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Répartition mondiale de la PPR et enjeux

Ce document présente une revue de la littérature sur la prévalence mondiale de la peste des petits ruminants (PPR). Il décrit la prévalence de la PPR par région du monde, notamment en Afrique, Asie, Europe et Amérique, et identifie les facteurs de risque spécifiques à chaque région. Le document analyse également les stratégies mondiales de contrôle et d'éradication de la PPR.

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Répartition mondiale de la PPR et enjeux

Ce document présente une revue de la littérature sur la prévalence mondiale de la peste des petits ruminants (PPR). Il décrit la prévalence de la PPR par région du monde, notamment en Afrique, Asie, Europe et Amérique, et identifie les facteurs de risque spécifiques à chaque région. Le document analyse également les stratégies mondiales de contrôle et d'éradication de la PPR.

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Plan du Travail

Table des matières


1 Introduction..............................................................................................................................1
1.1 Contexte de la PPR et son importance mondiale..............................................................3
2 Justification de l’étude......................................................................................................... 4
2 Revue de la littérature.............................................................................................................. 4
2.1 Présentation des connaissances existantes sur la PPR au niveau mondial........................4
2.2 Études antérieures sur la prévalence, la distribution géographique et les facteurs de
risque de la PPR dans différentes régions du monde..............................................................6
3.1 Prévalence de la PPR en Afrique......................................................................................8
3.1.2 Les facteurs de risque spécifiques à l'Afrique :....................................................... 12
3.2 Prévalence de la PPR en Asie......................................................................................... 12
3.2.1 Présentation des données et des statistiques sur la prévalence de la PPR en Asie. .14
3.2.2 Les facteurs de risque spécifiques à l'Asie :.............................................................16
3.3 Prévalence de la PPR en Europe.....................................................................................16
3.3.1 Les facteurs de risque spécifiques à Europe............................................................ 17
3.4 Prévalence de la PPR en Amérique :.............................................................................. 18
3.4.1 Les facteurs de risque d spécifiques à l’Amérique :................................................ 19
4 Les facteurs de risque et les stratégies de contrôle dans le monde........................................ 20
4.1 L'analyse des facteurs de risque de la PPR dans le monde.............................................20
4.2 Étude des stratégies de contrôle et d'éradication de la PPR mises en place à l’échelle
mondiale................................................................................................................................20
4.2.1 Le contrôle et l'éradication progressifs de la peste des petits ruminants (PPR).......22
4.2.2 Feuilles de route régionales..................................................................................... 23
4.2.3 Avantages clés et bénéficiaires................................................................................ 25
4.2.4 Détermination du coût..............................................................................................25
5 Discussion..............................................................................................................................26
5.1 Synthèse des principales conclusions de l'étude............................................................. 26
5.2 Analyse des implications des résultats pour la lutte contre la PPR au niveau mondial..27
6 Conclusion............................................................................................................................. 27
6.1 Récapitulation des principaux résultats et contributions de l'étude................................ 27
6.2 Réflexion sur l'importance de l'approche continentale pour la compréhension et la lutte
contre la PPR au niveau mondial..........................................................................................28
1 Introduction

La Peste des Petits Ruminants (PPR) est une maladie infectieuse prévalente dans le monde
entier qui touche les petits ruminants domestiques et sauvages, représentant une menace pour
la sécurité alimentaire, la durabilité et la prospérité des animaux et des humains en Asie, au
Moyen-Orient et en Afrique (Baron et al., 2017 ; Kumar et al., 2014 ; OIE, 2016). Elle se
caractérise par de la fièvre, des écoulements oculonasaux, une stomatite, de la diarrhée et une
pneumonie. Le taux de morbidité de la PPR est de 100 % et lors de foyers graves, la mortalité
atteint 100 % (Radostits et al., 2000). Les taux de morbidité et de mortalité varient mais
peuvent atteindre jusqu'à 100 % (Lefevre et al., 1990). Ces taux sont généralement plus
faibles dans les zones endémiques (mortalité inférieure à 20 %) et la séro-surveillance est
parfois le seul indicateur de l'infection (Roeder et al., 1999). Diallo et al. (2007) ont rapporté
que dans les cas aigus, la mortalité varie de 70 à 80 % avec une survenue du décès entre 10 et
12 jours. Malgré les efforts déployés, la PPR est une infection transfrontalière émergente dans
de nouvelles régions du monde, entraînant des dommages importants pour les animaux et
l'économie.
Selon les données épidémiologiques disponibles, le virus de la PPR est présent dans 65 pays,
avec plus de 20 pays supplémentaires classés comme "à risque" (Jones et al., 2016). La
maladie est largement répandue en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient, avec des niveaux de
prévalence et de gravité variables (Diallo, 2006 ; Banyard et al., 2014). Elle a été signalée
dans de nombreux pays, notamment en Afrique subsaharienne, dans la péninsule arabique, en
Asie du Sud et dans certaines parties de l'Europe (Mariner et al., 2012 ; Abubakar et al.,
2017). Des facteurs tels que les mouvements d'animaux, le commerce et la proximité des
réservoirs de la faune contribuent à la propagation et à la persistance de la PPR (Mahapatra et
al., 2015 ; Parida et al., 2016).
Les efforts de lutte contre la PPR se sont concentrés sur la vaccination, la surveillance et
l'amélioration des mesures de biosécurité (FAO, 2015 ; Munir et al., 2014). Des organisations
internationales telles que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
(FAO) et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) jouent un rôle actif dans la
coordination des programmes mondiaux de lutte contre la PPR (FAO, 2015 ; OIE, 2022).
Malgré les progrès réalisés dans la réduction de l'incidence de la PPR dans certaines régions,
des défis subsistent, tels que des ressources limitées, une infrastructure vétérinaire insuffisante
et une transmission continue dans les zones endémiques (Ward et al., 2008 ; Balamurugan et
al., 2014).
Une collaboration continue et des interventions ciblées sont essentielles pour parvenir à
l'éradication mondiale de la PPR et protéger les populations de petits ruminants à travers le
monde (Singh et al., 2019 ; FAO, 2015). Des études d'analyse coûts-avantages ont également
souligné les avantages considérables qu'offrirait l'éradication mondiale de la PPR, avec un
retour sur investissement estimé à 74 milliards de dollars sur 15 ans (Jones et al., 2016). En
particulier, les pays en développement, qui abritent plus de 90 % de la population mondiale de
moutons et de chèvres, pourraient bénéficier de la sécurité alimentaire, des revenus grâce au
commerce d'animaux et de leurs produits, ainsi que de l'amélioration de la stabilité
économique et de la résilience pour les petits agriculteurs (Herrero et al., 2013).
Cette étude vise à fournir un aperçu de la répartition mondiale de la PPR, en incluant les
régions et les pays touchés.
1.1 Contexte de la PPR et son importance mondiale

La PPR affecte non seulement les familles qui élèvent des moutons et des chèvres, mais aussi
tous les acteurs qui interviennent tout au long des chaînes de transformation et
commercialisation complexes et bien définies que ces systèmes de production alimentent.
(OIE et FAO 2015)

Dans le pire scénario, les flambées de PPR peuvent décimer à plus de 90 % des troupeaux de
moutons et de chèvres originellement en bonne santé. (OIE et FAO 2015)

