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Synthèse d'algèbre pour ingénieurs

Ce document présente un résumé d'algèbre destiné aux étudiants se préparant à l'examen d'admission aux études d'ingénieur civil. Il reprend les notions clés d'algèbre comme les sommes, les propriétés, les démonstrations par récurrence. Le résumé contient également des remerciements et des excuses pour les défauts.

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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Synthèse d'algèbre pour ingénieurs

Ce document présente un résumé d'algèbre destiné aux étudiants se préparant à l'examen d'admission aux études d'ingénieur civil. Il reprend les notions clés d'algèbre comme les sommes, les propriétés, les démonstrations par récurrence. Le résumé contient également des remerciements et des excuses pour les défauts.

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Synthèse d’algèbre

Yvan Haine

Septembre 2012
Ce recueil d’algèbre a été rédigé suite à une suggestion de M. le Professeur E. Delhez.
Il est destiné à aider les étudiants à préparer l’examen d’admission aux études d’ingénieur
civil.
Il reprend la plupart des notions régulièrement reprises parmi les questions habituellement
posées.
Son objectif est de proposer une synthèse des définitions et propriétés utiles. Aucun résultat
énoncé n’est démontré.
Certaines notions indispensables sont absentes. Par exemple, les notions de puissances, de
racines carrées ou nème, n’y figurent pas mais il serait fou d’en négliger la maı̂trise pour
présenter l’examen avec succès.
Cependant, il ne faut pas le considérer comme une bible ! Il est certainement pourvu de
nombreux défauts : lacunes, imprécisions, manque d’exemples ou d’exercices, illustrations
omises, lapsus ou fautes de frappe,...
Une étude par coeur du contenu de ce recueil n’est pas une bonne méthode de se préparer
et ne garantit en rien la réussite de l’examen.

Toutes nos excuses pour ces défauts. Nous espérons profiter des commentaires et remarques
des utilisateurs pour perfectionner cette première version pour les années ultérieures.
Merci à Thomas Belligoi pour les nombreux exercices et remarques fournies et à Eveline
Moitroux pour leurs nombreux conseils judicieux.

2
Chapitre 1

Signe sommatoire

1.1 Notation

Si n ∈ N, la somme des n nombres (réels ou non) x1 , x2 , . . . , xn est notée x1 + x2 + . . . + xn


ou
n
X
xi
i=1

et se lit  somme pour i allant de 1 à n des xi .


Le signe Σ (lettre grecque sigma majuscule) est appelé signe sommatoire (ou plus cou-
ramment signe somme).
La lettre i est l’indice du signe sommatoire. Il prend toutes les valeurs entières comprises
entre la valeur initiale (ici 1) et la valeur finale (ici n). L’indice peut être un simple numéro
(ce qui est généralement le cas en statistiques lorsque les xi sont des données numériques)
ou sa valeur intervient directement dans les différents termes de la somme (par exemple, la
n
X
somme des n premiers entiers s’écrit i).
i=1

1.2 Propriétés
n
X n
X
1. L’ indice joue un rôle muet càd xi = xj .
i=1 j=1
n p n
X X X
2. Si 1 ≤ p ≤ n, alors xi = xi + xi .
i=1 i=1 i=p+1
Cette propriété découle simplement de l’associativité de l’addition des réels.

3
1.3. EXERCICES CHAPITRE 1. SIGNE SOMMATOIRE

n
X
3. Si a est un réel, alors a = n a.
i=1
En effet, la somme des n termes a + a + . . . + a vaut n a.
n
X Xn
4. Si a est un réel (indépendant de i), alors a xi = a xi .
i=1 i=1
Cela revient à mettre le facteur a en évidence.
Xn n
X X n
5. (xi + yi ) = xi + yi .
i=1 i=1 i=1
Cette propriété découle simplement de l’associativité et de la commutativité de l’ad-
dition des réels.

1.3 Exercices
n
1X
1. Sachant que la moyenne d’une série statistique {x1 , x2 , . . . , xn } vaut x̄ = xi ,
n i=1
Xn n
X Xn
2
prouver que (xi − x̄) = 0 et (xi − x̄) = x2i − n x̄2 .
i=1 i=1 i=1
2. Une matrice carrée de dimension n est un tableau de nombres disposés en n lignes et
n colonnes. L’élémentde la ie ligne etde la j e colonne de la matrice A est noté aij .
a . . . a1n
 11
 .. .. 

La matrice A s’écrit  . . .
 
an1 . . . ann
Exprimer à l’aide d’un signe sommatoire

(a) la somme des éléments de la 1ère ligne,

(b) la somme des éléments de la dernière colonne,

(c) la somme des éléments de la diagonale principale (reliant le coin supérieur gauche
au coin inférieur droit),

(d) la somme de tous les éléments en les groupant ligne par ligne,

(e) la somme de tous les éléments en les groupant colonne par colonne.

4
Chapitre 2

Démonstrations par récurrence

2.1 Principe
La démonstration par récurrence s’applique dans le cas où on doit démontrer une propo-
sition Pn pour tout entier n ≥ 0 ou n ≥ 1 ou plus généralement n ≥ no (n0 ∈ N).
Une démonstration par récurrence se compose toujours de deux étapes :

1. Initialisation de la récurrence : on démontre que la proposition est vraie pour la plus


petite valeur de l’entier n : 0, 1 ou no .

2. Deuxième phase : on suppose que la proposition PN est vraie et on démontre sous


cette hypothèse, appelée hypothèse de récurrence, que la proposition PN +1 est vraie.
On démontre donc que la propriété est  héréditaire .

Et c’est seulement lorsque ces deux étapes sont franchies qu’on peut affirmer que la propo-
sition est vraie pour toutes les valeurs entières de n ≥ 0, 1 ou no .
D’un point de vue plus formel, on peut écrire :

 P est vrai
0
⇒ ∀n ≥ 0 : Pn est vrai.
 N ≥ 0 et P ⇒ P
N N +1

Dans la formulation ci-dessus, on peut remplacer 0 par 1 ou no en fonction des circonstances.

2.2 Exemple
Démontrons la propriété suivante :

5
2.3. PRÉCAUTIONS CHAPITRE 2. DÉMONSTRATIONS PAR RÉCURRENCE

n(n + 1)
La somme des n premiers naturels vaut .
2
En utilisant le signe sommatoire, elle s’écrit
n
X n(n + 1)
k= .
k=1
2

• Initialisation :
1·2
L’assertion est vraie pour n = 1 car le 1er membre vaut 1 et le 2e vaut 2
= 1.
• Hérédité :
N
X N (N + 1)
Hypothèse de récurrence : k=
k=1
2
N +1
X (N + 1)(N + 2)
Thèse : k=
k=1
2
Dém : On a successivement
N +1 N
X X N (N + 1)
k= k + (N + 1) = + (N + 1) vu l’hypothèse de récurrence.
k=1 k=1
2
N +1
X N (N + 1) + 2(N + 1) (N + 1)(N + 2)
Dès lors, on a k= = .
k=1
2 2
• Puisque la propriété est vraie pour n = 1, elle est vraie successivement pour n = 2, 3, 4, . . .
vu que l’hypothèse de récurrence est héréditaire.

2.3 Précautions à prendre !

Dans une démonstration par récurrence, il est fondamental de démontrer les deux étapes
(initialisation et hérédité).
Voici deux exemples qui illustrent ce fait.
n
X 5n2 − 7n + 4
1. Considérons l’égalité k2 = , ∀n ≥ 1.
k=1
2
• Initialisation :
5−7+4
La propriété est vraie pour n = 1 car le 1er membre vaut 1 et le 2e vaut 2
= 1.
• Hérédité :
N
X 5N 2 − 7N + 4
Hypothèse de récurrence : k2 =
k=1
2
N +1 2
X 5(N + 1) − 7(N + 1) + 4
Thèse : k2 =
k=1
2
Dém : On a successivement

6
CHAPITRE 2. DÉMONSTRATIONS PAR RÉCURRENCE 2.4. EXERCICES

N +1 N
X
2
X 5N 2 − 7N + 4
k = k 2 + (N + 1)2 = + (N + 1)2 vu l’hypothèse de récurrence
k=1 k=1
2
N +1
X 5N 2 − 7N + 4 + 2(N 2 + 2N + 1) 7N 2 − 3N + 6
et on a dès lors k2 = = .
k=1
2 2
5(N 2 + 2N + 1) − 7N − 7 + 4 5N 2 + 3N + 9
Et le 2nd membre vaut = .
2 2
La propriété n’est donc pas héréditaire. En fait, elle est valable pour n = 1, 2 et 3
et fausse pour des valeurs supérieures à 3.

2. Envisageons l’assertion : 7n + 1 est un multiple de 6.


Démontrons que la propriété est héréditaire.

Hypothèse de récurrence : 7N + 1 = 6k où k est entier.


Thèse : 7(N +1) + 1 est un multiple de 6.
Dém : 7(N +1) + 1 = 7 · 7N + 1 = 7(6k − 1) + 1 = 42k − 6 = 6(7k − 1) est un multiple
de 6 car 7k − 1 est un entier.

Mais cela ne signifie pas que la propriété est vraie. En effet, pour n = 1, l’égalité
7n + 1 = 8 n’est pas vraie. Il en est de même pour n = 2, 3, ..., 30 (à vérifier avec un
tableur par exemple !).
Si on arrive à déterminer un entier no pour lequel la propriété est vraie, alors la
propriété sera vraie pour tout n ≥ no !

2.4 Exercices
Plusieurs propriétés données ci-dessous peuvent aussi se démontrer sans raisonnement par
récurrence.

1. Démontrer que 4n + 2 est un multiple de 3 pour tout naturel n.

2. Démontrer que n2 + n + 2 est pair si n est un naturel (3 méthodes).

3. Démontrer que 12n − 5n est multiple de 7, ∀n ≥ 1, n ∈ N.

4. Démontrer que 9n − 1 est multiple de 8, ∀n ≥ 1, n ∈ N.

5. Démontrer que 5n ≥ 1 + 4n, ∀n ≥ 0, n ∈ N.

6. Démontrer que 2n ≥ n2 pour tout naturel n ≥ 4.

7. Démontrer que pour tout naturel n, on a (1 + x)n ≥ 1 + nx si x ≥ −1.

7
2.4. EXERCICES CHAPITRE 2. DÉMONSTRATIONS PAR RÉCURRENCE

n(n + 1)(2n + 1)
8. Démontrer que la somme des carrés de n premiers naturels (S2 ) vaut .
6
9. Démontrer que la somme des cubes des n premiers naturels (S3 ) vaut le carré de la
somme des n premiers naturels :
n n
!2
X X n2 (n + 1)2
k3 = k = .
k=1 k=1
4

10. Démontrer que la somme des n premiers nombres impairs est égale à n2 .
n
X n(n + 1)(n + 2)
11. Démontrer que i(i + 1) = , ∀n ≥ 1, n ∈ N.
i=1
3
n
X n(n + 1)(n + 2)(n + 3)
12. Démontrer que i(i + 1)(i + 2) = , ∀n ≥ 1, n ∈ N.
i=1
4
n
X k n+2
13. Démontrer que k
= 2 − n , ∀n ≥ 1, n ∈ N.
k=1
2 2
1 1 1 n
14. Démontrer que + 2 + ... + = , ∀n ≥ 1, n ∈ N.
22 −1 4 −1 2
(2n) − 1 2n + 1
Écrire l’égalité à l’aide d’un signe sommatoire.
 
1 1 1 1 1 1 1
15. Démontrer que 1 − + − + · · · − = 2 + + ... + si n est pair.
2 3 4 n n+2 n+4 2n
Écrire l’égalité à l’aide d’un signe sommatoire.

16. Démontrer la formule de dérivation

(xm )0 = m xm−1

où m est un entier positif.


Utiliser la dérivée d’une constante et la dérivée du produit de deux facteurs.

17. Rechercher la dérivée ne de la fonction cos x. Démontrer la formule.

18. Démontrer par récurrence la formule donnant la valeur acquise Cn par un capi-
tal Co placé pendant n années lorsqu’il y a capitalisation annuelle des intérêts :
Cn = Co (1 + t)n où t est le taux annuel.

8
Chapitre 3

Valeur absolue

3.1 Définition
La valeur absolue d’un nombre réel x est le nombre positif, noté |x| défini par

 x si x ≥ 0
|x| = .
 −x si x < 0

3.2 Propriétés immédiates


On peut aisément démontrer les propriétés suivantes :

1. La valeur absolue d’un nombre est nulle ssi ce nombre est nul.

∀a ∈ R, |a| = 0 ⇔ a = 0

2. Un réel et sa valeur absolue ont le même carré.

∀a ∈ R, a2 = |a|2

3. Un réel est inférieur ou égal à sa valeur absolue.

∀a ∈ R, a ≤ |a|

4. Deux réels opposés ont la même valeur absolue.

∀a ∈ R, |a| = | − a|

5. La racine carrée du carré d’un réel est égal à la valeur absolue de ce réel.

∀a ∈ R, |a| = a2

9
3.3. PROPRIÉTÉS ALGÉBRIQUES CHAPITRE 3. VALEUR ABSOLUE

3.3 Propriétés algébriques


Les valeurs absolues jouissent des propriétés suivantes (règles de calcul)

1. La valeur absolue du produit de deux réels est égale au produit des valeurs absolues
des réels
∀a, b ∈ R, |ab| = |a||b|.

2. La valeur absolue de la neme puissance d’un réel égale à la neme puissance de la valeur
absolue de ce réel
∀a ∈ R, n ∈ N, |an | = |a|n .

3. La valeur absolue de l’inverse d’un réel non nul est égale à l’inverse de la valeur absolue
de ce réel
1 1
∀a ∈ R0 , = .
a |a|
4. La valeur absolue du quotient produit de deux réels non nuls est égale au quotient des
valeurs absolues des réels
a |a|
∀a, b ∈ R0 , = .

b |b|
5. Inégalité de Minkowski.
La valeur absolue de la somme de deux réels est inférieure ou égale à la somme des
valeurs absolues des réels

∀a, b ∈ R, |a + b| ≤ |a| + |b|.

L’égalité ne se produisant que si a et b sont de même signe.

