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DU CINEMA - CAHIERS - : | : 159 * REVUE MENSUELLE DE CINEMA e OCTOBRE 1964 x 159 Monica Vitti, Xenia Valdert es Richard Hartis Gans DESERTO ROSSO (Le Désart rouge), de Michelangelo Antonioni, Lion wOr de 1s XXV" Mostra de Venise (Francoriz), Cidessous : GERTRUD, Ic" dernier flim Cant | th, Dreyer, dont nous " acheyons de publler les écrits dans ee numéro, Cahiers du Cinéma OCTOBRE: 1964 TOME xxvii, — Ne 159 ‘Toute chose parfaite en son genre méne audela de ce genre. Gorse. SOMMAIRE Georges Sadoul Entretien avee Louis Lumiére 1 YENISE 6 Ingmar Bergman ....., Pour ne pas parler 2B Jean-Ime Goiard ......- La Femme mariée . 18 Michelangelo Antonioni Deserto rosso u Sean-Louls Comolli ot Francois Weyergans -. Revue du Festival .... 16 Carl Th, Dreyer Eerits VE 2 8B Jacques Bontemps ...... Festivals: Locarno, Porretia Terme... 38 Axel Madsen .......01..,, Rencontre aves Sam Peckinpab. 4 Ohris Wicking .......... Lettre de Londres . “4 PRITT JOURNAL DU CINEMA (0GA vs AMPTP, Imamura, Klossowsld, Pula)... a e Les Films Pierre Kast La prochaine Polaire (Bande & part)... 51 Jacques Bontemps Lite au trésor (Bande part) ......... 55 Jean-André Fieschi ...... WAlehimiste (IL terzorista) ....0. 0.0... 3T Michel Mardore ........ Mart pour tous David and isa)... 60 Michel Delahaye ........ Le virage (Une fille & In dérivey ...... 62 Notes sur @autres films (La donna scimmia, The World of Henry Orient, The Best Man, Séduite et abandonnée, Les Plus_belles escroqueries du monde, Paris When Tt Sizzles, L’Ennui), par J. Bon- temps, ot Flesch,” Foctanl, Mi Madore J. "Narbont et J. Rivette ve tenses 65 e Claude Gauteur ........ ‘Tableau des revues trangéres de cinéma 74 Le Conseil des Dix tee . sees 80 Films sortis a Paris du 29 juliet aw 1+ septembre i964. ” CAHIERS DU GINEMA, revue meniuelle de Cinema 5, me Clement-Marot, Paris (8) - 225-924 - Secrétariat + Jacques Deniol-Valeroze, Jacques RN Tous droits réservés — Copyright by les Edi ¢ i Louis Lumiire + te Sortie des usines (or 91. du Catalogue). Le film perait oveir été réalisé duront été 1895, st nou poz cn alt 1894, comme ox ta génsrolement fling, Le cyeliste pourrait sire Froncis Do i, fer mei 1886, véalisa & Moscoy Te premio’ arena report 2 Le photdgramme est exteait dete fm au film, dix ‘ui, ‘actualits, Lo’ Courcenement do. Tear Niclas 1. ist secendes ovant la fermelure des porte. Georges Sadoul Entretien avec Louis Lumiére a Bandol, fe 24 septembre 1946 Le chauffeur est venu me prendre @ la gare de Bandol, 11 me conduit @ ta Villa Lumiere, silude sur une petite éminence, @ Uest de la localité. On m'introduit dans un salon meablé de bronzes dart monumentaux + femmes nues, génies ailés, guerriors mourants, etc., offers @-M. Lumiére par son personnel et diverses saciétés savantes. Une petite fille joue sur ta terrasse, Louis, Lumiére fait son entrée. I est grand, volté, gras, les joues tombantes, Tes oreilles poiatues ei exceptionnellement tongues, comme celtes d'un Bouddlta. 1 porte une aire de lunettes spéciules dont un des verres' est remplacé par une plaque de métal noir Pout diverse: raisens, V'avats gordé dans mos archives Ip texto de cette interviciy gub est, oins! estég “dic-hait ons ‘ieaite, ef ui me semble. importante, ‘Cf. Ggulement mor live sur a Lous Lumiére >, {ul doit. paraltre ineessammont eux Feltions Seghere, a publication de ce torte cofecide done avec le centldme onniversaite de Ia nlssance de Louis Luniére, le 5 octobre 186, anado on mer (n° YO dy Cotologue). Cette vue @ été prise pendant été 1895 2 f, aul ‘appartencit 9 dh, Antomne Lumiere pire. Cette propriété possédcit un ejetde (@ drolte) tur Toquntle sont assises Mesdames Lumiere ct, peutretre, A pereée dun trou en son contre. Il a ét6 opéré année précédente de Ia cataracte, Matgré Ses 82 ans, i eat exceptionaetioment sif ot alete. It nese fatiguora jamais au cours notre fr8s long entretion, restere toujours présent et prét a ia riposte. Mais quand it fait quelques pas, i s‘essouffle facilement, it soujfre dz ewur, C'est pourquoi it a fait aménager hin ascenseur pour descendre a ses laboratoires situés en sous-sol de ta terrasse. C’est par cet ascenseur que nous allons poursuivre notre entretiee dans des Inboratoires o@ régne Yorase te plus paral Je no prends es notes que quelques minutes apres abut de notre entretien, Nous avons commencé par parler de ta parole qui tui est généralement attribuée, et qu'il aurait dite & Mélids lors de Ia premidre représentation du Grand Café : « Le cinéma n'a aucun avenir », phrase souvent répéiée et déjormée. A ce sujet, Louis Lumiére me tend avec indignation ane coupure de presse. I est abonné & UArgus, if lit aver assiduité les coupures gui lai sont adressées. Lotis Lourie. ~ Je n’assistais pas 2 la premidre représentation diy Grand Caté, J'étais resté 2 Lyon. Si la phfase « Le cinéma n’a aucun avenir » a été prononcée, a é1€ dite ce jour 28 décembre 1895 2 Méliés, elle Pa Gt par mon perc, Antoine Lumiére (i). Ce (1) Sulvent Lou's Lumiére et une tetre qui gerivit vers 1945 i Bessy et Lo Duco, som re aurait sors pu dive a ies Jeune serciex mot, Mon invention est pes. & vendke, pour vous ce surat fe Tina Ele tal die lave tem ‘une curios acienifgue, En deere, St nulement Lousy gut nétat pos & Paris Ie Hepoques (Hote de 195%) 2 gui est vrai pour ma part, e’est que je ne croysis pas qu'on pu'sse retenie Pattention pendant des heures par le cinématographe. Mon frére et moi nous n’étions pour rien dans exploitation du cinématographe a Paris. Mon pére, apres Vavoit confié & Clément Maurice, 'y iniéressa M. Lafont, C'était Je besu-frére dun ami de mon pére, le capitsine Thiers, ‘député du Rhone, qui avait 6é le bras droit du colonel Denfert-Rochereau au siége de Belfort et qui avait voyagé en Abyssinie, Mon pére, Antoine Lumigre, s’était trouvé orphelin 2 quinze ans. Ses parents étaient morts du choléra. If avait é& recueilli par le peintre Auguste Constantin qui lui avait appris a dessiner. Il était devenu peintre d'enseignes et décorateur, d'ebord dans une grande maison de Paris, pu’s & Besangon. C’est 12 qu'il s'associa avec un photographe aommé Mauroges. I! ne tarda pas a rompre cette association et s'établit photographe & son compte, 57, rue des Gronges, a Besancon, C'est la que je suis né, ainsi que mon frére Auguste ef ma seeur ainge. Aprés la guerre de 1870, mon pére quiita Besangon pour Lyon ol il svassocia avec le photographe Fatalo. I avait établi ses ateliers me de la Barre, dans des Film solsé en 1896 ou 1897 por un opérotesr formé por ids par celurel & Lo Ciotat. Cette we rise sur le ‘Gn. wy reconeoit cucun membre Ge la femille Lumiire + ‘pat Louis Lumte, Louis Lumiare : Portie ¢'écorté (at 73 du Cotalogue). De gauche & droite, Antoine Lumiére, pire, fondatewr ges sins Te brosur Winkie, Saamtye de Lute ck Augate Luni valent out deur files), fe valet le ‘chambre. Frnt, ga fnfaron, et le prestiighafeur onbromene, Trewey,_ qui srgonsa) et dibot de T196 