Synthèse d'algèbre pour ingénieurs
Synthèse d'algèbre pour ingénieurs
Yvan Haine
Septembre 2012
Ce recueil d’algèbre a été rédigé suite à une suggestion de M. le Professeur E. Delhez.
Il est destiné à aider les étudiants à préparer l’examen d’admission aux études d’ingénieur
civil.
Il reprend la plupart des notions régulièrement reprises parmi les questions habituellement
posées.
Son objectif est de proposer une synthèse des définitions et propriétés utiles. Aucun résultat
énoncé n’est démontré.
Certaines notions indispensables sont absentes. Par exemple, les notions de puissances, de
racines carrées ou nème, n’y figurent pas mais il serait fou d’en négliger la maı̂trise pour
présenter l’examen avec succès.
Cependant, il ne faut pas le considérer comme une bible ! Il est certainement pourvu de
nombreux défauts : lacunes, imprécisions, manque d’exemples ou d’exercices, illustrations
omises, lapsus ou fautes de frappe,...
Une étude par coeur du contenu de ce recueil n’est pas une bonne méthode de se préparer
et ne garantit en rien la réussite de l’examen.
Toutes nos excuses pour ces défauts. Nous espérons profiter des commentaires et remarques
des utilisateurs pour perfectionner cette première version pour les années ultérieures.
Merci à Thomas Belligoi pour les nombreux exercices et remarques fournies et à Eveline
Moitroux pour leurs nombreux conseils judicieux.
2
Chapitre 1
Signe sommatoire
1.1 Notation
1.2 Propriétés
n
X n
X
1. L’ indice joue un rôle muet càd xi = xj .
i=1 j=1
n p n
X X X
2. Si 1 ≤ p ≤ n, alors xi = xi + xi .
i=1 i=1 i=p+1
Cette propriété découle simplement de l’associativité de l’addition des réels.
3
1.3. EXERCICES CHAPITRE 1. SIGNE SOMMATOIRE
n
X
3. Si a est un réel, alors a = n a.
i=1
En effet, la somme des n termes a + a + . . . + a vaut n a.
n
X Xn
4. Si a est un réel (indépendant de i), alors a xi = a xi .
i=1 i=1
Cela revient à mettre le facteur a en évidence.
Xn n
X X n
5. (xi + yi ) = xi + yi .
i=1 i=1 i=1
Cette propriété découle simplement de l’associativité et de la commutativité de l’ad-
dition des réels.
1.3 Exercices
n
1X
1. Sachant que la moyenne d’une série statistique {x1 , x2 , . . . , xn } vaut x̄ = xi ,
n i=1
Xn n
X Xn
2
prouver que (xi − x̄) = 0 et (xi − x̄) = x2i − n x̄2 .
i=1 i=1 i=1
2. Une matrice carrée de dimension n est un tableau de nombres disposés en n lignes et
n colonnes. L’élémentde la ie ligne etde la j e colonne de la matrice A est noté aij .
a . . . a1n
11
.. ..
La matrice A s’écrit . . .
an1 . . . ann
Exprimer à l’aide d’un signe sommatoire
(c) la somme des éléments de la diagonale principale (reliant le coin supérieur gauche
au coin inférieur droit),
(d) la somme de tous les éléments en les groupant ligne par ligne,
(e) la somme de tous les éléments en les groupant colonne par colonne.
4
Chapitre 2
2.1 Principe
La démonstration par récurrence s’applique dans le cas où on doit démontrer une propo-
sition Pn pour tout entier n ≥ 0 ou n ≥ 1 ou plus généralement n ≥ no (n0 ∈ N).
Une démonstration par récurrence se compose toujours de deux étapes :
Et c’est seulement lorsque ces deux étapes sont franchies qu’on peut affirmer que la propo-
sition est vraie pour toutes les valeurs entières de n ≥ 0, 1 ou no .
D’un point de vue plus formel, on peut écrire :
P est vrai
0
⇒ ∀n ≥ 0 : Pn est vrai.
N ≥ 0 et P ⇒ P
N N +1
2.2 Exemple
Démontrons la propriété suivante :
5
2.3. PRÉCAUTIONS CHAPITRE 2. DÉMONSTRATIONS PAR RÉCURRENCE
n(n + 1)
La somme des n premiers naturels vaut .
2
En utilisant le signe sommatoire, elle s’écrit
n
X n(n + 1)
k= .
k=1
2
• Initialisation :
1·2
L’assertion est vraie pour n = 1 car le 1er membre vaut 1 et le 2e vaut 2
= 1.
• Hérédité :
N
X N (N + 1)
Hypothèse de récurrence : k=
k=1
2
N +1
X (N + 1)(N + 2)
Thèse : k=
k=1
2
Dém : On a successivement
N +1 N
X X N (N + 1)
k= k + (N + 1) = + (N + 1) vu l’hypothèse de récurrence.
k=1 k=1
2
N +1
X N (N + 1) + 2(N + 1) (N + 1)(N + 2)
Dès lors, on a k= = .
k=1
2 2
• Puisque la propriété est vraie pour n = 1, elle est vraie successivement pour n = 2, 3, 4, . . .
vu que l’hypothèse de récurrence est héréditaire.
Dans une démonstration par récurrence, il est fondamental de démontrer les deux étapes
(initialisation et hérédité).
Voici deux exemples qui illustrent ce fait.
n
X 5n2 − 7n + 4
1. Considérons l’égalité k2 = , ∀n ≥ 1.
k=1
2
• Initialisation :
5−7+4
La propriété est vraie pour n = 1 car le 1er membre vaut 1 et le 2e vaut 2
= 1.
• Hérédité :
N
X 5N 2 − 7N + 4
Hypothèse de récurrence : k2 =
k=1
2
N +1 2
X 5(N + 1) − 7(N + 1) + 4
Thèse : k2 =
k=1
2
Dém : On a successivement
6
CHAPITRE 2. DÉMONSTRATIONS PAR RÉCURRENCE 2.4. EXERCICES
N +1 N
X
2
X 5N 2 − 7N + 4
k = k 2 + (N + 1)2 = + (N + 1)2 vu l’hypothèse de récurrence
k=1 k=1
2
N +1
X 5N 2 − 7N + 4 + 2(N 2 + 2N + 1) 7N 2 − 3N + 6
et on a dès lors k2 = = .
k=1
2 2
5(N 2 + 2N + 1) − 7N − 7 + 4 5N 2 + 3N + 9
Et le 2nd membre vaut = .
2 2
La propriété n’est donc pas héréditaire. En fait, elle est valable pour n = 1, 2 et 3
et fausse pour des valeurs supérieures à 3.
Mais cela ne signifie pas que la propriété est vraie. En effet, pour n = 1, l’égalité
7n + 1 = 8 n’est pas vraie. Il en est de même pour n = 2, 3, ..., 30 (à vérifier avec un
tableur par exemple !).
Si on arrive à déterminer un entier no pour lequel la propriété est vraie, alors la
propriété sera vraie pour tout n ≥ no !
2.4 Exercices
Plusieurs propriétés données ci-dessous peuvent aussi se démontrer sans raisonnement par
récurrence.
7
2.4. EXERCICES CHAPITRE 2. DÉMONSTRATIONS PAR RÉCURRENCE
n(n + 1)(2n + 1)
8. Démontrer que la somme des carrés de n premiers naturels (S2 ) vaut .
6
9. Démontrer que la somme des cubes des n premiers naturels (S3 ) vaut le carré de la
somme des n premiers naturels :
n n
!2
X X n2 (n + 1)2
k3 = k = .
k=1 k=1
4
10. Démontrer que la somme des n premiers nombres impairs est égale à n2 .
n
X n(n + 1)(n + 2)
11. Démontrer que i(i + 1) = , ∀n ≥ 1, n ∈ N.
i=1
3
n
X n(n + 1)(n + 2)(n + 3)
12. Démontrer que i(i + 1)(i + 2) = , ∀n ≥ 1, n ∈ N.
i=1
4
n
X k n+2
13. Démontrer que k
= 2 − n , ∀n ≥ 1, n ∈ N.
k=1
2 2
1 1 1 n
14. Démontrer que + 2 + ... + = , ∀n ≥ 1, n ∈ N.
22 −1 4 −1 2
(2n) − 1 2n + 1
Écrire l’égalité à l’aide d’un signe sommatoire.
1 1 1 1 1 1 1
15. Démontrer que 1 − + − + · · · − = 2 + + ... + si n est pair.
2 3 4 n n+2 n+4 2n
Écrire l’égalité à l’aide d’un signe sommatoire.