6. La valeur absolue de la différence des valeurs absolues de deux réels est inférieure ou
égale à la valeur absolue de la différence de ces réels

∀a, b ∈ R, ||a| − |b|| ≤ |a − b|.

3.4 Egalités et inégalités


• Deux réels ont la même valeur absolue
ssi ils sont égaux ou opposés
ssi leurs carrés sont égaux

∀a, b ∈ R, |a| = |b| ⇔ a = b ou a = −b ⇔ a2 = b2 .

10
CHAPITRE 3. VALEUR ABSOLUE 3.5. EXERCICES

• Les carrés de deux réels vérifient une inégalité ssi les valeurs absolues de ces réels
vérifient la même inégalité

∀a, b ∈ R, |a| ≤ |b| ⇔ a2 ≤ b2 .

3.5 Exercices
1. Si deux réels ont la même valeur absolue, que peut-on dire de ces réels ? Exprimer la
réponse à cette question en français et en symboles mathématiques.

2. Que peut-on dire de l’équation ||x| − |x2 || + 2 = 0 ? Pourquoi ?

3. (a) Si x est un réel et n un naturel non nul, que peut-on dire du signe de x2n ? de
x2n+1 ?

(b) En tenant compte de ces renseignements, que vaut |x2n | ? et |x2n+1 | ?

4. Si r est un réel strictement négatif, que vaut |r − 1| ?

5. Si x ∈ [−3, 2], que vaut |x + 3| + |x − 2| ?

6. Si x et y sont des réels, montrer que |x| + |y| ≤ |x + y| + |x − y|


(suggestion : 2A = (A + B) + (A − B)).

7. Répondre par vrai ou faux et justifier.

(a) |(−5)2 | = −25.

(b) |5 − 7| = |5| − |7| = −2.

(c) |(−7)(−5)| = | − 7|| − 5| = 35.

(d) Si a > 0 et b < 0, |ab| = ab.

(e) Pour tout x appartenant à R, | − x| = x.

11
3.5. EXERCICES CHAPITRE 3. VALEUR ABSOLUE

12
Chapitre 4

Équations et Inéquations

4.1 Définitions
Une équation est une égalité qui n’est vraie que pour certaines valeurs de l’inconnue
(généralement x).
Résoudre une équation, c’est trouver (toutes) les valeurs de l’inconnue qui vérifient l’égalité.
Une équation est dite de degré n lorsqu’elle peut s’écrire sous la forme P (x) = 0 où P (x) est
un polynôme de degré n, càd peut s’écrire sous la forme
n
X
P (x) = ai x i
i=0

avec an 6= 0.
Une inéquation est une inégalité qui n’est vraie que pour certaines valeurs de l’inconnue
(généralement x).
Résoudre une inéquation, c’est trouver (toutes) les valeurs de l’inconnue qui vérifient l’inégalité.
Une inéquation est dite de degré n lorsqu’elle peut s’écrire sous la forme P (x) > 0 ou P (x) ≥ 0
ou P (x) < 0 ou P (x) ≤ 0 où P (x) est un polynôme de degré n.

4.2 Principes d’équivalence pour les équations


Pour résoudre une équation, on la simplifie en équations équivalentes jusqu’à obtenir la
solution.
Deux équations sont équivalentes si elles ont le même ensemble de solutions. A chaque étape

13
4.3. SECOND DEGRÉ CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS

de calcul, on note l’équivalence à l’aide du signe  ⇔  On utilise les principes d’équivalence


suivants :

1. On obtient une équation équivalente (à une équation donnée) en ajoutant ou sous-
trayant une même quantité aux deux membres d’une équation
Exemple :
x + 3 = 0 ⇔ x + 3 − 3 = 0 − 3 ⇔ x = −3

Ce principe d’équivalence est aussi parfois énoncé ”Lorsqu’un terme change de membre,
il change de signe”

2. On obtient une équation équivalente (à une équation donnée) en multipliant ou divi-
sant les deux membres d’une équation par une même quantité non nulle
Exemple :
7
2x = 7 ⇔ x =
2
3. un produit est nul si et seulement si un des facteurs est nul (principe de disjonction).
Exemple :

2x(x + 3) = 0 ⇔ 2x = 0 ou x + 3 = 0 ⇔ x = 0 ou x = −3

Remarques :
— Ces principes sont applicables à toutes les équations. Les deux premiers suffisent pour
résoudre toutes les équations du premier degré.
— Il est faux d’écrire 
 2x=0
2x(x + 3) = 0 ⇔
 x+3=0

car l’accolade est un signe utilisé pour signifier ”et” et pas ”ou”.

4.3 Equations du second degré


Si l’équation est du second degré ou peut se ramener à une telle équation, càd est
équivalente à
ax2 + bx + c = 0,

on peut aussi la résoudre à l’aide du réalisant (∆ ou ρ).


On calcule ∆ = b2 − 4ac.

14
CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS 4.4. EQUATIONS DU N eme DEGRÉ


−b + ∆
— Si ∆ > 0, l’équation admet deux solutions distinctes : x1 = et x2 =
√ 2a
−b + ∆
2a

−b
— Si ∆ = 0, l’équation admet une solution double : x1 = x2 =
2a
— Si ∆ < 0, l’équation n’admet pas de solution réelle. On verra dans le chapitre des
nombres complexes que cette équation admet alors deux solutions complexes.

4.4 Equations du neme degré


Pour les équations d’un degré supérieur ou égal à 2 ou pouvant se ramener à une équation
de ce type, on cherche mettre l’équation sous la forme

P (x) = 0,

où P (x) est un polynôme de degré n, puis à factoriser le polynôme.


Pour factoriser, on utilise, par ordre de préférence, une des méthodes suivantes :
— la mise en évidence
— les produits remarquables à savoir
∗ (a2 − b2 ) = (a − b)(a + b)
∗ a2 + 2ab + b2 = (a + b)2
∗ a2 − 2ab + b2 = (a − b)2
∗ a3 ± 3a2 b + 3ab2 ± b3 = (a ± b)3
∗ a3 ± b3 = (a ± b)(a2 ∓ ab + b2 )
— les groupements
— la grille de Horner
Une fois le polynôme factorisé, on applique le principe de disjonction (ou du produit nul).

4.5 Principes d’équivalence pour les inéquations


Pour résoudre une inéquation, on la simplifie en inéquations équivalentes jusqu’à obtenir
la solution.
Deux inéquations sont équivalentes si elles ont le même ensemble de solutions. A chaque

15
4.5. PRINCIPES D’ÉQUIVALENCE CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS

étape de calcul, on note l’équivalence à l’aide du signe  ⇔ . On utilise les principes


d’équivalence suivants :

1. On obtient une inéquation équivalente (à une inéquation donnée) en ajoutant ou sous-
trayant une même quantité aux deux membres d’une inéquation
Exemple :
x + 3 > 0 ⇔ x + 3 − 3 > 0 − 3 ⇔ x > −3

Ce principe d’équivalence est aussi parfois énoncé ”Lorsqu’un terme change de membre,
il change de signe”.

2. On obtient une inéquation équivalente (à une inéquation donnée) de même sens en
multipliant ou divisant les deux membres d’une inéquation par une même quantité
strictement positive
Exemple :
7
2x < 7 ⇔ x <
2
3. On obtient une inéquation équivalente (à une inéquation donnée) de sens opposé en
multipliant ou divisant les deux membres d’une inéquation par une même quantité
strictement négative
Exemple :
7
−2x < 7 ⇔ x > −
2
Remarques :
— Ces principes sont applicables à toutes les équations. Les deux premiers suffisent pour
résoudre toutes les équations du premier degré.
— Il est faux d’écrire 
 2x > 0
2x(x + 3) > 0 ⇔
 x+3>0

car un produit est positif si et seulement si le nombre de facteurs négatifs est pair.
Dans le cas-ci-dessus, le produit serait aussi strictement positif si les deux facteurs
étaient négatifs.
La résolution d’une inéquation de degré supérieur à 1 se fait généralement en écrivant
l’inéquation sous la forme P (x) > 0 puis en factorisant le polynôme en facteurs du 1er
ou 2nd degré et en dressant un tableau de signes.

16
CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS 4.6. INÉQUATIONS

4.6 Inéquations du premier et du second degré

4.6.1 Signe d’une expression du premier degré

Une expression du type a + b a toujours le signe du coefficient du terme du premier degré


b
(a) à droite du zéro (− ) et le signe opposé à gauche. On rassemble ces renseignements dans
a
le tableau suivant :
b
x −
a
ax + b Signe opposé à a 0 Signe de a

4.6.2 Signe d’une expression du second degré

Une expression du type ax2 + bx + c a toujours le signe du coefficient du terme du second


degré (a) sauf entre les éventuels zéros du trinôme.
Si ∆ > 0 et si les zéros du trinôme sont respectivement x1 et x2 supposés tels que x1 < x2 ,
on rassemble ces renseignements dans le tableau suivant :

x x1 x2
ax2 + bx + c Signe de a 0 Signe opposé à a 0 Signe de a

4.7 Equations et inéquations fractionnaires


Une (in)équation fractionnaire est une (in)équation dans laquelle l’inconnue figure au
dénominateur. Dans ce cas, des conditions d’existence doivent être annoncées pour exiger
que chaque dénominateur contenant l’inconnue soit non nul.
Pour résoudre une équation fractionnaire, la méthode générale est de réduire tous les
termes au même dénominateur, puis de chasser ce dénominateur commun : cela revient à
multiplier les deux membres de l’équation par un même nombre non nul ou considérer qu’une
fraction est nulle ssi son numérateur est nul.
Pour résoudre une inéquation fractionnaire, la méthode générale est de transférer tous
les termes dans un membre puis de factoriser le membre non nul en produit et quotient de
facteurs du 1er ou 2nd degré. On utilise alors un tableau de signes pour étudier le signe de
ce membre.
Remarque :
Généralement, il est vivement déconseillé de chasser le dénominateur commun dans une

17
4.8. (IN)EQUATIONS IRRATIONNELLES CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS

inéquation irrationnelle car on ne connaı̂t (généralement) pas le signe de ce dénominateur.


Exemple :
1
x> ⇔ x2 > 1
x
est faux. Cela revient à multiplier les deux membres par x dont on ne connaı̂t pas le signe.

4.8 Equations et inéquations irrationnelles

4.8.1 Principes d’équivalence

Une équation irrationnelle est une équation dans laquelle l’inconnue figure sous un radical.
Si l’indice de la racine est pair (généralement une racine carrée), des conditions d’existence
doivent être annoncées (le radicand doit être positif).
Si l’indice de la racine est impair, les seules conditions d’existence sont celles des radicands.
Pour résoudre une inéquation irrationnelle, on utilise le principe d’équivalence suivant :

Si a et b sont strictement positifs, alors a2 = b2 ⇔ a = b.

4.8.2 Equation exemple

Exemple :
Soit l’équation

3x + 1 = 1 − x.

La condition d’existence est


1
3x + 1 ≥ 0 ⇔ x ≥ −
3
• Si 1 − x < 0 càd si x > 1, alors le premier membre est positif et le second négatif.
L’équation est impossible.
• Si 1 − x ≥ 0 càd si x ≤ 1, alors les deux membres sont positifs. L’équation est
équivalente à 3x + 1 = (1 − x)2 ⇔ 5x − x2 = 0 ⇔ x = 0 ou x = 5}
| {z
à rejeter
Remarques :
— Isoler autant que possible le terme contenant la racine carrée dans un membre avant
l’élévation au carré. Si ce n’est pas possible (par exemple, deux termes contenant

18
CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS 4.8. (IN)EQUATIONS IRRATIONNELLES

chacun une racine carrée), une deuxième élévation des deux membres au carré est
nécessaire.
— La condition 1 − x ≥ 0 est souvent improprement appelée ”condition d’élévation au
carré”. Improprement car on a toujours a = b ⇒ a2 = b2 . Par contre a2 = b2 ⇒ a = b
est faux si a et b ne sont pas de même signe.

4.8.3 Inéquation exemple

Ex : Soit l’inéquation


x + 1 > x − 1.

La condition d’existence est

x + 1 ≥ 0 ⇔ x ≥ −1.

Le 1er membre est alors toujours positif.

— Si x − 1 < 0, càd si x < 1, alors le premier membre est positif et le deuxième négatif.
L’inéquation est toujours vérifiée.
Un premier morceau de l’ensemble des solutions est [−1, 1[.
— Si x − 1 ≥ 0, càd si x ≥ 1, alors les deux membres sont de même signe.
L’inéquation est équivalente à

x + 1 > (x − 1)2 ⇔ x2 − 3x < 0 ⇔ 0 < x < 3.

Un deuxième morceau de l’ensemble des solutions est [1, 3]. On en déduit que l’en-
semble des solutions est S = [−1, 3].

Remarque :
Si le sens de l’inégalité avait été opposé à celui de l’exemple, aucune valeur de l’inconnue
x < 1 n’aurait étré solution.

19
4.9. VALEURS ABSOLUES CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS

4.9 Equations et inéquations contenant des valeurs ab-


solues

4.9.1 Principes d’équivalence

Au vu des propriétés des valeurs absolues (voir chapitre adéquat), on a les principes
d’équivalence suivants :
• Si a ≥ 0, on a
? |x| = a ⇔ x = a ou x = −a
? |x| ≤ a ⇔ −a ≤ x ≤ a
? |x| ≥ a ⇔ x ≤ −a ou x ≥ a
• Si a < 0, on a
? |x| = a est une équation impossible. S = ∅
? |x| ≤ a est une équation impossible. S = ∅
? |x| ≥ a est une équation toujours vérifiée. S = R (s’il n’y a pas de CE).
Remarque : ces principes d’équivalences sont immédiats à comprendre si on a en tête le
graphique de la fonction |x|.

4.10 Exercices

4.10.1 Inéquations

1. Résoudre, dans les nombres réels, l’inéquation suivante


 6
2
x− ≤ 1.
x
2. Résoudre, dans les nombres réels, l’inéquation suivante

|2 − 2x| < |x2 − 1|.

