CORROSION ET
PROTECTION DES MATERIAUX
PROGRAMME
1. CORROSION HUMIDE
2. CORROSION SECHE
3. GALVANISATION & PEINTURE
4. INHIBITEURS DE CORROSION
5. PROTECTION CATHODIQUE
QUELQUES RÉFÉRENCES
• « Corrosion localisée», F. Dabosi, G. Beranger, B. Baroux, les
éditions de physiques, 1994.
• « Corrosion et chimie de surfaces », D. Landollt, traité des
matériaux, volume 12, Presse polytechniques et universitaires
Romandes.
• « Notions pratiques de mécanique de la rupture » Barthélémy,
Editions Eyrolles, 1980.
• « La fatigue des matériaux et des structures », Editions Hermes,
1978
1. CORROSION HUMIDE
Enjeux économiques : Coût de la Corrosion aux USA
Infrastructure : (Airports, Gas & Liquid, Transmission Pipelines,,
Storage Highway, Bridges, Railroads etc….) = $22.6 billion
Utilities : (Drinking Water & Sewer systems, Electrical Utilities, Gas
Distribution, Telecommunication, etc…) = $47.9 billion
Transportation : (Aircraft, Transport, Motor Vehicles, Railroad Cars,
Ships, etc…) = $29.7 billion
Production and Manufacturing : (Agriculture, Chemical, Electronics,
Food Processing, Mining, etc…) = $17.6 billion
Government : (Defense, Nuclear Waste Storage) = $20.1 billion
TOTAL = $137.9 billion
Enjeux économiques : PNB vs Coût de la corrosion
Coût de la corrosion 5%
PNB
Au Maroc
PNB = 35.10 M $
Coût corrosion = 1.7 M$
(Budget santé)
En France
PNB = 1347 M $
Coût corrosion = 67.35 M$
> PNB Maroc
Généralités sur la corrosion
La corrosion = dégradation des matériaux par l’environnement.
Elle concerne les métaux, les verres, les plastiques, ou les bétons.
Généralités sur la corrosion
* Suivant les conditions de l’attaque on distingue deux principaux
types de corrosion :
* La corrosion humide (électrochimique) qui a lieu dans un milieu
aqueux.
* La corrosion sèche qui se déroule dans un environnement gazeux.
* La corrosion bactérienne qui se déroule dans un environnement
biologique.
Quelques photos de corrosion
Corrosion Humide
1. Définitions
La corrosion humide est un phénomène électrochimique par
lequel un métal (anode) se dissout en abandonnant des électrons :
M ---------> Mn+ + ne- (Ex : Fe --------> Fe2+ + 2e-)
Les électrons abandonnés sont captés (cathode) par un autre
système qui peut être l’oxygène :
½ O2 + 2e- + 2H+ ------------> H2O (milieu acide)
½ O2 + 2e- + H2O ------------> 2OH- (milieu basique)
Le couple intervenant est caractéristique d’une cellule galvanique
où les deux réactions (anodique et cathodique) se déroulent à la
même vitesse.
2. Conditions de corrosion
Un milieu conducteur d’ions et d’électrons (électrolyte)
Une pile comportant une anode et une cathode avec une différence de
potentiel notable.
En pratique, la formation d’une pile résulte soit d’une hétérogénéité dans
le métal soit dans l’électrolyte.
Electrolyte Electrolyte fort Electrolyte faible
Zone 1 Zone 2
Zone unique
Au niveau de l’électrolyte, l’hétérogénéité peut provenir d’une différence
de concentration en ions ou en oxygène (aération différentielle).
Au niveau du métal, elle peut provenir du couplage de deux métaux
différents (tuyau en acier galvanisé couplé avec un tube en cuivre).
3. Facteurs de la corrosion
La classification des facteurs de corrosion constitue un cadre
simplifié auquel l’ingénieur ou le technicien auront intérêt à se
rapporter chaque fois qu’ils seront mis en présence d’un cas de
corrosion de façon à envisager un certain nombre d’hypothèses
susceptibles de faciliter la compréhension du phénomène.
4. Thermodynamique de la corrosion (loi de Nernst)
Lorsqu’une lame métallique est plongée dans une solution non
corrosive contenant des ions du même métal, il se produit au
niveau de l’interface une double couche.
D’un côté, on trouve les charges négatives (e-) et de l’autre
les charges positives (Mn+) .
Pour une réaction générale du type Red ⇔ OX + ne- , on aura
RT 0 a OX
E=E + ln
nF a Red
E0 : Potentiel standard d’électrode
F : Faraday = 96500 coulombs
n : Valence de l’espèce
Quelle est l’électrode qui constituera l’anode ?
Ø Ecrire les réactions qui ont lieu au niveau de chaque électrode
dans le sens de réduction. (ex : Fe2+ + 2e- ------> Fe)
Ø Choisir un sens pour la réaction globale et déterminer la f.e.m de
la pile résultante.
Ø Calculer l’enthalpie libre de la réaction selon la loi ΔG = - nFE
Ø Examiner la valeur de ΔG à savoir :
ΔG < 0 la sens choisi est bon
ΔG > 0 c’est le sens contraire qui est bon.
