0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
269 vues13 pages

Problème 1

Ce document contient la correction d'un problème mathématique en plusieurs parties. La première partie concerne le théorème de Weierstrass et l'application de formules binomiales et combinatoires. La deuxième partie démontre une égalité sur des polynômes binomiaux. La troisième partie établit une formule sur la dérivée d'un polynôme.

Transféré par

APPS 4 YOU
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
269 vues13 pages

Problème 1

Ce document contient la correction d'un problème mathématique en plusieurs parties. La première partie concerne le théorème de Weierstrass et l'application de formules binomiales et combinatoires. La deuxième partie démontre une égalité sur des polynômes binomiaux. La troisième partie établit une formule sur la dérivée d'un polynôme.

Transféré par

APPS 4 YOU
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

Correction proposée par El Amdaoui


École Royale de l’[Link]

Problème 1

Partie I: Théorème de Weierstrass

1. (a) On fait appel à la formule du binôme de Newton, on obtient


n
X n
X n−k
Bn,k = Cnk X k (1 − X) =1
k=0 k=0

(b) Il est clair que pour tout x ∈ [0, 1], Bn,k (x) = Cnk xk (1 − x)n−k > 0. D’autre part,
Xn
d’après la question précédente, Bn,k (x) 6 Bn,k (x) = 1
k=0
k−1
2. • On utilise la formule kCnk = nCn−1 pour tout k ∈ [[1, n]], alors
n
X n
X n
X n−k
kBn,k = kBn,k = kCnk X k (1 − X)
k=0 k=1 k=1
Xn
k−1 k n−k
= nCn−1 X (1 − X)
k=1
n−1
X
k n−1−k
= nCn−1 X k+1 (1 − X)
k=0
n−1
= nX (X + (1 − X)) = nX
n
X
• Pour n = 1, on a bien k(k − 1)Bn,k = 0. Si n > 2, on utilise la formule k(−1)Cnk =
k=0
k−2
n(n − 1)Cn−2 pour tout k ∈ [[2, n]], alors
n
X n
X n
X n−k
k(k − 1)Bn,k = k(k − 1)Bn,k = k(k − 1)Cnk X k (1 − X)
k=0 k=2 k=2
Xn
k−2 k n−k
= n(n − 1)Cn−2 X (1 − X)
k=2
n−2
X
k n−2−k
= n(n − 1)Cn−2 X k+2 (1 − X)
k=0
n−2
= n(n − 1)X 2 (X + (1 − X)) = n(n − 1)X 2

Donc
n
X
k(k − 1)Bn,k = n(n − 1)X 2
k=0

Cette égalité est valable aussi pour n = 1


Xn
• Le polynôme k 2 Bn,k est la somme de deux précédents
k=0

n
X
k 2 Bn,k = n(n − 1)X 2 + nX
k=0

3. (a) Soit n ∈ N∗ et k ∈ [[0, n]]. On distingue trois cas


0
• Si k = 0, on a Bn,0 = (1 − X)n , donc Bn,0 = −n(1 − X)n−1 = −nBn−1,0

elamdaoui@[Link] 1 [Link]
CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

0
• Si k = n, on a Bn,n = X n , donc Bn,n = nX n−1 = nBn−1,n−1
• Si k 6= 0 et k 6= n, on a
0
Bn,k = kCnk X k−1 (1 − X)n−k − (n − k)Cnk X k (1 − X)n−k−1
k−1 k−1
= nCn−1 X (1 − X)n−k − nCn−1
k
X k (1 − X)n−k−1
= n (Bn−1,k−1 − Bn−1,k )

(b) Soit n ∈ N∗ , on a :
n  
0
X k 0
(Pn (f )) = f Bn,k
n
k=0
n−1  
0 0
X k 0
= f (0) Bn,0 + f (1) Bn,n + f Bn,k
n
k=1
  n−1
k X
= −nf (0)Bn−1,0 + nf (1) Bn−1,n−1 + n (Bn−1,k−1 − Bn−1,k )
f
n
k=1
n−1
X k n−1
X k
= −nf (0)Bn−1,0 + nf (1) Bn−1,n−1 + n f Bn−1,k−1 − n f Bn−1,k
n n
k=1 k=1
n−2
X k + 1 n−1
X k
= −nf (0)Bn−1,0 + nf (1) Bn−1,n−1 + n f Bn−1,k − n f Bn−1,k
n n
k=0 k=1
n−2
X k + 1 n−1
X k
= nf (1) Bn−1,n−1 + n f Bn−1,k − n f Bn−1,k − nf (0)Bn−1,0
n n
k=0 k=1
n−1
X k + 1 n−1
X k
= n f Bn−1,k − n f Bn−1,k
n n
k=0 k=0
n−1
X  k + 1  
k
= n f −f Bn−1,k
n n
k=0

