SPC 1ère Notes
SPC 1ère Notes
I RAPPELS DE SECONDE
Système
La cinématique est l’étude purement descriptive du mouvement d’un système. La dynamique est l’étude du
mouvement d’un système en fonction des forces qui lui son appliquées.
Le système est l’objet ou un ensemble d’objets reliés entre eux, dont on étudie le mouvement. Pour
simplifier l’étude, on modélise le système par un point, de même masse, et situé au centre de gravité de
l’objet. C’est le modèle du point matériel.
Le modèle du point matériel ne prend en compte ni la géométrie de l’objet, ni ses éventuelles déformations
ou rotations. Il permet toutefois de décrire le déplacement global de cet objet.
Référentiel d’étude
Relativité du mouvement
⃗⃗⃗ d’un point matériel 𝑴 permet de décrire la direction, le sens et la valeur de la vitesse
Le vecteur vitesse 𝒗
en un point, à un instant 𝒕 donné. Il est, en tout point, tangent à la trajectoire, et orienté dans le sens du
mouvement.
En terminale, on définira le vecteur vitesse 𝑣 d’un point 𝑀 à la date 𝑡 comme la dérivée du vecteur position
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑂𝑀
par rapport au temps : 𝑣 = 𝑑𝑡
(la dérivée sera étudiée en spécialité mathématiques de première).
Comme le vecteur vitesse 𝒗⃗⃗⃗ au point 𝑴 est défini comme la dérivée du vecteur déplacement, on ne peut
donc pas le tracer de manière exacte et on va donc l’approcher graphiquement. Pour cela on pourra utiliser
différentes méthodes :
- la méthode dite « du point d’après » (vue en 2nde) qui consiste à calculer la vitesse en tenant compte du
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀(𝑡)𝑀(𝑡+∆𝑡) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑖 𝑀𝑖+1
point qui suit 𝑀. On a alors 𝑣 ≈ , ce qui se traduit graphiquement par le tracé : 𝑣𝑖 ≈ au
∆𝑡 𝑡𝑖+1 −𝑡𝑖
point 𝑀𝑖 (𝑖 indique la position). Cette méthode est davantage en cohérence avec la définition de la dérivée
en mathématiques mais donne une approximation de la vitesse moins précise que la méthode centrée.
- la méthode dite « centrée » qui constite à calculer la vitesse en tenant compte du point d’avant et du
point d’après qui doivent être très proches si l’on veut une bonne approximation du vecteur vitesse.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀(𝑡−∆𝑡)𝑀(𝑡+∆𝑡) ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑖−1 𝑀𝑖+1
On a alors 𝑣 ≈ qui se traduit graphiquement par le tracé de : 𝑣𝑖 ≈ au point 𝑀𝑖 .
2∆𝑡 𝑡𝑖+1 −𝑡𝑖−1
Attention :
➢ 𝑣 est un vecteur tandis que 𝑣 représente sa norme, qui a pour valeur un nombre réel positif.
➢ Dans le système international d’unités, la vitesse s’exprime en m⋅s-1.
➢ Pour représenter un vecteur vitesse, il faut définir une échelle. Exemple : 1 cm sur le schéma
correspond à 1,5 m⋅s-1 en réalité.
➢ 𝑡1 et 𝑡3 sont des dates (on dit aussi des instants) tandis que Δ𝑡 est une durée. La durée est définie
comme le temps séparant deux dates, par exemple : Δ𝑡 = 𝑡3 − 𝑡1 . La durée séparant deux positions
sur une chronophotographie est souvent notée τ.
Lors d'un mouvement, le vecteur vitesse instantanée peut varier en direction, en sens et en norme. Le vecteur
variation de vitesse du système n’est alors pas égal au vecteur nul.
- En utilisant la méthode « du point d’après », le vecteur variation de vitesse (∆𝒗⃗ )𝑴𝒊 →𝑴𝒊+𝟏 d’un système
en mouvement entre les positions 𝑴𝒊 et 𝑴𝒊+𝟏 s’approche par : (∆𝒗 ⃗ )𝑴𝒊 →𝑴𝒊+𝟏 = 𝒗
⃗ 𝒊+𝟏 − 𝒗
⃗ 𝒊 . Il est tracé au
point 𝑴𝒊 .
- En utilisant la méthode « centrée », le vecteur variation de vitesse (∆𝒗
⃗ )𝑴𝒊−𝟏→𝑴𝒊+𝟏 d’un système en
mouvement entre les positions 𝑴𝒊−𝟏 et 𝑴𝒊+𝟏 s’approche par : (∆𝒗⃗ )𝑴𝒊−𝟏→𝑴𝒊+𝟏 = 𝒗
⃗ 𝒊+𝟏 − 𝒗
⃗ 𝒊−𝟏. Il est tracé
au point 𝑴𝒊 .
• On peut aussi utiliser les coordonnées des vecteurs vitesses pour déterminer les coordonnées de Δ𝑣4 .
Si on connaît les coordonnées du vecteur 𝑣3 (𝑣𝑣3𝑥 ) et du vecteur 𝑣5 (𝑣𝑣5𝑥 ) alors, les coordonnées du
3𝑦 5𝑦
Remarques :
• On peut calculer les coordonnées de la résultante des forces en ajoutant les différentes coordonnées
de chacune des forces.
• Lorsque le système subit plusieurs forces dont la somme vectorielle est nulle (∑ 𝐹 = ⃗0) on dit que les
forces subies par le système se compensent.
© F.Trouillet & L. Jacquelet T2-3 : Mouvements d’un système page 3/4
Effet d’une force sur un mouvement
On modélise le système étudié par un point matériel situé en son centre de gravité.
• En l'absence de force, ou si les forces exercées sur le système se compensent, alors le système est
immobile ou en mouvement rectiligne uniforme.
⃗ alors ∆𝒗
⃗ =𝟎
C'est la première loi de Newton, appelée aussi « principe d'inertie » : Si ∑ 𝑭 ⃗
⃗ =𝟎
• Au contraire, l'action d'une force permet de sortir un objet de son état de repos ou de
mouvement rectiligne uniforme. Par exemple, lors d'un service au tennis, la balle est
lancée verticalement vers le haut ; la force exercée par la raquette sur la balle modifie
⃗
sa trajectoire et accélère son mouvement, le vecteur vitesse de la balle varie : ∆𝑣 ≠ 0
Ainsi, une force a pour effet de modifier la trajectoire et/ou la valeur de la vitesse d'un
objet. Un ensemble de forces dont la résultante ∑ ⃗𝑭 est non nulle est responsable de
⃗ du système : Si ∑ ⃗𝑭 ≠ ⃗𝟎 alors ∆𝒗
la variation du vecteur vitesse 𝒗 ⃗ ≠ ⃗𝟎.
Cette relation n’est valable que dans des référentiels dit « galiléens » ; ce sont des référentiels où le
principe de l’inertie s’applique.
Cette relation permet, lorsque le mouvement du système est connu, d’estimer la somme des forces
appliquée au système à partir de la variation du vecteur vitesse. Elle permet également de déduire la
variation du vecteur vitesse lorsqu’on connaît les forces s’exerçant sur un système et donc de simuler
l’évolution du système.
On définit l'inertie comme la tendance d'un corps à conserver sa vitesse. Plus la masse d'un objet est
importante, plus son inertie est grande.