(xm )0 = m xm−1
18. Démontrer par récurrence la formule donnant la valeur acquise Cn par un capi-
tal Co placé pendant n années lorsqu’il y a capitalisation annuelle des intérêts :
Cn = Co (1 + t)n où t est le taux annuel.
8
Chapitre 3
Valeur absolue
3.1 Définition
La valeur absolue d’un nombre réel x est le nombre positif, noté |x| défini par
x si x ≥ 0
|x| = .
−x si x < 0
1. La valeur absolue d’un nombre est nulle ssi ce nombre est nul.
∀a ∈ R, |a| = 0 ⇔ a = 0
∀a ∈ R, a2 = |a|2
∀a ∈ R, a ≤ |a|
∀a ∈ R, |a| = | − a|
5. La racine carrée du carré d’un réel est égal à la valeur absolue de ce réel.
√
∀a ∈ R, |a| = a2
9
3.3. PROPRIÉTÉS ALGÉBRIQUES CHAPITRE 3. VALEUR ABSOLUE
1. La valeur absolue du produit de deux réels est égale au produit des valeurs absolues
des réels
∀a, b ∈ R, |ab| = |a||b|.
2. La valeur absolue de la neme puissance d’un réel égale à la neme puissance de la valeur
absolue de ce réel
∀a ∈ R, n ∈ N, |an | = |a|n .
3. La valeur absolue de l’inverse d’un réel non nul est égale à l’inverse de la valeur absolue
de ce réel
1 1
∀a ∈ R0 , = .
a |a|
4. La valeur absolue du quotient produit de deux réels non nuls est égale au quotient des
valeurs absolues des réels
a |a|
∀a, b ∈ R0 , = .
b |b|
5. Inégalité de Minkowski.
La valeur absolue de la somme de deux réels est inférieure ou égale à la somme des
valeurs absolues des réels
6. La valeur absolue de la différence des valeurs absolues de deux réels est inférieure ou
égale à la valeur absolue de la différence de ces réels
10
CHAPITRE 3. VALEUR ABSOLUE 3.5. EXERCICES
• Les carrés de deux réels vérifient une inégalité ssi les valeurs absolues de ces réels
vérifient la même inégalité
3.5 Exercices
1. Si deux réels ont la même valeur absolue, que peut-on dire de ces réels ? Exprimer la
réponse à cette question en français et en symboles mathématiques.
3. (a) Si x est un réel et n un naturel non nul, que peut-on dire du signe de x2n ? de
x2n+1 ?
11
3.5. EXERCICES CHAPITRE 3. VALEUR ABSOLUE
12
Chapitre 4
Équations et Inéquations
4.1 Définitions
Une équation est une égalité qui n’est vraie que pour certaines valeurs de l’inconnue
(généralement x).
Résoudre une équation, c’est trouver (toutes) les valeurs de l’inconnue qui vérifient l’égalité.
Une équation est dite de degré n lorsqu’elle peut s’écrire sous la forme P (x) = 0 où P (x) est
un polynôme de degré n, càd peut s’écrire sous la forme
n
X
P (x) = ai x i
i=0
avec an 6= 0.
Une inéquation est une inégalité qui n’est vraie que pour certaines valeurs de l’inconnue
(généralement x).
Résoudre une inéquation, c’est trouver (toutes) les valeurs de l’inconnue qui vérifient l’inégalité.
Une inéquation est dite de degré n lorsqu’elle peut s’écrire sous la forme P (x) > 0 ou P (x) ≥ 0
ou P (x) < 0 ou P (x) ≤ 0 où P (x) est un polynôme de degré n.
13
4.3. SECOND DEGRÉ CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS
1. On obtient une équation équivalente (à une équation donnée) en ajoutant ou sous-
trayant une même quantité aux deux membres d’une équation
Exemple :
x + 3 = 0 ⇔ x + 3 − 3 = 0 − 3 ⇔ x = −3
Ce principe d’équivalence est aussi parfois énoncé ”Lorsqu’un terme change de membre,
il change de signe”
2. On obtient une équation équivalente (à une équation donnée) en multipliant ou divi-
sant les deux membres d’une équation par une même quantité non nulle
Exemple :
7
2x = 7 ⇔ x =
2
3. un produit est nul si et seulement si un des facteurs est nul (principe de disjonction).
Exemple :
2x(x + 3) = 0 ⇔ 2x = 0 ou x + 3 = 0 ⇔ x = 0 ou x = −3
Remarques :
— Ces principes sont applicables à toutes les équations. Les deux premiers suffisent pour
résoudre toutes les équations du premier degré.
— Il est faux d’écrire
2x=0
2x(x + 3) = 0 ⇔
x+3=0
car l’accolade est un signe utilisé pour signifier ”et” et pas ”ou”.
14
CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS 4.4. EQUATIONS DU N eme DEGRÉ
√
−b + ∆
— Si ∆ > 0, l’équation admet deux solutions distinctes : x1 = et x2 =
√ 2a
−b + ∆
2a
−b
— Si ∆ = 0, l’équation admet une solution double : x1 = x2 =
2a
— Si ∆ < 0, l’équation n’admet pas de solution réelle. On verra dans le chapitre des
nombres complexes que cette équation admet alors deux solutions complexes.
P (x) = 0,
15
4.5. PRINCIPES D’ÉQUIVALENCE CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS
1. On obtient une inéquation équivalente (à une inéquation donnée) en ajoutant ou sous-
trayant une même quantité aux deux membres d’une inéquation
Exemple :
x + 3 > 0 ⇔ x + 3 − 3 > 0 − 3 ⇔ x > −3
Ce principe d’équivalence est aussi parfois énoncé ”Lorsqu’un terme change de membre,
il change de signe”.
2. On obtient une inéquation équivalente (à une inéquation donnée) de même sens en
multipliant ou divisant les deux membres d’une inéquation par une même quantité
strictement positive
Exemple :
7
2x < 7 ⇔ x <
2
3. On obtient une inéquation équivalente (à une inéquation donnée) de sens opposé en
multipliant ou divisant les deux membres d’une inéquation par une même quantité
strictement négative
Exemple :
7
−2x < 7 ⇔ x > −
2
Remarques :
— Ces principes sont applicables à toutes les équations. Les deux premiers suffisent pour
résoudre toutes les équations du premier degré.
— Il est faux d’écrire
2x > 0
2x(x + 3) > 0 ⇔
x+3>0
car un produit est positif si et seulement si le nombre de facteurs négatifs est pair.
Dans le cas-ci-dessus, le produit serait aussi strictement positif si les deux facteurs
étaient négatifs.
La résolution d’une inéquation de degré supérieur à 1 se fait généralement en écrivant
l’inéquation sous la forme P (x) > 0 puis en factorisant le polynôme en facteurs du 1er
ou 2nd degré et en dressant un tableau de signes.
16
CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS 4.6. INÉQUATIONS
x x1 x2
ax2 + bx + c Signe de a 0 Signe opposé à a 0 Signe de a
17
4.8. (IN)EQUATIONS IRRATIONNELLES CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS
Une équation irrationnelle est une équation dans laquelle l’inconnue figure sous un radical.
Si l’indice de la racine est pair (généralement une racine carrée), des conditions d’existence
doivent être annoncées (le radicand doit être positif).
Si l’indice de la racine est impair, les seules conditions d’existence sont celles des radicands.
Pour résoudre une inéquation irrationnelle, on utilise le principe d’équivalence suivant :
Exemple :
Soit l’équation
√
3x + 1 = 1 − x.
18
CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS 4.8. (IN)EQUATIONS IRRATIONNELLES
chacun une racine carrée), une deuxième élévation des deux membres au carré est
nécessaire.
— La condition 1 − x ≥ 0 est souvent improprement appelée ”condition d’élévation au
carré”. Improprement car on a toujours a = b ⇒ a2 = b2 . Par contre a2 = b2 ⇒ a = b
est faux si a et b ne sont pas de même signe.
Ex : Soit l’inéquation
√
x + 1 > x − 1.
x + 1 ≥ 0 ⇔ x ≥ −1.
— Si x − 1 < 0, càd si x < 1, alors le premier membre est positif et le deuxième négatif.
L’inéquation est toujours vérifiée.
Un premier morceau de l’ensemble des solutions est [−1, 1[.
— Si x − 1 ≥ 0, càd si x ≥ 1, alors les deux membres sont de même signe.
L’inéquation est équivalente à
Un deuxième morceau de l’ensemble des solutions est [1, 3]. On en déduit que l’en-
semble des solutions est S = [−1, 3].
