Termes DE Reference: Ministere de L'Equipement Et de L'Entretien Routier
Termes DE Reference: Ministere de L'Equipement Et de L'Entretien Routier
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CELLULE DE COORDINATION DU PROJET D’INTEGRATION PORT - VILLE
DU GRAND ABIDJAN (PACOGA)
TERMES DE REFERENCE
Janvier 2023
1. CONTEXTE DE LA MISSION
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comme étant un itinéraire prioritaire dans les Districts du Woroba et de la Vallée du Bandama
dont le renforcement et l’aménagement devrait permettre :
1. d’assurer une desserte des Districts du Woroba et de la Vallée du Bandama et une
connexion privilégiée de ces districts avec celui des Savanes au nord ;
2. d’accroitre le désenclavement de ces districts en améliorant la connectivité des zones
rurales traversées de sorte à mettre en valeur les fortes potentialités économiques en
matière de production et de transformation des produits agropastoraux, de production
minière et touristiques et ainsi contribuer durablement à la réduction de la pauvreté dans
ces districts ;
3. de maintenir le réseau routier global dans un bon état afin de diminuer les coûts
d’exploitation des véhicules, de réduire les charges d’entretien du réseau, d’accroître la
sécurité des usagers et de faciliter la circulation des personnes et des biens.
La mission spécifique du Consultant recherché dans le cadre des présents termes de référence
porte sur la réalisation des études techniques d’Avant-Projet Sommaire (APS) et d’Avant-
Projet Détaillé (APD) ainsi que la rédaction de certaines pièces techniques du DAO qui en
résultera en vue de la sélection d’entreprises pour la réalisation des travaux de renforcement
de la route Bouaké – Botro –Bouandougou - Tiéningboué (en 2x1 voie), longue d’environ 125
km, dans les Districts du Woroba et de la Vallée du Bandama.
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2.2. Résultats attendus
3. PRESENTATION DU PROJET
Le tronçon de route Bouaké - Botro – Bouandougou - Tiéningboué est un principal axe routier
de la Côte d'Ivoire, qui présente un intérêt vital pour l'économie sous-régionale.
Il s’agit d’une route interurbaine à renforcer en 2x1 voie.
L'âge des différentes sections de cette route varie entre 29 et 36 ans. Le trafic décroit du sud
vers le nord mais le pourcentage de poids lourds reste élevé avec une moyenne qui varie entre
17 et 21%. Les résultats de comptage de trafic de 2021 indiquent un trafic moyen de 1.605
véhicules par jour dont 307 poids lourds. Un trafic bien plus important est attendu avec les
travaux de bitumage en cours de réalisation sur d’autres routiers dans les régions environnantes
Le tableau ci-dessous présente l’âge moyen des différentes sections ainsi que les trafics moyens
journaliers
4 cm de
Variante 18 cm de Graveleux Latéritique 20 cm
Bouake-Botro 4BB/18GLC/20GLN Béton Graveleux
1 Stabilisé au Ciment Naturel
Bitumineux
20 cm
Variante Marabadiassa- 4 cm de Sand 18 cm de Graveleux Latéritique
4SA/18GLC/20GLN Graveleux
3 Tieningboue Asphalt Stabilisé au Ciment Naturel
3
(BB : Béton bitumineux ; SA : Sand Asphalt ; GLC : Graveleux stabilisé au ciment ; GLN :
Graveleux naturels)
Les caractéristiques géométriques de la route sont satisfaisantes tant pour le profil en long que
pour le tracé en plan. Cependant, le Consultant pourra examiner l'amélioration du tracé
notamment pour les zones de fortes pentes ou de courbes très prononcées.
Les présentes prestations concernent la réalisation des études techniques APS/APD en vue
du renforcement de l’itinéraire Bouaké – Botro – Bouandougou - Tiéningboué, long de
125 km.
Les prestations du Consultant se dérouleront en trois phases regroupées en deux tranches toutes
distinctes :
Etudes Etudes
tehniques techniques Elaboration
PHASE d'Avant- PHASE d'Avant- PHASE des pièces
1 Projet 2 Projet 3 écrites du
Sommaire Détaillé DAO
(APS) (APD)
La phase 1 constitue la tranche ferme ; les phases 2 et 3 constituent une tranche conditionnelle,
chacune des tranches étant déclenchée par un Ordre de Service. Le Consultant est prévenu que
l’exécution de la tranche 2 n’est pas obligatoire, et qu’il n’y aura pas de réclamation si les
prestations devraient s’arrêter à la phase 1. Le déclenchement de la tranche 2 est conditionné
par : (i) des prestations satisfaisantes au cours de la tranche 1, qui sera appréciée à travers la
qualité rendue sur les différents volets de l’étude ; et (ii) la disponibilité du financement pour
les travaux.
Le tableau ci-après résume les caractéristiques actuelles de la route et celles à retenir dans le
cadre du projet de renforcement :
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1,80 m en rase campagne selon les normes
Largeur accotement De 0,50 à 1,80m visées en page 6 en agglomération
Marchés, points de collecte A prévoir dans les villages, dans les zones de
Inexistants
des ordures ménagères vente de produits agricoles
(N.B : les refuges serviront aux stationnements temporaires au niveau des agglomérations et
aux stationnements en cas d’urgence. Ils seront aménagés à la sortie des agglomérations et tous
les 10 km entre deux agglomérations et dans les deux sens de circulation. Les refuges sur les
deux côtés de la voie devront être espacées d’au moins 2 km. Les refuges seront aménagés sur
une longueur et une largeur permettant que des véhicules puissent stationner en toute sécurité).
