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Compte Rendu de Stage: Réalisé Par Guillaume SCHMITT Et Encadré Par Madame S. LOUP

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Schmitt Guillaume GMOB2

Compte rendu de stage

Réalisé par Guillaume SCHMITT


Et
Encadré par Madame S. LOUP

2017-2018 P a g e 0 | 56
Schmitt Guillaume GMOB2

Table des matières


Remerciements ......................................................................... 2
Introduction : Une idée encore jeune mais encourageante ............. 3
I- Analyse du contexte : l’importance de l’analyse externe.......... 5
A- Un environnement spécifique et soumis à des contraintes légales . 5
B- Présentation du marché : un marché très restreint ................... 12
C- Analyse du besoin des jeunes créateurs : un secteur très fermé . 15
II- Le Business Model -GRP LAB ............................................. 20
Synthèse du Business Model .......................................................... 20
A- La génération de la valeur ..................................................... 21
1- Porteurs de projet .............................................................. 21
2- La proposition de la valeur .................................................. 26
B- Rémunération de la valeur ..................................................... 31
1- Sources des revenus .......................................................... 31
III- Mes réalisations/Mes apports au projet ............................... 34
A- L’étude de marché ................................................................ 34
B- L’analyse externe ................................................................. 38
C- La réalisation de la proposition de valeur ................................. 39
D- Les estimations .................................................................... 41
E- La partie financière ............................................................... 51
Conclusion ............................................................................. 55
A- L’analyse interne .................................................................. 55
B- Le retour d’expérience ........................................................... 56
Annexes............................................ Erreur ! Signet non défini.

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Schmitt Guillaume GMOB2

Remerciements
Tout d’abord, je tiens à remercier certaines personnes sans lesquelles ce stage
spécifique n’aurait pas été possible.

En particulier Sophie Garrigue, ma camarade de classe et de formation que j’ai


accompagnée dans son projet entrepreneurial. J’ai répondu positivement à sa
demande en janvier, pour l’assister durant le stage dans la réalisation du business
model de son projet d’entreprise. Elle a gentiment accepté de me confier certaines
responsabilités et le partage de son idée pour son développement.
Le partage des tâches a très bien été géré par Sophie, elle a su me faire confiance
sur certains points. Partager son idée, celle que l’on protège et sur laquelle on mise
tout, est un geste très reconnaissant. C’est pourquoi je tenais à remercier Sophie
pour la substitution de mon stage en entreprise par un stage entrepreneurial sous
le statut Etudiant Entrepreneur.

Deuxièmement, je tiens à remercier également le dispositif ECRIN qui promeut la


culture entrepreneuriale en Midi-Pyrénées. Grâce à cette organisation, nous avons
pu avec Sophie, avoir accès à des ateliers et à des formations qui nous ont permis
d’enrichir nos connaissances entrepreneuriales afin de développer au mieux le
projet de création. Il faut mettre à profit tous les accompagnements et les aides à
notre disposition dans un seul but, développer un projet de création le plus complet
possible et de la meilleure des manières.

Et enfin, je tiens à remercier l’IUT Midi-Pyrénées représenté ici par Madame Loup,
pour leur accompagnement, leur soutien et permettre à de jeunes créateurs la
possibilité de consacrer du temps scolaire à l’élaboration et au développement de
projets de création d’entreprise.

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Schmitt Guillaume GMOB2

Introduction : Une idée encore jeune mais


encourageante
Le début d’année 2018 a été une période propice à une amorce du projet de
Sophie. Le jeu Création d’Entreprise Virtuelle réalisé au sein du Dut Gestion des
Entreprises et des Administrations a permis à Sophie de pouvoir entreprendre une
présentation de son idée de création à des professionnels du milieu
entrepreneurial. Pour cela, fallait-il encore pouvoir être dans le top six des projets
de la promotion afin de réaliser une présentation orale décisive. La victoire de son
projet au jeu CEV apporte une signification importante, l’idée d’un projet très
intéressant avec un fort potentiel. Des professionnels l’ont encouragé à poursuivre
le développement de son projet afin d’aboutir sur une concrétisation, c’est-à-dire
le lancement de son entreprise.
C’est pour cela, que Sophie m’a proposé de l’accompagner dans le développement
de son projet pendant le stage. Après mon acceptation immédiate, nous avons pu
substituer notre stage en entreprise pour travailler sur le projet pendant les dix
semaines de stage, cela étant possible grâce au statut Etudiant Entrepreneur.

Mais début 2018, le projet n’était seulement qu’à ses débuts. Tout restait à faire.
Le stage sous le statut Etudiant Entrepreneur était donc la bonne solution afin de
pouvoir avancer un maximum la phase de modélisation du projet. Le but de la
substitution du stage étant la réalisation du business model.
Le business model est un document qui présente le concept qui permet à une
entreprise de se rémunérer. Il se compose de trois parties comprenant elles-
mêmes plusieurs sous-parties.
Premièrement, nous distinguons une partie sur la présentation du ou des
porteur(s) de projet avec leurs parcours respectifs et leurs ambitions. Vient ci-
après une présentation du concept de l’entreprise, via deux sous-parties, la
proposition de valeur ainsi que la fabrication de valeur. Ensuite, nous distinguons
la partie rémunération du projet. Celle-ci permet de préciser le modèle de revenus
de l’entreprise, comment l’entreprise gagne de l’argent en précisant les volumes
de revenus. Les revenus se basent sur un prévisionnel sur trois ou cinq ans. Enfin,
la dernière partie se décrit comme l’environnement de l’entreprise. Y sont recensés
dans des sous-parties les parties-prenantes à l’entreprise et au projet, les contrats
contractés avec ces parties prenantes et l’environnement actif à l’entreprise dans
lequel elle s’inscrit.

