Corrigés des exercices de suites numériques
Corrigés des exercices de suites numériques
ANNEXE A
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Chapitre 1
Suites numériques
1
1.6 a) On définit la fonction fn sur R+ par fn (x) = , la fonction fn est continue sur R+ ,
ch n x
1
au voisinage de +∞, on a ch x ∼ ex , donc fn (x) ∼ 2n e−nx , pour n entier naturel non nul, la
2
fonction x 7−→ e−nx est intégrable sur [1, +∞[, donc la fonction fn est intégrable sur R+ , donc
Z +∞
dx
l’intégrale n converge, donc la suite U est définie.
0 ch x
Z A
dx
b) Soient n un entier naturel non nul et A un réel positif, on intègre par parties ,
0 ch n+2 x
on obtient :
Z A A A Z A
n sh x ch n−1 x
Z
dx 1 dx th x
= = − th x − dx,
0 ch n+2 x 0 ch n x ch 2 x ch n x 0 0 ch 2n x
A A
Z A
sh 2 x ch 2 x − 1
Z Z
dx th A th A
= dx =
+n + n dx,
0 ch n+2
x 0 ch n+2
ch n A
x n
ch A 0 ch n+2 x
Z A Z A Z A
dx th A dx dx
= + n − n · (1)
0 ch n+2 x ch n A 0 ch n x 0 ch n+2 x
th A
On a lim th A = 1 et lim ch A = +∞, donc lim n = 0.
A−→+∞ A−→+∞ A−→+∞ ch A
Calculons u1 et u2 , on a :
Z +∞ Z +∞ +∞
dx dx
u1 = , u2 = = th x = 1.
0 ch x 0 ch 2 x 0
x
La fonction x 7−→ th est un C 1 -difféomorphisme strictement croissant de [0, +∞[ sur [0, 1[,
2 x
on effectue le changement de variable u = th dans la première intégrale, comme :
2
1
2−
1 + u2 ch 2 ( x
2)
x
= 1 = 2ch 2 − 1 = ch x,
1 − u2 2
ch 2 ( x
2)
alors : 1
1 1
1 − u2
Z Z
2 du π
u1 = du = 2 = 2 arctan u = ·
0 1 + u2 1 − u2 0 1 + u2 0 2
Pour n entier naturel non nul, on montre par récurrence la propriété :
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CORRIGÉS 3
(2n)! π
On montre par récurrence la propriété Q(n) : u2n+1 = ·
22n (n!)2 2
(2n)! π 0! π π
Pour n = 0, on a = 0 = = u1 .
22n (n!)2 2 2 (0!)2 2 2
Si Q(n), alors :
(2n + 2)! π
u2n+3 = ·
22n+2 ((n + 1)!)2 2
La propriété Q(n) est héréditaire, vraie pour n = 0, donc :
(2n)! π
∀n ∈ N, u2n+1 = ·
22n (n!)2 2
1 un 1 1 (un − 1)2
> , donc : − > ≥ 0.
un+1 2un − 1 un+1 un un (2un − 1)
1 1
La suite U est décroissante et minorée par , donc elle converge vers l élément de , +∞ .
2 2
1
On fait tendre n vers l’infini dans 0 < un+1 < 2 − , comme le réel l est strictement positif,
un
alors :
1
l ≤ 2 − ⇐⇒ (l − 1)2 ≤ 0 ⇐⇒ l = 1.
l
La suite U converge vers 1.
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4 CHAPITRE 1
1.8 a) Les fonctions f et g sont continues et strictement positives sur [0, 1].
p p
On applique l’inégalité de Cauchy-Schwarz aux fonctions continues f n g et f n+2 g, on déduit
alors :
Z 1 2 Z 1 Z 1
p p
f n (t)g(t) f n+2 (t)g(t) dt ≤ f n (t)g(t) dt f n+2 (t)g(t) dt .
0 0 0
Or : Z 1 p p Z 1
f n (t)g(t) f n+2 (t) g(t) dt = f n+1 (t)g(t) dt = In+1 .
0 0
On a montré que :
2
In+1 ≤ In In+2 .
b) Les fonctions f et g sont continues et strictement positives, donc le réel In est strictement
positif, donc non nul, on peut définir la suite U .
On a montré que :
2 In+1 In+2
∀n ∈ N, In > 0 et In+1 ≤ In In+2 , donc : ≤ , donc : un ≤ un+1 .
In In+1
On a : Z 1
∀n ∈ N, 0 < In+1 ≤ ||f ||∞ f n (t)g(t) dt =⇒ 0 < un ≤ ||f ||∞ .
0
La suite U est croissante et majorée par ||f ||∞ , donc la suite U converge vers le réel l avec
0 < l ≤ ||f ||∞ .
Pour tout entier naturel n, le réel un est strictement positif, on définit la suite (vn )n∈N par :
∀n ∈ N, vn = ln un .
On a par télescopie :
n−1
1 X ln In − ln I0
vp = ·
n p=0 n
Donc :
ln In 1
lim = ln l, donc : lim (In ) n = l.
n−→+∞ n n−→+∞
Or :
Z 1 Z 1 n1
1
∀n ∈ N, 0 < In ≤ ||f ||n g(t) dt =⇒ 0 < (In ) n ≤ ||f ||∞ g(t) dt ,
0 0
et :
Z 1 n1
lim g(t) dt = 1.
n−→+∞ 0
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CORRIGÉS 5
D’où :
Z
1 n1 !
ε
∀ε ∈ R∗+ , ∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ n0 =⇒ g(t) dt − 1 ≤ .
0 ||f ||∞
Donc : 1
∀n ∈ [[n0 , +∞[[, 0 < (In ) n ≤ ||f ||∞ + ε ≤ ||f ||∞ + 2ε.
La fonction f est continue, positive sur [0, 1], donc :
∃c ∈ [0, 1], ||f ||∞ = f (c).
Comme la fonction f est continue au point c, alors :
∀ε ∈ R∗+ , ∃η ∈ R∗+ , ∀x ∈ [0, 1], |x − c| ≤ η =⇒ |f (x) − f (c)| ≤ ε .
On pose :
a = max(0, c − η) et b = min(1, c + η).
On a : Z b Z b
In ≥ f n (x)g(x) dx ≥ (||f ||∞ − ε)n g(x) dx.
a a
Soit :
Z b n1
1
(In ) n ≥ (||f ||∞ − ε) g(x) dx) .
a
Or :
Z b n1
lim g(x) dx) = 1,
n−→+∞ a
soit :
Z
b n1 !
ε
∀ε ∈ R∗+ , ∃n1 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ n1 =⇒ g(t) dt − 1 ≤ .
a ||f ||∞
Donc :
Z b n1
ε
∀n ∈ [[n1 , +∞[[, g(t) dt ≥1− ·
a ||f ||∞
Donc :
1 ε
∀n ∈ [[n1 , +∞[[, (In ) n ≥ (||f ||∞ − ε) 1 − ≥ ||f ||∞ − 2ε.
||f ||∞
On a montré que :
1
∀n ∈ [[max(n0 , n1 ), +∞[[=⇒ (In ) n − ||f ||∞ ≤ 2ε.
1
Donc lim (In ) n = ||f ||∞ .
n−→+∞
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6 CHAPITRE 1
Montrons que l’équation f (x) = 0 admet dans tout intervalle In une unique solution notée xn .
On applique le théorème des valeurs intermédiaires.
La fonction f est continue sur In , de plus :
donc f (nπ)f ((n + 1)π) est un réel strictement négatif, du théorème des valeurs intermédiaires
on déduit que l’équation f (x) = 0 admet au moins une solution sur In .
On a montré que f 0 (x) est de signe constant sur In et ne s’annule qu’aux bornes de In , donc f
est strictement monotone sur In , donc la restriction de f à In est injective, l’équation f (x) = 0
admet une unique solution sur In que l’on note xn .
π π
b) Il est clair que le réel (2n + 1) = nπ + est élément de In , de plus :
2 2
π π π π
f (2n + 1) = (2n + 1) cos nπ + − sin nπ + .
2 2 2 2
Comme : π π
cos nπ + = 0 et sin nπ + = (−1)n ,
2 2
alors : π
f nπ + = (−1)n+1 .
2
D’où : π
f (nπ)f nπ + = −nπ,
2
soit : π
f (nπ)f nπ + < 0.
2
π
On en déduit que la solution de l’équation f (x) = 0 est comprise strictement entre nπ et nπ+ ·
2
D’où :
π
∀n ∈ N, nπ < xn < (2n + 1) ·
2
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CORRIGÉS 7
xn 1
1< <1+ ·
nπ 2n
xn
Du théorème d’encadrement on déduit que lim = 1.
n−→+∞ nπ
Au voisinage de l’infini, on a xn ∼ nπ.
d) Montrons que :
∀n ∈ N, xn = nπ + arctan(xn ).
i πh
On a xn ∈ nπ, nπ + , donc cos(xn ) 6= 0, de plus xn cos(xn ) = sin(xn ), donc :
2
tan(xn ) = xn .
On sait que :
∀x ∈ R, tan(arctan(x)) = x.
Donc :
∀n ∈ N, tan(arctan(xn )) = xn = tan(xn ),
soit :
∀n ∈ N, ∃k ∈ Z, arctan(xn ) = xn + kπ.
π π π 1
Comme nπ < xn < nπ + , − < arctan(xn ) < et k = arctan(xn ) − xn , alors :
2 2 2 π
1
k ∈ −n − 1, −n + .
2
1
Le seul entier compris entre −n + 1 et −n + est −n, donc k = −n, soit :
2
∀n ∈ N, xn = arctan(xn ) + nπ.
e) On sait que :
π 1
∀x ∈]0, +∞[, arctan(x) = − arctan ·
2 x
1
Comme xn > nπ, alors lim xn = +∞, donc lim = 0.
n−→+∞ n−→+∞ xn
Au voisinage de 0, on a arctan(u) = u + o(u).
Au voisinage de l’infini, on a :
1 1 1
arctan ∼ ∼ ·
xn xn nπ
Soit :
1 1 1
arctan = +o ·
xn nπ n
Donc :
π 1 1
arctan(xn ) = − +o ·
2 nπ n
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8 CHAPITRE 1
Soit :
π 1 1
xn = (2n + 1) − +o .
2 nπ n
d’où :
1
∀n ∈ N∗ , bn ≤ ≤ an .
2
Comme :
1 1 5 1 3 1
f −∞, = , , g , +∞ = , ,
2 2 8 2 8 2
et :
1 1
f [0, 1] = ,1 , g [0, 1] = 0, .
2 2
Le segment [0, 1] est stable par f et par g.
1
Pour n supérieur à 2, on montre par récurrence la propriété P(n) : 0 ≤ bn ≤ ≤ an ≤ 1.
2
On a :
1 3 1 5
b1 ≤ ≤ a1 =⇒ 0 ≤ ≤ b2 ≤ ≤ a2 ≤ ≤ 1.
2 8 2 8
D’où P(2).
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CORRIGÉS 9
1
Pour n supérieur à 2, si an et bn sont éléments de [0, 1], comme f [0, 1] = , 1 et comme
2
1
an+1 = f (bn ), alors ≤ an+1 ≤ 1.
2
1 1
De même on a g [0, 1] = 0, et bn+1 = g(an ), donc 0 ≤ bn+1 ≤ , d’où :
2 2
1
0 ≤ bn+1 ≤ ≤ an+1 ≤ 1.
2
Pour n supérieur à 2, on a montré que la propriété P(n) est héréditaire, comme elle est vérifiée
pour n = 2, alors :
1
∀n ∈ N, n ≥ 1, 0 ≤ bn+1 ≤ ≤ an+1 ≤ 1.
2
Les fonctions f et g sont croissantes sur R, donc les fonctions f ◦ g et g ◦ f sont croissantes
en particulier sur le segment [0, 1], alors les suites (an )n≥2 et (bn )n≥2 sont monotones, comme
elles sont bornées, alors elles convergent respectivement vers a et b avec :
1
0≤b≤ ≤ a ≤ 1.
2
Pour n entier supérieur à 2, on a :
b2n + 1
an+1 =
2
·
2
bn+1 = an − an
2
On fait tendre n vers +∞, on obtient :
b2 + 1
a =
2
·
2
b = a − a
2
Soit : 2 2
b2 + 1 1 b2 + 1
2
b +1
b= − , donc : (b − 1)2 − = 0.
2 2 2 2
√ √
1 1
Comme b est élément de 0, et a est élément de , 1 , alors b = 2 − 1 et a = 2 − 2.
2 2
∃(m, M ) ∈ R2 , ∀n ∈ N, m ≤ an ≤ M,
donc :
∀n ∈ N, m ≤ inf An ≤ sup An ≤ M.
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10 CHAPITRE 1
Soit :
∀n ∈ N, m ≤ wn ≤ vn ≤ M.
Les suites V et W sont des suites réelles bornées.
Pour tout entier naturel n, on a An = An+1 ∪ {an }, donc An+1 ⊂ An .
La borne supérieure de An est un majorant de An , donc de An+1 , comme la borne supérieure
de An est le plus petit des majorants de An , on obtient sup An+1 ≤ sup An , donc :
∀n ∈ N, vn+1 ≤ vn .
La suite V est décroissante minorée par m, donc elle converge vers lv qui, par définition, est la
limite supérieure de la suite A.
La borne inférieure de An+1 est un minorant de An+1 , donc de An , comme la borne inférieure
est le plus grand des minorants, alors inf An+1 ≥ inf An , donc :
∀n ∈ N, wn ≤ wn+1 .
La suite W est croissante, majorée par M , donc elle converge vers le réel lW qui, par définition,
est la limite inférieure de la suite A.
b) On sait que :
∀(p, q) ∈ N2 , q ≥ p =⇒ Aq ⊂ Ap =⇒ Aq ⊂ Ap .
Les suites vq et wq sont les bornes supérieures et inférieures de l’ensemble Aq , donc vq et wq
sont éléments de Aq , donc, pour tout entier p inférieur à q, on a vq et wq éléments de Ap , donc
les suites (vq )q≥p et (wq )q≥p sont des suites d’éléments de Ap qui est un ensemble fermé de R,
donc comme les suites convergent on a :
+∞
\ +∞
\
lim sup an ∈ Ap et lim inf an ∈ Ap .
n−→+∞ n−→+∞
p=0 p=0
Donc lim sup an et lim inf an sont des valeurs d’adhérence de la suite A.
n−→+∞ n−→+∞
c) Soit l une valeur d’adhérence de la suite A, alors il existe une extractrice ϕ telle que la suite
(aϕ(n) )n∈N converge vers l.
On a :
∀n ∈ N, wϕ(n) ≤ aϕ(n) ≤ vϕ(n) .
On fait tendre n vers +∞ dans l’inégalité précédente, on obtient :
d) Si la suite A converge, alors elle n’a qu’une seule valeur d’adhérence, donc :
Montrons la réciproque.
On a montré à la question précédente que toute valeur d’adhérence l vérifie :
Si lim sup an = lim inf an , alors l est unique et l = lim sup an = lim inf an .
n−→+∞ n−→+∞ n−→+∞ n−→+∞
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CORRIGÉS 11
Une suite bornée qui a une unique valeur d’adhérence est une suite convergente, donc la suite
A converge vers l.
e) On pose : n n n
1 2 n−1
un = + + ··· + + 1,
n n n
n n n
1 2 n−1
un = 1 + 1 − + 1− + ··· + 1 − ,
n n n
soit :
n−1
X p n
un = 1− .
p=0
n
Lemme : x n
∀x ∈ [0, n[, ∀n ∈ N∗ , 1− ≤ e−x .
n
Preuve du lemme.
La fonction x 7−→ ln(1 − x) est concave sur ] − ∞, 1[, sa courbe représentative est située sous
ses tangentes, en particulier sous sa tangente en 0 qui est la droite d’équation y = −x, on a :
∀x ∈] − ∞, 1[, ln(1 − x) ≤ −x.
x
élément de [0, 1[, donc :
Pour n entier strictement positif et x élément de [0, n[, on a
n
x x x x n
ln 1 − ≤ − ⇐⇒ n ln 1 − ≤ −x ⇐⇒ 1 − ≤ e−x .
n n n n
D’où : p n
∀p ∈ [[0, n − 1]], 1− ≤ e−p .
n
On en déduit :
n−1
X
un ≤ e−p .
p=0
1
On reconnaît la somme des termes d’une suite géométrique de raison , on a :
e
n−1
X 1 − e−n
e−p = ·
p=0
1 − e−1
D’où :
1
un ≤ ·
1 − e−1
e
La suite U = (un )n∈N∗ est minorée par 0 et majorée par , donc la suite U est bornée, on
e−1
utilise les définitions des limites supérieures et inférieures, on obtient :
e
lim sup un ≤ ·
n−→+∞ e−1
Soit k un entier naturel non nul fixé, pour n entier supérieur à k, on a :
k−1
X p n
un ≥ 1− .
p=0
n
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12 CHAPITRE 1
donc :
1 − e−k
∀k ∈ N∗ , ≤ lim inf un .
1 − e−1 n−→+∞
n
X 1
1.15 a) On considère la suite U = (un )n≥1 avec un = − ln n.
p=1
p
On a u1 = 1, donc u1 est positif.
Pour n supérieur à 2, on a :
n Z p+1 Z n n−1 Z p+1
X dt dt 1 X 1 1
un = − = + − dt.
p=1 p p 1 t n p=1 p p t
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CORRIGÉS 13
1 1
avec la fonction ϕ définie sur ]0, +∞[ par ϕ(x) = − ln 1 + ·
x+1 x
La fonction ϕ est dérivable sur ]0, +∞[ et :
1 1 1 1
∀x ∈]0, +∞[, ϕ0 (x) = − − + = ·
(x + 1)2 x+1 x x(x + 1)2
La fonction ϕ est croissante sur ]0, +∞[ et lim ϕ = 0, donc la fonction ϕ est négative sur
+∞
]0, +∞[, donc :
∀n ∈ N∗ , un+1 − un ≤ 0.
La suite U est positive, décroissante, donc elle converge, soit γ sa limite, on a lim un = γ.
n−→+∞
Au voisinage de +∞, on obtient :
n
X 1
= ln n + γ + o(1).
p=1
p
pn
X 1
b) On considère la suite (vnp )n≥1 définie par vnp = ·
k
k=n
On déduit de la question précédente que :
np n−1
X 1 X1 np
vnp = − = ln(np) + γ − ln(n − 1) − γ + o(1) = ln + o(1) = ln p + o(1).
k k n−1
k=1 k=1
f (x)
La fonction f est dérivable en 0 et f (0) = 0, donc lim = f 0 (0), soit :
x−→0+ x
f (x)
∀ε ∈ R∗+ , − f 0 (0) ≤ ε .
∃η ∈]0, 1[, ∀x ∈ [0, 1], 0 < x ≤ η =⇒
x
D’où :
∀x ∈]0, η], |f (x) − xf 0 (0)| ≤ εx.
1
Soit n0 = E + 1, pour n entier supérieur à n0 , on a :
η
f 0 (0)
1 ε
∀k ∈ [[n, pn]], f k − k ≤ k ·
Soit : pn
1
X
0
f − f (0)vn ≤ εvnp .
p
k
k=n
np
X 1
lim f = f 0 (0) ln p.
n−→+∞ k
k=n
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14 CHAPITRE 1
pn
X 1
Si f 0 (0) 6= 0, alors, au voisinage de +∞, on a f ∼ f 0 (0) ln p.
k
k=n
4n
X 1
sin ∼ f 0 (0) ln 4,
k
k=n
soit :
4n
X 1
sin ∼ 2 ln 2.
k
k=n
Comme :
2n X2n 2n
X 1 1
X 1
f = ek − 1 = e k − n − 1,
k
k=n k=n k=n
alors :
2n
X 1
e k = n + 1 + ln 2 + o(1).
k=n
2n
X 1
Au voisinage de +∞, on a e k ∼ n.
k=n
2n
!
X 1
On obtient également lim e k − n = 1 + ln 2.
n−→+∞
k=n
n
!
1 1 1 X 1
Sn (α) = + α .
nα−1 n n
k=1
1 + nk
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CORRIGÉS 15
1
Soit gα la fonction définie sur [0, 1] par gα (x) = , la fonction gα est continue sur [0, 1],
(1 + x)α
du théorème sur les sommes de Riemann, on déduit que :
n Z 1
1X k
lim gα = gα (t) dt,
n−→+∞ n n 0
k=1
d’où : !
n Z 1
1X 1 dt 1 1
lim α = = −1 .
n−→+∞ n
k=1
1 + nk 0 (1 + t)α 1−α 2α−1
Au voisinage de +∞, on obtient :
2n
X 1 1 1 1
∀α ∈]0, 1[, ∼ −1 ·
kα 1 − α 2α−1 nα−1
k=n
2n
1 X 1 √ √
On particularise α = , on obtient √ ∼ 2( 2 − 1) n.
2 k
k=n
1.16 a) On a :
n
X Z p+1 n Z
X p+1
∀n ∈ N, ∆n = f (p) − f (t) dt = f (p) − f (t) dt .
p=0 p p=0 p
donc :
∀t ∈ [p, p + 1], f (p) − f (t) ≥ 0 et − f (t) ≤ −f (p + 1).
De la positivité de l’intégrale, on déduit que :
n
X
∀n ∈ N, 0 ≤ ∆n ≤ (f (p) − f (p + 1)) .
p=0
∀n ∈ N, 0 ≤ ∆n ≤ f (0) − f (n + 1) ≤ f (0).
On a : Z n+2
∀n ∈ N, ∆n+1 − ∆n = f (n + 1) − f (t) dt.
n+1
La suite (∆n )n∈N est croissante et majorée par f (0), donc elle converge.
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16 CHAPITRE 1
X Z +∞
b) Il est immédiat que la série f (n) et l’intégrale f (t) dt sont de même nature.
n≥0 0
n
!
X X
La fonction f est positive, donc la suite f (p) est croissante, comme la série f (n)
p=0 n∈N n≥0
n
X
diverge, alors lim f (p) = +∞.
n−→+∞
p=0
N
X
Il existe un entier naturel N tel que f (p) soit un réel strictement positif, donc :
p=0
Z n+1
f (t) dt
0 f (0)
∀n ∈ N, n ≥ N, 0≤1− n ≤ n ·
X X
f (p) f (p)
p=0 p=0
f (0)
Comme lim n = 0, du théorème d’encadrement, on déduit que :
n−→+∞ X
f (p)
p=0
Z n+1
f (t) dt
0
lim n = 1.
n−→+∞ X
f (p)
p=0
Au voisinage de +∞, on a :
n
X Z n+1
f (p) ∼ f (t) dt. (1)
p=0 0
On a : Z n+1 Z n Z n+1
f (t) dt − f (t) dt = f (t) dt.
0 0 n
n
X Z n+1 n
X
Comme f (p) ∼ f (t) dt et lim f (p) = +∞, alors :
0 n−→+∞
p=0 p=0
Z n+1
lim f (t) dt = +∞. (2)
n−→+∞ 0
Z M
Il existe un réel M tel que f (t) dt soit strictement positif.
0
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CORRIGÉS 17
Donc : Z n
f (t) dt
0 f (0)
∀n ∈ N, n ≥ M, 0≤1− Z n+1 ≤ Z n+1 ·
f (t) dt f (t) dt
0 0
Z n
f (t) dt
0
On déduit de (2) et du théorème d’encadrement que lim Z n+1 = 1, donc, au voisi-
n−→+∞
f (t) dt
0
nage de +∞, on a : Z n Z n+1
f (t) dt ∼ f (t) dt. (3)
0 0
On déduit de (1) et de (3) qu’au voisinage de +∞, on a :
n
X Z n
f (p) ∼ f (t) dt.
p=0 0
c) On particularise f en posant :
1
si t ∈ [0, 2[
2 ln 2
f (t) = ·
1
si t ∈ [2, +∞[
t ln t
La fonction f est continue par morceaux et positive sur R+ , sur l’intervalle [2, +∞[, elle est
dérivable et :
ln t + 1
∀t ∈ [2, +∞[, f 0 (t) = − 2 2 ·
t ln t
Pour t supérieur à 2, ln t est positif, donc f 0 (t) est strictement négatif, donc la fonction f est
strictement décroissante sur [2, +∞[, pour t élément de [0, 2] on a f (t) ≤ f (2), donc la fonction
f est décroissante sur R+ .
On a :
n Z n+1 n Z n+1 Z 2
X 1 X 1 dt dt
∆n = f (p) − f (t) dt = + − − ,
p=0 0 ln 2 p=2 p ln p 2 t ln t 0 2 ln 2
n
X 1
∆n = − ln(ln(n + 1)) + ln(ln 2).
p=2
p ln p
La fonction f est continue par morceaux, décroissante et positive de R+ , donc la suite (∆n )n∈N
converge.
Comme :
n
X 1 ln(n + 1)
∀n ∈ N, n ≥ 2, un = − ln(ln n) = ∆n + ln − ln(ln 2),
p=2
p ln p ln n
1
!
ln(n + 1) ln 1 + n
et lim ln = lim ln 1 + = 0, alors la suite U converge vers un
n−→+∞ ln n n−→+∞ ln n
réel L.
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18 CHAPITRE 1
1.17 a) Il est immédiat que, pour tout entier naturel n non nul, le réel un est positif.
Supposons que :
(H) : ∀n ∈ N, un ≥ n.
Alors :
∀n ∈ N, un+1 = un − n =⇒ un+1 ≤ un .
La suite U est décroissante et positive.
Toute suite décroissante minorée converge, donc la suite U converge.
Comme un ≥ n, alors lim un = +∞.
n−→+∞
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CORRIGÉS 19
e) On déduit que :
n 1
∀n ∈ N, n ≥ p, un = − + (−1)n−p βp .
2 4
Au voisinage de l’infini, on a :
n
un ∼ ·
2
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i i
20 CHAPITRE 1
Donc la suite (un )n≥p0 est décroissante, minorée par 0, donc elle converge vers un réel l positif
l2
qui vérifie l = , donc l = 0.
1 + l2
On a montré que la suite U converge vers 0.
un+1 un un+1 1
lim = lim =0 et lim = lim = 1.
n−→+∞ un n−→+∞ 1 + un un−1 n−→+∞ u2n n−→+∞ 1 + un un−1
1
∀n ∈ N, n ≥ n0 , 0 < αn ≤ ·
2n+1
1
La série géométrique de terme général n+1 converge, donc la série à termes positifs αn converge,
2
comme xn − xn+1 ∼ αn , alors la série de terme général xn − xn+1 converge.
On a :
n−1
X
(xp − xp+1 ) = x0 − xn .
p=0
Comme la série de terme général xn − xn+1 converge, alors la suite (xn )n∈N converge, on note
l = lim xn .
n−→+∞
ln(1 + un un−1 )
c) La série de terme général converge, comme cette série est à termes strictement
2n+1
positifs, alors sa somme est strictement positive.
On a montré que l’ensemble {p ∈ N | ∀n ∈ N, n ≥ p, un < 1} est un ensemble non vide de
nombres entiers dont 0 est un minorant, donc il admet un plus petit élément que l’on note δ.
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CORRIGÉS 21
+∞
X
On désigne par sδ = (xp − xp+1 ), on a :
p=δ
n−1
X
∀n ∈ N, n ≥ δ + 1, (xp − xp+1 ) = xδ − xn .
p=δ
On obtient :
ln(un )
xn = xδ − sδ + o(1) ⇐⇒ = xδ − sδ + o(1) ⇐⇒ ln(un ) = 2n (xδ − sδ + o(1)).
2n
D’où : 2n
un = exp (2n (xδ − sδ + o(1)) = exp(xδ − sδ + o(1)) .
ln(uδ )
Comme xδ = , alors au voisinage de +∞, on obtient :
2δ
2n ln(uδ )
1
2δ
un ∼ k(a, b) avec k(a, b) = e 2δ e−sδ = uδ e−sδ .
Comme le réel sδ est strictement positif, alors e−sδ est strictement inférieur à 1, donc :
k(R∗+ , R∗+ ) ⊂]0, 1[.
i i
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22 CHAPITRE 1
On a également :
un+1 un
− = 1.
ln(un ) ln(un )
Au voisinage de +∞, on a un+1 ∼ un et lim un = +∞, donc ln(un+1 ) ∼ ln(un ).
n−→+∞
On a :
un+1 un un+1 un+1 un+1 ln(un+1 )
− −1= − = 1− ,
ln(un+1 ) ln(un ) ln(un+1 ) ln(un ) ln(un+1 ) ln(un )
un
un+1 un un+1 ln un+1
− −1= ·
ln(un+1 ) ln(un ) ln(un+1 ) ln(un )
et :
un+1 1 un 1
−1
(un − un+1 ) = −
= ·
ln2 (un )ln2 (un )
un+1 ln(un )
1
Comme lim un = +∞, alors lim = 0, donc :
n−→+∞ n−→+∞ ln(un )
un+1 un
lim − − 1 = 0.
n−→+∞ ln(un+1 ) ln(un )
Au voisinage de +∞, on a :
un+1 un
− ∼ 1.
ln(un+1 ) ln(un )
un+1 un
La série de terme général − diverge, donc les sommes partielles sont équiva-
ln(un+1 ) ln(un )
lentes, soit, au voisinage de +∞ :
n−1
X n−1
up+1 up X un 2 un
− ∼ 1 ⇐⇒ − ∼ n =⇒ ∼ n.
p=0
ln(up+1 ) ln(up ) p=0
ln(un ) ln 2 ln(un )
D’où :
un
ln n ∼ ln ·
ln(un )
De plus :
un ln(ln(un ))
ln = ln(un ) − ln(ln(un )) = ln(un ) 1 − .
ln(un ) ln(un )
ln(ln(un ))
Comme lim ln(un ) = +∞, alors lim = 0.
n−→+∞ n−→+∞ ln(un )
Au voisinage de +∞, on obtient ln(un ) ∼ ln n, comme un ∼ n ln(un ), alors un ∼ n ln n.
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i i
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CORRIGÉS 23
Soit t 7−→ 1 − tn le C 1 -difféomorphisme strictement décroissant de ]0, 1[ sur ]0, 1[, on effectue
1
le changement de variable u = 1 − tn , soit t = (1 − u) n , on obtient :
Z 0
1 1
Z
1 1 1
In = (1 − u)2 (ln u) − (1 − u) n −1 du = (1 − u) n +1 ln u du.
1 n n 0
D’où : Z 1
1
nIn = fn (u) du avec fn (u) = (1 − u) n +1 ln u.
0
La fonction fn est continue sur ]0, 1] et :
∀u ∈]0, 1], |fn (u)| ≤ (u − 1) ln u.
On a :
u2 u2
Z
(u − 1) ln u du = −u ln u + u +ln u − ·
2 4
On en déduit que la fonction u 7−→ (u − 1) ln u est intégrable sur ]0, 1] et :
Z 1
3
(u − 1) ln u du = ·
0 4
On en déduit que la fonction fn est intégrable sur ]0, 1], de plus la suite de fonctions (fn )n∈N∗
converge simplement vers la fonction f définie sur ]0, 1] par f (u) = (1 − u) ln u.
Du théorème de convergence dominée on déduit que :
Z 1 Z 1
3
lim nIn = lim fn (u) du = f (u) du = − ·
n−→+∞ n−→+∞ 0 0 4
3
Au voisinage de l’infini, on a In ∼ − ·
4n
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24 CHAPITRE 1
√
1+ 5
Pour n = 1, on a x1 = 1 et 1 ≤ x1 ≤ , donc la propriété est vraie pour n = 1.
2
On suppose P(n).
Comme xn > 0, alors :
√
√ n 4n − 3 − 1
2n n 2n 4n + 1 − 1 n
√ ≤ ≤ √ ⇐⇒ ≤ ≤ ·
1 + 4n + 1 xn 1 + 4n − 3 2 xn 2(n − 1)
D’où : √ √
4n + 1 + 1 n − 2 + n 4n − 3
≤ xn+1 ≤ ·
2 2(n − 1)
Montrons que :
√ √
n − 2 + n 4n − 3 4n + 5 + 1 √ √
≤ ⇐⇒ n − 2 + n 4n − 3 ≤ (n − 1) 4n + 5 + n − 1 (1)
2(n − 1) 2
√ √
(1) ⇐⇒ n 4n − 3 − 1 ≤ (n − 1) 4n + 5.
1
La fonction x 7−→ 4x3 − 3x2 − 1 est croissante sur , +∞ , de plus elle s’annule en 1, donc
2
elle est positive sur [1, +∞[, soit :
√
∀n ∈ N∗ , 4n3 − 3n2 ≥ 1 =⇒ n 4n − 3 ≥ 1.
i i
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CORRIGÉS 25
Au voisinage de l’infini, on a :
r r
3 3 1 1 1 1
1− =1− +o et 1+ =1+ +o ·
4n 8n n 4n 8n n
D’où : √
√
1+ 4n − 3 1 3 1
= n+ − √ +o √ ,
2 2 8 n n
et : √
√
1+ 4n + 1 1 1 1
= n+ + √ +o √ .
2 2 8 n n
Au voisinage de l’infini, on obtient :
√
• xn ∼ n.
√
1 1
• xn = n + + O √ ·
2 n
x
1.26 On définit sur R+ la fonction f par f (x) = r + x − √ ·
1 + x2
La fonction f est dérivable sur R+ et :
√ 2
1 + x2 − √ x
+ 0 1+x2 1
∀x ∈ R , f (x) = 1 − =1− 3 ·
1 + x2 (1 + x2 ) 2
Il est immédiat que :
∀x ∈ R+ , 0 ≤ f 0 (x) < 1.
La fonction f est strictement croissante de R+ sur f (R+ ) = [r, +∞[, donc f (R+ ) ⊂ R+ , on
déduit que la suite U est à valeurs dans R+ et qu’elle est strictement monotone.
i i
i i
i i
26 CHAPITRE 1
r
∀x ∈ √ , +∞ , f (x) ≤ x.
1 − r2
r r r r
f 0, √ = r, √ et f √ , +∞ = √ , +∞ ,
1 − r2 1 − r2 1 − r2 1 − r2
r r
donc les intervalles 0, √ et √ , +∞ sont stables par la fonction f .
1 − r2 1 − r2
D’où :
r
• Si a = √ , la suite U est stationnaire.
1 − r2
r r
• Si a ∈ √ , +∞ , la suite U est décroissante et minorée par √ , donc elle converge
1−r 2 1 − r2
r
vers l’unique point fixe de la fonction f , soit vers √ ·
1 − r2
r r
• Si a ∈ 0, √ , la suite U est croissante et majorée par √ , donc elle converge
1 − r2 1 − r2
r
vers l’unique point fixe de la fonction f , soit vers √ ·
1 − r2
r
Pour tout réel a positif, la suite U converge vers √ ·
1 − r2
0 r r
Remarque : On a 0 < f √ < 1, le point fixe √ est attractif.
1 − r2 1 − r2
D’où :
1 1 1
∀x ∈]0, 1[, −1<E ≤ ·
x x x
Donc :
∀x ∈]0, 1[, x(1 − x) < f (x) ≤ x =⇒ 0 < f (x) ≤ x < 1.
On en déduit que f (]0, 1[) ⊂]0, 1[.
On remarque que :
1 1 1
∀k ∈ N, k ≥ 2, ∀x ∈ , , E = k, donc : f (x) = kx2 .
k+1 k x
D’où :
k−1 1
lim f (x) = et lim f (x) = ·
1 +
x−→( k ) k2 1
x−→( k )
− k
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i i
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CORRIGÉS 27
x ∈]0, 1[
x ∈]0, 1[
1
⇐⇒
1 1 ⇐⇒ x ∈ N \ {0, 1} ⇐⇒ x ∈ Λ.
f (x) = x E
=
x x
b) Comme f (]0, 1[) ⊂]0, 1[, alors la suite U est définie, strictement positive, de plus, pour tout
réel x élément de ]0, 1[, on a f (x) ≤ x, donc la suite U est décroissante, minorée par 0, donc
elle converge vers un réel l élément de [0, u0 [.
Si l 6= 0, alors le réel l est soit un point fixe de f soit un point de discontinuité de la fonction
f , donc l est élément de l’ensemble Λ.
Montrons que si l 6= 0, alors la suite est stationnaire.
On raisonne par l’absurde.
6 0, comme la suite décroît, alors, pour tout
Supposons que la suite U n’est pas stationnaire et l =
entier naturel n, on a un > l et l ∈ Λ, donc lim f (un ) = f (l+ ) = l − l2 , mais f (un ) = un+1
n−→+∞
et lim un+1 = l, de l’unicité de la limite, on déduit que l = l − l2 , donc l = 0 il y a une
n−→+∞
contradiction, l’hypothèse « la suite U n’est pas stationnaire pour l élément de Λ » est fausse.
La suite U converge vers 0 ou stationne en l avec l élément de Λ.
1
c) On suppose que lim un = , de la question précédente on déduit que la suite U est
n−→+∞ 2
1
stationnaire et que, pour tout entier naturel n, un est élément de ,1 .
2
1 1
Pour tout réel x élément de , 1 , on a f (x) = x2 , donc un+1 = u2n si un 6= ·
2 2
1
La suite U stationne en donc :
2
1
∃p ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ p, un = ·
2
1
On désigne par p le plus petit entier naturel tel que up = .
2
On distingue plusieurs cas :
1
• Si p = 0, alors u0 = ·
2
r
1 1 1
• Si p 6= 0, alors on a up = et up−1 6= , comme up = (up−1 )2 , alors up−1 = ·
2 2 2
12
1 2
• Si p 6= 1, alors up = (up−2 )4 , donc up−2 = .
2
1p
1 2
On montre par récurrence que u0 = ·
2
Soit :
1p !
1 1 2
lim un = ⇐⇒ ∃p ∈ N, u0 = ·
n−→+∞ 2 2
i i
i i
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28 CHAPITRE 1
1
d1 ) On pose pn = E et un+1 = pn u2n .
un
De la définition de la partie entière on déduit que :
1
pn ≤ < pn + 1.
un
La suite U est à valeurs dans ]0, 1[, comme la fonction carré est croissante sur R+ , alors :
1 1 (pn + 1)2
p2n ≤ 2
< (pn + 1)2 =⇒ pn ≤ 2
< ·
un pn un pn
D’où :
1 (pn + 1)2
pn ≤ < ·
un+1 pn
(pn + 1)2 1 (pn + 1)2
Comme = pn + 2 + et pn est supérieur à 1, alors ≤ pn + 3.
pn pn pn
D’où :
pn ≤ pn+1 < pn + 3.
Les nombres pn sont des nombres entiers naturels non nuls, donc pn+1 ≤ pn + 2.
∀n ∈ N, pn ≤ p0 + 2n.
1 1 1
Comme < pn + 1, alors un > , donc un > , la série de terme général
un pn + 1 p0 + 2n + 1
1 X
diverge, donc la série un diverge.
2n + 1 + p0
n≥0
a(1 + a2 )
1.29 a) On définit la fonction fa sur R+ par fa (x) = ·
1 + x2
Soit u0 un réel, alors u1 est positif, comme fa (R+ ) =]0, a(1 + a2 )], on montre par récurrence
que, pour tout entier naturel n non nul, le réel un est positif.
Recherche des points fixes de fa .
On a :
fa (x) = x ⇐⇒ x(1 + x2 ) = a(1 + a2 ) ⇐⇒ x3 + x − a3 − a = 0,
fa (x) = x ⇐⇒ (x − a)(x2 + ax + a2 ) + (x − a) = 0 ⇐⇒ (x − a)(x2 + ax + a2 + 1) = 0.
La fonction fa admet un unique point fixe qui est le réel a.
2a(1 + a2 ) x
Soit a un élément de ]0, 1[∪]1, +∞[, on a fa0 (x) = − ·
(1 + x2 )2
La fonction fa est décroissante sur R+ , donc les suites (u2n )n∈N et (u2n+1 )n∈N sont monotones
de sens contraires, comme elles sont bornées, alors elles convergent.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 29
2a2 2a2
De plus, on a fa0 (a) = − 2
, soit |fa0 (a)| = et :
1+a 1 + a2
2a2 a2 − 1
|fa0 (a)| − 1 = − 1 = ·
1 + a2 a2 + 1
On distingue deux cas :
• Si 0 < a < 1, alors |fa0 (a)| < 1, donc le point fixe a est attractif.
Montrons que la suite U converge vers le réel a.
Cherchons les points fixes de la fonction fa ◦ fa .
Comme :
a(a2 + 1) a(a2 + 1) a(a2 + 1)(x2 + 1)2
(fa ◦ fa )(x) = = 2 = 2 ,
1 + f 2 (x) (x + 1)2 + a2 (a2 + 1)2
2
1 + a(a +1)
1+x2
alors :
(fa ◦ fa )(x) = x ⇐⇒ a(a2 + 1)(x4 + 2x2 + 1) = x(x4 + 2x2 + 1 + a6 + 2a4 + a2 ),
(fa ◦ fa )(x) = x ⇐⇒ x5 − (a3 + a)x4 + 2x3 − 2(a3 + a)x2 + (a6 + 2a4 + a2 + 1)x − a3 − a = 0.
On sait que les points fixes de la fonction fa sont aussi points fixes de la fonction fa ◦ fa , donc :
3) Si a = 1, on étudie la suite U = (un )n∈N définie, pour tout entier naturel n, par :
2
un+1 = ·
1 + u2n
2(x2 + 1)2
On pose g(x) = f1 ◦ f1 (x) = ·
x4 + 2x2 + 5
i i
i i
i i
30 CHAPITRE 1
On a :
(x − 1)3 (x2 + x + 1)
g(x) − x = − ·
x4 + 2x2 + 5
La fonction g est croissante, continue et admet un unique point fixe 1.
Les suites (u2n )n∈N et (u2n+1 )n∈N sont monotones et bornées, donc elles convergent vers 1, donc
la suite U converge vers 1.
4) En conclusion :
• Pour tout réel a élément de ]0, 1], pour tout réel positif u0 , la suite U converge vers a.
• Pour tout réel a strictement supérieur à 1, la suite U converge si et seulement si le réel
u0 = a.
1.31 a) Déterminons f C et f C\ ] − ∞, 0] .
b) Il est immédiat que la fonction f n’est pas injective car f (−1) = f (−2) = 0.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 31
On sait que :
θ θ
∀θ ∈ R, sin θ = 2 sin cos .
2 2
D’où Q(1).
Supposons Q(n), on a :
n
Y
θ θ θ
sin = 2n sin cos ,
2 2n+1 2k+1
k=1
donc :
n+1
θ θ θ Y θ θ
2 sin cos = 2n+1 sin cos cos ,
2 2 2n+1 2k 2
k=2
donc :
n+1
θ Y θ
sin θ = 2n+1 sin cos ·
2n+1 2k
k=1
On a :
θn θn
1 1 ρ n i θn θn ei 2 + e−i 2
zn+1 = (zn + |zn |) = (ρn ei θn + ρn ) = (e + 1) = ρn ei 2 ·
2 2 2 2
D’où :
θn θn
zn+1 = ρn cos ei 2 .
2
θn i π πh
On sait que, pour tout entier naturel n non nul, le réel est élément de − , , donc
2 2 2
θn
cos est un réel strictement positif, d’où :
2
θn θn
ρn+1 = |zn+1 | = ρn cos et θn+1 = arg(zn+1 ) = ·
2 2
1
La suite (θn )n∈N est une suite géométrique de raison et de premier terme θ0 , donc :
2
θ0
∀n ∈ N, θn = ·
2n
i i
i i
i i
32 CHAPITRE 1
n
Y θ0
On montre par récurrence la propriété suivante P(n) : ρn = ρ0 cos ·
2k
k=1
θ0
On a ρ1 = ρ0 cos , donc P(1).
2
On suppose P(n), on déduit :
n n+1
θ0 Y θ0 θ0 Y θ0
ρn+1 = ρn cos = ρ0 cos cos = ρ0 cos ·
2n+1 2k 2n+1 2k
k=1 k=1
On a montré que :
ρ0 sin θ0
∀n ∈ N, ρn = ·
2n sin 2θn0
d3 ) Au voisinage de 0, on a sin u ∼ u, d’où :
θ0 ρ0 sin θ0
lim 2n sin = θ0 , donc : lim ρn = ·
n−→+∞ 2n n−→+∞ θ0
√ u0
a) On montre par récurrence la propriété P(n) : n ≤ un ≤ n + n ·
2
Pour n = 0, comme le réel u0 est positif, alors on a P(0).
√
Si P(n − 1), alors un−1 ≥ n − 1, donc un−1 est positif, donc n + un−1 ≥ n, comme la fonction
racine carrée est croissante, on a : √
un ≥ n.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 33
√ √ 1
On sait que, pour tout réel c positif, on a (1 − c)2 ≥ 0, donc c ≤ (1 + c), d’où :
2
√ n+1 un−1
n + un−1 ≤ + ,
2 2
comme : u0
un−1 ≤ n − 1 + ,
2n−1
alors :
n+1 n−1 1 u0
un ≤ + + ,
2 2 2 2n−1
soit : u0
un ≤ n +·
2n
La propriété P(n) est héréditaire, vraie pour n = 0, donc :
√ u0
∀n ∈ N, n ≤ un ≤ n + · (1)
2n
b) On déduit de (1) que :
1 un 1 u0
∀n ∈ N∗ , √ ≤ 2 ≤ + n·
n n n n n2
1 1 u0
Comme les suites √ et + n convergent vers 0, alors du théorème d’enca-
n n n≥1 n n2 n≥1
u
n
drement des suites on déduit que la suite converge vers 0.
n2 n≥1
c) On a :
2
un−1 un−1 1
lim = lim · 1 − = 0.
n−→+∞ n2 n−→+∞ (n − 1)2 n
Donc : r
un 1 un−1
lim = lim + = 0.
n−→+∞ n n−→+∞ n n2
On a : r
un un−1
∀n ∈ N∗ , 1≤ √ ≤ 1+ ·
n n
un un−1 un−1 1
Comme lim = 0, alors lim = lim 1− = 0, donc :
n−→+∞ n n−→+∞ n n−→+∞ n − 1 n
r
un−1
lim 1+ = 1.
n−→+∞ n
un
Du théorème d’encadrement on déduit que lim √ = 1.
n−→+∞ n
Au voisinage de +∞, on a : √
un ∼ n.
d) Au voisinage de 0, on a :
√ x x2
1+x=1+ − + o(x2 ).
2 8
i i
i i
i i
34 CHAPITRE 1
un−1
Comme lim = 0, alors :
n−→+∞ n
u2
2
√ √ √
r
un−1 un−1 un−1
un − n = n 1+ −1 = n − n−1 + o ,
n 2n 8n2 n2
u2n−1
2
√ un−1 un−1
un − n = √ − √ +o √ ·
2 n 8n n n n
u2
2
√ 1 un−1
Au voisinage de +∞, on a un−1 ∼ n, donc n−1 √ ∼ √ , donc la suite √ converge
n n n n n n≥1
√
un−1 1
vers 0 et la suite √ converge vers 1, donc la suite (un − n)n∈N converge vers ·
n n≥1 2
Au voisinage de +∞, on obtient :
√ 1
un = n+ + o(1).
2
1
1.36 La fonction fn associée à la suite U est définie sur R par fn (x) = ax − ·
n+1
On a :
1 1
u1 = au0 − 1 et = a2 u 0 − a − ·
u2 = au1 −
2 2
Soit n un entier naturel non nul, on montre par récurrence la propriété suivante :
n
X an−p
P(n) : un = an u0 − ·
p=1
p
Donc :
n+1
X an+1−p
un+1 = an+1 u0 − ·
p=1
p
La propriété P(n) est héréditaire, vraie pour n = 1, donc :
n
!
∗ n
X a−p
∀n ∈ N , un = a u0 − ·
p=1
p
On sait que :
n−1
X 1 − xn
∀x ∈ R, x=
/ 1, ∀n ∈ N∗ , xp = ·
p=0
1−x
Soit :
n−1
1 X p xn
= x + ·
1−x p=0
1−x
i i
i i
i i
CORRIGÉS 35
1
Le réel a est strictement supérieur à 1, donc est compris strictement entre 0 et 1, on parti-
a
1
cularise t = , on obtient :
a
n Z 1
a−p xn
X 1 a
= − ln 1 − − dx.
p=1
p a 0 1−x
D’où :
n
! Z 1
a−p xn
X 1 a
∀n ∈ N∗ , u n = an u0 − = an u0 + ln 1 − + an dx.
p=1
p a 0 1−x
1
xn
Z
a
n
Montrons que lim a dx = 0.
n−→+∞ 0 1−x
On a :
xn
1 1 1 a
∀x ∈ 0, , 1≤ ≤ 1 =⇒ 0 ≤ ≤ xn .
a 1−x 1− a
1−x a−1
Donc : 1
xn
Z
a a 1 1
0 ≤ an dx ≤ an ≤ ·
0 1−x a − 1 (n + 1) an+1 (n + 1)(a − 1)
1
Il est immédiat que lim = 0, du théorème d’encadrement des suites on
n−→+∞ (n + 1)(a − 1)
Z 1
a xn
déduit que lim an dx = 0.
n−→+∞ 0 1−x
1
La suite U est convergente si et seulement si u0 = − ln 1 − , dans ce cas la suite converge
a
vers 0.
1
/ − ln 1 −
La suite U est divergente si et seulement si u0 = et :
a
1
+∞ si u0 > − ln 1 −
a
lim un = ·
n−→+∞ 1
−∞ si u0 < − ln 1 −
a
1.38 a) Calculons à l’aide d’un logiciel de calcul formel les quinze premiers termes de cette
suite.
On a u2 = u1 − 2u0 = 1.
On obtient :
u3 = 5, u4 = 11, u5 = 19, u6 = 29, u7 = 41, u8 = 55, u9 = 71, u10 = 89,
i i
i i
i i
36 CHAPITRE 1
u11 = 109, u12 = 131, u13 = 155, u14 = 181, u15 = 209.
b) On remarque que :
u4 − u3 = 6 = 2 ∗ 3, u5 − u4 = 8 = 2 ∗ 4, u15 − u14 = 28 = 2 ∗ 14.
On conjecture que un+1 − un = 2n.
d) On a montré que :
∀p ∈ N, up+1 − up = 2p.
Par télescopie, on déduit que :
n−1 n−1
X X 2n(n − 1)
un − u0 = (up+1 − up ) = 2 p= = n2 − n.
p=0 p=1
2
Donc :
∀n ∈ N, un = n2 − n − 1.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 37
b) La suite (vn )n∈N est à valeurs dans R+ , donc la suite (wn )n∈N est à valeurs dans ]0, +∞[,
comme :
∀n ∈ N∗ , wn+1 − wn = |µ|n−1 wn−1 et µ 6= 0,
alors :
∀n ∈ N∗ , wn+1 − wn > 0.
La suite (wn )n∈N est strictement croissante.
On a :
wn+2 − wn+1 |µ|n wn wn
= = |µ| ·
wn+1 − wn |µ|n−1 wn−1 wn−1
On sait que :
wn+2 − wn+1 = |µ|n wn ,
d’où :
wn+2 wn
0< − 1 ≤ |µ|n ≤ |µ|n .
wn+1 wn+1
Comme le nombre complexe µ est de module strictement inférieur à 1, alors lim |µ|n = 0,
n−→+∞
wn+2
du théorème d’encadrement des suites, on déduit que lim = 1, donc :
n−→+∞ wn+1
wn+2 − wn+1
lim = |µ|.
n−→+∞ wn+1 − wn
Soit :
wn+2 − wn+1
∀ε ∈ R∗+ ,
∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ n0 =⇒ − |µ| ≤ ε .
wn+1 − wn
1 − |µ| 1 − |µ|
Le nombre complexe µ est tel que |µ| < 1, donc > 0, en particularisant ε = ,
2 2
comme la suite (wn )n∈N est strictement croissante, on obtient :
wn+2 − wn+1
∀n ∈ N, n ≥ n0 , 0< ≤ ε + |µ| ≤ 1.
wn+1 − wn
c) Comme la suite (wn+1 − wn )n≥n0 est décroissante et positive, alors elle converge, soit au
voisinage de l’infini, on a :
wn+1 − wn = O(1).