Les études géométriques sont à mener suivant les dispositions pratiques utilisées en Côte
d’Ivoire et à défaut, les normes françaises en vigueur et notamment : le guide technique pour,
Aménagement des Routes Principales (sauf les autoroutes et routes express à deux chaussées)
(ARP) édité par le SETRA août 1994 ainsi que, les recommandations relatives à l’Aménagement
des carrefours interurbaines sur les routes principales Carrefours plans (ACI) édités par le
SETRA décembre 1998.
Le dimensionnement des structures de chaussées sera fait pour une durée de vie de 15 ans. Le
consultant pourrait à cet effet s’appuyer sur, entre autres, le « Guide pour le renforcement de
chaussée du LBTP » et sur le « Manuel pour la conception et le dimensionnement des chaussées
neuves du LBTP ».
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A défaut, le consultant pourra utiliser des méthodes de dimensionnement de chaussée basée sur
les normes françaises en vigueur. En tout état de cause, les structures de chaussée proposées
par le consultant devront être optimisées et vérifiées à partir du Logiciel Alizé-LCPC.
Le Consultant intègrera dans tous les aspects de la présente étude, les préoccupations liées aux
changements climatiques qu’il devra clairement expliciter, aussi bien en termes de causes,
d’incidences que de mesures d’adaptation spécifiques à mettre en œuvre.
En particulier, pour les ouvrages d’assainissement et de drainage, le Consultant présentera
clairement les mesures détaillées permettant de faire face aux crues ou sécheresses
exceptionnelles, et aux autres événements résultant des changements climatiques qui pourraient
affecter la route. En ce sens, il sera fait recours aux solutions basées sur la nature (approche
« Green Roads For Water »), visant à améliorer la gestion des eaux pluviales. Il identifiera en
particulier les points bas de la route pouvant être aménagés sous forme de retenue d’eau (le
périmètre mouillé sera indiqué sur les plans) et proposera les schémas d’aménagements
possibles de ces retenues.
Par ailleurs, le Consultant veillera à ce que la route atteigne un niveau de sécurité d'au moins
trois (3) étoiles pour tous les usagers de la route, selon la méthodologie du Programme
international d'évaluation des routes (iRAP1). Pour atteindre ce niveau de sécurité, l’étude
veillera à identifier et traiter les sites d'infrastructure à haut risque, mais aussi en créant un
corridor routier plus sûr et qui ‘pardonne’ plus, sur la base des conclusions et des
recommandations des études de sécurité routière entreprises séparément ou des meilleures
pratiques mondiales.
Les éléments de conception de la sécurité routière devront être clairement décrits et pourraient
porter, entre autres, sur les dispositifs ci-après : (i) des glissières de sécurité qui contribueront
à réduire la gravité des accidents par sortie de route, (ii) des dispositifs de modération de la
vitesse pour garantir une vitesse sûre aux usagers vulnérables dans les zones urbaines et autres
endroits sensibles, (iii) des bandes rugueuses, des passages piétons, (iv) l'amélioration des
intersections, (v) l'extension de l'éclairage public (à l'aide de l'énergie solaire), (vi) la mise en
place d'aménagements hors de la route pour les usagers vulnérables, tels que des chemins
piétonniers ou des trottoirs, (viii) une signalisation verticale et horizontale complète, y compris
des panneaux d'avertissement adéquats avec un revêtement jaune fluorescent dans tous les
endroits peuplés. On prévoira également des aménagements particuliers pour séparer/canaliser
les flux de piétons et/ou de véhicules dans les zones à forte concentration (marchés, sorties
d’écoles ou églises, carrefours ou encore points de ventes de produits le long de la route).
1
Voir iRAP.org
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- La qualité des produits et respect des normes : pour respecter les critères de visibilité
par exemple la nuit ;
- La valorisation : ne placer que les panneaux qui sont jugés utiles ;
- La concentration : il faut regrouper les panneaux sous réserve de ne pas nuire à leur
lisibilité ;
- La pose correcte : la qualité de la pose et sa maintenance sont des facteurs essentiels de
la crédibilité de la signalisation ;
- Clarté : donner toutes les caractéristiques des panneaux à mettre en place (couleur,
géométrie, matériau, classe de rétro réflexion, etc.).
Les études d'Avant-Projet Sommaires (APS) ont pour objet de faire l'état des lieux, de recueillir
les informations nécessaires à la définition du projet de renforcement et d'aménagement de la
route : solutions de renforcement, stratégie d'aménagement, dimensionnement de chaussée,
disponibilité des matériaux à utiliser, contraintes environnementales et sociales majeures des
options envisageables. Elles permettront également de déterminer la meilleure stratégie pour
obtenir en cours de travaux une qualité homogène de la route réaménagée.
Pour bien cerner les contours de l’aménagement souhaité et établir le dossier d’APS, le
Consultant entreprendra les contacts nécessaires avec d’une part, l’AGEROUTE et la Cellule
de Coordination du PRICI et d’autre part, avec les autorité administratives et décentralisées au
niveau des différentes régions d’influence du projet à l’effet de comprendre leurs différentes
attentes et, ainsi, faire les meilleures propositions pour le bon fonctionnement de
l’aménagement projeté.