Remarque :
Si le sens de l’inégalité avait été opposé à celui de l’exemple, aucune valeur de l’inconnue
x < 1 n’aurait étré solution.
19
4.9. VALEURS ABSOLUES CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS
Au vu des propriétés des valeurs absolues (voir chapitre adéquat), on a les principes
d’équivalence suivants :
• Si a ≥ 0, on a
? |x| = a ⇔ x = a ou x = −a
? |x| ≤ a ⇔ −a ≤ x ≤ a
? |x| ≥ a ⇔ x ≤ −a ou x ≥ a
• Si a < 0, on a
? |x| = a est une équation impossible. S = ∅
? |x| ≤ a est une équation impossible. S = ∅
? |x| ≥ a est une équation toujours vérifiée. S = R (s’il n’y a pas de CE).
Remarque : ces principes d’équivalences sont immédiats à comprendre si on a en tête le
graphique de la fonction |x|.
4.10 Exercices
4.10.1 Inéquations
20
CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS 4.10. EXERCICES
5. Résoudre l’inéquation
1 1
< .
1−x |1 + x|
6. Résoudre l’inéquation
1 2
≤ 2 .
x2 − 4x + 3 x − 4x + 4
1. Résoudre l’inéquation √ √
−x3 + 3x + 2 x2 + x
√ ≤√ .
x2 − 7x + 10 x2 − x
2. Résoudre et discuter l’inéquation
r √
x+m x
2
≤1− ,
m m
3. Résoudre l’inéquation
1
√ ≤ x.
x + 1 − x2
4. Résoudre l’inéquation
1 1
≤p (x ∈ R).
x(x − 1) x(x + 9)
5. Résoudre l’inéquation √
x−2 x2 − 3x + 2
√ ≤ .
x2 − 5x + 6 x−4
6. Résoudre l’inéquation p
x3 (x − 1) 3
≤ .
x 8
7. Résoudre l’inéquation √
x3 − 2x2 + x 1
≤√ .
2−x x
8. Résoudre l’inéquation
1 1
≤√ .
x 2−x
9. Résoudre l’inéquation r
6x − 11 1
≤ (x ∈ R).
3x − 2 x
21
4.10. EXERCICES CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS
1 1
≤p (x ∈ R).
x(x − 1) x(x + 9)
1 1
≤p (x ∈ R).
x(x − 1) x(x + 9)
x−2 √
≥ −2 + −x.
x+2
1
p < x.
1 + |x − 1|
x x+1
+ ≥0
x−a x+a+1
22
Chapitre 5
5.1.1 Propriété
b
x1 + x2 =
a
et
c
x1 · x2 =
a
.
5.1.2 Conséquences
23
5.2. EQUATIONS PARAMÉTRIQUES CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ
c
• si = 0, alors x1 ou x2 est nulle.
a
De plus,
Remarque :
Certaines de ces combinaisons ne sont pas compatibles entre elles. Ainsi, par exemple,
c
• ∆ > 0 et < 0,
a
c b
• ∆ > 0, > 0 et − = 0
a a
• ···
Si on obtient de tels cas de figure, c’est qu’une erreur a été commise.
5.2.1 Théorie
Une équation paramétrique est une équation dont les coefficients n’ont pas une valeur
numérique fixée. Ils dépendent d’une (ou plusieurs) grandeur, appelée(s) paramètre(s) (sou-
vent notée m).
Discuter une équation paramétrique, c’est faire l’étude quantitative et qualitative des solu-
tions càd pouvoir déterminer le nombre de solutions de l’équations ainsi que leurs propriétés.
Dans le cas d’une équation du second degré, cette discussion se fait très aisément en étudiant
c b
3 grandeurs : ∆, et − . et en utilisant les propriétés ci-dessus.
a a
5.2.2 Exemple
Discuter l’équation
ax2 + (a + 1)x + 1 = 0
ax2 + (a + 1)x + 1 ≥ 0, ∀x ≥ 0 ?
Réponse
∆ = (a + 1)2 − 4a(−1) = a2 − 2a + 1 = (a − 1)2 . Donc ∆ = 0 ⇔ a = 1.
c 1 c
= . Donc 6= 0 et admet a = 0 comme pôle.
a a a
24
CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ 5.2. EQUATIONS PARAMÉTRIQUES
b a+1 b
− =− . Donc − = 0 ⇔ a = −1 et admet a = 0 comme pôle.
a a a
c b
a ∆ − Conclusions Représentation
a a
0
+ - - 2 zéros de signes distincts, x1 x2
0
-1 + - 0 2 zéros opposés x1 x2
0
+ - + deux zéros de signes x1 x2
contraires, le positif a la
plus grande valeurs absolue
0 + 6∃ 6∃ le trinôme devient x + 1. Si
x ≥ 0, on a x + 1 ≥ 0. La
valeur m = 0 convient.
0
x1 x2
+ + - 2 zéros distincts négatifs
0
1 0 + - 1 zéro double négatif x1 = x2
0
x1 x2
+ + - 2 zéros distincts négatifs
25
5.3. POSITION D’UN NOMBRE α CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ
coefficient de x2 dans le trinôme ax2 + bx + c. Il se fait que, dans cet exemple, il sont
identiques. mais il s’agit évidemment d’un cas particulier.
5.3.1 Théorie
Soit l’équation ax2 + bx + c = 0 dont le ∆ > 0 et x1 , x2 les solutions telles que x1 < x2 .
Désignons par f (x) = ax2 + bx + c et α un nombre réel.
On a
α x1 x2
f (α) Signe de a 0 Signe opposé à a 0 Signe de a
a Signe de a Signe de a Signe de a Signe de a Signe de a
a · f (α) + 0 − 0 +
Conclusion :
— si a · f (α) < 0, alors α ∈]x1 , x2 [
— si a · f (α) > 0, alors α ∈] − ∞, x1 [ ou α ∈]x2 , +∞[
5.3.2 Exemple
Si le trinôme est positif ∀x ≥ 0, il est certainement positif sur [0,1]. Toutes les valeurs de
m satisfaisant au premier point satisfont donc aussi à cette nouvelle condition.
Il est possible que d’autres valeurs de m vérifient cette condition. Pour cela, on doit déterminer
la position de 1 par rapport aux racines du trinôme. On a
a · f (1) = a · (a + (a + 1) + 1) = 2a · (a + 1).
26
CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ 5.4. EXERCICES
c b
a ∆ − a · f (1) Conclusions Représentation
a a
0 1
+ - - + 2 zéros de signes distincts, le x1 x2
0 1
-1 + - 0 0 2 zéros opposés, 1 est un des x1 x2
zéros
0 1
+ - + - deux zéros de signes x1 x2
contraires, le positif a la
plus grande valeurs absolue,
1 est compris entre les
zéros.
5.4 Exercices
1. Déterminer les valeurs réelles de m pour lesquelles le trinôme x2 + mx − m n’a pas de
racine strictement négative.
αx2 − x + α ≥ 0, ∀ x > 0.
27
5.4. EXERCICES CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ
x2 + 2m x + 7m − 10
√
(m2 − 1)x2 + 2mx − 2 m=0
x4 − mx2 + m
(m ∈ R).
mx2 + mx + (1 + m)
mx2 + 2mx + 1
“Pour tout réel x tel que |x| < 1/2, on a ax2 + (a + 1)x + 1 ≥ 0.”
est vrai.
28
CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ 5.4. EXERCICES
est vrai.
13. Déterminer les valeurs du paramètre réel m pour lesquelles l’inéquation suivante est
vérifiée pour tout x réel 2
x − mx + 1
x2 + x + 1 < 3.
29
5.4. EXERCICES CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ
30
Chapitre 6
SUITES ARITHMETIQUES ET
GEOMETRIQUES
6.1.1 Définition
6.1.2 Détermination
• Une suite peut être déterminée par son terme général, c’est à dire par une relation qui
unit la valeur de chaque terme un à son numéro n.
• Une suite peut aussi être déterminée par le premier terme de la suite et par une relation
qui lie un terme et son prédécesseur. On dit que la suite est définie par récurrence.
31
6.2. SUITES ARITHMÉTIQUES CHAPITRE 6. SA ET SG
6.2.1 Définitions
6.2.2 Propriétés
• Le terme général d’une suite arithmétique de premier terme u1 et de raison r est donné
par :
un = u1 + (n − 1)r, n > 1.
• Une suite est arithmétique ssi chaque terme est la moyenne arithmétique du terme qui
le précède et du terme qui le suit.
