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Termes DE Reference: Ministere de L'Equipement Et de L'Entretien Routier

Ce document décrit les termes de référence pour la réalisation d'études techniques d'avant-projet sommaire et détaillé pour le renforcement d'une route de 125 km en Côte d'Ivoire. L'objectif est d'améliorer la connectivité rurale et le désenclavement économique. Le document présente le contexte du projet et les résultats attendus des études.

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Termes DE Reference: Ministere de L'Equipement Et de L'Entretien Routier

Ce document décrit les termes de référence pour la réalisation d'études techniques d'avant-projet sommaire et détaillé pour le renforcement d'une route de 125 km en Côte d'Ivoire. L'objectif est d'améliorer la connectivité rurale et le désenclavement économique. Le document présente le contexte du projet et les résultats attendus des études.

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MINISTERE DE L’EQUIPEMENT ET DE L’ENTRETIEN ROUTIER

----------
CELLULE DE COORDINATION DU PROJET D’INTEGRATION PORT - VILLE
DU GRAND ABIDJAN (PACOGA)

AGENCE DE GESTION DES


ROUTES

PROJET DE CONNECTIVITE RURALE POUR UN MEILLEUR ACCES AUX


SERVICES ET OPPORTUNITES ECONOMIQUES EN COTE D’IVOIRE
(PCR-CI)

REALISATION DES ÉTUDES DE RENFORCEMENT DE LA ROUTE


INTERURBAINE BOUAKE – BOUANDOUGOU - TIENINGBOUE (125 KM)

TERMES DE REFERENCE

Janvier 2023

1. CONTEXTE DE LA MISSION

Dans le cadre de sa politique générale de développement du réseau routier national, l’État de


Côte d’Ivoire a identifié la route Bouaké-Botro-Bouandougou-Tiéningboué longue de 125 km

1
comme étant un itinéraire prioritaire dans les Districts du Woroba et de la Vallée du Bandama
dont le renforcement et l’aménagement devrait permettre :
1. d’assurer une desserte des Districts du Woroba et de la Vallée du Bandama et une
connexion privilégiée de ces districts avec celui des Savanes au nord ;
2. d’accroitre le désenclavement de ces districts en améliorant la connectivité des zones
rurales traversées de sorte à mettre en valeur les fortes potentialités économiques en
matière de production et de transformation des produits agropastoraux, de production
minière et touristiques et ainsi contribuer durablement à la réduction de la pauvreté dans
ces districts ;
3. de maintenir le réseau routier global dans un bon état afin de diminuer les coûts
d’exploitation des véhicules, de réduire les charges d’entretien du réseau, d’accroître la
sécurité des usagers et de faciliter la circulation des personnes et des biens.

C’est dans ce contexte que le Ministère de l’Équipement et de l’Entretien Routier (MEER),


Maître d’Ouvrage pour l’État de Côte d’Ivoire pour les projets d’infrastructures routières,
envisage la réalisation d’une mission d’études pour le renforcement et l’aménagement de cette
route interurbaine sur la base d’un financement de la Banque Mondiale à travers le Projet
d’intégration Ville-Port du Grand Abidjan (PACOGA).
Les résultats attendus de cette étude devraient permettre d’envisager la réalisation des travaux
de renforcement et d’aménagement de cette route dans le cadre du Projet de Connectivité Rurale
pour un meilleur accès aux services et opportunités économiques en Côte d’Ivoire (PCR-CI) en
cours de préparation et dont le financement devrait être assuré conjointement par la Banque
Mondiale et l’Asian Infrastructures Investment Bank (AIIB ; Banque d’Investissement pour
les Infrastructures Asiatiques).

La Cellule de Coordination du PRICI (CC-PRICI), en sa qualité d’Unité de coordination du


projet pour le compte du Ministère de l’Équipement et de l’Entretien Routier (MEER), envisage
le recrutement d’un Consultant (firme) pour la réalisation de cette mission d’études techniques
et économiques.

Ce Consultant aura à mener les investigations techniques, économiques, sociales et


environnementales qui permettront d’atteindre les objectifs de l’étude et de produire certaines
pièces techniques nécessaires à l’élaboration du Dossier d’Appel d’Offres (DAO) pour la
sélection d’une ou de plusieurs entreprises en vue de la réalisation des travaux.

2. OBJECTIFS DE LA MISSION ET RESULTATS A ATTENDUS

2.1. Objectifs de la mission

La mission spécifique du Consultant recherché dans le cadre des présents termes de référence
porte sur la réalisation des études techniques d’Avant-Projet Sommaire (APS) et d’Avant-
Projet Détaillé (APD) ainsi que la rédaction de certaines pièces techniques du DAO qui en
résultera en vue de la sélection d’entreprises pour la réalisation des travaux de renforcement
de la route Bouaké – Botro –Bouandougou - Tiéningboué (en 2x1 voie), longue d’environ 125
km, dans les Districts du Woroba et de la Vallée du Bandama.

2
2.2. Résultats attendus

A la fin de l’étude, les résultats suivants devront être atteints :


- Les rapports d’études techniques d’avant-projets sommaires et détaillées (APS/APD)
sont disponibles ;
- Les dossiers de plans, les pièces techniques du DAO y compris les devis estimatifs des
travaux sont disponibles, conformément aux dispositions des présents termes de
référence en vue de procéder à la sélection des entreprises de travaux.

3. PRESENTATION DU PROJET

3.1 Présentation du projet

Le tronçon de route Bouaké - Botro – Bouandougou - Tiéningboué est un principal axe routier
de la Côte d'Ivoire, qui présente un intérêt vital pour l'économie sous-régionale.
Il s’agit d’une route interurbaine à renforcer en 2x1 voie.

L'âge des différentes sections de cette route varie entre 29 et 36 ans. Le trafic décroit du sud
vers le nord mais le pourcentage de poids lourds reste élevé avec une moyenne qui varie entre
17 et 21%. Les résultats de comptage de trafic de 2021 indiquent un trafic moyen de 1.605
véhicules par jour dont 307 poids lourds. Un trafic bien plus important est attendu avec les
travaux de bitumage en cours de réalisation sur d’autres routiers dans les régions environnantes

Le tableau ci-dessous présente l’âge moyen des différentes sections ainsi que les trafics moyens
journaliers

ROUTE ANNEE TMJ PL VL


Bouake-Botro 1986 633 105 528
Botro-Marabadiassa 1993 486 101 385
Marabadiassa-Tieningboue 1993 486 101 385
Les structures de chaussées sont variables d'une section à l'autre. On retrouve ainsi les trois
variantes de structures de chaussée suivantes :

Couche de Couche de base Couche de


Variante Section Couche de chaussée roulement fondation

4 cm de
Variante 18 cm de Graveleux Latéritique 20 cm
Bouake-Botro 4BB/18GLC/20GLN Béton Graveleux
1 Stabilisé au Ciment Naturel
Bitumineux

Variante Botro- 4 cm de Sand 18 cm de Graveleux Latéritique 20 cm


4SA/18GLC/20GLN Graveleux
2 Marabadiassa Asphalt Stabilisé au Ciment Naturel

20 cm
Variante Marabadiassa- 4 cm de Sand 18 cm de Graveleux Latéritique
4SA/18GLC/20GLN Graveleux
3 Tieningboue Asphalt Stabilisé au Ciment Naturel

3
(BB : Béton bitumineux ; SA : Sand Asphalt ; GLC : Graveleux stabilisé au ciment ; GLN :
Graveleux naturels)

Le niveau de dégradation de la route sur certaines sections nécessite une reconstruction de


toutes les couches de chaussée.

Les caractéristiques géométriques de la route sont satisfaisantes tant pour le profil en long que
pour le tracé en plan. Cependant, le Consultant pourra examiner l'amélioration du tracé
notamment pour les zones de fortes pentes ou de courbes très prononcées.

4. CONSISTANCE DES PRESTATIONS

Les présentes prestations concernent la réalisation des études techniques APS/APD en vue
du renforcement de l’itinéraire Bouaké – Botro – Bouandougou - Tiéningboué, long de
125 km.
Les prestations du Consultant se dérouleront en trois phases regroupées en deux tranches toutes
distinctes :

Etudes Etudes
tehniques techniques Elaboration
PHASE d'Avant- PHASE d'Avant- PHASE des pièces
1 Projet 2 Projet 3 écrites du
Sommaire Détaillé DAO
(APS) (APD)

La phase 1 constitue la tranche ferme ; les phases 2 et 3 constituent une tranche conditionnelle,
chacune des tranches étant déclenchée par un Ordre de Service. Le Consultant est prévenu que
l’exécution de la tranche 2 n’est pas obligatoire, et qu’il n’y aura pas de réclamation si les
prestations devraient s’arrêter à la phase 1. Le déclenchement de la tranche 2 est conditionné
par : (i) des prestations satisfaisantes au cours de la tranche 1, qui sera appréciée à travers la
qualité rendue sur les différents volets de l’étude ; et (ii) la disponibilité du financement pour
les travaux.

