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CPRP4 Publi 2

Ce document présente le Cadre de Politique de Réinstallation des Populations pour le projet d'alimentation en eau potable de Bamako à partir de Kabala. Le projet vise à accroître l'accès à l'eau potable pour faire face à l'urbanisation et la croissance démographique. Le document décrit les principes, procédures et plans de suivi pour la réinstallation des populations en cas d'acquisition de terres.

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Ce document présente le Cadre de Politique de Réinstallation des Populations pour le projet d'alimentation en eau potable de Bamako à partir de Kabala. Le projet vise à accroître l'accès à l'eau potable pour faire face à l'urbanisation et la croissance démographique. Le document décrit les principes, procédures et plans de suivi pour la réinstallation des populations en cas d'acquisition de terres.

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PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA VILLE DE BAMAKO A

PARTIR DE LA LOCALITE DE KABALA


FINANCEMENT ADDITIONNEL _ BANQUE MONDIALE

Cadre de Politique de Réinstallation des Populations (CPRP) de l’AEP des


villes de Kita, Markala, Selingué, Gao, Bougouni et Nioro du Sahel

RESUME EXECUTIF
Le projet KABALA (Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de la
station de Kabala) initié par le Ministère de l’Énergie et de l’Eau dans le cadre du Plan
directeur d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako et environs est un projet
d’envergure qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et du Cadre Stratégique
pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP), axé sur les objectifs du millénaire
pour le développement (OMD).
L’objectif principal de ce projet est d’accroître durablement l’accès à l’eau potable et à
l’assainissement de toutes les populations face aux besoins de plus en plus croissants dus à la
forte urbanisation et à la croissance démographique accélérée. Le périmètre de la concession
du service public de l'eau potable confié aux deux sociétés d'eau potable (SOMAPEP SA et
SOMAGEP SA), est constitué de dix-huit (18) centres : Kayes, Kita, Nioro, Bamako, Kati,
Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Sélingué, Koutiala, Ségou, Markala, San, Bandiagara, Mopti,
Tombouctou, Gao et Kidal.
En vue de renforcer les dispositifs existants d’alimentation en eau potable des populations au
niveau des centres urbains où l’alimentation en eau potable reste une problématique majeure
le Gouvernement Mali avec l’appui de la Banque mondiale prépare un financement
additionnel pour combler les besoins nécessaires pour faire face aux défis susmentionnés au
niveau de six centres dont Bougouni, Kita, Markala ; Gao, Séligué, Nioro.
Le projet comprend quatre composantes, à savoir : Composante 1 : Stockage et Transfert ;
Composante 2 : Distribution ; Composante 3 : Renforcement du système d’alimentation en
eau potable de six (6) centres Kita, Markala, Selingué, Gao, Bougouni et Nioro ; Composante
4: gestion du Projet.
Les activités prévues sont susceptibles d’entrainer une acquisition de terres, et d’engendrer
des impacts socioéconomiques négatifs1 sur les populations. Le règlement ou l’atténuation de
ces impacts sociaux et économiques négatifs va exiger l’application de la Politique
Opérationnelle de la Banque mondiale, en l’occurrence la PO 4.12 relative au déplacement
involontaire des populations. C’est en conformité avec cette politique et les exigences des
politiques nationales en matière de protection des populations déplacées que le présent Cadre
de Politique de Réinstallation des Populations (CPRP) a été préparé. Ce document constitue
une révision du CPRP de base qui n’avait pris en compte que les communes de Bamako.
Afin de d’éviter, sinon de minimiser les conséquences sociales négatives résultant de la mise
en œuvre du projet sur les populations, le présent Cadre de Politique de Réinstallation des
Populations (CPRP) décrit les objectifs, principes et procédures qui encadrent le régime de
l’acquisition des terrains et des compensations en cas de réinstallation consécutive à la mise
en place d’infrastructure d’utilité publique par le projet. Il clarifie les règles applicables à
l’identification des personnes qui sont susceptibles d’être affectées par la mise en œuvre du
projet et permet de guider le processus de mise en œuvre des sous-projets qui entraîneront une
réinstallation. En effet, pour chaque activité susceptible d’impliquer une réinstallation, la
Banque requiert qu’un plan de réinstallation acceptable cohérent avec les éléments du cadre
de politique, lui soit soumis pour approbation avant le financement.
La détermination précise du nombre de personnes qui seront affectées par le projet n’est pas
réalisable à ce stade de préparation du projet où les sites d’intervention ne sont pas encore
bien précisés. Dans le cadre de l’élaboration d’éventuels Plans d’Action de Réinstallation, des
études socioéconomiques seront menées pour connaître de façon précise le nombre et la
qualité des personnes affectées, une fois que les sites seront connus. Toutefois, compte tenu
de la nature des investissements à réaliser et de l’intensité moyenne des problèmes fonciers
dans les communes rurales où seront majoritairement réalisées les infrastructures, on peut
espérer que les déplacements de populations seront limités.
L’analyse du cadre politique, juridique et institutionnel dans lequel le Financement
Additionnel du Projet Kabala fonctionnera reste la constitution de la République du Mali qui
stipule en son article 13, le droit de propriété et consacre les principes juridiques
fondamentaux de l’expropriation. Conformément à cet article, « nul ne peut être exproprié que
pour cause d’utilité publique et contre une juste et préalable indemnisation »et la loi N°02-008
loi du 12 février 2002 en vertu de l’article 225 « nul ne peut être exproprié si ce n’est pour