Exemple : pile galvanique Cu-Zn
Les réactions mises en jeu au niveau de chaque électrode sont de
la forme :
(1) Zn2+ + 2e- ⇔ Zn
(2) Cu2+ + 2e- ⇔ Cu
Pile galvanique Cu-Zn
Les réactions mises en jeu au niveau de chaque électrode sont de la
forme : RT
2+ e-
E 1 = − 0,763 + ln(aZn 2+ )
(1) Zn + 2 ⇔ Zn 2F
RT
(2) Cu2+ + 2e- ⇔ Cu E2 = + 0,345 + ln (aCu2+ )
2F
Choisissons comme sens arbitraire le zinc comme cathode et le cuivre
comme anode, la réaction globale est donc :
Zn2+ + Cu ⇔ Cu2+ + Zn
RT aZn 2+
La force électromotrice de la pile est E = E1 – E2 = − 1,108 + ln( )
2 F aCu 2+
Lorsque les deux activités sont égales, E = -1,108 V, donc ΔG > 0
5. Diagramme E – pH (Pourbaix)
Il permet de déterminer les domaines de stabilité des formes oxydées
ou réduites d’un élément dans différents milieux (acides ou basiques).
E ( en V )
Passivation
Fe3+
Oxydation
Fe 2O3 ( s )
3,7 8 9,5
pH
Fe 2 +
Immunité Fe (s)
5. Diagramme E – pH (Pourbaix)
On constate que la thermodynamique permet de :
* Prédire le sens de réaction.
* Déterminer le potentiel d’électrode (sans passage de courant)
* Définir les domaines de stabilité du métal et ses composés.
Par contre on ne peut pas avoir des renseignements sur
La vitesse de formation du produit de corrosion
Son aptitude à protéger le métal contre la corrosion,
La vitesse de corrosion du métal : V = MIcorr/nF
Formes de corrosion
1. Corrosion généralisée
Ce type d’attaque affecte toute la structure. Elle peut être uniforme
ou galvanique.
2. Corrosion localisée
Ce type d’attaque affecte une région de la structure. C’est la
forme la plus insidieuse car elle ne peut être évaluée par le calcul
de son taux. En effet, pour une perte de poids minime, la
corrosion localisée peut être catastrophique.
1.1. Corrosion uniforme
Elle résulte de la présence de micropiles à l’intérieur du même
métal et se traduit par une perte régulière de l’épaisseur.
Groupe Vitesse de Résistance à la Utilisation possible
corrosion en corrosion
mm/an
1 < 0,15 Bonne valves, pompes, ressorts
2 0,15 à 1,5 Satisfaisante Réservoirs, canalisations,
corps de valves, etc…
3 > 1,5 Non
satisfaisante
1.2. Corrosion galvanique
Elle est accentuée au voisinage des joints métalliques. Elle
implique l’existence de deux métaux différents reliés entre
eux électriquement et baignant dans un liquide conducteur.
On admet généralement qu’une différence de potentiel
supérieure à 50 mV peut engendrer une corrosion
galvanique.
Remèdes :
Cette corrosion pourra être évitée ou diminuée en prenant
les précautions suivantes :
• Sélectionner les métaux qui sont aussi proches dans la
série galvanique
• Eviter d’utiliser une faible surface comme anode
• Isoler les métaux différents (joints en caoutchouc)
• Appliquer un revêtement anodique
• En cas de peinture, elle doit être appliquée sur les deux
métaux
• Ajouter des inhibiteurs de corrosion
2.1. Corrosion par crevasse
Elle est due à une différence de concentration dans
l’électrolyte (différence d’oxygène). Elle est provoquée par
la stagnation des fluides dans les cavités ou crevasses, les
cavités sous les têtes de boulons ou de rivets, etc.…
a) Mécanisme
- Initialement, les réactions d’oxydo-réduction, ont lieu
sur toute la surface et même à l’intérieur de la crevasse.
- L’oxygène de la crevasse se trouve rapidement éliminé à
cause d’un apport plus difficile vers cette zone.
- La réduction s’arrête alors dans la crevasse, seule l’ionisation
du métal se poursuit et l’excédent d’ions positifs est équilibré
par l’arrivée des ions Cl- qui sont plus mobiles que les ions
OH-.
- Ceci conduit à une augmentation des ions Cl- dans la crevasse
et à une formation de chlorure (M+Cl-), qui, en présence d’eau,
s’hydrolysent pour donner un hydroxyde insoluble et un acide.
M+Cl- + H2O = MOH + H+Cl-
- La présence d’acide accélère l’oxydation du métal qui à son
tour accélère l’apport des ions Cl-. On se trouve alors devant un
processus auto catalytique.
Cette forme d’attaque possède une période d’incubation qui
peut aller de 6 mois à un an mais quand l’attaque s’amorce, le
métal se détériore très rapidement.
b) Remèdes
• Utiliser des joints soudés à la place des joints par
boulons ou par rivets.
• Fermer les crevasses autour des joints non soudés
• Eviter les zones de stagnation
• Inspecter fréquemment les appareils
• Enlever les solides en suspension.
2.2. Corrosion par piqûres
C’est une attaque limitée à des zones de petites surfaces (environ
1 mm²) mais pouvant être assez profonds.
Elle est due à une hétérogénéité dans le métal, la rupture locale
d’une couche passive ou d’un revêtement, la présence d’un
dépôt de laminage.
Les matériaux passifs (Inox ou alliages d’Al) sont
particulièrement susceptibles aux piqûres en présence du chlore.
2.3. Corrosion intergranulaire
C’est une attaque localisée aux joints de grains d’un métal,
conduisant à une perte de résistance et de ductilité. Les
aciers inoxydables austénitiques 18-8 ayant subi un
traitement thermique non approprié ou les alliages du type
Duralumin (Al - 4%Cu) sont parmi les matériaux les plus
susceptibles à la corrosion intergranulaire.