6.3.1 Définition
un = un−1 · q, ∀n ∈ N, n ≥ 1 (ou 2) .
Ou encore
32
CHAPITRE 6. SA ET SG 6.4. EXERCICES
• le quotient de deux termes consécutifs est une constante q qui est appelée raison
un
= q, ∀n > 1.
un−1
Les deux formulations étant équivalentes si aucun terme de la suite n’est nul.
6.3.2 Propriétés
• Le terme général d’une suite géométrique de premier terme u1 de raison q est donné
par un = u1 · q n−1 ou un = u0 · q n ,∀n ≥ 1.
• La somme des n premiers termes d’une suite géométrique de raison q 6= 1 est
n
X 1 − qn
Sn = u1 + · · · + un = ui = u1 , ∀n ∈ N, n ≥ 1.
i=1
1−q
• Une suite positive est géométrique ssi chaque terme est la moyenne géométrique du
terme qui le précède et du terme qui le suit.
6.4 Exercices
1. Calculer la somme des n premiers naturels non nuls.
2. Un ouvrier est embauché avec un salaire mensuel initial de 900 e(s1 ). Chaque mois, son
salaire est augmenté de 22,50 e. Caractériser la suite composée des salaires successifs.
Calculer le salaire qu’il touchera le 30e mois ainsi que la somme totale perçue depuis
son embauche.
3. En 1972, la population d’un pays était de 52,3 millions d’habitants. En 1991, elle n’est
plus que de 48,5 millions. Si on suppose que la population se comporte comme une
suite arithmétique, déterminer la diminution de population sur une année.
4. Sur le plat de fromage, il reste un demi camembert. Chaque fois que Pierre se sert, il
prend la moitié de ce qui reste. A la 8e fois quelle portion se sert-il ? Que reste-t-il sur
le plat ? Quelle portion total du camembert a-t-il mangée ?
5. Un capital de 5000 e est placé à du 8%. Calculer les sommes obtenues après 1, 2, 3,...,
n années dans le cas où le placement est à intérêts simples et dans le cas où il y a
capitalisation des intérêts. Caractériser les deux suites obtenues.
33
6.4. EXERCICES CHAPITRE 6. SA ET SG
7. Monsieur Minver achète un ficus de 1 m de haut (hors pot). Chaque année son ficus
grandit de 8%. Estimer le nombre d’années au bout desquelles il atteindra le plafond
à 2,5 m du sol sachant que le pot a 25 cm de haut.
8. Une bande de voleurs ont tous un grade différent. Comme une nuit, ils ont volé un
lot d’appareils photographiques, leur chef déclare : ” Le moins gradé en prend un.
Celui qui a le grade supérieur : 2 ; le suivant : 3 et ainsi de suite ”. Mais les voleurs se
révoltent contre l’injustice. ” Nous en prendrons 5 chacun ”, déclare le plus audacieux.
Mais combien y a-t-il de voleurs ?
9. Une subvention de 76 800 e est débloquée pour rechercher une nappe souterraine dans
le désert. Le coût du forage est ainsi fixé : le 1er mètre à 100 e, le mètre suivant à 140
e, · · · ; le coût augmentant de 40 e à chaque mètre creusé. Trouver la profondeur
maximale que l’on peut atteindre avec le budget fixé.
11. A partir d’un carré de 10 cm de côté, on construit le carré dont les sommets sont les
milieux des côtés du carré donné et ainsi de suite. Pour les 6 premiers carrés, calculer la
longueur des côtés, le périmètre, l’aire. Calculer la somme des périmètres et la somme
des aires.
12. Une suite arithmétique est telle que la somme des 100 premiers termes est égale à
20800 et la somme de ses 60 premiers termes est égale à 7680. Calculer le 50eme terme
de cette suite.
34
CHAPITRE 6. SA ET SG 6.5. LIMITES
13. Déterminer une suite arithmétique dont la somme des 10 premiers termes est égale à
355 et dont le 3eme terme est égal à 18
14. Une suite arithmétique est telle que son premier terme est strictement positif et égal
à sa raison. Quel est le rang du terme égal à 100 fois le premier terme ?
15. La somme de 12 nombres impairs consécutifs vaut 264. Quels sont ces nombres ?
16. Déterminer le réel x pour que les trois réels 2x − 1, x + 2 et 1 − 3x soient trois nombres
consécutifs d’une suite arithmétique.
(b) Sachant que la distance totale est d’environ 1848 km, calculer le nombre de jours
nécessaires pour accomplir le trajet
18. Déterminer le 6eme terme d’une suite géométrique croissante dont le 3eme terme est
égal à 80 et le 5eme vaut 1280.
19. La somme des trois premiers termes d’une suite géométrique est égale à 52. Déterminer
cette suite sachant que le 3eme terme est égal à 9 fois le premier.
20. Déterminer le réel y pour que les trois réels 3, y − 1 et 2y − 1 soient trois nombres
consécutifs d’une suite géométrique
21. (un ) est un suite géométrique de raison 3 telle que un = 486 et Sn = 728. Déterminer
u1 et n.
6.5.1 Définitions
La suite (un ) converge vers le nombre réel u si, quelque soit ε > 0, il existe un naturel M
tel que u − ε < un < u + ε ou encore |un | < ε pour tout n ≥ M .
35
6.5. LIMITES CHAPITRE 6. SA ET SG
La suite (un ) tend vers +∞ si, quelque soit N > 0, il existe un naturel M tel que un > N
pour tout n ≥ M . On note un ⇒ +∞ ou lim un = +∞.
n→+∞
Remarques :
6.5.3 Exercices
1. Exprimer 0, 99999999 . . . sous une autre forme en tenant compte qu’il peut s’exprimer
sous la forme 0, 9 + 0, 09 + 0, 009 + . . .
2. Avec une ficelle de 100 cm, on veut tracer une figure géométrique ”grecque” en utilisant
la méthode suivante : on trace un segment de 50 cm, puis on répète la manoeuvre
”effectuer une rotation de 90◦ , tracer un segment d’une longueur égale à la moitié du
précédent”.
(b) Combien de côtés contient la figure que l’on peut tracer avec une ficelle de 99 cm ?
36
CHAPITRE 6. SA ET SG 6.5. LIMITES
de la position la plus basse le long d’un arc de cercle dont la longueur diminue de 5%
par rapport à l’arc de cercle précédent. Sachant qu’on lâche le pendule depuis une
position faisant un angle de 45◦ avec la verticale,
9 α1 = 45◦
α2 = α1
10
20 20
20
u1
9
u2 = u1
10
(a) Quelle est la longueur u1 de l’arc de cercle joignant la position de lâcher au point
le plus bas ?
(b) Quelle est la longueur u2 de l’arc de cercle joignant la position la plus basse au
sommet suivant de la trajectoire ?
(c) Quelle est l’expression de la longueur du nème arc de cercle joignant la position la
plus basse au sommet suivant de la trajectoire ?
(d) Quelle est la longueur totale parcourue par l’extrémité du pendule après 10 oscil-
lations ?
(e) Quelle est la limite de la longueur totale si on laisse le pendule osciller indéfiniment ?
37
6.5. LIMITES CHAPITRE 6. SA ET SG
(a) caractériser la suite (rn ) des rayons des cercles. Donner le terme général rn de cette
suite.
(b) caractériser la suite (an ) des aires des cercles de rayon rn . Donner le terme général
de cette suite.
(c) On construit la suite (un ) contenant la somme des surfaces de tous les cercles de
même rayon (même couleur) :
n−1
2X
un = a(i).
i=1
(d) Quelle est la surface totale de tous les cercles de toutes tailles ?
38
CHAPITRE 6. SA ET SG 6.5. LIMITES
A3 A2
A4
A1
A5
α
A0
O
39
6.5. LIMITES CHAPITRE 6. SA ET SG
40
Chapitre 7
Analyse combinatoire
7.1 Définitions
• ]Si n ∈ N, la factorielle de n est le nombre noté n! tel que
n! = n · (n − 1) · (n − 2) · · · 2 · 1.
41
7.4. BINÔME DE NEWTON CHAPITRE 7. ANALYSE COMBINATOIRE
0 1 2 3 4 5
0 1 ···
1 1 1
2 1 2 1
3 1 3 3 1
4 1 4 6 4 1
5 1 5 10 10 5 1
..
.