n−1
X    
0 k+1 k
Ainsi l’égalité souhaitée, pour tout x ∈ [0, 1], (Pn (f )) (x) = n f −f Bn−1,k (x)
n n
k=0
k k+1
(c) Si f est croissante sur [0, 1], alors pour tout k ∈ [[0, n − 1]], on a , ∈ [0, 1] et
n n
k k+1
, alors par croissance de f , on a f k+1 − f nk > 0. En outre, d’après la
 
< n
n n 0
question ??, pour tout x ∈ [0, 1], on a Bn−1,k (x) > 0 et, par suite, (Pn (f )) (x) > 0.
Ceci montre que Pn (f ) est croissante sur [0, 1]
4. On fixe ε > 0
(a) Soit x ∈ [0, 1], par un calcul direct
n  2 n 
k2

X k X
2 k
x− Bn,k (x) = x − 2x + 2 Bn,k (x)
n n n
k=0 k=0
n n n
X xX 1 X 2
= x2 Bn,k (x) − 2 kBn,k (x) + 2 k Bn,k (x)
n n
k=0 k=0 k=0
x 1
= x − 2 .nx + 2 n(n − 1)x2 + nx
2

n n
x(1 − x)
=
n
(b) Par absurde supposons que pour tout α > 0, il existe x, y ∈ [0, 1] tel que |x − y| 6 α
ε 1
et |f (x) − f (y)| > . Pour n ∈ N, il existe xn , yn ∈ [0, 1] tels que |xn − yn | 6 n et
2 2
ε
|f (xn ) − f (yn )| > .
2

elamdaoui@[Link] 2 [Link]
CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

[0, 1] est compact donc [0, 1] × [0, 1] est compact d’où on peut extraire de (xn , yn ) une
suite convergente (xϕ(n) , yϕ(n) ) d’où les deux suites (xϕ(n) ) et (yϕ(n) ) convergent. Po-
sons x = lim xϕ(n) et y = lim yϕ(n) . On a xn −yn −−−−−→ 0 donc xϕ(n) −yϕ(n) −−−−−→ 0
n→+∞ n→+∞
d’où x = y. La fonction f est continue sur [0, 1] donc f (xϕ(n) ) − f (yϕ(n) ) → f (x) −
ε
f (y) = 0. Absurde, car f (xϕ(n) ) − f (yϕ(n) ) > > 0.
2  
k ε
(c) i. Par construction de A, pour tout k ∈ A, on a : f (x) − f
6 , donc
n 2
X   n
f (x) − f k Bn,k (x) 6 ε εX ε
X
Bn,k (x) 6 Bn,k (x) =
n 2 2 2
k∈A k∈A k=0

 2
k 1 k
ii. Remarquons que si k ∈ B, alors x − > α, on a alors 1 6 2 x −
. On
n α n
en déduit :
 
f (x) − f k Bn,k (x) 6 2M
X X
Bn,k (x)
n
k∈B k∈B
 2
2M X k
6 x− Bn,k (x)
α2 n
k∈B
n  2
2M X k
6 x − Bn,k (x)
α2 n
k=0
2M x(1 − x)
6
α2 n
M
6
2nα2
où la dernière inégalité vient du fait que le maximum de x 7→ x(1 − x) sur [0, 1]
1 1
est atteint en et vaut .
2 4
n
X
(d) Soit x ∈ [0, 1], remarquons d’abord que f (x) = f (x)Bn,k (x), [[0, n]] = A ∪ B et
k=0
A ∩ B = ∅, on obtient alors
n   n

X k X
|Pn (f )(x) − f (x)| = f Bn,k (x) − f (x)Bn,k (x)

n
k=0 k=0
n    
X k
= f − f (x) Bn,k (x)

n
k=0

X   k   X  k 
= f − f (x) Bn,k (x) + f − f (x) Bn,k (x)

n n
k∈A k∈B
   
f k − f (x) Bn,k (x) + f k − f (x) Bn,k (x)
X X
6 n n
k∈A k∈B
ε M
6 +
2 2nα2
(e) Fixons ε > 0 et soit α le réel strictment positif donné par l’uniforme continuité. On
fixe ensuite n0 suffisamment grand tel que :
M ε
∀n > n0 , 2
6
2nα 2
On a alors, pour n > n0 :

∀x ∈ [0, 1], |f (x) − Pn (f )(x)| 6 ε.