3. Résoudre, dans les nombres réels, l’inéquation suivante


2x2 − x − 3
≤ 5.
3x2 − 2x − 5
4. Résoudre l’inéquation  2  2
3 − 2x 6 − 5x
≤ .
x−1 x+2

20
CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS 4.10. EXERCICES

5. Résoudre l’inéquation
1 1
< .
1−x |1 + x|
6. Résoudre l’inéquation
1 2
≤ 2 .
x2 − 4x + 3 x − 4x + 4

4.10.2 Inéquations irrationnelles

1. Résoudre l’inéquation √ √
−x3 + 3x + 2 x2 + x
√ ≤√ .
x2 − 7x + 10 x2 − x
2. Résoudre et discuter l’inéquation
r √
x+m x
2
≤1− ,
m m

où m est un paramètre réel.

3. Résoudre l’inéquation
1
√ ≤ x.
x + 1 − x2
4. Résoudre l’inéquation

1 1
≤p (x ∈ R).
x(x − 1) x(x + 9)

5. Résoudre l’inéquation √
x−2 x2 − 3x + 2
√ ≤ .
x2 − 5x + 6 x−4
6. Résoudre l’inéquation p
x3 (x − 1) 3
≤ .
x 8
7. Résoudre l’inéquation √
x3 − 2x2 + x 1
≤√ .
2−x x
8. Résoudre l’inéquation
1 1
≤√ .
x 2−x
9. Résoudre l’inéquation r
6x − 11 1
≤ (x ∈ R).
3x − 2 x

21
4.10. EXERCICES CHAPITRE 4. (IN)EQUATIONS

10. Résoudre l’inéquation r


x 1
≤√ (x ∈ R).
x2 −1 1−x
11. Résoudre l’inéquation

1 1
≤p (x ∈ R).
x(x − 1) x(x + 9)

12. Résoudre l’inéquation

1 1
≤p (x ∈ R).
x(x − 1) x(x + 9)

13. Résoudre l’inéquation


3 √
≤ x+3 (x ∈ R).
x−1
14. Résoudre l’inéquation suivante dans R :

x−2 √
≥ −2 + −x.
x+2

15. Résoudre l’inéquation √


x + 3x + 10 x+1
√ ≤ .
x − 3x + 10 x−1
16. Dans R, résoudre l’inéquation :

1
p < x.
1 + |x − 1|

17. Résoudre l’inéquation r


3−x 2
1− ≤ .
x x−1

4.10.3 Inéquations paramétriques

1. (09/10) Résoudre dans R\{a, −a − 1} l’inéquation paramétrique

x x+1
+ ≥0
x−a x+a+1

où a ∈ [0, +∞]

22
Chapitre 5

Discussion d’équations paramétriques


du second degré

5.1 Somme et produit des solutions d’une équation du


second degré

5.1.1 Propriété

Soit l’équation ax2 + bx + c = 0 où a 6= 0.


Si ∆ ≥ 0, l’équation admet deux solutions (peut-être confondues) notées x1 et x2 . On a alors

b
x1 + x2 =
a

et
c
x1 · x2 =
a
.

5.1.2 Conséquences

Ces propriétés ne sont pas difficiles à démontrer.


Elles ont des conséquences énormes : lorsque ∆ > 0,
c
• si > 0, alors x1 et x2 sont de même signe
ac
• si < 0, alors x1 et x2 sont de signes opposés
a

23
5.2. EQUATIONS PARAMÉTRIQUES CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ

c
• si = 0, alors x1 ou x2 est nulle.
a
De plus,
Remarque :
Certaines de ces combinaisons ne sont pas compatibles entre elles. Ainsi, par exemple,
c
• ∆ > 0 et < 0,
a
c b
• ∆ > 0, > 0 et − = 0
a a
• ···
Si on obtient de tels cas de figure, c’est qu’une erreur a été commise.

5.2 Discussion d’équation paramétrique du second degré

5.2.1 Théorie

Une équation paramétrique est une équation dont les coefficients n’ont pas une valeur
numérique fixée. Ils dépendent d’une (ou plusieurs) grandeur, appelée(s) paramètre(s) (sou-
vent notée m).
Discuter une équation paramétrique, c’est faire l’étude quantitative et qualitative des solu-
tions càd pouvoir déterminer le nombre de solutions de l’équations ainsi que leurs propriétés.
Dans le cas d’une équation du second degré, cette discussion se fait très aisément en étudiant
c b
3 grandeurs : ∆, et − . et en utilisant les propriétés ci-dessus.
a a

5.2.2 Exemple

Discussion d’équation du second degré

Discuter l’équation
ax2 + (a + 1)x + 1 = 0

Pour quelles valeurs du paramètre a réel a-t-on

ax2 + (a + 1)x + 1 ≥ 0, ∀x ≥ 0 ?

Réponse
∆ = (a + 1)2 − 4a(−1) = a2 − 2a + 1 = (a − 1)2 . Donc ∆ = 0 ⇔ a = 1.
c 1 c
= . Donc 6= 0 et admet a = 0 comme pôle.
a a a

24
CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ 5.2. EQUATIONS PARAMÉTRIQUES

b a+1 b
− =− . Donc − = 0 ⇔ a = −1 et admet a = 0 comme pôle.
a a a

c b
a ∆ − Conclusions Représentation
a a

0
+ - - 2 zéros de signes distincts, x1 x2

le négatif a la plus grande


valeur absolue

0
-1 + - 0 2 zéros opposés x1 x2

0
+ - + deux zéros de signes x1 x2

contraires, le positif a la
plus grande valeurs absolue
0 + 6∃ 6∃ le trinôme devient x + 1. Si
x ≥ 0, on a x + 1 ≥ 0. La
valeur m = 0 convient.
0
x1 x2
+ + - 2 zéros distincts négatifs

0
1 0 + - 1 zéro double négatif x1 = x2

0
x1 x2
+ + - 2 zéros distincts négatifs

Les valeurs de a qui conviennent sont donc [0, +∞[.


Remarques

1. la dernière colonne de ce tableau (représentation) n’est pas obligatoire. Elle permet


simplement de visualiser la fonction du second degré et donc de mieux répondre aux
questions relatives au signe du trinôme

2. Le nom du paramètre a peut prêter à confusion avec le nom habituellement donné au

25
5.3. POSITION D’UN NOMBRE α CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ

coefficient de x2 dans le trinôme ax2 + bx + c. Il se fait que, dans cet exemple, il sont
identiques. mais il s’agit évidemment d’un cas particulier.

5.3 Position d’un nombre α par rapport aux solutions


d’une équation du 2nd degré

5.3.1 Théorie

Soit l’équation ax2 + bx + c = 0 dont le ∆ > 0 et x1 , x2 les solutions telles que x1 < x2 .
Désignons par f (x) = ax2 + bx + c et α un nombre réel.
On a

α x1 x2
f (α) Signe de a 0 Signe opposé à a 0 Signe de a
a Signe de a Signe de a Signe de a Signe de a Signe de a
a · f (α) + 0 − 0 +

Conclusion :
— si a · f (α) < 0, alors α ∈]x1 , x2 [
— si a · f (α) > 0, alors α ∈] − ∞, x1 [ ou α ∈]x2 , +∞[

5.3.2 Exemple

Pour quelles valeurs du paramètre a réel a-t-on

ax2 + (a + 1)x + 1 ≥ 0, ∀x ∈ [0, 1] ?

Si le trinôme est positif ∀x ≥ 0, il est certainement positif sur [0,1]. Toutes les valeurs de
m satisfaisant au premier point satisfont donc aussi à cette nouvelle condition.
Il est possible que d’autres valeurs de m vérifient cette condition. Pour cela, on doit déterminer
la position de 1 par rapport aux racines du trinôme. On a

a · f (1) = a · (a + (a + 1) + 1) = 2a · (a + 1).

Or a · f (1) < 0 ⇔ −1 < a < 0.


Le nombre 1 est donc compris entre les zéros du trinôme ssi −1 < a < 0.

26
CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ 5.4. EXERCICES

Si a = −1, un des zéros est égal à 1.


Si a = 0, le trinôme devient une fonction du 1er degré qui s’annule en x = 1.

c b
a ∆ − a · f (1) Conclusions Représentation
a a

0 1
+ - - + 2 zéros de signes distincts, le x1 x2

négatif a la plus grande va-


leur absolue ; 1 est extérieur
aux zéros

0 1
-1 + - 0 0 2 zéros opposés, 1 est un des x1 x2

zéros

0 1
+ - + - deux zéros de signes x1 x2

contraires, le positif a la
plus grande valeurs absolue,
1 est compris entre les
zéros.

Les valeurs de m qui conviennent sont donc [−1, +∞[.

5.4 Exercices
1. Déterminer les valeurs réelles de m pour lesquelles le trinôme x2 + mx − m n’a pas de
racine strictement négative.

2. Déterminer tous les α réels pour lesquels

αx2 + αx + 1 ≥ 0, ∀x ∈ [−1, 1].

3. Déterminer tous les α réels pour lesquels

αx2 − x + α ≥ 0, ∀ x > 0.

27
5.4. EXERCICES CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ

4. Donner, pour chaque valeur de m ∈ R, le nombre de racines du trinôme

x2 + 2m x + 7m − 10

strictement supérieures à 1. Suggestion : il peut être utile de poser x = y + 1.

5. Donner le nombre de solutions strictement positives de l’équation


(m2 − 1)x2 + 2mx − 2 m=0

où m est un paramètre réel.

6. Pour quelles valeurs réelles de m le trinôme x2 + mx + m est-il strictement positif


dans l’intervalle [0, 1] ? Suggestion : discuter la position de 0 et de 1 par rapport aux
racines du trinôme, quand il y en a.

7. Déterminer le nombre de racines réelles distinctes de

x4 − mx2 + m

(m ∈ R).

8. Déterminer les valeurs réelles de m pour lesquelles le trinôme

mx2 + mx + (1 + m)

possède deux racines réelles de même signe.

9. Pour quelles valeurs rélles de m le trinôme

mx2 + 2mx + 1

possède-t-il deux racines distinctes dans l’intervalle ] − 2, 0[ ?

10. Déterminer l’ensemble des valeurs (réelles) de a pour lesquelles l’énoncé :

“Pour tout réel x tel que |x| < 1/2, on a ax2 + (a + 1)x + 1 ≥ 0.”

est vrai.

11. Pour quels a ∈ R a-t-on

0 ≤ x ≤ 1 alors ax2 + (a + 1)x − 1 ≤ 0 ?

28
CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ 5.4. EXERCICES

12. Déterminer l’ensemble des valeurs (réelles) de m pour lesquelles l’énoncé

“Pour tout réel x, on a mx2 − (m + 1)2 x + 2(m + 1) ≤ 0.”

est vrai.

13. Déterminer les valeurs du paramètre réel m pour lesquelles l’inéquation suivante est
vérifiée pour tout x réel 2
x − mx + 1
x2 + x + 1 < 3.

29
5.4. EXERCICES CHAPITRE 5. SECOND DEGRÉ

30
Chapitre 6

SUITES ARITHMETIQUES ET
GEOMETRIQUES

6.1 Suites numériques

6.1.1 Définition

Une suite numérique (un ) est une liste ordonnée de réels.


Les éléments de la liste sont appelés termes et sont numérotés à partir de 1 ou 0 ; ils sont
notés (uo ,) u1 , u2 ,..., un ,...
un est appelé terme général de la suite.

6.1.2 Détermination

• Une suite peut être déterminée par son terme général, c’est à dire par une relation qui
unit la valeur de chaque terme un à son numéro n.
• Une suite peut aussi être déterminée par le premier terme de la suite et par une relation
qui lie un terme et son prédécesseur. On dit que la suite est définie par récurrence.

Exemple : Considérons la suite 1, 3, 5, . . . On a u1 = 1, u2 = 3, . . .


Le terme général est un = 2n − 1.
La formule de récurrence est : u1 = 1, un = un−1 + 2.

31
6.2. SUITES ARITHMÉTIQUES CHAPITRE 6. SA ET SG

6.2 Suites arithmétiques

6.2.1 Définitions

Une suite arithmétique est une suite numérique telle que


• chaque terme (à partir du deuxième) est égal au précédent augmenté du même nombre
r qui est appelé raison :
un = un−1 + r, pour tout entier n > 1 (ou 2).
ou encore
• la différence entre deux termes consécutifs est une constante r qui est appelée raison :
un − un−1 = r, pour tout entier n > 1 (ou 2).
Les deux formulations étant équivalentes.

6.2.2 Propriétés

• Le terme général d’une suite arithmétique de premier terme u1 et de raison r est donné
par :
un = u1 + (n − 1)r, n > 1.

• La somme des n premiers termes d’une suite arithmétique est


n
X u1 + un
Sn = u1 + . . . + un = ui = n , n ≥ 1.
i=1
2

• Une suite est arithmétique ssi chaque terme est la moyenne arithmétique du terme qui
le précède et du terme qui le suit.

6.3 Suites géométriques

6.3.1 Définition

Une suite géométrique est une suite numérique telle que


• chaque terme est égal au précédent multiplié par le même nombre q appelé raison :

un = un−1 · q, ∀n ∈ N, n ≥ 1 (ou 2) .

Ou encore

32
CHAPITRE 6. SA ET SG 6.4. EXERCICES

• le quotient de deux termes consécutifs est une constante q qui est appelée raison

un
= q, ∀n > 1.
un−1

Les deux formulations étant équivalentes si aucun terme de la suite n’est nul.

6.3.2 Propriétés

• Le terme général d’une suite géométrique de premier terme u1 de raison q est donné
par un = u1 · q n−1 ou un = u0 · q n ,∀n ≥ 1.
• La somme des n premiers termes d’une suite géométrique de raison q 6= 1 est
n
X 1 − qn
Sn = u1 + · · · + un = ui = u1 , ∀n ∈ N, n ≥ 1.
i=1
1−q

• Une suite positive est géométrique ssi chaque terme est la moyenne géométrique du
terme qui le précède et du terme qui le suit.

6.4 Exercices
1. Calculer la somme des n premiers naturels non nuls.

2. Un ouvrier est embauché avec un salaire mensuel initial de 900 e(s1 ). Chaque mois, son
salaire est augmenté de 22,50 e. Caractériser la suite composée des salaires successifs.
Calculer le salaire qu’il touchera le 30e mois ainsi que la somme totale perçue depuis
son embauche.

3. En 1972, la population d’un pays était de 52,3 millions d’habitants. En 1991, elle n’est
plus que de 48,5 millions. Si on suppose que la population se comporte comme une
suite arithmétique, déterminer la diminution de population sur une année.

