Rapport PFA2 - Mayssa NEJI
Rapport PFA2 - Mayssa NEJI
Réalisé par :
Mayssa NEJI
Classe : 2AGI3
Encadré par :
Encadrant organisme d’accueil : M. Bilel GRITLI
Tout d’abord, j’exprime mes remerciements les plus sincères aux employés de la société
COFICAB Tunis pour leur coopération tout au long de la durée de mon stage et sans qui je
n’aurais pas pu réaliser mon projet.
Egalement, je remercie mon encadrant au sein de la société COFICAB Tunis, monsieur Bilel
GRITLI, pour sa confiance, son encadrement et ses conseils constructifs.
Je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance à mes encadrants à l’ENIT, madame Nadia
BAHRIA et monsieur Chérif SADFI pour leurs précieux conseils et leurs suivis incessants et
qui ont prêté mains fortes en vue de garantir la bonne réalisation de ce projet de fin de deuxième
année.
Enfin, j’adresse mes vifs remerciements pour les honorables membres du jury qui ont accepté
d’évaluer mon travail.
I
1. Résumé
Nous entamerons notre rapport par une présentation de l’entreprise suivi par une
analyse des failles existantes en ayant recours aux outils de diagnostic appropriés :
QQOQCCP, le diagramme d’ISHIKAWA et les 7 MUDAS.
II
Table des matières
Remerciements ..........................................................................................................................I
Résumé ..................................................................................................................................... II
III
2.2.1. Analyse des indicateurs de performance ................................................................. 15
IV
4.4.2. Premier résultat et constatations ............................................................................. 37
V
Liste des figures
VI
Figure 4.2 : Les affiches 5S au sein de l’usine ......................................................................... 36
Figure 4.3 : Visualisation des résultats de l’audit .................................................................... 38
Figure 4.4 : Libération des passages encombrés ...................................................................... 39
Figure 4.5 : Amélioration du marquage au sol ......................................................................... 40
Figure 4.6 : Rangement du bac à déchet de cuivre ................................................................... 40
Figure 4.7 : Support d’outils démontable et caisse d’outils ..................................................... 40
Figure 4.8 : Campagne de nettoyage ........................................................................................ 41
Figure 4.9 : Panneau d’affichage des KPI ................................................................................ 42
Figure 4.10 : Panneau d’affichage des 5S ................................................................................ 42
Figure 4.11 : Parc mal organisé ................................................................................................ 43
Figure 4.12 : Parc encombré .................................................................................................... 43
Figure 4.13 : Le carrousel Intermat [Kardex, 2019] ................................................................ 43
Figure 4.14 : Grille d’évaluation des risques [Weber, 2012] ................................................... 45
Figure 4.15 : Schématisation du résultat de l’audit interne ...................................................... 48
VII
Liste des tableaux
VIII
Liste des abréviations
MO : Main d’Œuvre
PE : Polyéthylène
PP : Polypropylène
RT : Running Time
SE : Speed Efficiency
IX
Introduction générale
1
Chapitre 1 : Organisme d’accueil
2
1.1. Introduction
COFICAB est une entreprise spécialisée dans la conception et la vente des câbles automobiles
ainsi que la recherche et le développement dans le secteur de l’industrie automobile. Occupant
le troisième rang dans son secteur à l’échelle mondiale, COFICAB s’empare de 30% du marché
européen et de plus que 13% du marché mondial.
Dans ce chapitre, nous allons commencer par une présentation générale de COFICAB dans le
monde dans un premier lieu et en Tunisie dans un second lieu. Par la suite, nous allons exposer
le processus de fabrication des câbles automobiles, et nous finissons par une présentation du
cadre de notre projet.
3
Figure 1.1 : Les sites de COFICAB dans le monde
La figure 1.3 indique les différents sites de production de COFICAB dans le monde ainsi que
leurs dates d’implantation.
COFICAB a élargi son secteur d’activité en Tunisie en inaugurant une nouvelle usine en 2009
située à Medjez EL BEB, autre que COFICAB Tunis.
4
1.2.3. Présentation de COFICAB Tunis
COFICAB Tunis, première filiale du groupe COFICAB dans le monde, est une société
anonyme fondée en 1992 par monsieur Hichem ELLOUMLI et dont le capital est de 2200
Milles Dinars. Son siège social est situé à la zone industrielle de Sidi Hassine, Tunis.
COFICAB emploie aujourd’hui 394 employés dont 196 permanents et 188 contractuels
[Document interne].
1.2.3.1. Organigramme
La hiérarchie chez COFICAB Tunis est bien organisée et structurée et repose essentiellement
sur la coopération entre les différents départements et le travail en équipe dans le but d’atteindre
les objectifs de l’entreprise.
La structure hiérarchique de COFICAB Tunis est présentée dans l’organigramme de la figure
1.4.