A l’échelle humaine, pour exprimer les quantités d’atomes, de molécules, d’ions …, il est nécessaire de
regrouper les entités identiques par « paquets » faciles à compter car ces quantités sont impossibles à
dénombrer.
Une mole est « un paquet » de NA entités chimiques toutes identiques où NA est la constante
d’Avogadro. La constante d’Avogadro a été définie comme le nombre d’atomes de carbone contenus
dans 12 g de 𝟏𝟐𝟔𝑪. Il y a NA = 6,02 1023 entités dans une mole.
Quantité de matière :
La quantité de matière d’une espèce chimique, notée n, est le nombre de « paquets » formés à partir
d’un échantillon. Son unité est la mole (symbole : mol).
La quantité de matière n contenue dans un échantillon contenant N entités est :
𝑵
N : le nombre d’entités (sans unité)
𝒏= avec NA : la constante d’Avogadro (en mol-1)
𝑵𝑨
n : la quantité de matière (en mol)
Ce qui donne : 𝑵 = 𝑵𝑨 × 𝒏
La masse molaire d’une espèce chimique est la masse d’une mole de cette espèce. On la note M et on
l’exprime en g.mol-1. Les masses molaires atomiques figurent dans la classification périodique des éléments.
La masse molaire moléculaire s’obtient en additionnant les masses molaires atomiques des atomes de la
molécule.
Aucun appareil ne mesure directement une quantité de matière. Pour déterminer une quantité de matière, on
réalise généralement une pesée pour les solides ou on mesure un volume pour les liquides. Une fois ces mesures
réalisées, on peut calculer les quantités de matière en utilisant les formules ci-dessous
On considère un échantillon de matière de masse m constitué d’une unique espèce chimique de masse
molaire M. La quantité de matière n de l’espèce chimique dans l’échantillon, est :
𝒎
On a donc : 𝒎 = 𝒏 × 𝑴 et 𝑴 = 𝒏
Masse volumique d’un corps : c’est la masse de ce corps par unité de volume.
Une masse volumique peut s’exprimer en g.cm-3 ou en g.mL-1 => 1 g.cm-3 = 1 g mL-1
Dans un échantillon liquide pur, de volume V, constitué d’une unique espèce chimique de masse molaire
M et de masse volumique , la quantité de matière n est :
Attention à l’homogénéité des unités dans la formule ! Comme m doit être en gramme, si V est en mL alors
doit être exprimée en g.mL-1 pour que le produit × V soit en g.
Soit un mélange dont on connaît la composition en masse ou en volume. La quantité de matière d’une espèce
chimique d’un mélange se calcule comme si elle était pure.
Le carburant 95-E10 contient 10 % en volume d’éthanol de formule C2H6O dont la masse volumique est
égale à 789 g.L-1. Quelle est la quantité d’éthanol contenue dans 50 mL de ce carburant ?
• Commençons par calculer la masse molaire de l’éthanol : M(C2H6O) = 2×12 + 6×1 + 1×16 = 46 g.mol-1
10
• Calculons le volume d’éthanol contenu dans les 50 mL de carburant : V(C2H6O) = 50 𝑚𝐿 × 100 = 5 mL
• Calculons la quantité de matière en faisant attention à l’homogénéité des unités dans la formule :
𝜌×𝑉 789 𝑔.𝐿−1 × 5.10−3 𝐿
𝑛= 𝑀
= 46 𝑔.𝑚𝑜𝑙−1
= 8,6.10-2 mol (on a converti le volume V en Litre !)
Loi d’Avogadro-Ampère :
Deux volumes égaux de gaz différents, dans les mêmes conditions de température et de pression, contiennent
la même quantité de matière.
Le volume molaire d’un gaz est le volume occupé par une mole de gaz dans des conditions de
température et de pression données. On le note 𝑽𝒎 et on l’exprime en L.mol-1.
D’après la loi d’Avogadro-Ampère, pour une température et une pression donnée, tous les gaz ont le
même volume molaire.
𝑽
On a donc : 𝑽 = 𝒏 × 𝑽𝒎 et 𝑽𝒎 = 𝒏
La concentration en quantité de matière d’une espèce chimique en solution est définie par :
𝑛
On a donc : 𝑛 = 𝐶 × 𝑉 et 𝑉 = 𝐶
La concentration C en quantité de matière d’un soluté en solution est liée à la concentration en masse 𝜸
(définie par 𝜸 =
𝒎
𝑽
) par la relation :
𝜸 𝜸 : concentration en masse du soluté (en g.L-1)
𝑪= = avec 𝑴𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕é : masse molaire de soluté (en g.mol-1)
𝑴𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕é C : concentration en quantité de matière (en mol.L-1)
𝑚
On a donc 𝐶 =
𝑀𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡é × 𝑉 avec V le volume de la solution (en L) et m, la masse de soluté introduit (en g)
et 𝑀𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡é la masse molaire de soluté (en g.mol-1).
Pour préparer une solution de concentration donnée, on peut procéder par dissolution d’un solide dans l’eau
ou par dilution d’une solution mère.
On désire préparer 100 mL d’une solution de chlorure de sodium de concentration en quantité de matière
égale à 0,50 mol.L-1 à partir de cristaux. On rappelle que M(NaCl) = 58,5 g.mol-1.
© Florence Trouillet T1-2 : La composition chimique d’une solution page 1/5
Détermination de la masse de soluté à dissoudre :
𝑚 = 𝐶 × 𝑉 × 𝑀 = 100.10-3 × 0,50 × 58,5 = 2,925 g
Protocole expérimental :
Diluer une solution aqueuse consiste à ajouter de l’eau à une solution de concentration connue (appelée
solution mère) pour en obtenir une moins concentrée (solution fille).
On souhaite préparer un volume V de solution fille de concentration C à partir d’une solution mère de
concentration C0. Quel est le volume V0 de solution mère à prélever ?
Lors de la dilution, la quantité de soluté présent ne change pas (on a juste ajouté de l’eau). Cette
quantité est la même dans le volume V de « solution fille » préparée que dans le volume V0 de « solution
mère » prélevé. On a donc la relation :
n = C0 × V0 = C × V
Protocole expérimental :
𝐶×𝑉
Commencer par calculer le volume V0 à prélever avec la relation précédente : 𝑉0 = .
𝐶0
Ex : on veut diluer 10 fois (on dit aussi dilution au 1/10e) une solution mère de sorte que la solution fille
soit 10 fois moins concentrée (F vaut alors 10) il suffit de choisir une fiole de volume 10 fois supérieur
à celui de la pipette utilisée pour prélever la solution fille (par exemple : choisir une pipette de 5 mL et
une fiole jaugée de 50 mL).
Absorbance
L’énergie des photons incidents est absorbée par les électrons des atomes de la solution et l’intensité I de la
lumière transmise est inférieure à l’intensité I0 de la lumière incidente. La comparaison de I avec I0 permet de
déterminer l’absorbance A de la solution pour la longueur d’onde envoyée sur la cuve.
Cuve Amplificateur
I0 I
A = 0,53
Cellule Afficheur
Source Monochromateur Echantillon photoélectrique
polychromatique (= filtre)
Spectre d’absorption
Une solution est colorée si elle contient une espèce chimique qui absorbe des radiations du domaine du
visible (c’est-à-dire des radiations de longueur d’onde comprise entre 400 nm et 800 nm environ).
