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Ch2 AnnB

Ce document décrit comment résoudre un modèle linéaire en utilisant le solveur d'Excel. Il explique les étapes de saisie des données, de définition de la structure du modèle, des paramètres et options du solveur, et de résolution du modèle.

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2B La résolution de modèles linéaires par Excel

Nous reprenons ici, de façon plus détaillée, la section où est indiqué comment utiliser le solveur
d'Excel pour résoudre un modèle linéaire (voir pages 38 et suivantes). Nous procéderons en trois
étapes et illustrerons notre propos avec le problème des chaises de M. Eugène dans sa version
sans cuisson.

2B.1 Saisie des données numériques

Il s'agit d'entrer les coefficients de la fonction-objectif et des contraintes technologiques. Pour


faciliter l'interprétation des fichiers, nous convenons de placer ces nombres en tableau, les
variables de décision étant associées aux colonnes et les contraintes, aux lignes. La figure 1
donne la présentation que nous avons retenue pour les données numériques du modèle linéaire de
la page 36 du manuel. Les lignes 1 à 5 servent seulement à documenter le fichier et ne seront pas
utilisées par le solveur d'Excel. Le rôle des lignes 21 et 22, de même que celui de la colonne D,
seront expliqués à l'article 2B.2 ci-après.

FIGURE 1. Les données numériques du modèle


Fichier : [Link] Feuille : SansC
2 Annexe 2B

2B.2 La structure du modèle linéaire

La colonne D de la figure 1 contiendra la valeur z de la fonction-objectif et les membres gauches


des différentes contraintes technologiques. Dans la figure 2.1 du manuel (voir page 38), les
valeurs de la cellule D10 et celles de la plage D13:D19 sont calculées à l'aide d'une même
formule qui fait appel à la plage B$23:C$23 contenant les valeurs des variables de décision. Il
est commode de donner un nom à cette dernière plage et de recourir dans les formules au nom de
la plage plutôt qu'à son adresse. Voici comment procéder pour attribuer le nom xj à la plage des
variables de décision.
Sélectionner la plage B23:C23.
Cliquer sur le menu Formules, puis sur la commande Définir un nom et enfin sur l'option
Définir un nom…
Une boîte de dialogue s'ouvre (voir la figure 2 ci-dessous). Entrer « xj » dans la zone du
haut, sélectionner la feuille SansC dans le menu déroulant, puis cliquer sur OK.
On répétera ces opérations pour nommer cj la plage B10:C10 des coefficients de la fonction-
objectif, et z la plage réduite à la seule cellule D10 qui contient la valeur de la fonction-objectif.

FIGURE 2. Nommer une plage

Par défaut, la zone où s’applique le nom attribué à une plage est l’ensemble du fichier. Mais, ici,
nous avons choisi de limiter le nom xj à la feuille SansC. En effet, le fichier [Link]
contient les versions informatisées de trois modèles linéaires dans autant de feuilles et nous
désirions prendre les mêmes noms xj, z et cj dans les trois cas; sélectionner l’option Classeur
dans le menu déroulant aurait exigé de recourir à des noms différents.
La résolution de modèles linéaires par Excel 3

La figure 3 indique comment nous avons calculé la valeur z de la fonction-objectif et les


membres gauches des contraintes technologiques.
La formule « =SOMMEPROD(cj;xj) » reportée dans la cellule D10 signifie que la valeur de
cette cellule sera égale à
c1 x1 + c2 x2
où cj (resp. xj) est la valeur de la cellule numéro j de la plage nommée cj (resp. xj). Ici,
c1 = 450 et c1 = 800. La formule de D10 est donc une traduction informatique de la
fonction-objectif du modèle, qui, rappelons-le, s'écrit : z = 450 x1 + 800 x2. Pour l'instant,
les cellules de la plage xj sont vides et Excel fait comme si elles contenaient la valeur 0.