Dans les zones d’endémie, la maladie est insidieuse, affectant la croissance des jeunes
animaux et la capacité des adultes à combattre les maladies bactériennes et limitant le
développement de cheptels et troupeaux de petits ruminants sains et prospères. (OIE et FAO
2015)

Les pertes économiques causées par la PPR frappent au coeur des populations vulnérables,
ainsi qu’au coeur des productions animales de ces pays et de ces régions. Les différents pays
touchés ont subi des pertes annuelles allant de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de
millions de dollars. (OIE et FAO 2015)

Figure 1 : Impact économique annuel de la peste des petits ruminants par région
La PPR provoque des pertes économiques estimées à hauteur de 1,45 milliard à 2,1 milliards
de dollars chaque année, du fait de la baisse de la production, de la mortalité animale et du
coût des soins dispensés aux animaux malades, y compris la vaccination. Presque la moitié de
ces pertes sont enregistrées en Afrique, et un quart en Asie du Sud. (OIE et FAO 2015)

2 Justification de l’étude

- Impact mondial : La PPR est une maladie animale d'importance mondiale qui affecte
principalement les ovins et les caprins, causant d'énormes pertes économiques et impactant la
sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations rurales dans de nombreux
pays (Parida et al., 2015 ; Roeder & Taylor, 2007).
- Menace transfrontalière : La PPR est une maladie transfrontalière qui peut se propager
rapidement entre les pays et les continents. Des études ont montré des preuves sérologiques de
la circulation du virus de la PPR chez la faune sauvage, soulignant la menace de propagation
transfrontalière de la maladie (Abubakar et al., 2015 ; OIE, 2015).
- Lacunes de connaissances : Malgré les efforts déployés pour lutter contre la PPR, il existe
encore des lacunes dans notre compréhension de la maladie, notamment en ce qui concerne sa
prévalence, sa distribution géographique, ses facteurs de risque et les stratégies de contrôle
efficaces (Munir & Siddique, 2014 ; FAO, 2016).
- Collaboration internationale : Étudier l'épidémiologie de la PPR sur l'échelle mondiale
nécessite une collaboration et une coordination internationale. Des stratégies de contrôle et
d'éradication de la PPR ont été développées à l'échelle mondiale avec la participation
d'organisations internationales telles que la FAO, soulignant l'importance de la collaboration
internationale dans la lutte contre la maladie (FAO, 2021 ; Luka et al., 2021)

2 Revue de la littérature

2.1 Présentation des connaissances existantes sur la PPR au niveau


mondial

La peste des petits ruminants (PPR) est prévalente dans plusieurs pays d'Afrique et d'Asie qui
jouent un rôle majeur dans l'élevage. (OIE et FAO 2015)
Ces épidémies ont un impact significatif sur le commerce international en perturbant les
échanges commerciaux et en entravant l'accès des agriculteurs défavorisés aux marchés
mondiaux, particulièrement lucratifs pour les animaux et les produits) d’origine animale. (OIE
et FAO 2015)
Ces situations compromettent globalement la sécurité commerciale et limitent les opportunités
économiques pour les populations agricoles vulnérables. (OIE et FAO 2015)
La peste des petits ruminants (PPR) est une maladie virale hautement contagieuse qui affecte
les petits ruminants. Selon l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le virus peut
infecter jusqu'à 90 % d'un troupeau et entraîner un taux de mortalité de 30 à 70 % chez les
animaux infectés (OIE, 2015).

Figure 2 : Situation actuelle de la PPR dans le monde et apparition de foyers entre 2007 et 2014
(OIE WAHIS et FAO EMPRES-i)

Au cours des 15 dernières années, la propagation de la PPR a été remarquable, touchant des
régions qui n'étaient pas auparavant infectées. Découverte pour la première fois dans les
années 1940 en Côte d'Ivoire, la maladie s'est étendue en Afrique, en Asie du Sud et en
République populaire de Chine. La PPR est devenue endémique dans de vastes parties du
Moyen-Orient, d'Asie centrale, d'Asie du Sud et d'Asie orientale (FAO,2015).
Selon la FAO, on prévoit que la PPR continuera de se propager dans le sud de l'Afrique et en
Asie du Sud-Est, augmentant ainsi le risque pour les populations de la région nord de la
Méditerranée. En raison de l'augmentation du commerce mondial de produits d'élevage pour
répondre à la demande croissante des consommateurs, la maladie pourrait également se
propager en Mongolie, ainsi que dans des pays du Caucase et d'Europe qui étaient
historiquement exempts de la PPR (FAO, 2015).
L'incursion du virus de la PPR dans un pays à risque tel que la Mongolie, qui compte plus de
40 millions de petits ruminants, pourrait avoir des conséquences dévastatrices. Ceci est
d'autant plus préoccupant étant donné que l'élevage représente plus de 80 % de la part agricole
du produit intérieur brut (PIB) de ce pays. La dépendance économique de la Mongolie à
l'égard de l'élevage souligne l'importance critique de prévenir et de contrôler la propagation de
la PPR pour protéger les moyens de subsistance des éleveurs et la stabilité économique du
pays (OIE et FAO 2015).

2.2 Études antérieures sur la prévalence, la distribution géographique et les


facteurs de risque de la PPR dans différentes régions du monde

Selon plusieurs études antérieures portant sur la prévalence, la distribution géographique et les
facteurs de risque de la peste des petits ruminants (PPR) dans différentes régions du monde, il
a été constaté que cette maladie virale hautement contagieuse affecte les petits ruminants. Des
études menées en Tanzanie ont révélé une prévalence et une distribution de l'infection par le
virus de la PPR chez les petits ruminants (Abubakar et al., 2017). En Inde, une autre étude a
examiné la prévalence et la distribution de l'infection par le virus de la PPR chez les petits
ruminants (Balamurugan et al., 2014).
Ces études ont également mis en évidence l'existence d'une lignée asiatique du virus de la
PPR en Afrique (Kwiatek et al., 2014). Une revue complète sur l'infection par le virus de la
PPR chez les petits ruminants a été réalisée, couvrant divers aspects de la maladie (Nanda et
al., 2011).
Il convient de noter que le Manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les animaux
terrestres de l'OIE contient des informations détaillées sur la PPR, y compris les méthodes de
diagnostic et les mesures de contrôle (OIE, 2015).
Ces études antérieures soulignent l'importance de comprendre la prévalence, la distribution
géographique et les facteurs de risque de la PPR afin de mettre en place des mesures de
prévention et de contrôle efficaces.