5
Direction d'Usine
Ingénieur de
production
Machiniste
Machiniste Machiniste
Tréfilage (15) Tordonnage Manoeuvrié (4)
Ebauche (3)
(24)
6
1.2.3.2. Gamme des produits de COFICAB Tunis
COFICAB Tunis est spécialisée dans la fabrication de différents types de câbles électriques
selon le besoin du marché. Sa production repose essentiellement sur une gamme de produits
diversifiés notamment les 6 types de câbles cités ci-dessous :
Les câbles standards ;
Les câbles spéciaux ;
Les câbles batteries ;
Les câbles Fluore ;
Les câbles torsadés ;
Les câbles irradiés.
Figure 1.5 : les clients indirects de Figure 1.6 : Les clients directs de
COFICAB COFICAB
7
Actuellement, la direction est en phase d’élaboration d’une stratégie pour remplacer le cuivre
par l’aluminium dans le but de réduire les coûts de fabrication ainsi que la consommation des
voitures en fuel.
De ce fait, la société a réussi à remporter plusieurs prix dont on cite principalement : le premier
prix national de qualité en 2016 ainsi que le prix Pinnacle pour l’excellence des fournisseurs
décerné par Delphi en 2016.
Les certifications obtenues par COFICAB sont :
ISO 9001 version 2015 qui définit les normes du système de management de qualité.
IATF 16949 qui concerne la démarche qualité dans le secteur de l’automobile.
ISO 14001 version 2015 qui concerne la maitrise du système de management
environnemental [Site COFICAB].
8
Botte en cuivre de 8mm
Ebauche
Fut en cuivre de 1.76 mm
Tréfilage
Tordonnage
Extrusion
Câble isolé de couleur et de sections bien déterminées
Contrôle Non-conformité
qualité
Conformité
Dévidage
Stockage
Dans le but de mieux comprendre le processus de production des câbles électriques au sein de
COFICAB Tunis, nous allons poursuivre par une description des différents ateliers et de leurs
fonctionnements.
9
1.3.1. Section Ebauche
Au début du processus de fabrication, l’opération d’ébauche est considérée la plus critique vu
l’existence d’une seule machine dans l’usine. Cette opération est réalisée à l’aide d’une
tréfileuse mono-fil dont le principal rôle est de réduire le diamètre du fil de cuivre : le passage
d’un diamètre de 8mm à un diamètre de 1.76mm comme l’indique la figure 1.8.
Cette réduction progressive du diamètre est le résultat du passage successif du fil de cuivre à
travers dix filières en diamant de différents diamètres : une opération d’allongement mécanique
ait lieu. Les câbles en cuivre nus en sortie de l’ébaucheuse sont enroulés dans des paniers
appelés fûts métalliques comme le démontre la figure 1.9.
10
Chez COFICAB, il existe deux types de
tréfileuses multi-fils et ce selon l’alimentation
simultanée en nombre de brins :
4 Tréfileuses à 24 brins : TFE05
(figure 1.10), TFE06, TFE04 et
TFE07
Une tréfileuse à 16 brins : TFE03
La figure 1.11 illustre les différents passages
du brin lors de la phase de tréfilage à travers
les composants de la tréfileuse :
Figure 1.10 : La TFE05
11
1.3.4. Section d’isolation
L’opération d’isolation qui eut lieu au
sein de la zone d’isolation, décrite dans
la figure 1.13, permet d’isoler les brins
de cuivres tordonnés grâce à un
revêtement par un matériau isolant: le
PE, le PVC ou le PP. L’atelier comporte
8 lignes d’extrusion. Cette opération
aboutit à la production du produit fini :
câble isolé de différentes couleurs selon
la demande des clients.
Lors du passage du câble à travers
l’extrudeuse, un contrôle qualité
Figure 1.13 : Zone d’extrusion s’effectue dans le but de déterminer les
non conformités ainsi que leurs
positions exactes dans un rapport. Les bobines conformes sont transférées au magasin de
stockage tandis que les autres sont transférées à la zone de dévidage.
La figure 1.14 présente le schéma du procédé de l’extrudeuse.
12
Figure 1.15 : Zone de dévidage
1.5. Conclusion
Dans ce premier chapitre, nous avons opté à une présentation de l’organisme d’accueil ce qui
nous a permis de nous familiariser avec l’environnement de travail ainsi que les différentes
phases de fabrication des câbles automobiles au sein de COFICAB Tunis. Ensuite, nous avons
présenté le cadre du projet que nous allons traiter tout au long de rapport.
Dans le deuxième chapitre, nous allons procéder à une étude détaillée du milieu de travail afin
de cibler les pistes d’amélioration.
13
2. Chapitre 2 : Etude de l’existant
14
2.1. Introduction
Le chapitre suivant a pour objectif de diagnostiquer l’état actuel de l’usine de COFICAB
Tunis et en particulier l’atelier de tréfilage, et ce afin de prendre les mesures correctives
nécessaires qui seront exposées dans les chapitres qui suivent.
Nous allons entamer cette étude par une analyse des indicateurs de performance suivie par une
application des différents outils du Lean management. Cette analyse approfondie va nous
permettre de déceler les anomalies existantes dans l’atelier de tréfilage. Finalement, nous
définissons un plan d’action pour faire face aux dysfonctionnements identifiés.