Le Consultant veillera également, au-delà de la chaussée, à prendre en compte les
préoccupations liées aux activités riveraines (y compris éventuellement les marchés, les points
de collecte des ordures ménagères et d’une manière générale le mobilier urbain) ainsi que la
sécurité routière, en particulier la circulation piétonne au niveau de la traversée des grandes
localités, ainsi que les zones d’arrêt à la traversée des villages. Pour la circulation piétonne, on
tirera parti des bonnes pratiques en la matière, par exemple celles préconisées par ITDP / UN
Habitat : « Streets for walking & cycling / Designing for safety, accessibility, and comfort in
Africancities ». Toutes les normes de dimensionnement de ces ouvrages connexes et en
particulier celles relatives aux trottoirs seront clairement explicitées.
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tout autre renseignement utile pour restituer l'état de la route et justifier les choix
techniques.
Toutes les zones inondables seront clairement identifiées sur la matricule routière et feront
l’objet de présentations détaillées, avec l’ensemble des éléments permettant d’apprécier le
comportement de la chaussée, y compris éventuellement la hauteur et la fréquence d’inondation.
d. Dimensionnement de chaussée
En vue du dimensionnement de chaussée, le Consultant réalisera :
Une enquête de trafic routier afin de mieux appréhender le trafic actuel sur cette route et
déterminer la demande de trafic pour les quinze (15) années suivant l’année de mise en
service probable de la route. Cette enquête se déroulera en au moins trois (3) points clés de
cet itinéraire (à faire valider par l’AGEROUTE) et permettra d’une part, de déterminer en
ces points, les données du trafic journalier de tout type d’engins roulant y compris les engins
à deux roues. Les comptages seront effectués sur une durée minimale de sept (07) jours, de
06h à 22h, et deux nuits (22h-06h). Une enquête origine-destination sera également menée
sur chacune des sections de la route, pour un minimum de 20% des poids-lourds. Le
consultant privilégiera à cet effet pour ses points d’enquête, les carrefours clés situés sur
l’itinéraire. Cette enquête de trafic sera également couplée avec une campagne de pesée
d’essieux afin de déterminer le niveau d’agressivité du trafic sur l’itinéraire à renforcer ;
L'auscultation de la chaussée : à priori, les sections fortement dégradées, dont la
reconstitution complète des couches de chaussée sera nécessaire, ne devront pas être
concernées par les mesures de déflexion mais feront l'objet d'études géotechniques
appropriées. Cette étude vise à évaluer la portance résiduelle de la chaussée en place.
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Le dimensionnement de la chaussée sera fait pour une durée de vie de 15 ans.
Au cours de cette phase APS, le Consultant élaborera les hypothèses d'évolution du trafic et
exposera la méthode de dimensionnement utilisée.
Le Consultant devra examiner plusieurs options de renforcement en phase APS et proposera la
solution appropriée qui sera retenue pour la phase d'études d’Avant-Projet Détaillé (APD).
Cette solution devra tenir compte des enseignements tirés de l'historique de la route et de la
disponibilité des matériaux.
Dans un souci d’économie, une attention particulière sera accordée au recyclage des matériaux
en place et aux solutions garantissant une homogénéité de la qualité de route.
e. Études géotechniques
Outre l'étude de plateforme de la route existante, le Consultant effectuera une recherche
sommaire de matériaux à utiliser dans le but de s'assurer de la disponibilité de ceux-ci (carrière
de concassé, emprunts de graveleux naturels, carrières de sables naturels).
L’étude de la plateforme dans cette phase de l’étude comprendra, en plus de l’analyse des
documents existants, des mesures de déflexion qui seront analysées. Les déflexions seront
mesurées suivant un pas de 50 m, en quinconce sur la voie.
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Par ailleurs, en étroite coordination avec le Fonds d’Entretien Routier (FER) et l’AGEROUTE,
le Consultant identifiera au moins deux sites pour un poste de pesage et deux autres sites pour
un poste de pesage.
Éclairage public
En concertation avec CI-ENERGIE, le Consultant fera une analyse sommaire d’un schéma
d’éclairage public de la route au niveau de la traversée des principales agglomérations.
En plus des enquêtes de trafic décrites plus haut, ce volet de l’étude comportera une enquête
sur les durées et coûts moyens des déplacements : (i) enquête auprès des usagers et transporteurs
pour déterminer le prix du transport ; et (ii) mesure du temps de parcours pour les camions de
coton et/ou d’anacarde d’une part et des véhicules légers d’autre part (avec indication précise
du jour, des conditions atmosphériques, du moment de la journée et de toute autre indication
susceptible d’avoir influencé la mesure).
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Le Consultant présentera en particulier de manière sommaire les zones qui seront impactées par
le projet en termes d’impacts sociaux négatifs et en particulier de pertes de biens. Il fera une
évaluation sommaire chiffrée desdits impacts pour chacune des variantes d’aménagement
proposées dans son APS. Il convient de noter qu’à ce stade, l’analyse restera sommaire pour
permettre d’orienter le choix par le maitre d’ouvrage de l’option d’aménagement à retenir.
