Faculté des Sciences – Kénitra Département de Physique
Master EE & ST AU :2022-2023
Correction
TD d’Electronique Analogique 1
« Les amplificateurs de puissance »
Exercice 1 :
On prend : β=50, EC=VCC =30V, R1=2kΩ, R2=1kΩ, RE=1kΩ, RC=500Ω, RL=500Ω
1. Régime statique
L’amplificateur en statique voit une charge statique (RC, RE)
- Equation de la droite de charge statique :
VCC = RCIC +VCE + REIE
On a IE = IC +IB, puisque IC >> IB donc IE = IC
VCC −VCE
IC = (Droite de charge statique)
RC +RE
Pour IC = 0 VCE blocage = VCC = 30V
Pour VCE = 0 IC sat = 20 mA
- Détermination du point de polarisation ou de fonctionnement Q0 (IC0, VCE0)
Rth = RB = R1 // R2 = 0,66 kΩ
R2
Eth = VCC R = 10 V
1 +R2
Eth= RBIB0 + VBE0 + REIE0
On a : IE0 = IB0 + IC0 = (β+1) IB0
Eth −VBE0 Eth
IB0 = R ≈R
B +(β+1)RE E (β+1)
Eth >> VBE0, RB << (1+β) RE
IB0 = 200 μA IC0 = β IB0 = 10 mA
VCC = RC IC0 + VCE0 + RE IE0 = RC IC0 + VCE0 + RE IC0
VCE0 = VCC – (RC + RE) IC0 = 15 V
Le point Q0 (VCE0 = 15V, IC0 = 10 mA)
Régime dynamique
L’amplificateur en dynamique voit une autre charge (RC, RL)
- Equation de la droite de charge dynamique :
On a : vce = - (RC // RL) ic
VCE (t) = VCE0 + vce
IC (t) = IC0 + ic
ic et vce sont les variations de IC et VCE autour du point de repos Q0 (IC0, VCE0 ).
VCE (t) = VCE0 + vce vce = VCE (t) - VCE0
IC (t) = IC0 + ic ic = IC (t) - IC0
VCE (t) - VCE0 = - (RC // RL) (IC (t) - IC0) = (RC // RL) IC0 - (RC // RL) IC (t)
V (t) VCE0
IC (t) = IC0 − R CE
//R
+R (Équation de la droite de charge dynamique)
C L C //RL
Pour IC =0 VCE blocage = (RC // RL) IC0 + VCE0 = 17,5 V : tension de blocage
VCE0
Pour VCE = 0 IC sat = IC0 + R = 70 mA : courant de saturation
C //RL
2. On va provoquer des variations autour du point de repos
IB = IB0 + ΔIB avec ΔIB = IBQ sin ωt
On prend comme exemple IBQ = 100 μA
IB = IB0 + ΔIB = 200 + 100 sin ωt
IBQ = 400 μA
IB = IB0 + ΔIB = 200 + 400 sin ωt
3.
a) Ecrêtage du signal de sortie,
b) La dynamique maximale qu’on peut avoir sans écrêtage pp = 5V qui correspond à 2 (RC // RL). IC0,
Pour améliorer la dynamique, il faut placer le point de repos au milieu de la droite de charge dynamique.
4. la puissance fournie par l’alimentation
PA = VCC. IC0 = 30 x 10.10-3 = 300 mW
La puissance de sortie dissipée dans RC
2
𝑅𝐿 𝑉𝐶𝐶
PU = (𝑅 2 8 = 56,25 mW
𝐶 +𝑅𝐿 )
La puissance dissipée dans le transistor
PD = PA – PU = 300 – 56,25
5. le rendement maximal du montage
𝑃𝑈 56,25
ⴄ= = = 18,75 %
𝑃𝐴 300
Rendement maximal
𝑉𝐶𝐸𝑄 𝐼𝐶𝑄 𝑉𝐶𝐸𝑄 . 𝐼𝐶𝑄
(PS)max = (VS eff)max x (IS eff)max = √2
× √2
= 2
= 75 mW
𝑃𝑈 75
ⴄ= = = 25 %
𝑃𝐴 300
Exercice 2
1.