3 Prévalence et distribution de la PPR


L'infection par la PPR a été décrite pour la première fois en Côte d'Ivoire, en Afrique de
l'Ouest, en 1942. En 1987, la PPR est apparue au Moyen-Orient et a depuis été confirmée en
Arabie (Abu-Elzein et al., 1990), en Jordanie (Lefevre et al., 1991), dans le sud de l'Inde
(Shaila et al., 1989, Nanda et al., 1996), au Bangladesh (Sil et al., 1995), au Pakistan (Amjad
et al., 1996), en Irak (Barhoom et al., 2000), en Afghanistan (Abdollahpour et al., 2006), en
Turquie (Ozkul et al., 2002; Toplu, 2004; Anderson and Sammin, 2005; Yesilbag et al.,
2005), au Kazakhstan (Lundervold et al., 2004) et au Tadjikistan (Kwiatek et al., 2007), au
Népal (Banyard et al., 2010), en Chine (Wang et al., 2009) et au Bhoutan (Banyard et al.,
2010). La PPR a attiré une attention croissante en raison de sa propagation continue et de ses
impacts économiques (Lefevre et Diallo, 1990). En mai 2019, parmi les 198 pays reconnus
par les Nations Unies, 57 ont déjà obtenu le statut de "PPR-free" selon les normes de l'OIE,
tandis que 67 sont infectés et 74 n'ont jamais signalé de cas de PPR (FAO/OIE, 2015)(figure
3). Bien que les chèvres et les moutons soient les hôtes principaux de la PPR, la gamme
d'hôtes de la PPR n'a cessé de s'élargir et elle a été signalée chez diverses espèces animales au
cours des dernières décennies, ce qui pourrait représenter un défi potentiel pour le contrôle et
l'éradication efficaces de la PPR à l'échelle mondiale (Dou et al., 2020). Phylogénétiquement,
basé sur les gènes de fusion (F) et de nucléocapside (N), le virus de la PPR peut être classé en
quatre lignées distinctes. Les lignées I et II du virus de la PPR sont exclusivement isolées dans
les pays d'Afrique de l'Ouest où le virus a pris naissance. La lignée III est limitée au Moyen-
Orient et à l'Afrique de l'Est. La lignée IV est actuellement la plus répandue dans les pays
asiatiques et devient prédominante en Afrique (Munir et al., 2013 ; Banyard et al., 2010 ;
Dhar et al., 2002 ; Dundon et al., 2014 ; Muniraju et al., 2016 ; OIE, 2016). Historiquement, la
lignée IV ne touchait que l'Asie, mais elle s'est propagée en Afrique de l'Ouest et centrale au
cours des deux dernières décennies, ainsi qu'en Afrique du Nord avec la description du virus
de la PPR au Maroc en 2008 et 2015, et en Algérie en 2010 (OIE, 2016 ; Parida et al., 2015).
La lignée III du virus de la PPR a également été décrite au Moyen-Orient (OIE, 2016) (figure
4).

Figure 3 : Carte de statut officiel des Membres de l’OMSA vis-à-vis de PPR (OMSA 2023).
Figure 4 : Carte de distribution des lignées de PPRV (source : Libeau et al, 2014)

3.1 Prévalence de la PPR en Afrique

La PPR est endémique dans de nombreux pays d'Afrique subsaharienne, avec une prévalence
pouvant varier de 20 % à 80 % dans les troupeaux de petits ruminants (Asmare et al., 2016).
Les pays d'Afrique de l'Ouest, de l'Est et du Nord sont particulièrement touchés par la maladie
(Asmare et al., 2016) (Figure 5) . Cette prévalence élevée de la PPR a un impact significatif
sur l'économie agricole de la région, ainsi que sur la sécurité alimentaire des communautés
dépendantes de l'élevage (Asmare et al., 2016).
Figure 5 : Liste des pays infectées par la PPR en Afrique 2019-2023

Figure 6 : Liste des villes infectées par la PPR 2019-2023 (Empres-I, 2023).
3.1.1 Présentation des données et des statistiques sur la prévalence de la
PPR en Afrique

Afrique du Nord :

La PPR (Peste des Petits Ruminants) est actuellement présente dans plusieurs pays de la
région de l'Afrique du Nord. La maladie a été signalée pour la première fois au Maroc en
2008, causée par un virus appartenant à la lignée IV, qui se trouve également en Asie du Sud
et au Moyen-Orient. La lignée IV est également présente en Tunisie et en Algérie, et elle est
répandue en Égypte. Bien que non officiellement signalée, la présence de la PPR est suspectée
en Libye sur la base d'enquêtes sérologiques. En Mauritanie, la PPR est causée par un virus
appartenant à la lignée II.
Le Maroc a lancé une campagne de vaccination de masse en 2008, qui s'est poursuivie en
2010-2011. Les résultats ont montré que la PPR peut être contrôlée grâce à des campagnes de
vaccination de masse. La conception et la mise en œuvre d'une stratégie régionale de lutte
contre la PPR en Afrique du Nord sont cruciales, et les politiques et activités régionales dans
le domaine de la santé animale sont coordonnées par la plateforme du Réseau Méditerranéen
de Santé Animale (REMESA).

Afrique de l'Est :

Tous les pays de l'Afrique de l'Est sont infectés par la PPR, et une stratégie régionale a été
élaborée pour lutter contre la maladie. Actuellement, les campagnes de vaccination sont
principalement menées en réponse aux épidémies de la maladie. Cependant, des campagnes
plus larges ont été menées dans des pays tels que le Kenya et la Somalie avec le soutien actif
d'organisations telles que la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et
l'agriculture), l'AU-IBAR (Bureau Interafricain des Ressources Animales de l'Union
Africaine) et d'autres organisations régionales pertinentes.

Afrique australe :

La plupart des pays d'Afrique australe sont actuellement exempts de la PPR. Cependant, à la
suite de l'introduction de la PPR dans quelques pays (Figure 7), la Communauté de
développement de l'Afrique australe (SADC) a élaboré une stratégie régionale de lutte contre
la PPR en 2010. L'objectif de cette stratégie est de contenir et de contrôler la circulation du
virus de la PPR dans les pays concernés, d'empêcher la propagation de la maladie aux pays
voisins et finalement d'éradiquer la PPR de la région de la SADC. L'Afrique du Sud est
officiellement reconnue par l'OIE (Organisation mondiale de la santé animale) comme
exempte de la PPR.
Figure 7 : Afrique australe Carte du statut officiel des membres de l’OMSA vis-à-vis de PPR
(OMSA 2023).

Afrique centrale et Afrique de l'Ouest :

Tous les pays d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Ouest sont infectés par la PPR, et ils sont
confrontés à de multiples défis pour contrôler et éradiquer la maladie. Au niveau régional, les
communautés économiques régionales (CER) pertinentes telles que la CEDEAO
(Communauté économique des États d l'Afrique de l'Ouest), la CEMAC (Communauté
économique et monétaire de l'Afrique centrale), la CEBEVIRHA (Commission économique
du bétail, de la viande et des ressources halieutiques), l'UEMOA (Union économique et
monétaire ouest-africaine) et d'autres organisations régionales doivent renforcer leur
engagement politique, ainsi que leur soutien financier et technique, en collaboration avec des
partenaires au développement. La FAO a mis en œuvre plusieurs projets nationaux pour
soutenir les activités liées au diagnostic en laboratoire, à la surveillance, aux opérations sur le
terrain, à la production de vaccins (en collaboration avec l'AU-PANVAC) et à la formulation
de plans stratégiques nationaux. Les leçons tirées d'un projet pilote mené par l'OIE au Ghana
et au Burkina Faso, financé par la Fondation Bill et Melinda Gates, ont contribué à la
définition d'une stratégie mondiale. Le soutien de l'AU-IBAR est crucial en Afrique, et en
2014, l'Union africaine a adopté une stratégie continentale de lutte contre la PPR.
3.1.2 Les facteurs de risque spécifiques à l'Afrique :