Le tableau ci-après résume les caractéristiques actuelles de la route et celles à retenir dans le
cadre du projet de renforcement :

Désignation Route actuelle Projet


Catégorie de la route R80 R80

Largeur chaussée 7,4m 7,4m

4
1,80 m en rase campagne selon les normes
Largeur accotement De 0,50 à 1,80m visées en page 6 en agglomération

A prévoir dans les villages, au droit des


Aire de stationnement Inexistants campements et zones de vente de produits
agricoles

A selon les indications en Nota Bene en


Refuge Inexistants
dessous du tableau)

Marchés, points de collecte A prévoir dans les villages, dans les zones de
Inexistants
des ordures ménagères vente de produits agricoles

Variable selon les


Revêtement Béton bitumineux
sections
18 cm de Graveleux
Couche de base Latéritique Stabilisé Grave concassée ou Grave bitume
au Ciment
Chaussée existante, matériaux de couche de
20 cm Graveleux
Couche de fondation base + revêtements recyclés ou graveleux
latéritique naturel
latériques naturels d’apport
Signalisation
Au moins trois (3) étoiles pour tous les usagers
Aménagement de sécurité horizontale et
de la route, selon la méthodologie iRAP
verticale

(N.B : les refuges serviront aux stationnements temporaires au niveau des agglomérations et
aux stationnements en cas d’urgence. Ils seront aménagés à la sortie des agglomérations et tous
les 10 km entre deux agglomérations et dans les deux sens de circulation. Les refuges sur les
deux côtés de la voie devront être espacées d’au moins 2 km. Les refuges seront aménagés sur
une longueur et une largeur permettant que des véhicules puissent stationner en toute sécurité).

Les études géométriques sont à mener suivant les dispositions pratiques utilisées en Côte
d’Ivoire et à défaut, les normes françaises en vigueur et notamment : le guide technique pour,
Aménagement des Routes Principales (sauf les autoroutes et routes express à deux chaussées)
(ARP) édité par le SETRA août 1994 ainsi que, les recommandations relatives à l’Aménagement
des carrefours interurbaines sur les routes principales Carrefours plans (ACI) édités par le
SETRA décembre 1998.
Le dimensionnement des structures de chaussées sera fait pour une durée de vie de 15 ans. Le
consultant pourrait à cet effet s’appuyer sur, entre autres, le « Guide pour le renforcement de
chaussée du LBTP » et sur le « Manuel pour la conception et le dimensionnement des chaussées
neuves du LBTP ».

5
A défaut, le consultant pourra utiliser des méthodes de dimensionnement de chaussée basée sur
les normes françaises en vigueur. En tout état de cause, les structures de chaussée proposées
par le consultant devront être optimisées et vérifiées à partir du Logiciel Alizé-LCPC.

Le Consultant intègrera dans tous les aspects de la présente étude, les préoccupations liées aux
changements climatiques qu’il devra clairement expliciter, aussi bien en termes de causes,
d’incidences que de mesures d’adaptation spécifiques à mettre en œuvre.
En particulier, pour les ouvrages d’assainissement et de drainage, le Consultant présentera
clairement les mesures détaillées permettant de faire face aux crues ou sécheresses
exceptionnelles, et aux autres événements résultant des changements climatiques qui pourraient
affecter la route. En ce sens, il sera fait recours aux solutions basées sur la nature (approche
« Green Roads For Water »), visant à améliorer la gestion des eaux pluviales. Il identifiera en
particulier les points bas de la route pouvant être aménagés sous forme de retenue d’eau (le
périmètre mouillé sera indiqué sur les plans) et proposera les schémas d’aménagements
possibles de ces retenues.

Par ailleurs, le Consultant veillera à ce que la route atteigne un niveau de sécurité d'au moins
trois (3) étoiles pour tous les usagers de la route, selon la méthodologie du Programme
international d'évaluation des routes (iRAP1). Pour atteindre ce niveau de sécurité, l’étude
veillera à identifier et traiter les sites d'infrastructure à haut risque, mais aussi en créant un
corridor routier plus sûr et qui ‘pardonne’ plus, sur la base des conclusions et des
recommandations des études de sécurité routière entreprises séparément ou des meilleures
pratiques mondiales.

Les éléments de conception de la sécurité routière devront être clairement décrits et pourraient
porter, entre autres, sur les dispositifs ci-après : (i) des glissières de sécurité qui contribueront
à réduire la gravité des accidents par sortie de route, (ii) des dispositifs de modération de la
vitesse pour garantir une vitesse sûre aux usagers vulnérables dans les zones urbaines et autres
endroits sensibles, (iii) des bandes rugueuses, des passages piétons, (iv) l'amélioration des
intersections, (v) l'extension de l'éclairage public (à l'aide de l'énergie solaire), (vi) la mise en
place d'aménagements hors de la route pour les usagers vulnérables, tels que des chemins
piétonniers ou des trottoirs, (viii) une signalisation verticale et horizontale complète, y compris
des panneaux d'avertissement adéquats avec un revêtement jaune fluorescent dans tous les
endroits peuplés. On prévoira également des aménagements particuliers pour séparer/canaliser
les flux de piétons et/ou de véhicules dans les zones à forte concentration (marchés, sorties
d’écoles ou églises, carrefours ou encore points de ventes de produits le long de la route).

Par ailleurs, les principes suivants devront être observés :


- l’uniformité : interdiction d’utiliser des signaux non réglementaires ;
- L’homogénéité : l’usager rencontre, dans des situations identiques, des signaux de
même valeur et de même portée, implantés suivant les mêmes règles ;
- La simplicité : obtenue en évitant une surabondance de signaux qui fatiguent l’attention
de l’usager, lequel tend alors à négliger les informations qui lui sont données ;
- La continuité : l’usager doit pouvoir suivre une mention du début jusqu’à la fin de son
parcours ;
- La cohérence : permet d’avoir une signalisation crédible ;

1
Voir iRAP.org

6
- La qualité des produits et respect des normes : pour respecter les critères de visibilité
par exemple la nuit ;
- La valorisation : ne placer que les panneaux qui sont jugés utiles ;
- La concentration : il faut regrouper les panneaux sous réserve de ne pas nuire à leur
lisibilité ;
- La pose correcte : la qualité de la pose et sa maintenance sont des facteurs essentiels de
la crédibilité de la signalisation ;
- Clarté : donner toutes les caractéristiques des panneaux à mettre en place (couleur,
géométrie, matériau, classe de rétro réflexion, etc.).

4.1. PHASE 1 : ETUDES D’AVANT-PROJET SOMMAIRE (APS)

Les études d'Avant-Projet Sommaires (APS) ont pour objet de faire l'état des lieux, de recueillir
les informations nécessaires à la définition du projet de renforcement et d'aménagement de la
route : solutions de renforcement, stratégie d'aménagement, dimensionnement de chaussée,
disponibilité des matériaux à utiliser, contraintes environnementales et sociales majeures des
options envisageables. Elles permettront également de déterminer la meilleure stratégie pour
obtenir en cours de travaux une qualité homogène de la route réaménagée.
Pour bien cerner les contours de l’aménagement souhaité et établir le dossier d’APS, le
Consultant entreprendra les contacts nécessaires avec d’une part, l’AGEROUTE et la Cellule
de Coordination du PRICI et d’autre part, avec les autorité administratives et décentralisées au
niveau des différentes régions d’influence du projet à l’effet de comprendre leurs différentes
attentes et, ainsi, faire les meilleures propositions pour le bon fonctionnement de
l’aménagement projeté.
Le Consultant veillera également, au-delà de la chaussée, à prendre en compte les
préoccupations liées aux activités riveraines (y compris éventuellement les marchés, les points
de collecte des ordures ménagères et d’une manière générale le mobilier urbain) ainsi que la
sécurité routière, en particulier la circulation piétonne au niveau de la traversée des grandes
localités, ainsi que les zones d’arrêt à la traversée des villages. Pour la circulation piétonne, on
tirera parti des bonnes pratiques en la matière, par exemple celles préconisées par ITDP / UN
Habitat : « Streets for walking & cycling / Designing for safety, accessibility, and comfort in
Africancities ». Toutes les normes de dimensionnement de ces ouvrages connexes et en
particulier celles relatives aux trottoirs seront clairement explicitées.

Les études d'avant-projet sommaire comprennent les tâches suivantes :

a. Matricule routière ou schéma d'itinéraire


La matricule routière a pour objet de restituer l'état des lieux fait par section de route de 100 m.
Il devra comporter sous forme de tableau toutes les informations pertinentes le long du parcours.
Entre autres :
 les caractéristiques du profil en travers ;
 les dégradations de la chaussée et des couches de chaussée ;
 l'état des ouvrages de drainage et d'assainissement ;
 la visibilité dans les points singuliers ;
 le niveau des points bas par rapport au niveau des écoulements d'eau ;
 l'état des talus de déblais et de remblais ;
 la présence de toute contrainte particulière ;

7
 tout autre renseignement utile pour restituer l'état de la route et justifier les choix
techniques.