Ceci prouve bien la convergence uniforme de la suite (Pn (f ))n>0 vers f .

elamdaoui@[Link] 3 [Link]
CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

5. L’application f : x ∈ [0, 1]7−→ g  (a + (b − a)x) est continue, par composition, sur [0, 1].
x−a
Posons Qn (g)(x) = Pn (f ) , pour x ∈ [a, b], où (Pn (f )) la suite de polynômes de
b−a
Bernstein associée à f converge uniformément vers f sur [0, 1]. (Qn (g)) est encore une suite
de fonctions polynomiales, et pour tout x ∈ [a, b], on a :
   
x−a x − a [0,1]
|Qn (g)(x) − g(x)| = Pn (f ) −f 6 k Pn (f ) − f k∞
b−a b−a

Donc (Qn (g)) converge uniformément vers g sur [a, b].

Partie II: Une démonstration probabiliste du théorème de Stone Weierstrass

Soit f : [0, 1] −→ R une fonction continue et n ∈ N∗


1. (a) Sn ,→ B(n, x), donc E (Sn ) = nx et V (Sn ) = nx(1 − x), en conséquence, l’espé-
1
rance et la variance de Xn sont respectivement E (Xn ) = E (Xn ) = x et V (Xn ) =
n
1 x(1 − x)
V (Sn ) =
n2 n
(b) Soit δ > 0, l’inégalité de Bienaymé Chebychev nous donne

V (Xn ) x(1 − x) 1
P (|Xn − x| > δ) 6 = 6
δ2 nδ 2 4nδ 2
   
k k
2. (a) On a Xn (Ω) = , k ∈ [[0, n]] et P Xn = = P (Sn = k).
n n
f (Xn ) est bient définier car f est continue sur [0, 1] et X à valeurs dans [0, 1]. Xn (Ω)
est fini ; on peut appliquer le théorème de transfert :
 
X k
Cn (f )(x) = E (Yn ) = f P (Sn = k)
n
k∈Sn (Ω)
n  
X k
= f Cnk xk (1 − x)n−k
n
k=0

ce qui montre que x 7−→ Cn (f )(x) est une fonction polynomiale



k
(b) i. Par construction de β, on a pour tout k ∈ [[0, n]] tel que − x 6 β on a :

  n

f (x) − f k ε
6 , donc
n 2


X    
k k
   
f (x) − f k P Xn = k
X
f (x) − f P Xn = 6

n n n n

k
| n −x|6β | nk −x|6β
 
ε X k
6 P Xn =
2 k n
| n −x|6β
n  
εX k ε
6 P Xn = =
2 n 2
k=0

elamdaoui@[Link] 4 [Link]
CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

ii. Remarquons que [|Xn − x| > β] ⊂ [|Xn − x| > β]




X    
k k X   
k k

f (x) − f P Xn = 6 f (x) − f n P Xn = n

n n

k
| n −x|>β | nk −x|>β
 
X k
6 2M P Xn =
n
| nk −x|>β
6 2M P (|Xn − x| > β)
V (Xn )
6 2M
β2
2M x(1 − x)
6
β2 n
M
6
2nβ 2
où la quatrième inégalité vient de l’inégalité de Bienyamé Tchebychev, vu que
E (Xn ) = x et la dernière inégalité vient du fait que le maximum de x 7→ x(1 − x)
1 1
sur [0, 1] est atteint en et vaut .
2 4
(c) Soit ε > 0 et soit β > 0 obtenu du théorème de Heine. Soit x ∈ [0, 1], alors par
l’inégalité triangulaire et les inégalités des deux dernières questions, on a :
ε M
|Cn (f )(x) − f (x)| 6 +
2 2nβ 2
Avec M = sup |f (t)|. On fixe ensuite n0 suffisamment grand tel que :
t∈[0,1]

M ε
∀n > n0 , 2
6
2nβ 2
On a alors, pour n > n0 :

∀x ∈ [0, 1], |Cn (f )(x) − f (x)| 6 ε.

Ceci prouve bien la convergence uniforme de la suite (Cn (f ))n>1 vers f .

