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Comprendre le Zona : Causes et Traitements

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Comprendre le Zona : Causes et Traitements

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Introduction

Le virus de la varicelle et du zona (VZV), également connu sous le nom


d’herpèsvirus humain est l’agent responsable de deux maladies : la Varicelle qui
est caractérisée par une éruption cutanée vésiculaire généralisée et le Zona, qui à
l’inverse, est plus localisé.

La transmission se fait par l’intermédiaire d’un contact direct entre individus,


essentiellement par voie aérienne, mais aussi par contact avec le liquide
intravésiculaire.

La contagiosité débute deux jours avant l’éruption, se poursuit jusqu’à la


cicatrisation des lésions cutanées. Un sujet peut donc être contagieux alors qu’il
ne présente encore aucun symptôme de la maladie. La thérapeutique antivirale,
et en particulier l’aciclovir, a transformé le pronostic de ces infections et la
prophylaxie par un vaccin atténué est recommandée chez les sujets à risque.
En cas d’immunodéficience, ces deux pathologies représentent un problème
clinique important.

Les succès médicaux ont augmenté la longévité dans toutes les générations.
Néanmoins,
l’incidence et les complications du Zona augmentent avec l’âge. Il est par
conséquent, devenu nécessaire de contrôler le VZV qui est de plus en plus
dangereux.

1
Partie théorique

I- Définition du Zona
Le zona est une dermatose virale, due à une réactivation du virus varicelle-zona
(herpes zoster), virus qui provoque la varicelle au moment de l'infection avant
d'entrer en période de latence.

Le virus varicelle-zona fait partie de la famille des herpèsvirus. Comme pour


d'autres virus de cette famille, après la guérison de la varicelle, le virus reste
quiescent dans les ganglions nerveux. À l'occasion d'une baisse de l'immunité il
se réactive dans les ganglions nerveux, remontant alors par les fibres nerveuses
jusqu'à la peau et provoquant une éruption caractéristique de la varicelle.
L'affection peut ensuite entraîner des complications, essentiellement en
occasionnant des douleurs qui peuvent devenir chroniques et invalidantes par
névrite post-zostérienne.

Si une baisse de l'immunité (âge avancé, chimiothérapie, dépression,


mononucléose, état de stress, SIDA déclaré, certains cancers, etc.) peut réactiver
le virus, l'exposition à la varicelle en étant déjà immunisé semble au contraire
renforcer l'immunité et diminuer les risques de développer un zona.

L'adjectif se rapportant au zona est zostérien.

1- Étiologie
Le zona est une maladie virale due à une réactivation du virus varicelle-zona ou
VZV, pour Varicella Zoster Virus, appartenant à la famille des herpèsvirus, qui
est le virus responsable de la varicelle.

L'allergie à la viande, souvent induite par une morsure de tique semble


prédisposer à des allergies à certains vaccins (ex. : contre le zona)

2- Physiopathologie
Le virus VZV, après la guérison de la varicelle, reste quiescent dans les
ganglions nerveux, sans s'intégrer aux chromosomes hôtes. Le plus souvent à
l'occasion d'une baisse de l'immunité (âge avancé, mononucléose, simple stress,

2
SIDA déclaré, certains cancers, etc.), le virus se réactive dans un ou plusieurs
ganglions nerveux. De là, il remonte par les fibres nerveuses jusqu'à la peau (ou
les muqueuses selon les nerfs touchés), provoquant une éruption caractéristique
de la varicelle. Cependant, à la différence de la varicelle, la topographie de
l'éruption est limitée aux métamères des ganglions dans lesquels le virus s'est
réactivé (c’est-à-dire dans une région de peau et/ou de muqueuse bien
caractéristique, correspondant au territoire d'innervation du ou des nerfs
correspondant aux ganglions nerveux infectés).

Les lésions microscopiques de la peau sont identiques à celles de la varicelle


(présences de cellules géantes multinucléées avec infiltration de
mononucléaires). Le diagnostic étant habituellement aisé, une analyse
histologique n'est en général pas nécessaire.

Le facteur de risque principal reste l'âge, probablement par baisse de l'immunité


cellulaire

Zona cervical. Des vésicules typiques sont exposées.