Temps brut : le temps de fonctionnement d’une machine pendant lequel elle produit des
bonnes et mauvaises pièces.
Temps requis : le temps de disponibilité de la machine y compris les temps d’arrêts non
planifiés et en soustrayant les arrêts programmés [Gatti, 2003].
Temps Brut
RT (Eq 1. 1)
Temps requis
15
2.2.1.3. Analyse de l’existant
La direction de COFICAB a mis en place des objectifs à atteindre pour l’année 2018 au niveau
du RT et SE de l’atelier de tréfilage et qu’elle a réussi à dépasser comme l’indique le tableau
2.1.
Le taux de
85% 85.79% 87%
disponibilité RT
Le rendement de
95% 98% 100%
vitesse SE
2.2.2. QQOQCCP
2.2.2.1. Définition
Considérée comme l’une des méthodes les plus simples et efficaces pour rassembler les
données, les structurer et détecter les problèmes existants, cette technique rappelle les
questions fondamentales auxquelles doit répondre une équipe de travail avant d’aboutir à des
solutions. « QQOQCCP » est l’acronyme de :
16
« Pourquoi ? » : La détection des facteurs et des causes qui ont déclenché cette
situation. [Hufman, 2013a].
2.2.2.2. Application
Le tableau 2.2 résume l’application de la méthode de QQOQCCP au sein de notre périmètre
de travail :
Tableau 2.2 : La méthode QQOQCCP
QQOQCCP Application
- Temps de changement des bobines et des filières important
(45 minutes en moyenne)
QUOI
- Problème de gaspillage
- Manque d’organisation au niveau de l’atelier
- Le département de production.
QUI - Le responsable production, les chefs d’équipes les agents de
processus et les machinistes.
Où Dans l’atelier de tréfilage de la zone métal.
QUAND 3 mois
COMMENT Par une application de la méthode SMED et 5S
COMBIEN Augmenter le RT jusqu’à 87% et le SE jusqu’à 100%.
POURQUOI Pour améliorer son système de production.
17
Figure 2.1 : Les 7 MUDAS [SESA, 2019]
Muda de surproduction : Une surproduction génère des coûts de stockage inutile ainsi
qu’un encombrement au niveau des zones de stockage.
Muda d’attente : Les pièces en attente sont assimilées à des pièces en stock ainsi toute
attente dût à un arrêt non programmé ou un changement de série est considérée comme
gaspillage.
Muda de transport : Le transfert d’une pièce d’une machine à une autre est considéré
comme un gaspillage vue qu’aucune valeur ajoutée ne lui a été additionnée.
Muda de stock : Des stocks inutiles augmentent considérablement les coûts de
mobilisation et encombrent l’espace.
Muda de déplacement : L’ergonomie des postes, l’approvisionnement et les
aménagements des ateliers peuvent provoquer des allées et venues inutiles
Muda de traitement : Des opérations superflues et des usinages inutiles peuvent exister
lors du processus de fabrication d’un produit.
Muda de rebuts-rejets : Les pièces défectueuses ainsi que le gaspillage de la matière
première créent des coûts supplémentaires que l’entreprise doit supporter [Fontanille
et al].
18
Tableau 2.3 : Les MUDAS au sein de l’atelier de tréfilage
19
Milieu Main d’œuvre
Manque de motivation
Manque de formations
21
Défaillance Description et impact Solution
tâches et augmentent la - Impliquer les ouvriers dans
durée de temps gaspillée. ce chantier
- Une source de - Sensibiliser les ouvriers
démotivation quant à l’importance du
nettoyage et de
l’organisation
Ainsi et suite à cette étude de l’existant, nous allons nous focaliser dans un premier lieu sur la
résolution des problèmes en relation avec le chantier SMED principalement la perte du temps
lors des déplacements inutiles.
Egalement, nous allons traiter les défaillances telles que l’espace mal organisé, le manque de
propreté, le manque de motivation et l’encombrement au niveau du parc de tréfilage et ce à
travers la mise en place d’un chantier 5S.
2.4. Conclusion
Dans ce chapitre, nous nous sommes focalisés sur l’atelier de tréfilage de la zone métal, notre
champ d’étude, afin de déceler les principaux problèmes existants. L’étude des indicateurs de
performance SE et RT utilisés au sein de l’atelier de tréfilage ainsi que l’application des
différents outils de Lean management (QQOQCCP, les 7 MUDAS et le diagramme
d’ISHIKAWA), nous ont permis de détecter les différents problèmes qui sont à l’origine de
l’augmentation du temps de changement d’outils.
Dans le chapitre suivant, nous allons mettre en place un chantier SMED afin de réduire le
temps de changement de bobines et de filières de la machine de tréfilage et d’augmenter ainsi
la productivité.
22
1. Chapitre 3 : Chantier SMED
2.
23
3.1. Introduction
Tout au long de ce chapitre, nous allons aborder la thématique de réduction des temps d’arrêts
des tréfileuses lors du changement d’outils en ayant recourt à la méthode SMED qui nous
permettra d’agir sur les failles décelées dans le chapitre précédent d’une part et d’augmenter la
productivité d’une autre part.