4. Sur le plat de fromage, il reste un demi camembert. Chaque fois que Pierre se sert, il
prend la moitié de ce qui reste. A la 8e fois quelle portion se sert-il ? Que reste-t-il sur
le plat ? Quelle portion total du camembert a-t-il mangée ?

5. Un capital de 5000 e est placé à du 8%. Calculer les sommes obtenues après 1, 2, 3,...,
n années dans le cas où le placement est à intérêts simples et dans le cas où il y a
capitalisation des intérêts. Caractériser les deux suites obtenues.

33
6.4. EXERCICES CHAPITRE 6. SA ET SG

6. On raconte que l’inventeur de l’échiquier demanda, comme humble récompense, un


grain de blé sur la 1ère case, deux sur la 2ème, quatre sur la 3ème et ainsi de suite en
doublant à chaque case le nombre de grains jusqu’à la 64ème case de l’échiquier. Quel
est le nombre de grains de blé correspondant à la 64ème case ? Calculer le nombre
total de grains à donner à l’inventeur.
Un grain de blé pèse 0,05g. La production mondiale de blé en 1995 est de 600 millions
de tonnes. Cette production suffit-elle à payer l’inventeur ?

7. Monsieur Minver achète un ficus de 1 m de haut (hors pot). Chaque année son ficus
grandit de 8%. Estimer le nombre d’années au bout desquelles il atteindra le plafond
à 2,5 m du sol sachant que le pot a 25 cm de haut.

8. Une bande de voleurs ont tous un grade différent. Comme une nuit, ils ont volé un
lot d’appareils photographiques, leur chef déclare : ” Le moins gradé en prend un.
Celui qui a le grade supérieur : 2 ; le suivant : 3 et ainsi de suite ”. Mais les voleurs se
révoltent contre l’injustice. ” Nous en prendrons 5 chacun ”, déclare le plus audacieux.
Mais combien y a-t-il de voleurs ?

9. Une subvention de 76 800 e est débloquée pour rechercher une nappe souterraine dans
le désert. Le coût du forage est ainsi fixé : le 1er mètre à 100 e, le mètre suivant à 140
e, · · · ; le coût augmentant de 40 e à chaque mètre creusé. Trouver la profondeur
maximale que l’on peut atteindre avec le budget fixé.

10. En photographie, le diaphragme règle la dimension du trou d’entrée de la lumière dans


l’objectif. Voici une suite d’indications relatives au diaphragme reprise sur la bague
de l’appareil : ...2 ; 2.8 ; 4 ; 5.6 ; 8 ; 11 ; 16 ;... Caractériser la suite et la compléter en
trouvant le 1er et le dernier terme.

11. A partir d’un carré de 10 cm de côté, on construit le carré dont les sommets sont les
milieux des côtés du carré donné et ainsi de suite. Pour les 6 premiers carrés, calculer la
longueur des côtés, le périmètre, l’aire. Calculer la somme des périmètres et la somme
des aires.

12. Une suite arithmétique est telle que la somme des 100 premiers termes est égale à
20800 et la somme de ses 60 premiers termes est égale à 7680. Calculer le 50eme terme
de cette suite.

34
CHAPITRE 6. SA ET SG 6.5. LIMITES

13. Déterminer une suite arithmétique dont la somme des 10 premiers termes est égale à
355 et dont le 3eme terme est égal à 18

14. Une suite arithmétique est telle que son premier terme est strictement positif et égal
à sa raison. Quel est le rang du terme égal à 100 fois le premier terme ?

15. La somme de 12 nombres impairs consécutifs vaut 264. Quels sont ces nombres ?

16. Déterminer le réel x pour que les trois réels 2x − 1, x + 2 et 1 − 3x soient trois nombres
consécutifs d’une suite arithmétique.

17. Un pèlerin part de Bruxelles et se rend à Saint Jacques de Compostelle au Nord de


l’Espagne. En seize jours, il a parcouru 384 km. Chaque jour, il parcourt 2 km de plus
que la veille.

(a) Calculer le nombre de km parcourus après 24 jours.

(b) Sachant que la distance totale est d’environ 1848 km, calculer le nombre de jours
nécessaires pour accomplir le trajet

(c) Quel est le nombre de km parcourus le jour précédent l’arrivée ?

18. Déterminer le 6eme terme d’une suite géométrique croissante dont le 3eme terme est
égal à 80 et le 5eme vaut 1280.

19. La somme des trois premiers termes d’une suite géométrique est égale à 52. Déterminer
cette suite sachant que le 3eme terme est égal à 9 fois le premier.

20. Déterminer le réel y pour que les trois réels 3, y − 1 et 2y − 1 soient trois nombres
consécutifs d’une suite géométrique

21. (un ) est un suite géométrique de raison 3 telle que un = 486 et Sn = 728. Déterminer
u1 et n.

6.5 Convergence d’une suite

6.5.1 Définitions

Convergence vers un réel u

La suite (un ) converge vers le nombre réel u si, quelque soit ε > 0, il existe un naturel M
tel que u − ε < un < u + ε ou encore |un | < ε pour tout n ≥ M .

35
6.5. LIMITES CHAPITRE 6. SA ET SG

Le nombre u est appelé limite de la suite (un ). On note un ⇒ u ou lim un = u.


n→+∞

Convergence vers l’infini

La suite (un ) tend vers +∞ si, quelque soit N > 0, il existe un naturel M tel que un > N
pour tout n ≥ M . On note un ⇒ +∞ ou lim un = +∞.
n→+∞
Remarques :

• La limite d’une suite est unique.


• Toutes les suites n’ont pas de limite.
Exemple : La suite de terme général un = (−1)n n’a pas de limite.

6.5.2 Limite d’une suite géométrique





 0 si |q| < 1



 u1 si q = 1
• Si (un ) est une suite géométrique de raison q, alors (un ) converge vers


 +∞ si q > 1 et u1 > 0


 −∞ si q > 1 et u < 0

1
1
• Si (un ) est une suite géométrique de raison q, alors (Sn ) converge vers u1 si
1−q
|q| < 1.

6.5.3 Exercices

1. Exprimer 0, 99999999 . . . sous une autre forme en tenant compte qu’il peut s’exprimer
sous la forme 0, 9 + 0, 09 + 0, 009 + . . .

2. Avec une ficelle de 100 cm, on veut tracer une figure géométrique ”grecque” en utilisant
la méthode suivante : on trace un segment de 50 cm, puis on répète la manoeuvre
”effectuer une rotation de 90◦ , tracer un segment d’une longueur égale à la moitié du
précédent”.

(a) Dispose-t-on d’assez de ficelle pour poursuivre la construction indéfiniment ?

(b) Combien de côtés contient la figure que l’on peut tracer avec une ficelle de 99 cm ?

3. Un pendule d’une longueur de 20 cm oscille en laissant à chaque passage par le point


le plus bas une trace dans le sable. A cause de frottements, le pendule remonte à partir

36
CHAPITRE 6. SA ET SG 6.5. LIMITES

de la position la plus basse le long d’un arc de cercle dont la longueur diminue de 5%
par rapport à l’arc de cercle précédent. Sachant qu’on lâche le pendule depuis une
position faisant un angle de 45◦ avec la verticale,

9 α1 = 45◦
α2 = α1
10
20 20

20

u1
9
u2 = u1
10

(a) Quelle est la longueur u1 de l’arc de cercle joignant la position de lâcher au point
le plus bas ?

(b) Quelle est la longueur u2 de l’arc de cercle joignant la position la plus basse au
sommet suivant de la trajectoire ?

(c) Quelle est l’expression de la longueur du nème arc de cercle joignant la position la
plus basse au sommet suivant de la trajectoire ?

(d) Quelle est la longueur totale parcourue par l’extrémité du pendule après 10 oscil-
lations ?

(e) Quelle est la limite de la longueur totale si on laisse le pendule osciller indéfiniment ?

4. Dans un grand cercle de rayon 8 cm, on trace successivement


— deux cercles de rayons 4 cm,
— 4 cercles de rayon 2 cm,
— etc
en multipliant chaque fois le nombre de cercles par deux et en divisant les rayons par
2. Les cercles de même taille étant coloriés dans le même couleur.

37
6.5. LIMITES CHAPITRE 6. SA ET SG

(a) caractériser la suite (rn ) des rayons des cercles. Donner le terme général rn de cette
suite.

(b) caractériser la suite (an ) des aires des cercles de rayon rn . Donner le terme général
de cette suite.

(c) On construit la suite (un ) contenant la somme des surfaces de tous les cercles de
même rayon (même couleur) :

n−1
2X
un = a(i).
i=1

Caractériser la suite (un ).

(d) Quelle est la surface totale de tous les cercles de toutes tailles ?

5. Soit C le cercle de centre O et de rayon r. On trace n rayons successifs distants chacun


d’un angle α(0 < α < 90◦ ). Soit A0 le point d’intersection du premier rayon avec C.
On construit

— le segment [A0 A1 ] perpendiculaire au deuxième rayon passant par A0 ,


— puis le segment [A1 A2 ] perpendiculaire au deuxième rayon passant par A1 ,
— et ainsi de suite.

38
CHAPITRE 6. SA ET SG 6.5. LIMITES

A3 A2
A4
A1
A5
α
A0
O

Si Ln désigne la somme des longueurs des segments [A0 A1 ], [A1 A2 ], . . . , [An−1 An ], on


demande

(a) de donner l’expression de Ln en fonction de r et n


1 + cos α
(b) de prouver que L+∞ = lim Ln = r
n→+∞ sin α

(c) Dans le cas où α = 30 , montrer que L+∞ est la somme du diamètre du C et du
côté du triangle équilatéral inscrit dans C.

39
6.5. LIMITES CHAPITRE 6. SA ET SG

40
Chapitre 7

Analyse combinatoire

7.1 Définitions
• ]Si n ∈ N, la factorielle de n est le nombre noté n! tel que

n! = n · (n − 1) · (n − 2) · · · 2 · 1.

• Si n, p ∈ N, le nombre de combinaisons sans répétition de n éléments distincts pris p


à p est le nombre noté Cnp tel que
n!
Cnp =
p! · (n − p)!
• Si n, p ∈ N, le nombre d’arrangements sans répétition de n éléments distincts pris p à
p est le nombre noté Apn tel que
n!
Apn =
(n − p)!

7.2 Propriétés des combinaisons


• ∀n ∈ N, Cn0 = Cnn = 1,
• ∀n ∈ N, Cn1 = Cnn−1 = n,

7.3 Triangle de Pascal


Le triangle de Pascal est un tableau à deux entrées dont la cellule située à la n ème ligne
et pème colonne contient le nombre Cnp .

41
7.4. BINÔME DE NEWTON CHAPITRE 7. ANALYSE COMBINATOIRE

0 1 2 3 4 5
0 1 ···
1 1 1
2 1 2 1
3 1 3 3 1
4 1 4 6 4 1
5 1 5 10 10 5 1
..
.
• les lignes du triangle de Pascal sont symétriques : ∀n, p ∈ N avec n > p,

Cnp = Cnn−p

• ∀n, p ∈ N avec n > p,


p
Cn+1 = Cnp + Cnp−1

• la somme des éléments de la n ème ligne du triangle de Pascal est égale à 2n


Xn
n
2 = Cni
i=0

7.4 Binôme de Newton


∀n ∈ N, ∀a, b ∈ C, on a
n
X
n
(a + b) = Cni · an−i · bi
i=0
Remarque :
En particulier, on a
n
X
n
(1 + x) = Cni · xi
i=0
En dérivant cette égalité membre à membre, on obtient
n
X
n · (1 + x)n−1 = Cni · i · xi−1
i=0

En remplaçant x par 1 dans chacune des 2 égalités précedentes, on obtient


Xn
n
2 = Cni
i=0
et
n
X
n−1
n·2 = i · Cni
i=0

42
CHAPITRE 7. ANALYSE COMBINATOIRE 7.5. EXERCICES

7.5 Exercices
1. Prouver que
Cn0 + Cn1 + . . . + Cnn = 2n ,

Cn0 − Cn1 + Cn2 − . . . + Cnn = 0.

En déduire que
Cn0 + Cn2 + Cn4 + . . . = 2n−1 ,

Cn1 + Cn3 + Cn5 + . . . = 2n−1 .

2. Montrer que
√ nπ
Cn0 − Cn2 + Cn4 − Cn6 . . . = 2n cos ,
4
√ nπ
Cn1 − Cn3 + Cn5 − Cn7 . . . = 2n sin .
4
3. Des deux derniers points, calculer les sommes suivantes

S1 = Cn0 + Cn4 + Cn8 + . . . ,

S2 = Cn2 + Cn6 + Cn10 + . . . ,

S3 = Cn1 + Cn5 + Cn9 + . . . ,

S4 = Cn3 + Cn7 + Cn11 + . . . .

4. Démontrer la relation
p
Cnp−1 + Cnp = Cn+1 .

En déduire que
p+1 p+q p+q
Cnp + Cn+1 + · · · + Cn+q = Cn+q+1 − Cnp−1 ,

si 1 ≤ p ≤ n, q ≥ 0.
Que devient le second membre de cette dernière relation lorsque p est nul ?

5. (a) Démontrer la relation

k Cnk = n Cn−1
k−1
si n ≥ k ≥ 1.

(b) En déduire la valeur de la somme

Cn1 + 2Cn2 + 3Cn3 + · · · + n Cnn .

43
7.5. EXERCICES CHAPITRE 7. ANALYSE COMBINATOIRE

6. (a) Démontrer l’égalité suivante, pour tout n ∈ N

Cn1 + 2Cn2 + · · · + kCnk + · · · + nCnn = n2n−1 .

(b) En déduire, pour tout n ∈ N \ {0}

Cn2 + · · · + (k − 1)Cnk + · · · + (n − 1)Cnn = (n − 2)2n−1 + 1 .

Rappel : une somme de m termes est nulle quand m = 0.

7. Calculer la valeur de
Cn1 − Cn3 + Cn5 − Cn7 + . . . .

Vérifier le résultat obtenu quand n = 9.


Suggestion : donner l’expression algébrique et trigonométrique de (1 + i)n .