3
Schémas

4
3- Formes habituelles
L'éruption peut être précédée de quelques jours par des douleurs sur la future
zone concernée. Les lésions sont typiquement unilatérales.

Tout comme pour la varicelle, les lésions apparaissent par poussées successives,
mais limitées au territoire sensitif touché (topographie radiculaire dans le
territoire du ganglion sensitif où la réactivation du virus s'est produite) : il en
résulte ainsi des lésions d'âges différents, mélangeant ainsi des microvésicules,
vésicules et pustules avec des croûtes sur des placards érythémateux. Ces
vésicules ont des parois et se remplissent d'un liquide purulent. Les croûtes
tombent au bout de sept à dix jours2.

5
Contrairement à la varicelle où le prurit est prédominant, le zona est plus
souvent marqué par des douleurs, pouvant même se montrer invalidantes dans
les territoires atteints (territoire radiculaire), même après la guérison : on parle
alors de douleurs post-zostériennes, qui sont à classer dans les douleurs de type
neurologique (douleur de désafférentation). Les douleurs sont aussi décrites
comme une sensation de brûlure, d'élancements, de sensation électrique, de
sensation de piqûre d'orties.

Le cas le plus fréquent est celui du zona intercostal, qui correspond à la


réactivation du VZV au niveau d'un ganglion sensitif d'un nerf intercostal. Il
arrive que plusieurs racines nerveuses soient touchées simultanément. Citons
aussi les territoires abdomino-lombaires et pelviens, ainsi que la région cervicale
(territoire d'Arnold, C2 et C3) comme régulièrement touchés, avec palpation
d'adénopathies satellites.

Le zona cervical, C4 et C5, est particulièrement douloureux car il y a une


irritation importante des articulations de l'épaule. Cette douleur est due à
l'attaque des nerfs sensitifs par le virus. Comme le zona thoracique donne des
douleurs intercostales.

Durée de l'affection : Pour une guérison cutanée complète, il faut compter (sans
complication) 3 à 9 semaines ou plus.

A - Zona ophtalmique

Le zona ophtalmique est une infection oculaire réactivée induite par le virus
varicelle-zona, c’est-à-dire le même virus que celui qui entraîne la varicelle et le
zona.

Il représente environ 10 % des zonas. Le zona ophtalmique, en absence de soins,


peut altérer la qualité de la vue en raison de l'atteinte de la cornée. La
réactivation du virus a lieu au niveau du ganglion de Gasser et atteint le territoire
sensitif de la branche V1 du nerf trijumeau, correspondant au nerf ophtalmique.
L'éruption touche le front, le pourtour de l'œil (annexes de l'œil, paupières…) et
la cornée, de façon unilatérale. L'atteinte cornéenne n'est pas visible par un
examen direct, et nécessite un examen par lampe à fente et instillation d'un
produit de coloration à la lumière bleue. Le diagnostic différentiel peut être une
atteinte herpétique, un érysipèle, une dacryocystite, un eczéma de paupière, etc.
Les principales complications du zona ophtalmique sont :

6
 la kératite (25 à 30 % des cas), dont la forme compliquée évolue vers
l'opacification, la perforation et l'anesthésie de la cornée ;
 l'uvéite, c'est-à-dire une atteinte de l'iris, pouvant se compliquer en
glaucome ;
 les atteintes de la rétine ou du nerf optique pouvant se compliquer en une
baisse de l'acuité visuelle, voire en une cécité monoculaire ;
 une névrite optique ;
 une surinfection.

A-1 : Symptômes du zona ophtalmique

(virus du zona ophtalmique, zona ophtalmique, virus


varicelle-zona ophtalmique)
Des douleurs ou picotements au niveau du front peuvent survenir avant tout
autre symptôme (appelé prodrome).

La peau du front et parfois le bout du nez sont recouverts de petites cloques


rouges extrêmement douloureuses.

L’infection des yeux entraîne une douleur, un érythème, une sensibilité à la


lumière et un gonflement des paupières. La cornée (la couche transparente située
devant l’iris et la pupille) peut être infectée et enflammée. Des mois et des
années après, la cornée peut se gonfler, devenir sévèrement endommagée et
scarifiée. Une inflammation des structures à l’arrière de la cornée peut survenir
(uvéite), la pression intraoculaire peut augmenter (glaucome) et la cornée peut
devenir insensible, ce qui la rend plus vulnérable aux lésions.

