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Regime de Convention

Ce document traite des différents types de conventions qui peuvent exister au sein d'une société, notamment les conventions réglementées, libres et interdites. Il définit ces conventions et décrit les personnes concernées et sanctions applicables.

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Regime de Convention

Ce document traite des différents types de conventions qui peuvent exister au sein d'une société, notamment les conventions réglementées, libres et interdites. Il définit ces conventions et décrit les personnes concernées et sanctions applicables.

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2023

Exposé sur le Régime de Convention

Sous la supervision :
Dr. El Hadji Moussa Kane
Réalisé par :
-Mohamed Lemine Mohamed El Habib
-Papa Abdoulaye Sy
-Fatima Ndiaye
-Coumba Mbow
-Bouchra Horma
-
-
INTRODUCTION

Afin d’éviter que certaines personnes ne tirent un avantage particulier de


la société du fait de leur qualité (gérant, associé), la loi a instauré une
procédure de contrôle pour les contrats conclus entre la société et ces
personnes.
La loi leur interdit également de passer certains contrats.

Trois types de conventions existent : les conventions réglementées, libres et


interdites.

Définition :

La CONVENTION : Accord conclu entre deux ou plusieurs parties en vue de


produire certains effets juridiques : créer des obligations, modifier ou
éteindre des obligations préexistantes.

LES TYPES DE CONVENTION

La loi prévoit trois types de conventions : réglementées, libres, interdites.

Les types de conventions

Convention Convention Convention


libre réglementée interdite
CONVENTION INTERDITE

À peine de nullité du contrat, il est interdit aux gérants ou associés


personnes physique de contracter, sous quelque forme que ce soit, des
emprunts auprès de la société, de se faire consentir par elle un découvert
en compte courant ou autrement, ainsi que de faire cautionner ou avaliser
par elle leurs engagements envers les tiers.

Cette interdiction s’applique aux représentants légaux de personnes


morales associées.

Cette interdiction s’applique également aux conjoints, parents et alliés


jusqu'au deuxième degré inclusivement, des personnes sus visées ainsi qu’à
toute personne interposée.

Une convention est qualifiée d’« interdite » lorsqu’il s’agit des contrats
suivants : emprunt, découvert, caution, aval.

Les Sanction :

• Nullité absolue du contrat


• Elle peut être invoquée par les associés, par les tiers et les créanciers
sociaux lésés ayant un intérêt légitime et peut être soulevée d’office
par le tribunal
• La société peut opposer la nullité de la convention aux tiers sauf si
derniers sont de bonne fois
• S’il S’agit d’un prêt, le bénéficiaire devra restituer à la société les
sommes empruntées
• Si la convention interdite constitue un détournement de biens
sociaux, des sanctions pénales seront applicables
Exceptions :
• Personnes morales dans certains cas
• Établissements bancaires ou financiers

Opérations interdites :
-Les emprunts auprès de la société.
-Les découverts en compte courant ou autrement.
-Les cautions ou avals consentis par la société pour garantir les
engagements personnels des personnes visées envers les tiers.

CONVENTION LIBRE

« Les dispositions de l’article L. 225-38 ne sont applicables ni aux conventions


portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales ni
aux conventions conclues entre deux sociétés dont l’une détient, directement
ou indirectement, la totalité du capital de l’autre. »
(Art. L. 225-39, C. com. modifié par l’ordonnance du 31 juillet 2014)

Une convention est « libre » quand elle porte sur une opération courante et
conclue à des Conditions normales.
Par « opération courante », il faut entendre une opération entrant dans
l’activité quotidienne de la société (achat, vente, location, gestion de
trésorerie, embauche, etc.).
Par « conditions normales », on entend les conditions habituelles pratiquées
par la société mais aussi par d’autres entreprises de son secteur d’activité.
Il s’agit en fait des conditions du marché.
Depuis l’ordonnance du 31 juillet 2014, les conventions conclues entre une
société et sa filiale détenue directement ou indirectement à 100 % sont des
conventions libres.
L’obligation d’information du président du conseil d’administration, des
administrateurs, des commissaires aux comptes concernant les conventions
libres significatives a été supprimées par la loi du 17 mai 2011.

Tout actionnaire n’a plus droit à communication de la liste et l’objet des


conventions libres, l’article L. 225-115 6° du Code de commerce ayant été
abrogé par la même loi).