Concernant l’idée de départ sur laquelle, avec Sophie, nous avons commencé le
stage, elle n’a que très peu évolué de celle présentée au jeu CEV. Celle-ci était de
proposer aux artisans bijoutiers-joailliers, un atelier sécurisé et équipé
spécifiquement de matériels et de machines dédiés à la bijouterie-joaillerie dans
lequel, ils puissent établir et fabriquer de toutes pièces leurs créations. Liés à cette
principale prestation, trois autres services à savoir une domiciliation d’entreprise,
une offre complète d’accompagnements et de formations professionnelles sous
diverses thématiques ainsi qu’une ouverture de nos partenaires afin de mettre à
disposition des adhérents un réseau de distribution.

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Tout au long de la période de stage, plusieurs prestations ont été développées


voire rajoutées, celles-ci seront présentées dans ce document.

Ma situation dans le projet était co-porteur de projet. Un porteur de projet est une
personne, l’entrepreneur, qui souhaite soit créer, soit développer ou bien
reprendre une affaire commerciale. A la différence, le co-porteur de projet se
définit comme un accompagnateur interne au projet du porteur. Il l’accompagne,
le soutien et lui apporte ses compétences dans son travail. Le co-porteur de projet
joue le rôle d’accompagnateur, mais il occupe tout de même une place importante
puisqu’il va partager certaines responsabilités avec le porteur de projet.

Comment un co-porteur de projet peut-il apporter ses compétences et son soutien


dans un projet dont l’objectif est l’aide aux artisans bijoutiers-joailliers ?

Dans un premier temps, vous pourrez observer une présentation de l’analyse


externe du projet ainsi que l’analyse de l’étude de marché.
Viennent ensuite les points les plus importants du Business Model à savoir la
présentation du porteur et du co-porteur, la proposition de valeur puis la
rémunération de la valeur. Vous retrouverez donc la fabrication de la valeur, le
volume des revenus, la performance financière, les parties prenantes, les
conventions et l’écosystème en annexes.

Enfin, avant la conclusion, se trouve la partie présentant le travail personnel qui a


été réalisé au cours de la période.

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I- Analyse du contexte : l’importance de l’analyse


externe
Un projet de création d’entreprise ne peut correctement aboutir sans une étude de
marché via différents outils d’analyse stratégique. L’étude de marché peut
complètement changer l’idée même d’un projet, cette idée devant apporter une
solution à un problème rencontré dans le marché cible. Une bonne connaissance
de l’environnement de son entreprise est indispensable afin d’effectuer de futurs
choix cruciaux. L’environnement dans lequel s’inscrit une entreprise joue un rôle
important sur les caractéristiques de l’entreprise.

C’est pour cela que nous avons commencé notre stage avec la réalisation d’une
étude de marché via un questionnaire qualitatif diffusé aux personnes actives dans
le secteur de la bijouterie-joaillerie. Cependant, après plusieurs conseils de
Madame Loup, nous devions analyser l’environnement externe et interne du projet
via les outils d’analyse externe étudiés en seconde année.

A- Un environnement spécifique et soumis à des contraintes légales

L’environnement externe au projet peut être analysé via l’outil d’analyse


stratégique type PESTEL. Son utilisation permet une compréhension de
l’environnement macro-économique nécessaire pour assurer une pérennité de
l’entreprise.

1- Un environnement politique s’inscrivant dans un cadre


international

Dans un premier temps, nous avons analysé l’environnement politique à deux


niveaux, national et international. Cependant, l’environnement national est étouffé
par la politique internationale.
En effet, la politique nationale affectée au secteur de la bijouterie-joaillerie est très
orientée et en partie contrôlée par la politique internationale. De nombreuses
certifications internationales contrôlent la provenance des matières premières
utilisées en bijouterie-joaillerie. L’essentiel des matières premières provenant de
pays ou zones en conflits politiques ou militaires, il est indispensable de réguler et
contrôler leur extraction et leur acheminement vers les marchés.

Tout d’abord, nous observons la certification du Responsible Jewellery Council.


Cette institution en terme de contrôle de l’approvisionnement des marchés s’inscrit
également dans des pratiques environnementales, sociales et éthiques. Les
organismes de la bijouterie-joaillerie font le choix d’adhérer à cette certification,
en cas contraire vous devenez rapidement victime de ce choix. Cette certification
respecte la chartre des Droits de l’Homme.
Enfin, nous distinguons le processus de KimBerley. Cet organisme met en relation
les pays producteurs de diamants et l’industrie du diamant. Il a pour principal
objectif la présence d’aucun diamant issu de pays en conflits militaires ou
politiques sur les marchés. Il limite donc le « diamant de guerre » sur les marchés
réglementés. C’est par l’initiation de l’Organisation de Nations Unies que cet
organisme voit le jour en 2000.