7
Vue à l’intérieur de l’œil

A-2 : Diagnostic du zona ophtalmique

 Examen clinique

La présence d’un zona actif, des antécédents d’éruption cutanée caractéristique


ou d’anciennes cicatrices dues à une éruption cutanée antérieure caractéristique
du zona aident le médecin à poser le diagnostic de zona.

A-3 : Prévention du zona ophtalmique

Un vaccin recombinant contre le zona est recommandé chez les personnes en


bonne santé âgées de 50 ans et plus, indépendamment du fait qu’elles aient déjà
eu la varicelle ou un zona ou reçu l’ancien vaccin contre le zona. Le vaccin
recombinant est efficace chez plus de 90 % des personnes, contre 50 % pour
l’ancien vaccin.

A-4 : Traitement du zona ophtalmique

 Médicaments antiviraux par voie orale


 Collyre corticoïde
 Collyres destinés à maintenir la pupille dilatée

Comme pour un zona sur n’importe quelle partie du corps, il est possible de
réduire la durée de l’éruption cutanée douloureuse par un traitement précoce
avec un médicament antiviral tel que l’aciclovir, le valaciclovir ou le famciclovir
(pris par voie orale). Lorsque le zona infecte le visage et menace les yeux, le
traitement avec un médicament antiviral réduit le risque de complications
oculaires.

Les corticoïdes, généralement en collyres, peuvent aussi s’avérer nécessaires en


cas d’inflammation de l’œil.

Des collyres, comme le cyclopentolate ou l’atropine, sont utilisés pour maintenir


la pupille dilatée. Ils sont prescrits pour prévenir les formes graves de glaucome
et soulager la douleur.

8
B-Zona otitique

C'est une forme très particulière, due à la réactivation du VZV dans le


ganglion géniculé et qui touche par conséquent le nerf facial (VIIe paire
crâ nienne), un nerf essentiellement moteur avec donc un risque de
paralysie faciale. Ce type de zona débute généralement par une douleur
dans la région d'une oreille puis une éruption, inconstante, se produit dans
le conduit auditif externe (correspondant à la zone de Ramsay-Hunt (seul
territoire d'innervation sensitive cutanée du nerf facial). Il peut par ailleurs
exister des acouphènes (perception de sons qui n'ont pas d'existence réelle)
et des vertiges, ainsi qu'une baisse de l'audition. La classique paralysie
faciale peut survenir dès le stade douloureux ou dans les jours suivant
l'éruption, avec un risque de persistance, plus ou moins importante.

I- Diagnostic du Zona
En règle générale, il reste clinique (description des symptômes et aspect des
lésions) et il n'y a pas besoin, le plus souvent, de faire d'autres examens.

L'antigène viral peut être retrouvé dans les lésions par immunofluorescence.
L'ADN viral peut être, lui, mis en évidence par PCR, ce dernier test ayant une
sensibilité proche de 100 %, supérieure à l’immunofluorescence5. L'intérêt de ce
test est essentiellement en cas de suspicion de formes viscérales, plus rares et
atypiques.

9
Zona thoracique

II- Complications du Zona


La majorité des atteintes par le zona sont tout à fait banales et guérissent
spontanément, mais contrairement à la varicelle, le corps ne peut s'immuniser
contre les récurrences sous forme de zona et la complication la plus fréquente
est donc tout simplement « la récidive » (qui est cependant loin d'être
systématique).

Il peut cependant survenir des complications plus ou moins graves, dans


l'immédiat ou ultérieurement.

A-Phase aiguë

 Douleurs intenses.
 Surinfection locale (impétiginisation) et générale.
 Nécrose de la peau.
 Zona extensif chez l'immunodéprimé : l'éruption est plus accentuée avec
des lésions bulleuses hémorragiques et nécrotiques. La durée et étendue
de l'éruption plus importantes. Les zonas ophtalmiques sont plus

10
fréquents. Il existe parfois une dissémination au niveau des organes
profonds, responsable d'une mortalité dans 10 % des cas.

