Introduction à l'informatique moderne
Introduction à l'informatique moderne
L'informatique est un domaine d'activité scientifique, technique, et industriel concernant le traitement automatique de l'information
numérique par l'exécution de programmes informatiques hébergés par des dispositifs électriques-électroniques : des systèmes
embarqués, des ordinateurs, des robots, des automates, etc.
Certains domaines de l'informatique peuvent être très abstraits, comme la complexité algorithmique, et d'autres peuvent être plus proches
d'un public profane. Ainsi, la théorie des langages demeure un domaine davantage accessible aux professionnels formés (description des
ordinateurs et méthodes de programmation), tandis que les métiers liés aux interfaces homme-machine (IHM) sont accessibles à un plus
large public.
Définitions
« La science informatique n'est pas plus la science des ordinateurs que l'astronomie n'est celle des
télescopes. »
Le terme « informatique » résulte de l'association du terme « information » au suffixe « -ique » signifiant « qui est propre à » :
Comme adjectif, il s'applique à l'ensemble des traitements liés à l'emploi des ordinateurs et systèmes numériques.
Comme substantif, il désigne les activités liées à la conception et à la mise en œuvre de ces machines. Des questions de
télécommunications comme le traitement du signal ou la théorie de l'information, aussi bien que des problèmes mathématiques comme
la calculabilité s'y rattachent.
Dans le vocabulaire universitaire américain, l'informatique (« computer science ») désigne surtout l'informatique théorique : un ensemble de
sciences formelles qui ont pour objet d'étude la notion d'information et des procédés de traitement automatique de celle-ci,
l'algorithmique.
Les applications de l'informatique depuis les années 1950 forment la base du secteur d'activité des technologies de l'information et de la
communication. Ce secteur industriel et commercial est lié à la fois aux procédés (logiciels, à l'architectures de systèmes) et au matériel
(électronique, télécommunication). Le secteur fournit également de nombreux services liés à l'utilisation de ses produits : développement,
maintenance, enseignement, assistance, surveillance et entretien.
Étymologie
En 1957, l'ingénieur allemand Karl Steinbuch crée le terme « Informatik » pour son essai intitulé Informatik: Automatische
Informationsverarbeitung, pouvant être rendu en français par « Informatique : traitement automatique de l'information »[1].
En mars 1962, Philippe Dreyfus, ancien directeur du Centre national de calcul électronique de Bull, utilise pour la première fois en France le
terme « Informatique »[2] pour son entreprise « Société d'informatique appliquée » (SIA)[3]. Selon certains, ce néologisme est un mot-valise
qui agglomère « information » et « automatique », pour désigner le traitement automatique des données[4],[5].
Le même mois, Walter Bauer inaugure la société américaine « Informatics Inc. » qui dépose son nom et poursuit toutes les universités qui
utilisent ce mot pour décrire la nouvelle discipline, les forçant à se rabattre sur computer science, bien que les diplômés qu'elles forment
soient pour la plupart des praticiens de l'informatique plutôt que des scientifiques au sens propre [réf. nécessaire]. L’Association for Computing
Machinery, la plus grande association d'informaticiens au monde, approche même Informatics Inc. afin de pouvoir utiliser le mot
informatics en remplacement de l'expression computer machinery, mais l'entreprise décline la proposition [réf. nécessaire][6]. En 1985 Sterling
Software rachète la société Informatics Inc. qui cesse ses activités en 1986 [réf. souhaitée]. Pour Donald Knuth, cependant, les Américains ont
délibérément écarté le mot informatique, non pour un problème de marque mais pour des raisons sémantiques ; les ordinateurs ne traitent
pas de l'information, mais des données, dont le sens informatif est parfaitement indifférent [réf. nécessaire].
En 1966, l'Académie française consacre l'usage officiel du mot pour désigner la « science du traitement de l'information ». La presse,
l'industrie et le milieu universitaire l'adoptent dès cette époque.
En juillet 1968, le ministre fédéral de la Recherche scientifique d'Allemagne de l'Ouest, Gerhard Stoltenberg, prononce le mot « Informatik »
lors d'un discours officiel sur la nécessité d'enseigner cette nouvelle discipline dans les universités de son pays ; on emploie ce même
terme pour nommer certains cours dans les universités allemandes[7]. Le mot informatica fait alors son apparition en Italie et en Espagne,
de même qu’informatics au Royaume-Uni.
Les fondateurs de la Compagnie Générale d'Informatique (CGI) reprennent le mot « informatique » en 1969[8].
Évolution sémantique
Dans l'usage contemporain, le substantif « informatique » devient un mot polysémique qui désigne autant le domaine industriel en rapport
avec l'ordinateur (au sens de calculateur fonctionnant avec des algorithmes), que la science du traitement des informations par des
algorithmes.
Les expressions « science informatique », « informatique fondamentale » ou « informatique théorique » désignent sans ambiguïté la
science, tandis que « technologies de l'information » ou « technologies de l'information et de la communication » désignent le secteur
industriel et ses produits. Des institutions assimilent parfois la compétence des utilisateurs dans la manipulation des appareils à
l'alphabétisation ou à la conduite automobile, comme veut le faire entendre l'expression European Computer Driving License (traduction
littérale : « permis de conduire un ordinateur »)[9],[10].
Équivalents en anglais
computer science : l'informatique fondamentale ou science des calculateurs, une branche de la science en rapport avec le traitement
automatique d'informations[12] ;
computing : qui qualifie les activités nécessitant une masse d'opérations mathématiques et logiques (par exemple, dans cloud
computing ou decision support computing)[13] ;
Information technology : souvent utilisé pour désigner le secteur industriel des technologies de l'information[14],[15].
Dans le monde du travail, on parle volontiers d’I.T., le département informatique étant the I.T. department[16] (les autres termes ne sont
quasiment jamais utilisés).
Histoire
Depuis des millénaires, l'Homme a créé et utilisé des outils l'aidant à calculer (abaque, boulier, etc.), exigeant, comme les opérations
manuelles, des algorithmes de calcul, dont des tables datant de l'époque d'Hammourabi (environ 1750 av. J.-C.) figurent parmi les
exemples les plus anciens.
Si les machines à calculer évoluent constamment depuis l'Antiquité, elles n'exécutent pas elles-mêmes l'algorithme : c'est l'homme qui doit
apprendre et exécuter la suite des opérations, comme pour réaliser les différentes étapes d'une division euclidienne. En 1642, Blaise
Pascal imagine une machine à calculer[17],[18], la Pascaline, qui fut commercialisée. Sept exemplaires subsistent dans des musées comme
celui des Arts et Métiers[19] à Paris, et deux sont dans des collections privées (IBM en possède une)[20]. Joseph Marie Jacquard avec ses
métiers à tisser à cartes perforées illustre en premier le concept de programmation, comme enchaînement automatique d'opérations
élémentaires. George Boole et Ada Lovelace esquissent une théorie de la programmation des opérations mathématiques.
Le secteur très féminisé à ses débuts avec des pionnières comme Ada Lovelace, Grace Hopper, Frances Allen, Adele Goldberg est devenu
progressivement plus masculin avec la professionnalisation des différents métiers dans l'informatique (premiers diplômes en
informatique[21]). La programmation était vue au début comme une activité essentiellement féminine avant de devenir une profession
prisée et largement investie par les hommes. La place des femmes en informatique décroit dès le milieu des années 1980 en France[22].
Mécanographie
Dans les années 1880, Herman Hollerith, futur fondateur d'IBM, fonde la mécanographie en inventant une machine électromécanique
destinée à faciliter le recensement en stockant les informations sur une carte perforée[23]. Le gouvernement des États-Unis utilise pour la
première fois à grande échelle les trieuses et les tabulatrices lors du recensement de 1890, à la suite de l'afflux des immigrants dans ce
pays dans la seconde moitié du xixe siècle.
L'ingénieur norvégien Fredrik Rosing Bull a créé la première entreprise européenne qui a développé et commercialisé des équipements
mécanographiques. Installé en Suisse dans les années 1930 il est ensuite venu en France pour s'attaquer au marché français. Pendant la
Seconde Guerre mondiale, René Carmille utilisait des machines mécanographiques Bull.
