Mémo Visuel de Physiologie Humaine - 2e Éd.
Mémo Visuel de Physiologie Humaine - 2e Éd.
FICHES
MÉMO VISUEL DE
PHYSIOLOGIE HUMAINE
TOUT EN
FICHES
MÉMO VISUEL DE
PHYSIOLOGIE HUMAINE
2e ÉDITION
Sous la direction de Marie-Hélène Canu, professeure à l’université
de Lille, faculté des Sciences et Technologies.
•V
incent Bérézowski, professeur à l’université d’Artois, faculté des
Sciences Jean Perrin de Lens.
•P
atrick Duriez, professeur à l’université de Lille, faculté des
Sciences de la Santé et du Sport.
•C
écile Langlet, maître de conférences à l’université de Lorraine de
Metz.
•P
ascal Mariot, maître de conférences à l’université de Lille, faculté
des Sciences et Technologies.
•O
livier Pétrault, maître de conférences à l’université d’Artois,
faculté des Sciences Jean Perrin de Lens.
Les illustrations de l’ouvrage ont été réalisées par Xavier Amiot
Uniformisation et mise en page des fiches : Bernadette Coléno
Avant-propos XIII
Abréviations XV
Comment utiliser cet ouvrage XIX
Chapitre 1 – Introduction
Fiche 1 Les grandes fonctions de l’organisme 2
Fiche 2 L’homéostasie 3
Fiche 3 Les mécanismes de régulation 4
Fiche 4 La communication intercellulaire 5
Fiche 5 Les systèmes réceptoriels à action ionotropique 6
Fiche 6 Les systèmes réceptoriels à action métabotropique 7
Fiche 7 Les systèmes réceptoriels à action nucléaire 8
V
Table des matières
VI
Table des matières
VII
Table des matières
VIII
Table des matières
IX
Table des matières
Chapitre 14 – Le métabolisme
Fiche 147 Notions de bioénergétique 150
Fiche 148 Le métabolisme énergétique cellulaire 151
Fiche 149 Le contrôle du comportement alimentaire 152
Fiche 150 Vue d’ensemble du métabolisme 153
Fiche 151 Le pancréas endocrine 154
Fiche 152 Le métabolisme du cholestérol 155
Fiche 153 Le métabolisme des protides 156
Fiche 154 La thermorégulation 157
Fiche 155 Le métabolisme phosphocalcique 158
Fiche 156 Le pH plasmatique 159
X
Table des matières
Index 199
Crédits photographiques 204
XI
Avant-propos
L’objectif de cet ouvrage est de proposer aux étudiants une synthèse illustrée de
l’organisation du corps humain et de ses principales fonctions.
La physiologie humaine s’intéresse au fonctionnement du corps en bonne santé.
Elle est souvent présentée comme la partie de la médecine qui exclut la pathologie.
C’est une branche de la biologie qui puise dans les données apportées par
l’histologie et l’anatomie – sciences uniquement descriptives – pour comprendre
les relations entre une structure et une fonction. La description des mécanismes
physiologiques nécessite de s’adresser aux échelons moléculaire et cellulaire, mais
également à l’échelon macroscopique (organes et systèmes), afin d’en comprendre
les régulations. La physiologie s’appuie donc fortement sur d’autres disciplines telles
que la biochimie et la biologie cellulaire et moléculaire, la génétique et l’épigénétique.
En outre, à tous les niveaux d’étude, la cellule, l’organe ou le système ne peuvent pas
être considérés indépendamment des autres cellules, des autres organes, ou même
des autres individus et de leur environnement. On sait par exemple l’influence que
peuvent avoir certaines hormones sur le comportement. Aussi, les liens avec des
disciplines plus intégrées telles que la psychologie et l’écologie ne doivent pas être
négligés. Si l’approche réductionniste a longtemps été privilégiée, parce qu’il était
plus aisé de comprendre le fonctionnement d’un système simple comme une cellule
que d’un système complexe comme un organe ou un organisme, les connaissances
plus intégrées, privilégiant la compréhension des relations entre les éléments,
avancent aujourd’hui à grands pas.
Nous avons voulu apporter des connaissances de base dans un sujet qui s’avère
extrêmement vaste et complexe, et aider les étudiants à avoir une vue d’ensemble.
C’est pourquoi nous avons tenté d’équilibrer l’ouvrage entre les nécessaires données
anatomiques et le fonctionnement des organes, sans séparer l’un et l’autre. Compte
tenu de l’étendue des connaissances en physiologie, il est bien évident que ce manuel
ne se veut pas exhaustif. Il a fallu faire des choix pour, en 190 fiches, présenter les
aspects fondamentaux du fonctionnement du corps humain.
L’ouvrage est organisé en cinq parties. La première est une présentation générale
de l’organisation du corps humain. Les suivantes sont consacrées aux grandes
fonctions : fonctions de relation, de nutrition et de reproduction. Enfin, la dernière
partie s’appuie sur les précédentes et rassemble les adaptations physiologiques
à l’exercice ou aux environnements extrêmes.
Nous avons privilégié l’iconographie : le mémo visuel de physiologie se veut un
instrument de révision et il est pour cela essentiellement constitué de schémas de
synthèse en couleur, intégrant structure et fonction, et dépourvus de détails superflus.
Le texte a été réduit au minimum et ne sert que de support à la compréhension des
schémas ; c’est vraiment une volonté de concision qui nous a guidés dans la réalisation
de cet ouvrage. Ce mémo visuel est complémentaire de Physiologie – Tout le cours
XIII
Avant-propos
en fiches. Les lecteurs qui souhaitent des explications plus détaillées pourront se
rapporter à cet ouvrage.
L’ouvrage s’adresse aux étudiants en Licences (L1, L2, L3) de Sciences de la Vie ou
STAPS, à ceux en Master préparant les concours de l’enseignement, ainsi qu’aux
étudiants en Pharmacie. Il pourra être une base pour les étudiants en Master de
biologie qui, sans se spécialiser dans la physiologie humaine, ont toutefois besoin
de solides notions. Il est accessible à des étudiants qui débutent dans l’étude de la
physiologie, mais des étudiants plus avancés peuvent aussi y retrouver les notions
essentielles.
XIV
Abréviations
∑ Système nerveux sympathique CoCi Cortex cingulaire antérieur
5-HT Sérotonine (5-hydroxytryptamine) COX Cyclooxygénase
AA Acide arachidonique CPA Cellule présentatrice d’antigène
Aa Acide aminé CPF Cortex associatif préfrontal
ABP Androgen Binding Protein CPP Cortex pariétal postérieur
AC Adénylate cyclase CR Champ récepteur
AC Anhydrase carbonique CRF Capacité résiduelle fonctionnelle
Acétyl Acétyl coenzyme A CRH Corticolibérine (Corticotropin
CoA Releasing Hormone)
ACh Acétylcholine CSH Cellule souche hématopoïétique
ACTH Hormone corticotrope CV Capacité vitale
hypophysaire ou
DA Dopamine
adrénocorticotrophine
DAG Diacylglycérol
Ad Adrénaline
ddp Différence de potentiel
ADH Hormone antidiurétique
DFG Débit de filtration glomérulaire
ADN Acide désoxyribonucléique
DMT1 Divalent metal ion transporter 1
ADP Adénosine diphosphate
ECG Électrocardiogramme
AG Acide gras
EDHF Endothelium Derived
AgRP Agouti Related Peptide
Hyperpolarizing Factor
AMPc Adénosine monophosphate
Eion Potentiel d’équilibre d’un ion
cyclique
EMG Électromyogramme
APM Aire corticale pré-motrice
EPOC Excess Post-Exercise Oxygen
ARC Noyau arqué
Consumption
Arg Arginine
FAD Flavin Adenine Dinucleotide
ATP Adénosine triphosphate (forme oxydée)
BO Bulbe olfactif FADH2 Flavin Adenine Dinucleotide
CaMK Calcium calmoduline kinase (forme réduite)
Cb Cervelet FC Fréquence cardiaque
CC Composante contractile FNM Fuseau neuromusculaire
CCK Cholécystokinine FNP1 Ferroportine
CD Cluster of differentiation FR Formation réticulée
CEP Composante élastique en parallèle FSH Hormone folliculo-stimulante
CES Composante élastique en série (Follicle Stimulating Hormone)
XVII
Comment utiliser cet ouvrage
5 parties
Les grands axes de la physiologie humaine
2 Fonctions de relation
fiche
190 fiches
réparties en L’équilibre électrolytique 146
17 chapitres
essentielles du
Angiotensine II
cours pour réviser –
–
+
+
– Rénine +
Rénine
– +
Plus de Réabsorption
du Na+
Réabsorption
du Na+
Tube distal
600 schémas et Rein
photos en couleurs
pour illustrer chaque
notion importante Vasa
Lumière Cellules du tube
du tube distal recta
distal Récepteur à aldostérone
La régulation sodique fait intervenir l’aldo-
Nouveaux
• Un index complet
plasmatique en Na+ et une forte concentra- canaux ARNm
tion en K+. sodiques ATP
La sécrétion d’aldostérone induit l’augmen-
tation du nombre de pompes Na+/K+ et de K+ Nouvelles
sécrété pompes
canaux sodiques. Le Na+ est réabsorbé quasi- ATP
totalement. Le volume sanguin augmente K+
également puisque l’eau suit les mouvements
de Na+. Na+ Na+
réabsorbé Liquide
interstitiel
de la
médullaire
149
XIX
Organisation
du corps humain
Chapitre 1 – Introduction
fiche
1 Les grandes fonctions de l’organisme
Chapitre 1 – Introduction
Système nerveux
Système excréteur
Système immunitaire
Système
musculosquelettique
Appareil digestif
Système
endocrinien
Appareil Appareil
reproducteur respiratoire
Appareil ou système ?
Un appareil est nécessairement constitué d’organes différents, alors qu’un système peut être constitué de
tissus pas nécessairement structurés en organes. On parle ainsi d’appareil ou de système digestif mais
uniquement de système nerveux, immunitaire ou endocrinien.
2
fiche
L’homéostasie 2
Chapitre 1 – Introduction
L’homéostasie désigne la capacité de l’organisme à maintenir son milieu interne relativement stable
malgré les fluctuations du milieu extérieur.
Valeur de référence
Le paramètre qui est régulé est Limites physiologiques
appelé « constante » ou « variable Déséquilibre
biologique », indiquant par là que
la régulation est dynamique, et
que le paramètre peut prendre
différentes valeurs et varier entre
certaines limites autour d’une
valeur de référence, sans pour
autant que le déséquilibre ne soit
pathologique.
La régulation peut être très stricte
(par exemple, le pH du sang doit
être maintenu dans des limites très
étroites, entre 7,37 et 7,43) ou plus
souple (par exemple : la pression
artérielle, entre 9 et 14 mmHg).
CAPTEUR PARAMÈTRE
Récepteur : Variable régulée :
Thermorécepteur Température corporelle
La régulation de la variable biologique nécessite un capteur, qui mesure la valeur d’un paramètre
physique ou chimique ; un centre de contrôle qui analyse les données, les compare à la valeur de
référence ou au point de consigne, et détermine la réaction à mettre en œuvre ; et un effecteur qui agit
pour amener la variable régulée au plus près de la valeur de référence.
3
fiche
3 Les mécanismes de régulation
Chapitre 1 – Introduction
Rétroaction négative
ou compensation ou feedback – Variable
Augmentation de la concentration
S’oppose à la variation observée et tend à du glucose dans le sang
faire revenir la valeur au plus proche du
point de consigne. En physiologie, le +
système effecteur correspond à un
homéostat. Il peut être assimilé à un
régulateur en constance. Capteur/Centre de contrôle :
Cellules bêta du pancréas
Exemple : la régulation de la glycémie.
Lorsque la concentration de glucose dans
le sang augmente, la sécrétion d’insuline Sécrétion d'insuline +
tend à la ramener dans des limites physio-
logiques.
Cible/Effecteur :
Tissu adipeux/muscle
Action : stockage du glucose
Rétroaction positive
ou amplification
Il arrive qu’une réponse adaptative se mette en place avant même que la variable n’ait changé. Pour
reprendre l’exemple de la glycémie, l’organisme sécrète de l’insuline avant que le taux de glucose dans le
sang n’ait varié. Cette sécrétion anticipée d’insuline met en jeu des réponses nerveuses à des stimulations
visuelles, olfactives, et gustatives induites par la seule présentation d’un repas.
4
fiche
La communication intercellulaire 4
Chapitre 1 – Introduction
La communication entre cellules s'effectue grâce à la transmission de molécules diffusibles telles
que des hormones, des facteurs de croissance, des neurotransmetteurs, des médiateurs de
l’inflammation ou des gaz comme le monoxyde d’azote, et par contact entre cellules voisines.
Paracrine
Communication paracrine. La substance libérée
est captée par des récepteurs localisés sur les
cellules voisines.
5
fiche
Les systèmes réceptoriels
5 à action ionotropique
Chapitre 1 – Introduction
V m (mV)
AT P ↓ AT P AT P ↑
K+
K+
–10
–60
Vm ↓ Vm ↑ Ca2+
+
Ca2+
Ca2+
Vésicules d’insuline
Courant potassique IK (pA)
Vm (mV)
6
fiche
Les systèmes réceptoriels
à action métabotropique 6
Chapitre 1 – Introduction
L’action métabotropique est une transduction indirecte à but amplificateur qui met en jeu un
ensemble de « seconds messagers » intracytoplasmiques ainsi qu’une cascade de phosphorylations.
Selon le mécanisme sous-jacent, la réponse cellulaire est plus ou moins longue (de quelques minutes
à quelques jours).
Dépolarisation-
Hyperpolarisation min
+
G RCPG Excitabilité
-
Cascade de phosphorylations
RCPG + kinase cellulaire
G
- AMPc PKA Réponses
DAG PKC physiologiques
Protéines ciblées
Réponses h
IP3 /Ca 2+ CaMK
Récepteur - immunitaires
enzyme Apoptose
GMPc PKG Croissance
Auto- Différenciation jour
phosphorylation
AMPc : adénosine monophosphate cyclique ; CaMK : calcium calmoduline kinase ; DAG : diacylglycérol ; GMPc : guanosine
monophosphate cyclique ; IP3 : inositol triphosphate, PKA, PKC et PKG : protéine kinase A, C et G ; RCPG : récepteur couplé
aux protéines G
Effecteur :
La fixation du ligand change la
- Enzyme conformation du récepteur
- Canal transmembranaire libérant le
- Transporteur
site actif de la protéine G (α).
Une molécule de GTP se fixe à
Messagers
secondaires la protéine G permettant son
Pi
détachement du complexe
GDP GTP
Effets cellulaires trimérique. La protéine G
cytoplasmique et/ou membranaire active alors son effecteur.
7
fiche
Les systèmes réceptoriels
7 à action nucléaire
Chapitre 1 – Introduction
Deux grands types de mécanismes sont décrits selon la localisation cellulaire et la nature du ligand de
ces récepteurs : action de type 1 (stéroïdes, vitamine D) ; action de type 2 (hormones thyroïdiennes,
acides gras, vitamine A).
jour
Reproduction
Système protéique
Cofacteur
Élément de semaine
Développement
réponse
Type 1
Réponses
Type 2 ADN physiologiques
Cofacteur
mois
L’action nucléaire de ces récepteurs repose sur leur domaine de fixation sur l’ADN. Ils ont la capacité de
réguler la transcription génique (transactivation, transrépression) après leur fixation à des séquences
de réponse de l’ADN.
8
Chapitre 2 – Les compartiments liquidiens
fiche
Les secteurs liquidiens 8
Le secteur intracellulaire est constitué du cytosol et des liquides présents dans les organites intracellu-
laires. Les ions et les protéines sont les constituants les plus abondants du secteur intracellulaire et
contribuent de manière importante à l’osmolarité intracellulaire et à l’équilibre des charges ioniques.
Le secteur extracellulaire ou
Capillaire sanguin milieu intérieur est constitué du
Capillaire lymphatique
plasma, des vaisseaux sanguins,
Plasma du liquide interstitiel qui baigne
Sang
les cellules des tissus, de la
Hématie lymphe canalisée circulant dans
les vaisseaux lymphatiques et
du liquide contenu dans
certaines cavités de l’organisme
9
fiche
9 Les transports membranaires
Chapitre 2 – Les compartiments liquidiens
MILIEU EXTRACELLULAIRE
Transports actifs Transports actifs secondaires- Transports passifs
primaires cotransport
Pompe ATPase Symport Antiport / échangeur MILIEU INTRACELLULAIRE
Exemple de transporteurs
Lumière intestinale
Dans les entérocytes, le glucose diffuse de la lumière
intestinale vers le sang grâce à des transports actifs Pôle apical
apicaux et des transports facilités au pôle basal. La
pompe Na+/K+ au pôle basal permet de générer le Barrière intestinale
gradient de sodium nécessaire à la diffusion du glucose. (entérocytes)
ADP+Pi
ADP
Glucose Potassium Sodium Pôle basal
GLUT2 (Glucose Transporter 2) Pompe Na+/K+ATPase
Capillaire sanguin
SGLT1 (Sodium-Glucose Linked Transporter 1)
10
fiche
L’osmose 10
A B [soluté] B A
B
La pompe Na+/K+ de la membrane plasmique est à l’origine des gradients de Na+ et K+ transmembra-
naires. Elle assure un transport actif primaire qui extrude trois ions Na+ et fait entrer deux ions K+ dans
les cellules contre leurs gradients respectifs, en hydrolysant une molécule d’ATP.
Relargage du Na+
MILIEU EXTRACELLULAIRE transloqué
Potassium (K+)
(2 x)
(3 x)
Relargage du K+
transloqué
Sodium
(Na+) Hydrolyse de l’ATP :
énergie pour le
MILIEU INTRACELLULAIRE changement de ADP
conformation dans
la membrane Pi
Gradient électrique
Fluide extracellulaire
Les ions subissent des phénomènes
d’attraction et de répulsion électrosta-
tiques. La membrane plasmique est
une bicouche phospholipidique
isolante qui permet de stocker des
charges électriques opposées sur Cytosol
chacune de ses faces, et ainsi de
maintenir un gradient électrique (Ge) et
donc une différence de potentiel à
travers la membrane.
Le potentiel de membrane est négatif. La face interne
de la membrane chargée négativement attire ainsi les
cations situés sur l'autre face de la membrane.
12
fiche
L’équilibre ionique 12
Le gradient électrochimique (Gec) est la somme du gradient chimique (Gc) et du gradient électrique
(Ge). Son sens et son intensité vont dicter la diffusion des ions à travers la membrane à la condition que
les canaux ioniques soient ouverts.
Na+ K+ Cl–
MILIEU EXTRACELLULAIRE
+
Gec Gec Gec
Gc Ge Gc Ge Gc Ge
0
−70mV
MILIEU INTRACELLULAIRE
Lorsque les forces électrique et chimique sont égales et de sens opposé, l’ion est dit à l’équilibre. Cette
situation survient pour une certaine valeur du potentiel de membrane, appelée « potentiel d’équilibre
de l’ion » (Eion en Volt). Cette valeur est calculée par l’équation de Nernst :
RT Cint
Eion = Eint − Eext = – x Ln
zF Cext
13
fiche
13 Le liquide cérébrospinal
Chapitre 2 – Les compartiments liquidiens
Le liquide cérébrospinal (LCS) se forme à partir du sang au niveau des plexus choroïdes ➀. Il remplit les
ventricules, puis remplit l’espace sous-arachnoïdien par des ouvertures au niveau du 4e ventricule. Il est
réabsorbé par le sang au niveau des villosités arachnoïdiennes ➁. Son volume est de 100 à 150 cm3.
1
Capillaire sanguin
Cellules épendymaires
Déchets,
neurotransmetteurs
Plexus choroïde en excès
du 3e ventricule
Plexus choroïde Eau et éléments nutritifs
(ions, dioxygène, vitamines,
du 4e ventricule Cervelet glucose…)
Liquide cérébrospinal
dans le 3e ventricule
14
Chapitre 3 – Les tissus
fiche
Organisation des tissus 14
Tissu nerveux
Épithélium
La cohésion des cellules d’un tissu entre elles et avec la matrice extracellulaire est assurée par des
systèmes de jonctions (cellules-cellules) et d’adhérences protéiques (cellules-matrice). Ces systèmes de
protéines transmembranaires sont reliés sur la face cytoplasmique au réseau de cytosquelette
(filaments d’actine et filaments intermédiaires).
Jonction cellule-cellule
Jonction serrée
Jonction
adhérente
Jonction gap
Desmosome
La matrice extracellulaire (MEC) constitue le compartiment extracellulaire des tissus et participe à leurs
propriétés mécaniques. Cette matrice est abondante dans le tissu conjonctif et nettement moins dans
les épithéliums. Elle est composée de fibres protéiques (collagène et élastine) et d’une substance
fondamentale (eau, sels minéraux, glycoprotéines et polysaccharides (glucosaminoglycanes GAG)). Les
cellules interagissent avec la matrice grâce aux systèmes d’adhésion membranaire.
Milieu intracellulaire
Cytosquelette
Membrane plasmique
Hydrates de carbone
Protéoglycane
Protéine
CO
MPLEX PROTEO
E
GL
YC
AN
E
Un exemple de matrice
La membrane basale, comprenant la lame basale et la lame réticulaire, d’une épaisseur de 100 à 500 nm,
est un feuillet protéique séparant deux compartiments tissulaires, notamment les épithéliums et les
conjonctifs. Outre son rôle de barrière, la membrane basale joue un rôle dans la structure des tissus en
permettant l’ancrage, la migration, la survie et la nutrition cellulaires.