Tout d’abord, nous allons entamer par une présentation de la démarche SMED ainsi que ses
différentes étapes. Puis, nous allons poursuivre par une application de cette méthode dans
l’atelier de tréfilage, pour finalement conclure quant à l’efficacité de cette méthode dans
l’atelier de tréfilage en termes de gain apporté.
1.Analyser
3.Convertir
24
3.2.2.1. Analyser
Il est indéniable d’entamer l’application de la SMED par une analyse du processus par
l’identification des opérations de changement d’outils, des durées ainsi que la détection des
failles.
3.2.2.2. Dissocier
Cette phase consiste en la séparation des opérations externes des opérations internes.
3.2.2.3. Convertir
Dans le but de réduire les temps de changement de séries, la méthode SMED veille à convertir
toute opération interne possible de la réaliser préalablement lorsque la machine est en état de
fonctionnement en opération externe.
3.2.2.4. Réduire
L’étape de réduction ou de rationalisation des opérations consiste essentiellement en la
réduction de la durée des actions et ce en éliminant les opérations inutiles et en réorganisant et
optimisant le reste des opérations ainsi que celles qui précédent le changement d’outils [Fetzer
et Demeuldre, 2013]. .
25
Tableau 3.1 : Les étapes du changement d’outils de la tréfileuse
26
Temps Temps Nombre de
N° La séquence
moyen écoulé MO
27 Démarrer la machine 25s 43min 55s 1
Total 43min 55s
Temps Classification
N° La séquence
moyen Interne Externe Gaspillage
1 Appuyer sur le bouton « arrêt » 12s
2 Enlever la bobine finie 32s
3 Placer la bobine finie dans les raies 7s
4 Apporter une bobine vide 20s
5 Mettre en place la bobine vide 50s
6 Fermer les bobinoirs 7s
7 Ouvrir le rideau et le recuiseur 30s
8 Instruction du superviseur 50s
9 Se référer à la fiche pilote 10s
10 Programmer les paramètres 2min
11 Charger la recette 25s
12 Couper les fils 40s
13 Jeter les fils coupés 53s
14 Enlever les anciennes filières 43s
Placer les anciennes filières sur la
15 20s
plaque.
16 Ouvrir le sac des filières 30s
17 Mettre en place le jeu de filière
Assurer l’allongement des fils 14 min
18 manuellement en les passants par les
filières.
27
Temps Classification
N° La séquence
moyen Interne Externe Gaspillage
Assurer le passage des fils au niveau 11min
19
recuiseur. 46s
20 Répartir les fils au niveau bobinoirs. 55s
Vérifier la pression des bobinoirs
21 60s
alimentation des bobines.
Répartir brin par brin les fils au
22 2min
niveau du recuiseur
23 Fermer le rideau de la tréfileuse. 30s
Vérifier l’alignement des fils au 2min
24
niveau des bobinoirs. 20s
Vérifier les fils au niveau du 1min
25
recuiseur. 30s
26 Fermer le recuiseur 30s
27 Démarrer la machine 25s
Chronométrage final 34min 43s 4min 22s 4min 50s
La figure 3.2 présente la dissociation des opérations de changement des bobines et des filières.
11%
9,95%
79,05%
28
3.3.4. Conversion des étapes
Après la distinction effectuée lors de l’étape précédente, nous allons procéder à une mise en
œuvre de la classification déjà établie. Cette troisième étape, comme l’indique le tableau 3.3,
nous a permis d’éliminer les étapes 8,9,13,15,24 et 25 jugées inutiles au bon déroulement du
processus. Les étapes 3, 4, 10, 11,16 et 21 ont été converties en des étapes externes. Cette étape
a permis de réduire environ 9.2 minutes du temps de changement de séries dont 4.85 minutes
ont été des actions inutiles.
0
100,00% 9,95%
90,00% 11%
80,00%
70,00%
60,00%
100,00%
50,00%
79,05%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
Avant SMED Après SMED
Interne Externe Gaspillage
29
Tableau 3.4 : Conversion des séquences
30
3.4. Résultat de la démarche SMED
Suite à l’application de la démarche SMED, nous allons poursuivre par une étude des gains
apportés suite à l’application de ce chantier. En estimant une moyenne minimale d’un
changement d’outils par machine par jour, nous constatons que pour 5 changements journaliers
nous allons gagner en termes de production horaire :
5 changements/jour 9.2 minutes = 46 minutes/jour.
Nous considérons que :
Le diamètre moyen de changement des filières D est de 20mm.
La vitesse moyenne de la tréfileuse est égale à 28 m/s.
La production journalière de l’atelier de tréfilage est de 50 Tonnes /jour
Ainsi, le gain dans la longueur des brins produits par l’atelier de tréfilage est :
28 m/s 46 minutes/jour 60s = 77280 m/jour =77.280 Km/ jour
Un gain de 77.280 Km /jour représente 0.52 Tonnes en acier, c’est à dire 1.03% de la
production journalière de cet atelier.