Zona extensif chez un


immunodéprimé,
sous coude gauche. État au 7e
jour de la crise.

B- À distance

 Douleurs post-
zostériennes,
qui constituent
la complication
chronique la
plus fréquente
du zona, concernant un cinquième des patients6.
 Complications neurologiques : paralysie faciale, myélite transverse…
 Cicatrices inesthétiques.
 Baisse de l'acuité visuelle ou cécité (dans les suites d'un zona
ophtalmique).

III- Les causes du Zona


A- Les causes

Après une varicelle, le virus n’est pas complètement éliminé par l’organisme et
reste à l’état dormant (latent) dans la racine des nerfs rachidiens, c’est-à-dire à
l’endroit où les nerfs quittent la moelle épinière pour aller innerver les membres,
les organes et la peau. La réactivation de ce virus est bloquée par l’action du
système immunitaire qui le maintient sous contrôle.

11
Après plusieurs années, le virus peut redevenir actif et se multiplier le long du
nerf, provoquant des vésicules sur la zone de peau innervée par le nerf infecté.
La réactivation du virus peut survenir lorsque le système immunitaire est
affaibli. La baisse d’immunité peut avoir différentes origines : une maladie (par
exemple, la mononucléose ou l’infection par le VIH/sida) ou un traitement
immunosuppresseur (par exemple, un traitement contre le cancer ou une
maladie auto-immune). Dans certains cas, la seule cause identifiable d’une
poussée de zona est un stress prolongé, de la fatigue chronique ou, simplement,
l’âge.

B-Les facteurs de risque du zona .


En général, le zona est observé chez des personnes qui souffrent d’une maladie
(ou qui prennent un traitement) qui diminue l’immunité. Les médecins
considèrent le zona comme un signal d’alarme qui requiert des examens plus
poussés pour diagnostiquer une éventuelle autre maladie, par exemple un cancer
ou une infection par le VIH/sida. Mais souffrir d’un zona ne signifie pas
forcément que l’on est atteint d’une maladie grave : dans la plupart des cas, il
n’est que l’expression de la fatigue dont il faut rechercher la cause et soulager
les effets négatifs.

V-

Traitements du Zona

12
La dernière conférence de consensus française sur le sujet, datant de 1998, pose
les bases de cette partie de l'article.

Des sensations de brûlure peuvent apparaître à la phase aiguë. Le traitement du


zona est en général purement symptomatique :

A- Soins locaux

 Toilette à l'eau tiède avec savon non agressif (pain dermatologique, savon
surgras…) et non antiseptique. Certains patients supportent sans aucun
problème le savon ordinaire.
 Antiseptique après la toilette : par exemple chlorhexidine ou fluorescéine,
en solution aqueuse (et non alcoolique, trop agressif, mais pas toujours).
Ce traitement est destiné à éviter la surinfection bactérienne
(impétiginisation).

Si le patient le supporte et qu'il n'y a pas de lésions à vif par grattage, l'alcool à
70° peut être utilisé.

B- Traitement symptomatique

En cas de douleurs (brûlures, élancements) :

 antalgiques de la classe I (paracétamol) à III (morphine) en fonction de


l'intensité douloureuse. La dose journalière maximale de paracétamol est
de 3 g par jour, elle peut être associée à de la codéine ;
 certaines benzodiazépines comme le clonazépam (Rivotril) ;
 les anti-inflammatoires (stéroïdiens et non stéroïdiens) sont efficaces sur
les douleurs mais ne doivent être employés qu'en association avec un
traitement antiviral en raison du risque d'immunodépression. Le
diclofénac, 50 mg deux à trois fois par jour, peut être prescrit.

Si la douleur persiste malgré ce traitement et le repos au lit, on peut envisager


des opiacés mais seulement pour quelques jours.

Les principales molécules utilisées, outre les antalgiques usuels, sont


l'amitriptyline (Laroxyl, Elavil), la gabapentine (Neurontin) et la carbamazépine
(Tegretol). L'amitriptyline entraîne une diminution de moitié de l'intensité des
douleurs chez 50 % des patients, avec une moindre fréquence des paroxysmes
douloureux. Une combinaison de traitements peut être utilisée. Il existe aussi des
13
traitements faisant appel à des techniques physiques, comme la neurostimulation
transcutanée, ou l'injection intrathécale hebdomadaire de méthylprednisolone +
lidocaïne.