es ‘tdomphales reptseniations: daa ‘Clnematographe. Lumigtas»'& Londre boutiques aujourd'hui disparues et que lousient tes religieuses de WHospice de la Place Bellecour. A Vendroit de ces batiments se trouve aujourd’hui la poste centrale de Lyon. Non pac, iat wn « pote». itr qu'il avi gugné de Vargent, ile dépenstt aust ig 11 dé:estait la Science et tous les scientifiques... Sanout. — Alors vous avez 8 de bien mauvais fils, votre frére et vous ! Luwtaee (poursuivant sans relever interruption). —- Mon pére avait fait partie de la Garde nationale, Il avait une irés belle voix et, comme la vie n’était pas toujours facile & la maison, il lui était arrivé d°étre parois chanteur au casino, oi il était spécialisé dans les couplets patriotiques. C'est dans les coulisses du casino qu'il a connu le prestidigitateur ‘Teewey, le chenteur Plessis, dautres artistes encore, qui sont devenus ses camarades. Mon pire, quand ses affaires allérent mieux, mhésita pas a faire construire une petite maison pour abriter son commerce. C’était une opération risquée, pulsque le terrain de la rue de fa Barre ne lui appartenait pas et pouvait 4 tout moment 'étre repris par I’Hospice. On photographiait les groupes derritre, dans la cour, sur une toile de fond qu'il avait peinte lui-méme, Mon pore a fait de tres beaux portraits, beaucoup d'artistes de Wépoque sont passés chez lui, et des hommes comme Savorgnan de Brazza, Tony Revillon, fe caletla- eur Inaudi, ete. Vers 1878, on 2 commencé & parler, dans Jes journaux photographiques, du procédé au gélatino-bromure d'argent, Pendant longtemps, les seules plaques qu’om frouvait dans le commerce étaient celles préparées par Bernaert de Gand, selon le procédé de Van Mon- 4 Khoven. Mon_pére n'avait utilisé jusqu’alors que des plaques an coflodion humide gui Gtaient ‘préparées dans un leboratoire situé dins Te sous-sol. Il comprit assez bien que le gélatino-bromure avait un avenir et il essaya les formules alors publiges par les joumnastx Photographiques. Mais ces formules étaient Imparfsites, le temps de pose était plas con: dérable encore que celui du collodion humide. Aiasi les tentatives de mon pre aboutissatent- elles Aun chee total. Ik était incapable de pertectionner les formules, Je vous ai deja dit qu'il n’avait rien d'un scientifigue. Crest A cette Epoque que je sis sorti de I'Ecole de la Mertiniére oi j'6tais entré avee um certain retard, fes rerribles maux de téte dont jai souftert durant mon enfance m’ayant empéché de commencer mes Sudes de bonne heure. Pavais eu & La Martiniére Gexcellents mattres, en particulier MM. Tarabaud et Du Pasquict. Les études de La Marti wire duraient deux années et la deuxidine année comportait de la chimfe. Comme on parleit toujours devant moi des plaques Monkhoves, je me mis, & mon tour, 2 chercher des procédés pour Jes perfectionner. Le procédé que je découvris ‘alors devait supprimer te lavage des écnulsions gut était nécessaire avec les méthodes alors connucs. Les revues. techniques avaient parle d’adjoindre aux plsques tne certaine proportion d'acide brombydrique, Je fis Ja tentative, qui ne donna pas de bons résultats. [Yemployal Yammonlum qui, lui, me donna toute satisfaction. Je vensis & ce moment-li de sortir premier de Mécole de’ La ‘Mactiniére. DPavais seize ans, Souls mes maux de téte mfavaient emptché de préparer le polytechnique. ‘Mon pare m'avait refusé les balances de précisfon dont Vavais besoin pour mes dosages, Louis Lumlére : Mardchal-fovont (0° 62 du Cetelogue), Film rélisé en 1895 & La Ciotgt ow dans lcs enviions. ‘Ce film fut projele concurremment avze Les Forgerons (wv $1 au Catatogua) lors dos seences de demonstration du" Cingmatosrophe en juin ef juillet 1895, me disant que Ia balance de la cuisine devait me sulfire. [°étais obtigé d’aller faire mes pesées chez le pharmacien volsin. Apres deux mois de travaux, j'obtensis une plague, sans lavage, trés supérieure 2 toutes Jes plaques connues, plus sensible et ayant de meiileures gradations que les plaques de Monkhoven. Pendant une année environ, je prépara longueur de joumée, dans le laboratoire de Ja rue de la Batre, les plaques qui feessaires pour les ateliers de mon pére. Pet & peu, des clients’ me demandérent ces plagues et mon pere eut 'idée d'abandonner son miétier de photographe pour devenit fabricent des plaques photographiques dont je lui avais donné 1a formule, Pendant plusieurs semaines, mon pére et mol, nous avons cherché, dans la région Iyonnaise, une usine oi nous pourrions nous établir. ‘Mon pore éisit exigeant, il trouvait que ce qu'on lui proposait n’était jamais assez grand. 1! a fini par se décider pour june ancienne chapellerfe qui avaie été fondée par un certain Baton, mais qui était abandoange depuis 1855, Les installations consistalent en de viewx hangars aux tolts erevés et en une vieille pompe A engrenage. Crest moi qui ai condult toute Vnstallation de Vusine, Mon frére n'y a pas participé, ‘Mon pee avait vendu sa maison de photographie 2 un ancien carrossfer et avait chargé Auguste Lumitre de le mettre au courant de son nouveau métier. Auguste passa deux Louis Lamlvg = Charcuterie mécanique (w 167 dy Cotolguel, Fl el, dapant Auguste Lumére poueait avoir tenw dues cette tae an seine. comiaus fe role du" pavsan, tn blouses Lame pire Impose a ses tile deere sur Ia case, choreyt xACK, comine Ths te ‘oulalent” She mote avant. ta mort, an S948, (par ‘ekcore avec eolére CRACK, GR, ALC) Ry eontinuant ane ‘tm réalisé te ote Louis, Lumidre : Déborguement des. consressistes & Newillo-sar-Scéng (x" 31, du. Catologus). Fi TTjuin 1895 et prosente le lendemein, @ Lyon, pour [a cléture du « Congrés des Societes francah fraphie » Il semble que (homme a barbo Blanche, gut conduit let congrestistes, soit lave. président, Vastronome Janssen, Tnventear en 1874 du = Revelrar Phetographique , premére erquisss de le caméra cinématogrephiaue, années rue de fa Barte, pendant te temps ol se poursuivait installation de Pusine, 1) m'a fallu créer des machines & laver les verres et des machines & étendre les Emulsions. D’eutre part, ma premisre méthode, celle gui consistait & obtenir de oxyde d'argent grdce 2 Pammonium, avait Vinconvénient de libérer des torrents d’ammonisc, ce qui rendait tr8s délicate son ‘application sur une échelle industrielle, Nous avons néanmoins entrepris cetle fabrication avec une dizaine d'ouvriers dont rassursis la direction, tout en eherchant de nouveaux procédés. C'est zlors que je décou- tis ma formule dite'« Etiguette Bleue ». Nous étions & ce moment-ia dans une situation difficile. L'usine nous avait coaté pas mal d'argent et mon pére était au bord de le faillte, avec un passif de 275 000 francs. Ce fut un vieux notaire, tres tatillon, gui nous apporta les 50 000 francs nécessaires pour nos nouvelles instatlations et Ie continuation de notre industrie. Les plaques « Etiquette Bleue » furent plus qu'un succés : ce fut uo véritable coup de foudre. Des la premire année, olles nous ont feit gagner pres