Les facteurs de risque identifiés comme des contributeurs majeurs à l'apparition de la PPR en
Afrique comprenaient le pâturage commun et le logement collectif (Muse et al. 2012,
Kgotlele et al. 2014, Chota et al. 2019, Herzog et al. 2020) ; la pratique de vendre des
animaux malades à bas prix, achetés par des éleveurs pour l'abattage dans d'autres villages
(Muse EA 2012) et Les échanges d'animaux entre les pays (Taylor W 2003); le mélange
d'animaux infectés avec des animaux sains sur les marchés ; et un accès limité aux services
vétérinaires dans de nombreuses régions en raison de facteurs tels que la distance
géographique, les infrastructures insuffisantes et le manque de ressources financières (Diallo
2007); Systèmes d'élevage traditionnels telles que la transhumance saisonnière et le pâturage
communautaire peuvent favoriser la propagation de la PPR en permettant aux animaux
infectés de se mélanger avec des troupeaux sains. La densité élevée d'animaux dans certaines
zones de pâturage peut également augmenter le risque de transmission de la maladie
(Admassu 2018).
(Torsson et al. 2017) ont rapporté que les brebis et les chèvres femelles peuvent présenter un
risque plus élevé de PPR que les mâles, car elles restent plus longtemps sur les exploitations
et ont donc une période de risque plus longue d'exposition au PPRV. De plus, une prévalence
plus élevée de la PPR a été rapportée dans les systèmes de gestion pastorale (principalement
du bétail), par rapport aux systèmes agropastoraux (mélange de cultures et d'élevage) en
Afrique, ce qui pourrait indiquer la gestion pastorale comme un facteur de risque (Kivaria et
al. 2014, Herzog et al. 2020, Kgotlele et al. 2015). (Mbyuzi et al. 2015) ont observé une
incidence significativement plus élevée de la PPR, selon les déclarations des agriculteurs,
pendant la saison des pluies par rapport à la saison sèche. De plus, (Mdetele et al. 2020) ont
rapporté une séroprévalence significativement plus élevée de la PPR dans les zones agro-
écologiques semi-arides et côtières en Afrique, par rapport aux zones écologiques de plateau,
suggérant que les régions côtières et semi-arides sont des zones à haut risque. La pratique de
faire pâturer les brebis et les chèvres à proximité ou dans les zones de pâturage de la faune a
également été démontrée comme augmentant le risque d'apparition de la PPR chez les
ruminants sauvages (Mahapatra et al. 2015).

3.2 Prévalence de la PPR en Asie

La Peste des Petits Ruminants (PPR) est considérée comme la menace économique la plus
importante pour le développement d'une production durable de petits ruminants dans le
monde en développement, en particulier en Asie (Shaila et al., 1989 ; Nanda et al., 1996 ;
Singh et al., 2014). L'infection en Asie a été décrite pour la première fois dans le sud de l'Inde
et entraîne d'importantes pertes économiques. Par exemple, en Inde, on estime que la PPR
cause une perte annuelle d'environ 1 297 millions de dollars dans l'élevage ovin et caprin
(Shaila et al., 1989 ; Nanda et al., 1996 ; Singh et al., 2014).
La PPR reste endémique dans la plupart des pays de la SAARC dans la région, à l'exception
du Sri Lanka, des Maldives et du Bhoutan, qui ont connu des épidémies sporadiques. Il existe
un risque élevé d'incursion du virus par le biais des mouvements d'animaux et des
importations de petits ruminants, même dans les pays, régions et zones qui sont indemnes ou
présentent des cas sporadiques. Les pays de la région d'Asie du Sud ont des capacités, des
compétences et des installations variables dans les domaines de l'épidémiologie, du diagnostic
et de la production de vaccins (Samad et al., 2019).
L'Inde met en œuvre un programme de contrôle de la PPR de manière progressive. Le
Bangladesh, le Népal et le Pakistan ont leurs propres programmes de contrôle localisés de la
PPR. De plus, le Bangladesh, l'Inde, le Népal et le Pakistan ont élaboré un plan d'action
national pour l'éradication de la PPR, conformément à la campagne mondiale d'éradication
(Samad et al., 2019).
Parmi les 48 pays d'Asie reconnus par les Nations Unies, seuls pays (Singapour, Taipei
chinois, Corée (Rép. De) et les Philippines) (figure 8) ont un statut officiel de non-présence de
la PPR (OMSA 2023).

Figure 8 : Carte du statut officiel des Membres de l’OMSA vis-à-vis de PPR (OMSA 2023).
Figure 9 : Liste des pays infectées par la PPR en Asie (Empres-I, 2023).

3.2.1 Présentation des données et des statistiques sur la prévalence de la PPR en Asie

Asie du Sud

En Asie du Sud, une feuille de route régionale a été formulée en 2011 par les pays membres
de la SAARC. Presque tous les pays de la SAARC ont signalé des infections à la PPR. Des
campagnes de vaccination sont mises en œuvre dans les zones à haut risque. Certains pays,
tels que l'Afghanistan et le Pakistan, bénéficient d'un solide soutien technique de la FAO
(OIE/FAO 2015).
La peste des petits ruminants (PPR) est endémique en Inde, avec des souches de la lignée IV
Des enquêtes épidémiologiques ont également confirmé la transmission transfrontalière de la
PPR entre l'Inde et ses pays voisins, tels que la Chine, la Mongolie, le Pakistan, le
Bangladesh, le Népal et l'Afghanistan (Balamurugan et al., 2015), la prévalence de la PPR en
Inde est estimée à environ 30 % à 40 % chez les petits ruminants (Balamurugan et al., 2015).
Au Pakistan, les épidémies de PPR ont augmenté au cours de la dernière décennie, touchant
de nouvelles régionsLes épidémies de PPR au Pakistan sont plus sévères chez les chèvres que
chez les moutons, et elles sont plus fréquentes entre janvier et avril (Balamurugan et al., 2015;
Ahmad et al., 2005; Abubakar et al., 2008). La prévalence de la PPR chez les petits ruminants
au Pakistan est estimée à 40,98 %, avec un plus grand nombre de cas positifs dans les parties
sud et nord du pays (Abubakar et al., 2008). La prévalence sérologique globale de la PPR au
Bangladesh était de 21% en 2008 (Chowdhury et al., 2017). Au Népal, la PPR est une maladie
épidémique qui entraîne d'importantes pertes économiques. Le virus PPR circulant au Népal
et au Bangladesh appartient également à la lignée IV (Dhakal et al., 2018). Des études
épidémiologiques ont montré une distribution variable des épidémies de PPR à travers les éco
zones du Népal, avec une occurrence plus élevée dans les régions montagneuses (Dhakal et
al., 2018). La collaboration entre les pays voisins et des programmes de contrôle de la PPR
sont essentiels pour lutter contre cette maladie dans la région (Chowdhury et al., 2017; Dhakal
et al., 2018).
Asie centrale
En Asie centrale, quelques pays sont ou ont été infectés, mais la situation exacte n'est pas
toujours bien connue. La vaccination a été utilisée dans plusieurs pays et il est nécessaire
d'harmoniser et de coordonner davantage tous les programmes de lutte et d'éradication de la
PPR. La Turquie est fortement infectée. La vaccination est en cours de mise en œuvre et l'un
des principaux défis est d'empêcher toute incursion de la maladie en Europe, une région qui
est totalement exempte de PPR à l'heure actuelle (OIE/FAO 2015).
Au Kazakhstan, des études ont révélé des taux de prévalence variables de la PPR chez les
petits ruminants, soulignant la nécessité de mesures de prévention et de contrôle (Orynbayev
et al., 2016). Au Kirghizistan et Tadjikistan, des enquêtes similaires ont été menées,
permettant la mise en place de programmes de vaccination et de sensibilisation pour réduire la
propagation de la maladie (Kutdusov et al., 2019; Khodakaram-Tafti et al., 2017). Au, des
enquêtes sérologiques ont également été réalisées, contribuant au développement de stratégies
de contrôle et de prévention adaptées aux conditions locales (En Afghanistan, la PPR est
endémique, touchant principalement les moutons et les chèvres détenus par les pasteurs
nomades Kuchi (Azizi et Farid, 2010). Des efforts de contrôle et d'éradication de la PPR sont
en cours avec la collaboration de la FAO (Food and Agriculture Organization) (Azizi et Farid,
2010). En Mongolie, la PPR a été signalée chez le bétail domestique et la faune sauvage,
entraînant des décès chez des espèces d'ongulés rares (Pruvot et al., 2020; Young et al., 2010).
Ces épidémies ont soulevé des préoccupations quant à la conservation de la faune sauvage en
Mongolie (Young et al., 2010).