Toutes les zones inondables seront clairement identifiées sur la matricule routière et feront
l’objet de présentations détaillées, avec l’ensemble des éléments permettant d’apprécier le
comportement de la chaussée, y compris éventuellement la hauteur et la fréquence d’inondation.

b. La reconstitution de l'historique du tronçon et enseignement des solutions techniques


initiales.
Sur la base du schéma-itinéraire relevé et de recherches documentaires, le Consultant
reconstituera l'historique de la construction de la route sur les aspects techniques. Il fera une
corrélation entre les choix opérés et son état actuel. Cette étude sera essentielle pour justifier
les choix de renforcement que le Consultant proposera. Le schéma-itinéraire comportera
également les options d’aménagement et en particulier les éventuelles corrections de tracé en
plan ou profil en long, ainsi que les éventuels aménagements particuliers à la traversée des
villages.

c. Reconstitution du profil en long et du tracé en plan


Cette tâche a pour objet de reconstituer le tracé de la route (profil en long et tracé en plan). Cette
tâche pourra être faite à partir des documents existants.
En outre un MNT (modèle numérique de terrain) sera établi avec des informations provenant
d’un fournisseur d’imagerie satellitaire qui sera clairement défini dans l’offre et confirmé dans
le rapport de démarrage. L’origine de toutes les coordonnes devra être clairement indiquée. Les
fichiers auront une précision en plan (X, Y) de 50 cm et des élévations (Z) tous les 10 ou 15 m
avec une précision de l’ordre du mètre. Tous les points sensibles (les bâtiments, groupes de
bâtiments et places sensibles attirant de nombreux piétons) devront figurer sur les vues en plan.
Les plans généraux seront établis à une échelle lisible (a priori 1/5.000).
Le PK0 et le PK Fin seront clairement identifiables. A Bouake, on considèrera que le projet se
termine au Marché de Gros de Bouake (MGB).
Les ouvrages hydrauliques, les zones fortement dégradées et toute autres informations
pertinentes devront être portés sur ces plans pour restituer son état actuel.

d. Dimensionnement de chaussée
En vue du dimensionnement de chaussée, le Consultant réalisera :
 Une enquête de trafic routier afin de mieux appréhender le trafic actuel sur cette route et
déterminer la demande de trafic pour les quinze (15) années suivant l’année de mise en
service probable de la route. Cette enquête se déroulera en au moins trois (3) points clés de
cet itinéraire (à faire valider par l’AGEROUTE) et permettra d’une part, de déterminer en
ces points, les données du trafic journalier de tout type d’engins roulant y compris les engins
à deux roues. Les comptages seront effectués sur une durée minimale de sept (07) jours, de
06h à 22h, et deux nuits (22h-06h). Une enquête origine-destination sera également menée
sur chacune des sections de la route, pour un minimum de 20% des poids-lourds. Le
consultant privilégiera à cet effet pour ses points d’enquête, les carrefours clés situés sur
l’itinéraire. Cette enquête de trafic sera également couplée avec une campagne de pesée
d’essieux afin de déterminer le niveau d’agressivité du trafic sur l’itinéraire à renforcer ;
 L'auscultation de la chaussée : à priori, les sections fortement dégradées, dont la
reconstitution complète des couches de chaussée sera nécessaire, ne devront pas être
concernées par les mesures de déflexion mais feront l'objet d'études géotechniques
appropriées. Cette étude vise à évaluer la portance résiduelle de la chaussée en place.

8
Le dimensionnement de la chaussée sera fait pour une durée de vie de 15 ans.

Au cours de cette phase APS, le Consultant élaborera les hypothèses d'évolution du trafic et
exposera la méthode de dimensionnement utilisée.
Le Consultant devra examiner plusieurs options de renforcement en phase APS et proposera la
solution appropriée qui sera retenue pour la phase d'études d’Avant-Projet Détaillé (APD).
Cette solution devra tenir compte des enseignements tirés de l'historique de la route et de la
disponibilité des matériaux.
Dans un souci d’économie, une attention particulière sera accordée au recyclage des matériaux
en place et aux solutions garantissant une homogénéité de la qualité de route.

e. Études géotechniques
Outre l'étude de plateforme de la route existante, le Consultant effectuera une recherche
sommaire de matériaux à utiliser dans le but de s'assurer de la disponibilité de ceux-ci (carrière
de concassé, emprunts de graveleux naturels, carrières de sables naturels).
L’étude de la plateforme dans cette phase de l’étude comprendra, en plus de l’analyse des
documents existants, des mesures de déflexion qui seront analysées. Les déflexions seront
mesurées suivant un pas de 50 m, en quinconce sur la voie.

f. Étude de sécurité routière


Dans le souci d'améliorer la sécurité des usagers de la route, le Consultant réalisera une étude
de sécurité routière. II est d'abord essentiel d'effectuer un diagnostic de sécurité pour
appréhender les enjeux et les problèmes de sécurité sur la route à renforcer. Le consultant sera
ensuite emmené à proposer de façon sommaire des solutions spécifiques pour chaque cas de
problème de sécurité rencontré (carrefour, traversée de villes et de villages, virages, zone de
sécurité sur la chaussée, obstacles particuliers, etc.).

g. Études hydrologique/hydraulique sommaires


L’étude consistera à :
o Déterminer la nature, la position et la section des ouvrages hydrauliques (OH) en tenant
compte des études existantes ainsi que des contraintes internes et externes du projet dans
le but d’assurer l’évacuation des eaux de ruissellement.
o Proposer des solutions de réhabilitation/reconstruction, sur la base d’un
dimensionnement sommaire, y compris les mesures d’adaptation/résilience aux
changements climatiques.
Une fiche détaillée sera établie, comportant tous les éléments permettant d’apprécier leur état
structurel et niveau de fonctionnement actuel, ainsi que les propositions d’aménagement.

h. Aménagements connexes, éclairage public et réseaux divers à déplacer


Aménagements connexes
Le Consultant identifiera tous les aspects liés aux ouvrages connexes que l’aménagement de
cette route devrait perturber ou nécessiter (bande d’arrêt d’urgence, séparation des flux à la
traversée des agglomération importantes, etc.)
Le Consultant identifiera également avec l’appui de l’AGEROUTE des linéaires de voirie
urbaine à aménager dans les Chefs-lieux de département ou de Sous-préfecture (Diabo, Botro,
Marabadiassa et Tieningboué), dont les études APD pourront faire l’objet d’une prestation
complémentaire.

9
Par ailleurs, en étroite coordination avec le Fonds d’Entretien Routier (FER) et l’AGEROUTE,
le Consultant identifiera au moins deux sites pour un poste de pesage et deux autres sites pour
un poste de pesage.

Éclairage public
En concertation avec CI-ENERGIE, le Consultant fera une analyse sommaire d’un schéma
d’éclairage public de la route au niveau de la traversée des principales agglomérations.

Réseaux divers à déplacer


Le Consultant procédera, en concertation avec les différents concessionnaires, à l’identification
des réseaux publics et privés (eau, électricité, télécommunications y compris fibre optique etc.)
présents dans l’emprise de la route et de ses ouvrages connexes (exutoires, etc.).
En particulier, le réseau de fibre optique devant être posé sur la section Dianra-Bouandougou,
le Consultant prendra attache avec l’ANSUT pour prendre en compte la pose de ce réseau sur
l’itinéraire s’il n’est pas n’est pas encore posé.

i. Évaluation économique sommaire


Le Consultant devra évaluer la pertinence économique de chacune des solutions de
renforcement proposées sur la base des éléments suivants :
- trafic actuel ;
- prévisions de trafics (les hypothèses prises pour déterminer les taux de croissance de
trafic par type de véhicules devront être clairement indiquées) ;
- évaluation économique des avantages et des coûts liés aux investissements (coûts
d’exploitation des véhicules, travaux d’entretien, sécurité routière, émissions de CO2,
etc.) par rapport à une situation de référence sans projet (les hypothèses retenues devront
être clairement indiquées) ;
- taux de rentabilité interne économique (TRI) et valeur actuelle nette (VAN) calculés en
utilisant le modèle HDM-4, y compris une analyse de sensibilité.

En plus des enquêtes de trafic décrites plus haut, ce volet de l’étude comportera une enquête
sur les durées et coûts moyens des déplacements : (i) enquête auprès des usagers et transporteurs
pour déterminer le prix du transport ; et (ii) mesure du temps de parcours pour les camions de
coton et/ou d’anacarde d’une part et des véhicules légers d’autre part (avec indication précise
du jour, des conditions atmosphériques, du moment de la journée et de toute autre indication
susceptible d’avoir influencé la mesure).

j. Études d’impact environnemental et social sommaires


Le Consultant devra faire une analyse sommaire de l’ensemble des impacts du projet sur la zone
d’étude décrite plus haut.
Dans son analyse, il veillera à décrire les options recommandées pour éviter, réduire ou
compenser les impacts E&S négatifs et maximiser les impacts E&S positifs du projet. Il
proposera des aménagements permettant de réduire au maximum les impacts sur le foncier et à
mieux intégrer l’itinéraire dans son environnement immédiat surtout au niveau de la traversée
des villages, de manière à concilier les intérêts des usagers et ceux des populations riveraines
de cette infrastructure.

