Recrutement et Évaluation RH
Recrutement et Évaluation RH
D’INFORMATIQUE
LE RECRUTEMENT ET L’EVALUATION
• Ma chère soeur pour les sacrifices qu’elle a fait pour moi, Pour son
énorme soutien, aide, et surtout encouragements, tout au long de mon
chemin,
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REMERCIEMENT
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SOMMAIRE
Introduction .............................................................................................................................. 5
1. Qu’est-ce que la G.R.H ?. .................................................................................................... 5
1.1. L’évolution de la fonction .............................................................................................. 6
1.1.1. De la fonction personnelle à la fonction RH… ..................................................... 6
1.1.2. Les raisons de cette évolution ................................................................................. 9
1.2. La fonction des années 2000… .................................................................................... 10
1.2.1. Des missions spécifiques… ....................................................................................... 10
1.2.2 Une approche contingente de la fonction ................................................................. 12
1.2.3. Une approche Client-Fournisseur ........................................................................... 13
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INTRODUCTION
PRESENTATION DE LA FONCTION
RESSOURCES HUMAINES
Dans une perspective segmentée ou très spécialisée, nous pourrions nous interroger
sur le pourquoi des ressources humaines dans le domaine de l’ingénierie de la
formation.
Nous avons choisi une approche contingente et donc globale de la formation. Il
semble qu’il ne puisse en être autrement sinon à s’enfermer dans une technicité qui
ne permettrait qu’une opérationnalité étroitement limitée.
Mais pour en arriver à ce constat il convient de franchir des étapes en se posant la
question : qu’est-ce que la gestion des ressources humaines (G.R.H.) ?
« La gestion de ressources humaines est l’ensemble des activités qui permettent à une
organisation de disposer des ressources humaines correspondant à ses besoins en
quantité et qualité. » Parmi les activités qui permettent à une organisation ou une
entreprise de disposer de ressources nous pouvons Identifier : le recrutement, la
rémunération, l’évaluation ou appréciation, la gestion prévisionnelle des emplois et
des compétences et des carrières, la formation, la négociation avec l’ensemble des
acteurs de l’entreprise, la mobilité (incluant lelicenciement) …
De fait, il s’agit d’organiser le processus de gestion autour des personnes, autant dire
le jeu des acteurs en négociation, leurs stratégies et les outils mobilisés.
1. Qu’est-ce que la G.R.H. ?
Définition :
P. Rousselen donne la définition suivante :
« La G.R.H. est l’ensemble des activités qui visent à développer l’efficacité
collective des personnes qui travaillent pour l’entreprise. L’efficacité étant la mesure
dans laquelle les objectifs sont atteints, la G.R.H. aura pour mission de conduire le
développement des R.H. en vue de la réalisation des objectifs de l’entreprise. La
G.R.H. définit les stratégies et les moyens en RH, les modes de fonctionnement
organisationnels et la logistique de soutien afin de développer les compétences
nécessaires pour atteindre les objectifs de l’entreprise.
1.1. L’évolution de la fonction
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1.1.1. De la fonction personnelle à la fonction RH :
Historiquement, la gestion des hommes au cours du 19ème siècle se rationalise.
D’une force de travail disséminée et pluriactive, le passage se réalise vers une main
d’œuvre qui se sédentarise dans les villes et n’exerce plus qu’une seule activité. A
ceci s’ajoute le développement des premières grandes entreprises, illustré par les
compagnies de chemin de fer (138000 employés en 1869). La masse de travailleurs à
gérer rend nécessaire une rationalisation des pratiques de gestion du personnel.
La Fin 19èmejusqu’en 1945 connaît une véritable émergence de la fonction, là
encore les grands groupes, notamment automobile (Renault), jouent un rôle
significatif. D’effectifs importants, la rationalisation de la production (avant les
travaux de Taylor à cette époque) est sous l’influence des ingénieurs (cf. « La
logique de l’honneur » de P. d’Iribarne3) et voit l’apparition des premiers éléments
qui structurent la vie salariale.
A cette époque, les patrons développent une politique sociale sous forme de
paternalisme (ex : Schneider au Creusot) .Les premières activités du service du
personnel sont :
• le recrutement .
• centralisation du recrutement .
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Pendant les trentes glorieuses ,Le contexte est propice à la pérennisation des
pratiques de gestion du personnel sous l’impulsion du fordisme, de la standardisation
et de l’uniformisation des emplois ainsi que du prestige de l’organisation
bureaucratique. A cette époque, se développe aussi le courant des relations
humaines qui met l’accent sur le facteur humain. Prise de conscience que la
motivation et la performance sont liées aux conditions de travail et à la qualité des
relations humaines dans l’entreprise.
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Approches des Gestion du personnel GRH
RH (J. Igalens5,
1991)
Assomption principale L’homme est un coût L’homme est une
qu’il faut minimiser ressource qu’il faut
développer
Formation Sert à adapter C’est un investissement
l’homme à son poste
de travail
Horizon de prévision Court et Moyen termes Long terme
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La G.R.H. comparée à l’administration du personnel
Dans L. Cadin et al., « Gestion des ressources humaines, pratiques et éléments
de théorie » (2002, p.11) D’après Weiss et col. (1999)
Modèle 1 : Adaptation passive et Modèle 2 : Activation et mobilisation
défensive des personnels (1975-1985 d’un marché interne des RH (1985-
2000)
• Flexibilité quantitative externe du Management idéologique :
travail •1 Discours idéologique,
• Logique de CT ; •2 Recherche d’une implication
intense des personnes qui doivent
• Gestion quantitative des
tout donner à leur entreprise
sureffectifs (mesure d’âge) ;
Courant affaibli par sa
• Intervention de l’Etat ;
concomitance avec les plans sociaux
• Négligence des ressources
Modernisation socio-productive :
humaines internes ; •1 Recherche de flexibilité
• Gestion du personnel concentrée interne qualitative ;
sur les restructurations ; •2 Gestion anticipée des compétences
•3 Approche proactive ;
• Emploi considéré comme une •4 Modèle de l’organisation qualifiante
variable d’ajustement (emploi ;
atypique, externalisation). •5 Personnel envisagé comme un
investissement, une ressource.