Antiprurigineux en cas de fortes démangeaisons, l'aggravation des lésions par le


grattage entraînant un risque cicatriciel. On peut prescrire de façon systématique
des antihistaminiques (cétirizine, dimétindène, dichlorhydrate d'hydroxyzine).
En local, il y a peu de choses. Le CBIP se positionne comme suit
« antiprurigineux : l'efficacité des préparations contenant un antihistaminique
et/ou un anesthésique local est souvent douteuse, et il existe un risque élevé de
réactions allergiques. » Il existe des corticostéroïdes à usage local, mais ils sont
dans l'ensemble contre-indiqués en cas d'affection virale. Il existe une crème à
l'extrait de Chamomilla recutita, l'efficacité n'est pas prouvée, elle peut servir
comme anti-irritant. On peut utiliser les mêmes soins que pour la varicelle :
compresses d'eau froide.

C- Traitement antiviral

Le traitement antiviral, qui agit directement sur l'agent infectieux responsable du


zona, était précédemment réservé aux cas pour lesquels des complications sont à
craindre. Cela concernait essentiellement les patients immunodéprimés et la
forme ophtalmique du zona. Quand il est indiqué, le traitement doit être mis en
route le plus précocement possible.

La tendance actuelle est de prescrire systématiquement un traitement antiviral,


de façon à éviter les douleurs zostériennes, atténuer les symptômes et accélérer
la cicatrisation. Il n'a cependant pas démontré d'efficacité dans la prévention des
douleurs post zostériennes.

Les molécules disponibles susceptibles d'être actives sur le VZV sont l'aciclovir
(800 mg toutes les quatre heures sauf la nuit, pendant au moins sept jours), le
valaciclovir (trois prises par jour) et le famciclovir (Oravir). Le valaciclovir
aurait une meilleure biodisponibilité mais est beaucoup plus coûteux.
L'efficacité du traitement est plus marquée s'il est débuté dans les trois premiers
jours de l'apparition des lésions, l'idéal serait qu'un patient immunodéprimé
connaisse les premiers signes d'apparition du zona, afin de démarrer le
traitement le plus précocement possible. Un traitement dans les 72 heures donne
plus de chance dans l'éradication des douleurs zostériennes.

14
Le foscarnet peut être utilisé en cas de virus résistant à l'aciclovir.

Cas particuliers

Le traitement antiviral du zona ophtalmique est systématique. L'aciclovir ou le


valaciclovir, utilisés par voie orale sur une durée d'au moins une semaine, sont
indiqués pour éviter les complications oculaires. Le zona ophtalmique doit être
systématiquement pris en charge en urgence par un spécialiste, qui jugera de
l'opportunité de traitement complémentaire (aciclovir en pommade ophtalmique)
selon le type d'atteinte oculaire. Les corticoïdes sont formellement contre-
indiqués car susceptible de provoquer une flambée de la maladie. Un collyre
mydriatique peut être associé afin d'éviter les synéchies (adhérences)
cicatricielles.

Le traitement du zona otitique, du fait du risque de persistance d'une paralysie


faciale, occasionne un traitement antiviral systématique. Malgré ce traitement, le
risque persiste cependant. À noter que la corticothérapie est contre-indiquée
pour certains en début de traitement.

Chez le patient immunocompétent, le traitement antiviral est proposé aux sujets


de plus de 50 ans, pour prévenir les douleurs post-zostériennes plus fréquentes à
partir de cet âge. Il fait appel au valaciclovir ou au famciclovir par voie orale
pendant 7 jours. Selon le CBIP (Centre belge d'information
pharmacothérapique), l'aciclovir et le valaciclovir ont la même efficacité contre
le virus Varicella-Zoster. Le valaciclovir est la prodrogue de l'aciclovir. Chez
l'adulte de moins de 50 ans, et dans le même but, certains proposent aussi le
même traitement en cas d'éruption très floride, ou de douleurs intenses lors de la
phase prodromique ou de la phase éruptive. En France, le traitement antiviral du
zona chez les sujets immunocompétents de moins de 50 ans ne fait pas l'objet
d'une prise en charge par l'Assurance maladie, en Belgique seulement en cas de
zona ophtalmique.