cause d’utilité publique et moyennant une juste et préalable indemnité ». La procédure
d’expropriation est contenue dans les articles 234 à 246 de la loi N°02-008 loi du 12 février
2002. Nul ne peut être exproprié si ce n'est pour cause d'utilité publique et moyennant une
juste et préalable indemnisation
Les modes d’occupation des terres sont régis l’Ordonnance n°00-027/P-RM du 22 mars 2000
portant Code Domanial et Foncier (CDF) modifiée et ratifiée par la Loi N° 02-008 du 12
février 2002 et modifiée tout récemment par la Loi n°2012-01/ du 10 janvier 2012. Dans le
CDF, la question de l’accès à la terre, d’une manière générale, et de la propriété foncière, en
particulier, est réglée par les dispositions relatives aux titres formels et aux droits de détention
coutumière.
En ce qui concerne les politiques de la Banque, les activités de la Composante 3
« Renforcement du système d’adduction d’eau Potable au niveau de 6 centres » du
financement additionnel du Projet Kabala pouvant engendrer des impacts négatifs risquent de
déclencher la politique opérationnelle P.O 4.12 sur la Réinstallation Involontaire. Le
déclenchement de celle-ci va avoir comme corolaire l’élaboration des instruments de
sauvegarde.
De façon générale, c'est la nécessité d'une acquisition de terrain occupée ou exploitée par des
personnes, pour les besoins d’un projet, qui déclenche la politique de réinstallation
involontaire.
Selon la législation malienne toute personne affectée par le projet, qui est propriétaire (légal
ou coutumier) et qui a été recensée dans l’emprise du tracé de la pose de canalisations, est
considérée éligible à une compensation conformément à article13 de la Constitution, et à
l’article 26 et article 43 du CDF.
Toutes les personnes affectées par les activités du projet doivent bénéficier d’une
indemnisation et en conformité avec la législation nationale et les dispositions de la politique
Opérationnelle 4.12 de la Banque et cela de façon juste et équitable. Cette indemnisation sera
calculée à partir d’une date butoir.
Plusieurs types de conflits peuvent surgir en cas de réinstallation. Pour trouver une solution
satisfaisante aux conflits qui naîtraient du processus de réinstallation, il sera mis en place, au
niveau des communes des six (6) centres, un mécanisme de gestion des plaintes. Les
règlements à l’amiable seront privilégiés. Toutefois, les autres voies, comme le recours à la
justice, resteront ouvertes pour les personnes qui le désirent.
La Cellule de coordination du Projet et les communes concernées auront la responsabilité de
conduire les opérations de réinstallation qui interviendraient dans le cadre du financement
additionnel du projet. Un plan de suivi est proposé pour pouvoir évaluer si les buts des plans
de réinstallation et de compensation ont été atteints. Le plan de suivi indique les paramètres
du suivi, et désigne les personnes ou les institutions qui sont chargées d’accomplir les
activités de suivi.
Dans le cadre de l’actualisation du présent CPRP, des consultations effectuées ont été
conduites dans le but d’assurer la participation des parties prenantes au processus. Ces
consultations publiques organisées à travers des rencontres d’acteurs clés (Coordination de
gestion du Projet, les autorités administratives et coutumières, les maires, la société civile ;
regroupé autour d’une réunion ou en atelier, ont permis d’informer, sur le financement
additionnel du Projet au niveau des six centres, les interventions futures. Ainsi, les échanges
ont porté sur la problématique de l’eau au niveau des six centres, l’alimentation en quantité
suffisante aux regards des défis démographiques les objectifs et les composantes du
financement additionnel du Projet Kabala, la zone de couverture, les impacts négatifs
susceptibles d’être générés et les mesures d’atténuation prévues.
Pour l’essentiel, tous les acteurs rencontrés et particulièrement les femmes se sont prononcé à
l’unanimité quant au bien-fondé du financement additionnel du Projet Kabala et notamment
les objectifs et l’extension de la zone de couverture qui au regard de la démographie constitue
une urgence car l’eau est source de vie.
Quant aux préoccupations exprimées, elles portent sur les conditions des branchements
sociaux, l’extension du réseau ; la tarification de l’eau, l’installation des bornes fontaines le
nombre de bénéficiaires potentiels, les procédures de leur approbation, les activités à conduire
dans les nouveaux centres et les consultations des acteurs des nouveaux centres.
Un budget indicatif de 255 000 000 F CFA a été établi pour permettre au financement
additionnel du projet Kabala de prendre en compte le coût éventuel de la réinstallation dans
ses prévisions budgétaires et ses requêtes de financement auprès de l’Etat.
Source de financement
Activités Coût total FCFA Gouvernement du FA
Mali (SOMAPEP) /KABALA
Acquisition (possible) de terres A déterminer en fonction de
(localisation et surface requise à la localisation et de la Mali
déterminer) superficie
Pertes (en ressources forestières, A déterminer en fonction de la Mali
localisation et de la superficie
agricoles, économiques)
Pertes d’actifs, d’accès aux actifs ou 65.000.000 F Mali
aux moyens d’existence, ainsi que
toute autre assistance par le PAR
Provision pour la réalisation des Banque
120. 000 000F CFA
PAR éventuels Mondiale
Sensibilisation et formation des
acteurs (ONG et Associations) sur Banque
30. 000 000F CFA
l’importance de la sécurisation Mondiale
foncière et la réinstallation
Formation des membres des
commissions d’évaluation et de Banque
20.000000CFA
réinstallation Mondiale

Suivi & Évaluation Banque


20.000.000F CFA
Mondiale
NB : Le gouvernement Malien prendra en charge les activités suivantes :
 Acquisition (possible) de terres (localisation et surface requise à déterminer)
 Pertes (en ressources forestières, agricoles, économiques)
 Pertes d’actifs, d’accès aux actifs ou aux moyens d’existence, ainsi que toute autre assistance par le
PAR

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