les modalités de la saisie, la compilation des
données, la forme de présentation, et le système d’interprétation, qui peuvent être tous très
variables, car ils dépendent de ce dont on dispose :
Il faut être bien conscient qu’un indicateur, c’est également un jeu d’acteurs compétents :
L’élaboration d’un indicateur est arbitraire et artificielle, mais limitée par ce dont on dispose
dans la réalité.
Les lieux :
A chacune des questions précédentes peut être associée une question liée au temps.
C'est-à-dire que les choix et la conception de l’indicateur pourront être déterminés par les
limites de la ressource humaine disponible, en termes de capacités :
De fait, prise d’information, transfert, transcription, sont toujours conditionnés par les
contraintes effectives de la situation type et du milieu particulier dans son ensemble.
On utilise ici le terme de représentation plutôt que celui de présentation car il s’agit moins,
en substance, de mettre en forme une information que de la rendre intelligible dans son sens
visé pour un cerveau qui devra l’exploiter.
C’est bien le fond de notre démarche : l’indicateur doit être conçu dans son expression finale
à partir du mode de réception et d’interprétation le plus confortable et signifiant pour le
cerveau du destinataire type.
Si l’on part du principe que l’indicateur nous livrera forcément des informations, on pourra
naturellement lui affecter en propre des critères de performance.
Qu’est-ce qui, finalement, pourra nous permettre de dire que l’on en est satisfait ? En effet,
suivant le cas, l’attente ne sera pas la même. Au fond, il s’agit bien ici, en amont du choix et
Apport de sens
Il s’agit ici de savoir si l’indicateur choisi fournit une information intéressante vis-à-vis de
l’enjeu retenu.
Pertinence substantielle
Conformité politique
Délais événement/renseignement/exploitation
Coût divers
Quel est le coût de la mise en œuvre de l’indicateur ? Ceci peut concerner différents types
de coûts : coûts financiers indirects, coûts indirects, coûts de maintenance logicielle, coûts
matériels, coûts opérationnels, coût de pilotage.
Capacité volumique
Compilation
Les données fournies par l’indicateur peuvent-elles être sommées, assemblées comparées
soit par association, soit par tris croisés en intégrant d’autres variables ?
Adaptabilité
Couverture
Fiabilité
Précision
Lisibilité
Exploitabilité
L’indicateur fournit-il une composition de données qui peuvent être traitées et interprétées
au regard des finalités du pilotage ?
Confidentialité
L’usage de cet indicateur génère-t-il une forte activité de la part de ceux qui l’alimentent
comme de ceux qui l’exploitent ?
Autonomie
Gain pédagogique
La mise en place de cet indicateur a-t-elle un impact sur les changements de pratique
professionnelle, de mentalité ou de comportement des acteurs?
Intégration culturelle
La mise en place de cet indicateur a-t-elle un impact sur l’homogénéisation des pratiques,
des fonctionnements, des principes, etc. ?
On peut également envisager, selon les cas, d’autres types d’effets souhaités ou redoutés
comme les impacts sur le climat social, la demande de rémunération, la complexion des
processus, la modification des mécanismes de communication ou de décision, etc.
Créer un tableau de bord n’est pas évident de prime abord. Il existe autant de tableaux de
bords de gestion que de problématique mais il existe plusieurs méthodes pour construire un
tableau de bord pertinent.
Nous allons présenter les trois méthodes les plus susceptibles d’être en cohérence avec notre
projet (OVAR, Nortan& Kaplan et GIMSI), et choisir la plus cohérente.
La méthode OVAR est une méthode française qui a été inventée et enseignée dès 1981 par
trois professeurs du groupe HEC : Daniel Michel, Michel Fiol et Hugues Jordan, elle est
enseignée et utilisée par de nombreuses organisations à travers le monde. La méthode OVAR
(Objectifs-Variables d’Action-Responsabilités) est une démarche structurée qui peut répondre
à trois types de besoins :
- S’appuyer sur une démarche formalisée pour concevoir les tableaux de bord de
l’entreprise à partir des besoins clés d’information pour les décisions concrètes
opérationnelles aux différents niveaux de responsabilités.
La méthode OVAR est par construction un processus ayant pour objectif de mettre en valeur
un "consensus construit" entre dirigeants sur les objectifs à long, moyen et court terme de
l'organisation. Il s'agit donc d'un processus visant à prendre en compte la vision de chaque
"strate de la hiérarchie" et non d'une vision autocratique du "management par objectif".
Cette méthode, n’est pas en phase avec notre tableau de bord, car le système managérial
appliqué au sein de NCA-Rouiba est le management par objectif.
Méthode de pilotage d'entreprise développée au début des années 1990 par Robert Kaplan
et David Norton (Harvard Business School).
BalancedScorecard repose sur quatre axes d’analyse au sein des quels on définira des
objectifs, on effectuera des mesures, et l’on déclenchera des actions.
- Perspective Finances :retour sur investissement, marge brute, cash-flows dégagés, etc.
On essaiera en particulier de mesurer la prise de risque. Le traitement devrait être aussi
centralisé et automatisé que possible.
- Perspective Clients : cet axe d’analyse correspond à la tendance selon laquelle toute
l’activité de l’entreprise doit être orientée vers la satisfaction du client. On mesurera donc ici
la satisfaction de la clientèle en termes de produits et de services associés, et également la
rentabilité dégagée pour chaque segment de clientèle.
Caractéristiques
Tous les indicateurs doivent s’articuler finalement autour des résultats financiers.
L’unité concernée devrait posséder une stratégie pour accomplir sa mission. Dans la
plupart des cas, il s’agira donc soit d’une entreprise soit d’une subdivision ayant une
chaîne de production complète mais non pas un service fonctionnel doté d’une
autonomie trop restreinte pour formuler sa propre stratégie.
Le centre de gravité temporel du TBP se situe dans le futur envisagé de l’unité
concernée
Le TBP se veut un système de management stratégique.
Cette méthode, est contradictoire avec notre objectif qui est le suivi de la production car :
Les indicateurs doivent s’articuler autour de la production et non autour des résultats
financiers.
Le centre de gravité temporel de notre tableau de bord se situe dans le présent afin de
l’optimiser pour atteindre nos objectifs futurs.
La méthode de KAPLAN & NORTAN sera réservée donc aux tableaux de bord stratégiques.
Objectifs de l’étape :
Objectifs de l’étape :
Chaque objectif sera caractérisé et évalué avant d’être sélectionné selon les 6 critères
suivants :
Objectifs :
Objectifs de l’étape :
Il est maintenant temps de choisir les indicateurs. Nous analyserons les critères et la
méthode d’un bon indicateur adapté aux besoins des décideurs.
Chaque indicateur sera caractérisé et évalué avant d’être sélectionné selon les cinq critères
suivant :
Première phase : On présente toutes les causes d’un bon indicateur dans un
diagramme d’Ishikawa.
Deuxième phase : Sélection des indicateurs.
Objectifs de l’étape :
Une fois les indicateurs choisis, nous allons les construire avec les informations à notre
disposition.
Au cours de cette étape, nous allons étudier une méthode d’évaluation des informations
nécessaires pour la construction des indicateurs.
Objectifs de l’étape :
Le décideur et son tableau de bord ne sont pas isolés. Nous étudierons au cours de cette
étape les liens et échanges entre les différents tableaux de bord et nous assurerons la
cohérence globale.
Autant l’interface utilisateur doit être conviviale et pertinente, autant l’outil de création de
cette interface graphique doit être simple d’utilisation. Les fonctions actuels proposent des
fonctions pour déposer les composants visuels et créer l’interface graphique en interactif, sans
être tenus de définir des procédures spécifiques et programmées.
Objectifs :
Objectifs de l’étape :
L’audit a pour objet d’analyse la pertinence du système installé et de définir les actions pour
l’améliorer.
L’audit est important pour chaque entreprise qui se voit performante, car il permet une
amélioration permanente.
Après installation et vérification de la conformité du système, il n’est pas possible de tirer des
conclusions définitives. Il faudra attendre une période significative d’utilisation pour évaluer
avec précision la cohérence du système avec les besoins de l’utilisateur.
Le système de tableaux de bord, pour rester en phase, il évoluera lui aussi à un rythme
soutenu, et chaque évolution doit impérativement entraîner une modification du tableau de
bord.
La méthode GIMSI qui a été retenu pour concevoir notre tableau de bord, car cette
méthode s’adapte parfaitement, à nos objectifs ainsi qu’à l’entreprise NCA-Rouiba pour
plusieurs motifs qu’on va aborder ci-dessous :
concernée est également le décideur local ou l’ensemble des activités critiques dont il
porte la responsabilité.
4. Le système décisionnel répond aux besoins de deux populations différentes : les
analystes et les décideurs de terrain. Les décideurs de terrain, bien plus nombreux,
sont à des postes critiques et sont tenus de décider rapidement. Ils souhaitent disposer
de tableaux de bord présentant les indicateurs clés, véritable reflet du système à
piloter en fonction des objectifs et des préoccupations respectives.