Asie East

La Peste des Petits Ruminants (PPR) a causé d'importantes pertes agricoles en Chine,
notamment en Asie est. L’infection par la PPR est détectée pour la première fois en 2007 dans
la région de Ngari, au sud-ouest du Tibet. Cette émergence était attribuée à la circulation de
formes légères de l'infection et au manque de familiarité des professionnels agricoles avec la
maladie (Wang et al., 2009).
Des mesures de contrôle, telles que l'abattage des animaux infectés, le contrôle des
mouvements d'animaux et le renforcement du dépistage des troupeaux, ont été mises en place
pour contenir la propagation de la PPR en Chine (ProMed China, 2014). La Chine a connu
deux grandes épidémies de PPR au cours de la dernière décennie, bien qu'elle fût auparavant
exempte de la maladie. La première épidémie s'est produite au Tibet en 2007, probablement
causée par l'importation de chèvres en provenance de l'Inde, du Pakistan et du Tadjikistan
(Bao et al., 2011 ; Liu et al., 2018). La deuxième épidémie s'est produite dans la région de
Xinjiang en 2013-2014 et s'est propagée à 32 autres comtés, y compris une épidémie à la
frontière nord du Laos, une voie de passage pour le commerce entre les pays de l'ASEAN (Li
et al., 2017 ; Liu et al., 2018; Wu et al., 2016). Ces épidémies sont attribuées aux mouvements
transfrontaliers d'animaux vers la Chine (Wu et al., 2016).
Une étude réalisée de 2013 à 2018 a révélé que la PPR présentait des pics saisonniers en avril
2014 en Chine. Des regroupements spatio-temporels ont été identifiés dans les provinces de
Yunnan, Jiangsu, Anhui, Heilongjiang et Chongqing. La province de Hunan a signalé des cas
de PPR chaque année de 2014 à juin 2018. Des cas de PPR chez les bharals sauvages dans la
province du Qinghai ont également été rapportés en 2018, suggérant un lien possible entre le
commerce domestique de moutons et de chèvres et la propagation de la maladie (Gao et al.,
2019).

Moyen-Orient

La situation de la PPR dans cette région est favorable, mais certains pays sont infectés et la
situation précise dans certains autres pays doit être mieux évaluée. La surveillance est en
cours dans tous les pays et la sensibilisation augmente. Néanmoins, lors d'un atelier FAO-OIE
GF-TADs tenu en 2014, plusieurs facteurs limitants ont été identifiés, tels que le manque de
réseaux d'épidémiosurveillance et de laboratoires régionaux, le contrôle insuffisant des
mouvements de petits ruminants et une communication insuffisante. Une stratégie régionale
de lutte contre la PPR sera formulée et le Secrétariat du Conseil de coopération du Golfe
(CCG) développe actuellement une stratégie spécifique de lutte contre la PPR pour le CCG
(OIE/FAO 2015).
Dans trois pays du Moyen-Orient (Irak, Syrie et Yémen) avec de grandes populations de petits
ruminants, les troubles politiques actuels entravent les programmes de surveillance et de lutte
contre la PPR ainsi que d'autres maladies majeures. Cela représente un risque majeur pour les
pays voisins (OIE/FAO 2015).

3.2.2 Les facteurs de risque spécifiques à l'Asie :

Les mouvements transfrontaliers d'animaux jouent un rôle clé dans la transmission de la PPR
en Asie. Certains pays voisins permettent la libre circulation des animaux, des systèmes
d'achat, des systèmes nomades, des migrations d'animaux infectés (Dhar et al., 2002 ; Kumar
et al., 2014 ; Liu et al., 2018); L'industrie caprine au Laos connaît un essor en raison de
l'augmentation des prix de la viande d'agneau en Chine et au Vietnam (Burns et al., 2018;
Windsor et al., 2017). Des anticorps contre la PPR ont été découverts chez des chèvres en
bonne santé du nord du Vietnam, mais aucune investigation supplémentaire n'a été signalée
(Maillard et al., 2008). Les épidémies de PPR sont considérées comme le résultat du
mouvement transfrontalier de petits ruminants (Dhar et al., 2002 ; Kumar et al., 2014; Liu et
al., 2018). Le commerce rapide de petits ruminants contribue également à la propagation des
épidémies (Balamurugan, Das et al., 2014). Le Laos connaît une augmentation de
l'importance de la PPR en raison de l'impact économique sur les éleveurs (Burns et al., 2018 ;
Windsor et al., 2017). La population caprine laotienne a plus que doublé depuis le
recensement agricole de 2011 en raison de l'augmentation des prix de la viande d'agneau en
Chine et au Vietnam (Burns et al., 2018 ; Windsor et al., 2017). Les facteurs climatiques
influencent l'occurrence de la PPR. Les épidémies sont moins fréquentes pendant la saison des
pluies en raison d'une diminution des déplacements d'animaux et d'une meilleure disponibilité
de fourrage et d'une meilleure santé (Khan et al., 2008). Les cas de PPR sont plus fréquents de
janvier à avril, lorsque la saison sèche et poussiéreuse combinée à une mauvaise nutrition
favorise la propagation de la maladie (Abubakar et al., 2009).
3.3 Prévalence de la PPR en Europe

Bien que la PPR ne soit pas endémique en Europe, des cas sporadiques ont été signalés dans
certaines régions (OIE,2023). La PPR a été signalée en Grèce, en Bulgarie et en Turquie
(OIE,2023) ; au cours des 10 dernières années, seule la Bulgarie a enregistré des cas
d’infection (12 cas) (figure 10 ) . En Europe 29 pays ont un statut officiel de liberté reconnu
par l'OIE (figure 11). Des mesures de surveillance sont en place pour prévenir la propagation
de la maladie dans d'autres pays européens (EFSA, 2015).

Figure 10 : Liste des pays infectées par la PPR en Europe (Empres-I, 2023).