de 500000 francs. Mais mon pere avait une conception tres particulitre du commerce. I Aépencait beaucoup d'argent, tout ce qu'il gagnalt. C’éalt un homme tres autoritaire. Je Vai vit une fois se mettre tellement em colére... il a cassé une chaise... Lorsque Vacte d’association que nous avions signé mon fire et mot avec mon pere est arrivé a expiration, nous n'evons pas jugé bon de le renouveler. Mon pire s'est alors installé & La Ciotat, of il s'est mis @ faire de la viticulture. La encore, il a dépensé de Vargent & tort et 2 travers, Nous avions fordé une nonvelte société ay capital de 3 millions de francs, mais en réalité 100000 seulement étaient souscrits. Nous n'avions pas besoin d'argent, mous ea gagnions trés suffisamment, Mon frére Auguste, est venu_ me rejoindre & Vusine, mais il était hanté par tes questions biologiques. Crest dans ses Taboratoires, vous le saver sans doute, que le Docteur Carrel 2 réussi ses premitre sutures. Le goit de ta biologie avait été donné a mon irére par un jeune étudiant en médecine qui fui avait servi de précepteur. C'est moi seul qui ai mis au point T'usine, les provédés de fabrication et ies machines. Bion plus tard, comme, notre affaire était devenue importante, Eastman nous a proposé de nous associer ainsi que les autres geandes maisons francaises, Jougle, Guilleminot, Mais Eastman ne nous offrait que 19 millions, ‘alors que nous en 'éemandions 25, L'afiaire ne s'est pas faite et nous Rous sommes associé avec Jougle. Quend notre cinématographe a él laneé, nous avons été assaillis par des nuées de gens gui youlaient en avoir Ia concession. ai alors formé lune centaine Wopérateurs. C'est Carpentier qui construisit mon appareil réalisé en 1804, Vai fait mes premieres projections au mois de septembre. Notre chef mécanicien, Moissou, gui_construisit Pappareil selon mes indications, avait entigrement congu et fabriqué nos machines & perforer. Parmi les opérateurs qui ont été envoyés dans le monde entier, il faut citer les noms de Promio, de Mesguich, de Doubticr. Au début, les opérateurs nous appartenatent, Par Ia suite, nous avons pris le parti de vendre nos appareils. Faire des films, comme la mode en est venue’ alors, ce n°était pas notze affaire. Je ne me vois pas dans les studios actuels, Louis, Lumigre s'est levé. a pris un dossier ot se trouvent quelques coupures de presse. L’une d’elles est an article que Claude Roy vient de publier sur mon livre dans « Action ». Louis Lumiére en prend une autre qui est celle d’un article de Nino Franke qui, dans « L’Beran Francais », dit & peu prés que Lumiére n’a jamais rien compris a Vavenir do son invention. iH s'indigne et proteste. If me tend ensuite une mince brochure de vingt pages qui est te premier catalogue du cinématographe Lumidre, It y a coché en dou les films dont il revendique ta paternité. Parmi les vues comiques, Le Photogcaphe use d’un apparei muni d'une seringue dont il asperge son cliont. Ce film fut réalisé a Lyon en ayant pour acteur Clément Maurice. Chareuterie mécanique, réalisé avec Auguste Lumtbre d La Ciotet, représente un apparcil fantaisiste ; on met ‘an cochon vivant dens un entonnoir, de ‘autre cété sortent des saucisses. Auguste Lumidre n’aurtit, selon son rere, réalisé qu’wn seul film : Brileuse herbes, a La Ciolat. Sans doute Louls Lumidre att réalisé un peu plus de films qu'il wen a cochés dans son catalogue. En effet, ax cours de te conversation, nous parlerons d'un autre film, Le Cul-de-jatte, dont if revendique aussitat la patornité. Sans dowte n’a-til voulu aésigner ici que les films dont il est parjaitement content. Nous faisons le total des vues quit a cochées ; il yen a.27. A mon avis, it n’a pas di en tourner plus dune ciaquantaine. Te lui parle de Vexceltent cadrage de ses films. Lumubre. — Personneliement, j'ai beaucoup dessiné et j'ai méme fait de ta peinture, Mon ‘maitre ‘est un certain Morel, qui travaillait dans l'atelier de photographie de mon pere, Ce qui m’a toujours préoceupé dans mes vues, ¢'a été la mise en page de mes sujets. Je suis égatement trts musicien, j'ai fréquenté le Conservatcire de Lyon et j'y ai regu un deuxitme accessit de plano. SanovL. — Avez-vous remarqué que les ouvriéres de la Sortie q’usine sont en costume @eté et que les hommes portent des chapeaux de paille > Vous avez projeté ce film & Paris en février 1805. N’est-il pas possible que le film actuellement connui soit une nouvelle version réalisée par vous durant V'été 1895 9 Luster, — Je n'ai tourné qu'une seule fois la Sortie d'usine, Et si j'ai réalisé mon premier film aprés avoir vi fonctionner un kinétoscope, jo n'ai vu cet appareil qu'une seule fois, en spectateur, sans pouvoir examiner son mécanisme intérieur. ‘Tout le monde diseit alors + il faut on faire des projections, Crest ce que jat réussi & faire, Si un appareil a 16 echeté A cette époque aux Freres Werner par un Lumiére, il peut alors s’agir de mon pére. Pour ma part, je n'ai jamais eu entre les mains un kinétoscope Edison, Sxoout, —- D'aprés les journaux de !'époque et Yes publications américaines sur Vinven- tion du cinéma, les premiers kinétoscopes sont arrivés en France au mois de septembre seulement, II ne paratt done pas tcés possible qu'un film ait &8 tourné en été, apres P'artivée du Kinétoscope, 8 Lustbee {aprds avoir longuement réjiéchi). — Je n’arrive pas & me souvenir de ta date, Il faudralt vérifier. Lentretien a dévié, Maintenant, Louis Lumiére me parte de ses autres inventions ef, en particulier, de ta stéréosynthise, Ht m’emmene dans un coin de son laboratoire, alliume ine lampe. Derridre une ploque de verre dépoli apparait, aver un relief hallucinant, le Président Millerand, grandeur nature, Il ne lui manque pas un poil de la moustache. Mais sitot qu'on déplace un peu la séte, Pimage devient floue et vite indiscernable, 1d s‘agit de Photographies prises sur six plaques de verre superposées. Lumidre me dit qu'il n'a jamais Explowé commerctnlemeni ce brevet, quill s'est coutenté de montrer quelques photographies hommes célebres en relief dans une féte de bienfuisance a Lyon. 1 owyre ensuite des cartons, il on sort des miroire concaves. en acdate argenté, puis dos éoffes argentées selon le méme procédé, Il est visiblement trés fier de ses labordtoires et de ses menues inventions. Le Marchand de marrens (at 947 4y Catelogue). « Vee comigue » de 1898, sans douto rGolisée par Georges Holo Ge chet de"riguration, a fa demande de Clément Maurice (directeur ci) « Cinsmatogrephe Lime » au Grand Ears\ce wAntoine Lumiere, mit cr scéne en 1897-1896. 