5. La technologie est tout à fait mature pour bâtir un système décisionnel performant
par la démarche GIMSI. la NCA-Rouiba dispose des équipements de pointes de la
technologie, son principal fournisseur est le suédois « TÊTRA PACK ». Son atelier
est doté des lignes complétement automatisé et informatisé, les rapports sont générés
automatiquement par les machines, et en indiquant tous les événements, du moment
de lancement de la production jusqu’à la fin en passant par les arrêts, les ruptures, les
problèmes de matières premières…etc., dans un axe temporel bien précis. Donc ça
nous aide à décider "juste" car on a une vision claire et précise de la situation et du
contexte, et d'informations pertinentes pour la phase d'instruction.
6. Chaque acteur de l’entreprise, dans son contexte transpose à son niveau les voies de
succès choisies par l'entreprise. Le tableau de bord sera adapté à la mesure de la
performance selon les axes choisis. On ne gère que ce que l'on mesure. Nous allons
au préalable définir ce que l'on souhaite gérer avant de définir les indicateurs de
mesure.
7. De plus en plus, la responsabilité est partagée par une équipe de travail. La méthode
GIMSI est fondée sur la problématique de la prise de décision efficace en groupe et
propose des outils éprouvés pour le choix des objectifs, le choix et la construction
des indicateurs en groupe.
VI.5 Conclusion :
En conclusion, l’élaboration d’un tableau de bord constitue un élément fort d’une politique
efficace de chaque organisation. Car, le décideur, quel que soit son rôle et son importance, se
doit d’avoir une vision globale et précise sur l’entreprise. Cette maîtrise passe par une
connaissance des flux d’information, des volumes traités, du niveau de qualité de l’entreprise
et des coûts engendrés. De fait, le décideur se rapproche de plus en plus vers un des rôles du
contrôleur de gestion par une connaissance et une utilisation d’outils d’aide à la décision et du
management des processus et fait de lui le point focal d’une quadrature « production Ŕ
Celle-ci s’accompagne d’une volonté systématique d’innovation qui dans une démarche
systémique s’appuie sur notre Système Qualité et Environnement, et le dynamise. Ce sera le
moteur de notre ambition de toujours mieux satisfaire nos clients, mais aussi de justifier la
confiance de nos actionnaires, renforcer et consolider nos liens avec nos partenaires et
fournisseurs, encourager et stimuler nos collaborateurs, et enfin mettre en place une
organisation interne efficace, performante et structurée.
Fondée le 02 Mai 1966 par la famille Othmani, la NCA, Nouvelle Conserverie Algérienne
est une société par action (SPA) relevant du secteur privé. Elle marque aujourd’hui, un point
de référence dans le milieu économique Algérien. Cette entreprise familiale a le mérite
d’avoir soutenu une démarche progressiste et innovatrice tout au long de son activité. Sous un
NCA a axé sa première activité sur les conserves de légumes, à savoir, la tomate et la Harissa.
Puis, très vite, le nombre de produits s’est multiplié pour offrir une gamme de produits en
conserve de plus en plus large. Citons à titre d’exemple : les confitures de fruits variées et
diversifiées.
Dans le même esprit, elle a engagé des efforts supplémentaires, en proposant des boissons et
nectars de fruits dans des boites métalliques. Ces dernières allaient être bientôt proposées en
emballage Tetra Brik Aseptique, pour se conformer aux normes internationales et de fait,
répondre aux nouvelles exigences du consommateur. Ce choix stratégique, intervenu en 1990,
va renforcer d’emblée l’image d’une entreprise leader sur le marché des jus de fruits en
Algérie. Dès 2001, l’ensemble de la gamme de jus Rouïba est conditionnée en Tetra Brik. La
NCA a fait du jus de fruits le cœur de son activité, de la satisfaction de ses consommateurs sa
priorité et de l’innovation son credo.
Début 2010 et afin de répondre à une forte demande du marché, NCA-Rouiba lance son
nouveau produit Fruits Mixés en PET. De nos jours, ROUIBA, marque connue de toute la
gamme de produits que propose NCA, est appréciée de tout algérien. Les dates clé qui ont
marqué la NCA-Rouiba :
La société compte 408 employés, comptant les cadres, les agents de maîtrise et les agents
d'exécutions.
Un projet mis en œuvre par l’équipe dirigeante, sous le pilotage de JF Martinez, en début
d’année 2005, consiste dans sa première étape à arrêter la vision et les valeurs sur lesquelles
doit reposer NCA-Rouiba. Pour réaliser sa mission principale qui est : mettre à la disposition
des clients une large gamme de produits garantissant sécurité, qualité, disponibilité et prix
acceptables de façon efficace et permanente.
Une mission qui repose sur cinq (5) valeurs cibles que chaque employé à la NCA-Rouiba doit
véhiculer et adopter dans son comportement au quotidien. Les axes de ces valeurs sont :
C - Client : Ce dernier est au centre de toutes les préoccupations, pour cela NCA a besoin
d’employés plus engagés, qui mettent le cœur à l’ouvrage, qui s’investissent dans leur travail
et surtout des employés qui n’hésitent pas à renouveler leur engagement lorsque des
changements viennent modifier leur travail.
M - Motivation : NCA s’est engagée dans la mise en œuvre d’un système d’évaluation des
performances de façon à permettre aux dirigeants d’apprécier, de reconnaître et de
récompenser les résultats de leurs collaborateurs et à célébrer les succès.
L - Leadership : L’entreprise, attend de son équipe dirigeante d’être un modèle pour les
autres, travailler avec passion, se concentrer sur l’essentiel, s’efforcer de s’améliorer
constamment.
La stratégie de la NCA repose sur trois axes qui font la force de sa marque Rouiba :
qualité, innovation et communication. Cette stratégie s'appuie sur un savoir-faire industriel
qui lui permet d'être la meilleure dans son domaine. On pourrait ainsi évoquer la séparation
récente du site de production de celui de la distribution situé dans la zone industrielle de
Des boissons, Nectars et Pur jus naturels aux fruits, rafraîchissants, non gazéifiés, dans
un packaging moderne,
Un produit de qualité à prix abordable,
Des produits aux goûts et saveurs très variés, procurent autant de vitamines que les
fruits dont ils sont issus,
Un produit longue conservation hors chaîne de froid,
L’alliance de produits anciens à succès et de produits innovants à forte valeur ajoutée
sur le plan nutritionnel (Léo),
Des produits disponibles sur tout le territoire national.
Route nationale
N°5
CADIC
ERWA ENAD
ENTB
unité (cosmét
(bois)
fonderie iques
Gare ferroviaire
Usine
Le terrain de la NCA est d'une superficie totale de : 11.270 m2, la surface bâtie est de 7.228
m2, comportant les ateliers, les magasins, l'administration et les annexes. La superficie non
I.8 Organisation :
L’organisation de la gestion de l’entreprise, se résume dans ce schéma ci-dessous
Conseil
d’Administration
PDG
DG
Système DGA
d’Information
Administration &
Finances Industriel Ventes Marketing R&D
Les principaux termes techniques, termes spécifiques et abréviations sigles utilisés dans les
schémas ci-dessus sont les suivants :
Processus Pilotage
Processus SMQE
Dossier revue de
Ecoute client Résultat Pc-01 direction
Pc-04 écoute Attentes Processus
client Mesure &
Processus Amélioration
Recherche & Pc-02
Développement
Pc-10
Politique & Revues de processus
Résultats qualité et
Objectif
Exig environnement
Spécification PF Satisfa
ences Manuel d’exploitation Processus
Spécification Plan de contrôle qualité Vente &MKG P ction
Client r
MP produit
Pc-08 Client
o
Processus d
Achats ui
Processus t
Pc-10
M Production Produit
fi
ni
P Pc-06 fini
c
c
o
o C P n
n arto ET f
f o
o n
Personnel Matériel Environnement de travail conforme r
r m
Qualifié disponible
Processus Processus
m Processus e
Processus
Ressources e
Ressources Hygiène & Finance et
Humaines Matérielles Sécurité contrôle
Pc-11 Pc-12 Pc-14 budget
Pc-07
Figure III. 3 : Les processus à NCA-Rouiba
Une étude de la performance d’un processus industriel passe nécessairement par une
analyse exhaustive des différentes phases de fonctionnement.
- Les conditions d’exploitation du système pour connaître ses limites et l’influence des
facteurs extérieurs [ZWIN, 1998].
Pour bien comprendre le fonctionnement de tout le processus, nous le suivrons depuis les
premières étapes qui sont les approvisionnements en matières premières et leur dépotage
jusqu’à l’obtention du produit fini.
La première phase de conception consiste à définir plus finement le produit à fabriquer. Cette
définition s’effectue sous forme d’une concertation entre le service commercial, le service
supplychain et le service planification.
sera suivi par l’élaboration du processus de réalisation tout en mettant en évidence les besoins
internes spécifiques approvisionnés par la fonction stock, en même temps que les besoins
entrant dans la composition du produit.
Celle-ci comprend :
Cet OF est associé à un dossier qui accompagnera les produits au cours de leur évolution
dans l’atelier. Il est composé de différents documents :
o Le bon de sortie du magasin (ou liste à servir) : permet d’obtenir les matières et les
composants nécessaires à la production en indiquant la qualité et les quantités à
délivrer par le magasin.
o Les bons des travaux : décrivent le travail à réaliser sur un poste donné. Ils
reproduisent le libellé et le mode opératoire de la phase considéré de la gamme. Ils
servent au suivi technique (retour d’information) et administratif (comptabilité
analytique).