Pour convertir la longueur en poids, les ingénieurs de COFICAB utilisent la formule suivante :
Poids D 2 L 6.978 n (Eq 3.1)
Tel que :
- n : Nombre de brins de la tréfileuse (égal à 21 en moyenne)
- L : Longueur en Km
- D : Diamètre moyen des filières
De ce fait, le gain annuel en acier est de 192.07 Tonnes.
En outre, une heure de tréfilage coûte à COFICAB aux alentours de 300 euros, ainsi le gain
financier par jour pour 46 minutes serait égal à 230 euros. Sur une échelle annuelle,
COFICAB va économiser 85330 euros soit une somme équivalente à 300000TND.
Le tableau 3.5 synthétise l’apport du chantier SMED au sein de l’atelier de tréfilage sur
l’entreprise :
31
Tableau 3.5 : Impact du chantier SMED
Comme nous venons de le constater, cette augmentation en heures de production a pour effet
d’augmenter la productivité de l’atelier et d’avoir ainsi une cadence plus élevée que celle
produite actuellement.
De plus, cette démarche nous permet d’atteindre les objectifs fixés auparavant quant aux
indicateurs de performance. En effet, en augmentant le temps de fonctionnement de la machine,
suite à la diminution des temps d’arrêt de changements d’outils, nous allons augmenter
systématiquement le RT de façon à atteindre 86.45%.
Cette évolution de 85.79% à 86.45% nous a permis de se rapprocher plus de l’objectif visé de
87%. De même, une éventuelle amélioration du SE vu l’augmentation de la quantité réelle
produite au sein de l’atelier de tréfilage. De ce fait, nous recommandons de prendre en compte
d’autres mesures amélioratives.
3.5. Recommandation
Nous avons indiqué à travers le tableau 3.1 le nombre de main d’œuvres impliqué lors du
changement de séries et les mesures des temps requis.
D’autres mesures ont démontré que plus le nombre de machinistes évolue plus le temps de
changement de série diminue.
La figure 3.4 présente trois différentes mesures selon le nombre de MO pour les cas suivants :
Cas 1 : Un machiniste avec une intervention d’un ou de deux autres machinistes en
alternance (le cas déjà traité dans la partie précédente).
Cas 2 : 2 machinistes tout au long du processus de changement.
Cas 3 : 2 machinistes avec une intervention d’un troisième à partir de l’instant 14:20 ;
les détails de chronométrage sont mentionnés dans l’annexe 1.
32
Durée du changement d'outils
33.25 Minutes
38.6 Minutes
43.9 Minutes
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
3.6. Conclusion
Suite à l’implantation du chantier SMED, nous avons réussi à réduire le temps de changement
de séries de la tréfileuse de 43.9 minutes à 34.72 minutes soit 20.95%. Egalement, cette
réduction permettra à COFICAB Tunis de réaliser un gain annuel financier équivalent à
300000TND et de se rapprocher encore plus des objectifs qu’elle a définis concernant le RT et
le SE au sein de l’atelier de tréfilage. L’application du SMED permettra à l’entreprise de mettre
en place des standards de changement d’outils bien définis et facilitera ainsi le processus de
fabrication aux ouvriers.
Dans le chapitre qui suit, nous allons mener des actions d’amélioration au sein de l’atelier de
tréfilage dans le but de renforcer l’organisation et de consolider l’application du chantier
SMED.
33
4. Chapitre 4 : Chantier 5S
34
4.1. Introduction
Dans le but de créer un milieu de travail ergonomique, pratique et sécurisé pour les employés
tout en assurant l’existence des conditions nécessaires à la bonne implantation de la démarche
SMED, nous allons poursuivre la mise en œuvre des actions correctives dans une optique
d’amélioration continue, et ce à travers l’implémentation d’un chantier 5S.
Dans un premier temps, nous allons présenter la méthodologie des 5S ainsi qu’une mise en
situation de l’état existant. Par la suite, et avant de lancer les actions d’amélioration, nous
opterons à une création de checklists pour une évaluation initiale. Finalement, nous allons
proposer des actions à entretenir à moyen court terme et qui permettront à COFICAB
d’atteindre une évolution nette.
35
4.2.2.2. SEITON
SEITON : Situer et Ranger les outils gardés lors de la phase précédente d’une manière
organisée selon la fréquence d’utilisation dans le but de réduire les temps de déplacement et de
faciliter les recherches selon le principe de « une place pour chaque chose et chaque chose à
sa place ».
4.2.2.3. SEISO
SEISO : Scintiller et nettoyer les postes de travail : les outils, les équipements et les machines
afin de pouvoir détecter plus facilement les sources d’anomalie et favoriser ainsi les conditions
et la qualité du travail.
4.2.2.4. SEIKETSU
SEIKETSU : Standardiser et respecter les trois phases précédentes et ce en leur créant un cadre
formel et en définissant d’une manière explicite, simple et compréhensible par tous les ouvriers
afin de maintenir l’ordre.