Partie III: Application

1. (a) Par linéarité de l’intégrale, pour tout polynôme P ∈ R[X], on a :


Z b
P (x) f (x) dx = 0
a

D’après théorème de Weierstrass, il existe une suite (Pn )n∈N convergeant uniformé-
ment sur [a, b] vers f .
Pour tout n ∈ N et tout x ∈ [a, b], en écrivant

2 [a,b] [a,b]
f (x) − f (x)Pn (x) = |f (x) (f (x) − Pn (x))| 6k f k∞ k f − Pn k ∞

et il en résulte que la suite (f Pn )n∈N converge uniformément vers f 2 sur [a, b]. D’après
le théorème d’intégration des limites uniformes, il vient alors :
Z b Z b
2
f (x) dx = lim f (x)Pn (x) dx
a n→+∞ a

Donc Z b
2
f (x) dx = 0
a
La fonction f 2 étant continue positive sur le segment [a, b] d’intégrale nulle, donc
f 2 = 0, ainsi la nullité de f

elamdaoui@[Link] 5 [Link]
CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

(b) • Convergence : Soit n ∈ N, l’application x 7−→ xn e−(1−i)x est


 continue
 sur
1
[0, +∞[, donc In est impropre en +∞, mais xn e−(1−i)x = ◦ , donc In
+∞ x2
converge.
• Calcul : Les deux fonctions x 7−→ xn+1 et x 7−→ e−(1−i)x sont de classe C 1 sur
[0, +∞[ telles que xn+1 e−(1−i)x −−−−−→ 0, alors par une intégration par parties
x→+∞
Z +∞
In+1 = xn+1 e−(1−i)x dx
0
+∞ 0
e−(1−i)x
Z 
n+1
= x dx
0 −(1 − i)
 −(1−i)x +∞
n + 1 +∞ n −(1−i)x
 Z
n+1 e
= x + x e dx
−(1 − i) 0 1−i 0
n+1
= In
1−i
n! 1
On en déduit que In = I0 , avec I0 = , alors
(1 − i)n 1−i
n! n! (n+1)π
∀n ∈ N, In = = √ n+1 e 4
(1 − i)n+1 2
(c) Soit n ∈ N, remarquons que I4n+3 ∈ R, en conséquence
Z +∞
x4n+3 e−x sin(x) dx = 0
0

L’application t 7−→ t est une bijection de classe C 1 de ]0, +∞[ vers lui même, donc
4

par intégration par changement de variable, on obtient


Z +∞
1 +∞ n − √
Z
4
√ 
4n+3 −x
t e t sin
4
x e sin(x) dx = t dt
0 4 0

1 √
4 √
Posons alors φ : x ∈ [0, +∞[ 7−→ e− x sin ( 4 x), une telle fonction répond aux
4
contraintes demandées
2. D’après le théorème de Stone Weierstrass, il existe une suite de polynômes (Qn )n qui
converge uniformément vers g sur I.
Z b
Pour n ∈ N, on définit Pn : x 7−→ Qn (x) − Qn (t) dt. La suite de polynômes (Pn ) vérifie
Z b a

pour tout n ∈ N, Pn (t) dt = 0. D’autre part pour tout x ∈ I, on a


a
Z Z
b b
|Pn (x) − g(x)| 6 |Qn (x) − g(x)| + Qn (t) dt 6k Qn − g k∞ + Qn (t) dt

a a
Z b Z b
cvu
Or Qn −−→ g, donc k Qn − g k∞ −−−−−→ 0 et Qn (t) dt −−−−−→ g(t) dt = 0. Ainsi
I n→+∞ a n→+∞ a
cvu
Pn −−→ g
I
3. ϕ est de classe C 1 sur I, en particulier ϕ0 est continue sur I, d’après le théorème de Stone
0
Weierstrass, il existe une suite de polynômes (Q Z n )n qui converge uniformément vers ϕ sur
x
I. Pour n ∈ N, on définit Pn : x 7−→ ϕ(a) + Qn (t) dt. Comme ϕ est de classe C 1 sur
a Z x
[a, b], alors pour tout x ∈ [a, b], on peut écrire ϕ(x) = ϕ(a) + ϕ0 (t) dt et on a :
a
Z x
Qn (t) − ϕ (t) dt 6 (b − a) k Qn − ϕ0 k∞
0

|Pn (x) − ϕ(x)| =
a
cvu cvu
Ceci montre Pn −−→ ϕ, et comme Pn0 = Qn , alors on a aussi Pn0 −−→ ϕ0
I I

elamdaoui@[Link] 6 [Link]
CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

4. On peut se ramener au cas I = [0, 1], la construction des polynômes de Bernstein donnée
n  
X k
auparavant Pn = ψ Bn,k , montre que ∀t ∈ [0, 1], Pn (t) > 0, car ψ est positive sur
n
k=0
cvu
I, et Pn −−→ ψ
I