Toutefois, l’étude identifiera clairement les infrastructures complémentaires intégrer au projet
pour en atténuer les impacts négatifs et/ou bonifier les impacts positifs. Il s’agit en particulier
de la réhabilitation/aménagement de marchés et autres points de vente ou de collecte de produits
agricoles, clôtures d’écoles pour la sécurité routières des élèves, points d’eau pour limiter les
traversées de routes, etc.
Les études Environnementales & Sociales détaillées résultant du choix définitif de
l’aménagement à réaliser seront conduites séparément et plus tard par un autre Consultant, dans
le respect des dispositions prévues à cet effet par l’État de Côte d’Ivoire ainsi que les procédures
des Bailleurs de fonds (Banque mondiale, AIIB).
À la suite des conclusions des études d'Avant-Projet Sommaire, le Consultant réalisera les
études d'Avant-Projet Détaillé, sur la base des options techniques finales qui lui seront
communiquées par le Maitre d’Ouvrage dans l’Ordre de Service de démarrage de la tranche 2.
Au cours de cette phase d’études, le Consultant :
approfondira le diagnostic réalisé au cours de la phase APS ;
réalisera les études hydrologiques et hydrauliques nécessaires, notamment pour les
ouvrages présentant des dysfonctionnements et les zones d'éventuelles modifications de
tracé ;
réalisera le dimensionnement de chaussée pour une durée de vie de 15 ans ;
réalisera les études géotechniques et la recherche des carrières (graveleux et roches
massives);
établira les quantités de travaux et évaluera les coûts du projet ;
fournira le descriptif technique des travaux ;
approfondira l'étude de sécurité routière.
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Cette phase de l’étude comprendra au moins les volets suivants :
a. Diagnostic de l'existant
Sur la base des relevés de la phase APS, le Consultant établira un diagnostic approfondi de
l'existant qu'il utilisera en appui à la justification des choix d'aménagements opérés.
Ce diagnostic établira les zones devant faire l'objet de traitement particulier au cours des travaux
en y identifiant clairement les causes des dégradations. Il servira de base aux recommandations
du Consultant pour la réalisation des travaux de renforcement. Dans le document de synthèse,
le Consultant présentera les directives générales pour les travaux puis les traitements préconisés
pour chaque zone spécifique.
Pour le renforcement des sections courantes, le Consultant appréciera l'état géométrique du
profil en travers et fera des recommandations quant à la méthode de renforcement pour corriger
le profil en travers conformément aux évaluations des quantités à mettre en œuvre, notamment
en ce qui concerne l’utilisation éventuelle de la grave bitume (ou autre matériau approprié)
nécessaire pour corriger le profil en travers.
Pour les sections routières qui feront l'objet de renforcement sans modification de tracé (en long
ou en plan autre que les nouvelles couches de chaussées), le Consultant effectuera les levés
topographiques sur l’emprise suivante :
- en zone de remblai : plateforme de la chaussée + 10 m en pied de talus ;
- en zone de déblai : plateforme de la chaussée + 10m en crète de talus.
L’évaluation des quantités pour le dégagement des emprises devra être faite sur cette base.
L’objectif visé étant de minimiser les impacts sociaux qui pourraient résulter de l’occupation
de l’emprise administrative normale de la route.
Les levés topographiques s’effectueront en général sauf détails particuliers, dans les largeurs
d’emprises susmentionnées et regrouperont :
Les levés topographiques au 1/2000ème en zone interurbaine et au 1/500ème au niveau de
la traversée des zones habitées (villes, villages, etc.), les levées des emprises des
amorces des voies d’intersection sur au moins 100 m, ainsi que des zones d’ouvrages
de drainage ou de franchissement important à réaliser y compris les exutoires, etc., à
lever au 1/200ème ou au 1/500ème suivant la complexité du site concerné ;
Le tracé en plan au 1/1000ème ;
Le profil en long au 1/1000ème ;
Les profils en travers particuliers et courants au 1/50ème ;
Les plans de la signalisation (1/100ème ou 1/200ème) ;
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Les implantations de la route et de ses ouvrages connexes (aménagement paysager,
mobiliers urbains, éclairage public, réseaux divers, etc.).
Au moins 125 bornes inter-visibles deux à deux seront implantées dans la zone du projet en se
rattachant aux bornes géodésiques en planimétrie et aux repères de nivèlement général de Cote
d’Ivoire en altimétrie. Ainsi, une polygonale d’implantation de l’axe du projet sera mise en
place pour permettre le report ultérieur du projet sur le terrain. Les sommets de cette polygonale
seront choisis en accord avec l’Administration et de manière à les placer dans les endroits qui
ne seront pas sujets à des actes de vandalisme et des zones inondables d’une part et qu’on pourra
retrouver sans difficulté d’autre part.
Les bornes de la polygonale principale doivent être levées en mode statique (post traitement)
et/ou en nivellement direct.
Ces levés feront l’objet d’un rapport détaillé qui mettra en évidence les difficultés liées à la
topographie des lieux, ainsi qu’un dossier de plans établis à une échelle normalisée et suffisante.
c. Études géotechniques
Les études géotechniques comprennent :
Les essais de reconnaissance de la plateforme ;
L'étude de la stabilité des talus des éventuelles zones de rectification de tracé ou des
zones d’éboulement de talus ;
La capitalisation de l'historique de la route ;
L'auscultation de la chaussée existante (les mesures de déflexions seront réalisées dans
les deux sens de circulation et par pas de 20 m) ;
La recherche de matériaux pour couche de chaussée ;
La recherche de carrières de matériaux pour enrobés bitumineux et béton.