10
Le Consultant présentera en particulier de manière sommaire les zones qui seront impactées par
le projet en termes d’impacts sociaux négatifs et en particulier de pertes de biens. Il fera une
évaluation sommaire chiffrée desdits impacts pour chacune des variantes d’aménagement
proposées dans son APS. Il convient de noter qu’à ce stade, l’analyse restera sommaire pour
permettre d’orienter le choix par le maitre d’ouvrage de l’option d’aménagement à retenir.
Toutefois, l’étude identifiera clairement les infrastructures complémentaires intégrer au projet
pour en atténuer les impacts négatifs et/ou bonifier les impacts positifs. Il s’agit en particulier
de la réhabilitation/aménagement de marchés et autres points de vente ou de collecte de produits
agricoles, clôtures d’écoles pour la sécurité routières des élèves, points d’eau pour limiter les
traversées de routes, etc.
Les études Environnementales & Sociales détaillées résultant du choix définitif de
l’aménagement à réaliser seront conduites séparément et plus tard par un autre Consultant, dans
le respect des dispositions prévues à cet effet par l’État de Côte d’Ivoire ainsi que les procédures
des Bailleurs de fonds (Banque mondiale, AIIB).

CONTENU DU DOSSIER D’ETUDES DE LA PHASE 1


Le Consultant fera la synthèse des éléments précédents dans un rapport et proposera différentes
options (au moins deux) de renforcement et d’aménagement de la voie (y compris les ouvrages
connexes), assorties d’une estimation des coûts et des impacts environnementaux et sociaux
sommaires. Une analyse comparative coût/avantages (techniques, économiques,
environnementaux et sociaux) des différentes variantes sera dressée, avec une recommandation
pour faciliter la décision du Maitre d’Ouvrage.

Le dossier d’APS comprendra deux parties : un mémoire technique et un dossier de plans.


 Le mémoire technique est un document à caractère descriptif, explicatif et justificatif
renfermant à tout le moins les éléments ci-après :
- un schéma itinéraire de la route à renforcer de sorte à relever (échelle 1/10.000 – soit 1
cm pour 100m) :
o les caractéristiques géométriques dont principalement les emprises disponibles,
les points singuliers de la route ;
o les zones à risque du point de vue de la sécurité pour les véhicules et/ou les
piétons ;
o les conditions d’évacuation des eaux pluviales y compris les exutoires ;
o les indications sur les activités riveraines et en particulier celles générant du
trafic piéton ou automobile (marchés et autres équipements socio-collectifs) à la
traversée des villages ;
o les ouvrages de franchissement existants (positon, type).
- le rapport d'inspection sommaire des ouvrages de drainage et d'assainissement ;
- le rapport de la campagne de comptage de trafic et de la campagne de pesées d’essieux ;
- le rapport d'auscultation de la chaussée ;
- le rapport d’étude sommaire de dimensionnement des couches de chaussées ;
- le rapport d'étude de sécurité routière ;
- des reconnaissances géotechniques par la recherche documentaire, la collecte
d’informations géotechniques disponibles en rapport ou à proximité du site du projet ;
- la reconstitution générale du profil en long et du tracé de la route existante à renforcer.
Cette reconstitution comprendra des études sommaires de tracé en plan, de profils en
travers et de profil en long des sections de routes à reconstruire ;
11
- des études hydrauliques et hydrologiques sommaires permettant le prédimensionnement
de l’ensemble des ouvrages à construire/reconstruire, ainsi que les mesures de
résilience/adaptation aux changements climatiques ;
- un inventaire sommaire des réseaux divers présents dans l’emprise du projet ;
- un avant-métré sommaire ;
- une estimation du coût des travaux à +/-20 % ;
- les travaux connexes identifiés ;
- le rapport d'étude économique élaboré sur la base des données de l'étude d'Avant-Projet
Sommaire, pour chacune des variante techniques ;
- le rapport d'études d'impact environnemental et social sommaires ;
- une proposition d’allotissement des travaux, basée sur une analyse de la capacite des
entreprises installées en Côte d’Ivoire, ainsi qu’une estimation de la durée normale des
travaux ;
- tout autre document jugé pertinent par le consultant.

 Le dossier de plans comprendra au minimum pour chacune des variantes de


renforcement et d’aménagement de la route proposées par le consultant :
- un plan synoptique général permettant de matérialiser et d’avoir une vue générale sur
l’ensemble des voies importantes des régions du projet à une échelle suffisante pour
faciliter la lecture de l’essentiel des détails ;
- les profils en travers-type (1/100e – 1/10e) des différentes sections de la route ;
- les plans-types des ouvrages à construire/reconstruire (vue en plan, coupes transversales
et longitudinales) à des échelles lisibles ;
- les tracés en plan des sections de la route à aménager (1/5 000e – 1/500e) et, profils en
long (1/5 000e – 1/500e) ;
- les plans indicatifs des réseaux divers (SODECI, ANSUT, ORANGE, MOOV, MTN,
CI-ENERGIES, etc.) présents dans l’emprise de la route à aménager.
Ces documents permettront d'opérer les choix nécessaires du projet de renforcement et
d’aménagement de la route.

4.2. PHASE 2 : ETUDES D’AVANT-PROJET DETAILLE

À la suite des conclusions des études d'Avant-Projet Sommaire, le Consultant réalisera les
études d'Avant-Projet Détaillé, sur la base des options techniques finales qui lui seront
communiquées par le Maitre d’Ouvrage dans l’Ordre de Service de démarrage de la tranche 2.
Au cours de cette phase d’études, le Consultant :
 approfondira le diagnostic réalisé au cours de la phase APS ;
 réalisera les études hydrologiques et hydrauliques nécessaires, notamment pour les
ouvrages présentant des dysfonctionnements et les zones d'éventuelles modifications de
tracé ;
 réalisera le dimensionnement de chaussée pour une durée de vie de 15 ans ;
 réalisera les études géotechniques et la recherche des carrières (graveleux et roches
massives);
 établira les quantités de travaux et évaluera les coûts du projet ;
 fournira le descriptif technique des travaux ;
 approfondira l'étude de sécurité routière.

12
Cette phase de l’étude comprendra au moins les volets suivants :

a. Diagnostic de l'existant
Sur la base des relevés de la phase APS, le Consultant établira un diagnostic approfondi de
l'existant qu'il utilisera en appui à la justification des choix d'aménagements opérés.
Ce diagnostic établira les zones devant faire l'objet de traitement particulier au cours des travaux
en y identifiant clairement les causes des dégradations. Il servira de base aux recommandations
du Consultant pour la réalisation des travaux de renforcement. Dans le document de synthèse,
le Consultant présentera les directives générales pour les travaux puis les traitements préconisés
pour chaque zone spécifique.
Pour le renforcement des sections courantes, le Consultant appréciera l'état géométrique du
profil en travers et fera des recommandations quant à la méthode de renforcement pour corriger
le profil en travers conformément aux évaluations des quantités à mettre en œuvre, notamment
en ce qui concerne l’utilisation éventuelle de la grave bitume (ou autre matériau approprié)
nécessaire pour corriger le profil en travers.

b. Études géométriques et topographiques


Les études géométriques porteront généralement sur :
 Les éventuelles corrections du tracé en plan et du profil en long ;
 Les incidences des corrections du profil en travers ;
 L'aménagement d'aires de stationnement dans les villages, campements et lieux de vente
des produits agricoles ;
 Les aires de repos ;
 L'aménagement des carrefours ;
 L'aménagement éventuel de pistes cyclables au niveau des agglomérations importantes.

Pour les sections routières qui feront l'objet de renforcement sans modification de tracé (en long
ou en plan autre que les nouvelles couches de chaussées), le Consultant effectuera les levés
topographiques sur l’emprise suivante :
- en zone de remblai : plateforme de la chaussée + 10 m en pied de talus ;
- en zone de déblai : plateforme de la chaussée + 10m en crète de talus.

L’évaluation des quantités pour le dégagement des emprises devra être faite sur cette base.
L’objectif visé étant de minimiser les impacts sociaux qui pourraient résulter de l’occupation
de l’emprise administrative normale de la route.

Dans les zones de modification de tracé et des ouvrages à construire/reconstruire, le consultant


réalisera ces levés topographiques sur la largeur de bande suffisante pour les études.

Les levés topographiques s’effectueront en général sauf détails particuliers, dans les largeurs
d’emprises susmentionnées et regrouperont :
 Les levés topographiques au 1/2000ème en zone interurbaine et au 1/500ème au niveau de
la traversée des zones habitées (villes, villages, etc.), les levées des emprises des
amorces des voies d’intersection sur au moins 100 m, ainsi que des zones d’ouvrages
de drainage ou de franchissement important à réaliser y compris les exutoires, etc., à
lever au 1/200ème ou au 1/500ème suivant la complexité du site concerné ;
 Le tracé en plan au 1/1000ème ;
 Le profil en long au 1/1000ème ;
 Les profils en travers particuliers et courants au 1/50ème ;
 Les plans de la signalisation (1/100ème ou 1/200ème) ;

13
 Les implantations de la route et de ses ouvrages connexes (aménagement paysager,
mobiliers urbains, éclairage public, réseaux divers, etc.).