• les lignes du triangle de Pascal sont symétriques : ∀n, p ∈ N avec n > p,
Cnp = Cnn−p
42
CHAPITRE 7. ANALYSE COMBINATOIRE 7.5. EXERCICES
7.5 Exercices
1. Prouver que
Cn0 + Cn1 + . . . + Cnn = 2n ,
En déduire que
Cn0 + Cn2 + Cn4 + . . . = 2n−1 ,
2. Montrer que
√ nπ
Cn0 − Cn2 + Cn4 − Cn6 . . . = 2n cos ,
4
√ nπ
Cn1 − Cn3 + Cn5 − Cn7 . . . = 2n sin .
4
3. Des deux derniers points, calculer les sommes suivantes
4. Démontrer la relation
p
Cnp−1 + Cnp = Cn+1 .
En déduire que
p+1 p+q p+q
Cnp + Cn+1 + · · · + Cn+q = Cn+q+1 − Cnp−1 ,
si 1 ≤ p ≤ n, q ≥ 0.
Que devient le second membre de cette dernière relation lorsque p est nul ?
k Cnk = n Cn−1
k−1
si n ≥ k ≥ 1.
43
7.5. EXERCICES CHAPITRE 7. ANALYSE COMBINATOIRE
7. Calculer la valeur de
Cn1 − Cn3 + Cn5 − Cn7 + . . . .
m m m−1 0
C2m+1 = C2m + C2m−1 + · · · + Cm .
10. En évaluant de deux manières différentes une puissance de (1 + i), démontrer que
2m
X
2k
C4m (−1)m+k = 4m .
k=0
En déduire que
2 4 6 18
= 220 − C40
20
2 1 − C40 + C40 − C40 + · · · − C40 .
44
CHAPITRE 7. ANALYSE COMBINATOIRE 7.5. EXERCICES
et
k
X p−k
(−1)k Cnk Cn−k = 0.
k=0
Suggestion : calculer In + Jn et In − Jn .
k+1
(k + 1)Cn+1 = (n + 1)Cnk .
k k−2
l(k − 1)Cn+1 = n(n − 1)Cn−1 .
45
7.5. EXERCICES CHAPITRE 7. ANALYSE COMBINATOIRE
46
Chapitre 8
Nombres complexes
8.1 Définitions
Il y a plusieurs méthodes différentes pour introduire les nombres complexes. Dans cette
synthèse, nous accepterons la définition brutale suivante :
si a et b sont deux nombres réels, on appelle nombre complexe z un nombre de la forme
z = a + ib où i est tel que i2 = −1.
L’ensemble des nombres complexes est noté C.
Deux nombres complexes z = a + ib et z 0 = a0 + ib0 sont égaux ssi leurs parties réelles et
leurs parties imaginaires sont égales.
z = z 0 ⇔ a = a0 et b = b0 .
47
8.2. OPÉRATIONS CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES
8.2 Opérations
Si z1 = a1 + ib1 et z2 = a2 + ib2 sont deux nombres complexes, leur somme est le nombre
complexe z défini par
z = (a1 + a2 ) + i(b1 + b2 ).
L’ensemble C, muni de l’addition est un groupe commutatif ; ce qui veut dire (entre autres)
— existence d’un neutre (0),
— existence d’un opposé (−z) pour chaque complexe (et donc de la différence de deux
nombres complexes)
Si z1 = a1 + ib1 et z2 = a2 + ib2 sont deux nombres complexes, leur produit est le nombre
complexe z défini par
z = (a1 · a2 − b1 · b2 ) − i(a2 · b1 + a1 · b2 ).
L’ensemble C0 , muni de la multiplication est un groupe commutatif, ce qui veut dire (entre
autres)
— existence d’un neutre (le réel 1),
1
— existence d’un inverse noté pour chaque complexe non nul (et donc du quotient de
z
deux nombres complexes)
48
CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES 8.3. MODULE
• z · z̄ = a2 + b2
Remarque :
Dès qu’une propriété est vraie pour le produit de deux nombres, elle est vraie pour l’inverse
d’un nombre non nul, le quotient de deux nombres, la ne puissance d’un nombre,...
Attention : le module d’une somme n’est pas la somme des modules. On a l’inégalité de
Minkowski :
|z1 + z2 | ≤ |z1 | + |z2 |.
On a
x2 − y 2 = a
(x + iy)2 = a + ib ⇔
2xy = b
49
8.5. PLAN DE GAUSS CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES
Cas particuliers :
— un nombre réel positif étant un nombre complexe particulier, on en déduit que, dans
C, un nombre positif admet deux racines carrées réelles opposées (ex : les racines
√ √
carrées complexes de 5 sont 5 et − 5).
— un nombre réel négatif étant un nombre complexe particulier, on en déduit que dans
C un nombre négatif admet deux racines carrées imaginaires pures opposées (ex : les
√ √
carrées complexes de −5 = 5i2 sont i 5 et −i 5).
Conséquences :
√ √
−b + i −∆ −b − i −∆
z= ou z =
2a 2a
— une équation du second degré à coefficients complexes ademet toujours deux solutions
complexes.
De même qu’on représente un nombre réel sur la droite des réels, on peut représenter un
nombre complexe dans un plan (appelé plan de Gauss ou plan complexe).
Pour cela, on muni le plan d’un reprère orthonormé dont l’axe des abscisses est l’axe des réels
et l’axe des ordonnées l’axe des imaginaires.
On représente alors le nombre z = a + ib par le point de coordonnées (a, b).
50
CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES 8.6. ARGUMENT
3 =z
2
2+i
1
<z
0
−3 −2 −1 0 1 2 3
−1
−2
−3
3 =z
2
a + ib
1 ρ
θ <z
0
−3 −2 −1 0 1 2 3
−1
−2
−3
Remarques :
51
8.7. FORME TRIGONOMÉTRIQUE CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES
— le nombre ρ est toujours positif ; le seul cas où il est nul c’est lorsque le nombre
complexe représenté est nul.
— une application simple du théorème de Pythagore permet de démontrer que
√
ρ= a2 + b 2 .
a = ρ cos θ
et
b = ρ sin θ.
8.7.1 Propriétés
Cette forme trigonométrique a pour avantages de jouı̈r des propriétés suivantes (faciles à
démontrer).
Si z = ρ(cos θ + i sin θ) et z 0 = ρ0 (cos θ0 + i sin θ0 ), alors
52
CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES 8.8. RACINES Ne
Remarque :
la relation
(cos θ + i sin θ)n = cos nθ + i sin nθ
L’expression cos θ +i sin θ est parfois notée cisθ. Mais cette notation désuette est de moins
en moins souvent utilisée au profit d’une autre ; elle est généralement notée
eiθ
où e est le même e que la base de l’exponentielle réelle. Il s’agit donc de généraliser la
notion d’exponentielle à des nombres complexes. Cette généralisation est justifiable par les
nombreuses propriétés communes aux expressions cos θ + i sin θ et eiθ .
0
Ainsi, si z = ρeiθ et z 0 = ρ0 eiθ les propriétés ci-dessus s’écrivent
0
• zz 0 = ρρ0 ei(θ+θ )
1 1
• = e−iθ
z ρ
z ρ 0
• 0 = 0 ei(θ−θ )
z ρ
• z n = ρn einθ
Remarque :
On ne peut passer sous silence la merveilleuse formule d’Euler
eiπ = −1.
53
8.9. RACINES Ne DE L’UNITÉ CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES
On a donc √
ρ = n ρ0
iθ0 iθ0
(ρeiθ )n = ρ0 e ⇔ ρn einθ = ρ0 e ⇔ 0
θ = θ + 2kπ
n
Le nombre complexe z 0 admet donc les n racines neme suivantes :
θ0
√ i
• z0 = n ρ0 e n
θ0 + 2π
√ i
• z1 = n ρ0 e n
0
θ + 4π
√ i
• z2 = ρ e
n 0 n
..
• .
θ0 + 2(n − 1)π
√ i
• zn−1 = n ρ0 e n
On constate que
— les racines neme d’un nombre complexe quelconque ont toutes le même module. Géométriquement,
leurs points images appartiennent tous au même cercle centré à l’origine.
— les arguments des racines neme d’un nombre complexe quelconque forment une suite
2π
arithmétique de raison . Géométriquement, le polygone formé par les n points
n
images est donc régulier.
— les racines neme d’un nombre complexe quelconque forment une suite géométrique de
2iπ
premier terme z0 et de raison e n .
54
CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES 8.10. EXERCICES
les racines neme d’un nombre complexe z quelconque peuvent être obtenues en multipliant
une des racines neme de z (par exemple z0 ) par chacune des racines neme de 1.