La recherche d'emprunt sera effectuée de façon à limiter les distances de transport. Il en sera de
même pour les carrières de roches massives.
Pour les zones de rectification de tracé éventuelles, la liste ci-après, non exhaustive, indique
les principaux essais géotechniques à réaliser par le Consultant en vue du dimensionnement de
la structure de chaussée de la route et de ses amorces, des fondations d’ouvrage ainsi que
l’identification des ressources en matériaux pour la réalisation future des travaux. Ainsi le
Consultant procèdera comme suit après avoir fait valider par l’AGEROUTE, le programme des
essais géotechniques à conduire :
Réaliser des sondages tous les 2000 mètres le long du tracé projeté de la route, ainsi
qu’une trainée électrique tout le long de la route et des sondages dans toutes les zones
de remblais ou de déblais de plus de 3m de hauteur. Chaque sondage sera descendu à
au moins un mètre de profondeur sous la côte de la ligne rouge projetée ou à partir du
terrain naturel dans les zones de remblai. Ces sondages permettront :
o D’établir la coupe géotechnique de chaque point de sondage avec relevé des
évènements ponctuels (remontée d’eau, etc.)
o De prélever pour chaque point de sondage, un échantillon de matériau du sol de
plateforme ou du sol support dans le cas des zones de remblai pour les essais de
laboratoire suivants :
- Analyse granulométrique ;
- Limites d’Atterberg ;
- Teneurs en matières organiques ;
- Proctor modifié ;
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- CBR.
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o Pour chaque famille de sol traversé à la suite du carottage, conduire au moins un
essai œdométrique ainsi qu’un essai de cisaillement direct à la boîte de
Casagrande.
L’objet de ces investigations est d’apprécier les caractéristiques des matériaux en place et d’en
tirer toutes les conséquences dans l’évaluation des quantités de travaux (déblais meubles,
déblais rocheux, déblais mis en remblai, etc.) ainsi que de s’assurer de la stabilité des talus de
remblai et de déblai
Par ailleurs, pour toute zone de déblai pouvant accroître le risque de réalisation de déblais
rocheux en phase de travaux, le Consultant réalisera des essaies géophysiques pour apprécier
s’il y a lieu, l’état et la profondeur du basin rocheux traversé par la route afin de mieux
appréhender les volumes de déblais rocheux à réaliser en phase de travaux.
Le Consultant étudiera également la stabilité des talus, notamment en zone de grands déblais
ou remblais.
Pour les ressources en matériaux, le Consultant procédera tout le long de la route et sur la base
des informations et renseignements collectés sur le terrain, à une recherche systématique, de
matériaux en quantité et qualité suffisante pour la réalisation de l’ensemble des travaux. Ainsi,
des zones d’emprunts ou de carrières de matériaux à des distances raisonnables du site du projet
pour limiter les distances de transport, devront être identifiées, géoréférencées, faire l’objet de
levés topographiques et leur puissance en matériaux évaluée.
Cette recherche de matériaux en qualité et en quantité suffisantes, visera la réalisation future
des parties ci-après de l’ouvrage :
les remblais et autres terrassements généraux appelant un apport de matériaux ;
les couches de chaussées (couche de forme, de fondation et de base) ;
les revêtements bitumineux ;
les ouvrages et équipements en béton.
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considèrera globalement un emprunt tous les 10 km et aux moins trois carrières de roches
massives pour la totalité de la route. Ainsi :
Pour l’étude des emprunts de matériaux naturels, le Consultant procèdera comme suit :
o conduite sur site, de sondages et essais suffisants pour évaluer la puissance de
chaque gisement et prélèvement d’échantillons de matériaux en quantité
suffisante pour conduire en laboratoire, les essaies d’identification ci-après :
teneur en eau, limites d'Atterberg, granulométrie complète, Proctor modifié,
CBR, étude d’amélioration au ciment le cas échéant et pour les sites d’emprunt
de sables, analyse granulométrique et équivalent de sable.
Pour les carrières de roches massives les essais suivants seront réalisés en laboratoire
sur des échantillons prélevés sur chaque site de carrières, pour apprécier les
caractéristiques intrinsèques de la roche à exploiter :
o Los Angeles et micro-Deval.
d. Dimensionnement de chaussée
Le Consultant réalisera le dimensionnement de chaussée pour une durée de vie de 15 ans. Il
examinera attentivement les options de renforcement et évitera le recours systématique à
l'option classique de renforcement consistant à rapporter de nouvelles couches sur l'existant.
Une attention particulière sera accordée aux solutions donnant une homogénéité de la qualité
de la route. Les choix opérés en phase APS devront être confirmés lors de la phase APD.
L’étude géométrique du tracé de la route et de ses amorces ainsi que le dimensionnement de la
structure de chaussée devront tenir compte des contraintes physiques de la zone du projet et
surtout des hypothèses de dimensionnement et normes visées au chapitre 4.2b ci-dessus.
e. Assainissement et drainage
A partir du diagnostic des ouvrages existants, le Consultant établira la liste des ouvrages à
reconstruire ou à construire et réalisera les études de dimensionnement nécessaires. Il fera des
observations sur le terrain ainsi qu'une étude des bassins versants des sections concernées. Il
déterminera les débits de crue et leurs caractéristiques de façon à préciser les types d'ouvrages
à construire ainsi que leurs débouchés.