La fiche suiveuse, comme son nom l’indique, suit les pièces d’un lot en production. Elle va
récapituler l’historique de la réalisation des pièces et donner un compte rendu d’exécution des
différentes phases.
La siroperie.
Le conditionnement.
L’emballage du produit fini.
i. La siroperie :
La mission principale de la siroperie est la préparation des sirops des différents parfums.
La préoccupation de ce service est de respecter les normes de qualité pour le sirop, tout en
veillant à éviter le gaspillage des matières premières. Elle est équipée de douze agitateurs, le
mode de production est de deux agitateurs par ligne.
A. LS1 : sa capacité est de 5 500 litres /heure. Elle alimente les deux lignes de
conditionnement LC1 et LC2.
B. LS2 : sa capacité est de 2 200 litres /heure. Elle alimente la ligne de
conditionnement LC3.
C. LS3 : sa capacité de production est de 13 000 lites /heure. Elle alimente la ligne de
conditionnement LC6.
D. LS4 : sa capacité de production est de 7 700 litres /heure. Elle alimente la ligne de
conditionnement LC4.
E. LS5 : sa capacité de production est de 10 000 litres /heure. Elle alimente la ligne de
conditionnement LC5.
F. LS6 : sa capacité de production est de 5 500 litres /heure. Elle alimente la ligne de
conditionnement LC7.
Le processus commence avec le dépotage des matières premières. Celles-ci sont stockées dans
des cuves avant qu’elles soient acheminées à l’agitateur.
Les quantités des différentes matières premières à transférer dans l’agitateur sont fixées selon
la recette de chaque parfum et régulés avec des débitmètres commandés par l’armoire de
commande de l’agitateur où les dosages sont paramétrés.
A la sortie de l’agitateur, le produit traverse plusieurs étapes avant qu’il arrive à la partie
conditionnement qui se schématisentsur la figure (III.7).
Conecentré d'orange
Pulpe
Cellule
Exemple :
préparation du Eau
jus d’orange
Sirop
Arome d'orange
....ETC
R
R
Bac de Pré-
BacTempo Dégazeur
Lancemen réchauffe
t ment 65°
Versconditionnement
Un responsable siroperie ;
Un préparateur ;
Un conducteur pour chaque ligne.
ii. Le conditionnement :
Quelle que soit sa forme, ou la matière avec laquelle il est fabriqué, l’emballage a pour
fonction principale de protéger le produit contre toute dégradation due à des agents extérieurs.
Il permet d’assurer, dans les conditions optimales, les diverses opérations logistiques
(manutentions, transport et stockage) sur le produit. Ces opérations se résument en :
Le collage des bouchons pour les gammes 100 CL et 150 CL est effectué
par les machines TCA47 et CAP30 pour les lignes LC4 et LC 5
respectivement. Chacune de ces machines est pilotée par un opérateur.
Le collage des pailles pour la gamme 20 CL est effectué par les machines
TSA, TSA, TSA et la pailleuse pour les lignes LC1, LC2, LC3 et LC7
respectivement. Chacune de ces machines est pilotée par un opérateur.
La pose des cartons emballés en plastique sur des palettes. Cette tâche est
assurée par trois ouvriers pour chaque ligne. Ces palettes seront entreposées
dans le dépôt de stockage des produits finis.
Des matières premières au produit fini, l’équipe de production assure le bon déroulement
de la fabrication et de l'emballage du produit. La mise en route des machines, le contrôle des
opérations et des produits, ainsi que la maintenance des installations sont ses principales
missions.
résout les problèmes courants de production. Il veille aussi au respect des mesures d’hygiène,
de sécurité et d’environnement.
Il travaille en étroite relation avec l’ensemble des services de l’entreprise. Il exerce également
une fonction hiérarchique sur les équipes de production. Il veille au respect du système
qualité. Il gère les coûts et assure la gestion des indicateurs économiques de l’atelier. Sous
l'autorité du responsable d’atelier, chaque membre du personnel (opérateur, conducteur
machine, chef de ligne,…) participe à la conduite des lignes de production. Leurs missions se
résument à :
Pour assurer un meilleur rendement, production et qualité, l’atelier doit subir des opérations et
des améliorations en continues. Ces opérations sont :
Il consiste au nettoyage de tous les équipements de l’atelier, d’une ligne, d’une machine ou
d’une conduite selon le cas. Il dure deux heures à cinq heures de temps. Le NEP, a pour
mission :
B. Le contrôle de qualité :
Contrôler la fabrication,
S’assurer que les produits finis, sont conformes aux références et aux normes et
spécifications requises par l’entreprise.
Réagir en cas de dysfonctionnement en décrivant la non-conformité produit
et/ou service, en procédant au blocage et/ou déblocage du processus.
Prélever des échantillons et vérifier la conformité des produits finis au cours de
conditionnement par des analyses organoleptiques et physico-chimiques.
Contrôler l’opération d’identification du numéro de lot et les informations
réglementaires associées.
Relever les non-conformités produits et services et établir des fiches de non-
conformité.
Assurer la mise en œuvre des actions immédiates de traitement de la non-
conformité.
Vérifier les enregistrements d’auto contrôle.
C. La maintenance :
Le département maintenance joue un rôle vital pour toute l’entreprise, car il conditionne la
production. Les principales missions du département maintenance, sont :
On a constaté que la NCA-Rouiba, fait preuve de travail sérieux avec un grand soin et
rigueur. Elle applique des pratiques de fabrication moderne.
Les BPF des produits alimentaires constituent un des éléments de l’assurance qualité. Elles
s’appliquent à la fois à la production et au contrôle de la qualité. NCA-Rouiba s’engage à les
appliquer et pour y arriver elle dispose de ces ressources :
Tous les moyens nécessaires à la mise en œuvre des BPF sont fournis y compris :
o Un personnel qualifié et formé de façon appropriée.
o Des locaux convenables et suffisamment spacieux.
o Du matériel et des services adéquats.
o Des procédures et instructions approuvées.
o Un stockage et des moyens de transport appropriés.
Tout procédé de fabrication est clairement défini et revu systématiquement.
Grâce au procédé de NEP et au traitement thermique qui en découle, l’outil de production est
parfaitement nettoyé et aseptisé, optimisant les conditions d’hygiène, de rendement,
d’économie, d’énergie et de protection de l’environnement. A partir de là, le conditionnement
du produit peut se faire avec la garantie d’hygiène et de qualité que NCA-Rouiba promet
d’offrir quotidiennement à ses consommateurs.
Nouveaux secteurs d’activité visés Aucun. QAD reste concentré sur les 6
marchés ci-dessus. Stratégie de niche.
III.2.1 La planification :
Prévision:
La Prévision est envoyée chaque semaine par le service commercial. Elle comporte la
quantité des produits finis à produire pour chaque article en se basant sur une analyse des
ventes hebdomadaires.
CBN :
Une analyse journalière a lieu pour vérifier l'état du stock des produits finis par article
sur la base de données au Menu 3.21.14. Après la définition de l’inventaire des PF, la quantité
de chaque article à produire sera commandée sur système (voir annexe 4).
Articles en rupture :
Les produits en rupture, sont classés par ordre de priorité. Le programme de production
est établi en prenant en considération les produits en rupture, afin de les programmer en
fonction de leur priorité.
Demande au responsable marketing des informations sur chaque article (les articles en
promotion, articles en liquidation ou articles en rupture durant une période assez longue).
Après que le chef d’atelier et le chef d’équipe, donnent leurs avis concernant l’état des
machines, la disponibilité des cuves, le responsable de la production prend sa décision.
Lors des briefings on analysera toutes les actions avec la direction technique afin d’aboutir
à une meilleure décision pour l’établissement du programme de la production en tenant
compte des contraintes techniques et humaines (état machine de conditionnement,
disponibilité des équipes).
III.2.3 Ordonnancement :
Les quantités des ingrédients à mélanger pour chaque parfum, doivent être déclarées
pour un meilleur suivi des OF.
Les MP et les emballages doivent sortir suite à des OF présentés par le responsable d’atelier
au responsable du magasin MP. Ces fournitures seront transférées vers l’atelier.
Après leur préparation, les sirops seront répartis selon la disponibilité des lignes en tenant
compte des règles de priorité de production.
Toutes les quantités fabriquées seront déclarées et reportées sur le menu 16.11 au
champ présenté sur la figure (III.7) :
Quant
ité
Termi
né
A la fin de la production et suite à la saisie des entrées des produits finis, on entame l’étape de
déclaration de consommation des MP et emballages. Cette procédure de déclaration des
consommations se fait suivant les étapes suivantes :
Consultation de la valeur des stocks sur l’ERP, ceci nous permet de connaître la
quantité disponible susceptible d’être consommée.
Vérification physique et sur système des quantités en vue d’éviter les problèmes de
retard de saisie ou bien la non déclaration des transferts qui se font avec des bons
d’entrées ou de sorties.
III.2.8 Réintégration :
Après la fin de la production, les matières premières les emballages non consommées
retournent de la zone tampon vers le magasin MP et EMB avec un bon de réintégration qui
doit être reçu et déclaré sur le système.