8. (a) Simplifier l’expression


n
X
(−1)k Cnk (1 + x)n+k .
k=0

(b) En déduire la valeur de


n
X j
(−1)k Cnk Cn+k (0 ≤ j ≤ n).
k=0

(c) Vérifier le résultat pour n = 3 et j = 2 et 3.

9. Démontrer que, pour tout entier naturel m, on a

m m m−1 0
C2m+1 = C2m + C2m−1 + · · · + Cm .

10. En évaluant de deux manières différentes une puissance de (1 + i), démontrer que
2m
X
2k
C4m (−1)m+k = 4m .
k=0

En déduire que

2 4 6 18
= 220 − C40
20

2 1 − C40 + C40 − C40 + · · · − C40 .

11. Montrer que, pour n ≥ 1, on a


n
n
X 2
C2n = Cnk .
k=0

Suggestion : identifier le coefficient d’une puissance de x bien choisie dans le polynôme


(x + 1)2n et dans le polynôme (x + 1)n (x + 1)n .

44
CHAPITRE 7. ANALYSE COMBINATOIRE 7.5. EXERCICES

12. Calculer les sommes suivantes


n n
X 2 X 2
Sn = (−1)k Cnk et Tn = k Cnk .
k=0 k=0

Suggestion : pour Sn , introduire les polynômes P (x) = (x + 1)n , Q(x) = (x − 1)n et


chercher le coefficient d’une puissance de x bien choisie du produit P Q de deux façons
différentes ; pour Tn , considérer le polynôme P (x) et sa dérivée P 0 (x).

13. Montrer que pour 0 ≤ p ≤ n, on a


k
X p−k
Cnk Cn−k = 2p Cnp
k=0

et
k
X p−k
(−1)k Cnk Cn−k = 0.
k=0

14. Calculer, pour tout naturel n,


n
X n−1
X
2k 2k+1
In = C2n et Jn = kC2n .
k=0 k=0

Suggestion : calculer In + Jn et In − Jn .

15. Démontrer que, pour tout naturel k tel que 1 ≤ k ≤ n, on a

k+1
(k + 1)Cn+1 = (n + 1)Cnk .

En déduire la valeur de la somme


n
X 1
Cnk .
k=0
1+k

16. Soit k un naturel tel que 2 ≤ k ≤ n + 1. Montrer que

k k−2
l(k − 1)Cn+1 = n(n − 1)Cn−1 .

En déduire la valeur de la somme


n+1
X
k
k(k − 1) Cn+1 .
k=0

45
7.5. EXERCICES CHAPITRE 7. ANALYSE COMBINATOIRE

17. Calculer, pour tout naturel n > 0, la valeur de


n−1
X C k+1
(k + 1) n k .
k=0
Cn

18. (07/11) Démontrer l’égalité


n
X
Ck2 = Cn+1
3
, ∀n ∈ N0 .
k=1

46
Chapitre 8

Nombres complexes

8.1 Définitions

Il y a plusieurs méthodes différentes pour introduire les nombres complexes. Dans cette
synthèse, nous accepterons la définition brutale suivante :
si a et b sont deux nombres réels, on appelle nombre complexe z un nombre de la forme
z = a + ib où i est tel que i2 = −1.
L’ensemble des nombres complexes est noté C.

Pour des raisons dépendant de l’introduction, on appelle

• partie réelle de z le nombre a. On la note <z


• partie imaginaire de z le nombre b. On la note =z

Si b = 0, le nombre complexe est un réel ; si a = 0, on dit que le nombre complexe est un


imaginaire pur.

Dans la suite de ce chapitre, a et b désignent toujours des nombres réels.

Deux nombres complexes z = a + ib et z 0 = a0 + ib0 sont égaux ssi leurs parties réelles et
leurs parties imaginaires sont égales.

z = z 0 ⇔ a = a0 et b = b0 .

47
8.2. OPÉRATIONS CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES

8.2 Opérations

8.2.1 Somme de deux nombres complexes

Si z1 = a1 + ib1 et z2 = a2 + ib2 sont deux nombres complexes, leur somme est le nombre
complexe z défini par
z = (a1 + a2 ) + i(b1 + b2 ).

L’ensemble C, muni de l’addition est un groupe commutatif ; ce qui veut dire (entre autres)
— existence d’un neutre (0),
— existence d’un opposé (−z) pour chaque complexe (et donc de la différence de deux
nombres complexes)

8.2.2 Produit de deux nombres complexes

Si z1 = a1 + ib1 et z2 = a2 + ib2 sont deux nombres complexes, leur produit est le nombre
complexe z défini par

z = (a1 · a2 − b1 · b2 ) − i(a2 · b1 + a1 · b2 ).

L’ensemble C0 , muni de la multiplication est un groupe commutatif, ce qui veut dire (entre
autres)
— existence d’un neutre (le réel 1),
1
— existence d’un inverse noté pour chaque complexe non nul (et donc du quotient de
z
deux nombres complexes)

8.2.3 Conjugué d’un nombre complexe

Si z = a + ib est un nombre complexe, on appelle conjugué du nombre complexe z le


nombre noté z̄ défini par z̄ = a − ib.
Propriétés :
• z̄¯ = z
• z1 + z2 = z1 + z2
• z1 · z2 = z1 · z2
• z + z̄ = 2a(= 2<z)

48
CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES 8.3. MODULE

• z · z̄ = a2 + b2
Remarque :
Dès qu’une propriété est vraie pour le produit de deux nombres, elle est vraie pour l’inverse
d’un nombre non nul, le quotient de deux nombres, la ne puissance d’un nombre,...

8.3 Module d’un nombre complexe


Si z = a+ib est un nombre complexe, on appelle module du nombre complexe z le nombre

positif noté |z| défini par |z| = a2 + b2 .
Propriétés :
• |z| = 0 ⇔ z = 0
• |z̄| = |z|
• |z1 · z2 | = |z1 | · |z2 |
• ···
Remarque :
Dès qu’une propriété est vraie pour le produit de deux nombres, elle est vraie pour l’inverse
d’un nombre non nul, le quotient de deux nombres, la ne puissance d’un nombre,· · ·

Attention : le module d’une somme n’est pas la somme des modules. On a l’inégalité de
Minkowski :
|z1 + z2 | ≤ |z1 | + |z2 |.

8.4 Racines carrées d’un nombre complexe


On appelle racine carré d’un nombre complexe z = a + ib tout nombre complexe x + iy
où x, y ∈ R tel que
(x + iy)2 = a + ib.

On a 
 x2 − y 2 = a
(x + iy)2 = a + ib ⇔
 2xy = b

Il suffit de résoudre ce système d’inconnues x et y. On trouve toujours deux solutions opposées.


Un nombre complexe admet donc toujours deux racines carrées complexes opposées.

49
8.5. PLAN DE GAUSS CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES

Cas particuliers :

— un nombre réel positif étant un nombre complexe particulier, on en déduit que, dans
C, un nombre positif admet deux racines carrées réelles opposées (ex : les racines
√ √
carrées complexes de 5 sont 5 et − 5).
— un nombre réel négatif étant un nombre complexe particulier, on en déduit que dans
C un nombre négatif admet deux racines carrées imaginaires pures opposées (ex : les
√ √
carrées complexes de −5 = 5i2 sont i 5 et −i 5).

Conséquences :

— une équation du second degré à coefficients réels az 2 + bz + c = 0 où a, b, c ∈ R admet


toujours deux solutions complexes. En effet,
si ∆ ≥ 0, les solutions sont réelles ;
si ∆ < 0, les solutions de l’équation sont

√ √
−b + i −∆ −b − i −∆
z= ou z =
2a 2a

qui sont conjuguées.

— une équation du second degré à coefficients complexes ademet toujours deux solutions
complexes.

8.5 Plan de Gauss

De même qu’on représente un nombre réel sur la droite des réels, on peut représenter un
nombre complexe dans un plan (appelé plan de Gauss ou plan complexe).
Pour cela, on muni le plan d’un reprère orthonormé dont l’axe des abscisses est l’axe des réels
et l’axe des ordonnées l’axe des imaginaires.
On représente alors le nombre z = a + ib par le point de coordonnées (a, b).

50
CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES 8.6. ARGUMENT

3 =z

2
2+i
1
<z
0
−3 −2 −1 0 1 2 3
−1

−2

−3

A chaque point du plan correspond un nombre complexe et réciproquement.

8.6 Argument d’un nombre complexe


Cette représentation d’un nombre complexe ouvre une nouvelle possibilité de décrire un
nombre complexe. En effet, pour localiser un point dans le plan (et donc définir le nombre
complexe qui lui correspond), on peut utiliser deux autres grandeurs.
Si z = a + ib est le nombre complexe représenté par le point Z(a, b), alors on peut localiser
Z par
— la distance ρ séparant le point de l’origine O des axes
— l’angle orienté θ formé par la demi-droite [OZ avec l’axe des réels.

3 =z

2
a + ib
1 ρ
θ <z
0
−3 −2 −1 0 1 2 3
−1

−2

−3

Remarques :

51
8.7. FORME TRIGONOMÉTRIQUE CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES

— le nombre ρ est toujours positif ; le seul cas où il est nul c’est lorsque le nombre
complexe représenté est nul.
— une application simple du théorème de Pythagore permet de démontrer que

ρ= a2 + b 2 .

Autrement dit, ρ est le module du nombre complexe z


— il y a une infinité d’angles θ qui conviennent, égaux à 2kπ près (k ∈ Z). Par convention,
on considère que seul l’angle compris dans ] − π, π] est le bon angle. Cet angle θ est
appelé l’argument du nombre complexe z.
— Grâce aux relations dans un triangle rectangle, on démontre facilement que
b
tan θ = .
a
— Ces relations peuvent être utilement complétées par

a = ρ cos θ

et
b = ρ sin θ.

8.7 Forme trigonométrique d’un nombre complexe


A partir de ces deux dernières relations, on constate que tout nombre complexe z = a + ib
peut s’écrire sous la forme
z = ρ(cos θ + i sin θ).

Cette dernière expression est appelée forme trigonométrique du nombre complexe.


0
Deux nombres complexes z = ρeiθ et z 0 = ρ0 eiθ sont égaux ssi ils ont les mêmes modules et
mêmes arguments : 
0
 ρ = ρ0
z=z ⇔
 θ = θ0 + 2kπ(k ∈ Z)

8.7.1 Propriétés

Cette forme trigonométrique a pour avantages de jouı̈r des propriétés suivantes (faciles à
démontrer).
Si z = ρ(cos θ + i sin θ) et z 0 = ρ0 (cos θ0 + i sin θ0 ), alors

52
CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES 8.8. RACINES Ne

• zz 0 = ρρ0 (cos(θ + θ0 ) + i sin(θ + θ0 ))


1 1
• = (cos(−θ) + i sin(−θ))
z ρ
z ρ
• 0 = 0 (cos(θ − θ0 ) + i sin(θ − θ0 ))
z ρ
• z = ρn (cos(nθ) + i sin(nθ))
n

Remarque :
la relation
(cos θ + i sin θ)n = cos nθ + i sin nθ

est appelée formule de Moivre.

8.7.2 Notation exponentielle

L’expression cos θ +i sin θ est parfois notée cisθ. Mais cette notation désuette est de moins
en moins souvent utilisée au profit d’une autre ; elle est généralement notée

eiθ

où e est le même e que la base de l’exponentielle réelle. Il s’agit donc de généraliser la
notion d’exponentielle à des nombres complexes. Cette généralisation est justifiable par les
nombreuses propriétés communes aux expressions cos θ + i sin θ et eiθ .
0
Ainsi, si z = ρeiθ et z 0 = ρ0 eiθ les propriétés ci-dessus s’écrivent
0
• zz 0 = ρρ0 ei(θ+θ )
1 1
• = e−iθ
z ρ
z ρ 0
• 0 = 0 ei(θ−θ )
z ρ
• z n = ρn einθ
Remarque :
On ne peut passer sous silence la merveilleuse formule d’Euler

eiπ = −1.

8.8 Racines ne d’un nombre complexe


0
On appelle racine neme d’un nombre complexe z 0 = ρ0 eiθ tout nombre complexe z = ρeiθ
tel que
zn = z0.

53
8.9. RACINES Ne DE L’UNITÉ CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES

On a donc  √
 ρ = n ρ0
iθ0 iθ0
(ρeiθ )n = ρ0 e ⇔ ρn einθ = ρ0 e ⇔ 0
 θ = θ + 2kπ
n
Le nombre complexe z 0 admet donc les n racines neme suivantes :
θ0
√ i
• z0 = n ρ0 e n
θ0 + 2π
√ i
• z1 = n ρ0 e n
0
θ + 4π
√ i
• z2 = ρ e
n 0 n
..
• .
θ0 + 2(n − 1)π
√ i
• zn−1 = n ρ0 e n
On constate que
— les racines neme d’un nombre complexe quelconque ont toutes le même module. Géométriquement,
leurs points images appartiennent tous au même cercle centré à l’origine.
— les arguments des racines neme d’un nombre complexe quelconque forment une suite

arithmétique de raison . Géométriquement, le polygone formé par les n points
n
images est donc régulier.
— les racines neme d’un nombre complexe quelconque forment une suite géométrique de
2iπ
premier terme z0 et de raison e n .

8.9 Racines ne de l’unité

Les racines neme de 1 vérifient les propriétés suivantes :


2iπ
• elles sont égales à 1, ω, ω 2 , · · · , ω n−1 où ω = e n .
• la somme des racines neme de 1 est égale à 0
• le produit des racines neme de 1 est égale à (−1)n−1 .
Ces propriétés s’énoncent en français sans problème et ont des interprétations géométriques :
— les points images des racines neme de 1 sont les sommets d’un polygone régulier à n
côtés, inscrit dans le cercle de rayon 1 centré à l’origine, dont un des sommets est le
point (1,0).
— le centre de gravité des n sommets est l’origine des axes
Remarque

54
CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES 8.10. EXERCICES

les racines neme d’un nombre complexe z quelconque peuvent être obtenues en multipliant
une des racines neme de z (par exemple z0 ) par chacune des racines neme de 1.

8.10 Exercices

8.10.1 Equations, racines

1. Résoudre et discuter l’équation


z
= α,
z
(α complexe). Représenter l’ensemble des solutions dans le plan des nombres com-
plexes.

