Dérivées et mouvements en cinématique
Dérivées et mouvements en cinématique
Chapitre I : CINEMATIQUE
C’est l’étude des mouvements indépendamment des forces qui les produisent.
I. Généralités :
1. Référentiel et repère :
Un référentiel est un corps solide qui permet de décrire l’état du mouvement ou l’état de répos
d’un corps.
Un repère permet de préciser la position d’un mobile M au cours de son déplacement.
Exemple : repère cartésien, repère de Frenet, repère géocentrique.
x(t ) 2t 3
Courbe quelconque Curviligne y 5 x 2 6 x 4
y (t ) 5t 0,71t 1
2
Parabole Parabolique
x(t ) 4sin(314t ) 1 ( x 1) 2 ( y 3) 2 16
Cercle Circulaire
y(t ) 4cos(314t ) 3
ax Vx ax dt x Vx dt
a
intégration
V
intégration
OM
ay Vy a y dt y Vy dt
4. Application :
t3
Un mobile est animé d’un mouvement rectiligne, son équation horaire s’écrit x(t ) 2t 2 4 .
3
Alors, la vitesse est Vx x t 2 4t et l’accélération est ax 2t 4 .
Chapitre 2 : DYNAMIQUE
La dynamique est l’étude des mouvements à partir des forces qui les produisent.
TCI : F ext m.a La somme algébrique de forces extérieures est égale au produit
de la masse et de l’accélération.
Plan à suivre :
Schéma
S.E (Système étudié)
F.A (forces extérieures appliquées)
TCI
Projection sur les axes.
3. Application :
Un solide de masse m glisse sans frottement sur un plan incliné d’angle avec l’horizontale. On veut
déterminer son accélération et l’intensité de la réaction du plan. y
S.E : {le solide}
F.A : le poids P et la réaction du plan R R
TCI : P R m . a 0
P x
Projection sur Ox :
m.g .sin m.a alors :
a g .sin
Projection sur Oy :
m.g .cos R 0 alors :
R m.g .cos
1. Equations horaires :
1
x 2 g x .t V0 x .t x0
2
y 1 g .t 2 V .t y
2
y 0y 0
2. Application :
Un solide (S) est lancé à partir de l’origine O.
y : angle de tir
O : point de lancement
g I : point d’impact
OI : distance entre le point de
y(x0) lancement et le point d’impact
h : hauteur maximale atteinte
V0 par le projectile
h
O x
x0 I
Alors :
x V0 .cos .t (1)
1 2
y 2 g .t V0 .sin .t (2)
Les équations cartésienne du mouvement sont : (on élimine le paramètre t et on obtient y on
fonction de x)
x
(1) : t
V0 .cos
2
1 x x
(2) devient : y .g. V0 .sin .
2 V0 .cos V0 .cos
Donc :
1 g
y x 2 tan .x
2 V0 .cos 2
2
On calcule h :
On dérive l’équation cartésienne par rapport à x et on obtient y’(x)
On cherche x0 telle que y’(x0)=0
Alors h = y(x0)
On calcule la distance OI :
xI OI qui vérifie f ( xI ) y I
C’est le point I
yI 0
si q 0 : F E
F q E alors
si q 0 : F
E
Alors :
F : charge életrique (N)
F q E avec -1
E : champ électrique (V.m )
(C) (A)
Eci 0 et W F q U
TEC : Ec W F ext alors Ecf Eci W F avec 1
Ecf mV . 2
2
D’où :
2. q .U m : masse du particule. (kg )
V0 avec
m U : tension (V )
U
(C) (A)
Ecran
D
a. Accélération de la particule :
S.E = {la particule}
F.A : la force électrique F
TCI : F m.a donc :
F
a
m
b. Les équations horaires du mouvement :
1 ax
x 2 ax .t V0 x .t x0
2
avec a F q .E q .U
y 1 a .t 2 V .t y ay
y 0y 0 m m m.d
2
Conditions initiales :
x0 V0 x V0
O position initiale ; V0 vitesse initiale , alors :
y0 V0 y 0
x V0 .t (1)
1 q .E 2
y .t (2)
2 m
c. Equation cartésienne de la trajectoire :
2
x 1 q .E x
(1) t Alors : (2) y .
V0 2 m V0
1 q .E
y x2
2 m.V0 2
d. Déviation angulaire :
q .E
tan .l
. 02
mV
e. Déflexion électrostatique De O ' I :
q .E
tan .l
. 0 2 De
mV q .E q . E.l. D
.l donc : De
De D mV. 02 . 02
mV
tan
D
R
O J m.R 2 m.R 2
(m) J
2
m : masse du cerceau (Kg) m : masse du disque (Kg)
R : rayon du cerceau (m) R : rayon du disque (m)
1.5. Moment d’inertie d’une sphère de masse m et 1.6. THEOREME D’HUYGENS : On doit utiliser ce
de rayon R : théorème si l’axe de rotation ( ) ne passe pas au
centre de gravité G.
() J G : moment d’inertie d’un solide par rapport à un axe
imaginaire passant par le centre de gravité G.
2.m.R 2 d : distance du centre de gravité G à l’axe de rotation
J
5 () .