S’assurer de l’adéquation du système actuel avec les besoins, les processus et les
objectifs de la société.
Détecter les fonctionnalités et les modules non encore exploités par NCA et étudier
leur adéquation avec les besoins actuels et futurs.
Les travaux d’audit se sont déroulés sous forme d’entretiens et de constats menés auprès de la
responsable planification de la production au sein de NCA-Rouiba.
b- Centres de charges :
- Assainir (supprimer) les centres de charge non exploités à savoir le C02 et le S02
(siroperie PET).
- Tous les centres de charges doivent être valorisés (coût main d’œuvre et coûts
machines).
- Revoir les centres de charges existants.
c- Gammes opératoires :
- Création des gammes non maitrisée.
- Revoir toutes les gammes.
- Supprimer les gammes du 25 CL.
- Lancement de l’OF,
- Calcul des prélèvements,
- Edition de la LP,
- Edition d’une fiche suiveuse pour chaque équipe, (elle a pour but de renseigner
sur les temps et les arrêts),
- Remise de la LP au magasin MP,
- Transfert théorique et physique au niveau de la zone tampon,
- Déclaration des consommations et de production en se basant sur les deux
fiches manuelles saisies par les préparateurs et le chef d’équipe,
- Déclaration des temps de réglage, d’exécution et d’arrêts en se basant sur la
fiche suiveuse,
- Edition de la fiche prix de revient provisoire (FPR),
- Analyse de la FPR (détection des erreurs des déclarations),
- Déclaration des surconsommations et correction des erreurs,
- Réédition de la FPR finale,
- Analyse des écarts, prise de décision et clôture de l’OF.
Suivi atelier 0% 0%
On constate que le module « suivi de l’atelier », ainsi que le module « gestion des coûts » ne
sont pas exploités sur le progiciel.
Conclusion :
Pour être plus efficace dans sa gestion, la NCA-Rouiba a lancé les deux projets
C’est dans cette optique que notre projet de fin d’étude intervient. On va opter pour le premier
projet (voir fiche projet, annexe 5), car il est le centre d’intérêt de la direction de production
de la NCA-Rouiba. Il doit être réalisé le plus tôt possible pour optimiser sa production et
atteindre ses objectifs.
La mise en œuvre d’un système de suivi de la production sur l’ERP, doit passer d’abord
par l’élaboration d’un système de suivi de production fiable, complet et pertinent, car le
système actuel de la NCA-Rouiba souffre d’insuffisance en matière d’informations et de
renseignements fournis. Donc, le système actuel de la NCA-Rouiba a raté sa vocation qui est
de donner l’état globale de la production de façon directe, simple et immédiate.
Introduction :
L’entreprise doit disposer d’un outil lui permettant d’avoir une vision synthétique et à jour de
la production, pour pouvoir la contrôler d’une part, et prendre les décisions nécessaires d’une
autre part. Il s’agit du tableau de bord du suivi de la production.
Pour cela, la démarche GIMSI qui est structurée en 10 étapes successives, a été retenue pour
l’élaboration de cet outil. Cette méthode couvre tous les aspects du projet tableau de bord,
depuis l’application de la stratégie, jusqu'à la mise en œuvre du tableau de bord au sein de
l’entreprise, en insistant sur la sélection des objectifs et le choix des indicateurs clés.
Les procédures de cette démarche ont été déroulées étape par étape afin d’aboutir à la
conception de cet outil en suivant une logique claire et en gardant une trace permettant
d’auditer notre système par la suite.
Le marché local des boissons gazeuses et jus de fruit connaît une forte et constante
progression avec une production de 20 millions d’hectolitres en 2008 pour un chiffre
d’affaires de 45mds DZD soit 490 M€. De 35 litres par habitant et par an en 2005, la
consommation de boissons rafraîchissantes sans alcool (BRSA) est passée à 49 litres en
2007pour atteindre actuellement les 55 litres.
La hausse annuelle du chiffre d’affaires des jus de fruits et des boissons plates est de 30%
alors que celle des eaux embouteillées atteint les 15%. Cette production satisfait entièrement
les besoins du marché local, les importations étant tout à fait marginales.
Les exportations algériennes de BSRA, dont les eaux embouteillées représentent 98% du
total, ont de leur côté explosé. De 1,18 million de litres en 2000, elles ont atteint 36 millions
de litres en 2008. Elles touchent une cinquantaine de pays essentiellement africains ainsi que
la France.
L’entreprise NCA-Rouiba est une PME de 408. Elle est spécialisée dans la production de
boissons, nectars et cocktails de fruits. Sa clientèle est très large, NCA-Rouiba s’adresse à tout
type de consommateurs (entreprises, sociétés, particuliers…).
La situation actuelle de l’entreprise est le reflet de son évolution passée. D’une simple
micro entreprise à l’origine, NCA-Rouiba est devenue une véritable entreprise industrielle.
Vers les années 2001, elle a délaissé son métier de base (les conserves de légumes, à savoir, la
tomate et la Harissa, puis les confitures de fruits variées et diversifiées, les boissons et nectars
de fruits dans des boites métalliques) pour se consacrer à la production de la gamme de jus
Rouïba en Tetra Brik. En 2010 et afin de répondre à une forte demande du marché, NCA-
Rouiba lance son nouveau produit Fruits Mixés en PET.L’entreprise NCA Rouiba cherche
toujours à augmenter sa productivité, sa part de marché et d’offrir des produits de bonnes
qualités.
Depuis son origine l’entreprise a vécu en direct les évolutions des systèmes de gestion.
ERP
Chaque cellule de l’entreprise définira au sein de son groupe les domaines qu’elle souhaite
mesurer (on parle ici de tous les partenaires de la gestion de la production : planification,
production, Supply Chain,…). Il serait quelque peu présomptueux de définir d’entrer de jeu
les objectifs répondant en totalité à l’ensemble de ces critères. Les objectifs seront identifiés et
choisis en utilisant plusieurs méthodes et non qu’avec des séances de brainstorming (selon le
principe de la méthode GIMSI), car :
Une partie de l’ensemble des collaborateurs ne disposent pas assez de temps, pour
organiser des séances de brainstorming.
Pour les cadres et les responsables, la récolte des informations a été faite avec des
questionnaires ou des entretiens. Les contraintes d’éthiques (une réunion entre
cadres animée par des stagiaires).
Il y’a une perte de productivité liée au fait que les membres d'un groupe discutent
en priorité des informations qu'ils ont en commun au lieu de chercher des solutions
originales et qu'ils ont tendance à se censurer par peur du ridicule, des conflits ou
de l'exclusion (Le tumulte qui règne pendant les séances de brainstorming crée
aussi des interférences et risque de nuire à la production d'idées).
Donc selon le cas et les acteurs (Opérateurs machines, responsable production…), ces
méthodes sont :
III.1 Déroulement :
Effectivement, comme c’est mentionné ci-dessus, plusieurs méthodes ont été utilisées :
L’ensemble des idées sélectionnées et triées, sont représentées sur le tableau (IV.1).
Augmenter le rendement
Augmenter la disponibilité
Améliorer la qualité
Augmenter la conformité
Qualité
Diminuer les coûts des contrôles qualité
première
Les objectifs en relation avec le coût, sont très importants et primordiales pour l’entreprise
NCA-Rouiba, mais ils ne seront pas pris en compte dans ce présent travail, car il y’a un
projet, pour le suivi des coûts. Donc il est préférable d’écarter les indicateurs liés au coût pour
ne pas encombrer le tableau de bord et les remplacer par d’autres indicateurs pertinents.
Augmenter la disponibilité des machines 2,00 2,00 2,05 1,63 2,05 2,00 1,96
Diminuer les Temps d'arrêts maintenance 1,00 2,24 2,83 2,00 2,24 1,73 2,01
Diminuer les Rejets de production 1,73 2,00 1,41 2,00 2,65 1,41 1,87
Diminuer les Rejets durant les prés séries 2,45 1,73 1,00 2,45 1,73 1,41 1,80
Augmenter la Productivité de Main d'œuvre Directe. 2,73 1,41 2,45 2,45 1,73 2,00 2,13
Diminuer la Capacité de production inutilisée 1,00 1,24 2,00 2,00 2,24 2,24 1,78
Diminuer le Cout lié à la capacité de production inutilisée 1,65 1,73 0,32 1,24 2,45 1,00 1,40
Diminuer les Arrêts de production due au manque de
2,45 2,35 2,56 1,11 2,64 2,49 2,27
produit
Diminuer les temps de cycle de production 2,8 1,4 2,6 1,9 2,1 2,2 2,16
Diminuer les pertes vitesses 1,78 1,85 2,30 2,02 2,22 2,32 2,08
Diminuer les coûts de la capacité de production inutilisé 2,70 0,87 1,20 1,00 0,65 0,54 1,16
Diminuer les ruptures de matière première 2,70 2,32 2,60 1,00 2,85 2 2,35
On remarque que les principaux objectifs de l’entreprise s’articulent autour de trois points :
Ce sont des objectifs phares à l’entreprise, ils permettent de lui assurer un meilleur avenir
dans son environnement hostile où elle doit être de taille face à ses concurrents, et de répondre
à la forte demande du marché.