On somme ces relations, on obtient par télescopie :
n−1
X
(wl+1 − wl ) = wn − w0 ,
l=0
soit :
wn = O(n).
n−1
Comme wn+1 − wn = |µ| wn−1 , alors au voisinage de l’infini, on a :
wn+1 − wn = O(n|µ|n−1 ).
i i
i i
i i
38 CHAPITRE 1
1 1
On a lim n3 |µ|n−1 = 0, donc wn+1 − wn = O , la série de terme général 2 converge,
n−→+∞ n2 n
donc la série à termes positifs wn+1 − wn converge ce qui entraîne la convergence de la suite
(wn )n∈N , donc la suite (wn )n∈N est bornée, soit :
∃M ∈ R+ , ∀n ∈ N, 0 < wn ≤ M.
Comme :
∀n ∈ N, 0 ≤ vn < w n ,
alors :
∀n ∈ N, 0 ≤ N (un ) ≤ M.
La suite U est bornée.
De plus, on a N (µp up ) = |µp | N (up ) et la suite U est bornée, donc il existe un réel positif M
tel que, pour tout entier naturel p, N (up ) ≤ M, soit :
n+q−2
X
N (un+q − un ) ≤ M |µ|p .
p=n−1
D’où :
M
N (un+q − un ) ≤ |µ|n−1 .
1 − |µ|
Comme µ est tel que |µ| < 1, alors lim |µ|n−1 = 0, soit :
n−→+∞
∀ε ∈ R∗+ , ∃n0 ∈ N∗ , ∀n ∈ N∗ , n ≥ n0 =⇒ |µ|n−1 ≤ ε .
i i
i i
i i
CORRIGÉS 39
D’où :
∀ε ∈ R∗+ , ∃n0 ∈ N∗ , ∀(n, q) ∈ (N∗ ) ,
2
M
n + q ≥ n ≥ n0 =⇒ N (un+q − un ) ≤ ε.
1 − |µ|
On a montré que la suite U est une suite de Cauchy dans l’espace de Banach E, donc cette
suite converge.
i i
i i
i i
Chapitre 2
Séries
n
X
2.3 a) On calcule eip .
p=0
D’où : n n
|ei(n+1) | + 1 1
X X
ip ip
e ≤ , donc : e ≤ ·
i 1
p=0
|2ie 2 | sin 21
p=0
sin 2
Comme S0 = 0, alors :
n n−1
X sin p Sn X Sp
= + ·
p=1
p n p=1
p(p + 1)
Sn
La suite (Sn )n∈N est bornée, donc la suite converge vers 0.
n n∈N∗
On a :
∗
Sp 1
∀p ∈ N , p(p + 1) ≤ p2 sin 1 ·
2
X 1 X Sn X sin n
La série 2
converge, donc la série converge absolument, donc la série
n n(n + 1) n
n≥1 n≥1 n≥1
converge, et :
+∞ +∞
X sin n X Sn
= ·
n=1
n n=1
n(n + 1)
i i
i i
i i
CORRIGÉS 41
Soit : un+1
∀n ∈ N, n ≥ N, a−ε≤ ≤ a + ε. (2)
un
On distingue deux cas :
a
• Si a > 0, alors en particularisant ε = , on obtient :
2
un+1 a
∀n ∈ N, n ≥ N, ≥ > 0.
un 2
On en déduit que, pour tout entier naturel n supérieur à N , le réel un est soit strictement
positif soit strictement négatif.
a
• Si a < 0, alors en particularisant ε = − , on obtient :
2
un+1 a
∀n ∈ N, n ≥ N, ≤ < 0.
un 2
On en déduit :
∀n ∈ N, n ≥ N, un un+1 < 0.
La suite (un )n≥N est alternée.
b) On pose an = ln(n−b un ).
On a :
n−1
X
(ap+1 − ap ) = an − a0 .
p=0
X
La convergence de la série (an+1 − an ) est équivalente à la convergence de la suite (an )n∈N .
n≥1
X
Étudions la nature de la série (an+1 − an ).
n≥1
Au voisinage de +∞, on a :
(n + 1)−b un+1
1 b 1
an+1 − an = ln = −b ln 1 + + ln 1 + + O ·
n−b un n n n2
On sait que :
1 1 1 b 1 b 1
ln 1 + = +O et ln 1 + + O = + O .
n n n2 n n2 n n2
Donc :
1
an+1 − an = O ·
n2
X 1 X
La série numérique O est convergente, donc la série (an+1 − an ) est convergente,
n2
n≥1 n≥1
−b
donc la suite (an )n∈N converge vers un réel k, donc la suite (n un )n∈N converge vers le réel
K = ek .
K
Au voisinage de l’infini, on a un ∼ −b ·
n
X 1
On sait que la série de Riemann est convergente si et seulement si −b > 1 soit b < −1.
n−b
n≥1
i i
i i
i i
42 CHAPITRE 2
c) Si le réel a est strictement supérieur à 1 et si, pour tout entier naturel n, le réel un est
strictement positif.
a−1
On obtient, en particularisant ε = dans (2) :
2
un+1 a+1
∀n ∈ N, n ≥ N, ≥ > 1.
un 2
On montre par récurrence que :
n−N
a+1
∀n ∈ N, n ≥ N, un ≥ uN .
2
On a : n−N
a+1 a+1
> 1 =⇒ lim uN = +∞ =⇒ lim un = +∞.
2 n−→+∞ 2 n−→+∞
X
Le terme général un de la série numérique un ne converge pas vers 0, donc la série diverge
n≥0
grossièrement.
∀n ∈ N, n ≥ N, un un+1 < 0.
vn+1
On pose vn = |un |. Il est clair que lim = −a.
n−→+∞ vn
On déduit des questions précédentes que :
X
• Si a < −1, alors lim vn = +∞, donc lim un =
/ 0, donc la série un diverge.
n−→+∞ n−→+∞
n≥0
X
• Si −1 < a < 0, du test de d’Alembert on déduit que la série numérique vn converge,
n≥0
X
donc la série un est absolument convergente.
n≥0
K
On déduit du test de Raabe-Duhamel qu’au voisinage de +∞, on a vn ∼ ·
nb
i i
i i
i i
CORRIGÉS 43
X
Si le réel b est strictement supérieur à 1, alors la série un est absolument convergente, si
n≥0
X
le réel b est négatif ou nul, alors la suite (un )n∈N ne converge pas vers 0, donc la série un
n≥0
diverge grossièrement.
Étude du cas 0 < b ≤ 1.
On a :
K
vn ∼
=⇒ lim vn = 0 =⇒ lim un = 0.
nb n−→+∞ n−→+∞
vn+1 b 1
Comme =1− +O et b strictement positif, alors :
vn n n2
vn+1
∃N ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ N, < 1,
vn
donc :
∀n ∈ N, n ≥ N, vn+1 < vn .
La suite |un | est décroissante, elle converge vers 0, comme, pour tout entier n supérieur
n≥N
X
à N , on a un un+1 < 0, alors la série un est une série alternée convergente.
n≥0
e) On peut remplacer un par −uX n dans les questions b) c) et d), donc si la suite (un )n∈N est à
X
valeurs dans R∗− , alors les séries un et (−un ) sont de même nature.
n≥0 n≥0
Conclusion.
X
• a > 1, la série un diverge.
n≥0
X
• a = 1 et b < −1, la série un converge.
n≥0
X
• a = 1 et b ≥ −1, la série un diverge.
n≥0
X
• − 1 < a < 1, la série un converge.
n≥0
X
• a = −1 et b > 1, la série un est absolument convergente.
n≥0
X
• a = −1 et 0 < b ≤ 1, la série un est semi-convergente.
n≥0
X
• a = −1 et b ≤ 0, la série un diverge.
n≥0
X
• a < −1, la série un diverge.
n≥0
i i
i i
i i
44 CHAPITRE 2
n
X ln p 1
2.6 Montrons que la suite (un )n∈N∗ définie par un = − ln2 n converge.
p=1
p 2
X
a) La série (un+1 − un ) converge si et seulement si la suite (un )n∈N∗ converge.
n≥1
X
Étude de la nature de la série (un − un−1 ).
n≥1
On a :
ln n 1 1
vn = un − un−1 = − ln2 (n) + ln2 (n − 1).
n 2 2
ln n 1 ln n 1 1
ln2 (n − 1) − ln2 n =
vn = + + ln 1 − ln n + ln(n − 1) ,
n 2 n 2 n
ln n 1 1 1
vn = + ln 1 − 2 ln n + ln 1 − .
n 2 n n
Du développement limité à l’ordre 2 au voisinage de 0 de la fonction x 7−→ ln(1 − x), on déduit,
au voisinage de +∞, que :
1 1 1 1
ln 1 − =− − 2 +o ·
n n 2n n2
Soit
ln n 1 1 1 1 1 1 1
vn = + −− 2 +o 2 ln n − − + o ,
n 2 n 2n n2 n 2n2 n2
ln n ln n ln n
vn = − 2 + o , donc : vn ∼ − 2 ·
2n n2 2n
ln n
Comme lim √ = 0, alors :
n−→+∞ n
ln n
∀ε ∈ R∗+ ∃N ∈ N∗ ∀n ∈ N n ≥ N =⇒ 0 ≤ √ ≤ ε .
n
On particularise ε = 1, on obtient :
ln n 1
∀n ∈ N n ≥ N =⇒ 0 ≤ ≤ 3·
n2 n2
X 1
La série de Riemann 3 est convergente, du test de comparaison des séries à termes positifs
n≥1 n2
X ln n
on déduit que la série de Bertrand est convergente.
n2
n≥1
X
Du test d’équivalence des séries à termes positifs, on déduit que la série (un − un−1 ) est
n≥1
convergente, donc la suite (un )n∈N∗ converge.
On note δ la limite de cette suite.
Au voisinage de +∞, on a :
n
X ln p 1
= ln2 n + δ + o(1). (1)
p=1
p 2
i i
i i
i i
CORRIGÉS 45
ln x
b) Soit f la fonction définie sur [1, +∞[ par f (x) = ·
x
1 − ln x
La fonction f est positive, dérivable sur [1, +∞[ et f 0 (x) = ·
x2
Donc la fonction f est décroissante sur [e, +∞[ et lim f = 0.
+∞
ln n
La suite est une suite de réels positifs, décroissante qui converge vers 0, du théorème
n n≥3
X ln n
spécial des séries alternées on déduit que la série (−1)n est convergente.
n
n≥1
et :
2n 2n n
X ln p X ln p X ln(2p)
(−1)p + =2 ·
p=1
p p=1
p p=1
2p
Or :
n n n n
X ln(2p) X ln 2 X ln p X 1 1
= + = ln 2 + ln2 n + δ + o(1).
p=1
p p=1
p p=1
p p=1
p 2
n
X 1
Au voisinage de +∞, on a = ln n + γ + o(1) où γ est la constante d’Euler.
p=1
p
Donc : 2
1 2 1
(ln n + γ + o(1)) ln 2 + ln n + δ = ln n + ln 2 + S + δ + o(1).
2 2
Soit :
1
S = (γ − ln 2) ln 2.
2
i i
i i
i i
46 CHAPITRE 2
Soit :
1 an 1
n ≥ N, l−ε≤ − ≤ l + ε. (1)
bn an+1 bn+1
Le réel l est non nul, donc :
an an+1
n ≥ N, − ∼ lan+1 . (2)
bn bn+1
et : aN an+1 aN
− ≤ ,
bN bn+1 bN
alors :
n+1 N
X X 2 aN
∀n ∈ N, n ≥ N, ap ≤ ap + ·
p=0 p=0
l bN
n+1
!
X
La suite (an )n∈N est une suite de réels strictement positifs, donc la suite ap est
p=0 n≥N
croissante, comme elle est majorée, alors elle converge.
X
On a montré que si le réel l est strictement positif, alors la série an est convergente.
n≥0
i i
i i
i i
CORRIGÉS 47
Au voisinage de +∞, on a :
n−1
X n−1
ap ap+1 X
− ∼l ap+1 .
p=0
bp bp+1 p=0
n−1
X
ap ap+1 a0 an
Comme − = − , alors :
p=0
bp bp+1 b0 bn
an
bn ∼ − ·
l(a1 + a2 + · · · + an )
X
Du théorème de Dini pour les séries (exercice n˚2.11) on déduit que la série bn diverge.
n≥0
an X X
Si lim = +∞, alors les séries an et bn sont divergentes.
n−→+∞ bn
n≥0 n≥0
an
• Si la suite converge vers un réel L strictement positif, alors, au voisinage
bn n≥N
an
de +∞, on a bn ∼ ·
L
X an
an an+1
La suite converge, donc la série − converge.
bn n≥N bn bn+1
n≥0
an an+1
Au voisinage de +∞, on a − ∼ lan+1 .
bn bn+1
X
Du test d’équivalence des séries à termes positifs on déduit que la série an converge.
n≥0
i i
i i
i i
48 CHAPITRE 2
an X
Au voisinage de +∞, on a bn ∼ , donc la série bn converge.
L
n≥0
an X X
Si la suite converge, alors les séries an et bn sont convergentes.
bn n≥N n≥0 n≥0
Conclusion.
X X
Les séries an et bn sont de même nature.
n≥0 n≥0
Remarque.
On suppose que l = 0.
1 an 1
Si, pour tout entier naturel n, on a bn = 1, la condition lim − = l est
n−→+∞ bn an+1 bn+1
an
équivalente à lim = 1.
n−→+∞ an+1
L’étude de la nature d’une série à termes strictement positifs par la méthode du test de d’Alem-
bert ne permet pas de conclure dans ce cas.
2.8 On a :
n
X n
X n
X Xn
ap − nan = (ap − an ) + an =⇒ |ap − an | ≤ ap − nan + an .
p=0 p=0 p=0 p=0
n
!
X
La suite ap − nan est bornée, donc :
p=0 n∈N
n
X
+
∃M ∈ R , ∀n ∈ N, ap − nan ≤ M.
p=0
La suite de réels positifs (an )n∈N converge vers 0, donc elle est bornée, soit :
∃M1 ∈ R+ , ∀n ∈ N, 0 ≤ an ≤ M1 .
Donc :
n
X
∀n ∈ N |ap − an | ≤ M + M1 .
p=0
n
X n
X n+k
X
0≤ ap ≤ |ap − an+k | + (n + 1)an+k ≤ |ap − an+k | + (n + 1)an+k ,
p=0 p=0 p=0
soit :
n
X
0≤ ap ≤ M + M1 + (n + 1)an+k .
p=0
i i
i i
i i
CORRIGÉS 49
n
X
∃C ∈ R∗+ , ∀n ∈ N, 0≤ ap ≤ C.
p=0
n
!
+
X
La suite (an )n∈N est à valeurs dans R , donc la suite ap est croissante, comme elle
p=0 n∈N
X
est majorée, alors elle converge, donc la série an converge.
n≥0
soit :
pn+1 −1
1 n+1
X
1− p upn+1 ≤ uk ≤ (p − 1)pn upn .
p
k=pn
pn+1 −1
X n
X X
Du test de comparaison on déduit que les séries p upn et uk sont de même
n≥1 n≥1 k=pn
nature.
dans R+ , du
La suite U est à valeurs théorème de sommation par paquets on déduit que les
n+1
X X p X−1 X X n
deux séries un et uk sont de même nature, donc les séries un et p upn
n≥1 n≥1 k=pn n≥1 n≥1
sont de même nature.
1 X n
b) On particularise un = et p = 2, alors 2n u2n = 1, donc la série 2 u2n diverge grossiè-
n
n≥0
X1
rement, donc la série harmonique diverge.
n
n≥1
n
2n
1 1
Soit α un réel positif, on particularise un = α et p = 2, alors 2n u2n = nα = ·
n 2 2α−1
1
• Si α est strictement supérieur à 1, alors la série géométrique de raison α−1 est une série
X 1 2
convergente, donc la série converge.
nα
n≥1
1
• Si α est inférieur ou égal à 1, alors la série géométrique de raison α−1 est une série divergente,
X 1 2
donc la série diverge.
nα
n≥1
i i
i i
i i
50 CHAPITRE 2
2.17 a) On a :
u0 1
v0 = =1− ,
1 + u0 1 + u0
un
∀n ∈ N∗ , vn = ,
(1 + u0 )(1 + u1 ) + · · · (1 + un )
1 1
vn = − ·
(1 + u0 ) · · · (1 + un−1 ) (1 + u0 ) · · · (1 + un−1 )(1 + un )
Par télescopie, on obtient :
n
X 1
Vn = vp = 1 − ·
p=0
(1 + u0 ) · · · (1 + un )
La suite U est une suite à valeurs dans R∗+ , donc la suite (vn )n∈N est une suite de réels positifs,
donc :
0 ≤ Vn ≤ 1.
X
La suite (Vn )n∈N est croissante et majorée par 1, donc elle converge, donc la série vn
n≥0
converge.
n
!
X
b) Les un sont strictement positifs, donc la suite up est croissante, on suppose que
p=0 n∈N
X n
X
la série un diverge, alors lim up = +∞.
n−→+∞
n≥0 p=0
n
Y n
X
Soit wn = (1 + up ), alors ln wn = ln(1 + up ).
p=0 p=0
X suite U converge
La X vers 0, donc, au voisinage de +∞, on a ln(1 + up ) ∼ up , donc les séries
ln(1 + un ) et un sont de même nature.
n≥0 n≥0
n
X
Comme lim up = +∞, alors lim ln wn = +∞, donc lim wn = +∞.
n−→+∞ n−→+∞ n−→+∞
p=0
+∞
1 X
On a montré que Vn = 1 − , donc lim Vn = 1, donc vn = 1.
wn n−→+∞
n=0
c) On a :
p
(n − 1)! 1
αn = √ √ √ = √ ·
(1 + 1)(1 + 2) · · · (1 + n) n 1+ √1 1+ √1 ··· 1 + √1
1 2 n
On particularise :
0 si n = 0
(
1
un = √ si n ≥ 1 ·
n
un
On obtient αn = ·
(1 + u0 )(1 + u1 ) · · · (1 + un )
i i
i i
i i
CORRIGÉS 51
X 1 X
La série √ diverge, de la question précédente on déduit que la série αn converge et :
n≥1
n n≥0
+∞ +∞ p
X X (n − 1)!
αn = √ √ √ = 1.
n=0 n=1
(1 + 1)(1 + 2) · · · (1 + n)
La série de terme général un+1 − un est une série télescopique, elle converge si et seulement si
la suite U converge.
Il y a contradiction.
L’hypothèse « la suite U converge vers l » est fausse, donc la suite U tend vers +∞.
b) Déterminons un équivalent de un .
On a :
n2
n
u2n+1 = u2n + 2n + ⇐⇒ u 2
n+1 − u 2
n = 2n 1 + ·
u2n 2u2n
n n
X X p
Comme (up+1 − up ) = un+1 − u0 , alors un+1 = u0 + ·
p=0 p=0
u p
n
X n(n + 1)
La suite U est strictement croissante et p= , donc :
p=1
2
n
1 1 n(n + 1) X p n u2
∀p ∈ [[0, n]] ≤ =⇒ ≤ ≤ un+1 =⇒ ≤ n+1 ·
un+1 up 2un+1 p=0
up 2 n+1
u2n+1 n
Donc lim = +∞, soit lim = 0, donc u2n+1 − u2n ∼ 2n.
n−→+∞ n+1 n−→+∞ u2n
X
La série n diverge, on déduit que les sommes partielles sont équivalentes.
n≥1
Soit :
n−1
X n−1
X n−1
X
u2n − u20 = (u2p+1 − u2p ) et (u2p+1 − u2p ) ∼ 2 p ∼ n2 .
p=0 p=0 p=0
i i
i i
i i
52 CHAPITRE 2
X 1
c) Déterminons la nature de la série ·
un
n≥0
1 1
Au voisinage de +∞, on a ∼ ·
un n
X1
La série harmonique diverge, du test d’équivalence des séries à termes positifs, on déduit
n
n≥1
X 1
que la série diverge.
un
n≥0
1
Étudions la nature de la série de terme général ·
u2n
On a montré que, pour tout entier naturel n, le réel un est strictement positif, donc :
√
∀n ∈ N∗ , un−1 > 0 =⇒ n + un−1 > n =⇒ un > n.
√
Montrons par récurrence la propriété suivante P(n) : un ≤ 2 n + u0 .
On sait que : √ √
u1 = 1 + u0 , donc : u1 ≤ 2 1 + u0 , donc : P(1).
Soit n un entier supérieur ou égal à 2, si P(n − 1), alors :
√
n + un−1 ≤ n + 2 n − 1 + u0 ,
donc :
√
q
un ≤ n + 2 n − 1 + u0 .
On a :
√ √ √
q
n + 2 n − 1 + u0 ≤ 2 n + u0 ⇐⇒ n + 2 n − 1 + u0 ≤ 4n + 4u0 ,
si et seulement si :
On pose Q(n) = 9n2 + 4(6u0 − 1)n + 16u20 − 4u0 + 4, son discriminant est égal à :
Le trinôme Q(n) est positif, donc la propriété P(n) est héréditaire, vraie pour n = 0, soit :
√ √
∀n ∈ N∗ , n ≤ un ≤ 2 n + u0 .
i i
i i
i i
CORRIGÉS 53
Donc :
1 1 1
∀n ∈ N∗ , ≤ 2 ≤ ·
4(n + u0 ) un n
X 1
La série est divergente, du test de comparaison des séries à termes positifs on
4(n + u0 )
n≥0
X 1
déduit que la série est divergente.
u2n
n≥0
X (−1)n
Étudions la nature de la série ·
un
n≥0
Si la suite (un )n∈N était décroissante, il y aurait une contradiction avec lim un = +∞,
n−→+∞
donc :
∃pu0 ∈ N, upu0 ≤ upu0 +1 , d0 où : P(pu0 ).
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à pu0 , si P(n) alors :
∀n ∈ N, n ≥ pu0 =⇒ un ≤ un+1 .
On en déduit que la suite (un )n≥pu0 est croissante, comme la suite U est à valeurs dans R∗+ ,
1
alors la suite est une suite de réels strictement positifs, décroissante qui converge
un n≥pu
0
X (−1)n
vers 0, du théorème spécial des séries alternées on déduit que la série converge.
un
n≥0
i i
i i
i i
54 CHAPITRE 2
D’où :
(n!)2 ≤ (n + 1)!(n − 1)!, donc : A2n ≤ An+1 An−1 .
La suite (n!)n∈N est élément de E.
b) Soit A un élément de E, on définit les suites (λn )n∈N et (µn )n∈N par :
An−1 1
λ0 = µ0 = 1, ∀n ∈ N∗ , λn = et µn = 1 ·
An (An ) n
b1 ) On a :
λn+1 An An A2n
∀n ∈ N∗ , λn > 0, = · = ·
λn An+1 An−1 An+1 An−1
Comme la suite A est élément de E, alors :
λn+1
∀n ∈ N∗ , A2n ≤ An+1 An−1 =⇒ ≤ 1,
λn
donc :
∀n ∈ N∗ , 0 < λn+1 ≤ λn .
A0 1
De plus on a λ1 = = , or A1 ≥ 1 donc λ0 ≥ λ1 , soit :
A1 A1
∀n ∈ N, 0 < λn+1 ≤ λn .
La suite (λn )n∈N est décroissante, donc :
n
Y n
Y n
Y
∀n ∈ N∗ , ∀p ∈ [[1, n]], 0 < λn ≤ λp =⇒ λn ≤ λp =⇒ λn
n ≤ λp .
p=1 p=1 p=1
b2 ) On a :
n n
Y Y Ap−1 A0 1
λp = = = ·
p=1 p=1
Ap An A n
1
1 n
On déduit de l’inégalité précédente que λn ≤ soit λn ≤ µn .
An
On a :
1 n+1 1
µn+1 (An ) n µn+1 An (An ) n
∀n ∈ N, An > 0, = 1 =⇒ = ·
µn (An+1 ) n+1 µn An+1
b3 ) La suite (λn )n∈N est décroissante et la suite A est strictement positive, donc :
An An−j An+1 An
∀n ∈ N, ∀j ∈ [[0, n]], λn+1 ≤ λn+1−j =⇒ ≤ =⇒ ≥ ·
An+1 An+1−j An+1−j An−j
i i
i i
i i
CORRIGÉS 55
An
Soit j un entier naturel fixé, pour n supérieur ou égal à j, on pose αn = , on a montré
An−j
que les suites (αn )n≥j sont croissantes, donc :
An Aj
∀n ∈ N, ∀j ∈ [[0, n]], αn ≥ αj =⇒ ≥ =⇒ Aj An−j ≤ An .
An−j A0
n
!1 n
!− 1
Y n Y n
Pour tout entier p compris entre 1 et n, soit p réels αp strictement positifs, on montre que :
n
!1 n
n
Y 1 X
αp ≤ αp .
p=1
n p=1
Inégalité de Jensen.
Soit I un intervalle et f une fonction convexe de I dans R, soit n un entier naturel supérieur
ou égal à 2, on a l’inégalité de Jensen :
n n
! n
X X X
∀p ∈ [[1, n]], ∀xp ∈ I, ∀λp ∈ [0, 1], λp = 1, f λp xp ≤ λp f (xp ).
p=1 p=1 p=1
La fonction − ln est convexe sur ]0, +∞[, on peut lui appliquer l’inégalité de Jensen dans le
1
cas particulier où λp = , on obtient :
n
n
! n n n
!
X αp 1 X 1 X X αp
− ln ≤− ln αp , donc : ln αp ≤ ln ,
p=1
n n p=1 n p=1 p=1
n
soit : !1 !
n n n
Y
≤ ln
X αp
ln αp .
p=1 p=1
n
De la croissance de la fonction exp, on déduit l’inégalité entre moyennes arithmétique et géo-
métrique, soit :
n
!1 n
n
Y 1X
αp ≤ αp .
p=1
n p=1
i i
i i
i i
56 CHAPITRE 2
D’où :
n n
un 1 X bn X
≤ ap c p , donc : un ≤ ap c p .
bn n p=1 n p=1
X bn +∞
X bn
c2 ) On suppose de plus que la série converge, on pose alors Bp = ·
n n=p
n
n≥1
bp
Comme = Bp − Bp+1 , alors :
p
p p
n
! n
!
X bp X X X
ak c k = (Bp − Bp+1 ) ak c k ,
p=1
p p=1
k=1 k=1
p p p
n
! n
! n
!
X bp X X X X X
ak c k = Bp ak c k − Bp+1 ak c k ,
p=1
p p=1 p=1
k=1 k=1 k=1
p p p−1
n
! n
! n+1
!
X bp X X X X X
ak c k = Bp ak c k − Bp ak c k .
p=1
p p=1 p=2
k=1 k=1 k=1
Soit :
p p p−1
n
! n
! n
X bp X X X X X
ak c k = B 1 a1 c 1 + Bp ak c k − ak c k − Bn+1 ap c p ,
p=1
p p=2 p=1
k=1 k=1 k=1
p
n
! n n
X bp X X X
ak c k = B 1 a1 c 1 + Bp ap cp − Bn+1 ap c p ,
p=1
p p=2 p=1
k=1
p
n
! n n
X bp X X X
ak c k = Bp ap cp − Bn+1 ap c p .
p=1
p p=1 p=1
k=1
D’où :
n
X n
X
up ≤ B p ap c p .
p=1 p=1
i i
i i
i i
CORRIGÉS 57
p
n
!
X bp X
ak c k ≤ a1 c 1 B 1 + a2 c 2 B 2 + · · · + an c n B n .
p=1
p
k=1
Donc :
p
n
! n
X bp X X
ak c k ≤ B p ap c p .
p=1
p p=1
k=1
(n + 1)n
c3 ) On particularise cn = ·
nn−1
On a :
n
Y
(p + 1)p
n n p
Y Y (p + 1) p=1 1
cp = p−1
= n−1 = (n + 1)n =⇒ bn = ·
p=1 p=1
p Y n + 1
p
(p + 1)
p=0
+∞
bn 1 X 1 1 1
La série de terme général = converge et Bn = − = ·
n n(n + 1) p=n
p p + 1 n
On déduit :
n n n p n p
X X 1 (p + 1)p X p+1 X 1
B p ap c p = a p = a p = 1 + ap .
p=1 p=1
p pp−1 p=1
p p=1
p
n
X n
X +∞
X
∀n ∈ N∗ , up ≤ e ap ≤ e ap .
p=1 p=1 n=1
n
!
X
Les sommes partielles up sont majorées et la suite (un )n∈N∗ est à valeurs dans R∗+ ,
p=1 n∈N∗
X
donc la série un converge et on a l’inégalité de Carleman :
n≥0
+∞
X +∞
X
un ≤ e an .
n=1 n=1
Soit : !1
+∞
X n
Y n +∞
X
ap ≤e an .
n=1 p=1 n=1
i i
i i
i i
58 CHAPITRE 2
Remarque. La constante e est la meilleure constante possible, pour s’en convaincre, soit N
un entier naturel non nul, on particularise la suite (an )n∈N∗ :
1 si 1 ≤ n ≤ N
an = n ·
0 si n > N
On a :
+∞ +∞
n
!1 N +∞ N
n
X X Y X 1 X X 1
un = ap = 1 et an = ·
n=1 n=1 p=1 n=1 (n!) n n=1 p=1
p
Comme :
1 ln n!
1 = e− n = e1−ln n+εn avec lim εn = 0,
(n!) n n−→+∞
1 e
alors, au voisinage de +∞, on a 1 ∼ ·
(n!) n n
X1
La série diverge, du théorème d’équivalence des sommes partielles de série divergente à
n
n≥1
termes positifs, lorsque N tend vers +∞, on obtient :
N N
X 1 X 1
1 ∼e ·
n=1 (n!) n
n=1
n
n
!1 n
!1
n n
Y Y Ap−1 1
un = ap = = 1 = µn .
p=1 p=1
Ap (An ) n
X
Si on suppose que la série λn converge, alors l’inégalité de Carleman nous assure que la
n≥1
X
série µn converge et :
n≥1
+∞
X +∞
X +∞
X
λn ≤ µn ≤ e λn .
n=1 n=1 n=1
i i
i i
i i
CORRIGÉS 59
n
1 X αp
n ≤ ·
X
p=1
xp
αp x p
p=1
2p
On particularise la suite (αp )1≤p≤n avec αp = de telle sorte que, pour tout entier p
n(n + 1)
ap
compris entre 1 et n, on ait αp xp = .
n
On a :
n n n
X X 2p 2 X
αp = = p = 1,
p=1 p=1
n(n + 1) n(n + 1) p=1
n n n
X X ap 1X
αp x p = = ap .
p=1 p=1
n n p=1
ap (n + 1)ap
Comme xp = = , alors :
nαp 2p
n n n
X αp X 2p 2p 4 X p2
= = ·
p=1
xp p=1
n(n + 1) (n + 1)ap n(n + 1)2 p=1 ap
n
!2 n
!2 2
X p √ X n(n + 1)
Comme √ ap = p = alors :
p=1
ap p=1
2
n
!
1 4 X p2
n ≤ 2 · (1)
X n (n + 1)2 p=1
a p
ap
p=1
i i
i i
i i
60 CHAPITRE 2
La constante C = e convient.
On a : !
N n N X
n
X 4 X p2 X 4p2
= ·
n=1
n(n + 1)2 p=1 ap n=1 p=1
n(n + 1)2 ap
Lemme. Soient (un )n∈N∗ et (vn )n∈N∗ deux suites de nombres complexes, on a :
N Xn n N
!
∗
X X X
∀N ∈ N , u p vn = u p vn .
n=1 p=1 p=1 n=p
Preuve du lemme :
XN Xn
up vn = u1 v1 + (u1 + u2 )v2 + (u1 + u2 + u3 )v3 + · · · + (u1 + u2 + · · · + uN )vN ,
n=1 p=1
N X
X n
up vn = u1 (v1 + v2 + v3 + · · · + vN ) + u2 (v2 + · · · vN ) + · · · + uN vN ,
n=1 p=1
N X
n n N
!! n N
!
X X X X X
u p vn = up vn = up v n .
n=1 p=1 p=1 n=p p=1 n=p
D’où :
N n
! n N
! n N
!
X 4 X p2 X X 4p2 X 2p2 X 2
2
= = .
n=1
n(n + 1) p=1 ap p=1 n=p
n(n + 1)2 ap p=1
ap n=p n(n + 1)2
On a :
1 1 2n + 1 2n + 1 2
− = 2 et ≥ ,
n2 (n + 1)2 n (n + 1)2 n2 (n + 1)2 n(n + 1)2
d’où
1 1 2
− ≥ ·
n2 (n + 1)2 n(n + 1)2
Donc : !
N n n N !
X 4 X p2 X 2p2 X 1 1
2
≤ − .
n=1
n(n + 1) p=1 ap p=1
ap n=p n2 (n + 1)2
Par télescopie, on obtient :
N
X 1 1 1 1
2
− 2
= 2 − ,
n=p
n (n + 1) p (N + 1)2
i i
i i
i i
CORRIGÉS 61
donc :
N
X 1 1 1
2
− 2
≤ 2·
n=p
n (n + 1) p
Donc : !
N n n
X 4 X p2 X 1
≤2 ·
n=1
n(n + 1)2 p=1 ap p=1
a p
X 1
La série converge, donc :
an
n≥1
N n
! +∞
∗
X 4 X p2 X 1
∀N ∈ N , 2
≤2 ·
n=1
n(n + 1) p=1 ap n=1
a n
X n
Les sommes partielles de la série
Xn
sont majorées, comme c’est une série à termes
n≥1
ap
p=1
positifs, elle converge et :
+∞ +∞
X n X 1
≤2 ·
n
X
n=1
n=1
a n
ap
p=1
Soit N un entier naturel non nul, on particularise la suite (an )n∈N∗ en posant :
n si n ≤ N
(
an = .
2n si n ≥ N + 1
i i
i i
i i
62 CHAPITRE 2
n N +∞
X 1 X 1 X 1
≤ + ·
p=1
ap p=1
p n=1 2n
+∞
X 1
Comme n
= 1, alors :
n=1
2
n N
X 1 X 1
∀n ∈ N, n ≥ N + 1, ≤1+ ·
p=1
a p
p=1
p
X 1
Les sommes partielles de la série sont bornées, les réels an sont strictement positifs,
an
n≥1
X 1
donc la série converge.
an
n≥1
N N
X X N (N + 1)
Comme ap = p= , alors :
p=1 p=1
2
N
X 1
2
N
X 2 XN
1 p=1
p+1
≤C , donc : C≥ ·
p=1
n+1 p=1
p XN
1
p=1
p
N
X 1
Au voisinage de +∞, on a ∼ ln N, donc :
p=1
p
N
X 1
2
p+1
p=1
lim = 2.
N −→+∞ N
X 1
p=1
p
On a montré que la constante C est supérieur à 2, donc 2 est la meilleure constante pour
l’inégalité de Hardy.
n
X n 2 an
d) On pose Sn = ap et un = .
p=1
(a1 + a2 + · · · + an )2
Soit n un entier supérieur à 2, on a :
1 1 1 1
n2 − = n2 − ,
Sn−1 Sn a1 + a2 + · · · + an−1 a1 + a2 + · · · + an
i i
i i
i i
CORRIGÉS 63
n 2 an
1 1
n2 − = ,
Sn−1 Sn (a1 + a2 + · · · + an )(a1 + a2 + · · · + an−1 )
n 2 an
1 1
n2 − ≥ ·
Sn−1 Sn (a1 + a2 + · · · + an )2
Soit N un entier supérieur à 2, on déduit que :
N N
X X 1 1
un ≤ u1 + n2 − ·
n=1 n=2
Sn−1 Sn
N N N
n2 n2
X 1 1 X X
u1 + n2 − = u1 + − ·
n=2
Sn−1 Sn n=2
Sn−1 n=2 Sn
On effectue le changement de variable l = n − 1 dans la première somme, on obtient :
N N −1 N
X 1 X (l + 1)2 X n2
un ≤ + − ,
n=1
a1 Sl n=2
Sn
l=1
soit :
N N −1 N −1
X 2 X (n + 1)2 − n2 N2 2 X 2n + 1
un ≤
+ − ≤ + ·
n=1
a 1
n=1
S n S N a 1
n=1
Sn
X n X n
On a montré que la série = converge.
Sn a1 + a2 + · · · + an
n≥1 n≥1
1 1
Comme 0 < ≤ , du test de comparaison des séries à termes positifs, on déduit que la
Sn an
X 1
série converge, donc :
Sn
n≥1
N +∞ +∞
X 2 X n X 1
∀N ∈ N∗ , 0< un ≤ +2 + ·
n=1
a1 n=1
S n
n=1
S n
N
X X
Les sommes partielles un sont bornées, donc la série un converge, donc la série
n=1 n≥1
X n 2 an
converge.
(a1 + a2 + · · · + an )2
n≥1
X
Montrons que la série cn converge.
n≥0
i i
i i
i i
64 CHAPITRE 2
On a :
p
n
!
X X
Cn = al bp−l = a0 b0 + (a0 b1 + a1 b0 ) + (a0 b2 + a1 b1 + a2 b0 ) + · · ·
p=0 l=0
+∞
X
On note Tn = bl , on obtient :
l=n+1
n−p
+∞ n
! +∞
! n n +∞
!
X X X X X X X
An bn − C n = ap bn − ap Bn−p = ap bn − bl ,
n=0 p=0 n=0 p=0 p=0 n=0 l=0
+∞
X n
X +∞
X n
X
An bn − C n = ap bl = ap Tn−p .
n=0 p=0 l=n−p+1 p=0
D’où :
+∞
X Xn
An bn − C n ≤ |ap | |Tn−p |. (1)
n=0 p=0
X
La série bn est semi-convergente, donc la suite des restes d’ordre n notée (Tn )n∈N converge
n≥0
vers 0, soit :
∀ε ∈ R∗+ , ∃N0 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ N0 =⇒ |Tn | ≤ ε .
∃M ∈ R+ , ∀n ∈ N, |Tn | ≤ M.
X X
La série an est absolument convergente, donc le reste d’ordre n − N0 de la série |an |
n≥0 n≥0
converge vers 0, soit :
+∞
X
∃N1 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ N0 + N1 =⇒ |al | ≤ ε .
l=n−N0 +1
+∞
n−N0 n
X X X
An bn − C n ≤ε |ap | + M |ap |,
n=0 p=0 p=n−N0 +1
i i
i i
i i
CORRIGÉS 65
+∞
+∞
!
X X
An bn − C n ≤ |an | + M ε.
n=0 n=0
+∞
X
La suite (An B − Cn )n∈N converge vers 0, comme la suite (An )n∈N converge vers an , alors
n=0
la suite (Cn )n∈N des sommes partielles de la série de terme général cn converge et :
+∞ +∞
! +∞ !
X X X
cn = AB = an bn .
n=0 n=0 n=0
On a montré le théorème de Mertens : le produit de Cauchy de deux séries dont l’une est
absolument convergente et l’autre semi-convergente est une série convergente et le produit des
sommes des deux séries est la somme de la série-produit.
(−1)n
b) Pour tout entier naturel n, on a an = bn = , donc :
n+1
n n n
X X (−1)p (−1)n−p X 1
cn = ap bn−p = = (−1)n ·
p=0 p=0
p + 1 n + 1 − p p=0
(p + 1)(n + 1 − p)
D’où :
n n
(−1)n X
X 1 1 1 1 1
cn = (−1)n + = + ·
p=0
n+2 p+1 n+1−p n + 2 p=0 p + 1 n+1−p
Soit :
n+1
2 X1
|cn | = ·
n+2 l
l=1
2 ln n
Au voisinage de +∞, on a |cn | ∼ donc lim cn = 0.
n n−→+∞
Donc :
∀n ∈ N, |cn+1 | − |cn | ≤ 0.
La suite (|cn |)n∈N est une suite de réels positifs, décroissante qui converge
X vers 0, le théorème
spécial des séries alternées permet de conclure que la série alternée (−1)n |cn | converge, donc
n≥0
X
la série cn converge, donc la série produit de ces deux séries semi-convergentes converge.
n≥0
i i
i i
i i
66 CHAPITRE 2
(−1)n
c) Pour tout entier naturel n, on a an = bn = √ , donc :
n+1
n n n
X X (−1)p (−1)n−p X 1
cn = ap bn−p = √ √ = (−1)n p ·
p=0 p=0
p + 1 n + 1 − p p=0 (p + 1)(n + 1 − p)
d) On a :
a0 = 1 b0 = 1
n
3 et n−1
3 1
.
∀n ∈ N∗ ,
an = − ∀n ∈ N∗ ,
bn = n
2 + n+1
2 2 2
D’où :
n
X n−1
X
c 0 = a0 b 0 = 1 et ∀n ∈ N∗ , cn = bp an−p = b0 an + bp an−p + bn a0 ,
p=0 p=1
n n−1
X 3 p−1 p n−p n−1
3 1 3 3 1
cn = − − 2 + p+1 + 2n + n+1 .
2 p=1
2 2 2 2 2
On a :
n−1
X p−1 n−p n−1 n−1
X p
3 1 3 3 1
2p + = 2 + ,
p=1
2 2p+1 2 2 p=1
2p+1
et :
n−1 1
X 2n − 1 1 − 2n+1
1 1 1 3
2p + = 2 + 22 + · · · + 2n−1 + + ··· + n = −1+ − ,
p=1
2p+1 2 2 2 2−1 1 − 21 2
n−1
X
1 1 3 1 3
2p + = 2n − 2 + 2 1 − − = 2n − n − ·
p=1
2p+1 2n+1 2 2 2
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CORRIGÉS 67
On a : Z 1
1
∀p ∈ N, t2p dt = ·
0 2p + 1
D’où :
n n Z 1 Z 1 n
!
1
(−1)p 1 − (−t2 )n+1
X X X Z
= (−t2 )p dt = 2 p
(−t ) dt = dt.
p=0
2p + 1 p=0 0 0 p=0 0 1 + t2
Donc : Z
n Z 1 1 2n+2
(−1)p dt t
X
− ≤ dt.
2p + 1 t 2 + 1 t 2 +1
p=0 0 0
Z 1 1
dt π
Il est immédiat que 2 +1
= arctan t = ·
0 t 0 4
1
Le t est élément de [0, 1], donc 2 ≤ 1, donc :
t +1
Z
n 1
(−1)p π 1
X
− ≤ t2n+2 dt ≤ ·
2p + 1 4 2n +3
p=0 0
1
Or lim = 0, du théorème d’encadrement des limites on déduit que :
n−→+∞ 2n + 3
+∞
X (−1)n π
= ·
n=0
2n + 1 4
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68 CHAPITRE 2
n
!
(−1)n X 1
b) On définit la suite (un )n∈N par un = ·
n+1 p=0
2p + 1
On a :
n+1 n
1 X 1 1 X 1
|un+1 | − |un | = − ,
n + 2 p=0 2p + 1 n + 1 p=0 2p + 1
n
!
X 1 1 1 1
|un+1 | − |un | = − + ,
p=0
2p + 1 n + 2 n + 1 (n + 2)(2n + 3)
n
!
1 1 1 X 1
|un+1 | − |un | = − ·
n + 2 2n + 3 n + 1 p=0 2p + 1
Or :
n
1 X 1 1 n+1 1 1
≥ ≥ ≥ ·
n + 1 p=0 2p + 1 n + 1 2n + 1 2n + 1 2n + 3
Donc :
n
1 1 X 1
− ≤ 0, donc : |un+1 | ≤ |un |.
2n + 3 n + 1 p=0 2p + 1
On a montré que la suite (|un |)n∈N est décroissante et positive.
1
Comme lim = 0, alors d’après le théorème de Césaro lim |un | = 0.
p−→+∞ 2p + 1 n−→+∞
X
Du théorème spécial des séries alternées on déduit que la série un converge.
n≥0
c) On a :
n
! n n
!
(−1)n X 1 1 (−1)n X 1 X 1
un = = + ·
n+1 p=0
2p + 1 2 n+1 p=0
2p + 1 p=0 2(n − p) + 1
Soit :
n
(−1)n X
1 1
un = + ·
2n + 2 p=0 2p + 1 2(n − p) + 1
Donc :
n
X (−1)p (−1)n−p
un = .
p=0
(2p + 1)(2(n − p) + 1)
+∞ +∞
!2
X X (−1)n π2
e) On veut montrer que un = = ·
n=0 n=0
2n + 1 16
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CORRIGÉS 69
n
!
B X
lim Ap = AB.
n−→+∞ n + 1 p=0
∃M ∈ R+ , ∀n ∈ N, |An | ≤ M.
Donc :
n n
1 X M X
Ap (Bn−p − B) ≤ |Bl − B|.
n + 1 n+1
p=0 l=0
La suite (|Bn − B|)n∈N converge vers 0, le théorème de Césaro nous assure que :
n
! n
!
M X 1 X
lim |Bl − B| = 0, donc : lim Ap (Bn−p − B) = 0.
n−→+∞ n+1 n−→+∞ n + 1 p=0
l=0
On a montré que : !
n
1 X
lim Ap Bn−p = AB.
n−→+∞ n + 1 p=0
Preuve.
On note :
n
X n
X n
X
An = ap , Bn = bp , Cn = cp .
p=0 p=0 p=0
n
X n
X
On montre par récurrence la propriété suivante P(n) : Ap Bn−p = (n + 1 − p)cp .
p=0 p=0
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70 CHAPITRE 2
n
X n
X
= Ap Bn−p + An+1 B0 + Ap bn+1−p .
p=0 p=0
On a :
n
X
An+1 B0 + Ap bn+1−p = (a0 + a1 +· · · · +an + an+1 )b0 + a0 bn+1 + (a0 + a1 )bn +
p=0
Si P(n), alors :
n
X n
X
Ap Bn−p = (n + 1 − p)cp .
p=0 p=0
Donc :
n+1
X n
X n+1
X n+1
X
Ap Bn+1−p = (n + 1 − p)cp + cp = (n + 2 − p)cp .
p=0 p=0 p=0 p=0
n
X n
X n+1
X
∀n ∈ N, Ap Bn−p = (n + 1 − p)cp = (n + 1 − p)cp .
p=0 p=0 p=0
Soit :
n n n
1 X X 1 X
Ap Bn−p = cp − pcp .
n + 1 p=0 p=0
n + 1 p=0
n
!
1 X
Montrons que lim pcp = 0.
n−→+∞ n + 1 p=0
On a :
n
X n
X n
X n
X
pcp = p(Cp − Cp−1 ) = pCp − pCp−1
p=0 p=1 p=1 p=1
n
X n
X n−1
X n
X n
X
pcp = pCp − (p + 1)Cp = pCp − (p + 1)Cp + (n + 1)Cn ,
p=0 p=1 p=0 p=0 p=0
n
X n
X n
X
pcp = (p − p − 1)Cp + (n + 1)Cn = − Cp + (n + 1)Cn .
p=0 p=0 p=0
D’où :
n n
1 X 1 X
pcp = − Cp + Cn .
n + 1 p=0 n + 1 p=0
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CORRIGÉS 71
X
On a supposé que la série cn converge, donc la suite (Cn )n∈N converge vers C, du théorème
n≥0
de Césaro on déduit que : !
n+1
1 X
lim Cp = C.
n−→+∞ n + 1 p=0
Donc : !
n
1 X
lim pcp = 0.
n−→+∞ n + 1 p=0
+∞
X +∞
X
Les suites (An )n∈N et (Bn )n∈N convergent respectivement vers A = an et B = bn .
n=0 n=1
Donc : !
n
1 X
lim Ap Bn−p = C.
n−→+∞ n + 1 p=0
(−1)n
e3 ) On particularise an = bn = , on a cn = un .
n+1
X X
On a montré à la question a) que les séries an et bn convergent et à la question b) que
n≥0 n≥0
X
la série cn converge, on applique le lemme, on obtient alors :
n≥0
+∞ n
! +∞
!2
X X (−1)p (−1)n−p X (−1)n π2
= = ·
n=0 p=0
(2p + 1)(2(n − p) + 1) n=0
2n + 1 16
Donc :
!n
n n n
sup ||f (x)|| ≤ sup ||f (x)|| et sup ||f (x)|| = sup ||f (x)|| .
||x||≤1 ||x||≤1 ||x||≤1 ||x||≤1
Donc : 1
|||f n ||| ≤ |||f |||n =⇒ |||f n ||| n ≤ |||f ||| =⇒ un ≤ |||f |||.
La suite U est bornée.
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72 CHAPITRE 2
De toute suite numérique bornée on peut extraire une suite convergente, donc l’ensemble des
valeurs d’adhérence de la suite réelle U est non vide.
a2 ) Soient n et ν deux entiers naturels non nuls, on effectue la division euclidienne de n par ν,
on obtient :
∃!(m, b) ∈ N∗ × [[0, ν − 1]], n = mν + b.
D’où :
un n
n = |||f ||| = |||f
mν+b
|||, donc : un ν m
n ≤ |||f ||| |||f |||b .
1
Comme uν = |||f ν ||| , alors :
ν
n b
un |||f |||
un mν
n ≤ uν |||f |||b ⇐⇒ un n−b
n ≤ uν |||f |||b ⇐⇒ ≤ .
uν uν
b
|||f ||| un 1
On pose M = max , obtient ≤ Mn.
b∈[[0,ν−1]] uν uν
Soit ζ une valeur d’adhérence de la suite U , alors il existe une extractrice ϕ telle que :
lim uϕ(n) = ζ.
n−→+∞
On a :
uϕ(n) 1
∀n ∈ N∗ , ≤ M ϕ(n) .
uν
1
Comme lim M ϕ(n) = 1, on fait tendre n vers +∞ dans l’inégalité précédente, on obtient,
n−→+∞
pour tout entier naturel ν non nul, ζ ≤ uν .
On suppose que la suite U admet deux valeurs d’adhérence distinctes ζ1 et ζ2 telles que ζ1 < ζ2 .
Le réel ζ1 est une valeur d’adhérence de la suite U , donc :
On particularise N = 1 et ε = ζ2 − ζ1 , on obtient :
Donc :
ζ1 − ζ2 < un1 − ζ1 < ζ2 − ζ1 , donc : un1 < ζ2 .
Il y a une contradiction entre ζ2 > un1 et, pour tout entier naturel ν, ζ2 ≤ uν .
Notre hypothèse « il existe deux valeurs d’adhérence distinctes » est fausse, donc la suite U
admet une unique valeur d’adhérence.
La suite U est bornée, donc la suite U converge vers cette valeur d’adhérence que l’on note
N (f ), donc :
1
lim un = lim |||f n ||| n = N (f ).
n−→+∞ n−→+∞
b) Soit α une valeur propre de l’endomorphisme f , il existe un élément x de E non nul tel que
f (x) = αx, donc f n (x) = αn x, donc :
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CORRIGÉS 73
On a :
||f n (x)|| ||f n (y)||
≤ sup ,
||x|| y∈E ∗ ||y||
donc : 1
|α|n ≤ |||f n |||, donc : |α| ≤ |||f n ||| n , donc : |α| ≤ un .
On fait tendre n vers +∞ dans l’inégalité précédente, on obtient |α| ≤ N (f ).
c1 ) De la question précédente on déduit que λ n’est pas une valeur propre de l’endomorphisme
f , donc f − λIdE est injectif.
On a : n
−n n −n n −1
|||λ f ||| = |λ| |||f ||| = |λ| un .
On a :
|λ|−1 un = |λ|−1 N (f ).
p
n
lim |||λ−n f n ||| = lim
n−→+∞ n−→+∞
c2 ) On a :
+∞
! +∞ +∞
X X X
λ−1 f − IdE λ−n f n = λ−n f n − λ−n f n = −IdE .
n=0 n=1 n=0
De même, on a : !
+∞
X
−n n
λ f λ−1 f − IdE = −IdE .
n=0
+∞
! +∞
!
X X
Comme −λ−1 λ−n f n f − λIdE = f − λIdE −λ−1 λ−n f n = IdE , alors l’en-
n=0 n=0
domorphisme f − λ IdE est un automorphisme de E et :
−1 +∞
X
f − λIdE = −λ−1 λ−n f n .
n=0
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74 CHAPITRE 2
On a supposé P(1).
Si P(n), alors :
an+1 = 2a2n − 1 = 2ch 2 (2n t) − 1 = ch (2n+1 t).
La propriété P(n) est héréditaire, vraie pour n = 1, donc :
∀n ∈ N∗ , an = ch (2n t).