Les Allemands étaient équipés de machines mécanographiques avant la Seconde Guerre mondiale. Ces équipements étaient installés
dans des ateliers composés de trieuses, interclasseuses, perforatrices, tabulatrices et calculatrices connectées à des perforateurs de
cartes. Des machines électromécaniques utilisant aussi des lampes radio comme les triodes effectuaient les traitements. Ces lampes
dégageaient de la chaleur qui attirait les insectes, et les bugs (terme anglais pour insectes, francisé en « bogue ») étaient une cause de
panne courante.
Les femmes occupent une place prépondérante au début de l'informatique dans les activités de calcul et de programmation. Les
programmeuses de l'ordinateur ENIAC en 1944 sont six mathématiciennes : Marlyn Meltzer, Betty Holberton, Kathleen Antonelli, Ruth
Teitelbaum, Jean Bartik, Frances Spence[24]. Adele Goldstine est leur formatrice et elles sont surnommées les « ENIAC girls »[25].
L'informatique moderne n'a pu émerger qu'à la suite de l'invention du transistor en 1947 et son industrialisation dans les années 1960.
Après la Seconde Guerre mondiale, l'invention du transistor, puis du circuit intégré permettront de remplacer les relais électromécaniques
et les tubes à vide, qui équipent les machines à calculs pour les rendre à la fois plus petites, plus complexes, plus économiques et plus
fiables. Le capital-risque finance des dizaines de sociétés électroniques.
Avec l'architecture de von Neumann, mise en application de la machine universelle de Turing, les ordinateurs dépassent la simple faculté
de calculer et peuvent commencer à accepter des programmes plus évolués, de nature algorithmique.
En 1961, Marion Créhange soutient une des premières thèses en informatique en France[26].
Dans les années 1970, l'informatique se développe avec les télécommunications, avec Arpanet, le réseau Cyclades et la Distributed
System Architecture (DSA) de réseau en couches, qui donnera naissance en 1978 au modèle OSI, appelé aussi « OSI-DSA », puis aux
protocoles TCP-IP dans les années 1990, grâce à la baisse des prix des microprocesseurs. Les concepts de datagramme[27] et
d'informatique distribuée, d'abord jugés risqués, s'imposeront grâce à l'Internet.
La série de livres The Art of Computer Programming de Donald Knuth, publiée à partir des années 1960, fait ressortir les aspects
mathématiques de la programmation informatique[28]. Edsger Dijkstra, Niklaus Wirth et Christopher Strachey travaillent et publient vers un
même axe. Ces travaux préfigurent d'importants développements en matière de langage de programmation.
L'amélioration de l'expressivité des langages de programmation a permis la mise en œuvre d'algorithmes toujours plus sophistiqués,
appliqués à des données de plus en plus variées. La miniaturisation des composants et la réduction des coûts de production, associées à
une augmentation de la demande en traitements des informations de toutes sortes (scientifiques, financières, commerciales, etc.), ont eu
pour conséquence une diffusion de l'informatique dans tous les secteurs économiques, ainsi que dans la vie quotidienne des individus.
Dans les années 1970, Xerox fait réaliser des études en psychologie cognitive et en ergonomie en vue de simplifier l'utilisation des outils
informatiques. L'interface graphique propose un accès à la machine plus proche des objets ordinaires que l'interface en ligne de
commande existant jusque-là. Les constructeurs souhaitant concurrencer le géant IBM promeuvent une informatique plus décentralisée.
La démocratisation de l'utilisation d'Internet – réseau basé sur ARPANET – depuis 1995, a amené les outils informatiques à être de plus en
plus utilisés dans une logique de réseau[29] comme moyen de télécommunication, à la place des outils tels que la poste ou le téléphone.
Elle s'est poursuivie avec l'apparition des logiciels libres[30], puis des réseaux sociaux et des outils de travail collaboratif dont Wikipédia
n'est qu'un des nombreux exemples.
Face à la demande pour numériser photos et musiques, les capacités de stockage, de traitement et de partage des données explosent et
les sociétés qui ont parié sur la croissance la plus forte l'emportent le plus souvent, en profitant d'une énorme bulle spéculative sur les
sociétés d'informatique.
En France, l'informatique n'a commencé à se développer que dans les années 1960, avec le Plan Calcul. Depuis lors, les gouvernements
successifs ont mené des politiques diverses en faveur de la recherche scientifique, l'enseignement, la tutelle des télécommunications, la
nationalisation d'entreprises clés.
Science informatique
La science informatique est une science formelle, dont l'objet d'étude est le calcul[31] au sens large, c'est-à-dire, non pas exclusivement
arithmétique, mais en rapport avec tout type d'information que l'on peut représenter par une suite de nombres. Ainsi, textes, séquences
d'ADN, images, sons ou formules logiques peuvent faire l'objet de calculs. Selon le contexte, on parle d'un calcul, d'un algorithme, d'un
programme, d'une procédure.
Calculabilité
Article détaillé : Calculabilité.
Un algorithme est une manière systématique de procéder pour arriver à calculer un résultat[32].
Un des exemples classiques est l'algorithme d'Euclide du calcul du « Plus grand commun diviseur » (PGCD) qui remonte au moins à 300
av. J.-C., mais il s'agit déjà d'un calcul complexe. Avant cela, le simple fait d'utiliser un abaque demande d'avoir réfléchi à un moyen
systématique (et correct) d'utiliser cet outil pour réaliser des opérations arithmétiques.
Des algorithmes existent donc depuis l'Antiquité, mais ce n'est que depuis les années 1930, avec les débuts de la théorie de la calculabilité,
que les scientifiques se sont posés les questions « qu'est-ce qu'un modèle de calcul ? », « est-ce que tout est calculable ? » et ont tenté d'y
répondre formellement[33].
Il existe de nombreux modèles de calcul, dont les deux principaux sont la « machine de Turing » et le « lambda-calcul ». Ces deux systèmes
formels définissent des objets qui peuvent représenter ce qu'on appelle des procédures de calcul, des algorithmes ou des programmes. Ils
définissent ensuite un moyen systématique d'appliquer ces procédures, c'est-à-dire de calculer.
Le résultat le plus important de la calculabilité est probablement le fait que les principaux modèles de calcul ont exactement la même
puissance[34], c'est-à-dire qu'il n'existe pas de procédure que l'on pourrait exprimer dans un modèle mais pas dans un autre. La thèse de
Church postule que ces modèles de calcul équivalents décrivent complètement et mathématiquement tout ce qui est physiquement
calculable.
Un deuxième résultat fondamental est l'existence de fonctions incalculables, une fonction étant ce que calcule une procédure ou un
algorithme (ceux-ci désignant plutôt comment faire le calcul). On peut montrer qu'il existe des fonctions, bien définies, pour lesquelles il
n'existe pas de procédure pour les calculer. L'exemple le plus connu étant probablement le problème de l'arrêt, qui montre qu'il n'existe pas
de machine de Turing calculant si une autre machine de Turing donnée s'arrêtera (et donc donnera un résultat) ou non.
Tous les modèles de calcul étant équivalents, ce résultat s'applique aussi aux autres modèles, ce qui inclut les programmes et logiciels
que l'on peut trouver dans les ordinateurs courants. Il existe un lien très fort entre les fonctions que l'on ne peut pas calculer et les
problèmes que l'on ne peut pas décider (voir Décidabilité).
Algorithmique
Article détaillé : Algorithmique.
L'algorithmique est l'étude comparative des différents algorithmes. Tous les algorithmes ne se valent pas : le nombre d'opérations
nécessaires pour arriver à un même résultat diffère d'un algorithme à l'autre. Ce nombre d'opérations, appelé la complexité algorithmique
est le sujet de la théorie de la complexité des algorithmes, qui constitue une préoccupation essentielle en algorithmique.
La complexité algorithmique sert en particulier à déterminer comment le nombre d'opérations nécessaires évolue en fonction du nombre
d'éléments à traiter (la taille des données) :
soit l'évolution peut être indépendante de la taille des données, on parle alors de complexité constante ;
soit le nombre d'opérations peut augmenter selon un rapport logarithmique, linéaire, polynomial ou exponentiel (dans l'ordre décroissant
d'efficacité et pour ne citer que les plus répandues) ;
une augmentation exponentielle de la complexité aboutit très rapidement à des durées de calcul déraisonnables pour une utilisation
en pratique ;
tandis que pour une complexité polynomiale (ou meilleure), le résultat sera obtenu après une durée de calcul réduite, même avec de
grandes quantités de données.