Les entreprises abandonnent (pas toujours) le modèle productif fordien au profit du modèle
productif flexible afin de faire face aux évolutions brutales de l’activité. De fait,
l’apprentissage
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est essentiel car selon Cadin et ses collègues (2002)7 « Gagne celui qui apprend plus
vite que ses concurrents. »
Aujourd’hui, les compétences sont de plus en plus élevées et la coopération au sein d’une
équipe est source de performance et d’amélioration constante.
Remarque : la logique de poste cède la place à la logique de compétences car les salariés
cessent d’occuper un poste mais sont considérés comme porteurs de compétences.
L’accent mis sur les compétences et son impact sur les pratiques de formation, est lié à la
nécessité de posséder une main d’œuvre en quantité nécessaire et de qualité.
On note, dans les années récentes :
• le poids de l’environnement économique : la croissance faible
conduit une GRH serrée, à la prévision et aux mesures d’ajustement.
• Chômage .
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Orientation sur le futur, la
stratégie
Mettre en œuvre la
stratégie Favoriser
lechangement
Administrer Motiver,
Focalisation impliquer les
efficacement Focalisation sur les
sur les salariés
processus personnes
Administrer efficacement :
Correspond à la mise en place d’une organisation décentralisée de la fonction RH et
une responsabilisation de la ligne hiérarchique. Ainsi, des activités de GRH sont
parties intégrantes de certaines fonctions (chef de chantier, chef d’équipe…)
Développer la motivation et l’implication des salariés :
Les définitions concernant le concept de motivation sont foisonnantes.
La motivation peut être définie comme le processus qui gouverne l’engagem action
en déclenchant, donnant la direction, l’intensité et la persistance à un c
Elle se manifeste sous divers aspects tels que l'enthousiasme, l'assiduité, la
persévérance…
« Réserve d'énergie », la motivation naît de l’enregistrement et de la régulation de
nombreux paramètres qui permettent à l’individu :
• de s’adapter et comprendre l’environnement et les situations données ;
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• de choisir l'investissement dans le temps et le sens voulu avec l'intensité souhaitée ;
• Partage du pouvoir,
• Promotion,
• Rémunération,
• Participation,
• Formation…
Favoriser le changement :
Il s’agit là d’encourager les comportements nouveaux, efficaces grâce à la formation
et à certains programmes de mobilisation tels que de nouvelles modalités de travail
ou la rémunération.
Mettre en œuvre la stratégie :
Bélanger dans Petit... et al. « Gestion stratégique et opérationnelle des ressources
humaines ». (Boucherville, G. Morin, 1993. 779 pages), page 21 propose cette
définition de la stratégie: « Processus de formulation et de mise en œuvre des moyens
appropriés en vue d’atteindre les objectifs d’une entreprise et de réaliser sa mission
dans un environnement difficilement prévisible et concurrentiel ».
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Le D.R.H. doit participer à la définition de la stratégie de son entreprise, doit veiller
à la prise en compte en amont des conséquences R.H. des décisions prises.
Le D.R.H. doit veiller à la cohérence de la stratégie R.H. avec celle de l’entreprise et
à lacohérence des différentes pratiques de G.R.H. entre elles de manière à
accompagner efficacement la stratégie définie au sommet stratégique.
La G.R.H. est un sous-système du système organisation : elle doit donc avoir des
objectifs cohérents avec ceux du système global. Enfin, la G.R.H. est influencée par
chacun des autres sous-systèmes qui composent l’organisation.
L’approche systémique nécessite une définition des objectifs à atteindre pour assurer
une meilleure adaptation et permettre l’évaluation.
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-2- les actionnaires,
-3- les salariés,
-4- les organisations syndicales.
Ces clients ont des attentes spécifiques que le D.R.H. doit satisfaire afin que
la G.R.H. soit considérée comme performante et créatrice de valeur.
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(Notamment le responsable de la formation) soient fortement impliqués dans la
définition desstratégies de l’entreprise (indicateur : appartenance du D.R.H. au
comité de direction ou pilotage des problématiques stratégiques de la fonction, les
relations entre D.G. et D.R.H.).
2.2.Décentralisation et internationalisation
La tendance à la contraction du service R.H. organise un nombre réduit d’experts
autour du noyau central composé du D.R.H. Ceci entraîne une focalisation sur
l’aspect stratégique de la fonction.
Une partie de la fonction est décentralisée auprès des dirigeants des filiales et des
managers de proximité.
Le rôle des cadres hiérarchiques se développe.
Qu’est-ce qu’un cadre ? Il s’agit d’une personne qui supervise au moins le travail
d’une autre.
Les cadres hiérarchiques quant à eux, ont des rôles importants en matière de
G.R.H.,d’abord parce que la qualité de la G.R.H. perçue par les employés repose sur
la qualité des relations avec le cadre de proximité (cadre immédiatement en rapport
avec l’agent).