On sait que :
ch (2t) = ch 2 t + sh 2 t = 2ch 2 t − 1 = 1 + 2sh 2 t,
et :
sh (2t) 2 sh t ch t 2th t
th (2t) = = = ·
ch (2t) ch 2 t + sh 2 t 1 + th 2 t
D’où :
2ch 2 2t
th t 2 ch t + 1 1
= = = =1+ ·
th 2t 1 + th 2 t
ch 2 t
+ sh 2 t
2 2 2
ch t ch t
On en déduit que :
th (2n t) 1 1
∀n ∈ N∗ , =1+ =1+ ·
th (2n−1 t) ch (2n t) an
Soit N un entier naturel non nul, on reconnaît un produit télescopique, on obtient :
N N
th (2n t) th (2N t)
Y 1 Y
1+ = n−1
= ·
n=1
an n=1
th (2 t) th (t)
th (2N t) Y
1 1
Comme lim = , alors le produit 1+ est convergent et :
N −→+∞ th (t) th (t) an
n≥1
+∞
Y 1 1
1+ = ·
n=1
an th t
On en déduit que :
+∞ r
Y 1 x+1
1+ = ·
n=1
an x−1
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i i
CORRIGÉS 75
i i
i i
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76 CHAPITRE 2
+∞
X
Calculons la somme un,m en décomposant la fraction rationnelle en éléments simples, on
m=1
a:
1 1 1 1
un,m = = − ·
nm(m + n + 2) n(n + 2) m m+n+2
On a :
M M
X 1 X 1 1
un,m = − ,
m=1
n(n + 2) m=1 m m+n+2
M M MX
+n+2
!
X 1 X 1 1
un,m = − .
m=1
n(n + 2) m=1 m m=n+3 m
M n+2 MX
+n+2
!
X 1 X 1 1
un,m = − ·
m=1
n(n + 2) m=1
m m=M +1 m
Comme :
MX
+n+2
1 n+2 n+2
≤ et lim = 0,
m=M +1
m M +1 M −→+∞ M +1
MX
+n+2
1
du théorème de comparaison des suites, on déduit que lim = 0, donc :
M −→+∞
m=M +1
m
+∞ n+2
X 1 X 1
Un = un,m = ·
m=1
n(n + 2) m=1 m
n
X 1
Au voisinage de +∞, la somme partielle de la série harmonique est équivalente à ln n,
m=1
m
ln(n + 2) ln n X ln n
donc Un ∼ ∼ 2 ·. La série est une série de Bertrand convergente, donc
n(n + 2) n n2
n≥1
X
la série un converge, du théorème d’interversion des sommations on déduit que la famille
n≥1
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CORRIGÉS 77
1
est sommable et :
m2 n + n2 m + 2nm (n,m)∈N∗ ×N∗
+∞ X
+∞ +∞ +∞
! +∞ n+2
!
X X X X 1 X 1
un,m = un,m = ·
n=1 m=1 n=1 m=1 n=1
n(n + 2) m=1 m
n+2
X 1
On pose Tn = , on obtient, pour N entier naturel non nul :
m=1
m
N N N N +2
X Tn 1 X Tn Tn 1 X Tn 1 X Tn−2
= − = − ,
n=1
n(n + 2) 2 n=1 n n+2 2 n=1 n 2 n=3 n
N N
!
X Tn 1 T2 X Tn − Tn−2 TN −1 TN
= T1 + + − − ·
n=1
n(n + 2) 2 2 n=3
n N +1 N +2
Tn − Tn−2 1 1 1
Comme = + alors :
n n n+1 n+2
N N X N
X Tn − Tn−2 X 1 1 1 3 1 1
= + = − − ·
n=3
n n=3
n n+1 n+2 n=3
2n n+1 2(n + 2)
N N N
! !
X Tn − Tn−2 3 X 1 X 1 1 1 1 1
= −1− −1− − +−
n=3
n 2 n=1
n 2
n=1
n 2 3 N +1
N
!
1 X 1 1 1 1 1 1
− −1− − − + + ,
2 n=1
n 2 3 4 N + 1 N +2
N
X Tn − Tn−2 5 3 1
= − − ·
n=3
n 8 2(N + 1) 2(N + 2)
3
X 1 1 1 11 1 11 1 25
Or T1 = =1+ + = et T2 = T1 + = + = , donc :
m=1
m 2 3 6 4 6 4 12
N
X Tn 1 11 25 5 3 1 TN −1 TN
= + + − − − − ,
n=1
n(n + 2) 2 6 24 8 2(N + 1) 2(N + 2) N +1 N +2
N
X Tn 7 1 3 1 TN −1 TN
= + − − − − ·
n=1
n(n + 2) 4 2 2(N + 1) 2(N + 2) N +1 N +2
TN −1 ln N Tn−1
Au voisinage de +∞, on a ∼ , donc lim = 0, d’où :
N +1 N N −→+∞ N +1
+∞
X Tn 7
= ·
n=1
n(n + 2) 4
Donc :
+∞
+∞ X
X 1 7
= ·
n=1 m=1
m2 n + n2 m + 2nm 4
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78 CHAPITRE 2
+∞
X an
Remarque. Soit l un entier naturel non nul, le reste d’ordre l − 1 noté existe.
n(n + 1)
n=l
n
X n(n + 1)
b) Comme l= , alors :
2
l=1
+∞ n n
X X an X an
ul,n = ul,n = l= ·
n(n + 1) 2
l=1 l=1 l=1
+∞
!
X X X
La série an converge, donc la série ul,n converge, donc la famille
n≥0 n≥1 l=1
+∞
!
X X an
Donc la série l converge et :
n(n + 1)
n≥1 l=n
+∞ +∞
! +∞
X X an 1X
l = an .
n=1
n(n + 1) 2 n=1
l=n
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Chapitre 3
Notions de topologie
3.1 a) On particularise α = 1, alors [0, 1[ est élément de O, donc E est élément de O, de même
en particularisant α = 0, alors [0, 0[ est élément de O, comme [0, 0[= ∅, alors ∅ est élément de
O.
Montrons que toute réunion d’ouverts est un ouvert.
Soit I un ensemble, l’ensemble αi ∈ [0, 1] i ∈ I est un sous-ensemble de R non vide et
majoré par 1, donc il admet une borne supérieure élément de [0, 1].
[ [
Comme [0, αi [= 0, sup αi et 0, sup αi est élément de O, alors [0, αi [ est un ouvert.
i∈I i∈I
i∈I i∈I
b) Le complémentaire de l’ouvert [0, α[ dans E est [α, 1[, donc les fermés de cette topologie sont
les intervalles [α, 1[ avec α un nombre réel élément de [0, 1].
c) Si x et y sont deux réels éléments de [0, 1[ tels que x < y, alors tout voisinage de y contient
[0, x], donc rencontre tout voisinage de x.
La topologie associée à la famille d’ouverts O n’est pas une topologie séparée.
2
3.3 a) La ζ définie sur F
fonction par ζ(y1 , y2 ) = y1 − y2 est une fonction continue sur F 2
et D = ζ −1 0 . Le singleton 0 est un fermé de F , l’image réciproque par une fonction
continue d’un fermé est un fermé, donc ζ −1 0 est un fermé de F 2 , donc D est un fermé
de F 2 .
i i
i i
i i
80 CHAPITRE 3
La fonction f est continue de E dans F , donc (x, y) 7−→ x 7−→ f (x) est continue sur E × F
de même la fonction (x, y) 7−→ y est continue sur E × F , donc la fonction Φ est continue sur
E × F.
On a :
Φ−1 (D) =
(x, y) ∈ E × F Φ(x, y) ∈ D ,
Φ−1 (D) = (x, y) ∈ E × F (f (x), y) ∈ D ,
−1
Φ (D) = (x, y) ∈ E × F y = f (x) = G.
On a montré à la question précédente que l’ensemble D = (y1 , y2 ) ∈ F 2
y1 = y2 est un
fermé de F 2 , comme Φ−1 (D) = G, alors le graphe de la fonction f est l’image réciproque d’un
fermé par la fonction continue Φ, c’est donc un fermé de E × F .
La fonction Ψ est injective sur E, donc la fonction Ψ est une bijection continue de E sur G, son
application réciproque est la fonction Ψ−1 définie sur G par Ψ−1 (x, f (x)) = x, il est immédiat
que la fonction Ψ−1 est continue de G sur E, donc Ψ est un homéomorphisme de E sur G.
On a montré que le graphe G de la fonction f est homéomorphe à E.
3.6 a) Soient f et g deux éléments de E, alors les fonctions |f − g| et |f − g|2 sont continues
sur le segment [a, b], donc intégrables sur ce segment, donc les applications d1 et d2 sont définies
sur E 2 .
Comme la fonction |f − g| est continue sur le compact [a, b], alors cettte fonction admet un
maximum sur [a, b], donc la fonction d∞ est définie sur E 2 .
Les applications d1 , d2 et d∞ sont à valeurs dans R+ .
Comme le module est symétrique, alors les applications d1 , d2 et d∞ sont symétriques.
• Étude de d1 .
On a : Z b
∀(f, g) ∈ E 2 , d1 (f, g) = 0 ⇐⇒ |f (t) − g(t)| dt = 0.
a
La fonction |f − g| est continue, positive sur le segment [a, b], donc :
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i i
i i
CORRIGÉS 81
L’application d1 est à valeurs dans R+ , elle vérifie les propriétés de séparation, de symétrie et
l’inégalité triangulaire, donc c’est une distance sur E.
• Étude de d∞ .
On a :
Les fonctions |f − g|, |f − h| et |h − g| sont continues sur [a, b], donc elles admetttent une borne
supérieure sur le compact [a, b], comme :
alors :
∀t ∈ [a, b], |f (t) − g(t)| ≤ sup |f (t) − h(t)| + sup |h(t) − g(t)|,
t∈[a,b] t∈[a,b]
d’où :
∀t ∈ [a, b], |f (t) − g(t)| ≤ d∞ (f, h) + d∞ (h, g).
Donc :
sup |f (t) − g(t)| ≤ d∞ (f, h) + d∞ (h, g),
t∈[a,b]
soit :
d∞ (f, g) ≤ d∞ (f, h) + d∞ (h, g).
L’application d∞ est une distance sur E.
• Étude de d2 .
On a : Z b
∀(f, g) ∈ E 2 , d2 (f, g) = 0 ⇐⇒ |f (t) − g(t)|2 dt = 0.
a
La fonction |f − g|2 est continue, positive sur le segment [a, b], donc :
soit :
d2 (f, g) ≤ d2 (f, h) + d2 (h, g).
L’application d2 est une distance sur E.
b1 ) On a :
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i i
i i
82 CHAPITRE 3
donc : Z b
|f (t) − g(t)| dt ≤ (b − a)d∞ (f, g),
a
soit :
∀(f, g) ∈ E 2 , d1 (f, g) ≤ (b − a) d∞ (f, g).
De même, on montre que :
√
∀(f, g) ∈ E 2 , d2 (f, g) ≤ b − a d∞ (f, g).
donc : √
∀(f, g) ∈ E 2 , d1 (f, g) ≤ b − a d2 (f, g).
On a montré que :
√
∀(f, g) ∈ E 2 , d1 (f, g) ≤ b − a d2 (f, g) ≤ (b − a) d∞ (f, g).
On a : √
Bd1 (f0 , (b − a)ε) ⊂ Bd2 (f0 , b − a ε) ⊂ Bd∞ (f0 , ε).
D’où :
O1 ⊂ O2 ⊂ O∞ ·
b2 ) Montrons que les inclusions précédentes sont strictes.
On particularise a = 0 et b = 1.
Soit n un entier naturel non nul, on définit la fonction fn sur [0, 1] par :
1 1
2n x −
si x ∈ 0,
n n
fn (x) = .
1
0
si x ∈ ,1
n
On a :
Z 1 Z 1 " 2 # n1
n 1 1 1
d1 (fn , 0) = |fn (t)| dt = − 2n t − dt = − n t − = ,
0 0 n n n
0
sZ s
1 Z 1 2 r
n 1 4
d2 (fn , 0) = |fn (t)|2 dt = 4n2 t − dt = et d∞ (fn , 0) = 2.
0 0 n 3n
Soit r un réel élément de ]0, 1[ donné.
1
Pour n un entier strictement supérieur à , on a fn élément de Bd1 (0, r) ; mais la fonction
r
i i
i i
i i
CORRIGÉS 83
Soit n un entier naturel non nul, on définit la fonction gn sur [0, 1] par :
√
1 1
2n n x − si x ∈ 0,
n n
gn (x) = .
1
0
si x ∈ ,1
n
On a :
1 1
" 2 # n1
√ √
Z Z
n 1 1 1
d1 (gn , 0) = |gn (t)| dt = − 2n n t − dt = − n n t − = √ ,
0 0 n n n
0
sZ s
1 Z 1 2 r
n 1 4
d2 (gn , 0) = |gn (t)|2 dt = 4n3 t − dt = ·
0 0 n 3
4
Si n est un entier tel que n > , alors fn est élément de Bd1 (0, r), mais la fonction fn
3r2
n’est pas élément de Bd2 (0, 1), donc O1 6= O2 .
3.7 a1 ) On a :
x
Z
dt
∀(x, y) ∈ R2 ,
d2 (x, y) = | arctan x − arctan y| = ·
y 1 + t2
1
Pour tout réel t, on a ≤ 1, donc :
1 + t2
a2 ) Les distances d1 et d2 sont comparables si et seulement s’il existe deux réels α et β stricte-
ment positifs tels que :
On fait tendre n vers +∞ dans l’inégalité précédente, on obtient une contradiction, donc les
distances d1 et d2 ne sont pas comparables.
i i
i i
i i
84 CHAPITRE 3
Donc :
∀(x, y) ∈ R2 , δ(x, y) = 0 ⇐⇒ x = y.
Soit :
|x − y| ≤ η =⇒ |f (x) − f (y)| ≤ ε.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 85
Pour tout réel x, la fonction f est continue en x, donc la fonction f est continue sur R.
• On suppose que la fonction f est continue sur R, comme elle est strictement croissante, alors
elle réalise une bijection continue de R sur f (R), son application réciproque est continue de
f (R) sur R, donc la fonction identique est un homéomorphisme de (R, d1 ) sur (R, δ), donc les
distances d1 et δ sont topologiquement équivalentes.
Les distances d1 et δ sont topologiquement équivalentes si et seulement si la fonction f est
continue sur R.
La fonction f est une bijection isométrique de (R, δ) sur (R, d1 ), comme (R, d1 ) est complet,
alors (R, δ) est complet.
Il suffit que la fonction f soit strictement croissante de R sur R pour que (R, δ) soit un espace
complet.
On peut montrer que c’est une condition nécessaire et suffisante.
On pose xn = f −1 (yn ), pour tout réel ε strictement positif, il existe un entier naturel N tel
que :
∀(n, p) ∈ N2 , p > n ≥ N, d0 (yp , yn ) ≤ η =⇒ d(xn , xp ) ≤ ε.
On en déduit que la suite X = (xn )n∈N est une suite de Cauchy à valeurs dans E qui est un
espace complet, donc la suite X converge vers x élément de E.
La fonction f est continue sur E, donc en particulier en x, de la caractérisation séquentielle de
la continuité, on déduit que :
lim yn = lim f (xn ) = f lim xn = f (x).
n−→+∞ n−→+∞ n−→+∞
On a montré que si la suite Y est une suite de Cauchy à valeurs dans E 0 , alors elle converge
vers y = f (x), donc l’espace (E 0 , d0 ) est complet.
i i
i i
i i
86 CHAPITRE 3
On a :
∀f ∈ E, |νa (f )| ≤ ||f ||∞ .
L’application linéaire νa est 1-lipschitzienne, donc continue sur E, le singleton
0 est un fermé
de R, l’image réciproque par une fonction continue d’un fermé est un fermé, donc νa−1 0
est un fermé de E.
Comme νa−1 f (a) = 0 et F = ν0−1 −1
0 =Ker(νa ) = f ∈ E 0 ∩ ν 1 0 , alors
F est l’intersection de deux fermés, c’est un fermé de E donc F = F .
• Intérieur de F .
◦
On suppose que F 6= ∅.
Soit f un élément de l’intérieur de F , alors il existe une boule ouverte de centre f et de rayon
r strictement positif contenu dans F , donc Bo (f, r) ⊂ F .
r
Soit g la fonction définie sur [0, 1] par g(x) = f (x) + , il est immédiat que g est élément de la
2
r
boule ouverte Bo (f, r), mais g(0) = , donc g(0) 6= 0, donc g n’est pas élément de F d’où une
2
◦ ◦
contradiction, notre hypothèse F 6= ∅ est fausse, donc F = ∅.
• Frontière de F .
c
◦ ◦ ◦
On sait que Fr(F ) = F ∩ E \ F = F \ F = F ∩ F , comme F = F et F = ∅, alors :
Fr(F ) = F.
• Adhérence de F .
Soit f un élément de E, on définit la suite de fonctions (fn )n≥2 sur [0, 1] par :
1 1
nf x si x ∈ 0,
n n
1 1
fn (x) = f (x) si x ∈ ,1 − .
n n
1 1
nf 1 − (−x + 1) si x ∈ 1 − , 1
n n
1 1
Pour tout entier n supérieur à 2, la fonction fn est continue sur ,1 − , comme fn est une
n n
1 1
fonction affine sur 0, et sur 1 − , 1 , elle est continue sur ces intervalles.
n n
De plus :
1
lim fn (x) = f = lim fn (x),
1 −
x−→( n ) n x−→( 1 )
+
n
i i
i i
i i
CORRIGÉS 87
et :
1
lim fn (x) = f 1− = lim fn (x).
1 +
x−→(1− n ) n 1
x−→(1− n ) −
1 1
Pour tout entier n supérieur à 2, la fonction fn est continue en et en 1 − , donc la fonction
n n
fn est continue sur [0, 1], de plus, on a fn (0) = fn (1) = 0, donc fn est élément de F .
On remarque que :
1 1
∀n ∈ N, n ≥ 2, ∀x ∈ 0, , |fn (x)| ≤ f ≤ ||f ||∞ ,
n n
1 1
∀n ∈ N, n ≥ 2, ∀x ∈ 1 − , 1 , |fn (x)| ≤ f 1 − ≤ ||f ||∞ ,
n n
donc :
∀n ∈ N, n ≥ 2, ∀x ∈ [0, 1], |fn (x)| ≤ ||f ||∞ .
Donc ||fn ||∞ ≤ ||f ||∞ ·
On a construit une suite (fn )n≥2 d’éléments de F , montrons qu’elle converge en moyenne vers
la fonction f .
On a : 1
Z
n
Z 1
||fn − f ||1 = |fn (x) − f (x)| dx + |fn (x) − f (x)| dx.
0 1
1− n
D’où :
2 4
||fn − f ||1 ≤
(||fn ||∞ + ||f ||∞ ) ≤ · ||f ||∞ .
n n
Pour tout f élément de E, il existe une suite (fn )n≥2 d’éléments de F qui converge en moyenne
sur [0, 1] vers la fonction f , donc le sous-espace vectoriel F est dense dans E, donc F = E.
• Intérieur de F .
◦
On raisonne comme à la question précédente, on obtient que F = ∅.
i i
i i
i i
88 CHAPITRE 3
• Frontière de F .
c
◦ ◦ ◦
On sait que Fr(F ) = F ∩ E \ F = F \ F = F ∩ F , comme F = E et F = ∅, alors :
Fr(F ) = E.
b) Une boule ouverte dans R est un intervalle ouvert du type ]a − r, a + r[ avec a réel et r réel
strictement positif.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 89
L’ensemble des réels est homéomorphe à tout intervalle ouvert borné en particulier R est
homéomorphe à ] − 1, 1[.
N (f ) = 0 ⇐⇒ f + 2f 0 + f 00 = 0.
00
y + 2y 0 + y = 0
Le problème de Cauchy y(0) = 0 admet une unique solution qui est la fonction nulle,
y 0 (0) = 0
on a :
∀f ∈ E, N (f ) = 0 ⇐⇒ f = 0.
• Homogénéité :
De l’homogénéité de la norme uniforme, on déduit que :
• Inégalité triangulaire :
On a :
On sait que :
D’où :
∀(f, g) ∈ E 2 , N (f + g) ≤ N (f ) + N (g).
On a montré que N est une norme sur E.
ϕ ∈ C 1 ([0, 1], R+ )
b) Soit F =
ϕ(0) = 0 ·
Soit ϕ un élément de F , on pose h(x) = ϕ(x) ex , il est immédiat que h est élément de F et :
Donc :
∀x ∈ [0, 1], |h0 (x)| ≤ ex |ϕ(x) + ϕ0 (x)| ≤ e ||ϕ + ϕ0 ||∞ .
D’où :
||h0 ||∞ ≤ e ||ϕ + ϕ0 ||∞ .
i i
i i
i i
90 CHAPITRE 3
De plus : Z x
∀u ∈ F, ∀x ∈ [0, 1], u(x) = u0 (t) dt,
0
donc : Z x Z 1
∀x ∈ [0, 1], |u(x)| ≤ |u0 (t)| dt ≤ |u0 (t)| dt ≤ ||u0 ||∞ .
0 0
Donc :
∀u ∈ F, ||u||∞ ≤ ||u0 ||∞ .
On a ϕ(x) = e−x h(x), donc :
Donc : Z x
u(x) =
g(t)et dt + λ
0
Z x avec (λ, µ) ∈ R2 .
t
v(x) = −
tg(t)e dt + µ
0
i i
i i
i i
CORRIGÉS 91
On a y(0) = µ et :
Z x Z x
y 0 (x) = xg(x) + g(t)et dt + λ (1 − x)e−x − xg(x) − − tg(t)et dt + µ e−x ,
0 0
0
donc y (0) = λ − µ.
L’unique solution du problème de Cauchy (P C) est la fonction f définie sur R par :
Z x Z x Z x
f (x) = x g(t)et dt − tg(t)et dt e−x = (x − t)g(t)et−x dt.
0 0 0
On en déduit que : Z x
(x − t)et−x dt .
∀x ∈ R, |f (x)| ≤ ||g||∞
0
Z x
00 0
On a g = f + 2f + f et (x − t)e t−x
dt = 1 − (x + 1) e−x .
0
xn
·
d) On définit la suite de fonctions (fn )n≥2 sur [0, 1] par fn (x) =
n
Les fonctions fn sont des monômes, donc elles sont indéfiniment dérivables sur [0, 1].
Pour tout x élément de [0, 1], on a fn0 (x) = xn−1 , donc fn (0) = fn0 (0) = 0, donc, pour tout
entier n supérieur à 2, les fonctions fn sont éléments de E.
1
On a ||fn ||∞ = , donc la suite de fonctions (fn )n≥2 converge uniformément sur [0, 1] vers la
n
fonction nulle.
xn
Pour tout réel x élément de [0, 1], on a fn00 (x) + 2fn0 (x) + fn (x) = (n − 1)xn−2 + 2xn−1 + ,
n
1
donc N (fn ) = n + 1 + , donc la suite de fonctions (fn )n≥2 sur [0, 1] diverge pour la norme N .
n
i i
i i
i i
92 CHAPITRE 3
On a montré que les deux normes || ||∞ et N ne sont pas des normes équivalentes.
soit :
||f ||1
∀f ∈ E, · |ϕ(f )| ≤
4
L’opérateur ϕ est continu pour la topologie associée à (E, || ||1 ) et :
|ϕ(f )| 1
|||ϕ|||1 = sup , donc : |||ϕ|||1 ≤ ·
f ∈E ∗ ||f ||1 4
Pour calculer |||ϕ|||1 , on considère la suite de fonctions (fn )n∈N définie sur [0, 1] par :
fn (x) = xn (1 − x)n .
Z 1
Déterminons ||fn ||1 , on a ||fn ||1 = xn (1 − x)n dx.
0
Z 1
Pour n et p entiers naturels, on pose I(n, p) = xn (1 − x)p dx, on intègre par parties, on
0
obtient :
1 1
xn+1
Z
p p
I(n, p) = (1 − x)p + xn+1 (1 − x)p−1 dx = I(n + 1, p − 1).
n+1 0 n+1 0 n+1
i i
i i
i i
CORRIGÉS 93
p!
On montre par récurrence que I(n, p) = , donc :
(n + p + 1)(n + p) · · · (n + 1)
n! (n!)2
||fn ||1 = I(n, n) = = ·
(2n + 1)(2n) · · · (n + 1) (2n + 1)!
D’où :
|ϕ(fn )| I(n + 1, n + 1) (n + 1)2 1
lim = lim = lim = ·
n−→+∞ ||fn ||1 n−→+∞ I(n, n) n−→+∞ (2n + 3)(2n + 2) 4
1
On en déduit que |||ϕ|||1 = ·
4
• Continuité de l’opérateur ϕ pour la norme de la convergence en moyenne
quadratique
De l’inégalité de Cauchy-Schwarz on déduit que :
Z 1
∀(Ψ, Φ) ∈ E 2 ,
Ψ(x)Φ(x) dx ≤ ||Ψ||2 ||Φ||2 ,
0
i i
i i
i i
94 CHAPITRE 3
On a :
n 1 1 1 n 1 1
lim fn (x) = − + − = 0 = fn − ,
1− 1 +
x−→( 2 ) 2 2 n 2 4 2 n
n
n 1 1 1 n 1 1
lim fn (x) = + + − = 1 = fn + .
1 1
x−→( 2 + n )
− 2 2 n 2 4 2 n
Pour tout entier n supérieur à 2, la fonction fn est continue sur [0, 1].
On définit la fonction f sur [0, 1] par :
1
0 si 0 ≤ x <
2
1 1
f (x) = si x = .
2
2
1
1 si <x≤1
2
On a :
Z 1 Z 1 Z 1+ 1
2 nx 1 n 2 n nx 1 n
||fn − f ||1 = |fn (t) − f (t)| dt = + − dx − − − dx,
0 1− 1 2 2 4 1 2 2 4
2 n 2
21 12 + n1
nx2 nx2
1 n 1 n
||fn − f ||1 = + − x − −+ x ,
4 2 4 1− 1 4 2 4 1
2 n 2
1 1 1
||fn − f ||1 = − − = ·
4n 4n 2n
Donc la suite (fn )n≥2 converge vers la fonction f au sens de la topologie associée à la norme
1
de la convergence en moyenne, la fonction f est discontinue en , donc ce n’est pas un élément
2
de E, donc la suite (fn )n≥2 diverge dans (E, || ||1 ).
Montrons que la suite (fn )n≥2 est une suite de Cauchy dans (E, || ||1 ).
On propose deux méthodes :
• Méthode géométrique
Pour m et n entiers tels que m > n ≥ 2, on représente graphiquement la fonction fn − fm dans
un répère orthonormal (O,~i, ~j) et on utilise l’aire d’un triangle.
1 1
On remarque que, pour tout entier p supérieur à 2, on a fp = ·
2 2
1 1 1 1 1 1 1
On considère les points A , , B ,1 , C + , 1 et D + ,1 .
2 2 2 2 m 2 n
De la symétrie de la représentation graphique de la fonction fn − fm par rapport au point A,
on déduit que ||fn − fm ||1 est égal au double de l’aire du triangle ACD que l’on désigne par
A(ACD), comme A(ACD) = A(ABD) − A(ABC) et :
AB × BD 1 AB × BC 1
A(ABD) = = , A(ABC) = = ,
2 4n 2 4m
alors :
1 1 1 1 1
||fn − fm ||1 = 2 − = − ·
4n 4m 2 n m
i i
i i
i i
CORRIGÉS 95
• Méthode analytique
Z 1
On a montré que ||fn − fm ||1 = 2 |fn (t) − fm (t)| dt.
1
2
1
Explicitons la fonction fn − fm sur , 1 pour n et m entiers tels que m > n ≥ 2, on a :
2
n−m 1 1 1
(2x − 1) si ≤x< +
4 2 2 m
1 nx 1 n 1 1 1 1
∀x ∈ ,1 , (fn − fm )(x) = − − si + ≤x< + ·
2
2 2 4 2 m 2 n
1 1
0 si + ≤x≤1
2 n
D’où :
m−n 1 1 1
(2x − 1) si ≤x< +
4 2 2 m
1 nx 1 n 1 1 1 1
∀x ∈ ,1 , |fn − fm |(x) = − + + si + ≤x< + ·
2
2 2 4 2 m 2 n
1 1
0 si + ≤x≤1
2 n
Donc : Z 1+ 1 Z 1+ 1
m−n 2 m 2 n
n
||fn − fm ||1 = (2x − 1) dx + −nx + 1 + dx,
2 1 1+ 1 2
2 2 m
1+ 1 1+ 1
nx2
m−n 2 2 m n 2 n
||fn − fm ||1 = x −x + − + 1+ x ,
2 1 2 2 1+ 1
2 2 m
2 2 !
m−n n 1 1 1 1 n 1 1
||fn − fm ||1 = + − + + + + 1+ − ,
2m2 2 2 n 2 m 2 n m
m−n n 1 1 1 1 n 1 1
||fn − fm ||1 = + − 1 + + + 1 + − ,
2m2 2 m n n m 2 n m
m−n m−n n 1 n m−n n
||fn − fm ||1 = 2
− + + + 1+ ,
2m nm 2 2 2m nm 2
1 1 1 n m−n 1 1 1
||fn − fm ||1 = (m − n) + − = = − ·
2m2 nm 2 2m 2nm 2 n m
1
La suite numérique est une suite convergente, donc c’est une suite de Cauchy, donc :
n n≥2
1 1
∀ε ∈ R∗+ , ∃N ∈ N, N ≥ 2, ∀(n, m) ∈ N2 , m > n ≥ N =⇒ − ≤ ε .
n m
Donc :
∀ε ∈ R∗+ , ∃N ∈ N, N ≥ 2, ∀(n, m) ∈ N2 , m > n ≥ N =⇒ ||fn − fm ||1 ≤ ε .
La suite (fn )n≥2 est une suite de Cauchy divergente, donc (E, || ||1 ) n’est pas un espace de
Banach.
i i
i i
i i
96 CHAPITRE 3
c) On a :
Z 1+ 1
2 n
||fn − fm ||22 = 2 (fn − fm )2 (x) dx,
1
2
1+ 1 1+ 1 2
(n − m)2
Z Z
2 m 2 n nx 1 n
||fn − fm ||22 = (2x − 1)2 dx + 2 − − dx.
8 1 1+ 1 2 2 4
2 2 m
Comme :
1+ 1 1
12 + m
(2x − 1)3
Z
2 m 4
(2x − 1)2 dx = = ,
1 6 1 3m3
2 2
1+ 1 2 21 + n1
(2nx − n − 2)3
Z
2 n nx 1 n
− − dx = ,
1+ 1 2 2 4 96n 1+ 1
2 m 2 m
1+ 1 2 3
(m − n)3
Z
2 n nx 1 n 1 2n
− − dx = − −2 = ,
1+ 1 2 2 4 96n m 12nm3
2 m
alors :
Donc :
∀ε ∈ R∗+ , ∃N ∈ N, N ≥ 2, ∀(n, m) ∈ N2 , m > n ≥ N =⇒ ||fn − fm ||2 ≤ ε .
La suite (fn )n≥2 est une suite de Cauchy divergente, donc (E, || ||2 ) n’est pas un espace de
Banach.
f ◦ g2 − g ◦ f ◦ g = g et g ◦ f ◦ g − g 2 ◦ f = g.
f ◦ g 2 − g 2 ◦ f = 2g.
(f ◦ g n − g n ◦ f ) ◦ g + g n ◦ (f ◦ g − g ◦ f ) = ng n−1 ◦ g + g n ◦ e = ng n + g n = (n + 1)g n .
i i
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i i
CORRIGÉS 97
Comme :
(f ◦ g n − g n ◦ f ) ◦ g + g n ◦ (f ◦ g − g ◦ f ) = f ◦ g n+1 − g n ◦ f ◦ g + g n ◦ f ◦ g − g n+1 ◦ f,
(f ◦ g n − g n ◦ f ) ◦ g + g n ◦ (f ◦ g − g ◦ f ) = f ◦ g n+1 − g n+1 ◦ f,
alors :
f ◦ g n+1 − g n+1 ◦ f = (n + 1)g n .
La propriété P(n) est héréditaire, vraie pour n = 1, donc :
On a :
|||(n + 1)g n ||| = (n + 1)|||g n |||,
et
|||f ◦ g n+1 − g n+1 ◦ f ||| ≤ |||f ◦ g n+1 || + ||g n+1 ◦ f |||.
n+1
Comme f ◦ g = f ◦ g n ◦ g et g n+1 ◦ f = g n ◦ g ◦ f , alors :
(n + 1)|||g n ||| ≤ |||f ||| · |||g n ||| · |||g||| + |||g n ||| · |||g||| · |||f |||. (1)
n
On a supposé que f ◦ g − g ◦ f = e, donc g 6= 0, donc, pour tout entier naturel n, |||g ||| est non
nul, on déduit de (1) en simplifiant par |||g n ||| que :
n + 1 ≤ 2 |||f ||| · |||g|||.
On fait tendre n vers +∞ dans l’inégalité précédente, on obtient une contradiction, donc notre
hypothèse « il existe un couple d’éléments de Lc (E) tel que f ◦ g − g ◦ f = e » est fausse, donc
il n’existe pas d’endomorphismes continus tels que f ◦ g − g ◦ f = e.
3.20 a) On suppose qu’il existe un point a intérieur à F , donc il existe un réel ε strictement
positif et une boule ouverte de centre a et de rayon ε incluse dans F , comme E 6= {0}, alors
pour tout x élément de E \ {0}, on a :
εx εx
a+ ∈ Bo (a, ε) =⇒ a + ∈ F =⇒ x ∈ F.
2||x|| 2||x||
On en déduit que E \ {0} ⊂ F, comme F est un sous-espace vectoriel de E, alors 0E est élément
de F , donc E ⊂ F , soit E = F ce qui contredit le fait que F est un sous-espace strict de E.
◦
Notre hypothèse « il existe un point a intérieur à F » est fausse, donc F = ∅.
est un homéomorphisme de IKp sur V , donc V est homéomorphe à IKp qui est un fermé, donc
V est fermé.
On particularise E = C 0 ([0, 1], R) et V = R[X]. La norme sur E est || ||∞ .
n
X tn
On sait que la suite de polynômes (Pn )n∈N définie par Pn (t) = converge uniformément
p=0
n!
vers la fonction exp sur le segment [0, 1], la suite (Pn )n∈N est une suite d’éléments de V , mais sa
limite, la fonction exp, n’est pas un polynôme, donc le sous-espace vectoriel V n’est pas fermé.
i i
i i
i i
98 CHAPITRE 3
3.22
a) Dans un espace vectoriel normé de dimension finie, une partie est compacte si et seulement
si c’est une partie fermée bornée.
• Montrons que On (R) est une partie fermée.
Toute application linéaire d’un espace vectoriel normé de dimension finie dans un espace vec-
toriel normé est continue.
L’application M 7−→ t M est une application linéaire sur l’espace vectoriel Mn (R) qui est de
dimension finie, donc elle est continue sur Mn (R).
L’application (M, N ) 7−→ M N est une application bilinéaire de Mn (R) qui est de dimension
finie, donc elle est continue, donc la fonction Φ définie sur Mn (R) par Φ(M ) = t M · M est
continue sur Mn (R).
On a :
M ∈ On (R) ⇐⇒ t M · M = M · t M = In .
On en déduit que On (R) = Φ−1 In , l’ensemble In est un singleton de Mn (R) c’est
une partie fermée de Mn (R), l’image réciproque d’un fermé par une fonction continue est un
fermé, donc On (R) est un fermé.
• Montrons que On (R) est une partie bornée de Mn (R).
Les colonnes d’une matrice orthogonale forment une base orthonormale.
Soit M = (mi,j ) 1≤i≤n , si M est élément de On (R), alors :
1≤j≤n
b1 ) Si N est une matrice nilpotente de Mn (IK), alors N n = 0, la fonction Ψ définie sur Mn (IK)
par Ψ(M ) = M n est une fonction polynomiale, donc continue sur Mn (IK).
Le singleton 0 est une partie fermée de Mn (IK), l’image réciproque par une fonction continue
−1
d’un fermé est un fermé, comme Nn (IK) = Ψ 0 , alors Nn (IK) est une partie fermée de
Mn (IK).
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CORRIGÉS 99
b2 ) Si N est une matrice nilpotente, alors, pour tout réel k, la matrice kN est nilpotente, comme
||kN ||∞ = |k| ||N ||∞ , alors lim ||kN ||∞ = +∞, donc l’ensemble Nn (IK) n’est pas une partie
k−→+∞
bornée.
L’ensemble Nn (IK) est une partie fermée non bornée, donc ce n’est pas une partie compacte de
Mn (IK).
c2 ) La fonction Υ définie sur Mn (C) par Υ(A) = P (A) est une fonction polynomiale, donc
continue sur Mn (C).
Le singleton 0 est une partie fermée de Mn (C), l’image réciproque par une fonction continue
d’une partie fermée est une partie fermée, comme EP = Υ−1 0 , alors l’ensemble EP est
une partie fermée de Mn (C).
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100 CHAPITRE 3
La matrice Ap possède n valeurs propres distinctes, donc la matrice Ap est élément de Dn (IK)
et :
0 1 ··· 1
. .. 1
0 0
lim Ap = B avec B = . . ·
p−→+∞ .. .. . .. 1
0 ··· 0 0
La matrice B est nilpotente non nulle, donc ce n’est pas un élément de Dn (IK), donc la suite
(Ap )p∈N∗ est à valeurs dans Dn (IK), elle converge dans Mn (IK) mais pas dans Dn (IK).
On en déduit que Dn (IK) n’est pas une partie fermée de Mn (IK).
d2 ) Une partie est ouverte si et seulement si son complémentaire est une partie fermée.
On considère une matrice de Mn (IK) qui ne soit pas diagonalisable par exemple :
1 1 1
···
p p p
1 .. 1
0
.
p p
Cp = .
.. .. .. 1
. . .
p
1
0 ··· 0
p
La suite de matrices (Cp )p∈N∗ est une suite du complémentaire de Dn (IK), cette suite converge
vers la matrice nulle qui est élément de Dn (IK), donc le complémentaire de Dn (IK) n’est pas
une partie fermée de Mn (IK), donc Dn (IK) n’est pas une partie ouverte de Mn (IK).
d3 ) La suite de matrice (pIn )p∈N est une suite d’éléments de Dn (IK) et ||pIn ||∞ = p, donc
lim ||pIn ||∞ = +∞, donc Dn (IK) n’est pas une partie bornée de Mn (IK).
p−→+∞
e) Soit M = (mi,j ) 1≤i≤n un élément de Mn (IK). On note ||M ||∞ = max |mi,j |.
1≤j≤n 1≤i≤n
1≤j≤n
La fonction Ξ définie sur Mn (IK) par Ξ(M ) = det(M ) est une fonction polynomiale des coeffi-
cients mi,j de la matrice M , donc la fonction Ξ est continue sur Mn (IK).
Le singleton 0 est une partie fermée de IK, l’image réciproque par une fonction continue
d’une partie fermée est une partie fermée, comme Jn = Ξ−1 0 , alors Jn est une partie
fermée de Mn (IK), son complémentaire GLn (IK) est une partie ouverte de Mn (IK).
e2 ) La fonction F définie sur GLn (IK) par F (M ) = Com(M ) où Com(M ) désigne la comatrice
de la matrice M est continue sur GLn (IK), ses composantes sont des fonctions polynomiales
des coefficients mi,j .
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CORRIGÉS 101
L’application M 7−→ t M est une application linéaire dans un espace vectoriel de dimension
finie, donc elle est continue sur Mn (IK), comme M 7−→ det(M ) est continue, si M est élément
t
Com(M )
de GLn (IK), alors det(M ) 6= 0, la fonction M 7−→ est définie sur GLn (IK) et elle est
det(M )
continue sur GLn (IK).
t
Com(M )
Si M est élément de GLn (IK), alors M −1 = , donc la fonction M 7−→ M −1 est
det(M )
continue sur GLn (IK).
Remarque. L’ensemble GLn (IK) est un groupe topologique.
3.24
La forme quadratique q est définie positive si et seulement si a > 0 et b2 − ac < 0.
On définit la fonction f sur R3 par f (a, b, c) = b2 − ac.
La fonction f est continue sur R3 .
L’intervalle ]0, +∞[ est un ouvert
de R, l’image réciproque par une fonction continue d’un
−1
ouvert est un ouvert, donc f ]0, +∞[ est un ouvert de R3 .
On obtient Λ = f −1 ]0, +∞[ ∩ ]0, +∞[×R2 .
3.27
a) De la linéarité de l’intégrale on déduit que :
Z 1
∀(f1 , f2 , g, λ) ∈ E 3 × C, ϕ(λf1 + f2 , g) = (λf1 + f2 )(0)g(0) + (λf1 + f2 )(t)g(t) dt,
0
Z 1 Z 1
ϕ(λf1 + f2 , g) = λ f1 (0)g(0) + f1 (t)g(t) dt + f2 (0)g(0) + f2 (t)g(t) dt.
0 0
Donc :
ϕ(λf1 + f2 , g) = λϕ(f1 , g) + ϕ(f2 , g).
Pour toute fonction g élément de E, l’application f 7−→ ϕ(f, g) est linéaire.
On a :
Z 1 Z 1
∀(f, g) ∈ E 2 , ϕ(g, f ) = g(0)f (0) + g(t)f (t) dt = f (0)g(0) + f (t)g(t) dt = ϕ(f, g).
0 0
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102 CHAPITRE 3
Donc :
La fonction f est élément de E, donc sa dérivée est continue sur le segment [0, 1], donc |f 0 |2 est
une fonction continue positive sur [0, 1], donc :
Z 1
|f 0 (t)|2 dt = 0 ⇐⇒ ∀t ∈ [0, 1], |f 0 (t)|2 = 0 ⇐⇒ f 0 = 0.
0
La fonction f 0 est la fonction nulle sur le segment [0, 1], donc la fonction f est constante sur
[0, 1], comme f (0) = 0, alors f = 0, donc :
∀f ∈ E, ϕ(f, f ) = 0 =⇒ f = 0.
La réciproque est évidente, donc ϕ est une forme hermitienne définie positive, donc elle définit un
produit scalaire hermitien sur E, on note || || la norme associée à ce produit scalaire hermitien,
on a : s Z 1
∀f ∈ E, ||f || = |f (0)|2 + |f 0 (t)|2 dt.
0
Donc :
x x 1
Z Z Z
0
|f 0 (t)| dt ≤ |f (0)| + |f 0 (t)| dt.
∀x ∈ [0, 1], |f (x)| ≤ |f (0)| + f (t) dt ≤ |f (0)| +
0 0 0
donc : sZ
Z 1 1
0
|f (t)| dt ≤ |f 0 (t)|2 dt·
0 0
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CORRIGÉS 103
D’où : sZ
1
∀x ∈ [0, 1], |f (x)| ≤ |f (0)| + |f 0 (t)|2 dt.
0
Donc : sZ
Z 1 1
2 2 0 2
|f (x)| ≤ |f (0)| + |f (t)| dt + 2|f (0)| |f 0 (t)|2 dt.
0 0
soit : √
∀x ∈ E, |f (x)| ≤ 2 ||f ||,
donc : √
||f ||∞ ≤ 2 ||f ||.
sin(nπt)
c) On définit la suite de fonctions (fn )n∈N∗ sur [0, 1] par fn (t) = ·
n
1
On a ||fn ||∞ = , donc la suite de fonction (fn )n∈N∗ converge uniformément vers la fonction
n
nulle sur le segment [0, 1].
Calculons ||fn ||2 , on a :
Z 1 Z 1 Z 1
1 + cos(2nπt)
||fn ||2 = |fn (0)|2 + |fn0 (t)|2 dt = π 2 | cos(nπt)|2 dt = π 2 dt,
0 0 0 2
1
π2 π2
π π
||fn ||2 = + sin(2nπt) = , ||fn || = √ · donc :
2 4n 0 2 2
La suite de fonctions (fn )n∈N∗ converge pour la norme uniforme mais diverge pour la norme
hermitienne, donc les normes ne sont pas équivalentes.
d) On a :
1
n
si t ∈ 0, 3
1 n
fn (t) = inf 1 ,n = .
1 t3 1
1 si t ∈ , 1
t3 n3
Pour tout entier naturel n non nul, on a gn (0) = 0.
Soient n et m deux entiers tels que 0 < n ≤ m, on a :
Z 1
||gn − gm ||2 = |gn (0) − gm (0)|2 + (gn − gm )0 (t)(gn − gm )0 (t) dt.
0
Pour tout entier naturel n non nul, les fonctions fn sont continues sur [0, 1], donc les fonctions
gn sont dérivables sur [0, 1] et gn0 = fn , donc :
Z 1
||gn − gm ||2 = |fn (t) − fm (t)|2 dt,
0
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104 CHAPITRE 3
Z 1 Z 1 2
m3 n3 1
||gn − gm ||2 = (m − n)2 dt + 1 −n dt,
0 1
m3
t 3
(m − n)2 h 2 2 1
i 13 (m − n)2 (m − n)3
||gn − gm ||2 = 3
+ n t − 3nt 3 + 3t 3 n1 = 3
+ ,
m m3
m nm3
(m − n)2
||gm − gn ||2 = ·
nm2
Donc :
m 2 + n2
· ||gm − gn ||2 ≤
nm2
n2 1
Comme m est supérieur à n, on obtient ≤ , donc :
nm2 m
1 1 2
||gn − gm ||2 ≤ + ≤ ·
n m n
1
Comme lim = 0 alors :
n−→+∞ n
∀ε ∈ R∗+ , ∃N ∈ N∗ , ∀(n, m) ∈ N2 , m ≥ n ≥ N =⇒ ||gn − gm || ≤ ε .
La suite (gn )n∈N∗ est une suite de Cauchy dans (E, < | >).
Supposons que la suite (gn )n∈N∗ converge dans E vers la fonction g, alors g est élément de E,
donc g 0 est continue sur le segment [0, 1].
Soient x0 un élément de ]0, 1[ et η un réel strictement positif tel que :
0 < x0 − η < x0 + η < 1.
1
Il existe un entier naturel N tel que 3 < x0 − η, soit n un entier supérieur strictement à N ,
N
on a :
1 1
∀x ∈ , 1 , fn (x) = 1 ·
n3 x3
Pour n > N , on a :
Z 1
||gn − g||2 = |gn (0) − g(0)|2 + |gn0 (t) − g 0 (t)|2 dt,
0
soit : 2
1 x0 +η
Z Z
1
||gn − g||2 ≥ |fn (t) − g 0 (t)|2 dt ≥ 0
1 − g (t) dt,
1 t
3
x0 −η
n3
comme la suite (gn ) n∈N∗ converge dans E vers la fonction g, alors lim ||gn − g|| = 0, donc :
n−→+∞
Z x0 +η 2
1
1 − g 0 (t) dt = 0.
x0 −η t3
1
La fonction g est élément de E, donc t 7−→ 1 − g 0 (t) est continue sur [x0 − η, x0 + η], donc :
t3
Z x0 +η 2
1 0 1
1 − g (t) dt = 0, donc : ∀t ∈ [x0 − η, x0 + η], g 0 (t) = 1 ·
x0 −η t 3 t3
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i i
CORRIGÉS 105
Donc :
1
∀x ∈]0, 1[, g 0 (x) =
1 ·
x3
Comme lim g 0 (x) = +∞, alors la fonction g 0 est discontinue en 0, ce qui contredit notre
x−→0
hypothèse « la fonction g est de classe C 1 sur le segment [0, 1] ».
Donc la suite de fonctions (gn )n∈N∗ ne converge pas dans (E, < | >).
La suite (gn )n∈N∗ est une suite de Cauchy divergente dans (E, < | >), donc l’espace E n’est
pas complet.
L’espace E est un espace préhilbertien, ce n’est pas un espace de Hilbert.
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i i
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Chapitre 4
Fonctions d’une variable réelle
f (x)
4.5 On définit la fonction g sur [a, b] par g(x) = ·
x
xf 0 (x) − f (x)
La fonction g est continue sur [a, b], dérivable sur ]a, b[ et g 0 (x) = ·
x2
f (a) f (b)
Comme bf (a) = af (b), alors = , donc g(a) = g(b), donc la fonction g vérifie les
a b
hypothèses du théorème de Rolle, donc il existe un réel c élément de ]a, b[ tel que g 0 (c) = 0,
donc :
g 0 (c) = 0 ⇐⇒ f (c) = cf 0 (c).
4.8 a) S’il existe un réel ζ élément de I \ {c} tel que g(ζ) = g(c), alors la fonction g vérifie les
hypothèses du théorème de Rolle, donc il existe un réel ν compris strictement entre ζ et c tel
que g 0 (ν) = 0, ce qui contredit notre hypothèse « ∀x ∈ I \ {c}, g 0 (x) 6= 0 », donc, pour tout
x élément de I \ {c}, on a g(x) 6= g(c).
De la généralisation du théorème des accroissements finis on déduit qu’il existe un réel dx
compris strictement entre x et c avec x élément de I \ {c}, tel que :
f 0 (u)
Lorsque x tend vers c, alors dx tend vers c, comme lim = l, alors :
u−→c g 0 (u)
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i i
CORRIGÉS 107
1 1 1
La composée des fonctions x 7−→ 7−→ sin 7−→ x2 sin est de classe C 1 sur R∗ , donc
x x x
la fonction f est de classe C 1 sur R∗ et :
1 1
∀x ∈ R∗ , f 0 (x) = 2x sin − cos .
x x
Z b
b−a a+b
4.9 On pose E(f ) = f (x) dx − f (a) + 4f + f (b) .
a 6 2
b−a a+b
La fonction affine définie sur [−1, 1] par θ 7−→ θ+ est une bijection de [−1, 1]
2 2
b−a a+b
sur [a, b], on définit la fonction g sur [−1, 1] par g(θ) = f θ+ .
2 2
b−a a+b
On effectue le changement de variable x = θ+ dans l’intégrale, on obtient :
2 2
Z b Z 1
b−a 1
Z
b−a a+b b−a
f (x) dx = f θ+ dθ = g(θ) dθ.
a −1 2 2 2 2 −1
a+b
De plus on a g(−1) = f (a), g(0) = f et g(1) = f (b), donc :
2
Z 1
b−a 1
E(f ) = g(θ) dθ − (g(−1) + 4g(0) + g(1)) .
2 −1 3
On définit la fonction Ψ sur [0, 1] par :
Z x
x
Ψ(x) = g(θ) dθ − (g(−x) + 4g(0) + g(x)) .
−x 3
La fonction f est de classe C 4 sur [a, b], donc la fonction g est de classe C 4 sur [0, 1], donc la
fonction Ψ est de classe C 4 sur [0, 1], on a :
1 x
Ψ0 (x) = g(x) + g(−x) − (g(−x) + 4 g(0) + g(x)) − (−g 0 (−x) + g 0 (x)),
3 3
i i
i i
i i
108 CHAPITRE 4
2 4 x
Ψ0 (x) = (g(−x) + g(x)) − g(0) − (−g 0 (−x) + g 0 (x)),
3 3 3
2 1 x
Ψ00 (x) = (g 0 (x) − g 0 (−x)) − (g 0 (x) − g 0 (−x)) − (g 00 (x) + g 00 (−x)),
3 3 3
1 0 x 00
Ψ (x) = (g (x) − g (−x)) − (g (x) + g 00 (−x)),
00 0
3 3
1 00 1 00 x
000
Ψ (x) = (g (x) + g (−x)) − (g (x) − g 00 (−x)) − (g 000 (x) − g 000 (−x)),
00
3 3 3
x
Ψ000 (x) = − (g 000 (x) − g 000 (−x)).
3
La fonction g 000 est continue sur [−1, 1], dérivable sur ] − 1, 1[, du théorème des accroissements
finis, on déduit qu’il existe un réel cx élément de ]0, 1[ tel que :
Donc :
2x2 (4)
Ψ000 (x) = − g (cx ).
3
La fonction g est de classse C 4 sur [0, 1] (4)
donc la fonctiong est continue sur le segment [0, 1],
b−a a+b
donc elle est bornée, comme g(θ) = f θ+ , alors :
2 2
4
b−a
||g (4) ||∞ = sup |g (4) (θ)| = ||f (4) ||∞ .
θ∈[0,1] 2
Donc : 4
2 b−a
∀x ∈ [0, 1], |Ψ000 (x)| ≤ ||f (4) ||∞ x2 .
3 2
Z x
Comme Ψ00 (0) = 0, alors Ψ00 (x) = Ψ000 (t) dt, donc :
0
Z x 4 Z x
2 b−a
|Ψ00 (x)| ≤ |Ψ000 (t)| dt ≤ ||f (4) ||∞ t2 dt.