Problème 2

Partie I: Cas particulier : variables aléatoires discrètes finies

1. Z ,→ B(p), alors etZ est finie, par le théorème du transfert, pour tout t ∈ R,

MZ (t) = P (Z = 0) + et P (Z = 1) = p et − 1 + 1


2. X est finie, alors pour tout t ∈ R la variable etZ est finie, en particulier elle admet une
espérance, par le théorème du transfert, pour tout t ∈ R,
r
X r
X
MX (t) = etxi P (X = xi ) = pi etxi
i=1 i=1

Donc MX est de classe C sur R, comme somme de fonctions de classe C ∞ et pour tout
entier naturel k,
r
(k)
X
MX (t) = xki etxi P (X = xi )
i=1
r
(k)
X
xki P (X = xi ) = E X k

En particulier MX (0) =
i=1
3. (a) La famille ([X = xi ])i∈[[1,r]] est un système complet d’événements, en particu-
r
X
lier pi = 1. En outre pour tous t ∈ R et i ∈ [[1, r]], on a etxi > 0, donc
i=1
r
X
MX (t) = etxi P (X = xi ) > 0. Ainsi ϕX est définie sur R∗ .
i=1
Le développement limité à l’ordre 1 en 0 de MX est donné par
0
MX (t) = MX (0) + tMX (0) + ◦(t) = 1 + tE (X) + ◦(t)

Par composition ϕX (t) = E (X) + ◦(1), donc ϕX est prolongeable par continuité en 0.
(b) Le développement limité à l’ordre 2 en 0 de MX est donné par

0
00
MX (0) 2 2 E X2 2
MX (t) = MX (0) + tMX (0) + t + ◦(t ) = 1 + tE (X) + t + ◦(t2 )
2 2
Par composition
1
ϕX (t) = ln(MX (t))
t !

1 E X2 2 2
= ln 1 + tE (X) + t + ◦(t )
t 2
  !2 
E X2 2
 tE (X) + t 
2

1 E X2 2 
2 
= tE (X) + t − + ◦(t )

t 2 2 
 

 2
E X 2 − E (X)
= E (X) + t + ◦(t)
2
 2
0
E X 2 − E (X) V (X)
Donc ϕX est dérivable en 0 et ϕX (0) = =
2 2

elamdaoui@[Link] 7 [Link]
CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

(c) i. Soit u 6 0, d’après la formule de Taylor avec reste intégrale, on a


Z u
1 (u − t)2 t
eu = 1 + u + u2 + e dt
2 0 2
u
(u − t)2 t (u − t)2 t
Z
La fonction t 7−→ e est continue et positive sur [u, 0], donc e dt 6
2 0 2
1
0, soit eu 6 1 + u + u2
2
ii. Soit t > 0, comme ∀i ∈ [[1, r]] on a xi 6 0, alors
t2 2
∀i ∈ [[1, r]] , etxi 6 1 + txi +
x
2 i
Par le théorème du transfert et par positivité de la probabilité
r
X
E etX etxi P (X = xi )

=
i=1
r 
t2
X 
6 1 + txi + x2i P (X = xi )
i=1
2
r r r
X X t2 X 2
6 P (X = xi ) + t xi P (X = xi ) + x P (X = xi )
i=1 i=1
2 i=1 i
2
t
E X2

6 1 + tE (X) +
2
Finalement, la croissance de ln et l’inégalité de convexité : ∀x > −1, ln(1 + x) 6
x, donnent
t
ϕX (t) 6 E (X) + E X 2