Loi de Beer-Lambert
Enoncé :
Pour des solutions suffisamment diluées et pour une longueur d’onde donnée, l'absorbance A d'une
espèce colorée en solution est proportionnelle à la concentration C de cette espèce et à l'épaisseur l de
solution traversée. La loi de Beer-Lambert traduit cette proportionnalité :
Propriété :
Définition et principe
Compétences à acquérir :
• À partir de données expérimentales, identifier le transfert d’électrons entre deux réactifs et le modéliser par des demi-équations électroniques
et par une réaction d’oxydo-réduction.
• Établir une équation de la réaction entre un oxydant et un réducteur, les couples oxydant-réducteur étant donnés.
• Mettre en œuvre des transformations modélisées par des réactions d’oxydo-réduction.
Transformation chimique
Il y a transformation chimique lorsqu’un système chimique passe d’un état initial à un état final différent par la
nature ou la quantité des espèces chimiques le constituant.
Une réaction chimique est le modèle descriptif de la transformation chimique d’un système qui passe d’un état
initial, constitué de réactifs, à un état final contenant de nouvelles espèces, les produits. Lorsque l’on considère
la réaction, on ne tient pas compte des espèces spectatrices (espèces présentes à l’état initial qui ne subissent
aucune transformation) mais seulement des réactifs et des produits.
Equation chimique
L’équation chimique est l’écriture symbolique de la réaction chimique. Elle doit traduire la conservation des
éléments chimiques et des charges électriques (dans le cas des ions) : on équilibre donc l'équation avec des
coefficients qui s’appellent des nombres stœchiométriques.
II OXYDANTS ET REDUCTEURS
Une transformation modélisée par une réaction d’oxydoréduction met en jeu un transfert d’électrons entre un
réducteur et un oxydant.
Un oxydant est une espèce chimique susceptible de gagner un ou plusieurs électron(s).
Un réducteur est une espèce chimique susceptible de céder un ou plusieurs électron(s).
Un couple oxydant/réducteur (noté Ox/Red) est formé de l'association d'un oxydant et d'un réducteur qui peuvent
échanger un ou plusieurs électrons selon la demi-équation électronique :
Ox + n e- ⇄ Red (L'oxydant est toujours noté à gauche)
Dans ce cas, on dit que l’oxydant et le réducteur sont des espèces conjuguées.
Exemples : L’ion cuivre II et le métal cuivre forment un couple oxydant/réducteur noté 𝐶𝑢2+ (𝑎𝑞) / 𝐶𝑢(𝑠) de demi-
équation électronique : 𝐶𝑢2+ (𝑎𝑞) + 2𝑒 − ⇄ 𝐶𝑢(𝑠)
Oxydation et réduction
Le passage de l’oxydant à son réducteur conjugué (→)est une réduction : on dit que l’oxydant est réduit.
Le passage du réducteur à son oxydant conjugué (←)est une oxydation : on dit que le réducteur est oxydé.
Exemples :
Généralité :
L'oxydant et le réducteur d'un même couple possèdent toujours un élément en commun. L'oxydant est toujours
du côté des électrons dans la demi-équation.
Règles d’écriture :
L’écriture d’une demi-équation électronique se fait en plusieurs étapes afin de respecter la conservation des
éléments et des charges électriques.
1. Ecrire le couple oxydant/réducteur.
2. Equilibrer l'élément principal du couple (c’est l’élément commun au réducteur et à l’oxydant).
3. Equilibrer l'élément O en ajoutant des molécules d'eau si nécessaire.
4. Equilibrer l'élément H en ajoutant des ions hydrogène H+(aq) si l'on est en milieu acide.
5. Equilibrer les charges électriques.
Exemple :
Définition
Une réaction d’oxydoréduction est une réaction dont les réactifs sont un oxydant et un réducteur des deux
couples oxydant/réducteur différents. Au cours de cette transformation, des électrons sont transférés entre les
réactifs.
Dans l’équations d’une réaction d’oxydoréduction, les électrons échangés ne doivent pas apparaître.
L'équation associée à une réaction d'oxydoréduction s'obtient en combinant les 2 demi-équations associées aux
2 couples Ox/Red de façon à égaliser le nombre d'électrons échangés.
Méthode :
1. Identifier les couples en présences et écrire les demi-équations électroniques pour chacun des deux couples.
2. Ecrire les transformations de chacun des réactifs dans le sens où les transformations ont lieu (c’est-à-dire
avec les réactifs écrits à gauche).
3. Si nécessaire, multiplier les demi-équations par un facteur de sorte que le nombre d'électrons cédés par le
réducteur soit égal au nombre d'électrons captés par l'oxydant.
4. Combiner les deux demi-équations obtenues et vérifier que la conservation des charges et des éléments est
respectée.
• Ecriture des transformations des réactifs dans le sens où elles se produisent (réactifs placés à gauche) :
Ag+(aq) + 1 e- ⎯→ Ag(s)
Cu(s) ⎯→ Cu (aq) + 2 e
2+ -
Dans cet exemple, le réducteur Cu(s) du couple Cu2+(aq) /Cu(s) a été mis en contact direct avec l’oxydant Ag+(aq) du
couple Ag+(aq) /Ag(s) : on peut observer un transfert spontané d’électrons du réducteur vers l’oxydant (c’est un
transfert direct).
A l’état final (photo de droite), on observe que la solution devient bleue grâce à la présence d’ions cuivre ainsi
qu’un dépôt d’argent solide (paillettes brillantes).
Compétences à acquérir :
• Décrire qualitativement l’évolution des quantités de matière des espèces chimiques lors d’une transformation. (Comment évolue les
quantités de matière des réactifs ? Des produits ?)
• Établir le tableau d’avancement d’une transformation chimique à partir de l’équation de la réaction et des quantités de matière initiales des
espèces chimiques.
• Déterminer la composition d’un système à l’état final à partir des quantités de matières initiales pour une transformation totale.
• Déterminer l’avancement final d’une réaction à partir de la description de l’état final et comparer à l’avancement maximal.
• Utiliser un langage de programmation pour déterminer la composition de l’état final d’un système.
L’avancement d’une réaction chimique est une grandeur notée x et exprimée en mol qui permet de suivre
l’évolution de la composition du système chimique au cours de la transformation.
• A l’état initial : x = 0
• Au cours de la transformation : x augmente.
• A l’état final : l’avancement atteint sa valeur finale xf.
Le tableau d’avancement d’une transformation chimique présente l’évolution des quantités de matière au cours
de la transformation, en utilisant la notion d’avancement. On le construit ainsi :
Lorsque l’un des réactifs a été entièrement consommé (le réactif limitant), la transformation n’évolue plus et l’état
final est atteint. Dans ce cas, l’avancement prend sa valeur maximale et est noté xmax.
Pour déterminer la valeur de xmax et identifier le réactif limitant, on calcule les valeurs de l’avancement qui
annulent les quantités de matière de chacun des réactifs. La plus petite valeur obtenue correspond à xmax (ce qui
permet d’en déduire le réactif limitant).
Une fois xmax déterminé, on peut déterminer la composition du système à l’état final (en remplissant la dernière
ligne du tableau d’avancement avec les valeurs numériques obtenues par calcul).