Le cadre hiérarchique doit chercher à :
• établir des relations efficaces, respectueuses et équitables ;
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La forme la plus poussée de la décentralisation est actuellement
l’internationalisation.
L’Internationalisation des entreprises les oblige à mettre en œuvres des politiques et
des pratiques cohérentes au niveau international telles que les plans d’actionnariat,
les salariés mondiaux, une politique harmonisée de rémunération variable, les
intranets monde…
[Link]
Le développement de l’informatique a fait évoluer les pratiques de G.R.H.
Les systèmes d’information (S.I.) permettent un stockage de données sur le
personnel facilitant la diffusion des informations aux personnes habilitées et
concernées par les problématiques de G.R.H., en temps et au moment opportun
(managers de proximité et salariés lui-même qui peut saisir des informations et
piloter sa carrière). Ceci libère les responsables R.H. des activités administratives
(souvent décentralisées).
L’informatisation contribue à :
• augmenter la productivité ;
• l’amélioration du service ;
• anticipation.
Selon Peretti, les systèmes d’information des ressources humaines (SIRH) sont
utilisés dans :
• la gestion de la paie,
• la G.R.H. dans des domaines tels que le recrutement, la formation, le paiement des
formations, le bilan formation, la rémunération, la gestion des carrières, des effectifs
et des postes, la gestion de la présence et de l’absentéisme, le bilan social individuel,
le bilan social de l’entreprise, gestion prévisionnelle des carrières, etc.
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L’informatisation participe significativement à l’évolution de la G.R.H. Elle
contribue au partage de la fonction, à la personnalisation et à l’individualisation des
pratiques de G.R.H.
L’intranet facilite la communication et la transmission des informations. A titre
d’exemple nous pouvons citer l’état des présences au travail, l’absentéisme, la
gestion des congés et des sessions de formation…
Les progiciel qui sont des logiciels pro actifs permettant d’enregistrer des
informations, de les capter et de les mobiliser de manière à fournir un résultat
construit en termes de G.R.H. tel que la gestion paie ou du personnel…
Systèmes experts : en fonction de données collectées puis fournies à ces logiciels, le
système élabore des réponses en simulant le raisonnement d’un expert.
[Link] responsabilité sociale et environnementale (R.S.E.)
Influence des actionnaires sur les pratiques des entreprises, notamment en matière
sociale (conditions de travail…exemple d’entreprises boycottées sous l’influence des
actionnaires), de communication boursière (fonds éthique) et d’environnement. La
responsabilité sociale et environnementale ou responsabilité sociale des entreprises
(R.S.E.) est un concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations
sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs
interactions avec leurs parties prenantes qui peuvent être les actionnaires, le
personnel de l’entreprise, les instances représentatives du personnel, les partenaires
ou concurrents … La responsabilité sociale résulte de l’évolution des pratiques de
travail et, conséquemment, d'une meilleure prise en compte des impacts
environnementaux et sociaux des activités des entreprises. La R.S.E. peut être à
l’origine, pour l'entreprise, des concepts de développement durable, qui intègrent les
trois piliers environnementaux, sociaux, et économiques. A titre d’exemple, la qualité
globale des filières d'approvisionnement, de la sous-traitance, le bien-être des
salariés, l'empreinte écologique de l'entreprise... en sont l’expression. L'exercice de
la R.S.E. demande une bonne perception de l'environnement de l'entreprise, ainsi que
le respect de l'équilibre des intérêts des parties prenantes. Le lien entre la visée
macroéconomique et la satisfaction des parties prenantes de l'entreprise est toutefois
assez complexe, d'autant que le développement durable ne dépend pas exclusivement
des entreprises mais de l'ensemble des agents économiques. La R.S.E. tend à définir
les responsabilités des entreprises vis-à-vis de ses parties prenantes, dans la
philosophie « agir local, penser global » selon la pensée de René Dubos16. Il s'agit
donc d'intégrer le contexte mondial et local dans la réflexion stratégique
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3. Les autres activités de la fonction « personnel » du
management des RH L’administration du personnel qui
recouvre :
• l’application des dispositions légales, conventionnelles et réglementaires et les
mesures qui accompagnent la mise en œuvre des décisions R.H. ;
• l’administration courante (enregistrement et suivi des données individuelles);
• le calcul et répartition des avantages sociaux. La gestion des RH et des coûts inclut
• le recrutement ;
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• projet d’entreprise,
• cercle de qualité,
• intéressement…
L’amélioration des conditions de travail : responsable des R.H. a un rôle défini par
les textes qui orientent son action auprès du comité d’entreprise et du comité
d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (C.H.S.C.T.).
Les relations sociales : soient les relations à titre individuel avec les instances
représentatives des salariés, les syndicats, ou plus largement, conduite des
négociations collectives.
Le conseil à la hiérarchie dans la gestion du personnel : le D.R.H. partage ses
attributions entre 4 domaines (procédures et méthodes de gestion du personnel,
traitement des cas individuels, solution des problèmes collectifs) .Les relations
externes : relations avec inspection du travail, sécurité sociale, conseil des
Prud’hommes et avocats, police, enseignement…
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Chapitre I :
RECRUTEMENT ET INTEGRATION
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Le recrutement est au cœur des préoccupations des entreprises en raison notamment
de la démographie et de la raréfaction de certains profils des spécialistes ou
d’experts. L’acquisition d’une main d’œuvre compétente et motivée participe au
succès social et économique de l’entreprise, des équipes de travail, du personnel
d’encadrement, du service des R.H. et de l’individu lui-même au sein de
l’organisation La question de la rétention est importante, les jeunes étant plus
sensible à l’équilibrage vie professionnelle/vie privée ou occupant de plus en plus
souvent des postes sans lien avec leur qualification qu’ils quittent dès que le marché
de l’emploi est plus favorable à leurs aspirations.