Nous arrivons maintenant à un problème ouvert fondamental en informatique : « P est-il égal à NP ? »[35]. En simplifiant beaucoup : P est
« l'ensemble des problèmes pour lesquels on connaît un algorithme efficace » et NP « l'ensemble des problèmes pour lesquels on connaît
un algorithme efficace pour vérifier une solution à ce problème ». Et en simplifiant encore plus : existe-t-il des problèmes difficiles ? Des
problèmes pour lesquels il n'existe pas d'algorithme efficace ?
Cette question est non seulement d'un grand intérêt théorique mais aussi pratique. En effet, un grand nombre de problématiques
courantes et utiles sont des problèmes que l'on ne sait pas résoudre de manière efficace. C'est d'ailleurs un des problèmes du prix du
millénaire et le Clay Mathematics Institute s'est engagé à verser un million de dollars aux personnes qui en trouveraient la solution.
C'est un problème ouvert, donc formellement, il n'y a pas de réponse reconnue. Mais, en pratique, la plupart des spécialistes [réf. nécessaire]
s'accordent pour penser que P≠NP, c'est-à-dire qu'il existe effectivement des problèmes difficiles qui n'admettent pas d'algorithme efficace.
Cryptologie
Article détaillé : Cryptologie.
Ce type de problème de complexité algorithmique est directement utilisé en cryptologie. En effet, les méthodes de cryptologie modernes
reposent sur l'existence d'une fonction facile à calculer qui possède une fonction réciproque difficile à calculer. C'est ce qui permet de
chiffrer un message qui sera difficile à décrypter (sans la clé).
La plupart des chiffrements (méthode de cryptographie) reposent sur le fait que la procédure de décomposition en produit de facteurs
premiers n'a pas d'algorithme efficace connu. Si quelqu'un trouvait un tel algorithme, il serait capable de décrypter la plupart des
cryptogrammes facilement. On sait d'ailleurs qu'un calculateur quantique en serait capable, mais ce genre d'ordinateur n'existe pas, en tout
cas pour le moment.
Autre
Article détaillé : Traitement automatique du langage naturel.
Depuis les années 1960, et à la frontière avec la logique mathématique : la correspondance de Curry-Howard a jeté un pont entre le monde
des démonstrations formelles et celui des programmes, dans la discipline des méthodes formelles.
Citons aussi l'étude de la mécanisation des procédés de calcul et de pensée qui a permis de mieux comprendre la réflexion humaine, et
apporté des éclairages en psychologie cognitive et en linguistique, par exemple, à travers la discipline du traitement automatique du
langage naturel[36],[37].
Le terme technologies de l'information et de la communication désigne un secteur d'activité et un ensemble de biens qui sont des
applications pratiques des connaissances scientifiques en informatique ainsi qu'en électronique numérique, en télécommunication, en
sciences de l'information et de la communication et en cryptologie.
Le matériel informatique est un ensemble d'équipements (pièces détachées) servant au traitement des informations.
Un logiciel contient des suites d'instructions qui décrivent en détail les algorithmes des opérations de traitement d'information ainsi que
les informations relatives à ce traitement (valeurs clés, textes, images, etc.).
Les appareils en électronique numérique utilisent tous un système logique. Les entrées et sorties des composants électroniques n'ont que
deux états ; l'un correspondant à vrai, l'autre à faux. On démontre qu'en assimilant vrai au nombre 1 et faux au nombre 0, on peut établir les
règles logiques qui fondent un système de numération binaire. Les appareils représentent toute l'information sous cette forme.
Les appareils informatiques se décomposent en quatre ensembles qui servent respectivement à entrer des données, les stocker, les traiter,
puis les faire ressortir de l'appareil, selon les principes de la machine de Turing et l'architecture de von Neumann. Les données circulent
entre les pièces des différentes unités par des lignes de communication, les bus. Le processeur est la pièce centrale qui anime l'appareil
en suivant les instructions des programmes qui sont enregistrés à l'intérieur.
Appareils informatiques
Article détaillé : Appareil informatique.
Un distributeur de billets contient un logiciel d'ordinateur.
Il existe aujourd'hui une gamme étendue d'appareils capables de traiter automatiquement des informations. De ces appareils, l'ordinateur
est le plus connu, le plus ouvert, le plus complexe et un des plus anciens. L'ordinateur est une machine modulable et universelle qui peut
être adaptée à de nombreuses tâches par ajout de matériel ou de logiciel.
Un système embarqué est un appareil équipé de matériel et de logiciel informatique, et affecté à une tâche bien précise.
Exemples d'appareils :
la console de jeu est un appareil destiné au jeu vidéo, une activité que l'on peut aussi exercer avec un ordinateur ;
le NAS (acronyme de l'anglais network attached storage, littéralement « mémoire attachée à un réseau ») est un appareil destiné à garder
des informations en mémoire et à les mettre à disposition via un réseau informatique ;
le distributeur de billets : un automate qui distribue sur demande des billets de banque ou des tickets de transport public ; les
distributeurs sont souvent des ordinateurs effectuant un nombre limité de tâches ;
le récepteur satellite tout comme le décodeur de Télévision Numérique Terrestre : les émissions de télévision se font en numérique et
sont captées et décodées par des appareils informatiques ;
les appareils d'avionique sont des appareils électroniques et informatiques placés dans les avions et les véhicules spatiaux ; ils servent
à la navigation, la prévention des collisions et la télécommunication ;
le GPS : un appareil qui affiche une carte géographique, et se positionne sur la carte grâce à un réseau de satellites ; les cartes
géographiques sont des informations créées par ordinateur ;
le téléphone mobile : initialement c'est un simple appareil analogique utilisable par un nombre restreint d'utilisateurs, le téléphone
portable numérisé est utilisable en masse et sert aussi à jouer, à visionner des images ou des vidéos ;
Les smartphones sont de véritables ordinateurs de poche, intégrant de nombreux capteurs (positionnement GPS, accéléromètres multi-
axes, Capteur photographique, thermomètre, hygromètre), regroupant ainsi plusieurs appareils différents dans un même boîtier ;
les systèmes d'arme sont des dispositifs informatiques qui permettent l'organisation et le suivi des opérations militaires :
positionnement géographique, calcul des tirs, guidage des appareils et des véhicules ;
les robots sont des appareils électromécaniques qui effectuent, de manière autonome, des tâches pour assister ou remplacer des
humains ; l'autonomie est assurée par un appareil informatique placé à l'intérieur et/ou à l'extérieur du robot.
Matériel informatique
Article détaillé : Matériel informatique.
Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. ou discutez des points à améliorer.
L'ensemble des composants électroniques, nécessaires au fonctionnement des appareils numériques, est appelé « en anglais hardware ».
Dans un boîtier se trouvent les pièces centrales, par exemple, le processeur et des pièces périphériques servant à l'acquisition, au
stockage, à la restitution et la transmission d'informations. L'appareil est un assemblage de pièces qui peuvent être de différentes
marques. Le respect des normes industrielles par les différents fabricants assure le fonctionnement de l'ensemble.
Carte mère
Carte mère avec le support du microprocesseur, les connecteurs mémoire et périphériques
La carte mère est un circuit imprimé avec de nombreux composants et ports de connexion constituant le support principal des éléments
essentiels d'un ordinateur (Supports des microprocesseur, mémoires, connecteurs divers et autres ports d'entrée-sortie)[38].
Boîtier et périphériques
L'intérieur du boîtier d'un appareil informatique contient un ou plusieurs circuits imprimés sur lesquels sont soudés des composants
électroniques et des connecteurs. La carte mère est le circuit imprimé central, sur lequel sont connectés tous les autres équipements.
Un bus est un ensemble de lignes de communication qui servent aux échanges d'information entre les composants de l'appareil
informatique. Les informations sont transmises sous forme de signaux électriques. Le plus petit élément d'information manipulable en
informatique correspond à un bit. Les bus transfèrent des bytes d’informations composés de plusieurs bits en parallèle.
Les périphériques sont par définition, les équipements situés à l'extérieur du boîtier.
Équipements d'entrée
Carte interchangeable, circuit imprimé assurant support et liaison pour les composants numériques.