2
Une telle inégalité reste valable si t = 0, car ϕX (0) = E (X)
(d) i. Quitte à réordonner les xi , on peut supposer que x1 > x2 > . . . > xr . Supposons
r
X
qu’il existe des réels λ1 , . . . , λr tels que λi fi = 0. Cela signifie que, quelque soit
i=1
r
X r
X
t ∈ R, alors λi fi (t) = 0, autrement dit pour tout t ∈ R : λi etxi = 0. Facto-
i=1 i=1
r
X r
X
t(xi −x1 )
risons par etx1 : etx1 λi e = 0. Mais etx1 6= 0 donc : λi et(xi −x1 ) = 0.
i=1 i=1
Lorsque t → +∞ alors et(xi −x1 ) → 0 (pour tout i > 2, car xi − x1 < 0). Donc
pour i > 2, λi et(xi −x1 ) → 0 et en passant à la limite dans l’égalité ci-dessus on
trouve : λ1 = 0.
Le premier coefficients est donc nul. On repart de la combinaison linéaire qui est
maintenant λ2 f2 + · · · + λr fr = 0 et en appliquant le raisonnement ci-dessus on
prouve par récurrence λ1 = λ2 = · · · = λr = 0. Donc la famille (f1 , · · · , fr ) est
libre.
ii. ⇒) Si X et Y suivent la même loi, alors X (Ω) = Y (Ω) et ∀x ∈ X (Ω) , P (X = x) =
P (Y = x). On tire E (X) = E (Y ) et par le théorème du transfert pour tout
t ∈ R∗ ,
X X
E etX = etx P (X = x) = etx P (Y = x) = E etY
 

x∈X(Ω) x∈X(Ω)

Donc les fonctions ϕX et ϕY sont égales ;


⇐) Posons X (Ω) = {x1 , · · · , xn } et Y (Ω) = {y1 , · · · , ym } l’ensemble des valeures
prises effectivement par X et Y tels que x1 > · · · > xn et y1 > · · · > ym .
L’hypothèse ϕX = ϕY donne
n
X m
X
∀t ∈ R, etxi P (X = xi ) = etyj P (X = yj )
i=1 j=1

elamdaoui@[Link] 8 [Link]
CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

Par unicité de l’écriture n = m, xi = yi et P (X = xi ) = P (Y = yi )


(e) Soit t ∈ R∗ , les deux variables etX et etY sont indépendantes, car X et Y le sont, donc
 
MX+Y (t) = E et(X+Y ) = E etX etY = E etX E etY
  

Par définition, on a
1 1  1
ln(MX+Y (t)) = ln E etX + ln E etY = ϕX (t) + ϕY (t)

ϕX+Y (t) =
t t t
Pour t = 0, on a ϕ(0) = E (X + Y ) = E (X) + E (Y ) = ϕX (0) + ϕY (0). Bref

ϕX+Y = ϕX + ϕY
s
X
(f) X ,→ B(s, p), alors X = Xi , où X1 , · · · , Xs sont indépendantes et suivent la loi de
i=1
Bernoulli de paramètre p. Pour t ∈ R, les variables etX1 , · · · , etXs sont indépendantes,
donc
s
! s
tX
Y
tXi
Y s
E etXi = p et − 1 + 1
  
MX (t) = E e =E e =
i=1 i=1

(g) ⇐) Supposons que X est une variable aléatoire réelle symétrique, alors X (Ω) =
−X (Ω) et pour tout x ∈ X (Ω), on a P (X = x) = P (X = −x).
On montre que ∀t ∈ R, E e−tX = E etX , pour le faire on fixe t ∈ R, par le
 

théorème du transfert
X
E e−tX e−tx P (X = x)

=
x∈X(Ω)

l’application x 7−→ −x est une bijection de X (Ω) vers lui même, alors
X
E e−tX etx P (X = −x)

=
x∈X(Ω)
X
= etx P (X = x)
x∈X(Ω)

= E etX


Donc pour tout t ∈ R∗ , on a ϕX (−t) = −ϕX (t) et pour t = 0, on a E (X) =


E (−X), cela entraîne E (X) = 0, c’est-à-dire ϕX (0) = 0. On conclut alors ϕX est
impaire.
⇒) Soit t ∈ R∗ , on a
1
ln E e−tX = −ϕX (−t) = ϕX (t)

ϕ−X (t) =
t
D’autre part ϕX (0) = 0, car ϕX est impaire, donc ϕ−X (0) = E (−X) = −E (X) =
0, ceci montre que ϕX = ϕ−X . D’après la question ??, X et −X ont la même loi
4. (a) Soit n ∈ N∗ et t ∈ R∗ . On a E (Sn ) = nm et V (Sn ) = nσ 2 , d’autre part les variables
X1 − m Xn − m
t √ ,··· ,t √ sont finies et mutullement indépendantes, et par un calcul
nσ nσ

elamdaoui@[Link] 9 [Link]
CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

direct
n   
X Xi − m
t √
1   tSn∗  1   nσ  
ϕSn∗ (t) = ln E e = ln E e i=1
  
t t  



n
!! n
!
1 Y X −m
t √i 1 Y  Xi −m 
t √
= ln E e nσ = ln E e nσ Par indépendance
t i=1
t i=1
n n
1 X   t X√i nσ
−m  1 X  √−nσ  t √Xnσ
i