2. Représenter graphiquement l’ensemble


n o
z ∈ C : z + |z| = |z| .

1 + iz
3. Montrer que est de module 1 si et seulement si z est réel.
1 − iz
4. Résoudre l’équation
2 6
1 z z


1 i −i = 0.



1 1 1
Représenter l’ensemble des solutions dans le plan complexe.

5. Calculer la somme des k e puissances des racines 5e de l’unité (k entier > 0).

6. Résoudre l’équation
z 3 = −|z|

(z ∈ C).

7. Résoudre l’équation dans C



z 3 = |z|2 + i 2 |z|.

Suggestion : rechercher |z| en égalant les modules des deux membres. En déduire la
forme trigonométrique des solutions. Pour en obtenir la forme algébrique, noter que

π π π
= − .
12 3 4

55
8.10. EXERCICES CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES

8. (a) En utilisant la formule de Moivre, montrer que cos 5ϑ peut se mettre sous la forme

cos 5ϑ = cos ϑ P4 (cos ϑ)

où P4 (x) est un polynôme de degré 4 en x.

(b) Calculer les racines de P4 (x).


π
(c) En déduire la valeur de cos .
10
9. Soient a et b deux nombres réels vérifiant l’inégalité

|b| < 2|a|.

(a) Montrer que l’équation


az 2 + bz + a = 0

possède deux solutions conjuguées.

(b) Calculer le module de ces solutions.

(c) Calculer le cosinus de l’argument de ces solutions.

10. Donner la forme algébrique des racines cubiques de 2 + 2i. Représenter ces racines
dans le plan de Gauss. Donner la valeur de leur produit.

11. (a) Calculer (1 + ω)n , où ω est une racine cubique de 1 (n entier positif).

(b) Combien de valeurs différentes obtient-on quand ω 6= 1 ? Lesquelles ?

12. Calculer les racines carrées de −16 − 30i.

13. Résoudre l’équation


3
z 2 = − √ |z| + 4i (z ∈ C).
5
Suggestion : Egaler les modules des deux membres pour déterminer |z|.

14. Si z1 , z2 , z3 désignent les trois racines du polynôme

24z 3 − 26z 2 + 9z − 1,

calculer
1 1 1
2
+ 2 + 2.
z1 z2 z3

Suggestion : identifier le polynôme et sa décomposition en facteurs pour obtenir la


somme, le produit et la somme des produits 2 à 2 des racines.

56
CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES 8.10. EXERCICES

15. Déterminer les formes algébrique et trigonométrique des racines cubiques de (−i).

16. (a) Résoudre l’équation


(z + 1)3 = iz 3 (z ∈ C)

(b) Vérifier que les points représentatifs des solutions dans le plan ”complexe” sont
situés sur une même droite parallèle à l’axe ”imaginaire”.
1
17. Calculer la partie réelle de lorsque |z| = 1 (z ∈ C).
1 + iz
18. Soit n un entier naturel.

(a) En utilisant la formule de de Moivre et celle du binôme de Newton, donner deux


expressions différentes de
(cos θ + i sin θ)n .

(b) En déduire la formule suivante :


n − Cn3 tan2 θ + Cn5 tan4 θ − · · ·
tan(nθ) = tan θ ·
1 − Cn2 tan2 θ + Cn4 tan4 θ − · · ·

(c) En déduire que les racines du polynôme

p(x) = x6 − 21x4 + 35x2 − 7

sont les réels − tan( π7 ), tan( π7 ), − tan( 2π


7
), tan( 2π
7
), − tan( 3π
7
) et tan( 3π
7
).

(d) En conclure que si α est une racine du polynôme p(x) dont il est question au point

précédent, alors 1−α2
est également une racine de p(x).

19. Résoudre dans C

(a) (1 + i)z 2 + (1 − 5i)z − (4 − 2i) = 0.

(b) z 4 + z 2 = 12.

(c) z n − z n−1 − z + 1 = 0 (n > 1).

20. Résoudre l’équation suivante dans C sachant qu’elle a une racine réelle
√ √ √
z 3 − ( 2 + 4i)z 2 − 4(1 − 2i)z + 4 2 = 0.

21. Pour quelle(s) valeur(s) de λ ∈ R l’équation suivante admet-elle deux racines réelles

(2 + i)z 2 + (6 + iλ)z − 4 − 2i = 0?

Quelles sont ces racines ?

57
8.10. EXERCICES CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES

22. Démontrer que, quelques soient les complexes α et β, on a

|α + β|2 + |α − β|2 = 2 |α|2 + |β|2 .




23. Démontrer que l’expression suivante

(1 + i)n − (1 − i)n
2i

est réelle.

24. Dans le plan de Gauss, déterminer le lieu des nombres complexes z tels que

z + z = |z|.

25. Montrer que, quelques soient les complexes a et b, si ω = cos 2π


3
+ i sin 2π
3
, alors on a

|a + b|2 + |a + ωb|2 + |a + ω 2 b|2 = 3|a|2 + 3|b|2 .

26. Résoudre dans C


 3  2  
z−i z−i z−i
+ + + 1 = 0.
z+i z+i z+i

Généraliser ensuite le résultat lorsque n est un naturel non nul


 n  n−1  
z−i z−i z−i
+ + ... + + 1 = 0.
z+i z+i z+i
1
27. Si x ∈ C0 et si x + x
= 2 cos θ, montrer que

1
xn + = 2 cos nθ.
xn
1
Suggestion : commencer par résoudre x + x
= 2 cos θ.

28. Résoudre l’équation (en nombres complexes) :

(2z 2 − 1)3 = (z 2 + 1)3 .

29. Résoudre l’équation (en nombres complexes) :

z 8 + 4z 6 − 10z 4 + 4z 2 + 1 = 0.

Suggestion : développer (z 2 + 1)4 .

58
CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES 8.10. EXERCICES

30. On donne les nombres complexes

√ √
z1 = 3 − i, z2 = −1 + 2i, z3 = i, z4 = 1 + 3i.

z1
(a) Donner la partie réelle et la partie imaginaire de z1 z2 , z4
et (z3 )2 .

(b) Donner la forme trigonométrique de z4 . En déduire le calcul de z4 à la sixième


puissance.

(c) Calculer |z1 |, zz41 , |z1 z2 | et |(z3 )3 |.

31. Soit les complexes 3 − 4i, 2 + i, −3 + 4i, 2i et π. Calculer le module, la partie réelle,
la partie imaginaire et le conjugué de ces complexes.

32. Simplifier la fraction


(1 + i)3 + 2i(i − 1)
.
2i

33. Si 2eiπ/7 est une racine quatrième de z, quelles sont les autres racines quatrièmes de
z ? Représenter ces racines dans le plan complexe.

34. Montrer que si z est un nombre complexe différent de 1, on a

1+z 1 − |z|2 1+z 2=z


< = et = = .
1−z |1 − z|2 1−z |1 − z|2

35. Répondre par vrai, faux ou n’a pas de sens.

(a) La somme de deux racines nèmes de l’unité a pour module 1.

(b) i < 2.

(c) Le produit de deux racines nèmes de l’unité a pour module 1.

(d) ||x| + |y|| ≤ |x| + |y|.

(e) <z ≤ |z|.

(f) La somme des racines 5 èmes de 3 + i est nulle.

36. Démontrer que si a et b sont des nombres complexes distincts de module 1, alors pour
tout z ∈ C,
z + abz − (a + b)
b−a
est imaginaire pur.

59
8.10. EXERCICES CHAPITRE 8. NOMBRES COMPLEXES

37. Soit z un nombre complexe de module 1 tel que z ne soit pas un réel et soit a un
nombre complexe. Montrer que

|a − z| = |1 − az|

si et seulement si a est un réel.

38. (09/10) Résoudre dans C l’équation

i(1 + z)4 = 1.

39. (07/11) Résoudre l’équation


z 4 + |z| = 0.

Suggestion : calculer d’abord |z|.

8.10.2 Complexes et analyse combinatoire

1. Calculer de deux façons différentes


 π π 10
cos + i sin .
4 4

En déduire que
1 3 5
2C10 − 2C10 + C10 = 25 .

2. Soit le nombre complexe


(cos θ + i sin θ)5 .

Déterminer une expression de cos5 θ en fonction de cos θ, de sin5 θ en fonction de sin θ


et de tg5 θ en fonction de tgθ (suggestion : exprimer le complexe sous deux formes
différentes).

3. Calculer
π 3π 5π 7π 9π
S = cos + cos + cos + cos + cos
11 11 11 11 11
(suggestion : remarquer que les angles sont en progression arithmétique de raison r
que l’on déterminera).

60
Chapitre 9

Polynômes dans C

9.1 Définitions

Un polynôme de z est une combinaison linéaire à coefficients complexes de puissances


naturelles de z. Un polynôme P (z) s’écrit donc sous la forme
n
X
P (z) = ai z i
i=0

où ai ∈ C, ∀i = 0, 1, · · · , n.
n est alors le degré de P (z).

9.2 Division polynomiale

9.2.1 Définitions

On peut démontrer le théorème suivant :


Si P (z) et D(z) sont deux polynômes tels que degré P > degré D, alors il existe deux
polynômes uniques Q(z) et R(z) tels que

P (z) = D(z) · Q(z) + R(z)

et

degre R < degre D

61
9.3. THÉORÈME FONDAMENTAL CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C

On définit alors les notions suivantes :


Les polynômes Q(z) et R(z) sont respectivement appelés quotient et reste de la division de
P par D.
Le polynôme P (z) est divisible par D(z) ssi R(z) = 0.

9.2.2 Loi du reste

Théorème :

Le reste de la division de P (z) par x − a est P (a).

Corrolaire :

Un polynôme P (z) est divisible par x − a ssi P (a) = 0.

On dit alors que a est un zéro de P (z) et on a

P (z) = (z − a) · Q(z).

9.2.3 Zéro multiple

Si α est un naturel non nul, un réel a est zéro de multiplicité α de P (z) si P (z) =
(z − a)α · Q(z) où Q(a) 6= 0.
On peut démontrer que a est un zéro de multiplicité α ssi le polynôme et toutes ses
dérivées jusqu’à l’ordre α − 1 s’annulent en a càd ssi P (a) = 0 et P 0 (a) = 0 et . . . et
P (α−1) (a) = 0.

9.3 Théorême fondamental de l’algèbre


Un polynôme P (z) de degré n admet n zéros complexes comptés avec leurs multiplicités.

Ainsi, si P (z) est un polynôme de degré n et si a1 , · · · , ap sont des zéros de P (z) de multi-
p
X
plicités respectives α1 , · · · , αp tels que αi = n, alors
i=1

P (z) = an (z − a1 )α1 · . . . · (z − ap )αp .

Conséquence : Identification des coefficients

62
CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C 9.4. POLYNÔMES À COEFFICIENTS RÉELS

• Deux polynômes de degré n prennent les mêmes valeurs en au moins n points ssi leurs
coefficients correspondants sont proportionnels.

• Deux polynômes de degré n prennent les mêmes valeurs en au moins n + 1 points ssi
leurs coefficients correspondants sont égaux.

9.4 Polynômes à coefficients réels

9.4.1 Théorème

Soit P (z) un polynôme à coefficients réels.


Si z0 est un zéro de multiplicité α de P (z), alors son conjugué z¯0 est aussi un zéro de
multiplicité α de P (z).

9.4.2 Conséquences

• Un polynôme à coefficients réels admet toujours un nombre pair de zéros complexes


(non réels) conjugués.
• Un polynôme de degré impair à coefficients réels admet toujours au moins un zéro
réel.
• De plus, le nombre de zéros réels d’un polynôme de degré impair à coefficients réels
est impair (comptés avec leurs multiplicités).
• Le nombre de zéros réels, comptés avec leurs multiplicités) d’un polynôme de degré
pair à coefficients réels est toujours pair (éventuellement nul).

9.5 Exercices

1. Décomposer 2a3 + b3 − 3a2 b en facteurs polynomiaux du premier degré.

2. Quelles conditions faut-il imposer aux nombres réels a et b pour que le polynôme
x4 + x3 + ax2 + bx + 1 possède deux racines réelles distinctes et opposées ?

63
9.5. EXERCICES CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C

3. (a) Résoudre dans C l’équation


z 3 + 1 + i = 0.

Remarque : on demande seulement les formes trigonométriques des racines.

(b) Résoudre dans R l’équation

x3 − 7x2 − 28x + 160 = 0

sachant qu’elle admet une racine négative ainsi que deux racines positives dont
l’une est le double de l’autre.

4. (a) Résoudre dans C l’équation


1
4z 3 + 4z + = 0.
z
Suggestion : on donnera la forme algébrique et la forme trigonométrique de chaque
racine.

(b) Résoudre dans R l’équation

4x3 − 6x2 − 12x + 9 = 0

sachant qu’elle admet une racine négative, ainsi que deux racines positives dont le

quotient est 2 + 3.

5. (a) Construire un polynômedu troisième degré P1 tel que


n
X
i(i + 1) = P1 (n)
i=0

pour tout entier naturel n. Justifier le résultat proposé, par exemple par la méthode
de récurrence.

(b) Généralisation : pour quelles valeurs de k existe-t-il un polynôme du troisième


degré Pk tel que
n
X
i(i + k) = Pk (n)
i=0
pour tout entier naturel n ? Justifier la réponse.

6. Résoudre dans C l’équation

z 4 − 9z 3 + 33z 2 − 54z + 36 = 0 ,

sachant qu’aucune racine n’est réelle et que l’une est double d’une autre.

64
CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C 9.5. EXERCICES

7. (a) Trouver tous les nombres z ∈ C tels que

1
(z + 2 cos α)2 = .
z2

(b) Trouver tous les nombres z ∈ C tels que

1
(z + 2 cos α)4 = .
z4

8. Pour des entiers n > 0 et p ≥ 0 on note S(n, p) la somme des pemes puissances des
entiers positifs de 1 à n inclus :
n
X
S(n, p) = k p = 1p + · · · + np .
k=1

(a) Démontrer que


S(n, 0) = n ;
S(n, 1) = 21 n(n + 1) ;
2
S(n, 3) = 12 n(n + 1) .


(b) En utilisant la formule du binôme de Newton, démontrer l’égalité


p−2
X
p
pS(n, p − 1) = (n + 1) − 1 − Cpk S(n, k) ,
k=0

valable pour tous entiers p > 0 et n ≥ 0 et retrouver ainsi les égalités du point a.