L’augmentation des volumes de production est son premier objectif. C’est un objectif dur à
atteindre, et il lui faut un suivi permanant des différents points critiques pour qu’elle soit
toujours prête à réagir. Pour que NCA-Rouiba, puisse augmenter sa production, elle doit
améliorer plusieurs facteurs qui sont liés entres eux. L’augmentation des rendements
machines doit être faite en premier, car la machine ne travaille pas durant toute la durée
d'ouverture de l'atelier. Il y a des opérations qui nécessitent son arrêt ou des phases non
productives; changements de séries, rechargements, maintenance, préchauffage, aléas
affectant les performances, pannes, dérives, micro-arrêts..., et tous ces événements coûtent
chers à l’entreprise et qu’ils engendrent des pertes considérables. Donc les machines perdent
beaucoup de leurs productions, et en augmentant les rendements, l’entreprise gagnera
significativement en volume de production.
L’entreprise peut aussi, booster sa production en assurant tous les moyens nécessaires à la
cette dernière et à tout moment, cela va accélérer les lancements et les processus de
production. Mais augmenter la disponibilité des équipements et des machines dépend de
plusieurs éléments, en commençant par diminuer les temps d'arrêts maintenance. Elle doit
aussi, diminuer les arrêts de production due au manque de produit, et augmenter l’utilisation
de la capacité des machines et équipements.
Les pertes ne s'en tiennent pas là, car même durant la production, les machines produisent
aussi bien des pièces bonnes que des mauvaises...Certaines pièces mauvaises peuvent
éventuellement être récupérées, mais toujours au prix d'un surcoût, certaines fois c'est une
perte intégrale, pour remédier à ça, l’entreprise s’est fixée un autres objectif qui est
l’amélioration de la qualité. Pour résumer, ces objectifs sont :
Augmenter le rendement,
Augmenter la disponibilité,
Augmenter la performance,
Améliorer la qualité,
Augmenter l’utilisation de la capacité des machines et équipements,
Augmenter la disponibilité des machines et équipement,
Diminuer les temps d’arrêts maintenance,
Augmenter la conformité,
Diminuer les défauts par unité,
Diminuer les rejets de production,
Diminuer les rejets durant les préséries,
Après l’identification des objectifs et des besoins de l’entreprise à l’étape 3. A présent, une
étude de la structure du tableau de bord sera faite à l’étape 4, et elle sera suivie par le choix de
ces indicateurs à l’étape 5. L’étape 6 sera consacrée à la collecte des informations nécessaires
pour son alimentation, et finalement la construction du tableau de bord à l’étape 7. La
démarche à suivre pour construire le tableau de bord este résume sur la figure (IV.3).
Comme tous les outils d’aide à la décision, le tableau de bord a pour objectif de donner aux
acteurs concernés une vision synthétique du système en fonctions des objectifs choisis à
l’étape 03.
Pour être efficace, le tableau de bord ne doit pas être conçu comme un simple assemblage
d’indicateurs disparates mais comme un instrument cohérent. Pour éclaircir le propos, trois
niveaux de cohérence ont été analysé :
Construire un tableau de bord, en accord avec les objectifs définis, est moins évident qu’il n’y
parait. Il se doit donc de définir les indicateurs seulement après avoir exprimé clairement les
objectifs, en conformité avec les critères déjà mentionnés. Si cela n’est pas le cas, il y’a le
risque de vivre une certaine incompréhension.
Il faut faire attention au choix des indicateurs sur une même machine. Il faut prendre un
certain nombre de précautions lorsque les indicateurs d’un même poste (machine, ligne de
production) délivrent des informations susceptible de déclencher des comportements en
opposition (exemple : une grande quantité de non conforme mais les objectifs de production
sont atteints).
Le tableau de bord n’est pas intangible et les indicateurs seront adaptés, affinés au fur et à
mesure de l’évolution du système et de l’apprentissage des utilisateurs. Trois causes
principales entrainant la modification du tableau de bord :
Le tableau de bord sera construit sur le tableur Microsoft Excel. Il sera doté des fonctions
qui assurent son exploitation et fonctionnement.
Le flux informationnels, commence son chemin au relevé des rapports des machines et des
rapports des chefs d’équipes à chaque changement d’équipe de production (voir annexe 2),
soit toutes les huit heures. Après la saisie des données de ces rapports-là sur le tableau de
reporting, le tableau de bord génère les informations et les taux des différents indicateurs.
Le tableau de bord comporte, les indicateurs qui seront sélectionnés à la prochaine étape. Il
contient aussi les différents paramètres dont on a besoin pour calculer les valeurs de ces
indicateurs. Ces paramètres sont des valeurs ou des mesures des entités suivantes :
Le tableau de bord, est spécialisé par ligne. Cela dit, chaque ligne a un tableau de bord
associé. Chaque tableau de bord, importe les informations nécessaires du tableau de reporting
journalier.
Pour que Le tableau de bord soit efficace et exploitable au maximum, le nombre d’indicateurs
sera limité à sept indicateurs plus ou moins deux. Car ça ne sert à rien de mettre une vingtaine
d’indicateurs, et qui ne seront pas compréhensible et que le tableau de bord sera dur à lire, et
surtout que l’utilisateur aura du mal à avoir une vue globale et clair de la situation, alors que
c’est le rôle principale du tableau de bord.
L’objectif de cette étape est de choisir les indicateurs de notre tableau de bord. Dans un
premier temps, l’ensemble des collaborateurs ont proposé des indicateurs reflétant leurs
besoins et les objectifs de l’entreprise, en se référant au digramme causes-effets d’Ishikawa.
Après avoir listé tous les indicateurs proposés par l’ensemble des collaborateurs, on a bâti et
sélectionné des indicateurs adéquats à un ou plusieurs objectifs décrits dans l’étape 03, en
prenant en compte les indicateurs proposés.
Déroulement
Première phase :
Cette première phase a été traitée plus rapidement que dans le cas de la sélection
d’objectifs. La représentation des causes d’un bon indicateur est moins porteuse de spécificité
que dans le cas du choix des objectifs.
Augmenter la Productivité
MO Volume de production / Nombre d’heure travaillé
de Main d'œuvre Directe,
Diminuer les temps de cycle Délai entre le premier ordre de fabrication planifié
de production, et la mise à disposition du produit fini commandé
Après avoir identifié, les objectifs de l’entreprise, et après l’identification des indicateurs
attendus par l’ensemble des collaborateurs pour ce tableau de bord. Il est temps de passer à la
construction des indicateurs adéquats pour chaque objectif retenu à l’étape précédente en
tenant compte des attentes des collaborateurs en termes d’indicateurs.
La construction des indicateurs, passe en premier lieu par une analyse de chaque objectif ainsi
que de l’indicateur proposé par l’ensemble des collaborateurs. Les objectifs qui ont des buts
similaires seront regroupés et analysés comme une seule entité.
Augmenter le rendement :
Afin de déterminer le meilleur indicateur pour cet objectif, on commence par voir de quoi est
faite la journée d'une machine. En se penchant sur le travail de la machine, on se rend compte
qu'elle ne peut travailler durant toute la durée d'ouverture de l'atelier. Il y a nécessairement
des opérations qui nécessitent son arrêt ou du moins une période non productive
(changements de séries, rechargements, maintenance, préchauffage..). Cela introduit la notion
de temps de fonctionnement brut.
Il est évident que seules les pièces utiles (bonnes) peuvent être vendues aux clients. Avec un
tel gaspillage, le profit nécessaire à la vie de l’entreprise n'est pas assuré! Si l'on en reste à un
niveau de précision insuffisant, comme le suivi du taux de marche calendaire, cet indicateur
ne sera pas un reflet fidèle de la situation, loin de là. Pour connaître avec précision la situation
et mener des actions d'amélioration, un niveau de détail supérieur est requis. On propose un
indicateur qui intègre toutes les composantes du rendement machine, le Taux de Rendement
Synthétique (TRS).
TRS = Taux de disponibilité (Do) × Taux de performance (Tp) × Taux de qualité (Tq)
Avec :
Pour diminuer les temps d’arrêts maintenance, il faudrait suivre ces arrêts avec un
indicateur pertinent. Suivre ces temps directement, ne fournit pas l’état global de la situation,
donc le suivi devrait se faire avec un ratio de ce temps d’arrêt par rapport au temps de
fonctionnement total pour mieux estimer et apprécier l’impact de ces temps d’arrêt
maintenance. Ce ratio est le taux de disponibilité maintenance DS.
La disponibilité d'un équipement ou d'un système est une mesure de performance qu'on
obtient en divisant la durée durant laquelle le dit équipement ou système est opérationnel par
la durée totale durant laquelle on aurait souhaité qu'il le soit. Apriori, l’indicateur le plus
adéquat pour l’objectif « augmenter la disponibilité » est l’indicateur taux disponibilité.
Seulement, il ne sera retenu définitivement, qu’après la deuxième phase de sélection selon des
critères bien définis.
Augmenter la performance :
Améliorer la qualité :
Améliorer la qualité ;
Augmenter la conformité ;
Diminuer les défauts par unités ;
Diminuer les rejets de productions ;
Diminuer les rejets durant les préséries.
Ces trois objectifs visent à produire davantage, donc augmenter les volumes de production
en exploitant au maximum les machines. Pour suivre et améliorer ces trois objectifs, il
faudrait voir l’évolution de la production et les degrés d’exploitation des machines.