Pour calculer l’avancement maximal xmax : on fait deux hypothèses et on calcule xmax pour chacune
Composition du système à l’état final : xmax permet de calculer les quantités de matière à l’état final.
n(C3H8) = 2 – 0,6 = 1,4 mol n(O2) = 0 (réactif limitant)
n(CO2) = 3 x 0,6 = 1,8 mol n(H2O) = 4 x 0,6 = 2,4 mol
Lorsque les réactifs s’épuisent tous en même temps, on dit qu’ils ont réagi dans les proportions stœchiométriques
et que le mélange initial de réactifs est un mélange stœchiométrique.
Dans les proportions stœchiométriques, les deux réactifs sont limitants. On a donc :
n0(A) – axmax = 0 et n0(B) – bxmax = 0
n0 (A) n0 (B)
Ainsi, la relation entre les quantités de matière des deux réactifs introduits est : =
a b
Dans l’état final d’une réaction non totale, le réactif limitant n’est pas consommé entièrement. Le système est
composé des réactifs restants et des produits formés qui coexistent. La connaissance d’une de leurs quantités de
matière finales et des quantités de matière initiales permet de déterminer l’avancement final xf et donc toutes
les quantités de matière finales.
Compétences à acquérir :
• Relier qualitativement l’évolution des quantités de matière de réactifs et de produits à l’état final au volume de solution titrante ajoutée.
• Relier l’équivalence au changement de réactif limitant et à l’introduction des réactifs en proportions stœchiométriques.
• Établir la relation entre les quantités de matière de réactifs introduites pour atteindre l’équivalence.
• Expliquer ou prévoir le changement de couleur observé à l’équivalence d’un titrage mettant en jeu une espèce colorée.
• Réaliser un titrage direct avec repérage colorimétrique de l’équivalence pour déterminer la quantité de matière d’une espèce dans un
échantillon.
Dosage et titrage
Un titrage est une technique de dosage mettant en jeu une réaction chimique.
Principe
Au cours d'un titrage direct, l'espèce chimique à titrer (espèce « A ») réagit avec une quantité connue d'une
espèce chimique (« B ») appelée espèce titrante. La réaction chimique, dite réaction support du titrage, doit être
rapide, observable et quasi-totale.
Remarque : contrairement au dosage par étalonnage, le titrage est une technique destructive ; l'échantillon titré est
détruit par la réaction.
Dispositif de titrage
Le suivi du titrage peut être réalisé par colorimétrie (voir TP) mais aussi
par conductimétrie et par pH-métrie (cela sera vu en terminale SPE).
Lors d'un titrage, on introduit progressivement une solution contenant l'espèce titrante B (à l’aide d’une burette)
dans une solution de volume VA, contenant l'espèce à titrer A (appelée aussi « réactif titré »).
Les deux espèces réagissent selon la réaction d’équation : a A + b B → c C + d D
Au cours d'une première partie du titrage, l'espèce titrante est entièrement consommée à chaque ajout, et la
quantité de matière de réactif titré diminue.
L'état du système pour lequel les réactifs A et B ont été introduits dans les proportions stœchiométriques et
appelé « équivalence ». Le volume VB de solution titrante alors versé est appelé volume équivalent, il est noté VE.
Ainsi :
• Pour VB < VE, le réactif titrant est limitant (chaque ajout est entièrement consommé).
• Pour VB = VE, le réactif titrant et le réactif titré sont tous deux limitants ; ils ont été introduits en proportions
stœchiométriques et sont totalement consommés (ni l’un ni l’autre ne sont alors présents).
• Pour VB > VE, le réactif titré est limitant et le réactif titrant en excès.
Titrage colorimétrique
Dans le cas où le réactif titrant, le réactif à titrer ou un produit de la réaction est coloré, on peut suivre l'évolution
de la couleur de la solution. L'équivalence est alors repérée par un changement de couleur de la solution : on parle
alors de titrage colorimétrique.
• Cas où le réactif titré est la seule espèce colorée : avant l’équivalence, la coloration du mélange réactionnel
disparaît progressivement lors de l’ajout de solution titrante. L’équivalence est atteinte lorsque la coloration a
entièrement disparu.
• Cas où le réactif titrant est la seule espèce colorée : avant l’équivalence, l’ajout de la solution titrante colorée
n’apporte pas de couleur au mélange réactionnel car le réactif titrant est consommé immédiatement après ajout
(c’est le réactif en défaut). A la goutte où sa coloration ne disparaît pas, on a atteint l’équivalence (on l’a même
légèrement dépassée d’une goutte). On dit que l’équivalence est atteinte à la persistance de la couleur du
réactif titrant.
A l'équivalence, les réactifs sont introduits dans les proportions stœchiométriques et la relation entre les
n0 (A) nE (B)
quantités de matière des deux réactifs introduits est : = avec n0 (A) la quantité de matière de l’espèce
a b
titrée A présente initialement et nE (B) la quantité de matière du réactif titrant B introduit à l’équivalence.
Compétences à acquérir :
• Établir le schéma de Lewis de molécules et d’ions monoatomiques ou polyatomiques.
• Interpréter la géométrie d’une molécule à partir de son schéma de Lewis.
• Déterminer le caractère polaire d’une liaison à partir de la donnée de l’électronégativité des atomes.
• Déterminer le caractère polaire ou apolaire d’une entité moléculaire à partir de sa géométrie et de la polarité de ses liaisons.
Lors des transformations chimiques, les atomes évoluent pour obtenir une structure électronique plus stable que
la leur :
• la structure en duet (2 électrons externes) de l’hélium pour les atomes de numéro atomique 4.
• la structure électronique en octet (8 électrons sur la couche externe) du gaz noble le plus proche dans la
classification pour les atomes de numéro atomique > à 4.
Pour satisfaire à cette règle, les atomes ont deux possibilités :
• perdre ou gagner des électrons et se transformer en ions monoatomiques ;
• s’associer à d’autres atomes pour former des liaisons covalentes et constituer des molécules.
Dans une molécule, on appelle un « doublet liant » (ou « liaison covalente »), la mise en commun de deux
électrons par 2 atomes, chaque atome apportant un électron à la liaison.
Le nombre de liaisons covalentes formées par un atome (appelée aussi « valence de l’atome ») est égal au nombre
d’électrons manquant sur la couche externe de l’atome pour obéir à la règle du duet et de l’octet.
Les électrons externes de l'atome non engagés dans une liaison se regroupent par 2 en « doublets non liants »
(d.n.l) localisés autour de l'atome. Lorsque la règle de l’octet est respectée, la somme du nombre de d.n.l et du
nombre de doublets liants (valence) est égale à 4 (car 4 doublets d’électrons correspondent à 8 électrons).
Le schéma de Lewis d’un atome permet de représenter la structure électronique externe d’un atome. Pour
l’établir, on représente le noyau de l’atome et ses couches électroniques internes par le symbole de l’élément ;
les électrons de valence la couche externe par des points et les d.n.l par des tirets.
6C 1s2 2s22p2 4 0 C
7N 1s22s22p3 3 1 N
8O 1s22s22p4 2 2 O
9F 1s22s22p5 1 3 F
17Cl 1s22s22p63s23p5 1 0 Cl
© Florence Trouillet T1-6 : De la structure à la polarité d’une entité chimique page 1/4
Schéma de Lewis d’un ion monoatomique
Lorsque l’atome gagne ou perd un ou plusieurs électrons, il donne un ion monotaomique. Pour représenter le
schéma de Lewis de l’ion monoatomique, on applique les mêmes règles que pour les atomes.