0 3 2 0
x 4
x3
Z
2 b−a
Comme , alors |Ψ00 (x)| ≤
t2 dt = ||f (4) ||∞ x3 .
0 3 9 2
Z x
Comme Ψ0 (0) = 0, alors Ψ0 (x) = Ψ00 (t) dt, donc :
0
Z x 4 Z x
2 b−a
|Ψ0 (x)| ≤ |Ψ00 (t)| dt ≤ ||f (4) ||∞ t3 dt.
0 9 2 0
x 4
x4
Z
1 b−a
Comme , alors |Ψ0 (x)| ≤
t3 dt = ||f (4) ||∞ x4 .
0 4 18 2
Z x
Comme Ψ(0) = 0, alors Ψ(x) = Ψ0 (t) dt, donc :
0
Z x 4 Z x
1 b−a
|Ψ(x)| ≤ |Ψ0 (t)| dt ≤ ||f (4) ||∞ t4 dt.
0 18 2 0
i i
i i
i i
CORRIGÉS 109
x 4
x5
Z
4 1 b−a
Comme t dt = , alors |Ψ(x)| ≤ ||f (4) ||∞ x5 , donc :
0 5 90 2
4
1 b−a
∀x ∈ [0, 1], |Ψ(x)| ≤ ||f (4) ||∞ .
90 2
On particularise x = 1, on obtient :
Z 1
1
Ψ(1) = g(θ) dθ − (g(−1) + 4 g(0) + g(1)).
−1 3
Z 1
b−a 1
Comme E(f ) = g(θ) dθ − (g(−1) + 4g(0) + g(1)) , alors :
2 −1 3
5
b−a 1 b−a
|E(f )| ≤ |Ψ(1)| ≤ ||f (4) ||∞ .
2 90 2
D’où :
b
(b − a)5
Z
b−a a+b
||f (4) ||∞ .
f (x) dx − f (a) + 4f + f (b) ≤
a 6 2 2880
Z x
4.11 On a F (x) = f (t) dt.
0
Soit ε un réel strictement positif, on a :
√
Z x+ε x √ √ √
f (t) dt = F (x + ε x) − F (x) = (x + ε x)2 − x2 + o(x) = 2εx x + ε2 x + o(x),
x
Z x √ √ √
√
f (t) dt = F (x) − F (x − ε x) = x2 − (x − ε x)2 + o(x) = 2εx x − ε2 x + o(x).
x−ε x
d’où : √ √ √
2εx x − ε2 x + o(x) ≤ ε xf (x) ≤ 2εx x + ε2 x + o(x),
√ √ √ √
2x − ε x + o( x) ≤ f (x) ≤ 2x + ε x + o( x).
On en déduit :
ε 1 f (x) ε 1
∃α ∈]0, +∞[, ∀x ∈ [α, +∞[, 1− √ +o √ ≤ ≤1+ √ +o √ ·
2 x x 2x 2 x x
i i
i i
i i
110 CHAPITRE 4
f (x)
Du théorème d’encadrement on déduit que lim = 1.
x−→+∞2x
√
Au voisinage de +∞, on a f (x) ∼ 2x et f (x) = 2x + o( x).
4.13 a) Au voisinage de 0, on a :
1 1 1
= = (1 − ax + bx2 + o(x2 ))−1 ,
f (x) x(1 − ax + bx2 + o(x2 )) x
1 1
= (1 − (−ax + bx2 ) + (−ax + bx2 )2 + o(x2 )),
f (x) x
1 1
= (1 + ax − bx2 + a2 x2 + o(x2 )),
f (x) x
1 1
= + a + (a2 − b)x + o(x).
f (x) x
b) Montrons par récurrence que la suite U est à valeurs dans ]0, A].
Soit n un entier naturel, on pose P(n) : un ∈]0, A].
On a supposé que u0 est élément de ]0, A], d’où P(0).
Pour tout réel x élément de ]0, A], on a 0 < f (x) < x ≤ A, si P(n), alors :
On déduit de (1) que la propriété P(n) est héréditaire, comme elle est vérifiée pour n = 1,
alors :
∀n ∈ N, 0 < un < A.
On déduit de (1) que la suite U est strictement décroissante, comme elle est minorée par 0,
alors la suite U converge vers un réel l élément de [0, A].
La fonction f est continue, strictement croissante sur [0, A], donc l est l’unique point fixe de la
fonction f , comme f (0) = 0, alors l = 0, donc la suite U converge vers 0.
Au voisinage de +∞, on a :
1 1
= + a + (a2 − b)un + o(un ).
un+1 un
Donc :
1 1
− ∼ a.
un+1 un
1 1 1
Du théorème de Césaro on déduit que − ∼ na, donc un ∼ ·
un u0 na
1
On pose vn = − na, au voisinage de +∞, on a :
un
1 1
vn+1 − vn = − − a = (a2 − b)un + o(un ),
un+1 un
a2 − b
donc vn+1 − vn ∼ ·
na
X1
La série harmonique est divergente.
n
n≥1
i i
i i
i i
CORRIGÉS 111
Si les termes généraux de deux séries sont équivalents et si l’une des deux séries est divergente,
alors les sommes partielles sont équivalentes, donc :
n−1 n−1
X a2 − b X 1
(vp+1 − vp ) ∼ ·
p=1
a p=1 p
n n−1
X 1 X
Au voisinage de +∞, on a ∼ ln n, comme (vp+1 − vp ) = vn − v1 , alors, au voisinage
p=1
p p=1
a2 − b
de +∞, on obtient vn ∼ ln n.
a
1 1
Comme vn = − na, alors un = ·
un vn + na
Au voisinage de +∞, on obtient :
1 1 1
un = a2 −b
= a2 −b ln n
,
na + ln n + o(ln n) na 1 + +o ln n
a a2 n n
−1
a2 − b ln n
1 ln n
un = 1+ +o ,
na a2 nn
a2 − b ln n
1 ln n
un = 1− + o .
na a2 n n
Donc :
a2 − b ln n
1 ln n
un = − +o ·
na a2 n2 n2
p ! p
2 2
1 X 1 X
4.16 a1 ) On montre par récurrence la propriété suivante P(p) : f xl ≤ f (xl ).
2p 2p
l=1 l=1
i i
i i
i i
112 CHAPITRE 4
p
a2 ) On considère 2p éléments de I 2 tels que :
On a :
n
X 2p
1 1 Xp 1
Ap,n = p xl + (2 − n)s = p xl = p (ns + (2p − n)s) = s.
2 2 2
l=1 l=1
p !
2
1 X
On a f (s) = f (Ap,n ) = f xl et :
2p
l=1
p
2p
2
! n
1 X 1 X 1 X p
f p
xl ≤ p f (xl ) ≤ p f (xl ) + (2 − n)f (s) .
2 2 2
l=1 l=1 l=1
Donc :
n
! n
n 1X 1X
∀n ∈ N, n ≥ 2, ∀(x1 , x2 , · · · , xn ) ∈ I , f xl ≤ f (xl ).
n n
l=1 l=1
b) Soit λ un élément de [0, 1] ∩ Q, il existe un couple (p, q) d’entiers naturels tels que :
p
q 6= 0, p<q et λ= ·
q
En particularisant n = q, x1 = x2 = · · · = xp = x, xp+1 = xp+2 = · · · = xn = y, on déduit de
la question a3 ) que :
∀λ ∈ [0, 1] ∩ Q, ∀(x, y) ∈ I 2 , f λx + (1 − λ)y ≤ λf (x) + (1 − λ)f (y).
c) Tout nombre irrationnel de [0, 1] est limite d’une suite de nombres rationnels de [0, 1], donc :
i i
i i
i i
CORRIGÉS 113
On fait tendre n vers +∞ dans l’inégalité précédente, de plus la fonction f est continue sur I,
on obtient :
lim f λn x + (1 − λn )y = f lim λn x + (1 − λn )y = f λx + (1 − λy) .
n→∞ n→∞
Soit :
∀λ ∈ [0, 1], ∀(x, y) ∈ I 2 , f (λx + (1 − λ)y) ≤ λf (x) + (1 − λ)f (y).
Donc la fonction f est convexe sur I.
0
4.17 On définit la fonction g sur R par g(x) = xf 0 (x) + f (x) = xf (x) .
On suppose que :
∀t ∈ R, a ≤ g(t) ≤ b.
On distingue trois cas :
• Si x est strictement positif, alors :
Z x
ax ≤ g(t) dt ≤ bx =⇒ ax ≤ xf (x) ≤ bx =⇒ a ≤ f (x) ≤ b.
0
• Si x est nul, alors g(0) = f (0), comme g(0) est élément de [a, b], alors f (0) est élément de
[a, b].
f0
f 0 ≥ −1 − f 2 ⇐⇒ ≥ −1.
1 + f2
f0
Soient u et v deux réels éléments tels que a < u < v < b, la fonction est continue sur le
+1 f2
segment [u, v], donc elle est intégrable sur ce segment, de la positivité de l’intégrale on déduit
que :
f 0 (t)
Z v Z v
2
dt ≥ −dt, donc : arctan(f (v)) − arctan(f (u)) ≥ u − v. (1)
u f (t) + 1 u
Comme :
π π
lim f = −∞ et lim arctan = − , alors : lim arctan(f (v)) = − ,
b− −∞ 2 v−→b− 2
i i
i i
i i
114 CHAPITRE 4
et : π π
lim f = +∞ et lim arctan = , alors : lim arctan(f (u)) = ·
a+ +∞ 2 u−→a+ 2
On fait tendre u vers a+ et v vers b− dans (1), on obtient :
−π ≥ a − b, b − a ≥ π.
donc :
x−a
b) On définit la fonction Ψ sur ]a, b[ par Ψ(x) = cotan π .
b−a
On a :
x−a
lim = 0+ et lim cotan(u) = +∞, donc : lim Ψ(x) = +∞,
x−→a+ b−a u−→0+ x−→a+
x−a
lim = 1− et lim cotan(u) = −∞, donc : lim Ψ(x) = −∞.
x−→b− b−a u−→π − x−→b−
De plus la fonction cotan est dérivable sur ]0, π[ et cotan0 = −1 − cotan2 , d’où la fonction Ψ
est dérivable sur ]a, b[ et :
π x−a
∀x ∈]a, b[, Ψ0 (x) = − 1 + cotan2 π ·
b−a b−a
4.19 Il est immédiat que la fonction x 7−→ 1 + f 2 (x) est strictement positive, donc :
f 0 (x) x2
∀x ∈ [a, b], f 0 (x) = 1 + f 2 (x) + x2 ⇐⇒ =1+ 2 ·
f 2 (x) +1 f (x) + 1
On intègre entre a et b, on obtient :
f 0 (x)
Z b Z b
x2
2
dx = 1 + dx,
a f (x) + 1 a f 2 (x) + 1
soit :
b
x2
Z
arctan(f (b)) − arctan(f (a)) = b − a + dx,
a f 2 (x) + 1
donc :
arctan(f (b)) − arctan(f (a)) ≥ b − a.
i π πh
La fonction arctan est une bijection de R sur − , , donc la longueur de son ensemble de
2 2
valeurs est π, d’où :
π > arctan(f (b)) − arctan(f (a)) ≥ b − a.
Donc π > b − a.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 115
donc :
∀x ∈ [A, +∞[, f 2 (x) − ε ≤ f 0 (x) ≤ f 2 (x) + ε.
On raisonne par l’absurde, on fait l’hypothèse (H) : lim f 6= 0, soit :
+∞
De l’hypothèse (H) on déduit que l’ensemble Λa est non vide, donc il admet une borne supérieure
qui est soit un réel soit +∞.
• Si la borne supérieure de Λa est +∞ alors :
Donc :
∀x ∈ [a, +∞[, f 0 (x) ≥ f 2 (x) − ε > η 2 − ε.
η2
On particularise ε = , on obtient :
2
η2
∀x ∈ [a, +∞[, f 0 (x) ≥ ·
2
Donc :
x x
η2
Z Z
∀x ∈ [a, +∞[, f 0 (t) dt ≥ dt,
a a 2
soit :
η2
∀x ∈ [a, +∞[, f (x) ≥
(x − a) + f (a), donc : lim f = +∞.
2 +∞
Comme lim f = +∞, alors la fonction f ne s’annule pas sur un voisinage de +∞.
+∞
f0 − f2 f0
Comme lim(f 0 − f 2 ) = 0, alors lim 2
= 0, soit lim 2 = 1, donc :
+∞ +∞ f +∞ f
0
f (x)
∀ε ∈ R∗+ , + +
∃D ∈ R , ∀x ∈ R , x ≥ D =⇒ 2
− 1 ≤ ε .
f (x)
D’où :
f 0 (x)
∀x ∈ [D, +∞[, 1−ε≤ ≤ 1 + ε.
f 2 (x)
1
On particularise ε = , on obtient :
2
f 0 (x) 1
∀x ∈ [D, +∞[, ≥ ·
f 2 (x) 2
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i i
116 CHAPITRE 4
L’hypothèse « la borne supérieure de l’ensemble Λa est le réel ζ » est fausse, donc lim f = 0.
+∞
D’où :
∀t ∈ [A, +∞[, f 0 (t) ≥ l2 − ε.
l2
On suppose l non nul, on particularise ε = , on obtient :
2
l2
∀t ∈ [A, +∞[, f 0 (t) ≥ ·
2
i i
i i
i i
CORRIGÉS 117
Donc :
X
l2 (X − A)
Z
∀X ∈ [A, +∞[, f 0 (t) dt ≥ ·
A 2
Z X
Donc lim f 0 (t) dt = +∞ ce qui contredit (2).
X−→+∞ A
Si f est élément de C 1 (R+ , R) tel que lim(f 0 − f 2 ) = 0 et si la fonction f admet une limite réelle
+∞
en +∞, alors cette limite est nulle.
L’image par une fonction continue d’un intervalle est un intervalle, donc f (R) = I où I est un
intervalle de R.
On a :
∀x ∈ I, ∃t ∈ R, f (t) = x.
Si f vérifie (1) alors :
d’où :
∀x ∈ I, f (x) = x + 1.
Montrons que sup I = +∞.
On suppose qu’il existe un réel γ tel que sup I = γ, alors :
∀x ∈ I, x ≤ γ
·
∀ε ∈ R∗+ , ∃x ∈ I,
γ−ε<x≤γ
1 1 1 1
On particularise ε = , le réel γ − est élément de I, donc f γ − = γ + , donc le réel
2 2 2 2
1
γ + est élément de I, ce qui est contradictoire avec la définition du réel γ borne supérieure
2
de l’intervalle I, donc l’hypothèse « il existe un réel γ tel que sup I = γ » est fausse, donc
sup I = +∞.
Soit β = inf I, alors l’intervalle ouvert ]β, +∞[ est inclus dans I et :
Remarque. La fonction g définie sur R par g(x) = |x| + 1 est continue sur R, positive et :
i i
i i
i i
118 CHAPITRE 4
donc :
∀x ∈ Q, Ψ ◦ Ψ(x) = Ψ(x) + 1.
∀x ∈ R \ Q, Ψ(x) = 0 comme 0 ∈ Q, alors : Ψ ◦ Ψ(x) = Ψ(0) = 1,
et :
Ψ(x) + 1 = 1,
donc :
∀x ∈ R \ Q, Ψ ◦ Ψ(x) = Ψ(x) + 1.
La fonction Ψ est discontinue et vérifie l’équation fonctionnelle (1).
4.23 On a :
x f (x)
∀x ∈ R, f + 3 = f f ◦ f (x) = f ◦ f f (x) = 3 + ·
2 2
D’où : x
∀x ∈ R, f (x) = 2f + 3 − 6.
2
On a supposé que la fonction f est continûment dérivable, donc :
x
∀x ∈ R, f 0 (x) = f 0 +3 .
2
D’où : x
x +3 x 9 x 1
f0 + 3 = f0 2 + 3 = f0 + = f0 + 6 1 − .
2 2 4 2 22 22
Montrons par récurrence la propriété suivante :
x 1
P(n) : ∀x ∈ R, f 0 (x) = f 0 + 6 1 − .
2n 2n
Donc :
0 0 x 1
f (x) = f +6 1− .
2n+1 2n+1
La propriété P(n) est héréditaire, vraie pour n = 0, donc :
x 1
∀x ∈ R, ∀n ∈ N, f 0 (x) = f 0 + 6 1 − .
2n 2n
i i
i i
i i
CORRIGÉS 119
La fonction f 0 est continue sur R, donc en faisant tendre n vers l’infini, on obtient :
∀x ∈ R, f 0 (x) = f 0 (6).
∃(a, b) ∈ R2 , ∀x ∈ R, f (x) = ax + b.
D’où : x
∀x ∈ R, f ◦ f (x) = a(ax + b) + b = a2 x + ab + b = + 3.
2
De l’unicité de la décomposition d’un polynôme, on déduit que :
a2 = 1
2
(a + 1)b = 3
⇐⇒
1 1
a= √
a = −√
2 2
√ √
3 3 2 √ ou
3 3 2 √ ·
b = 1 + √1 = √2 + 1 = 6 − 3 2 b = 1 − √1 = √2 − 1 = 6 + 3 2
2 2
Si la fonction f est continûment dérivable de R sur R telle que, pour tout réel x, on a f ◦ f (x) =
x
3 + , alors :
2
x √ x √
∀x ∈ R, f (x) = √ + 6 − 3 2 ou f (x) = − √ + 6 + 3 2.
2 2
Vérification.
• Si, pour tout réel x, on a :
x √
f (x) = √ + 6 − 3 2,
2
alors :
√ √ √ √
1 x x x
∀x ∈ R, f ◦ f (x) = √ √ +6−3 2 +6−3 2= +3 2−3+6−3 2=3+ ·
2 2 2 2
x √
• Si, pour tout réel x, on a f (x) = − √ + 6 + 3 2, alors :
2
√ √ √ √
1 x x x
∀x ∈ R, f ◦ f (x) = − √ −√ + 6 + 3 2 + 6 + 3 2 = − 3 2 − 3 + 6 + 3 2 = 3 + ·
2 2 2 2
4.26 La fonction f est à valeurs dans le segment [0, 1], donc, pour tout réel x élément de [0, 1],
on a 0 ≤ f (x) ≤ 1.
La courbe représentative de la fonction f notée Cf est située dans l’intérieur du carré unité.
La fonction f est continue sur [0, 1], dérivable sur ]0, 1[ et f (0) = f (1) du théorème de Rolle on
déduit qu’il existe un réel c élément de ]0, 1[ tel que f 0 (c) = 0.
Le réel c n’est pas nécessairement unique.
i i
i i
i i
120 CHAPITRE 4
On note Λ l’ensemble non vide des réels c éléments de ]0, 1[ tels que f 0 (c) = 0, on désigne par
c1 la borne inférieure de Λ et par c2 la borne supérieure de Λ.
La fonction f est concave sur [0, 1], comme elle est dérivable sur ]0, 1[, alors sa dérivée est
décroissante sur ]0, 1[, donc la fonction f est croissante sur [0, c1 ], constante sur [c1 , c2 ] et
décroissante sur [c2 , 1].
Si l’ensemble Λ est un singleton on a c1 = c2 = c.
Si c1 = 0 ou c2 = 1, comme f (0) = f (1), alors la fonction f est constante et L(f ) = 1.
On suppose dans la suite que les réels c1 et c2 sont tels que 0 < c1 ≤ c2 < 1.
Soient α et µ deux réels tels que 0 < α < c1 ≤ c2 < µ < 1, on pose :
m = f (c1 ) = f (c2 ) = sup f (x), a = f 0 (α) et b = f 0 (µ).
x∈[0,1]
La fonction f est concave, dérivable sur ]0, 1[, donc sa courbe représentative est située au-dessous
de ses tangentes.
Par hypothèse, les réels a et b sont tels que b < 0 < a.
m − f (α) m − f (µ)
On pose α1 = α + et α2 = µ + , on définit la fonction g affine par morceaux
a b
sur [α, µ] par :
ax + f (α) si x ∈ [α, α1 ]
g(x) = m si x ∈ ]α1 , α2 [ .
b(x − µ) + f (µ) si x ∈ [α2 , µ]
La fonction g est dérivable par morceaux sur [α, µ] et :
a si x ∈ [α, α1 [
g 0 (x) = 0 si x ∈ ]α1 , α2 [ .
b si x ∈ ]α2 , µ]
On note h la restriction de la fonction f au segment [α, µ].
Il est immédiat que Ch est en-dessous de Cg , montrons que L(h) ≤ L(g).
La longueur d’un arc d’une fonction ϕ de classe C 1 par morceaux sur le segment [α, µ] est :
Z µp
L(ϕ) = 1 + ϕ02 (x) dx.
α
h(α) = g(α)
Les fonctions h et g vérifient h(µ) = g(µ) ·
∀x ∈ [α, µ], h(x) ≤ g(x)
p
Soit Φ la fonction définie sur R par Φ(t) = 1 + t2 .
La fonction Φ est indéfiniment dérivable et :
t 1
Φ0 (t) = √ , Φ00 (t) = 3 ·
1 + t2 (1 + t2 ) 2
i i
i i
i i
CORRIGÉS 121
Pour tout réel t, le réel Φ00 (t) est positif, donc la fonction Φ est convexe sur R, donc sa courbe
représentative est située au-dessus de ses tangentes, soit :
Pour tout réel x élément de [α, µ], on particularise t = g 0 (x) et s = h0 (x), comme :
Z µ Z µ
L(g) = Φ(g 0 (x)) dx et L(h) = Φ(h0 (x)) dx,
α α
alors : Z µ Z µ
L(g) ≥ (g 0 (x) − h0 (x)) Φ0 (h0 (x)) dx + Φ(h0 (x)) dx,
α α
soit : Z µ
L(g) − L(h) ≥ (g 0 (x) − h0 (x)) Φ0 (h0 (x)) dx. (1)
α
On utilise la formule de Chasles sur les segments [α, α1 ], [α1 , c1 ], [c1 , c2 ], [c2 , α2 ] et [α2 , µ].
La fonction Φ00 est positive sur [0, 1], donc la fonction Φ0 est croissante sur [0, 1], comme la
fonction h0 est décroissante sur [α, µ], on distingue 5 cas :
• Sur le segment [α, α1 ] :
donc :
Z α1 Z α1
(g 0 (x) − h0 (x)) Φ0 (h0 (x)) dx ≥ (g 0 (x) − h0 (x)) Φ0 (h0 (α1 )) dx,
α α
donc : Z α1
(g 0 (x) − h0 (x)) Φ0 (h0 (x)) dx ≥ (g(α1 ) − h(α1 ))Φ0 (h0 (α1 )).
α
et :
∀x ∈]α1 , c1 ], 0 ≤ h0 (x) ≤ h0 (α1 ) et Φ0 (h0 (x)) ≤ Φ0 (h0 (α1 )),
donc :
−h0 (x)Φ0 (h0 (x)) ≥ −h0 (x)Φ0 (h0 (α1 )),
donc : Z c1
(g 0 (x) − h0 (x)) Φ0 (h0 (x)) dx ≥ −(h(c1 ) − h(α1 ))Φ0 (h0 (α1 )).
α1
On obtient :
Z c1
(g 0 (x) − h0 (x)) Φ0 (h0 (x)) dx ≥ (g(α1 ) − h(α1 ))Φ0 (h0 (α1 )) − (h(c1 ) − h(α1 ))Φ0 (h0 (α1 )),
α
i i
i i
i i
122 CHAPITRE 4
donc : Z c1
(g 0 (x) − h0 (x)) Φ0 (h0 (x)) dx ≥ (g(α1 ) − h(c1 ))Φ0 (h0 (α1 ).
α
On procède de même sur les deux autres segments, on obtient :
Z µ
(g 0 (x) − h0 (x)) Φ0 (h0 (x)) dx ≥ −(h(α2 ) − h(c2 ))Φ0 (h0 (α2 )) + (h(α2 ) − g(α2 ))Φ0 (h0 (α2 )),
c2
donc : Z µ
(g 0 (x) − h0 (x)) Φ0 (h0 (x)) dx ≥ (h(c2 ) − g(α2 ))Φ0 (h0 (α2 )).
c2
i i
i i
i i
CORRIGÉS 123
4.28 a) On a :
D2 (f )(x) = D(f )(x + 1) − D(f )(x),
D2 (f )(x) = f (x + 2) − f (x + 1) − (f (x + 1) − f (x)) = f (x + 2) − 2f (x + 1) + f (x).
De même :
D3 (f )(x) = D2 (f )(x + 1) − D2 (f )(x),
D3 (f )(x) = f (x + 3) − 2f (x + 2) + f (x + 1) − (f (x + 2) − 2f (x + 1) + f (x)),
D3 (f )(x) = f (x + 3) − 3f (x + 2) + 3f (x + 1) − f (x).
On conjecture que :
n
X n
Dn (f )(x) = (−1)n−p f (x + p).
p
p=0
On a :
Dn+1 (f )(x) = Dn (f )(x + 1) − Dn (f )(x),
n n
X n X n
Dn+1 (f )(x) = (−1)n−p f (x + 1 + p) − (−1)n−p f (x + p).
p p
p=0 p=0
i i
i i
i i
124 CHAPITRE 4
n n
X n X n
= (−1)n+1−l f (x + l) + f (x + n + 1) − (−1)n f (x) − (−1)n−p f (x + p)
l−1 p
l=1 p=1
n
X n n
= f (x + n + 1) + (−1)n+1−p + f (x + p) + (−1)n+1 f (x).
p−1 p
p=1
On sait que :
n n n+1
∀p ∈ [[1, n]], + = .
p−1 p p
On obtient alors :
n
X n+1
Dn+1 (f )(x) = f (x + n + 1) + (−1)n+1−p f (x + p) + (−1)n+1 f (x),
p
p=1
soit :
n+1
X n+1
Dn+1 (f )(x) = (−1)n+1−p f (x + p).
p
p=0
La fonction f est élément de Ker(D) si et seulement si, pour tout réel x, f (x + 1) = f (x), si et
seulement si la fonction f est 1-périodique.
Si la fonction f est 1-périodique, alors :
∀x ∈ R, ∀p ∈ N, f (x + p) = f (x),
donc : !
n
n
X n−p n
D (f )(x) = (−1) f (x) = (1 − 1)n f (x) = 0,
p
p=0
i i
i i
i i
CORRIGÉS 125
On pose :
(Ψ0 , Ψ1 ) ∈ F 2 ·
Λ2 = f ∈E
∀x ∈ R, f (x) = xΨ1 (x) + Ψ0 (x) avec
∀x ∈ R, D2 (f )(x) = f (x + 2) − 2f (x + 1) + f (x)
= (x + 2)Ψ1 (x + 2) + Ψ0 (x + 2) − 2(x + 1)Ψ1 (x + 1) − 2Ψ0 (x + 1) + xΨ1 (x) + Ψ0 (x)
= (x + 2 − 2(x + 1) + x)Ψ1 (x) = 0.
• Déterminons Ker(D3 ).
On a :
f ∈ Ker(D3 ) ⇐⇒ D(f ) ∈ Ker(D2 ).
Donc :
∀x ∈ R, D(f )(x) = xΨ1 (x) + Ψ0 (x).
On définit la fonction h sur R par h(x) = f (x) − (ax2 + bx + c)Ψ1 (x) − xΨ0 (x).
On a :
∀x ∈ R, D(h)(x) = D(f )(x) − (a(x + 1)2 − ax2 + b(x + 1) − bx)Ψ1 (x) − ((x + 1) − x)Ψ0 (x).
Déterminons les réels a, b et c tels que D(h) = 0, soit :
∀x ∈ R, D(f )(x) = (2ax + a + b)Ψ1 (x) + Ψ0 (x).
i i
i i
i i
126 CHAPITRE 4
On a :
Γ1 (x + 1) − Γ1 (x) = x + 1 − x = 1 = Γ0 (x),
et :
x(x + 1) x(x − 1)
Γ2 (x + 1) − Γ2 (x) = − = x = Γ1 (x).
2 2
Pour p entier supérieur ou égal à 2, on a :
(x + 1)x(x − 1) · · · (x + 1 − p) x(x − 1) · · · (x − p)
∀x ∈ R, Γp+1 (x + 1) − Γp+1 (x) = − ,
(p + 1)! (p + 1)!
x(x − 1) · · · (x − p + 1) x + 1 x−p
Γp+1 (x + 1) − Γp+1 (x) = − = Γp (x).
p! p+1 p+1
Donc :
∀p ∈ N, ∀x ∈ R, Γp+1 (x + 1) − Γp+1 (x) = Γp (x).
Soit n un entier naturel non nul, montrons par récurrence la propriété :
( n−1
)
n
X n
P(n) : Ker(D ) = f ∈ E f = Γp Ψp avec (Ψ0 , Ψ1 , · · · , Ψn−1 ) ∈ F ·
p=0
Comme :
f ∈ Ker(Dn+1 ) ⇐⇒ D(f ) ∈ Ker(Dn ),
si P(n), alors il existe un n-uplet (Ψ0 , Ψ1 , · · · , Ψn−1 ) d’éléments de F tels que :
n−1
X
D(f ) = Γp Ψ p .
p=0
n−1
X
On définit la fonction ζ sur R par ζ = f − Γp+1 Ψp , on a :
p=0
n−1
X
∀x ∈ R, D(ζ)(x) = D(f )(x) − Γp+1 (x + 1) − Γp+1 (x) Ψp (x),
p=0
n−1
X n−1
X
D(ζ)(x) = Γp (x)Ψp (x) − Γp+1 (x + 1) − Γp+1 (x) Ψp (x),
p=0 p=0
n−1
X
D(ζ)(x) = Γp (x) − Γp+1 (x + 1) − Γp+1 (x) Ψp (x) = 0.
p=0
Donc la fonction ζ est élément de Ker(D), donc de F, donc il existe une fonction Φ0 élément
de F telle que :
n−1
X n
X
f= Γp+1 Ψp + Φ0 = Γp Φp avec ∀p ∈ [[0, n − 1]], Φp+1 = Ψp .
p=0 p=0
i i
i i
i i
Chapitre 5
Calcul intégral
5.2 a) Soit F la primitive de la fonction continue f qui s’annule en 0.
p−1 p
On applique la formule de Taylor-Lagrange à l’ordre 1 sur le segment , avec p entier
n n
p−1 p
variant de 1 à n, alors il existe un réel αn,p élément de , tel que :
n n
p−1 p 1 p 1
F −F = − F0 + 2 F 00 (αn,p ),
n n n n 2n
soit :
p−1 p 1 p 1
F −F =− f + 2 f 0 (αn,p ).
n n n n 2n
On somme de p = 1 à p = n, on obtient :
n n n
!
X p−1 p 1 X p 1 1X 0
F −F =− f + f (αn,p ) .
p=1
n n n p=1
n 2n n p=1
n−1
1X 0
Au voisinage de +∞, on a f (αn,p ) = f (1) − f (0) + o(1).
n p=0
Donc : Z 1 n
1 X p f (1) − f (0) 1
− f (t) dt = − f + +o ,
0 n p=1 n 2n n
soit :
n Z 1
1 X p f (1) − f (0) 1
f = f (t) dt + +o ·
n p=1 n 0 2n n
i i
i i
i i
128 CHAPITRE 5
soit :
p−1 p 1 p 1 p 1
−F F =− f + 2 f0 − 3 f 00 (βn,p ).
n n n n 2n n 6n
On somme de p = 1 à p = n, on obtient :
n p n n n
X p−1 1 X p 1 X 0p 1 X 00
F −F =− f + 2 f − 3 f (βn,p ).
p=1
n n n p=1 n 2n p=1 n 6n p=1
D’où :
n
1 X 00
f (βn,p ) = f 0 (1) − f 0 (0) + o(1).
n p=1
Donc :
n
1
f 0 (1) − f 0 (0)
Z
1 X p 1 1
− f (t) dt = − f + f (1) − f (0) + +o
0 n p=1 n 2n 2n n
1
f 0 (1) − f 0 (0)) + o(1) .
−
6n2
D’où :
n−1
f 0 (1) − f 0 (0) f 0 (1) − f 0 (0)
Z 1
1 X p f (1) − f (0) 1
f = f (t) dt + + − + o ·
n p=0 n 0 2n 4n2 6n2 n2
Donc :
n−1
f 0 (1) − f 0 (0)
Z 1
1 X p f (1) − f (0) 1
f = f (t) dt + + + o ·
n p=0 n 0 2n 12n2 n2
i i
i i
i i
CORRIGÉS 129
Si la fonction f est continue sur [a, b], alors la somme de Riemann définie par :
n
b−a X b−a
∀n ∈ N∗ , Sn = f a+p ,
n p=1 n
Z b
converge vers f (x) dx.
a
p
On particularise a = 0, b = 1 et f (x) = x(1 − x), alors la fonction f est continue sur [0, 1],
donc :
n r n Z 1p
1X p p 1 Xp
Sn = 1− = 2 p(n − p) converge vers x(1 − x) dx.
n p=1 n n n p=1 0
On déduit de (2) :
n n
ln un − 1 ≤ 1 · 1
X p X
p(n − p) p(n − p).
n2 p=1 2n n3 p=1
1 1
x2 x3
Z
1
Comme x(1 − x) dx = − = , au voisinage de +∞, on a :
0 2 3 0 6
n n
1 X 1 1 X
p(n − p) ∼ , donc : lim p(n − p) = 0.
2n4 p=1
12n n−→+∞ 2n4 p=1
Z 1 p
On calcule l’intégrale I = x(1 − x) dx.
0
Z 1
r Z 1
1 1 1 p
I= − (x − )2 = 1 − (2x − 1)2 dx.
0 4 2 2 0
i i
i i
i i
130 CHAPITRE 5
Soit : n n Z 1p
ln un − π ≤ 1
X 1 X p
p(n − p) + p(n − p) − x(1 − x) dx .
8 2n4 p=1 n2
p=1 0
On a montré que :
n
1 X
• lim 4
p(n − p) = 0.
n−→+∞ 2n
p=1
n Z 1p
1 Xp
• lim 2
p(n − p) = x(1 − x) dx.
n−→+∞ n p=1 0
π
Du théorème d’encadrement on déduit que lim ln un = ·
n−→+∞ 8
π
La suite (un )n∈N∗ converge vers e 8 .
x2 x2 x3
x− ≤ ln(1 + x) ≤ x − + ·
2 2 3
Au voisinage de +∞, on montre que :
π 1 17 1
un = e 8 1 − √ + +o ·
n 12n n
2 2 2
p compris entre −n et n, un couple d’entiers (x, p) vérifie x + p ≤ n si et
5.6 Soit p un entier
seulement si |x| ≤ n2 − p2 .
p
Il y a donc 2E( n2 − p2 ) + 1 points à coordonnées entières du type (x, p) dans le disque fermé
D(O, n), soit :
n
X n
X
p p
δ(n) = 2E( n2 − p2 + 1 = 2n + 1 + 2 E( n2 − p2 ),
p=−n p=−n
n
X p
δ(n) = 4n + 1 + 4 E( n2 − p2 ).
p=1
D’où :
n
δ(n) 1 4X p 2
=4+ + E( n − p2 ).
n n n p=1
De la définition de fonction partie entière, on déduit que :
p p p
n2 − p2 − 1 < E( n2 − p2 ) ≤ n2 − p2 .
n
δ(n) − 1 X p
On note Rn = −n= E( n2 − p2 ), on obtient :
4 p=1
n
X n
X
p p
n2 − p 2 − n < R n ≤ n2 − p 2 .
p=1 p=1
i i
i i
i i
CORRIGÉS 131
D’où :
n r n r
1X p 2 1 Rn 1X p 2
1− − < 2 ≤ 1− .
n p=1 n n n n p=1 n
p
Soit f la fonction définie sur [0, 1] par f (x) = 1 − x2 , la fonction f est continue sur le segment
[0, 1], du théorème sur les sommes de Riemann on déduit que :
n r n Z 1 Z 1p
1X p 2 1 X p
lim 1− = lim f = f (t) dt = 1 − x2 dx.
n−→+∞ n p=1 n n−→+∞ n p=1 n 0 0
Z 1p
π
L’aire d’un disque de centre O et de rayon 1 est égale à π, donc 1 − x2 dx = , donc
0 4
n r
1X p 2 π
lim 1− = ·
n−→+∞ n n 4
p=1
Rn π
On déduit du théorème d’encadrement que la suite converge vers , donc, au voi-
n2 n≥1 4
sinage de +∞, on a :
Rn π
∼ , donc : δ(n) ∼ π n2 .
n2 4
1
5.7 On considère I =]0, 1] et f la fonction définie sur I par f (x) = √ ·
x
La fonction f est une fonction continue sur l’intervalle I.
√ 1
Z 1
dx
La fonction f est une fonction intégrable sur ]0, 1] et √ = 2 x = 2.
0 x 0
p
On considère la subdivision régulière σ du segment [0, 1], soit σ = .
n 0≤p≤n
1 p
On choisit la suite ζ = (ζp )1≤p≤n avec ζ1 = et, pour p entier compris entre 2 et n, ζp = ·
n4 n
La somme de Riemann associée à σ et ζ est :
n n
! n r
!
X 1 1 X p 1 2
X n
Rn (f, σ, ζ) = (ap − ap−1 )f (ζp ) = f + f = n + .
p=1
n n4 p=2
n n p=2
p
5.10 La fonction t 7−→ ecos t cos(sin t − mt) est continue sur le segment [0, 2π], donc intégrable
sur ce segment.
Z 2π
On pose Jm = ecos t ei(sin t−mt) dt, il est immédiat que I1,m = Re(Jm ).
0
On a :
it it
−imt
ecos t ei(sin t−mt) = ecos t+i sin t−imt = ee = ee e−imt .
i i
i i
i i
132 CHAPITRE 5
+∞ n
X z
Pour tout nombre complexe z, on a ez = , donc :
n=0
n!
+∞ int +∞ i(n−m)t
it X e X e
∀t ∈ R, ee e−imt = e−imt = ·
n=0
n! n=0
n!
ei(n−m)t
On définit la suite de fonctions (un )n∈N sur R par un (t) = , on a :
n!
i(n−m)t
e
= 1, 1
∀t ∈ R, donc : ||un ||∞ = ·
n! n! n!
X 1 X
La série numérique converge, donc la série de fonctions un converge normalement
n!
n≥0 n≥0
sur R, donc en particulier sur le segment [0, 2π] ce qui autorise de permuter série et intégrale,
soit : !
Z 2π X +∞ i(n−m)t +∞ Z 2π
e X 1
Jm = dt = ei(n−m)t dt.
0 n=0
n! n=0
n! 0
Comme :
2π si n = m
2π
Z
i(n−m)t
e dt = ei(n−m)t 2π ,
0
=0 si n 6= m
n−m 0
alors :
2π si m ∈ N 2π si m ∈ N
Jm = m! , donc : I1,m = m! ·
−
0 si m ∈ Z 0 si m ∈ Z−
1
L’équation eiθ = n’admet pas de solution, donc, pour tout réel θ, 1 − 2eiθ 6= 0.
2
eimθ
La fonction Ψm définie sur R par Ψm (θ) = est continue sur R, donc intégrable sur le
1 − 2eiθ
segment [0, 2π].
On a :
eimθ
Ψm (θ) = − iθ ·
2e 1 − 12 e−iθ
1
La série géométrique de terme général e−iθ est convergente et :
2
+∞
X 1 −iθ n
1
e = 1 −iθ ·
n=0
2 1 − 2
e
Donc :
+∞
1 ei(m−1)θ 1 X 1 i(m−n−1)θ
Ψm (θ) = − 1 −iθ = − e .
2 1 − 2e 2 n=0 2n
ei(m−n−1)t
On définit la suite de fonctions (vn )n∈N sur R par vn (t) = , on a :
2n
i(m−n−1)t
e
= 1 , 1
∀t ∈ R, donc : ||vn ||∞ = ·
2n 2n 2n
i i
i i
i i
CORRIGÉS 133
X 1 X
La série numérique converge, donc la série de fonctions vn converge normalement
2n
n≥0 n≥0
sur R, donc en particulier sur le segment [0, 2π] ce qui autorise de permuter série et intégrale,
soit : !
Z 2π +∞ +∞ Z
1 2π X 1 X 2π
Z
I2,m = Ψm (t) dt = − vn (t) dt = − vn (t) dt.
0 2 0 n=0
2 n=0 0
Comme : 2π
Z 2π
1
Z 2π si n = m − 1
vn (t) dt = n e i(m−n−1)t
dt = 2m−1 ,
0 2 0
0 si n 6= m − 1
alors :
− 2π
si m ≥ 1
I2,m = 2m ·
0 si m ≤ 0
5.11 a) Les réels a et b sont strictement supérieurs à 1, donc, pour tout réel t, les réels a − cos t
et b − cos t sont strictement positifs, la fonction f est continue sur le segment [0, π], donc elle
est intégrable sur ce segment.
b) On a :
b Z b
b − cos t dx
ln = ln(x − cos t) = ·
a − cos t a a x − cos t
Donc : Z π Z π Z b
b − cos t dx
I= ln dt = dt.
0 a − cos t 0 a x − cos t
1
La fonction Ψ définie sur [0, π] × [a, b] par Ψ(x, t) = est continue sur [0, π] × [a, b],
x − cos t
donc la fonction Ψ vérifie les hypothèses du théorème de Fubini, donc :
Z π Z b Z πZ b Z b Z π
I= Ψ(x, t) dx dt = Ψ(x, t) dx dt = Ψ(x, t) dt dx,
0 a 0 a a 0
Z b Z π
dt
dx. I=
x − cos t a 0
t
On effectue le changement de variable u = tan , soit t = 2 arctan u, comme :
2
2 1 − u2
cos(2 arctan u) = 2 cos2 (arctan u) − 1 = −1= ,
u2 +1 1 + u2
alors :
Z π Z +∞ Z +∞
dt 1 2du du
= 1−u2
=2 ·
0 x − cos t 0 x− 1 + u2 0 (1 + u2 )x − (1 − u2 )
1+u2
i i
i i
i i
134 CHAPITRE 5
" r !#+∞
Z π
dt 2 x+1 π
= √ arctan u = √ ·
0 x − cos t x2 − 1 x−1 x2 − 1
0
On en déduit que :
Z b √
π h p ib b + b2 − 1
I= √ dx = π ln x + x2 − 1 = π ln √ ·
a x2 − 1 a a + a2 − 1
1 1
5.12 Les fonctions t 7−→ (1 − tp ) q et t 7−→ (1 − tq ) p sont continues, positives sur le segment
[0, 1], donc elles sont intégrables sur ce segment.
1
On effectue le changement de variable u = (1 − tp ) q , soit :
1 1
u = (1 − tp ) q ⇐⇒ tp = 1 − uq ⇐⇒ t = (1 − uq ) p ·
D’où : Z 1 Z 0
1
p q q 1 −1
Ip,q = (1 − t ) dt = u − uq−1 (1 − uq ) p du.
0 1 p
1
On intègre par parties en posant f (u) = u et g(u) = (1 − uq ) p , on obtient :
0 Z 0 Z 1
1 1 1
Ip,q = u(1 − uq ) p − (1 − uq ) p du = (1 − uq ) p du = Iq,p .
1 1 0
1
5.14 a) La fonction fn est continue sur ]0, +∞[, de plus, en posant u = − :
t
lim fn (t) = lim (−1)n un eu = 0.
t−→0+ u−→−∞
i πh
5.17 La fonction f est continue, négative sur 0, ·
4
• Au voisinage de 0, on a f (x) ∼ ln x, la fonction ln est intégrable sur ]0, 1], donc la fonction
f est intégrable sur ]0, 1].
i i
i i
i i
CORRIGÉS 135
π
• Au voisinage de , on a :
2
π π π
1
f − h = cos − h ln tan −h = (sin h) ln = −(sin h) ln(tan h).
2 2 2 tan h
π
Au voisinage de 0+ , on a f − h ∼ −h ln h.
2
Comme lim h ln h = 0, alors limπ f (x) = 0.
h−→0 x−→ 2
π π
On prolonge par continuité f en en posant f = 0, donc la fonction f est intégrable sur
i πh 2 2
0, .
2
i πh
La fonction x 7−→ sin x est un C 1 -difféomorphisme strictement croissant de 0, sur ]0, 1[, on
2
effectue le changement de variable u = sin x, on obtient :
Z 1 Z 1
1 1 1 1
Z Z
u
I= ln √ du = ln u du − ln(1 − u) du − ln(1 + u) du = − ln 2.
0 1 − u2 0 2 0 2 0
On sait que :
+∞
1 X
∀u ∈] − 1, 1[, = (−1)n un .
1+u n=0
Donc :
+∞
e−x X
∀x ∈]0, +∞[, = (−1)n e−(2n+1)x .
1 + e−2x n=0
Z +∞
1
On pose un (x) = (−1)n e−(2n+1)x , on a ν1 (un ) = |un (x)| dx = ·
0 2n +1
X
La série de terme général ν1 (un ) diverge, il faut chercher une autre approche. Utilisons les
n≥0
propriétés des séries alternées, on a :
Z n
Z +∞ X
+∞
+∞
dx (−1)p
X
p −(2p+1)x
−2 ≤2 (−1) e dx.
ch x 2p + 1
0 0
p=0 p=n+1
i i
i i
i i
136 CHAPITRE 5
Autre méthode :
Z +∞ Z +∞ Z +∞
dx ch x ch x
= dx = dx.
0 ch x 0 ch 2 x 0 1 + sh 2 x
La fonction sh est un C 1 -difféomorphisme strictement croissant de [0, +∞[ sur [0, +∞[, on
effectue le changement de variable y = sh x, on obtient :
Z +∞ Z +∞ +∞
dx dy π
= = arctan y = ·
0 ch x 0 1 + y2 0 2
x2
5.22 La fonction f définie sur ]0, +∞[ par f (x) = est continue, positive sur ]0, +∞[.
ex − 1
x
Au voisinage de 0, on a e − 1 ∼ x, donc f (x) ∼ x, soit lim f = 0.
0
X tout entier naturel n, les fonctions un et f sont continues sur ]0, +∞[, la série de fonctions
Pour
un converge simplement sur ]0, +∞[ vers f et :
n≥0
+∞ +∞ +∞
x2 −(n+1)x
Z Z
2 −(n+1)x 2
ν1 (un ) = x e dx = − e + xe−(n+1)x dx,
0 n+1 0 n+1 0
i i
i i
i i
CORRIGÉS 137
+∞ Z +∞
2x 2 2
ν1 (un ) = − e−(n+1)x + e−(n+1)x dx = ·
(n + 1)2 0 (n + 1)2 0 (n + 1)3
X 1 X
La série converge, donc la série ν1 (un ) converge, on peut intégrer terme à terme, on
n3
n≥1 n≥0
obtient :
Z +∞ +∞ +∞
X 2 X 2
f (x) dx = = ·
0 n=0
(n + 1)3 n=1
n 3
t − [t]
5.23 a) Soit x un réel, on note ϕ la fonction définie sur ]0, +∞[ par ϕ(t) = ·
tx+1
La fonction ϕ est continue par morceaux sur ]0, +∞[, donc intégrable sur tout segment de
Z n+1
]0, +∞[, donc sur [n, n + 1] avec n entier strictement positif, donc l’intégrale ϕ(t) dt
Z n+1 n
On a :
∀u ∈ [0, 1], n ≤ u + n ≤ n + 1.
La fonction x 7−→ ax est croissante pour a > 1, donc :
b) La fonction ϕ est continue par morceaux, donc localement intégrable sur ]0, +∞[.
On distingue deux cas :
• Au voisinage de 0, on a :
t 1
∀t ∈]0, 1[, ϕ(t) = = x·
tx+1 t
Z 1 Z 1
dt
L’intégrale x
converge si et seulement si x < 1, donc l’intégrale ϕ(t) dt converge si et
0 t 0
seulement si x < 1.
i i
i i
i i
138 CHAPITRE 5
• Au voisinage de l’infini.
Z +∞
La fonction ϕ est continue par morceaux et positive sur [1, +∞[, l’intégrale généralisée ϕ(t) dt
X 1
et la série un sont de même nature.
n≥0
1
On déduit de la question précédente qu’au voisinage de l’infini, on a un ∼ ·
2nx+1
X 1 X
La série converge si et seulement si x + 1 > 1, soit pour x > 0, donc la série un
nx+1
n≥1 n≥1
converge si et seulement si x > 0.
Z +∞
On en déduit que ϕ(t) converge si et seulement si x > 0.
1
Le domaine de définition de F est ]0, 1[.
t − [t]
c) On définit la fonction ψ définie sur ]0, 1[×]0, +∞[ par Ψ(x, t) = .
tx+1
Soient a et b deux réels tels que 0 < a < b < 1 et x un élément du segment [a, b], on a :
D’où :
1
∀t ∈]1, +∞[, 0 ≤ Ψ(x, t) ≤ ·
tx+1
1
Soit t un réel strictement supérieur à 1, la fonction h définie sur [a, b] par h(x) = x+1 est
t
ln t
dérivable sur [a, b] et sa dérivée est h0 (x) = − x+1 .
t
Pour t réel strictement supérieur à 1, la fonction h est décroissante sur [a, b], d’où :
1
∀t ∈]1, +∞[, 0 ≤ Ψ(x, t) ≤ ·
ta+1
On a montré à la question b) que :
1
∀t ∈]0, 1[, 0 ≤ Ψ(x, t) ≤ ·
tx
1
Pour t élément de ]0, 1[, la fonction x 7−→ est croissante sur [a, b], donc :
tx
1
∀t ∈]0, 1[, 0 ≤ Ψ(x, t) ≤ ·
tb
On en déduit que :
1
b si t ∈]0, 1[
t
∀t ∈]0, +∞[, 0 ≤ Ψ(x, t) ≤ ϕ(t) avec ϕ(t) = ·
1
si t ∈]1, +∞[
ta+1
d) On vérifie les hypothèses du théorème de continuité sous le signe intégrale.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 139
La fonction Ψ est continue par rapport à la première variable, continue par morceaux par
rapport à la seconde variable.
La fonction ϕ est continue par morceaux, positive et intégrable sur ]0, +∞[, on en déduit que
la fonction F est continue sur le compact [a, b], pour tous réels a et b tels que :
0 < a < b < 1.
La continuité est une propriété locale, donc la fonction F est continue sur ]0, 1[.
e) Le critère de Riemann sur les séries à termes positifs permet d’affirmer que la série de terme
+∞
1 X 1
général x converge si et seulement si x > 1, on note ζ(x) = x
·
n n=1
n
Z +∞
t − [t]
On définit la fonction G sur R par G(x) = dt.
1 tx+1
La fonction G est définie sur ]0, +∞[ d’après la question b).
n
X 1 1 1 1
Comme − x−1 = −1 et lim −1 = −1, alors :
p=1
(p + 1)x−1 p (n + 1)x−1 n−→+∞ (n + 1)x−1
Z +∞ +∞
t − [t] 1 1 1X 1
G(x) = dt = − + − ,
1 tx+1 1−x x x p=2 px
+∞
1 1X 1 1 1
∀x ∈]1, +∞[, G(x) = − = − ζ(x).
x−1 x n=1 nx x−1 x
1
5.26 a) On définit la fonction f˜ sur ]0, +∞[ par f˜(t) = √ ·
t(e t − 1)
Il est clair que la fonction f˜ est continue sur R∗+ , donc localement intégrable sur R∗+ .
Étude au voisinage de +∞.
i i
i i
i i
140 CHAPITRE 5
On a : √ √
t2 f˜(t) ∼ t e− t
, donc : lim t2 f˜(t) = lim t e− t
= 0.
t−→+∞ t−→+∞
D’où :
∀ε ∈ R∗+ , ∃A ∈ R∗+ , ∀t ∈ R∗+ , t ≥ A =⇒ 0 < t2 f˜(t) ≤ ε .
On particularise ε = 1, on obtient :
1
∀t ∈ [A, +∞[, 0 < f˜(t) ≤ 2 ·
t
1
La fonction t 7−→ est intégrable sur [1, +∞[, donc du test de comparaison des fonctions
t2
positives on déduit que la fonction f˜ est intégrable sur [1, +∞[, donc sur [x, +∞[ avec x réel
strictement positif.