Quelles sont donc les conditions de réussite d’un recrutement ? Comme en toute
démarche d’ingénierie, la création est précédée du diagnostic et de l’analyse. Quelles
sont donc les différentes phases précédentes le recrutement ? Référence :
Cours GRH/IFSE Maxime Moreno sur proposition de Caroline Manville Maître de
Conférence GRH, IAE - UT1 - page 18 sur 56 Les différentes phases d’un
recrutement sont les suivantes :
• la définition de poste,
• la définition de profil,
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• la campagne de recrutement,
• la sélection,
• la décision d’embauche,
• l’intégration Afin d’entrer dans cette phase active, il est nécessaire de mobiliser
l’encadrement concerné par le recrutement.
C'est-à-dire le manager qui a fait part de son besoin en personnel. Le rôle des cadres
en matière de recrutement se définit comme suit, d’après StOnge et al.17 :
• identification des besoins,
• intégration des nouveaux employés dans les équipes de travail. Les processus de
recrutement sont soulignés dans l’ouvrage de J.M Peretti, Gestion des ressources
humaines en 1998, p.197 (voir note de bas de page n°15).
DEFINITION :
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s’arrête pas à la promesse d’embauche. Celui-ci se prolonge à l’on boarding voir
jusqu’à la fin de la période d’essai afin de s’assurer de la bonne intégration du
nouvel embauché.
Cet audit indispensable permet d’identifier les leviers sur lesquels agir pour optimiser la
gestion de vos processus de recrutement.
Ces processus peuvent être soutenus et optimisés par la mise en place d’un logiciel de
recrutement répondant aux problématiques suivantes :
La digitalisation du recrutement est désormais une réalité à toute les étapes du processus,
depuis la diffusion de l’offre d’emploi jusqu’à l’intégration des nouveaux embauchés.
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Les étapes du recrutement
La première étape consiste à définir le besoin dès lors qu’un poste est vacant de manière
ponctuelle ou définitive. Il s’agit de définir précisément les contenus du poste en termes
d’activités, de missions et de compétences requises.
Le type de contrat (CDD ou CDI) doit également être défini. L’annonce sera rédigée sur
ces bases.
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l’enquête APEC 2009 sur le recrutement des cadres montre que les trois sources
principales sont : internet, réseau personnels et agences de recrutement.
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l’entreprise doit ensuite organiser le processus de sélection des candidats.
Ce processus commence par le tri des CV et se prolonge avec le recours aux différents
outils de recrutement évoqué précédemment.
Aucun outil n’étant fiable à 100 l’entreprise à le plus souvent recours à une triangulation
des données recueillies à l’aide des différents outils voire différentes personnes afin de
confronter les points de vue.
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Les limites et biais de recrutement
Selon Nicolas Arnaud (nouveaux enjeux de la GRH, ellipses, 2013, p.60 et 61) :
les différents outils utilisés n’assurent pas avec certitude la réussite d’un recrutement. En,
effet, la fiabilité des outils et les biais psychologiques de recruteur interfèrent tout autant
que la qualité de la définition du besoin et de l’intégration du candidat.
Depuis les années 1980, de nombreuses études se sont intéressées à la validité scientifique
des outils. Cette dernière doit se comprendre comme la capacité d’un outil à prédire la
qualité effective du futur nouvel embauché.
Il en ressort que les méthodes utilisées ne sont pas toujours les plus valides, et
inversement.
En effet, les outils les plus performants sont les mises en situation de travail, les centes
d’évaluation, le évaluations antérieures ou encore les test d’aptitudes ( Cadin, Guérin, et
Pigeyre, gestion des ressources humaines :pratiques et éléments de théorie, paris, Dunot,
2012).
A l’inverse, les entretiens, les tests de personnalités ou encore les références et autres
données biographiques bénéficient d’une validité faible alors qu’elles font parties des
outils les plus utilisés selon une enquête de l’APEC en 2008.
En, effet l’entretien individuel est utilisé dans 92 des recrutements de cadres, les tests de
personnalités 30, les références 40.
La mise en situation n’est en revanche utilisée que dans 13 des cas. L’analyse
graphologique, dont la validité scientifique est considérée comme nulle, s’est raréfiée
depuis les années 2000 même si l’enquête APEC relève que cet outil a été utilisé pour 10
des cadres recrutés (contre 2 pour les non-cadres).
L’effet de halo apparait lorsque les recruteurs se focalisent sur certains éléments (diplôme,
expérience, ect.) en délaissant d’autres.
L’erreur de surcote consiste à recruter des candidats surqualifiés par rapport au po ste («
qui peut le plus peu le moins ! »). Le risque est que le nouvel embauché se lasse
rapidement des missions confiées et attende une promotion rapide que l’organisation n’est
pas en mesure de proposer.
L’effet de projection consiste à recruter un individu aux caractéristiques (école, origine
sociale ou géographique, traits de personnalité, etc.) proches de celles du recruteur.
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Le clonage apparait lorsque des recruteurs portent systématiquement leur choix sur les
mêmes profils de candidats (même diplôme, même école, même expérience préalable,
etc.). Ensuite les individus se sachant observés et évalués peuvent avoir tendance à
ponctuellement construire une image particulièrement positive ou négative (du fait du
stress).