Les périphériques d'entrée servent à commander l'appareil informatique ou à y envoyer des informations.
L'envoi des informations se fait par le procédé de numérisation. Il s'agit de transformer des informations brutes (une page d'un livre, les
listes des éléments périodiques, etc.) en suite de nombres binaires pouvant être manipulées par un appareil informatique. La
transformation est faite par un circuit électronique. La construction du circuit diffère en fonction de la nature de l'information à numériser.
L'ensemble des dispositifs de commande et les périphériques de sortie directement associés forment une façade de commande appelée
interface homme-machine.
Stockage d'information
Une mémoire est un dispositif électronique (circuit intégré) ou électromécanique destiné à conserver des informations dans un appareil
informatique.
Une mémoire de masse : dispositif de stockage de grande capacité, souvent électromagnétique (bandes magnétiques, disques durs),
destiné à conserver longtemps une grande quantité d'informations.
Un disque dur : mémoire de masse à accès direct, de grande capacité, composée d'un ou de plusieurs disques rigides superposés
et magnétiques. L'IBM Ramac 305, le premier disque dur, a été dévoilé en 1956. Le disque dur est une des mémoires de masse les
plus utilisées en informatique. Pour gérer de grandes volumétries, ces disques sont associés par des mécanismes logiciels
permettant d'étendre leur capacité (jusqu'à plusieurs Po) et d'y intégrer une protection avancée (RAID et Réplication au niveau bloc.
Réplication, Versioning et Snapshot au niveau fichier).
Une mémoire morte (« Read Only Memory » en anglais, ou ROM) : mémoire composée de circuits intégrés où les informations ne peuvent
pas être modifiées. Ce type de mémoire est toujours installé par le constructeur et utilisé pour conserver définitivement des logiciels
embarqués.
Une mémoire vive : mémoire composée de circuits intégrés où les informations peuvent être modifiées. Les informations non
enregistrées sont souvent perdues à la mise hors tension.
Processeur
microprocesseur.
Le processeur est le ou les composants électroniques qui exécute des instructions (calcul, choix, gestion des taches). Un appareil
informatique contient au moins un microprocesseur, voire deux, quatre, ou plus. Les ordinateurs géants contiennent des milliers de
processeurs.
L'acronyme CPU (pour l'anglais Central Processing Unit) désigne le ou les processeurs centraux de l'appareil. L'exécution des instructions
par le ou les CPU influence tout le déroulement des traitements.
Un microprocesseur multi-cœur réunit plusieurs circuits intégrés de processeur dans un seul boîtier. Un composant électronique construit
de cette manière effectue le même travail que plusieurs processeurs.
Équipements de sortie
Les équipements de sortie servent à présenter les informations provenant d'un appareil informatique sous une forme reconnaissable par
un humain.
Un convertisseur numérique-analogique (en anglais Digital to Analog Converter ou DAC) est un composant électronique qui transforme
une information numérique (une suite de nombres généralement en binaire) en un signal électrique analogique. Il effectue le travail
inverse de la numérisation (exemple : un lecteur de CD audio).
Un écran est une surface sur laquelle s'affiche une image (exemple : des fenêtres de dialogue et des documents). Les images à afficher
sont générées par un circuit électronique convertisseur numérique-analogique en sortie des cartes vidéos pour l'affichage sur les écrans
analogiques. De plus en plus souvent, l'étape du DAC est supprimée grâce à la connexion HDMI avec les écrans interprétant directement
les images numériques.
Un moniteur est un écran utilisant les mêmes techniques que celles utilisées par les téléviseurs, qui affiche des graphiques et des textes
provenant de l'appareil informatique.
Une imprimante est un équipement servant à produire des informations non volatiles, sous forme d'impression sur papier. Il peut s'agir
de textes, de tableaux, de graphiques, de schémas, de photos, etc.
Un haut-parleur ou un « jack » : on peut brancher un casque, un système d'enceintes amplifiées, ou tout système audio, afin de reproduire
les sons dans le spectre audible par les humains, fabriqués ou passant par la carte son. Cette dernière utilisant aussi un DAC mais aussi
ADC, permettant de numériser les signaux analogiques provenant de microphones ou de tout appareil électronique de reproduction
sonore que l'on connecte au connecteur mic ou line.
Équipements de réseau
Les équipements de réseau servent à la communication d'informations entre des appareils informatiques, en particulier, à l'envoi
d'informations, à la réception, à la retransmission, et au filtrage. Les communications peuvent se faire par câble, par onde radio, par
satellite, ou par fibre optique.
Un protocole de communication est une norme industrielle relative à la communication d'informations. La norme établit autant le point de
vue électronique (tensions, fréquences) que le point de vue informationnel (choix des informations, format), ainsi que le déroulement des
opérations de communication (qui initie la communication, comment réagit le correspondant, combien de temps dure la communication,
etc.). Selon le modèle OSI – qui comporte sept niveaux –, une norme industrielle (en particulier un protocole de communication) d'un
niveau donné, peut être combinée avec n'importe quelle norme industrielle d'une couche située en dessus ou en dessous.
Une carte réseau est un circuit imprimé qui sert à recevoir et envoyer des informations conformément à un ou plusieurs protocoles.
Un modem est un équipement qui sert à envoyer des informations sous forme d'un signal électrique modulé, ce qui permet de les faire
passer sur une ligne de communication analogique telle une ligne téléphonique.
Logiciel informatique
Article détaillé : Logiciel.
Un logiciel est un ensemble d'informations relatives à un traitement automatisé, qui correspond à la « procédure » d'une Machine de Turing.
La mécanique de cette machine correspondant au processeur. Le logiciel peut être composé d'instructions et de données. Les instructions
mettent en application les algorithmes en rapport avec le traitement d'information voulu. Les données incluses dans un logiciel sont les
informations relatives à ce traitement ou exigées par lui (valeurs clés, textes, images, etc.).
Le logiciel peut prendre une forme exécutable (c'est-à-dire, directement compréhensible par le micro-processeur) ou source, c'est-à-dire
que la représentation est composée d'une suite d'instructions directement compréhensible par un individu. Ainsi donc, on peut considérer
le logiciel comme une abstraction qui peut prendre une multitude de formes : il peut être imprimé sur du papier, conservé sous forme de
fichiers informatiques ou encore stocké dans une mémoire (une disquette, une clé USB).
Catégories de logiciels.
Un appareil informatique peut contenir de très nombreux logiciels, organisés en trois catégories :
logiciel applicatif : contient les instructions et les informations relatives à une activité automatisée. Un ordinateur peut stocker une
panoplie de logiciels applicatifs, correspondant aux très nombreuses activités pour lesquelles il est utilisé ;
logiciel système : contient les instructions et les informations relatives à des opérations de routine effectuées par les différents logiciels
applicatifs ;
système d'exploitation : logiciel système qui contient l'ensemble des instructions et des informations relatives à l’utilisation commune du
matériel informatique par les logiciels applicatifs ;
micrologiciel (firmware en anglais) : logiciel de bas niveau permettant la configuration, le démarrage d'un système et de rendre celui-ci
« standard » quels que soient son constructeur et sa technologie. Un micrologiciel contient les instructions et les informations relatives
au déroulement de cette opération sur l'équipement en question. Un appareil informatique peut contenir de nombreux micrologiciels.
Chaque micrologiciel contient les instructions et les informations relatives à tous les traitements qui peuvent être effectués par les
équipements d'une série ou d'une marque déterminée.
Un logiciel embarqué, un logiciel libre, un logiciel propriétaire font référence à une manière de distribuer le logiciel. Voir « distribution de
logiciels ».
Manipulation d'informations administratives : commerciales, financières, légales, industrielles et comptables depuis 1962.
Ingénierie : conception assistée par ordinateur et fabrication assistée par ordinateur dans les domaines de l'aéronautique,
l'astronautique, la mécanique, la chimie, l'électronique et l'informatique.
Un logiciel applicatif ou application informatique contient les instructions et les informations relatives à une activité automatisée par un
appareil informatique (informatisée). Il peut s'agir d'une activité de production (exemple : activité professionnelle), de recherche, ou de
loisir.
Par exemple, une application de gestion est un logiciel applicatif servant au stockage, au tri et au classement d'une grande quantité
d'informations. Les traitements consistent en la collecte et la vérification des informations fraîchement entrées, la recherche
d'informations et la rédaction automatique de documents (rapports).