Dans ce type d’alliage le phénomène est dû à la formation
de composés tels que Cr23C6 ou Al2Cu qui appauvrissent la
zone avoisinante en élément passivable (Cr, Al).
a) Mécanisme
Considérons le cas du soudage de deux plaques d’acier
18-8, un gradient de température s’établit à partir de la
région où est faite la soudure si bien que dans certains
domaines la température de l’alliage est favorable à la
précipitation des carbures de chrome. Ce carbure apparaît
aux joints de grains au voisinage desquels se forme une
zone déchromisée.
Cr23C6
Concentration of Cr
decreases near the
precipitates
b) Remèdes
Pour diminuer la corrosion intergranulaire des inoxs, on peut
envisager plusieurs solutions :
• Diminuer la teneur en carbone jusqu’à 0,02 à 0,03%
• Effectuer un traitement thermique de mise en solution à haute
température (1050 – 1150°C) suivi d’une trempe à l’eau.
• Ajouter un élément alphagène comme le molybdène.
• Ajouter des éléments plus carburigènes que le chrome
(niobium, tantale, titane)
• Utiliser des soudures électriques au lieu du chalumeau.
2.4. Corrosion érosion
Elle est associée au mouvement du fluide et résulte d’une usure
mécanique et d’une dissolution électrochimique du métal.
Les équipements les plus concernés sont les coudes et les tés dans une
canalisation, les vannes, les pompes, etc.…
Elle se caractérise par des cannelures, ravins, vagues, cratères et elle se
manifeste habituellement suivant le sens de l’écoulement.
On confond souvent corrosion érosion et corrosion abrasion. La
première est généralement causée uniquement par la vitesse du
fluide alors que la seconde exige en plus la présence des
particules abrasives en suspension.
Remèdes
* Réaliser des surépaisseurs dans les zones vulnérables.
* Eviter les coudes brusques.
* Utiliser des systèmes de filtration pour diminuer la
quantité de particules en suspension.
2.5. Corrosion sous tension
C’est un processus de développement de fissures, pouvant aller
jusqu’à une rupture complète de la pièce, sous l’action
combinée d’une tension mécanique et d’un milieu corrosif.
La dégradation en C.S.T se manifeste par des fissures ramifiées
perpendiculaires aux contraintes et peuvent être de type
transgranulaire, (aciers inoxydables) ou intergranulaire (laitons).
Remèdes
* Ajouter des éléments d’addition (Ni, Si)
* Utiliser une protection cathodique par anode sacrificielle
en s’assurant que le matériau à protéger n’est pas sensible
à l’hydrogène (risque de fragilisation par H2)
* Pour les structures soudées en matériaux fragilisables,
éviter d’utiliser des baguettes de soudure humide. (Car la
solubilité de H2 est favorisée à haute température.
2. CORROSION SÈCHE
Corrosion sèche
La corrosion sèche est une forme de dégradation de métaux
par un environnement gazeux en absence de tout
électrolyte liquide.
Les problèmes d’oxydation ou de corrosion sèche des
métaux, se retrouvent surtout là où l’on utilise des
températures élevées comme les appareils de combustion :
fours de tous genres, moteurs à combustion, turbines ou
moteurs à réactions, etc…
Comme dans beaucoup de phénomènes naturels, il convient
de distinguer le point de vue du thermodynamicien de
celui de cinéticien.
1. Aspect thermodynamique
Comme pour tout processus spontané (naturel), pour
qu’une réaction du type :
métal + gaz = produit de corrosion
se déroule spontanément, il faut que l’enthalpie libre de
la réaction à la température considérée soit négative.
La variation de l’enthalpie libre standard de formation
des oxydes ou des sulfures peut être représentée par une
équation du type : ΔG° = A + B.T
(T : la température en °K , A et B des constantes).
1.1. Affinité des métaux pour l’oxygène
.
Métal Réaction Equation Intervalle de
ΔG° = A + BT validité en °K
(cal/mol O2)
Al 4/3 Al + O2 = 2/3 Al2O3 -256 600 + 43,3T 298 – 930
Cr 4/3 Cr + O2 = 2/3 Cr2O3 -178 500 + 41,4T 298 – 1868
Co 2 Co + O2 = 2 CoO -111 800 + 34,35T 298 – 1763
Cu 4 Cu + O2 = 2 Cu2O -79 700 + 30,12T 298 – 1357
2F e + O2 = 2 FeO -124 100 + 29,9T 298 – 1642
Fe 6FeO + O2 = 2Fe3O4 -149 250 + 59,8T 298 – 1642
4Fe3O4 + O2 = 6Fe2O3 -119 250 + 67,25T 298 – 1460
2Mg + O2 = 2MgO -290 400 + 46,1T 298 – 923
Mg 2Mn + O2 = 2MnO -183 900 + 34,63T 298 – 1500
Mn 2Ni + O2 = 2NiO -116 900 + 47,1T 298 – 1725
Ni Si + O2 = SiO2 -208 300 + 43,3T 298 – 1700
Si
Métaux nobles Métaux à faible affinité
M MO -ΔH°(298) -ΔG°(298) M MO -ΔH°(298) -ΔG°(298)
kcal/mol O2 kcal/mol O2 kcal/mol O2 kcal/mol O2
Au Au2O3 0,6 12,4 Cu Cu2O 80,8 292,9
Ag Ag2O 14,4 5 Bi Bi2O3 92 330,6
Ir IrO2 40 28 Pb PbO 104 377
Hg HgO 43,4 28 As As2O3 104,6 384,2
Pd PdO 45,8 23,6 Sb Sb2O3 112,3 416
Ni NiO 114,6 423,5
Fe FeO 127,6 491,7
Métaux à forte affinité Métaux à très forte affinité
M MO -ΔH°(298) -ΔG°(298) M MO -ΔH°(298) -ΔG°(298)
kcal/mol O2 kcal/mol O2 kcal/mol O2 kcal/mol O2
Mo MoO2 132,5 554,5 B B2O3 203,5 199,9
W WO2 137 573,3 Si SiO2 209,9 196,9
Sn SnO2 138,8 580,9 Ti TiO2 247,8 232,8
Zn ZnO 166,5 696,8 Zr ZrO2 261,5 247,7
K K2O 172,8 723,2 Al Al2O3 266,4 258,2
Cr Cr2O3 181,8 760,8 Ba BaO 267 253
Mn MnO 184,1 770,4 Sr SrO 282,2 268
V V2O3 197,3 825,7 Li Li2O 284,8 267,6
Na Na2O 198,8 832 Be BeO 286,2 272,1
1.2. Affinité des métaux pour le soufre
2. Aspect cinétique
De façon générale, la vitesse de corrosion exprime la perte
d’épaisseur de métal ou la perte de masse par unité de
surface.