Les techniques de recrutement classiques restent le moyen le plus utilisé pour dénicher les
talents
Les recruteurs ont désormais une multitude de moyens pour dénicher la perle rare.
On connaît l’éternelle lettre de motivation, plutôt en perte de vitesse actuellement car
souvent trop « standardisée ». Le CV reste quant à lui un passage obligé pour connaître le
parcours du candidat.
À l’aide de ces deux outils, lettre de motivation et CV, le recruteur peut repérer plusieurs
facettes de la personnalité du candidat, et en particulier ses soft skills, ses qualités
humaines et son savoir-être. Une orthographe soignée dénote d’un certain goût du détail,
un CV structuré d’une rigueur, une expérience à l’étranger d’une adaptabilité, d’une
ouverture d’esprit, d’un goût du risque et du challenge…
Pour confirmer certains points du CV et affiner sa sélection, le pré-entretien téléphonique
permet de vérifier les prétentions salariales du candidat, sa mobilité géographique, et
d’autres éléments cruciaux pour le poste. Ce premier échange replace l’humain au cœur du
process, c’est un moment qui ne doit pas être négligé pour une expérience candidat
réussie. Cette étape franchie, vient l’entretien en face à face, moment primordial pour faire
réellement connaissance.
C’est l’occasion d’évaluer le potentiel du candidat et sa capacité d’intégration au sein de
l’équipe.
Les tests de recrutement, une technique qui confirme ou infirme l’impression donnée par
un candidat
Outre les techniques de recrutement basées sur des méthodes classiques, des outils
supplémentaires d’aide à l’embauche comme les tests de recrutement peuvent confirmer
ou infirmer l’impression donnée par un prétendant au poste.
Le test d’aptitude consiste en plusieurs exercices techniques qui définissent un savoir-faire
précis : raisonner en fonction des données fournies ou de concepts numériques, savoir
associer des concepts aux éléments visuels…
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Le test de personnalité peut être utile lorsque le recruteur hésite entre deux ou plusieurs
candidats. Les plus courants, le PAPI (Personality and Prefer ence Inventory) et le MBTI
(Myer Briggs type Indicator) évaluent les qualités relationnelles du postulant, ses
compétences émotionnelles et comportementales qui lui permettront d’être plus
performant en entreprise. Parfois controversé, le test de graphologie doit être utilisé
comme test complémentaire à l’entretien et à l’examen psychologique. Le graphologue
travaille avec la lettre de motivation, le CV et la fiche de poste.
Si cette technique est parfois décriée dans les processus de recrutement, elle s’avère être
une étude neutre qui permet de dégager des traits de la personnalité profonde. Enfin, le test
de Q.I. (quotient intellectuel) est à proscrire totalement car interdit par la CNIL.
Le Q.I. est en effet considéré comme une donnée personnelle sans rapport avec un poste et
ne doit donc pas être u utilisé, au même titre que l’opinion politique, religieuse,
l’orientation sexuelle ou les données de santé au risque de tomber dans la discrimination
Aujourd’hui, le recrutement « old school » ne séduit plus les candidats. Surtout les plus
jeunes. Maintenant, les entreprises proposent des solutions innovantes pour véhiculer une
marque employeur dans l’air du temps. En favorisant le travail d’équipe grâce à des
méthodes de recrutement moderne comme des « escapes game » ou « serious game ».
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Les outils pour recruter d’une manière performante :
Coté candidat, des supports devenus incontournables sont à exploiter dans leur recherche
d’emploi. Pôle emploi, APEC, Helloworks, Indeed et Linkedin par exemple sont très
tendance actuellement.
Des sites spécialisés par métiers sont présents sur le marché : les [Link] ou
TurnoverIT pour l’informatique par exemple.
Pour les recruteurs, les annonces doivent être attractives. Il faut vendre le poste aux
candidats à travers des contenus flashs, proposant un visuel avec image et vidéo comme
sur le site « welcome to the jungle ». Les salariés sont mis à l’honneur au travers de vidéos
où ils présentent leurs métiers et permettent d’attirer de nouveaux postulants.
Avec le développement des nouvelles technologies, , le milieu du recrutement doit évoluer
et innover pour être plus attractif et performant. On peut prendre exemple sur l
’Intelligence Artificielle qui peut suppléer, voire remplacer, plusieurs fonctions du
domaine du recrutement. Des fonctions telles que le repérage de talents dans une base de
données en mettant en adéquation les compétences du candidat avec les compétences
demandées.
À l’inverse, l’IA peut aussi permettre de personnaliser des entretiens pour les adapter à
chaque profil de candidat et conduire ensuite l’échange de manière interactive et
automatisée. Toujours dans le thème de l’intelligence artificielle, des chatbots sont
capables de formuler des réponses automatiques et personnalisées à des messages écrits ou
oraux avec un internaute, et se mettent, eux aussi, au service du recrutement.
Enfin, la marque employeur, qui doit se développer au travers d’applications mobile sur
internet, constitue une bonne source pour générer des candidatures spontanées. Les
réseaux sociaux et un community manager qui fait vivre ces différents canaux permettent
d’attirer quotidiennement des CV et d’offrir une visibilité à l’entreprise tout en
augmentant sa notoriété.
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Chapitre II :
L’EVALUATION
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L’évaluation occupe une place majeure en matière de GRH car elle détermine de
nombreuses pratiques. Lesquelles ?
• formation,
• promotion,
• mobilité,
• rémunération…
5. Au nom de quoi ?
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Quel est le but de l’évaluation ?