Un autre exemple, un jeu vidéo est un logiciel applicatif servant à jouer. Les traitements consistent en la manipulation d'images et de
sons, la création d'images par synthèse, ainsi que l'arbitrage des règles du jeu.
Logiciel système
Un logiciel système contient les instructions et les informations relatives à des opérations de routine susceptibles d'être exécutées par
plusieurs logiciels applicatifs. Un logiciel système sert à fédérer, unifier et aussi simplifier les traitements d'un logiciel applicatif. Les
logiciels systèmes contiennent souvent des bibliothèques logicielles.
Lorsqu'un logiciel applicatif doit effectuer une opération de routine, celui-ci fait appel au logiciel système par un mécanisme appelé appel
système. La façade formée par l'ensemble des appels systèmes auquel un logiciel système peut répondre est appelée Interface de
programmation ou API (acronyme de l'anglais Application programming Interface).
Un logiciel applicatif effectue typiquement un grand nombre d'appels système, et par conséquent, il peut fonctionner uniquement avec un
système d'exploitation dont l'interface de programmation correspond. Le logiciel est alors dit compatible avec ce système d'exploitation, et
inversement.
Système d'exploitation
Le système d'exploitation est un logiciel système qui contient l'ensemble des instructions et des informations relatives à l’utilisation
commune du matériel informatique par les logiciels applicatifs.
Les traitements effectués par le système d'exploitation incluent : répartition du temps d'utilisation du processeur par les différents logiciels
(multitâche), répartition des informations en mémoire vive et en mémoire de masse. En mémoire de masse, les informations sont
groupées sous formes d'unités logiques appelées fichiers.
Les traitements effectués par le système d'exploitation incluent également les mécanismes de protection contre l'utilisation simultanée
par plusieurs logiciels applicatifs d'équipements de matériel informatique qui par nature ne peuvent pas être utilisés de manière partagée
(voir Exclusion mutuelle).
POSIX est une norme industrielle d'une interface de programmation qui est appliquée dans de nombreux systèmes d'exploitation,
notamment la famille UNIX.
Environnement graphique
Environnement graphique.
L’environnement graphique est le logiciel système qui organise automatiquement l'utilisation de la surface de l'écran par les différents
logiciels applicatifs et redirige les informations provenant des dispositifs de pointage (souris). L'environnement graphique est souvent
partie intégrante du système d'exploitation.
Une base de données est un stock structuré d'informations enregistré dans un dispositif informatique.
Un système de gestion de base de données (sigle : SGBD) est un logiciel système dont les traitements consistent à l'organisation du
stockage d'informations dans une ou plusieurs bases de données. Les informations sont disposées de manière à pouvoir être facilement
modifiées, triées, classées, ou supprimées. Les automatismes du SGBD incluent également des protections contre l'introduction
d'informations incorrectes, contradictoires ou dépassées[40].
Micrologiciel
Puce contenant un micrologiciel.
Dans un équipement informatique utilisation d'un équipement matériel déterminé, opération de routine. Un micrologiciel contient les
instructions et les informations relatives au traitement de cette opération sur l'équipement en question. Chaque micrologiciel contient
les informations relatives à tous les traitements de routine qui peuvent être effectués par les équipements d'une série ou d'une marque
déterminée.
BIOS (acronyme de l'anglais Basic Input Output System) : nom du micrologiciel incorporé à la carte mère d'un ordinateur, qui est
développé spécifiquement pour celle-ci. Il contient toutes les routines spécifiques : boot ou démarrage du système d'exploitation,
gestion des entrées-sorties, gestion de l'énergie et du refroidissement, etc. C'est à lui que s'adresse le système d'exploitation pour
effectuer une grande diversité de tâches.
Dans un appareil électronique : les micrologiciels sont utilisés pour réaliser des automatismes difficiles à concevoir uniquement avec
des circuits électroniques. Par exemple, dans des appareils électroménagers (lave-linge, lave-vaisselle) ou les moteurs (calcul de la
durée d'injection).
Le micrologiciel est souvent distribué sur une puce de mémoire morte faisant partie intégrante du matériel en question. Il peut être mis à
jour soit en changeant la ROM ou pour les systèmes les plus récents en réécrivant la mémoire flash.
Le traitement de l'information s'applique à tous les domaines d'activité et ceux-ci peuvent se trouver associés au mot « informatique »,
comme dans « informatique médicale », où les outils informatiques sont utilisés dans l'aide au diagnostic (ce champ d'activité se
rapportera plutôt à l'informatique scientifique décrite ci-dessous), ou dans « informatique bancaire », désignant des systèmes
d'information bancaire qui relèvent plutôt de l'informatique de gestion, de la conception et de l'implémentation de produits financiers qui
relèvent plutôt de l'informatique scientifique et des mathématiques, ou encore de l'automatisation des salles de marché qui en partie
relève de l'informatique temps réel.
On peut dire de l'informatique, capable de traiter mathématiquement des commandes de langage formel, qu'elle réalise le projet de la
modernité juridique. (la gouvernance) De la sorte, l'informatique a une fonction politique, conformément à la pensée cybernétique[41].
L'informatique déploie des machines à gouverner, qui complètent et se synchronisent avec les lois et procédures.
Informatique de gestion
informatique en rapport avec la gestion de données, à savoir le traitement en masse de grandes quantités d'information. L'informatique
de gestion a de nombreuses applications pratiques dans les entreprises : manipulation des informations relatives aux employés,
commandes, ventes, statistiques commerciales, journaux de comptabilité générale y compris, en son temps, le calcul du décalage pour
les déclarations de TVA à récupérer et gestion de la production et des approvisionnements, gestion de stocks et des inventaires, etc. Ce
domaine est de loin celui qui représente la plus forte activité.
Informatique scientifique[42]
consiste à aider les ingénieurs de conception dans les domaines de l'ingénierie industrielle à concevoir et dimensionner des
équipements à l'aide de programmes de calcul : réacteurs nucléaires, avions et automobiles (langages souvent employés :
historiquement le Fortran, de plus en plus concurrencé par C et C++). L'informatique scientifique est surtout utilisée dans les bureaux
d'étude et les entreprises d'ingénierie industrielle car elle permet de simuler, par la recherche opérationnelle ou par itération, des
scénarios de façon rapide et fiable. Par exemple, l'écurie italienne de Formule 1 Scuderia Ferrari s'est équipée en 2006 avec un des plus
puissants calculateurs du monde afin de permettre les essais numériques de sa monoplace et accélérer la mise au point de ses
prototypes ;
Informatique embarquée
consiste à définir les logiciels destinés à être embarqués dans des dispositifs matériels autonomes interagissant avec leur
environnement physique. L'informatique embarquée assure alors parfois le pilotage de systèmes électromécaniques plus ou moins
complexes. Elle est ainsi à rapprocher de la production de systèmes informatiques temps réel tant le temps devient une préoccupation
clef lorsque l'informatique est acteur du monde réel. Elle trouve aussi ses domaines d'applications dans de nombreux objets de notre vie
quotidienne en enrichissant les performances et les fonctionnalités des services proposés. Historiquement d'abord liés à l'aéronautique,
le spatial, l'armement, le nucléaire, on en trouve aujourd'hui de nombreuses illustrations dans notre vie quotidienne : automobile,
machine à laver, téléphone portable, carte à puce, domotique, etc.
Ingénierie des connaissances
forme d'ingénierie informatique, qui consiste à gérer les processus d'innovation, dans tous les domaines, selon des modèles assez
différents de ceux jusqu'alors employés en informatique de gestion. Cette forme d'ingénierie permettra peut-être d'accroître la cohérence
des trois domaines, qui sont la gestion, le temps réel, et le scientifique dans l'organisation des entreprises. Elle s'intéresse plus au
contenu et à la qualité des bases de données et de connaissances qu'à l'automatisation des traitements. Elle se développe déjà
beaucoup aux États-Unis.
Les applications du renseignement économique et stratégique
font appel aux techniques de l'information, notamment dans l'analyse du contexte, pour la recherche d'informations (moteurs de
recherche). D'autre part, dans une optique de développement durable, il est nécessaire de structurer les relations avec les parties
prenantes, ce qui fait appel à d'autres techniques telles les protocoles d'échange et les moteurs de règles.