= ln E e = ln e E e
t i=1 t i=1
n n
1 X  t √−m  1X   Xi 
t√
= ln e nσ + ln E e nσ
t i=1 t i=1
n  
−nm 1 X t
= √ + √ ϕXi √
nσ nσ i=1 nσ
√ √  
−m n n t
= + ϕX √ car ∀i, ϕXi = ϕX
σ σ σ n

(b) Le développement limité à l’ordre 1 en 0 de ϕX donne


   
t t 0 1
ϕX √ = ϕX (0) + √ ϕX (0) + ◦ √
σ n σ n n
 
t V (X) 1
= E (X) + √ +◦ √
σ n 2 n
2
 
t σ 1
= m+ √ +◦ √
σ n 2 n
 
tσ 1
= m+ √ +◦ √
2 n n

puis
√ √   
−m n n tσ 1
ϕSn∗ (t) = + m+ √ +◦ √
σ σ 2 n n
t
= + ◦(1)
2
t
On en déduit lim ϕSn∗ (t) = .
n→+∞ 2

Partie II: Cas des variables aléatoires discrètes réelles infinies

1. (a) On peut écrire b = λa + (1 − λ)c, avec λ ∈ [0, 1], et par convexité de la fonction
exponentielle

ebx = eλax+(1−λ)cx 6 λeax + (1 − λ)ecx 6 eax + ecx

 X
(b) • 1 ∈ IX , car E e0X = P (X = x) = 1
x∈X(Ω)

• Soit a, c ∈ IX tel que a 6 c. Montrons que [a, c] ⊂ IX . D’après la question


précédente, pour tout x ∈ R, ebx 6 eax + ecx , donc ebX 6 eaX + ecX , et comme
les deux variables positives admettent des espérances, alors la variable positive
ebX admet une espérance, donc b ∈ IX , ainsi l’inclusion [a, c] ⊂ IX . On déduit IX
est un intervalle de R.

elamdaoui@[Link] 10 [Link]
CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

2. Soit t ∈ R, la variable etX admet une espérance si, et seulement, si la série à termes positifs
X λn X (λet )n t
etn e−λ converge. Or la série exponentielle converge de somme eλe , donc
n! n!
n>0 n>0
MY est définie sur R et
t
−λ
∀t ∈ R, MY (t) = eλe

3. (a) Soit k ∈ N, l’application un : t ∈] − α, α[7−→ P (X = xn )etxn est de classe C k et ,

u(k) k txn
n (t) = P (X = xn )xn e

les inégalités etxn 6 e|t||xn | 6 eα|xn | donnent



k
un (t) 6 P (X = xn ) |xn | eα|xn |
(k)

(b) Soit k ∈ N∗ . La fonction ψk : x ∈ R+ 7−→ k


+∞
t 0 ρ−α
xk e(α−ρ)x est continue,
h positive,h stricte-
k ψk0 (t) + 0 −
ment décroissante sur ρ−α , +∞ et stric-
h
k
i Mk
tement croissante sur 0, ρ−α il existe ψk
  0 0
k
Mk = ψk ρ−α > 0,
Pour k = 0, la fonction ψk : x ∈ R+ 7−→
e(α−ρ)x est décroissante sur R+ , alors M0 = 1.
Bref pour tout t ∈] − α, α[ et tout n ∈ N,
k
α|xn |
|u(k)
n (t)| 6 P (X = xn ) |xn | e = P (X = xn )ψk (|xn |) eρ|xn | 6 Mk P (X = xn )|eρ|xn | .