Si Ve ϵ [ - 0,6 V , 0,6 V] T1 et T2 bloqués VS = 0 (y a pas de courant à la charge),
Si Ve > 0,6 V VS = Ve – 0,6 V ( T1 passant),
Si Ve < 0,6 V VS = Ve + 0,6 V ( T2 passant),
Ainsi, T1 et T2 ne peuvent conduire simultanément.
2. On se place dans une phase où T1 est passant et T2 bloqué.
Déterminer l'équation de la droite de charge imposée par le circuit : IC1 = f (VC1E)
Lorsque T2 est bloqué, le schéma du montage se simplifie comme suit :
(RCH = RL)
VCC − VC1E
IC1 =
RL
Tracer cette droite de charge dans le plan [VC1E ; IC1].
Comment se déplace le point de fonctionnement lorsque la tension Ve(t) varie ?
Lorsque la tension Ve(t) varie, et tant que T1 est passant, le point de fonctionnement se déplace
le long de la droite de charge définie par :
VCC − VC1E
IC1 =
RL
(Relation valable tant que T1 est passant).
Lorsque T1 est bloqué, en revanche, l'équation de la droite de charge devient IC1=0. Le point de
fonctionnement est alors astreint à se déplacer sur l'axe des abscisses.
3.
Chronogrammes et diagramme de conduction.
La distorsion de croisement est le phénomène observé au moment où la valeur absolue de la
tension ve(t) devient inférieure à 0,6V. A ce moment-là, aucun des deux transistors n'est
passant, et par conséquent Is(t) = 0, et Vs(t) = 0.
Les calculs s’effectuent en négligeant la distorsion de croisement. On effectue les calculs en
régime sinusoïdal.
4. La puissance moyenne absorbée par la charge RL
V(t) = V ̂S × sin(ωt)
V̂S
IS (t) = × sin(ωt)
RL
̂S2
V
PS = × sin2 (ωt)
RL
1V ̂S2 T
PS = ∫ sin2(ωt) dt
T RL 0
1V̂S2 T 1 1
PS = ∫ ( − cos(2ωt)) dt
T RL 0 2 2
̂S2 t T
1V 1
PS = [ − sin(2ωt)]
T R L 2 4ω 0
̂ 2
1 VS T 1 2π 0 1
PS = [ − sin (2. T) − + sin(0)]
T R L 2 4ω T 2 4ω
̂S2
V
PS =
2R L
5. La puissance moyenne fournie par l'alimentation positive PA1 :
PA1 = VCC × 〈iC1 (t)〉
1 T
PA1 = VCC ∫ iC1 (t)dt
T 0
1 T
PA1 = VCC ∫ ICsat sin(ωt) dt
T 0
ICsat T/2 T
PA1 = VCC ∫ sin(ωt) dt + ∫ 0dt
T 0 T/2
iC1 = 0 pour T/2 <t<T
ICsat
PA1 = VCC [− cos(ωt)]T/2
0
T×ω
ICsat 2π T
PA1 = VCC [− cos ( × ) − (− cos(ω × 0))]
T×ω T 2
ICsat
PA1 = VCC [− cos π +cos(0)]
T×ω
ICsat
PA1 = VCC × [1 + 1]
2π
T× T
ICsat
PA1 = VCC
π
̂S
V
PA1 = VCC
π. R L
La puissance débitée par les deux alimentations est :
VCC V̂S
PA = PA1 + PA2 = 2PA1 = 2. .
π RL
6. a puissance moyenne absorbée par les deux transistors T1 et T2 :
Bilan de puissance au niveau de l'amplificateur de classe B.
Avec : Pch = Ps ou Pu
PT1 + PT2 = PA – Ps
VCC V̂S ̂S2
V
PT1 + PT2 = 2. . −
π R L 2R L
7. L'expression du rendement de l'amplificateur de classe B :
𝑃𝑠 𝜋 𝑉̂𝑆
ⴄ= =
𝑃𝐴 4 𝑉𝐶𝐶
Ce rendement est maximal pour 𝑉̂𝑆 = 𝑉𝐶𝐶
𝜋
Donc ⴄ= 4
= 78,5%