Cette question semble triviale, pourtant cette étape est souvent négligée. D’après
Roger Monié en1986 (in Cadin et al. (2002), p.299), les principales raisons sont :
• répondre à un vœu des salariés : quelle opinion a-t-on d’eux et quelles sont leurs
perspectives d’évolution ;
• responsabiliser l’encadrement afin d’éviter les comportements discrétionnaires ;
• améliorer la productivité ;
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• maîtriser la politique de l’emploi en connaissant le potentiel des compétences
actuelles et futures, en suivant et en rationalisant les décisions individuelles ;
• contrôler la hiérarchie et la structurer en repérant les dysfonctionnements ;
• la formation ;
Pierre Caspar et Jean-Guy Milet en 1990 dans « Apprécier et valoriser les hommes,
réflexions et pratiques », aux Edition liaisons, envisagent l’évaluation comme :
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• la réalisation d’un bilan formel des activités accomplies et des résultats ;
• la responsabilisation du management ;
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Que doit-on évaluer ?
L’évaluation concerne les attributs des personnes dans telle ou telle situation et donc,
ne concerne pas toujours les mêmes caractéristiques. On peut évaluer:
• la personne de façon globale, dans un environnement « général » ;
• le potentiel ;
• les compétences…
• les spécialistes qui élaborent les procédures et veillent à leur bonne utilisation ;
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• les fournisseurs qui divulguent les informations nécessaires tels que la productivité
des agents, le retard, les arrêts maladie…De fait, la comptabilité et le service du
personnel ;
• les producteurs qui mettent en œuvre l’évaluation, d’ordinaire il s’agit du cadre de
proximité ;
• les destinataires, utilisateurs de l’évaluation, qui usent des résultats, des rapports,
etc., soient les services RH ou la direction de l’entreprise ;
• l’ensemble des salariés qui constitue la population à évaluer. Souvent le choix se
fait entre cadres/non cadres et évaluation individuelle ou collective. La détermination
de la population à évaluer oriente les choix quant aux méthodes et aux conditions de
participation des personnes à l’évaluation. Dans les établissements publics les agents
sont évaluas sur l’ensemble de la pyramide hié[Link] attentes en matière
d’évolution professionnelle.
1.1. Comment évalue t-on ?
Pour une évaluation conçue comme telle, globalement, certains principes doivent
être respectés :
• Mesure objective et subjective de la performance,
• Rechercher la transparence
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le lancement de l’appréciation ;
les tableaux de bord ;
l’archivage.
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Structure Structure Structure
Charismatique bureaucratique coopérative
Objet Qualités Conformité Performance
personnelles du aux réalisées/objectifs
sujet comporteme fixés
nts
professionnels
requis
Procédure Jugement Appréciati Appréciation par
d’ensemble porté on un collègue
sur la personne analytique
Référentiel Loyauté et Adéquation Amélioration
soumission au homme/pos de la marche de
chef te l’organisation
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Les lois régissant l’évaluation du personnel
Bien qu’aucun texte n’oblige l’employeur à organiser des entretiens d’évaluation, ce
processus est toutefois adré par quelques règles. Les procédures d’évaluation sont ainsi
régies par les articles L1221-6 à L1221-9 du Code du Travail.
Les obligations de l’employeur
L’employeur doit ainsi mener une évaluation uniquement dans le cadre de juger les
performances de ses équipes. Comme le mentionne l’article L1221-6, «Les informations
demandées, sous quelque forme que ce soit, au candidat à un emploi ne peuvent avoir
comme finalité que d’apprécier sa capacité à occuper l’emploi proposé ou ses aptitudes
professionnelles. Ces informations doivent présenter un lien direct et nécessaire avec
l’emploi proposé ou avec l’évaluation des aptitudes professionnelles. Le candidat est tenu
de répondre de bonne foi à ces demandes d’informations.» De même, les méthodes et les
techniques d’évaluation qui seront employées doivent préalablement être communiquées
aux salariés, sous peine de possibles contestations devant le juge des référés.
L’obligation du salarié
Plusieurs entreprises ont mis au point leurs propres systèmes d’évaluation des salariés,
cadrant mieux à leurs attentes et aux objectifs de croissance inscrite dans la politique de la
société
Méthode d’évaluation à 360° des cadres d’Ikea
Ce système est utilisé par Ikea pour analyser et quantifier les compétences de ses cadres.
Mis en place en 1998, il se caractérise surtout par le fait que ce sont les salariés qui jugent
leurs patrons via un système de questionnaire. Ce système penche sur 11 compétences
jugées comme « compétences-clés » pour un manager. Il permet entre autres de connaitre :
• Le sens de l’écoute.
• Le sens de communication.
• La capacité à résoudre des problèmes.
• Le développement d’une équipe.
• Le sens de répartition des tâches.
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• La capacité à déléguer les tâches.
• L’exemplarité.
• La détermination.
• La coordination.
• La participation dans les efforts.
• Le niveau de confiance que le cadre inspire.
L’Entretien d’Appréciation et de Progrès (EAP) : cas de la RATP
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• LES TYPES DE Évaluation
• Pré-évaluation ou évaluation diagnostique
• Avant de créer une formation, il est essentiel de savoir à quel type
d'étudiants elle s'adresse. Votre objectif est de connaître leurs forces,
faiblesses, connaissances et capacités avant qu'ils ne la commencent. Vous
pourrez alors créer votre formation en fonction des données recueillies.
• Évaluation formative
• L'évaluation formative est utilisée lors de la première tentative de formation.
Son objectif est de surveiller l'apprentissage des étudiants et d'obtenir du
feedback afin d'identifier les lacunes de l'enseignement. Ce feedback
permet ainsi de savoir sur quoi se focaliser pour continuer la formation.