Calcul parallèle : pour des applications qui demandent de nombreux calculs : prévisions météo ou image de synthèse.
Gestion de contenu : collecte des documents électroniques d'une entreprise : mail, fax, contrats.
Hypermédias : manipulation de documents de présentation contenant des vidéos, des images et du son.
Imagerie informatique : création ou manipulation d'images : images de synthèse, traitement d'images, jeux vidéo, simulateurs de vol.
Informatique décisionnelle : analyses et statistiques en vue d'aide à la décision pour les responsables d'entreprise.
Informatique de gestion : manipulation en masse de grandes quantités d'informations : listes de clients, des fournisseurs, de produits.
Logiciels malveillants : logiciels mal intentionnés qui s'installent et agissent à l'insu de l'utilisateur : vol d'informations, falsification,
usurpation d'identité.
Terminologie de l'informatique
Article détaillé : Terminologie informatique.
L'informatique est un secteur d'activité scientifique et industriel important aux États-Unis, en Europe et au Japon. Les produits et services
de cette activité s'échangent dans le monde entier. Les produits immatériels tels que les connaissances, les normes, les logiciels ou les
langages de programmation circulent très rapidement par l'intermédiaire des réseaux informatiques et de la presse spécialisée, et sont
suivis par les groupes de veille technologique des entreprises et des institutions. Les matériels informatiques peuvent être conçus sur un
continent et construits sur un autre.
L'anglais international est la langue véhiculaire du secteur d'activité. Il est enseigné dans les écoles[43]. C'est la langue des publications
scientifiques ainsi que de nombreux ouvrages techniques. La grande majorité des langages de programmation utilisent le vocabulaire
anglais comme base. Les termes peuvent provenir des instituts de recherche, des entreprises, ou des organismes de normalisation du
secteur. De nombreux néologismes sont des abréviations ou des mots-valise basés sur des mots en anglais. Le grand nombre
d'anglicismes reflète la domination actuelle des États-Unis sur ce marché[44].
L'usage d'abréviations joue le même rôle que celui des formules chimiques : l'ébauche d'une nomenclature internationale qui facilite l'accès
des lecteurs non anglophones à la littérature informatique. Il existe en outre, un phénomène d'emprunt lexical réciproque entre les
langages de programmation – dont le lexique est basé sur l'anglais – et le jargon informatique[45].
Marché de l'informatique
On trouve dans le monde environ un milliard de micro-ordinateurs[46], trois cent mille stations de travail, quelques dizaines de milliers de
mainframes, et deux mille superordinateurs en état de marche.
On ne connaît pas avec certitude la part de marché occupée par l'industrie des systèmes embarqués, mais on estime que l'informatique
représente le tiers du coût d'un avion ou d'une voiture[47].
La distribution des produits informatiques est faite sous la forme de multiples canaux de distribution, parmi lesquels on compte la vente
directe, le commerce en ligne, les chaînes de revendeurs, les groupements de revendeurs, la vente par correspondance.
Les grossistes informatiques ont un rôle clef dans la distribution informatique et sont un point de passage quasi obligé pour les sociétés
qui ont choisi la vente indirecte (par un réseau de revendeurs). Les grossistes, qu'ils soient généralistes ou spécialisés, adressent la
multitude de petits points de vente ou les sociétés de service pour lesquelles l'activité de négoce représente un volume d'activité faible.
Aujourd'hui, la plupart des constructeurs sont spécialisés soit dans le matériel, soit dans le logiciel, soit dans les services.
Apple et Oracle (Sun) sont parmi les seuls constructeurs spécialisés à la fois dans le matériel et le logiciel. IBM et HP sont parmi les seuls
constructeurs spécialisés à la fois dans le matériel et les services.
Dans le sultanat d'Oman entre 2002 et 2005, 16 % des ventes concernaient du logiciel, 30 % concernait des ordinateurs, 28 % concernait
des services, et 25 % concernait des équipements de transmission[48].
En Autriche, en 2007, 21 % des ventes concernent le logiciel, 34 % concernent le matériel, et 45 % concernent des services[49].
Histoire
Historiquement, le matériel informatique était distribué par les grands constructeurs qui traitaient en direct avec leurs clients ; la plupart de
ceux-ci étant de grandes entreprises ou des organismes publics. Les logiciels étaient créés par les clients. Les constructeurs fournissaient
uniquement un système d'exploitation, et assistaient leurs clients par l'organisation de cours de programmation à la formation des
analystes programmeurs. Au fur et à mesure de la baisse des prix des systèmes, le marché s'est élargi, obligeant plusieurs constructeurs à
se structurer pour mieux diffuser leur produit et à s'appuyer sur des partenaires.
Ces partenaires étaient au départ mono-marque et travaillaient souvent sous la forme d'agent semi-exclusif, puis ils se sont transformés
au fil du temps en revendeurs indépendants multi-marques.
Dans les années 1980, en même temps que les premiers mini-ordinateurs, sont apparus les premiers éditeurs spécialisés dans le logiciel.
Depuis 1987, le marché du micro-ordinateur est le principal secteur du marché informatique, et les micro-ordinateurs, initialement utilisés à
des fins domestiques, sont désormais largement utilisés dans les entreprises et les institutions, où ils tendent à remplacer les stations de
travail et les mainframes.
Du fait de la croissance très rapide du marché, vecteur de forte concurrence, de nombreuses sociétés ont disparu dans les années 1980.
Des quatorze grands fabricants de l'époque, en 1997 il n'en reste plus que deux (Intel et AMD)[50].
Marché du matériel
L'ordinateur est un appareil modulable, construit par assemblage de composants de différentes marques.
Le développement et la construction des composants est le fait de quelques marques très spécialisées. La majorité des constructeurs
d'ordinateurs sont des assembleurs : un assembleur est une société qui vend des ordinateurs construits par assemblage de composants
provenant d'autres marques, y compris de concurrents.
Loi de Moore
En 1965, Gordon Earle Moore, cofondateur d'Intel, un grand fabricant de microprocesseurs, émettait la Loi de Moore. Cette loi, basée sur
l'observation, prédit que la complexité des microprocesseurs devrait doubler tous les deux ans. Quarante ans plus tard, cette observation
se confirme toujours. Selon le magazine Ligne de crédit, l'alignement à la Loi de Moore n'est pas le fait du hasard, mais une volonté de
l'industrie informatique[51].
Offre en matériel
Le matériel informatique est aujourd'hui produit par diverses multinationales, majoritairement du Japon et de Taïwan. Exemples :
En Autriche par exemple, les principales marques d'ordinateur sont, en 2007 : Hewlett-Packard (Palo Alto, États-Unis), Dell, (Round Rock,
États-Unis), Fujitsu (Japon), Siemens (Berlin, Allemagne), Sony (Tokyo, Japon) et Acer (Taïwan)[49].
Les principales marques de consoles de jeux sont en 2007 : Sony (Tokyo, Japon), Nintendo (Kyoto, Japon), et Microsoft (Redmond, États-
Unis)[52].
Marché du logiciel
La fabrication d'un logiciel (développement) demande très peu de moyens techniques, et par contre beaucoup de temps et de savoir-faire.
Il existe aujourd'hui un très grand nombre d'auteurs de logiciels, il peut s'agir de multinationales comme Microsoft, de petites entreprises
locales, voire de particuliers ou de bénévoles.
Les grosses entreprises, utilisant du matériel informatique pour leurs propres besoins, ont souvent des équipes spécialisées, qui créent
des logiciels sur mesure pour les besoins de l'entreprise. Ces logiciels ne seront jamais mis sur le marché. Un progiciel est un logiciel prêt-
à-porter et générique prévu pour répondre à un besoin ordinaire. Par opposition à un logiciel spécifique, qui est développé sur mesure en
vue de répondre au besoin d'un client en particulier. La création de logiciels spécifique est le principal sujet de contrats de services des
entreprises informatiques.
Dans des secteurs industriels comme l'aviation, des équipes créent des logiciels pour les systèmes embarqués de ce secteur. Ces logiciels
ne sont jamais mis sur le marché séparément.