15
16
Partie 2 : Propositions personnelles
A - Il vaut mieux prévenir que guérir

Une exposition à la varicelle à l'âge adulte en étant déjà immunisé permettrait de


diminuer les risques de contracter le zona.

Le vaccin contre la varicelle chez le nourrisson n'a pas démontré actuellement


une efficacité sur la prévention du zona (essentiellement en raison du manque de
recul, la vaccination ayant lieu dans l'enfance et le zona survenant après la
soixantaine en général).

Un vaccin contre le zona, Zostavax, plus fortement dosé et proche de celui


utilisé pour les enfants contre la varicelle, est disponible en Europe8,9. Destiné à
être injecté chez la personne âgée, il permet de diminuer de près de 50 % le
risque de développer un zona, et de 65 % la survenue des douleurs post-
zostériennes10. Cette efficacité diminue cependant avec l'âge.

Un second vaccin, Shingrix, a été développé par le laboratoire GlaxoSmithKline


Vaccines. Shingrix est un vaccin recombinant totalement différent du vaccin
contre la varicelle de l'enfant. La phase III des essais cliniques a été conclue en
2014, démontrant une efficacité de plus de 97 %. Shingrix est autorisé en
Europe depuis le 21 mars 2018 chez les personnes âgées de 50 et plus. En mai
2021, Shingrix n'était pas encore disponible en France. En Allemagne, Shingrix
est disponible depuis le début 2018 et pris en charge par les assurances maladie
depuis mai 2019.

La vaccination par Zostavax n'est pas recommandée chez la personne


immunodéprimée, car le risque d'infection par le virus est réel. Par contre, le
candidat-vaccin de GSK Vaccines n'étant pas un vaccin vivant atténué, il
pourrait être indiqué chez les personnes immunodéprimées. En cas de greffe de
moelle ou chez les malades du sida, l'aciclovir en traitement continu est une En
janvier 2022, les sociétés Pfizer et BioNTech annoncent vouloir développer un
vaccin à ARNm contre le zona.

B- Le rôle de l’infirmière auprès d’une personne atteinte du Zona

L’infirmière a des rôles fondamentaux auprès des personnes atteints de


Zona, ceci dans le but de prodiguer des soins de qualité. Cette qualité des soins
17
répond à trois impératifs professionnels et moraux :
- Donner des soins professionnels, en favorisant les principes éthiques, tels
que l’autonomie et la bienfaisance.
- Donner des soins sécuritaires, en incluant les principes éthiques, comme la
bienfaisance et la non-malfaisance.
-Donner des soins équitables, en appliquant le principe éthique de la justice .

L’infirmière a donc la responsabilité de donner des soins infirmiers aux personnes


qui en ont besoin. Elle assume le rôle de maintenir à jour ses connaissances
professionnelles pour une formation continue.

Elle assume aussi l’application des normes acceptables à l’exercice clinique, à la


gestion, à la recherche et à l’enseignement des soins infirmiers. Elle entretient
avec ses collègues du secteur infirmier et d’autres domaines, des rapports de
collaboration empreints de respect.

Afin de prodiguer des soins adaptés dans le soulagement de la douleur des


patients, les infirmières doivent avant tout comprendre le mécanisme et
reconnaître les signes. Pour mesurer l’intensité et vérifier l’évolution de la
douleur, il est nécessaire que le personnel soignant sache utiliser les outils pour
évaluer celle-ci. De ce fait, les soignants pourront donc traiter de manière efficace
la douleur à l’aide de traitements pharmacologiques et non-pharmacologiques.

Normalement, la douleur devrait être évaluée par une échelle d’observation.


Néanmoins, leur application peut être un défi, car estimer la douleur ne dépend
passeulement de l’observation et de la communication avec le patient, mais aussi
avec le savoir des soignants et leur habilité à réaliser un diagnostic précis. Par
conséquent, la douleur est sous-diagnostiquée et sous-traitée. C’est pourquoi, la
douleur devrait être mieux évaluée pour favoriser la qualité de vie du patient, en
prévention de l’agitation et en réduction des médicaments psychotiques
Il est donc important que les infirmières évaluent la douleur à l’aide de différentes
échelles, afin d’apporter les soins nécessaires pour contribuer à améliorer la
qualité de vie des patients et plus particulièrement ceux qui sont atteint du Zona.