* Linéaire :
* Parabolique :
* Cubique :
* Logarithmique :
a) La loi linéaire
Elle est attribuée à la formation d’un film d’oxyde non protecteur,
discontinu ou volatil. Elle est suivie par tous les métaux légers alcalins et
alcalino terreux.
b) La loi parabolique
Elle est caractéristique des films épais formés à haute température sur les
alliages usuels dont la croissance est régie par des mécanismes de diffusion.
c) La loi logarithmique
Elle traduit le fait que le taux de croissance de l’épaisseur du film atteint
vite un palier. Cette loi a été observée pour l’oxydation de métaux tels que le
cuivre, le fer, l’argent, ou l’aluminium au voisinage de la température
ambiante.
d) La loi cubique
Elle a été observée avec certains métaux à des températures modérées :
cuivre, nickel, zirconium. Elle se situe entre une loi logarithmique et une loi
parabolique.
Les lois observées ne sont pas uniques et on peut avoir un processus
linéaire succédant à un processus parabolique ou l’inverse. Des
anomalies dans les lois cinétiques peuvent également résulter de perte
d’adhérence du film de corrosion ou de modifications structurales
dues à des phénomènes de recristallisation.
Dans le cas des alliages, la composition du film peut évoluer en
fonction du temps et provoquer ainsi des changements dans les
lois cinétiques.
Les données cinétiques sont très souvent insuffisantes lorsque l’on
veut élucider les mécanismes de croissance de produit de corrosion. Il
est alors indispensable de faire appel à des techniques susceptibles de
fournie des informations d’ordre morphologique (microscope optique
et MEB) et d’ordre structural (diffraction des rayons X).
Exemples
3. Morphologie des couches de corrosion
La nature protectrice d’une couche est définie par le critère
de Pelling- Bedworth :
R= Md
nmD
• R : Coefficient d’expansion
• M : Masse moléculaire de l’oxyde
• m : Masse moléculaire du métal
• d : Densité du métal
• D : Densité de l’oxyde
• n : Nombre d’atomes métalliques engagés dans la formule
de la molécule d’oxyde.
* R < 1 : l’oxyde formé ne couvre pas le métal et la couche n’est pas
protectrice.
* R > 1 : le film est protecteur.
* R > 2,5 : l’oxyde est soumis à des contraintes de compression
provoquant une fissuration de la couche qui perd son caractère
protecteur.
3. GALVANISATION
Généralités
§ Définition:
La galvanisation est un procédé de revêtement anticorrosion qui
repose sur la formation d’une barrière : couche de zinc
§ Zinc:
ü faible stabilité thermodynamique
ü Oxydation rapide en présence d’agents oxydants è
libération de Zn++
ü le zinc joue un rôle protecteur par formation de :
ZnCO3
Zn5(CO3)2(OH)6
Zn(OH2)
Protection électrochimique
Réaction de galvanisation
Revêtement galvanisé: double diffusion entre zinc et fer
è formation de couches Fe-Zn
Galvanisation à chaud
Recouvrement de l’acier d’une couche par immersion dans
un bain de zinc fondu
Préparation de surface
§ Dégraissage:
Enlèvement de salissures, l’acier est plongé dans une
solution de carbonate de sodium, de soude et de détergents
§ Décapage:
Elimination des calamines et des oxydes par utilisation de
l’acide chlorhydrique additionné d’un inhibiteur
Galvanisation à chaud
§ Fluxage:
* Eviter la réoxydation de l’acier
* Améliorer la réactivité acier/zinc
* Utilisation d’une solution aqueuse de chlorure
d’amonium et de zinc
* Fluxage par voir sèche et par voie humide
Galvanisation à chaud
Galvanisation à chaud
1. Galvanisation au trempé des pièces finies
2. Galvanisation en continu des tôles
3. Galvanisation des produits longs
1. Galvanisation au trempé des pièces finies
§ Concerne les éléments de construction prêts à
l’emploi
§ Pas de conditions sur le fini de surface
Préparation de surface
§ Dégraissage:
§ Alcalin : bain de carbonate de sodium et de soude
additionnés de polyphosphate ou silicate de sodium,
nécessite un rinçage avant décapage
§ Acide : ne nécessite pas un rinçage avant décapage
§ Alcalin biologique : utilisation de bactéries dans le bain,
pas de rinçage avant décapage
1. Galvanisation au trempé des pièces finies
§ Décapage :
§ Par voie humide : s’effectue à l’acide chlorhydrique dilué
à T° Ambiante è formation de chlorures de fer; aspect de
surface satiné
§ Mécanique : grenaillage
§ Fluxage
§ Flux employés : ZnCl2, 2(NH4Cl)
§ Galvanisation à sec
§ Galvanisation humide
1. Galvanisation au trempé des pièces finies
Bains de galvanisation (composition)
1. Galvanisation au trempé des pièces finies
Bains de galvanisation (Immersion)
§ Echanges thermiques bain/pièce pour une mise à
l’équilibre.