L’indicateur le plus adéquat est le taux de réalisation.
Diminuer les arrêts de production due au manque de produit et diminuer les ruptures
de matière première :
Ces objectifs visent à réduire les ruptures des matières pour le conditionnement. Comme la
source de la plupart des ruptures est la siroperie, ces ruptures peuvent être causées par des
ruptures des matières premières, ou des retards de lancements. Donc pour suivre ces ruptures
dans le but de les diminuer, il suffit de suivre la siroperie. L’indicateur le plus approprié est le
taux de disponibilité siroperie.
La vocation de cet objectif est de maximiser le nombre de pièces bonnes par heure et par
personne. Ici on voit bien la qualité s’améliorer, puisque chaque pièce défectueuse produite se
substitue par une pièce bonne, et les ralentissements de production dus à des équipements peu
fiables seront éliminés. L’indicateur le plus approprié pour suivre la productivité main
d’œuvre est le taux de productivité main d’œuvre.
Deuxième phase :
Après avoir établi les indicateurs les plus pertinents répondant le plus aux objectifs de
l’entreprise, on va les proposé à la direction de la production. A présent l’ensemble de ces
indicateurs sera ventilé dans la grille ci-dessous. Pour chaque indicateur, chaque critère a été
noté de 0 à 3, et cela pour vérifier la pertinence de ces indicateurs bâtis suivant les critères du
choix d’un bon indicateur. Le but de cette grille aussi est de valider le choix de ces indicateurs
définitivement. La méthode de notation est la même que celle utilisée lors du choix des
objectifs. Dans un premier temps, tous les indicateurs ont été notés, puis une moyenne de
notation pour chaque indicateur a été calculée avant de présenter le résultat final dans le
tableau (IV.4).
L’ensemble des indicateurs retenus ont été validés par l’ensemble des collaborateurs. Ces
indicateurs reflètent bien les objectifs de l’entreprise et répondent aux différents critères de
choix d’indicateurs pertinents.
La forme et la structure du tableau de bord sont définies, ainsi que ses principales fonctions
et outils. Et cela en prenant en compte les résultats des étapes 3, 4, 5 et 6.
Dans cette étape, on construira le tableau de bord sur le plan fonctionnel et technique avec ses
différentes pages, tout en assurant une cohérence globale de ce système et en intégrant les
décideurs de l’entreprise à sa conception.
Le suivi journalier par équipe est vital et indispensable pour le système du tableau de bord,
et cela pour plusieurs raisons :
L’ensemble de ces informations ont un rôle primordial. Elles permettent de localiser tous les
événements (pannes, arrêts, anomalies, dysfonctionnements,…etc.) sur les plans temporel,
physique, RH,... Pour que ce premier tableau de bord assure un meilleur suivi des équipes, il
fournira les informations suivantes :
Ligne,
Equipe,
Parfums,
Volume de production prévu : l’unité des volumes de production utilisée, est la
palette, car le but est de mesurer la quantité des produits finis et prêts à être
transférés. Ces volumes sont pour une équipe d’une gamme et sur une ligne.
Volume de production réalisé : l’unité c’est la palette aussi, et pour les mêmes
raisons citées ci-dessus.
Taux de réalisation : c’est l’indicateur principal de ce premier tableau de bord. Il
renseigne sur la réalisation en termes des volumes de production, et cela pour une
équipe d’une gamme sur une ligne.
Fonctionnement et organisation :
Le tableau de bord sera alimenté en informations par l’acteur qui l’exploite (la direction de
la production). L’acteur saisit les informations nécessaires au tableau de bord, pour qu’il
exploite les résultats. Les données que devrait saisir l’exploitant du tableau de bord sont:
Equipe :
Parfums :
Il s’agit de définir le/les produits sur lesquels l’équipe concernée travaille et cela pour
chaque ligne. La saisie des parfums, se fait par les codifications des différents parfums.
Les volumes de production seront mesurés en palettes. Ces volumes prévus, seront tirés du
tableau de planification de l’entreprise. Une palette est constituée de :
Ces volumes seront lus sur les rapports des chefs d’équipes. L’unité de mesure demeure
toujours la palette.
Ligne :
Pour ce qui des lignes, l’exploitant doit saisir toutes les informations relatives à celle-ci,
notamment : l’équipe, le parfum, la production réelle et prévue. Toutefois il faudrait faire
attention aux lignes multi gammes.
TBA8 100
Pour les lignes qui sont à l’arrêt pour la journée en question, l’exploitant doit mentionner
qu’elle est en arrêt et mentionner aussi la cause de cet arrêt (panne, NEP, non
programmée,…etc.).
Dans le cas où l’exploitant souhaite se renseigner globalement sans les détails, un tableau de
suivi de l’ensemble des gammes sera implanté juste au-dessous du tableau de suivi des
équipes.
Les taux de réalisation par gamme (tous parfums confondus) seront représentés par un graphe
pertinent, ce graphe est composé de :
Le graphe sera équipé d’un système d’alerte. Ce système d’alerte nous renseigne sur la gravité
et la criticité de la situation. Ce système est constitué d’une échelle à trois couleurs :
Vert : Le taux de réalisation est satisfaisant. Cela dit, qu’il est au-dessus du seuil
minimal fixé par l’entreprise et qu’il ne doit pas descendre au-dessous. Si
l’indicateur du taux de réalisation est au vert, on juge que la production est assez
fiable et qu’il n’est pas nécessaire d’entreprendre des actions amélioratrices, sauf si
l’entreprise veut l’améliorer malgré lui.
Orange : Le taux de réalisation est acceptable, mais il est au-dessous du seuil
minimal fixé par l’entreprise. Des actions doivent être menées pour redresser la
situation.
Rouge : Le taux de réalisation est faible. La production est dans un état critique et
l’entreprise doit entreprendre des actions amélioratrices d’urgence pour redresser la
situation.
Les actions amélioratrices, commencent par détecter les taux de réalisation les plus faibles des
équipes, pour mieux localiser le problème afin de le résoudre.
Après la saisie de toutes les informations et les données nécessaires, le tableau de bord calcule
automatiquement les taux de réalisation pour chaque équipe. Il calcule aussi, les taux de
réalisation totaux pour chaque gamme.
Il faut noter, qu’il y’aura autant de tableau de bord que de jours dans un mois car c’est un
suivi journalier, chaque journée qui passe a son tableau de bord de suivi par équipe.
Présentation générale :
Il y aura autant de tableaux de bord que de lignes de production. Ceci dit, il y aura aussi un
tableau de bord de suivi pour chaque ligne avec une gamme donnée.
Fonctionnement et organisation :
Le tableau de bord sera alimenté en informations par l’acteur qui l’exploite (la direction de
la production). L’acteur saisi les informations nécessaires au tableau de bord, pour qu’il
exploite ses résultats. Le tableau de bord est décomposé en quatre catégories d’informations et
de données :
Les quatre catégories du tableau de bord, doivent être bien définies, et la séparation doit être
bien visible et pertinente, pour que le tableau de bord accompli parfaitement son rôle et sa
mission qui est, la fourniture d’une vue globale de la situation de façon clair, simple et
précise.
C’est la première série de données qui sera saisie sur le tableau de bord. Ce sont des
données clés pour ce tableau de bord, parce que ce sont les premiers paramètres de calcul. Ces
données sont :
Les effectifs,
Temps d’arrêt maintenance,
Temps d’arrêt manque produits,
Temps d’arrêt manque énergie,
Temps d’arrêt NEP non programmés.
Temps autres arrêts,
Elles sont des données clés pour le tableau de bord principal car ce sont la base de tout calcul
(indicateurs et données intermédiaires).
Ce sont des données calculées à partir des données saisies par l’exploitant. Elles ont un rôle
d’indicateurs importants mais pas primordiaux.
Ce sont donc des indicateurs en plus qui nous renseignent sur la situation de la production, en
fournissant davantage d’informations. Le rôle qu’ils jouent, est de retracer une anomalie
détectée dans la partie des indicateurs (exemple : niveau d’un indicateur trop faible).
Le rôle le plus important qu’elles jouent, est celui de simplifier les calculs car la plupart des
indicateurs seront calculés à partir de ces données intermédiaires et non à partir de celles
saisies par l’exploitant. La plupart des indicateurs choisis nécessitent des calculs longs et
fastidieux, donc en utilisant ces données intermédiaires, on réduira et on facilitera
considérablement les calculs. Ces données sont :
3. Les indicateurs :
Productivité Main d’Œuvre MO,
Taux de Rendement Synthétique TRS,
Taux Disponibilité Maintenance DM,
Taux Disponibilité Siroperie DS,
Taux de Disponibilité Opérationnelle DO,
Taux de Performance TP,
Le taux de réalisation, sera calculé sur ce tableau de bord « tableau de suivi journalier par
gamme et ligne », mais il est calculé aussi simultanément sur le premier tableau de bord
« tableau journalier de suivi des équipes ». Les raisons pour lesquels ce taux réalisation figure
sur les deux tableaux sont :
Il y a plusieurs tableaux de bord, un pour chaque ligne. Par conséquent, chaque tableau de
bord est caractérisé par ses propres paramètres :
Des résultats mensuels de toutes les données et les informations décrites ci-dessus seront
calculés, et représentés dans une colonne dédié. Ces résultats peuvent être :
Présentation générale :
C’est le tableau de bord de synthèse. Il assure le suivi mensuel des lignes. Il renseigne sur
l’état des indicateurs choisis pour chaque ligne et par mois.