(c) Démontrer que S(n, p − 1) est un polynôme de degré p en la variable n dont le


coefficient du terme de degré p est 1/p et dont le terme indépendant est nul.

9. Déterminer tous les polynômes P (x) qui vérifient, pour tout x, la relation

P (2x) = P 0 (x)P 00 (x)

où P 0 (x) et P 00 (x) désignent respectivement les dérivées première et seconde du po-
lynôme P (x) .
Suggestion : commencer par déterminer le degré n d’un polynôme P (x) qui vérifie
cette relation.

10. Soit le polynôme P (x) = x4 − 6x3 + mx2 + 42x + 40. Déterminer le réel m sachant
que la somme de deux racines de P (x) est égale à la somme des deux autres racines.

11. Déterminer le polynôme P (x) du quatrème degré tel que

65
9.5. EXERCICES CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C

(a) le coefficient de x4 dans P (x) vaut 1,

(b) P (x) est divisible par x2 + x + 1,

(c) le reste de la division P (x) par x2 − 1 est −3x + 9.

Donner les racines réelles de l’équation P (x) = 0.

12. Trouver un réel m tel que les quatre racines de l’équation

x4 − (3m + 1)x2 + m2 = 0

soient quatre réels distincts en progression arithmétique. Quelles sont alors ces quatre
racines ?

13. Déterminer les réels a, b et c tels que le polynôme

P (x) = 2x4 + x3 + ax2 + bx + c

soit divisible par (x − 1)2 (x + 1). Factoriser ensuite le polynôme.

14. Démontrer que, pour tout naturel n strictement supérieur à 1, le polynôme

xn − xn−2 − 2x + 2

est divisible par (x − 1)2 . Déterminer le quotient.

15. Déterminer le quotient et le reste de la division de (x7 − a7 ) par (x − a) avec a réel.


X6
En déduire la valeur de 3k .
k=0
16. Soient Q1 (x) et R1 (x) respectivement le quotient et le reste de la division du polynôme
P (x) par x − a et, Q2 (x) et R2 (x) respectivement le quotient et le reste de la division
du polynôme P (x) par x − b (a 6= b).
Quel est le reste R(x) de la division de P (x) par (x − a)(x − b) ?
Si on appelle Q3 (x) le quotient de cette division, Déterminer une expression de Q1 (x)
en fonction de Q3 (x).

17. Démontrer la condition nécessaire et suffisante suivante :

un polynôme P (x) est divisible par (x − a)2 si et seulement si P (a) = P 0 (a) = 0 où
P 0 (x) désigne la dérivée première du polynôme P (x).

18. Résoudre l’équation 4x3 − 24x2 + 23x + 18 = 0 sachant que ses racines sont en pro-
gression arithmétique.

66
CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C 9.5. EXERCICES

19. Déterminer toutes les valeurs réelles des paramètres a et b telles que le polynôme

P (x) = x5 + bx4 + ax3 + a2 + x2 + b2 x + b

soit divisible par x2 + b.

20. Déterminer les coefficients du polynôme P (x) sachant que

(a) il est du quatrième degré,

(b) la somme des racines est égale à 6,

(c) le produit des racines est égal à - 24,

(d) il est divisible par x2 − 2x − 8,

(e) le reste de la division par x − 2 vaut 8.

Calculer les quatres racines du polynôme trouvé.

21. Déterminer le(s) polynôme(s) P (x) de degré six ayant les propriétés suivantes

(a) le coefficient de x6 est égal à 1,

(b) les coefficients de x3 et de x4 sont égaux,

(c) le polynôme P (x) est divisible par x2 − x + 1,


P (x) P (x)
(d) le polynôme 2 − 2 est divisible par x2 − x.
x +x+1 x −x+1
Ensuite, calculer toutes les racines de P (x).

22. Soit un polynôme de degré trois à coefficients réels

P (x) = x3 − ax2 + bx − c.

Déterminer tous les réels a, b et c tels que le polynôme P (x) admette ces mêmes
nombres a, b, c comme racines.

23. Déterminer le polynôme P (x) du troisième degré (ayant trois racines, réelles ou com-
plexes) tels que
— le coefficient de x3 vaut 1,
— la somme des racines de P (x) vaut −3,
— la somme des carrés des racines de P (x) vaut 7,
— le produit des racines de P (x) vaut 5.
Ensuite, déterminer toutes les raines réelles ou complexes de P (x).

67
9.5. EXERCICES CHAPITRE 9. POLYNÔMES DANS C

24. Factoriser le polynôme

P (x) = 3x4 − 11x3 + 9x2 + 4x − 4

sachant que l’équation P (x) = 0 admet deux racines dont le produit vaut −1.

25. Factoriser dans C les polynômes suivants

(a) P1 (z) = z 2n − 2z n + 2,

(b) P2 (z) = z 2n + z n + 1.

26. Montrer que z = 1 est un zéro triple pour chaque polynôme

(a) P1 (z) = z 2n − nz n+1 + nz n−1 − 1, avec n > 1,

(b) P2 (z) = z 2n+1 − (2n + 1)z n+1 + (2n + 1)z n−1 − 1, avec n > 1.

27. Soit z un nombre complexe. Le polynôme P (z) = z 3 + az 2 + bz + c admet pour racines


les complexes α, β et γ. Montrer que



 α + β + γ = −a

αβ + αγ + βγ = b


αβγ = −c.

68
Chapitre 10

Calcul matriciel

10.1 Définitions

On appelle matrice à n lignes et p colonnes un tableau rectangulaire de nombres compor-


tant n lignes et p colonnes. Chacun de ces nombres est appelé un élément de la matrice.
On appelle indifféremment rangée d’une matrice une ligne ou une colonne.
Exemple :

 
1 0 1
A= 
−1 1 0

est une matrice de dimensions (2,3).


Si la matrice s’appelle A, l’élément de la ieme ligne et de la j eme colonne est noté (A)ij ou plus
simplement aij .
Une matrice qui ne comporte qu’une seule ligne est appelée matrice-ligne.
Une matrice qui ne comporte qu’une seule colonne est appelée matrice-colonne.
Une matrice est carrée si elle possède autant de lignes que de colonnes (si n = p).
Une matrice carrée est diagonale ssi aij = 0, ∀i 6= j.
Une matrice carrée est symétrique ssi aij = aji , ∀1 ≤ i, j ≤ n.
L’ensemble des matrices réelles de n lignes et p colonnes est noté R(n,p) .

69
10.2. PROPRIÉTÉS CHAPITRE 10. CALCUL MATRICIEL

10.2 Propriétés

10.2.1 Egalité

Deux matrices de mêmes dimensions sont égales si tous leurs éléments correspondants
sont égaux.
Si A et B sont deux matrices de R(n,p) , alors

A = B ⇔ aij = bij , ∀1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ p.

10.2.2 Transposée

La transposée d’une matrice s’obtient en échangeant les lignes et les colonnes de la matrice.
Ainsi, si les dimensions de la matrice de départ sont (n, p), les dimensions de la transposée
sont (p, n).
e ou AT
Si A est une matrice de R(n,p) , la transposée de A est la matrice de R(p,n) , notée A
telle que
eij = Aji , ∀1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ p.
A

10.2.3 Multiplication par un scalaire

Si A est une matrice de R(n,p) , le produit de la matrice A par le réel α est la matrice de
R(n,p) , notée αA telle que

(αA)ij = αAji , ∀1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ p.

Pour multiplier une matrice par un scalaire, il faut donc multiplier chacun des éléments par
ce scalaire.

10.2.4 Somme

Si A et B sont deux matrices de R(n,p) , alors la somme des matrices A et B est la matrice
de R(n,p) notée A + B telle que

(A + B)ij = aij + bij , ∀1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ p.

70
CHAPITRE 10. CALCUL MATRICIEL 10.2. PROPRIÉTÉS

Pour additionner deux matrices de mêmes dimensions, il faut donc additionner les éléments
correspondants.
On peut démontrer sans problème que R(n,p) muni de l’addition est un groupe commutatif.
Remarque :
Le neutre pour l’addition des matrices dans R(n,p) est appelée la matrice nulle. Elle est notée
O. Cette notation est ambigue car elle ne stipule pas la dimension de cette matrice O.

10.2.5 Produit

Définition

Si A est une matrice de R(n,p) et B une matrice de R(p,q) , alors le produit des matrices A
et B est la matrice de R(n,q) notée AB telle que

p
X
(AB)ij = aik bkj , ∀1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ q.
k=1

Remarques

• On appelle parfois ce type de produit le produit ”ligne par colonne”.


• De par sa définition, on voit de suite que le produit de deux matrices n’existe pas
toujours. Il faut que le nombre de colonnes de la première matrice soit égal au nombre
de lignes de la deuxième.
Ainsi, on ne peut pas multiplier deux matrices de R(2,4) entre elles.
Le produit de deux matrices n’est donc ni interne, ni partout défini.
• Par contre, dans la cas particulier du produit de deux matrices carrées de mêmes
dimensions, le produit est interne et partout défini.
• Toujours par la définition, on voit que le produit de deux matrices n’est pas commu-
tatif.
— Le produit AB peut exister sans que BA n’existe.
Ainsi, si A ∈ R(3,2) et B ∈ R(2,4) , alors AB ∈ R(3,4) et BA n’existe pas.
— Mais même si AB et BA existent simultanément, elles peuvent ne pas avoir les
mêmes dimensions.
Ainsi, si A ∈ R(3,2) et B ∈ R(2,3) , alors AB ∈ R(3,3) et BA ∈ R(2,2) .

71
10.2. PROPRIÉTÉS CHAPITRE 10. CALCUL MATRICIEL

— Enfin, même si AB et BA existent toutes les deux et ont les mêmes dimensions (si
A et B sont carrées de même dimension), elles peuvent très bien êtres différentes.
Conséquence, des formules telles que (A + B)2 = A2 + 2AB + B 2 sont fausses ! On a
(A + B)2 = A2 + AB + BA + B 2

Propriétés

• Lorsqu’il existe, le produit matriciel est associatif


• Si A ∈ R(n,p) et I ∈ R(p,p ) est la matrice diag(1, 1, · · · , 1), alors AI = A.
• Si A ∈ R(n,p) et I ∈ R(n,n ) est la matrice diag(1, 1, · · · , 1), alors IA = A.
• Si A et I ∈ R(n,n) où I = diag(1, 1, · · · , 1), alors IA = A = AI. On dit que I est la
matrice neutre.

10.2.6 Particularités

Certaines propriétés usuelles d’algèbre avec les nombres ne sont pas vraies avec les ma-
trices.
• Pour certaines matrices, il existe plusieurs matrices X telles AX = A.
On ne peut donc pas simplifier
 AX= A enX = I !
1 1
4 4 2 2 
Exemple : A =   et B = 
1 1
4 4 2 2
• De même, il existe des matrices non nulles telles que leur produit est nul.
On
 ne peutdonc pasconclure  AB = 0 ⇔ A = 0 ou B = 0 . Exemple : A =
1 −1 1 2
  et B =  
−1 1 1 2
Ces particularités sont dues au fait que certaines matrices n’admettent pas d’inverse (voir
chapitre suivant).

72
Chapitre 11

Déterminants

11.1 Définition
Toute matrice carrée admet un déterminant. Une définition générale peut être donnée.
Comme le programme n’exige la connaissance des déterminants que de taille 3 maximum,
nous nous contenterons de ne définir que ceux-ci.
La définition peut alors être donnée en fonction de la taille de la matrice :
• Si A = (a) est une matrice carrée de dimension 1, alors le déterminant de A est le
nombre, noté detA ou dtmA tel que

detA = a.
 
a11 a12
• Si A =   est une matrice carrée de dimension 2, alors le déterminant de
a21 a22
A est le nombre, noté detA ou dtmA tel que


a11 a12
detA = = a11 a22 − a12 a21 .

a21 a22
 
a11 a12 a13
 
• Si A =  a21 a22 a23  est une matrice carrée de dimension 3, alors le déterminant
 
 
a31 a32 a33
de A est le nombre, noté detA ou dtmA tel que

a11 a12 a13


detA = a21 a22 a23 = a11 a22 a33 +a12 a23 a31 +a13 a21 a32 −a13 a22 a13 −a32 a23 a11 −a33 a21 a12 .



a31 a32 a33

73
11.2. RÈGLES DES MINEURS CHAPITRE 11. DÉTERMINANTS

Remarques :
— Cette dernière définition est appelée règle de Sarrus.
— Les trois définitions ne sont que des cas particuliers de la définition générale.
— Une matrice dont le déterminant est nul est dite singulière.

11.2 Règles des mineurs

11.2.1 Définition

Si A = (aij ) est une matrice carrée de dimension n, alors on appelle mineur de l’élément
aij le déterminant de dimension n − 1 obtenu en supprimant la ieme ligne et la j eme colonne
de A. Exemple :
Si A est la matrice de dimension 3 décrite plus haut, le mineur de l’élément a12 est le
déterminant

a21 a23
.

a31 a33
Si A = (aij ) est une matrice carrée de dimension n, on appelle cofacteur de l’élément aij
le produit de son mineur par (−1)i+j .

11.2.2 Première règle des mineurs

Si A est une matrice carrée de dimension n, alors detA est égal à la somme des produits
des éléments d’une rangée par leurs cofacteurs.
On peut constater l’exactitude de cette propriété sur la définition d’un déterminant de di-
mension 3 :

a11 a12 a13



= a11 a22 a33 + a12 a23 a31 + a13 a21 a32 − a13 a22 a13 − a32 a23 a11 − a33 a21 a12

a21 a22 a23


a31 a32 a33
= a11 (a22 a33 − a23 a32 ) − a12 (a21 a33 − a23 a31 ) + a13 (a21 a32 − a31 a22 )


a22 a23 a21 a23 a21 a22
= a11 − a12 + a13

a32 a33 a31 a33 a31 a33

74
CHAPITRE 11. DÉTERMINANTS 11.3. PROPRIÉTÉS

Remarque :
Cette propriété est aussi parfois utilisée comme définition d’un déterminant.