Le dimensionnement des sections des ouvrages à reconstruire/construire sera faite selon des
méthodes éprouvées et acceptables pour l’Administration. Le Consultant utilisera à cet effet,
les hypothèses suivantes de période de retour :
sur dix (10) ans pour les ouvrages d’assainissement,
sur vingt (20) ans pour les bassins versants de superficie inférieure à 200 km² et,
sur cent (100) ans pour les bassins versants supérieur à 200 km².
Le calcul des structures de ces ouvrages sera conduit suivant les approches décrites au
paragraphe 4.2c ci-dessus.
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Les différentes parties structurelles en béton des ouvrages à réaliser seront calculées selon les
règlements et les normes les plus récents
Les charges d’exploitation retenues pour le dimensionnement des ouvrages seront celles
du fascicule 61 titres II actualisé en 1974 relatif aux surcharges routières.
Les documents techniques de référence pour le calcul des structures sont : le BAEL 91
révisé en 99 ; le BPEL 91 ; le Fascicule 62 titre V pour les fondations.
Un audit de sécurité routière (ASR) sera réalisé par un consultant indépendant recruté
séparément par le Maitre d’Ouvrage, afin de s’assurer que l’aménagement de la route est conçue
conformément aux meilleures pratiques en matière de sécurité routière. Le Consultant devra
examiner les recommandations et répondre par écrit sur la façon dont les recommandations de
l'Audit seront incorporées dans la version finale de l’APD. Au cas où l’étude ne peut pas adopter
certaines mesures recommandées dans l'ASR, il devra fournir une justification solide, mais en
veillant à ce que le classement par étoile de la route soit d'au moins 3 étoiles pour tous les
usagers de la route.
Éclairage public
Le Consultant proposera à la satisfaction du Maître d’Ouvrage et en rapport avec CI-ENERGIE,
un schéma d’éclairage public de la route au niveau de la traversée des principales
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agglomérations habitées et procèdera à une étude complète de ce schéma de sorte à évaluer
clairement les quantités de travaux nécessaires pour sa réalisation.
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à la justification des types d'ouvrages et équipements de toutes natures
préconisés, notamment ceux concernant l’éclairage public, la sécurité des
usagers, etc. ;
à la description des ouvrages, de toutes natures, et de leurs principaux éléments
dans la mesure où elle est nécessaire à la compréhension des plans (y compris la
justification du dimensionnement dans les cas simples ne nécessitant pas de
notes de calculs) et en tout état de cause, pour expliquer les modes de
construction et d'exploitation ;
Etc.
ii. Un rapport sur la sécurité routière ;
iii. Les notes de calcul (trafic, cubatures, hydraulique, structure de chaussée et d’ouvrage
d’art/ouvrage, éclairage public, etc.).
iv. Le rapport d’étude géotechnique comportant l’ensemble des pièces indiquées ;
v. Une évaluation détaillée des dépenses afférentes à l'exécution des travaux, fondée sur
des avants-métrés, le DQE et tenant compte des particularités des interventions
programmées et de leurs divers éléments (l’origine des prix unitaires devra être
clairement indiquée).
vi. Un dossier de plans de niveau APD comprenant :
Plan de situation (1/100.000ème ou tout échelle convenable pour apprécier la
situation d’ensemble du projet) ;
Tracés en plan (1/2000ème - 1/500ème pour les traversées d’agglomérations
importantes ou selon le besoin), y compris les voies d’accès ou amorces sur un
minimum de 100 m chacune ;
Plan d’implantation (1/2000ème ou 1/500ème) indiquant, outre la topographie des
lieux, la position des repères matérialisés sur le terrain et leurs coordonnées, la
position des points de sondage ainsi que la position des points principaux et leurs
coordonnées en X, Y, Z ;
Géométrie des carrefours (au 1/500ème ou plus) ;
Le profil en long (1/2000ème-1/500ème) y compris ceux des différentes amorces;
Profils en travers type (1/200ème –1/20ème) à comparer aux profils actuels ;
Profils en travers courants (1/200ème –1/20ème), selon une fréquence adaptée à
chaque changement de profil suivant le tracé en plan et la topographie des
sections concernées y compris ceux des différentes amorces ;
Plans relatifs à la construction des ouvrages d’assainissement et aux petits
ouvrages hydrauliques (1/500ème, 1/200ème, 1/100ème ou 1/50ème selon le besoin) ;
Les plans des équipements connexes, d’éclairage public et des divers réseaux à
déplacer tels que décrits aux point 3.2.6 ci-dessus (échelle adéquate) ;
Pour le système de drainage des eaux pluviales et éventuellement des eaux
usées :
Un plan d’ensemble et d’état des lieux au 1/1000ème ou 1/500ème ;
Un plan des bassins versants et schéma de drainage au 1/5000ème ou 1/10000ème
et note de calcul, des débits ;
Plan de réseaux, implantation, dimensionnement des sections et calage des
ouvrages (outre la topographie des lieux, la position des repères matérialisés sur
le terrain et leurs coordonnées, ainsi que la position des points principaux et leurs
coordonnées en X,Y,Z) ;
Les dessins (ou plans types) et détails des ouvrages ; buses, dalots, fossés,
réseaux de drainage et exutoires ;
Les dessins et plans des ouvrages connexes ;
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Plan d’implantation (1/100ème) indiquant, outre la topographie des lieux, la
position des repères matérialisés sur le terrain et leurs coordonnées, ainsi que la
position des points principaux et leurs coordonnées en X,Y,Z ;
Elévation des ouvrages (1/200ème) à faire figurer de préférence sur la même
feuille que le plan d’implantation, comportant l’indication de toutes les cotes
nécessaires à la réalisation des ouvrages ;
Les Plans d’ensemble et de détail des propositions d’aménagement paysager et
d’éléments urbains le long des différentes voies (points d’enlèvement d’ordures,
mobilier urbain, espaces verts, etc.).