Au moins 125 bornes inter-visibles deux à deux seront implantées dans la zone du projet en se
rattachant aux bornes géodésiques en planimétrie et aux repères de nivèlement général de Cote
d’Ivoire en altimétrie. Ainsi, une polygonale d’implantation de l’axe du projet sera mise en
place pour permettre le report ultérieur du projet sur le terrain. Les sommets de cette polygonale
seront choisis en accord avec l’Administration et de manière à les placer dans les endroits qui
ne seront pas sujets à des actes de vandalisme et des zones inondables d’une part et qu’on pourra
retrouver sans difficulté d’autre part.
Les bornes de la polygonale principale doivent être levées en mode statique (post traitement)
et/ou en nivellement direct.
Ces levés feront l’objet d’un rapport détaillé qui mettra en évidence les difficultés liées à la
topographie des lieux, ainsi qu’un dossier de plans établis à une échelle normalisée et suffisante.

c. Études géotechniques
Les études géotechniques comprennent :
 Les essais de reconnaissance de la plateforme ;
 L'étude de la stabilité des talus des éventuelles zones de rectification de tracé ou des
zones d’éboulement de talus ;
 La capitalisation de l'historique de la route ;
 L'auscultation de la chaussée existante (les mesures de déflexions seront réalisées dans
les deux sens de circulation et par pas de 20 m) ;
 La recherche de matériaux pour couche de chaussée ;
 La recherche de carrières de matériaux pour enrobés bitumineux et béton.

La recherche d'emprunt sera effectuée de façon à limiter les distances de transport. Il en sera de
même pour les carrières de roches massives.

Pour les zones de rectification de tracé éventuelles, la liste ci-après, non exhaustive, indique
les principaux essais géotechniques à réaliser par le Consultant en vue du dimensionnement de
la structure de chaussée de la route et de ses amorces, des fondations d’ouvrage ainsi que
l’identification des ressources en matériaux pour la réalisation future des travaux. Ainsi le
Consultant procèdera comme suit après avoir fait valider par l’AGEROUTE, le programme des
essais géotechniques à conduire :

 Réaliser des sondages tous les 2000 mètres le long du tracé projeté de la route, ainsi
qu’une trainée électrique tout le long de la route et des sondages dans toutes les zones
de remblais ou de déblais de plus de 3m de hauteur. Chaque sondage sera descendu à
au moins un mètre de profondeur sous la côte de la ligne rouge projetée ou à partir du
terrain naturel dans les zones de remblai. Ces sondages permettront :
o D’établir la coupe géotechnique de chaque point de sondage avec relevé des
évènements ponctuels (remontée d’eau, etc.)
o De prélever pour chaque point de sondage, un échantillon de matériau du sol de
plateforme ou du sol support dans le cas des zones de remblai pour les essais de
laboratoire suivants :
- Analyse granulométrique ;
- Limites d’Atterberg ;
- Teneurs en matières organiques ;
- Proctor modifié ;

14
- CBR.

 Pour les ouvrages à reconstruire/construire et notamment les ouvrages hydrauliques de


traversée, le Consultant privilégiera la réalisation d’ouvrage de types Dalots. Ainsi :
o Pour tout dalot ayant une largeur totale en base d’au moins 2 m à construire, le
Consultant veillera pour le dimensionnement de cet ouvrage à effectuer au droit
de celui-ci, un examen géologique du site concerné par la conduite des essais
minimums ci-après :
- un essai pénétrométrique jusqu’au refus ;
- 1 sondage carotté, avec prélèvement d’échantillons intacts jusqu’à une
profondeur minimale de 8 m, devant permettre d’apprécier les
différentes couches de matériaux traversées pour établir la coupe
géotechnique par famille de sols traversés au niveau du point de sondage.
Pour chaque famille de sol traversé, déterminer la teneur en eau naturel
et la teneur en matières organiques ;
- Pour chaque famille de sol traversé à la suite du carottage, conduire au
moins un essai œdométrique ainsi qu’un essai de cisaillement direct à la
boîte de Casagrande ;
- Une analyse chimique des eaux de la nappe.

o Pour les ouvrages de petites portées (largeur en base inférieur à 2 m) aucune


étude spécifique nécessaire n’est attendue à ce stade du projet.

o Pour les ouvrages de portée supérieure ou égale à 20 m projetés conformément


à l’aménagement validé, le Consultant veillera pour le dimensionnement de ces
ouvrages à effectuer au droit de chaque appui, un examen géologique du site
concerné par la conduite des essais minimums ci-après :
- 1 essai pressiométrique à une profondeur suffisante. Les côtes d’arrêt des
fondations seront calculées suivant le Fascicule 62 titre V.
- 1 sondage carotté, avec prélèvement d’échantillons intacts jusqu’à une
profondeur minimale de 25 m, devant permettre d’apprécier les
différentes couches de matériaux traversées pour établir la coupe
géotechnique par famille de sols traversés au niveau du point de sondage.
Pour chaque famille de sol traversé, déterminer la teneur en eau naturel
et la teneur en matières organiques ;
- Pour chaque famille de sol traversé à la suite du carottage, conduire au
moins un essai œdométrique ainsi qu’un essai de cisaillement direct à la
boîte de Casagrande ;
- Une analyse chimique des eaux de la nappe.

 Dans les zones spécifiques de hauts remblais (hauteur supérieure ou égale à 3 m)


conduire tous les 50 ml les essais spécifiques ci-après :
o un essai pénétrométrique jusqu’au refus ;
o 1 sondage carotté, avec prélèvement d’échantillons intacts jusqu’à une
profondeur minimale de 15 m, devant permettre d’apprécier les différentes
couches de matériaux traversées pour établir la coupe géotechnique par famille
de sols traversés au niveau du point de sondage. Pour chaque famille de sol
traversé, déterminer la teneur en eau naturel et la teneur en matières organiques ;

15
o Pour chaque famille de sol traversé à la suite du carottage, conduire au moins un
essai œdométrique ainsi qu’un essai de cisaillement direct à la boîte de
Casagrande.

 Dans les zones spécifiques de grands déblais (hauteur supérieure ou égale à 3 m)


conduire tous les 50 ml les essais spécifiques ci-après :
o 1 sondage carotté, avec prélèvement d’échantillons intacts jusqu’à une
profondeur minimale de 15 m, devant permettre d’apprécier les différentes
couches de matériaux traversées pour établir la coupe géotechnique par famille
de sols traversés au niveau du point de sondage. Pour chaque famille de sol
traversé, déterminer la teneur en eau naturel et la teneur en matières organiques.
o Pour chaque famille de sol traversé à la suite du carottage, conduire au moins un
essai œdométrique ainsi qu’un essai de cisaillement direct à la boîte de
Casagrande.
o Conduire jusqu’à la profondeur du déblai à exécuter, plusieurs sondages à la
tarière de sorte à recueillir plusieurs prélèvements d’échantillon de famille de
sol en quantité suffisante pour conduire des essais d’identification complètes de
chaque famille de sol notamment, l'analyse granulométrique, le CBR, le Poctor
modifié, la détermination des limites d'Atterberg et/ou l'équivalent de sable dans
le cas où le matériau est non plastique.

L’objet de ces investigations est d’apprécier les caractéristiques des matériaux en place et d’en
tirer toutes les conséquences dans l’évaluation des quantités de travaux (déblais meubles,
déblais rocheux, déblais mis en remblai, etc.) ainsi que de s’assurer de la stabilité des talus de
remblai et de déblai

Par ailleurs, pour toute zone de déblai pouvant accroître le risque de réalisation de déblais
rocheux en phase de travaux, le Consultant réalisera des essaies géophysiques pour apprécier
s’il y a lieu, l’état et la profondeur du basin rocheux traversé par la route afin de mieux
appréhender les volumes de déblais rocheux à réaliser en phase de travaux.

Le Consultant étudiera également la stabilité des talus, notamment en zone de grands déblais
ou remblais.

Pour les ressources en matériaux, le Consultant procédera tout le long de la route et sur la base
des informations et renseignements collectés sur le terrain, à une recherche systématique, de
matériaux en quantité et qualité suffisante pour la réalisation de l’ensemble des travaux. Ainsi,
des zones d’emprunts ou de carrières de matériaux à des distances raisonnables du site du projet
pour limiter les distances de transport, devront être identifiées, géoréférencées, faire l’objet de
levés topographiques et leur puissance en matériaux évaluée.
Cette recherche de matériaux en qualité et en quantité suffisantes, visera la réalisation future
des parties ci-après de l’ouvrage :
 les remblais et autres terrassements généraux appelant un apport de matériaux ;
 les couches de chaussées (couche de forme, de fondation et de base) ;
 les revêtements bitumineux ;
 les ouvrages et équipements en béton.

Le Consultant recherchera également en quantité et qualité suffisantes, des carrières de


production pour gros matériaux rocheux pour protections (murs, gabions et enrochements). On

16
considèrera globalement un emprunt tous les 10 km et aux moins trois carrières de roches
massives pour la totalité de la route. Ainsi :
 Pour l’étude des emprunts de matériaux naturels, le Consultant procèdera comme suit :
o conduite sur site, de sondages et essais suffisants pour évaluer la puissance de
chaque gisement et prélèvement d’échantillons de matériaux en quantité
suffisante pour conduire en laboratoire, les essaies d’identification ci-après :
teneur en eau, limites d'Atterberg, granulométrie complète, Proctor modifié,
CBR, étude d’amélioration au ciment le cas échéant et pour les sites d’emprunt
de sables, analyse granulométrique et équivalent de sable.
 Pour les carrières de roches massives les essais suivants seront réalisés en laboratoire
sur des échantillons prélevés sur chaque site de carrières, pour apprécier les
caractéristiques intrinsèques de la roche à exploiter :
o Los Angeles et micro-Deval.