2 Bolfeville pluciours dizaines. de comiaues ot ease hitofiguese Nh est Vouten? do Le" PosttonLumiere, présente feustement ux Etats-Unis comme ayant ‘He. Himée dane Te village de Horitz on Boheme Vers une heure de Vaprés-midi, nous reprenons le polit ascensewr qui nous conduit sur la terrasse o8 Ia table est servic. Lumiere me précéde avec ses énormes oreilles, son nex tombant, ses vetements larges. I a guelgue chose dun vicil éléphant. | porte anx gieds des chaussons de Strasbourg en drap bleu de roi. It s’essouffle vite, on te sent malade du coeur. Nous nous iastallons & table, il s'excuse beaucoup de Ukunible déjeuner gwil va miojfrir et gui pourtant sera excellent et copienx. Il reprend de tous les plats, boit bien et ne se refuse ni café, ni liqueur. Comme on sert ia jriture, il me dit qu'elle a été péchée te matin méme_par son jrére Auguste qui ne défeanera pas avee nous. Nous en venons a parler de Léon Gaumont, mort iy @ freis mois Lumidee, —~ Léon Gaumont était un homme charmant. Nous allions trés souvent 2 la péche ensemble. Il faisait de longs séjours, comme mol, str la Cote dAzur. Par contre, je, a’sime pas du tout M, Charles Pathé et ie T'ai vu qir'une ou deux fo's dans ma vie. Crest un commergaat Nous parlons ensuite du Festival de Cannes. Louis Lumibre n'y a pas été invité et, maigré sa joviale bonhomie, on sent qu'll en est ulcéré. LumuBea, — On a déclaré a la presse que javaig sté invité et que je n’avais pas ageepté. C'est entitrement faux. Je a’ai jamais regu dinv‘tation ; et pourtant, en 1939, F"étals président dhonaeur du Festival... C'est comme cette plaque qu'on @ apposée Boulevard Prestsigitataur (ww 119 du Catalogue) - 1896 on 1897. Sans doute qauvre d'un opéreteur formé Lumiere, sulvant a lane de 2’ Arroreur errosé. Un oulre,Presidiatetaer figure eu Catelogue sous Tem si ce photogramme était extrait de cette daralére bam Louls Te; i cursit lors pour metteur en seéne Georges, Hato wont Louls Luniére pout ta Télévision Franccise, Je 6 janvier BeeEptembre 1948). Cotte Interview, ells publise dons « Litcion Francais », fut Ia demiéze de Louis Lamidrs, ul ourut fe 6 juin 1943, des Capucines en Vhonneur de Demeny, de Marey et de Mélids. Ce dernier n’avait vu le cinématographe qu’en décembre 1895 et il ne s'y était jamais intéressé avant. Ce qui m's surtout choqué, c"est qu’on ait apposé cette plague sur Vimmeuble méme oi avaient eu liew les premitres représentations de mon apparel en 1895. Cette plaque n°était pas a sa place 2 cet endroit. C'est un pen comme si on était vent poser cette plague sur ma porte & Bandol. Mais j'ai ét€ bien vengé, ils ont tous été arrosés... comme l’Arroseur | ‘SanouL. — J'étais parmi les oreteurs, Luntére, — Alors je vous dois un buvard d'honneur { Naus parlons dautre chose, Je tui raconte ma premidre visite d Bando! pendant Voccu- pation, por y voir mon ami Franpois Cuzin, jusillé en juiltet 1944 par les Allemands. C’est précisément sous tes fenéires de sa villa ‘que nous avons ex notre dernidre discussion. Ti me parle de sa mere, quit connalt, ct qui tlent un garage d Toulon, puis it en revient an Festival de Cannes. Lumténe, — Maiutenant, on ma’a remiss, on m’a mis au rancart. D'ailleurs, au Ie temps des techniciens est passé, c'est l"gpaque du shéatee. ‘A un auire moment, je lui ai parlé, & propos de ses films, de « mise en scone » et id a froneé le sourcil, Visiblement, il ne comprend pas qu’on fasse de la mise en scene pour un Jil. Personneliement, il n'en a jamais jait. 1a laisse ca a Mélies. Tout de suite aprés les fiqueurs, sa voiture me reconduit ¢ Toulon oi je dois prendre, & 2 heures, un train pour Cannes, C'est pendant ce polit voyage que je rédigersi ces notes, ayant encore en mémoite tous tes détails de notre conversation. Georges SADOUL. .éma, hous ont &té communiqués por la Cingmathique Frangeise.) iW Trois textes pour Venise Ingmar Bergman : POUR NE PAS PARLER. Tous les artistes, saut les actours, devraient stro invisibles, Cela assainizait noloirement l'art — si l'on croit que cela en vaudrait Ia peine. Maintenant et, disons le, ces dorniéres années, j'ai considéré Ja tendance de Vartiste & se placer prés de son ceuvre et & la commenter comme une intrusion illicite dans le plaisir des critiques et les possibilités du public de découvrir ce qu'il voit, ca qu’ll entend ou, simple ment, ce qu'll sont. On éprouve un véritable hesoin de confidences. Y atil quel- ques grains de beauté qui font tache sur l'couvro d’crt, on y colle aprés coup wo explication logique, Quelqu'un — oh, abomination — atit été assez cruel pour mettre en doute Ia grandeur de I'ceuvre, on entreprend une polémique avec beau- coup de prudence ef de couttoisie tandis que la gorge se serre, trahissamt votre rage, Tout & coup, on se fait uno Idée claire de Ia véritable signification de T'cou- yre et Yon prophétise aux quatre points cordincux, jusqu‘au moment of Yon sé dégonfle, et les cuditeurs de méme. En vérité, on a eu aussi des femmes, des mailresses, des enfants, des patents, des oncles ot tantes, ot quelque sombre secret — peutétre dans le domaine sexuel. Des souvenirs et des réves. Une enfance amére, des ennuis avant Ia naissance, On Jette des regards mélancoliques en faisant des allusions, L’ceuvre prend cussitét une valeur nouvelle, une aura mystéricuse, On gratifie ce bonhomme tout plat d'une nouvelle dimension — il lui pousse un long nez — quel mizocle | Pensez donc | Lartiste était presque fou & ce momentlé, il n'oscit plus se laver les dents et son... n’en parlous pas, mais cela n’était pas du tout comme il fallait, Les gens mordent dans l'eouvre d'art comme dans une tartine, et Vartiste vient spontanément s‘offrir en gssaigonnement, Non; les acieurs, eux, doivent se mon- ter : beaux, enveloppés du braissement de la renommée, orgueilleux et spéciaux, mais beaux avant tout, Eux doivent parler. Leur cour & eux doit étre exposé cux regards et aux commentaires, Ce sont des professionnels et ils savent comment jouer le jeu, maintenir our et contenter les badauds. Mais nous autres | 2 Se Ioire. Stasseoir. Ne pas se montrer. Ne pas étre, mais seulement produire. Pour ma part, je le répéte, je ctois qu'il doit en étre ainsi, Oui, il existe encore un ‘aspect & la question : on ne rencontre pas toutes cos questions inquiétes, ces regards curieux el exigeants, celle profondeur affolunte que le commun des hommes estiment nécessaires & la somté de Varliste, Pas do mauvais thédtre 1& non plus. Crest du reste beaucoup plus simple, J'ai le souvenir vivant des fétes de Noél de mon enfance. D'abord un bonheur irrésistible d'étre invité, Impossible de former Teil la nuit précédente, Le costume marin, les bas noits et les soulicrs vernis. Puis, lo terreur subite qui vous paralysait & la vue de tous ces étrangers. On emmencit le petit gargon en larmes dans une piéce voisine of il se calmait en compagnie d'une femme de chambre ot d'une port de dessert, Les premiéres incursions prudentes dans la grande salle avec toutes los lumféres, le browhoha, la musique et les petites filles bouclées, désespérément jolies. Puis un petit garcon tout émousiillé et plein d'eplomb. Le costume marin qui se chiffonnait, Je ton de la voix qui monteit, le visage en transpiration, et on s‘énervait. Des déclorations d'amour étonnantes mais bégayantes & l'une ou l'autre des petites dames bouclées. Les embrassades douloureuses qu’accueillaient les petits cris de terreur. La disper- sion