Cellule
Filament
Membrane intermédiaire
Pôle apical plasmique
Plaque dense
Plaque externe
Épithélium Plaque sous-
Lamina basale
Pôle basal lucida
Protéines
d’ancrage :
Lamina -Intégrine
densa -Laminine
Tissu Lame Collagène IV
conjonctif basale
Fibrille
Lame d’ancrage
réticulaire (collagène VII)
Fibre de
collagène
(type I et II)
Plaque
d’ancrage
16
fiche
Les épithéliums 16
LUMIÈRE
Microvillosités Grains de sécrétion Pôle apical
Jonction serrée
Jonction
adhérente
Pôle
Noyau basolatéral
Desmosome
Les épithéliums glandulaires excrètent vers le milieu extérieur différents produits de sécrétion
(enzymes, sueur, mucus, sébum, salive) par différents moyens :
Cellule Cellule
Cellule
17
fiche
17 Les tissus conjonctifs
Chapitre 3 – Les tissus
Le tissu conjonctif (TC) désigne l’ensemble des tissus dérivés du mésenchyme embryonnaire. Les
cellules ne sont pas jointives et baignent dans la matrice extracellulaire. Les tissus conjonctifs
constituent la voie de passage des vaisseaux sanguins dans l’organisme. Ce sont les tissus les plus
abondants, ils sont impliqués dans les fonctions de remplissage, de soutien, d’emballage, de stockage
d’énergie et de transport. Les fibroblastes sont les cellules actives des tissus conjonctifs.
Macrophagocyte Mastocyte
Lymphocyte
Fibre réticulaire
Collagène
Capillaire sanguin
Fibre d'élastine
Plasmocyte
Cellule adipeuse
On distingue les tissus conjonctifs denses et les tissus conjonctifs lâches parmi les TC communs, en
fonction de leurs proportions respectives en fibres (ainsi que leur nature, leur orientation régulière ou
non), substance fondamentale et cellules. Les tissus conjonctifs spécialisés (tissu osseux, cartilagineux,
sanguins) possèdent des caractéristiques et des cellules qui ne sont pas observées dans les tissus conjonc-
tifs communs.
Substance fondamentale Fibres d'élastine Fibres de collagène Fibres de collagène
18
fiche
Les membranes épithéliales 18
Chorion papillaire
Capillaire sanguin
Muqueuse musculaire
Couche Kératinocytes
granuleuse
Glande sébacée nucléés
Les séreuses sont constituées de deux feuillets (chacun constitué d’un épithélium et d’un tissu conjonc-
tif ) séparés par une cavité. Elles « emballent » certains organes : par exemple, la plèvre autour des
poumons, le péricarde autour du cœur et le péritoine autour des organes de la cavité abdominale.
Feuillet viscéral Endocarde Myocarde
du péricarde séreux
(épicarde)
Cavité
péricardique
Feuillet pariétal
du péricarde
séreux
Péricarde fibreux
19
fiche
19 Le tissu nerveux : les neurones
Chapitre 3 – Les tissus
Le tissu nerveux est constitué de deux types cellulaires d’origine ectodermique (à une exception près, la
microglie) : les neurones et les cellules gliales. Les neurones sont le support cellulaire de la communica-
tion nerveuse. Leur propriété principale est l’excitabilité cellulaire, l’aptitude à générer des signaux
électriques de type potentiel d’action. Leur forme caractéristique est adaptée à cette fonction de
communication.
Neurone multipolaire
(cortex moteur primaire) Dendrite Terminaison axonale
Corps Bouton
cellulaire synaptique
Noyau
100 µm
Cône
d'émergence
Axone
Dendrite recouverte
d’épines
Cellule de Schwann
(gaine de myéline) Nœud de Ranvier
Axones
Neurone
bipolaire
100 nm
Axone
Cellule
satellite Cellule de
Schwann
21
fiche
21 Le tissu musculaire
Chapitre 3 – Les tissus
Les tissus musculaires se distinguent par leur ultrastructure. Les muscles striés cardiaques et squelet-
tiques possèdent une organisation précise de l’appareil contractile protéique sous forme de sarcomère,
des stries sont visibles en microscopie. Les muscles lisses possèdent un appareil contractile moins bien
organisé.
Actine
Sarcomère Myosine
Contraction
Actine
Myosine
Composants H2O Na , Ca , K ,
+ 2+ +
Fe, Zn, I, Cu Glucose Triglycérides Albumine (55 %) Hormones
Cl–, PO43–, Cholestérol Fibrinogène Vitamines
SO42– (35-40 %)
Globulines (5-7 %)
LEUCOCYTES
CELLULES
SANGUINES Granulocytes Granulocytes Granulocytes
Hématies Plaquettes Monocytes Lymphocytes
neutrophiles éosinophiles basophiles
NUMÉRATION / µL 4 - 6·106 2 - 5·105 < 1000 1 000 - 4 000 2 000 - 7 500 < 500 < 100
23
fiche
23 L’hématopoïèse
Chapitre 3 – Les tissus
L’hématopoïèse est l’ensemble des mécanismes impliqués dans la production des cellules sanguines à
partir d’une cellule souche. Les cellules souches hématopoïétiques (CSH) dérivent, avec les cellules
endothéliales, d’un précurseur commun (hémangioblaste) localisé dans la moelle osseuse, site unique
de l’hématopoïèse à partir de la vie fœtale (4 mois). Les cellules souches totipotentes, sous l’influence de
la matrice et des facteurs de croissance sécrétés par des cellules stromales, subissent des processus de
maturation (différenciation) aboutissant à la formation de lignées différentes de progéniteurs, de
précurseurs et enfin de cellules matures.
CSH
Cellules souches
Cellule souche Cellule souche
myéloïde lymphoïde
indifférenciée indifférenciée
Lignée myéloïde
Lignée mégacaryocytaire Lignée érythrocytaire Lignée granulaire Lignée monocytaire Lignée lymphoïde
Progéniteurs
Mégacaryoblaste Proérythroblaste Myéloblaste Monoblaste Lymphoblaste
Précurseurs
Promégacaryocyte Érythroblaste Myélocyte Prolymphocyte
Normoblaste Métamyélocyte
Cellules matures
24
2 Fonctions de relation
Chapitre 4 – Le système nerveux
fiche
24 Le potentiel d’action
Chapitre 4 – Le système nerveux
100%
① Na+
Conductance
K+
(en %)
② Le neurone est légèrement
dépolarisé.
0
Potentiel membranaire
4 5
potentiel s’ouvrent.
0
④ Le Na+ (en mV)
dépolarisation. À la pointe, la ddp
-50 3
⑤ Les canaux Na+ sont inactivés. Le -70
7
K+ 1 2 6
-100
⑥ La sortie massive de K+ hyperpo-
larise la cellule.
canaux Na+
État des
26
fiche
1 Gaine de myéline
① Arrivée du potentiel d’action.
Connexon Membrane
27
fiche
26 Les neuromédiateurs
Récepteur : ionotropique, métabotropique
Chapitre 4 – Le système nerveux
Acides aminés
Glycine Sérine Récepteur à la glycine (–) Interneurones
inhibiteurs spinaux
GABA Acide GABA–A, GABA–C (–) interneurones
glutamique GABA–B (–) inhibiteurs
Amines biogènes
Noradrénaline (NA) Dopamine α1(+) α2 (–) SNP : dernière synapse
Adrénaline (Ad) β1 (+) β2 (–) de la voie sympathique
SNC : attention, veille/sommeil
Contrôle de l’hypophyse
par l’hypothalamus
Neuropeptides
Substance P Acides aminés NK1 à NK3 Douleur
Endorphines,
enképhalines Acides aminés Mu, Delta, Kappa Douleur
Somatostatine,
vasoactive intestinal Acides aminés SST1 à SST5 Régulation hormonale
peptide (VIP)… VPAC1 et VPAC2 Immunité
Neurotransmetteurs atypiques
Monoxyde d’azote (NO) L-Arginine Pas de récepteurs Régulation du flux
sanguin cérébral,
apprentissage et
mémoire…
Purines : ATP, ADP Adénine P2X (ATP) ; P2Y (ADP et ATP) Modulation de la
Adénosine P1 (Adénosine) transmission synaptique
28
fiche
L’encéphale
L'encéphale est constitué du cerveau, du cervelet et du tronc cérébral. La partie la plus superficielle du
cerveau est le cortex.
Cortex cérébral
Thalamus CERVEAU
Hypothalamus
Épiphyse
GLANDES
Hypophyse
CERVELET
L’encéphale se forme à partir de 3 vésicules
embryologiques primaires, puis de 5 vésicules
secondaires.
Mésencéphale
Vésicules primaires Vésicules secondaires
Pont de Varole
TRONC (ou protubérance Télencéphale
CÉRÉBRAL annulaire) Proencéphale
Diencéphale
Bulbe rachidien
Mésencéphale Mésencéphale
MOELLE ÉPINIÈRE
Métencéphale
Rhombencéphale
Myélencéphale
La moelle épinière
Corne Zone Corne Ganglion Racine Racine
ventrale intermédiaire dorsale spinal dorsale ventrale
Nerf
spinal
29
fiche
28 Le système nerveux périphérique
Chapitre 4 – Le système nerveux
Du système nerveux central partent des nerfs, qui constituent le système nerveux périphérique (SNP).
Les nerfs acheminent les informations des récepteurs situés dans tout le corps vers le SNC (voie
afférente ou sensitive), et du SNC jusqu’aux effecteurs (voie efférente ou motrice). Le SNP assure donc la
fonction de communication.
Axone
Nerf Épinèvre
Vaisseaux sanguins
Gaine de myéline
Endonèvre
Cellule de Schwann
Périnèvre
Faisceau nerveux
Nœud de Ranvier
*
Coupe de nerf en ME
Nœud de Ranvier (*) avec les canaux
responsables du potentiel d'action.
Les canaux Na+ (en rouge) sont situés au
centre du nœud et les canaux K+ (en vert)
dans la région paranodale.
La propagation des potentiels d’action (PA) le long de l’axone est un mécanisme régénératif. Un PA se
caractérise par un courant entrant dépolarisant. Sur un axone non myélinisé (à gauche), ce courant
dépolarise la portion d’axone adjacente, ce qui génère un nouveau PA, et ainsi de proche en proche. Sur
un axone myélinisé (à droite), le courant dépolarise le nœud de Ranvier suivant, situé à environ 1 mm ;
on parle de conduction saltatoire. La conduction saltatoire est beaucoup plus rapide que la conduction
de proche en proche.
Gaine de Nœud de
myéline Ranvier
++
++ ++
- -- -+ + + -- -
-
+
+
+ + + - -- + + + ++ - - - ++
++ - - + ++ - +
+ + -- + + +++ + + - - - ++ + - + + +++
+ + - - + - + + + - - -+-+ + -- - - - - --
+ + - + + - - -+ + ++ + -
+- - + + ++ - +- + ++
Dépolarisation de la - + ++
Dépolarisation de la
membrane du neurone membrane du neurone
30
fiche
Le système nerveux végétatif (ou autonome ou viscéral), est un élément essentiel du maintien de
l’homéostasie. La sensibilité, intéroceptive, est le plus souvent inconsciente, et la motricité involontaire.
La voie comporte deux neurones successifs qui s’articulent dans un ganglion. Il est divisé en deux
composantes, sympathique et parasympathique. La transmission ganglionnaire est cholinergique.
L’action sur l’organe fait intervenir de la noradrénaline (NA) ou de l’ACh (récepteurs muscariniques).
NA
ACh (m)
Ganglion terminal
31
fiche
30 Le système nerveux végétatif (1)
Chapitre 4 – Le système nerveux
Le système sympathique intervient dans des situations d’alerte (fight-or-flight, combattre ou fuir). La
réaction est ergotrope : elle utilise les réserves d'énergie. Le système sympathique est sous contrôle de
l’hypothalamus postérieur.
Le neurone préganglionnaire est originaire de la moelle épinière thoracique et lombaire. L'articulation
avec le neurone postganglionnaire se fait dans un ganglion paravertébral (pour le contingent
somatique : vasomotricité des vaisseaux sudoripares et pilo-érection) ou prévertébral, appelé aussi
collatéral (pour le contingent viscéral : cœur, appareil digestif, organes érectiles, glandes…).
MOELLE
ÉPINIÈRE Muscle
Artère
Poil
Rameau
VISCÈRE communicant gris
Rameau
communicant blanc
Ganglion prévertébral
Ganglion préviscéral
SN somatique SN sympathique SN parasympathique
La transmission ganglionnaire
32
fiche
Vessie
Vessie ↔ Vessie
Augmente ou stimule
Nerfs crâniens III, VII et IX
Diminue ou inhibe
Nerf vague ou pneumogastrique X
↔ Dilate Nerfs splanchniques
Contracte
Le système parasympathique exerce son action par les nerfs crâniens III (moteur oculaire commun), VII
(facial), IX (glossopharyngien) et X (vague ou pneumogastrique) ou par les nerfs splanchniques.
33
fiche
32 Les réflexes
Chapitre 4 – Le système nerveux
Un réflexe est une réponse innée, rapide et Les différentes classes de récepteurs
stéréotypée, à un stimulus sensoriel. L’arc
réflexe fait intervenir un récepteur, qui Extérocepteurs :
Signaux originaires
convertit un signal physique en message de l'extérieur de
électrique (transduction), un centre l'organisme.
nerveux qui intègre les informations
sensorielles à l'origine du réflexe, et celles
Intérocepteurs :
portant sur l'état général du système, et un Signaux originaires
organe effecteur. Ce dernier peut être un de l'intérieur de
muscle strié squelettique pour les réflexes l'organisme.
somatiques ou un muscle lisse ou cardiaque
ou une glande pour les réflexes viscéraux.
Propriocepteurs :
Position et
mouvement des
segments corporels
Un exemple de réflexe somatique :
le réflexe de flexion 3
Neurone Centre
2 afférent intégrateur
1
Moelle épinière
Neurone
efférent
4
Un exemple de réflexe viscéral :
le baroréflexe
2 1
Baisse de la
Tronc cérébral pression artérielle
Contraction du muscle pour Centre cardiovasculaire
5 éloigner la main Nerf glossopharyngien
du stimulus nociceptif.
Centre
intégrateur 3a
Nerf vague
parasympathique
Moelle Nerf 4
épinière sympathique
Augmentation du
Ganglion rythme cardiaque
paravertébral
Afférent
3b Efférent
34
Chapitre 5 – Les organes des sens
fiche
Mécanoréception
Chimioréception
Photoréception
Nociception
35
fiche
34 La transduction sensorielle
Chapitre 5 – Les organes des sens
Tout organe sensoriel est muni d’un système récepteur capable de transduire un stimulus et de
générer un signal électrique, de coder l’intensité du stimulus et de le localiser.
-60 Prétraitement
Potentiel de Potentiels
récepteur d'action
36
fiche
L’amplitude du potentiel de récepteur, et par conséquent la fréquence des potentiels d’action, sont
proportionnelles à l’intensité de stimulation.
Neurone
mV 100
Potentiels à seuil Neurone à
30
générateurs 50 moyen seuil élevé
50
Nœud de -70 0 2 6 10 14 18
Ranvier
Intensité du stimulus (unités arbitraires)
Stimulus Stimulus
Notion d’adaptation. Pour un stimulus maintenu
constant pendant un certain temps, la fréquence
des potentiels d'action décroît en fonction du
temps. Adaptation lente : Adaptation rapide :
récepteur tonique récepteur phasique
Neurones
Notion d’inhibition latérale. Les cellules primaires 1 2 3 1 2 3
réceptrices projettent leurs informations sur
des relais nerveux avant d’être intégrées dans
le système nerveux central (voies afférentes).
Au sein de ces relais, toutes les zones Premier
Neurones
stimulées inhibent leur environnement secondaires relais
immédiat par des connexions latérales. Ce - -
Fréquence des PA
37
fiche
36 La gustation : support anatomique
Chapitre 5 – Les organes des sens
La gustation s’opère à partir de molécules dissoutes dans la salive. Classiquement, la discrimination des
saveurs se limite à cinq modalités : le sucré, le salé, l’amer, l’acide et l’umami. Les cellules réceptrices sont
localisées dans les bourgeons du goût eux-mêmes disposés latéralement sur les flancs des papilles
gustatives contenues dans la langue.
Cellules
réceptrices Cellule
de type II réceptrice
II III III de type III
I II
Papilles Papilles caliciformes
caliciformes
Papilles
foliées Cellule
de soutien
(type I)
papilles
fungiformes
Papilles Cellule Synapses
filiformes basale et axones
Coupe de bourgeons
sur les bords des papilles
Les bourgeons du goût sont constitués de cellules basales, de cellules de soutien (type I), de cellules
réceptrices de type II (libèrent de l’ATP) et de type III (à activité synaptique).
Vm
Bourgeon
du goût Axone I
Axone II
III Les bourgeons du goût ne
II
sont pas sensibles à une seule
saveur. La sensation gustative
résulte d’une combinaison
Fibres gustatives
complexe entre l’activité des
afférentes cellules réceptrices (II et III), et
la pondération de l’activité de
ces dernières par les cellules
de soutien (type I).
38
fiche
Les cellules réceptrices de type III transmettent les informations des saveurs salée ou acide par une
activité synaptique classique. La dépolarisation membranaire de la cellule réceptrice (par le Na+ ou la
baisse du pH intracellulaire) active les canaux calciques dépendants du potentiel favorisant la libération
d’un transmetteur dans la fente synaptique (sérotonine, noradrénaline et GABA).
+ Ca2+
ACTION IONOTROPIQUE
ACIDE
– K+ +
CH3-COOH Ca2+
pH
CH3-COOH
Na+
SALÉ
Na+
Ca2+ +
mV
0 + Ca2+
-60
Sommation Propagation Transmission Potentiels
temporelle électrotonique synaptique d'action
Les cellules réceptrices de type II transmettent les informations des saveurs sucrée, amère ou umami par
deux modalités : soit par activité vésiculaire relarguant l’ATP dans la fente synaptique (récepteurs P2X
post-synaptiques) ; soit par couplage direct avec la fibre nerveuse (jonction GAP).
ACTION MÉTABOTROPIQUE
ATP
+
Ca2+
+ 2+
PIP2
IP3 Ca2+ Ca 2+ Jonction
PLC Ca2+ Ca GAP
Ca2+
+ + Ca2+ Ca2+
G Réticulum
endoplasmique
39
fiche
38 L’olfaction : support anatomique
Chapitre 5 – Les organes des sens
Même si l’olfaction est relativement peu développée chez l’Homme, la sensibilité olfactive dépend d’un
nombre très important de récepteurs aux molécules odorantes, tous répartis au niveau des cils des
cellules réceptrices neurosensorielles. Ces dernières sont regroupées en un épithélium olfactif.
Épithélium
olfactif
Mucus
Cavité nasale
40
fiche
Une multitude de récepteurs transmembranaires contenus dans les cils des cellules réceptrices
participent au codage d’une odeur. Les récepteurs se projettent vers les glomérules situés dans le bulbe
olfactif (BO). La répartition spatiale des glomérules activés au sein du BO constitue une carte olfactive
de l’odeur correspondante.
Carte
olfactive
① Fixation de la
PA
Nerf molécule odorante sur le
olfactif récepteur membranaire.
Neurone ② Libération de la
olfactif Cl– Cl–
protéine G.
5 5
③ Stimulation par la
récepteur
olfactif Ca2+ Ca2+ Ca2+ protéine G de la
Na+ Na+ production d’AMPc.
4 4
AMPc ④ Ouverture des canaux
Dendrite Protéine G cationiques sensibles à
ATP 2 Protéine l’AMPc.
réceptrice
Adénylcyclase de l'odeur
3 1 ⑤ Sortie de Cl‒ par
ouverture des canaux Cl‒
Cil
Molécules dépendants du Ca2+.
odorantes
41
fiche
40 Le système stato-acoustique : anatomie
Chapitre 5 – Les organes des sens
Le système stato-acoustique possède la particularité d’être stimulé par une action mécanique. Sa
structure anatomique complexe permet de discriminer différentes actions mécaniques : le son
(cochlée), la gravité, les déplacements du corps et les accélérations (vestibule). La réception de ces
actions mécaniques est assurée par des cellules épithéliales ciliées contenues dans un épithélium
spécialisé que l’on retrouve dans l’oreille interne. Elles codent l’information sensorielle (transducteur-co-
deur type II).
VESTIBULE :
Chaîne des osselets réception de l'action
de la gravité et des
Marteau Enclume Étrier mouvements
d'accélération Canaux semi-circulaires
Pavillon
Utricule
Ampoule Nerf auditif
Périlymphe
Saccule
Endolymphe
COCHLÉE :
réception
des ondes
sonores
Rampe vestibulaire
Canal cochléaire
Fenêtre ronde
Conduit auditif Tympan
Trompe d'Eustache
La zone sensorielle de l’oreille interne contient un liquide, l’endolymphe, très riche en K+. Dans la partie
acoustique de l’oreille interne (cochlée), cette zone sensorielle est enveloppée par un conduit qui forme
les rampes (vestibulaire et tympanique). Ce conduit est rempli d’un autre liquide : la périlymphe, riche
en Na+.