Enfin, le Consultant procèdera à l’analyse chimique des sources d’eaux disponibles


potentiellement pour la réalisation des travaux. Il vérifiera la disponibilité quantitative des
ressources en eau et, en cas de risque (pollution due aux travaux) pour les approvisionnements
des populations, proposera des mesures alternatives.

d. Dimensionnement de chaussée
Le Consultant réalisera le dimensionnement de chaussée pour une durée de vie de 15 ans. Il
examinera attentivement les options de renforcement et évitera le recours systématique à
l'option classique de renforcement consistant à rapporter de nouvelles couches sur l'existant.
Une attention particulière sera accordée aux solutions donnant une homogénéité de la qualité
de la route. Les choix opérés en phase APS devront être confirmés lors de la phase APD.
L’étude géométrique du tracé de la route et de ses amorces ainsi que le dimensionnement de la
structure de chaussée devront tenir compte des contraintes physiques de la zone du projet et
surtout des hypothèses de dimensionnement et normes visées au chapitre 4.2b ci-dessus.

e. Assainissement et drainage
A partir du diagnostic des ouvrages existants, le Consultant établira la liste des ouvrages à
reconstruire ou à construire et réalisera les études de dimensionnement nécessaires. Il fera des
observations sur le terrain ainsi qu'une étude des bassins versants des sections concernées. Il
déterminera les débits de crue et leurs caractéristiques de façon à préciser les types d'ouvrages
à construire ainsi que leurs débouchés.

Le Consultant vérifiera également le dimensionnement des fossés latéraux en zone de déblais,


et combinant avec les observations de terrains, proposera les fossés à revêtir. Dans les zones de
talus de déblais instables, la préférence sera accordée aux fossés revêtus en pied de talus afin
de faciliter l'entretien.

Le dimensionnement des sections des ouvrages à reconstruire/construire sera faite selon des
méthodes éprouvées et acceptables pour l’Administration. Le Consultant utilisera à cet effet,
les hypothèses suivantes de période de retour :
 sur dix (10) ans pour les ouvrages d’assainissement,
 sur vingt (20) ans pour les bassins versants de superficie inférieure à 200 km² et,
 sur cent (100) ans pour les bassins versants supérieur à 200 km².

Le calcul des structures de ces ouvrages sera conduit suivant les approches décrites au
paragraphe 4.2c ci-dessus.

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Les différentes parties structurelles en béton des ouvrages à réaliser seront calculées selon les
règlements et les normes les plus récents
 Les charges d’exploitation retenues pour le dimensionnement des ouvrages seront celles
du fascicule 61 titres II actualisé en 1974 relatif aux surcharges routières.
 Les documents techniques de référence pour le calcul des structures sont : le BAEL 91
révisé en 99 ; le BPEL 91 ; le Fascicule 62 titre V pour les fondations.

f. Signalisation et Étude de sécurité routière


L'étude de sécurité a pour objet l'observation des mesures nécessaires à la sécurité des usagers
de la route et des riverains. Elles porteront notamment sur :
 la correction ou l'atténuation des anomalies à la conception qui seraient
manifestement dangereuses (visibilité, adéquation dynamique, limitations de la
gravité des chocs, la disposition des équipements de sécurité, la prise en compte des
piétons, aménagement des carrefours) ;
 la recherche des meilleures conditions de sécurité ;
 l'étude des points singuliers et des aménagements annexes ;
 la signalisation routière ;
 etc.
Il s'agira pour le Consultant d'établir les besoins de sécurité et de prescrire les aménagements
ou dispositions pour atténuer la dangerosité de la route,

Un audit de sécurité routière (ASR) sera réalisé par un consultant indépendant recruté
séparément par le Maitre d’Ouvrage, afin de s’assurer que l’aménagement de la route est conçue
conformément aux meilleures pratiques en matière de sécurité routière. Le Consultant devra
examiner les recommandations et répondre par écrit sur la façon dont les recommandations de
l'Audit seront incorporées dans la version finale de l’APD. Au cas où l’étude ne peut pas adopter
certaines mesures recommandées dans l'ASR, il devra fournir une justification solide, mais en
veillant à ce que le classement par étoile de la route soit d'au moins 3 étoiles pour tous les
usagers de la route.

g. Aménagements connexes, éclairage public et réseaux divers à déplacer


Aménagements connexes
Le Consultant prendra en compte dans la conduite de la présente étude, tous les aspects liés aux
ouvrages connexes que l’aménagement de cette route devrait perturber ou nécessiter. Ceci
concernera notamment, des bandes d’arrêt d’urgence, la séparation des flux de transit du trafic
local à la traversée des agglomérations, ainsi qu’éventuellement des mobiliers et aménagements
paysagers urbains existants ou à créer dans les zones de traversée des espaces habités de même
que des aménagements spécifiques d’amélioration de la sécurité routière.
Sur la base des deux sites (un pour un poste de pesage et un autre pour un poste de péage)
retenus en APS et des plans types et orientations fournis par le FER, le Consultant élaborera
tous les plans nécessaires (et autres dossiers indiqués par le FER) pour l’aménagement d’un
poste de pesage et d’un poste de péage sur l’itinéraire.

Éclairage public
Le Consultant proposera à la satisfaction du Maître d’Ouvrage et en rapport avec CI-ENERGIE,
un schéma d’éclairage public de la route au niveau de la traversée des principales

18
agglomérations habitées et procèdera à une étude complète de ce schéma de sorte à évaluer
clairement les quantités de travaux nécessaires pour sa réalisation.

Réseaux divers à déplacer


Les réseaux publics et privés (eau, électricité, télécommunications y compris fibre optique etc.)
présents dans l’emprise de la route de ses ouvrages connexes (exutoires, etc.) à traiter feront
l’objet d’investigations détaillées pour déterminer leur localisation exacte. Pour cela, le
Consultant prendra attache avec les différents concessionnaires de ces réseaux et les preuves
des échanges seront fournies en annexe au rapport.
Il établira, sur la base des propositions desdits concessionnaires, une estimation des besoins en
déplacement/construction (y compris coût et délai) pour chacun des réseaux impactés par le
projet ainsi qu’un plan d’évitement du projet par chacun de ces réseaux.
En particulier, pour le réseau de fibre optique s’il n’est pas encore en place, le Consultant
prendra attache avec l’ANSUT pour prendre en compte la pose de ce réseau sur l’itinéraire en
indiquant son emprise et les coûts pour sa mise en œuvre.

h. Avant-métré - Estimation financière


Le Consultant produira un avant-métré fournissant, pour chacun des postes de prix, l’ensemble
des détails sur la manière dont les quantités ont été estimées (avant-métrés détaillés pour chacun
des postes de prix, sur tableur Excel). La source de ces données devra être clairement établie.
Une estimation détaillée des coûts sera également fournie. Les prix unitaires ou forfaitaires
utilisés seront justifiés.

CONTENU DU DOSSIER D’ETUDES DE LA PHASE 2


Le rapport d'Avant-Projet Détaillé (APD) permettra d'arrêter toutes les options techniques et
financières relative au renforcement et à l’aménagement de l’itinéraire.
Ce rapport comportera au moins les principales parties comme suit :

i. Un mémoire à caractère à la fois descriptif, explicatif et justificatif composé de plusieurs


chapitres consacrés respectivement :
 à l'indication de l'ensemble des données utilisées
 aux données d'ordres climatique, hydrologique, géologique, géotechnique,
topographique, etc. ;
 le listing des bornes repères ;
 aux données d’ordre économique et social (trafics, activités locales,
déplacements prioritaires, etc.) ;
 aux données sur l'encombrement des terrains par les câbles, canalisations et
réseaux aériens, ouvrages divers, etc. ;
 à l'indication de l'ensemble des dispositions réglementaires et des servitudes
ainsi que de l'application qui en a été faite ;
 à l’analyse des conditions hydrauliques et hydrologiques dans lesquelles les
ouvrages seront réalisés (étude des bassins versants, comportement des cours
d’eau et de la nappe phréatique, besoin en drainage, etc…) ;
 à la justification, et la détermination des équipements spécifiques ;