()
J JG m.d 2
m : masse de la sphère (Kg) d G
R : rayon de la sphère (m)
3. Application :
Application 1 : Le moment d’inertie d’une tige de masse m et de longueur l par rapport à un axe (A)
passant à son extrémité.
l
(A) J A J G m.d 2 avec d
2
2
m.l 2 l
d JA m
12 2
G l Donc :
m.l 2
JA
3
Application 2 : Une tige de masse M et de longueur 2l qui porte à ses extrémités deux masses
M
ponctuelles identiques de masse m1 m2 par rapport à l’axe ( ) passant par son centre de gravité G.
2
l On détermine J en fonction de M et l :
(m1) G (m2) S = {tige + (m1) + (m2)}
() J = J(tige) + J(m1) + J(m2)
M .(2l ) 2
J m1.l 2 m2 .l 2 or M 2m1 2m2 et r1 r2 l , donc :
12
4.M .l 2
J
3
Plan à suivre :
Système étudiée (S.E)
Force appliquée (F.A)
TAA : M Fext
J .
5. Application :
Un cylindre homogène de masse M = 1Kg et de rayon R = 1cm peut tourner sans
frottement autour de son axe de révolution ( ) horizontal. Il est traversé suivant un
diamètre par une tige de masse m’=0,8kg et de longueur l = 60cm. Un fil inextensible
est enroulé sur le cylindre et qui soutient un solide (S) de masse m = 5kg.
A l’instant t = 0s, on abandonne le système initiale.
On calcule le moment d’inertie J par rapport à l’axe ( ) du système
{Cylindre + tige}
M .R 2 m '.l 2 6,1 0,01 0,8 0,06
J J cylindre J tige 0,029
2 12 12
J 2,9.102 kg.m2
On calcule l’accélération angulaire :
S.E = {le solide (S)}
F.A : le poids P et la tension T du fil.
TCI : P T m.a (translation)
Projection sur Ox : m.g T m.a T m.g m.a
S.E : {cylindre + tige}
F.A : poids P ' de la tige ; réaction N de l’axe ; tension T ' du fil
TAA : M P ' M N M T ' J . (rotation)
J a
0 0 T '.R J . avec
a T'
R2 R
J J m.g 5.10
On a : T T ' alors : m.g m.a 2 a a m 2 m.g a
R R J 2,9.102
m 2 5
R 102
a 6,33 m.s 2
Durée du mouvement :
1 2h 2 10
h x a.t 2 2h a.t 2 t
2 a 6,33
t 1,77 s
Le nombre de tour effectué par le cylindre avant que le solide touche le sol :
x 2. .R
1 tour h 10
n 15,92
xh
n ??? 2. .R 2 3,14 0,1
n 15,92 tours
Chapitre 3 : OSCILLATEUR HARMONIQUE NON AMORTI DE TRANSLATION
ET DE ROTATION.
Un oscillateur harmonique est un système qui est animé d’un mouvement d’oscillation de part et d’autre de
sa position d’équilibre.
En l’absence du frottement, il n’y a pas perte d’énergie mécanique. L’oscillation se continue indéfiniment
donc non amortie.
I. OSCILLATEUR DE TRANSLATION :
1. Définition :
Il est constitué d’un ressort à spires non jointives est d’un solide (S) attaché à son extrémité.
TCI : P T0 m.a
A l’équilibre : Projection sur Ox : En mouvement : Projection sur Ox :
m.g T0 0 avec T0 K .l
m.g T m.a m. x avec T K .(l x)
m.g K .l 0
m.g K .l K .x m. x
0
K
K .x m. x x x
m
Donc :
K K : constante de raideur (N.m -1 )
x x0 avec
m m : masse du solide (S) (kg)
5. Energie mécanique :
Energie cinétique ( EC ): Energie potentielle ( E p ):
1 1 2 1 1
EC ECt ECr mV 2 0 m x E p E pe E pp K .x 2 0 K .x 2
2 2 2 2
ECt : Energie cinétique de translation E pe : Energie potentielle élastique
ECr : Energie cinétique de rotation E pp : Energie potentielle de pesanteur
Remarque :
L’énergie mécanique d’un oscillateur de translation se conserve, c’est-à-dire constante
On peut établir l’équation différentielle par la conservation de l’énergie mécanique :
dE
E c te 0
dt
m.g.l.sin m.l 2 . or sin car est petit.
Donc :
g
0 avec l : longueur du fil
l
1.3. Equation horaire :
g
(t ) m sin(t ) avec la pulsation = (rad .s 1 ) et m : amplitude
l
2. Pendule pesant :
2.1. Définition :
C’est un système qui peut tourner autour d’un axe ( ) ne passant pas à son centre de gravité (G).
EC ECt ECr 0
1 21
J . J .
2
E p E pe E pp 0 m .g.z
2 2 avec z OG.(1 cos )
ECt = 0 : Energie cinétique de
E pe = 0 : Energie potentielle élastique
translation
ECr : Energie cinétique de rotation E pp : Energie potentielle de pesanteur
2
On a : faible, donc : cos 1 .Donc, l ' energie mécanique est :
2
1 2 2
E J . m .g .OG
2 2
3. Pendule de torsion :
3.1. Définition :
Il est constitué d’un fil de torsion ou d’un ressort spiral est d’une tige attachée à son extrémité. Un fil
de torsion est caractérisée par la constante de torsion C (N.m.rad-1).
MC C
M C : Moment de la torsion ( N.m )
: Angle d’écart ( rad )
C : Constante de torsion ( N .m.rad 1 )
2. Centre optique :
C’est le point d’intersection de l’axe optique avec la lentille.