Tous les dessins ou plans et toutes les pièces techniques des dossiers d’appel d'offres
comprendront des éléments d’identification et des points de repère tels que : bornes,
nivellement et pentes de l’axe de la route, courbes et rayon de courbure etc., ainsi que les
données techniques concernant l’itinéraire.
Les plans comporteront par ailleurs les renseignements ci-après :
Désignation de l'ouvrage,
Désignation du Maître d’ouvrage,
Désignation du Maître d’ouvrage délégué,
Désignation du Consultant,
Désignation des ingénieurs, dessinateurs – projeteurs ayant établi les plans,
Titre, numéro et date des plans,
Modification éventuelle des plans et date correspondante,
Indication de l’échelle (une ou plusieurs),
Nom et signature du responsable du projet.
Les plans de détail devront comporter tous les renseignements nécessaires à leur compréhension
et au dimensionnement de l'ouvrage concerné.
Tous les dessins ou rapports techniques indiqueront obligatoirement, les hypothèses et les bases
de calculs utilisés, étant entendu que celles-ci devront être agréées par l’AGEROUTE.
Tous les dessins et plans devront être faits sur support électronique (version Word, Excell, PDF,
DWG, DXF) fourni en même temps que les supports papiers.
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Le mode d’exécution des travaux prenant en compte, le programme d’exécution des
travaux, les plans d’exécution, le mode de réalisation des différentes couches de
chaussées, etc. ;
Les essais d’agréement, de contrôle de conformité et d’autocontrôle ;
Les dispositions de nettoyage à terme du chantier ;
les Cahiers des Clauses Environnementales et Sociales provenant de l’EIES2, révisé
pour être mis en cohérence avec les autres Spécifications Techniques (ces Cahiers
seront tenus à la disposition par le Maître d’Ouvrage) et ;
La liste des plans à joindre au Dossier d’Appel d’Offres.
Le Consultant devra être un bureau d'études justifiant d’une solide expérience dans les
prestations analogues à la mission actuelle, notamment dans les zones sahéliennes ou
subsahéliennes. Il devra ainsi posséder une expérience minimale de dix (10) années et avoir
réalisé en Afrique sahélienne, de façon satisfaisante, des études analogues (études de
renforcement /réhabilitation de routes bitumées).
Le Consultant devra mettre en place, pour les besoins des prestations, les Experts-clé ci-après :
Expérience spécifique des 10
Désignation des Expérience
N° Formation dernières années (au moins une en
experts clé générale
Afrique subsaharienne)
Avoir dirigé en tant que chef de mission
Un Chef de Ingénieur des travaux
Au moins au moins trois (03) projets d’études de
mission publics ou du génie
1 quinze (15) réhabilitation/renforcement de routes
Ingénieur civil (au moins
ans interurbaines (non autoroutières) revêtues
Routier Bac+5)
d’au moins 100 km chacune.
2
L’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) sera conduite parallèlement par un autre consultant à la
suite de la validation du rapport de l’APS. Ces études déboucheront entre autres, sur l’élaboration de Cahiers des
Clauses Environnementales et Sociales en rapport avec les travaux à réaliser.
22
Expérience spécifique des 10
Désignation des Expérience
N° Formation dernières années (au moins une en
experts clé générale
Afrique subsaharienne)
Ingénieur des travaux Avoir pris part à ce poste à au moins deux
Ingénieur
publics ou du génie Au moins dix (02) études de réhabilitation/renforcement
2 routier,
civil (au moins (10) ans de routes interurbaines (non autoroutières)
Projeteur
Bac+4) bitumées d’au moins 50 km chacune.
Ingénieur Travaux
Avoir réalisé à ce poste les études
Public ou diplôme
Économiste des Au moins dix économiques d’au moins deux (2) projets
7 Universitaire
Transports (10) ans de réhabilitation/renforcement de routes
équivalent (Bac +4
bitumées d’au moins 50 km chacune
minimum)
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Expérience spécifique des 10
Désignation des Expérience
N° Formation dernières années (au moins une en
experts clé générale
Afrique subsaharienne)
Niveau universitaire Avoir réalisé à ce poste les audits de
ou formation sécurité routière d’au moins deux (02)
Spécialiste en Au moins dix
10 scientifique projets de réhabilitation/renforcement de
sécurité routière (10) ans
équivalente routes bitumées d’au moins 50 km
(Bac+4 minimum) chacune
La mission du Consultant sera placée sous la responsabilité d’un chef de mission qui fera office
d’interlocuteur principal de l’AGEROUTE.