19
 à la justification des types d'ouvrages et équipements de toutes natures
préconisés, notamment ceux concernant l’éclairage public, la sécurité des
usagers, etc. ;
 à la description des ouvrages, de toutes natures, et de leurs principaux éléments
dans la mesure où elle est nécessaire à la compréhension des plans (y compris la
justification du dimensionnement dans les cas simples ne nécessitant pas de
notes de calculs) et en tout état de cause, pour expliquer les modes de
construction et d'exploitation ;
 Etc.
ii. Un rapport sur la sécurité routière ;
iii. Les notes de calcul (trafic, cubatures, hydraulique, structure de chaussée et d’ouvrage
d’art/ouvrage, éclairage public, etc.).
iv. Le rapport d’étude géotechnique comportant l’ensemble des pièces indiquées ;
v. Une évaluation détaillée des dépenses afférentes à l'exécution des travaux, fondée sur
des avants-métrés, le DQE et tenant compte des particularités des interventions
programmées et de leurs divers éléments (l’origine des prix unitaires devra être
clairement indiquée).
vi. Un dossier de plans de niveau APD comprenant :
 Plan de situation (1/100.000ème ou tout échelle convenable pour apprécier la
situation d’ensemble du projet) ;
 Tracés en plan (1/2000ème - 1/500ème pour les traversées d’agglomérations
importantes ou selon le besoin), y compris les voies d’accès ou amorces sur un
minimum de 100 m chacune ;
 Plan d’implantation (1/2000ème ou 1/500ème) indiquant, outre la topographie des
lieux, la position des repères matérialisés sur le terrain et leurs coordonnées, la
position des points de sondage ainsi que la position des points principaux et leurs
coordonnées en X, Y, Z ;
 Géométrie des carrefours (au 1/500ème ou plus) ;
 Le profil en long (1/2000ème-1/500ème) y compris ceux des différentes amorces;
 Profils en travers type (1/200ème –1/20ème) à comparer aux profils actuels ;
 Profils en travers courants (1/200ème –1/20ème), selon une fréquence adaptée à
chaque changement de profil suivant le tracé en plan et la topographie des
sections concernées y compris ceux des différentes amorces ;
 Plans relatifs à la construction des ouvrages d’assainissement et aux petits
ouvrages hydrauliques (1/500ème, 1/200ème, 1/100ème ou 1/50ème selon le besoin) ;
 Les plans des équipements connexes, d’éclairage public et des divers réseaux à
déplacer tels que décrits aux point 3.2.6 ci-dessus (échelle adéquate) ;
 Pour le système de drainage des eaux pluviales et éventuellement des eaux
usées :
 Un plan d’ensemble et d’état des lieux au 1/1000ème ou 1/500ème ;
 Un plan des bassins versants et schéma de drainage au 1/5000ème ou 1/10000ème
et note de calcul, des débits ;
 Plan de réseaux, implantation, dimensionnement des sections et calage des
ouvrages (outre la topographie des lieux, la position des repères matérialisés sur
le terrain et leurs coordonnées, ainsi que la position des points principaux et leurs
coordonnées en X,Y,Z) ;
 Les dessins (ou plans types) et détails des ouvrages ; buses, dalots, fossés,
réseaux de drainage et exutoires ;
 Les dessins et plans des ouvrages connexes ;

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 Plan d’implantation (1/100ème) indiquant, outre la topographie des lieux, la
position des repères matérialisés sur le terrain et leurs coordonnées, ainsi que la
position des points principaux et leurs coordonnées en X,Y,Z ;
 Elévation des ouvrages (1/200ème) à faire figurer de préférence sur la même
feuille que le plan d’implantation, comportant l’indication de toutes les cotes
nécessaires à la réalisation des ouvrages ;
 Les Plans d’ensemble et de détail des propositions d’aménagement paysager et
d’éléments urbains le long des différentes voies (points d’enlèvement d’ordures,
mobilier urbain, espaces verts, etc.).

Tous les dessins ou plans et toutes les pièces techniques des dossiers d’appel d'offres
comprendront des éléments d’identification et des points de repère tels que : bornes,
nivellement et pentes de l’axe de la route, courbes et rayon de courbure etc., ainsi que les
données techniques concernant l’itinéraire.
Les plans comporteront par ailleurs les renseignements ci-après :
 Désignation de l'ouvrage,
 Désignation du Maître d’ouvrage,
 Désignation du Maître d’ouvrage délégué,
 Désignation du Consultant,
 Désignation des ingénieurs, dessinateurs – projeteurs ayant établi les plans,
 Titre, numéro et date des plans,
 Modification éventuelle des plans et date correspondante,
 Indication de l’échelle (une ou plusieurs),
 Nom et signature du responsable du projet.

Les plans de détail devront comporter tous les renseignements nécessaires à leur compréhension
et au dimensionnement de l'ouvrage concerné.

Tous les dessins ou rapports techniques indiqueront obligatoirement, les hypothèses et les bases
de calculs utilisés, étant entendu que celles-ci devront être agréées par l’AGEROUTE.
Tous les dessins et plans devront être faits sur support électronique (version Word, Excell, PDF,
DWG, DXF) fourni en même temps que les supports papiers.

4.3. PHASE C : DOSSIER D’APPEL D’OFFRES

A la suite de la validation du rapport APD, le Consultant élaborera et tiendra à la disposition de


l’AGEROUTE, en vue de la rédaction du DAO de travaux par ce dernier, tenant compte de
l’allotissement retenu des travaux à exécuter, les pièces écrites ci-après :

1- Spécifications techniques et notamment :


 La description de l’étendue des travaux, y compris les installations de chantier ;
 Les conditions générales d’exécution des travaux prenant en compte les généralités
(normes techniques, installation de chantier, laboratoire de chantier, etc.) ainsi que
la consistance et la description des travaux ;
 La provenance, la qualité et, la préparation des matériaux ainsi que la connaissance
des lieux et des conditions générales de travail prenant en compte, les aspects de
fourniture de divers matériaux pour les différentes couches de chaussée, la
réalisation des ouvrages en béton, etc. ;

21
 Le mode d’exécution des travaux prenant en compte, le programme d’exécution des
travaux, les plans d’exécution, le mode de réalisation des différentes couches de
chaussées, etc. ;
 Les essais d’agréement, de contrôle de conformité et d’autocontrôle ;
 Les dispositions de nettoyage à terme du chantier ;
 les Cahiers des Clauses Environnementales et Sociales provenant de l’EIES2, révisé
pour être mis en cohérence avec les autres Spécifications Techniques (ces Cahiers
seront tenus à la disposition par le Maître d’Ouvrage) et ;
 La liste des plans à joindre au Dossier d’Appel d’Offres.

2- Certaines pièces des critères d’évaluation et de qualification des offres attendues


et notamment :
 La liste du personnel-clé nécessaire pour la réalisation des travaux, avec des
indications sur l’expérience (générale et spécifique), y compris les préoccupations
liées aux aspects environnementaux et sociaux tels que formulées par l’EIES et ;
 La liste du matériel-clé nécessaire pour la réalisation des travaux, avec des
indications sur le nombre et la puissance.

3- Certaines pièces des formulaires de soumission des offres attendues et notamment :


 Le mode d’évaluation des travaux et la définition des prix unitaires, y compris les
préoccupations liées aux aspects environnementaux et sociaux tels que formulées
par l’EIES et ;
 Les tableaux du Bordereau des prix et Détail quantitatif et estimatif, y compris les
préoccupations liées aux aspects environnementaux et sociaux tels que formulées
par l’EIES.

5. COMPOSITION ET QUALIFICATION DE L’EQUIPE DU CONSULTANT

Le Consultant devra être un bureau d'études justifiant d’une solide expérience dans les
prestations analogues à la mission actuelle, notamment dans les zones sahéliennes ou
subsahéliennes. Il devra ainsi posséder une expérience minimale de dix (10) années et avoir
réalisé en Afrique sahélienne, de façon satisfaisante, des études analogues (études de
renforcement /réhabilitation de routes bitumées).

Le Consultant devra mettre en place, pour les besoins des prestations, les Experts-clé ci-après :
Expérience spécifique des 10
Désignation des Expérience
N° Formation dernières années (au moins une en
experts clé générale
Afrique subsaharienne)
Avoir dirigé en tant que chef de mission
Un Chef de Ingénieur des travaux
Au moins au moins trois (03) projets d’études de
mission publics ou du génie
1 quinze (15) réhabilitation/renforcement de routes
Ingénieur civil (au moins
ans interurbaines (non autoroutières) revêtues
Routier Bac+5)
d’au moins 100 km chacune.

2
L’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) sera conduite parallèlement par un autre consultant à la
suite de la validation du rapport de l’APS. Ces études déboucheront entre autres, sur l’élaboration de Cahiers des
Clauses Environnementales et Sociales en rapport avec les travaux à réaliser.

22
Expérience spécifique des 10
Désignation des Expérience
N° Formation dernières années (au moins une en
experts clé générale
Afrique subsaharienne)
Ingénieur des travaux Avoir pris part à ce poste à au moins deux
Ingénieur
publics ou du génie Au moins dix (02) études de réhabilitation/renforcement
2 routier,
civil (au moins (10) ans de routes interurbaines (non autoroutières)
Projeteur
Bac+4) bitumées d’au moins 50 km chacune.

Ingénieur des travaux Avoir réalisé à ce poste, les études


Ingénieur
publics ou du génie Au moins dix hydrologiques et hydrauliques d’au moins
3 hydrologue/hydr
civil (au moins (10) ans deux (02) projets de routes interurbaines
aulicien
Bac+4) bitumées d’au moins 50 km chacune

Avoir réalisé à ce poste les études


Ingénieur des travaux d’inspection des ouvrages dans le cadre
Ingénieur
publics ou du génie Au moins dix d’au moins deux (02) projets de
4 spécialiste en
civil (au moins (10) ans réhabilitation/renforcement de routes
ouvrages
Bac+4) interurbaines bitumées d’au moins 50 km
chacune.