Propriété : Tous les rayons lumineux passant par le centre optique n’est pas dévié.
3. Foyers principaux :
a. Foyer principal image F’ :
C’est le point d’intersection des rayons émergents ou de leur prolongement à partir des rayons incidents parallèles à
l’axe optique.
O O
F’ F’
LC : F’ à droite LD : F’ à gauche
F F’ F’ F
A’ A A A’
7. Relation de conjugaison :
Notation utilisés :
AB : objet A'B' : image
objet : OA : position image : OA' : position
AB : grandeur A'B' : grandeur
1 1 1 OA f '
Cette relation permet de calculer la position de l’image : OA'
OA OA' f' OA f '
8. Relation de grandissement :
Le grandissement est définie par :
A'B' OA' AB OA'
Cette relation permet de calculer la grandeur de l’image : A'B' AB
AB OA OA
Ex : l’image est 2 fois plus grande que l’objet est renversé par rapport à l’objet : A ' B ' 2. AB
9. Les caractéristique de l’image :
Ce sont :
La position
La nature
Le sens
La grandeur
O1 A1 O2
A A’
B1
L1(f1’,C1) L2(f2’,C2)
2. Nucléide :
Un nucléide est l’ensemble des noyaux qui ont la même composition c’est-à-dire même nombre de proton et
même nombre de neutrons (même Z et même A).
A
Un nucléide d’un symbole X est représenté par l’écriture : Z X
238
Ex : U : 92 proton et 146 neutron
92
3. Isotopes :
Les isotopes de l’élément chimique sont des atomes dont les noyaux renferment le même nombre de proton
mais des nombres de neutrons différents (même Z mais A différents).
Ex : Les isotopes du carbone
12
C ; 136 C ; 146 C
6
7. Energie de liaison : El
On appelle énergie de liaison, l’énergie qu’il faut fournir pour détruire le noyau et séparer les particules qui le
constituent.
El m C 2 [ Z m p ( A Z ) mn m] C 2
9. Stabilité du noyau :
Un noyau est plus stable si l’énergie de liaison par nucléon est élevé (voisine de 8 MeV/nucléon)
Si > 1,5 : le noyau est instable donc radioactif.
1. Définition :
La radioactivité naturelle est la transformation spontanée d’un noyau père radioactif pour donner un
noyau fils plus stable que lui, avec une émission des particules radioactives : , + , -
Ex :
234
92 H
230
90 Th + 4
2 He
230
90 H
234
91 Pa + 0
-1 e
Noyau père Noyau fils
Cette transformation nucléaire est appelées désintégration. Si le noyau fils formés est encore radioactif, il se
désintègre à son tour pour donner un autre noyau fils.
Le noyau père initiale et les différents noyaux fils formés constituent une famille radioactive.
+ -
+ -
+ -
Uranium.
a. Particule :
C’est un noyau d’hélium 42 He de charge positif q= +2e, particule dévié vers la plaque négatif d’un condensateur.
b. Particule :
C’est un électron -10 e à grande vitesse V 0,9.C , particule dévié vers la plaque positive d’un condensateur.
c. Particule :
C’est un électron positif 10 e ou positon ou positron, particule identique à un électron mais de charge positif q= +e.
Remarque : A chaque type de désintégration, ou ou ,il y a toujours un rayonnement 00 , une onde
+ -
3. Lois utilisées :
Pour équilibrer une équation nucléaire, on utilise :
La conservation du nombre de masse A.
La conservation du nombre de charge Z.
4. Mécanisme radioactivité :
a. Radioactivité de type :
Elle est caractéristique des noyaux lourds (A>200)
A
Z X
A-4
Z-2 Y + 4
2 He 00
Ex : 210
84 Po
206
82 Pb + 42 He
b. Radioactivité de type :
0
Elle est caractéristique des noyaux riches en neutrons, suivie d’un antineutrino 0 (nu).
0
A
Z X
A
Z+1 Y + 0
-1 e 00 0
Ex : 31
15 P
31
16 S + 0
-1 e
c. Radioactivité de type :
Elle est caractéristique des noyaux riches en proton, suivi d’un neutrino 00 .
A
Z X
A
Z-1 Y + 10 e 00 00
Ex : 12
7 N
12
6 C + 10e
Remarque :
Les particules neutrino est antineutrino sont utiliser pour interpréter la conservation de l’énergie nucléaire.
La particule provient de la transformation d’un neutron en proton : 01n
- 1 0
1 p + -1 e
5. Décroissance radioactive :
Considérons un échantillon radioactif qui contient initialement N0 noyaux de masse m0.
à t = 0: à t quelconque :
N0 : nombre de noyau. N : nombre des noyaux restant
m0 : masse initiale. m : masse restant
N N0 e .t
à t 0 : N N0 e .K K 0
d ' où :
m m0 e .t
N0 1 ln 2 T : s, h, jour ,...
à t T : N N 0 e .t e .t d ' où : T
2 2 : s , h , jour ,...