11.2.3 Deuxième règle des mineurs

Si A est une matrice carrée de dimension n, alors la somme des produits des éléments
d’une rangée par les cofacteurs des éléments d’une rangée parallèle est nulle.

11.3 Propriétés
Toutes les propriétés énoncées ici sont valables quelques soient la dimension des matrices
carrées.

1. Si une rangée d’une matrice est nulle, son déterminant est nul.

2. Si on permute deux rangées parallèles d’une matrice, alors le déterminant change de


signe.

3. Si une matrice a deux rangées parallèles égales, alors son déterminant est nul.

4. Si on mutiplie tous les éléments d’une rangée par un nombre α, alors le déterminant
de la matrice est multiplié par αn .
Corrolaire :
si on multiplie une matrice A de dimension n par le réel α, alors det αA = αn det A.

5. Si deux rangées parallèles d’une matrice sont multiples l’une de l’autre, le déterminant
est nul.

6. Si deux déterminants ne diffèrent que par les éléments d’une même rangée, alors la
somme de ces deux déterminants est égale au déterminant obtenu en additionnant les
éléments des rangées différentes et en laissant inchangées les rangées communes.
Ex :
0
a11 a012 a11 + a011 a12 + a012

a11 a12
+ =

a21 a22 a21 a22 a21 a22

7. Si une rangée est combinaison linéaire des autres rangées parallèles, alors le déterminant
est nul.

75
11.3. PROPRIÉTÉS CHAPITRE 11. DÉTERMINANTS

8. Réciproquement, le déterminant d’une matrice est nul si les rangées parallèles sont
linéairement dépendantes.

9. Si on ajoute à une rangée une combinaison linéaire de rangées parallèles, le déterminant


de la matrice ne change pas.

10. Le déterminant d’une matrice triangulaire est égal au produit des éléments diagonaux.

11. Le déterminant du produit de deux matrices carrées de mêmes dimensions est égal au
produit des déterminants.

76
Chapitre 12

Matrice inverse

12.1 Problème
La notion d’inverse d’un nombre est naturelle : l’inverse du nombre non nul a est le
1
nombre tel que
a
1
a· =1
a
puisque 1 est le neutre pour la multiplication des réels.
Comme le produit matriciel n’est interne et partout défini que dans l’ensemble des matrices
carrées de dimension n, il est logique de ne chercher l’inverse que d’une matrice carrée.
Comme il existe une matrice
I = diag(1, 1, · · · , 1)

qui est neutre pour la multiplication des matrices carrées de dimension n, il est donc logique
de se poser la question de l’existence d’une matrice inverse d’une matrice A.
Enfin, comme la multiplication des matrices n’est pas commutative, il serait logique de penser
que pour une matrice A donnée, il existe une matrice Ag inverse à gauche telle que

Ag A = I

et une matrice Ad inverse à droite telle que

A · Ad = I

77
12.2. EXISTENCE ET UNICITÉ CHAPITRE 12. MATRICE INVERSE

12.2 Existence et unicité de la matrice inverse


On peut démontrer successivement les propriétés suivantes :

1. Si une matrice A admet une inverse à gauche Ag et une inverse à droite Ad , alors les
inverses sont égales.
Conséquence : on ne fera plus la distinction entre inverse à gauche et inverse à droite.
On parlera de matrice inverse.

2. Si une matrice A admet une matrice inverse, alors cette inverse est unique.
Conséquence : on parlera donc de LA matrice inverse d’une matrice donnée. On la
notera A−1
1
3. Si une matrice admet une inverse, alors det A−1 = .
det A
Conséquence : si det A = 0, alors A n’admet pas de matrice inverse

4. Si det A 6= 0, alors
1 e
A−1 = A
det A
où A est la matrice des cofacteurs des éléments de A.

Remarque :
Une matrice qui admet une inverse est dite inversible.

12.3 Propriétés
• L’inverse du produit de deux matrices carrées de même dimensions est égale au produit
des inverses des deux matrices dans l’ordre inverse

(AB)−1 = B −1 A−1 .

Cette propriété n’a de sens que si A et B sont inversibles.


• Si A est inversible, alors l’inverse de l’inverse de A est A.

−1
A−1 = A.

78
Chapitre 13

Systèmes linéaires

13.1 Définitions

On appelle système linéaire de n équations à p inconnues x1 , · · · , xp un ensemble d’équations


du 1er degré du type



 a11 x1 + a12 x2 + · · · + a1p xp = b1


 a x + a x + ··· + a x = b

21 1 22 2 2p p 2
.. ..


 . .


 a x + a x + ··· + a x = b

n1 1 n2 2 np p n

On peut écrire un tel système sous la forme matricielle

TX = B

où  
x
 1 
 .. 
• X =  .  est la matrice colonne qui contient les inconnues,
 
xp
 
a a · · · a1p
 11 12 
 a21 a22 · · · a2p 
 
• T =  .
..
 est la matrice de dimensions (n, p) qui contient les
 . . .


 
an1 an2 · · · anp
coefficients des inconnues,

79
13.2. PRINCIPES D’ÉQUIVALENCE CHAPITRE 13. SYSTÈMES LINÉAIRES

 
b1
 . 
 
• B =  ..  est la matrice colonne qui contient les termes indépendants.
 
bn
Résoudre un système consiste à trouver les valeurs des inconnues qui vérifient chacune
des équations. Une solution d’un système de n équations à p inconnues est donc un ensemble
ordonné de p nombres.

Deux systèmes sont équivalents s’ils sont le même ensemble de solutions.

Un système est compatible s’il admet au moins une solution. Il est incompatible (ou im-
possible) s’il n’admet aucune solution.

Si un système compatible admet plusieurs solutions, il est dit indéterminé.

Un système est homogène si le terme indépendant de chaque équation est nul. Il s’écrit
alors T X = 0.

Un système est dit carré s’il comporte autant d’inconnues que d’équations. On a alors
n = p et la matrice T est carrée.

13.2 Principes d’équivalence

Pour résoudre un système de n équations à p inconnues, on le transforme en un système


plus simple qui lui est équivalent. Pour cela, on peut appliquer les règles suivantes :

1. on peut permuter deux équations,

2. on peut appliquer à chaque équation les principes d’équivalence des équations,

3. on peut ajouter à une équation une combinaison linéaire des autres équations,

4. on peut supprimer une équation qui est une combinaison linéaire des autres équations
(équation redondante).

80
CHAPITRE 13. SYSTÈMES LIN
13.3.
ÉAIRES
PROPRIÉTÉS DES SOLUTIONS D’UN SYSTÈME

13.3 Propriétés des solutions d’un système


• Si un système admet deux solutions distinctes, alors il en admet une infinité.
Conséquence : un système admet donc 0, 1 ou une infinité de solutions.
• Un système homogène est toujours compatible ; il admet toujours la solution
 
0
 .. 
 
X= . 
 
0

Ces propriétés se comprennent très facilement si on veut bien faire le lien avec la géométrie
analytique.
Si on considère un système de deux équations à deux inconnues, les deux équations sont celles
de droites. Or, dans le plan, ces droites ne peuvent être que strictement parallèles (système
impossible), sécantes (1 seule solution) ou confondues (une infinité de solutions). Pour un
système de 3 équations à 3 inconnues, chacune des équations est celle d’un plan dans l’espace.
Enfin, si le système est homogène, toutes les droites (2 inconnues) ou tous les plans (3
inconnues) passent par l’origine.

13.4 Méthodes générales de résolution

13.4.1 Par substitution

Cette méthode consiste à exprimer une inconnue en fonction des autres dans une équation,
puis à remplacer cette inconnue par l’expression obtenue dans les autres équations.
Exemple :
   
 x −y = 1  x =1+y  x =1+y  x =0
⇔ ⇔ ⇔
 2x −y = 1  2(1 + y) −y =1  y = −1  y = −1

13.4.2 Par combinaisons linéaires

Cette méthode consiste, conformément au 3eme principe d’équivalence décrit ci-dessus, à


ajouter (ou retrancher) à une équation une combinaison linéaire des autres équations afin de
faire disparaı̂tre une ou plusieurs inconnues de cette équation.

81
13.5. SYSTÈMES CARRÉS CHAPITRE 13. SYSTÈMES LINÉAIRES

13.4.3 Méthode de Gauss ou du pivot

Cette méthode consiste, conformément au 3eme principe d’équivalence décrit ci-dessus, à


ajouter (ou retrancher) à chacune (sauf une) des équations un multiple de la dernière équation
afin de faire rendre la matrice T des coefficients triangulaire (ou diagonale).
Exemple :

Remarque :
Une autre façon de visualiser la méthode est de se dire qu’on recherche une forme échelonnée
du système où la première équation dépend des p inconnues, la seconde équation dépend
de p − 1 inconnues, · · · , l’avant dernière dépend de 2 inconnues et la dernière d’une seule
inconnue. Ensuite, on résoud les équations dans l’ordre inverse, en ”remontant” à partir de
cette dernière équation à une inconnue.

13.5 Systèmes carrés

13.5.1 Par la matrice inverse

Cette méthode est plus théorique que pratique. Mais si T admet une matrice inverse, càd
si det T 6= 0, alors le système T X = B admet X = T −1 B comme solution unique.

13.5.2 Méthode de Cramer

La méthode de Cramer est basée sur la propriété suivante :  


X
 1 
 .. 
6 0, le système T X = B admet la solution unique X =  .  où
si det T =
 
Xp

|C1 · · · B · · · Cn |
Xi =
det T

dont le numérateur est le déterminant de T dont on a remplacé la ieme colonne par la colonne
des termes indépendants.

Cette méthode se prête très bien à la discussion des systèmes paramétriques carrés.

82
CHAPITRE 13. SYSTÈMES LINÉAIRES 13.6. EXERCICES

13.5.3 Systèmes rectangulaires où n > p

Si un système comporte plus d’équations que d’inconnues, on peut chercher à le transfor-


mer en système carré en
— ne conservant que p équations,
— résolvant le système de p équations à p inconnues,
— vérifiant que les solutions obtenues vérifient aussi les n − p équations écartées au
départ.

13.6 Exercices
1. (09/09) Résoudre et discuter le système suivant suivant dans lequel a est un paramètre
réel 


 2ax + (a + 1)y + (a − 1)z = 2a + 3

2x + (a + 1)y + (1 − a)z = 4a + 1



 (a + 1)x + (a + 1)y = 3a + 2

2. (09/10) Résoudre et discuter le système suivant dans lequel a est un paramètre réel



 (a + 6)x + 2y + a(a + 4)z = 1

2x − (a + 1)y − 2az = 17 + a


 (a + 10)x + (a2 − 15)y + a2 z = 35 + a

83
13.6. EXERCICES CHAPITRE 13. SYSTÈMES LINÉAIRES

84
Table des matières

1 Signe sommatoire 3
1.1 Notation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

2 Démonstrations par récurrence 5


2.1 Principe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 Précautions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

3 Valeur absolue 9
3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2 Propriétés immédiates . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.3 Propriétés algébriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.4 Egalités et inégalités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.5 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

4 (In)Equations 13
4.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.2 Principes d’équivalence pour les équations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.3 Second degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.4 Equations du neme degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.5 Principes d’équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.6 Inéquations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

85
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES

4.6.1 Signe d’une expression du premier degré . . . . . . . . . . . . . . . . 17


4.6.2 Signe d’une expression du second degré . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.7 (In)équations fractionnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.8 (In)Equations irrationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.8.1 Principes d’équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.8.2 Equation exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.8.3 Inéquation exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.9 Valeurs absolues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
4.9.1 Principes d’équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
4.10 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
4.10.1 Inéquations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
4.10.2 Inéquations irrationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.10.3 Inéquations paramétriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

5 Second degré 23
5.1 Somme et produit des solutions d’une équation du second degré . . . . . . . 23
5.1.1 Propriété . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
5.1.2 Conséquences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
5.2 Equations paramétriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
5.2.1 Théorie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
5.2.2 Exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
5.3 Position d’un nombre α . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.3.1 Théorie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.3.2 Exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

6 SA et SG 31
6.1 Suites numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
6.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
6.1.2 Détermination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
6.2 Suites arithmétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6.2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

86
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES

6.2.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6.3 Suites géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6.3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6.3.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
6.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
6.5 Limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.5.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.5.2 Limite d’une suite géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
6.5.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

7 Analyse combinatoire 41
7.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
7.2 Propriétés des combinaisons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
7.3 Triangle de Pascal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
7.4 Binôme de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
7.5 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43

8 Nombres complexes 47
8.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
8.2 Opérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
8.2.1 Somme de deux nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
8.2.2 Produit de deux nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
8.2.3 Conjugué d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
8.3 Module . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
8.4 Racines carrées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
8.5 Plan de Gauss . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
8.6 Argument . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
8.7 Forme trigonométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
8.7.1 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
8.7.2 Notation exponentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
8.8 Racines ne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
8.9 Racines ne de l’unité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54

87
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES

8.10 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
8.10.1 Equations, racines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
8.10.2 Complexes et analyse combinatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60

9 Polynômes dans C 61
9.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
9.2 Division polynomiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
9.2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
9.2.2 Loi du reste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
9.2.3 Zéro multiple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
9.3 Théorème fondamental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
9.4 Polynômes à coefficients réels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
9.4.1 Théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
9.4.2 Conséquences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
9.5 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63

10 Calcul matriciel 69
10.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
10.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
10.2.1 Egalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
10.2.2 Transposée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
10.2.3 Multiplication par un scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
10.2.4 Somme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
10.2.5 Produit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
10.2.6 Particularités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72

11 Déterminants 73
11.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
11.2 Règles des mineurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
11.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
11.2.2 Première règle des mineurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
11.2.3 Deuxième règle des mineurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
11.3 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75

88
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES

12 Matrice inverse 77
12.1 Problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
12.2 Existence et unicité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
12.3 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78

13 Systèmes linéaires 79
13.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
13.2 Principes d’équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
13.3 Propriétés des solutions d’un système . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
13.4 Méthodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
13.4.1 Par substitution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
13.4.2 Par combinaisons linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
13.4.3 Méthode de Gauss ou du pivot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
13.5 Systèmes carrés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
13.5.1 Par la matrice inverse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
13.5.2 Méthode de Cramer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
13.5.3 Systèmes rectangulaires où n > p . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
13.6 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83

89

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