§ Destruction des flux sur la surface de la pièce è
Mouillabilité optimale.
§ Vitesse : 2 à 3m/min
§ Durée : 4 à 10 min
1. Galvanisation au trempé des pièces finies
Bains de galvanisation (Sortie du bain)
§ Emersion :
sa vitesse influe sur l’épaisseur finale du
revêtement obtenu : 0,5 à 2m/min
§ Refroidissement
se fait par immersion dans l’eau pour pièces
massives et pièces galvanisées à haute température
1. Galvanisation au trempé des pièces finies
Normalisation – Contrôle
2. Galvanisation en continu des tôles
Consiste à procéder en même temps au recuit métallurgique
de la tôle et à sa préparation de surface
Installation
§ Section d’entrée : approvisionnement en bandes d’acier
§ Section de traitement : préparation de surface dans
§ Section de dégraissage chimique complétée d’un brossage
mécanique
§ Section des fours constituée de zone de préchauffage,
chambre de maintien, jets de refroidissement
2. Galvanisation en continu des tôles
§ Section de revêtement :
§ Elle comprend le bain de métal liquide, l’essorage
du revêtement
§ L’immersion se caractérise par:
§ Temps de trempé extrêmement court
§ Addition d’aluminium dans le bain de zinc (0,16 à
0,2%)
§ Section de sortie : comprend les traitements de
surface, une cisaille et bobineuse pour dégager le
produit.
2. Galvanisation en continu des tôles
3. Galvanisation des produits longs
Procédé continu comportant :
§ Traitement thermique par passage dans un four
ou un bain de plomb à 500°C
§ Décapage, fluxage
§ Entrée dans le bain de zinc pur
3. Galvanisation des produits longs
Procédé DELOT
Applications: Aciers galvanisables
Applications: Aciers galvanisables
Défauts de galvanisation
§ Surépaisseurs, écaillages : liés à une forte
réactivité de l’acier
§ Mattes
flottantes : composés Fe-Zn, Fe-Zn-Al,
qui donnent des grains sur les pièces
§ Manques de prises : tâches noires dues à
§ Mauvaise préparation de surface
§ Haute teneur en Al
Défauts de galvanisation
Conclusion
Galvanisation Autres revêtements Peinture
métalliques
Lien métallurgique entre le Aucun lien Revêtement distinct
revêtement et l’acier
Durée de vie très longue Durée de vie variable Durée de vie variable
Protection électrochimique Pas de protection Pas de protection
électrochimique électrochimique
Protection entière de la pièce Protection des surfaces Protection des surfaces
accessibles seulement accessibles seulement
Excellente résistance aux Bonne résistance aux chocs Mauvaise résistance aux
chocs chocs
Excellente résistance à Bonne résistance à Mauvaise résistance à
l’abrasion l’abrasion l’abrasion
Très facile à inspecter Parfois difficile à inspecter Assez facile à inspecter
4. PEINTURE INDUSTRIELLE
Introduction
Le problème de corrosion poursuit l’homme depuis des siècles et ceux dans
de nombreux domaines: Les grandes installations industrielles, les canalisations
souterraines, les moyens de transport, etc.…
La peinture est un revêtement opaque généralement composé d'un liant, de
liquides, d'additifs, ainsi que de pigments et charges. Appliquée à l'état liquide,
forme un film continu en séchant, qui protège et décore le support.
Le rôle principal de la peinture anticorrosive est d`isoler un matériau de
l`environnement dans lequel il travaille.
73
Principaux constituants des peintures
Les peintures sont formulées à partir de matières premières qui
leur confèrent des propriétés physico-chimiques spécifiques
ü Liant et/ou mélange de liants
ü Pigments
ü Matières de charges
ü Solvant
ü Diluant
ü Additifs
74
Principaux constituants des peintures
ü Liant et/ou mélange de liants
Partie non volatile du milieu de suspension des peintures
et vernis
Assure le lien entre les composants
L’adhérence de la peinture au subjectile
75
Principaux constituants des peintures
ü Pigments
Solides pulvérulents, minéraux ou organiques, insolubles
dans le milieu de dispersion
Opacité et couleur
Améliore les propriétés physiques:
q Dureté du film
q Son imperméabilité
q Sa résistance à la corrosion
76
Principaux constituants des peintures
ü Matières de charges
Substances en poudre
Insolubles dans les milieux de suspension,
Souvent blanches ou faiblement colorées
Indice de réfraction inférieur à 1,7
77
Principaux constituants des peintures
ü Solvant
constituant liquide, simple ou mixte, volatil dans des
conditions normales de séchage, ayant la propriété de
dissoudre totalement le liant, même à forte concentration.
78
Principaux constituants des peintures
ü Diluant
liquide simple ou mixte, volatil dans des conditions normales de
séchage, incorporé en cours de fabrication ou ajouté au moment de
l’emploi
pour obtenir les caractéristiques d’application requises sans entraîner
de perturbations, après application, le diluant s'évapore et la peinture
durcit .