FIGURE 3 Le modèle linéaire complété


Fichier : [Link] Feuille : SansC

Cellule Formule Copiée dans


D10 =SOMMEPROD(cj;xj) ------------
D13 =SOMMEPROD(B13:C13;xj) D14: D19

De même, la formule « =SOMMEPROD(B13:C13;xj) » de la cellule D13 définit le


membre gauche de la 1re contrainte technologique comme la somme 1 x1 + 0 x2 ; ainsi, le
membre gauche de la contrainte « Commande A » est égal à x1.
La formule de D13 est copiée dans les autres cellules de la plage D14:D19. Par exemple, le
membre gauche de « Disp Capi » est égal à 2 x1 + 3 x2.
4 Annexe 2B

2B.3 Le solveur d’Excel

Les paramètres du solveur

Il faut d’abord communiquer au solveur d’Excel la structure du modèle linéaire. Voici comment
procéder. Placer le curseur dans la cellule D10 où se trouve la valeur courante z de la fonction-
objectif; cliquer sur le menu Données d’Excel, puis sur l’option Solveur. La boîte de dialogue
« Paramètres du solveur » s’ouvre alors (voir la figure 4 ci-dessous). Cette boîte permet de
fournir au solveur les quatre éléments d'information suivants.
La cellule contenant le paramètre à maximiser ou à minimiser : la zone de texte Cellule
cible à définir: contient déjà le nom z qui réfère à la cellule D10 où se trouve la formule
définissant la fonction-objectif z, car le curseur a été placé à cet endroit (si le curseur était
ailleurs, il suffirait d’entrer l’adresse ou le nom de la cellule).
Le sens de l’optimisation : l'objectif du modèle considéré consistant à maximiser z, il n'est
pas nécessaire de modifier la case Max cochée par défaut.
La plage des variables de décision : dans la zone Cellules variables:, entrer le nom xj
correspondant à l'adresse de la plage B23:C23 associée aux variables de décision.
Les contraintes technologiques et d'intégrité : il faut compléter la zone Contraintes: de la
façon indiquée ci-après.

FIGURE 4. La boîte de dialogue « Paramètres du solveur » à l’ouverture

1.
2.
3.

4.

Il reste donc à décrire les diverses contraintes du modèle au solveur. Cliquer d’abord sur le
bouton Ajouter à droite de la zone Contraintes:. La boîte de dialogue affichée devrait
ressembler à celle de la figure 5.
La résolution de modèles linéaires par Excel 5

FIGURE 5. La boîte de dialogue « Ajouter une contrainte »

Convenons de regrouper en trois catégories les contraintes du modèle linéaire de la page 36 du


manuel : les inéquations (1) et (2) de signe ≥ , les inéquations (3) à (7) de signe ≤ et les
contraintes d’intégrité (9). Chaque groupe sera ajouté en bloc au solveur. (Les contraintes (8) de
non-négativité seront traitées à part, dans la section sur les options du solveur.) Nous indiquons
d’abord comment entrer les inéquations (1) et (2), nommées « Commande A » et « Commande B
» dans le fichier.
Placer le curseur dans la zone de texte Cellule:, puis sélectionner la plage D13:D14 (il
s’agit, rappelons-le, des adresses des membres gauches des deux contraintes de commande).
Ouvrir le menu déroulant du bouton et sélectionner ≥ , le signe commun des
inéquations « Commande A » et « Commande B ».
Placer le curseur dans la zone de texte Contrainte:, puis sélectionner la plage F13:F14,
(celle-ci contient les membres droits des contraintes de commande).
La boîte de dialogue devrait ressembler à celle de la figure 6a. Cliquer sur le bouton
Ajouter.

Répéter ces étapes pour spécifier le groupe des cinq contraintes de signe ≤ (voir la figure 6b).
Pour les contraintes d'intégrité, cliquer sur le bouton Ajouter et entrer le nom xj dans la zone de
texte Cellule: ; choisir ent dans le menu déroulant du bouton . La boîte de dialogue
devrait ressembler à celle de la figure 6c. Cliquer sur OK.

Notes. Pour indiquer les plages des membres gauches ou droits, on peut taper les adresses au lieu de
déplacer le curseur et de sélectionner la plage pertinente. Noter aussi que les signes des contraintes
technologiques apparaissant dans la colonne E de la feuille SansC ne sont pas utilisés par le solveur,
mais servent uniquement à documenter le modèle.
6 Annexe 2B

FIGURE 6. La saisie des contraintes

6a

6b

6c

La boîte de dialogue « Paramètres du solveur » devrait maintenant ressembler à celle de la


figure 7.