Fonctionnement et organisation :
Le tableau de bord contient, tous les indicateurs choisis avec deux informations qui les
concernent (valeurs réel et objectif). Ces deux informations seront importées depuis le
deuxième tableau de bord, d’où l’interactivité de ces deux derniers.
A chaque indicateur, un graphe lui est associé. Ce graphe représente les résultats mensuels
(cumuls et moyennes). Il représente aussi les objectifs sur le même graphe, pour mieux
interpréter et voir l’état de la production. Ces graphes sont également, dotés du système
d’alerte pour avoir l’état de la production et de nos objectifs de façon immédiate.
Au cours de la phase précédente, nous avons choisi les indicateurs les plus appropriés à la
mesure des objectifs définis et nous avons déterminé les sources sur lesquelles ces indicateurs
peuvent récupérer les informations nécessaires pour leur fonctionnement.
Des représentations graphiques des indicateurs facilitent l’interprétation des résultats ainsi, ils
les rendent plus significatifs.
Un test du tableau de bord est impératif avant le déploiement final sur l’ERP. Ce
test a pour but, d’apprécier le comportement et le fonctionnement du tableau de
bord et de détecter d’éventuelles anomalies ou dysfonctionnement.
En ce moment, l’entreprise NCA-Rouiba fait face à un problème organisationnel
interne, et la direction générale a décidé de reporter l’implantation du tableau de
bord sur le progiciel, et cela jusqu’à nouvel ordre.
Microsoft Excel est un logiciel conçu pour faire des opérations de calcul, des analyses des
données et de la gestion des listes à travers des tableaux.
C’est un logiciel simple à l’utilisation, très riche dans son contenu, en effet son utilisateur peut
collectionner les données à l’aide de plusieurs méthodes (manuelle, lien avec une base de
données, fichier emporter,…), traiter ces données à travers un ensemble des notions
(classeurs, feuille de calcul, formule,…) et enfin représenter ces données en s’appuyant sur
une vaste bibliothèque graphique. De plus, c’est un outil souple et aisément configurable par
un non-spécialiste de l’informatique. Sa liberté d’action en dépend.
Excel peut automatiser les données grâce à des fonctions de programmation « Macro », qui
représente une action ou un ensemble d’actions utilisées pour automatiser des tâches. Les
macros sont enregistrées dans le VBA (Visual Basic pour Application).
Pour ce présent travail, il n’est pas nécessaire d’automatiser les données et les taches avec les
fonctions de programmation « Macro », car la construction du tableau de bord sur Excel est
temporaire, et elle a pour but d’assurer le premier test afin de détecter les anomalies ou les
dysfonctionnements avant l’implantation définitive sur l’ERP de l’entreprise qui sera assuré
par les consultants ERP de la société DISCOVERY Information System.
La deuxième raison pour laquelle le tableau de bord sera construit sur Excel, est
l’impossibilité de son déploiement sur le progiciel de l’entreprise, à cette période ou
l’entreprise est en plein réorganisation fonctionnelle.
A partir des caractéristiques mentionnées précédemment, nous pouvons dire que le logiciel
EXCEL est bien adapté à la conception de notre tableau de bord. Ce logiciel présente
plusieurs autres caractéristiques qui incitent son choix. En effet, il répond aux critères de
stabilité, sécurité, facilité de déploiement et communication,…etc. avec un coût assez
raisonnable.
Le rappel des caractéristiques de toutes les lignes a pour but, Eviter d’induire en erreur
l’exploitation du tableau de bord. Car en saisissant des objectifs plus important que les
capacités machines, on aura des résultats de la production médiocre, l’ensemble des
indicateurs affiche des taux trop bas. Ce rappel, permet aussi de mieux exploiter le tableau de
bord, car l’exploitant aura la possibilité d’apprécier et de comparer les réalisations par rapport
aux capacités, de façon immédiate et rapide sans qu’il cherche les documentations dans
d’autres programmes ou fichier.
C’est un tableau de bord figé, et qui ne change pas car il représente les caractéristiques. Mais
il doit être mis à jour en cas de changement.
La construction de ce tableau a commencé par la création d’une nouvelle feuille sur le logiciel
Excel qu’on a nommé « caractéristiques des lignes ».
On a dressé le tableau sous forme de matrice, ayant en ligne les différentes lignes de
productions et en colonnes les caractéristiques qu’on souhaite informer :
Les deux tableaux de bord qu’on va construire utilisent plusieurs unités différentes et
plusieurs types de calculs.Alors ce premier tableau de renseignement, permet de fournir à
l’exploitant toutes les informations et de s’adapter à toutes les situations. Pour cela, on a
traduit, les temps en production pour mieux apprécier les résultats et surtout pour mettre en
œuvre l’impact et l’effet de ces temps. On a affiché aussi les capacités des lignes par gamme.
La forme générale du tableau de bord des caractéristiques machines, est représentée sur la
figure (IV.5).
Après la création de la page, on a mentionné le titre de la page qui est « Tableau du suivi
journalier des équipes » et on a aussi déterminé l’emplacement de la date.
Le tableau de bord est sous forme de matrice, contenant en ligne, les lignes de production et
en colonnes les indicateurs et les informations journalières:
Equipe nominative,
Parfums,
Prévu / Pal,
Réalisé / Pal,
Taux de réalisation.
Toutes les colonnes sont décomposées en trois lignes, soit pour chaque ligne de production
(machine), il lui correspond trois lignes de la matrice. Car la production est journalière (24H),
donc on a trois cycles de huit heures, et chaque cycle est assuré par une équipe. De cette
forme, on assure un suivi journalier de chaque équipe avec sa ligne de production associée.
Au-dessous des lignes produisant la même gamme, on a ajouté une ligne à la matrice (tableau
de bord), pour le calcul du volume de production total de cette gamme et pour la journée.
Enfin, le volume de production total de la gamme 20 CL tous formats confondus est calculé.
150 CL : C’est le volume de production de la ligne A3 FLEX, en mode production 150 CL.
Ce tableau de bord est doté d’un jeu de couleurs, pour faciliter son utilisation et son
exploitation. On a utilisé :
Comme, on l’a expliqué dans la partie système de ce tableau de bord, on a ajouté un tableau
récapitulatif, assurant le suivi de la production par gamme. On a aussi, inséré le graphe de
La première tâche à faire, est de créer une nouvelle feuille dans le classeur où on construit le
tableau de bord. Cette feuille porte le nom de la ligne sur laquelle on travaille.
Les deux premières colonnes du tableau de bord, sont dédiées aux informations générales de
la production, notamment la ligne et la gamme, sur laquelle on travaille.
Chaque case du tableau, indique la valeur d’un paramètre donné à une journée donnée.
Pour ce tableau, un jeu de couleur est aussi utilisé aussi. Les couleurs se présentent comme
suit :
Vert : Cette couleur est affectée aux indicateurs principaux de notre tableau de
bord. Ce sont des données à lire et à interpréter seulement.
Bleu : Cette couleur est affectée aux paramètres et aux données intermédiaires.
Case vide : Les cases vides ou incolores sont réservées àla saisie des données.
Les représentations graphiques des indicateurs, seront au-dessous du tableau de bord. ces
représentations graphiques seront dotées du système d’alerte.
Les différents calculs (indicateurs et paramètres) ainsi que les représentations graphiques sont
assurés par le logiciel Excel, grâce à ses fonctions.
X. L’audit du système :
Avec le temps l’entreprise évolue. Cependant la pertinence des indicateurs choisis peut
diminuer, cette diminution est interprétée par un écart entre ce que signale l’indicateur et ce
qui se passe réellement sur le terrain. Par conséquent il est très important de détecter ces
écarts par un audit périodique de notre tableau de bord afin de le mettre en cohérence avec les
nouveaux objectifs de l’entreprise.
Nous proposons sur la figure (IV.15) une démarche d’audit du système en se référant aux
étapes de conception du tableau de bord selon une logique d’amélioration continue.
Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons déroulé toutes les étapes de la démarche GIMSI conduisant à
la conception du tableau de bord du suivi de la production. Nous avons accordé une grande
importance au choix des indicateurs les plus adéquats aux objectifs de l’entreprise NCA-
Rouiba, ainsi que pour les besoins de l’ensemble de ses collaborateurs. Ces indicateurs ont été
soigneusement sélectionnés. De même nous avons mis en évidence toutes les informations
ainsi que leurs sources qui alimentent ces indicateurs.
Par la suite, nous avons choisi le logiciel EXCEL pour la mise en œuvre temporaire de notre
tableau de bord avant qu’il soit implanté sur l’ERP de l’entreprise. Afin de montrer
concrètement le fonctionnement de cet outil, nous allons développer une application en
suivant la production du mois de mars.
XI. Application :
Au cours de cette application, nous mettons en œuvre le tableau de bord élaboré à l’aide du
logiciel EXCEL pour le suivi de la production du mois de mars.