Le schéma de Lewis d’une molécule est une représentation des atomes et de tous les doublets liants et non liants
de cette molécule. Dans le schéma de Lewis, chaque atome est représenté par le symbole de son élément, et
seuls les électrons externes sont représentés sous formes de tirets qui représentent des doublets d’électrons
(doublets liants entre deux atomes, ou doublets non-liants autour d’un atome).
Dans le schéma de Lewis d’une molécule, chaque atome (sauf H) doit être entouré de 4 doublets (liants ou non-
liants), soit 8 électrons : ceux qui lui sont propres sur sa couche externe, plus ceux apportés par chaque liaison ;
ainsi, la règle de l’octet est respectée.
• négative symbolisée par lorsque cet atome perd un doublet liant et gagne un doublet non liant.
(On entoure le signe pour ne pas le confondre avec un doublet non liant.)
• positive symbolisée par lorsque cet atome perd un doublet non liant et gagne un doublet
liant.
© Florence Trouillet T1-6 : De la structure à la polarité d’une entité chimique page 2/4
II GEOMETRIE SPATIALE DES MOLECULES
Règle de Gillepsie
Les doublets d’électrons externes (liants et non liants) se repoussent mutuellement et se positionnent de façon à
être les plus éloignés possibles les uns des autres (afin de minimiser ces répulsions électriques).
Quand il y a 4 doublets autour de l’atome central, ces doublets adoptent une configuration tétraédrique dans
l’espace pour minimiser les répulsions électriques. L’angle entre les doublets vaut environ 109°.
La géométrie d’une molécule dépend du nombre et de la nature des doublets mis en jeu par les atomes.
L’atome de carbone C est situé au centre d’un tétraèdre dont les atomes d’hydrogène H
occupent les sommets. C’est une géométrie tétraédrique. L’angle entre 2 liaisons vaut 109°.
Les 3 doublets liants et le doublet non liant autour de N adoptent une configuration
tétraédrique. L’atome de N se retrouve au sommet d’une pyramide : géométrie pyramidale.
L’électronégativité est une grandeur sans dimension qui traduit la tendance d’un
atome à attirer à lui le doublet d’électrons de la liaison dans laquelle il est engagé.
Cette grandeur est représentée par la lettre grecque (lire « khi »).
© Florence Trouillet T1-6 : De la structure à la polarité d’une entité chimique page 3/4
Sens d’évolution de l’électronégativité dans la classification :
• Le fluor est l’élément chimique le plus électronégatif (F) = 4,0 (avec 2 C.S) ; on trouve ensuite l’élément
oxygène (O) = 3,5, le chlore (Cl) = 3,2, l’azote et les autres halogènes.
• Le francium est l’élément le moins électronégatif (on dit qu’il est électropositif) : (Fr) = 0,7.
Lorsqu’une liaison de covalence relie un atome A plus électronégatif qu'un atome B (la différence
d’électronégativité étant comprise entre environ 0,3 et 2,0), alors le doublet liant se trouve attiré par l’atome A :
on dit que la liaison covalente A-B est polarisée.
Chaque atome se trouve alors porteur d’une petite charge électrique appelée charge partielle (ce ne sont pas des
charges entières mais des fractions de la charge élémentaire e). Cette charge fictive est négative, notée - pour
l'atome A, et positive notée + pour B. On a - = +.
(Cl) >> (H) : l’atome Cl attire à lui les électrons de la liaison. Il apparaît une charge - +
partielle négative sur l’atome Cl. Par conséquent il apparaît une charge partielle de même Cl H
valeur mais positive sur l’atome H : la liaison est polarisée.
La liaison covalente polarisée est une situation intermédiaire entre deux cas « limites » :
- la liaison covalente apolaire (non polarisée) qui relie deux atomes identiques ou deux atomes ayant une
différence d’électronégativité faible (inférieure à 0,3) ici, le doublet est équitablement réparti entre les atomes ;
- la liaison ionique qui relie deux atomes ayant une différence d’électronégativité très forte, supérieure à 2,0 ;
dans ce cas, le doublet est totalement capté par l’atome le plus électronégatif et les deux atomes deviennent des
ions, porteurs de charges « entières », multiples de la charge élémentaire e.
Exemple : l’eau
Les deux liaisons O − H sont polarisées d'où l'apparition de charges
partielles. Les deux charges + sont équivalentes à une charge 2+ au point
K (barycentre des charges positives). Le barycentre des charges négatives
(O) et le barycentre des charges négatives (K) ne sont pas confondus : l’eau
est donc une molécule polaire ; c’est un dipôle électrique permanent.
© Florence Trouillet T1-6 : De la structure à la polarité d’une entité chimique page 4/4
T1-7 : DE LA STRUCTURE AUX PROPRIETES D’UNE ESPECE CHIMIQUE
Compétences à acquérir :
• Expliquer la cohésion au sein de composés solides ioniques et moléculaires par l’analyse des interactions entre entités.
• Expliquer la capacité de l’eau à dissocier une espèce ionique et à solvater des ions.
• Modéliser, au niveau macroscopique, la dissolution d’un composé ionique dans l’eau par une équation de réaction. Calculer la concentration
des ions dans la solution obtenue.
• Expliquer ou prévoir la solubilité d’une espèce chimique dans un solvant par l’analyse des interactions entre les entités. Comparer la solubilité
d’une espèce solide dans différents solvants (purs ou en mélange).
• Interpréter un protocole d’extraction liquide-liquide à partir des valeurs de solubilités de l’espèce chimique dans les deux solvants. Choisir un
solvant et mettre en œuvre un protocole d’extraction liquide-liquide d’un soluté moléculaire.
• Expliquer le caractère amphiphile et les propriétés lavantes d’un savon à partir de la formule semi-développée de ses entités. Citer des
applications usuelles de tensioactifs. Illustrer les propriétés des savons.
Les solides ioniques et les solides moléculaires sont deux catégories de l’état solide.
a) Solide ionique :
Un solide ionique est un empilement régulier de cations et d'anions dans l'espace. Il est électriquement
neutre. Sa formule indique la proportion des ions présents.
Ex : Le cristal de fluorite CaF2 (1 ion calcium Ca2+ pour 2 ions fluorure F-)
b) Solide moléculaire :
Dans un cristal ionique, chaque ion s'entoure d'ions de signes opposés. C'est l'interaction électrostatique existant
entre ces ions de charges contraires (modélisée par la loi de Coulomb) qui assure la cohésion du solide ionique.
© Florence Trouillet T1-7 : De la structure aux propriétés d’une espèce chimique page 1/5
Cohésion des solides moléculaires
Ce sont des interactions de type électrostatique entre des dipôles électriques permanents ou induits (un
dipôle étant un ensemble de 2 charges opposées séparées d’une distance d).
Les interactions de Van der Waals se manifestent à courte distance et sont faibles. Elles sont également
présentes dans les liquides. Elles sont d'autant + importantes que les molécules sont volumineuses.
Une liaison ou « pont » hydrogène est une interaction attractive qui s'établit entre un atome d'H lié par une
liaison covalente à un atome A, et un atome B (A et B pouvant être O, F, N, Cl).
La liaison hydrogène est plus forte que l'interaction de Van der Waals. Elle se manifeste aussi dans les liquides.
Ces interactions intermoléculaires s’ajoutent aux interactions de Van der Waals.