4.2.2.5. SHITSUKE
SHITSUKE : Suivre et enraciner les bonnes pratiques et les nouvelles habitudes mises en
place en veillant à leur pérennité et à leur respect au sein de l’entreprise. Evidemment, il est
indéniable de mener des actions correctives en cas de détour ou de les améliorer en fonction du
progrès accompli [Hufman, 2013b].
36
De plus, un déménagement des lignes des différents ateliers de la zone métal, soit un
changement d’orientation de la position horizontale à une position verticale, impose une mise
à jour des standards des 5S déjà mis en place.
De ce fait, et afin d’améliorer davantage le taux de productivité et d’implanter les bonnes
pratiques au sein des ateliers, la direction de production a pris la décision de lancer ce chantier.
Sur un total de 250 points, plus le score final est élevé plus l’atelier est engagé et conforme
aux exigences de la méthode des 5S. Les icônes du tableau 4.2 seront affichés dans l’atelier
avec le résultat de contrôle afin de faciliter l’interprétation à tous les employés.
Tableau 4.2 : Affichage des résultats
37
Tableau 4.3 : Les scores de l’audit interne à l’état initial
5S Titre Points
S1 Eliminer l’inutile « Eliminer les objets inutiles du poste » 30
S2 Ranger « Organiser le poste de travail » 26
S3 Nettoyer « Nettoyer les causes de saleté » 36
S4 Standardiser « Standardiser les bonnes méthodes de travail » 38
S5 Maintenir « Maintenir l’application des règles» 26
Score 5S 156
38
Améliorer l’organisation de l’atelier ;
Garantir une meilleure qualité des produits ;
Assurer une bonne ergonomie des postes de travail ;
Adopter les bonnes éthiques du travail ;
Agir sur la sécurité des ouvriers.
4.4.3.2. Constituer une équipe du chantier
L’implication du personnel de COFICAB est une phase primordiale pour garantir la réussite
et la pérennité de ce chantier. Ainsi, nous avons opté, comme première étape, à constituer une
équipe responsable de ce projet formée par :
Un stagiaire de l’ENIT
Un responsable production
Un responsable 5S
Un chef de production
Des machinistes
Des agents de nettoyage
Après 5S
39
Ranger
Afin de renouveler le traçage au sol principalement au niveau des machines, vu le changement
qui a eu lieu du lay-out de l’usine, nous avons passé des bons de commande des bandes de
marquage « ORGATEX Long Life » afin d’aboutir à un résultat similaire à celui présenté dans
la figure 4.5.
Après 5S
Ensuite, nous avons placé les éléments qui étaient mal positionnés dans leur place comme
l’indique la figure 4.6.
Après 5S
Après 5S
Standardiser
Les principes de la méthodologie des 5S sont déjà affichés au sein de l’usine sous forme de
panneau comme présenté dans la figure 4.9. Néanmoins, leur nombre ne dépasse pas les 4
panneaux répartis sur toute l’usine. De ce fait, nous avons opté à proposer une augmentation de
ces panneaux dans un premier lieu et à les placer dans les endroits les plus fréquentés par les
ouvriers dans un second lieu.
Nous avons également constaté la présence d’un tableau d’affichage réservé aux indicateurs
de performance non exploité comme illustré dans la figure 4.10 ; problème que nous avons
signalé au responsable. Il serait plus judicieux de mettre à jour quotidiennement ces indicateurs
dans le but de motiver les employés pour fournir plus d’efforts.
41
Figure 4.9 : Panneau d’affichage des 5S Figure 4.10 : Panneau d’affichage des KPI
Maintenir et enraciner
Dans le but d’enraciner cette culture parmi les bonnes pratiques de travail au sein de l’usine,
nous sommes arrivés à convaincre le responsable 5S quant à l’importance de l’affichage des
check-lists ainsi que les résultats d’audit d’une manière simple et compréhensible. Egalement,
il est recommandé d’augmenter la fréquence des campagnes de nettoyage collectives qui sont
planifiées d’une manière bimensuelle.
Il serait préférable d’augmenter le nombre de formations en 5S étant donné que COFICAB
organise actuellement deux formations annuellement ce qui se reflète sur leur gestion et
organisation des règles des 5S.
De plus, l’une des principales causes du non-maintien de cette démarche selon le responsable
5S est le manque de suivi, tel qu’il est le seul à effectuer les contrôles au sein de l’usine.
Remédier à ce manque d’effectif serait une solution pour accomplir cette dernière étape qui
s’avère être la plus importante.
42
4.5. Recommandations et perspectives
4.5.1. Gestion de l’encombrement du parc de tréfilage
Nous avons pu détecter le problème d’encombrement au niveau des raies du parc de tréfilage
lors de notre analyse de l’existant au sein de l’atelier. Les figures 4.11 et 4.12 présentent l’état
actuel du parc.
Dans le but de résoudre ce problème, nous recommandons dans un premier temps de séparer
et d’organiser les bobines vides de celles remplies.
Par ailleurs, et dans le but d’augmenter la capacité de stockage du parc tout en optimisant
l’espace utilisé, nous proposons l’implantation du système « carrousel Intermat », présenté dans
la figure 4.13, et qui permettra un stockage d’une façon verticale. La hauteur de ce modèle
pourra atteindre les 15 mètres d’où sa forte capacité de stockage.