-1 -1 -1
Ex :
Uranium : 238
92 U : T 4,5 109 ans.
Bismuth : 214
83 Bi : T 19,7 min.
Polonium : 214
84 Po : T 1,5 104 s.
N0/2
N0/4
t
O T 2T 3T
9. Activité radioactive A :
On appelle activité radioactive d’un échantillon, le nombre de désintégration par seconde.
mN
A N avec N , A : Bq (bequerel)
M
1 Bq = 1 désintégration par seconde.
Curie: 1 Ci = 3,7 1010 Bq
Activité initiale à la date t = 0 :
m0 N
A 0 N0 avec N0
M
Activité à la date t quelconque :
A N N0 .e .t A 0 e .t d ' où A A 0 e .t
Activité à la date t = nT :
N0 A 0 A0
A N n d ' où A
2n 2 2n
10. Application :
Le polonium est radioactif de type α. La demi-vie est T = 140 jours. A t=0 ; un échantillon radioactif contient
40 mg de polonium 210.
a. L’équation de la réaction nucléaire est :
210
84 Po
206
82 Pb 4
2 He
b. La masse des noyaux restant au bout de 280 jours est :
t 280 m
n 2 m 0 10 3 g
T 140 4
c. On cherche le temps que les 80% des noyaux seront désintégrés : (c’est-à-dire que les 20% sont restants)
N0 1
N 20%.N 0 N 0 e .t .t ln 5 t .ln 5
5
T 140
t ln 5 ln 5 325,06 jours
ln 2 ln 2
d. On calcule l’activité radioactive à la date t = 420 jours :
t 420 A N0 ln 2.N0 ln 2.m0 .N
n 3 A = 0 A
T 140 8 8 8T 8.T .M
0,69 4.103 6,02.10 23
A 8,17.1010 Bq
8 140 24 60 60 210
Ce sont des réactions nucléaires préparées et réalisées dans une centrale nucléaire. Une réaction
nucléaire provoquée s’écrit :
A + B
C + D + F
Il y a toujours une perte de masse Δm qui correspond à un dégagement d’énergie considérable.
m = (mA mB ) (mC m D m F )
E m C 2
Il y a 2 types de la réaction nucléaire provoquée : la fission et la fusion.
1. Réaction de fission :
La fission est une réaction nucléaire au cours de laquelle, un noyau lourd se scinde ou s’éclate pour
donner plusieurs noyaux légers.
V
neutron
Uranium Noyaux légers
Les noyaux légers dépendent de l’énergie cinétique du neutre.
Les nouveaux neutrons formés vont à leurs tours de bombarder les autres noyaux d’Uranium, d’où la
réaction est en chaîne pendant une très courte durée.
2. Réaction de fusion :
On appelle fusion, une réaction nucléaire provoquée au cours de laquelle, plusieurs noyaux légers se
combinent pour former un noyau lourd.
Ex 1 : Principe de la bombe H
2
1 H + 31 H
4
2 He + 01 n
1. Définition :
On appelle champ magnétique, la région de l’espace dans laquelle, une aiguille aimantée subit une
force magnétique qui l’oriente.
L’aiguille aimantée d’une boussole est orienté vers le Nord par le champ magnétique terrestre.
2. Vecteur champ magnétique B :
Dans un point M, le vecteur B a la même direction, le même sens que l’axe SN d’une aiguille
aimantée placée dans ce point. L’intensité est mesurée à l’aide d’un teslamètre. Unité : T (Tesla)
S
B
N
b. Les aimants :
Un aimant crée dans l’espace qui l’entoure un champ magnétique.
N N
S N S
S
Aiguille aimanté Barreau aimanté Aimant en U
(Aimant droit)
c. Le courant életrique :
Un fil traversé par un courant crée un champ magnétique de l’espace qui l’entoure.
5. Spectre magnétique :
La limaille de fer est repartie sur une feuille de papier au-dessous de laquelle on place un aimant. La limaille de
fer s’oriente et dessine une figure géométrique appelée spectre magnétique.
B B
Exemple :
M B1
S N
Aimant A1 B2 B
S
Aimant A2
N
Chapitre 2 : CHAMP MAGNETIQUE CREES PAR LES COURANTS
I I : intensité (A)
d B B 2.107.
d d : rayon (m)
B
M
Le courant circulaire ou une spire possède 2 faces : face nord et face sud.
I I : intensité (A)
B 2. .107.
R R : rayon (m)
Au centre de la spire, le vecteur B est perpendiculaire au plan de la spire.
Le sens est donné par la règle de la main droite.
L’intensité dépend du rayon R de la spire.
Remarque : Une bobine plate comporte N spires
N .I
B 2. .107.
R
N spires
Intensité :
NI
B 4. .107.
l
B 4. .107.n I 0 4. .107 : preméabilité du vide
B 0 n I
Direction :
Le vecteur B est parallèle à l’axe du solénoïde.
Les particules électrisées sont : électron ( q e ) , proton ( q e ), particule ( q 2e ) , ion positif et ion
négatif.
Un champ magnétique est uniforme si B est un vecteur constant c’est-à-dire même direction, même sens et
même intensité en tout point.
Exemple : champ magnétique à l’intérieur d’un solénoïde ou d’un aimant en U.
1. Dispositif expérimental :
Dans une ampoule de verre sphérique contenant un gaz rare, les électrons sont émis avec une vitesse V par
le canon à électron. On place cette ampoule dans un champ magnétique uniforme. La trajectoire des électrons
devient visible et luminescente.
Si B // V : le mouvement est rectiligne uniforme, le champ magnétique n’a pas d’action sur la particule.
Si B V : le mouvement est circulaire uniforme donc il y a une force magnétique F centrupète qui
s’exerce sur la particule.