aprés la fate, Et de nouveat la douleur qui vous fendait le ccour. Cette fois perce que la fé1e avait si vite passé, Nuit de favre et de mal de ventse, Sourd chagrin pendant plusieurs jours et toujours quelque blessure au ceour, Non, Tartiste ne doit pus purcitre aux fétes de No’l ni aux festivals. pes Ba ypron Jean-Luc Godard : LA FEMME MARIEE Ty a plusieurs fagons de faire des films, Comme Jean Renoir et Robert Bresson qui font de le musique. Comme Serge Eisenstein qui faisait de la peinture, Comme Stroheim qui écrivait des romans parlants & Vépoque du muet. Comme Alain Resnais qui fait de la sculpture. Et comme Socrate, je veux dire Rossellini, qui fait fout sim- plement de la philosophic, Brel, le cinéma peut étre & la fois tout, cestérdire juge et pattie, 13 ‘Les molentendus viennent souvent de cette vérité qu'on oublie, On reprochera par exemple & Renoir d’étre mauvais peintre alors que personne n’itait dire ca de Mozart, On reprochera & Resnais d’éire mauvais romancier alors que personne ne songerait & le dire de Giacometii, Bref, on confondra le tout et la partie, en déniant & Time et & autre le droit de s‘exclure comme de s‘appartenir. Et c'est ici que Je diame commence, On catalogue le cinéma ou comme un foul, ow comme ine partie. Si vous faites un western, surtout pas de psychologie. Si vous faites uni film d'amour, surtout pas de poursuites, ni de bagazres. Quand vous tournez une comédie de moeurs, pas d'intrigues | Et sil y a une intrigue, alors Pos de caraetére, Malheur & moi donc, puisque je viens de toumer La Femme mariée, un film ot les’sujets sont considérés comme des objets, oi les poursuites on taxi alternent avec les interviewes ethnologiques, ot le spectacle de la vie se confond finalement avec son analyse ; bref, un film of le cinéma s‘ébat libre et heureux de n’éire que Jette Gpdad Michelangelo Antonioni : DESERTO ROSSO Jusqu‘ici, j'ai séalisé nouf films, plus un épisode : la « tentative de suicide » Amore in cilta, Disons dix films en quinze ans, Est-ce beaucoup ? Est-ce bien peu? Je récopitule un peu pour essayer de comprendre comment donc, tout juste en ce moment, j'ai éprouvé le besoin d’abandonner le noir et blanc, cestéedire un cinéma que je tenais, hier encore, pour le plus approprié & ma mentalité et & mg maniére de conter les événements de Ia vie. Avec le Déser! rouge, je n‘ai jamais eu de doutes sur la nécessité d’employer la couleur, Du reste, je crois que ce n'est guére par hasard d'autres réalisateurs, comme Bergman, Dreyer, Fellini et Resnais — qui jusquici avaient été fidéles au noir et blanc —- ont éprouvé ce méme 14 Besoin de la couleur, ot tous presque simultendment, A mon avis, la raison en est Ja suivante ; Ja couleur c, dans la vie de nos jours, wne signification et une fonction qu'elle n’avalt pas par le passé, Jo suis cortain que, biontét, le noir et blanc devien- dra vraiment du matériel de musée, Celui-ci est le moins autcbiographique de mes films, Crest celui pour lequel j'ai ion davantage le regard touné vers Textérieur, Foi conté une intrigue comme si je la voyais se dénouer sous mes yeux, Sil y @ encore de lautobiographie, c’est précisément dans la couleur qu’on pout Ja trouver. Les couleurs m’ont toujours enthousicsmé, Je vois toujours en couleurs, c'estéedire que je me rends compte qu‘elles y sont, toujours. Je réve, les rares fois ol cela miarrive, en couleurs, Dans mon film, naturellement, je mo suis efforeé de mettre des coulews suscep: tibles do satistalre & mon propre goat, Il ne pouvait en éire autrement. Malheureu- sement, cola n'a pas toujours réussi, Les difficultés, avec la couleur, apparcissent wiplées par rapport au noir et blanc. Néanmoins, employer la couleur est une expé- Hience qui inspite l'enthousiasme, Il suffit de loublier cussitét et de ne jamois perdre do vue Tintrigue, Je suis méme certain que Je meilleur résultat, on 'obtient si le Public ne voit plus Iq couleur comme un fait en Iniméme, mois laccepte comme substemce figurative de intrigue, Enfin, il y @ une autre raison qui me {ait considérer Désert rouge comme tris différent en regard de mes films précédents : il ne parle pas de sentiments, J’en arrive & dire que les sentiments n’ont rien & y voir. Dans ce sens, les conclusions quxquelles aboutissent mes autres films sont tonues, ici, pour escomptées, Ce qui minléressait ici, c’était de parler d’outre chose. Lintrigue que javais entre les mains présentoit des motifs divers : celui de la névrose, par exemple. Et, sans doute, e fait de m‘éte détaché de thémes vagues comme celui des sentiments m’a-til permis, cette fois, de mieux caractériser mes personnages, Monica Vitti s‘ost certa! nement sontie plus proche de ce type de femme que de celui qu'elle a campé dans L’Eclipse. Il me semble, en effe, que par son jeu modeme el nerveux, elle @ = xenda » ce personage avec une sincérité extraordinaire et Ini a méme donné une physionomic particuliérement xéaliste. Pourquoi ce titre, Désert rouge ? Ces derniers mois, on me I'a souvent demandé. Au commencement, jfavais pensé & Bleuciol et vert (Celeste verde), mois ce tie me paraissait trop attaché au fait « coulour ». Ainsi cije préféré Désert rouge, Cette explication est plus simple qu'on ne le suppose, ot alle vout aussi pour les fitres d'autres films, sur lesquels cujourd’hui on ne discute plus. Car il s'agit de définitions intuitives, qui valent a posteriori, J'espére que ces images aussi seront yues comme une introduction sommaire & un film qui, peut-étre, doit étre plus « senti » que compris. Rien de difficile, ni de mystérieux. De toute facon, rien de plus difficile et de plus mystérieux que la vie que nous vivons tous. 15 fean-Louis Comolli et Frangois Weyergans VENISE 64 FOR ATT INTE TALA OM ALLA _ DESSA KVINNOR cv fione et “Tews {A propos de toutes, cos domes, ou = Toutes ser fommes, Ipmor Boramon, Sade — Hors competition) tion? Farce? sons ‘out evlo dens. 0 Semiet™ fim da Sutve chase anc nge »aae_genree, homes, cscs ‘Borginonions. "Mas, 8 frat dire, le jeu est plus complexe breors;"uisque elest Svant tout to fate ‘dun [Link]éme mystic otaur oh ptar forcaur, bien mys. Stow “en tout cas propos Se Foutes cor dames tepparte Te ders nats jur, un gram vicloneeifate, Sinie Ge Pisttrament, dy nar (fuck: Sectsement cheb) de Fat et sa ‘mort, comme a vie tres enteutée J fBultés Sorts de domay, formes, vou tree done. be“ Féng nue ne evrone Foret ions, 36 Shay seloment en vicage ce imcuioge. mor= uni), de musique. (quand en Fone fend [buen Se tegende "cu trovers dee ins Zorg deta soe Grophie > temps ete pour. sa Mott = of Je revers da son wisege enn: ig. triste “figure. ce san ese. Sew’ motheureun Ul sépond eu nom Uedetaiomant™ Bosch" de, icon inal, on gaurgolt oun moment di film 'te"adreutement, une. parabots er 'peique dune fable 2 ou" deport, Feufonet Falbe ne sont gun, ope Gyr, Puls, co cur done. Vstan-Felbc fsond ‘eu “sucts devient ‘Folie et Ge aul Sposile Péhoc se prise on ‘rston ‘Tn, fe aérie dle? Veutte, fe" domostique et Yonge. secret