42
fiche
Le système stato-acoustique :
la cellule réceptrice 41
Milieu extracellulaire
3 Dépolarisation (riche en Na+)
+ +
Dépolarisation
4 Ouverture des canaux Ca2+
dépendants du potentiel
→ entrée de Ca2+ Ca2+ Ca2+ Ouverture de canaux K+
K+ 7
dépendants du potentiel
K+ Sortie de K+
Ca2+ 8
+ → repolarisation
+ + L'ouverture
des canaux à K+
Synapse Neurotransmetteurs par les tip links
Exocytose de neurotransmetteur
1 Cils droits
5
K+
Potentiel Neurone
générateur efférent :
6 modulation de 2 Inclinaison des cils
Neurone afférent : la réponse
Potentiels message nerveux sensorielle
d'action sensoriel K+
43
fiche
42 L’audition : l’organe de Corti
Chapitre 5 – Les organes des sens
Les vibrations sonores sont focalisées dans le conduit auditif par l’oreille externe, puis transmises et
amplifiées du tympan à la fenêtre ovale par l’oreille moyenne (chaîne des osselets). Tout mouvement
transmis crée un mouvement de liquide contenu dans la cochlée mobilisant alors l’organe sensoriel
auditif : l’organe de Corti.
OC
CC Membrane tectoriale du
Cellule ciliée externe conduit cochléaire
Pilier de Corti Conduit Cellule ciliée interne
Tunnel de Corti cochléaire
Cellule de
soutien
RT
L’organe de Corti est constitué de cellules épithéliales ciliées organisées en deux rangées (interne et
externe) de part et d’autre d’un pilier. La membrane tectoriale recouvre les cils apicaux et constitue un
point d’appui s’opposant aux mouvements de la membrane basilaire. Le mouvement oscillatoire des
cils ainsi facilité va coder le message sensoriel.
Vibrations Vm
Déplacement Évolution du potentiel
des stéréocils de récepteur au niveau
Oscillations de des cellules ciliées
la membrane
basilaire Vm
Potentiels d'action
transmis au niveau
La membrane basilaire se de l'axone du neurone
déplace vers le haut. afférent
44
fiche
Mouvement de la tête
1
Otolithes (cristaux de Évolution du potentiel
carbonate de calcium) Vm
de récepteur au niveau
Masse des cellules ciliées
gélatineuse
Déplacement
des cils Potentiels d'action
transmis au niveau de
Cellule ciliée Vm l'axone du neurone
afférent. Au repos,
Cellule de il existe une activité
soutien 2 spontanée.
Axone du nerf
vestibulaire 1 Tête immobile 2 Mouvement linéaire de la tête
Les crêtes ampullaires sont les zones sensorielles (macules) responsables de la détection des accéléra-
tions angulaires (mouvements de rotation). Elles sont localisées dans les ampoules des canaux semi-cir-
culaires eux-mêmes disposés selon les trois plans de l’espace.
Lumière du canal
semi-circulaire
La rotation de la tête produit un
Reste de la cupule déplacement de l’endolymphe, qui
(cape gélatineuse) applique une contrainte mécanique
Cils agglutinés sur la cupule, une cape gélatineuse
dans laquelle sont enserrés les cils,
Cellules épithéliales déplaçant ainsi ces derniers.
ciliées
Cellule de soutien
1 2 3
Flux d'endolymphe
Vitesse angulaire
de la rotation
de la tête
Déplacement de la
cupule par
l'endolymphe (inertie)
Déplacement de
la cupule Potentiels d'action
Cellules ciliées
Vm transmis au niveau de
l'axone du neurone
Canal semi- afférent
circulaire Crête
Nerf ampullaire ampullaire 1 Accélération 2 Vitesse constante 3 Décélération
45
fiche
44 La sensibilité de la peau
Chapitre 5 – Les organes des sens
La peau possède de nombreux capteurs capables de détecter une grande variété de stimuli
mécaniques. La sensibilité aux vibrations est assurée par les corpuscules de Pacini et de Meissner, la
sensibilité à la pression par les disques tactiles de Merkel et la sensibilité à l’étirement par les corpus-
cules de Ruffini.
Corpuscule
CC de Meissner Pore de
Tige d'un follicule Pores transpiration
pileux (poil)
Terminaison
Surface libre
de la peau
TN
Glande sébacée
PD CC
Corpuscule de
Merkel
FN
D Muscle érecteur
du poil
FN Réseau veineux
Corpuscule de Pacini Corpuscule de Meissner Réseau nerveux
Outre leur positionnement dans la peau, les corpuscules tactilo-kinesthésiques montent des caractéris-
tiques très différentes en terme de taille des champs récepteurs (petits/larges) et de vitesse
d’adaptation de leur réponse (rapide/lente).
Stimulation
Hz)
fibres nerveuses
46
fiche
La proprioception 45
Les fuseaux neuromusculaires (FNM) sont sensibles aux variations de longueur du muscle
Motoneurone Υ Muscle
Fibre afférente Étirement Étirement Relâchement
de type Ia linéaire sinusoïdal
Fibres musculaires
intrafusales Stimulus
Fibre à sac Fibres Ia
Fibre à chaîne Fibres II
Extrémité contractile Réponse
Fibre afférente Enveloppe fibroconjonctive dynamique
de type II remplie de liquide visqueux
Les organes tendineux de Golgi (OTG) sont sensibles aux variations de tension
Muscle
Fibres Fibre Ib
musculaires
Fréquence de
décharge de l'OTG Tension du
(PA·s-1) muscle (N)
150 0,02
Tendon
Enveloppe Fibres de
fibroconjonctive collagène 0 Temps (s) 20
6°·s-1
Fréquence de
47
fiche
46 La vision : l’anatomie de l’œil
Chapitre 5 – Les organes des sens
L’œil est une structure concave vésiculaire composée de la sclérotique, la choroïde, le cristallin qui
optimisent la transmission et la projection de la lumière sur la rétine, et de la rétine, qui permet la
transduction et le codage des informations lumineuses.
Cristallin
Image
Cristallin renversée
Ligament
suspenseur
48
fiche
Photorécepteurs Vm
Épithélium
pigmentaire
4 2e relais de
l'information
T R A JE T DE L A LUMIÈRE
visuelle
Vm
Schéma de la rétine
Cône
3 1er relais de
l'information
Lumière Bâtonnet visuelle
Cellule
horizontale
Image Fovéa Vm
Cellule
ganglionnaire
2 Naissance de
Cellule
amacrine l'information
Lumière lumineuse
Cellule
bipolaire 1 La lumière atteint
les photo-
récepteurs
On remarque que les cônes
sont majoritaires à proximité
de la fovéa.
49
fiche
48 La vision : les photorécepteurs
Chapitre 5 – Les organes des sens
Les cellules photoréceptrices de la rétine (cônes et bâtonnets) sont le siège de la réaction photochi-
mique. Cette réaction met en jeu un pigment photosensible capable de modifier le potentiel membra-
naire de la cellule réceptrice en présence de lumière.
obscurité lumière
Le pigment photosensible est formé d’une
opsine associée à un dérivé de la vitamine A,
Photon
le rétinène. Selon sa composition, le pigment Rétinène 11-cis tout-trans-
absorbe une longueur d’onde spécifique : rétinène
bâtonnets (500 nm), cône rouge (560 nm),
vert (530 nm), bleu (420 nm).
Opsine
Cytoplasme
Segment Rhodopsine Photon
externe Protéine G Phosphodiestérase
Membrane
cytoplasmique GMPc
GTP
GDP
Na+ GMPc
Transducine GMP
Cil connecteur
Noyau
-30
-60
50
fiche
La vision :
les cellules bipolaires et horizontales 49
Antagonisme centre/périphérie
Champ
récepteur
Région des Une stimulation uniforme (centre et
photorécepteurs périphérie du champ récepteur)
Centre n’active pas la cellule bipolaire.
51
fiche
La vision :
50 les cellules ganglionnaires et amacrines
Chapitre 5 – Les organes des sens
Les cellules ganglionnaires reçoivent les informations provenant des cellules bipolaires et assurent le
codage de l’information visuelle en fréquence de potentiels d’action. À l’image des cellules bipolaires,
les cellules ganglionnaires possèdent un champ récepteur constitué de deux parties concentriques, les
cellules amacrines ayant un rôle équivalent à celui des cellules horizontales : elles assurent une
inhibition latérale. Cette disposition permet de discriminer en plus de la forme des objets, les variations
de luminosité et de couleur.
52
Chapitre 6 – Le système endocrinien
fiche
Hormones
53
fiche
Synthèse et libération
52 des hormones hydrosolubles
Chapitre 6 – Le système endocrinien
Les hormones peptidiques sont synthétisées dans le réticulum endoplasmique rugueux. Elles
subissent ensuite des processus de maturation biochimique dans l’appareil de Golgi et les granules de
sécrétion. Au cours de la maturation, le précurseur de l’hormone génère plusieurs fragments
peptidiques dont l’hormone active et des fragments inactifs.
Membrane plasmique
Appareil
de Golgi
NOYAU Exocytose
Granules de
sécrétion
54
fiche
Synthèse et libération
des hormones stéroïdes 53
CH3 OH CH3
Cortisol HO CH2
HC CH3 (glande surrénale) C O
C O
CH2 HO
HO
CH2
CH2
CH2 CH3 O Progestérone
Cholestérol CH3 Testostérone O (ovaire)
O HO CH2
(testicule)
O O
C O
CH3 HO CH Œstradiol
(ovaire)
HO
Cholestérol, précurseur Aldostérone
des hormones stéroïdes (glande surrénale)
O HO
La première étape de synthèse enzymatique qui a lieu dans la membrane interne mitochondriale
conduit à la production de prégnénolone. Les étapes suivantes ont lieu dans le réticulum endoplas-
mique et la matrice mitochondriale, selon les hormones.
Mitochondrie
Réticulum
Matrice
mitochondriales
Membranes
Corticostérone
cholestérol (CT) CT
prégnénolone (PG) Cytosol PG
Cortisol
du réticulum
Membrane
Réticulum
Aldostérone
PG Progestérone (PST) PG PST
17-α-hydroxyprogestérone 11-désoxycorticostérone
17-α-hydroxyprégnénolone (17-HP)
androsténedione œstrone 17-HP
déhydroépiandrostérone 17-α-hydroxyprogestérone
testostérone œstradiol 11-désoxycortisol
55
fiche
54 La réponse hormonale
Chapitre 6 – Le système endocrinien
Circulation sanguine
Régulation
paracrine
Neurone
Régulation
nerveuse
Cellule sécrétrice
Neurotransmetteur (cellule du Hormone
libéré pancréas) sécrétée
(acétylcholine) (glucagon)
MEMBRANE PLASMIQUE
Protéine G Hormone
hydrophobe
Enzyme de transduction
Seconds messagers
ENVELOPPE
Cascade de NUCLÉAIRE
phosphorylations
Enzymes
Pore cellulaire
ARN polymérase
ADN
RÉPONSE CELLULAIRE
RÉPONSE CELLULAIRE : ARN
Expression de gènes messager
56
fiche
Épithélium
de surface
Invagination
Glandes
Vaisseau
capillaire Exemple de tissu
antérieure
1
Thyroïde et
parathyroïde
T3, T4
calcitonine
PTH
1 6 7
2 5
Glandes 1
surrénales Hypophyse 5
Adrénaline Hormones
Corticoïdes 2 antéhypophysaires
2 Hormones 7
neurohypophysaires 6
3 3 Épiphyse
3 Hypothalamus Mélatonine
Pancréas
Insuline Libérines
Glucagon 4 Inhibines
4
Somatostatine
4
D’autres cellules endocrines sont
Ovaires et
Testicules
Stéroïdes
gonadiques cœur…). C’est le système endocrine
57
fiche
Le complexe
56 hypothalamo-hypophysaire (1)
Chapitre 6 – Le système endocrinien
L’hypophyse est une petite glande endocrine située dans une loge osseuse à la base du crâne, reliée à
l’hypothalamus par la tige hypophysaire. L’ensemble anatomofonctionnel formé par l’hypophyse (ou
glande pituitaire) et l’hypothalamus est appelé complexe hypothalamo-hypophysaire.
Noyau
Chiasma optique intercalatus
Nerf optique Corps
mamillaires
Hypophyse
antérieure
Hypophyse
Hypophyse
postérieure
58
fiche
Le complexe
hypothalamo-hypophysaire (2) 57
Noyaux de l'hypothalamus
HYPOTHALAMUS
neurohormone
Rétrocontrôle
NEUROHYPOPHYSE ADÉNOHYPOPHYSE
HYPOPHYSE GH
ADH Ocytocine PRL TSH ACTH FSH/LH
hormone
GLANDE
PÉRIPHÉRIQUE
hormone IGF-1
59
fiche
58 Les glandes surrénales
Chapitre 6 – Le système endocrinien
Capsule
Cortex
Médullaire
Rein
Vaisseaux O OH
O
HO
CAPSULE H
Zone Aldostérone OH
glomérulée Minéralocorticoïdes H HO
O OH
HO
CORTEX
Zone Cortisol H
fasciculée Glucocorticoïdes
H H O
O
Zone Sexocorticoïdes Androsténedione H
réticulée
H H
O OH
MÉDULLAIRE Catécholamines
Adrénaline HO
HN
HO CH3
Réseau de capillaires
SNC
Médullaire Adrénaline (90 %) et
noradrénaline (10 %)
Chaque famille d’hormones est
sécrétée par une zone anatomique de Capillaire
la glande.
Neurone
sympathique
La médullosurrénale est considérée préganglionnaire
comme un ganglion sympathique.
Les cellules chromaffines médullosur-
rénaliennes sécrètent des catécho-
lamines (adrénaline et noradrénaline) Synapse
sous le contrôle de l’acétylcholine (neurotransmetteur
libérée par les neurones sympa- = acétylcholine)
thiques préganglionnaires dont les
corps cellulaires se trouvent dans la Cellule chromaffine
(= neurone postganglionnaire) Vers les
moelle épinière. organes cibles
60
fiche
Le pancréas 59
Glucose
GLUT
Cellules β
chargée en insuline
1
Acinus pancréatique Fermeture
(exocrine) 3
du canal K+
ATP
Îlots de Langerhans 2 4 Dépolarisation
(endocrine)
Ca2+ Ouverture
canal Ca2+
+ dépendant
+ − 5 du potentiel
La sécrétion d’insuline est essentiellement sous
le contrôle du glucose ➊. La production d’ATP Exocytose
induite par une augmentation de la glycémie ➋ d'insuline
aboutit à la libération par exocytose des
molécules d’insuline ➎. M2 β α
6
La libération d’insuline est également sous le ACh NA
contrôle du système nerveux végétatif,
parasympathique (pΣ) et sympathique (Σ) ➏.
pΣ Σ
61
fiche
60 La thyroïde
Chapitre 6 – Le système endocrinien
La thyroïde est une glande bilobée située le long de la partie antérieure de la trachée et surmontée de
quatre petites glandes parathyroïdes sur sa face dorsale. L’unité fonctionnelle de la thyroïde est le
follicule thyroïdien.
Le follicule thyroïdien
Colloïde
Constitué d'un
polypeptide
(thyroglobuline,TG),
Os hyoïde synthétisé dans les
TG + I- → TG -I-
cellules folliculaires,
Cartilage
thyroïde qui subit une
iodation grâce à
Glande l’ion iodure capté
thyroïde activement.
Trachée
Cellule parafolliculaire Cellule folliculaire (thyréocyte) sécrète les
Aorte (cellule C) sécrète la hormones thyroïdiennes T3 et T4 qui ont des
calcitonine, impliquée effets nucléaires transcriptionnels (agissent
dans le métabolisme sur le développement, la croissance des
calcique. tissus, activent le métabolisme cellulaire).
La thyroglobuline (TG), synthétisée par la cellule folliculaire ➊, est libérée dans le colloïde par exocytose ➋.
Elle est iodée ➌ puis endocytée ➍ et subit une protéolyse ➎ permettant de libérer les hormones
thyroïdiennes T3 et T4 dans la circulation. La capture d’iode, la synthèse de TG, l’endocytose et la protéo-
lyse sont activées par la fixation de la TSH (Thyréostimuline ou thyrotropine) hypophysaire sur son
récepteur (voie de l’AMPc).
L'axe thyréotrope
1 Cellule folliculaire
Colloïde Sécrétion de Sang Hypothalamus
Noyau TRH -
2 Exocytose thyroglobuline
I-
+
I-
3 Iodation - Antéhypophyse
I- TSH
T3 I2 Oxydation Symport
Na+/I– I- +
T4
I- I- I-
T3 T4
T4 et
Thyroïde
4 Endocytose T3
T3 T3 T4 T3
I2 I2 I2 T4
T4 et
T3 =
T3 T4 T3
T4 T3
I2 I2 I2 I2 Organe cible
T4 = 5 Protéolyse T4 T4 T3
Action sur
cellules cibles
62
Chapitre 7 – Le système squelettique
fiche
ÉPIPHYSE
MÉTAPHYSE
DIAPHYSE
Trous de
conjugaison
12 thoraciques
Os pariétal = Os plat
Rotule = Os court
5 lombaires
Apophyse Racine nerveuse
5 sacrées
4 coccygiennes
Coccyx Vertèbre dorsale =
Os irrégulier
Hématopoïèse. Protection.
Production des Le crâne protège l’encéphale ;
cellules souches la colonne vertébrale protège
hématopoïétiques par la moelle épinière ; la cage
la moelle rouge. thoracique protège les organes
vitaux tels que le cœur et les
poumons.
Stockage des
triglycérides.
La moelle jaune,
trouvée principalement
dans les épiphyses
des os longs, contient
des adipocytes chargés
de graisse.
Soutien.
Rôle endocrine. Le squelette fournit une
Les ostéoblastes et armature à notre corps, à la
ostéocytes produisent base de l’activité posturale.
différents facteurs
impliqués dans la
régulation de
l’insulinémie,
de la fertilité…
Mouvement.
Une contraction musculaire entraîne un
déplacement des os les uns par rapport
aux autres au niveau des articulations.
Stockage de sels minéraux.
99 % du calcium (Ca2+)
et 85 % du phosphore (PO43−).
64
fiche
Monocyte
Ostéoblastes :
issus des cellules souches
Ostéoclastes : Grosses
ostéogènes. Peuvent se
cellules plurinuclées,
diviser. Élaborent les
capables de se déplacer à la
constituants de la matrice et
surface des travées osseuses
participent à la minéralisa-
d’un site de résorption à un
tion de l’os. Ils peuvent
autre. Rôle dans la résorption
devenir quiescents (cellules
du tissu osseux.
bordantes) ou se transformer
en ostéocytes (incapables de
Ostéoclastes se diviser).
Cellules
Ostéogenèse bordantes
Ostéoblastes
MATRICE
Ostéocytes
65
fiche
64 La structure interne de l’os
Chapitre 7 – Le système squelettique
Os spongieux
Os spongieux ou trabéculaire
66
fiche
Quadriceps
Couche fibreuse
Muscle Tendon du
Membrane
synoviale Capsule quadriceps
(sécrète la synovie)
Fémur
Bourse Cavité
séreuse Rotule
synoviale Ligaments
Cartilage croisés
articulaire • postérieur
• antérieur
Tendon
Ligament Ménisque
Cartilage collatéral Ligament
Ligament articulaire fibulaire collatéral
tibial
Fibula
(péroné) Tibia
67
Chapitre 8 – Le système musculaire
fiche
66 Le muscle : structure macroscopique
Chapitre 8 – Le système musculaire
Périmysium
(tissu conjonctif
lâche)
Endomysium
Épimysium Faisceau
(tissu conjonctif
dense)
Myofibre
Vaisseaux sanguins
Sarcolemme
Myofibrille
Tendon (tissu fibreux et élastique, très résistant,
riche en collagène, correspondant au
prolongement des enveloppes conjonctives)
68
fiche
Noyau
Tubules
transverses
Le réticulum sarcoplasmique forme un
réseau de citernes longitudinales conte-
nant des ions Ca2+. À proximité, le
sarcolemme s’invagine pour former des Réticulum
sarcoplasmique
tubules transverses ou tubules T.
L’ensemble d’un tubule T et de deux
citernes terminales constitue une triade.
Triade
Mitochondrie
Myofibrille
Actine
69
fiche
68 Le sarcomère
Chapitre 8 – Le système musculaire
SARCOMÈRE
Ligne Z zone H
Ligne M
Titine Troponine
Actine
Myosine
Tropomyosine
TnT
Actine
D’autres protéines participent à
l’organisation structurale du sarcomère
Tropomyosine (titine, desmine…) ou jouent un rôle
régulateur de la contraction (complexe
Complexe des des troponines, tropomyosine).
troponines
70
fiche
L’innervation 69
Fibre lll et lV
Fuseau neuromusculaire
L’innervation motrice : MN α MN β MN γ
les motoneurones (MN) (innerve les fibres (innerve à la fois les fibres (innerve les fibres
extrafusales) extra et intrafusales) intrafusales)
Un MN innerve plusieurs fibres musculaires. L’unité motrice est l’ensemble des fibres musculaires
innervées par un même motoneurone. C’est l’unité fonctionnelle du muscle.
Élément postsynaptique
Myofibrille
Mitochondrie
Jonction neuromusculaire
(microscopie électronique, x 17 500)
Élément présynaptique
71
fiche
70 Le couplage excitation-contraction
Chapitre 8 – Le système musculaire
+ 40 + 40
1. La plaque motrice.
L’arrivée d’un potentiel d’action
– 90 ms – 90 ms (PA) nerveux déclenche l’exo-
0 10 0 10 cytose. L’acétylcholine (ACh) se
fixe à ses récepteurs. L’entrée de
2a
charges positives dans la cellule
Sarco- induit une dépolarisation
lemme (potentiel de plaque motrice,
Sarco- 1 PPM), qui donne lieu à un PA
plasme
musculaire.
Citerne Réticulum sarcoplasmique
terminale 2. La triade.
2b 2c Le PA se propage le long de la
myofibre (2a) et atteint la triade.