La fonction f admet pour ensemble de définition R∗+ .
i i
i i
i i
CORRIGÉS 141
√ √
[ x, +∞[, on effectue le changement de variable u = t, on obtient :
Z +∞ −u Z +∞ −u
e e
∀x ∈ R∗+ , g(x) = √ 2
(2u du) = 2 √
du.
x u x u
√
Soit A un réel supérieur à x, on intègre par parties l’intégrale, on obtient :
A −u A
e−u
Z Z A −u
e e
√
du = − − √ 2
du.
x u u √x x u
√
e−A 2e− x +∞
e−u
Z
Comme lim = 0, alors g(x) = √ −2 du.
A−→+∞ A x √
x u2
Comme :
+∞
+∞
e−u +∞ +∞ √
Z Z Z
1
du ≤ e−u du et e−u du = − e−u = e− x
,
√
x u2 x √
x
√
x
√
x
alors : √
+∞
e−u e− x
Z
√ 2
du ≤ ·
x u x
Comme : √ Z +∞ −u
x e 1 1
0< √ du ≤ √ et lim √ = 0,
e− x √x u2 x x−→+∞ x
alors :
√ Z +∞ −u √ !
+∞
e−u e− x
Z
x e
lim √ du = 0, donc : du = o √ ·
x−→+∞ e− x √x u2 √
x u2 x
Donc : √ √ !
2e− x e− x
g(x) = √ +o √ ·
x x
Au voisinage de +∞, on a :
√ √
2e− x 2e− x
g(x) ∼ √ , donc : f (x) ∼ √ ·
x x
d1 ) La fonction f est continue sur R∗+ , donc localement intégrable sur R∗+ .
2
Au voisinage de 0, on a f (x) ∼ √ ·
x
2
La fonction x 7−→ √ est intégrable sur ]0, 1], donc la fonction f est intégrable sur ]0, 1].
x
√
e− x
Au voisinage de l’infini, on a f (x) ∼ 2 √ ·
x
3 √
Comme lim x2 f (x) = lim (2x 2 e− x
) = 0, alors :
x−→+∞ x−→+∞
∀ε ∈ R∗+ , ∃A ∈ R∗+ , ∀x ∈ R∗+ , x ≥ A =⇒ 0 < x2 f (x) ≤ ε .
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142 CHAPITRE 5
Donc :
1
∀x ∈ [A, +∞[, 0 < f (x) ≤ ·
x2
1
La fonction x 7−→ est intégrable sur [1, +∞[, donc la fonction f est intégrable sur [1, +∞[,
x2
donc la fonction f est intégrable sur ]0, +∞[.
Soient a et b deux réels strictement positifs, on intègre par parties l’intégrale, on obtient :
Z b h b Z b
f (x) dx = xf (x) − xf 0 (x) dx.
a a a
On a : √
b b b
e− x
Z Z Z
0 dx
− xf (x) dx = √ = √ dx.
a a e x−1 a 1 − e− x
√
− x
On effectue le changement de variable u = e , on obtient :
√ √
Z e− b Z e− b
u 2 ln u
√
ln u du = 2 √
du.
e− a 1−u u e− a 1−u
D’où : √
Z b b Z e− b
ln u
f (x) dx = xf (x) + 2 √
du. (1)
a a e− a 1−u
d3 ) La fonction f est intégrable sur ]0, +∞[, donc :
√
√ √
e− b
! !
+∞
e− x b
e− x
Z Z Z
ln u
√ dx = lim √ dx = lim 2 du ,
√
0 1 − e− x a−→0
b−→+∞ a 1 − e− x a−→0
b−→+∞ e− a 1−u
donc : √
+∞
e− x 0
π2
Z Z
ln u
√ dx = 2 du = ·
0 1 − e− x 1 1−u 3
Au voisinage de 0+ : √
xf (x) ∼ 2 x, donc : lim xf (x) = 0.
x−→0+
Au voisinage de +∞, on a :
√ √
xf (x) ∼ 2 x e− x
, donc : lim xf (x) = 0.
x−→+∞
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CORRIGÉS 143
5.27 Z π
2 sin nt
a) Soit n un nombre entier naturel, on pose Jn = dt.
0 sin t
a1 ) Au voisinage de 0, on a sin u ∼ u.
h πi
On définit la fonction ϕn sur 0, par :
2
sin nt si t ∈ 0, π
ϕn (t) = sin t 2 ·
n si t = 0
π π
La fonction ϕn est continue sur 0, , donc intégrable sur le segment 0, ·
2 2
L’intégrale Jn existe pour tout entier naturel n.
π
a2 ) Il est clair que J0 = 0 et J1 = ·
2
On a : Z π Z π
2 sin 2t 2
J2 = dt = 2 cos t dt = 2.
0 sin t 0
On sait que :
D’où : Z π Z π π
2 sin 3t 2
h 2 π
J3 = dt = (2 cos 2t + 1) dt = t + sin 2t = ·
0 sin t 0 0 2
a3 ) On sait que :
p−q p+q
∀(p, q) ∈ R2 , sin p − sin q = 2 sin cos ·
2 2
On a :
Z π Z π
sin((n + 2)t) − sin(nt)
2 2
∀n ∈ N, Jn+2 − Jn = dt = 2 cos((n + 1)t) dt
0 sin t 0
2 π
Jn+2 − Jn = sin (n + 1) ·
n+1 2
On distingue deux cas :
2 π 2 (−1)p
• Si n = 2p, alors J2p+2 − J2p = sin (2p + 1) = ·
2p + 1 2 2p + 1
Par télescopie, on déduit :
p−1
X
J2p = (J2k+2 − J2k ) + J0 .
k=0
p−1
X (−1)k
Comme J0 = 0, alors, pour tout entier naturel p, on a J2p = 2 ·
2k + 1
k=0
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144 CHAPITRE 5
1
• Si n = 2p + 1, alors J2p+3 − J2p+1 = sin((p + 1)π) = 0.
p+1
π
La suite (J2p+1 )p∈N est constante, comme J1 = , alors, pour tout entier naturel p, on a
2
π
J2p+1 = ·
2
a4 ) On a :
Z π
2 sin(nt) − sin((n − 1)t)
∀n ∈ N∗ , Jn − Jn−1 = dt.
0 sin t
Comme :
t (2n − 1)t t t
sin(nt) − sin((n − 1)t) = 2 sin cos et sin t = 2 sin cos ,
2 2 2 2
alors :
(2n−1)t
Z π
2 cos 2
Z π
2
t
Jn − Jn−1 = t
dt = cos(nt) + tan sin(nt) dt.
cos 2 0 0 2
π t π
La fonction t ∈ 0, 7 → tan
− est élément de C 1 0, , R , donc elle vérifie les
2 2 2
Z π
2 t
hypothèses du lemme de Riemann-Lebesgue, donc lim tan sin(nt) dt = 0.
n−→+∞ 0 2
De plus, on a :
Z π
Z π
1 nπ 1
2
2
∗
∀n ∈ N , cos(nt) dt = sin , donc : cos nt dt ≤ ·
n 2 n
0 0
Z π
!
2
Donc lim cos(nt) dt = 0.
n−→+∞ 0
La suite (Jn − Jn−1 )n∈N∗ converge vers 0, donc la suite extraite (J2n+1 − J2n )n∈N converge vers
0.
π
Comme J2n+1 = , alors :
2
π π
lim J2n − = 0, donc : lim J2n = ·
n−→+∞ 2 n−→+∞ 2
π
Les sous-suites (J2n )n∈N et (J2n+1 )n∈N convergent vers donc la suite (Jn )n∈N converge vers
2
π
·
2
a5 ) On a montré que :
n−1
X (−1)k
∀n ∈ N,
J2n = 2
2k + 1 ·
k=0
π
lim J2n =
n−→+∞ 2
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CORRIGÉS 145
+∞
X (−1)n π
On en déduit que = ·
n=0
2n + 1 4
D’où :
+∞
sin x − x X (−1)n
n(x) = = x2n−1 ,
x2 n=1
(2n + 1)!
et :
+∞
sin x X (−1)n
d(x) = = x2n .
x n=0
(2n + 1)!
Les fonctions n et d admettent au voisinage de 0 des développements en séries entières de rayon
de convergence infini, donc elles sont indéfiniment dérivables sur [0, a].
De plus :
∀x ∈]0, a[, sin x > 0, donc : d(x) =
/ 0.
Comme d(0) = 1, alors :
∀x ∈ [0, a], d(x) =
/ 0.
On a :
sin x − x n(x)
∀x ∈]0, a], f (x) = = ·
x sin x d(x)
Les fonctions n et d sont indéfiniment dérivables sur [0, a] et la fonction d ne s’annule pas sur
le segment [0, a], donc le quotient de ces fonctions est indéfiniment dérivable sur [0, a], donc la
fonction f est indéfiniment dérivable sur [0, a].
sin(nt)
si t ∈]0, a]
ψn (t) = t ·
n si t = 0
La fonction ψn est continue sur [0, a], donc intégrable sur le segment [0, a].
On a :
Z a Z a Z a Z a
sin(nt) sin(nt) 1 1
dt − dt = − sin(nt) dt = f (t) sin(nt) dt.
0 t 0 sin t 0 t sin t 0
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146 CHAPITRE 5
Donc : !
Z π
2 sin(nt) π
lim dt = ·
n−→+∞ 0 t 2
π π
• Si a est élément de 0, ∪ , π , alors :
2 2
Z a Z π Z a
sin(nt) 2 sin(nt) sin(nt)
dt = dt + dt.
0 sin t 0 sin t π sin t
2
1 π
La fonction t 7−→ est de classe C 1 sur le segment d’extrémités et a.
sin t 2
Du théorème de Lebesgue-Riemann on déduit que :
Z a !
sin(nt)
lim dt = 0.
n−→+∞ π sin t
2
On déduit : Z a
sin(nt) π
lim dt = ·
n−→+∞ 0 sin t 2
Comme : Z a Z a
sin(nt) sin(nt)
lim dt − dt = 0,
n−→+∞ 0 t 0 sin t
alors : Z a
sin(nt) π
lim dt = ·
n−→+∞ 0 t 2
Z a
sin(nt)
e) On effectue le changement de variable u = nt dans l’intégrale dt, on obtient :
0 t
Z a Z na
sin(nt) sin u
dt = du.
0 t 0 u
On a montré que :
Z a Z na
sin(nt) π sin t π
lim dt = , donc : lim dt = ·
n−→+∞ 0 t 2 n−→+∞ 0 t 2
Donc : Z +∞
sin t π
I1 = dt = ·
0 t 2
f) Soit N un entier naturel non nul.
On a :
Z Nπ N −1 Z (n+1)π
| sin t| X | sin t|
dt = dt.
1 t n=1 nπ t
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CORRIGÉS 147
On sait que :
∀p ∈ N, ∀t ∈ [2pπ, (2p + 1)π], | sin t| = sin t,
donc : (2p+1)π
Z (2p+1)π Z (2p+1)π
| sin t| dt = sin t dt = − cos t = 2.
2pπ 2pπ 2pπ
De même :
∀p ∈ N, ∀t ∈ [(2p + 1)π, (2p + 2)π], | sin t| = − sin t,
donc : (2p+2)π
Z (2p+2)π Z (2p+2)π
| sin t| dt = − sin t dt = cos t = 2.
(2p+1)π (2p+1)π (2p+1)π
D’où : Z (n+1)π
| sin t| 2
dt ≥ ·
nπ t (n + 1)π
X 2
La série numérique diverge.
(n + 1)π
n≥0
Du test de comparaison des séries à termes positifs on déduit que la série de terme général
Z (n+1)π Z +∞
| sin t| | sin t|
dt diverge, donc l’intégrale dt diverge.
nπ t 0 t
sin t
La fonction t ∈]0, +∞[7−→ est semi-intégrable sur ]0, +∞[.
t
De plus :
sin t n
1
∀t ∈ [1, +∞[, t ≤ tn ·
1
L’entier n est supérieur ou égal à 2, donc la fonction t ∈ [1, +∞[7−→ est intégrable sur
tn
[1, +∞[, du test de comparaison des fonctions positives on déduit que la fonction fn est inté-
grable sur ]0, +∞[.
On pose alors : n
Z +∞
sin t
In = dt.
0 t
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148 CHAPITRE 5
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CORRIGÉS 149
On particularise ε = a, on obtient :
1
Z
∀n ∈ [[N0 , +∞[,
fn (t) dt ≤ 2a.
0
De plus on a :
Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞
dt dt 1 1
|fn (t)| dt ≤ et = , donc : |fn (t)| dt ≤ ·
1 1 tn 1 tn n−1 1 n−1
D’où : Z +∞
lim |fn (t)| dt = 0.
n−→+∞ 1
Soit :
Z +∞
∀a ∈]0, 1[, ∃N1 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ N1 =⇒ 0 ≤ |fn (t)| dt ≤ a .
1
Donc :
+∞
Z
∀n ∈ [[max(N0 , N1 ), +∞[[,
fn (t) dt ≤ 3a.
0
+∞ n !
Z (p+1)π
X sin t
g3 ) On a In = dt .
p=0 pπ t
On effectue le changement de variable t = u + pπ, on obtient :
Z (p+1)π n Z π n Z π n
sin t sin(u + pπ) sin u
dt = du = (−1)np du.
pπ t 0 u + pπ 0 u + pπ
• Si n est pair non nul, comme la fonction fn est continue positive non identiquement nulle
sur [0, +∞[, alors le réel In est strictement positif.
• Si n est impair alors (−1)np = (−1)p .
Z π n
sin u
On pose αp = dt.
0 u + pπ
On a :
sin u 1 1 π
∀u ∈ [0, π], 0≤ ≤ ≤ =⇒ 0 ≤ αp ≤ ·
u + pπ u + pπ pπ (pπ)n
Or : Z π
1 1
∀p ∈ N, αp − αp+1 = − sinn u du.
0 (u + pπ)n (u + (p + 1)π)n
1 1
La fonction u ∈ [0, π] 7−→ − sinn u est continue positive et non
(u + pπ)n (u + (p + 1)π)n
identiquement nulle sur le segment [0, π], donc le réel αp − αp+1 est strictement positif.
Il est immédiat que la suite (αp )p∈N est positive strictement décroissante et converge vers 0.
Le critère spécial des séries alternées prouve que In ≥ α0 − α1 > 0.
Pour tout entier naturel n non nul, le réel In est strictement positif.
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150 CHAPITRE 5
5.28 a) La fonction fa est continue sur ]0, +∞[, donc elle est localement intégrable sur ]0, +∞[.
ln t
Au voisinage de 0, on a fa (t) ∼ 2 , la fonction ln est négative et intégrable sur ]0, 1], donc la
a
fonction fa est intégrable sur ]0, 1].
ln t 3 ln t
Au voisinage de l’infini, on a fa (t) ∼ 2 , donc lim t 2 fa (t) = lim √ = 0, donc :
t t−→+∞ t−→+∞ t
3
∀ε ∈ R∗+ , ∃A ∈ R∗+ , ∀t ∈ R∗+ , t ≥ A =⇒ 0 < t 2 fa (t) ≤ ε .
On particularise ε = 1, on obtient :
1
∀t ∈ [A, +∞[, 0 < fa (t) ≤ 3 ·
t2
1
La fonction t 7−→ 3 est intégrable sur [A, +∞[, donc la fonction fa est intégrable sur [A, +∞[.
t2
On a montré que la fonction fa est intégrable sur ]0, +∞[.
b) La fonction f1 est intégrable sur ]0, +∞[, donc en appliquant la formule de Chasles, on
obtient : Z +∞ Z 1 Z +∞
I1 = f1 (t) dt = f1 (t) dt + f1 (t) dt.
0 0 1
La fonction inverse réalise un C 1 -difféomorphisme strictement décroissant de [1, +∞[ sur ]0, 1],
1
on effectue le changement de variable u = dans la seconde intégrale, on obtient :
t
Z +∞ Z 0 Z 1
ln t − ln u −du ln u
2 +1
dt = 1 2
= − du.
1 t 1 u2 + 1 u 0 1 + u2
ln a +∞ du 1 +∞ ln t
Z Z
π ln a I1 π ln a
Ia = + dt = + = ·
a 0 u2 + 1 a 0 t2 + 1 2a a 2a
5.29 a) Tout élément de S est somme d’une série entière de rayon de convergence infini, donc
indéfiniment dérivable, en particulier continue de C dans C, l’ensemble S est un sous-ensemble
de C 0 (C, C).
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CORRIGÉS 151
2
Soit f la fonction définie sur C par f (z) = e−z .
Il est immédiat que la fonction f est développable en série entière de rayon de convergence infini
et :
+∞
2 X (−1)n 2n
∀z ∈ C, e−z = z .
n=0
n!
On pose z = x + iy avec x et y réels, on a :
2 2 2 2
|f (z)| = e−x +y +2ixy = e−x +y .
On pose :
M = max(Mf , Mg ), A = min(Af , Ag ), B = max(Bf , Bg ).
On obtient alors :
2 2
∀(x, y) ∈ R2 , (λf + g)(x + iy) ≤ |λ| + 1 M e−Ax +By .
On a montré que :
∀λ ∈ C, ∀(f, g) ∈ S 2 , λf + g ∈ S.
0
L’ensemble S est inclus dans C (C, C).
L’ensemble S est non vide, stable par combinaison linéaire, c’est un sous-espace vectoriel de
C 0 (C, C).
De plus :
2
−Ag t2
lim Mf Mg t2 e−Af t lim t2 f (t)g(t) = 0,
= 0, donc :
t−→∞ t−→∞
soit :
∃α ∈ R∗+ , f (t)g(t) ≤ 1 ·
∀t ∈] − ∞, −α] ∪ [α, +∞[, t2
1
La fonction t ∈] − ∞, −α] ∪ [α, +∞[7−→ est intégrable sur ] − ∞, −α] et sur [α, +∞[.
t2
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152 CHAPITRE 5
La fonction t ∈ R 7−→ f (t)g(t) est intégrable sur R, donc < f, g > existe.
De la linéarité de l’intégrale, on déduit que :
On a montré que <· , · > est une forme sesquilinéaire hermitienne sur S.
De plus, on a :
Z Z
∀f ∈ S, < f, f >= f (t)f (t) dt = |f (t)|2 dt, donc : < f, f >≥ 0.
R R
Comme :
2
lim Mf t2 e−Af t +2πβt
lim t2 f (t) e−2iπxt = 0,
= 0, donc :
t−→∞ t−→∞
soit :
f (t) e−2iπxt ≤ 1 ·
∃α ∈ ]0, +∞[ , ∀t ∈] − ∞, −α] ∪ [α, +∞[, t2
1
La fonction t ∈] − ∞, −α] ∪ [α, +∞[7−→ est intégrable sur ] − ∞, −α] et sur [α, +∞[, donc,
t2
pour tout nombre complexe x, la fonction t ∈ R 7−→ f (t) e−2iπxt est intégrable sur R, donc la
fonction fˆ est définie sur C.
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CORRIGÉS 153
On sait que :
+∞
X (−2iπx)n
∀(x, t) ∈ C × R, f (t) e−2iπxt = f (t) tn .
n=0
n!
Pour tout nombre complexe x, on définit la suite de fonctions (un )n∈N par :
(−2iπx)n
∀n ∈ N, un (t) = f (t) tn .
n!
Les fonctions un sont continues de R dans C, comme la fonction f est élément de S, alors :
|2πx|n n 2
∀(x, t) ∈ C × R, |un (t)| ≤ |t| Mf e−Af t .
n!
Il est clair que lim t2 |un (t)| = 0, donc les fonctions un sont intégrables sur R et :
t−→∞
|2πx|n
Z Z
ν1 (un ) = |un (t)| dt = |f (t)| |t|n dt,
R n! R
donc :
|2πx|n Mf
Z
2
ν1 (un ) ≤ e−Af t |t|n dt.
n! R
−Af t2 n
La fonction t ∈ R 7−→ e |t| est paire, donc :
Z
2
Z +∞ 2
e−Af t |t|n dt = 2 tn e−Af t dt.
R 0
et √
n! ∼ nn e−n 2πn.
Donc :
n−1 n−1
e−
n−1
p
|2πx|n Mf 2
π(n − 1)
Z 2
−Af t2 n n 2
e |t| dt ∼ |2πx| Mf √ n+1 ,
n! R nn e−n 2πn Af 2
d’où :
|2πx|n Mf |πx|n Mf
Z
2
e−Af t |t|n dt ∼ n+1 ·
n! −n n n+1
R 2 2 e− 2 n 2 Af 2
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i i
154 CHAPITRE 5
|πx|n Mf
On pose αn = n+1 , on a :
n+1
−n n
2 2 e− 2 n 2 Af 2
n+1 !
αn+1 |πx| n 2 1
lim = lim 1 1 p √ = 0.
n−→+∞ αn n−→+∞ 2− 2 e− 2 n+1 Af n + 1
Du
X test de D’Alembert pour les séries à termes strictement positifs, on déduit que la série
αn est convergente, du test de comparaison des séries à termes positifs on déduit que la
n≥0
X
série ν1 (un ) est convergente.
n≥0
X
La série de fonctions un converge simplement vers la fonction t 7−→ f (t) e−2i πxt , continue
n≥0
de R dans C, donc : !
+∞ Z
X Z +∞
X
un (t) dt = un (t) dt.
n=0 R R n=0
On a montré que :
+∞
(−2iπ)n
X Z
∀x ∈ C, fˆ(x) = f (t) tn dt xn .
n=0
n! R
On a : Z Z
2 1 2
∀n ∈ N, t2n e−t dt = Γ n + et t2n+1 e−t dt = 0.
R 2 R
On sait que, pour tout réel x strictement positif, on a Γ(x + 1) = xΓ(x).
1 (2n)! 1
On montre par récurrence la propriété P(n) : Γ n + = 2n Γ ·
2 2 n! 2
Il est immédiat que l’on a P(0).
Supposons P(n), alors :
3 1 1 2n + 1 (2n)! 1
Γ n+ = n+ Γ n+ = Γ ,
2 2 2 2 22n n! 2
3 (2n + 2)(2n + 1)(2n)! 1 (2(n + 1))! 1
Γ n+ = Γ = Γ ·
2 4(n + 1) 22n n! 2 22(n+1) (n + 1)! 2
La propriété P(n) est héréditaire, vraie pour n = 0, donc :
1 (2n)! 1
∀n ∈ N, Γ n+ = 2n Γ ·
2 2 n! 2
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CORRIGÉS 155
Z +∞ −t
1 1 e
Calculons Γ , on a Γ = √ dt.
2 2 0 t
√ 1
La fonction t 7−→ t est un C -difféomorphisme
√ strictement croissant de ]0, +∞[ sur ]0, +∞[,
on effectue le changement de variable u = t, on obtient :
Z +∞ −u2 Z +∞
1 e 2 √
Γ = (2udu) = 2 e−u du = π.
2 0 u 0
Donc :
+∞ +∞
(−2iπ)2n (2n)! √ √ X (πx)2n √
X 2 2
fˆ(x) = 2n n!
π x 2n
= π (−1)n = π e−π x ,
n=0
(2n)! 2 n=0
n!
√ √ 2 2
∀x ∈ C, fˆ(x) = π f (πx) = π e−π x .
On a : Z Z
2 2 2 2
∀x ∈ C, fˆ(x) = e−t −2iπxt
dt = e−π x
e−(t+iπx) dt.
R R
2 −(t+iπx)2
On définit la fonction ϕ sur R par ϕ(x, t) = e .
2
La fonction ϕ est continue sur R , elle admet une dérivée partielle par rapport à la première
∂ϕ 2
variable et (x, t) = −2iπ (t + iπx) e−(t+iπx) .
∂x
∂ϕ
La fonction est continue sur R2 .
∂x
Pour tout réel a strictement positif, on a :
∂ϕ 2 2 2
≤ h(t) avec h(t) = 2π |t| + πa e−t +π a .
∀x ∈ [−a, a],
∂x (x, t)
La fonction h est continue sur R et lim |t|2 h(t) = 0, donc la fonction h est intégrable sur R.
t−→∞
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156 CHAPITRE 5
2 2
Comme lim e−(A+iπx) − e−(−A+iπx) = 0, alors :
A−→+∞
Z
d 2
∀x ∈ R, e−(t+iπx) dt = 0.
dx R
R −→ R,
(( )
K∈R ·
2 2
x 7−→ K e−π x
On a :
√
Z
2
fˆ(0) = e−t dt = π.
R
Donc :
√ −π2 x2
∀x ∈ R, fˆ(x) = πe .
Z b b Z b Z b
(x − b)f 0 (x) dx = (x − b)f (x) − f (x) dx = (b − t)f (t) − f (x) dx.
t t t t
D’où : Z b
Λ(t) = (b − a)f (t) − f (x) dx.
a
Donc : Z b
(b − a)f (t) = Λ(t) + f (t) dt.
a
Soit : Z b Z t Z b
(b − a)|f (t)| ≤ |f (x)| dx + (x − a)|f 0 (x)| dx + (b − x)|f 0 (x)| dx (2)
a a t
Z b Z b Z b
(b − a)|f (t)| ≤ |f (x)| dx + (x − a)|f 0 (x)| dx + (b − x)|f 0 (x)| dx,
a a a
Z b Z b
(b − a)|f (t)| ≤ |f (x)| dx + (b − a) |f 0 (x)| dx.
a a
Donc : Z b Z b
1
∀t ∈ [a, b], |f (t)| ≤ |f (x)| dx + |f 0 (x)| dx.
b−a a a
i i
i i
i i
CORRIGÉS 157
a+b
On particularise t =dans l’inégalité (2), on obtient :
2
Z b Z a+b Z b !
f a + b ≤ 1
2
0 0
|f (x)| dx + (x − a)|f (x)| dx + (b − x)|f (x)| dx ,
2 b−a a a a+b
2
a+b
!
b
Z Z
f a + b ≤ 1 a+b
2
− a |f 0 (x)| dx
|f (x)| dx +
2 b−a a a 2
Z b
1 a+b
+ b− |f 0 (x)| dx.
b−a a+b 2
2
Z b
b−a b 0
Z
f a + b ≤ 1
|f (x)| dx + |f (x)| dx
2 b−a a 2 a
D’où : Z b
1 b 0
Z
f a + b ≤ 1
|f (x)| dx + |f (x)| dx.
2 b−a a 2 a
Pour la seconde intégration par parties, on choisit pour primitive de t 7−→ sin(2πt), la fonction
1
1 − cos(2πt) 1 − cos(2πt)
t 7−→ , dans ce cas Ψ0 (t) = 0, soit :
2π 2π 0
Z 1 1 Z 1 !
1 0 1 − cos(2πt) 1 00
Ψ(t) cos(2πt) dt = − Ψ (t) − Ψ (t)(1 − cos(2πt)) dt ·
0 2π 2π 0 2π 0
On en déduit que :
Z 1 Z 1
1
Ψ(t) cos(2πt) dt = Ψ00 (t)(1 − cos(2πt)) dt.
0 4π 2 0
La fonction Ψ est convexe, deux fois dérivable sur le segment [0, 1], donc sa dérivée seconde Ψ00
est positive sur [0, 1], comme, pour tout réel t, le réel 1 − cos(2πt) est positif, alors :
Z 1 Z 1
Ψ00 (t)(1 − cos(2πt)) dt ≥ 0, d0 où : Ψ(t) cos(2πt) dt ≥ 0.
0 0
i i
i i
i i
158 CHAPITRE 5
La fonction f est de classe C 1 sur le segment [0, 1], du théorème des accroissements finis, comme
f (0) = 0, on obtient :
f 0 (cx )f 0 (x)
Pour x élément de ]0, 1], on a Φ(x) = πx cotan(πx).
π
La fonction f 0 est continue sur le segment [0, 1], comme le réel cx est strictement compris entre
f 0 (cx )f 0 (x) f 02 (0)
0 et x, alors lim Φ(x) = lim = ·
x−→0 + x−→0 π π
On procède de même en 1, on peut alors prolonger par continuité la fonction Φ en 0 et 1 en
f 02 (0) f 02 (1)
posant Φ(0) = et Φ(1) = ·
π π
La fonction Φ ainsi prolongée est continue sur le segment [0, π], donc intégrable sur ce segment.
f 2 (x)
b) On définit sur ]0, 1[ les fonctions u(x) = et v(x) = cotan(πx).
2
Les fonctions u et v sont de classe C 1 sur ]0, 1[ et :
xf 02 (cx )
lim u(x)v(x) = lim πx cotan(πx) = 0 et lim u(x)v(x) = 0.
x−→0+ x−→0+ 2π x−→1−
Z 1 Z 1
On peut utiliser la formule d’intégration par parties, les intégrales u0 (x)v(x) dx et u(x)v 0 (x) dx
Z 1 0 0
1 Z 1
f 2 (x)
−π 1 + cotan2 (πx) dx,
I1 = u(x)v(x) −
0 0 2
Z 1
π
I1 = f 2 (x) cotan2 (πx) + 1 dx.
2 0
c) La fonction f est continue sur le segment [0, 1], donc la fonction f 2 est intégrable sur [0, 1],
soit : Z 1 Z 1
I2 = f 2 (x) dx + f 2 (x) cotan2 (πx) dx.
0 0
2
On définit la fonction Ψ sur ]0, 1[ par Ψ(x) = f 0 (x) − π cotan(πx)f (x) .
i i
i i
i i
CORRIGÉS 159
5.38 On a : 1
Z 1
f 0 (t) dt = f (t) = f (1) − f (0) = 0.
0 0
Z 1
On intègre par parties f 0 (t) dt, on obtient :
0
Z 1 1 Z 1
0 0
f (t) dt = (t − 1)f (t) − (t − 1)f 00 (t) dt,
0 0 0
soit : Z 1 Z 1
0 = f 0 (0) − (t − 1)f 00 (t) dt ⇐⇒ a = (t − 1)f 00 (t) dt.
0 0
De l’inégalité de Cauchy-Schwarz, on déduit que :
Z 1 sZ 1 Z 1
00
(t − 1)f (t) dt ≤
(t − 1) 2 dt f 002 (t) dt.
0 0 0
i i
i i
i i
160 CHAPITRE 5
D’où : 1 Z 1
(t − 1)3
a2 ≤ f 002 (t) dt.
3 0 0
On a montré que : Z 1
∀f ∈ Da , f 002 (t) dt ≥ 3a2 .
0
Z 1
Montrons qu’il existe une fonction f élément de Da telle que f 002 (t) dt = 3a2 .
0
Dans le cas de l’inégalité de Cauchy-Schwarz, on a égalité si et seulement si les fonctions sont
liées, soit :
Z 1 sZ 1 Z 1
00
(t − 1)f (t) dt =
(t − 1) 2 dt f 002 (t) dt
0 0 0
00
⇐⇒ ∃λ ∈ R, ∀t ∈ [0, 1] f (t) = λ(t − 1),
soit :
λ
f 0 (t) = (t − 1)2 + µ,
2
donc :
λ
(t − 1)3 + µ(t − 1) + γ.
f (t) =
6
La fonction f est élément de Da , donc :
λ
f (0) = 0 − − µ + γ = 0 λ = 3a
6
a
f (1) = 0 ⇐⇒ γ = 0 ⇐⇒ µ = − ·
2
0
f (0) = a
λ
+µ=a
γ=0
2
On déduit que :
a a a
∀t ∈ [0, 1], f (t) = (t − 1)3 − (t − 1) = t(t − 1)(t − 2).
2 2 2
Vérification :
Z 1 Z 1
f 00 (t) = 3a(t − 1) et f 002 (t) dt = 9a2 (t − 1)2 dt = 3a2 .
0 0
Donc : Z 1
∀f ∈ Da , f 002 (t) dt ≥ 3a2 .
0
L’ensemble ∆a admet 3a2 comme minorant, on vérifie que ce minorant est atteint pour la
a t(t − 1)(t − 2)
fonction fa définie sur [0, 1] par fa (t) = , donc l’ensemble ∆a admet une borne
2
inférieure qui est un minimum.
La borne inférieure de l’ensemble ∆a est égal à 3a2 .
sinp t 1
5.40 a) Au voisinage de 0, on a sinp t ∼ tp , donc p+1 ∼ , un bon candidat pour cette limite
Z bx t t
dt b
est = ln ·
ax t a
i i
i i
i i
CORRIGÉS 161
On a :
bx bx
sinp t sinp t − tp
Z Z
1
− dt = dt.
ax tp+1 t ax tp+1
Pour tout t réel positif, on a :
t3
≤ sin t ≤ t.
t−
6
La fonction u 7−→ up avec p entier naturel est croissante sur R+ , donc :
p
t2
∀t ∈ [0, 1], tp 1 − ≤ sinp t ≤ tp ,
6
soit : p
t2
0 ≤ tp − sinp t ≤ tp 1 − 1 − .
6
L’inégalité de Bernoulli nous assure que :
∀n ∈ N, ∀u ∈] − ∞, 1[, (1 − u)n ≥ 1 − nu.
t2 1
Comme le réel t est élément de [0, 1], alors 0 ≤ ≤ < 1, donc :
6 6
p p
t2 pt2 t2 pt2
1− ≥1− , donc : 1 − 1 − ≤ ·
6 6 6 6
Soit x un réel strictement positif, comme 0 < a < b, alors ax < bx, de la positivité de l’intégrale
on déduit que :
Z bx Z bx
tp − sinp t pt sinp t b pt
0≤ ≤ , donc : 0 ≤ − dt + ln ≤ dt,
tp+1 6 ax t p+1 a ax 6
Z bx
sinp t
b p
0≤− p+1
dt + ln ≤ b − a x2 .
2 2
ax t a 12
p
Il est clair que lim b − a2 x2 = 0, du théorème de comparaison on déduit que :
2
x−→0+ 12
Z bx
sinp t
b
lim p+1
dt = ln . (1)
x−→0+ ax t a
sin3 t
b) La fonction ϕ définie sur ]0, +∞[ par ϕ(t) = est continue sur ]0, +∞[.
t2
Au voisinage de 0, on a ϕ(t) ∼ t, on prolonge par continuité la fonction ϕ en 0 en posant
ϕ(0) = 0, donc la fonction prolongée est continue sur [0, +∞[.
De plus, on a :
1
∀t ∈ [1, +∞[, | sin3 t| ≤ 1, donc : 0 ≤ |ϕ(t)| ≤ ·
t2
1
La fonction t 7−→ est intégrable sur [1, +∞[, donc la fonction ϕ est intégrable sur [1, +∞[,
t2
donc la fonction ϕ est intégrable sur ]0, +∞[.
3 sin t − sin(3t)
Pour tout réel t, on a sin(3t) = 3 sin t − 4 sin3 t, donc sin3 t = ·
4
i i
i i
i i
162 CHAPITRE 5
La fonction t 7−→ 3t est un C 1 -difféomorphisme strictement croissant de [ζ, +∞[ sur [3ζ, +∞[,
donc en effectuant le changement de variable u = 3t dans la seconde intégrale, on obtient :
Z +∞ Z +∞ Z +∞
sin(3t) sin u du sin u
dt = u 2
= 3 du.
t2 3 u2
ζ 3ζ 3ζ3
Donc :
+∞ +∞ +∞ 3ζ
sin3 t
Z Z Z Z
3 sin t 3 sin u 3 sin t
dt = dt − du = dt.
ζ t2 4 ζ t2 4 3ζ u2 4 ζ t2
On particularise a = 1, b = 3 et p = 1 dans (1), on déduit :
Z 3ζ Z +∞
sin u sin3 t 3 ln 3
lim 2
du = ln 3, donc : dt = ·
ζ−→0 ζ u 0 t2 4
tn
5.41 Soit fn la fonction définie sur R+ par fn (t) = ·
1 + tn+2
La fonction fn est continue sur R+ et :
1
si t ∈ [0, 1[
∀t ∈ R∗+ , 0 ≤ fn (t) ≤ Ψ(t) avec Ψ(t) = ·
1
si t ∈ [1, +∞[
t2
1
La fonction Ψ est continue sur R+ , la fonction t 7−→ est intégrable sur [1, +∞[, donc la
t2
fonction Ψ est intégrable sur [1, +∞[, donc elle est intégrable sur R+ , donc l’hypothèse de
domination est satisfaite.
La fonction fn converge simplement sur R+ vers la fonction f définie par :
0 si t ∈ [0, 1[
1
si t = 1
f (t) = 2 ·
1
si t ∈]1, +∞]
t2
La fonction f est continue par morceaux sur R+ du théorème de convergence dominée on déduit
que la fonction f est intégrable sur R+ et :
Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞
tn dt
lim dt = lim f n (t) dt = f (t) dt = = 1.
n−→+∞ 0 1 + tn+2 n−→+∞ 0 0 1 t2
Z x2 Z x2 Z x2
dt 1
5.42 On évalue la quantité A(x) = f (t) dt − = f (t) − dt.
x3 x3 t x3 t
On veut étudier le comportement de A(x) au voisinage de 0+ .
i i
i i
i i
CORRIGÉS 163
On suppose que le réel x est élément de ]0, 1[ dans ce cas x3 < x2 , donc :
x2
Z
f (t) − 1 dt.
|A(x)| ≤
x3
t
1
Au voisinage de 0, on a f (t) ∼ , donc :
t
∀ε ∈ R∗+ , f (t) − 1 ≤ ε ·
∃α ∈]0, 1[, ∀t ∈]0, α], t t
Donc :
√
Z x2 Z x2
ε dt
∀x ∈]0, α], |A(x)| ≤ dt et = ln(x2 ) − ln(x3 ) = − ln x.
x3 t x3 t
On obtient : Z 2 Z x2
√ x
dt
∀x ∈]0, α], f (t) dt − ≤ −ε ln x.
t
x3 x3
Au voisinage de 0, on a :
Z x2
f (t) dt ∼ − ln x.
x3
5.46 La fonction f définie par f (t) = t2n ln(1 − tn ) est continue sur [0, 1[.
Soit t 7−→ 1 − tn un C 1 -difféomorphisme strictement décroissant de ]0, 1[ sur ]0, 1[, on effectue
1
le changement de variable u = 1 − tn , soit t = (1 − u) n , on obtient :
Z 0
1 1
Z
1 1 1
In = (1 − u)2 ln(u) − (1 − u) n −1 du = (1 − u) n +1 ln(u) du.
1 n n 0
D’où : Z 1
1
nIn = fn (u) du avec fn (u) = (1 − u) n +1 ln(u).
0
La fonction fn est continue sur ]0, 1] et :
∀u ∈]0, 1], |fn (u)| ≤ (u − 1) ln(u).
On a :
u2 u2
Z
(u − 1) ln(u) du = −u ln(u) + u +ln(u) − ·
2 4
Z 1
3
La fonction u 7−→ (u − 1) ln(u) est intégrable sur ]0, 1] et (u − 1) ln(u) du = ·
0 4
On en déduit que fn est intégrable sur ]0, 1], de plus la suite de fonctions (fn )n∈N∗ converge
simplement vers la fonction f définie sur ]0, 1] par f (u) = (1 − u) ln(u).
Du théorème de convergence dominée, on déduit que :
Z 1 Z 1
3
lim nIn = lim fn (u) du = f (u) du = − ·
n−→+∞ n−→+∞ 0 0 4
3
Au voisinage de +∞, on a In ∼ − ·
4n
i i
i i
i i
164 CHAPITRE 5
La fonction fn est continue sur [0, 1], donc intégrable sur le segment [0, 1].
La suite (In )n∈N∗ existe.
On a :
n!
∀x ∈ [0, 1], fn (x) = n ·
Y
(x + p)
p=1
soit :
ln(x + p) ≥ ln p + x ln(p + 1) − ln p .
En sommant, on obtient :
n
X n
X n
X
ln(x + p) ≥ ln p + x ln(p + 1) − ln p = ln n! + x ln(n + 1).
p=1 p=1 p=1
De la croissance de la fonction exponentielle, pour tout réel x élément de [0, 1], on déduit :
n
Y
(x + p) ≥ n! (n + 1)x , donc : fn (x) ≤ e−x ln(n+1) .
p=1
Z 1
Donc 0 ≤ In ≤ e−x ln(n+1) dx.
0
Comme :
Z 1 −x ln(n+1) 1
e 1 1
e−x ln(n+1) dx = − = − ,
0 ln(n + 1) 0 ln(n + 1) (n + 1) ln(n + 1)
alors :
1
· 0 ≤ In ≤
ln(n + 1)
Du théorème d’encadrement on déduit que la suite (In )n∈N∗ converge vers 0.
En dérivant, on obtient :
n
fn0 (x) X 1
− = ·
fn (x) p=1
x+p
i i
i i
i i
CORRIGÉS 165
Donc :
1 1 1
n ≤ n ≤ n ·
X 1 X 1 X 1
p=1
p p=1
x+p p=1
p+1
Comme :
fn0 (x)
fn (x) = − n
X 1
p=1
x+p
On a : Z 1
1 n
− fn0 (x) dx = fn (0) − fn (1) = 1 − = ·
0 n+1 n+1
Donc :
n 1 n 1
n ≤ In ≤ n · (1)
n+1 X 1 n+1 X 1
p=1
p p=1
p+1
De plus :
Z p+1
1 1 1 1 dt 1
∀p ∈ N∗ , ∀t ∈ [p, p + 1], ≤ ≤ , donc : ≤ ≤ ·
p+1 t p p+1 p t p
Donc :
n n
X 1 X 1
≤ 1 + ln n et ≥ ln(n + 2) − ln 2. (2)
p=1
p p=1
p+1
n ln n n ln n
· ≤ In ln n ≤ · ·
n + 1 1 + ln n n+1 1 1
ln n + ln 2
+ n
1
Au voisinage de +∞, on a In ∼ ·
ln n
i i
i i
i i
166 CHAPITRE 5
Remarques. Comme :
∀u ∈ R+ , ln(1 + u) ≤ u,
alors : !
n
X 1 1
∀x ∈ [0, 1], exp −x ≤ n ·
p=1
p Y x
1+
p=1
p
Comme :
1 n
!
X 1
1 − exp −
p
n
! n
!
1
Z
X 1 1 X 1 p=1
exp −x − X
dx = n exp −x =
n ,
0 p=1
p 1 p=1
p X 1
p=1
p p=1
p
0
alors : ! !
n n
X 1 X 1
1 − exp − ≤ In . (3)
p=1
p p=1
p
On déduit de (3) et de la question a) que :
n
X 1
p
n
! n
!
X 1 X 1 p=1
1 − exp − ≤ In ≤ ·
p=1
p p=1
p ln(n + 1)
n
X 1
Au voisinage de +∞, on a ∼ ln n.
p=1
p
Donc : X n
1
p=1 p
n
!!
X 1
lim 1 − exp − =1 et lim = 1.
n−→+∞
p=1
p n−→+∞ ln(n + 1)
n
!
X 1
Du théorème d’encadrement on déduit que lim In = 1.
n−→+∞
p=1
p
Au voisinage de +∞, on a :
1 1
In ∼ n ∼ ·
X 1 ln n
p=1
p
On peut calculer In , on a :
n
(−1)p−1 n!
X ap n n−1
fn (x) = et ap = = (−1)p−1 p = (−1)p−1 n .
x +p (p − 1)! (n − p)! p p−1
p=1
On en déduit :
n
X n−1 1
In = (−1)p−1 n ln 1 + ·
p−1 p
p=1
i i
i i
i i
CORRIGÉS 167
ln(1 − t)
5.48 a) Soit Ψ la fonction définie sur ] − ∞, 0[∪ ]0, 1[ par Ψ(t) = ·
t
ln(1 − t)
Comme lim Ψ(t) = lim = −1, alors on peut prolonger par continuité la fonction Ψ
t−→0 t
t−→0
en 0 en posant Ψ(0) = −1, la fonction ainsi prolongée est continue sur ] − ∞, 1[, donc elle est
intégrable sur tout segment inclus dans ] − ∞, 1[.
Z x
La fonction Li est définie sur ] − ∞, 1[ et Li(x) = − Ψ(t) dt.
0
D’où :
+∞ n−1
X t
∀t ∈] − 1, 1[, Ψ(t) = − ·
n=1
n
La convergence de la série entière est uniforme sur tout compact inclus dans ] − 1, 1[, donc en
particulier, pour tout réel x élément de ] − 1, 1[, sur le segment d’extrémité 0 et x.
On peut permuter série et intégrale, donc :
+∞ n−1
! +∞ Z +∞ n x +∞ n
x x
tn−1
Z X t X X t X x
∀x ∈] − 1, 1[, Li(x) = dt = dt = 2
= ·
0 n=1
n n=1 0 n n=1
n 0 n=1
n2
La fonction Ψ est continue sur ] − ∞, 1[, donc la fonction Li est dérivable sur ] − ∞, 1[ et :
ln(1 − x)
∀x ∈]0, 1[, Li0 (x) = −Ψ(x) = − ·
x
D’où : 0
ln(1 − x) ln x
Li(x) + Li(1 − x) =− + ,
x 1−x
et : 0
ln(1 − x) ln x
− ln x ln(1 − x) + =−·
x 1−x
Les deux fonctions ont la même dérivée, donc il existe une constante K telle que :
∀x ∈]0, 1[, Li(x) + Li(1 − x) = − ln x ln(1 − x) + K. (1)
+∞
X 1 π2
On a Li(0) = 0 et Li(1) = 2
= , soit en faisant tendre x vers 0 dans l’égalité (1), on
n=1
n 6
obtient :
π2
∀x ∈]0, 1[, Li(x) + Li(1 − x) = − ln x ln(1 − x).
6
i i
i i
i i
168 CHAPITRE 5
e−tx
5.54 a) On pose ϕ(t, x) = , la fonction de deux variables ϕ est continue sur R+ × R+ ,
1 + t2
de plus :
1
∀(x, t) ∈ [0, +∞[2 , 0 ≤ ϕ(x, t) ≤ ·
1 + t2
1
La fonction t 7−→ est continue, positive et intégrable sur R+ , l’hypothèse de domination
1 + t2
est satisfaite, on peut utiliser le théorème de continuité d’une intégrale à paramètres, donc la
fonction g est continue sur R+ .
On a :
∂ϕ t −tx ∂2ϕ t2
(x, t) = − e et (x, t) = e−tx .
∂x 1 + t2 ∂x2 1 + t2
Soit a un réel strictement positif, pour tout réel x supérieur à a, on a :
−at 2 −at
2
∂ϕ
≤ te 1 −at ∂ ϕ
−at ≤ t e ≤ e−at .
(x, t) 2
≤ e ≤ e et
2
(x, t)
∂x 1+t 2 ∂x 1 + t2
Le réel a est strictement positif, donc la fonction t 7−→ e−at est intégrable sur R+ , les fonctions
∂ϕ ∂2ϕ
et sont continues sur [a, +∞[×R+ .
∂x ∂x2
L’hypothèse de domination est vérifiée.
Du théorème de dérivation d’une intégrale à paramètres, pour tout réel a strictement positif,
la fonction g est de classe C 2 sur [a, +∞[, donc la fonction g est de classe C 2 sur ]0, +∞[ et :
+∞
te−tx +∞
t2 e−tx
Z Z
∀x ∈]0, +∞[, g 0 (x) = − dt et g 00 (x) = dt.
0 1 + t2 0 1 + t2
b) On a :
+∞ +∞
t2 + 1 − 1 −tx
Z Z
1
g 00 (x) = e dt = e−tx dt − g(x) = − g(x).
0 1 + t2 0 x
Z +∞
dt π 1
Comme g(0) = 2
= et 0 ≤ g(x) ≤ , alors lim g = 0, donc la fonction g est
0 1 + t 2 x +∞
solution du problème (P ) :
1
y 00 + y =
x
π
(P ) : y(0) = ·
2
lim y = 0
+∞
1
c) Déterminons une solution particulière de (E) : y 00 + y = sur ]0, +∞[ par la méthode de
x
la variation des constantes.
Soient λ et µ deux fonctions dérivables sur ]0, +∞[ telles que y = λ cos +µ sin soit solution de
(E) et λ0 cos +µ0 sin = 0.
On a :
y 0 = −λ sin +µ cos et y 00 = −λ cos −µ sin −λ0 sin +µ0 cos,
i i
i i
i i
CORRIGÉS 169
soit :
sin x
−λ0 sin +µ0 cos = 1 λ0 (x) = −
00 1 x ⇐⇒ x ·
y + y = ⇐⇒
x 0 0 cos x
λ cos +µ0 sin = 0
µ (x) =
x
Les solutions de (E) sont les fonctions y définies sur ]0, +∞[ par :
Z x Z x
sin t cos t
y(x) = a − dt cos x + b + dt sin x.
1 t 1 t
Z 1
cos t 1 cos t
Au voisinage de 0, on a ∼ , donc l’intégrale dt diverge.
t t 0 t
Pour x dans un voisinage de 0, on a :
Z x Z x
cos t dt
dt ∼ = ln x.
1 t 1 t
Z x
cos t π
De plus lim sin x dt = lim x ln x = 0, alors la condition y(0) = se traduit par
x−→0 1 t x− →0 2
Z 1
sin t π
a+ dt = ·
0 t 2
Z +∞ Z +∞ Z x Z +∞
sin t π sin t sin t sin t
Comme dt = , alors a = dt, donc a − dt = dt.
0 t 2 1 t 1 t x t
Z +∞
cos t
La condition lim y = 0 exige que b = − dt, donc :
+∞ 1 t
Z +∞ Z +∞
sin t cos t
∀x ∈ R+ , g(x) = dt cos x − dt sin x.
x t x t
d) La fonction t 7−→ t + x est un C 1 -difféomorphisme croissant de ]0, +∞[ sur ]x, +∞[, on
effectue le changement de variable u = x + t, on obtient :
Z +∞ Z +∞ Z +∞
sin(u − x) sin u cos u
∀x ∈ R+ , f (x) = du = du cos x − du sin x.
x u x u x u
On a montré que :
∀x ∈ R+ , f (x) = g(x).
ux−1 + u−x
5.56 a) On pose f (x, u) = ·
1+u
La fonction ϕx définie sur ]0, 1] par ϕx (u) = f (x, u) est continue, positive sur ]0, 1].
Au voisinage de 0, on a ϕx (u) ∼ ux−1 + u−x .
Z 1
2 dt
On sait que converge si et seulement si α < 1, donc :
0 tα
Z 1 Z 1
2 2 du
• ux−1 du = 1−x
converge si et seulement si 1 − x < 1, donc si et seulement si
0 0 u
x > 0.
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i i
170 CHAPITRE 5
Z 1 Z 1
2 2 du
• u−x du = converge si et seulement si x < 1.
0 0 ux
La fonction ϕx est intégrable sur ]0, 1] si et seulement si x est élément de ]0, 1[.
La fonction I est définie sur l’intervalle ouvert D =]0, 1[.
D’où :
n 1 1
ux−1 + u−x n+1
X Z Z
(−1)p ux−1 + u−x up du + (−1)n+1
I(x) = u du.
p=0 0 0 1+u
Le réel x est élément de ]0, 1[, donc il n’est pas entier, de plus, pour tout entier naturel p, les
nombres x + p et p + 1 − x sont strictement positifs, donc :
1 1
ux+p up+1−x
Z
1 1
ux+p−1 + up−x du =
+ = + ·
0 x+p p+1−x 0 x+p p+1−x
c) Comme :
1
∀u ∈]0, 1], 0< ≤ 1,
1+u
alors :
1 1
un+x + un+1−x
Z Z
un+x + un+1−x du.
0≤ du ≤
0 1+u 0
Le réel x est élément de ]0, 1[, donc, pour tout entier naturel n, les nombres réels n + x et
n + 1 − x sont strictement positifs, soit :
1 1
un+x+1 un+2−x
Z
1 1
un+x + un+1−x du =
+ = + ·
0 n+x+1 n+2−x 0 n+1+x n+2−x
D’où :
1
un+x + un+1−x
Z
1 1
0≤ du ≤ + ·
0 1+u n+1+x n+2−x
On déduit du théorème d’encadrement que :
+ u−x n+1
Z 1 x−1
n+1 u
lim (−1) u du = 0.
n−→+∞ 0 1+u
On a :
n n n
(−1)p X (−1)p
X 1 1 X
(−1)p + = + .
p=0
x+p p+1−x p=0
x+p p=0
p+1−x
i i
i i
i i
CORRIGÉS 171
Donc :
n n n
1 X (−1)p X (−1)p (−1)n+1
X 1 1
(−1)p + = + + + ,
p=0
x+p p+1−x x p=1 x + p p=1
x−p x−n−1
n n
(−1)n+1
X p 1 1 1 X 2x
(−1) + = + (−1)p 2 + ·
p=0
x+p p+1−x x p=1 x −p 2 x−n−1
Étude de la continuité de fx en π.