• Évaluation sommative
Évaluation certificative
Une fois que votre formation a été implémentée dans votre salle de classe, il est
essentiel de faire une évaluation. L'évaluation certificative vous permet de
découvrir si la formation fonctionne toujours et si, par ex., votre méthode
d'enseignement est toujours adaptée. Dans une certaine mesure, on peut dire
que l'évaluation certificative est une forme plus étendue de l'évaluation sommative.
Évaluation normative
Celle-ci sert à comparer les performances d'un étudiant à une norme moyenne. Cela
peut très bien être une norme (ou note) au niveau national pour un sujet en
particulier (comme, par ex., l'histoire). Un autre exemple de ce type d'évaluation est
de comparer les notes d'un étudiant avec les notes moyennes de toute l'école.
Évaluation critériée
Elle sert à mesurer les performances d'un étudiant en fonction de critères prédéfinis.
Elle vérifie que les étudiants ont les connaissances attendues attendues à une étape
spécifique de leur éducation. Les évaluations critériées sont utilisées pour évaluer un
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ensemble particulier de connaissances ou de compétences : c'est un test évaluant le
curriculum enseigné.
Évaluation ipsative
Ce type d'évaluation mesure les performances d'un étudiant en rapport à ses
performances passées. Cette méthode vise à inciter l'élève à s'améliorer. Toutefois,
comme il ne se compare par aux autres étudiants, cela peut avoir un effet néfaste
sur sa confiance en lui.
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Chapitre III :
LA REMUNERATION
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La rémunération se trouve au cœur de la relation qui lie un employeur et ses salariés.
Elle constitue une partie explicite du contrat de travail.
La rémunération est un thème privilégié de la négociation collective (négociation sur
les salaires une fois par an et au moins une fois tous les 5 ans pour renégocier les
classifications). Les questions qui se posent sont : • comment l’élaborer ?
• sur quels critères ?
• comment tenir compte de la nature du travail effectué ?
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• la classification de type Parodi amélioré correspond à la description fouillée des
postes. (Amadieu, p36)
• la classification de type « fonction publique aménagée » donne l’accès au poste en
fonction d’un diplôme et rémunération de l’ancienneté,
• la classification en critères « classants » est la plus récente. Ces classifications sont
fondées sur l’énonciation et l’évaluation des critères « classants ». Les accords
portent sur des procédures d’évaluation des postes et non sur la classification qui en
découle (discussion sur le choix des critères retenus). (Amadieu, p.39)
Aujourd’hui, c’est la volonté de tenir compte de l’individu et de ses compétences
plutôt que du poste qui prime. La notion de compétences est mise en exergue
(industrie sidérurgique et Cap 2000 marquent l’évolution du système d’évaluation
désormais fondé sur la compétence).
Politique de rémunération
La politique de rémunération d'une entreprise est définie par la Direction des Ressources
Humaines en lien avec les directives de la direction de l’en l’entreprise. Elle peut avoir un
réel impact sur la performance, la motivation et la productivité des salariés.
C’est un système qui définit les principes appliqués sur la rémunération des collaborateurs
en fonction de leur profil comme par exemple :
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La partie fixe de la rémunération
Il y a tout d’abord la partie fixe individuelle qui est composée du salaire de base, appelé
également salaire fixe.
À ce salaire de base peut s’ajouter en fonction des conventions collectives et/ou des
accords d’entreprises des primes comme par exemple, la prime d'ancienneté, le 13ème
mois ou la prime de vacances selon les cas.
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La partie variable de la rémunération
Le salaire fixe peut être complété par une partie variable.
Le bonus
Le bonus est une prime (un montant) attribuée en fonction de la performance du salarié,
notamment si son contrat ne permet pas d’avoir une partie variable collective et/ou
individuelle comme par exemple, les catégories “non-cadres” : « Agents de maitrise » et «
Employé », « Techniciens » de certaines conventions collectives.
Variable collective
Le composant collectif de la partie variable est un pourcentage du salaire de base attribué
en fonction de l’atteinte d’objectifs collectifs, lié aux résultats (participation) ou les
performances de l’équipe, de la branche ou de l’entreprise. Cette part est souvent décidée
par les responsables de la rémunération (ou Comp&Ben). Elle est calculée
automatiquement, le manager n’intervient pas.
Le respect des normes de sécurité sur les sites pétroliers (le TRIR) est un exemple de
critère de partie variable collective.
Variable individuelle
La partie individuelle de la rémunération variable est un pourcentage du salaire de base
attribué au salarié en fonction de ses performances individuelles. Elle est décidée par le
manager en guise de rétribution et est fixée en fonction d’objectifs clairs actés lors
des entretiens annuels.
Rémunération différée
Les éléments de la rémunération différée sont, par définition, étalés dans le temps.
Dans un marché de l’emploi très concurrentiel, une entreprise doit offrir un niveau de
rémunération adapté au marché dans lequel elle évolue. Pour construire une politique de
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rémunération attrayante, il est donc nécessaire d’étudier son secteur d’activité, son marché
et ses concurrents sur le sujet de la rémunération.
Une politique de rémunération se doit d’être claire, compréhensible et connue par tous les
collaborateurs.
La mise en œuvre doit être identique pour tous et un outil commun peut servir ces
objectifs. La loi Avenir professionnel de l'été 2018 a renforcer les principes d’absence de
discrimination et en particulier d’égalité salariale Femmes/Hommes.