DHP
DHP
4. Le relâchement du muscle.
La liaison d’un ATP sur la tête de myosine lui permet de se détacher de l’actine. La pompe SERCA (Sarco-
Endoplasmic Reticulum Calcium-ATPase) séquestre le Ca2+ dans le réticulum sarcoplasmique. Le muscle se
relâche.
72
fiche
CC
La tension développée par un muscle
CEP
tissu varie en fonction de sa longueur. Cette
conjonctif Active : force est la somme d’une force active
sarcolemme ponts générée par la composante contractile
myofibrilles (qui est fonction du nombre de ponts
CES
Passive : entre les molécules d'actine et de
tendon myosine), et d’une force passive
tissu générée par la composante élastique.
conjonctif
CES (composante
élastique en série) : le Force
tendon ; (N)
CEP (composante
élastique en parallèle) : 15
endo-, péri- et épimysium,
sarcolemme ; Force
CC (composante 10 totale
contractile) : sarcomère.
Force
5 active
Lo Longueur (mm)
Force
passive
73
fiche
72 Le métabolisme
Chapitre 8 – Le système musculaire
Pour se contracter, le muscle a besoin d’ATP. Il y a toujours dans les cellules de petites quantités d’ATP
immédiatement disponibles, mais elles ne permettent pas d’assurer une contraction au-delà de quelques
secondes. Il est donc nécessaire de fabriquer cette molécule riche en énergie.
Voie alactique
Substrat : glucose entrant ou stocks de Glucose
glycogène.
CONTRACTION
● Intervient pour des exercices
intenses et de courte durée. Glycolyse
● 2 ATP formés par glycolyse et 3 par
glycogénolyse. 2 Lactates 2
acides aminés
● Puissance plus faible car nécessite de acides gras
nombreuses réactions chimiques. 2 Pyruvates 2 ATP
● Production d’acide lactique. O2
Cycle
de
Krebs 3
La voie aérobie
CO2
38 ATP
H2O
Substrats : glucose, glycogène, lipides et
acides aminés.
● Substrats apportés par le sang donc
indépendant des réserves locales.
● 38 ATP formés par molécule de
glucose (très rentable énergétiquement)
● Pas de production de déchets.
● Nécessite un débit sanguin important.
● Nécessite la présence de dioxygène.
● Réaction très longue.
74
fiche
Les différents types de fibres
et d’unités motrices 73
100
% de fibres recrutées
80 Type IIB
60
Type IIA
40
Type I
20
0 100 %
Selon le principe d’Henneman, les petits Les muscles contiennent les trois types de
motoneurones sont plus excitables que les fibres, en quantité variable. La proportion
gros. Les fibres de type I sont donc de fibres dans un muscle est variable et
recrutées en premier. détermine sa fonction. Exemple ci-dessus :
muscle postural, riche en fibres de type I.
75
fiche
74 Le réflexe myotatique
Chapitre 8 – Le système musculaire
Le réflexe myotatique (ou d’étirement) est la contraction d’un muscle en réponse à son propre étirement.
Il permet de contrôler la longueur du muscle.
Le principe d’innervation réciproque des muscles antagonistes entraîne le relâchement du muscle
ayant une action opposée, ce qui permet le mouvement.
2 Fuseau neuromusculaire
+ Synapse excitatrice
3 Fibre Ia 1
− Synapse inhibitrice (neurone sensoriel)
Muscle
quadriceps
(extenseur)
+ 4 Tendon
+ rotulien
– Muscle
ischiojambier
(fléchisseur)
MN α
(neurones moteurs) 6
Le motoneurone γ permet d’ajuster la sensibilité du fuseau neuromusculaire (FNM). Cette « boucle γ »
est un système de servomécanisme qui permet de contrôler la longueur du muscle par rétroaction
négative.
Influences excitatrices
1 supraspinales
Fibre musculaire
La fibre afférente Ia
est activée par l’étirement
3 de la partie centrale
du FNM
Enveloppe
conjonctive
du FNM
Le motoneurone α
4 induit la contraction
du muscle
Fibre intrafusale
2 Le motoneurone γ
provoque la contraction
des parties polaires
du FNM
76
fiche
La posture est la disposition relative des différents segments corporels dans l’espace formant une position
d’ensemble stable. Le tonus des muscles antigravitaires (muscles extenseurs des jambes et du tronc
notamment) est responsable du maintien de la posture.
Cortex
cérébelleux
Cervelet
77
fiche
76 La motricité dirigée
Chapitre 8 – Le système musculaire
La motricité dirigée est l’ensemble des mouvements volontaires orientés vers un but. Il existe un contrôle
hiérarchique du mouvement.
M1
1. L'intention fait intervenir des aires associa- APM
tives préfrontales (CPF) ou le cortex pariétal SI
postérieur (CPP) et les noyaux gris centraux
CPF CPP
(ou ganglions de la base).
2. La planification et la programmation
Les aires prémotrices (APM) (cortex prémo-
teur, aire motrice supplémentaire, aires
motrices cingulaires) élaborent la stratégie
motrice et organisent les synergies muscu-
laires en fonction du contexte motivationnel Cervelet
et environnemental.
3. L’exécution
Le cortex moteur primaire (M1) code la force Voie pyramidale Voie SpCb
et la direction du mouvement. Il envoie un
ordre aux motoneurones α et γ de la moelle Voie SpCx
épinière controlatérale.
78
Chapitre 9 – Système lymphatique et immunité
fiche
Ganglion
lymphatique
Lymphatique Région draînée Région draînée
afférent Formes libres par le conduit par le conduit
lymphatique droit lymphatique
thoracique
+
Tissus
Parallèle au système circulatoire sanguin, ce réseau lymphatique borgne (aux extrémités fermées) draine
le surplus de liquide interstitiel et filtre les antigènes qui sont parvenus à entrer dans l’organisme. Ceux-ci
sont captés par les lymphocytes qui circulent d’un organe lymphoïde à un autre, en passant aussi par la
voie sanguine.
79
fiche
78 Les organes lymphoïdes
La maturation des lymphocytes T La maturation des lymphocytes B
Chapitre 9 – Système lymphatique et immunité
Macrophage Cortex _
non + +
Apoptose puis oui
phagocytose
Cellule oui Jonction Sinus
interdigitée –
cortico- veineux
(dendritique) non médullaire Endosteum
Cellule Cellule
Lymphocyte B stromale
épithéliale Vaisseau Médullaire réticulaire
Sélection
sanguin +
positive
Reconnais- Macrophage
sance après Reconnaissance après – Sélection
présentation présentation des antigènes du soi négative
du CMH du soi
(Complexe Majeur + – Apoptose puis phagocytose
d'Histocompatibilité) Sélection positive Sélection négative
Le thymus et la moelle rouge des os sont les organes lymphoïdes primaires, qui différencient respective-
ment les lymphocytes T et B, dont la diversité des récepteurs à antigène fait d’eux le répertoire immunitaire
de l’organisme. Les lymphocytes y acquièrent d’une part l’expression de leur récepteur T ou B et des
molécules de surface associées, et d’autre part, la capacité à distinguer les antigènes du soi, par une double
sélection, positive puis négative. Les survivants à cette sélection quittent leur organe primaire pour se
répartir dans les organes et tissus lymphoïdes secondaires (ganglions, rate, amas lymphoïdes) afin d’y
achever leur maturation et exercer leur fonction immunitaire après contact avec des antigènes du non-soi.
80
fiche
Monocyte Macrophage
Cellule dendritique
①
Cellule Natural Killer
④
Les cellules lymphocytaires
Natural Killer ⑤ sont des
cellules « sentinelles » capables
de détruire rapidement par
⑤ cytotoxicité des cellules malades
③ ② sans activation préalable et sans
entrer en contact avec l’agent
pathogène.
81
fiche
80 L’immunité innée
Chapitre 9 – Système lymphatique et immunité
Libéré Libéré
C3bBb (membranaire)
Voie alterne C3-convertase alterne
(Se fixe sur la Boucle
membrane) d'amplification C3bBbC3b (membranaire)
Libéré C5-convertase alterne
C5-
Mannose convertase
C4b2a classique
C3-convertase
Anticorps classique
(IgG) Antigène de C9
Voie surface Complexe
classique d'attaque
membranaire
CYTOPLASME DU PATHOGÈNE Lyse cellulaire
(sortie d'eau et d'ions)
Sans contact préalable, l’immunité innée détruit les micro-organismes potentiellement pathogènes à l’aide
d’un système de défense moléculaire – le complément – et d’un réseau de phagocytes mononucléés. Les
protéines du complément se clivent en cascade pour aboutir à la formation d’un pore, le complexe
d’attaque membranaire, qui perfore la membrane plasmique du pathogène. La réaction est déclenchée par
reconnaissance non spécifique de résidus mannose microbiens par des lectines (voie des lectines) ou par
fixation spontanée de la protéine C3b (voie alterne). Mais elle peut aussi s’initier par la fixation de la protéine
C1q sur le complexe immun issu de l’immunité spécifique adaptative (voie classique).
Phagocytose
Pseudopode Lysosome Pathogène
Noyau Les cellules de l’immunité
Récepteur
Phagocyte de membrane innée internalisent les
C3b du complément pathogènes, qui se retrou-
Récepteur au C3b vent donc dans une
vésicule de phagocytose
Destruction Antigène microbien
du pathogène (phagosome), ensuite fusion-
Libération Anticorps née avec des lysosomes
Phagosome d'enzymes Récepteur à anticorps dont le contenu les détruit.
Phagolysosome Les pathogènes sont
reconnus soit directement
par leurs motifs molécu-
laires, soit par les anticorps
OU OU ou les molécules du
complément qui les
recouvrent (opsonines).
Reconnaissance directe Reconnaissance indirecte
(par opsonisation)
82
fiche
Virus
Lymphocytes T Lymphocytes B
Cellules présentatrices
Lymphocytes NK d'antigènes
83
fiche
82 La réaction inflammatoire
Chapitre 9 – Système lymphatique et immunité
En réponse à une agression d’origine exogène (traumatismes, coup de soleil, venins, etc.) ou endogène
(allergies…), la réaction inflammatoire se déclenche localement, rapidement et le plus souvent transitoire-
ment. Elle fait partie de l’immunité innée et comporte plusieurs étapes faisant intervenir des médiateurs
chimiques et plusieurs types cellulaires.
Agent pathogène
MUQUEUSE
MILIEU 6
EXTÉRIEUR Si l'infection persiste :
digestion partielle de l'agent infectieux
LÉSION
Fragments de protéine
de l'agent infectieux 7
Contamination Initiation de
1 par un agent la réponse
pathogène Migration immunitaire
Molécule vers un adaptative
du CMH ganglion
Détection de l'agent (complexe lymphatique
2 pathogène par les majeur
d’histocompatibilité) 5
cellules dendritiques
3 Sécrétion de 4
Afflux de cellules Phagocytose et
médiateurs chimiques phagocytaires dans le destruction de
de l'inflammation tissu infecté l'agent pathogène
Macrophage
CELLULE
DENDRITIQUE Afflux de plasma,
les cellules quittent
+ le vaisseau
par diapédèse
Monocyte
GRANULOCYTES +
MACROPHAGES (issus
CELLULES IMMUNITAIRES : VAISSEAU SANGUIN des monocytes sanguins)
GRANULOCYTES + MONOCYTES
La phase aiguë de l’inflammation se caractérise par quatre signes cliniques : œdème, rougeur, chaleur,
douleur. La réaction inflammatoire débute par une étape vasculaire, alerte chimique mettant en jeu
les médiateurs de la réaction inflammatoire (histamine, kinines, prostaglandines…). De nombreuses
cellules sont attirées vers le site de la lésion par chimiotactisme et migrent en dehors des capillaires
sanguins (diapédèse). Après transformation des cellules monocytaires en macrophages et à l’aide des
granulocytes, les agents pathogènes sont phagocytés. Les débris formés sont éliminés de la zone
inflammatoire. Une inflammation chronique peut se développer si la réponse inflammatoire aiguë
n’est pas efficace.
84
fiche
4
Plusieurs types de lymphocytes T
5 (produits par le thymus) existent en
1 CD4+ CD8+ Tc fonction du type de cluster of
differentiation (CD, glycoprotéines)
3 1
présents sur leur membrane :
- les lymphocytes T auxiliaires ou
2 2 CD4+ et les lymphocytes T
cytotoxiques ou CD8+ ① sont
Organe activés lorsque la cellule présenta-
lymphoïde CPA trice d’antigène (CPA, ②) présente à
secondaire sa surface des antigènes. Les CPA et
6
les lymphocytes CD4+ libèrent des
cytokines ③ ④.
- Les lymphocytes T CD 8+ se
différencient en lymphocytes T
cytotoxiques ⑤ qui sont libérés
dans le sang ⑥.
Interaction
entre une cellule
dendritique et
un lymphocyte T.
85
fiche
L’immunité adaptative
84 à médiation humorale
Chapitre 9 – Système lymphatique et immunité
Pathogène Lymphocyte B
Expansion B B
B clonale Lymphocyte B
B B
B M « mémoire »
B B
Th2 Lymphocyte B
activé
auxiliaire Plasmocyte
Pl courte durée
Lymphocyte T
T
Cellule Expansion
clonale B
présentatrice
d'antigène IgM
faible affinité + hypermutation
Complément Agglutination Cb Cb somatique Cellule
Cb folliculaire
Réponse Cb Cb dendritique
primaire Pl
Centroblastes
Maturation
Destruction du d'affinité
pathogène Réponse Plasmocyte Commutation
secondaire longue durée de classe Cc
Sécrétion Cc
IgG Cc
dans le sang
ou la lymphe forte affinité
Lymphocyte Th Cc
Tfh Cc
folliculaire
Centrocytes
M
CENTRE GERMINATIF
(zone corticale des organes
Lymphocyte B « mémoire » lymphoïdes secondaires)
Activation et maturation
des lymphocytes B dépendante de l’antigène
L’alarme donnée par l’immunité innée est suivie par des réactions adaptatives, dont l’une met ici en jeu les
lymphocytes B et la synthèse d’anticorps (immunoglobulines IgM ou IgG). Le lymphocyte B activé peut
neutraliser l’antigène microbien sur le site de l’infection après avoir produit dans un premier temps des IgM
de faible affinité (réponse primaire), puis avec un délai, des IgG de forte affinité (réponse secondaire). Il peut
se différencier en cellule « mémoire » capable de conserver l’information antigénique microbienne afin
d’optimiser la réaction lors du prochain contact avec le pathogène.
10 Directement
IgG
1 IgM (faible affinité)
Jours
0 7 14 21 28 35 42
Cinétique des réponses humorales
86
fiche
Cytokines Modulation de
l’activité des
Activation Th1 Cytokines Cytokines cellules
Th2 Activation effectrices
Macrophage Th1 B Activation (contrôle
inhibiteur)
Mastocyte
Cytokines
Lyse des microbes CPA
phagocytés
Synthèse de cytokines B Polynucléaire
Lymphocyte B Eosinophile
T activé neurophile
Lyse des cellules CD8+
tumorales Tc Lyse des microbes Activité microbicide Activité pro-
Lymphocyte T extracellulaires par stimulée
ou infectées Tueur cytotoxique inflammatoire
production d’anticorps (dégranulation, IgE) stimulée
Noyau
La deuxième réaction immunitaire adaptative
Granule fait appel aux lymphocytes T, qui s’attaquent aux
cytoplasmique pathogènes directement, ou en déclenchant les
autres voies immunitaires. Après activation par
l’antigène microbien, les lymphocytes T CD4+
LYMPHOCYTE vont, selon les cytokines produites par les
Tc cellules immunitaires activées dans l’organe
Monomère
de perforine infecté, se différencier en lymphocytes T
Granzyme
auxiliaires variés (ou Th pour helper). Ceux-ci vont
Pore alors orienter les réponses vers une voie
cytotoxique (Th1) pour cibler les cellules
hébergeant des pathogènes intracellulaires, ou
une voie lytique (Th2) dédiée aux pathogènes
extracellulaires. L’orientation vers une voie Th17
permet d’entretenir une inflammation facilitant
Polymère
Apoptose le recrutement des leucocytes sur le site
(mort cellulaire
de perforine programmée) d’infection. Toutes ces voies sont contrôlées par
l’action inhibitrice des lymphocytes T
Lyse
CELLULE CIBLE (mort nécrotique) régulateurs.
87
fiche
86 Le drainage lymphatique
Chapitre 9 – Système lymphatique et immunité
Veinule
Cellule de l'organe
Réabsorption drainé
Capillaire
Vaisseau Excès de liquide
lymphatique interstitiel
Cellule endothéliale
du capillaire
Lymphe lymphatique
Capillaire Filament protéique
lymphatique (maintient la
Métartériole Filtration jonction
endothéliale ouverte)
Artériole
Lymphe
Outre sa fonction immunitaire, le système lymphatique exerce une fonction de drainage de l’excès de fluide
tissulaire apporté par la filtration transcapillaire sanguine, et dont le volume n’est pas réabsorbé totalement
par le réseau du côté veinulaire. Dans la muqueuse intestinale, les jonctions endothéliales ouvertes
permettent le passage des lipides alimentaires (chylomicrons) trop volumineux pour être absorbés par les
capillaires sanguins.
23 23 23 10 10
33 23 13 33 13
23 23 23 10 10
Le fluide drainé par les capillaires lymphatiques contient des protéines libres également en excès. Cette
évacuation des protéines maintient constant le gradient de pression osmotique (à 23 mmHg) entre le sang
et le tissu, ce qui permet le bon fonctionnement de la phase de réabsorption transcapillaire sanguine dans
tout le volume tissulaire. Une obstruction des capillaires lymphatiques (par une blessure, un parasite, des
cellules cancéreuses) peut perturber le drainage et provoquer une accumulation des protéines libres dans
le tissu, réduisant le gradient osmotique (à 10 mmHg), et favorisant la filtration au détriment de la réabsorp-
tion. Il en résulte un œdème tissulaire.
88
3 Fonctions
de nutrition
Chapitre 10 – Le système circulatoire
fiche
87 L’organisation générale du cœur
Chapitre 10 – Le système circulatoire
Côte
Poumon Veines pulmonaires
Artère
Diaphragme pulmonaire
Aorte
Veine
Glande surrénale Veine cave pulmonaire
Aorte descendante supérieure
Rein Veine cave inférieure
Valve
pulmonaire
- 2 cœurs (1 droit et 1 gauche) séparés par OG
le septum Valve
OD mitrale
- 4 cavités cardiaques : 1 oreillette et
Valve
1 ventricule de chaque côté aortique VG
- 4 valves
- 2 grosses artères + 2 grosses veines Valve
tricuspide
VD
Pilier de la valve
Veine cave inférieure
Endocarde (cellules
endothéliales qui Les artères coronaires prennent
tapissent la face interne naissance à la racine de l’aorte et se
de la paroi cardiaque)
ramifient en couronne, pour irriguer
La paroi Myocarde (ou muscle le myocarde.
cardiaque cardiaque)
Épicarde (feuillet
viscéral du péricarde
séreux)
Cavité péricardique
Feuillet pariétal du
Les membranes péricarde séreux
protectrices Le péricarde séreux est constitué
Péricarde fibreux de deux membranes très fines,
capables de glisser l’une sur l’autre,
formant un sac clos.
90
fiche
Valve
pulmonaire L’alternance des ouvertures et des
fermetures des valves oblige le
Valve sang à circuler en sens unique
aortique durant le cycle cardiaque sans
jamais revenir en arrière :
Artère Artère - valves mitrale et aortique : à
coronaire coronaire travers le cœur gauche, de
gauche droite l’oreillette au ventricule, puis vers
l’aorte.
Trigone Trigone - valves tricuspide et pulmonaire : à
gauche droit travers le cœur droit, de l’oreillette
au ventricule, puis vers l’artère
Valve Valve pulmonaire.
mitrale tricuspide
91
fiche
89 Biophysique des flux liquidiens
Chapitre 10 – Le système circulatoire
Le débit (Q) d’un liquide dans un tuyau est proportionnel à la différence de pression (ΔP) exercée par
le liquide entre l’entrée et la sortie de ce tuyau, et il est inversement proportionnel à la résistance (R)
que rencontre le liquide pour se déplacer.
La loi de Poiseuille
La résistance (Rh) que rencontre un liquide pour s’écouler dans un tuyau est proportionnelle à sa
viscosité (µ) (le sang est très visqueux par rapport à l’eau), ainsi qu’à la longueur du tuyau (L). Cette
résistance est inversement proportionnelle à la puissance 4 du rayon du tuyau : un tuyau de faible
diamètre opposera une résistance très élevée à l’écoulement d’un liquide et inversement.
Viscosité
Les cellules et les protéines sanguines
Résistance sont responsables de la forte viscosité
du sang. Une polyglobulie augmente
8µL la viscosité du sang.
Rh =
π R4 Longueur
La longueur des artères et artérioles
ne subit pas de variation physiologique.
Rayon
Celui des petites artères et des artérioles est sujet
à des variations (vasoconstriction et vasodilatation)
qui modifient de façon importante (puissance 4)
la résistance à l’écoulement du sang,
et donc le débit sanguin.
92
fiche
0
MACROVAISSEAUX Veine
Ø : 0,5-3 cm
Artère e : 0,5-1,5 mm
musculaire
distributrice Exercice physique
Ø : 6-4 mm + Aide de la
Aorte e : 1 mm
pompe
ORGANE - TISSU musculaire
Veine
Échanges cave
Valves anti-
Sang propulsé Sang restitué retour
pendant la pendant la
systole diastole Dépression
Aide de la
pompe
Cœur Capillaire respiratoire
gauche Artériole Ø : 8-3 µm Veinule Cœur
Ø : 30-10 µm e : 1-0,5 µm Ø : 20-50 µm droit
e : 6 µm e : 1µm
MICROVAISSEAUX
DISTRIBUTION/
CONDUCTION RÉGULATION DU DÉBIT ÉCHANGE RÉCUPÉRATION CONDUCTION & STOCKAGE
(artères musculaires et artérioles)
Le réseau vasculaire sanguin adapte les propriétés de ses parois pour optimiser le transport du sang à
haute pression du cœur gauche vers les tissus, assurer les échanges, puis autoriser un retour efficace du
sang à basse pression vers le cœur droit.