NB :
1. Une expérience est considérée comme pleinement acquise lorsque l’Expert démontre
qu’il a pris part à ce projet pendant tout au moins les 3/4 du temps de réalisation du
projet concerné ;
3. Pour chaque personnel clé de la mission, il sera fourni une copie du diplôme, une
déclaration de disponibilité et une copie de la pièce d’identité du personnel concerné ;
4. Chacun des CV du personnel clé doit être signé conjointement par le représentant
habilité du Consultant et l’Expert ;
5. Chacun des membres du personnel clé proposé par le Consultant doit savoir lire, écrire
et parler couramment le français ;
6. Le Consultant est prévenu que tout changement de personnel clé après l’entrée en
vigueur du contrat, sauf cas de force majeure, est susceptible d’être frappé d’une
pénalité qui sera définie dans les Conditions Particulières du Contrat ;
7. Les expériences spécifiques du consultant et de ses experts pour des études similaires
en Côte d’Ivoire seront considérées comme un atout.
Le Consultant fera son affaire de la mise en place du personnel auxiliaire (dessinateurs, experts
réseaux divers, enquêteurs trafic, brigades topographique et géotechnique, traducteurs, etc.) et
les enquêtes de terrain. Les relevés topographiques nécessaires, les expertises géotechniques,
géologiques, hydrologiques et hydrauliques, ainsi que leur contrôle et leur réception sont à la
charge du Consultant et sous sa responsabilité.
La durée maximale estimée des études est de quatre (04) mois, non compris les délais
d’approbation3 des rapports. Le crédit temps nécessaire à la réalisation de l’étude est estimé à
3
Les délais d’approbation peuvent varier entre deux et trois semaines ou moins selon la qualité des études
menées et des personnes ressources à mobiliser pour les séances de validation en plénière.
24
environ 24 homme-mois, dont 11,5 pour la Tranche Ferme et 12,5 pour la Tranche
Conditionnelle.
1. ORGANISATION DE LA MISSION
L’AGEROUTE en tant que maitre d’ouvrage délégué sera en charge principalement du suivi
de la présente étude et est l’interlocuteur désigné du Consultant à cet effet.
Dans le cadre du suivi de la présente étude, l’AGEROUTE convoquera des réunions
périodiques d’évaluation de l’avancement destinées, entre autres, à lever au fur et à mesure les
éventuelles contraintes rencontrées par le Consultant. L’AGEROUTE associera à ces réunions,
la CC-PRICI et toutes autres administrations et services concernés par ce Projet.
Ces réunions auront lieu au minimum aux étapes ci-après :
1 semaine avant la remise du rapport d’établissement soit au démarrage de la mission ;
à mi-parcours de la phase APS ;
à mi-parcours de la phase APD ;
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Le Consultant sera également appelé à prendre part aux séances d’approbation des rapports
organisées par AGEROUTE.
La participation du Consultant à ces séances de travail est obligatoire, en particulier en ce qui
concerne le Chef de Mission.
Le Consultant dressera un inventaire de tous les documents mis à sa disposition par les
différents acteurs du projet au cours de la mission pour les besoins de l’étude. Ces documents
dont il aura la garde devront être restitués à la fin de la mission. Le Consultant analysera et
interprétera les données qui seront fournies par ces documents ou par d’autres sources, sous sa
seule responsabilité.
Le Consultant devra acquérir par ses moyens propres, tous les documents nécessaires au bon
accomplissement de sa mission, au cas où l’AGEROUTE et la CC-PRICI ne les posséderaient
pas.
Le Consultant s'acquittera de sa mission sous la supervision de l'AGEROUTE qui sera son
interlocuteur principal. Il réalisera, sous sa propre responsabilité, les études en conformité avec
les présents termes de référence. Il prendra toutes les dispositions nécessaires pour la bonne
exécution, dans les délais impartis, des prestations qui lui seront confiées et en aura l'entière
responsabilité. L’AGEROUTE, se réserve le droit de prendre toutes dispositions utiles pour
l’un des volets de sa mission s’il s’avère que le Consultant ne pourra pas respecter les délais du
fait d’un manque de logistique ou d’organisation.
Le Consultant devra tout au long de sa mission maintenir une communication permanente et
satisfaisante avec l’AGEROUTE. A ce propos, des rencontres périodiques seront organisées, à
l’initiative de l’AGEROUTE ou du Consultant lui-même, en vue de discuter des grandes
orientations et hypothèses envisagées par le Consultant.
A la remise des différents rapports d’étape provisoires, le Consultant devra se rendre disponible
pour des missions de validation sur les différents sites du projet, si l’AGEROUTE le juge
nécessaire. Les frais du Consultant pour toutes ces missions de validation seront à sa charge.
Il est entendu que le Consultant fait son affaire des frais de fonctionnement et de toute la
logistique qu’il mettra en place dans le cadre de la présente étude.
Le Consultant travaillera en étroite collaboration avec les autorités locales ayant participé au
choix des différents sous-projets et ce sous la supervision de l’AGEROUTE, en vue de prendre
en compte toutes les contraintes et faciliter son accès aux sites et aux informations utiles.
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