2. Caractéristique de la force magnétique F ou force de Lorentz :
Une particule électrisée de charge q, se déplaçant avec une vitesse V dans un champ magnétique B est
soumise à une force magnétique V telle que :
F q V B : produit vectorielle
Direction : la force F est à la fois perpendiculaire à la vitesse V et au champ magnétique B donc
elle est normale au plan formé par V et B .
F B
F ( B ,V )
F V
Sens : le sens de F est donné par la règle des 3 doigts de la main droite ou par la règle du
bonhomme d’Ampère.
3 doigts de la main droite :
q.V : le pouce, B : l'index, F : la majeur
Intensité :
F : newton( N )
F q V B.sin(V , B ) B : tesla (T ) ; q : coulomb(C )
V:vitesse(m.s -1 )
3. Etude du mouvement de la particule :
Considérons une particule de charge q qui rentre de champ magnétique uniforme B avec une vitesse V .
l
V
q>0 I0
F V β
β R
Dm
C
B
I
Ecran
L
a. Accélération :
S.E : {une particule}
F.A : la force magnétique F (le poids P est négligeable)
T.C.I : F extérieur m a
F
F m a a
m
c. Rayon de la trajectoire :
V2 F q V B V 2 q V B
an et an
R m m R m
m V
R
q B
d. Déflexion magnétique :
En l’absence de champ magnétique, la trajectoire est une droite, la particule arrive au point I0 de l’écran.
Dans le champ magnétique B, la trajectoire est un arc de cercle, le point d’impact sur l’écran devient I.
La déflexion magnétique Dm est la déviation linéaire sur l’écran.
: deviation angulaire.
l
sin
R l L et sin tan
D
tan m
L
Dm l lL l L q B
Dm Dm
L R R m V
4. Spectromètre de masse :
C’est un dispositif qui permet de séparé ou trier les isotopes d’un élément chimique de masses différentes.
Ex : 39
19 K et 40
19 K .
Ce dispositif comprend 3 parties : la chambre d’ionisation, la chambre d’accélération et la chambre de déviation.
Chambre d’ionisation
U
O Chambre de déviation
V1;V2
I2 B
Dans la chambre d’ionisation : les isotopes sont ionisées est portent de même charge q.
Dans la chambre d’accélération : les ions formés sont accélérés et acquièrent des vitesses V1 et V2.
2 q U 2 q U 2 q U
TEC : V donc V1 et V2
m m1 m2
Dans la chambre de déviation avec la champ magnétique B , les trajectoires sont des demi-cercles de rayons
R1 et R2.
m1 V1 1 2 q U m2 V2 1 2 q U
R1 et R2
q B B m1 q B B m2
La distance entre les points d’impact I1 et I2 est : I1l2=OI2-OI1
I1I 2 2 R2 R1
Les rayons R1 et R2 vérifient :
R1 m1 A1
avec A1 , A2 : nombre de masse
R2 m2 A2
5. Cyclotron :
C’est un dispositif qui permet d’accélérer les particules chargées (accélération cyclique). Un cyclotron
comprend 2 cavités appellé les Dées dans lesquelles règne un chalp magnétique uniforme B .
Entre les Dées, il y a une tension accélératrice alternative U.
Dée
U = Um cos (ωt)
V
Dée
1. Enoncé de la Loi :
Un fil rectiligne de longueur l, traversé par un courant d’intensité I, plongé dans un champ magnétique B
est soumis à une force magnétique F appellé force de Laplace telle que : F I . l B
I . l : meme sens que le courant.
l : longueur du fil plongé dans le champ magnétique
l F
fil
Intensité :
F I l B sin( Il ; B)
3. Conducteur pendule :
Une tige MN peut osciller librement autour d’un axe (Δ) passant par N.
K + -
N
d
α →
Rh d1
→ I
M
I
mercure →
b. 2ème cas : Les rails de Laplace sont maintenant incliné d’un angle α avec l’horizontale. La tige MN reste
immobile sur les raies.
Le champ B est vertical donc la force F est horizontale :
+ -
A →
N A, C →
A’ → →
M C → α
A’, C’
α C’
Vue en perspective Vue de profil
+ -
A →
N A, C →
A → →
M C → α
A’, C’
α C’
Vue en perspective Vue de profil
1. Le flux magnétique :
1.1. Vecteur aire (surface) :
La surface d’un circuit fermé est représentée par un vecteur S perpendiculaire à la surface et orienté selon la
règle de la main droite. Pour cela, on choisit un sens positif arbitraire ou un prend le sens du courant comme sens
positif.
B S B S cos B; S avec : weber ( wb)
M
Pendant le déplacement de la tige MN, la surface du circuit varie. Il y a apparition d’un courant induit i dans
le circuit.
Pendant le déplacement d’un aimant, l’intensité du champ magnétique dans la bobine varie. Il ya apparition
d’un courant induit i dans la bobine.
Bobine
i N S
mA
Lorsque l’aimant tourne, l’angle entre B et S varie. Il y a apparition des courant induits i dans la bobine.
1.4. Conclusion :
La variation du flux magnétique à travers un circuit quelque soit la circonstance donne naissance un courant
induit i dans le circuit. Le circuit se comporte comme un générateur de force électromotrice induite e tel que :
(V)
e Ri avec R : résistance du circuit
3. Loi de Lenz :
Le courant induit i ou la f.é.m induite e, par ses effets s’oppose à la cause qui lui donne naissance
d
e
dt
Le signe (-) traduit la loi de Lenz
Ex :
B varie:
B Bi B
B Bi B
U1 U 2
N1 N 2
Chapitre 6 : AUTO - INDUCTION
b. Observations :
Lorsqu’on ferme l’interrupteur, la lampe L1 s’allume instantanément tandis que la lampe L2 ne brille que
progressivement.