a Premier, tate ‘cette "porabole\ det Ete acer de “Vornstey veale au front (lo jumusse hides 2) et eat Gul resto fle, ne fait surface qu'gn Serer: mamas antrecroie avells Sst ‘Sautresparadotes, d'autres ‘cours Be Os Sanifcation cul Vanrchissont Gu lo mesquent Gor ily © toutes cos femmes: toutes ler femmes @ vrei Sire: Vepousa ‘Pobord, teatime et CFespit large (Eva 16 Dehibeck) iat fe servants au, de soc Ort chit ston tice ds ears cea Terme ae Pree ne ita (tant aad SO ident bn ie Wate, Te ern tinal Re: Se. eth Bee ati ie Te aan Shh eal dine oF ea eon sy eases Sa a eee eee nyo Parag pared oe Sate Snes Sewanee 9 at inca "clo ea plda "ee promt ple, quis > co: RECN aad ur and Seca sate ETE SHS Serene a Sad ben sntetde parent de nce Ser eaten Tas feng erotic sora sate ty Se a Pesta pari, este of ba He bient8t de. théritoge. (io. ravi see ute Ceetie Sy Bar Ran, Tata Mant Pat teste Po Bede obi Us’ Andes 528k [Feats Pet tn on sn te Focctnegtet in 1S rohit Vane: EOS tere or bes ft tautes ces femmes vivant avec ot leur ae gard ones ee Serta, “eos ae ee oat Besta teh etonin tes 2 Botts Sn ils Se 1s the, at serrate als, Ue tort elt hoot IE nse Sone te Sade 935 sume Eee, cast ae Seems Caueteucs ‘oun cron "Ws Ron ae mah an arkiqiesy Sie era,“ ards Ene Raotene aa peserten See eure! de Hi al let elt Meter scant Miele Bhs ea uli ouine part fore Sec Car eek tat Eien Cathte SO Cag cat Bulsaue, B rovers tui, et comme en miroir de sa. propre ‘vonite, se do mystifie Yunlvars de légende “et “do fave, éelote lo higrerchie des volours ot dos. femmes, at s'ensult Ia mort Ge Vortiste tuicméme, Mais cfest peu encore que 2s dlversas “et bien précizes "fables, Borteuses “outes “de’« messages > fou moins amurés ut la vie et fe"contexta gun “grand ortiste objet ge mythe (est, on Ve comps, de Bergman If=méme quits Bergman cu silica de 200. monde ot du grand). ty a mile i Sidontes que eg. it en fait nen Por fant) Sour ‘faire. Fepotagie “ce Prusicten (gent tous et toutes co fie Ehent @pecdument) que le ctitique o, Su. sent trea propre, vols cone tnt ‘mité, mals pour Vemacouer et I'ame- Ber 2” intelpeétar une couvie musi ele, du ertige fi-meme (oul ponte, fins| porta par le grand homme, ror rvadiee cna are oh acct foment of, fores. par un "esrtain Ghentone i, citigue’s propes de 28 on offer vie ‘pevee, Uertiste accemte. Tor fadite’ sonata, il meure (mois il fout encore "préct So hale ae So est lee Bae retin Ming POS ak Seine fa Pataca esha, Se eT lo be deulis’: sept, veuves, ef, sept memes oralsons fonébren le Cost Mi. et Gernest par, fut >), Plus, qu‘euissitat Sigporu (fete aussi bien ‘Tt wopRa- fail iemoty siren. nr “portraits rposes}, Ie maitre soit Femplocé au Pied levé ‘par un jeune et, timide Violonceliste, dont, “Mime. Tusseud rend en. chore (éducation, et ia oie» recommence, Braf, il y @ c‘obord dans. ce flrs tout ce que Beigmen a ‘sur te conus, comme on dit. Pamphlet, ot il ne menage personne, nlses aetrices (tout fen avouant qué "sons doute. il ne serait” Tien de ce auil est "sons Glies,_ni ses mattresses (et it lotese presumer ‘que "ce sont un peu fos see ectricos, ‘Guoigue: ‘ambigulte de 2-3 ton amour, et sa mi sigue, “ou meme le son ‘da. gon Viow {oncelle que tes femmes aiment en Jul 2), ses gdmicateuts, sos critic gues) benEne ou premier i Er tant ati’ Touer. ‘Ten “Erae fouor fond te Jeu de. Botoron © fe fim court (W193) ey fitte ond st lang ‘oussi de tésononces, renvars Sioteguee de. Bargman a. Beraman, ine, aciGoteut de visage & mare Sup ou (eomment Sovolt Sods Mas dhe s\visege te Cost Hertel ir ehomme xt be publi, de) Bermonnage mythey Somos 8 cingontey de) Gremate eNtomadien “et. tet “ee Guy. veer youdien” tous ea "tie Berinan “et out G€_ aun “veut “aul ce gvil ft plait de To Brora de Fates tan "fees ioute oun yeu et fan ay wsit pur Mille ehcte Souter ‘egdrds. Gn ‘dete ia proie pour mans. devant “comer que sche Qon puisse tes bon sais of a oule aa tice “salle” imaginaire, ear Gest un ortrait do Beramen ‘desting. curs S ir att inte tole om alle dessa kvianor (Jett Tout autoporirait rest pas foreé ment le filigrane une ckavre po Feuse Por oileurs ‘autre chose. yO des portecits “cui sost avant plus Wueiees, les plus. distancies, let lus chitiqués ‘et, Bien entendi, let plus Beaux (Goya, Chardin, Bor becnat, Tei Bergindn). Et quand a9 so" peint, Tl teut plus cu Mons 22 Dlocor Yet (placer son" cauvre) “caver {on mivole ul est Te projet de. ten Yre"pulsau'ebitont. le premier re= Het. "Lesmirale est fei "en chads fering, eatie toutes les, femmes, on sen serait doute. Le film tuiemame est consteuit eh ces aves gh malin plaisir Gue Bergman donne 80 son, déroulemeat un petit. alr de Gvonolesique i tes refours en) or Fiera se greffent fos une. sur ies cutres,"male chazun dene, ett un as ex avant qui-nous reméne cha- Que fois tun Jour lus pres. de le mort, quiet fe. début du filmy = bien’ qe. tout ‘so. aéroule chronolo: igiement “ce ‘cette “mort javcu’s Cette mort qui ett oust la Hin eu fim: Choque. “Tlash-back "> "(mais piutét chaque “reflet) reauit” Veer Kalle, Bibi Andersson). ui sépar0 le, exdoteur do sa mort et aussi le files do sa. fin Ft comme on gurait tondance a voir dans Gas Jee (oimole ot Structures Intentions complexes ou Significations vollees, Seruman. gut icémang ne rol’ quien sae cre ‘Gee, prend bie sein’ de préciien ca oven “dintestitves, tes “e- much (outre dimension. du film, es "ree fences eInemnatogrephiques, aux Co- intales “do Stier “eine ropes fins Ge “Beromen vet mime, ‘roniguensnt fon ston doute, au “style barge Tonien, §son «univers, ‘esto ite "8" sa “mode, “et ux critiques Seve ictal Gu ea feu dort Ge ide Bergmahs est pee! ymbel 4 four prendre au) pied’ de ia tent ce jeu de Vesprit. teil ou Bera Ion’ se“rmet fe plus” enscino meet fs pou auton ea i Nivea fevplus mals co.n'ext poe non plus our ‘migun ae cocker qf se met eh ret, mime st Fon @ du mol trouver dons ce. Tobyinthe “Sens imméSiot vest cuss! Jens profond, toutes los directions quo" Fan pron’ sont les bonnes cot 7 Michael Roemer : Nothing But © Men, (Ivan Dicon, Gloria Foster, divs Harris ‘oucune no méne cilleurs qu’). Berg fron, Point de seconde feclure pi ce Geipitme”” deoré inerpttaton useutly y ‘G_ plans dintere Banus Yur te" mime plan ei 6, ly fat mel tepu, oe Sle magte do Vim Siders Ee Ice gae pect” fn STEER Borie eg seo eo ae EE uP fate cea betes Beh Sols SEE ERS Se HPs mance ance Sere Beare ne Se atta Catia 1a ie ar ees Teh ASE SS Seles eats ah mo Belen SET SGN tena si eee bagi chen Shaman aes ada hse Be stlaet Bll Ss i Pee abies Sle eae Scat Bi gorees eies See Ree ees erate Asa Se Be Pisa Mar ee 2h Se ates ara Fee Ee betta Fear anee cee genesis Sara 2 fe BE Bt Fa one el Sake tae, e NOTHING BUT A MAN (Michoel Romer, USA.) rivets peut posser pout une tea pionsiars (qui rant lin Tan MSe estat ele pie Sher fos cinéastos Qu'on art torch de dire jounés” et cul So dient Ind done R moins ase cette Fai Tague, ‘¥abarder la question roctale, Sotiate,” Cast" montier quelque. ince pendonce, ‘yoire