BAC PRO 2023
Correction épreuve d’Économie-Droit
1ère Partie :
1)
Le document 1 est un communiqué du ministère de l’écologie. Il présente sous la forme d’un
schéma en 3 axes principaux les gestes permettant d’adopter une consommation
écoresponsable, s’articulant autour des « 3 R » : Réduction de la consommation, Réutilisation
et Recyclage. Au sein de ces axes sont présentés des conseils pratiques comme par exemple
l’incitation à refuser les objets non-nécessaires, à réparer plutôt que de jeter ou encore à
déposer les vêtements usagés dans des points de collecte.
Cette illustration accompagne une présentation succincte de la loi Anti-Gaspillage pour une
Économie Circulaire (AGEC), dont l’objectif affiché est le « zéro déchet plastique » en 2040.
2)
Cet extrait d’un article du Parisien (2022) traite également de la loi AGEC et du contexte dans
lequel elle est mise en œuvre par les pouvoirs publics. Il présente les conséquences de la loi
pour différents agents économiques, et notamment pour les entreprises, qui, en raison de ces
contraintes législatives, devront réduire le gaspillage, voire participer au marché émergent de
l’occasion. Ce dernier est en plein essor, en partie car les ménages en sont eux-mêmes des
acteurs importants à travers leurs modes de consommation qui sont en évolution. Ce marché
de la seconde main est également animé par de nouveaux acteurs comme les entreprises
Vinted ou LeBonCoin, dont l’activité progresse considérablement. Les nouveaux modes de
consommation des Français promettent à ces entreprises des perspectives de croissance
importantes. Ce segment est également rejoint par les acteurs traditionnels de la distribution,
comme les entreprises Carrefour ou Leclerc.
3)
3.1)
Cette expression signifie qu’une loi datant de 2020 (Loi AGEC) définit de nouvelles
interdictions dans la pratique des entreprises de la distribution. Ces dernières n’ont plus
l’autorisation de rendre impropre à la consommation leurs invendus alimentaires. Cela signifie
que les distributeurs ne peuvent plus détruire ou rendre volontairement non consommables
des produits alimentaires qui n’auraient pas été vendus. En conséquence, ces acteurs devront
en faire une utilisation nouvelle, par exemple en faire don à des associations, ou proposer une
réduction incitative pour qu’ils soient achetés par des consommateurs avant de ne plus être
consommables.
Cette mesure vise à empêcher certains distributeurs de détruire sciemment des invendus et a
pour objectif de réduire considérablement le gaspillage alimentaire. Rappelons que certaines
études estiment qu’à travers le monde, environ ¼ de la nourriture produite serait gaspillée.
En cas de non-respect de cette loi, les entreprises en question s’exposent à des poursuites.
3.2)
Les consommateurs possèdent un pouvoir important. Leurs pratiques de consommation ont
en effet une influence sur l’activité des entreprises, lesquelles s’adaptent aux habitudes de
consommation et aux tendances du marché.
À travers certaines pratiques, un citoyen peut réduire son impact environnemental et adopter
une consommation écoresponsable. Comme le rappelle le premier document, une des
premières actions envisageables est la réduction de la consommation. Concrètement, un
citoyen peut refuser de consommer certains produits qu’il considère comme facultatifs ou
dont il peut se passer. Un exemple est celui de l’utilisation de gourdes au lieu de bouteilles en
plastique jetables. Le citoyen peut également, comme le suggère le même document,
envisager de réparer des objets plutôt que d’en racheter mais également recycler ceux qu’il
n’utilise plus.
Au-delà de la réduction de la consommation, il peut envisager de consommer des produits
d’occasion, appelés également « de seconde main ». Le marché de l’occasion progresse (Le
chiffre d’affaires de LeBonCoin progresse de 15 % en 2021), comme le rappelle le document
2, et permet aux consommateurs d’orienter leurs achats vers des plateformes de seconde
main.