En régime permanent, les 2 lampes sont traversées par la même intensité I. On ouvre l’interrupteur, la
lampe L1 est éteinte plus rapidement que L2.
c. Interprétation :
Pendant l’installation du courant, la bobine est traversée par un courant variable. La variation du flux à
travers la bobine donne naissance un courant induit i de sens contraire à I.
Pendant l’annulation du courant, il se produit aussi une auto-induction, le courant i est de même sens que I.
2. Auto induction :
Lorsqu’une bobine est traversée par un courant d’intensité variable, il y a apparition d’un courant auto-induit
i et une f.é.m auto-induite e.
N 2 .S N
L 0 0 n 2 .l.S avec 0 4 .107 USI et n
l l
N spires H (Henry) m m2
résistor : U R I
générateur : U E r.I Une bobine (R,L) est caractérisée par sa résistance R et son inductance L.
récepteur : U E ' r '.I
Remarque :
Si R=0, la bobine est une inductance pure.
Avec un courant continue d’intensité constante, , la bobine se comporte comme une résistance pure.
dt dt dt 2
Puissance Energie
Electrique magnétique
1
Em L i2
2
Lorsqu’on coupe le courant, l’énergie de la bobine est restituée au circuit et provoque des étincelles électriques aux
bornes de l’interrupteur.
1. Rappels :
Dans un circuit électrique, on trouve des résistors de résistance R, un condensateur de capacité C ou une
bobine d’inductance L alimenté par une source alternative (courant alternatif).
: Courant continue
: Courant alternatif
2. Résistor :
Un résistor est caractérisé par sa résistance R.
R
i
uR
3. Condensateur :
Un condensateur de capacité C fonctionne par la charge et la décharge.
q
i C
uC
a. Loi d’Ohm :
q
uC
C
L’intensité du courant qui aboutit aux armatures du condensateur est :
dq
i
dt
a. Loi d’Ohm :
di
uR , L R.i L
dt
1. Définition :
Un courant alternatif est un courant variable en sens et en intensité.
Dans le cas du courant alternatif sinusoïdal, l’intensité i(t) et la tension u(t) sont des fonctions sinusoïdales de
temps.
-Im
3. Intensité efficace : I
Lorsqu’on mesure l’intensité du courant à l’aide d’un ampèremètre en alternatif, il donne la valeur efficace I de
l’intensité.
L’intensité efficace I est égale à l’intensité du courant continue passant par un conducteur et qui produit la même
quantité de chaleur que le courant alternatif pendant une période T.
Im
I
2
u(t)
Um
T t
-Um
5. Tension efficace : U
C’est la tension mesuré à l’aide d’un voltmètre en alternatif.
Um
U
2
Conclusion :
i(t ) I m sin t u (t ) U m sin t u (t ) U m sin t i(t ) I m sin t
i(t ) I 2 sin t u (t ) U 2 sin t u (t ) U 2 sin t i(t ) I 2 sin t
6. Impédance : Z
L’impédance Z d’une portion d’un circuit traversée par une intensité efficace I soumise à une tension efficace U
est telle que :
R, UR L, UL C, UC
A
V
on a : u (t ) u R u L uC et U U R U L U C
U Um U Z I
Z
I Im U m Z I m
résistance: Z R R R 0
bobine: Z L L R rad
2
1
condensateur: Z R R rad
C 2
7. Puissance électrique :
La puissance instantanée est :
p(t ) u(t ) i(t )
La puissance moyenne d’un circuit est :
P U I .cos
ϕ : phase de la tension par rapport à l’intensité.
cos ϕ : facteur de puissance.
Un circuit est traversé par la même intensité instantanée et la même intensité efficace.
1. Définition :
Un oscillateur électrique non amorti ou circuit (L, C) est constitué d’un condensateur initialement chargé et d’une
bobine d’inductance pure L (de résistance négligeable).
q
C
uC
K L
uL
Lorsqu’on ferme l’interrupteur, le condensateur se décharge à travers la bobine.
La bobine traversée par un courant de décharge du condensateur fait circuler un courant auto-induit qui
charge à nouveau le condensateur. Ce cycle se répète et on obtient des oscillations électriques.
Remarque : il n’y a pas perte d’énergie par effet joule car R=0, l’oscillation est non amorti.
2. Equation différentielle d’un circuit (L,C) :
on a : u L uC 0 (pas de générateur)
q di dq
L 0 avec i
C dt dt
q d dq q d 2q
L 0 L 2 0
C dt dt C dt
d 2q 1
2
q0
dt L.C
1
q q0
L.C
1
Cette équation différentielle est de la forme : q 2q 0 avec 2
L.C
1
0 pulsation propre ( L.C. 2 1)
L.C
Remarque :
On peut établir l’équation différentielle du circuit par la conservation de l’énergie totale.
1 q2 1 dE
E L.i 2 cte 0
2 C 2 dt
2
dE 1 1 dq 1 1 1
2.q .q L. q .q L.2. q . q q q 0 avec q 0
dt 2C 2 dt C 2 L.C
q 2q 0
Pour compenser cette perte d’énergie, il faut un générateur qui délivre une tension ug = R.i avec une puissance
P = ug.i = R. i2.