un cerfein courage. fs. faite” se passer les" choses o Bieminghom (, ‘oranges pour que Tes "Blanes [Link] plus ou moins Slousoas noits “ou teen ger) ct iesouure, fe drome socio" racial par Paces a la «paix inl eure, Pr clest sbrement™ pousser’ la hawete” jasqu'a ia "roublordae. Et ‘our le é et faisse presoger. Mats, Ce falty co sont les orages qui prdtent te mieux 2 Vocedémisme. Le, film veut dds fort par co qui auggére ce Violence of de" naturel, att fea Gil” oftre convention. A’ cor fexcds “sousvantendus, ces tompstt Gur couvent, Ie Jeu des. Nols rest as Dour len, mais” plus spéclaie= ment Abbey Lincoln, cui porte & elle Bassons beouie, et" vests, Be rique et angst, epuleut ‘din’ monde. qui ‘en’ daoorce Sans “un film” ut n'en peut “eutant Sipportec of en sci, Run vou Foclouxs revoir Les Ralsins Geta cox Ie ef pour ce qut est des probitmes recto, técher Pentendre foe Row ime Abbey. LE" Par IS ‘THE oRIG dee oc, UA. — He ce Say toes, Um — He ca Saixonte-dixc minutes avec tes deur fréray Mekos. gna une plson ce Morines. Hult, prsanniers_ et” presque uteri ce gardens dans ‘un edie minuscule. Sar te. Solr” dee Tignes Blanches ‘peintes ‘ict et 1S et ‘cha quer fois Quon prisornter arrive des Yant tne “de"ces tignes, ft doit ee Ironder a persion ge fa ranch, Ga erignt. fe plus fort” possible, Dé feute foro, {2s prsonnters doivent feujourr ueulen, gt ce ne. aero ae Réo" avec eux. Wen'arive rien fun plain eth rash, “un seuveou fe remploce. A cote, ce ee. pelit ene fey Tentromement dee Marines men= U8 par Reichesback eet un clenale diverifsoment de cour. Uslopit simplement dene pléce de. théatte, “represontee “cus Uving ‘Theater of" timée sur ig ul Theme opris lo prajection [x aélee= on "> “eorviendait misixe mats £0- {eit moins eanvenoble) ao Fecuvre ier ilo me. four par. juger co fing “tus"'ce. quil ontto ni tur € uit “est, “mals. rion que sue fee ‘Blanton, ct prtstrert 5a ea Eontéronce c'dtor-mejor reonissone le fing eur des. orte et, fettras fron: guises (Aurenche, "Bost, Poyrefitte, Eouse-Rénal, “Belonneyy nous. dit urelieg furent. Beputs 25 one (8 tout fe aia) ce maihereus lean Bex lennoy crevart “denvie rer Pecan te Beau chetederavreru mx tee Payietitig. Grace ou lésintgres- sement's "Fomour, 65, fort le Revol, ft put réoliser ce rive tong temps coreses "en eccrat_ st, ‘comm: ai alee Roger lur-meme, “et my vol? euune femme pour produlre ce fies ef qu'un femme pour fe ee bon pus Evidermant, Wentraprise, était rise ig, wolre delicate? wvallalt-on es jor, fee Bones meeurs en soule- var dauscl Brbtontes, questions ? Ne fotlait"t pas beaucoup de cou rope et Cabnégation pour rsquer de hpeurter tes census frangaiees at Errongtres’, Ne" eeuroif-on' por ot otore “tour de suite: cu ie Groin inyt aut adgicblement fer tant dcuels. Cesc amide Sign “entendis ne sont qu’entantil S25 sans. consfquenges. lem au, Se WSs Bae et rien de chore! “Dict faut, M. “Boyretieropracha’ gent ment Mme CwimteRéncl” lvoe ee ahaa, mar dhomer Howat! ee Fest dens so0 capri fon de el, satnaament ious fBrentigves de Vedolescence, Bevant {anv "do" purats, on reste contends Droussi nobles, intentions ne foe sent planer mulle ombiguité sur te iui ere am tout lor, forer que Jaen Delonnoy pont été Gta hauteur de ce proj Feuchent de, podte ete sera eh quil off cbfiguré juss Pexieme ieidbur cette omit sane. portcule- titty parvencrt™ B ferdre bas et fouches” ies ropports tour “nourtis de Plotenisme of eucharistie entra Seux gatgons. Faut-it se félietter de fe quit les eit filmés comme deux Sifieux cobots, sotisiaits. et fryao~ frites? Que, por [a foule du cindaste, Toute Ventreprise™ s'eeroule’ dans 12 fensonoe ef ia, “complaisonce, Ia ‘Bech te vilerfe? Sans douts, Cest une bonne chose de” tole, ‘On ren volt que [Link], des Chott + Je cinéma est Vort de Gr Genee. A” ca" propes, invitation de Se lin, & Wena toit "sn demane ‘quelques agaréy st To ‘Mostra niet og incl "et st ay cvait pas. da Goure. laGessous” “Vayons Bene PL SEP THE GIRL WITH GREEN EYES (Desmond Davis, Angleterre} Crest une eouveetto, dit-on poliment. Mole on Salt eo" que irop™ souvent (2° Sindma ongisis 9, entend par Seaver: among ‘Ost mie et spn ait Jo sunpicite Un, montage [ese ore ethene ae wuceus, de boniveur Ces} une ise Iie Heat, come. Ihde, ot mk le cacee ext cou, fogitly une ethafe ae done. un togosine, tes Cfieatiementy reais en festant Plas ‘Grune que cancers Une fille, done. Phust, émouvante, Liistoe se passe 8. Dublin, et, Ou Binet ee vriment “ogréee, Vena, mémen'si les agesces "de Yovede “conseillent piutat” la _com- pagne Hlendoise. Dailleurs, 60 se Pose cuss! un feu é la compcgne. Rote. Sux yeux "vert: (mois le fin exon roi? ef blanc), Mrveille. dane Fpicare “od alle Mit, entie, deus Gentes «This Side vot Paredise >. EIODVE aft tin ome ex sont det Insiporables, els pondent ae Fame fchbte des alps en soles, Kate feull= oe Header ne “Rian gens Sine trois en ele rencontre un en Yoin ‘avadragangice (Peter Finch). qui {eg Sera ou Tout on Inatheur Le film deer’ Tes ‘epports See canon at ctte Teme imate femme, lett St poy ete Mier dain, eet do, node tadic EStmmont elle" ls avienth. ce sont de petits, sequences eu font” ploarese Ferber bande la ftivre. ta gentihegse da diclogus, Te Tetermie def "comdions, To condeur Ga cindoste {ont lo teste, et te film Seckamsli Ata fi, Kate jnterropere fon “amie: “< Bismah, Soba, tne ‘Guo Jen suis ‘une ferme aui © un Bosse?» Tout sp posse comme. si Davie igaoratt Vesitheneo “aes ibBes aul Shite outs avounr” ak “seble ‘grater leusst coum dang" lesatels iBmbe). “Bor, exemete, image d'un Fame et ctune. femme dens un lt, fedes. nu, ie reste sous. tes draps, Cate mse est ne ert aria ‘yphe ‘que tous, les soectotaurs ta. SYED Gor 1 his ond fait remour» She convention, OF, dane ce. filmy i "S dou images dees. gonna, mols Mane des “deur ne pas le seas conven, pungue Rate Vest ofusée Pr eethecin See “ators, forsque "Ia Geusitme inege. signifie bien co & SRG le Ronde Videntitie, on a Giend “theme le sentiment” dune Bie" ciinvention. Davis use des fie Zoinmons comme. sis “ne, Fetolent Bor, et i eesent’ do Vétte, en efit, a file eux yeux art, ett te portrait. (mals, ‘pos ‘encore. assez Bvale) d'une agolescente. Et be erois Begucoup plus & cette cdoleseente-ci guess files 8 te fleur de leur age Giisées por Broult, Baldi, Rouch ou Teshigohere, fh esse. din “enchen= foment “cetfoin “qui gait dane los Fogords de Kate (Rite Tushingher) ef Ge recuelllent les abjectits de. Davis. Enchantement di, je le réséte, & lo frodestiendy ton’ et & Jo elarté da ropes, ‘Cest_pourquol Kate lel réci Fort Gu" Jemor Joyee est. pertcite. ment ‘en situation, "et nous epprend Quelque chose we “elle, quend lo Weuve cle quinze one de Routh lisant Seach oogees ER Serer! pour Lendees afin soublier le goat Eo" nicly note Kothleen devient 0 SSul"de’ iar denseuse de Sommarick, Gone Gn pe {a cousine Joie, Tes Ghampionies dela bande 8 park Pulsque réterence & Scott, Fitzge~ raid i's rearetion, que Kate ne it pas un’pew plus Zelda, ef ue 1a