Figure 11 : Carte du statut officiel des Membres de l’OMSA en Europe vis-à-vis de PPR
(OMSA 2023).
3.3.1 Les facteurs de risque spécifiques à Europe

Les échanges commerciaux d'animaux vivants, en particulier dans les régions frontalières,
sont considérés comme un facteur clé dans la propagation de la Peste des Petits Ruminants
(PPR) entre les pays européens (EFSA, 2015). L'importation d'animaux infectés provenant de
régions où la PPR est présente peut entraîner l'introduction de la maladie dans de nouvelles
zones (EFSA, 2015).
Les mouvements transfrontaliers d'animaux migrateurs tels que les mouflons ou les chamois
peuvent également jouer un rôle dans la dissémination de la PPR en Europe. Ces animaux
peuvent transporter le virus sur de longues distances, augmentant ainsi le risque de
propagation de la maladie dans différentes régions (EFSA, 2015).
Les conditions environnementales, notamment la présence de zones propices aux vecteurs de
transmission de la PPR, peuvent influencer la prévalence de la maladie dans certaines régions
d'Europe. Par exemple, la présence de moustiques ou de tiques, qui sont des vecteurs
potentiels de la PPR, peut favoriser la transmission de la maladie aux animaux domestiques
(EFSA, 2015).

3.4 Prévalence de la PPR en Amérique :

Effectivement, la Peste des Petits Ruminants (PPR) n'est pas endémique en Amérique et est
considérée comme une maladie exotique dans cette région (OIE, 2023). Par conséquent, les
données et statistiques sur la prévalence de la PPR en Amérique peuvent être limitées.
Les cas de PPR en Amérique sont généralement liés à des introductions accidentelles de la
maladie par le biais d'animaux importés ou de voyageurs provenant de régions où la PPR est
présente (OIE, 2023). Les autorités sanitaires vétérinaires ont mis en place des mesures de
surveillance, de notification et de réponse pour détecter et contrôler rapidement les foyers de
PPR en Amérique.
Malgré le statut non endémique de la PPR en Amérique, des études et des enquêtes ont été
menées pour évaluer la prévalence de la maladie dans la région (OIE, 2023). Ces études ont
pour objectif de déterminer le statut sérologique des populations de petits ruminants,
d'identifier les éventuels cas d'infection et d'évaluer le risque de propagation de la maladie
(OIE, 2023). En Amérique la plupart des régions ont un statut officiel de liberté reconnu par
l'OIE, les pays avec un statut officiel de liberté reconnu par l’OIE Argentine, Equateur, États-
Unis d’Amérique, Bolivie, Mexique, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Uruguay, Pérou
(figure12)
Figure 12 : Carte du statut officiel des Membres de l’OMSA en L’Amérique du Sud vis-à-vis
de PPR (OMSA 2023).

3.4.1 Les facteurs de risque d spécifiques à l’Amérique :

Commerce international et mouvements transfrontaliers d'animaux : Les échanges


commerciaux d'animaux vivants, notamment les petits ruminants, peuvent être des vecteurs
importants de l'introduction de la Peste des Petits Ruminants (PPR) en Amérique (OIE, 2023).
Les importations non réglementées d'animaux provenant de zones infectées peuvent
augmenter considérablement le risque de propagation de la maladie dans la région (OIE,
2023). Voyages et tourisme : Les déplacements internationaux de personnes accompagnées
d'animaux peuvent également constituer une voie d'introduction de la PPR en Amérique (OIE,
2023). Les animaux infectés ou porteurs du virus peuvent être transportés involontairement,
ce qui augmente le risque de propagation de la maladie à travers les frontières (OIE, 2023).

4 Les facteurs de risque et les stratégies de contrôle dans le monde

4.1 L'analyse des facteurs de risque de la PPR dans le monde

Est basée sur des études scientifiques et des rapports officiels. (Libeau et al. (2013), la
présence de populations de ruminants sensibles est un facteur de risque majeur (Libeau et al.
2013). Les mouvements de bétail ont également été identifiés comme un facteur de
propagation de la maladie (Abubakar et al., 2017).
La faible couverture vaccinale a été identifiée comme un facteur de risque significatif dans
plusieurs régions touchées par la PPR (Munir, 2016). De plus, le manque de mesures de
biosécurité adéquates a été souligné comme un facteur contribuant à la propagation de la
maladie (Abubakar et al., 2017).
La proximité avec les régions endémiques est un autre facteur de risque, comme démontré par
une étude au Niger (Abubakar et al., 2014). Enfin, le manque de surveillance et de détection
précoce de la maladie a été identifié comme un défi dans la lutte contre la PPR (Baron et al.,
2016).

4.2 Étude des stratégies de contrôle et d'éradication de la PPR mises en


place à l’échelle mondiale

Selon la Stratégie mondiale de lutte contre la Peste des Petits Ruminants (PPR), l'objectif
réalisable est d'atteindre un contrôle mondial et une éradication de la maladie dans un délai de
15 ans, sous réserve d'un financement adéquat et d'une coordination efficace à tous les
niveaux, avec l'engagement politique et la participation des partenaires clés. Cette ambition
s'appuie sur des expériences réussies dans la lutte contre d'autres maladies animales, telles que
l'éradication de la peste bovine en moins de 30 ans (FAO, 2017).
L'éradication de la PPR d'ici 2030 est réalisable et représente moins de la moitié du temps
nécessaire pour éradiquer la peste bovine (FAO, 2017). De plus, en intégrant le contrôle et
l'éradication de la PPR, il serait possible de contrôler d'autres maladies infectieuses des petits
ruminants qui ont un fort impact, telles que la clavelée (variole ovine), la variole caprine, la
brucellose et la pleuropneumonie contagieuse caprine, moyennant un coût additionnel
relativement faible (FAO, 2017 ; FAO et al., 2015).

Sur la base des connaissances et de l'expérience acquises dans l'éradication de la peste bovine
(Ducatez & Pellet, 2017), ainsi que dans des programmes à grande échelle de lutte contre la
Peste des Petits Ruminants (PPR), comme en Somalie (Jemberu et al., 2014), le contrôle et
l'éradication de la PPR est un objectif réalisable.
Les leçons tirées de l'éradication de la peste bovine ont montré que, avec une approche
stratégique et coordonnée, combinant des mesures telles que la vaccination, la surveillance et
la sensibilisation des communautés, il est possible de maîtriser et d'éliminer une maladie
animale dévastatrice (Ducatez & Pellet, 2017). Ces mêmes principes peuvent être appliqués à
la lutte contre la PPR.
Un exemple notable est le programme de lutte contre la PPR en Somalie, où des efforts
considérables ont été déployés pour vacciner les petits ruminants, améliorer la surveillance de
la maladie et sensibiliser les éleveurs aux bonnes pratiques de biosécurité (Jemberu et al.,
2014). Ce programme a connu un succès significatif dans la réduction de la prévalence de la
PPR dans le pays, démontrant ainsi la faisabilité de l'éradication de la maladie.
Cependant, il est important de souligner que la réalisation de cet objectif dépend de facteurs
clés tels que le financement adéquat, l'engagement politique et la coordination entre les parties
prenantes à tous les niveaux. Des ressources suffisantes doivent être allouées pour soutenir les
activités de lutte contre la PPR et assurer la mise en œuvre effective des stratégies préventives
et de contrôle.
Figure 13 : Vue d’ensemble de la stratégie mondiale FAO/OIE de
Contrôle et d’éradication de la peste des petits ruminants (OIE, FAO ;2015)