© Florence Trouillet T1-7 : De la structure aux propriétés d’une espèce chimique page 2/5
II DISSOLUTION D’UN SOLIDE IONIQUE DANS UN SOLVANT
Rôle du solvant
Pour dissoudre des espèces ioniques, il faut choisir un solvant polaire (comme l'eau). La dissolution d'un solide
ionique dans un solvant polaire résulte d'interactions électriques.
Elle peut être décrite par 3 étapes : la dissociation de l'électrolyte, la solvatation et la dispersion.
Par attraction électrostatique, les ions passés en solution s'entourent d'un « bouclier
» de molécules d'eau, qui les empêche alors de se rapprocher les uns des autres pour
former des liaisons entre eux. C'est le phénomène de solvatation. On le nomme
également hydratation dans le cas où le solvant est l'eau.
Les ions hydratés sont notés avec le qualificatif (aq). Ainsi Na +(aq) symbolise un ion
sodium entouré de molécules d'eau.
Les ions hydratés se dispersent dans la solution et au bout d'un temps plus ou moins long (considérablement
écourté lorsque l'on agite la solution), la solution est homogène. C'est la dispersion.
Equation de la dissolution
Le phénomène de dissolution d'un solide ionique dans l'eau est une transformation chimique que l’on peut
modéliser, à l’échelle macroscopique, par une équation : l'équation de la réaction de dissolution.
Attention à bien respecter la loi de conservation des charges électriques dans l'écriture de l'équation !
La concentration molaire [X] d'un ion en solution est donnée par la relation :
n : quantité de matière de l’ion X (en mol)
𝒏(𝑿)
[𝑿] = avec V : volume de la solution (en L)
𝑽
X] : concentration molaire de l’ion (en mol.L-1)
© Florence Trouillet T1-7 : De la structure aux propriétés d’une espèce chimique page 3/5
Pour calculer ces concentrations, il faut exploiter l'équation chimique de la dissolution du soluté qui a conduit à
la formation des ions X.
Exemple :
Sur un flacon on lit : « solution de chlorure de cobalt à 0,10 mol.L-1 ». Cette mention signifie que cette solution a
été préparée en dissolvant 0,1 mole de CoCl2 (le soluté) dans 1 litre d’eau ; on dit aussi que c’est la concentration
en soluté apporté notée C. Pour autant, cela ne signifie pas que la solution contient 0,1 mole de CoCl2 par litre
de solution. En effet, il n’existe pas de soluté CoCl2 en solution parce que le chlorure de cobalt est un solide
ionique qui est totalement dissocié, lors de la dissolution, en ions Co2+ et Cl- :
CoCl2 (s) ⎯⎯→ Co2+ (aq) + 2 Cl- (aq)
Les concentrations molaires des espèces réellement présentes en solution (c’est-à-dire les concentrations
molaires en ions Co2+ et Cl- notées [Co2+]et [Cl-] ) sont telles que :
[Co2+ (aq)] = C = 0,1 mol.L-1 et [Cl- (aq)] = 2 C = 0,2 mol.L-1
On retrouve ainsi le fait que la solution est électriquement neutre : [Cl- (aq)] = 2 × [Co2+ (aq)]
Solide apolaire
Si le solide est formé de molécules apolaires : un solvant apolaire sera approprié pour réaliser
sa dissolution (ex : dissolution du diiode I2 dans le cyclohexane). Les interactions entre les
molécules du solvant et du soluté sont des interactions de Van der Waals.
Solide polaire
2 cas possibles :
Dissolution sans formation de liaisons hydrogène (ex : butanone dans l'acétone) : la dissolution s'explique par les
interactions de Van der Waals qui s'établissent entre les molécules polaires du soluté et du solvant.
Dissolution avec formation de liaisons (appelées aussi « ponts ») hydrogène (ex : glucose dans l’eau) : la
dissolution s'explique par les interactions de Van der Waals et les nombreuses liaisons hydrogène qui s'établissent
entre les molécules polaires du soluté et du solvant (pas toutes représentées sur le schéma).
© Florence Trouillet T1-7 : De la structure aux propriétés d’une espèce chimique page 4/5
IV EXTRACTION PAR UN SOLVANT
La solubilité d'un soluté dans un solvant traduit sa capacité à se dissoudre dans ce solvant.
La solubilité, notée s (exprimée en g·L-1), d'une espèce chimique (solide, liquide ou gaz) correspond à la masse
maximale de cette espèce que l'on peut dissoudre dans un litre de solvant, généralement de l'eau.
La solubilité dépend de la température et de la nature du solvant, car elle est liée aux interactions, au niveau
microscopique entre le soluté (molécule, ion, atome) et le solvant : plus les interactions sont nombreuses et plus
le soluté est soluble dans le solvant.
Une espèce chimique peut être insoluble dans un solvant : dans ce cas, le soluté ne se dissout pas.
Lorsqu'un soluté est liquide, il peut être soluble dans un solvant, en toutes proportions. Dans ce cas, on dit que
les deux liquides sont miscibles. Des liquides sont miscibles lorsqu'ils se mélangent l'un avec l'autre pour former
un mélange homogène.
L'extraction par un solvant (extraction liquide-liquide) est une technique expérimentale qui permet d'extraire une
espèce dissoute dans une solution.
© Florence Trouillet T1-7 : De la structure aux propriétés d’une espèce chimique page 5/5
T1-8 : STRUCTURE DES MOLECULES ORGANIQUES
Compétences à acquérir :
• Identifier, à partir d’une formule semi-développée, les groupes caractéristiques associés aux familles de composés : alcool, aldéhyde, cétone et
acide carboxylique.
• Justifier le nom associé à la formule semi-développée de molécules simples possédant un seul groupe caractéristique et inversement.
• Exploiter, à partir de valeurs de référence, un spectre d'absorption infrarouge.
• Utiliser des modèles moléculaires ou des logiciels pour visualiser la géométrie de molécules organiques.
Une espèce organique est une molécule ou un ion qui contient, a minima, l’élément carbone et l’élément hydrogène
(d’autres éléments peuvent être présents comme l’oxygène, l’azote, le soufre, le phosphore …). Ces composés peuvent
être d’origine naturelle ou produits par synthèse.
Les hydrocarbures sont des composés organiques uniquement constitués d’atomes de C et H. Les alcanes sont
des hydrocarbures saturés car ils ne possèdent que des liaisons C-C simples. Dans les alcanes, tous les atomes de
C sont tétragonaux (chaque atome de C établit 4 liaisons avec 4 atomes voisins).
On distingue les alcanes à chaîne ouverte (non cyclique) de formule brute CnH2n+2 (n 1) des alcanes cycliques (à
chaîne carbonée fermée de formule brute CnH2n (n 3).
1. Pour trouver le nom systématique d’un alcane, il faut d’abord repérer la plus longue chaîne carbonée. C’est elle
qui va permettre de déterminer le radical du nom.
Ceci n’est pas à connaître par cœur, le tableau sera fourni !
Ramifications
CH 3 CH 3
4. Enfin, on place le nom de ces ramifications (méthyle, éthyle) devant le nom de la chaîne linéaire, dans l’ordre
alphabétique, en la faisant précéder du numéro du carbone qui la porte. Le e final de ce nom est supprimé.