CONVENTION
LIBRE

Opération Condition
courante normale

CONVENTIONS REGLEMENTEES

« Toute convention intervenant directement ou par personne interposée


entre la société et son directeur général, l’un de ses directeurs généraux
délégués, l’un de ses administrateurs, l’un de ses actionnaires disposant
d’une fraction des droits de vote supérieure à 10 % ou, s’il s’agit d’une
société actionnaire, la société la contrôlant au sens de l’article L. 233-3 doit
être soumise à l’autorisation préalable du conseil d’administration.
Il en est de même des conventions auxquelles une des personnes visées ci-
dessus est indirectement intéressée.
Sont également soumises à autorisation préalable les conventions
intervenant entre la société et une entreprise, si le directeur général, l’un
des directeurs généraux délégués ou l’un des administrateurs de la société
est propriétaire, associé indéfiniment responsable, gérant, administrateur,
membre du conseil de surveillance ou, de façon générale, dirigeant de cette
entreprise.
L’autorisation préalable du conseil d’administration est motivée en
justifiant de l’intérêt de la convention pour la société, notamment en
précisant les conditions financières qui y sont attachées. »
(Art. L. 225-38, C. com. modifié par l’ordonnance du 31 juillet 2014.)

Les conventions réglementées Ce sont des conventions qui ne sont ni libres,


ni interdites .Elles sont donc soumises à une procédure d’autorisation et de
contrôle indépendamment de leur objets.

Conventions
Règlementées

Conventions Conventions
Directes Indirectes

Conventions directes

Une convention entre la société et un intéressé qui peut être, suivant le type
d’entreprise, associé, gérant, directeur général, président, directeur général
adjoint, administrateur, administrateur général, administrateur général adjoint,
de ladite société.

Conventions indirectes
Elles ont de nombreuses variantes mais leur point commun est qu’elles ne sont
pas conclues directement entre la société et un intéressé mais plutôt
conséquence d’un accord entre la société et une autre entité (par exemple une
autre société, ou une entreprise individuelle,…) dans laquelle l’intéressé est
également partie prenante à un titre ou à un autre, ou par personne interposée.
LES PERSONNES VISEES PAR LES CONVENTION

Personnes visées par les conventions réglementées

Pour tenir compte de la réalité économique, du poids de certains


actionnaires dans une société et des relations entre sociétés d’un même
groupe, le champ d’application des conventions réglementées vise :
• les mandataires sociaux de la SA : directeur général, directeurs
généraux délégués, administrateurs ;
• l’un de ses actionnaires (personne physique ou personne morale)
détenant plus de 10 % des droits de vote ;
• une société contrôlant une société actionnaire qui détient plus de 10
% des droits de vote : la définition du contrôle est celle de l’article
233-3 du Code de commerce qui définit les cas où une société en
contrôle une autre ;
• une convention dans laquelle les personnes ci-dessus sont
indirectement intéressées ;
• une convention entre la société et une entreprise si le directeur
général, l’un des directeurs généraux délégués, l’un des
administrateurs de la société est propriétaire, associé indéfiniment
responsable, gérant, administrateur, membre du conseil de
surveillance ou, de façon générale, dirigeant de l’entreprise.
Le terme de « dirigeant » de l’entreprise contractante vise les directeurs
généraux délégués, les membres du directoire, le président et les autres
dirigeants s’il s’agit d’une SAS…
• Toute convention intervenue directement ou par personne
interposée entre la SARL et l’un de ses gérants ou associés (art. L.
223-19 al. 1).
• Toute convention passée entre la SARL et une société dont un
associé indéfiniment responsable, gérant, administrateur, directeur
général, membre du directoire ou membre du conseil de
surveillance, est simultanément gérant ou associé de la SARL (art. L.
223-19 al. 5).
Personnes visées par les conventions interdites

Il s’agit des contrats conclus entre la société et :


• les administrateurs, personnes physiques (les administrateurs
personnes morales ne sont pas visés) ;
• le directeur général, les directeurs généraux délégués et les
représentants permanents des personnes morales administrateurs ;
• leurs conjoints, ascendants et descendants ;
• toute personne interposée.

Par personne interposée, on cherche le véritable bénéficiaire de l’opération


conclue entre la société et une personne dite « interposée ».