Ingénieur des travaux


Avoir réalisé à ce poste les études
publics / génie civil
géotechniques d’au moins deux (02)
ou diplôme d’une Au moins dix
5 Géotechnicien projets de réhabilitation/renforcement de
université en sciences (10) ans
routes interurbaines bitumées d’au moins
de la terre (au moins
50 km chacune
Bac+4)

Avoir réalisé en tant que Chef de brigade


topographique les études topographiques
Ingénieur ou niveau
Un Ingénieur Au moins dix d’au moins deux (02) projets de
6 équivalent (Bac +4
Topographe (10) ans réhabilitation/renforcement de route
minimum)
bitumée interurbaine d’au moins 50 km
chacune.

Ingénieur Travaux
Avoir réalisé à ce poste les études
Public ou diplôme
Économiste des Au moins dix économiques d’au moins deux (2) projets
7 Universitaire
Transports (10) ans de réhabilitation/renforcement de routes
équivalent (Bac +4
bitumées d’au moins 50 km chacune
minimum)

Niveau universitaire Avoir réalisé à ce poste les études


Expert en
ou formation d’impact environnementales d’au moins
sauvegarde Au moins dix
8 scientifique deux (2) projets de
Environnemental (10) ans
équivalente réhabilitation/renforcement de routes
e
(Bac+4 minimum) bitumées d’au moins 50 km chacune.

Niveau universitaire Avoir réalisé à ce poste les études


Expert en ou formation d’impact sociales d’au moins deux (2)
Au moins dix
9 sauvegarde scientifique projets de réhabilitation/renforcement de
(10) ans
Sociale équivalente routes bitumées d’au moins 50 km
(Bac+4 minimum) chacune.

23
Expérience spécifique des 10
Désignation des Expérience
N° Formation dernières années (au moins une en
experts clé générale
Afrique subsaharienne)
Niveau universitaire Avoir réalisé à ce poste les audits de
ou formation sécurité routière d’au moins deux (02)
Spécialiste en Au moins dix
10 scientifique projets de réhabilitation/renforcement de
sécurité routière (10) ans
équivalente routes bitumées d’au moins 50 km
(Bac+4 minimum) chacune

La mission du Consultant sera placée sous la responsabilité d’un chef de mission qui fera office
d’interlocuteur principal de l’AGEROUTE.

NB :
1. Une expérience est considérée comme pleinement acquise lorsque l’Expert démontre
qu’il a pris part à ce projet pendant tout au moins les 3/4 du temps de réalisation du
projet concerné ;

2. Le consultant détaillera suffisamment le CV de chaque membre de son personnel clé ci-


dessus décrit pour permettre d’apprécier les qualifications et références de ces derniers
au regard des critères ci-dessus décrits ;

3. Pour chaque personnel clé de la mission, il sera fourni une copie du diplôme, une
déclaration de disponibilité et une copie de la pièce d’identité du personnel concerné ;

4. Chacun des CV du personnel clé doit être signé conjointement par le représentant
habilité du Consultant et l’Expert ;

5. Chacun des membres du personnel clé proposé par le Consultant doit savoir lire, écrire
et parler couramment le français ;

6. Le Consultant est prévenu que tout changement de personnel clé après l’entrée en
vigueur du contrat, sauf cas de force majeure, est susceptible d’être frappé d’une
pénalité qui sera définie dans les Conditions Particulières du Contrat ;

7. Les expériences spécifiques du consultant et de ses experts pour des études similaires
en Côte d’Ivoire seront considérées comme un atout.

Le Consultant fera son affaire de la mise en place du personnel auxiliaire (dessinateurs, experts
réseaux divers, enquêteurs trafic, brigades topographique et géotechnique, traducteurs, etc.) et
les enquêtes de terrain. Les relevés topographiques nécessaires, les expertises géotechniques,
géologiques, hydrologiques et hydrauliques, ainsi que leur contrôle et leur réception sont à la
charge du Consultant et sous sa responsabilité.
La durée maximale estimée des études est de quatre (04) mois, non compris les délais
d’approbation3 des rapports. Le crédit temps nécessaire à la réalisation de l’étude est estimé à

3
Les délais d’approbation peuvent varier entre deux et trois semaines ou moins selon la qualité des études
menées et des personnes ressources à mobiliser pour les séances de validation en plénière.

24
environ 24 homme-mois, dont 11,5 pour la Tranche Ferme et 12,5 pour la Tranche
Conditionnelle.

Le calendrier de remise des rapports est indiqué dans le tableau ci-après :


Désignation Délais de remise du rapport
Deux semaines (0,5) mois à partir de l’Ordre de
Rapport d’établissement Service de démarrer les prestations de la Tranche
Ferme
Rapport d’étude APS 1,5 mois à partir de l’Ordre de Service de démarrer
(Version provisoire) les prestations de la Tranche Ferme
2,0 mois à partir de l’Ordre de Service de démarrer
Rapport d’étude APD
les prestations de la Tranche Conditionnelle,
(Version provisoire)
indiquant les options d’aménagement retenues
Pièces techniques du dossier d’appel
En même temps que la version finale de l’APD
d’offres de travaux

Tous les rapports devront être produits :


o en version provisoire en cinq (05) exemplaires sur support papier et en un (01)
exemplaire sur support informatique ;
o En version définitive, les documents seront remis en dix (10) exemplaires sur support
papier et en deux (02) exemplaires sur support informatique, dans les 15 jours suivant
la réception des commentaires de l’Administration sur la version provisoire.
Les documents remis sur support informatique seront en format d’origine (Word, Excel PDF
pour les textes et les estimatifs et .DWG/.DXF, PDF pour les plans) et fournis en même temps
que les documents sur support papier.

1. ORGANISATION DE LA MISSION

1.1. Suivi de l’étude

L’AGEROUTE en tant que maitre d’ouvrage délégué sera en charge principalement du suivi
de la présente étude et est l’interlocuteur désigné du Consultant à cet effet.
Dans le cadre du suivi de la présente étude, l’AGEROUTE convoquera des réunions
périodiques d’évaluation de l’avancement destinées, entre autres, à lever au fur et à mesure les
éventuelles contraintes rencontrées par le Consultant. L’AGEROUTE associera à ces réunions,
la CC-PRICI et toutes autres administrations et services concernés par ce Projet.
Ces réunions auront lieu au minimum aux étapes ci-après :
 1 semaine avant la remise du rapport d’établissement soit au démarrage de la mission ;
 à mi-parcours de la phase APS ;
 à mi-parcours de la phase APD ;

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Le Consultant sera également appelé à prendre part aux séances d’approbation des rapports
organisées par AGEROUTE.
La participation du Consultant à ces séances de travail est obligatoire, en particulier en ce qui
concerne le Chef de Mission.

1.2. Obligations du Maitre d’ouvrage et de l’AGEROUTE

La CC-PRICI et l’AGEROUTE s’engagent à se rendre disponibles et à accompagner le


Consultant dans la conduite de sa mission en facilitant son accès auprès des autres structures et
démembrements de l’État par la mise à sa disposition de toutes formes de lettres de
recommandations nécessaires.

1.3. Obligations du Consultant

Le Consultant dressera un inventaire de tous les documents mis à sa disposition par les
différents acteurs du projet au cours de la mission pour les besoins de l’étude. Ces documents
dont il aura la garde devront être restitués à la fin de la mission. Le Consultant analysera et
interprétera les données qui seront fournies par ces documents ou par d’autres sources, sous sa
seule responsabilité.
Le Consultant devra acquérir par ses moyens propres, tous les documents nécessaires au bon
accomplissement de sa mission, au cas où l’AGEROUTE et la CC-PRICI ne les posséderaient
pas.
Le Consultant s'acquittera de sa mission sous la supervision de l'AGEROUTE qui sera son
interlocuteur principal. Il réalisera, sous sa propre responsabilité, les études en conformité avec
les présents termes de référence. Il prendra toutes les dispositions nécessaires pour la bonne
exécution, dans les délais impartis, des prestations qui lui seront confiées et en aura l'entière
responsabilité. L’AGEROUTE, se réserve le droit de prendre toutes dispositions utiles pour
l’un des volets de sa mission s’il s’avère que le Consultant ne pourra pas respecter les délais du
fait d’un manque de logistique ou d’organisation.
Le Consultant devra tout au long de sa mission maintenir une communication permanente et
satisfaisante avec l’AGEROUTE. A ce propos, des rencontres périodiques seront organisées, à
l’initiative de l’AGEROUTE ou du Consultant lui-même, en vue de discuter des grandes
orientations et hypothèses envisagées par le Consultant.
A la remise des différents rapports d’étape provisoires, le Consultant devra se rendre disponible
pour des missions de validation sur les différents sites du projet, si l’AGEROUTE le juge
nécessaire. Les frais du Consultant pour toutes ces missions de validation seront à sa charge.
Il est entendu que le Consultant fait son affaire des frais de fonctionnement et de toute la
logistique qu’il mettra en place dans le cadre de la présente étude.
Le Consultant travaillera en étroite collaboration avec les autorités locales ayant participé au
choix des différents sous-projets et ce sous la supervision de l’AGEROUTE, en vue de prendre
en compte toutes les contraintes et faciliter son accès aux sites et aux informations utiles.

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