18
Conclusion
En peut conclure que le zona est une éruption cutanée douloureuse causée par
une infection virale résultant de la réactivation du virus varicelle-zona, lequel est
.responsable de la varicelle

 La cause de cette réactivation n’est généralement pas connue, mais parfois


la réactivation apparaît quand une pathologie ou un médicament affaiblit
le système immunitaire.
 Le zona est responsable d’une éruption cutanée douloureuse formée de
vésicules remplies d’un liquide et quelquefois d’une douleur chronique au
niveau de la zone touchée.
 Le médecin fait le diagnostic quand des vésicules caractéristiques
apparaissent sur une bande de peau.
 La vaccination contre la varicelle, et chez les personnes de plus de 50 ans,
le vaccin contre le zona peuvent prévenir l’apparition d’un zona.
 Un traitement par des médicaments antiviraux, s’il est commencé avant
l’apparition des vésicules, peut aider à soulager les symptômes et à les
faire disparaître plus rapidement, mais il est souvent nécessaire d’utiliser
des analgésiques, y compris des opiacés.

La varicelle et le zona sont dus au virus varicelle-zona :

 La varicelle est la première infection.


 Le zona est la réactivation du virus, généralement des années plus tard.

Au cours des 2 ou 3 jours précédant l’apparition du zona, la plupart des


personnes ressentent de la douleur, une sensation de picotement, ou de
démangeaisons sur une bande de peau (dermatome) sur un côté du corps. Une
éruption en bouquets de petites vésicules remplies de liquide et entourées d’une
zone rouge se développe ensuite. Généralement, les vésicules sont localisées
uniquement au niveau de la zone cutanée qui correspond au territoire innervé par
les nerfs infectés. Le plus souvent, les vésicules se concentrent d’un seul côté du
tronc. Toutefois, quelques vésicules peuvent également ailleurs sur le corps. En
général, ces vésicules continuent d’apparaître pendant 3 à 5 jours. La région
atteinte est généralement sensible aux stimuli, y compris à un contact léger, et
.elle peut être extrêmement douloureuse

19
Enfin , il est conseillé de prendre des mesures de prévention contre la varicelle
en vaccinant les enfants et les adultes qui ne sont pas immunisés par le vaccin de
la varicelle.

Il existe deux vaccins contre le zona : un vaccin recombinant récent et un vaccin


vivant atténué plus ancien. L’ancien vaccin à virus vivant n’est plus disponible
aux États-Unis, mais reste disponible dans de nombreux autres pays. Le nouveau
vaccin recombinant ne contient que des morceaux de virus. Le vaccin
recombinant est privilégié et est recommandé chez les personnes en bonne santé
âgées de 50 ans et plus, qu’elles aient déjà eu la varicelle ou un zona et qu’elles
aient été vaccinées ou pas avec l’ancien vaccin contre le zona.

Le vaccin recombinant contre le zona est administré en deux doses par injection
dans un muscle. Les doses sont administrées à intervalle de 2 à 6 mois et au
moins 2 mois après l’ancien vaccin (virus vivant atténué) pour les personnes
déjà vaccinées.

Le vaccin recombinant réduit significativement le risque de développer un zona


et une névralgie post-zostérienne.

20
Références
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Peebles, R. S., & Fahrenholz, J. M. (2017). Anaphylaxis after zoster vaccine:
Implicating alpha-gal allergy as a possible mechanism [archive]. Journal of
Allergy and Clinical Immunology, 139(5), 1710-1713
 Cohen JI, « Herpes Zoster », N Engl J Med, no 369, 2013, p. 255-263
 Hayward AR, Herberger M., « Lymphocyte responses to varicella zoster virus
in the elderly », J Clin Immunol., no 7, 1987, p. 174-178
 Laurence O, « Le Zona : combien de temps durent les symptômes et
comment le traiter », Santé+ Magazine (site web) Dermato, 31 août 2021
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