FIGURE 7. La boîte « Paramètres du solveur» une fois complétée


La résolution de modèles linéaires par Excel 7

Les options du solveur

Certaines options doivent être précisées au solveur avant de résoudre le modèle. Cliquer sur le
bouton Options de la boîte de dialogue « Paramètres du solveur ». La boîte de dialogue
« Options du solveur » s'affiche à l'écran. Il faut modifier deux des valeurs par défaut.
Modèle supposé linéaire : cocher la case « Modèle supposé linéaire ».
Supposé non-négatif : cocher la case « Supposé non-négatif » pour indiquer que toutes
les variables de décision sont soumises à des contraintes de non-négativité.
La figure 8 donne la boîte une fois ces deux opérations complétées. Cliquer sur OK.

FIGURE 8 La boîte « Options du solveur » avec les valeurs par défaut

Résolution du modèle

Après avoir modifié les valeurs par défaut, cliquer sur OK pour revenir à la boîte de dialogue
« Paramètres du solveur », puis sur le bouton Résoudre situé dans le coin supérieur droit de
cette boîte. EXCEL tente alors de calculer une solution optimale du modèle linéaire. Dans le
présent exemple, il affichera la boîte « Résultats du solveur » de la figure 9 (voir page
suivante). Cliquer sur OK : Excel affiche alors dans la plage xj la solution optimale qu'il a
calculée, et dans la cellule z, la valeur associée de la fonction-objectif (voir page suivante, figure
10). Il est recommandé de sauvegarder le fichier avant de le fermer.

Note 1. Tous les éléments d'information entrés dans la boîte de dialogue « Paramètres du solveur »
sont sauvegardés en même temps que le fichier.
8 Annexe 2B

FIGURE 9 La boîte de dialogue « Résultat du solveur »

FIGURE 10 La solution optimale obtenue du solveur

Note 2. À cause de la représentation sous forme binaire des nombres en mémoire, il est possible que,
pour certaines variables de décision ou certains membres gauches des contraintes technologiques, les
valeurs optimales affichées soient légèrement inexactes. Considérons, à titre d’exemple, la feuille
Cuisson-P1 du fichier [Link] : après la résolution du modèle linéaire décrit dans cette feuille, la
cellule J25 affiche « 2E-15 », alors que la valeur exacte est zéro. L’erreur d’arrondi n’est pas grande ici
– et il en est de même dans presque tous les cas.

Note 3. Inscrire une marge d'erreur tolérée non nulle dans la zone de texte Tolérance: permet de réduire
le temps de calcul d’un modèle en nombres entiers mais entraîne la possibilité d'obtenir une solution qui
soit sous-optimale. En effet, le solveur compare alors chaque solution admissible obtenue à une borne
qu’il calcule (borne supérieure dans le cas d’un modèle de maximisation, et inférieure dans un cas de
minimisation) et s’arrête quand l’écart entre la solution admissible courante et cette borne est inférieur à
La résolution de modèles linéaires par Excel 9

la tolérance indiquée. Supposons à titre d’exemple que l’on ait indiqué 1% comme tolérance; le solveur,
dès qu’il a obtenu une solution admissible qui diffère de la borne de 1% ou moins, s’arrête et donne cette
solution comme satisfaisante; noter que la solution trouvée peut s’écarter de seulement 0,2% du véritable
optimum, ou même être optimale. Le paramètre d’erreur de la zone Tolérance: est actif seulement si le
modèle admet au moins une contrainte d’intégrité.

2B.4 Fichier avec bornes : deux exemples

Pour alléger la présentation des modèles, on regroupe parfois les inéquations de la forme
« xj c » ou « xj c », où c est une constante. Cette approche sera illustrée ci-dessous par deux
exemples simples. Mais son intérêt se révèle surtout dans les gros modèles : ainsi, dans celui
utilisé pour résoudre le problème 44 du chapitre 2, «Les ciments éburnéens», deux lignes du
fichier et deux contraintes du solveur suffiront à résumer un ensemble de 26 inéquations. Nous
utilisons également cette approche dans l'annexe 4A où nous décrivons comment construire à
l'aide d'Excel les arbres d'énumération requis pour résoudre les modèles en nombres entiers.