Hématie
(V)
Cellule musculaire lisse
Endothélium
(A)
93
fiche
91 Les échanges capillaires
Chapitre 10 – Le système circulatoire
Les échanges de gaz respiratoires et de solutés (nutriments et métabolites) entre le sang et les tissus
dépendent d’une loi physique : la loi de Starling.
Membrane Membrane
basale
basale incomplète
Grande fente Cellule Fente intercellulaire
Jonction intercellulaire intercellulaire endothéliale
Vésicules de pinocytose
94
fiche
Ac
L’acétylcholine agit au niveau endothélial sur +
son récepteur. Pas moins de trois voies +
K+
synergiques sont impliquées dans la relaxation
du muscle lisse.
Toutes ces voies conduisent, au niveau de la
cellule musculaire lisse, à une diminution du PGI2 EDHF NO
Endothéllium
95
fiche
93 Le muscle cardiaque
Chapitre 10 – Le système circulatoire
Les stries scalariformes permettent la diffusion rapide des stimuli électriques dans le myocarde,
contribuant ainsi au recrutement synchronisé des fibres contractiles.
D’un point de vue histologique, les stries présentent une succession de jonctions membranaires
(desmosomes, jonctions adhérentes). Ainsi, bien que les cardiomyocytes soient individualisés, le muscle
cardiaque se comporte physiologiquement comme un syncytium.
Membrane
Noyau basale
Strie
scalariforme
(ou disque Strie Z
intercalaire)
Mitochondrie
Sarcomère
Jonction gap
(synchronise
l’activité
des myocytes)
Desmosome
(assure
Réticulum
sarcoplasmique la résistance
aux tractions
Schéma d’une strie scalariforme de l’activité
contractile)
96
fiche
Les potentiels d’action
des cellules cardiaques 94
Phase 4 Phase 2
Phase 0
Potentiel membranaire stable = pile au K+
Phase 3
Phase 0
Dépolarisation rapide : ouverture des canaux Phase 4 100 ms
sodiques dépendants du potentiel. Entrée de Na+ INa
(courant INa)
ICaL
Phase 1
Repolarisation rapide et brève : sortie de K+
(courant Ito) INCX
Phase 2
Ito
Entrée de Ca2+ (courant ICaL) et sortie de K+
(IKR, IKS). Ces courants s’équilibrent.
IKS
Phase 3
Repolarisation. Sortie de K+ (courant IK1) IKR
Phase 4
Potentiel membranaire instable. Dépolarisation à mV
l’origine de l’automatisme. 0
Phase 0 Phase 2 & 3
Activation de If (courant entrant de Na+ et de K+)
et sortie de Ca2+ du réticulum sarcoplasmique (RS), Phase 4
Phase 4
puis entrée de Ca2+ (ICaT) et disparition
du courant IK repolarisant. -80
ICaT
Absence de phase 1
IK
Phases 2 et 3 confondues
Sortie de K+ (repolarisation, IK) ICaL
et entrée de Ca2+ (ICaL) INCX
INCX génère un courant entrant
durant le potentiel d’action.
97
fiche
95 L’électrophysiologie cardiaque
Chapitre 10 – Le système circulatoire
Le cœur possède des cellules capables de générer spontanément un potentiel d’action (PA) qui se
propage à l’ensemble du muscle cardiaque pour provoquer sa contraction.
1 Nœud sinusal
Dans l’oreillette droite, le nœud sinusal (1) génère spontanément un PA, qui se propage aux oreillettes
(2) et provoque leur contraction (systole auriculaire). L’onde électrique gagne ensuite le nœud auriculo-
ventriculaire (3) et le traverse lentement. Elle parvient à la branche commune (4) du faisceau de His, puis
aux branches droite et gauche (5) qu’elle traverse très rapidement, pour se disperser, toujours rapide-
ment par le réseau des fibres de Purkinje, qui envahit le muscle ventriculaire droit et gauche (6). À partir
des fibres de Purkinje, les cardiomyocytes sont excités électriquement et génèrent des PA (7), qui se
propagent de proche en proche pour provoquer la contraction de la totalité des cardiomyocytes
ventriculaires (systole ventriculaire).
98
fiche
L’électrocardiogramme 96
1 2
3 5 6
4
P T P T
Tracé de l’électrocardiogramme
Q S QS obtenu en dérivation D2.
L’ECG permet au médecin cardiologue de diagnostiquer la nature des troubles du rythme cardiaque
(tachycardie sinusale, tachycardie atriale, fibrillation atriale, extrasystoles ventriculaires, tachycardie
ventriculaire, bloc de conduction sino-auriculaire, bloc de conduction auriculoventriculaire, etc.). Il
permet aussi des diagnostics d’urgence, comme celui de l’infarctus du myocarde, où l’ischémie
cardiaque induit une modification du tracé.
99
fiche
97 Le couplage excitation-contraction
Chapitre 10 – Le système circulatoire
Tension (g)
-20
② Pendant la phase 2 du PA, -40
les canaux calciques de type L
s’ouvrent. Du Ca2+ entre dans -60
la cellule (ICaL). -80 6 Période réfractaire
1 absolue
0 150 300
③ Le Ca2+ se lie aux Temps (mV)
récepteurs de la ryanodine
(RyR2) du réticulum
sarcoplasmique, provoquant
l’ouverture du canal calcique Réticulum
et la sortie de Ca2+ du 1 sarcoplasmique
réticulum, vers le cytoplasme. Cytosol
2
④⑤ La concentration de 3 Ca2+
Ca2+ augmente dans le
ICaL
cytoplasme.
Ca2+ RyR2 MUSCLE CONTRACTÉ
4
⑥ Le Ca2+ se lie à la Ca2+ Ca2+ 6
troponine et initie la Ca2+
contraction. Ca2+ 5
Ca2+ Ca2+
⑦ La relaxation débute
quand le Ca2+ se détache de
la troponine.
10
⑧ Le Ca2+ retourne dans le 2 K+
3 Na+ 7
réticulum sarcoplasmique 3 Na+
grâce à une pompe Ca2+
8
dépendante de l’ ATP, appelée Ca2+ 9 Ca2+
SERCA. Ca2+ Ca2+
100
fiche
Le cycle cardiaque :
circulation intracardiaque du sang 98
1a 1b 2a 2b 3 1a 1b
Électro-
cardiogramme
Bruits du cœur
1a 1b 2a 2b 3 1
DIASTOLE VENTRICULAIRE SYSTOLE VENTRICULAIRE DIASTOLE
Valves auriculo-
ventriculaires
Valves de l'aorte et
du tronc pulmonaire
Valves ouvertes
OD OG
Valves fermées
VD VG
101
fiche
Le cycle cardiaque :
99 pression et volume intraventriculaires
Chapitre 10 – Le système circulatoire
- La pression diastolique est plus importante dans l’aorte (80 mmHg) que dans le ventricule et l’oreillette
gauche (< 10 mmHg).
- La pression systolique ventriculaire gauche est proche de celle de l’aorte (120 mmHg).
- L’incisure catacrote observée sur le tracé de la pression aortique correspond à l’onde de reflux liée aux
résistances périphériques.
CŒUR GAUCHE 1a 1b 2a 2b 3 1a 1b
Électrocardiogramme
Bruits du cœur
120
Incisure catacrote
Aorte
80
Pression (mmHg)
Ventricule
gauche
40
Systole
auriculaire
Oreillette
gauche
70
Volume télésystolique
102
fiche
Loi de Frank-Starling
Le volume de sang présent dans les ventricules en fin de systole (VFS) dépend de la contractilité :
plus la contraction est forte, plus le VFS est petit.
Selon la loi de Franck-Starling, le VES est maximal quand la force de contraction est maximale, donc pour
le VFD idéal.
Escalier de
Bowditch
0
100 200 300 400
Volume ventriculaire de fin de diastole (mL)
0 Stimulation électrique
103
fiche
101 La régulation du débit cardiaque (2)
Chapitre 10 – Le système circulatoire
Outre les modifications du volume d'éjection systolique, le débit cardiaque peut être modifié en
modulant la fréquence cardiaque (FC). Les facteurs qui la modifient sont dits chronotropes.
L’hypokaliémie peut
provoquer des extrasystoles
et des arythmies
Hormones thyroïdiennes
de FC Hyperthermie
Baroréflexe
de FC Passage de la position couchée
ou assise, à debout
Réflexe de Bainbridge
Lorsque le retour veineux augmente
de façon importante, la distension
des mécanorécepteurs auriculaires
active le système nerveux
L’hyperkaliémie ralentit sympathique et provoque une
et peut arrêter le cœur. tachycardie.
Système sympathique
Frein vagal. Au repos, le Lors d’un effort physique ou d’un stress,
système parasympathique l’activité parasympathique diminue,
diminue la FC. alors que le système sympathique prend
la relève et augmente le débit cardiaque
en augmentant la FC et la force de
contraction.
120 120
90 90
Position
debout
60 60
Jogging
(8 km·h–1)
30 30
Course
(12 km·h–1)
0 0
Variations du débit cardiaque en fonction de la fréquence cardiaque
104
fiche
Efférences Poumons
sympathiques
Afférences vagales
parasympathique
originaires des Augmentation de la filtration
chimiorécepteurs Muscle transcapillaire.
Augmentation de la
compliance veineuse.
Vasoconstriction (action de
l’angiotensine II).
NA
Vaisseau
Sécrétion d’hormone sanguin
antdiurétique, qui augmente
la volémie.
Glande surrénale
Sécrétion d’aldostérone, qui
Rein augmente la volémie.
NA
105
fiche
103 Le baroréflexe
Chapitre 10 – Le système circulatoire
Le baroréflexe prévient l’hypoperfusion du cerveau lors des changements de position, et évite ainsi les
lipothymies (malaises) et les syncopes (syncope vagale). Le baroréflexe régule la pression artérielle à
court terme, car les barorécepteurs s’adaptent rapidement.
Noyau ventrolatéral
postérieur (NVLP)
Système pΣ
Crosse aortique
Moelle épinière
cervicale
Oreillette droite
(nœud sinusal)
Cœur
Une diminution du retour veineux au cœur (passage de la position couchée ou assise à la position
debout) entraîne une diminution du débit cardiaque et de la pression artérielle, provoquant un relâche-
ment des barorécepteurs aortiques et carotidiens et donc une diminution de la stimulation du NTS, puis
du NA, ce qui lève l’action du frein vagal, et provoque une accélération du rythme cardiaque. Simultané-
ment, la levée de l’action inhibitrice du NTS sur le NVLP, entraîne la stimulation des efférences sympa-
thiques destinées au cœur, provoquant des effets chronotropes et inotropes positifs qui augmentent la
pression artérielle, corrigeant sa baisse initiale, d’autant plus que la stimulation sympathique entraîne
une vasoconstriction du système artériel résistif.
106
fiche
② L’agrégation plaquettaire
Les plaquettes ainsi activées s’agrègent pour
former un clou hémostatique plaquettaire qui
va arrêter temporairement le saignement.
Clou plaquettaire (fragile) Pendant ce temps, la coagulation s’amplifie
Agrégation
des plaquettes La coagulation
activées par la s'amplifie (voie
thrombine intrinsèque)
107
fiche
105 L’hémostase (2)
Chapitre 10 – Le système circulatoire
La cascade de coagulation
2 - Voie intrinsèque
Exposition du sang aux plaquettes activées
XII XIIa
+
Vit.K Vit.K
IX IXa VIIa Ca2+ VII
Ca2+
VIII FT
X Vit.K Xa X
Ca2+
V
XIII
Vit.K
Prothrombine Ca2+ Thrombine
XIIIa
I
Fibrinogène Fibrine stabilisée
La fibrinolyse
108
Chapitre 11 – Le système respiratoire
fiche
Catabolisme
CO 2
Intermédiaires métaboliques
La production d’ATP par l’organisme
ATP s’effectue grâce au catabolisme des
nutriments et à la respiration cellulaire.
CO 2 Le premier processus produit du
dioxyde de carbone (CO2) qu’il faut
ADP+Pi Cycle
ATP de évacuer, et le second consomme le
Coenzymes Krebs dioxygène (O2) de l’air.
e- Mais les mouvements des gaz obéissent
à la loi de diffusion ou loi de Fick, qui
H2 O ne permet pas un transport efficace à
O2 travers l’épaisseur de l’organisme
Mitochondrie
humain.
Chaîne
respiratoire O2
La loi de Fick
109
fiche
107 L’organisation de l’appareil respiratoire
Chapitre 11 – Le système respiratoire
Langue Alvéoles
VOIES AÉRIENNES
SUPÉRIEURES Œsophage
Larynx
VOIES AÉRIENNES
INFÉRIEURES
Sac alvéolaire
Trachée
Bronche souche droite
Capillaires
Poumon gauche
Côte AIR
Plèvre
Muscles intercostaux O2
CO 2
Diaphragme
Pour amener l’air suffisamment près des vaisseaux sanguins et réaliser l’hématose, l’appareil respiratoire est
constitué de deux poumons parenchymateux lobés et reliés au milieu ambiant par des conduits aériens. Il
comprend une zone de conduction rassemblant les conduits ramifiés des poumons, et amenant l’air du
milieu extérieur vers la zone respiratoire (échanges gazeux) composée de très nombreuses cavités appelées
alvéoles.
Macrophage
Pneumocytes de type II
Pores interalvéolaires
Pneumocytes de type I
110
fiche
Glande thyroïde
111
fiche
109 Les voies aériennes inférieures
Chapitre 11 – Le système respiratoire
Face postérieure
Trachée
Lobe supérieur Œsophage Cartilage
Lobe
supérieur hyalin de
Bronche principale la tunique
Muscle trachéal moyenne
Bronche lobaire
(secondaire) Adventice
Lobe Muqueuse lumière
moyen de la
Sous-muqueuse trachée
Glande séro-
Lobe muqueuse dans
inférieur Bronche la sous-muqueuse
segmentaire Face antérieure
(tertiaire)
SÉRUM
L’arbre bronchique Cils
Cellule épithéliale
Bien que maintenues ouvertes, les bronches Cellule
peuvent varier de diamètre pour offrir plus ou caliciforme
moins de résistance au passage de l’air, et se
protègent de la dessiccation grâce à un sérum
surmonté d’un mucus. Membrane
basale
SOUS-MUQUEUSE
Larynx
3
Bronches de plus
en plus petites 4
5
11 10 000 100
Bronchioles 14
ZONE Bronchioles respiratoires, 15
puis alvéolaires 80 000 000 5 000
RESPIRATOIRE 22
(5 L)
Alvéoles 23 300 000 000 1 000 000
112
fiche
Phagocytose
facilitée
Alvéole
Cellule
endothéliale Stabilisation
Cellule en
Pneumocyte I Sang apoptose
Production
Capillaire alvéolaire
Macrophage
alvéolaire
Virus
Membrane basale
Bactérie
Protéine SP-D
Protéine SP-A
Surfactant phospholipidique
Bien qu’étant le lieu des échanges gazeux respiratoires, la membrane alvéolo-capillaire exerce une
fonction de barrière entre l’air alvéolaire et le sang afin d’empêcher l’entrée des substances et des
micro-organismes inhalés.
Ce sont les protéines SP (Surfactant Protein) A et D du surfactant qui ont le plus grand rôle protecteur.
113
fiche
111 Les alvéoles
Chapitre 11 – Le système respiratoire
Petite sphère
r Grande sphère
P
r
EAU Collapsus
Rassemblées en saccules, les
alvéoles ont un volume AIR
variable. Ceci tend, lors de P1 = 2T P2 = T
l’expiration, à faire passer l’air
des petites aux grandes
alvéoles, où la pression est Petite alvéole : Grande alvéole :
r1 = 1 r2 = 2
plus faible, au risque de P1 = 2 × T/1 P2 = 2 × T/2
collaber la petite. P1 = 2T P2 = T
Ce phénomène est empêché Avec surfactant
par le surfactant, qui réduit la Partie hydrophile
tension superficielle du film EAU Partie hydrophobe
aqueux de l’alvéole. Équilibre
AIR
P=0,5T P=0,5T
114
fiche
L’expiration
Expiration forcée
Muscles intercostaux
Au repos, l’expiration de l’air est passive internes
car déclenchée par le relâchement des
muscles inspiratoires. Le phénomène
peut être actif lors d’un effort physique. Il
met alors en jeu les muscles intercostaux
internes, et les muscles abdominaux.
Muscles abdominaux
Viscères
comprimés
Grâce à une pression interne toujours inférieure de 4 mmHg à la pression atmosphérique, la plèvre
permet aux poumons, dépourvus de fibres musculaires, de coller à la paroi interne du thorax et de suivre
ses mouvements lors de l’inspiration et de l’expiration.
Pression Pression
Muscle intercostal atmosphérique (mmHg) Inspiration Expiration
760 mmHg 762 Pression
Côte Paroi thoracique intraalvéolaire
Plèvre pariétale 760
Pression Pression
Espace pleural transpulmonaire transpulmonaire
760-756 758
Plèvre viscérale
= 4 mmHg
Poumon
756
Pression
754 intrapulmonaire
Volume (L) Volume respiratoire
0,5
Diaphragme 0
115
fiche
113 Les volumes et capacités respiratoires
Chapitre 11 – Le système respiratoire
Le spiromètre
Un spirogramme
Volume
(mL)
6 000
116
fiche
Gaz N2 O2 CO 2 H2 O Total
L’hémoglobine
Structure : 4 molécules d'hème, contenant
Dans l’air, les gaz respiratoires exercent leur propre chacune un atome de fer (Fe2+),
sur lequel vient se fixer une
pression dite partielle (PO2 et PCO2), en fonction de
molécule d'O2
leur proportion dans le mélange (différente entre
l’atmosphère et l’alvéole), et diffusent de leur Fe2+
pression la plus élevée à la moins élevée.
Mais dans les liquides, ce transport est limité par la
solubilité de chaque gaz, qui diffère selon leurs
propriétés chimiques. L’O2 est très peu soluble dans
l’eau par rapport au CO2. C’est pourquoi
l’hémoglobine va avoir un rôle essentiel dans le Chaîne
transport de l’O2 dans le plasma sanguin. polypeptidique
Molécule d'hème
Conditions normales Manque d'oxygène
P O2 = P O2 = O2 vient se fixer
100 mmHg Alvéoles 31 mmHg sur le Fe2+
117
fiche
115 Les respirations externe et interne
Chapitre 11 – Le système respiratoire
Chaque gaz respiratoire diffuse selon son gradient de pression partielle (PO2 et PCO2), entre l’extérieur
et l’alvéole, entre l’alvéole et le sang des capillaires pulmonaires (respiration externe) pour réaliser
l’hématose, et entre le sang et les tissus de notre organisme (respiration interne) pour assurer leur
fonction en leur amenant l’O2 et en emmenant de CO2 produit en excès par le métabolisme tissulaire.
P O2 = 160
P CO2 = 0,4 Autres tissus
Alvéoles
pulmonaires
P O2 = 100 P O2 = 40 P O2 = 100 P O2 = 40
P CO2 = 40 P CO2 = 45 P CO 2 = 40 P CO 2 = 45
Le couplage ventilation-perfusion
Alvéoles bien
Le temps de contact entre l’air alvéolaire et le ventilées
Alvéoles
sang au niveau de la membrane alvéolo-capil- PO 2m
mal ventilées
PCO2 k
laire est essentiel à l’efficacité de l’hématose.
Capillaires Capillaires
perfusés par perfusés par
du sang bien du sang moins
hématosé hématosé
Dilatation
artériolaire Si hypoventilation alvéolaire
Constriction
Alvéoles artériolaire
bien ventilées
Alvéoles L’anatomie des poumons est responsable des
mal ventilées
variations de la capacité des poumons à
s’étirer (compliance), et donc de la ventilation.
Capillaires Capillaires
moins perfusés La perfusion sanguine capillaire s’en trouve
plus perfusés
donc recrutée de manière hétérogène, afin
d’optimiser la diffusion à partir des alvéoles
Adaptation de la perfusion à la ventilation aux PO2 les plus hautes.
118
fiche
HHb 4 O2 HbO2
Poumons 100
+ + 4 H+ O2 libéré dans les
Tissus tissus au repos
% de saturation en O2
80
de l’hémoglobine
Désoxyhémoglobine Oxyhémoglobine
60 O2
PO2 25 % 50 % 75 % 100 % supplémentaire
libéré dans les
40 tissus pendant
l’activité physique
20
« Tendue » « Relâchée »
Très rapide
0 P dans les tissus
20 40 60 80 100 O 2
(en mmHg)
Oxyhémoglobine et désoxyhémoglobine Courbe de dissociation
de l'oxyhémoglobine (Barcroft)
Plusieurs molécules ou autres paramètres physiologiques en lien avec l’activité tissulaire peuvent
influencer la libération du dioxygène de la molécule d’hémoglobine. Alors que le CO2, les protons H+, ou
le 2,3-diphosphoglycérate (un intermédiaire de la glycolyse) provoquent un retour de l’hémoglobine à
sa conformation « tendue » en se fixant dessus, la température exerce cet effet en modifiant l’agitation
moléculaire.