On a :
lim fx (t) = lim cos(xt) = cos(xπ),
t−→π − t−→π −
D’où :
lim fx (t) = lim fx (t) = fx (π),
t−→π − t−→π +
donc la fonction fx est continue en π, comme elle est 2π-périodique, alors la fonction fx est
continue sur R.
Étude de la dérivabilité de fx en π.
On a :
∀t ∈] − π, π[, fx0 (t) = −x sin(xt).
Soit :
fx0 (π − 0) = lim (−x sin(xt)) = −x sin(xπ),
t−→π −
Les nombres dérivés à droite et à gauche de π existent, ils sont opposés, donc la fonction fx est
de classe C 1 par morceaux sur R, mais elle n’est pas de classe C 1 sur R.
i i
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i i
172 CHAPITRE 5
D’où :
+∞
π 1 X 2x
= + (−1)n 2 = I(x).
sin(xπ) x n=1 x − n2
π
La valeur de l’intégrale I(x) est pour tout x réel strictement compris entre 0 et 1.
sin(xπ)
5.59 La fonction f est continue sur R, donc la fonction g est dérivable sur R et :
∀x ∈ R, g 0 (x) = f (x).
∀x ∈ R, f 0 (x) = g(x).
Comme g 0 = f et la fonction f est dérivable sur R, alors la fonction g 0 est dérivable sur R et
g 00 = f 0 = g, donc la fonction g est solution de l’équation différentielle y 00 − y = 0.
Comme f 0 = g et la fonction g est dérivable sur R, alors la fonction f 0 est dérivable sur R et
f 00 = g 0 = f , donc la fonction f est solution de l’équation différentielle y 00 − y = 0.
i i
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CORRIGÉS 173
5.61 Supposons qu’il existe une fonction f continue sur le segment [0, 1] qui vérifie (1).
Les fonctions f et x 7−→ f 2 (x2 ) sont continues sur le segment [0, 1], donc elles sont intégrables
sur ce segment.
On effectue le changement de variable u = x2 , on obtient :
Z 1 Z 1
du
f 2 (x2 ) dx = f 2 (u) √ .
0 0 2 u
S’il existe une fonction f continue sur le segment [0, 1] qui vérifie (1), alors f est la fonction
racine carrée.
√
Montrons la réciproque, supposons que, pour tout réel x élément de [0, 1], f (x) = x, alors :
1 1 1
x3
Z Z
1
f 2 (x2 ) dx = x2 dx = = ,
0 0 3 0 3
et : " #1
Z 1 Z 1 3
1 1 1 x2 1 2 1 1
f (x) dx − = x dx − =
2
3 − = − = ·
0 3 0 3 2
3 3 3 3
0
Il existe une unique fonction √ f continue sur le segment [0, 1] qui vérifie (1), c’est la fonction
définie sur [0, 1] par f (x) = x.
i i
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174 CHAPITRE 5
5.62 On suppose que la fonction f est continue sur le segment [a, b], donc il existe une primitive
de f notée F , de même la fonction F est continue sur le segment [a, b], donc il existe une primitive
de la fonction F notée H.
Montrons qu’il existe une unique fonction H qui s’annule en a et en b.
t Z b Z
1
On en déduit que c = 0 et k = − f (u) du dt.
b−a a a
Il existe une unique primitive H s’annulant en a et b de la primitive de la fonction f sur le
segment [a, b], c’est la fonction H définie sur le segment [a, b] par :
Z x Z t
x−a b
Z Z t
H(x) = f (u) du dt − f (u) du dt.
a a b−a a a
Remarque. On a H 00 = f.
Donc :
Z b Z b
∀g ∈ C 2 ([a, b], R), g(a) = g(b) = 0 et f (t)g(t) dt = 0 ⇐⇒ H(t)g 00 (t) dt = 0.
a a
i i
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CORRIGÉS 175
Comme H 00 = f , alors la fonction f est la fonction nulle sur le segment [a, b].
i i
i i
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Chapitre 6
Suites de fonctions
6.1 On a :
1
si x ≥ n
x−n+1
∀x ∈ R, fn (x) = ·
1
si x ≤ n
−x + n + 1
La fonction fn est clairement dérivable sur R \ {n}, et :
1
− (x − n + 1)2 si x > n
0
fn (x) = ·
1
si x < n
2
(−x + n + 1)
On déduit que la fonction fn est croissante sur ] − ∞, n] et décroissante sur [n, +∞[.
La fonction fn n’est pas dérivable au point d’abscisse n, sa courbe représentative (Cn ) admet
deux demi-tangentes en ce point d’équations respectives :
Tn+ : y = −x + n + 1, Tn− : y = x − n + 1.
b) Soit n un entier naturel fixé, la fonction fn2 est continue sur R, donc localement intégrable
1 1
sur R, au voisinage de l’infini, on a fn2 (x) ∼ 2 , comme la fonction x 7−→ 2 est intégrable sur
x x
] − ∞, −1] et sur [1, +∞[, alors la fonction fn2 est intégrable sur R.
Soient a et b deux réels tels que a < n < b.
On a : Z b Z n Z b
dt dt
fn2 (t) dt = 2
+ ,
n (t − n + 1)
2
a a (−t + n + 1)
Z b n b
1 1 1 1
fn2 (t) dt = + − =2− − ·
a −t + n + 1 a t−n+1 n −a + n + 1 b−n+1
Z +∞
On fait tendre a vers −∞ et b vers +∞, on obtient fn2 (t) dt = 2.
−∞
i i
i i
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CORRIGÉS 177
Comme lim fn (b) = 0, alors lim ||fn ||[a,b] = 0, donc la suite (fn )n∈N converge unifor-
n−→+∞ n−→+∞
mément sur tout segment de R vers la fonction nulle.
Remarque. Comme fn (n) = 1, la suite (fn (n))n∈N ne converge pas vers 0, donc la conver-
gence de la suite de fonctions (fn )n∈N n’est pas uniforme sur R.
Les fonctions fn et g sont continues, de carrés intégrables sur R, donc la fonction fn g est
intégrable sur R.
La fonction g 2 est intégrable sur R, donc :
Z A Z +∞
∀ε ∈ R∗+ , ∃(A, B) ∈ R∗− × R∗+ , 0≤ g 2 (t) dt ≤ ε2 et 0≤ g 2 (t) dt ≤ ε2 .
−∞ B
D’où : Z sZ sZ
√
fn (t)g(t) dt ≤ fn2 (t) dt g 2 (t) dt ≤ ε 2,
]−∞,A] ]−∞,A] ]−∞,A]
Z sZ sZ
√
fn (t)g(t) dt ≤ fn2 (t) dt g 2 (t) dt ≤ ε 2,
[B,+∞[ [B,+∞[ [B,+∞[
alors : Z
√
Z
fn (t)g(t) dt ≤ 2ε 2 + fn (t)g(t) dt .
R [A,B]
La suite de fonctions (fn )n∈N converge uniformément vers la fonction nulle sur tout segment
de R, la fonction g est continue sur [A, B], donc bornée, on a :
||fn g|||[A,B] ≤ ||g|||[A,B] · ||fn |||[A,B] .
On en déduit que la suite (fn g)n∈N converge uniformément sur [A, B] vers la fonction nulle,
comme la convergence est uniforme sur le segment [A, B], on peut permuter limite et intégrale,
soit : ! Z
Z
lim fn (t)g(t) dt = lim fn (t)g(t) dt = 0.
n−→+∞ [A,B] [A,B] n−→+∞
i i
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i i
178 CHAPITRE 6
D’où :
Z
∀ε ∈ R∗+ , ∃N ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ N =⇒ 0 ≤ fn (t)g(t) dt ≤ ε .
[A,B]
6.2
1
a) La restriction de fn à − ∞, 0 ∪ , +∞ est une composée de fonctions continues, donc
n
1
la fonction fn est continue sur − ∞, 0 ∪ , +∞ .
n
1 1
La restriction de fn à 0, est constante, donc la fonction fn est continue sur 0, .
n n
1
Étude de la continuité de la fonction fn aux points 0 et ·
n
On a :
1 1
lim 1− = +∞ =⇒ lim ln 1 − = +∞ =⇒ lim fn (x) = 0 = fn (0).
x−→0− nx x−→0− nx x−→0−
1 1 1
lim 1− = 0+ =⇒ lim ln 1 − = −∞ =⇒ lim fn (x) = 0 = fn ·
x−→ n 1 + nx x−→ n1 + nx x−→ n1 + n
1
La fonction fn est continue aux points 0 et , donc la fonction fn est continue sur R.
n
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CORRIGÉS 179
c) Pour tout entier naturel n non nul, on définit la fonction gn sur R par gn (x) = x + fn (x).
1
On note An = − ∞, 0 ∪ , +∞ , on a :
n
1
∀x ∈ An , gn (x) = x + 1
·
n ln 1 − nx
1 1 1
On pose u = − , on obtient ngn (x) = − ·
nx ln(1 + u) u
1 1
On définit la fonction ϕ sur ] − 1, +∞[ par ϕ(u) = − ·
ln(1 + u) u
Étudions les limites de la fonction ϕ.
• Au voisinage supérieur de -1, on a :
lim ln(1 + u) = −∞, donc : lim ϕ = 1.
x−→−1+ −1+
u2
1 1 1 u
ln(1 + u) = u − + o(u2 ) =⇒ ϕ(u) = u − = 1 + + o(u) − 1 ,
2 u(1 − 2 + o(u)) u u 2
donc :
1 1
ϕ(u) = + o(1), donc : lim ϕ = ·
2 0 2
• Au voisinage de +∞, on a :
lim ln(1 + u) = +∞, donc : lim ϕ = 0.
u−→+∞ +∞
La fonction ϕ peut être prolongée par continuité aux points -1 et 0 en posant ϕ(−1) = 1 et
1
ϕ(0) = , la fonction ϕ ainsi prolongée est continue sur [−1, +∞[, elle admet une limite nulle
2
en +∞, donc elle est bornée sur [−1, +∞[, soit :
Comme :
∀x ∈ An , |ngn (x)| = |ϕ(x)|,
alors :
M
∀x ∈ An , |gn (x)| ≤ ·
n
Comme :
1 1
∀x ∈ 0, , gn (x) = x =⇒ 0 ≤ gn (x) ≤ ,
n n
i i
i i
i i
180 CHAPITRE 6
alors :
max(1, M )
∀x ∈ R, |gn (x)| ≤ ·
n
Il est alors immédiat que la suite de fonctions (gn )n∈N∗ converge uniformément sur R vers la
fonction nulle, donc la suite de fonctions (fn )n∈N∗ converge uniformément sur R vers la fonction
f.
6.3
Convergence simple sur R.
On a : !
x n−1
Y x x x
∀x ∈ R, sin n gn (x) = cos p cos n
sin n ,
2 p=1
2 2 2
x 1 x
sin n gn (x) = gn−1 (x) sin n−1 .
2 2 2
x 1
Pour x réel fixé la suite sin n gn (x) est une suite géométrique de raison , donc :
2 n∈N∗ 2
x 1 x x sin x
∀n ∈ N∗ , sin n gn (x) = n−1 sin cos = n ·
2 2 2 2 2
On a : x
sin = 0 ⇐⇒ ∃ν ∈ Z, x = 2n νπ.
2n
Soit ν un entier naturel, on distingue deux cas :
sin x
• Si x 6= 2n νπ, alors gn (x) = n ·
2 sin 2xn
• Si x = 2n νπ, alors :
n
Y
gn (2n νπ) = cos 2n−p νπ = cos(νπ) = (−1)ν .
p=1
sin x
si x 6= 0
g(x) = x ·
1 si x = 0
• Pour x réel non nul fixé, on a :
|x| |x| n |x| 1 |x|
0< < π ⇐⇒ 0 < < 2 ⇐⇒ ln < n ln 2 ⇐⇒ n > ln ·
2n π π ln 2 π
1 |x|
Soit N = E ln + 1 où E désigne la fonction partie entière.
ln 2 π
x
Pour tout entier n supérieur à N , on a x 6= 2n νπ, donc sin n 6= 0, soit :
2
sin x
gn (x) = ·
2n sin 2xn
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CORRIGÉS 181
x x
Au voisinage de 0, on a sin u ∼ u, donc au voisinage de +∞ on a sin ∼ n , donc :
2n 2
sin x
lim gn (x) = = g(x).
n−→+∞ x
La suite de fonctions (gn )n∈N∗ converge simplement sur R∗ vers la fonction g.
• Si x = 0, alors, pour tout entier naturel n non nul, on a gn (0) = 1, donc :
i i
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i i
182 CHAPITRE 6
D’où :
M
∀n ∈ N, n ≥ N, sup |gn (x) − g(x)| ≤ ·
x∈[−a,a] 2n
La suite (gn )n∈N∗ converge uniformément sur tout compact de R.
6.5 a) On montre par récurrence que la fonction hn est continue sur [0, 1].
Soit la propriété P(n) : la fonction hn est continue sur [0, 1].
La fonction h est continue sur [0, 1], donc on a P(0).
Soit n un entier naturel, on suppose P(n).
La fonction f est continue sur le pavé [0, 1]2 , on suppose que la fonction hn est continue sur
[0, 1], donc les fonctions (x, t) 7−→ f (x, t) et (x, t) 7−→ t 7−→ hn (t) sont continues sur [0, 1]2 ,
donc la fonction (x, t) 7−→ f (x, t) hn (t) est continue sur [0, 1]2 .
Du théorème de continuité d’une intégrale dépendant d’un paramètre sur un segment on déduit
Z 1
que la fonction x 7−→ f (x, t) hn (t) dt est continue sur [0, 1], comme la fonction h est continue
0
sur [0, 1], alors la fonction hn+1 est continue sur [0, 1].
La propriété P(n) est héréditaire, vraie pour n = 0, donc, pour tout entier naturel n, la fonction
hn est continue sur [0, 1].
b) On sait que :
X
(hn+1 − hn ) converge ⇐⇒ (hn )n∈N converge.
n≥0
X
Étudions la nature de la série (hn+1 − hn ).
n≥0
On a : Z 1
∀x ∈ [0, 1], hn+2 (x) − hn+1 (x) = f (x, t) (hn (t) − hn+1 (t)) dt,
0
Z 1
|hn+2 (x) − hn+1 (x)| ≤ |f (x, t)| |hn (t) − hn+1 (t)| dt.
0
La fonction |f | est continue sur le compact [0, 1]2 , donc elle est bornée sur [0, 1]2 et il existe un
point (a, b) de [0, 1]2 pour lequel elle atteint son maximum.
On note K = |f (a, b)| = max |f (x, y)|, il est immédiat que K est élément de [0, 1[.
(x,y)∈[0,1]2
On obtient :
Z 1
∀n ∈ N, ∀x ∈ [0, 1], |hn+2 (x) − hn+1 (x)| ≤ K |hn (t) − hn+1 (t)| dt.
0
Pour tout entier naturel n, les fonctions hn sont continues sur [0, 1], donc bornées, soit :
Z 1
∀n ∈ N, sup |hn+2 (x) − hn+1 (x)| ≤ K |hn (t) − hn+1 (t)| dt,
x∈[0,1] 0
Z 1
∀n ∈ N, ||hn+2 − hn+1 ||∞ ≤ K sup |hn (t) − hn+1 (t)| dt.
0 t∈[0,1]
i i
i i
i i
CORRIGÉS 183
D’où :
∀n ∈ N, ||hn+2 − hn+1 ||∞ ≤ K ||hn+1 − hn ||∞ . (1)
On montre par récurrence la propriété P(n) : ||hn+1 − hn ||∞ ≤ K n ||h1 − h||∞ .
Il est clair que l’on a P(0).
Soit n un entier, supposons P(n).
On déduit de la relation (1) que :
||hn+2 − hn+1 ||∞ ≤ K ||hn+1 − hn ||∞ ≤ K K n ||h1 − h||∞ ≤ K n+1 ||h1 − h||∞ .
On a montré que la suite de fonctions (hn )n∈N converge uniformément sur [0, 1].
Autre méthode.
On a :
p
X
∀(n, p) ∈ N × N∗ , ||hn+p − hn ||∞ ≤ ||hn+k − hn+k−1 ||∞ ,
k=1
p
X
||hn+p − hn ||∞ ≤ K n+k−1 ||h1 − h||∞ .
k=1
K n − K n+p Kn
||hn+p − hn ||∞ ≤ ||h1 − h||∞ ≤ ||h1 − h||∞ .
1−K 1−K
Kn
Le réel K est élément de [0, 1[, donc lim K n = 0, soit lim ||h1 − h||∞ = 0
n−→+∞ n−→+∞ 1−K
d’où :
∀ε ∈ R∗+ , ∃N ∈ N, ∀(n, p) ∈ N × N∗ , n ≥ N =⇒ ||hn+p − hn ||∞ ≤ ε .
On a montré que la suite de fonctions (hn )n∈N vérifie le critère de Cauchy uniforme, donc
la suite (hn )n∈N converge uniformément sur [0, 1].
c) On note g la limite uniforme sur [0, 1] de la suite de fonctions continues (hn )n∈N , la fonction
g est continue sur [0, 1].
La fonction |f | est majorée sur [0, 1]2 par K, donc :
∀(x, t) ∈ [0, 1]2 , |f (x, t)hn (t) − f (x, t)g(t)| ≤ K||hn − g||∞ .
Pour tout réel x élément de [0, 1] fixé, la suite de fonctions t ∈ [0, 1] 7−→ f (x, t) hn (t) converge
uniformément sur [0, 1] vers la fonction t 7−→ f (x, t)g(t).
i i
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184 CHAPITRE 6
Montrons que la fonction continue g est l’unique solution de l’équation intégrale (2) sur [0, 1],
supposons qu’il existe une fonction continue g1 de [0, 1] dans R solution de (2), alors :
Z 1
∀x ∈ [0, 1], g(x) − g1 (x) = f (x, t)(g1 (t) − g(t)) dt,
0
donc :
Z 1
∀x ∈ [0, 1], |g(x) − g1 (x)| ≤ |f (x, t)| · |g1 (t) − g(t)| dt ≤ K||g − g1 ||∞ ,
0
donc :
||g − g1 ||∞ (1 − K) ≤ 0.
Le réel K est élément de [0, 1[, donc le réel 1 − K est strictement positif, donc ||g − g1 ||∞ = 0,
donc g = g1 , donc la fonction g est l’unique solution de l’équation intégrale (2).
6.7
p
Z p un entier naturel et ϕ un élément de C (R, R), on définit la fonction Φ sur R par
a) Soient
x
Φ(x) = ϕ(t) dt, la fonction Φ est élément de C p+1 (R, R) et Φ(0) = 0.
0
On en déduit par récurrence que, pour tout entier naturel n non nul, fn est élément de C n (R, R),
0
fn (0) = 0 et fn+1 = fn .
(p) (n+1)
Pour tout p entier compris entre 0 et n, on a fn+1 (0) = 0 et fn+1 = f0 .
On applique la formule de Taylor avec reste intégral, on obtient :
n Z x Z x
X xp (p) (x − t)n (n+1) (x − t)n
∀x ∈ R, fn+1 (x) = fn+1 (0) + fn+1 (t) dt = f0 (t) dt.
p=0
p! 0 n! 0 n!
Soient A un réel strictement positif et x un élément de [−A, A], la fonction f0 est continue sur
R, donc en particulier sur [−A, A], la fonction f0 est bornée sur ce segment, soit :
i i
i i
i i
CORRIGÉS 185
On a :
1
|x|n
Z
∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ [−A, A], |fn (x)| ≤ (1 − u)n−1 |f0 (xu)| du,
(n − 1)! 0
donc :
An
|fn (x)| ≤
MA .
n!
X un +∞ n
X u
Soit u un réel, la série numérique converge et = eu .
n! n=0
n!
n≥0
X An
La série numérique MA converge, donc la série de fonctions (fn )n∈N∗ converge norma-
n!
n≥1
lement sur le compact [−A, A], donc elle converge simplement sur R.
+∞
X
On note F sa somme, soit F = fn .
n=1
+∞
!0 +∞ +∞ +∞
0
X X X X
F = fn = fn0 = fn = f0 + fn = f0 + F.
n=1 n=1 n=0 n=1
(E) : y 0 = y + f0 .
Résolvons (E).
L’ensemble des solutions de l’équation différentielle sans second membre y 0 = y est la droite
vectorielle engendrée par la fonction x 7−→ ex .
On recherche une solution particulière par la méthode de la variation de la constante.
Soit λ une fonction dérivable sur R telle que la fonction y définie sur R par y(x) = λ(x)ex soit
solution de (E), alors :
D’où : Z x
∀x ∈ R, λ(x) = e−t f0 (t) dt.
0
i i
i i
i i
186 CHAPITRE 6
+∞
X
Comme F (0) = fn (0) = 0, alors λ = 0, donc :
n=1
Z x Z x
F (x) = ex−t f0 (t) dt = ex e−t f0 (t) dt.
0 0
xn+2
∀n ∈ N, fn (x) = 2 ·
(n + 2)!
On a :
+∞ +∞
xn+2 x2
X X
F (x) = fn (x) = 2 = 2 ex − 1 − x − .
n=1 n=1
(n + 2)! 2
x
(x − t)n
Z
d) On a montré que, pour tout réel x, on a fn+1 (x) = f0 (t) dt, donc fn+1 = gn .
0 n!
Soit x un réel fixé, on a :
(x − t)n n
≤ |x|
∀t ∈ [−|x|, |x|],
n! f0 (t) sup |f0 (t)|.
n! t∈[−|x|,|x|]
!
X |x|n
La série numérique sup |f0 (t)| converge, donc la série de fonctions définies
n! t∈[−|x|,|x|]
n≥1
X (x − t)n
sur le segment [min(0, x), max(0, x)] par t 7−→ f0 (t) converge normalement sur ce
n
n≥1
segment, on peut alors permuter série et intégrale, on obtient :
+∞ +∞ Z +∞
!
x x
(x − t)n (x − t)n
X X Z X
F (x) = fn (x) = f0 (t) dt = f0 (t) dt,
n=1 n=0 0 n! 0 n=0
n!
soit : Z x Z x
F (x) = ex−t f0 (t) dt = ex e−t f0 (t) dt.
0 0
i i
i i
i i
CORRIGÉS 187
6.10
La suite (fn )n∈N converge uniformément vers f sur ]0, 1[, du critère de Cauchy uniforme on
déduit que :
∀ε ∈ R∗+ , ∃N ∈ N, ∀(p, q) ∈ N2 ,
p ≥ N, q ≥ N =⇒ ∀x ∈]0, 1[, |fp (x) − fq (x)| ≤ ε.
Pour tout entier naturel n, les fonctions fn sont continues sur [0, 1], donc elles sont continues
en 0, soit ε un réel strictement positif, on a :
∃η1 ∈ R∗+ , ∀x ∈ [0, 1], 0 ≤ x ≤ η1 =⇒ |fp (x) − fp (0)| ≤ ε ,
et :
∃η2 ∈ R∗+ , ∀x ∈ [0, 1], 0 ≤ x ≤ η2 =⇒ |fq (x) − fq (0)| ≤ ε .
|fp (0) − fq (0)| ≤ |fp (0) − fp (x)| + |fp (x) − fq (x)| + |fq (x) − fq (0)| ≤ 2ε + |fp (x) − fq (x)|.
De plus, on a :
∀(p, q) ∈ N2 , p ≥ N, q ≥ N =⇒ ∀x ∈ [0, min(η1 , η2 )], |fp (x) − fq (x)| ≤ ε .
La suite (fn )n∈N vérifie le critère de Cauchy uniforme sur le segment [0, 1], donc elle converge
uniformément sur [0, 1].
i i
i i
i i
Chapitre 7
Séries de fonctions
X
7.1 a) Il est clair que vn (0) = 0, donc la série vn (0) converge.
n≥1
1 2 4
b) On calcule f ,f et f ·
2 3 5
On a :
+∞ +∞ n
ln 2 1 1 X n X 1
N1 = − + 1 = 2, donc : f =1− + x = = 1.
2 ln 12 2 2 n=2 n=1
2
+∞ n
ln 2 2 2 X 2 1 4 1 5
N2 = − + 1 = 2, donc : f =1− + = + = ·
3 ln 23 3 3 n=2 3 3 9 1− 2
3
3
+∞ n
ln 2 4 4 16 64 X 4
N4 = − + 1 = 4, donc : f =1− +1− +1− + ,
5 ln 54 5 5 25 125 n=4 5
donc :
4 131 256 1 387
f = + 4 = ·
5 125 625 1 − 5
125
1 h 1
− − 1
h
c) Exprimons f (x) pour x élément de I0 = 0, et Ip = 2 p , 2 p+1 avec p entier naturel
2
non nul.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 189
• Si x est élément de I0 , on a :
1 ln 2
0<x< ⇐⇒ ln x < − ln 2 ⇐⇒ 0 < − < 1, donc : Nx = 1.
2 ln x
D’où : +∞
1 X x
∀x ∈ 0, , f (x) = xn = ·
2 n=1
1−x
Comme f (0) = 0, alors :
x
∀x ∈ I0 , f (x) = ·
1−x
Soit :
x − xp+1 xp+1 2xp+1 − x
f (x) = p − + =p+ ·
1−x 1−x 1−x
−1
On a montré la continuité de la fonction f en 2 p , donc la fonction f est continue sur ]0, 1[, la
x
continuité en 0 est immédiate car lim = f (0) = 0, donc la fonction f est continue sur
x−→0+ 1 − x
[0, 1[.
i i
i i
i i
190 CHAPITRE 7
On a :
−1 1 p−1 Z − 1
Z 2p Z 2 k+1
2 X
∗
∀p ∈ N , f (x) dx = f (x) dx + f (x) dx.
−1
0 0 k=1 2 k
Il est immédiat que la fonction α0 est négative, donc la fonction α est décroissante.
1 1
− −
Comme α 2 p = p 2 p − 1 , donc négatif, alors la fonction α est négative.
On a ainsi montré que la fonction f est croissante sur Ip .
La fonction f est intégrable sur [0, 1[ si et seulement si la série à termes positifs βk définie par
1
Z 2− k+1
βk = 1
f (x) dx converge.
−
2 k
1
1 1
−k − k+1 −k
De la croissance de la fonction f , on déduit βk ≥ f 2 2 −2 .
On note :
1 1
1 2− k 2 k(k+1) − 1
1 1 1 1 1
µk = f 2 − k 2− k+1 − 2− k = k 2− k 2 k − k+1 − 1 = · 1 ·
k+1 k(k+1)
On sait que :
2t − 1 ln 2
lim = ln 2, donc : µk ∼ ·
t−→0 t k
La série
Xharmonique diverge, du test d’équivalence des séries à termes positifs on déduit que la
série µk diverge, du test de comparaison des séries à termes positifs on déduit que la série
n≥1
X
βk diverge.
n≥1
On a montré que la fonction f n’est pas intégrable sur l’intervalle [0, 1[.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 191
On définit la fonction f sur R par f (x) = sin x − x, la fonction f est dérivable sur R et
f 0 (x) = cos x − 1, donc f 0 (x) ≤ 0, la fonction f est continue, strictement décroissante sur R.
Comme f (0) = 0, alors l’équation f (x) = 0 admet une unique solution, le réel 0.
La suite (an )n∈N∗ converge vers 0.
x3
b) Au voisinage de 0, on sait que sin x = x − + o(x3 ), donc au voisinage de +∞, on a :
6
a3n
an+1 = an − + o(a3n ).
6
Soit α un réel, on a :
α α
a3n a2
aα α
n+1 − an = an − + o(a3n ) − aα α
n = an 1 − n + o(a2n ) −1 .
6 6
Au voisinage de +∞, on a :
α
a2n αa2n
1− + o(a2n ) =1− + o(a2n ),
6 6
donc :
αaα+2
aα α
n+1 − an = −
n
+ o(aα+2
n ).
6
On particularise α = −2, on obtient :
1
a−2 −2
n+1 − an ∼ ·
3
1
La série numérique de terme général est grossièrement divergente, donc les sommes
3
partielles des séries sont équivalentes, soit :
n−1
X n−1 n
(a−2 −2
p+1 − ap ) ∼ ∼ ·
p=1
3 3
n−1
X n
Par télescopie, on obtient (a−2 −2 −2 −2 −2
p+1 − ap ) = an − a1 , donc an ∼ .
p=1
3
r
3
Pour tout entier naturel n, le réel an est positif, donc an ∼ ·
n
X
c) Étude de la convergence ponctuelle de la série de fonctions un .
n≥1
On sait que sin R = [−1, 1] et sin [−1, 1] ⊂ [−1, 1], donc, pour tout réel x, on a vn (x)
élément de [−1, 1].
Comme
X sin x est du signe de x sur [−1, 1], alors vn (x) est du signe de x, donc la série de fonctions
un est une série alternée, vérifions le critère spécial des séries alternées.
n≥1
i i
i i
i i
192 CHAPITRE 7
Pour tout réel x, on a | sin x| ≤ |x|, donc |un+1 (x)| ≤ |un (x)|, donc la suite (|un (x)|)n∈N∗
est décroissante, minorée par 0, donc convergente vers l avec l élément de [−1, 1] qui vérifie
| sin l| = |l|.
On distingue deux cas :
• Si l est élément de [0, 1], alors sin l et l sont positifs, comme | sin l| = |l| ⇐⇒ sin l = l, alors
l = 0.
• Si l est élément de [−1, 0], alors l et sin l sont négatifs, on obtient la même conclusion.
Pour tout réel x, la suite (|un (x)|)n∈N∗ est une suite de réels positifs, décroissante
X qui converge
vers 0, du théorème spécial des séries alternées on déduit que la série un (x) converge.
n≥1
X
Étude de la convergence uniforme de la série de fonctions un .
n≥1
La fonction sinus est croissante sur [−1, 1], donc, pour tout réel x, on a | sin x| ≤ sin 1, donc
|un+1 (x)| ≤ an+1 , soit :
+∞
X
∗
∀n ∈ N , ∀x ∈ R, un (x) ≤ an+1 .
p=n+1
On a montré à la question a) X que la suite (an )n∈N∗ converge vers 0, donc le reste d’ordre n de
la série alternée de fonctions un converge uniformément sur R vers la fonction nulle, donc
n≥1
X
la série de fonctions un converge uniformément sur R.
n≥1
X
Étude de la convergence normale de la série de fonctions un .
n≥1
Pour tout entier naturel n non nul, on a montré que ||un ||∞ = sup |un (x)| = an .
x∈R
r
3 X 1
Au voisinage de +∞ on a an ∼ et la série numérique √ diverge, du test d’équivalence
n n
n≥1
X X
des séries à termes positifs on déduit que la série an diverge, donc la série ||un ||∞ diverge,
n≥1 n≥1
X
donc la série de fonctions un ne converge pas normalement sur R.
n≥1
7.6
a) La fonction logarithme est concave, donc :
∀u ∈ R+ , ln(1 + u) ≤ u.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 193
D’où : a a
∀(n, x) ∈ N∗ × R∗ , 0 < ln 1 + ≤ ·
n2 x2 n2 x2
X 1
La série numérique est convergente, du théorème de comparaison des séries à termes
n2
n≥1
X a
positifs on déduit que, pour x réel non nul, la série ln 1 + 2 2 est convergente, donc
n x
n≥1
l’ensemble de définition de la fonction f est R∗ .
On remarque que la fonction f est paire.
+∞ +∞ +∞
X 1 1 X 1 X 1
2
− 2 4
≤ x2 g(x) ≤ 2
·
n=1
n 2x n=1
n n=1
n
π2 aπ 2
Au voisinage de +∞ ou −∞, on a g(x) ∼ , donc f (x) ∼ ·
6x2 6x2
i i
i i
i i
194 CHAPITRE 7
i i
i i
i i
CORRIGÉS 195
et : Z 1
x2 ln(1 + u) 1 1
3 du = 4 arctan − 2|x| ln 1 + 2 .
0 u2 |x| x
On déduit de l’inégalité (2) que :
2 1 1 π
arctan − ln 1 + 2 ≤ g(x) ≤ ·
|x| |x| x |x|
Donc :
1
2 arctan − |x| ln(1 + x2 ) + |x| ln x2 ≤ |x|g(x) ≤ π·
|x|
On déduit du théorème d’encadrement des fonctions que lim |x|g(x) = π.
x−→0
√
π π a
Au voisinage de 0, on obtient g(x) ∼ , donc f (x) ∼ ·
|x| |x|
7.7
On rappelle que :
+∞ n
X ζ
∀ζ ∈ R, eζ = · (1)
n=0
n!
La fonction f est continue sur le segment [0, T ], donc bornée sur ce segment, soit :
Donc :
||f ||∞ nkT ||f ||∞ nkT
∀k ∈ N, ∀u ∈ [0, T ], |βk (u)| ≤ e , d0 où : ||βk ||∞ ≤ e .
k! k!
Soit t un réel élément de [0, T ] fixé, en particularisant ζ = enT dans (1) on déduit que la série
X enT k +∞ k
enT
X X
numérique converge et = exp enT , donc la série de fonctions βk
k! k!
k≥0 k=0 n≥0
i i
i i
i i
196 CHAPITRE 7
converge normalement,donc uniformément sur le segment [0, T ], donc on peut permuter série
et intégrale, soit : !
+∞ Z T
X +∞
Z T X
βk (u) du = βk (u) du,
k=0 0 0 k=0
donc :
+∞
(−1)k T −nk(t−u)
X Z Z T
e f (u) du = f (u) exp −e−n(t−u) du.
k! 0 0
k=0
Pour tout entier naturel n non nul, la fonction gn est définie sur [0, T ] et :
Z T
gn (t) = f (u) exp −e−n(t−u) du.
0
La suite de fonctions (αn,t )n∈N∗ converge simplement vers la fonction αt définie sur [0, T ] par :
• Si t ∈]0, T [, alors :
f (u) si 0 ≤ u < t
αt (u) = e−1 f (t) si u = t .
0 si t < u ≤ T
i i
i i
i i
CORRIGÉS 197
• Si t = 0, alors : −1
e f (0) si u = 0
α0 (u) = .
si 0 < u ≤ T
0
• Si t = T , alors :
f (u) si 0 ≤ u < T
αT (u) = .
e−1 f (T ) si u = T
La suite de fonctions (gn )n∈N∗ converge simplement sur [0, T ] vers la primitive de la fonction f
qui s’annule en 0.
Soient n un entier naturel non nul et t un réel élément de [0, T ], en particularisant u = e−nt
X e−knt
dans (1) on déduit que la série de fonctions t 7−→ converge et :
k!
k≥1
+∞ −knt
X e
∀n ∈ N∗ , = exp e−nt − 1.
∀t ∈ [0, T ],
k!
k=1
Comme :
+∞ Z T +∞
(−1)k (−1)k −knt T knu
X X Z
e−kn(t−u) f (u) du = e e f (u) du,
k! 0 k! 0
k=1 k=1
alors :
+∞ +∞ +∞ −knt
Z T X −knt T
(−1)k
Z
e e
X X
−kn(t−u)
eknu f (u) du ≤ a
e f (u) du ≤ ·
k! k! k!
k=1 0
k=1 0 k=1
Donc :
+∞ Z T
(−1)k
X
∗ −kn(t−u)
f (u) du ≤ a exp e−nt − 1 .
∀n ∈ N , ∀t ∈ [0, T ], e
k!
k=1 0
De plus :
exp e−nt − 1
∀t ∈]0, T ], lim = 0,
n−→+∞
i i
i i
i i
198 CHAPITRE 7
et :
+∞ Z T Z T
X (−1)k
e−kn(t−u) f (u) du = gn (t) − f (u) du.
k! 0 0
k=1
7.8
n
X 1
a) On définit la suite de fonctions (un )n∈N sur R \ Z par un (x) = ·
p=−n
x+p
On a :
n n n n
1 X 1 X 1 1 X 2x 1 X 2x
un (x) = + + = + = − ·
x p=1 x + p p=1 x − p x p=1 x2 − p2 x p=1 p2 − x2
1 1 X 1
Pour x réel non entier fixé, au voisinage de +∞ on a ∼ 2 , comme la série
p2 −x 2 p p2
p≥1
X 1
converge, alors la série converge, donc la suite de fonctions (un )n∈N converge sim-
p2 − x2
p≥1
plement sur R \ Z, donc la fonction f est définie sur D = R \ Z et :
+∞
1 X 2x
∀x ∈ D, f (x) = − · (1)
x n=1 n2 − x2
b) Si x est élément de D, alors −x est élément de D, de la formule (1) on déduit que la fonction
f est impaire.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 199
Donc :
1 1
un (x + 1) = un (x) + − ·
x+n+1 x−n
On fait tendre n vers +∞ dans l’égalité précédente, on obtient :
∀x ∈ D, f (x + 1) = f (x).
La fonction f est 1-périodique.
1
Si 2x est élément de D, alors x et x + sont éléments de D.
2
Soit n un entier naturel non nul, en séparant les indices pairs et impairs, on obtient :
2n n n−1
X 1 X 1 X 1
u2n (2x) = = + ,
p=−2n
2x + p j=−n
2x + 2j j=−n
2x + 2j + 1
n n−1
!
1 X 1 X 1
u2n (2x) = + ,
2p=−n
x + p p=−n x + p + 12
n n
!
1 X 1 X 1 1
u2n (2x) = + 1 − ,
2 p=−n
x + p p=−n
x + 2
+ p 2x + 2n +1
soit :
1 1 1
u2n (2x) = un (x) + un x + − ·
2 2 2x + 2n + 1
On fait tendre n vers +∞ dans l’égalité précédente, on obtient :
1 1 1
∀x ∈ R \ Z, f (2x) = f (x) + f x + .
2 2 2
i i
i i
i i
200 CHAPITRE 7
2a 2a
Au voisinage de +∞, on a ∼ 2·
n 2 − a2 n
X 2a
Du test d’équivalence des séries à termes positifs, on déduit que la série converge,
n 2 − a2
n≥1
X 2x
donc la série de fonctions x 7−→ est normalement convergente sur [−a, a], donc
n2 − x2
n≥1
X 2x
la série de fonctions x 7−→ est uniformément convergente sur tout compact inclus
n2 − x2
n≥1
dans ] − 1, 1[.
2x
Pour tout entier naturel n non nul, les fonctions x 7−→ sont continues sur ] − 1, 1[, donc
n2 − x 2
la fonction h qui est la somme uniforme sur tout compact de ] − 1, 1[ d’une suite de fonctions
continues sur ] − 1, 1[ est continue sur ] − 1, 1[, donc en particulier la fonction h est continue sur
]0, 1[.
1
La fonction f définie sur D par f (x) = − h(x) est continue sur ]0, 1[, donc la fonction g
x
est continue sur ]0, 1[ et par 1-périodicité la fonction g est continue sur D.
Donc :
1 1
g(x) = − h(x) − + o(1) = −h(x) + o(1).
x x
Comme h(0) = 0, alors lim g(x) = 0, on prolonge par continuité la fonction g en 0 en posant
x−→0
g(0) = 0.
La fonction g est 1-périodique, donc en posant, pour tout entier relatif ν, g(ν) = 0, la fonction
g admet un prolongement continu sur R.
i i
i i
i i
CORRIGÉS 201
donc :
1 1 1
∀x ∈ R \ Z, g(2x) = g(x) + g x + . (2)
2 2 2
On a montré à la question précédente que la fonction g admet un prolongement continu sur R,
donc la relation (2) est vérifiée pour tout réel x.
La fonction |g| est continue sur le segment [0,1], donc la fonction |g| est bornée sur ce segment
et atteint ses bornes.
Il existe un réel c élément de [0,1] tel que |g(c)| = ||g||∞ où ||g||∞ = sup |g(x)|, la fonction g
x∈[0,1]
est 1-périodique on a également ||g||∞ = sup |g(x)|.
x∈R
donc :
c
|g(c)| ≤ g ·
2
c
Comme |g(c)| = ||g||∞ , alors g = ||g||∞ .
2
On montre par récurrence que :
c
∀n ∈ N, g n = ||g||∞ .
2
On fait tendre n vers +∞, on obtient ||g||∞ = g(0) = 0, donc la fonction g est la fonction nulle
sur R, donc :
+∞ +∞
X 1 1 X 2x
∀x ∈ R \ Z, π cotan(πx) = = − ·
n=−∞
x+n x n=1 n2 − x2
i i
i i
i i
Chapitre 8
Séries entières
8.4 On a :
d a bc − ad 1
∀z ∈ C \ − , f (z) = + c ·
c c cd 1+ z
d
On rappelle que :
+∞
1 X
∀z ∈ C, |z| < 1, = (−1)n z n .
1+z n=0
Donc :
+∞
d a bc − ad X c n
∀z ∈ C, |z| < , f (z) = + (−1)n zn.
c c cd n=0 d
D’où :
+∞
d az + b a bc − ad X c n
∀z ∈ C, |z| < , = + (−1)n zn.
c cz + d c cd n=0 d
2 2 2x
∀x ∈] − 1, 1[, f 0 (x) = √ arcsin x et f 00 (x) = + 3 arcsin x,
1 − x2 1 − x2 (1 − x2 ) 2
d’où :
2x
arcsin x = 2 + xf 0 (x).
(1 − x2 )f 00 (x) = 2 + √
1 − x2
(1 − x2 )y 0 − xy = 2
0
La fonction f vérifie le problème de Cauchy (P C) : ·
y(0) = 0
On suppose qu’il existe un réel R strictement positif inférieur ou égal à 1 et une suite (an )n∈N
de nombres réels telle que :
+∞
X
∀x ∈] − R, R[, y(x) = an xn .
n=0
+∞
X +∞
X
y(x) = an xn et y 0 (x) = nan xn−1 .
n=1 n=1
+∞
X +∞
X +∞
X
(1 − x2 ) nan xn−1 − an xn+1 = a1 + 2a2 x + ((n + 1)an+1 − nan−1 )xn = 2.
n=1 n=1 n=2
i i
i i
i i
CORRIGÉS 203
Une série entière converge uniformément sur tout compact inclus dans son intervalle de conver-
gence.
X (2n n!)2 2n+1
Soit x un réel élément de ] − 1, 1[, la série de fonctions t 7−→ t converge
(2n + 1)!
n≥0
uniformément sur le segment d’extrémités 0 et x, on peut permuter série et intégrale, comme :
Z x
∀x ∈] − 1, 1[, f (x) = f 0 (t) dt + f (0),
0
alors :
+∞
X 22n (n!)2
∀x ∈] − 1, 1[, f (x) = x2n+2 .
n=0
(n + 1) (2n + 1)!
8.10 On définit la suite de fonctions (un )n∈N sur Bf (0, 1) par un (z) = an z n .
Comme Bo (0, 1) est incluse dans Bo (0, 1), alors, l’implication i) =⇒ ii) est immédiate.
n+p n+p
!
X X
∀θ ∈ R, lim al z l = al eilθ .
z−→eiθ
z∈Bo (0,1) l=n l=n
i i
i i
i i
204 CHAPITRE 8
X
La série de fonctions un satisfait le critère de Cauchy uniforme sur Γ, donc la série de
n≥0
X
fonctions un converge uniformément sur le cercle d’incertitude Γ.
n≥0
et :
+∞
X +∞
X
∀n ∈ N, ρn (θ) = ap eipθ = an einθ + ap eipθ = an einθ + ρn+1 (θ).
p=n p=n+1
+∞
X +∞
X +∞
X +∞
X
an z n = (ρn (θ) − ρn+1 (θ)) rn = ρn (θ) rn − ρn+1 (θ) rn ,
n=N n=N n=N n=N
+∞
X +∞
X +∞
X
an z n = ρN (θ) rN + ρn (θ) rn − ρn (θ) rn−1 ,
n=N n=N +1 n=N +1
+∞
X +∞
X
an z n = ρN (θ) rN + ρn (θ)(rn − rn−1 ).
n=N n=N +1
D’où : +∞ !
X +∞
X
n n−1 n
an z ≤ sup |ρn (θ)| 1 + (r −r ) .
n≥N
n=N n=N +1
i i
i i
i i
CORRIGÉS 205
+∞
X
Le réel r est élément de [0, 1[, donc (rn−1 − rn ) = rN , soit :
n=N +1
+∞
X
n
∀z ∈ Bo (0, 1), an z ≤ 2 sup |ρn (θ)|.
n≥N
n=N
La suite (ρn )n∈N converge uniformément sur R vers la fonction nulle donc :
∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ n0 =⇒ |ρn (θ)| ≤ ε .
Donc : +∞
X
n
∀n ∈ N, n ≥ n0 , ∀z ∈ Bf (0, 1), an z ≤ 2ε.
n=N
X
Le reste d’ordre N − 1 de la série de fonctions un converge uniformément sur Bf (0, 1) vers
n≥0
X
la fonction nulle, donc la série de fonctions un converge uniformément sur Bf (0, 1).
n≥0
X
Remarque. La série de fonctions un converge uniformément sur tout compact inclus
n≥0
dans Bo (0, 1), si on a la convergence uniforme sur le disque ouvert de convergence, alors on
a également la convergence uniforme sur le cercle d’incertitude Γ et sur le disque fermé de
convergence.
a) Les réels bn sont positifs, donc la fonction g est croissante sur [0, 1[, du théorème de la limite
monotone, on déduit que la fonction g admet, lorsque x tend vers 1− , une limite soit réelle soit
égale à +∞.
On a :
n
X
∀x ∈ [0, 1[, ∀n ∈ N, 0≤ bp xp ≤ g(x).
p=0
Si lim g(x) = l, alors en faisant tendre x vers 1− dans l’inégalité précédente, on obtient :
x−→1−
n
X
∀n ∈ N, 0≤ bp ≤ l.
p=0
i i
i i
i i
206 CHAPITRE 8
n
!
X
La suite bp est croissante et majorée par l, donc elle converge ce qui contredit notre
p=0 n∈N
X
hypothèse « la série bn diverge », donc notre hypothèse « lim g(x) = l » est fausse, donc
x−→1−
n≥0
lim g(x) = +∞.
x−→1−
∃M ∈ R+ , ∀n ∈ N, |an | ≤ M bn .
X n
X n
X n
Donc Rcv an x ≥ Rcv M bn x , comme Rcv bn x = 1, alors le rayon de
n≥0 n≥0 n≥0
X n
convergence de la série entière an x est supérieur ou égal à 1, donc l’ensemble de définition
n≥0
de la fonction f contient l’intervalle ouvert ] − 1, 1[.
Pour tout entier naturel n, les réels bn sont positifs, donc :
+∞ +∞ +∞
X X X
n
∀x ∈ [0, 1[, |f (x)| ≤ an x ≤ |an |xn ≤ M bn xn .
n=0 n=0 n=0
Donc :
∀x ∈ [0, 1[, |f (x)| ≤ M g(x).
−
Au voisinage de 1 , on a f (x) = O(g(x)).
X
De même, on montre que le rayon de convergence de la série entière an xn est supérieur ou
n≥N
égal à 1, donc l’ensemble de définition de la fonction f contient l’intervalle ouvert ] − 1, 1[.
Pour tout réel x élément de [0, 1[, on a :
+∞
X N
X +∞
X
f (x) = an x n = ap xp + ap xp .
n=0 p=0 p=N +1
soit :
N
X +∞
X N
X
∀x ∈ [0, 1[, |f (x)| ≤ |ap | + ε bp xp ≤ |ap | + εg(x).
p=0 p=N +1 p=0
i i
i i
i i
CORRIGÉS 207
N
X
|ap |
p=0
Comme lim g(x) = +∞, alors lim = 0, donc :
x−→1− x−→1− g(x)
N
X
|ap |
p=0
∃x0 ∈]0, 1[, ∀x ∈ [x0 , 1[, 0≤ ≤ ε.
g(x)
On en déduit que :
∀x ∈ [x0 , 1[, |f (x)| ≤ 2εg(x).
Au voisinage de 1− , on a f (x) = o(g(x)).
Au voisinage de 1− , on a :
f (x) ∼ λg(x).
e) Applications.
e1 ) Soit ν un entier naturel non nulXfixé, déterminons à l’aide du critère de d’Alembert le rayon
de convergence de la série entière nν x n .
n≥1
On a : −ν
nν
1
lim = lim 1 + = 1.
n−→+∞ (n + 1)ν n−→+∞ n
X ν n
Le rayon de convergence de la série entière n x est égal à 1.
n≥1
+∞
X
On définit la fonction f sur ] − 1, 1[ par f (x) = nν xn .
n=1
i i
i i
i i
208 CHAPITRE 8
Au voisinage de 1− , on a :
+∞
X ν! ν!
nν xn ∼ , donc : f (x) ∼ ·
n=1
(1 − x)ν+1 (1 − x)ν+1
eX
2 ) Déterminons à l’aide du critère de d’Alembert le rayon de convergence de la série entière
(ln n) xn .
n≥1
On a :
1 1
ln(n + 1) ln n + ln 1 + n
ln 1 + n
∀n ∈ N, n ≥ 2, ln n > 0, donc : = =1+ ·
ln n ln n ln n
ln 1 + n1
ln(n + 1)
Comme lim = 0, alors lim = 1, donc le rayon de convergence
n−→+∞ ln n n−→+∞ ln n
X
de la série entière (ln n) xn est égal à 1.
n≥1
+∞
X
On définit la fonction g sur ] − 1, 1[ par g(x) = (ln n) xn .
n=1
n n
X 1 X 1
On a ln n ∼ , on particularise an = ln n et bn = , de la question d) on déduit qu’au
p=1
p p=1
p
voisinage de 1− , on a : !
+∞ n
X X 1
g(x) ∼ xn .
n=1 p=1
p
+∞ n
!
X X 1
Pour la somme xn on reconnaît la somme du produit de Cauchy des développe-
n=1 p=1
p
1
ments en séries entières des fonctions x 7−→ − ln(1 − x) et x 7−→ .
1−x
i i
i i
i i
CORRIGÉS 209
Comme
+∞ n +∞
X x 1 X
∀x ∈] − 1, 1[, − ln(1 − x) = et = xn ,
n=1
n 1−x n=0
ln(1 − x)
alors, au voisinage de 1− , on obtient g(x) ∼ − ·
1−x
r
n X xn
e3 ) Comme lim = 1, alors le rayon de convergence de la série entière √ est
n−→+∞ n+1 n
n≥1
égal à 1.
+∞
X xn
On définit la fonction h sur ] − 1, 1[ par h(x) = √ ·
n=1
n
1
La fonction x 7−→ √ admet un développement en série entière, au voisinage de 0 :
1−x
+∞
1 X (2n)!
∀x ∈] − 1, 1[, √ =1+ 2n (n!)2
xn .
1−x n=1
2
Au voisinage de 1− , on a :
+∞ +∞
xn
r
X 1 X π
sin √ xn ∼ √ ∼ ·
n=1
n n=1
n 1 − x
i i
i i
i i
210 CHAPITRE 8
+∞
!
√ √
X 1 n
Donc lim 1−x sin √ x = π.
x−→1−
n=1
n
∃M ∈ R+ , ∀n ∈ N, |an | ≤ M bn .
X n
X n
X n
Donc Rcv an x ≥ Rcv M bn x , comme Rcv bn x = +∞, alors le rayon
n≥0 n≥0 n≥0
X
de convergence de la série entière an xn est égal à +∞, donc l’ensemble de définition de la
n≥0
fonction f est R.
Pour tout entier naturel n, les réels bn sont positifs, donc :
+∞ +∞ +∞
X X X
n
∀x ∈ [0, +∞[, |f (x)| ≤ an x ≤ |an | xn ≤ M bn xn .
n=0 n=0 n=0
Donc :
∀x ∈ [0, +∞[, |f (x)| ≤ M g(x).
Au voisinage de +∞, on a f (x) = O(g(x)).
N
X
On définit le polynôme P de degré au plus N par P (x) = |ap |xp , on obtient :
p=0
i i
i i
i i
CORRIGÉS 211
P (x) P (x)
Il est immédiat que lim = 0, donc lim = 0, soit :
x−→+∞ bN +1 xN +1 x−→+∞ g(x)
On obtient :
X X X
Comme Rcv (an − λbn )xn ≥ Rcv εbn xn et Rcv bn xn = +∞, alors le
n≥0 n≥0 n≥0
X
rayon de convergence de la série entière (an − λbn )xn est égal à +∞, donc le rayon de
n≥0
X X X
convergence de la série somme an xn = (an − λbn )xn + λ bn xn est égal à +∞, donc
n≥0 n≥0 n≥0
l’ensemble de définition de la fonction f est R et :
+∞
X +∞
X +∞
X
∀x ∈ R, f (x) − λg(x) = an xn − λ bn xn = (an − λbn )xn .
n=0 n=0 n=0
+∞ n
X 1 xn
1− ∼ ex−1 .
n=1
n n!
n2
1 1
Pour tout entier naturel n non nul, on particularise an = 1− .
n! n
i i
i i
i i
212 CHAPITRE 8
On a :
n2 !