Higerete “ne soit” pas au “deport de chaque plon, Mais le drame de Kete, Cent peuiteeice, pedetssment, de Yow fait sewembjer’ 4 Zelda et,’den ere Incopeble, Au" fond, on “no pas. du tout envie de formuler des foarets IP tout retour rams Ime sjon enjouemant, Vivacite, feria, Eration sympathie, “arevite, paca. W. RETROSPECTIVE INGMAR BERGMAN (Section cutturetie) Proposer, dons une « rtrospective using Mis, “eters feaman, ces} nous. invites @ UN fegord eh artlere, apres la yision de Je oemigre: souyeo. Tl est importont Guo ce soit pendent un Festival, en Gn eu dans un temps. qui ont Pavilte' de preposor ic) vision | dex films a heute juste, et de contron= Ter crsates, of Gardlens > des Guyer Maw “Cone “confrontation, fale dui moins quielle treuve @ sills: tee, done te conten Ge, pres tivéle, la ‘plupert Eonfurion _ oeeablante entre Sfle produit. Ler ctdeteu's ne cia~ Wouenf pas, et il giolt becu de voir Ritonion! gotler dintuition ou Go: Gard ne poe topondi@ aux. pourcuol, Bergman, Yul, dans un. texte cistribus fun creas’ presents @ Verse, oxpi Gunit son" absence t= Les. gens mor dont cans Freuvge fort comsne dans Une tartine, ef Fartiste vient seonto- Siment geffrir en osselsonnernent.. 1948, Féngelsey Solt _ Hemsted, 1988, vorst, 1949. salyneonuit ee, ete,aes to Nalsaig "et Vattopertratt-1itaue, Bec ee bremntece file sont e010 Toe Shasta, nen ploy que les. dere fiom abet dda, dene Eos" premier. ise legiquemene : peur 1a. premiere fol, vole un: lonoape ‘aul, nous est Gavénude plus en plus famitien Veil fee premiies logon, crap eyeie. Les Hin?"Smont pas peuge. 5 nous Eoyone tee ‘une par tes outtes. él ToetCoct ue nous avers Bouge, — 2a Bergman. Er bees: Ser lumeties? — Cse portals de rae Junetes, avec, er vores ds ros. Beruman’ te voutsit parce que Sela" déformelt un peu te, Wssge. Je Seurnats wee “des Se Olor. "aver! “des vertes contact. pour réteblr ne vision tore male, “mais oo, feussoit tout & ait Feppraiction des divorces, > 0 Perle oussi de. lo Suide. Mots fegitive Beton dos Sosvales ais Bohibect, “gui elle, public einois ef romans). Gyo” IL VANGHLO SECONDO MATTEO (Levanaito selon x Pier" Paolo’ Pasolini, Italia) Moet Jone tout, Porat ses! a ogi Se ask Bete tee a ag, eat ead ole, sen entate Sesto Oem Sees Baiada tears setae fen ete Seva Pet Pea Pa Ie Meee Ga Pesta sag ae cae ces ne Se Ge Rive soerre, cit eel core we arate, crepe, aul se ‘ate ing’! Race as erat Meee a i eee ll Reus ase finery, Rous. Ba taal alae ere Ei tukprononts ‘so teouyaient sia ge Saenger, Ae coms Fe has BS nsee oa salar Pl OU gne Seoes a Nae, Sele rp, fim ral, pos 8 rots 0s mae BNE ak Saf ole, Bae ee Sent Sale Reo tide Snr Ar eee OR Br Reicha Baile, Ue Pea est SD settee nes See dela Cla ae Sl ae Ste fout Ba Fesiee'ia iaise mame des choses, To orto sberre oF akcue Diplo de, Posolini ext alors aravoir hast “four san cemoks fore oe“des vloges Gul tepandont Pier Paolo Petotint : cette |sécheressa, des visones cifiquement cingmatogrophique : aul Bortent Ia marae de cele fete “et | goseott la mise en seane eh, a Gat sont. troubles de. Frate, on Hent tow Govoir wincarné io Telfre et tout & taro “Vespet de TEvonsile dons | ec xi Pasolini seg cst No, cinta, ine, denser présente | pour ie reste il sfen seit avec. pits sue orageaenen, [fopite ae deal font 3° iustration, opeanee dors To balance, etn poids Wes Sps- | te ie parole Tavélée et fo. dopasse 1H vongelo secondo Matteo (la donse de Solomé = Paola Tedesco. Four outro, expression vo torir Frau" aa revelation, ef cect seulement Oavers. alte’ expression. ou en fie due se Tivéiere eu ron duelove choco —. ‘et ‘pas ferctment lo. porate feet mot, pout Sie! en ‘cus. Fait imps, iar foson de manger les Sliver en ‘Gaitée a outing iustarnt, estas, ehs crqyont (ly a lelque iconoctostie fatbnte Gane Te “desit oe. favre te remake des eventures du, Chest), Ce Gai Prete tee. neat yeaa, [a PErslation, ai son mystéve, nf Io para ete liamname, roa co eu 2 en file do dscmentaire ef ee quit ya én’ dlle de mythique ! clest-oeaice & Ie tole to" feedn cont ele fut veau2, st fg: moniove dont, répereutée ne th Soe, elie ext fosjours vivante cure yeux surtout dle ceux gui So cignt pa Ia vivre, bergers. enfants, pechours et pouvres, Ge aul tente, Pavol, on fe voir’ bien c'est cette ‘recon Version “do. "Evaraiio: & . {snement nan point drever ent historique (cor sur ee plan, tout frien ire potent), ma, fPement socileataye ; fel” a sat Bet wu Sor st S frases le: feu Tes plus "Wierges “(op done “cs “plus sendbleg la iumigte), Mais ceux Ge Pasolini le contails? Loissons ele. Car il yo dans le texte de Mat- thieu, du fait méme do. so. texture Brite, de aa fores immediate, de sa Bite sur la motisre meme. dy Trays tire, un gon postique, (Claudel, stun Gute cote, tamolano docs pess0ae), ‘qusique. choto de hriaue. Ce 8 cul Gdai fend bavolini. Mote est 18 eae ie aig “eommencent, “en meme Kemps ailleurs que. le. cinéma’ pro- Drement cit. Law potsie,, en celle ‘hatiere comme ailleurs, west Jomals Gequse Saverce. et test pay Tan phir, oeucri ele ext ce ‘aul role fo: chose ton expression, fon: les“cfforts ou. tes effets. de Yar our la. produire” parent maleneor= Frousement cette, expression de. sa chose. Pasolin} Bofoulle un pew entre atte parole falle vetle et ce verbe Severu! potsie. Une fol, fi joue tout ‘run arose, une autre fon sur‘un Visage: “it a" toujours vune. longueur Weeart, une seconde de vetordy une Iiage ‘de fopy un travaliog ta: Tet" tet designe, Tee” promet ou, plus Fatement, ney thurs Le mension de surpice, Peopte. 6, fou Siedation, quietle sit ce ‘varbe oe Giimage,.ettorpe I dee pris lor remierés surprises, Ce nest pas fo foute du eenorisee, ‘ni mame. calle cus Christ co nest pos poree “Guit eait do Mhistotre fo plus connue du" monde qu'elle ne” elt point Sppotter de surprise, Crest tout eim- Jon Radar et Elmar Klos : Obzalovany. ploment le faute 8 Posotini gui n'a Bet su, 04 pas voulu, ou bretere pas, Sher Gu bouts dean proje,, Quand on ng. soit bes comment filmer, il fe “Tout "pas. fate semblant ” de Sevoir, mobil Naut, enieux tilmer Ripete cma ch ies bons Bris lebiectifs sublectty"iyztaue, dee fyetifeateur, ele) four" a” tour Shaiss ot roetés ct sepsis, sennuient Bier plctement et fatsent une im preion de confusion aul Wa ten Gs taire, ovec le. bea “dsscrare de ow plutat: quit pit pas vs ectisBE: Sin! fin 453 ‘fat Ta profes quit a perdu de Mue‘ce film de départ, util y avait wee Stage Sf cetstioh Séctobien at She lle resteseniotons Sens sbute wor sats Saavetu que! Sune ne Wire ps co" iotne eave et, bien ‘Sale, Sh Soy te comentsree ies ‘itiguos depis a sorte cut Seon dle. Stat it ‘urGial pst tae flim do co, Sp bon suet de fim. Bt, en ‘offet, BnPee HESS I den mele feet dee foe! cour ts vate, B Gate le tesicotomant cute Eeatsvuie, na pos pare de wus quit y-evett Gab un him, une ise So cheat dat pertrnagss ‘Softy the Setlsn deemetiqu, ne pps cuble? a ena pote ies Clmole Iie Sedoves, brah, no ‘pas renchés

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