Un déplacement de la courbe de Barcroft vers la droite signifie une libération d’O2 facilitée, et se nomme
effet Bohr.
CO2 ,H+,2,3-DPG...
Température pH P CO2
100 100 100
% de saturation en O2
% de saturation en O2
% de saturation en O2
80 80 80
de l’hémoglobine
de l’hémoglobine
de l’hémoglobine
60 60 60
40 40 40
20°C 7,6
P CO 2 = 20 mmHg
37°C 20 7,4 P CO 2 = 40 mmHg
20 20
7,2 P CO 2 = 80 mmHg
43°C
0 0 0
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
P O 2 (en mmHg) P O 2 (en mmHg) P O 2 (en mmHg)
119
fiche
117 Le transport du dioxyde de carbone
Chapitre 11 – Le système respiratoire
Tissus
- Dans les hématies (grande majorité) : NH2 + CO2 NH-COO– + H+
Poumons
• 7 % sous forme dissoute dans le plasma
Hb : Hémoglobine ; AC : Anhydrase carbonique ; Cl− : ion chlorure. H+ : proton ; • Système antiporteur membranaire.
La carbhémoglobine (Hb·CO2) et le HCO3– sont Au niveau des poumons, l’O2 se fixe sur
produits dans les hématies mais le HCO3– en l’hémoglobine qui libère alors ses protons H+,
sort grâce au phénomène d’Hamburger. lesquels facilitent les réactions précédentes
Les protons produits lors des réactions sont dans le sens inverse. Le CO2 passe alors sous
tamponnés par l’hémoglobine et les protéines forme dissoute dans le plasma puis sous
plasmatiques. forme de gaz dans l’alvéole.
120
fiche
Dans O2, chaque atome O attire Dans H2O, O attire partiellement Les charges –δ de la molécule H2O repoussent
vers lui les 2 doublets le doublet d'électrons qui lui transitoirement les électrons (négatifs) de la
d'électrons qui se lient entre eux permet de se lier aux H molécule d'O2 et déforment son nuage
La répartition du nuage La répartition des charges est électronique. Ceci laisse apparaître un excès
électronique est symétrique dite asymétrique de charges (–δ) sur l'atome O distal, et un
La molécule d'O2 est apolaire La molécule d'H2O est dite déficit (+δ) sur l'atome O proximal. Il en résulte
(non polaire). polaire des interactions faibles très transitoires
faible solubilité
La répartition des charges partielles est symétrique La molécule de CO2 peut se solubiliser grâce à des
La molécule de CO2 est globalement non polaire liaisons hydrogène avec l'eau, ou peut créer une liaison
chimique (réaction d'hydratation)
121
fiche
119 L’adaptation de la ventilation pulmonaire
Chapitre 11 – Le système respiratoire
La contraction des muscles respiratoires est déclenchée par des influx nerveux issus du centre respira-
toire, un réseau complexe de plusieurs amas de neurones du bulbe rachidien (qui génèrent le rythme
ventilatoire) et du pont (qui consolident l’alternance inspiration – expiration).
Pour s’adapter au milieu aérien et aux besoins de l’organisme en activité, le centre respiratoire intègre
des signaux sensoriels périphériques pour modifier le rythme ou l’amplitude ventilatoires.
Centre Groupe
pneumotaxique respiratoire
du pont
Nociception, Pont Consolide
émotions, Centre l'alternance
contrôle apneustique inspiration-
volontaire expiration
Bulbe Groupe
Chimiorécepteurs centraux GRD rachidien respiratoire du
(PCO2, H+) bulbe rachidien
Vers les Génère le rythme
Vers les GRV muscles ventilatoire
muscles expiratoires
inspiratoires
Muscles
sterno-cléido-
mastoïdiens
Inspiration
Chimiorécepteurs périphériques
(PO2, PCO2, H+)
Glomus carotidien
Glomus aortique
Mécanorécepteurs pulmonaires
(distension des bronches et
alvéoles) & récepteurs des
composés chimiques irritants
Muscles intercostaux internes
Muscles intercostaux externes
122
Chapitre 12 – Le système digestif
fiche
Peptide
Oside
Glycérol
Acide aminé Nucléotide
Ose + 3 acides gras
123
fiche
121 L’appareil digestif : généralités
Chapitre 12 – Le système digestif
Mastication
Mucus Déglutition SOS : sphincter
Enzymes (amylase) Digestion Cavité buccale œsophagien
Bol alimentaire
Sécrétion supérieur
Chyme
Enzymes (peptidase, Segmentation
disaccharase...) Digestion
Hormones (sécrétine, CCK...) Absorption
Sécrétion
Féces
Anus
Les fonctions :
• sécrétion de sucs digestifs par les glandes annexes ou par le tube lui-même ;
• motilité. Brassage des aliments ; progression le long du tube par des mouvements péristaltiques ;
segmentation à l’intérieur de l’intestin grêle ;
• digestion mécanique (mastication) et chimique (transformation des aliments en molécules
assimilables par l’organisme) ;
• absorption des produits de la digestion ;
• protection, grâce à la flore intestinale.
124
fiche
Glandes de Brunner
Cryptes gastriques (sécrètent du mucus)
Chorion
Muscularis mucosae
SOUS-MUQUEUSE
1
MUSCULEUSE
Interne (fibres
circulaires)
2
Externe (fibres
longitudinales)
SÉREUSE
Œsophage Estomac Intestin grêle Côlon
125
fiche
123 Le système nerveux entérique
Chapitre 12 – Le système digestif
Le fonctionnement de l’appareil digestif est assuré par une division du système nerveux végétatif (SNV),
que l’on appelle extrinsèque car les centres nerveux sont situés en dehors de l’appareil digestif, mais
aussi par un système nerveux intrinsèque appelé entérique, lui-même sous contrôle du SNV
extrinsèque.
Cellules sécrétrices
Mécanorécepteurs,
chimiorécepteurs
Muqueuse
Fibre
sous-muqueuse
afférente
Couche
extrinsèque Plexus sous-
muqueux de
Vaisseau sanguin Meissner
Fibres
SN musculaires
parasympathique + −
circulaires
musculeuse
ACh
Couche
Plexus
pΣ NA myentérique
ou d'Auerbach
+ (ACh Fibres
− (VIP) musculaires
longitudinales
Σ
SN sympathique
Centres nerveux
(SN végétatif extrinsèque) Neurones afférents primaires (ou sensoriels) (IPAN, Intrinsic
Primary Afferent Neurons). Détectent des paramètres physiques
(tels que le niveau de tension dans la paroi de l’intestin) ou
chimiques.
Neurones moteurs. Assurent la contraction des muscles lisses,
ont une action sécrétrice (« sécrétomoteurs »), ou induisent une
vasodilation des vaisseaux sanguins.
Interneurones. Assurent le lien entre les deux autres types.
Le SNE régule les sécrétions d’hormones et d’ions bicarbonate (HCO3-). Il régule également les mouve-
ments d’eau et d’électrolytes entre la lumière du tube et les tissus en contrôlant la perméabilité des
intestins et l’activité des neurones sécrétomoteurs.
126
fiche
Luette
Glande
Langue parotide
Canal
parotide
Canaux
sublinguaux
Glande
sublinguale
Canal
sous-maxilliaire
Glande
Les dents sous-maxilliaire
Émail
Couronne
Odonte
Os alvéolaire 2 1 2 3
I + C + PM + M
Racine 2 1 2 3
Artère
Veine
Nerf
127
fiche
125 L’œsophage et la déglutition
Chapitre 12 – Le système digestif
Aliments
Épiglotte Le SOS
Larynx
SOS fermé s’ouvre
La langue pousse le bol dans le pharynx. L’ascension de l’os hyoïde (montée du larynx),
L’activation des mécanorécepteurs déclenche et l’obturation de la trachée par l’épiglotte,
le programme de la déglutition. préviennent le risque de fausse route.
La luette obture les fosses nasales. Les sphincters se relâchent.
Étape œsophagienne
Œsophage
Constriction
Le sphincter œsophagien supérieur (SOS) se Vague
ferme. Le bol progresse grâce à une onde péristaltique
péristaltique. Du mucus, dont la sécrétion est
déclenchée par la présence du bol dans
l’œsophage, facilite la progression. Le sphincter Relaxation
SOI
œsophagien inférieur (SOI) se relâche, le bol
alimentaire pénètre dans l’estomac.
Estomac
ŒSOPHAGE
128
fiche
L’estomac 126
ANTRE
Brassage et vidange
L’épithélium gastrique
Cellule entéroendocrine
Gastrine
L’HCl dénature les protéines et
Cholécystokinine
fragmente les tissus conjonc-
tifs et musculaires. La pepsine
digère les protéines. La lipase
En rouge : les sécrétions
sert à la digestion des lipides.
En bleu : les nutriments digérés par les enzymes produites par les cellules.
129
fiche
127 L’intestin grêle
Chapitre 12 – Le système digestif
Duodénum Sucs
pancréatiques
Valve iléocæcale
(prévient tout reflux
du gros intestin Sécrétions Jéjunum
vers l'intestin grêle) MÉSENTÈRE duodénales
INTESTIN
GRÊLE
=
Duodénum
GROS INTESTIN +
Iléon Jéjunum
+
Iléon
L’épithélium intestinal
Musculeuse Cellules
(1 couche de fibres longitudinales,
1 couche de fibres circulaires) épithéliales Entérocyte
Capillaire (ou cellule
lymphatique absorbante)
Cellule
Microvillosité caliciforme :
Lumière
intestinale produit le mucus
Capillaires
sanguins Cellule endocrine
Valvules
(replis
circulaires)
130
fiche
La défécation
Symphyse pubienne
Tractus gasto-
Le microbiote intestinal intestinal proximal
Lactobacillus
Estomac 10 1
Veillonella
Helicobater
C’est l’ensemble des bactéries hébergées par
l’intestin. Il permet de produire des enzymes Duodénum 10 3
digestives ; de conjuguer les acides biliaires, Bacili
aidant ainsi à l’absorption des lipides ; de 10 4 Streptococcacae
Jéjunum
synthétiser les vitamines B2, B5, B6, B8, B12, K ; Actinobacteria
Actinomycinaeae
de stimuler l’immunité. Corynebacteriaceae
Ileon 10 7
Côlon 10 12 Lachnospiraceae
Bacteroidetes
Tractus gastro-
intestinal distal Cellules/gramme
131
fiche
129 La motilité gastrique et intestinale
Chapitre 12 – Le système digestif
Les muscles lisses situés dans les parois du tube digestif font progresser le bol alimentaire ou le chyme
depuis la bouche jusqu’au rectum (péristaltisme), brassent les aliments dans l’estomac, réalisent la
vidange gastrique, segmentent le chyme dans l’intestin grêle, et éliminent les selles. Les contractions
musculaires sont générées par le système nerveux végétatif extrinsèque ou le système entérique (SNE).
Jonction gap
En dehors des repas, l'activité motrice présente une succession de phases qui se répètent de manière
cyclique, chaque cycle durant approximativement 130 minutes. Le CMM débute dans l’estomac et se
propage vers l’iléon. Il est interrompu par la prise de nourriture.
20
kPa
Antre (estomac) 0
20
kPa
Duodénum 0
Phase IV :
activité fortement réduite,
Phase I : transition entre les phases III et I
repos
Phase II : Phase III :
contractions rapides et contractions régulières de grande
désorganisées qui brassent amplitude qui assurent la progression
le chyme et le segmentent des aliments de l’estomac à l’iléon
132
fiche
Réflexe Réflexe
gastrogastrique gastrocolique
Réflexe intestino-intestinal
Distension du côlon
Mouvements
de masse du côlon
Inhibition de la motilité
intestinale
133
fiche
131 Le système biliaire : structure
Chapitre 12 – Le système digestif
Veine
centrolobulaire
Veine interlobulaire
(vers la veine hépatique) Veine
Lobule centrolobulaire
hépatique
Sinusoïde Sinusoïdes
hépatique hépatiques
Canalicule
biliaire
Canal biliaire
Veine porte Triade Triade Canal
porte Hépatocyte Cellule de Küppfer porte biliaire
Artère hépatique
134
fiche
Les sels biliaires sont constitués d’acide cholique et d’acides chénodésoxycholiques. Ils ont des proprié-
tés émulsifiantes : ils permettent aux lipides de former de très petites gouttelettes et d’être ainsi plus
accessibles aux enzymes.
La bile contient aussi de la bilirubine, un résidu ferreux de la dégradation de l’hémoglobine, qui est
réabsorbé et sécrété dans la bile.
Le cycle entérohépatique
FOIE 1
135
fiche
133 Le pancréas
Chapitre 12 – Le système digestif
Le pancréas est une petite glande allongée située au-dessous de l’estomac. Il assure une fonction
exocrine en libérant le suc pancréatique dans le duodénum. Il assure en outre une fonction endocrine,
en contrôlant le métabolisme glucidique.
Les cellules de la paroi des canaux excréteurs sécrètent un liquide riche en ions bicarbonates.
Les cellules des acini secrètent :
• des enzymes protéolytiques qui digèrent les protéines ;
• l’amylase pancréatique qui transforme les polysaccharides en disaccharides ;
• la lipase pancréatique qui est la seule enzyme capable de digérer les lipides.
Canal excréteur
Canaux hépatiques
droit et gauche
Vésicule biliaire
Canal hépatique
Canal cystique Acinus
Canal cholédoque Cellule
Bile concentrée de l'acinus
Canal accessoire
de Santorini Appareil de Golgi
Réticulum
endoplasmique
rugueux
Noyau
Mitochondrie
Pancréas
Capillaire
Îlot de langerhans
Ampoule de Vater
136
fiche
Phase céphalique
Aliment acide -
Pensée
Odeur Sécrétions Sécrétion mucus riche
Vue des aliments en HCO3–
Goût
Estomac Glande
salivaire
Sécrétions
Distension de
la paroi -
pH élevé
Sécrétions
Sécrétion de gastrine
Sécrétion d'HCl
Pancréas
Sécrétions
Sécrétions Foie
Distension de
la paroi Présence de
protéines et lipides Sécrétion de CCK, sécrétine et GIP
pH faible
Sécrétion d'eau et de mucus alcalin
- -
137
fiche
135 La digestion chimique
Chapitre 12 – Le système digestif
La digestion correspond au fait de « casser » les macromolécules pour obtenir des molécules plus
petites, facilement assimilables par les entérocytes. Ces transformations correspondent le plus souvent
à des réactions d'hydrolyse et nécessitent l'aide d'enzymes.
138
fiche
L’absorption 136
Triglycérides 4
Passage
paracellulaire
Vaisseau sanguin Acides
aminés
Na + Na +/K+
Vaisseau chylifère H+ ATPase
K+
139
Chapitre 13 – Le système excréteur
fiche
137 L’organisation de l’appareil urinaire
Chapitre 13 – Le système excréteur
Constitué de deux organes excréteurs, les reins, et des voies excrétrices, l’appareil urinaire permet
l’élimination des déchets par l’urine, le maintien de la volémie, des équilibres ionique et acido-basique,
et de la pression artérielle.
Glande surrénale
Rein droit
Jonction pyélo-urétérale Bassinet
Veine rénale Organe excréteur
Uretère Artère rénale
Rectum
Utérus
Voies excrétrices
Vessie
Urètre
Grâce à une vascularisation importante, les reins permettent la purification et l’équilibration des compo-
sants du sang. Ils contiennent chacun un million de néphrons qui sont les unités fonctionnelles.
Le rein est constitué de trois parties Le néphron est composé de deux parties
1
2 4
BASSINET
(recueille l'urine
produite)
5
Artère
Uretère
3 Veine
CORTICALE
Glomérule Le tubule rénal, intervenant dans les
Néphron échanges rénaux, entouré d’un riche réseau
de capillaires. On distingue successivement le
Artère tube contourné proximal (2), l’anse de Henlé
MÉDULLAIRE
Veine (3) et le tube contourné distal (4), qui
débouche dans le tube collecteur (5).
140
fiche
Capsule de
Bowman Lumière du Membrane basale
capillaire
glomérulaire
Lumière de Podocyte
la capsule
de Bowman
Feuillet externe
de la capsule L’urine primitive a une composition proche
de Bowman
de celle du plasma à l’exception des
Feuillet interne
molécules de plus de 5 nm de diamètre qui
de la capsule ne traversent pas la membrane de filtration
de Bowman et restent dans le sang.
(podocyte)
Tube contourné
proximal
Flux sanguin
Pression hydrostatique
glomérulaire (PHg = 55 mmHg)
Pression hydrostatique
capsulaire (PHc = 15 mmHg)
Pression
oncotique
glomérulaire
(POg = 30 mmHg)
141
fiche
139 La réabsorption tubulaire
Chapitre 13 – Le système excréteur
H+
CO 2 ++H 2 O Cl – Na +
AC
H 2 CO3
Na +
3Na+
3HCO3– Na +
Na+/K+ATPase 3Na+
2K +
Capillaire péritubulaire
Ca2 + 2K+
TCD
H2 O K+
TCP
Cl –
3Na+ K+
3Na +
2K +
2K +
Les ions Ca2+, K+ et l’eau empruntent la voie paracellulaire (jonctions serrées). Le reste des ions et des
molécules passent par la voie transcellulaire en utilisant plusieurs types de transporteurs. Un
ajustement de la balance hydrosodée (réabsorption finale d’eau et de Na+) se fait dans le tube
contourné distal (TCD) et dans le tubule collecteur sous régulation hormonale (ADH, aldostérone).
142
fiche
Na + Urates Na + +
K + K Cl –
H+
H+
Na + K+
Na +
Glutamine
H+
K+ ATP
Na + Glutaminase
NH4+ Na +
2 NH 4+ α-céto-glutarate
H+
ATP
Urée K+
NH3 2 NH 3 HCO3
–
HCO3–
+ H+ H+
ATP
NH4+ Urine
dé nitive
Les ions H+ sont sécrétés le long du tube rénal D’autres substances, comme les médicaments
en fonction de l’acidité du milieu interne. Ils ou les anabolisants, sont sécrétées le long des
forment l’ammonium (NH4+) en se combinant tubes rénaux.
aux ions ammoniac (NH3)
143
fiche
141 La composition de l’urine
Chapitre 13 – Le système excréteur
La dilution (excès d’eau) ou la concentration de l’urine (excès de solutés) est permise grâce à un
mécanisme à contre-courant, s’effectuant au niveau de l’anse de Henlé et de ses vaisseaux sanguins, les
vasa recta.
300 100
----- TCP
TCD
++++
Urée 100
1200 1200
Urine
diluée
Légende
144
fiche
La miction 142
145
fiche
143 La mesure de la fonction rénale
Chapitre 13 – Le système excréteur
La fonction rénale est estimée par la mesure du débit de filtration glomérulaire (DFG). Le DFG est mesuré
par le dosage de la clairance d’une substance.
Clairance Clairance
de l’inuline de la créatinine
L’inuline est une La créatinine est filtrée
substance qui n’est ni par les glomérules et
réabsorbée, ni sécrétée, partiellement sécrétée
ni métabolisée. par les tubules.
20 40 60 80 100
PAH plasmatique (mg·100 mL–1)
146
fiche
Apports SOIF
Production hydriques
d'hématies
Vasoconstriction Aldostérone
Hématies
Surrénale
Réponse à Volume
l'érythropoïétine plasmatique ADH
Volume
Moelle plasmatique Pression Angiotensine II
osseuse rouge Pression artérielle
artérielle
Hypothalamus
Enzyme de
conversion
Production
d'érythropoïétine
Érythropoïétine Réabsorption Na+
Réabsorption H2O Angiotensine I Poumon
Rénine
1 3 Angiotensinogène
Concentration
d'oxygène (hypoxie) Rein
Lumière
25-hydrovitamine D
Foie
2
Prostaglandines 1-alpha hydroxylase Vitamine D3 Vitamine D2
4 (cholécalciférol) (ergocalciférol)
Endothélines Débit sanguin rénal
Débit sanguin rénal
1,25-dihydroxyvitamine D
(forme active de la vitamine D)
147
fiche
145 L’équilibre hydrique
Chapitre 13 – Le système excréteur
Gains Pertes
Pour que le volume d’eau soit constant
dans l’organisme, il faut que les entrées Métabolisme Excréments
soient égales aux sorties. La régulation Aliments Sueur
fait intervenir la neurohypophyse (centres Boissons Évaporation pulmonaire et cutanée
de la soif ) et le rein.
Urine
Osmolarité plasmatique
Déficit en eau
Excès en eau
Récepteurs osmotiques
de l’hypothalamus
− + SOIF − −
ADH
Tube collecteur
+ −
Perméabilité
à l'eau
Excrétion d’un
faible volume Excrétion d’un
gros volume
d’urine Réabsorption
concentrée de l'eau d’urine diluée
Aquaporine
Récepteur ADH
600 à l'ADH
Filtrat mOsm
300 mOsm 600 700
mOsm mOsm
148
fiche
Angiotensine II
– +
– + Concentration en
Concentration en Aldostérone Aldostérone
Na+ du plasma Na+ du plasma
Cortico-
surrénale
– Rénine +
Rénine
– +
Réabsorption Réabsorption
du Na+ du Na+
Tube distal
Rein
149
Chapitre 14 – Le métabolisme
fiche
147 Notions de bioénergétique
Chapitre 14 – Le métabolisme
CO 2 Dégradation par
Synthèse par réductions
oxydation
O2 2H2O Molécules
ATP simples ATP Consommation d'énergie
Libération d'énergie
(réaction exergonique) (réaction endergonique)
La quantité d’énergie totale contenue dans le composé est appelée enthalpie (H). Une partie
seulement de cette énergie est appelée énergie libre (G) (Go à 25 °C, pH 7).