Le nom est alors constitué ainsi : Indice de position de la ramification + un tiret + nom de la ramification
correspondante (sans le « e » final) + nom de l’alcane (collé)
Si plusieurs ramifications identiques sont présentes, ces numéros sont groupés et on ajoute le préfixe di-, tri- ou
tétra- devant le nom du groupe alkyle.
Remarque n°1 : Lorsque la chaîne est un cycle, on rajoute le préfixe cyclo- : cyclohexane,
cyclopentane, etc.
Remarque n°2 : il arrive que le numéro précédant le groupe alkyle soit inutile car sans
ambigüité. Il doit être alors supprimé.
Groupes caractéristiques
Certaines molécules organiques comportent des groupes d’atomes autres que C et H. Ces groupes d’atomes sont
appelés groupes caractéristiques et définissent la famille à laquelle appartient une molécule donnée. Un groupe
caractéristique confère à une molécule donnée des propriétés particulières
Exemple : éthanol H3C–CH2–OH. Le groupe caractéristique est –OH. Toutes les molécules possédant uniquement ce
groupe caractéristique font partie de la famille des alcools.
Cette année, en plus de la famille des alcanes, nous allons étudier 4 familles de molécules organiques : les alcools,
les aldéhydes, les cétones et les acides carboxyliques.
a) Définition :
R – OH
Groupe alkyle Groupe caractéristique : groupe hydroxyle lié à un atome
de carbone tétragonal par une liaison simple
b) Nomenclature :
Le nom s’obtient en ajoutant au nom de l’alcane correspondant (après élision du « e » final), la terminaison « ol »
précédée de l’indice de position du C fonctionnel (C qui porte le groupe –OH). Le sens de numérotation de la
chaîne est choisi pour que l’indice de position du groupe soit minimal (priorité à la fonction alcool !!!).
4 3 2 1
H3C CH CH2 CH2 OH 3-méthylbutan-1-ol
H3C Sens de n°
a) Groupes caractéristiques :
Les aldéhydes, cétones et acides carboxyliques possèdent une double liaison C=O. Ces familles se distinguent
les unes des autres par la nature des autres atomes portés par l’atome de carbone de la double liaison C=O (cet
atome de carbone est appelé carbone fonctionnel).
• Si le groupe carbonyle C=O est placé en bout de chaîne (avec un atome d’hydrogène porté par le carbone
fonctionnel), il définit la famille des aldéhydes.
• Si le groupe carbonyle est placé est en milieu de chaîne, il définit la famille des cétones.
• S’il est lié à un groupe –OH, on a le groupe carboxyle –COOH qui définit la famille des acides carboxyliques.
On obtient le nom d’un aldéhyde, d’une cétone ou d’un acide carboxylique en substituant le –e final de l’alcane
ayant la même chaîne carbonée par un des suffixes du tableau suivant. La chaîne est numérotée de sorte que le
carbone fonctionnel ait le plus petit numéro possible. Dans le cas des acides carboxyliques, le nom commence
par le mot « acide ».
Dans le cas des aldéhydes et des acides carboxyliques, le numéro du carbone fonctionnel (qui est toujours le
numéro 1) n’est pas précisé.
c) Synthèse :
a) Principe :
Comme pour l’électron en orbite autour d’un atome, l’énergie de vibration de ces
liaisons est quantifiée. Si l’on envoie sur une liaison un photon ayant l’énergie adéquate
(c’est-à-dire l’énergie correspondant à la différence entre deux niveaux d’énergie de
vibration), la liaison pourra l’absorber et vibrer avec une plus grande amplitude. Ces
niveaux d’énergies dépendent du type d’atomes (ou groupe d’atome) liés.
La spectroscopie IR consiste à faire passer des rayonnements infrarouges de longueur d’onde comprise entre
2,5 m et 25 m dans un échantillon de matière et d’analyser le spectre obtenu.
b) Spectre IR :
Le spectre infrarouge d’une molécule est le tracé de la transmittance T (pourcentage du signal transmis, c’est-
à-dire non absorbé par la molécule) en fonction du nombre d’onde σ (cm-1) qui est défini comme l’inverse de
𝟏
la longueur d’onde : 𝝈 = 𝝀.
- Si la transmittance est faible, alors l’absorption est forte : un creux de transmittance correspond à un pic
d’absorbance : les bandes d’absorption pointent vers le bas.
- L’échelle en abscisse est orientée vers la gauche et n’est pas toujours linéaire.
Quand une lumière IR traverse un échantillon de matière, certaines liaisons des molécules présentes absorbent
de l’énergie pour changer de fréquence de vibration et l’on voit apparaître des bandes dans le spectre : un
spectre IR renseigne ainsi sur la nature des liaisons de la molécule et donc sur ses groupes caractéristiques. Un
spectre IR est donc caractéristique d’une molécule.
Pour déterminer le type de liaison correspondant à une bande, il faut relever la position et l’allure de la
bande et comparer ces données avec celles d’une table (tableau donnant les bandes des principales liaisons
présentes dans les molécules organiques). Ce tableau sera toujours fourni pour la réalisation des exercices.
Compétences à acquérir :
• Identifier, dans un protocole, les étapes de transformation des réactifs, d’isolement, de purification et d’analyse (identification, pureté) du
produit synthétisé. Justifier le nom associé à la formule semi-développée de molécules simples possédant un seul groupe caractéristique et
inversement.
• Justifier, à partir des propriétés physico-chimiques des réactifs et produits, le choix de méthodes d’isolement, de purification ou d’analyse
• Déterminer, à partir d’un protocole et de données expérimentales, le rendement d’une synthèse.
• Schématiser des dispositifs expérimentaux des étapes d’une synthèse et les légender.
• Mettre en œuvre un montage à reflux pour synthétiser une espèce chimique organique. Isoler, purifier et analyser un produit formé.
La synthèse chimique
La synthèse organique est une succession d'étapes, de manipulations, permettant d'obtenir des molécules
organiques. Le protocole en décrit chronologiquement les étapes à effectuer pour fabriquer puis isoler le produit
souhaité.
C’est lors de cette étape que l’on synthétise le produit recherché. Le choix du montage est déterminé par la
température à laquelle se déroule la synthèse, le besoin d’agitation ou pas, etc.
C’est lors de cette étape que l’on sépare le produit recherché du milieu réactionnel (réactifs n’ayant pas réagi,
autres produits de la réaction, solvant, etc.). Le choix du montage est déterminé par l’état physique du produit à
isoler (solide ou liquide).
A la fin de la synthèse, il convient de vérifier que le produit obtenu est bien celui attendu et de contrôler sa pureté.
Plusieurs techniques sont souvent employées pour effectuer cette analyse.
- Mesure d’une caractéristique physique (température de fusion, masse volumique, indice de réfraction...)
- Analyse spectroscopique (UV-visible, IR, RMN)
- Chromatographies (sur couche mince, en phase gazeuse...)
Les techniques précédentes permettent d’obtenir un produit dit « brut » mais ne permettent pas toujours d’en
éliminer toutes les impuretés. On doit alors purifier le produit grâce à une technique appropriée.
- Si l’espèce chimique à purifier est liquide, la distillation fractionnée (voir ci-
contre) permet de séparer l’espèce chimique recherchée et les impuretés à
conditions que leurs températures d'ébullition soient suffisamment
différentes. Le liquide le plus volatil (celui qui a la température d’ébullition
la plus basse) constitue alors le distillat récupéré dans l’erlenmeyer.