Le milieu associatif a également un rôle important, et les citoyens peuvent s’adresser à des
associations dont l’activité repose sur le recyclage, la récupération et la restauration de
nombreux objets qui peuvent ensuite être proposés à la vente. C’est le cas d’Emmaüs,
présentée dans le document 3. Cette association fait par ailleurs partie d’un réseau dense
d’associations sur le territoire (1,5 millions d’associations en France selon le document 3). La
consommation de produits d’occasion a un impact non négligeable sur la planète, dans la
mesure où cela évite la production nouvelle d’un bien qui va nécessiter l’utilisation de
ressources importantes.
2ème partie : écrit structuré :
Dans un contexte de dérèglement climatique et face aux conséquences néfastes de plus en
plus visibles des activités humaines sur la planète, l’économie circulaire apparait comme une
solution permettant de réduire l’impact humain. L’économie circulaire correspond à des
activités économiques basées sur la baisse de la consommation, le recyclage des produits et
leur réutilisation dans un objectif de réduction de la consommation de ressources et de la
pollution. Elle consiste à produire des biens et des services de manière durable.
Cette économie est en plein essor. Le marché de l’occasion représente en effet 9 milliards
d’euros en 2021, comme le souligne le document 2. Face à cette croissance, la question se
pose du rôle et de l’intégration des différents agents économiques (Ménages, Institutions
Publiques, Entreprises…). Cette nouvelle économie pourrait-elle répondre aux besoins de ces
différents acteurs ?
Pour répondre à cette question, nous présenterons dans une premier temps les nouveaux
modes de consommation à travers les habitudes des consommateurs et le nouveau cadre
réglementaire. Nous verrons dans un second temps le rôle des organisations au sein de
l’économie circulaire à travers les associations et les entreprises.
I. L’apparition d’une consommation plus responsable.
a. Les nouvelles habitudes du consommateur.
o Le marché de la seconde main est en croissance (Document de
présentation du sujet, étude de l’ADEME) et touche un large pan de
la société française (« Toutes les couches de la société viennent chez
nous », document 2).
o Les habitudes des consommateurs évoluent (volonté de consommer
différemment, produits écoresponsables, réduction de l’impact du
consommateur…).
o Nouveaux réflexes chez les citoyens, comme le don (Incitation de la
part des pouvoirs publics, exemple dans le document 1).
b. Un cadre réglementaire.
o L’État français encadre de plus en plus l’activité des entreprises (Loi
AGEC, document 1).
o L’objectif est d’inciter les entreprises notamment à réduire leur
impact environnemental.
o Mais également les administrations publiques (collectivités locales,
État etc…) (Document 1).
II. Des organisations au cœur de l’économie circulaire.
a. Des associations impliquées dans l’économie circulaire.
o Les associations ont un rôle majeur (Exemple d’Emmaüs, document
2). Le tissu associatif est par ailleurs très développé en France et
créateur d’emploi (5500 salariés chez Emmaüs (Document 3)).
o Elles mettent en valeur la seconde main et permettent à des produits
d’avoir une seconde vie et d’être utilisés à nouveau.
o Sur l’ensemble du territoire national (Document 3).
b. Des entreprises qui s’adaptent
o Les contraintes réglementaires obligent les entreprises à adopter de
nouvelles pratiques : interdiction de la destruction de denrées,
obligation de faire don des invendus… (document de présentation et
document 1) .
o Elles participent au développement du marché de l’occasion
(Document 1) et contribue au développement économique (Leclerc
prévoit l’ouverture de 20 nouveaux magasins portés sur l’occasion,
document 2) et répondent aux nouveaux besoins des
consommateurs.
Nous voyons que l’économie circulaire est en forte croissance et que ce nouveau marché
permet de répondre à différents besoins. Les consommateurs, dont les pratiques ont un rôle
clé dans l’économie circulaire, accèdent désormais plus facilement à des biens de
consommation qui correspondent à leurs attentes, comme les biens de seconde main. Les
entreprises traditionnelles mais aussi de nouveaux acteurs bénéficient de perspectives de
croissance. Cette économie est créatrice d’emploi et son activité est régulée et stimulée par
la mise en place de contraintes réglementaires par les administrations publiques.
Nous pouvons nous demander quel sera l’impact du développement de cette économie sur
les agents économiques non étudiés (Institutions financières, reste du monde…).