(c) • Pour tout n ∈ N, la fonction un est de classe C ∞ sur ]−α, α[


• Soit k ∈ N, on a pour tout n ∈ N, eρ|xn | 6 eρxn + e−ρxn et −ρ, ρ ∈ ]−α, , [ α,
X
donc la série à termes positifs P (X = xn )|eρ|xn | converge et, par suite, la série
n>0
X
u(k)
n converge normalement sur tout segment [−a, a] inclus dans ]−α, α[
n>0
+∞
X
Donc, par le théorème de dérivation terme à terme, MX = un est de classe C ∞ sur ]−α, α[,
n=0
et
+∞
(k)
X
∀t ∈ ]−α, α[ , ∀k ∈ N, MX (t) = xkn etxn P (X = xn )
n=0
X
En particulier pour tout k ∈ N la série xkn P (X = xn ) est absolument convergente, donc X
n>0
admet un moment d’ordre k. Ainsi
(k)
MX (0) = E X k

∀k ∈ N,
t
−λ
4. Dans ce cas MY : t 7−→ eλe qui est de classe C ∞ et pour tout t ∈ R
t
MY0 (t) = λet eλe −λ

MY0 (0) = λ
t t
MY00 (t) = λ2 et eλe −λ
+ λe2t eλe −λ

MY00 (0) = λ2 + λ

Alors E (Y ) = MY0 (0) = λ et par la formule de Huygens kœnig


2
V (X) = E X 2 − E (X) = MY00 (0) − MY0 (0) = λ


elamdaoui@[Link] 11 [Link]
CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

Partie III: Cas des variables aléatoires à densité

1. Soit t ∈ IX ∩ IY , les deux variables etX et etY sont indépendantes, car X et Y le sont.
Comme etX et etY admettent des espérances alors, par indépendance, et(X+Y ) = etX etY
admet une espérance et
 
MX+Y (t) = E et(X+Y ) = E etX etY = E etX E etY = MX (t)MY (t)
  

Remarque : Les deux applications ne sont pas forcément égales mais elles coïncident sur
IX ∩ IY
X |st|k
2. (a) Soit t ∈ R, la série à termes positifs converge de somme es|t| , donc pour tout
k!
k>0
k
|st| k!
k ∈ N∗ , 6 es|t| ou encore |tk | 6 k es|t| .
k! s
(b) Soit k ∈ N∗ , d’après la question précédente
k! s|t| k!
|tk | 6 e 6 k est + e−st

∀t ∈ R, k
s s
Soit
k! sXk
e + e−sX

|X| 6
sk
Les deux variables positives esX et e−sX admettent des espérances car −s, s ∈ ]a, b[,
k
alors par comparaison, la variable |X| admet une espérance.


k
 k!
Remarque : On a aussi l’inégalité E |X| 6 k (MX (s) + MX (−s)) qui sera uti-
s
lisée à la question suivante

(c) Soit −∞ = a0 < a1 < · · · < ar = +∞ tels que pour tout i ∈ [[0, r − 1]] la fonction f
est continue sur ]ai , ai+1 [. On va appliquer le théorème de convergence dominée sur
chaque intervalle ]ai , ai+1 [.
Fixons t ∈ ]−s, s[
t k xk
• Pour tout k ∈ K, l’application fk : x 7−→ f (x) est continue sur ]ai , ai+1 [ et
  k!
k
intégrable car E |X| est finie
X
• La série fk converge simplement sur ]ai , ai+1 [ de somme x 7−→ etx f (x) qui est
k>0
continue sur ]ai , ai+1 [
• Pour tout k ∈ N, on a
Z ai+1 Z ai+1
k k
t x
|fk (x| dx = k! f (x) dx

ai ai
k
|t|  k 
6 E |X|
k!
k
|t| k!
6 (MX (s) + MX (−s))
k! sk
k
|t|
6 (MX (s) + MX (−s)) k
s
k
|t|
et la série géométrique du terme général k converge. Bref la série du terme
Z ai+1 s
général |fk (x| dx converge
ai

elamdaoui@[Link] 12 [Link]
CNM-Maths-1-Session 2016 Correction

Donc d’après le théorème de la convergence dominée, on peut intégrer terme à terme,


soit
Z ai+1 Z +∞ k k
ai+1 X
t x
etx f (x) dx = f (x) dx
ai ai k!
k=0
+∞ k Z ai+1
X t
= xk f (x) dx
k! ai
k=0

Ceci vrai pour tout i ∈ [[0, r − 1]], alors on conclut par la relation de Chasles que, pour
+∞
X  tk
tout t ∈] − s, s[, MX (t) = E Xk
k!
k=0

Remarque : On ne peut pas appliquer le théorème d’intégration terme à terme sur


R, car f n’est pas forcément continue par morceaux sur R

(d) MX est développable en série entier en 0, alors elle est de classe C ∞ sur ]−s, s[ et
(k) 
MX (0) E Xk
∀k ∈ N, =
k! k!

elamdaoui@[Link] 13 [Link]

Vous aimerez peut-être aussi