Couplage énergétique : l’énergie produite lors des réactions de catabolisme est stockée sous la forme
de liaisons entre des ions phosphates et des nucléotides (ATP, ADP). Ces liaisons sont riches en énergie.
Endergonique
mécanique,
Exergonique
Exergonique
(hydrolyse)
(hydrolyse)
travaux
cellulaires...
ATP + H2O ADP + H3PO4 (ΔGo = – 30,5 KJ)
150
fiche
Chapitre 14 – Le métabolisme
Alors que seules certaines cellules peuvent stocker l’énergie, toutes sont capables de métaboliser les
nutriments pour produire de l’ATP.
Les triglycérides. Leur dégra- Les acides aminés. Ils sont Le glucose. Il est trans-
dation en acides gras s’appelle désaminés pour produire formé en pyruvate lors de
la lipolyse. Les acides gras du pyruvate qui intègre la la glycolyse. En conditions
subissent le processus de glycolyse et le cycle de anaérobies, le pyruvate est
β-oxydation dans les mito- Krebs. dégradé en lactate. En condi-
chondries (hélice de Lynen), tions aérobies, le pyruvate
pour donner de l’acétylCoA intègre le cycle de Krebs.
qui intègre le cycle de Krebs.
Les lipides. Les acides gras Le glucose. Il est stocké dans le foie et dans les muscles sous
peuvent être stockés dans les forme de glycogène (glycogénogenèse). Le glycogène libère du
adipocytes sous forme de glucose lors de la glycogénolyse. Le foie et le rein produisent du
triglycérides. Le foie fabrique glucose à partir du lactate, des acides aminés, du glycérol, au
des acides gras à partir de cours de la néoglucogenèse (ou gluconéogenèse).
l’acétylCoA, puis des triglycé-
rides (lipogenèse).
151
fiche
149 Le contrôle du comportement alimentaire
Chapitre 14 – Le métabolisme
La prise alimentaire est contrôlée par des facteurs hormonaux et nerveux, élaborés avant la prise alimen-
taire (anticipation, phase cérébrale), pendant ou après celle-ci. Sa régulation se fait essentiellement au
niveau de l’hypothalamus.
1 - Phase préprandiale. La sensation de faim et la baisse de la glycémie activent les voies orexigènes,
déclenchant la prise alimentaire.
2 - Phase prandiale. Des signaux cérébraux (diminution du caractère agréable d’un aliment) ou digestifs
activent les voies anorexigènes, conduisant au processus progressif de rassasiement.
3 - Phase postprandiale. Des signaux satiétogènes (distension de l’estomac, sécrétion de cholécystoki-
nine CCK ou d’insuline, taux élevés de glucose…) agissent sur l’hypothalamus.
régulation
- de la prise
+ Aire hypothalamique latérale (LHA) alimentaire
+
Noyau arqué (ARC)
- -
POMC
NPY - + (α-MSH)
AgRP
-
Noyau du tractus
+ + solitaire (NTS)
Distension
Ghréline gastrique Peptide YY CCK Glucose Insuline Leptine
Pancréas
152
fiche
Chapitre 14 – Le métabolisme
Le métabolisme dépend de différents organes (foie, muscles squelettiques, tissu adipeux), de systèmes
régulateurs (hormonaux et nerveux) et de l’apport ou non d’aliments, définissant des phases métabo-
liques postprandiale et de jeûne.
Glycérol
Foie Lactate
Pyruvate
Glycogène Aa Glycogène
TG
Glc AG
Aa Glc AG
AG
Corps
cétoniques
Tube
digestif
- Tous les tissus
Intestin consommateurs
Les réserves sont indiquées en hachuré ; Aa ; acides aminés, AG : acides gras ; Glc : glucose ; TG : triglycérides.
Le stockage énergétique est limité à 100 g de Un état de jeûne est défini comme une période
glycogène dans le foie et 300 g dans le muscle, de carence en apport nutritionnel de 4 à 5 h. Les
soit une réserve énergétique de 24 h. Les neurones et les hématies sont dits « gluco-
triglycérides sont stockés à raison de 10 à 15 kg dépendants » : ils ne peuvent utiliser que le
chez des individus maigres, soit 100 000 kcal, glucose comme substrat énergétique pour
représentant 1 à 2 mois de réserve énergé- fabriquer de l’ATP. Trois phases du jeûne sont
tique. Les protéines de structure de l’orga- distinguées : glucidique, protéolytique et céto-
nisme ne constituent pas des réserves mais nique.
peuvent être recrutées lors de jeûnes prolon-
gés.
153
fiche
151 Le pancréas endocrine
Chapitre 14 – Le métabolisme
La régulation du métabolisme fait principalement appel à des hormones d’origine pancréatique. Les îlots
de Langerhans contiennent des cellules spécialisées qui produisent du glucagon (cellules α), de l’insuline
(cellules β) et de la somatostatine (cellules δ).
L’insuline facilite l’entrée de glucose dans les cellules de l’organisme en augmentant le nombre de
transporteurs GLUT4 présents au niveau de la membrane cellulaire. Dans le foie, elle facilite la synthèse
de glycogène et inhibe la glycolyse et de la gluconéogenèse. Elle stimule la synthèse et inhibe la
dégradation des protéines, et stimule aussi la lipogenèse.
−
Néoglucogenèse +
− Néoglucogenèse Acides aminés
+ −
+ Synthèse protéique Protéolyse
Glucose − Protéine
+ Glycogenèse Glycogénolyse +
Glycogène
+
Acide gras
GLUT 4
Acides gras + Glycérol −↓+
+ Lipogenèse Lipolyse − AcétylCoA CO2
+ ↓
Triglycéride
Corps cétonique
AcétylCoA
H2O
Les effets du glucagon sont dans l’ensemble opposés à ceux de l’insuline. Au niveau du foie, le glucagon
active la glycogénolyse et la lipolyse. Il stimule la néogluconéogenèse. Tout cela concourt à une augmen-
tation du taux de glucose sanguin.
La sécrétion de glucagon est augmentée par la présence d’acides aminés dans le sang, notamment
après un repas protéiné. En revanche, elle est inhibée lorsque le taux sanguin de glucose ou d’acides
gras libres augmente. L’insuline et la somatostatine diminuent également la sécrétion de glucagon.
154
fiche
Chapitre 14 – Le métabolisme
Le cholestérol est indispensable à la vie (synthèse des membranes cellulaires, hormones stéroïdiennes,
sels biliaires). Sa présence dans l’organisme a deux origines : exogène (alimentation) et endogène
(synthèse par toutes les cellules, mais essentiellement le foie). L’alimentation (européenne) apporte
environ 300 mg·jour–1 à l’organisme, et la synthèse hépatique 900 mg·jour–1. Le cerveau synthétise le
cholestérol qui lui est nécessaire.
Lumière 1
Chylomicron résiduel 5
intestinale
Chylomicron HDL Cellule
1 périphérique
4
4
2 2 1
Cellule
intestinale Sang 3
IDL LDL
3 Apolipoprotéine B
LDL
Adipocyte Esters de
cholestérol
Voie exogène. ➊ Les acides gras (AG) et le Voie endogène. ➊ Le foie synthétise du
cholestérol alimentaires sont absorbés par cholestérol. Il compacte ce cholestérol, des TG
les entérocytes, estérifiés en triglycérides et des phospholipides dans des lipoprotéines
(TG) et en esters de cholestérol, et compactés de type VLDL (Very Low Density Lipoprotein).
sous la forme de microsphères très riches en ➋ Des TG sont hydrolysés ; les VLDL
TG, appelées lipoprotéines ou chylomicrons. deviennent des IDL, puis des LDL (Intermediate
➋ Les chylomicrons passent dans la lymphe, et Low Density Lipoprotein). ➌ Les LDL alimen-
puis le sang. les TG sont hydrolysés et ➌ les AG tent les cellules de l’organisme en cholestérol.
sont utilisés par les organes comme le muscle ➍ Le foie capte l’essentiel des LDL et donc du
ou sont stockés sous forme de TG dans les cholestérol, par le récepteur aux LDL.
adipocytes. ➍ Il reste les chylomicrons
résiduels, ➎ qui sont absorbés et dégradés par
le foie, qui s’enrichit ainsi en cholestérol
alimentaire.
Voie inverse. ➊ Le foie et l’intestin fabriquent des HDL (High Density Lipoprotein). Celles-ci se chargent
d’esters de cholestérol et retournent au foie, où elles sont capturées par les hépatocytes. Le cholestérol
sert à la synthèse de sels biliaires, qui subissent le cycle entérohépatique. Il s’agit de la seule voie
d’élimination du cholestérol de l’organisme.
155
fiche
153 Le métabolisme des protides
Chapitre 14 – Le métabolisme
Les protéines ayant de nombreuses fonctions dans l’organisme (rôle enzymatique, protéines muscu-
laires, constituants de l’hémoglobine, des immunoglobulines…), elles sont renouvelées en permanence,
par des mécanismes biochimiques (catabolisme, synthèse…). Ce turn-over est fonction de plusieurs
facteurs nutritionnels et hormonaux.
Alimentation Protéine
Nouvelles protéines
La protéolyse permet
d’éliminer les protéines
anormales ou endomma-
Protéolyse gées, et intervient dans la
Apports Synthèse (dégradation) régulation des taux de pro-
téines clés pour la cellule.
Synthèse On distingue trois voies :
de novo • la voie lysosomale ;
Absorption Acides (endogène)
aminés • la voie calcium-dépen-
libres dante fait intervenir des
calpaïnes cytosoliques ;
Appareil digestif Fonctions
spécifiques, • la voie de l’ubiquitine-
Transformation protéasome.
Oxydation
Urée CO2
156
fiche
La thermorégulation 154
Chapitre 14 – Le métabolisme
L’Homme est homéotherme, c’est-à-dire que sa température corporelle est constamment régulée afin de
rester à une valeur de consigne stable, de 37 °C ; une température de 42 °C correspond à la limite
supérieure compatible avec la vie.
L’organisme doit équilibrer les gains et les pertes de chaleur. La chaleur est produite par l’activité métabo-
lique du corps, mais l’organisme échange des calories avec son environnement de quatre manières :
conduction (par contact direct), radiation (émission par un corps d’ondes électromagnétiques
infrarouges), convection (transfert de chaleur par un courant d’air), et évaporation (passage d’eau de
l’état liquide à gazeux). La majeure partie des échanges de température s’effectue par la peau.
Centre de la Lipolyse
+ +
thermolyse
Glandes
sudoripares
Sudation
Centre de la
thermogenèse Frissons
Vasodilatation Vasoconstriction
Muscles squelettiques
Vaisseaux
sanguins
Les mécanismes de thermogenèse (en rouge) sont activés par une diminution de la température
corporelle. Les mécanismes de thermolyse (en bleu) sont stimulés par une augmentation de la tempéra-
ture corporelle. La thermogenèse sans frisson (graisse brune) chez l’Homme concerne uniquement le
nouveau-né.
157
fiche
155 Le métabolisme phosphocalcique
Chapitre 14 – Le métabolisme
Le calcitriol stimule
Calcitonine PTH Ca
l’absorption duodénale
du calcium et du
phosphore P
+ –
OS
Calcémie
Calcémie
THYROÏDE PARATHYROÏDE
158
fiche
Le pH plasmatique 156
Chapitre 14 – Le métabolisme
Le pH physiologique du sang est compris entre 7,38 et 7,42. L’homéostasie acidobasique et la régulation
du pH sont essentiels pour assurer les fonctions physiologiques normales de l’organisme, et le métabo-
lisme cellulaire.
Le bicarbonate HCO3– se combine à un ion H+ pour donner de l’acide carbonique H2CO3. Ce dernier est
instable et tend à se séparer en CO2 et H2O :
Ainsi, une augmentation de la concentration de H+ déplace la réaction vers la gauche (du CO2 est
produit ; il peut être facilement éliminé par les poumons). En outre, le rein réabsorbe et produit des ions
HCO3– ce qui favorise la production de CO2.
ACIDITÉ
Système
tampon du sang
Les ions HCO3– plasmatiques sont
La ventilation alvéolaire élimine consommés au quotidien par les
chaque jour 15 moles de CO2, issues acides d’origine alimentaire et
du métabolisme cellulaire oxydatif Système tampon des os métabolique. De ce fait, l’excrétion
des tissus, afin de maintenir une et du mésenchyme d’acides par les reins est équiva-
PCO2 artérielle de 40 mmHg. lente à la production de bases ou
de HCO3–.
Le rôle important de la régulation est mis en évidence par les troubles graves (problèmes respiratoires
ou cardiovasculaires, confusion mentale…) provoqués par variations du pH sanguin. On parle
d’alcalose quand le pH sanguin est > 7,42 et d’acidose quand le pH est < 7,38.
159
4 Fonctions
de reproduction
fiche
157 La division cellulaire
Chapitre 15 – Le système reproducteur
Chez l’humain, les cellules sont diploïdes : elles contiennent 23 paires de chromosomes (1 lot vient du
père, 1 autre de la mère).
La réplication de l’ADN
Chromatide Centromère
La méiose
La méiose permet la formation des gamètes mâles (spermatogenèse) et femelles (ovogenèse). Elle
donne naissance à quatre cellules filles, haploïdes (23 chromosomes). Grâce à la recombinaison des
gènes homologues, elle crée des variations génétiques.
Diploïde Haploïde
162
fiche
Peau
L'organe de la copulation est la
Bourse ou verge, ou pénis. L'extrémité
scrotum Dartos (gland) est entourée par un repli
Vaginale cutané, le prépuce.
Gonade : testicule
Les gonades (testicules) sont le
lieu de production des gamètes.
Des conduits recueillent les gamètes à la sortie du testicule et les amènent à l’orifice urogénital :
(1) Épididyme ;
(2) Canal déférent (spermiducte), accompagné de vaisseaux et nerfs. L’ensemble forme le cordon
spermatique, qui suspend le testicule ;
(3) Vésicule séminale : stocke les spermatozoïdes et sécrète le liquide séminal ;
(4) Canal éjaculateur ;
(5) Urètre : conduit le sperme et l’urine jusqu’à l’orifice urogénital (6).
Vessie
2
3
Pubis
4
Corps caverneux
Pénis
Corps spongieux
Prostate
5
Glande de
1 Cowper
Scrotum
Les glandes annexes. La prostate déverse une sécrétion alcaline qui protège les spermatozoïdes, et des
prostaglandines qui stimulent les contractions de l'utérus et des trompes, contribuant à la progression
du sperme.
Les glandes de Cowper sécrètent un mucus alcalin qui neutralise l'acidité de l'urètre et lubrifie le gland.
163
fiche
159 Les testicules : fonction exocrine
Chapitre 15 – Le système reproducteur
Cellule de Sertoli
La spermatogenèse commence
à la puberté. Les cellules
germinales (spermatogonies)
prolifèrent par mitoses, devien- Noyau de la
nent des spermatocytes I, qui cellule de
subissent la méiose et devien- Sertoli
nent des spermatocytes II qui
donneront naissance à des
spermatides, puis à des sperma-
tozoïdes. Spermatozoïde
Spermatocyte I
(2n)
Cellule
germinale Spermatocyte II (n)
(2n) Spermatide
Mitochondries
164
fiche
–
– Cellules sécrétrices +
de LH et de FSH +
+ +
–
La testostérone passe dans les La FSH stimule la production d’ABP (Androgen Binding
cellules de Sertoli. Elle exerce en Protein) par les cellules de Sertoli. L'ABP se lie à la testosté-
outre un rétrocontrôle négatif rone et permet son maintien en concentration élevée dans
sur la production de LH et de le tube séminifère. Elle participe ainsi à la dernière étape
GnRH (Gonadotropin Releasing de la spermatogenèse (spermatide spermatozoïde).
Hormone).
Cellules de Leydig
Cellule de Sertoli
Capillaire sanguin
165
fiche
161 L’appareil reproducteur féminin
Chapitre 15 – Le système reproducteur
Ligament suspenseur
Pavillon
Ovaire, lieu de production des gamètes
Oviducte (ou trompe de Fallope, ou trompe
utérine). Conduit l'ovocyte vers l'utérus.
Corps
Utérus Isthme
Col
Pubis
Organes de la Vagin (fermé par un repli
copulation muqueux, l'hymen)
Clitoris
Plancher pelvien
Clitoris
Capuchon
Gland
Utérus
Corps caverneux Histologiquement, l'utérus est constitué de trois couches :
- une couche séreuse, l'adventice (1) ;
Piliers du clitoris
- une couche musculeuse : le myomètre (2) ;
Ori ce urinaire - une couche muqueuse : l'endomètre, lui même séparé
Bulbe du en une couche résiduelle (a), et une couche fonctionnelle (b).
vestibule
Entrée du vagin Lumière utérine
Réticulum
Sinusoïdes veineux
Capillaires
b
Glande utérine
Vulve (ensemble des organes génitaux externes)
Veine
Mont de Vénus Artère spiralée
(poils pubiens) 3
Artère arquée
Prépuce
Gland
du clitoris a
166
fiche
Thèque externe
Follicule de De Graaf
Histologie
167
fiche
163 Les ovaires : fonction endocrine
Chapitre 15 – Le système reproducteur
HYPOPHYSE
HYPOPHYSE ANTÉRIEURE
ANTÉRIEURE
–
– Cellules productrices
+ de FSH et LH
ou
–
–-
Cholestérol
Des petites quantités de LH et de FSH permettent la maturation d'un follicule. Les follicules libèrent
des œstrogènes qui exercent un rétrocontrôle négatif sur la production de LH et FSH.
Peu avant l’ovulation, le follicule de De Graaf libère de fortes quantités d'œstrogènes. Le rétrocontrôle
devient positif : la production de GnRH par l'hypothalamus, et donc de LH et de FSH par l'hypophyse,
est stimulée.
168
fiche
40
20
Menstruations
0
1 14 28 jours
Ovulation
HORMONES OVARIENNES
15 150
Progestérone Œstradiol
10 100
ng·mL–1
pg·mL–1
5 50
Menstruations
0 0
1 14 28 jours
Ovulation
ÉVOLUTION DES FOLLICULES OVARIENS
ÉVOLUTION DE L'ENDOMÈTRE
① ② ③
① Phase menstruelle. S'il n'y a ② Phase prolifératrice (ou de crois- ③ Phase sécrétrice. Les hormones
pas eu fécondation, une partie de la sance). Les œstrogènes induisent la stimulent le développement de l'endo-
muqueuse utérine se détache et est croissance de l'endomètre. Ce phéno- mètre, et sécrètent un liquide nutritif
évacuée. mène prépare l'utérus à l'implantation pour permettre la survie de l'embryon
éventuelle d'un ovule fécondé. s'il y a lieu.
169
Chapitre 16 – De la fécondation à la puberté
fiche
165 De la fécondation…
Chapitre 16 – De la fécondation à la puberté
Dans la trompe utérine, la rencontre du gamète mâle (spermatozoïde) et du gamète femelle (ovocyte)
n’aboutit que pour les spermatozoïdes ayant acquis préalablement leur propriété fécondante grâce au
mucus de l’endomètre (capacitation).
Spermatozoïde
capable de fusion
Mécanisme de la fécondation membranaire
Les spermatozoïdes doivent traverser la dernière couche de cellules folliculaires (corona radiata),
s’attacher aux glycoprotéines de la zone pellucide, puis solubiliser celle-ci (réaction acrosomique), avant
de pénétrer l’ovocyte par fusion de leurs membranes plasmiques. Les granules corticaux alors adressés à
la membrane ovocytaire libèrent leur contenu (réaction corticale) empêchant la pénétration d’un
deuxième spermatozoïde.
Noyau femelle
Récepteur protéique
Membrane plasmique
Cellule folliculaire Noyau mâle
Granule cortical
OVOCYTE
Réaction corticale
Globules polaires
Noyau
Acrosome
Réaction
acrosomique
Fusion des
SPERMATOZOÏDE membranes
170
fiche
… à la gestation 166
Épithélium utérin
Fécondation Parenchyme utérin
Vaisseau sanguin
Trompe de Fallope Ovaire
Blastocyste implanté
dans le parenchyme utérin
Vacuole
Cavité amniotique
Lacunes sanguines
Cavité vitelline
Syncytiotrophoblaste primaire
Mésoderme extra- Réticulum extra-
embryonnaire embryonnaire
Cytotrophoblaste Mésoderme extra-
embryonnaire
Segmentation embryonnaire et nidation
La nidation intervient au bout d’une semaine après la fécondation pour permettre au blastocyste,
jusqu’alors nourri par les sécrétions de l’endomètre, de bénéficier des apports sanguins maternels
nécessaires à la suite de son développement. Le blastocyste sécrète des hormones dont la gonadotro-
phine chorionique humaine (hCG) afin de prévenir l’apparition de menstruations, en maintenant à un
niveau élevé la sécrétion de progestérone et d’œstrogène par le corps jaune.
171
fiche
167 La fœtogenèse
Chapitre 16 – De la fécondation à la puberté
Pour former un être humain complet, le zygote s’engage dans une série de mécanismes complexes durant
38 semaines après l’ovulation. Cependant, l’embryon possède la plupart des organes au bout de huit
semaines (embryogenèse), lesquels entament alors une phase de croissance et de maturation
(fœtogenèse) jusqu’à la naissance.
1,5 mm
Organogenèse
Croissance et
maturation des organes
Amnios Corde
Embryon Intestin
Chorion Placenta
Allantoïde
Ectoderme
Cavité amniotique Systèmes
Mésoderme d'organes
Système nerveux Lécithocèle Endoderme
Cordon ombilical
Villosités choriales
e
semaine
ectoderme, mésoderme et endoderme. Chacun de ces trois groupes cellulaires donnera des systèmes
d’organes précis (organogenèse). Par exemple, l’ectoderme donnera l’épiderme et le système nerveux.