1 1
ln(n!an ) = ln 1− = n2 ln 1 − .
n n
Au voisinage de +∞, on obtient :
1 1 1 1
ln(n!an ) = n2 − − 2 + o = −n − + o(1).
n 2n n2 2
Donc :
e−n
an ∼ √ ·
n! e
X 1 x n +∞ −n n
X e x x
La série entière a un rayon de convergence infini et = exp − 1,
n! e n=1
n! e
n≥1
X
donc la série entière an xn a un rayon de convergence infini et lorsque x tend vers +∞, on
n≥1
a:
+∞ n2
X 1 xn 1 x
1− ∼ √ exp ·
n=1
n n! e e
0 si ν 6= 2n
(
8.13 a) On définit la suite (aν )ν∈N par aν = du critère d’Hadamard on en
si ν = 2n 1
X
déduit que le rayon de convergence de la série entière aν xν est égal à 1, ce critère n’étant
n≥0
pas au programme, montrons par un autre procédé que le rayon est bien égal à 1.
X
Soit x un réel non nul fixé, on applique le test de Cauchy à la série numérique ζn avec
n≥0
n
ζn = |x|2 , on obtient :
p p 2n
0 si |x| < 1
lim n
ζn = lim n
|x|2n = lim |x| n = .
n−→+∞ n−→+∞ x−→+∞
+∞ si |x| > 1
X n
Si |x| < 1, la série x2 converge absolument, donc le rayon de convergence de la série
n≥0
X n
entière x2 est supérieur ou égal à 1, comme la série diverge pour x = 1, alors le rayon de
n≥0
X n
convergence de la série entière x2 est égal à 1.
n≥0
+∞
X n
b) On définit la fonction f sur ] − 1, 1[ par f (x) = x2 , déterminons un équivalent de la
n=0
fonction f au voisinage de 1− par la méthode de comparaison série et intégrale.
Soit x un élément de ]0, 1[, la fonction t 7−→ exp(2t ln x) est positive, décroissante sur R, donc :
Z p+1
2p+1 t p
∀p ∈ N, x ≤ x2 dt ≤ x2 .
p
i i
i i
i i
CORRIGÉS 213
Soit n un entier naturel non nul, on somme ces inégalités de p variant de 0 à n, on obtient :
n Z n+1 n
X p+1 t X p
x2 ≤ x2 dt ≤ x2 . (1)
p=0 0 p=0
donc la fonction t 7−→ exp(2 ln x) est intégrable sur R+ , on fait tendre n vers +∞ dans
t
e−u 1
∃A ∈ R∗+ , ∀u ∈ [A, +∞[, 0< ≤ 2·
u u
1
La fonction u 7−→ est intégrable sur [A, +∞[, du théorème de comparaison des fonctions
u2
e−u
positives on déduit que la fonction u 7−→ est intégrable sur [1, +∞[.
u
e−u 1
Au voisinage de 0, on a ∼ , comme la fonction inverse n’est pas intégrable sur ]0, 1],
u u
alors, pour x dans un voisinage de 1− , on a :
1
e−u
Z 1 Z 1 Z 1
du du
du ∼ et = ln u = − ln(− ln x).
− ln x u − ln x u − ln x u − ln x
Au voisinage de 1− , on a : Z +∞ t ln(− ln x)
x2 dt ∼ − ·
0 ln 2
Au voisinage de 1− , on déduit de (2) que :
+∞
X n ln(− ln x) ln(1 − x) ln(1 − x)
x2 ∼ − ∼− , donc : f (x) ∼ − ·
n=0
ln 2 ln 2 ln 2
i i
i i
i i
214 CHAPITRE 8
X xn
8.15 a) Le rayon de convergence de la série entière est égal à 1.
n2
n≥1
On déduit des propriétés des séries entières que la fonction f est indéfiniment dérivable sur
] − 1, 1[.
xn
Soit (un )n∈N∗ la suite de fonctions définies sur [−1, 1] par un (x) = 2 ·
n
X
La série de fonctions un converge normalement, donc uniformément sur [−1, 1], pour tout
n≥1
entier naturel n non nul, les fonctions un sont continues sur [−1, 1], donc la fonction f est une
somme uniforme de fonctions continues sur [−1, 1], donc la fonction f est continue sur [−1, 1].
Déterminons la fonction f.
On a :
+∞ n
X x
∀x ∈ [−1, 1[, xf 0 (x) = = − ln(1 − x).
n=1
n
i i
i i
i i
CORRIGÉS 215
− ln(1 − x)
si x ∈ [−1, 0[ ∪ ]0, 1[
ϕ(x) = x ·
1 si x = 0
La fonction ϕ est continue sur [−1, 1[, donc :
donc : Z x
∀x ∈ [−1, 1[, f (x) = ϕ(t) dt.
0
X 1
La série converge, du théorème d’Abel on déduit que :
n2
n≥1
+∞ n +∞
X x X 1 π2
f (1) = lim 2
= 2
= ·
x−→1−
n=1
n n=1
n 6
c) La fonction f est définie, continue sur [−1, 1], donc la fonction g est définie, continue sur
[−1, 1] comme composée de fonctions continues.
On a :
x
Z
exp ϕ(t) dt si x ∈ [−1, 1[
g(x) = 0 ·
π2
e 6 si x = 1
La fonction g est dérivable sur [−1, 1[ comme composée de fonctions dérivables sur [−1, 1[ et :
i i
i i
i i
216 CHAPITRE 8
Les séries entières sont absolument convergentes dans ] − R, R[, du produit de Cauchy, on
déduit :
+∞ n
! +∞ ! +∞
X x X X
∀x ∈] − R, R[, − ln(1 − x)y(x) = an xn = cn x n ,
n=1
n n=0 n=1
n−1
X ap
avec cn = ·
p=0
n−p
La propriété P(n) est héréditaire,Xvraie npour n = 0, donc, pour tout entier naturel n, on a
0 ≤ an ≤ 1, donc la série entière an x admet un rayon de convergence supérieur ou égal à
n≥0
1, donc :
+∞
X
∀x ∈] − 1, 1[, y(x) = an xn .
n=0
Comme g(0) = 1, de l’unicité du problème de Cauchy, on déduit que la fonction g est dévelop-
pable en série entière au voisinage de 0 et :
a = 1
0
+∞
X
∀x ∈] − 1, 1[, g(x) = an x n avec ∗
n−1
1 X ap ·
∀n ∈ N , an =
n=0
n p=0 n − p
X
On a montré que la rayon de convergence de la série entière an xn est supérieur ou égal à 1,
n≥0
comme la fonction g n’est pas dérivable en 1, alors ce rayon de convergence est égal à 1.
1 a0 3 1 a0 a1 19
a0 = a1 = 1, a2 = + a1 = , a3 = + + a2 = ,
2 2 4 3 3 2 36
i i
i i
i i
CORRIGÉS 217
et :
1 a0 a1 a2 107
a4 = + + + a3 = ·
4 4 3 2 288
Donc :
x2 x3 x4
3 19 3 107 4
g(x) = exp x + + + + o(x4 ) = 1 + x + x2 + x + x + o(x4 ).
4 9 16 4 36 288
xn + (1 − x)n
8.16 On définit la suite de fonctions (un )n∈N∗ sur R par un (x) = ·
n2
n n 2
• Si 0 ≤ x ≤ 1, alors 0 ≤ x ≤ 1 et 0 ≤ (1 − x) ≤ 1, donc 0 ≤ un (x) ≤ 2 , comme la série
X 2 X n
numérique converge, alors la série de fonctions un converge normalement sur [0, 1].
n2
n≥1 n≥1
• Si x > 1, alors :
(0 si 1 < x < 2
n n
lim x = +∞ et lim (1 − x) = ,
n−→+∞ n−→+∞
n0 existe pas si x ≥ 2
X
donc la suite (un )n∈N∗ ne converge pas vers 0, donc la série un (x) diverge grossièrement.
n≥1
X
Soit U la somme de la série un lorsqu’elle converge.
n≥1
+∞ n
X x
b) Soit g la fonction définie sur [0, 1] par g(x) = .
n=1
n2
On a :
∀x ∈ [0, 1], U (x) = g(x) + g(1 − x).
La fonction g est la somme d’une série entière, donc elle est indéfiniment dérivable à l’intérieur
de son intervalle de convergence qui est ] − 1, 1[, soit :
+∞ n−1
X x
∀x ∈ [0, 1[, g 0 (x) = ·
n=1
n
i i
i i
i i
218 CHAPITRE 8
On sait que :
+∞ n
X x
∀x ∈ [0, 1[, ln(1 − x) = − ·
n=1
n
Donc :
ln(1 − x)
∀x ∈]0, 1[, g 0 (x) = − ·
x
D’où :
0
ln(1 − x) ln x
∀x ∈]0, 1[, U 0 (x) = g 0 (x) − g 0 (1 − x) = − + = − ln x ln(1 − x) ,
x 1−x
d’où :
∀x ∈]0, 1[, U (x) = − ln x ln(1 − x) + k,k∈R
X
Les fonctions un sont continues sur [0, 1], la convergence de la série un est normale sur [0, 1],
n≥1
donc la somme U est continue sur [0, 1].
+∞
1 X 1 π2
Comme un (0) = 2
, alors U (0) = 2
= , de plus :
n n=1
n 6
2
π
d’où k = ·
6
On en déduit que :
+∞ n
X x + (1 − x)n π2
∀x ∈]0, 1[, = − ln x ln(1 − x).
n=1
n2 6
8.17 On suppose qu’il existe une partie A non vide de N telle qu’au voisinage de +∞, on ait :
X xn ex
∼ 2·
n∈A
n! x
X xn
On définit la fonction f sur R+ par f (x) = e−x .
n∈A
n!
La fonction f est continue et positive sur R+ , elle est donc localement intégrable sur R+ , de
1 1
plus, au voisinage de +∞, on a f (x) ∼ 2 , la fonction x 7−→ 2 est intégrable sur [1, +∞[,
x x
donc f est intégrable sur R+ .
Soit B une partie quelconque finie de A, on a :
X xn X xn
∀x ∈ R+ , 0 ≤ e−x ≤ e−x · (1)
n∈B
n! n∈A
n!
i i
i i
i i
CORRIGÉS 219
Donc : !
Z +∞ X xn
e−x dx = card(B).
0 n∈B
n!
On déduit de (1) que :
Z +∞
card(B) ≤ f (x) dx.
0
On a montré que les cardinaux des parties finies B de A sont majorés par le même nombre
Z +∞
f (x) dx, donc la partie A est finie.
0
X xn
Comme A est finie, alors est un polynôme.
n∈A
n!
Pour tout entier n élément de A, on a lim e−x xn+2 = 0, la limite d’une somme finie est
x−→+∞
égale à la somme des limites, donc :
X xn X xn+2 e−x X1
lim x2 e−x = lim = lim xn+2 e−x = 0.
x−→+∞
n∈A
n! x−→+∞
n∈A
n! n∈A
n! x−→+∞
X xn x
e
Au voisinage de +∞, on a =o .
n∈A
n! x2
Il n’existe pas de partie A non vide de N telle qu’au voisinage de +∞, on ait :
X xn ex
∼ 2·
n∈A
n! x
8.18 a) Calculons γ1 et γ2 .
Il y a une unique permutation de 1 élément c’est l’identité, aucune sans point fixe, soit γ1 = 0.
1 2 1 2
Les permutations de 2 éléments sont ou , une seule est sans point fixe, soit
1 2 2 1
γ2 = 1.
c) On suppose que n = 4.
i i
i i
i i
220 CHAPITRE 8
Une permutation de 4 éléments a deux points fixes si et seulement si 2 éléments sont permutés
et 2 fixes.
4
On choisit les 2 points fixes, on a = 6 permutations avec deux points fixes.
2
d2 ) Soit k un entier compris entre 0 et n, on note Sn,k l’ensemble des éléments de Sn ayant
exactement k point fixes, l’ensemble Sn est la réunion disjointe des ensembles Sn,k , donc
n
X n
card(Sn ) = card(Sn,p ), comme card(Sn ) = n! et card(Sn,k ) = γn−k , alors :
k
p=0
n
X n
n! = γn−p .
p
p=0
n n
n n X n X n
On sait que = , donc n! = γn−p = γp .
p n−p n−p p
p=0 p=0
X γn n +∞
X γn n
e) On considère la série entière x et l’on note g(x) = x sa somme lorsque la
n! n=0
n!
n≥0
série converge.
e1 ) Montrons que le rayon de convergence de cette série entière est supérieur ou égal à 1.
Le nombre de permutations sans point fixe est inférieur au nombre de permutations, soit, pour
tout entier naturel n, γn ≤ n!, donc :
γn
0≤ |x|n ≤ |x|n ,
n!
X X γn n
la série entière xn a un rayon de convergence égale à 1, donc la série entière x a un
n!
n≥0 n≥0
rayon de convergence supérieur ou égal à 1.
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CORRIGÉS 221
On a :
n n
1 X n! 1 X n
cn = γp = γp = 1.
n! p=0 p! (n − p)! n! p=0 p
D’où :
e−x
∀x ∈] − 1, 1[, g(x) = h(x) e−x = ·
1−x
n
X (−1)p
f) On définit, pour tout entier naturel n, la suite (βn )n∈N par βn = n! ·
p=0
p!
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222 CHAPITRE 8
Si βn est un entier supérieur à 1, alors βn + (−1)n+1 est un entier naturel et nβn un entier
supérieur à n, soit βn+1 est élément de N∗ .
La propriété P(n) est vraie pour n = 2, elle est héréditaire, donc :
∀n ∈ N, n ≥ 2, β n ∈ N∗ .
Comme β0 et β1 sont des entiers naturels alors :
∀n ∈ N, βn ∈ N.
(1 − x) y 0 − x y = 0,
x ∈] − 1, 1[
g) On considère le problème de Cauchy (P ) : .
y(0) = 1
e−x e−x
On a donc f (x) = K et f (0) = 1, soit K = 1 et f (x) = ·
1−x 1−x
g2 ) On a :
∀x ∈] − 1, 1[, (1 − x)f (x) = e−x .
Les fonctions x 7−→ 1 − x et f sont indéfiniment dérivables sur ] − 1, 1[, de la formule de Leibniz,
on déduit que :
(n+1) n+1
Xn + 1 (p)
(1 − x)f (x) = 1−x f (n+1−p) (x).
p
p=0
et : (p)
∀p ∈ [[2, n + 1]], 1−x = 0,
alors :
(n+1)
∀x ∈] − 1, 1[, (1 − x)f (x) = (1 − x)f (n+1) (x) − (n + 1)f (n) (x),
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CORRIGÉS 223
et : (n+1) (n+1)
∀x ∈] − 1, 1[, (1 − x)f (x) = e−x = (−1)n+1 e−x .
D’où :
∀x ∈] − 1, 1[, (−1)n+1 e−x = (1 − x)f (n+1) (x) − (n + 1)f (n) (x).
g3 ) On particularise x = 0, on obtient :
∀n ∈ N, βn = f (n) (0).
∀n ∈ N, γn = βn = f (n) (0).
On a : !
n
γn βn X (−1)p
lim = lim = lim = e−1 .
n−→+∞ n! n−→+∞ n! n−→+∞
p=0
p!
γ
n
X γn X (−1)n γn
La suite ne converge pas vers 0, donc les séries et divergent
n! n∈N n! n!
n≥0 n≥0
grossièrement.
X γn n
On en déduit que le rayon de convergence de la série entière x est égal à 1.
n!
n≥0
i) On a :
8
X (−1)p
γ8 = 8! = 14 833.
p=0
p!
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Chapitre 9
Séries de Fourier
9.3 a) La fonction f est indéfiniment dérivable sur ]0, 1[∪ ]1, π[, elle présente en 1 un point de
discontinuité de première espèce.
La fonction dérivée f 0 admet une limite finie à gauche et à droite en 0, 1 et π.
Comme la fonction f est paire et 2π-périodique, alors elle est de classe C 1 par morceaux sur R,
sa série de Fourier converge simplement vers sa régularisée f˜ sur R.
Déterminons ses coefficents de Fourier :
2 π 2 11
Z Z
1
a0 (f ) = f (t) dt = dt = ·
π 0 π 0 2 π
1
2 π 2 11
Z Z
1 sin(nt) sin(n)
∀n ∈ N∗ , an (f ) = f (t) cos(nt) dt = cos(nt) dt = = ·
π 0 π 0 2 π n 0 nπ
La fonction f est paire, donc, pour tout entier naturel n, on a bn (f ) = 0.
On obtient :
1
si x ∈ [0, 1[
+∞
2
1 1 X sin(n) cos(nx)
∀x ∈ R, f˜(x) = + avec f˜(x) = 1 . (1)
2π π n=1 n si x = 1
4
si x ∈]1, π]
0
La fonction f est continue par morceaux, 2π-périodique, elle vérifie les hypothèses de la formule
de Parseval, donc :
+∞ Z π
a0 (f )2 1X 2 1
an (f ) + b2n (f ) = f 2 (t) dt,
+
4 2 n=1 2π −π
soit :
+∞
X sin2 n 1 +∞
sin2 n
Z
1 1 dt 1 X π−1
+ = = , donc : = ·
4π 2 n=1 2n2 π 2 π 0 4 4π n=1
n 2 2
D’où :
+∞ +∞
X sin n X sin2 n
= ·
n=1
n n=1
n2
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CORRIGÉS 225
9.4 a) Soit x un réel distinct de 2pπ avec p entier relatif, alors eix 6= 1, donc :
n n p
X X ei(n+1)x − 1
eipx = eix = ,
p=0 p=0
eix − 1
n
|ei(n+1)x − 1| |ei(n+1)x | + 1 2
X
ipx
e ≤ ≤ ix ≤ ix ·
− ix ix
ix ix − ix
e − e e − e− 2
2 2
2
p=0
e 2 e 2 − e 2
Donc : n
1
X
ipx
∀x ∈ R \ 2πZ, e ≤ ·
x
p=0
sin 2
D’où :
n n
1 1
X X
∀x ∈ R \ 2πZ, ∀n ∈ N, cos(px) ≤ et sin(px) ≤ ·
x x
p=0
sin 2
p=0
sin 2
n
X n
X
On pose Cn (x) = cos(px) et Sn (x) = sin(px).
p=0 p=1
m
X
On pose Am
n (x) = ap cos(px), on obtient en utilisant le procédé de sommation d’Abel :
p=n+1
m
X m
X m
X
Am
n (x) = ap Cp (x) − Cp−1 (x) = ap Cp (x) − ap Cp−1 (x),
p=n+1 p=n+1 p=n+1
m
X m−1
X
Am
n (x) = ap Cp (x) − ap+1 Cp (x),
p=n+1 p=n
m−1
X
Am
n (x) = −an+1 Cn (x) + (ap − ap+1 )Cp (x) + am Cm (x).
p=n+1
On a :
2an+1
∀(n, m) ∈ N2 , m > n + 1, ∀x ∈ R \ 2πZ, |Am
n (x)| ≤ ·
sin x2
On fait tendre m vers +∞, on obtient :
+∞
2an+1
X
∀n ∈ N, ∀x ∈ R \ 2πZ, ap cos(px) ≤ ·
x
p=n+1
sin 2
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226 CHAPITRE 9
Donc :
+∞
2ε
X
∀n ∈ N, n ≥ N1 , ∀x ∈ R \ 2πZ, ap cos(px) ≤ ·
sin x2
p=n+1
m
X
On procède de même avec Bnm (x) = bp sin(px), la suite (bn )n∈N converge vers 0, donc :
p=n+1
∀ε ∈ R∗+ , ∃N2 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ N2 =⇒ 0 ≤ bn ≤ ε .
Donc :
+∞
2ε
X
∀n ∈ N, n ≥ N2 , ∀x ∈ R \ 2πZ, bp sin(px) ≤ ·
x
p=n+1
sin 2
On a montré que le reste d’ordre n de la série X de terme général un (x) converge simplement
vers 0 sur R \ 2πZ, donc la série de fonctions un converge simplement vers la fonction f sur
n≥0
R \ 2πZ et :
+∞
X
∀x ∈ R \ 2πZ, f (x) = un (x).
n=0
x
Soit α un réel élément de ]0, π[, la fonction x 7−→ sin est croissante sur [α, π] et décroissante
2
sur [π, 2π − α], elle est positive et :
α x
∀x ∈ [α, 2π − α], 0 < sin ≤ sin .
2 2
Donc : +∞
4ε
X
∀n ∈ N, n ≥ N, ∀x ∈ [α, 2π − α], up (x) ≤ ·
α
p=n+1
sin 2
X
Le reste d’ordre n de la série un converge uniformément vers 0 sur [α, 2π − α], donc la série
n≥0
X
un converge uniformément vers la fonction f sur [α, 2π − α].
n≥0
Les fonctions un sont continues sur R, donc en particulier sur [α, 2π − α], donc leur somme
uniforme f est continue sur tout compact inclus dans ]0, 2π[, comme la continuité est une
propriété locale, alors la fonction f est continue sur R \ 2πZ.
b) On particularise :
1
∀n ∈ N, an = 0, b0 = b1 = 0 et pour n ≥ 2, bn = ·
ln n
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CORRIGÉS 227
b1 ) La fonction ln est strictement positive, croissante sur [2, +∞[, donc la suite (bn )n∈N
est positive, décroissante et converge vers 0 on déduit de la question précédente que la série
X sin(nx)
converge simplement vers la fonction f sur R \ 2πZ, comme f (2pπ) = 0, alors la
ln n
n≥2
fonction f est définie sur R et :
+∞
X sin(nx)
∀x ∈ R, f (x) = ·
n=2
ln n
b2 ) Comme sin(n(x + 2π)) = sin(nx + 2nπ) = sin(nx), alors la fonction f est 2π-périodique,
d’après la question a) elle est continue sur R \ 2πZ.
b3 ) On suppose qu’il existe une fonction ϕ continue par morceaux, 2π-périodique telle que :
1
∀n ∈ N, an (ϕ) = 0, b0 (ϕ) = b1 (ϕ) = 0 et n ≥ 2, bn (ϕ) = ·
ln n
La fonction ϕ est continue par morceaux, 2π-périodique, donc elle vérifie les hypothèses de la
+∞ Z 2π
1X 1 1
formule de Parseval, soit = f 2 (x) dx.
2 n=2 ln2 n 2π 0
X 1
La série diverge, donc la formule de Parseval n’est pas satisfaite, donc la fonction f
n≥2
ln2 n
n’admet pas de développement en série de Fourier.
i π πh
9.7 Soit θ un réel élément de − , , on définit la fonction f sur ] − 1, 1[ par :
2 2
1−x
f (x) = arctan tan θ .
1+x
On a :
−2 tan θ
f 0 (x) = ·
(1 + x)2 (1 − x)2 2
1+ tan θ
(1 + x)2
On sait que :
2 tan θ 1 − tan2 θ
sin(2θ) = et cos(2θ) = ·
1 + tan2 θ 1 + tan2 θ
D’où :
−2 tan θ sin(2θ)
f 0 (x) = =− ·
(1 + tan2 θ)(1 + x2 ) + 2x(1 − tan2 θ) 1 + 2x cos(2θ) + x2
e−2iθ − e2iθ
1 1 1
f 0 (x) = = − ·
2i (x + e−2iθ )(x + e2iθ ) 2i x + e2iθ x + e−2iθ
e−2iθ e2iθ
1
f 0 (x) = − ·
2i 1 + xe−2iθ 1 + xe2iθ
On sait que :
+∞
1 X
∀u ∈] − 1, 1[, = (−1)n un ·
1+u n=0
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228 CHAPITRE 9
Donc :
+∞
X +∞
X
∀x ∈] − 1, 1[, f 0 (x) = − (−1)n sin(2(n + 1)θ) xn = (−1)n sin(2nθ) xn−1 .
n=0 n=1
On a : Z x
f (x) = f (0) + f 0 (t) dt.
0
π π
Le réel θ est strictement compris entre − et , donc f (0) = arctan(tan θ) = θ, d’où :
2 2
+∞
X sin(2nθ) n
∀x ∈] − 1, 1[, f (x) = θ + (−1)n x .
n=1
n
π
Soient x un élément de ] − 1, 1[ et θ un réel distinct de + kπ, on a :
2
+∞
X xn
g(θ) = arctan(tan θ) + (−1)n sin(2nθ).
n=1
n
(−1)n+1
bn (h) = ·
n
Soit :
+∞
X (−1)n+1
∀θ ∈ R, h̃(θ) = sin(2nθ).
n=1
n
Comme : n
(−1)n sin(2nθ) xn ≤ |x| ,
∀x ∈] − 1, 1[, ∀θ ∈ R, n n
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CORRIGÉS 229
X |x|n
alors, pour x réel strictement compris entre -1 et 1 fixé, la série numérique converge,
n
n≥1
X sin(2nθ) n
n
donc la série de fonctions θ 7−→ (−1) x converge normalement sur R.
n
n≥1
+∞
X (−1)n xn
La série de fonctions θ 7−→ sin(2nθ) est la série de Fourier de la fonction g − h.
n=1
n
Le développement en série de Fourier de la fonction g est :
+∞
X xn − 1
∀θ ∈ R, g̃(θ) = (−1)n sin(2nθ).
n=1
n
9.9 La fonction f est impaire, elle est indéfiniment dérivable sur ] − π, π[, elle présente en π un
point de discontinuité, on a lim f = sh (xπ) et f (π) = 0, donc c’est un point de discontinuité de
π−
première espèce, la fonction f est continue par morceaux sur R, on peut définir ses coefficients
de Fourier, soit :
2 π
Z
∀n ∈ N, an (f ) = 0 et n ≥ 1, bn (f ) = sh (xt) sin(nt) dt.
π 0
On a :
Z π Z π
2 int 1
(x+in)t (−x+in)t
bn (f ) = Im sh (xt) e dt = Im e −e dt .
π 0 π 0
Soit : π
π
e(x+in)t e(−x+in)t
Z
(x+in)t (−x+in)t
Kn = e −e dt = −
0 x + in −x + in 0
−πx
πx
e e 1 1
Kn = (−1)n + − − ,
x + in x − in x + in x − in
2x ch (πx) − 2in sh (πx) 2x
Kn = (−1)n − 2 ·
x 2 + n2 x + n2
D’où :
2 (−1)n−1 n sh (πx))
bn (f ) = ·
π x2 + n2
On a f 0 (t) = x ch (xt) sur ] − π, π[, donc fg0 (π) = x ch (πx) et fd0 (π) = fd0 (−π) = π ch (πx).
La fonction f est de classe C 1 par morceaux sur R, elle est 2π-périodique, du théorème de
Dirichlet on déduit que sa série de Fourier converge simplement sur R vers la régularisée de la
fonction f .
f (π + h) + f (π − h)
Comme lim f = lim f = sh (−πx) = −sh (πx), alors lim = 0, comme
π+ −π + h−→0 2
f (π) = 0, alors la fonction f est égale à sa régularisée.
On obtient le développement en série de Fourier de la fonction f :
+∞
2sh (πx) X n sin(nt)
∀t ∈ R, f (t) = (−1)n−1 2 .
π n=1
x + n2
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230 CHAPITRE 9
La fonction h est continue, 2π-périodique, on peut calculer ses coefficients de Fourier, de plus
h est impaire, donc :
+∞
!
2 π X
Z
∀p ∈ N, ap (h) = 0 et bp (h) = an (f ) an (g) sin(nx) sin(px) dx.
π 0 n=0
X
La convergence de la série de fonctions un est normale sur R, donc on peut permuter série
n≥0
et intégrale, on obtient :
+∞ Z π
X 2
bp (h) = an (f ) an (g) sin(nx) sin(px) dx .
n=0
π 0
Comme :
1
∀(n, p) ∈ N2 , ∀x ∈ R, sin(nx) sin(px) = (cos((n − p)x) − cos((n + p)x)),
2
alors :
0 si n 6= p
Z π
sin(nx) sin(px) dx = ·
0 π si n = p
2
On en déduit que bp (h) = ap (f ) ap (g).
X
La série bn (h) est une série numérique absolument convergente, donc la série de Fourier de
n≥0
h converge normalement sur R vers h.
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CORRIGÉS 231
√
9.13 a) La fonction f est paire, 2π-périodique définie sur [0, π] par f (x) = x.
1
Il est immédiat que f est élément de C (]0, π[, R).
√ √
Comme lim f = lim x = 0 et lim f = lim −x = 0, alors la fonction f est continue en
0+ x−→0+ 0− x−→0−
0, on déduit de la parité et de la périodicité que la fonction f est continue sur R.
On peut remarquer que f n’est pas dérivable à droite en 0, en effet on a :
f (x) − f (0) 1
lim = lim √ = +∞.
x−→0+ x x−→0+ x
D’où :
2 √
∀n ∈ N∗ , an (f ) = − 3 F ( nπ).
π n2
sin x
La fonction h définie sur ]0, +∞[ par h(x) = √ est continue sur ]0, +∞[.
x
sin x √
Au voisinage de 0, on a √ ∼ x, on prolonge par continuité h en 0 en posant h(0) = 0.
x
La fonction ainsi prolongée est continue sur [0, +∞[, donc localement intégrable sur [0, +∞[.
On intègre par parties, on obtient :
α α
1 α cos x
hπ Z Z
h sin x cos x
∀α ∈ , +∞ , √ dx = − √ − dx.
2 π x x π 2 π x 32
2 2 2
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232 CHAPITRE 9
cos α 1 cos α
Comme √ ≤ √ , alors lim √ = 0.
α α α−→+∞ α
cos x 1
On a 3 ≤ 3 ·
x2 x2
Z α
1 hπ h sin x
La fonction x 7−→ 3 est intégrable sur , +∞ , donc la fonction α 7−→ √ dx admet
x 2 2 π x
2
une limite lorsque α tend vers l’infini.
Z +∞
On en déduit que l’intégrale de Fresnel sin(x2 ) dx converge.
0
+∞
Z r
1 π
À la page 251 du livre, on montre que sin(x2 ) dx = ·
0 2 2
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CORRIGÉS 233
On a :
2||F ||∞
∀(n, p) ∈ N∗ × N∗ , ∀x ∈ R,
|an (f ) cos(nx) cos(px)| ≤ 3 ·
π n2
X
La série de fonctions x 7−→ an (f ) cos(nx) cos(px) converge normalement sur R, donc elle
n≥1
converge uniformément sur R, on peut permuter série et intégrale, on obtient :
+∞ Z π
X 2
∀p ∈ N∗ , ap (S) = an (f ) cos(nx) cos(px) dx.
n=1
π 0
On sait que :
Z π 0 si n =
/p
2
cos(nx) cos(px) dx = ·
π 0
1 si n = p
d) On a montré que la série de Fourier associée à f converge normalement sur R vers f bien
que f ne soit pas une fonction de classe C 1 par morceaux et :
+∞ √
√ 2√ 2 X F ( nπ)
∀x ∈ [0, π], x= π− cos(nx).
3 π n=1 n 32
9.14 a) On note (up )p∈N∗ la suite de fonctions définie sur [0, π] par :
1 h 3 xi
up (x) = 2 sin 2p + 1 .
p 2
On a :
∀p ∈ N∗ , up (x) ≤ 1 ·
∀x ∈ [0, π], p2
X 1 X
La série numérique 2
est convergente, donc la série de fonctions up est normalement
p
n≥1 p≥1
convergente sur [0, π].
On en déduit que la fonction f est définie sur [0, π], de plus, pour tout entier p supérieur ou
égal à 1, la fonction up est continue sur [0, π], la fonction f est une somme uniforme d’une série
de fonctions continues, donc la fonction f est continue sur [0, π].
La fonction f est paire, donc on prolonge la restriction de f à [0, π] de manière unique à [−π, π]
en une fonction continue.
Comme f (−π) = f (π), on prolonge la restriction de f à [−π, π] de manière unique en une
fonction continue et 2π-périodique sur R.
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234 CHAPITRE 9
Donc :
q ν+q
X 1 X 1
∀q ∈ N∗ , ∀ν ∈ N, Sq,ν = = ·
j=−q
2ν + 2j + 1 2k + 1
k=ν−q
Comme :
k=−1 k=q−ν−1 k=−1 k=q−ν
X 1 X 1 X 1 X 1
+ = + = 0,
2k + 1 2k + 1 2k + 1 2k − 1
k=ν−q k=0 k=ν−q k=1
alors :
k=ν+q
X 1
Sq,ν = ·
2k + 1
k=q−ν
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CORRIGÉS 235
D’où :
2ν + 1
0 < Sn,ν ≤ ·
2(n − ν) + 1
2ν + 1
Il est immédiat que lim = 0, du théorème d’encadrement des suites on déduit
2(n − ν) + 1
n−→+∞
que, pour tout entier naturel ν fixé, la suite Sn,ν converge vers 0.
n∈N
Comme :
4ν+1 2ν 2ν 2ν 4ν+1 2ν
X 1 X 1 X 1 X 1 X 1 X 1
= + , donc : = − ,
p=1
p p=1
2p p=0 2p + 1 p=0
2p + 1 p=1
p p=1
2p
alors :
2ν
X 1 1
= ln(4ν + 1) + γ + o(1) − ln(2ν) + γ + o(1) .
p=0
2p + 1 2
D’où :
2ν
X 1 1 1 3 ln 2 γ
= ln ν + ln 1 + + + + o(1).
p=0
2p + 1 2 4ν 2 2
ln ν
Au voisinage de l’infini, on a Sν,ν ∼ ·
2
On a montré que le réel Sν,ν est strictement positif, donc non nul.
ln ν
On a lim = 2, donc :
ν−→+∞ Sν,ν
ln ν
∀ε ∈ R∗+ , ∃N ∈ N∗ , ∀ν ∈ N∗ ,
ν ≥ N =⇒ − 2 ≤ ε .
Sν,ν
On particularise ε = 1, on a :
ln ν
∃N ∈ N∗ , ∀ν ∈ [[N, +∞[[, ≤ 3.
Sν,ν
ln ν 1
On pose K = max max , 3 , on obtient en posant B = :
ν∈[[1,N −1]] Sν,ν K
ln ν
∀ν ∈ N∗ , ≤ K, donc : ∀ν ∈ N∗ , Sν,ν ≥ B ln ν.
Sν,ν
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236 CHAPITRE 9
d) La fonction f est continue, 2π-périodique et paire sur R, on peut définir ses coefficients de
Fourier trigonométriques an (f ) et bn (f ). On a :
∀n ∈ N, An (f ) = an (f ).
La fonction f est une somme uniforme sur R de sa série de fonctions, donc on peut permuter
série et intégrale, on obtient :
• Si n = 0, on a :
+∞
!
Z π Z π t
X 1 p3
f (t) dt = sin 2 +1 dt,
0 0 p=1
p2 2
Z π +∞ Z π t X +∞
X 1 p3 2
f (t) dt = 2
sin 2 + 1 dt = a 3 .
2 0,2p −1
0 p=1
p 0 2 p=1
p
Soit :
+∞
2 X 1
A0 (f ) = a p3 −1 .
π p=1 p2 0,2
• Si n est un entier naturel non nul, on a :
+∞
!
Z π Z π t
X 1 p3
f (t) cos(nt) dt = sin 2 +1 cos(nt) dt,
0 0 p=1
p2 2
Z π +∞ Z π t X+∞
X 1 p3 1
f (t) cos nt dt = 2
sin 2 + 1 cos(nt) dt = a 3
2 n,2p −1
.
0 p=1
p 0 2 p=1
p
Soit :
+∞
2 X 1
An (f ) = a p3 −1 .
π p=1 p2 n,2
Donc :
+∞
2 X 1
∀n ∈ N, An (f ) = a p3 −1 .
π p=1 p2 n,2
n
X
e) Soit n un entier naturel non nul fixé, on pose Tn = Ak (f ), on a :
k=0
n n +∞
! +∞ n
!
X X 2X 1 2X 1 X
Tn = Ak (f ) = a p3 −1 = ak,2p3 −1 ,
π p=1 p2 k,2 π p=1 p2
k=0 k=0 k=0
+∞
2X 1
Tn = S p3 −1 .
π p=1 p2 n,2
D’où :
+∞
2X 1
∀q ∈ N∗ , T2q3 −1 = S q3 −1 ,2p3 −1 .
π p=1 p2 2
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CORRIGÉS 237
On a montré que :
∀(q, ν) ∈ N2 , 0 < Sq,ν ≤ Sν,ν .
Soit :
2 2B 3
T2q3 −1 ≥ S q3 −1 ,2q3 −1 ≥ ln(2q −1 ).
π q2 2 π q2
Donc :
2B ln 2 q 3 − 1
∀q ∈ N∗ , T2q3 −1 ≥ qXq avec Xq = ·
π q3
2B ln 2
La suite (Xq )q≥2 de réels strictement positifs converge vers qui est strictement positif,
0
π
donc il existe un réel D strictement positif tel que :
∀q ∈ N, q ≥ 2, Xq ≥ D0 =⇒ T2q3 −1 ≥ D0 q.
La suite (Tn )n∈N a une sous-suite divergente, donc la suite (Tn )n∈N est divergente.
On sait que :
n
X n
X
Sn (f )(0) = A0 (f ) + Ap (f ) = Ap (f ) = Tn .
p=0 p=1
On a montré que la suite des sommes partielles de la série de Fourier en 0 d’une fonction f
continue, 2π-périodique est divergente.
r si r ∈ [0, 1]
9.17 Soit Θ la fonction 2π-périodique, impaire définie sur [0, π] par Θ(r) = .
0 si r ∈]1, π]
On a Θ(1 − 0) = 1 et Θ(1 + 0) = 0, donc la fonction Θ admet en 1 un point de discontinuité de
e prend la valeur 1 en 1.
première espèce et sa régularisée Θ
2
La fonction Θ est 2π-périodique et C 1 par morceaux, donc sa série de Fourier converge simple-
ment sur R vers la fonction régularisée Θ,
e soit :
+∞
X
∀r ∈ R, Θ(r)
e = bn (Θ) sin(nr).
n=1
En particulier, on a :
+∞ +∞
X X bn (Θ) sin(nr)
∀r ∈]0, 1[, r= bn (Θ) sin(nr), donc : = 1.
n=1 n=1
r
1 π 2 1
Z Z
bn (Θ) = Θ(r) sin(nr) dr = r sin(nr) dr,
π −π π 0
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238 CHAPITRE 9
1 !
1 1
Z
2 r cos(nr)
bn (Θ) = − + cos(nr) dr ,
π n 0 n 0
1
2 r cos(nr) sin(nr) 2 cos n sin n
bn (Θ) = − + = − + 2 .
π n n2 0 π n n
La suite (an )n∈N∗ définit par :
sin n − n cos n
∀n ∈ N∗ , an = 2 ,
π n2
vérifie la condition :
+∞
X an sin(nr)
∀r ∈]0, 1[, = 1.
n=1
r
Pour chaque entier strictement positif k, on construit par récurrence une suite strictement
croissante de nombres entiers (ϕ(k))k∈N∗ que l’on note nk = ϕ(k), telle que n1 > 0 et :
L’ensemble des nombres réels est complet, notre objectif est de construire une suite de segments
Jk = [αk , βk ] qui vérifie les conditions :
• C1 : ∀k ∈ N∗ , Jk+1 ⊂ Jk et lim (βk − αk ) = 0.
k−→+∞
sin(nk x) ≥ 1 ·
• C2 : ∀x ∈ Jk , 2
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CORRIGÉS 239
On pose :
1 π 1 5π
∀k ∈ N∗ , αk = + pk π et βk = + pk π ·
nk 6 nk 6
On cherche à déterminer la suite (pk )k∈N∗ de nombres entiers telle que Jk vérifie les conditions
C1 et C2 .
On a :
π 5π 1
∀x ∈ Jk , ∀pk ∈ Z, + p k π ≤ nk x ≤ + pk π =⇒ sin(nk x) ≥ ·
6 6 2
∀k ∈ N∗ , αk ≤ αk+1 ≤ βk+1 ≤ βk .
On a :
π 1 pk+1 1 pk
αk+1 − αk = +6 − −6 .
6 nk+1 nk+1 nk nk
La condition αk+1 − αk ≥ 0 est équivalente à :
pk+1 pk 1 1 1
− ≥ − ·
nk+1 nk 6 nk nk+1
De même, on a :
5π 1 6pk+1 1 6pk
βk+1 − βk = + − − .
6 nk+1 5nk+1 nk 5nk
La condition βk+1 − βk ≤ 0 est équivalente à :
pk+1 pk 5 1 1
− ≤ − ·
nk+1 nk 6 nk nk+1
D’où :
1 1 1 pk+1 pk 5 1 1
− ≤ − ≤ − ·
6 nk nk+1 nk+1 nk 6 nk nk+1
On somme ces inégalités de 1 à m − 1, on obtient par télescopie :
1 1 1 pm p1 5 1 1
− ≤ − ≤ − ·
6 n1 nm nm n1 6 n1 nm
Soit :
1 nk p 1 nk 5 nk p 1 nk
∀k ∈ N∗ , −1 + ≤ pk ≤ −1 + ·
6 n1 n1 6 n1 n1
De plus :
5 nk p 1 nk 1 nk p 1 nk 2 nk
−1 + − −1 − = −1 .
6 n1 n1 6 n1 n1 3 n1
On montre par récurrence que :
∀k ∈ N∗ , nk ≥ 3k−1 n1 ,
donc :
2 nk 2 4
∀k ∈ N, k ≥ 2, −1 ≥ 2· 3k−2 − ≥ ·
3 n1 3 3
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240 CHAPITRE 9
1 nk p 1 nk 5 nk p 1 nk
Il existe un entier naturel compris entre −1 + et −1 + ·
6 n1 n1 6 n1 n1
Soit x un réel, on désigne par [x] la partie entière du réel x.
On définit la suite (pk )k∈N∗ par :
p1 ∈ N
1 nk
p 1 nk
·
∀k ∈ N,
k ≥ 2, pk = −1 + +1
6 n1 n1
La suite (pk )k≥1 est une suite de nombres entiers pour laquelle on a :
∀k ∈ N∗ , Jk+1 ⊂ Jk .
2π 2π
De plus, on a βk − αk = , donc 0 ≤ βk − αk ≤ k ·
3nk 3 n1
Du théorème d’encadrement on déduit que lim (βk − αk ) = 0.
k−→+∞
\
b3 ) On déduit de la question précédente qu’il existe un réel γ tel que Jk = γ ·
k∈N∗
D’où :
∀k ∈ N∗ , sin(nk γ) ≥ 1 =⇒ bn sin(nk γ) ≥ ε ·
2 k 2
On a supposé que lim bnk sin(nk γ) = 0, il y a une contradiction, l’hypothèse « la suite
k−→+∞
(bn )n∈N∗ ne converge pas vers 0 » est fausse, donc la suite (bn )n∈N∗ converge vers 0.
On a démontré le lemme de Cantor.
b4 ) On a :
Z 2π 2 Z 2π 2π
1 − cos(2nx) x sin(2nx)
bn sin(nx) dx = b2n dx = b2n − = π b2n .
0 0 2 2 4n 0
Il est immédiat que la suite de fonctions (gn )n≥1 est élément de C([0, 2π], R) et converge sim-
plement vers 0, comme :
∀x ∈ [0, 2π], 0 ≤ gn (x) ≤ M 2 ,
Z 2π
alors du théorème de convergence dominée on déduit que lim gn (t) dt = 0.
n−→+∞ 0
Z 2π
Comme gn (t) dt = π b2n , alors la suite (bn )n≥1 converge
0
vers 0.
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CORRIGÉS 241
On a montré que si la suite (bn )n≥1 est bornée, alors (bn )n≥1 converge vers 0.
Donc :
∀n ∈ N∗ , n ≥ N, |b0n sin(nx)| ≤ |bn || sin(nx)| ≤ ε.
Pour tout réel x, lim b0n sin(nx) = 0, comme la suite (b0n )n≥1 est bornée par 1, on déduit
n−→+∞
du résultat précédent que la suite (b0n )n≥1 converge vers 0, donc la suite (bn )n≥1 converge vers
0.
On a montré que les suites (an )n≥1 et (bn )n≥1 convergent vers 0, le lemme de Cantor est
prouvé.
L’équation Ea,0 admet des solutions non nulles périodiques si et seulement si a est strictement
2π
positif, la période est T = √ ·
a
On en déduit que l’équation (Ea,0 ) admet des solutions 2π-périodiques si et seulement si a = h2
avec h entier naturel non nul.
Donc cn (f 0 ) = i n cn (f ).
On montre par récurrence la propriété P(k) : ∀n ∈ Z, cn (f (k) ) = (i n)k cn (f ).
Si P(k), alors en appliquant le résultat de la question précédente à la fonction f (k) , on déduit
que :
cn (f (k+1) ) = i ncn (f (k) ) = i n(i n)k cn (f ) = (i n)k+1 cn (f ).
La propriété P(k) est héréditaire, vraie pour k = 1, donc :
∀k ∈ N, ∀n ∈ Z, cn (f (k) ) = (i n)k cn (f ).
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242 CHAPITRE 9
cn (f (k) )
Comme |cn (f )| = , alors, au voisinage de ∞, on a :
|n|k
1
∀k ∈ N∗ , |cn (f )| = o ·
|n|k
1
Pour tout entier naturel p non nul, on sait que |cn (f )| et |c−n (f )| sont négligables devant p ,
n
on particularise p = k + 2, on obtient :
2
∃N ∈ N∗ , ∀n ∈ N, n ≥ N, ||u(k)
n (f )||∞ ≤ ·
n2
X 1
La série de Riemann converge, donc la série de fonctions (u(k)
n (f ))n∈N∗ est normalement,
n2
n≥1
donc uniformément convergente sur R.
La fonction f (k) est indéfiniment dérivable et 2 π-périodique, du théorème de convergence nor-
male on déduit que :
+∞
X
∀k ∈ N∗ , ∀t ∈ R, f (k) (t) = c0 (f (k) ) + cn (f (k) ) ei nt + c−n (f (k) ) e−i nt .
n=1
(k−1)
La fonction f est 2 π-périodique, donc :
Z 2π 2 π
(k) 1 (k) (k−1)
c0 (f ) = f (t) dt = f (t) = 0.
π 0 0
Soit :
+∞
X
∀k ∈ N∗ , ∀t ∈ R, f (k) (t) = cn (f (k) ) ei nt + c−n (f (k) ) e−i nt .
n=1
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CORRIGÉS 243
+∞
X +∞
X
De la question c) on déduit y 00 (t) = − n2 cn (f ) ei nt = cn (g) ei nt .
n=−∞ n=−∞
∀p ∈ Z, c2p+1 (f ) = 0.
• Si c1 (f ) est non nul, on applique le test de d’Alembert à la série de terme général c−2p+1 on
obtient :
|c−2(p+1)+1 (f )| (−2p + 1)2
lim = lim = +∞.
p−→+∞ |c−2p+1 (f )| p−→+∞ b
X
La série c−2p+1 n’est pas absolument convergente.
p≥0
On a :
Z 2π Z 2π Z 2π
1 1 1
c−2 (f ) = f (t) e2 i t dt = bf (t) e2 i t dt = − f 00 (t) dt,
2π 0 2πb 0 2πb 0
2 π
1
c−2 (f ) = − f 0 (t) = 0.
2πb 0
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244 CHAPITRE 9
Autre solution.
On déduit de la question d) que :
(2p)2
∀p ∈ Z, c2p−2 (f ) = c2p .
b
On particularise p = 0, on obtient c−2 (f ) = 0.
On montre par récurrence que :
∀p ∈ N∗ , c−2p (f ) = 0.
Montrons que la fonction ϕ est élément de C 2 (R, C) et que l’on peut dériver deux fois terme à
terme sa série.
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CORRIGÉS 245
u00n (t) = −4n2 γn e2i nt = −bγn−1 e2i nt = −be2i t γn−1 e2i (n−1)t = −be2i t un−1 (t).
Soit :
∀t ∈ R, |u00n (t)| = |b γn−1 |.
On a :
||u00n || = |b| |γn−1 |.
X X
Comme la série γn est absolument convergente, alors la série de fonctions u00n converge
n≥0 n≥0
normalement sur R, donc la fonction ϕ est élément de C 2 (R, C) et :
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Chapitre 10
Équations différentielles
10.2 a) L’équation (E) a deux points singuliers 0 et 1.
Soit I un intervalle ne contenant ni 0 ni 1, on cherche une I-solution.
On pose I1 =] − ∞, 0[, I2 =]0, 1[ et I3 =]1, +∞[.
Les I-solutions de l’équation homogène (H) : 2xy 0 + y = 0 sont les fonctions y définies sur I
par : Z
dx 1 K
y(x) = K exp − = K exp − ln |x| = p ·
2x 2 |x|
C(x)
Déterminons y0 une I1 -solution particulière de (E) telle que y0 (x) = √ avec C une fonction
−x
dérivable sur I1 , on a :
√
C 0 (x) −x 1
2x(1 − x) √ = 1 ⇐⇒ C 0 (x) = =− √ ·
−x 2x(1 − x) 2 −x(1 − x)
D’où : Z
dx
C(x) = − √ ·
2 −x(1 − x)
√
On effectue le changement de variable u = −x, soit x = −u2 , on obtient :
√
√
Z
du arctan( −x)
∀x ∈] − ∞, 0[, C(x) = = arctan( −x), donc y 0 (x) = √ ·
1 + u2 −x
Déterminons y0 une I2 -solution particulière ou une I3 -solution particulière de (E) telle que
C(x)
y0 (x) = √ avec C une fonction dérivable sur I2 ∪ I3 , on a :
x
√
C 0 (x) x 1
2x(1 − x) √ = 1 ⇐⇒ C 0 (x) = = √ ·
x 2x(1 − x) 2 x(1 − x)
D’où : Z
dx
C(x) = √ ·
2 x(1 − x)
√
On effectue le changement de variable u = x, soit x = u2 , on obtient :
√
√
Z
du argth ( x)
∀x ∈]0, 1[, C(x) = = argth ( x), donc y0 (x) = √ ·
1 − u2 x
Z √ √
du 1 1 + x 1 1 + x
∀x ∈]1, +∞[, C(x) = = ln √ , donc y 0 (x) = √ ln √ ·
1 − u2 2 1 − x 2 x 1 − x
Les solutions de (E) sont les fonctions y définies sur R \ {0, 1} par :
√
arctan( −x) + K1
√ si x ∈] − ∞, 0[
−x
√
argth ( x) + K2
y(x) = √ si x ∈]0, 1[ avec K1 , K2 , K3 réels.
x
√
1 1 + x K3
√ ln √ + √ si x ∈]1, +∞[
2 x 1 − x x
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CORRIGÉS 247
La fonction f est continue sur ] − ∞, 1[, elle sera ] − ∞, 1[-solution si elle est dérivable en 0.
On utilise les développements limités des fonctions arctan et argth au voisinage de 0, on a :
u3 u3
arctan(u) = u − + o(u3 ) et argth (u) = u + + o(u3 ),
3 3
soit : √
√ √ x −x 3
arctan( −x) = −x + + o((−x) 2 ),
3
√
√ √ x x 3
argth ( x) = x + + o(x 2 ).
3
Soit V un voisinage de 0, on a :
x
∀x ∈ V ∩ ] − ∞, 0[, f (x) = 1 + + o(x),
3
x
∀x ∈ V ∩ ]0, 1[, f (x) = 1 + + o(x),
3
donc :
x 1
∀x ∈ V, f (x) = 1 + + o(x), donc : f (0) = 1 et f 0 (0) = ·
3 3
La fonction f est dérivable en 1, donc elle est dérivable sur ] − ∞, 1[, elle vérifie l’équation (E),
c’est l’unique ] − ∞, 1[-solution de (E).
c) Supposons qu’il existe une fonction g définie sur R qui soit une R-solution de (E), alors on
a: √
arctan( −x)
√ si x ∈] − ∞, 0[
−x
1 si x = 0
g(x) = √ avec K ∈ R.
argth ( x)
√ si x ∈]0, 1[
x
√
1 1 + x K
√ ln √ + √ si x ∈]1, +∞[
2 x 1− x x
√
1 1 + x K
Pour tout réel K, on a lim g(x) = lim √ ln √ + √ = +∞.
x−→1+ x−→1+ 2 x 1− x x
On peut alors en conclure qu’il n’existe aucune R-solution de l’équation (E).