79
Principaux constituants des peintures
ü Les additifs
Substances souvent incorporées à faible dose dans les liants, vernis,
peintures.
q Agents antipeaux
q Agents antisédimentation Peinture en phase aqueuse
q Agents dispersants
q Agents de tension
q Agents de dégazage Peinture en poudre
q Agents de matage et accélérateur
80
Classification des peintures
Peintures en phase solvant
Peintures en phase aqueuse
Peintures réticulant sous rayonnement UV
Peintures en poudre
81
Peintures en phase solvant
q Des solutions polymériques qui donnent sur le subjectile une pellicule
filmogène continue, adhérente et insoluble en présence des solvants usuels
q Le durcissement : mécanisme physico-chimique qui permet le passage de
l’état liquide à celui de solide
ü Réaction d’oxydopolymérisation
ü Réaction entre deux groupements chimiques spécifiques
ü Réaction de polycondensation
82
Peintures en phase solvant
q Séchage physique un réseau macromoléculaire dont les chaînes
polymériques sont liées entre elles par des liaisons de faible énergie
83
Peintures en phase aqueuse
Liants hydrosolubles : macromolécules de type alkyde, acrylique
en solution, d’aspect limpide, de masse moléculaire comprise entre 1 000
et 5000 et dont le diamètre n’excède pas 0,001 µ m
Ces liants sont généralement solubilisés dans un mélange solvant constitué
d’éthers de glycol et d’eau
Le mélange pondéral éther de glycol/eau dépend de la nature chimique du
polymère, de la solubilité de l’éther de glycol
84
Peintures en phase aqueuse
Liants hydrodispersés ou hydrodiluables:
Les dispersions colloïdales : des suspensions de particules polymériques dans
l’eau, qui n’ont aucune affinité pour se combiner avec elle, donc de se solubiliser.
Ces particules, de masse moléculaire comprise entre 50 000 et 200 000, ont un
diamètre compris entre 0,001 et 0,1 µ m
85
Peintures en phase aqueuse
Liants hydrodispersés ou hydrodiluables:
Les émulsions, d’aspect opaque, sont des dispersions de deux liquides non
miscibles entre eux. L’un des liquides forme la phase dispersante continue (eau),
l’autre la phase dispersée discontinue constituée de particules polymériques dont le
diamètre est généralement de l’ordre de 0,1 µ m et les masses moléculaires
comprises entre 200 000 et 1 000 000.
86
Peintures réticulant sous rayonnement UV
Ces peintures sont des préparations exemptes de solvant qui réticulent
par ouverture des doubles liaisons présentes dans les prépolymères en présence
de photo initiateurs et/ou photosensibilisateurs
87
Peintures en poudre
Les peintures thermoplastiques sont formulées à partir de liants tels que
polyamide, polymères fluorés, quant aux poudres thermodurcissables, elles le
sont à partir de résines époxydiques, polyesters, acryliques
88
Les différents types de séchage
Il existe deux grandes familles de séchage pour les peintures:
§ séchage air
§ séchage four
A- séchage air
1- Séchage par oxydopolymérisation
Ce type de séchage est obtenu par durcissement des liants qui contiennent, dans
leur chaîne macromoléculaire, des liaisons insaturées ou doubles liaisons.
2- Séchage par polyaddition
La formation du feuil par séchage air, résultat de la réaction chimique entre
groupements fonctionnels spécifiques, ne donne lieu à aucune élimination d’un
corps tiers
89
Les différents types de séchage
3- Séchage physique
peintures en phase solvant: Le film est obtenu par enchevêtrement des
macromolécules et leur cohésion assurée par des liaisons intermoléculaires de type Van
der Waals.
peintures en phase aqueuse: La formation du film est obtenue par coalescence,
c’est-à-dire par fusion des particules sous l’action des forces capillaires lors de
l’évaporation de l’eau.
90
Les différents types de séchage
Séchage air : peinture séchant par coalescence
91
Les différents types de séchage
3- Séchage par rayonnement ultraviolet
La photoréticulation sous l’action du rayonnement UV consiste en l’ouverture des doubles
liaisons présentes dans les polymères et/ou monomères insaturés. Elle se fait très souvent
en présence de photoinitiateurs et/ou de photosensibilisateurs.
La réaction se fait généralement en trois phases:
la phase d’initiation qui permet l’obtention des radicaux ;
la phase de propagation à partir de laquelle il y a croissance de la chaîne polymérique ;
la phase de terminaison par laquelle il y a arrêt de la polymérisation et régénération du
donneur de radicaux dans son état initial.
92
Les différents types de séchage
Séchage air par rayonnement ultraviolet
93
Les différents types de séchage
B- séchage four
1- Séchage par polycondensation
Contrairement à la polyaddition, la polycondensation donne lieu à une réaction
chimique entre deux groupes fonctionnels réactifs et s’accompagne de
l’élimination d’un corps tiers (eau, alcool, formol...).
2- Séchage par polyaddition
Bien que les matières premières soient différentes de celles utilisées dans la
polyaddition par séchage air, le mécanisme de formation du feuil des peintures et
vernis lui est comparable.
94
Application des peintures
Pour passer des peintures à solvants aux peintures à eau il faut repenser les installations et
intégrer dés la conception des contraintes tel que :
La corrosion
L’hygrométrie
La pollution
Du comportement de la peinture :
§ une extrême rigueur est obligatoire pour le réglage de la vitesse de rotation et du
positionnement des systèmes de distribution de la peinture et de la courbe de cuisson (sous
peine de sanctions immédiates sur la qualité du revêtement) ;
§ la caisse automobile doit être chauffée à 70 °C pendant quelques minutes (évaporation de
l'eau) puis refroidie afin que le vernis final solvanté soit appliqué sur la carrosserie froide
(sous peine de graves défauts d'aspect).
95
Application des peintures
Malgré les avantages financiers retirés de :
• l'ininflammabilité des peintures (baisse des primes d'assurances),
• l'inutilité d'une préparation des peintures (produits prêts à l'emploi),
• la réduction considérable des émissions
L’utilisation des produits en phase aqueuse reste d'environ 20 % plus coûteuse
que l'utilisation des peintures solvantées classiques.