Un premier exemple : Les chaises de M. Eugène


Reprenons le problème des chaises de M. Eugène dans sa version sans cuisson. Les contraintes
(1) et (3) signifient que la variable xA appartient à l’intervalle fermé [42; 100] et peuvent être
remplacées dans le modèle par (10), où
42 xA 100. (10)
De même, les inéquations (2) et (4) sont équivalentes à (11), où
53 xB 100. (11)
Le modèle linéaire de la page 36 du manuel se récrit donc sous la forme équivalente suivante.
Max z = 450 xA + 800 xB
sous les contraintes :
1,5 xA + 2 xB 250 (5)
0,5 xA + 0,75 xB 100 (6)
2 xA + 3 xB 327 (7)
42 xA 100 (10)
53 xB 100 (11)
xA, xB 0 (8)
xA, xB entiers. (9)

La figure 11 (voir page suivante) décrit la feuille de calcul associée au modèle linéaire précédent.
Noter que les bornes des inéquations doubles (10) et (11) apparaissent dans la plage B17:C18 et non
dans la section Contraintes technologiques.
10 Annexe 2B

FIGURE 11 Le modèle « Les chaises de M. Eugène » avec bornes

Convenons d’attribuer les noms [Link] et [Link] respectivement aux plages B17:C17 et B18:C18
où apparaissent les valeurs numériques des bornes inférieures et supérieures des variables de
décision. Les inéquations doubles (10) et (11) sont indiquées au solveur de la façon illustrée à la
figure 12.

Figure 12 La boîte de dialogue « Paramètres du solveur » pour le modèle avec bornes


La résolution de modèles linéaires par Excel 11

Un second exemple

Pour les problèmes où l'on impose des bornes à certaines variables, l'approche que nous avons
retenue exige que, si une borne inférieure (ou supérieure) est utilisée, toutes les variables soient
soumises à une borne inférieure (ou supérieure). Dans les cas des bornes inférieures, on ajoute la
valeur 0 par défaut. Quand il s’agit de bornes supérieures, on ajoute une valeur qui ne risque pas
d'être dépassée dans une solution optimale.

Pour illustrer cette procédure, on utilisera le modèle linéaire suivant, décrit à la page 107 et
résolu dans la feuille V3 du fichier [Link].

Max z = 1,40 xAf + 1,40 xBf + 1,60 xAg + 1,60 xBg – 1,75 y1 – 1,85 y2 – 2,05 y3
sous les contraintes :
xAf + xAg 8000 + y1 + y2 + y3 (12)
xBf + xBg 9000 (13)
0,5 xAf – 0,5 xBf 0 (14)
0,4 xAg – 0,6 xBg 0 (15)
yh 5000 h = 1, 2, 3 (16)
xI j , yh 0 I = A, B et j = f, g et h = 1, 2, 3. (17)

La figure 13 présente la feuille de calcul associée à ce modèle. Les contraintes (16) imposent une
borne supérieure de 5 000 à chacune des variables yh. Les contraintes technologiques (12) et (13)
permettent ensuite de déterminer des bornes supérieures pour les autres variables de décision.
De (12) et (16), on déduit aisément celles de xAf et xAg : on note d’abord que
xAf + xAg 8000 + y1 + y2 + y3 8000 + 5000 + 5000 + 5000
c'est-à-dire que
xAf + xAg 23 000 ;
il en résulte que
xAf 23 000 et xAg 23 000.
De façon analogue, (13) et (16) permettent d’obtenir des bornes supérieures pour les variables xBf
et xBg :
xBf 9 000 et xBg 9 000.

Noter que l'on a reporté dans les cellules B23 et D23 de la figure 13 la formule
=8000+5000+5000+5000, et non la valeur résultante 23 000, afin d’indiquer explicitement
comment a été obtenue cette borne supérieure.
12 Annexe 2B

Figure 13 La feuille V3 du fichier [Link] décrivant le modèle du 2e exemple

Note. Il est parfois difficile de déterminer des bornes supérieures pour certaines variables. Il est alors
recommandé de spécifier les bornes variable par variable, plutôt que globalement, ce qui permet
d’imposer des bornes supérieures seulement à celles pour lesquelles on dispose de bornes évidentes.
Dans l’exemple traité ci-dessus, on pourrait définir les contraintes de bornes de la façon illustrée à la
figure 14 : les seules variables soumises à des contraintes de bornes seraient alors celles associées aux
colonnes F, G et H, soit les variables y1 , y2 et y3 . On évite ainsi d’avoir à rechercher des bornes
supérieures pour les xI j.

Figure 14 Spécification d’un groupe limité de bornes

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