4.2.1 Le contrôle et l'éradication progressifs de la peste des petits ruminants (PPR)

Ont été envisagés à l'échelle mondiale pour éliminer cette maladie dévastatrice chez les ovins
et les caprins. Des stratégies ont été mises en place pour combattre la propagation de la PPR
et réduire son impact sur les populations animales et les moyens de subsistance des
communautés dépendantes de l'élevage.
La stratégie de contrôle et d'éradication de la PPR repose sur des mesures clés telles que la
vaccination systématique des animaux, la surveillance épidémiologique, la sensibilisation des
éleveurs et la coordination entre les parties prenantes (OIE & FAO, 2015). Des campagnes de
vaccination de masse ont été menées dans plusieurs pays pour protéger les troupeaux contre la
maladie et réduire sa transmission (Abubakar et al., 2017).
L'approche progressive de contrôle et d'éradication vise à réduire progressivement la
prévalence de la PPR, en mettant l'accent sur les régions les plus touchées et en élargissant
progressivement les zones de vaccination et de surveillance (OIE & FAO, 2015). Cette
approche permet de maximiser l'impact des ressources disponibles et de s'adapter aux réalités
locales.
Des succès notables ont été enregistrés dans le contrôle de la PPR dans certains pays. Par
exemple, en Éthiopie, des mesures de contrôle de la PPR, y compris la vaccination
systématique, ont permis de réduire la prévalence de la maladie et d'atténuer son impact
économique sur les éleveurs (Jemberu et al., 2014).
Cependant, il est important de souligner que la réalisation de l'éradication complète de la PPR
à l'échelle mondiale reste un défi complexe qui nécessite une collaboration internationale, un
engagement politique continu et des ressources adéquates (Abubakar et al., 2017). La
coordination entre les pays et l'harmonisation des politiques et des stratégies sont essentielles
pour garantir des progrès significatifs dans le contrôle et l'éradication de la PPR.

- La FAO et l'OIE ont développé une approche progressive et échelonnée pour le contrôle et
l'éradication de la peste des petits ruminants (PPR), basée sur l'expérience acquise dans
l'éradication de la peste bovine. Chaque étape de cette méthode comporte des résultats
spécifiques à atteindre par chaque pays participant, permettant ainsi de progresser de l'étape 1
à l'étape 4 vers le contrôle et l'éradication de la maladie, et finalement d'obtenir le statut de
pays officiellement reconnu indemne de PPR par l'OIE (FAO, OIE ;2015).

Étape 1 - Évaluation : La première étape du processus consiste à évaluer la situation de la


peste des petits ruminants (PPR) dans un pays donné. Cela implique de comprendre l'ampleur
de la maladie et d'identifier les populations animales qui doivent être vaccinées. Cette
évaluation initiale est essentielle pour orienter les actions de contrôle et d'éradication de
manière efficace (OIE & FAO, 2015).
Étapes 2 et 3 - Contrôle et éradication : Les étapes suivantes visent à contrôler et à éradiquer
la PPR. Dans un premier temps, une vaccination ciblée est réalisée pour protéger les
populations animales les plus exposées. Cette étape est suivie d'une vaccination à plus grande
échelle, visant à atteindre des niveaux de vaccination qui mettront fin à l'apparition de
nouveaux cas cliniques de la maladie et à la circulation du virus (OIE & FAO, 2015). La
vaccination est l'un des piliers essentiels de la stratégie de contrôle et d'éradication de la PPR.
Étape 4 - Post-éradication : Une fois que les objectifs de contrôle et d'éradication de la PPR
ont été atteints, une période de surveillance est nécessaire pour confirmer l'absence de la
maladie ou du virus. Cette étape, appelée post-éradication, consiste à observer l'absence de
nouveaux cas de PPR et l'absence de vaccination pendant une période continue de 24 mois. À
ce stade, le pays peut soumettre une demande à l'Organisation mondiale de la santé animale
(OIE) pour obtenir le statut officiel de pays indemne de PPR, conformément aux articles
pertinents du Code sanitaire pour les animaux terrestres de l'OIE (OIE & FAO, 2015).

4.2.2 Feuilles de route régionales

La Stratégie mondiale a développé neuf feuilles de route régionales qui servent de guides pour
les pays, en fournissant une vision commune à long terme et les encourageant à élaborer et
mettre en œuvre des stratégies nationales pour réduire les risques de manière cohérente. Ces
feuilles de route définissent des objectifs, des jalons et des échéanciers similaires pour
soutenir les efforts régionaux et favoriser une progression harmonieuse vers la maîtrise et
l'éradication de la maladie (FAO et OIE ;2015).
Figure 14 : Feuilles de route régionales pour le contrôle et l’éradication de la PPR
(OIE, FAO ;2015)
4.2.3 Avantages clés et bénéficiaires

- L'amélioration de la productivité et de la rentabilité des productions d'élevage, ainsi que


l'accès aux marchés mondiaux pour les produits issus de petits ruminants, contribueront à
améliorer significativement le niveau de vie de plus de 330 millions de paysans pauvres en
Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, répondant ainsi à une demande mondiale croissante
(FAO, 2015).
- En offrant un accès à des produits alimentaires de haute qualité tels que le lait, le fromage, la
viande, la laine des moutons et le poil des chèvres, quelque 5,6 milliards de consommateurs
ruraux et urbains pourront bénéficier d'une meilleure alimentation et d'une plus grande variété
de produits (FAO, 2015).
- L'amélioration des systèmes de production et d'approvisionnement contribuera à maintenir
des prix raisonnables et stables, augmentant ainsi le revenu des producteurs et des négociants,
et stimulant le développement économique local (FAO, 2015).
- Une plus grande stabilité des systèmes de production de moutons et de chèvres, ainsi que des
chaînes de transformation et de commercialisation des produits, renforcera la résilience des
éleveurs pauvres face aux situations de crise et aux chocs économiques (FAO, 2015).
- Les femmes, en particulier parmi les populations de paysans pauvres, bénéficieront d'une
meilleure maîtrise de la production de petits ruminants, ce qui constituera une ressource
importante pour elles, leur permettant d'améliorer la nutrition de leur famille et d'investir dans
l'éducation de leurs enfants (FAO, 2015).
- L'amélioration des systèmes de santé animale, grâce notamment au renforcement des
services vétérinaires aux niveaux infra-national, national et régional, permettra de prévenir et
de contrôler plus efficacement les maladies du bétail, améliorant ainsi la santé des troupeaux
et la productivité des élevages (FAO, 2015).