Considérons un circuit (R, L, C) qui comprend une résistance R, une bobine d’inductance L et d’un condensateur
de capacité C alimenté par une source de tension alternative.
1. Schéma du circuit :
R L
C
uR uL uC
u(t)
U m R.I m
uR R i R.I m sin t U mR sin t R R
R 0
R. I m
O x
Im
q I m .sin t dt .cos t or cos sin
2
Im
.sin t
2
Im
q I U m .C
on a : uC m .sin t U m .sin t C
C .C 2 rad
L 2
.C C.
1
d ' où : Z R L.
C.
R.I m R
cos U Z
m
On a :
L. 1
C.
tan
R
L. 1 0: 0
R C.
cos avec signe
Z L. 1
C.
0: 0
L. 1
tan C.
R
4. Impédance : Z
Le diagramme de Fresnel en impédance ci-dessous permet de déterminer Z et ϕ.
1
C .
L.
Z
O ϕ x
R
5. Résonance d’intensité :
a. Définition :
Un circuit R, L, C est à la résonance d’intensité si l’intensité efficace I est maximale.
Une source alternative impose au circuit une tension de pulsation ω et de fréquence N variable.
Z 1
I or Z R L.
I max si Z min
U C.
1 1 1
Z min L. 0 L. L.C. 2 1
C. C. L.C
Imax = I0
(ω ou N)
ω0 (N0)
b. Propriété à la résonance :
1
L.C. 2 1
L.C
La tension efficace aux bornes de la bobine est égale à la tension efficace aux bornes du condensateur.
1
L. Z L ZC U L UC
C.
U U
Z R et I I0
Z R
L. 1
tan C. 0 0
R
1
L.
C .
O Z x
R
I0
I0/√
(ω ou N)
ω1 ω0 ω2
(N1) (N0) (N2)
On appelle bande passante, l’intervalle de pulsation [ω1 ; ω2] ou l’intervalle de fréquence [N1 ; N2] qui
correspondent à une intensité efficace I = I0/√ .
7. Facteur de qualité : Q
Le facteur de qualité Q est un nombre sans unité définie par :
0 L.0 N0
Q Q
R N
L Z L . rad
2
1
C Z rad
C . 2
(R, L) R
cos
Z R L .
2 2
Z 0
L .
tan
R
(R, C) R
2
cos
1 Z
0
Z R 2
1
C . tan
R .C .
(R, L, C) R
2
cos avec signe
1 Z
Z R L .
2
1
C . L .
C .
tan
R.
CHIMIE MINERALE
Chapitre 1 : GENERALITE
1. Concentration molaire :
C’est le nombre de mole de soluté dans un litre de solution.
Concentration molaire d’une solution : Si le soluté est solide ou liquide :
n m
C n
V M
C : concentration molaire ( mol.L1 ) n : nombre de mole ( mol )
n : nombre de mole ( mol ) m : masse utilisée ( g )
V : volume de la solution ( L ) M : masse molaire ( g / mol )
Si le soluté est un gaz :
Concentration molaire d’une espèce X : Vgaz
n n
[X ] X Vm
V
n : nombre de mole ( mol )
[ X ] : concentration molaire de l’espèce ( mol.L1 )
Vgaz : volume du gaz ( L )
nX : nombre de mole de l’espèce ( mol )
Vm : volume molaire ( 22, 4 L.mol 1 )
V : volume de la solution ( L )
Ve d ' eau
Solution initiale Solution f
Ci : concentration initiale (mol.L ) 1
C f : concentration finale (mol.L1 )
Vi : volume initiale ( L) V f Vi Ve : volume finale ( L)
LD : Ci V C f V f
5. L’eau :
La molécule d’eau comprend parties : partie positive (hydrogène H) et partie négative (oxygène O).
Ionisation : deux molécules d’eau en mouvement donnent H 2O H 2O
ionisation
H3O OH
des ions H3O et OH
Neutralisation : les ions H3O et OH formés se combinent H3O OH
neutralisation
2H 2O
pour former deux molécules d’eau
Autoprotolyse : c’est l’ensemble d’ionisation et de H3O OH
autoprolyse
2H 2O
neutralisation.
7. Application :
Une solution aqueuse a un pH 2,3 alors ; la concentration [ H3O ] 102,3 5,01.103 mol.L1 et
1014
[OH ] 2,3
1,99.1012 mol.L1 . De plus, c’est une solution acide.
10
Une solution a une concentration [ H3O ] 1012 ; alors son pH 12 . Donc c’est une solution
basique.
Dans une solution de méthylamine, les éspèces présentes sont : H3O ; OH ; CH3 NH 2 ; CH3 NH 23
Alors, d’après l’électroneutralité, on a :
EN : [ H3O ] [CH3 NH 23 ] [OH ]
On considère une solution de jus citron de volume V1 1, 2 L et de concentration C1 102 mol.L1 .
Puis on ajoute dans cette solution un volume d’eau V 2,8 L . Calculer la concentration finale de
cette solution :
C1 V1 C1 V1 102 1, 2
On a : C1 V1 C2 V2 C2 3.103 mol.L1 .
V2 V1 V 1, 2 2,8
Un acide ou une base est fort(e) si la réaction d’ionisation dans l’eau est totale (c’est-à-dire 100% ionisé).