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248 CHAPITRE 10
10.4 a) Le point 0 est un point singulier, on cherche des solutions sur ]0, +∞[.
λ
Soit (H) : y 0 + y = 0 l’équation homogène associée dont les solutions sont les fonctions y
x Z
dx
définie sur ]0, +∞[ par y(x) = K exp −λ = Kx−λ .
x
On cherche une solution particulière y0 par la méthode de la variation de la constante.
Soit C une fonction dérivable sur ]0, +∞[ telle que y0 définie sur ]0, +∞[ par :
1 xλ−1
∀x ∈]0, +∞[, xC 0 (x)x−λ = ⇐⇒ C 0 (x) = ·
x+1 x+1
Les solutions de l’équation (E) sont les fonctions y définies sur ]0, +∞[ par :
Z x λ−1
t
∀x ∈]0, +∞[, y(x) = C + dt x−λ avec C ∈ R.
0 t +1
Pour qu’il existe une solution de (E) avec une limite réelle en 0 il est nécessaire que C = 0.
Z x λ−1
t
On note f la fonction définie sur ]0, +∞[ par f (x) = x−λ dt.
0 t+1
Soit a un réel strictement positif, si deux fonctions Ψ1 et Ψ2 sont continues par morceaux,
positives, intégrables sur ]0, a] et équivalentes au voisinage de 0, alors :
Z x Z x
∀x ∈]0, a], Ψ1 (t) dt ∼ Ψ2 (t) dt.
0 0
Z x λ−1 Z x
t
Au voisinage de 0+ , on a dt ∼ tλ−1 dt.
0 t+1 0
x
xλ
Z
1 1
Comme tλ−1 dt = , alors, au voisinage de 0, on a f (x) ∼ , donc lim f (x) = ·
0 λ λ x−→0+ λ
1
La fonction f est prolongable par continuité en 0 en posant f (0) = ·
λ
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CORRIGÉS 249
L’équation (E) admet une unique solution ayant une limite réelle en 0, c’est la fonction f .
c) On suppose qu’il existe un réel R strictement positif et une suite (an )n∈N telle que la fonction
+∞
X
y définie sur ] − R, R[ par y(x) = an xn soit solution de (E).
n=0
Des propriétés des séries entières on déduit que la fonction y est dérivable sur son intervalle de
convergence et :
+∞
X
∀x ∈] − R, R[, y 0 (x) = nan xn−1 .
n=1
De plus :
+∞
1 X
∀x ∈] − 1, 1[, = (−1)n xn .
x+1 n=0
On en déduit que la fonction f définie à la question 2.b) est développable en série entière au
voisinage de 0 et :
+∞
1 X (−1)n n
∀x ∈ [0, 1[, f (x) = + x .
λ n=1 n + λ
+∞
1 X (−1)n n
On remarque que la fonction Ψ définie sur ] − 1, 1[ par Ψ(x) = + x est la solution
λ n=1 n + λ
1
développable en série entière de l’équation différentielle xy 0 +λy = sur l’intervalle ]−1, 1[.
x+1
1
d) On particularise λ = , donc :
3
+∞ +∞
X (−1)n n X (−1)n n
∀x ∈ [0, 1[, f (x) = 3 + 1 x = 3 x .
n=1
n+ 3 n=0
3n +1
+∞ 3n
(−1)n 1
1 1 X
On particularise x = , on obtient f =3 ·
23 8 n=0
3n + 1 2
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250 CHAPITRE 10
x
tλ−1
Z
Comme f (x) = x−λ dt, alors :
0 t+1
+∞ 3n Z 1 2 Z 1
X (−1)n 1 2 8 t− 3 2 2 u−2
= dt = (3u2 du),
n=0
3n + 1 2 3 0 t+1 3 0 u3 + 1
+∞ 3n Z 1
X (−1)n 1 2 2 3du
= 2 − u + 1)
,
n=0
3n + 1 2 3 0 (u + 1)(u
+∞ 3n Z 1 !
X (−1)n 1 2 2 1 1 2u − 1 3 1
= − 2 −u+1
+ 1 2
du,
3n + 1 2 3 u + 1 2 u 2 3
n=0 0 u− + 2 4
+∞ 3n √ 21
(−1)n 1
X 2 1 2 3 2 3 2u − 1
= ln(u + 1) − ln(u − u + 1) + · arctan √ ,
n=0
3n + 1 2 3 2 2 3 3 0
+∞ 3n √ √
(−1)n 1
X 2 3 1 3 2 3 1 ln 3 π 3
= ln − ln − arctan − √ = + ·
n=0
3n + 1 2 3 2 3 4 3 3 3 9
b) On a montré que la fonction p définie sur R par p(x) = x3 + x est une solution de l’équation
différentielle (L) : (x2 + 1)y 00 − 6y = 0.
On utilise la méthode de Lagrange.
Soit z une fonction deux fois dérivables sur R, on pose y = pz, on obtient :
y 0 = p0 z + pz 0 , y 00 = p00 z + 2p0 z 0 + pz 00 .
On remplace dans l’équation différentielle, on a :
(x + 1)(pz + 2p z + p z) − 6pz = z (x + 1)p − 6p + (x2 + 1)(2p0 z 0 + pz 00 ) = 0.
2 00 0 0 00 2 00
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CORRIGÉS 251
On pose z 0 = u, on obtient une équation différentielle linéaire du premier ordre qui a un point
singulier en 0, donc, pour tout intervalle I ne contenant pas 0, on a :
2(3x2 + 1)
(E) : ∀x ∈ I, u0 = − u.
x(x2 + 1)
On sait que les solutions de l’équation différentielle (E) sont les fonctions u définies sur I par :
2(3x2 + 1)
Z
∀x ∈ I, u(x) = KI exp − dx avec KI ∈ R.
x(x2 + 1)
On décompose en éléments simples la fraction rationnelle sur R, on obtient :
3x2 + 1 1 2x
= + 2 ·
x(x2 + 1) x x +1
D’où :
2(3x2 + 1)
Z
2 1
− dx = −2 ln |x| − 2 ln(x + 1) = ln ·
x(x2 + 1) x2 (x2 + 1)
KI KI
Donc u(x) = 2 2 , donc z 0 (x) = 2 2 ·
x (x + 1)2 x (x + 1)2
On décompose en éléments simples la fraction rationnelle sur R, on obtient :
1 1 1 1
= 2 − 2 − 2 ·
x2 (x2 + 1)2 x (x + 1)2 x +1
Donc : Z
1 dx
∀x ∈ I, z(x) = KI − − arctan x − ,
x (x2 + 1)2
x2
Z Z
dx 1
2 2
= 2
− 2 2
dx.
(x + 1) x +1 (x + 1)
On intègre par parties la seconde primitive, on obtient :
Z Z
−x x 1 dx x 1
x dx = − = − arctan x.
(x2 + 1)2 2(x2 + 1) 2 x2 + 1 2(x2 + 1) 2
D’où : Z
dx 1 x
= arctan x + ·
(x2 + 1)2 2 2(x2 + 1)
1 3 x
z(x) = KI − − arctan x − + CI .
x 2 2(x2 + 1)
On déduit que y est solution de (L) si et seulement si, pour tout intervalle I ne contenant pas
0, il existe deux constantes réelles KI et CI telles que :
3 3
∀x ∈ I, y(x) = KI − x2 − 1 − x(x2 + 1) arctan x + CI (x3 + x).
2 2
3 3
On remarque que les fonctions p et x 7−→ − x2 −1− x(x2 +1) arctan x sont deux fois dérivables
2 2
sur R et vérifient l’équation (L), il est immédiat qu’elles sont linéairement indépendantes.
Les solutions de l’équation (L) sont les fonctions y définies sur R par :
3 3
∀x ∈ R, y(x) = K1 − x2 − 1 − x(x2 + 1) arctan x + K2 (x3 + x),
2 2
avec K1 et K2 réels.
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252 CHAPITRE 10
10.11 a) Les solutions de l’équation différentielle y 00 + y = 0 sont les fonctions y définies sur
R par y(x) = a cos x + b sin x avec a et b réels.
Déterminons une solution particulière par la méthode de la variation des constantes.
Soient λ et µ deux fonctions dérivables sur R telles que h = λ cos +µ sin soit une solution de
l’équation (E), on a :
0 0
0
λ (x) cos x + µ (x) sin x = 0 µ (x) = f (x) cos x
⇐⇒
−λ0 (x) sin x + µ0 (x) cos x = f (x)
0
λ (x) = −f (x) sin x
Soit : Z x Z x
∀x ∈ R, λ(x) = − f (t) sin t dt et µ(x) = f (t) cos t dt.
0 0
D’où : Z x Z x
∀x ∈ R, h(x) = − cos x f (t) sin t dt + sin x f (t) cos t dt,
0 0
Z x Z x
h(x) = f (t)(sin x cos t − sin t cos x) dt = f (t) sin(x − t) dt.
0 0
Les solutions de l’équation (E) sont les fonctions y définies sur R par :
y(x) = a cos x + b sin x + h(x),
avec a et b réels.
00
y + y = f (x)
On cherche l’unique solution du problème de Cauchy suivant (P C) : y(0) = 0 ·
0
y (0) = 0
On a :
y(x) = a cos x + b sin x + h(x) et y 0 (x) = −a sin x + b cos x + h0 (x).
Comme h(0) = h0 (0) = 0, alors :
y(x) = a cos x + b sin x + h(x)
00
y + y = f (x)
⇐⇒ a = 0 ⇐⇒ y = h.
y(0) = y 0 (0) = 0
b=0
La fonction h est l’unique solution du problème de Cauchy (P C).
b) Soit n un entier strictement positif fixé, on déduit de la question précédente que l’ensemble
des solutions de l’équation différentielle y 00 + y = σyn−1
2
(x) sur [0, b] est :
Z x
2 2
S = x ∈ [0, b] 7−→ A cos x + B sin x + σ yn−1 (t) sin(x − t) dt (A, B) ∈ R ·
0
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CORRIGÉS 253
Z x
2
On note hn (x) = σ yn−1 (t) sin(x − t) dt, on a :
0
c) Montrons par récurrence la propriété suivante P(n) : ∀x ∈ [0, b], |yn (x)| < 1.
On suppose que σb + |α| < 1, donc :
∀x ∈ [0, b], y0 (x) = α cos x =⇒ |y0 (x)| ≤ |α| < 1, donc P(0).
Soit n un entier strictement positif, si P(n − 1), alors :
Z x
∀x ∈ [0, b], |yn (x)| ≤ |α| + σ |yn−1 |2 (t) | sin(x − t)| dt ≤ |α| + σb < 1.
0
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254 CHAPITRE 10
Z x
un (x) = σ un−1 (t) yn−1 (t) + yn−2 (t) sin(x − t) dt.
0
(2σ)n xn (2σ)n bn
∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ [0, b], |un (x)| ≤ ≤ ·
n! n!
X (2σ)n bn
La série numérique est convergente de somme e2σ b − 1, donc la série de fonctions
n!
n≥1
X
un est normalement convergente sur [0, b], donc converge uniformément sur [0, b].
n≥1
n
X n
X
On remarque que up = yp − yp−1 = yn − y0 .
p=1 p=1
e) La fonction g est une limite uniforme de la suite (yn )n∈N , on peut permuter limite et intégrale
sur un segment, donc :
Z x Z x
2
∀x ∈ [0, b], lim σ yn−1 (t) sin(x − t) dt = σ g 2 (t) sin(x − t) dt.
n−→+∞ 0 0
On obtient alors :
Z x
∀x ∈ [0, b], g(x) = α cos x + σ g 2 (t) sin(x − t) dt.
0
Soit : Z x Z x
g(x) = α cos x + σ sin x g 2 (t) cos t dt − σ cos x g 2 (t) sin t dt.
0 0
On montre que la fonction g est dérivable sur [0, b] et :
Z x Z x
∀t ∈ [0, b], g 0 (x) = −α sin x + σ cos x g 2 (t) cos t dt + σ sin x g 2 (t) sin t dt.
0 0
Donc g 00 + g = σg 2 .
De plus g(0) = α et g 0 (0) = 0.
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CORRIGÉS 255
+∞
X +∞
X
(n2 + 3n + 2)an xn − an−2 xn = 1
n=0 n=2
+∞
X
2a0 + 6a1 x + (n2 + 3n + 2)an − an−2 xn = 1.
n=2
D’où :
1
∀n ∈ N, a2n+1 = 0 et a2n = ·
(2n + 2)!
+∞
X x2n
Le rayon de convergence de la série entière est +∞ et on a y(x) = ·
n=0
(2n + 2)!
On obtient :
+∞ +∞ +∞
X x2n+2 X x2n X x2n
x2 y(x) = = = − 1 = ch x − 1,
n=0
(2n + 2)! n=1
(2n)! n=0
(2n)!
donc : ch x − 1
si x 6= 0
x2
y(x) = ·
1
si x = 0
2
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256 CHAPITRE 10
1
b) Il est immédiat que la fonction y définie sur R∗ par y(x) = − est une solution de (E) sur
x2
R∗− ou sur R∗+ .
Déterminons la fonction z telle que z(x) = −x2 y(x), on a :
On résout l’équation z 00 − z = −1, les solutions sont les fonctions z définies sur R par :
Les solutions de l’équation (E) sont les fonctions y définies sur R∗ par :
ch x sh x 1
a1 2 + b1 2 − 2 si x > 0
x x x
y(x) = avec (a1 , a2 , b1 , b2 ) ∈ R4 .
ch x sh x 1
a2
+ b2 2 − 2 si x < 0
x2 x x
Peut-on déterminer une R-solution ?
Pour que y soit définie en 0, il faut que b1 = b2 = 0 et a1 = a2 = 1, on obtient :
ch x − 1
si x 6= 0
x2
y(x) = ·
1
si x = 0
2
On déduit de la question précédente que la fonction y est développable en série entière sur
R, donc la fonction y est indéfiniment dérivable sur R et vérifie l’équation (E), c’est l’unique
R-solution de l’équation (E)
sin(t − θ)u(θ)
10.15 a) La fonction θ 7−→ est continue sur [t, +∞[ avec t supérieur à 1.
θ2
La fonction u est continue et bornée sur [1, +∞[, donc :
sin(t − θ)u(θ)
∀t ∈ [1, +∞[, ∀θ ∈ [t, +∞[, ≤ ||u||∞ ·
θ2 θ2
1
La fonction θ 7−→ est intégrable sur [t, +∞[, du théorème de comparaison des fonctions
θ2
sin(t − θ)u(θ)
continues par morceaux et positives on déduit que la fonction θ 7−→ est intégrable
θ2
sur [t, +∞[.
b) On a :
Z +∞ Z +∞
cos θ u(θ) sin θ u(θ)
u(t) = ei t + sin t dθ − cos t dθ.
t θ2 θ2 t
Z +∞
On sait que si ϕ est continue et intégrable sur [a, +∞[, alors la fonction t 7−→ ϕ(θ) dθ est
t
dérivable sur [a, +∞[ et sa dérivée est −ϕ.
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CORRIGÉS 257
1 00
c) La fonction u est solution sur [1, +∞[ de l’équation différentielle y + 1 + 2 y = 0.
t
1 2π 1 π
Z Z
an (f ) = f (t) cos(nt) dt = sin t cos(nt) dt,
π 0 π 0
Z π
1
an (f ) = sin((n + 1)t) − sin((n − 1)t) dt.
2π 0
Donc : Z π
1
a1 (f ) = sin(2t) dt = 0,
2π 0
et : π
1 cos((n − 1)t) cos((n + 1)t)
∀n ∈ N, n 6= 1, an (f ) = − ,
2π n−1 n+1 0
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258 CHAPITRE 10
D’où : Z π
1 1
b1 (f ) = (1 − cos(2t)) dt = ,
2π 0 2
∀n ∈ N, n 6= 1, bn (f ) = 0.
Soit :
+∞
1 sin t 2 X cos(2nt)
∀t ∈ R, max(sin t, 0) = + − ·
π 2 π n=1 4n2 − 1
sin t
b) Déterminons une solution particulière y de l’équation y 00 + y = max(sin t, 0) − sous la
2
+∞
X
forme y(t) = αn cos(2nt).
n=0
+∞
X
On admet que la fonction y est deux fois dérivable et que y 00 (t) = − 4n2 αn cos(2nt), alors :
n=0
+∞ +∞
X 1 2 X cos(2nt)
y 00 (t) + y(t) = (1 − 4n2 )αn cos(2nt) = − ·
n=0
π π n=1 4n2 − 1
On identifie, on obtient :
1 2
α0 = et ∀n ∈ N∗ , αn = ·
π π(4n2 − 1)2
D’où une solution particulière du type :
+∞
1 2 X cos(2nt)
y(t) = + ·
π π n=1 (4n2 − 1)2
On utilise le théorème de dérivation terme à terme des séries de fonctions pour montrer que la
fonction trouvée est bien deux fois dérivable sur R.
1
On termine en cherchant une solution particulière de l’équation y 00 + y = sin t sous la forme
2
y(t) = at cos t + bt sin t.
D’où :
y 0 (t) = a cos t + b sin t − at sin t + bt cos t,
y 00 (t) = −2a sin t + 2b cos t − at cos t − bt sin t = −2a sin t + 2b cos t − y(t).
Donc :
1 1
y 00 (t) + y(t) =
sin t ⇐⇒ a = − et b = 0.
2 4
Les solutions de l’équation (E) sont les fonctions y définies sur R par :
+∞
1 2 X cos(2nt) t cos t
y(t) = a cos t + b sin t + + − avec (a, b) ∈ R2 .
π π n=1 (4n2 − 1)2 4
10.17 Soit ϕ la fonction définie sur R par ϕ(t) = | sin(2t)|, la fonction ϕ est continue, C 1 par
π
morceaux, paire et -périodique.
2
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CORRIGÉS 259
Soit : Z π
8 4
an (ϕ) = sin(2t) cos(4nt) dt et bn (ϕ) = 0.
π 0
1 1
Comme sin(2t) cos(4nt) = sin ((4n + 2)t) − sin ((4n − 2)t), alors :
2 2
Z π
4 4
an (ϕ) = sin((4n + 2)t) − sin((4n − 2)t) dt,
π 0
π
4 cos((4n + 2)t) cos((4n − 2)t) 4 4 1 1
an (ϕ) = − + = − ,
π 4n + 2 4n − 2 0 π 4n + 2 4n − 2
16 4
an (ϕ) = − =− ·
π(16n2 − 4) π(4n2 − 1)
On en déduit que :
+∞
2 4 X cos(4nt)
∀t ∈ R, | sin(2t)| = − ·
π π n=1 4n2 − 1
On suppose que l’on peut dériver quatre fois terme à terme, on obtient :
+∞
X
y (4) (t) + 5y 00 (t) + 4y(t) = 4(64n4 − 20n2 + 1)αn cos(4nt) .
n=0
Le polynôme 64n4 − 20n2 + 1 ne s’annule pas, donc par identification on déduit que :
2 1
4α0 = et ∀n ∈ N∗ , αn = − ·
π π(4n2 − 1)(64n4 − 20n2 + 1)
1
Au voisinage de l’infini, on a αn ∼ − , ce qui permet de justifier la convergence normale
256πn6
X
de la série t 7−→ 256n4 αn cos(4nt) et la dérivation terme à terme pour calculer y 00 et
n≥1
y (4) .
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260 CHAPITRE 10
Les solutions de l’équation (E) sont les fonctions y définies sur R par :
+∞
1 1X cos(4nt)
y(t) = a cos t + b sin t + c cos(2t) + d sin(2t) + − ,
2π π n=1 (4n2 − 1)(64n4 − 20n2 + 1)
avec a, b, c et d réels.
L’unique solution de (P C) est la fonction nulle, comme f n’est pas la fonction nulle, alors si
f (µ) = 0, on a f 0 (µ) 6= 0.
La fonction f 0 est continue, donc il existe un voisinage V de µ sur lequel f 0 (x) 6= 0, alors f est
strictement monotone sur V , comme au voisinage de µ, on a :
alors :
∀x ∈ V, x 6= µ, f (x) 6= 0.
Les zéros de f , s’ils existent, sont isolés.
Soit :
1 1
a0 (x) = − sin(ωx)ϕ(x) et b0 (x) = cos(ωx)ϕ(x).
ω ω
Soit α un réel strictement positif, on a :
−1 x 1 x
Z Z
a(x) = sin(ωt)ϕ(t) dt et b(x) = cos(ωt)ϕ(t) dt.
ω α ω α
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CORRIGÉS 261
Une solution particulière est la fonction y0 définie sur ]0, +∞[ par :
−1 x 1 x
Z Z
y0 (x) = sin(ωt)ϕ(t) dt cos(ωx) + cos(ωt)ϕ(t) dt sin(ωx),
ω α ω α
1 x
Z
y0 (x) = sin(ω(x − t))ϕ(t) dt.
ω α
Les solutions de l’équation différentielle y 00 + ω 2 y = ϕ sont les fonctions y définies sur ]0, +∞[
par :
1 x
Z
y(x) = a cos(ωx) + b sin(ωx) + sin(ω(x − t))ϕ(t) dt avec (a, b) ∈ R2 .
ω α
∀x ∈ [α, +∞[, g(x)f (x) ≥ ω 2 f (x), donc : f 00 (x) + g(x)f (x) ≥ f 00 (x) + ω 2 f (x).
sin(ωα) 0
a = − β0 + cos(ωα) β0
ω
⇐⇒ .
b = cos(ωα) β00 + sin(ωα) β0
ω
Soit :
sin(ωα) 0 cos(ωα) 0
y(x) = − β0 + cos(ωα) β0 cos(ωx) + β0 + sin(ωα) β0 sin(ωx) + y0 (x).
ω ω
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262 CHAPITRE 10
D’où :
β00 x
Z
1
y(x) = β0 cos(ω(x − α)) + sin(ω(x − α)) + sin(ω(x − t))ϕ(t) dt.
ω ω α
De plus, on a : h πi π
∀x ∈ α, α + , ∀t ∈ [α, x], 0≤x−t≤ ·
ω ω
Donc :
0 ≤ ω(x − t) ≤ π =⇒ sin(ω(x − t)) ≥ 0.
1 x
Z
La fonction ϕ est négative sur [a + ∞[, donc sin(ω(x − t))ϕ(t) dt ≤ 0, donc :
ω α
h πi β0
∀x ∈ α, α + , y(x) ≤ β0 cos(ω(x − α)) + 0 sin(ω(x − α)).
ω ω
π
On particularise x = α + , on obtient :
ω
π π β0 π π π
y α+ = β0 cos ω + 0 sin ω + y0 = −β0 + y0 α + .
ω ω ω ω ω ω
π π
Donc y α + ≤ −y(α), car β0 = y(α) et y0 α + ≤ 0.
ω ω
π
On a supposé que y(α) > 0, donc y α + < 0.
ω
On a une contradiction avec notre hypothèse « ∀x ∈]α, +∞[, y(x) > 0 », donc la fonction y
s’annule au moins une fois sur [α, +∞[, donc A(f )∩ ]α, +∞[6= ∅.
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CORRIGÉS 263
Comme f 00 + gf = 0, alors f 00 (γn ) + g(γn )f (γn ) = 0 et g(γn ) > 0, de plus f 00 (γn ) = 0, donc
f (γn ) = 0 avec µn < γn < µn+1 .
Il y a une contradiction car les réels µn et µn+1 sont deux zéros consécutifs de f .
On a montré qu’entre deux zéros consécutifs de la fonction f on a un unique zéro de f 0 .
On raisonne de même avec βn et βn+1 pour la fonction f 0 .
On montre qu’entre deux zéros consécutifs de f 0 on a un unique zéro de f .
f) On note (µn )n∈N la suite des zéros de la fonction f et (βn )n∈N la suite des zéros de la
fonction dérivée f 0 .
On sait que la fonction g est strictement positive, donc g(µn ) et g(µn+1 ) sont non nuls.
On définit la fonction h sur [µ0 , +∞[ par :
1
2 02
f (x) + g(µ ) f (x)
si x ∈ [µn , βn ]
n
h(x) = ·
1
f 2 (x) + f 02 (x) si x ∈]βn , µn+1 [
g(µn+1 )
2
0 0 00
2f (x)f (x) + g(µ ) f (x)f (x)
si x ∈]µn , βn [
0 n
h (x) = ·
2
2f 0 (x)f (x) + f 0 (x)f 00 (x) si x ∈]βn , µn+1 [
g(µn+1 )
et :
∀x ∈]βn , µn+1 [, f (x)f 0 (x) < 0.
On suppose que g est croissante sur R∗+ , donc :
g(x)
∀x ∈]µn , βn [, g(x) ≥ g(µn ) > 0 =⇒ 1 − ≤ 0,
g(µn )
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264 CHAPITRE 10
g(x)
∀x ∈]βn , µn+1 [, 0 < g(x) ≤ g(µn+1 ) =⇒ 1 − ≥ 0.
g(µn+1 )
On en déduit que h0 (x) ≤ 0, donc h est décroissante sur [µ0 , +∞[.
On a :
∀x ∈ [µ0 , +∞[, f 2 (x) ≤ h(x) ≤ h(µ0 ).
Soit : p
∀x ∈ [µ0 , +∞[, |f (x)| ≤ h(µ0 ).
La fonction f est bornée sur [µ0 , +∞[, donc bornée au voisinage de +∞.
00
y + p(t)y = q(t)
10.22 On cherche à résoudre le problème de Dirichlet (P D) suivant : y(a) = 0 ·
y(b) = 0
a) Soit H l’équation homogène associée : (H) : y 00 + p(t)y = 0.
Soit y une solution de (H) sur le segment [a, b] et u, v deux réels tels que a ≤ u < v ≤ b, on a :
Z v Z v Z v
y 00 (t) + p(t)y(t) y(t) dt = y 00 (t)y(t) dt + p(t)y 2 (t) dt.
u u u
Z v
On intègre par parties y 00 (t)y(t) dt, on obtient :
u
Z v v Z v
y 00 (t) + p(t)y(t) y(t) dt = y 0 (t)y(t) + p(t)y 2 (t) − y 02 (t) dt.
u u u
Z v
Si y(u) = y(v) = 0, comme y 00 (t) + p(t)y(t) = 0, alors p(t)y 2 (t) − y 02 (t) dt = 0.
u
La fonction py 2 − y 02 est continue, négative sur [a, b], donc sur [u, v], son intégrale est nulle,
donc c’est la fonction nulle, soit :
La fonction y est constante sur [u, v], comme y(u) = 0, alors la fonction y est nulle sur le
segment [u, v], de plus la fonction y est l’unique solution du problème de Cauchy suivant :
00
y + p(t)y = 0
u + v
y =0 ·
2
y0 u + v = 0
2
Il est immédiat que la fonction nulle est une solution, donc par unicité de la solution la fonction
y est la fonction nulle sur le segment [a, b].
Toute solution non nulle de l’équation (H) sur le segment [a, b] a au plus un zéro.
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CORRIGÉS 265
en particularisant t = a et t = b, on obtient :
λy1 (a) + µy2 (a) = 0 µy2 (a) = 0
⇐⇒ =⇒ λ = µ = 0.
λy1 (b) + µy2 (b) = 0 λy1 (b) = 0
Comme {y1 , y2 } est un système fondamental de solutions de l’équation (E) alors, pour tout réel
t compris entre a et b, on a ω(t) 6= 0.
Soit :
q(t)y2 (t)
0 0 0
ϕ1 y1 + ϕ2 y2 = 0 ϕ1 (t) = − w(t)
⇐⇒ .
0 0 q(t)y1 (t)
ϕ1 y1 + ϕ02 y20 = q(t)
0
ϕ2 (t) =
w(t)
On intègre : Z t Z t
q(s)y2 (s) q(s)y1 (s)
ϕ1 (t) = − ds et ϕ2 (t) = ds.
a w(s) b w(s)
Les solutions de l’équation (E) sont les fonctions y définies sur le segment [a, b] par :
Z t Z b
q(s)y2 (s) q(s)y1 (s)
∀t ∈ [a, b], y(t) = λ − ds y1 (t) + µ − dt y2 (t),
a w(s) t w(s)
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266 CHAPITRE 10
Le problème de Dirichlet admet une unique solution notée f définie sur le segment [a, b] par :
Z b Z t
q(s)y2 (s) q(s)y1 (s)
∀t ∈ [a, b], f (t) = y1 (t) ds + y2 (t) ds.
t w(s) a w(s)
On remarque que f (a) = f (b) = 0.
Les solutions de l’équation différentielle y 00 + y = 0 sont les fonctions y définies sur [0, π] par :
10.23 a) Montrons que si y est une I-solution de (E), alors y est indéfiniment dérivable sur I.
La fonction ϕ est indéfiniment dérivable.
Soit y une I-solution de (E), alors y est deux fois dérivable sur I, donc en particulier y est
élément de C 1 (I, R).
Soient n un entier naturel et y une solution de (E) sur I, alors y 00 = −ϕ y, si y est élément de
C n (I, R), alors y 00 est élément de C n (I, R), donc y est élément de C n+2 (I, R), donc élément de
C n+1 (I, R).
On déduit par récurrence que, pour tout entier naturel n, la fonction y est élément de C n (I, R),
donc la fonction y est indéfiniment dérivable sur I.
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CORRIGÉS 267
On a :
∀x ∈ I et z 0 (x) = −y 0 (−x), z 00 (x) = y 00 (−x).
La fonction y est une I-solution de l’équation (E), donc y 00 (t) + ϕ(t)y(t) = 0.
L’intervalle I est symétrique par rapport à 0, la fonction ϕ est paire, on particularise t = −x,
on obtient :
La famille (f0 , f1 ) est libre, de cardinal deux, donc c’est une base de SI .
Les I-solutions de l’équation (E) sont les fonctions y définies sur I par y = λ0 f0 + λ1 f1 , avec
λ0 et λ1 réels.
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268 CHAPITRE 10
e) Déterminer parmi les I-solutions de l’équation (E) celles qui sont paires et celles qui sont
impaires.
Soit y une I-solution de l’équation (E), il existe deux réels a et b tels que :
∀x ∈ I, y(x) = af0 (x) + bf1 (x).
La fonction f0 est paire et la fonction f1 est impaire sur I, donc :
∀x ∈ I, y(−x) = af0 (x) − bf1 (x).
La fonction y est paire sur I si et seulement si :
∀x ∈ I, af0 (x) + bf1 (x) = af0 (x) − bf1 (x) ⇐⇒ ∀x ∈ I, bf1 (x) = 0.
Comme f10 (0) = 1, alors la fonction f1 n’est pas la fonction nulle sur I, donc b = 0.
L’ensemble des I-solutions paires de l’équation (E) est la droite vectorielle engendrée par le
vecteur f0 .
On montre de même que l’ensemble des I-solutions impaires de l’équation (E) est la droite
vectorielle engendrée par le vecteur f1 .
La fonction f0 est continue sur I, ne s’annule pas sur I et f0 (0) = 1, donc la fonction f0 est
strictement positive sur I.
On a :
K
∀x ∈ I, v(x) = K exp − 2 ln(f0 (x)) + 2 ln(f0 (0)) = ·
f02 (x)
On définit la fonction u0 sur I par :
Z x
dt
u0 (x) = ·
0 f02 (t)
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CORRIGÉS 269
D’où :
∀x ∈ I, λ(x) = Ku0 (x) + K1 avec (K, K1 ) ∈ R2 .
Les I-solutions de l’équation (E) sont les fonctions y définies sur I par :
Z x
dt
∀x ∈ I, y(x) = λ(x)f0 (x) = Kf0 (x) 2
+ K1 f0 (x) avec (K, K1 ) ∈ R2 .
0 f0 (t)
La fonction f1 est l’unique I-solution de l’équation (E) vérifiant les conditions f1 (0) = 0 et
f10 (0) = 1.
Déterminons les constantes K et K1 telles que :
f = Ku f + K f
1 0 0 1 0
f1 (0) = 0 ·
0
f1 (0) = 1
f0 (0)
f10 (0) = K + Ku0 (0)f00 (0) + K1 f00 (0) = K,
f02 (0)
donc K1 = 0 et K = 1, donc f1 = u0 f0 .
i π πh
g) On suppose que I = − , et que la fonction cos2 est solution de (E).
2 2
g1 ) Déterminons ϕ et f0 .
On définit la fonction f sur I par f (x) = cos2 x, on a :
1 sin3 x
y(x) = A cos2 x + B sin x cos x + avec (A, B) ∈ R2 .
3 cos x
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270 CHAPITRE 10
3 13
10.26 Cette équation est du type y 0 = f (t, y) avec f (t, y) =
|y| , la fonction f est continue
2 p
2
sur R , on remarque que les fonctions ϕ1 = 0 et ϕ2 définie sur R par ϕ2 (t) = t |t| sont des
R- solutions de (E) et vérifient ϕ1 (0) = ϕ2 (0) = 0.
On n’a pas unicité du problème de Cauchy, donc la fonction f n’est ni C 1 (R2 , R), ni localement
lipschitzienne par rapport à la seconde variable.
y0
1 1 y(t) + 1 t − 1
∀t ∈ I, = ⇐⇒ ln = ln t + C.
1 − y2 t2 − t 2 y(t) − 1
2 t−1 2
K(t − 1)2 + t2
y(t) + 1 t−1 K t
+1
∃K ∈ R, ∀t ∈ I, =K ⇐⇒ y(t) = t−1 2
= ·
y(t) − 1 t K(t − 1)2 − t2
K t
−1
On doit déterminer l’ensemble de définition de la fonction y, c’est-à-dire l’ensemble des réels t
2
t
tels que, pour la fonction ϕ définie sur R \ {1} par ϕ(t) = , on ait ϕ(t) 6= K.
t−1
La fonction ϕ est décroissante sur ] − ∞, 0[ et sur ]1, +∞[ et croissante sur ]0, 1[, donc :
• Si I1 =] − ∞, 0[, alors ϕ(I1 ) =]0, 1[.
Si K ∈]0,
/ 1[, alors la solution y de (E) est définie sur I1 .
Si K ∈]0, 1[, alors l’équation ϕ(t) = K a une unique solution α élément de I1 , donc :
– Si t0 < α, la solution y de (E) est définie sur ] − ∞, α[.
– Si α < t0 < 0, la solution y de (E) est définie sur ]α, 0[.
• Si I2 =]0, 1[, alors ϕ(I2 ) =]0, +∞[.
Si la constante K est négative, alors la solution y de (E) est définie sur I2 .
Si la constante K est strictement positive, l’équation ϕ(x) = K admet une unique solution β
élément de I2 .
Si 0 < t0 < β, la solution y de (E) est définie sur ]0, β[.
Si β < t0 < 1, la solution y de (E) est définie sur ]β, 1[.
• Si I3 =]1, +∞[, alors ϕ(I3 ) =]1, +∞[.
Si la constante K est inférieure à 1, alors la solution y de (E) est définie sur I3 .
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CORRIGÉS 271
Si la constante K est supérieure strictement à 1, l’équation ϕ(t) = K admet une unique solution
µ élément de I3 .
Si 1 < t0 < µ, la solution y de (E) est définie sur ]1, µ[.
Si t0 > µ, la solution y de (E) est définie sur ]µ, +∞[.
1
Cette équation est du type y 0 = f (t, y) avec f (t, y) =
, soit U un ouvert de (R∗ ) , la
2
10.29
ty
fonction f est élément de C 1 (U, R), du théorème de Cauchy-Lipschitz non linéaire (4) on déduit
0
y = f (t, y)
que, pour tout couple (a, b) de U , le problème de Cauchy admet une unique
y(a) = b
solution maximale.
L’intervalle de définition de cette solution est un ouvert.
On a :
2
2y 0 (t)y(t) =
p
∃k ∈ R, ⇐⇒ y(t)2 = 2 ln |t| + k ⇐⇒ |y(t)| = ln(t2 ) + k.
t
Pour a réel non nul, on a :
p
y(a) = b ⇐⇒ |b| = ln(a2 ) + k ⇐⇒ k = b2 − ln(a2 ).
b2
• Si a et b sont strictement positifs, alors y est définie sur ]ae− 2 , +∞[ par :
s
t2
y(t) = ln + b2 .
a2
b2
• Si a est
s strictement positif, b strictement négatif, alors y est définie sur ]ae− 2 , +∞[ par
2
t
y(t) = − ln + b2 .
a2
b2
• Si a et b sont strictement négatifs, alors y est définie sur ] − ∞, ae− 2 [ par :
s
t2
y(t) = − ln + b2 .
a2
• Si a est strictement négatif et b est strictement positif, alors y est définie sur
s
2
− b2 t2
] − ∞, ae [ par y(t) = ln + b2 .
a2
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272 CHAPITRE 10
Pour l’équation (E2 ), on remarque que sin(y(t)) 6= 0, donc y(t) 6= pπ avec p entier relatif.
On obtient en intégrant chaque facteur :
∃C ∈ R, ∀t ∈ R, cos(y(t)) = t + C.
b) On suppose qu’il existe des punaises, donc que N (t) est strictement positif.
p
On pose Z(t) = N (t), N est solution de (E) si et seulement si :
N0 √
√ = α N − β ⇐⇒ 2Z 0 = αZ − β.
N
α β
Les solutions de l’équation Z 0 = Z − sont les fonctions Z définies sur R+ par :
2 2
α β
Z(t) = Ke 2 t + ·
α
On a :
√ β √ β
Z(0) = N0 et Z(0) = K + donc : K= N0 − ·
α α
On distingue trois cas :
• Si N0 = N ∗ , alors K = 0. La population de punaises est stable.
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CORRIGÉS 273
10.36 a) Soit ϕ une fonction continue sur R et a un réel tel que ϕ(a) 6= 0.
La fonction ϕ est continue en a, donc :
∀ε ∈ R∗+ , ∃η ∈ R∗+ , ∀x ∈ R, |x − a| < η =⇒ |ϕ(x) − ϕ(a)| < ε .
Soit :
∀x ∈]a − η, a + η[, ϕ(a) − ε < ϕ(x) < ϕ(a) + ε.
Comme ϕ(a) 6= 0, alors soit ϕ(a) > 0 soit ϕ(a) < 0.
ϕ(a)
• Si ϕ(a) > 0, en particularisant ε = , on obtient :
2
ϕ(a)
∀x ∈]a − η, a + η[, ϕ(x) > > 0, donc : ϕ(x) 6= 0.
2
ϕ(a)
• Si ϕ(a) < 0, en particularisant ε = − , on obtient :
2
ϕ(a)
∀x ∈]a − η, a + η[, ϕ(x) < < 0, donc : ϕ(x) 6= 0.
2
On a trouvé un intervalle ouvert Ia =]a − η, a + η[ tel que :
∀x ∈ Ia , ϕ(x) 6= 0.
0 00 3 03 003
b) La fonction y vérifie l’équation
(E) si et seulement si 3yy y − y − y − y = 0 si et
seulement si (y + y 0 + y 00 ) (y − y 0 )2 + (y 0 − y 00 )2 + (y 00 − y)2 = 0.
c) L’ensemble des solutions de y 0 = y sur I sont les fonctions y définie sur R par y(x) = λ ex
avec λ réel.
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274 CHAPITRE 10
∀x ∈ Ix0 , (y 00 + y 0 + y)(x) 6= 0.
Parmi l’ensemble des intervalles ouverts contenant Ix0 , on note O le plus grand, au sens de
l’inclusion, des intervalles ouverts I tels que :
∀x ∈ I, (y 00 + y 0 + y)(x) 6= 0.
Comme y est solution de (E), alors, pour tout x élément de O, on a y 0 (x) = y(x), donc
y(x) = λex avec λ réel
On raisonne par l’absurde.
Supposons que la borne supérieure β de l’intervalle ouvert O soit réelle, alors :
∀x ∈ O, (y 00 + y 0 + y)(x) 6= 0.
L’hypothèse β est réel est fausse, donc β = +∞, on procède de même avec la borne inférieure,
on en déduit que O = R.
La fonction y est solution de l’équation (E) si et seulement si soit y est solution de (E1 ) sur R
soit y est solution de (E2 ) sur R.
La fonction f est solution de l’équation (E) si et seulement si la fonction f est définie sur R
par :
f (x) = λex avec λ ∈ R,
ou bien : √ √
−x x 3 x 3
f (x) = e 2 A cos + B sin avec (A, B) ∈ R2 .
2 2
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CORRIGÉS 275
Les valeurs propres de la matrice A(t) sont 1 et t et les sous-espaces propres associés aux valeurs
propres sont les droites D1 : y = x et D2 : y = 2x.
1 1 2 −1
On pose P = , on a P −1 = , la matrice A(t) est diagonalisable et :
1 2 −1 1
1 0
P −1 A(t)P = .
0 t
D’où :
1 0 1 0
X 0 = A(t)X ⇐⇒ X 0 = P P −1 X ⇐⇒ P −1 X 0 = P −1 X.
0 t 0 t
α
On pose Z = = P −1 X, soit X = P Z, on obtient :
β
0
α = α
0 0 1 0
X = A(t)X ⇐⇒ Z = Z ⇐⇒ ·
0 t
β 0 = tβ
a et2
On obtient Z(t) = t ·
be 2
Les solutions du système sont :
t2
!
a et2 a et + b e
1 1 2
X(t) = P Z(t) = t = t2 avec (a, b) ∈ R2 .
1 2 be 2 a et + 2b e 2
10.40 On remarque en posant z = x + iy que z 00 + 4z = 0 dont les solutions sont les fonctions
z définies sur R par z(t) = A cos(2t) + B sin(2t) avec A et B réels.
On a :
x00 + 4x = −5x − y + 4x = −x − y = −z = −A cos(2t) − B sin(2t).
On résout l’équation différentielle (E) : u00 + 4u = −A cos(2t) − B sin(2t).
On cherche une solution particulière du type u(t) = αt cos(2t) + βt sin(2t), on obtient :
u00 (t) = −4α sin(2t) − 4αt cos(2t) + 4β cos(2t) − 4βt sin(2t) = −4α sin(2t) + 4β cos(2t) − 4u(t).
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276 CHAPITRE 10
A B
∀t ∈ R, x(t) = δ cos(2t) + µ sin(2t) − t sin(2t) + t cos(2t).
4 4
On a posé z = x + y donc y = z − x, soit :
A B
∀t ∈ R, y(t) = (A − δ) cos(2t) + (B − µ) sin(2t) + t sin(2t) − t cos(2t).
4 4
On en déduit les solutions du système :
A B
x(t) = δ cos(2t) + µ sin(2t) − t sin(2t) + t cos(2t)
4 4
∀t ∈ R,
y(t) = (A − δ) cos(2t) + (B − µ) sin(2t) + t sin(2t) − B t cos(2t)
A
4 4
avec A, B, δ, et µ réels.
Après identification, on trouve A = 1, donc les solutions de (E) sont les fonctions z définies sur
R par z(t) = Ae−t + te−t .
Résolvons maintenant (E1 ) : y 0 + y = (A + t)e−t .
On utilise la méthode de la variation de la constante.
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CORRIGÉS 277
On détermine une fonction dérivable u sur R telle que la fonction t 7−→ u(t)e−t soit une solution
de (E1 ), on a :
t2
u0 (t)e−t = (A + t)e−t ⇐⇒ u0 (t) = t + A =⇒ u(t) = + At.
2
Les solutions de (E1 ) sont les fonctions y définies sur R par :
2
t
y(t) = + At + B e−t .
2
2
0 t
On fait de même pour (E2 ) : x + x = y(t) = + At + B e−t .
2
Les solutions du système sont :
3
At2
t
x(t) = + + Bt + C e−t
6 2
2
(A, B, C) ∈ R3 .
∀t ∈ R, t avec
y(t) = + At + B e−t
2
z(t) = (t + A)e−t
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278 CHAPITRE 10
Vérification :
1 x+1
f 0 (x) = −K1 sin x + K2 ch x − 1 + ch x + sh x,
2 2
x+1
f 00 (x) = −K1 cos x + K2 sh x + sh x + ch x.
2
−x + 1 x+1
f 00 (x) + f (−x) = x + ch x + sh x + ch x = x + ch x + sh x = x + ex .
2 2
10.48
Remarques.
• On particularise x = y = 0, on obtient f 2 (0) = 0, donc f (0) = 0.
• La fonction nulle est une solution de l’équation fonctionnelle.
• La fonction f est continue sur R, on applique le théorème de dérivation d’une intégrale
fonction de la borne.
Soient x et y deux réels, les fonctions ϕy et ψx définies sur R par :
Z x+y Z x+y
ϕy (x) = f (t) dt et ψx (y) = f (t) dt,
x−y x−y
• On particularise x = 0, on obtient :
Z y
∀y ∈ R, f (t) dt = 0.
−y
En dérivant, on obtient :
∀y ∈ R, f (y) + f (−y) = 0,
donc la fonction f est impaire.
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CORRIGÉS 279
1
D’où en particularisant x = 0, on obtient f 0 (0) = (f (y0 ) − f (−y0 )) = 2.
f (y0 )
Les fonctions ϕy et ψx sont des sommes et des composées de fonctions dérivables, donc elles
sont dérivables et :
Donc ϕ00y (x) = ψx00 (y), comme ϕ00y (x) = f 00 (x)f (y) et ψx00 (y) = f (x)f 00 (y), alors f est solu-
f (y0 )f 00 − f 00 (y0 )f = 0
tion du problème de Cauchy (P C) : f (0) = 0 ·
0
f (0) = 2
00
y − ay = 0
00
f (y0 )
On pose a = , on obtient (P C) : y(0) = 0 ·
f (y0 )
0
y (0) = 2
On distingue trois cas :
• a = 0, alors y 00 = 0, donc y(x) = αx + β, comme y(0) = 0 et y 0 (0) = 2, alors y(x) = 2x.
• a > 0, on pose a = ω 2 avec ω réel strictement positif, les solutions de y 00 − ω 2 y = 0 sont
les fonctions y définies par y(x) = α ch (ωx) + β sh (ωx), de plus y(0) = α et y 0 (0) = βω, donc
2
l’unique solution y(x) = sh (ωx)·
ω
• a < 0, on pose a = −ω 2 avec ω réel strictement positif, les solutions de y 00 + ω 2 y = 0 sont
les fonctions y définies par y(x) = α cos(ωx) + β sin(ωx), de plus y(0) = α et y 0 (0) = βω, donc
2
l’unique solution y(x) = sin(ωx)·
ω
En conclusion si f vérifie l’équation fonctionnelle (1), alors f peut être l’une des fonctions
suivantes :
2 2
x 7−→ 0, x 7−→ 2x, x 7−→ sh (ωx), x 7−→ sin(ωx).
ω ω
Vérifions que ces fonctions sont solutions de (1).
• Le cas de la fonction nulle est évident.
Z x+y
• Si f (x) = 2x, alors f (t) dt = [t2 ]x+y 2 2
x−y = (x+y) −(x−y) = 4xy = f (x)f (y), la fonction
x−y
f est une solution.
2
• Si f (x) = sh (ωx), alors :
ω
Z x+y x+y
2 2
f (t) dt = ch (ωt) = ch (ω(x + y)) − ch (ω(x − y)) ,
x−y ω2 x−y ω2
Z x+y
2
f (t) dt = 2 ch (ωx)ch (ωy) + sh (ωx)sh (ωy) − ch (ωx)ch (ωy) + sh (ωx)sh (ωy) ,
x−y ω
Z x+y
4
f (t) dt = 2 sh (ωx) sh (ωy) = f (x)f (y),
x−y ω
la fonction f est une solution.
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280 CHAPITRE 10
2
• Si f (x) = sin(ωx), alors :
ω
Z x+y x+y
2 2
f (t) dt = − 2 cos(ωt) = − 2 cos(ω(x + y)) − cos(ω(x − y)) =
x−y ω x−y ω
2
− cos(ωx) cos(ωy) − sin(ωx) sin(ωy) − cos(ωx) cos(ωy) − sin(ωx) sin(ωy) ,
ω2
Z x+y
4
f (t) dt = sin(ωx) sin(ωy) = f (x)f (y),
x−y ω2
la fonction f est une solution.
Nous avons montré que les solutions de l’équation fonctionnelle (1) sont les fonctions :
2 2
x 7−→ 0, x 7−→ 2x, x 7−→ sh (ωx), x 7−→ sin(ωx) avec ω ∈ R∗+ .
ω ω
b) Si λ ∈] − 1, 1[, on suppose qu’il existe un réel R strictement positif et une suite (an )n∈N de
réels tels que :
+∞
X
∀x ∈] − R, R[, f (x) = an x n .
n=0
∞
On sait que la fonction f est C sur ] − R, R[ et :
+∞
X +∞
X
∀x ∈] − R, R[, f 0 (x) = nan xn−1 = (n + 1)an+1 xn .
n=1 n=0
D’où :
+∞
X +∞
X
f 0 (x) = f (λx) ⇐⇒ (n + 1)an+1 xn = an λn xn .
n=0 n=0
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CORRIGÉS 281
soit : Z x Z x
∀x ∈ R f (x) = 1 − 2x f (u) du + uf (u) du.
0 0
La fonction f est continue de R sur R, alors les fonctions :
Z x Z x
x ∈ R 7−→ f (u) du et x ∈ R 7−→ uf (u) du,
0 0
On a f (0) = 1 et f 0 (0) = 0.
La fonction f 0 est dérivable sur R et :
∀x ∈ R f 00 (x) = −2f (x) − f (x) − xf 0 (x) ⇐⇒ f 00 (x) + xf 0 (x) + 3f (x) = 0.
La fonction f est solution du problème de Cauchy suivant :
00
y + xy 0 + 3y = 0
(P ) : y(0) = 1 ·
0
y (0) = 0
Le problème (P ) admet une unique solution.
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282 CHAPITRE 10
On montre aisément que si la fonction f vérifie (P ), alors elle vérifie la relation (1).
Déterminer toutes les fonctions continues de R dans R vérifiant (1) équivaut à résoudre le
problème de Cauchy (P ).
Résolvons l’équation différentielle suivante (E) : y 00 + xy 0 + 3y = 0.
On cherche les solutions développables en série entière.
On suppose qu’il existe une suite de réels (an )n∈N et un réel R strictement positif tel que :
+∞
X
∀x ∈] − R, R[, y(x) = an xn .
n=0
Des propriétés des séries entières on déduit que sur l’intervalle de convergence on a :
+∞
X +∞
X
∀x ∈] − R, R[, y 0 (x) = nan xn−1 et y 00 (x) = n(n − 1)an xn−2 .
n=1 n=2
Soit :
+∞
X +∞
X
∀x ∈] − R, R[, xy 0 (x) = nan xn et y 00 (x) = (n + 2)(n + 1)an+2 xn .
n=0 n=0
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EXERCICES 283
αn+1 2n + 3
Donc lim = lim = 0.
n−→+∞ αn n−→+∞ (2n + 2)(2n + 1)
On déduit du critère de d’Alembert pour les séries entières que le rayon de convergence de cette
série est infini.
X X
La série αn un converge sur R, donc, pour tout réel x, la série a2n x2n converge.
n≥0 n≥0
X 2n
Le rayon de convergence de la série a2n x est infini.
n≥0
La solution de (1) est la fonction f développable en série entière définie sur R par :
+∞
X (2n + 1)(2n − 1)· · · · · 3 2n
f (x) = (−1)n x .
n=0
(2n)!
On a :
(2n + 1)(2n − 1) · · · 3 2n + 1 2n + 1
= = n ·
(2n)! (2n)(2n − 2) · · · 2 2 n!
Soit :
+∞ n X+∞
X (−1)n x2 (−1)n
f (x) = + n−1
x2n .
n=0
n! 2 n=1
2 (n − 1)!
Comme :
+∞ +∞ +∞ n
X (−1)n 2n
X (−1)n+1 2n+2 2
X (−1)n x2
x = x = −x ,
n=1
2n−1 (n − 1)! n=0
2n n! n=0
n! 2
alors :
x2
∀x ∈ R, f (x) = (1 − x2 ) e− 2 .
Il existe une unique fonction continue qui vérifie (1), c’est la fonction f définie sur R par :
x2
f (x) = (1 − x2 )e− 2 .
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