43
4.5.2. Motivation des employés
Dans le but d’améliorer la productivité des employés et leur sens d’appartenance et
d’engagement envers COFICAB, il est indéniable de les motiver et de les pousser à accomplir
leurs tâches parfaitement.
Il est recommandé d’impliquer les ouvriers dans la prise de décisions qui concernent leur
environnement de travail influant ainsi sur leur rendement. Egalement, nous proposons
d’attribuer des rémunérations en guise de prime trimestrielle pour les personnes ayant fait
preuve d’organisation au niveau de leur poste de travail, de dévouement et de prise d’initiative.
Il serait également possible d’élire un membre du mois et qui aura la chance de bénéficier d’une
récompense.
Comme acte d’appréciation et de reconnaissance, organiser des réceptions collectives lors des
périodes des fêtes serait une source de motivation pour les employés d’une part, et aura un
impact positif sur le côté relationnel de façon à améliorer leur esprit d’équipe.
4.5.3. Sécurité
La méthodologie 5S s’intéresse également à la sécurité au travail puisqu’elle permet de réduire
d’une manière considérable l’exposition des employés aux risques et enraciner chez eux la
conscience professionnelle et les bonnes pratiques.
En s’alignant avec la vision d’amélioration continue chez COFICAB, le département sécurité
tend à améliorer son système et ce en réduisant le nombre d’accidents de travail et en prenant
les mesures de prévention nécessaires. Il serait également intéressant d’organiser des
formations d’initiation aux risques du milieu de travail étant donné que six accidents ont eu
lieu en 2018 au sein de l’entreprise, soit un taux de fréquence de 7.5% tel qu’il est calculé
selon la formule 4.1.
Pour évaluer la priorité de traitement des risques liés à la sécurité des ouvriers, nous avons
eu recours à une classification selon le degré de gravité (G) et le niveau de fréquence (F)
comme l’indique la figure 4.14 et pour aboutir ainsi à une évaluation du risque. L’indice R est
calculé selon l’équation 4.2.
R G F (Eq 4.2)
44
Figure 4.14 : Grille d’évaluation des risques [Weber, 2012]
Les tableaux 4.4 et 4.5 présentent consécutivement les significations des cotations des
différents niveaux de gravité ainsi que celles des fréquences d’exposition [Weber, 2012].
45
Tableau 4.6 : Risques et mesure préventives
46
Risque G F P Impact Mesures préventifs
47
Le tableau 4.6 présente les principaux risques au sein de COFICAB Tunis ainsi que les
mesures préventives ou d’amélioration. D’après les différentes cotations de gravité et de
fréquence qui ont été définies, nous avons constaté que les problèmes liés au bruit des machines
ainsi qu’à la manipulation sont prioritaires. Ainsi les mesures les plus urgentes à adapter sont
celles liées aux risques prioritaires de degré 1. En deuxième priorité, nous avons identifié les
risques liés aux passages encombrés, les risques électriques et d’incendie qui doivent être traités
ainsi que les mesures préventives nécessaires qui doivent être prises.
Même si le port des outils de sécurité tels que les gants est obligatoire, la majorité des ouvriers
préfèrent de ne pas les mettre sous prétexte qu’ils ralentissent leurs actes et augmentent ainsi le
temps de changement de séries. De ce fait, et dans le but de les encourager à respecter les règles
de sécurité et d’apprendre les bonnes pratiques, il serait recommandé de proposer aux ouvriers
une prime de sécurité et de les pénaliser en cas de non-conformité.
48
Malgré un notable progrès pour le nettoyage et le maintien des règles des 5S, nous
recommandons de prendre des mesures plus sévères afin de s’aligner avec l’optique
d’amélioration continue de la direction de COFICAB.
4.6. Conclusion
Tout au long de ce chapitre, nous nous sommes intéressés à la mise en place du chantier 5S
ainsi que les mesures correctives prioritaires qui s’y accompagnent.
La première phase du chantier a consisté à l’évaluation de l’état initial au sein de l’atelier de
tréfilage et ses alentours et ce au moyen des check-lists que nous avons élaborées.
Dans une seconde phase, nous avons opté à prendre des mesures correctives, immédiates ou à
court et moyen terme. En outre, nous avons proposé des recommandations que nous avons
jugées utiles telles l’élimination des imperfections pour l’amélioration du processus de
fabrication chez COFICAB.
Par la suite, nous avons abordé les dysfonctionnements liés à la sécurité des employés en
évaluant les risques dont ils y sont exposés et en présentant les mesures préventives nécessaires.
Finalement, nous avons évalué la valeur ajoutée que va réaliser la mise en place du chantier
5S en se référant à toutes les mesures prises et recommandations. Une évolution de 29.6% sera
enregistrée grâce à cette étude.
49
Conclusion générale
50
Finalement, nous considérons que les gains achevés par l’application des chantiers SMED et
5S dans l’atelier de tréfilage seront une base d’appui pour la duplication de ces chantiers sur
tout le périmètre de l’usine.