Exemple d’acide fort : HCl : Acide chlorhydrique
HNO 3 : Acide nitrique
Exemple de la base forte : NaOH : Hydroxyde de sodium
Ca (OH ) 2 : Hydroxyde de sodium
1. Solution d’acide chlorhydrique : HCl
On obtient en dissolvant du gaz chlorhydrique HCl dans l’eau.
VHCl : volume du gaz HCl ( L)
V V
nHCl HCl Ca HCl V : volume du solution (L)
Vm Vm V C : concentration molaire d'acide
a
[ H 3O ] Ca
HCl
pH log Ca
C1 V1 C2 V2
C [ H 3O ] pH log[ H 3O ]
V1 V2
4. Application :
On verse 8g de NaOH dans une solution de 5 litres. Alors :
8 0, 2
nNaOH 0, 2mol et Cb 4.102 mol.L1 et pH 14 log 4.102 12, 61
40 5
Une solution de 2 litres de NaOH a une concentration Cb 101 mol.L1 , une autre solution de 6
litres de HCl a une concentration Cb 5.102 mol.L1 . On mélange ces deux solutions et on veut
déterminer la nature et le pH de la solution mélangée. On a :
nNaOH 101 2 2.101 mol et nHCl 5.102 6 3.101 mol donc nNaOH nHCl
La nature de la solution mélangée est acide.
nHCl nNaOH 3.101 2.101
C [ H3O ] 1, 25.102 mol.L1 pH log1, 25.102 1,9
Va Vb 26
2. Les amines :
Formule brute (fb) : Cn H 2n+1 NH 2 Ion ammonium : C’est une amine ayant capté un
Forme générale : R NH 2 proton H .
Terminaison : ammonium.
Nom de l’amine : nom de R term amine
Exemple :
Exemple :
C2 H5 NH3 : ion éthylammonium.
C2 H5 NH 2 : éthylamine.
(CH3 )2 NH 2 : ion diméthylammonium.
(CH3 ) 2 NH : diméthylamine.
Le pKa d’un couple A/B est constant, il ne dépend pas de la concentration de la solution ni de la valeur
de son pH.
Exemple : CH3COOH / CH3COO : pKa 4,75
C2 H5 NH3 / C2 H5 NH 2 : pKa 10,8
Pour déterminer les concentrations des différentes espèces chimiques présentes dans la solution, on
utilise :
pH et [ H 3O ] L.D : CiVi C f V f
K e 1014 E.N
C.M pKa
9. Application :
Une solution d’acide méthanoïque de concentration molaire Cb 102 mol.L1 a un pH 2,9 .
L’équation d’ionisation de l’acide méthanoïque dans l’eau est :
HCOOH H 2O HCOO H3O
Montrons que l’acide méthanoïque est une acide faible : (2 méthodes)
[ H3O ] 10 pH 102,9 1,25.103 mol.L1 log Ca log102 2
Acide faible car : [ H3O ] Ca Acide faible car : pH log Ca
1,25.103 102 2,9 2
Les espèces chimiques présentes sont : H3O ; OH ; HCOOH ; HCOO
On calcule leurs concentrations molaires :
[ H3O ] 10 pH 102,9 1,25.103 mol.L1
1014 1014
Ke : [OH ]
3
8.1012 mol.L1
[ H 3O ] 1,25.10
E.N : [ H 3O ] [OH ] [ HCOO ]
milieu acide : [OH ] [ H 3O ]
donc [ HCOO ] [ H 3O ] 1, 25.103 mol.L1
C.M : Ca [ HCOOH ] [ HCOO ]
[ HCOOH ] Ca [ HCOO ] 102 1, 25.103 8,75.10 3 mol.L1
Le pKa du couple HCOOH / HCOO :
[ HCOO ] 1,25.103
pKa pH log 2,9 log 3,74
[ HCOOH ] 8,75.103
10. Force de deux couples acide-base :
Un acide est plus fort qu’un autre si son pKa est le plus petit.
A plus fort pKa plus petit
Exemple :
HCOOH / HCOO : pKa 3,74
HCOOH est un acide plus fort que CH 3COOH
CH 3COOH / CH 3COO : pKa 4,75
12. Mélange d’une solution de la forme acide A et d’une solution de la forme basique B d’un couple A/B :
Ca Cb
Solution de A Solution de B mélange
Va Vb
[ B] Cb Vb
Dans le melange
[ A] Ca Va
Changement de couleur
Exemple :
Lorsqu’on mélange une solution acide avec une solution basique, il y a une réaction de neutralisation, c’est-
à-dire les ions H3O et OH se combinent pour former de l’eau.
1. Equivalence acido-basique :
L’équivalence ou la neutralisation totale est telle que le nombre de mol d’ion H3O de la solution acide
est égale au nombre de mol d’ion OH de la solution basique.
Ca Cb
acide base mélange
Va Vb
nH O Ca Va nOH Cb Vb
3
à l ' équivalence Ca Va Cb Vb
Point d’équivalence :
Vb Ve Vb Ve Va Ve
E E E
pH ... 7 pH ... 7 pH ... 7
Demi-équivalence :
Ve Ve Ve
Vb Vb Va
F 2 F 2 F 2
pH pKa pH pKa pH pKa
Choix de l’indicateur coloré :
Le Bleue de bromothymol (BBT) Le phénolphtaléine Hélianthine ou BBT.
Nature du mélange à l’équivalence :
Neutre Basique Acide