8.10 Exercices
1 + iz
3. Montrer que est de module 1 si et seulement si z est réel.
1 − iz
4. Résoudre l’équation
2 6
1 z z
1 i −i = 0.
1 1 1
Représenter l’ensemble des solutions dans le plan complexe.
5. Calculer la somme des k e puissances des racines 5e de l’unité (k entier > 0).
6. Résoudre l’équation
z 3 = −|z|
(z ∈ C).
Suggestion : rechercher |z| en égalant les modules des deux membres. En déduire la
forme trigonométrique des solutions. Pour en obtenir la forme algébrique, noter que
π π π
= − .
12 3 4
55
8.10. EXERCICES CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES
8. (a) En utilisant la formule de Moivre, montrer que cos 5ϑ peut se mettre sous la forme
10. Donner la forme algébrique des racines cubiques de 2 + 2i. Représenter ces racines
dans le plan de Gauss. Donner la valeur de leur produit.
11. (a) Calculer (1 + ω)n , où ω est une racine cubique de 1 (n entier positif).
24z 3 − 26z 2 + 9z − 1,
calculer
1 1 1
2
+ 2 + 2.
z1 z2 z3
56
CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES 8.10. EXERCICES
15. Déterminer les formes algébrique et trigonométrique des racines cubiques de (−i).
(b) Vérifier que les points représentatifs des solutions dans le plan ”complexe” sont
situés sur une même droite parallèle à l’axe ”imaginaire”.
1
17. Calculer la partie réelle de lorsque |z| = 1 (z ∈ C).
1 + iz
18. Soit n un entier naturel.
(d) En conclure que si α est une racine du polynôme p(x) dont il est question au point
2α
précédent, alors 1−α2
est également une racine de p(x).
(b) z 4 + z 2 = 12.
20. Résoudre l’équation suivante dans C sachant qu’elle a une racine réelle
√ √ √
z 3 − ( 2 + 4i)z 2 − 4(1 − 2i)z + 4 2 = 0.
21. Pour quelle(s) valeur(s) de λ ∈ R l’équation suivante admet-elle deux racines réelles
(2 + i)z 2 + (6 + iλ)z − 4 − 2i = 0?
57
8.10. EXERCICES CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES
(1 + i)n − (1 − i)n
2i
est réelle.
24. Dans le plan de Gauss, déterminer le lieu des nombres complexes z tels que
z + z = |z|.
1
xn + = 2 cos nθ.
xn
1
Suggestion : commencer par résoudre x + x
= 2 cos θ.
z 8 + 4z 6 − 10z 4 + 4z 2 + 1 = 0.
58
CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES 8.10. EXERCICES
√ √
z1 = 3 − i, z2 = −1 + 2i, z3 = i, z4 = 1 + 3i.
z1
(a) Donner la partie réelle et la partie imaginaire de z1 z2 , z4
et (z3 )2 .
31. Soit les complexes 3 − 4i, 2 + i, −3 + 4i, 2i et π. Calculer le module, la partie réelle,
la partie imaginaire et le conjugué de ces complexes.
33. Si 2eiπ/7 est une racine quatrième de z, quelles sont les autres racines quatrièmes de
z ? Représenter ces racines dans le plan complexe.
(b) i < 2.
36. Démontrer que si a et b sont des nombres complexes distincts de module 1, alors pour
tout z ∈ C,
z + abz − (a + b)
b−a
est imaginaire pur.
59
8.10. EXERCICES CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES
37. Soit z un nombre complexe de module 1 tel que z ne soit pas un réel et soit a un
nombre complexe. Montrer que
|a − z| = |1 − az|
i(1 + z)4 = 1.
En déduire que
1 3 5
2C10 − 2C10 + C10 = 25 .
3. Calculer
π 3π 5π 7π 9π
S = cos + cos + cos + cos + cos
11 11 11 11 11
(suggestion : remarquer que les angles sont en progression arithmétique de raison r
que l’on déterminera).
60
Chapitre 9
Polynômes dans C
9.1 Définitions
où ai ∈ C, ∀i = 0, 1, · · · , n.
n est alors le degré de P (z).
9.2.1 Définitions
et
61
9.3. THÉORÈME FONDAMENTAL CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C
Théorème :
Corrolaire :
P (z) = (z − a) · Q(z).
Si α est un naturel non nul, un réel a est zéro de multiplicité α de P (z) si P (z) =
(z − a)α · Q(z) où Q(a) 6= 0.
On peut démontrer que a est un zéro de multiplicité α ssi le polynôme et toutes ses
dérivées jusqu’à l’ordre α − 1 s’annulent en a càd ssi P (a) = 0 et P 0 (a) = 0 et . . . et
P (α−1) (a) = 0.
Ainsi, si P (z) est un polynôme de degré n et si a1 , · · · , ap sont des zéros de P (z) de multi-
p
X
plicités respectives α1 , · · · , αp tels que αi = n, alors
i=1
62
CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C 9.4. POLYNÔMES À COEFFICIENTS RÉELS
• Deux polynômes de degré n prennent les mêmes valeurs en au moins n points ssi leurs
coefficients correspondants sont proportionnels.
• Deux polynômes de degré n prennent les mêmes valeurs en au moins n + 1 points ssi
leurs coefficients correspondants sont égaux.
9.4.1 Théorème
9.4.2 Conséquences
9.5 Exercices
2. Quelles conditions faut-il imposer aux nombres réels a et b pour que le polynôme
x4 + x3 + ax2 + bx + 1 possède deux racines réelles distinctes et opposées ?
63
9.5. EXERCICES CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C
sachant qu’elle admet une racine négative ainsi que deux racines positives dont
l’une est le double de l’autre.
sachant qu’elle admet une racine négative, ainsi que deux racines positives dont le
√
quotient est 2 + 3.
pour tout entier naturel n. Justifier le résultat proposé, par exemple par la méthode
de récurrence.
z 4 − 9z 3 + 33z 2 − 54z + 36 = 0 ,
sachant qu’aucune racine n’est réelle et que l’une est double d’une autre.
64
CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C 9.5. EXERCICES
1
(z + 2 cos α)2 = .
z2
1
(z + 2 cos α)4 = .
z4
8. Pour des entiers n > 0 et p ≥ 0 on note S(n, p) la somme des pemes puissances des
entiers positifs de 1 à n inclus :
n
X
S(n, p) = k p = 1p + · · · + np .
k=1
valable pour tous entiers p > 0 et n ≥ 0 et retrouver ainsi les égalités du point a.
9. Déterminer tous les polynômes P (x) qui vérifient, pour tout x, la relation
où P 0 (x) et P 00 (x) désignent respectivement les dérivées première et seconde du po-
lynôme P (x) .
Suggestion : commencer par déterminer le degré n d’un polynôme P (x) qui vérifie
cette relation.
10. Soit le polynôme P (x) = x4 − 6x3 + mx2 + 42x + 40. Déterminer le réel m sachant
que la somme de deux racines de P (x) est égale à la somme des deux autres racines.
65
9.5. EXERCICES CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C
x4 − (3m + 1)x2 + m2 = 0
soient quatre réels distincts en progression arithmétique. Quelles sont alors ces quatre
racines ?
xn − xn−2 − 2x + 2
un polynôme P (x) est divisible par (x − a)2 si et seulement si P (a) = P 0 (a) = 0 où
P 0 (x) désigne la dérivée première du polynôme P (x).
18. Résoudre l’équation 4x3 − 24x2 + 23x + 18 = 0 sachant que ses racines sont en pro-
gression arithmétique.
66
CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C 9.5. EXERCICES
19. Déterminer toutes les valeurs réelles des paramètres a et b telles que le polynôme
21. Déterminer le(s) polynôme(s) P (x) de degré six ayant les propriétés suivantes
P (x) = x3 − ax2 + bx − c.
Déterminer tous les réels a, b et c tels que le polynôme P (x) admette ces mêmes
nombres a, b, c comme racines.
23. Déterminer le polynôme P (x) du troisième degré (ayant trois racines, réelles ou com-
plexes) tels que
— le coefficient de x3 vaut 1,
— la somme des racines de P (x) vaut −3,
— la somme des carrés des racines de P (x) vaut 7,
— le produit des racines de P (x) vaut 5.
Ensuite, déterminer toutes les raines réelles ou complexes de P (x).
67
9.5. EXERCICES CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C
sachant que l’équation P (x) = 0 admet deux racines dont le produit vaut −1.
(a) P1 (z) = z 2n − 2z n + 2,
(b) P2 (z) = z 2n + z n + 1.