96
Application des peintures
La peinture d'une automobile sera constituée d'au moins 4 couches :
les différentes couches de peinture sur la carrosserie d’une automobile
98
Plan de la présentation
Introduction
Principaux constituants des peintures
Classification des peintures
Les différents types de séchage
Application des peintures
La peinture et l’environnement
Conclusion
99
La peinture et l’environnement
1- Émission des composés organiques volatiles (COV)
Les COV sont les matières qui s’évaporent dans des conditions de séchage
normales. Principalement, tous les solvants des peintures et des mastics à
l‘exception de l’eau, sont des matières organiques volatiles.
L’utilisation des peintures en phases aqueuse permet de réduire les
émissions de COV car pour ces peintures le solvant principal est l’eau.
100
La peinture et l’environnement
2- Émission de particules
Particules émises dans l'atmosphère au cours de l'application,
résultats par exemple de vaporisation excessive, du ponçage, et
jusqu'à un certain point au cours de la fabrication des produits (la
poussière de pigment par exemple).
101
Conclusion
La peinture est une technique efficace de lutte contre la corrosion.
l´application de la peinture constitue la dernière étape du processus de
fabrication. Commettre des erreurs au cours de cette étape peut anéantir tous
les efforts accomplis jusque là.
Les deux principales familles de peintures sont les peintures en phase
aqueuse et les peintures à solvant.
102
5. INHIBITEURS
Introduction
Un inhibiteur est une substance chimique que l'on ajoute en
petite quantité au milieu pour diminuer la vitesse de corrosion
du matériau métallique à protéger. Leur domaine d'utilisation
recouvre les milieux acides, la vapeur, et les eaux de
refroidissement.
- Les inhibiteurs anodiques;
- Les inhibiteurs cathodiques;
- Les inhibiteurs organiques.
La passivité
La passivité: la formation d’une couche mince d’oxyde qui
protège le matériaux contre la corrosion.
Deux grandes familles des alliages passivable : les inox et les
alliages d’aluminium.
Le matériaux devient passif : lorsque le potentiel de
corrosion augmente le métal se dissout vite, cependant il
finit par construire une couche mince d’oxyde insoluble.
les inhibiteurs de corrosion
1. Inhibiteurs anodiques ou passivants
consiste à élever la valeur du potentiel de corrosion du matériau afin de
L’amener à une valeur pour laquelle il y a formation d'un film passif
protecteur.
* Les ions oxydants comme CrO42- qui peuvent passiver l'acier en
l'absence d'oxygène;
* Les ions non oxydants (MoO42- , WO42- , etc…) qui nécessitent la
présence d'oxygène et déplacent la réaction cathodique de réduction
de ce dernier en favorisant son adsorption à la surface du métal.
les inhibiteurs de corrosion
Courbe anodique d’un métal passivable
les inhibiteurs de corrosion
2. Inhibiteurs cathodiques
l'action de ces inhibiteurs se traduit par une diminution de la vitesse de la
réaction cathodique et donc par un déplacement du potentiel de
corrosion vers des valeurs moins nobles.
Les poisons cathodiques (composés à base d’arsenic, d’antimoine..)
qui rendent plus difficile la réduction de H+.
Les précipités cathodiques (carbonate de calcium ou de magnésium) qui
créent des couches isolantes peu conductrice s’opposant à l’accès de
l’espèce cathodique à la surface et diminuant la vitesse de corrosion
les inhibiteurs de corrosion
3. Inhibiteurs organiques :
modifient à la fois les réactions anodique et cathodique en affectant
l'ensemble de la surface.
L’adsorption des composés organique à la surface du matériau peut
avoir les effets suivant:
Effet de neutralisation du milieu corrosif;
Action filmante à la surface du métal
Méthodes d’étude des inhibiteurs de corrosion
Il faut distinguer:
- Essais sur surface métallique propre
- Essais sur une surface déjà recouverte d’un produit de corrosion
Il est nécessaire de respecter les rapports entre la surface du
métal, le volume du réactif et la concentration de
l’inhibiteur
Les essais électrochimiques apportent d’intéressantes
indications au mécanisme d’action de l’inhibiteur
Méthodes d’étude des inhibiteurs de corrosion
Mesure du potentiel de corrosion
Elle indique le type de l’inhibiteur suivant le sens de
déviation du potentiel par rapport au potentiel mesuré en
absence d’inhibiteur.
Mesure de la résistance de polarisation
Par le tracé de la courbe I = f (E) au voisinage du potentiel de
corrosion
Modes d’expression de l’efficacité d’un inhibiteur
le taux d’inhibition
u0 − u
τ% = .100
u0
le coefficient d’inhibition
u0
γ =
u
Domaine d’emploi des inhibiteurs
Dans le cas d'un circuit véhiculant de l'eau déminéralisée, des
concentration minimes d'inhibiteurs minéraux comme les
chromates, nitrites, polyphosphates, benzoates ou borax
permettent d'obtenir une bonne protection.
En présence d'oxygène, il suffit généralement d'abaisser sa
teneur par dégazage.
On peut également, suivant les matériaux, utiliser:
inhibiteur passivant. Toutefois, lorsque le circuit contient
des chlorures,
inhibiteur non passivant dans le cas ou le circuit contient
une forte concentration des chlorures.