Procédure de contrôle des conventions réglementées


Information du commissaire aux comptes
Autorisation préalable du conseil d’administration
Rapport du commissaire aux comptes sur les conventions réglementées
Approbation de l’assemblée générale des actionnaires

Procédure des conventions réglementées

La procédure de validation des conventions règlementées comporte plusieurs ét


apes dans les sociétés anonymes (SA) :

➢ Information du conseil d’administration par le dirigeant ou


l’actionnaire concerné: Dès la connaissance d’une convention soumise
à autorisation. Cette information doit indiquer sa situation, son intérêt
personnel.

➢ Autorisation préalable du conseil d’administration : elle s’effectue par


le biais d’un vote. L’intéressé lorsqu’il est administrateur ne participe pas
au dit vote, et sa voix n’est pas prise en compte pour le calcul du quorum
et la majorité pendant les délibérations.

➢ Rapport spécial du commissaire aux comptes : il présente un rapport


relatif aux conventions autorisées. Ce rapport indique : l’identité du
bénéficiaire, la nature et l’objet de la convention, ses spécificités
(indication du prix ou des tarifs pratiqués, les commissions consenties, les
suretés conférées…). Le rapport établi, doit être mis à la disposition des
actionnaires au minimum 15 jours avant la date de l’assemblée générale
ordinaire annuelle. L’élaboration de ce rapport est importante car les
conventions adoptées par l’assemblée générale sont nulles, si elles sont
prises sans ledit rapport.

➢ Approbation pendant l’assemblée générale ordinaire annuelle : cette


assemblée est l’organe compétent pour approuver les conventions
autorisées. L’intéressé, s’il est actionnaire ne participe pas au vote et ses
actions ne sont pas prises en compte pour le calcul du quorum et de la
majorité

➢ Information du commissaire aux comptes : le président (président


directeur général ou président du conseil d’administration) avise le
commissaire aux comptes dans un délai d’un (1) mois à compter de la
conclusion des conventions autorisées.

Procédure de contrôle des conventions réglementées

Information du conseil d’administration

Autorisation préalable du conseil d’administration

Rapport du commissaire aux comptes sur les


conventions réglementées

Approbation de l’assemblée générale des


actionnaires

La procédure de Information
validation des
duconventions
commissairerèglementées
aux comptescomporte plusieu
rs étapes dans les sociétés anonymes à responsabilité limitée (SARL) :
✓ Établissement d’un rapport sur les conventions par le gérant ou, s’il en
existe un, le commissaire aux comptes dont le contenu est prévu par
l’article R. 223-17.

✓ Vote préalable des associés si les deux conditions suivantes sont


remplies :
• convention conclue par le gérant non associé ;
• et absence de commissaire aux comptes.

✓ Vote postérieur des associés (après la signature du contrat) dans les


autres cas.

EFFETS DES CONVENTIONS

• La convention règlementée approuvée ou désapprouvée par l’assemblée


générale ordinaire annuelle, produit des effets à l’égard
des cocontractants et des tiers, sauf si elle est annulée pour fraude,
conformément à l’article 443 dudit Acte Uniforme.

• L’opposabilité des conventions règlementées désapprouvées par


l’assemblée générale ordinaire annuelle, se justifie car dès leur
autorisation par le conseil d’administration, elles sont
souvent applicables.

• Toutefois, les conséquences dommageables de ces conventions (perte ou


bénéfice indu) préjudiciables à la société, peuvent être mises à la charge
de l’actionnaire ou du dirigeant, éventuellement des autres membres du
conseil d’administration.

• Par ailleurs, les conventions conclues sans autorisation préalable du


conseil d’administration, peuvent être annulées si elles ont des
conséquences dommageables pour la société. L’action en nullité se
prescrit par trois (3) ans à compter de la date de la convention. Cette
action en nullité peut être exercée par les organes de la société ou par tout
actionnaire agissant individuellement.
CONCLUSION

En définitive, les conventions au sein de l’entreprise revêtent des forment très


variées, d’où l’intérêt de qualifier préalablement leur nature avant tous
engagement. Cette prudence évite d’être sous le joug d’une annulation voire des
dommages et intérêts conséquents, et surtout la perte de confiance envers ses
coassociés ou des codirigeants.

Le commissaire aux comptes n’a pas l’obligation de rechercher les conventions


; il examine celles dont il a eu connaissance, c’est-à-dire dont il a été avisé ou
qu’il a découvertes à l’occasion de ses contrôles habituels.

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