Le choix du mois de mars, est motivé par la disponibilité de toutes les informations requises
pour l’étude, vu que le diagnostic de l’atelier et son suivi ont était effectué durant ce mois, de
plus les informations liées à ce mois son disponible et archivé à direction de la production de
l’entreprise.
La saisie des données a été faite manuellement sur Excel, à partir du tableau de reporting. En
fonction de ces données, EXCEL calcule à la base des règles de construction mémorisées dans
sa base de données, les valeurs des indicateurs qui ont été choisi à l’étape 5, et les affiche sur
les tableaux principaux.
On remarque qu’il y’a des taux de réalisation que le tableau de bord n’a pas calculé et qu’il a
indiqué un message d’erreur, dans ce cas il n’y a pas de production prévue pour cette case
(équipe et horaire).
On remarque aussi, que le taux de réalisation pour la gamme 20 CL est assez faible, donc ça
nécessite une analyse et un diagnostic pour déterminer la cause et l’améliorer.
On constate que le tableau de bord affiche des résultats aberrants. Prenant l’exemple du taux
de performance de la ligne A3SPEED, il a affiché des taux de performance négatifs pour les
journées sept et vingt-quatre du mois de mars. Cela est du aux mauvaise informations fournies
par les employés de l’atelier. Ils sous-estiment les temps de production et reportent de fausses
informations sur les rapports journaliers.
Pour avoir de bons résultats et pour améliorer la situation de la production, on suggère le suivi
des indicateurs comme suit pour cerner d’éventuels dysfonctionnements et d’identifier aussi
d’éventuels axes d’améliorations :
TRS :
Pour analyser le TRS, on doit analyser ses constituants (TP, TQ, DO) afin de détecter la
source du problème et mieux cerner la cause du dysfonctionnement qui engendre des TRS
faibles. L’analyse de ces éléments se fait en suivant une démarche associée à chaque élément.
TQ :
TP:
La perte de performance est causée par les pertes de vitesse et de cadence de production. Pour
remédier à ça, l’entreprise doit solliciter le service maintenance et les chefs des équipes de
production pour avis sur ce problème et pour un diagnostic complet afin de cerner les
problèmes et les régler afin de redresser la situation.
DO:
Pour redresser la situation, l’entreprise doit analyser plusieurs paramètres et facteurs dont cet
indicateur (DO) dépend. Ces paramètres peuvent être les différent temps liés à la production
(les temps d’arrêts dus aux manques énergie, les temps d’arrêts dus aux arrêts NEP
programmés et non programmés…), ainsi que d’autres ratios (indicateurs). L’essentiel de ces
ratios que l’entreprise doit analyser :
problème, qui peut être le manque des produits ou les préparations des sirops
qui nécessitent plus de temps et causent des retards.
Pour vérifier la pertinence des indicateurs choisis, notamment le DM et le DS, on a fait une
analyse des temps d’arrêt en utilisant le diagramme de Pareto.
Cette analyse a montré que les temps d’arrêt maintenance et les temps d’arrêt siroperie
représentent presque 80% des temps d’arrêt des machines. Pour que l’entreprise atteigne ses
objectifs, la minimisation de ces temps devient vitale et un suivi particulier de ces deux temps,
par des indicateurs pertinents devient impératif. Le tableau (IV.6) montre les parts de
responsabilité des arrêts machines.
Cummul
120%
100%
80%
60%
40%
20%
0%
1 2 3 4 5 6
Ce diagramme nous montre que le choix des indicateurs DM et DS, est un bon choix et qu’ils
seront de grande utilité pour améliorer la production à la NCA-Rouiba.
Le tableau de bord s’impose de plus en plus comme outil de suivi de la production. Il offre
à l’entreprise la possibilité d’agir dans un milieu complexe et de prendre des décisions dans
l’urgence et l’incertitude.
Dans ce travail, nous avons pu apprécier l’utilité du tableau de bord de suivi de la production.
En effet, nous avons été amenés à répondre au besoin de l’entreprise NCA-Rouiba en matière
de tableau de bord en lui proposant un outil permettant de suivre et de visualiser la production
d’une part et de mesurer l’évolution des objectifs, d’autre part.
Nous avons abordé ce sujet avec la seule préoccupation d’assurer une cohérence totale entre
l’outil et les objectifs des utilisateurs. C’est dans ce sens que nous avons effectué un
diagnostic visant à cadrer notre travail. Ceci nous a permis de préciser la stratégie de
l’entreprise et de comprendre ses pratiques.
La mise en œuvre du tableau de bord s’est faite à partir d’une sélection d’indicateurs
adéquats, et d’une représentation significative de ces derniers par le biais du logiciel EXCEL
qui offre une large gamme de graphiques. Le recours au logiciel Excel est temporaire puisque
ce tableau de bord sera implémenté dans l’ERP de l’entreprise.
En dernier lieu, nous avons proposé une démarche logique pour le contrôle et l’audit du
système.
Les résultats de suivi du mois de mars ont mis en évidence la pertinence des indicateurs
choisis n’éliminant pas la possibilité d’erreurs lors du calcul ou de l’interprétation des
indicateurs.
Livre :
Autres :
[WIKI] :www.wikipédia.org.
[WEB 01] :http://adamanthony.bloguez.com/adamanthony/619243/LE-TRS
[WEB 02] :www.guideinformatique.com/lettrefiche-
%5D_comment_mettre_en_%c5%93uvre_une_balanced_scorcrd-750.htm
[WEB 06] : tagna-nice.e-monsite.com/pages/le-tb-et-le-bsc/la-methode-ovar.html.
[WEB 04] : wwww.oodoc.com/technicien-gpao,start,0-serach.
[WEB 05] :www.actors-solutions.com/gestion-de-production-GPAO.
[WEB 03] :http://jm.prive.pagesperso-orange.fr/docpro/TPM.htm
[WEB 07] :www.logistiqueconseil.org/Articles/Gestion-production/données-
techniques.htm
150CL 10213 8
Orange 100CL 10207 12
20CL Slim 10235 27
20CL 10206 27
20CL 10101 27
20CL Slim 10152 27
Cocktails de Fruits
100CL 10125 12
150CL 10135 8
20CL 10105 27
Orange/Abricot 20CL Slim 10153 27
100CL 10126 12
BOISSONS
Fraise 100CL 10226 12
Tonic (Orange 20CL 10214 27
carotte citron) 100CL 10211 12
3 Agrumes
(or.cit.pam.) 150CL 10139 8
Orange Sanguine
Grenade 150CL 10140 8
20CL Slim 10156 27
Fraise citron
100CL 10154 12
20CL Slim 10241 27
Mandarine
100CL 10240 12
100CL 10209 12
Orange Light
100CL 10234 8
BOISSONS 100 cl 10133 12
Fruits Light
Light 100 cl 10151 8
100CL 10155 8
Pomme Poire
100CL 10157 12
150CL 10217 8
Citronnade
100CL 10218 12
FRESH Thé Peche 100CL 10232 12
Menthe Lime 100CL 10230 12
Grenade 100CL 10231 12
100CL 10413 12
Mangue
100CL 10416 8
Excellence Nectar
NECTAR 100CL 10419 12
Mangue
Excellence Nectar
100CL 10418 8
Mangue
Orange Sanguine
Grenade 125cl 10158 6
Orange/Abricot 125cl 10159 6
PET Boisson ACE 25cl 10224 12
125cl 10221 6
Orange 25CL 10228 12
125cl 10229 6
FICHE SUIVEUSE
Gamme :…………………………………………………..
N° OF :……………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………
…………………………………...............
Qt Terminée : ……………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
……………………………………………..
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………
Référence : F-02-1
Fiche Projet
LABDAOUI Islam
Description du projet :
Objectifs du projet :
1- Dégager les écarts (production prévue, temps…) par rapport aux références et définir les
actions correctives amélioratrices,
2- Fiabiliser la gestion quotidienne,
3- Fiabiliser les données techniques,
4- Réduire les pertes de production (par des actions),
5- Suivi des OF depuis le lancement jusqu’à la clôture,
6- Concevoir un Tableau de bord,
7- Exploiter le menu suivi de l’atelier sur L’ERP.
Fiche de renseignements
Collaborateur
Nom :
Prénom :
Fonction :
Objectifs :
Objectifs de l’entreprise :
Indicateurs :
OUVERTURE DE LA RENCONTRE
« On tenait à vous rencontrer pour nous permettre de faire le point, d’échanger et pour que
nous puissions convenir de votre objectifs et celle de l’entreprise en ce qui concerne l’atelier
de production. »
Susciter l’intérêt.
« Nous allons faire un tableau de bord pour le suivi de la production, donc on a besoin de
connaitre vos objectifs pour pouvoir les interpréter.»
«Vous nous présenterez d’abord les objectifs de l’organisation, puis ceux de votre secteur.
Si nous avons des questions, on vous interrompre. Nous disposons d’environ une heure. »
DISCUSSION
Discutions des moyens à mettre en place pour assurer l’atteinte des objectifs.
Réitération des comportements attendus et indiquer les critères qui seront utilisés pour le
concevoir du tableau de bord.
« Pouvez-vous nous dire en quelques mots ce que vous attendez du tableau de bord? »
Remercier l’employé.