Rémunération et performance
La grille de rémunération
• Formation
• Expérience
• Niveau de responsabilité
• Ancienneté
Les grilles de rémunération sont le plus souvent composées d’un minimum et d’un
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Rémunération, avantages sociaux et conditions de travail
La rémunération est probablement « l’arme » la plus connue et utilisée
par les entreprises. En effet, elle joue un rôle sur la capacité
concurrentielle de votre entreprise, mais aussi sur la capacité à
recruter, la performance au travail, la polyvalence, le développement
des compétences et, bien entendu, sur la fidélisation de vos employés.
Rémunération directe
Salaire
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et de conserver les talents, un salaire compétitif est un atout sur
lequel l’entreprise devrait miser.
• votre région;
• votre secteur d’activité;
• vos postes spécifiques;
• la taille de votre entreprise.
Il est possible de trouver plusieurs sources gratuites en ligne pour
réaliser votre propre enquête de rémunération, telle que la
section Métiers et professions de Qué[Link]. Cette dernière vous
permet notamment d’effectuer votre recherche par métier, par
programme de formation ou par secteur d’activité.
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partie variable à leur rémunération peut constituer une stratégie ayant
un certain impact sur leur niveau d’engagement et de motivation.
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• attribuer un salaire avec commissions (p. ex. pour le personnel de
vente).
Des entreprises offrent parfois des primes de référencement : elles
attribuent un montant fixe (en centaines, voire en milliers de dollars) à
un employé qui leur réfèrent, à partir de son réseau de connaissances,
une personne afin de pourvoir un poste. Cette prime de référencement
est attribuée une fois la période de probation de la nouvelle recrue
terminée.
• Équité salariale
La Loi sur l’équité salariale s'applique à tout employeur dont
l'entreprise compte dix personnes salariées ou plus.
Même si votre entreprise n’y est pas encore assujettie (p. ex. si vous
avez moins de dix salariés), il est tout de même conseillé, et même
prôné par la Charte des droits et libertés de la personne, d’appliquer les
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principes de l’équité salariale. Vous serez ainsi préparé à une
croissance éventuelle tout en ayant respecté l’équité en tout temps.
Rémunération indirecte
La rémunération financière indirecte inclut les avantages traditionnels
(régime de retraite, assurances collectives, etc.) et les avantages plus
personnalisés ou novateurs (télétravail, horaire flexible, garderie, salle
d’entraînement, etc.).
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• travail intéressant et diversifié;
• possibilités d’avancement, de développement des compétences;
• participation à la prise de décision;
• horaire d’été réduit (p. ex. le fait de travailler 4 jours par semaine) ou
autres mesures de conciliation travail-vie personnelle;
• environnement de travail rendant l’ambiance agréable (p. ex. le fait
d’avoir accès à une table de billard, à une cafetière expresso, à une
cafétéria, à des collations santés, à une salle d’entraînement sur
place);
• climat de travail et qualité des relations au travail;
• pratiques de reconnaissances.
Ainsi, si ce rtains régimes d’avantages sociaux sont coûteux, les petites
ou moyennes entreprises ont d’autres options à leur disposition pour
offrir des conditions de travail et des avantages intéressants à leurs
employés.
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Bibliographie :
Cadin et al. (2004), Gestion des ressources humaines, Dunod. Weiss et al. (2005),
Ressources humaines, Editions d’organisation. Amadieu (1995), Le management des
salaires, Economica Donnadieu G. (1997), Du salaire à la rétribution, Editions
liaisons. Peretti et Roussel (2000),
Les rémunérations, politiques et pratiques pour les années 2000, Vuibert gestion.
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CONCLUSION
Ces quelques pages vous présentant une vision compartimentée
(recrutement, évaluation, rémunération) de la gestion des ressources humaines
doivent vous inciter à aller au-delà afin de donner du sens à la « fonction
humaine » au sein des organisations. Ce sens passe nécessairement par le « bon
sens » qui devra vous amener à lier chacune de ces fonctions que rien n’oppose,
bien au contraire mais rend complémentaires. La gestion des ressources
humaines nous fait partager le collectif et l’individuel parce que dans
l’organisation, collectif d’ensemble, qui développe sa stratégie de progrès,
s’élaborent des stratégies collectives dans les unités, départements, divisions, et
individuelles au niveau des personnes. Le gestionnaire des ressources humaines
se trouve à l’intersection de tous ces jeux d’acteurs et engage sa responsabilité
pour que règne l’harmonie dans un environnement externe concurrentiel et
fréquemment conflictuel ou sous tension en interne. Pour faciliter sa tâche, des
outils sont mis à sa disposition. Dans cette large fonction que représente la
gestion des ressources humaines, des métiers sont apparentés aux outils et
donnent naissance à des experts dans des domaines spécifiques et spécialisés.
Le responsable de la formation, adjoint s’il en est du directeur des ressources
humaines se trouve dans cette posture. Par ses compétences d’ingénieur en
formation, il doit être à l’écoute de tous et de l’organisation dans son ensemble.
L’analyse qu’il fera des demandes et situations qui se présenteront à lui,
engagera les décisions que prendra le manager des ressources humaines et, en
deçà, le sommet stratégique de l’organisation. L’accent est mis sur les
compétences individuelles mais aussi collectives en mouvement qui, de nos
jours, semblent se présenter comme le levier fondamental de progrès de
l’organisation. C’est dans cette optique que doivent être approfondies les pages
qui précèdent, sachant que l’outil n’est rien sans l’homme qui l’utilise et que
l’utilisateurn’a rien de compétent si l’usage qu’il en fait est dénué de sens.
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