- Si l’espèce est solide, une recristallisation permet de la purifier en jouant
sur les différences de solubilités du produit et des impuretés dans un
solvant en fonction de la température.
Cette technique consiste à dissoudre le produit solide obtenu dans un
solvant à chaud, puis à le faire cristalliser de nouveau en le laissant refroidir,
les impuretés restant alors dissoutes dans le solvant.
Le rendement η d’une synthèse est le rapport entre la quantité de matière de produit purifié réellement obtenue (nexp)
et la quantité de matière maximale qui pourrait théoriquement se former (nmax). Il peut être exprimé en pourcentage :
𝒏𝒆𝒙𝒑
η= x 100
𝒏𝒎𝒂𝒙
La valeur du rendement dépend des paramètres expérimentaux de la synthèse. C'est un indicateur de l'efficacité d'une
synthèse.
© Florence Trouillet T1-9 : Synthèse page 3/3
T1-10 : REACTIONS DE COMBUSTION
Compétences à acquérir :
• Citer des exemples de combustibles usuels.
• Écrire l’équation de réaction de combustion complète d’un alcane et d’un alcool.
• Estimer l’énergie molaire de réaction pour une transformation en phase gazeuse à partir de la donnée des énergies des liaisons.
• Mettre en œuvre une expérience pour estimer le pouvoir calorifique d’un combustible.
• Citer des applications usuelles qui mettent en œuvre des combustions et les risques associés.
• Citer des axes d’étude actuels d’applications s’inscrivant dans une perspective de développement durable.
Un combustible est une substance qui peut subir une réaction de combustion, c’est-à-dire qui peut réagir avec le
dioxygène O2 de l’air en dégageant une grande quantité d’énergie.
Les combustibles fossiles sont issus de la biomasse mais ils ont été transformés chimiquement et accumulés au
cours des temps géologiques : charbon, pétrole, gaz « naturel » (principalement le méthane et l’éthane). Ils sont
donc issus de ressources non renouvelables car ils ne se reforment pas rapidement à l’échelle d’une vie humaine.
Charbon : carbone pur (ou presque, il y a également des impuretés dedans car le bois à l’origine du charbon
contenait également d’autres éléments (S, P) en petite quantité).
Carburants : le raffinage du pétrole brut permet d’en extraire différents types de carburants.
- Essence : mélange d’alcanes et d’alcènes (hydrocarbure contenant une double liaison C=C) plus ou moins ramifiés
possédant en moyenne 8 atomes de carbone.
- Kérosène : idem mais en moyenne 10 atomes de carbone.
- Gazole : idem mais en moyenne 12 atomes de carbone.
Les combustibles naturels sont issus de la biomasse : bois, éthanol, méthane issu de processus de traitement de la
biomasse (méthanisation), mais aussi « biocarburants » c’est-à-dire des carburants identiques à ceux dérivés du
pétrole, mais obtenu par traitement de la biomasse. Ils sont donc issus de ressources renouvelables car ils se
forment rapidement à l’échelle d’une vie humaine.
Le dihydrogène
Ce n’est pas un combustible organique. Il ne produit pas de dioxyde de carbone CO2 lors de sa combustion.
2 H2 + O2 → 2 H2O
Définition
Une combustion peut être modélisée par une réaction d’oxydo-réduction au cours de
laquelle :
- un combustible s’oxyde ;
- un comburant (généralement, il s’agit du dioxygène gazeux, le plus souvent extrait
de l’air ambiant), se réduit.
Pour activer une réaction de combustion, il faut apporter une énergie (appelée
« énergie d’activation »).
La combustion complète d’un carburant ne contenant que des atomes de C, H et O (hydrocarbure, charbon pur,
alcools) ne produit que du dioxyde de carbone CO2 et de l’eau.
Toutes les combustions ne sont pas complètes, loin s’en faut. Lors d’une combustion incomplète, il peut se former
du monoxyde de carbone (CO) qui est un gaz toxique pour la santé. Il peut également rester des traces
d’hydrocarbures non brûlés (odeur caractéristique des gaz d’échappement d’une voiture sans pot catalytique). Il
peut également y avoir des microparticules (principalement de la suie, c’est-à-dire des particules de charbon).
De même, les carburants contiennent des impuretés contenant notamment du soufre S et de l’azote N. Cela conduit
à la formation de SO2, NO, NO2, tous des gaz polluants.
Enfin, lors d’une combustion dans un moteur thermique, le diazote de l’air peut réagir avec le dioxygène pour donner
des oxydes d’azote (N2O, NO, NO2) qui sont tous des gaz polluants également.
Nos sociétés très consommatrices d’énergie reposent principalement sur la combustion de pétrole et de charbon
(transport, chauffage, production d’électricité …). L’utilisation d’énergie renouvelable à l’échelle mondiale reste
encore marginale (12,6 % en 2020, sans compter l’énergie autoconsommée, c’est-à-dire produite par son utilisateur).
Le principal problème des combustions d’énergie fossile est la production de CO2 en quantité très importante. Or
le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre dont la forte quantité libérée dans l’atmosphère renforce l’effet
de serre naturel, provoquant une augmentation de la température moyenne du globe ; il participe donc au
changement climatique actuel.
Une réaction de combustion est toujours exothermique : le système chimique en combustion libère de l’énergie
noté Q et exprimée en Joule. On a donc Q < 0 (c’est la convention du « compte en banque » ; si le compte perd de
l’argent le transfert est compté négativement).
L’énergie transférée Q lors d’une combustion dépend de la quantité de combustible et de la nature du combustible.
- Elle peut être calculée à partir de l’énergie molaire de combustion du combustible (énergie notée Ecomb et
exprimée en J.mol-1) qui est définie comme étant l’énergie libérée par la combustion d’une mole de combustible.
Ainsi, l’énergie libérée par la combustion complète de n mole de combustible est :
Q = n × Ecomb avec n en mol, Ecomb en J.mol-1 (Ecomb < 0 car définie par rapport au système chimique) et Q en J.
- Elle peut être également calculée à partir du pouvoir calorifique combustible (noté PC et exprimé en J.kg-1) qui
est défini comme étant l’énergie libérée par la combustion d’un kilogramme de combustible. Ainsi, l’énergie
libérée par la combustion complète de n mole de combustible est :
Q = - m × PC avec m en kg, PC en J.kg-1 (PC > 0 car définie par rapport au système chauffé) et Q en J.
Ces deux grandeurs sont reliées par la masse molaire M du combustible : Ecomb = - PC × M
L’énergie chimique est une forme d’énergie associée aux liaisons intramoléculaires. Pour rompre une liaison entre
2 atomes il faut fournir de l’énergie ; au contraire, la création d’une liaison libère de l’énergie. Ces énergies sont
appelées « Energies de liaison » et exprimée en kJ.mol-1.
Exemple : l’énergie de la liaison C–C vaut 346 kJ·mol-1. Cela signifie que :
1) pour rompre une mole de liaisons C–C, il faut apporter 346 kJ ;
2) la formation d’une mole de liaisons C–C produit 346 kJ.
Remarque : une énergie de liaison est généralement donnée en J·mol-1 ou en kJ·mol-1 car l’énergie d’une seule
liaison est très petite. Ainsi, comme toujours en chimie, manipuler des moles et des grandeurs molaires est plus
commode.