4.2.4 Détermination du coût

La détermination du coût d'application de la composante spécifique de la Stratégie mondiale


de contrôle et d'éradication de la Peste des petits ruminants (PPR) a été réalisée en tenant
compte de l'expérience acquise lors de l'éradication de la peste bovine, des connaissances
actuelles sur la situation de la PPR dans le monde, ainsi que des consultations d'experts (OIE,
FAO ;2015).
Selon les évaluations, le coût maximum estimé, non actualisé, pour l'éradication mondiale de
la PPR sur une période de 15 ans se situe entre 7,6 et 9,1 milliards de dollars, avec un coût de
2,5 à 3,1 milliards de dollars pour les cinq premières années. Il est possible d'envisager des
valeurs plus basses si la PPR régresse rapidement dans les pays appliquant une stratégie de
vaccination efficace (OIE, FAO ;2015).
Il est important de souligner que le coût de la composante 2 (renforcement des services
vétérinaires) et de la composante 3 (combinaison avec d'autres maladies) n'a pas été inclus
dans cette analyse. Le soutien aux services vétérinaires fait l'objet d'investissements
spécifiques une fois que les pays ont évalué leurs besoins, notamment grâce à l'utilisation de
l'outil d'analyse des écarts PVS (Performance of Veterinary Services), sur une base volontaire.
Le coût de la lutte contre d'autres maladies en combinaison avec les activités de contrôle et
d'éradication de la PPR est extrêmement difficile à estimer, car la liste des maladies
prioritaires à considérer sera définie par les pays et les régions eux-mêmes, et elle variera
selon les régions et les continents (OIE, FAO ;2015).
Une étude mentionne qu'un investissement de 7,1 milliards de dollars sur 15 ans permettrait
d'éliminer définitivement l'impact socio-économique négatif de la PPR, entraînant ainsi une
économie financière annuelle d'environ 1,8 milliard de dollars. Cet investissement sur une
période de 15 ans aboutirait à l'éradication de la PPR à l'échelle mondiale et à l'élimination
définitive de tous les impacts socio-économiques négatifs de la maladie. L'économie
financière réalisée devrait s'élever à environ 1,8 milliard de dollars par an, et le coût de
l'investissement serait récupéré dans les cinq années suivant l'éradication de la maladie. Ainsi,
le succès de l'éradication de la PPR représente une opération économique judicieuse qui
profite au niveau de vie de millions de paysans pauvres dans le monde entier (OIE,
FAO ;2015).
Selon cette étude, l'investissement serait récupéré cinq ans après l'éradication de la maladie
(OIE, FAO ;2015).

5 Discussion

5.1 Synthèse des principales conclusions de l'étude

La PPR est une maladie à prévalence mondiale touchant principalement les petits ruminants,
tels que les moutons et les chèvres. Elle est largement répandue en Afrique, en Asie et dans
certaines parties de l'Europe. La maladie a été signalée dans plus de 70 pays, ce qui souligne
sa portée mondiale (Abubakar et al ;2017).
Les facteurs de risque de la PPR varient d'une région à l'autre, mais certains éléments
communs ont été identifiés. Les facteurs tels que la densité élevée de population animale, les
mouvements transfrontaliers d'animaux, les contacts avec des régions endémiques et les
conditions environnementales favorables, qui augmentent la probabilité de propagation de la
maladie (Baron et al :2016).
Les stratégies de contrôle de la PPR reposent principalement sur la vaccination systématique
des troupeaux. L’efficacité de la vaccination dans la réduction de la prévalence de la maladie
(Singh et al ; 2018). Outre la vaccination, d'autres mesures clés incluent la surveillance
épidémiologique, la sensibilisation des éleveurs et l'amélioration des pratiques d'hygiène et de
biosécurité (OIE, 2015).
Cependant, malgré les progrès réalisés, des défis persistent dans la lutte contre la PPR. Des
obstacles tels que l'accès limité aux ressources et aux infrastructures vétérinaires, le manque
de coordination entre les pays, la faible sensibilisation des éleveurs et la nécessité d'adopter de
bonnes pratiques d'élevage pour prévenir la propagation de la maladie (Khan et al ;2019).
5.2 Analyse des implications des résultats pour la lutte contre la PPR au
niveau mondial

1. Priorité géographique : Étant donné que la PPR est largement répandue en Afrique et
en Asie, il est essentiel de concentrer les efforts de lutte dans ces régions. Les
ressources et les programmes de vaccination doivent être ciblés en fonction de la
prévalence de la maladie dans chaque pays.
2. Adaptation des stratégies de contrôle : Étant donné que les facteurs de risque de la
PPR varient d'un continent à l'autre, il est crucial d'adapter les stratégies de contrôle en
fonction des contextes locaux. Les programmes de vaccination doivent tenir compte
des mouvements transfrontaliers d'animaux et de la densité de population animale
dans chaque région.
3. Renforcement de la coordination régionale : Étant donné que la PPR ne respecte pas
les frontières géographiques, la coordination entre les pays est essentielle pour une
lutte efficace contre la maladie. Les pays doivent partager des informations sur les
foyers de PPR, coordonner leurs activités de vaccination et collaborer pour mettre en
place des mesures de contrôle transfrontalières.
4. Renforcement de la surveillance épidémiologique : Une surveillance active des foyers
de PPR est nécessaire pour une détection rapide et une réponse appropriée. Les
systèmes de surveillance doivent être renforcés pour permettre une notification rapide
des cas suspects et faciliter la collecte de données épidémiologiques pour évaluer
l'efficacité des mesures de contrôle mises en œuvre.
5. Sensibilisation et participation des acteurs de la filière : Une sensibilisation accrue des
éleveurs et des parties prenantes de la filière est nécessaire pour encourager la
participation active à la lutte contre la PPR. Des programmes de sensibilisation
doivent être mis en place pour informer les éleveurs sur les risques de la maladie, les
mesures de prévention et les bonnes pratiques d'élevage.

6 Conclusion

6.1 Récapitulation des principaux résultats et contributions de l'étude

Cette étude permis de mettre en évidence la répartition étendue de la maladie dans de


nombreuses régions, en particulier en Afrique et en Asie, où les populations de petits
ruminants sont élevées. Des facteurs de risque communs ont été identifiés, tels que la densité
élevée de population animale, les mouvements transfrontaliers d'animaux, les contacts avec
des régions endémiques et les conditions environnementales favorables.
Les principales contributions de l'étude résident dans les recommandations clés pour les
stratégies de contrôle intégrées de la PPR, mettant l'accent sur la vaccination systématique des
troupeaux, la surveillance épidémiologique, la sensibilisation des éleveurs, l'amélioration des
pratiques d'hygiène et de biosécurité, ainsi que la coordination régionale pour une mise en
œuvre efficace des mesures de lutte.

6.2 Réflexion sur l'importance de l'approche continentale pour la


compréhension et la lutte contre la PPR au niveau mondial

Premièrement, la PPR présente des variations géographiques dans sa distribution et ses


facteurs de risque, ce qui nécessite une adaptation des stratégies de lutte en fonction des
caractéristiques spécifiques de chaque continent.
Deuxièmement, une approche continentale favorise la coopération régionale entre les pays
confrontés à des problèmes similaires, permettant ainsi le partage d'informations, de
ressources et d'expériences. Troisièmement, cela permet d'harmoniser les stratégies de lutte au
niveau régional, assurant ainsi une utilisation cohérente des outils de surveillance, de
vaccination et de diagnostic. Enfin, cette approche permet de réaliser des économies d'échelle
en regroupant les ressources et les efforts, ce qui maximise l'impact des programmes de lutte
tout en réduisant les coûts. En résumé, une approche continentale renforce la capacité
mondiale à faire face à la PPR et à réduire son impact sur les populations de petits ruminants à
travers le monde.
En conclusion, une réponse coordonnée et intégrée est nécessaire pour lutter
efficacement contre la PPR. Cela implique la mise en place de mesures de prévention et de
contrôle, la promotion de la recherche et du développement de vaccins plus efficaces, ainsi
que la sensibilisation des éleveurs et des communautés à l'importance de la biosécurité et des
bonnes pratiques d'élevage. Grâce à ces efforts collectifs, il est possible de réduire le fardeau
de la PPR, de protéger les moyens de subsistance des éleveurs et de promouvoir la sécurité
alimentaire dans les régions affectées par cette maladie.

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