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Structures

Ce document présente les notions de base sur les structures algébriques comme les groupes, anneaux et corps. Il définit ces structures, donne des exemples classiques et énonce certaines de leurs propriétés comme les sous-groupes, morphismes, éléments neutres et inversibles.

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Ce document présente les notions de base sur les structures algébriques comme les groupes, anneaux et corps. Il définit ces structures, donne des exemples classiques et énonce certaines de leurs propriétés comme les sous-groupes, morphismes, éléments neutres et inversibles.

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©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2018-2019 1

Résumé de cours sur les structures algébriques

Questions de cours
1. unicité du symétrique
2. L’ensemble Un des racines n-ièmes de l’unité est un sous-groupe de (C∗ , ×).
3. Si H est un sous-groupe de Z, il est de la forme aZ.
4. Si f est un morphisme, alors f (eG ) = eH et ∀x ∈ G, f (x−1 ) = (f (x))−1

I- Notion de groupe
1. Notion de loi de composition interne (en abrégé LCI)
2. Définition de groupe
Soit G un ensemble muni d’une LCI notée ∗. On dit que (G, ∗) est un groupe si :
• la loi ∗ est asociative : ∀(x, y, z) ∈ G3 , (x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z).
• la loi ∗ admet un élément neutre : ∃e ∈ G, ∀x ∈ G, x ∗ e = e ∗ x = x.
• tout élément x de G admet un symétrique pour la loi ∗ : ∃a ∈ G, x ∗ a = a ∗ x = e.
Si la loi ∗ est commutative, on dit que le groupe G est commutatif.
Groupes de références :
• pour la loi + : (C, +), (R, +), (Z, +). L’élément neutre est 0.
• pour la loi × : (C∗ , ×), (R∗ , ×), (U, ×). L’élément neutre est 1.
• pour la loi ◦ : l’ensemble (SE , ◦) des bijections de E dans E est un groupe. L’élément
neutre est l’application identité idE .
• Le groupe (Z/4Z, +) des classes de congruence modulo 4 (programme SPE).
CEX : L’ensemble (Z∗ , ×) n’est pas un groupe car 2 n’admet pas de symétrique puisque
1
2

/ Z.
Dans un groupe (G, ∗), l’élément neutre e et les symétriques sont uniques, si x ∈ G, on
notera x−1 son symétrique. On prendra garde aux notations :

loi neutre symétrique n-ième itéré


∗ x∗y e x−1 x ∗ x ∗ · · · ∗ x = xn
× x×y 1 x−1 x × x × · · · × x = xn
+ x+y 0 −x x + x + · · · + x = nx

3. Règles de calcul dans un groupe (G, ∗) :

• Inverse d’un produit :

∀(x, y) ∈ G2 , (x ∗ y)−1 = y −1 ∗ x−1 .


©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2018-2019 2

• ∀x ∈ G, ∀n, m ∈ Z, xn ∗ xm = xm+n
• on peut simplifier dans un groupe :

∀x, y, z ∈ G, xz = yz =⇒ x = y.

4. Sous-groupes
Définition : Une partie H d’un groupe (G, ∗) est appelée sous-groupe de G si :

• H contient le neutre e de G
• H est stable par produit (loi ∗) et par passage au symétrique,

∀(x, y) ∈ H 2 , x ∗ y ∈ H et x−1 ∈ H.

Remarquons que si la loi du groupe est noté +, la condition de stabilité s’écrit x − y ∈ G.


Proposition : si H est un sous-groupe de (G, ∗), alors (H, ∗) est un groupe.
Pour montrer qu’un ensemble est un groupe, on peut ainsi montrer que c’est un sous-
groupe d’un groupe de référence. Exemples :

• L’ensemble Un des racines n-ièmes de l’unité est un sous-groupe de (C∗ , ×) (en


particulier U4 = {±1, ±i} est un groupe à 4 éléments dont on dresse la table de
groupes).
• L’ensemble 5Z des multiples de 5 est un sous-groupe de (Z, +).
• Réciproquement tout sous-groupe H de Z est de la forme aZ (on pose a = min H ∩N∗
et si x ∈ H, on écrit x = aq + r, avec 0 6 r < a. On a alors r = x − aq ∈ H, donc
r = 0).

5. Notion de morphisme (programme de SPE)


Définition : une application f du groupe (G, ∗) vers le groupe (H, •) est un morphisme
de groupe si
∀(x, y) ∈ G2 , f (x ∗ y) = f (x) • f (y).

On a alors
f (eG ) = eH et ∀x ∈ G, f (x−1 ) = (f (x))−1 .

Si de plus le morphisme f est bijectif, on dit que f est un isomorphisme de G sur H. Les
groupes G et H sont dits isomorphes.

• L’application exp est un isomorphisme de (R, +) vers (R∗ , ×).


• Les groupes (3Z, +) et ({5n | n ∈ Z}, ×) sont isomorphes.
• Le groupe U4 et le groupe de Klein ne sont pas isomorphes.
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II - Notion d’anneau
1. Définition : Soit A un ensemble muni de deux LCI + et ×. On dit que (A, +, ×) est un
anneau si :

• (A, +) est un groupe commutatif.


• La loi × est associative.
• La loi × est distributive par rapport à +.
• la loi × admet un élément neutre noté 1A ou 1.

Anneaux de référence :
• (Z, +, ×), (R, +, ×), (Q, +, ×), (C, +, ×)
• (K[X], +, ×)
• F(R, R) l’ensemble des fonctions de R dans R
• les anneaux de congruence modulo n (Z/nZ, +, ×) (hors-programme)
Attention : les éléments de A ne sont pas forcément inversibles pour la loi ×. Exemples :
• dans Z, les seuls inversibles sont ±1.
• dans K[X] les inversibles sont les polynômes constants non nuls
• dans Z/4Z, 3 est inversible car 3 × 3 = 9 ≡ 1 mod 4 donc 3 × 3 = 1, mais 2 n’est
pas inversible.
2. Groupe des inversibles d’un anneau :
L’ensemble des éléments inversibles d’un anneau est un groupe pour la loi ×.
3. Règles de calcul dans l’anneau (A, +, ×)
Pour a et b dans A, on a : a × 0A = 0A × a = 0A , a × (−b) = (−b) × b = −(a × b).
De plus si a et b commutent (a × b = b × a), on a la formule du binôme de Newton.
4. Sous-anneau
Définition : une partie B de A est appelée sous-anneau de (A, +, ×) si :
• (B, +) sous groupe de (A, +).
• B contient l’élément unité 1A
• B est stable par produit (pour la loi ×)
L’ensemble (B, +, ×) est alors un anneau.
Exemple : l’anneau des entiers de Gauss est un sous-anneau de C.
5. Notion d’intégrité :
Définition : un anneau A est intègre s’il vérifie la propriété suivante :
∀(x, y) ∈ A2 , (x × y = 0 ⇒ (x = 0 ou y = 0)) .
Remarquons qu’il s’agit de la fameuse propriété apprise au collège : si un produit est nul
alors l’un des facteurs est nul.
Exemples :
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• L’anneau K[X] est intègre


• F(R, R) pas intègre
• Z/4Z non intègre car 2 × 2 = 0

III - Notion de corps


Un corps est un anneau commutatif dans lequel tout élément non nul est inversible.
Corps de référence : (C, +, ×), (R, +, ×), (Q, +, ×).
L’année prochaine, vous verrez que l’anneau Z/nZ est un corps ssi n est un nombre premier.
Tout corps est intègre.

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