Un logiciel étant un ensemble d'informations, il peut être transmis par les moyens de télécommunications. Le téléchargement est
l'opération qui consiste à utiliser un réseau de télécommunication pour récupérer un logiciel en provenance d'un autre appareil. Le
commerce en ligne est l'activité qui consiste à vendre des logiciels (ou d'autres biens) en les distribuant par des réseaux de
télécommunication comme Internet.
Types de logiciels
On peut distinguer quatre grands types de logiciels : libres, propriétaires, shareware, freeware, en fonction du type de contrat de licence qui
régit leur distribution, utilisation et copie.
Un logiciel libre (ou open source) est un logiciel que l'on peut utiliser, étudier, modifier et redistribuer librement. Un tel logiciel peut être
soumis au droit d'auteur (sous une certaine licence) ou non (dans le domaine public). Les logiciels libres sont souvent distribués
gratuitement.
Un logiciel propriétaire peut être utilisé, mais ne peut pas être ni étudié, ni modifié, ni redistribué librement. Ces logiciels sont le plus
souvent distribués par l'intermédiaire de réseaux de vente et, pour certains d'entre eux, associés de manière plus ou moins licite, à la
vente d'un micro-ordinateur.
Un gratuiciel (en anglais freeware) est un logiciel qui peut être distribué gratuitement. L'auteur se réserve le droit exclusif de le modifier.
Un partagiciel (ou shareware) est un logiciel propriétaire qui est gratuit pendant une période d'essai et payant ensuite. De nombreuses
variantes de shareware existent, selon le paiement demandé (qui est parfois un don à une organisation caritative, l'envoi d'une carte
postale à l'auteur, etc.) et le fonctionnement du logiciel à la fin de la période d'essai (le logiciel peut tomber en panne, ou alors il reste
utilisable mais importune l'utilisateur en l'avertissant de façon répétée qu'il doit acheter le produit, etc.).
Un micrologiciel (ou firmware) est un logiciel incorporé dans un matériel informatique, et indissociable de celui-ci.
Terminologie de la distribution de logiciels
Il existe aujourd'hui une offre très large de logiciels, de tous les types : libres, propriétaires, shareware et freeware.
L'industrie du logiciel est un des principaux secteurs économiques en Europe et aux États-Unis. De nombreux constructeurs de logiciels
sont aux États-Unis. La création de logiciels applicatifs représente 52 % de l'activité[53].
Si le Japon est un des pays les mieux équipés en matériel informatique, on y trouve les plus grands fabricants de matériel, il n'en va pas de
même pour le logiciel, et de nombreux logiciels posent des problèmes pour l'écriture de textes en utilisant l'alphabet japonais[54].
Il existe en 2008 environ quatre-vingts systèmes d'exploitation différents. Le marché est largement occupé par la famille Windows : cette
famille de systèmes d'exploitation, propriété de Microsoft (Redmond, États-Unis) occupe environ 90 % du marché des systèmes
d'exploitation pour ordinateurs personnels. La société Microsoft a fait l'objet de divers procès pour monopolisation du marché[55].
En 2019, le marché des smartphones, tablettes et objet connectés a fortement évolué et utilise très majoritairement le système Androïd
développé par Google.
GNU est un projet de système d'exploitation lancé en 1985, entièrement basé sur des produits open source. Linux est un système
d'exploitation open source, écrit par une équipe de plus de 3 200 bénévoles. La valeur de revente de Linux est estimée à plus de 1,4 milliard
de dollars[55].
L'offre en logiciels libres consiste notamment en des ensembles qui contiennent à la fois des produits GNU et Linux. Ils sont distribués
avec des magazines, ou mis à disposition pour le téléchargement.
Aujourd'hui la majorité des téléphones portable sont basés sur des systèmes d'exploitation libres : OS X a été développé à partir de Free
BSD, Android est quant à lui basé sur un système Linux classique. Ce qui fait des systèmes Open Source Linux et Free BSD les systèmes
les plus répandus sur le marché du téléphone portable.
Copie et Contrefaçon
La Contrefaçon numérique consiste à utiliser ou à mettre à disposition tout ou partie d'un logiciel alors que sa licence ne l'autorise pas, les
éditeurs logiciel parlent volontiers de pirates pour désigner les auteurs voir, les utilisateurs de ces contrefaçons.
La licence d'utilisation s'apparente à un contrat (dont la valeur juridique varie selon les pays) accepté implicitement par tout acheteur d'un
logiciel (ou explicitement lors de l'installation ou du premier lancement de celui-ci).
Par une licence propriétaire, l'éditeur octroie le droit, généralement exclusif et non transmissible, à l'acheteur d'utiliser le logiciel. Si une
copie de ce logiciel est mise à disposition d'autrui, l'utilisation par autrui est alors une violation des clauses du contrat de licence et la mise
à disposition est considérée comme un acte de contrefaçon.
La vente de licences d'utilisation est la première source de revenus de nombreux éditeurs logiciels et la copie voir la diffusion illégale
représente pour eux un important manque à gagner. La contrefaçon touche le marché du logiciel comme les marchés d'autres biens
immatériels tels que la musique ou la vidéo.
Les éditeurs vendent souvent leur logiciel accompagné de services tels que garantie et mises à jour, des services qui ne sont, la plupart du
temps, disponibles que sur les logiciels légalement utilisés.
Le nombre de copies de logiciels vendues par des contrefacteurs est plus ou moins élevé selon les pays. Selon la Business Software
Alliance, en Algérie 85 % des logiciels vendus en 2008 seraient issus du piratage[56]. Toujours selon la Business Software Alliance, au
Luxembourg, ce taux aurait été de 21 % en 2007, ce qui serait le taux le plus bas du monde[57].
Le passage d'un marché industriel[58] de produits à un marché des services est relativement récent et en forte progression[59]. Le
commerce de services consiste principalement en la vente et l'exécution de mandats concernant des modifications sur des systèmes
d'information d'entreprises ou de collectivités.
Les systèmes d'information des entreprises sont parfois composés de centaines d'ordinateurs, sur lesquels sont exécutés des centaines
de logiciels de manière simultanée. Il existe de nombreux liens entre les différents logiciels et les différents ordinateurs, et le simple fait
d'arrêter un seul des éléments risque de déranger des milliers d'usagers, voire de provoquer le chômage technique de l'entreprise.
Selon le cabinet Gartner Dataquest, les services informatiques ont généré 672,3 milliards de dollars dans le monde en 2006. Soit un
marché en augmentation de 6,4 % par rapport à 2005[60].
Offre en services
Une SSII (abréviation de Société de Service en Ingénierie Informatique) est une société qui met à disposition des spécialistes pour des
missions de service sur des systèmes informatiques.
De nombreuses SSII se trouvent aux États-Unis et en Inde. Parmi les leaders du marché on trouve IBM – la plus ancienne société
d'informatique encore en activité –, ainsi que EDS, Accenture et Hewlett-Packard, toutes originaires des États-Unis.
Les principaux sujets des mandats sont la création de logiciels sur mesure, la mise en place de progiciels et la modification des fichiers de
configuration en fonction des besoins, des opérations de réglage, d'expertise et de surveillance du système informatique. En France la
majorité des constructeurs de logiciels sont des SSII.
SAP désigne par abus de langage un progiciel de gestion intégré pour les entreprises, construit par la société SAP AG (Walldorf,
Allemagne). L'adaptation aux besoins des entreprises de ce logiciel riche et multi-fonctionnel est une activité courante des SSII.
Métiers et activités
L'informaticien est d'une manière générale une personne qui travaille dans le secteur de l'informatique. Il existe dans ce secteur diverses
activités qui sont orientées vers la création de logiciels ou la maintenance d'un système informatique – matériel et logiciels.
Le secteur dépend également des activités des fabricants de semi-conducteurs et de pièces détachées, des assembleurs, ainsi que des
fournisseurs de télécommunications et des services d'assistance.
La maintenance d'un système informatique consiste à la préparation d'ordinateurs tels que serveurs, ordinateurs personnels, ainsi que la
pose d'imprimantes, de routeurs ou d'autres appareils. L'activité consiste également au dépannage des machines, à l'adaptation de leur
configuration, l'installation de logiciels tels que systèmes d'exploitation, systèmes de gestion de base de données ou logiciels applicatifs,
ainsi que divers travaux de prévention des pannes, des pertes ou des fuites d'informations telles que l'attribution de droits d'accès ou la
création régulière de copies de sauvegarde (backup en anglais).