L’endoderme donnera les systèmes digestif et respiratoire. Le mésoderme donnera les systèmes squelet-
tique, cardiovasculaire, sanguin, reproducteur et excréteur.
172
fiche
Le placenta 168
Septum Myomètre
Récupération
du sang non
hématosé
Capillaires
de la villosité
choriale
Chambre intervilleuse Artère
(remplie de sang maternel) utérine
spiralée
Veine ombilicale
Cordon ombilical
Veine
Vers le utérine
fœtus
Artères et
veines
radiales
Artères
ombilicales
(apportent le sang
fœtal non
hématosé)
Hématose
Sang
hématosé
Sang non-
hématosé
Le sang fœtal non hématosé (pauvre en dioxygène) et pauvre en nutriments arrive du fœtus par les
artères ombilicales et circule dans les villosités où les échanges se réalisent, sans contact direct, avec le
sang de la chambre intervilleuse qui est hématosé (riche en dioxygène) et riche en nutriments. Le sang
hématosé qui en résulte quitte les villosités et retourne au fœtus par la veine ombilicale. Ces échanges
sont contrôlés par l’épithélium des villosités qui joue le rôle de barrière placentaire.
173
fiche
169 L’accouchement – le déclenchement
Chapitre 16 – De la fécondation à la puberté
Deux semaines autour de la date du terme, Le véritable travail est précédé d’une reprise
l’accouchement va consister en une expulsion irrégulière des contractions du myomètre
du fœtus, nécessitant un travail mécanique utérin (faux travail) sous l’action des
court et intense. Les mécanismes hormonaux œstrogènes dont le taux a augmenté suite à la
sont encore débattus. chute du taux de progestérone. Ceci fait
descendre le fœtus.
Le déclenchement du travail
L'hypothalamus stimule
4 la neurohypophyse
5 La neurohypophyse libère
de l'ocytocine dans le sang
6 Le myomètre se contracte
1 Le fœtus descend
Boucle de et s'appuie contre l'utérus
rétroactivation jusqu'à
la naissance Les barorécepteurs
2 utérins sont stimulés
3 Un message nerveux
est envoyé vers
l'hypothalamus
Fœtus Placenta
D’autres mécanismes contri-
Hypothalamus bueraient à faciliter les
Déhydroépiandrostérone
contractions : la production
CRH placentaire d’œstriol et de
Œstradiol
prostaglandines, déclenchée
Hypophyse Œstriol par la maturation de l’axe
antérieure hypothalamo-hypophysaire
Contractilité
+ utérine
surrénalien fœtal.
Adrénocorticotropine
Glande + Fréquence des
+ surrénale
+ contractions
Prostaglandines utérines
Cortisol E2 et F2
+
CRH (Corticotropin-
Rétroactivation Releasing Hormone)
174
fiche
1- Période de dilatation
Début Fin
Symphyse
Cordon pubienne
ombilical
Placenta
Urètre
Utérus
Col utérin
Vagin Col dilaté :
la tête du fœtus
Amincissement touche le plancher
(effacement) du col périnéal
utérin et dilatation
2- Période d'expulsion
Contractions
volontaires des
muscles L’expulsion du fœtus est souvent
abdominaux précédée de la rupture de l’amnios,
maternels provoquant la perte des eaux (du
liquide amniotique). Les contractions
abdominales de la mère sont
essentielles au bon déroulement de
cette étape.
Périnée
3- Période de délivrance
Cordon ombilical
175
fiche
171 La circulation fœtale
Chapitre 16 – De la fécondation à la puberté
Le développement du fœtus se faisant dans le liquide amniotique, les poumons de ce dernier ne sont
pas fonctionnels. Leur perfusion sanguine est donc court-circuitée en faveur du placenta, où l’hématose
se réalise à proximité du sang de la mère.
Cordon Poumon
ombilical
Placenta Cœur
Rein
Artères ombilicales
Vers le placenta
Vers les membres
inférieurs
Veine ombilicale
176
fiche
L’adaptation du nouveau-né
à la vie extra-utérine 172
Canal
artériel
Sang riche en dioxygène fermé
Sang pauvre en dioxygène
Hématose Hématose
Foramen
ovale fermé
177
fiche
Les modifications anatomophysiologiques
173 dues à la grossesse
Chapitre 16 – De la fécondation à la puberté
La croissance importante du fœtus et ses demandes métaboliques associées provoquent chez la mère
des modifications anatomiques et physiologiques.
Paramètre Modification
Hématologie
Volume plasmatique + 40 %
Volume globulaire + 15 % Lordose lombaire physiologique durant la grossesse
Hématies – 20 %
Hématocrite – 15 % Comme le volume plasmatique augmente plus vite que
Débit cardiaque + 40 % le volume globulaire, cette hémodilution est compensée
par une augmentation du débit cardiaque et une
Fréquence cardiaque + 10 % hyperventilation, afin de répondre à la demande métabo-
Volume d’éjection ventriculaire + 28 % lique plus importante due au fœtus.
Alors que la clairance de la créatinine est augmentée au
Fréquence respiratoire + 50 %
niveau rénal, la fonction hépatique ne change pas au
Demande métabolique + 25 % cours de la grossesse.
Clairance créatinine + 85 %
178
fiche
La lactation 174
Mamelon
Ampoules
Canaux
galactophores
Le réflexe d’éjection du lait
Hypotalamus
3' Inhibe Active 3
Neurone à Neurone à
dopamine ocytocine
Hypophyse Hypophyse
postérieure antérieure
4' Libération de
4 Libération d’ocytocine prolactine dans le sang
dans le sang
179
fiche
175 De la naissance à l’âge adulte
Chapitre 16 – De la fécondation à la puberté
4
3
2
1
Facteurs
environnementaux L’axe hypothalamo-hypophysaire
au centre des mécanismes de la puberté
Nutrition Facteurs
hormonaux
Facteurs
génétiques Stress GnRH
Dimorphisme
Complexe sexuel
hypothalamo-
hypophysaire HORMONES Comportement
STÉROÏDES
LH-
FSH
Sécrétion pulsatile
ŒSTROGÈNE
Ovaire
TESTOSTÉRONE
Testicule
180
fiche
La prématurité 176
Semaines
gestationnelles
16 23 37 40
Minéralisation Maturation de Néphrogenèse
osseuse l'axe
hypothalamo-
hypophysaire
Naissance prématurée
Alors que la période aboutissant à la limite de viabilité est définie de manière consensuelle comme
anténatale, celle qui entoure la naissance, qualifiée de « postnatale », est définie différemment selon les
pays, et comprend une maturation très active des organes, en lien avec la croissance importante du
fœtus. Une naissance pendant cette période est alors prématurée et expose le nouveau-né à des
conditions extra-utérines auxquelles il est vulnérable.
S emaine 8 22 25 26 30 31 35 37 1 4 2 ans
181
5
Adaptations
physiologiques
à l’effort
fiche
177 Éléments de biomécanique
Chapitre 17 – Adaptations physiologiques à l’effort
La biomécanique se définit comme l’application des lois physiques au mouvement humain. Afin de
comprendre le fonctionnement du squelette et l’action des muscles sur les différents segments du
corps, la nature des forces s’appliquant au corps doit être connue.
Notion de levier
Un levier est un système rigide (os) sur lequel agit une force (musculaire) pour vaincre une résistance (en
général la gravité) en prenant appui sur un point fixe (articulation). La force ne s’applique pas directe-
ment au muscle mais à son insertion (ie. le tendon). Plusieurs types de leviers sont décrits :
R R P
d1 d2 P
d2
R
d1
P d1 A d2
A A
La résistance (R) et la puissance (P) La puissance (P) s’applique entre La résistance (R) se situe entre le
sont situées de part et d’autre de l’axe et la force de résistance (R). Il point d’appui (A) et la puissance
l’articulation (point d’appui, A). Plus faut développer une force impor- (P). Il permet de contrer des
la force est située loin du point tante pour contrecarrer la résistance forces de résistance importantes.
d’appui, plus le levier est important. (levier de vitesse).
Levier inter-appui Levier inter-puissant Levier inter-résistant
184
fiche
Facteurs hormonaux
Active la VIT D Vaisseau Testostérone
Chondrocyte maturation sanguin Aromatase
des
chondrocytes GH, Œstradiol
IGF-1
Atténue la
PTH sensibilité du tissu
Active les à la PTH
Ostéoclastes ostéoblastes et
les chondrocytes
Induit la production de
L-RANK par les
ostéoblastes
RANK active les
ostéoclastes
résorption osseuse
Ostéoblastes
Facteurs mécaniques
Déplacement de fluides
(muscle, gravité)
Activent les ostéocytes et
les ostéoblastes, nourrissent le
cartilage par imbibition
Ostéocytes
MATRICE
Aromatase : enzyme responsable de la synthèse des œstrogènes – GH : hormone de croissance (Growth Hormone) –
IGF-1 : Facteur de croissance (Insulin-like growth factor) - RANK : récepteur présent à la surface des ostéoclastes (receptor
activator of nuclear factor kappa B) – L- Rank : ligand spécifique activant les ostéoclastes – PTH : parathormone.
Les contraintes mécaniques induites par l’activité physique activent les ostéocytes (cellules du tissu
osseux issues des ostéoblastes) ainsi que les ostéoclastes (cellules responsables de la résorption
osseuse). Elles activent également la maturation des chondrocytes (cellules de la matrice cartilagi-
neuse).
185
fiche
179 Les adaptations musculaires
Chapitre 17 – Adaptations physiologiques à l’effort
Lésion Noyau
musculaire Myofibrille
Cellule quiescente
Activation et prolifération Auto-
des cellules satellites régénération
Myofibrille régénérée ou
neuve avec noyau central
Selon le type
d’entraînement
pratiqué, le
type de fibres
évolue.
Demi-fond Sprint
Marathon 1500 - 3000 m
(majorité (majorité
(mixte de
de type I) de type II)
types I et II)
186
fiche
187
fiche
181 Les adaptations nerveuses
Chapitre 17 – Adaptations physiologiques à l’effort
Le gain de force observé lors d’un entraînement n’est pas seulement attribuable à l’augmentation de la
taille des fibres musculaires mais également à des adaptations du système nerveux. Le recrutement des
unités motrices, la fréquence de stimulation des motoneurones et d’autres facteurs neuronaux vont
jouer un rôle essentiel dans cette plus grande production de force.
Force
Les adaptations nerveuses pré-
cèdent les adaptations muscu-
laires dans le développement
Adaptations de la force.
nerveuses
Début de 10 semaines
l'entraînement
FORCE
20 Nm
Avant
entraînement 100 ms
L'amplitude de l'EMG est plus grande,
ce qui reflète un recrutement plus
important d'unités motrices,
et uneadaptation de leur fréquence de
leur fréquence de décharge.
EMG 0,5 mV
188
fiche
Régulation de la glycémie
Hormone de croissance
500 Adrénaline
Cortisol
400 Glucagon
Insuline
300
200
100
-100
0 20 40 60 80 100 120
Temps (en min)
Exercice à 70 % de la VO2 max
Les réserves de glucides étant épuisées à l’exercice prolongé, l’organisme mobilise et oxyde les lipides
pour maintenir la production d’énergie et donc stimule la lypolyse. L'hydrolyse des triglycérides par les
lipases permet la mobilisation des acides gras du tissu adipeux (AGL). Ces lipases sont activées par
plusieurs hormones, essentiellement l’hormone de croissance (GH), le cortisol, l’adrénaline et la
noradrenaline.
189
fiche
183 Les adaptations cardiaques
Chapitre 17 – Adaptations physiologiques à l’effort
De nombreux paramètres cardiovasculaires (débit cardiaque, débit sanguin, pression artérielle…) sont
modifiés lors d’un effort physique, et ce en fonction du type d’exercice, de son intensité et de sa
fréquence. Ces adaptations sont essentielles pour permettre un apport en dioxygène suffisant pour le
fonctionnement musculaire.
Σ
PΣ pompe
EXERCICE
retour VTD
musculaire veineux
Efférence vagale
parasympathique
contraction
Cœur +
Glande FC
Efférence surénale
+ Débit sanguin musculaire
sympathique
Lors d’un exercice d’intensité constante, Lors d’un exercice d’intensité croissante,
la FC et le VES augmentent immédiate- la FC augmente linéairement jusqu’à
ment pour atteindre une valeur plateau. En atteindre la FC maximale [210 – (âge x 0,65)].
fonction des besoins métaboliques et de la Cette augmentation est fonction de
puissance développée, le débit cardiaque l’intensité de l’exercice. L’adaptation du VES
(VES x FC) augmente. Une hausse du débit se fait en deux temps : une hausse propor-
sanguin musculaire a lieu contre une forte tionnelle à l’intensité jusqu’à 50 % de la
baisse dans les organes non impliqués. VO2max, puis une stagnation. Ainsi,
l’augmentation du débit cardiaque n’est
due qu’à l’augmentation de la FC.
•
FC : fréquence cardiaque ; Qc : débit cardiaque ; VTD : volume télédiastolique ; VTS : volume télésystolique ; VES :
volume d’éjection systolique ; Σ : système nerveux sympathique ; pΣ : système nerveux parasympathique.
190
fiche
Les adaptations respiratoires –
Exercices d’intensité constante 184
Débit ventilatoire
VE
(L·min–1) 1 2 3 4 5
② Installation : ④ Décrochage
80
Croissance ventilatoire :
progressive en lien la ventilation chute
avec l’activité. 60 brusquement.
40
① Accrochage ⑤ Récupération :
ventilatoire : 20 Le débit ventilatoire
Augmentation revient progressive-
instantanée de la 0 ment aux valeurs de
ventilation. repos.
Consommation de dioxygène
191
fiche
Les adaptations respiratoires –
185 Exercices d’intensité incrémentale
Chapitre 17 – Adaptations physiologiques à l’effort
Afin de permettre d’apporter aux muscles actifs l’O2 nécessaire, d’éliminer le CO2 produit par le métabo-
lisme aérobie et contribuer à l’équilibre acidobasique en libérant du CO2 du pool de bicarbonate, un
grand nombre de paramètres respiratoires tels que les échanges gazeux respiratoires, la ventilation, les
pressions partielles d’O2 et de CO2 et le pH évoluent lors d’un exercice d’intensité incrémentale ou d’un
exercice en rampe.
0 400
Intensité de l'exercice (W)
•
Pour des intensités inférieures à 70 % de la VO2max, le débit ventilatoire (VE) augmente proportionnel-
lement à la consommation d’O2 jusqu’à • un premier seuil ventilatoire (SV1).
Pour des intensités plus importantes, VE est supérieur à VO2, jusqu’à atteindre le deuxième seuil ventila-
toire (SV2). La ventilation est alors disproportionnée par rapport aux besoins en O2 du corps.
Seuil d'inadaptation
ventilatoire
VE (L·min–1) Lactate sanguin (mM·L–1)
Seuil d'adaptation SV1 SV2
ventilatoire
Augmentation
exponentielle de VE > VO2
Intensité moyenne -
Augmentation Hyperpnée
linéaire de VE
et VO2 Intensité élevée -
Métabolisme aérobie Hyperventilation
192
fiche
Les adaptations respiratoires
en milieux extrêmes : plongée et altitude 186
120 100
Acclimaté
Acclimaté
90 75 Non acclimaté
60 50 Limite inférieure
Limite admissible
inférieure
admissible
30 25
Non acclimaté
0 5 10 15 20 25 30 0 30 60 90 120
Altitude (en milliers de mètres) PO2 (mmHg)
193
fiche
187 Les adaptations du système excréteur
Chapitre 17 – Adaptations physiologiques à l’effort
L’exercice génère des modifications du débit sanguin rénal, du débit urinaire, et de l’équilibre hydro-
électrolytique, essentiel aux fonctions cardiovasculaires et thermiques. Ces modifications font interve-
nir l’hormone antidiurétique (ADH) qui contrôle les sorties d’eau, et l’aldostérone qui régit l’équilibre en
sodium en fonction de l’intensité de l’effort.
Sudation
Pression artérielle Pertes importantes
H2 O H2 O H2 O d'eau et de Na+
Activité physique Artériole
Volume plasmatique
Osmolarité sanguine
Débit sanguin Aldostérone Glande surrénale
rénal
Réabsorption Hypovolémie
Rein de Na+ et de H2O
Rénine
Pression artérielle
Volume plasmatique
Hypothalamus
194
fiche
Lipides
50 90
40 Entraînement 80
30 70
10 50
0 40
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
VO2 max (en %)
L’entraînement déplace le point vers des Au-delà de 70 % de la VO2 max, l’athlète
valeurs de VO2 max plus importantes. L’athlète dépense plus de glucides que de lipides
utilise ainsi plus les lipides, économise le sous l’influence du système nerveux
glycogène et améliore son endurance. sympathique (Σ).
L’équilibre entre l’oxydation lipidique et l’utilisation des glucides dépend des effets de l’entraînement et
de l’intensité de l’exercice (% de VO2 max). Ce concept est observé pour des exercices de longue durée
(10 000 m, semi-marathon, marathon…) ou de durée intermédiaire.
195
fiche
189 Métabolisme et activité anaérobie
Chapitre 17 – Adaptations physiologiques à l’effort
Deux types de métabolisme anaérobie peuvent être sollicités : le métabolisme alactique correspondant
à des exercices d’intensité maximale pendant un temps court (sauts, haltérophilie…) ou le métabolisme
lactique pour des exercices plus longs (course 100 m, natation 100 à 200 m…). Le problème du métabo-
lisme anaérobie lactique est la production de grande quantité d’acide lactique, induisant une baisse de
pH musculaire et donc une baisse de son efficacité (inhibition des enzymes glycolytiques).
12
Lactatémie (mmol·L–1)
Le seuil lactique (SL) d’un
sujet entraîné est décalé vers
Non entraîné
la droite, ce qui correspond à 8
une meilleure performance.
Entraîné
4
SL1
2 SL2
0 40 50 60 70 80 90 100
% VO2 max
Glucose → Pyruvate + H+
↓
Le pouvoir tampon (capacité Lactate + H+
MUSCLE
à maintenir le pH autour
d’une valeur stable) du H + HCO3– → CO2 + H2O
+
CO2
muscle est amélioré à l’entraî- H+ Lactate H+ HCO3–
nement.
MCT4
NBC
NHE1
Na+ HCO3– Na+
Les ions H+ produits par
l’exercice musculaire se
combinent avec des ions
bicarbonate (HCO3–) afin de
limiter l’acidité musculaire et SANG
de retarder l’apparition de la
fatigue musculaire. Le CO2
MCT4 : cotransporteur lactate / H+ ; NHE1 : antiport H+ / Na+ ;
produit par cette réaction est NBC : cotransporteur HCO3– / Na+ (augmenté par l’entraînement)
évacué par la respiration.
196
fiche
–
GnRH Production de
leptine
LH
Tissu adipeux
Complexe
hypothalamo-
hypophysaire EXERCICE BALANCE ÉNERGÉTIQUE
Ovaire
Chez la femme, l’entraînement physique entraîne des anomalies de la fonction ovarienne (insuffisance
lutéale, absence d’ovulation…) dues à un déficit énergétique. La leptine, hormone régulant les réserves
de graisses, inhibe la sécrétion de GnRH (Gonadotrophin Releasing hormone) et joue ainsi sur la pulsati-
lité de la LH (Luteinizing Hormone).
Production de leptine
GnRH
–
– 3
Tissu adipeux
LH SHBG
Cœur Foie
Muscle moins de
Complexe
dégradation
hypothalamo-
de la
hypophysaire Testostérone testostérone
+ + –
Débit sanguin
1
4 2
Testicule
Diminue la sensibilité à la LH BALANCE ÉNERGÉTIQUE
EXERCICE
Chez l’homme, les exercices prolongés induisent une baisse de la sécrétion de testostérone due à la
diminution de la sécrétion hypothalamique de GnRH et à la diminution du nombre de récepteurs à la
LH. La diminution de la testostéronémie permet de dévier l’utilisation des acides aminés de la voie de la
synthèse protéique vers la voie de la néoglycogenèse afin de recharger en glycogène les réserves de
l’organisme. SHBG : Sex Hormone Binding Globulin.
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Index
Les numéros renvoient aux numéros de page.
203
Crédits photographiques
Couverture : MDGRPHCS – [Link] ; p. 1 : Digital Photo/[Link] ; p. 18 : (tissu adi-
peux) Jose Luis Calvo/[Link], (TC élastique) Christian Wei/[Link] ; p. 25 : whitehoune/
[Link] ; p. 29 : Jose Luis Calvo/[Link] ; p. 48 : singto2/[Link] ; p. 54 : Jose
Luis Calvo/[Link] ; p. 57 : Phithiwat Siritham/[Link] ; p. 58 : Jose Luis Calvo/
[Link] ; p. 68 : Jose Luis Calvo Martin & Jose Enrique Garcia-Maurino Muzquiz/i-stock.
com ; p. 71 : M. Lambin ; p. 81 : jarun011/i-[Link] ; p. 85 : selvanegra/i-[Link] ; p. 89 : PIC4U/
[Link] ; p. 116 : GameFace/i-[Link] ; p. 161 : koya979/[Link] ; p. 164 : Eraxion/i-stock.
com ; p. 165 : defun/i-[Link] ; p. 167 : Dr_Microbe/i-[Link] ; p. 183 : filippo giuliani/Shutters-
[Link].
Toutes les photographies non mentionnées ci-dessus sont des auteurs.
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