51
Références bibliographiques
[Eaton , 2013] : M. Eaton, The Lean Practitioner’s Handbook. Kogan Page, 2013.
[Gallaire, 2008] : J.-M. Gallaire, Les outils de la performance industrielle, 1ère édition.
Editions d’Organisation, 2008.
[Hufman, 2013a] Christian Hufman: Lean management. Edition Eyrolles, deuxième tirage :
ADBS, 2013. ISBN 978-2-212-55381-9.
[Kardex, 2019] Site web de la société Kardex, [consulté le 14 Mars 2019]. Disponible sur le
Web : < https://www.kardex-remstar.be/be-fr/remstar-produits/marchandises-
lourdes/intermat/stockage-de-bobines-de-cables.html >
[SESA, 2019] Site web de la société SESA system, [Consulté le 12 Février 2019]. Disponible
sur le Web : < https://www.sesa-systems.com/fr/content/les-chantiers/muda-reduction-des-
gaspillages-par-le-management-visuel>.
52
[Signals, 2019] Site web de Signal La rochelle, [consulté le 14 Mars 2019]. Disponible sur le
Web : < https://www.signals.fr/pictogramme-magnetique-diagramme-lean.html >.
[Site COFICAB, 2019] Site web de l’entreprise COFICAB, [consulté le 20 Février 2019].
Disponible sur le Web : < http://www.coficab.com/fr/ >.
[Weber, 2012] Pascal Weber, Construire une grille d’analyse des risques, Technique de
l’ingénieur, 2012 [Consulté le 28 Mars 2019], Disponible sur le Web : <http://www.techniques-
ingenieur.fr/fichepratique/genie-industriel-th6/piloter-et-animer-la-qualite-dt34/construire-
une-grille-d-analysedes-risques-0582
53
Annexe 1 : Chronométrage du cas 3
1
Annexe 2 : Audit interne initial
Check-list Audit 5S
Date : 20/02/2019
Check-lists Note
1 2 3 4 5
1 Présence d’inutiles posés contre les murs. ×
Check-lists Note
1 2 3 4 5
1 Présence de traçage au sol. ×
2 Respect du traçage au sol. ×
3 La capacité de zone de stockage est respectée. ×
Les bobines tréfilées sont bien protégées par un film
4 ×
Ranger
étirable.
5 Les bobines vides sont bien rangées. ×
6 Accès facile et rapide aux outils. ×
7 Espace de travail organisé. ×
8 Parc de tréfilage bien organisé. ×
9 Les outils de travail sont bien organisés et triés. ×
10 Respect de la méthode FIFO. ×
Total 26
2
Check-lists Note
1 2 3 4 5
1 Outils de travail propres. ×
2 Sol propre (absence de déchets, eau, givre…). ×
3 Un nettoyage journalier est bien effectué. ×
4 Présence de source d’aération. ×
5 Absence de nuisible (rats, insectes…). ×
Nettoyer
Check-lists Note
1 2 3 4 5
1 Présence de panneau d’instruction de sécurité. ×
2 Présence d’instructions de la méthode 5S. ×
3 Affichages des différents modes de manipulation. ×
Standardiser
3
Check-lists Note
1 2 3 4 5
1 Tout le personnel est informé aux méthodes 5S. ×
2 Des formations 5S sont programmées. ×
3 Respect de la méthodologie des 5S. ×
Maintenir
Elaborées par :
Mayssa NEJI
Stagiaire au sein de
COFICAB et élève ingénieur
à l’ENIT
4
Annexe 3 : Audit interne final
Check-list Audit 5S
Date : 27/03/2019
Check-lists Note
1 2 3 4 5
1 Présence d’inutiles posés contre les murs. ×
2 Les volets de circulations sont encombrés. ×
3 Présence de matières inutiles. ×
Eliminer
Check-lists Note
1 2 3 4 5
1 Présence de traçage au sol. ×
2 Respect du traçage au sol. ×
3 La capacité de zone de stockage est respectée. ×
4 Les bobines tréfilées sont bien protégées par un film étirable. ×
Ranger
5
Check-lists Note
1 2 3 4 5
1 Outils de travail propres. ×
2 Sol propre (absence de déchets, eau, givre…). ×
3 Un nettoyage journalier est bien effectué. ×
4 Présence de source d’aération. ×
5 Absence de nuisible (rats, insectes…). ×
Nettoyer
Check-lists Note
1 2 3 4 5
1 Présence de panneau d’instruction de sécurité. ×
2 Présence d’instructions de la méthode 5S. ×
3 Affichages des différents modes de manipulation. ×
4 Affichages des fiches références. ×
Standardiser
6
Check-lists Note
1 2 3 4 5
1 Tout le personnel est informé aux méthodes 5S. ×
2 Des formations 5S sont programmées. ×
3 Respect de la méthodologie des 5S. ×
×
Maintenir
Elaborées par :
Mayssa NEJI
Stagiaire au sein de
COFICAB et élève ingénieur
à l’ENIT