Le directeur informatique décide des évolutions du système informatique dans les grandes lignes, conformément à la politique d'évolution
de la société qui l'emploie. Il sert d'intermédiaire entre les fournisseurs et les clients (employés de l'entreprise), ainsi que la direction
générale. Il propose des budgets, des évolutions, puis mandate des fournisseurs pour des travaux.
L'ingénieur système travaille à la mise en place et l'entretien du système informatique : la pose de matériel informatique, l'installation de
logiciels tels que systèmes d'exploitation, systèmes de gestion de base de données ou logiciels applicatifs, et le réglage des paramètres
de configuration des logiciels.
L'administrateur de bases de données est chargé de la disponibilité des informations contenues dans des bases de données et la bonne
utilisation des systèmes de gestion de base de données – les logiciels qui mettent à disposition les informations et qui occupent une
place stratégique dans de nombreuses entreprises. Il s'occupe des travaux de construction, d'organisation et de transformation des bases
de données, ainsi que du réglage des paramètres de configuration du système de gestion de base de données et de l'attribution de droit
d'accès sur le contenu des bases de données.
Le responsable d'exploitation veille à la disponibilité constante du système informatique. Il effectue des tâches de sauvegarde régulière en
vue de prévenir la perte irrémédiable d'informations, organise les travaux de transformation du système informatique en vue de limiter la
durée des mises hors service et attribue des droits d'accès en vue de limiter les possibilités de manipulation du système informatique au
strict nécessaire pour chaque usager – ceci en vue de prévenir des pertes ou des fuites d'information.
Création de logiciels
Le développement de logiciels consiste à la création de nouveaux logiciels ainsi que la transformation et la correction de logiciels
existants. En font partie la définition d'un cahier des charges pour le futur logiciel, l'écriture du logiciel dans un ou l'autre langage de
programmation, le contrôle du logiciel créé, la planification et l'estimation du budget des travaux.
Dans une équipe d'ingénieurs, le chef de projet est chargé d'estimer la durée des travaux, d'établir un planning, de distribuer les tâches
entre les différents membres de l'équipe, puis de veiller à l'avancée des travaux, au respect du planning et du cahier des charges. Le chef
de projet participe également à la mise en place du logiciel chez le client et récolte les avis des usagers.
L'analyste-programmeur est chargé d'examiner le cahier des charges du futur logiciel, de déterminer la liste de toutes les tâches de
programmation nécessaire pour mettre en œuvre le logiciel. Il est chargé de déterminer les automatismes les mieux appropriés en
fonction du cahier des charges et des possibilités existantes sur le système informatique. L'analyste-programmeur est ensuite chargé
d'effectuer les modifications nécessaires dans le logiciel, de rédiger ou de modifier le code source du logiciel et de vérifier son bon
fonctionnement.
L'architecte des systèmes d'informations est chargé de déterminer, d'organiser et de cartographier les grandes lignes de systèmes
informatiques ou de logiciels. Il réalise des plans d'ensemble, détermine les composants (logiciel et matériel) principaux de l'ensemble,
ainsi que les flux d'informations entre ces composants. Lors de la création de nouveaux logiciels il est chargé de découper le futur logiciel
en composants, puis d'organiser et de cartographier le logiciel et les produits connexes.
Les entreprises et les institutions qui ont un système informatique de grande ampleur ont souvent une équipe d'informaticiens qui
travaillent à la maintenance du système ainsi qu'à la création de logiciels pour le compte de l'entreprise. Cette équipe, dirigée par le
directeur informatique peut faire appel à des éditeurs de logiciel ou des sociétés de services en ingénierie informatique (abréviation SSII)
pour certains travaux. Par exemple, lorsque l'équipe interne est trop peu nombreuse ou ne possède pas les connaissances nécessaires.
Les entreprises peuvent également faire appel à des consultants – des employés d'une société tierce – pour prêter main-forte ou
conseiller leur équipe sur un sujet précis.
L'infogérance consiste à déléguer toute la maintenance du système d'information à une société de services. Ces services sont parfois
réalisés offshore : des équipes délocalisées (parfois situées dans un pays lointain) pilotent les ordinateurs à travers les réseaux
informatiques (télémaintenance).
L'intégration verticale consiste pour une société informatique à non seulement créer un logiciel, mais également travailler sur des
opérations antérieures et postérieures au développement du logiciel en question, tels que le management du système d'information, l'aide
à la décision de la direction des systèmes d'information, les opérations de migration ou les services d'assistance.
En cloud computing, un site informatique - matériel, logiciel et raccordements réseau - appartenant à un fournisseur, est mis à disposition
des consommateurs en libre-service payé à l'usage. Selon le service offert, la responsabilité du système d'exploitation, des logiciels
moteurs et des logiciels applicatifs incombe soit au fournisseur soit au consommateur.
On applique souvent l'adjectif « virtuel » ou « immatériel » aux produits de l'informatique, ce qui pourrait laisser croire que l'informatique est
peu consommatrice de ressources naturelles. Jean-Marc Jancovici montre que la dématérialisation, souvent présentée comme une
solution pour le développement durable de l'économie, ne s'est pas accompagnée d'une diminution des flux physiques par rapport aux flux
d'information[61]. En pratique, dans les années 2010, les directions des systèmes d'information sont généralement tenues à l'écart des
programmes de développement durable des entreprises.
On se rend compte aujourd'hui, avec les premières études des experts en informatique verte (TIC durables), que l'informatique serait
directement à l'origine de 5 % des émissions de gaz à effet de serre de la France[62]. L'informatique générerait également une forte
consommation d'électricité. Mais les impacts environnementaux sont surtout concentrés lors de la fabrication des équipements et leur fin
de vie. Les principaux impacts sont l'épuisement des ressources naturelles non renouvelables et les pollutions (eau, air, sol) qui dégradent
les écosystèmes[63].
L'application des principes de développement durable à l'informatique donne naissance aux TIC durables. Elle englobe les trois piliers du
développement durable (environnement, social, économique) et se caractérise par une double démarche (souvent menée en parallèle) :
le premier périmètre, désigné par le terme informatique écoresponsable (ou officiellement éco-TIC en France et Green IT 1.0 en anglo-
américain) désigne l'ensemble des méthodes qui réduisent l'impact de l'informatique sur l'environnement par une démarche
écoresponsable (écoconception, économies d'énergie, gestion des déchets). Elle s'applique principalement au matériel informatique,
aux flux (kWh électriques, papier, etc.), ainsi qu'aux méthodes de développement logiciel qui diminuent leur empreinte ressource ;
le deuxième périmètre, parfois désigné par écoinformatique (ou Green IT 2.0 en anglo-américain), désigne la réduction de l’empreinte
écologique de la société grâce aux technologies de l'information et de la communication : c'est l'utilisation des TIC pour réorganiser et
optimiser les processus métiers en fonction de leur empreinte écologique grâce à l'analyse du cycle de vie (ACV) ;
À terme, le développement durable devrait faire évoluer les modèles employés en informatique. Il est, en effet, nécessaire d'expliciter la
sémantique des données, documents ou modèles, ce qui relève de la branche de l'informatique appelée représentation des
connaissances. Plusieurs projets en écoinformatique se déroulent dans le cadre d'initiatives telles que le web sémantique[64].
Notes et références
Notes
1. Cette citation est souvent attribuée à tort à Edsger W. Dijkstra. (en) Voir la page Edsger W. Dijkstra ([Link]
r_W._Dijkstra) sur Wikiquote en anglais..
Références
1. [PDF] (en) Karl Steinbuch ([Link] 11. TERMIUM plus, la banque de données terminologiques et
rs/cs2/334/http:[Link] linguistiques du gouvernement du Canada, donne la précision
f/[Link]) [archive], Bernard Widrow, Reiner Hartenstein, suivante : « In France and West Germany, as well as other places
Robert Hecht-Nielsen. throughout western Europe, informatics designates applied
computer science ».
2. Maurice Roy, Le patron de l'Informatique, in L'Express no 798 du
3-9 octobre 1966, p. 51 12. (en) « Computer Science is the study of all aspects of computer
systems, from the theoretical foundations to the very practical
3. Définitions lexicographiques ([Link]
aspects of managing large software projects. » Massey
nformatique/0) [archive] et étymologiques ([Link]
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Articles connexes
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