(b) P2 (z) = z 2n+1 − (2n + 1)z n+1 + (2n + 1)z n−1 − 1, avec n > 1.
68
Chapitre 10
Calcul matriciel
10.1 Définitions
1 0 1
A=
−1 1 0
69
10.2. PROPRIÉTÉS CHAPITRE 10. CALCUL MATRICIEL
10.2 Propriétés
10.2.1 Egalité
Deux matrices de mêmes dimensions sont égales si tous leurs éléments correspondants
sont égaux.
Si A et B sont deux matrices de R(n,p) , alors
A = B ⇔ aij = bij , ∀1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ p.
10.2.2 Transposée
La transposée d’une matrice s’obtient en échangeant les lignes et les colonnes de la matrice.
Ainsi, si les dimensions de la matrice de départ sont (n, p), les dimensions de la transposée
sont (p, n).
e ou AT
Si A est une matrice de R(n,p) , la transposée de A est la matrice de R(p,n) , notée A
telle que
eij = Aji , ∀1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ p.
A
Si A est une matrice de R(n,p) , le produit de la matrice A par le réel α est la matrice de
R(n,p) , notée αA telle que
(αA)ij = αAji , ∀1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ p.
Pour multiplier une matrice par un scalaire, il faut donc multiplier chacun des éléments par
ce scalaire.
10.2.4 Somme
Si A et B sont deux matrices de R(n,p) , alors la somme des matrices A et B est la matrice
de R(n,p) notée A + B telle que
70
CHAPITRE 10. CALCUL MATRICIEL 10.2. PROPRIÉTÉS
Pour additionner deux matrices de mêmes dimensions, il faut donc additionner les éléments
correspondants.
On peut démontrer sans problème que R(n,p) muni de l’addition est un groupe commutatif.
Remarque :
Le neutre pour l’addition des matrices dans R(n,p) est appelée la matrice nulle. Elle est notée
O. Cette notation est ambigue car elle ne stipule pas la dimension de cette matrice O.
10.2.5 Produit
Définition
Si A est une matrice de R(n,p) et B une matrice de R(p,q) , alors le produit des matrices A
et B est la matrice de R(n,q) notée AB telle que
p
X
(AB)ij = aik bkj , ∀1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ q.
k=1
Remarques
71
10.2. PROPRIÉTÉS CHAPITRE 10. CALCUL MATRICIEL
— Enfin, même si AB et BA existent toutes les deux et ont les mêmes dimensions (si
A et B sont carrées de même dimension), elles peuvent très bien êtres différentes.
Conséquence, des formules telles que (A + B)2 = A2 + 2AB + B 2 sont fausses ! On a
(A + B)2 = A2 + AB + BA + B 2
Propriétés
10.2.6 Particularités
Certaines propriétés usuelles d’algèbre avec les nombres ne sont pas vraies avec les ma-
trices.
• Pour certaines matrices, il existe plusieurs matrices X telles AX = A.
On ne peut donc pas simplifier
AX= A enX = I !
1 1
4 4 2 2
Exemple : A = et B =
1 1
4 4 2 2
• De même, il existe des matrices non nulles telles que leur produit est nul.
On
ne peutdonc pasconclure AB = 0 ⇔ A = 0 ou B = 0 . Exemple : A =
1 −1 1 2
et B =
−1 1 1 2
Ces particularités sont dues au fait que certaines matrices n’admettent pas d’inverse (voir
chapitre suivant).
72
Chapitre 11
Déterminants
11.1 Définition
Toute matrice carrée admet un déterminant. Une définition générale peut être donnée.
Comme le programme n’exige la connaissance des déterminants que de taille 3 maximum,
nous nous contenterons de ne définir que ceux-ci.
La définition peut alors être donnée en fonction de la taille de la matrice :
• Si A = (a) est une matrice carrée de dimension 1, alors le déterminant de A est le
nombre, noté detA ou dtmA tel que
detA = a.
a11 a12
• Si A = est une matrice carrée de dimension 2, alors le déterminant de
a21 a22
A est le nombre, noté detA ou dtmA tel que
a11 a12
detA = = a11 a22 − a12 a21 .
a21 a22
a11 a12 a13
• Si A = a21 a22 a23 est une matrice carrée de dimension 3, alors le déterminant
a31 a32 a33
de A est le nombre, noté detA ou dtmA tel que
a11 a12 a13
detA = a21 a22 a23 = a11 a22 a33 +a12 a23 a31 +a13 a21 a32 −a13 a22 a13 −a32 a23 a11 −a33 a21 a12 .
a31 a32 a33
73
11.2. RÈGLES DES MINEURS CHAPITRE 11. DÉTERMINANTS
Remarques :
— Cette dernière définition est appelée règle de Sarrus.
— Les trois définitions ne sont que des cas particuliers de la définition générale.
— Une matrice dont le déterminant est nul est dite singulière.
11.2.1 Définition
Si A = (aij ) est une matrice carrée de dimension n, alors on appelle mineur de l’élément
aij le déterminant de dimension n − 1 obtenu en supprimant la ieme ligne et la j eme colonne
de A. Exemple :
Si A est la matrice de dimension 3 décrite plus haut, le mineur de l’élément a12 est le
déterminant
a21 a23
.
a31 a33
Si A = (aij ) est une matrice carrée de dimension n, on appelle cofacteur de l’élément aij
le produit de son mineur par (−1)i+j .
Si A est une matrice carrée de dimension n, alors detA est égal à la somme des produits
des éléments d’une rangée par leurs cofacteurs.
On peut constater l’exactitude de cette propriété sur la définition d’un déterminant de di-
mension 3 :
a11 a12 a13
= a11 a22 a33 + a12 a23 a31 + a13 a21 a32 − a13 a22 a13 − a32 a23 a11 − a33 a21 a12
a21 a22 a23
a31 a32 a33
= a11 (a22 a33 − a23 a32 ) − a12 (a21 a33 − a23 a31 ) + a13 (a21 a32 − a31 a22 )
a22 a23 a21 a23 a21 a22
= a11 − a12 + a13
a32 a33 a31 a33 a31 a33
74
CHAPITRE 11. DÉTERMINANTS 11.3. PROPRIÉTÉS
Remarque :
Cette propriété est aussi parfois utilisée comme définition d’un déterminant.
Si A est une matrice carrée de dimension n, alors la somme des produits des éléments
d’une rangée par les cofacteurs des éléments d’une rangée parallèle est nulle.
11.3 Propriétés
Toutes les propriétés énoncées ici sont valables quelques soient la dimension des matrices
carrées.
1. Si une rangée d’une matrice est nulle, son déterminant est nul.
3. Si une matrice a deux rangées parallèles égales, alors son déterminant est nul.
4. Si on mutiplie tous les éléments d’une rangée par un nombre α, alors le déterminant
de la matrice est multiplié par αn .
Corrolaire :
si on multiplie une matrice A de dimension n par le réel α, alors det αA = αn det A.
5. Si deux rangées parallèles d’une matrice sont multiples l’une de l’autre, le déterminant
est nul.
6. Si deux déterminants ne diffèrent que par les éléments d’une même rangée, alors la
somme de ces deux déterminants est égale au déterminant obtenu en additionnant les
éléments des rangées différentes et en laissant inchangées les rangées communes.
Ex :
0
a11 a012 a11 + a011 a12 + a012
a11 a12
+ =
a21 a22 a21 a22 a21 a22
7. Si une rangée est combinaison linéaire des autres rangées parallèles, alors le déterminant
est nul.
75
11.3. PROPRIÉTÉS CHAPITRE 11. DÉTERMINANTS
8. Réciproquement, le déterminant d’une matrice est nul si les rangées parallèles sont
linéairement dépendantes.
10. Le déterminant d’une matrice triangulaire est égal au produit des éléments diagonaux.
11. Le déterminant du produit de deux matrices carrées de mêmes dimensions est égal au
produit des déterminants.
76
Chapitre 12
Matrice inverse
12.1 Problème
La notion d’inverse d’un nombre est naturelle : l’inverse du nombre non nul a est le
1
nombre tel que
a
1
a· =1
a
puisque 1 est le neutre pour la multiplication des réels.
Comme le produit matriciel n’est interne et partout défini que dans l’ensemble des matrices
carrées de dimension n, il est logique de ne chercher l’inverse que d’une matrice carrée.
Comme il existe une matrice
I = diag(1, 1, · · · , 1)
qui est neutre pour la multiplication des matrices carrées de dimension n, il est donc logique
de se poser la question de l’existence d’une matrice inverse d’une matrice A.