Domaine d’emploi des inhibiteurs
Dans les systèmes de réfrigération en circuit fermé, on peut
éliminer l'oxygène et la corrosion par un simple ajustement du
pH à une valeur suffisamment élevée. Les chromates et les
nitrites sont efficaces dans ce cas;
Dans le cas des mélanges antigels (eau + glycol), le glycol est
oxydé par les nitrites et les chromates et conduit à la formation
d'acides organiques corrosifs. On utilisera dans ce cas un
mélange de borax;
Pour les circuits ouverts, l'addition de chaux et de
polyphosphates est souvent préconisée;
Dans le cas de saumures, on utilisera souvent des inhibiteurs
organiques.
6. PROTECTION CATHODIQUE
Historique
La première utilisation pratique date de 1823 en Angleterre;
Développement substantiel à partir de 1920;
Revêtement et protection cathodique de toutes les canalisations
transportant le gaz ou le pétrole vers 1930;
Ä Création de l’association NACE qui compte actuellement plus de 17
000 membres.
Généralités
La corrosion électrochimique nécessite deux conditions essentielles :
- une pile comportant une anode et une cathode avec une différence
de potentiel notable ;
- un milieu conducteur d’ions et d’électrons (électrolyte).
Principe de la protection cathodique (1/2)
Icor - +
Sol
Électrolyte
Sol
Électrolyte
EA EC
EA EC
Ancienne Cathode Nouvelle anode
Anode Cathode anode }
}
Ecor Cathode Ep
Sans protection Avec protection cathodique
Principe de la protection cathodique (2/2)
Potentiels
cathode Ec
Ecor
Ep seuil de protection cathodique
anode EA
Intensité de
courant
0 Icor
Ep
Ip
Systèmes de mise en oeuvre
1. Anode sacrificielle
Regard sol
O2 , H2O
Zn A
N
O Canalisation
D
E
Zone poreuse
pour éliminer Zn 2 +
Systèmes de mise en oeuvre
1. Anode sacrificielle
Regard sol
électrons
Zn A O2 , H2O
N
O
Canalisation
D
E
Zn 2 +
Systèmes de mise en oeuvre
1. Anode sacrificielle
Regard sol
électrons
O2 , H2O
Zn A
N
O Canalisation
D
E
Zn 2 + OH-
Systèmes de mise en oeuvre
1. Anode sacrificielle
Regard sol
électrons
O2 , H2O
Zn A
N
O Canalisation
D Oxydation
E
Réduction
Zn 2 + OH-
Systèmes de mise en oeuvre
2. Courant imposé
- +
G I
sol
O2 , H2O
Canalisation à protéger Anode ( déversoir )
Systèmes de mise en oeuvre
2. Courant imposé
- +
G I
électrons
sol
O2 , H2O
Canalisation à protéger Anode ( déversoir )
Dimensionnement des systèmes de protection
( cas des canalisations )
L’évolution du potentiel d’une canalisation en fonction de la distance
entre le point considéré et le poste anodique (loi de télégraphistes)
Le courant qui entre dans une portion de conduite x est donné par :
dI = (E/R)dx
R : résistance transversale de la conduite en Ω.m
La chute de potentiel est donnée par :
dE = r.I.dx (*)
r : résistance longitudinale de la conduite en Ω.m-1
Dimensionnement des systèmes de protection
L’équation générale est obtenue en
dérivant l’expression précédente (*)
par rapport à x soit :
d 2E r
2
= E
dx R
Pour une conduite finie :
Ch a( L − x) Cha (l − x)
E x = E0 = γ .I 0
Ch al Sh aL
E 0 Sha(l − x) Sh a(l − x)
Ix = = I0
γ Ch al Sh aL
Dimensionnement des systèmes de protection
Avec :
r
a= :Rcoefficient d’atténuation en m-1.
γ = rR: résistance caractéristique de la conduite en Ω.m
L = longueur de la conduite en m.
x = abscisse d’un point à une distance de l’origine
E0, I0 = potentiel et courant au point de soutirage.
Dimensionnement des systèmes de protection
Détermination de la résistance des anodes
Ud : tension du générateur ou différence Ud Rd i
de potentiel entre anode et structure.
Ra
Rc : résistance de la cathode.
Rc
Rd : résistance des câbles électriques Schéma équivalent
Ra : résistance de l’anode.
Dimensionnement des systèmes de protection
La résistance de l’anode est calculée à l’aide de la formule de DWIGHT soit :
• Anode cylindrique enterrée verticalement
Avec
ρ ⎛ 4L ⎞
Ra = ⎜ ln − 1⎟
Ra : résistance de l’anode. 2π L ⎝ r ⎠
: résistivité du sol ou du milieu ambiant an Ω.m
ρ L : longueur de l’anode en m
R : rayon ou rayon équivalent de l’anode en m.
• Anode cylindrique enterrée horizontalement
ρ ⎛ 2L 2L S S2 S4 ⎞
RH = ⎜⎜ ln + ln −2+ + 2 + ... ⎟⎟ : profondeur en m.
2πL ⎝ a S 4
L 4 L 512L ⎠ S
2
Mesures et contrôles
Mesure de la résistivité du sol
ΔV
ρ = 2πa
I
a : distance entre les piquets en m.
ΔV : différence de potentiel entre les.
piquets.
I : intensité de courant.
Méthode des quatre terres
ρ : résistivité Ω.m
Mesures et contrôles
Mesure des potentiels
Les électrodes de référence les plus utilisées en protection
cathodique sont :
- L’électrode au sulfate de cuivre ;
- L’électrode au chlorure d’argent ;
- L’électrode de zinc.
Mesure des intensités
Lorsque les intensités à mesurer sont faibles, il faut utiliser des
milliampèremètres très sensibles.
Mesures et contrôles
Maintenance et entretien
Maintenance systématique des installations de protection
cathodique.
Influence des courants vagabonds
Interaction canalisation – voie ferrée