Enfin, comme la multiplication des matrices n’est pas commutative, il serait logique de penser
que pour une matrice A donnée, il existe une matrice Ag inverse à gauche telle que
Ag A = I
A · Ad = I
77
12.2. EXISTENCE ET UNICITÉ CHAPITRE 12. MATRICE INVERSE
1. Si une matrice A admet une inverse à gauche Ag et une inverse à droite Ad , alors les
inverses sont égales.
Conséquence : on ne fera plus la distinction entre inverse à gauche et inverse à droite.
On parlera de matrice inverse.
2. Si une matrice A admet une matrice inverse, alors cette inverse est unique.
Conséquence : on parlera donc de LA matrice inverse d’une matrice donnée. On la
notera A−1
1
3. Si une matrice admet une inverse, alors det A−1 = .
det A
Conséquence : si det A = 0, alors A n’admet pas de matrice inverse
4. Si det A 6= 0, alors
1 e
A−1 = A
det A
où A est la matrice des cofacteurs des éléments de A.
Remarque :
Une matrice qui admet une inverse est dite inversible.
12.3 Propriétés
• L’inverse du produit de deux matrices carrées de même dimensions est égale au produit
des inverses des deux matrices dans l’ordre inverse
(AB)−1 = B −1 A−1 .
−1
A−1 = A.
78
Chapitre 13
Systèmes linéaires
13.1 Définitions
TX = B
où
x
1
..
• X = . est la matrice colonne qui contient les inconnues,
xp
a a · · · a1p
11 12
a21 a22 · · · a2p
• T = .
..
est la matrice de dimensions (n, p) qui contient les
. . .
an1 an2 · · · anp
coefficients des inconnues,
79
13.2. PRINCIPES D’ÉQUIVALENCE CHAPITRE 13. SYSTÈMES LINÉAIRES
b1
.
• B = .. est la matrice colonne qui contient les termes indépendants.
bn
Résoudre un système consiste à trouver les valeurs des inconnues qui vérifient chacune
des équations. Une solution d’un système de n équations à p inconnues est donc un ensemble
ordonné de p nombres.
Un système est compatible s’il admet au moins une solution. Il est incompatible (ou im-
possible) s’il n’admet aucune solution.
Un système est homogène si le terme indépendant de chaque équation est nul. Il s’écrit
alors T X = 0.
Un système est dit carré s’il comporte autant d’inconnues que d’équations. On a alors
n = p et la matrice T est carrée.
3. on peut ajouter à une équation une combinaison linéaire des autres équations,
4. on peut supprimer une équation qui est une combinaison linéaire des autres équations
(équation redondante).
80
CHAPITRE 13. SYSTÈMES LIN
13.3.
ÉAIRES
PROPRIÉTÉS DES SOLUTIONS D’UN SYSTÈME
Ces propriétés se comprennent très facilement si on veut bien faire le lien avec la géométrie
analytique.
Si on considère un système de deux équations à deux inconnues, les deux équations sont celles
de droites. Or, dans le plan, ces droites ne peuvent être que strictement parallèles (système
impossible), sécantes (1 seule solution) ou confondues (une infinité de solutions). Pour un
système de 3 équations à 3 inconnues, chacune des équations est celle d’un plan dans l’espace.
Enfin, si le système est homogène, toutes les droites (2 inconnues) ou tous les plans (3
inconnues) passent par l’origine.
Cette méthode consiste à exprimer une inconnue en fonction des autres dans une équation,
puis à remplacer cette inconnue par l’expression obtenue dans les autres équations.
Exemple :
x −y = 1 x =1+y x =1+y x =0
⇔ ⇔ ⇔
2x −y = 1 2(1 + y) −y =1 y = −1 y = −1
81
13.5. SYSTÈMES CARRÉS CHAPITRE 13. SYSTÈMES LINÉAIRES
Remarque :
Une autre façon de visualiser la méthode est de se dire qu’on recherche une forme échelonnée
du système où la première équation dépend des p inconnues, la seconde équation dépend
de p − 1 inconnues, · · · , l’avant dernière dépend de 2 inconnues et la dernière d’une seule
inconnue. Ensuite, on résoud les équations dans l’ordre inverse, en ”remontant” à partir de
cette dernière équation à une inconnue.
Cette méthode est plus théorique que pratique. Mais si T admet une matrice inverse, càd
si det T 6= 0, alors le système T X = B admet X = T −1 B comme solution unique.
|C1 · · · B · · · Cn |
Xi =
det T
dont le numérateur est le déterminant de T dont on a remplacé la ieme colonne par la colonne
des termes indépendants.
Cette méthode se prête très bien à la discussion des systèmes paramétriques carrés.
82
CHAPITRE 13. SYSTÈMES LINÉAIRES 13.6. EXERCICES
13.6 Exercices
1. (09/09) Résoudre et discuter le système suivant suivant dans lequel a est un paramètre
réel
2ax + (a + 1)y + (a − 1)z = 2a + 3
2x + (a + 1)y + (1 − a)z = 4a + 1
(a + 1)x + (a + 1)y = 3a + 2
2. (09/10) Résoudre et discuter le système suivant dans lequel a est un paramètre réel
(a + 6)x + 2y + a(a + 4)z = 1
2x − (a + 1)y − 2az = 17 + a
(a + 10)x + (a2 − 15)y + a2 z = 35 + a
83
13.6. EXERCICES CHAPITRE 13. SYSTÈMES LINÉAIRES
84
Table des matières
1 Signe sommatoire 3
1.1 Notation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3 Valeur absolue 9
3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2 Propriétés immédiates . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.3 Propriétés algébriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.4 Egalités et inégalités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.5 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
4 (In)Equations 13
4.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.2 Principes d’équivalence pour les équations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.3 Second degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.4 Equations du neme degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.5 Principes d’équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.6 Inéquations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
85
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
5 Second degré 23
5.1 Somme et produit des solutions d’une équation du second degré . . . . . . . 23
5.1.1 Propriété . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
5.1.2 Conséquences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
5.2 Equations paramétriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
5.2.1 Théorie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
5.2.2 Exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
5.3 Position d’un nombre α . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.3.1 Théorie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.3.2 Exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
6 SA et SG 31
6.1 Suites numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
6.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
6.1.2 Détermination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
6.2 Suites arithmétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6.2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
86
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
6.2.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6.3 Suites géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6.3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6.3.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
6.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
6.5 Limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.5.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.5.2 Limite d’une suite géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
6.5.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
7 Analyse combinatoire 41
7.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
7.2 Propriétés des combinaisons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
7.3 Triangle de Pascal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
7.4 Binôme de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
7.5 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
8 Nombres complexes 47
8.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
8.2 Opérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
8.2.1 Somme de deux nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
8.2.2 Produit de deux nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
8.2.3 Conjugué d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
8.3 Module . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
8.4 Racines carrées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
8.5 Plan de Gauss . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
8.6 Argument . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
8.7 Forme trigonométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
8.7.1 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
8.7.2 Notation exponentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
8.8 Racines ne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
8.9 Racines ne de l’unité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
87
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
8.10 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
8.10.1 Equations, racines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
8.10.2 Complexes et analyse combinatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
9 Polynômes dans C 61
9.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
9.2 Division polynomiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
9.2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
9.2.2 Loi du reste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
9.2.3 Zéro multiple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
9.3 Théorème fondamental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
9.4 Polynômes à coefficients réels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
9.4.1 Théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
9.4.2 Conséquences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
9.5 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
10 Calcul matriciel 69
10.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
10.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
10.2.1 Egalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
10.2.2 Transposée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
10.2.3 Multiplication par un scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
10.2.4 Somme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
10.2.5 Produit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
10.2.6 Particularités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72
11 Déterminants 73
11.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
11.2 Règles des mineurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
11.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
11.2.2 Première règle des mineurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
11.2.3 Deuxième règle des mineurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
11.3 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
88
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
12 Matrice inverse 77
12.1 Problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
12.2 Existence et unicité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
12.3 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
13 Systèmes linéaires 79
13.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
13.2 Principes d’équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
13.3 Propriétés des solutions d’un système . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
13.4 Méthodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
13.4.1 Par substitution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
13.4.2 Par combinaisons linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
13.4.3 Méthode de Gauss ou du pivot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
13.5 Systèmes carrés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
13.5.1 Par la matrice inverse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
13.5.2 Méthode de Cramer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
13.5.3 Systèmes rectangulaires où n > p . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
13.6 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
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