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Voici la représentation des pays où l’exploitation des diamants crée des conflits :

Sources : [Link]

L’efficacité de ces processus est difficile à démontrer puisque les chiffres des
« diamants de sang » sur les marchés ne sont pas vérifiables.
Selon le site internet [Link] , chaque jour dans le monde, sont
extraits 89 kilogrammes de diamants.
De plus, nous constatons une augmentation de l’écart entre la consommation et
la production de diamants. La consommation est toujours plus soutenue que la
production. La provenance informelle de diamants est donc à surveiller de plus en
plus.

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2- Un marché dynamique et rassurant

Le début d’année 2018 n’est pas une période très encourageante concernant
l’activité économique en France. Le Produit Intérieur Brut diminue par rapport à
fin 2017 tout comme la consommation des ménages. Cependant, une baisse du
chômage est encourageante.

Il faut associer le secteur de la bijouterie-joaillerie à l’orfèvrerie et à la l’horlogerie


pour devenir le marché Horlogerie-Bijouterie-Joaillerie-Orfèvrerie (HBJO). Ce
marché est en bonne santé. En effet, on constate selon l’Institut National des
Statistiques et des Etudes Economiques une augmentation de la production du
marché de la bijouterie-joaillerie-orfèvrerie de 7% en 2017 par rapport à 2016. Le
début d’année 2018 a aussi été très prometteur puisque l’on constate une
augmentation de 4% de la production pour le mois de janvier 2018.

Voici selon le site [Link] le chiffre d’affaires du marché


en France pour 2016 et 2017. Nous constatons comme énoncé précédemment
l’augmentation de 7% de la production.

Nous pouvons observer encore une fois via le site [Link]


[Link]/ que la bijouterie-joaillerie englobe pour plus de 80% du marché
bijouterie-joaillerie-orfèvrerie en 2017. Ces données sont exprimées en millions
d’euros hors taxes.

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La production augmente légèrement tout comme la consommation des ménages.


Nous pouvons distinguer sur le graphique issu de la même source, une très légère
augmentation de la consommation depuis 2013. Entre 2013 et 2016, la
consommation des ménages en France en Bijouterie-joaillerie-orfèvrerie est
passée de 3852 millions d’euros à 3900 millions d’euros.

Le marché de la bijouterie-joaillerie n’est donc pas un marché en baisse, il est


encore dynamique.

3- Une sensibilité sociale

Nous évaluons depuis plusieurs années maintenant une veille attentive des
consommateurs à la provenance des produits et biens qu’ils consomment. Ce
constat est démontré dans plusieurs domaines comme l’alimentation, les biens
physiques, mais également en bijouterie-joaillerie. Cela affecte donc les marchés
et l’éthique des produits. C’est pourquoi, comme énoncé dans le premier point de
l’étude du PESTEL, des moyens de contrôle de la provenance de la matière
première comme des labels et des certifications sont apparus. Ces moyens se
basent sur la conscience des producteurs, des revendeurs et des consommateurs.

Le climat actuel en France, avec notamment l’état d’urgence touche négativement


les points de ventes physiques. Les consommateurs se déplacent moins et
consomment à distance via Internet. L’E-Shop est donc un facteur important du
marché.

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4- Un perpétuel changement : la technologie

L’étude de marché présentée ci-après le confirme, la technologie change, évolue.


Ce point affecte toute la production de biens et de services, la bijouterie-joaillerie
n’est donc pas épargnée. On distingue également des nouvelles méthodes de
communication et de marketing.

Comme toutes les formes d’artisanats, l’artisanat bijoutier-joaillier est affecté par
l’industrialisation et les nouvelles méthodes de production. Actuellement, le
secteur est révolutionné par les imprimantes 3D, celles-ci remplacent la main de
l’homme sur certains travaux.

Impression en 3D
de bijoux avec un
moule.

Sources :
[Link]

Nous pouvons tout de même distinguer une limite


à cette innovation, son tarif. Le prix d’une
imprimante 3D reste très élevé, surtout pour des
travaux très précis et touchant à des matières
précieuses. Cependant, les imprimantes 3D de
basse catégorie permettent la création de moules
de production, standardisant ainsi les productions
et donc les collections.

Les nouvelles technologies ne touchent pas


seulement la production mais également le
marketing, la communication et le e-commerce,
c’est-à-dire la vente sur Internet.

La population est de plus en plus connectée, le marketing et le e-marketing


deviennent donc des points à ne plus négliger dans la profession. Car l’artisanat a
une vision poussiéreuse. L’étude de marché révèle aussi un manque de
compétences de gestion d’entreprise. La communication et le marketing sont
compris dans la gestion. D’autant plus que selon une étude du site officiel
[Link] , 60% des acheteurs découvrent pour la première fois un
produit via Internet.

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Schmitt Guillaume GMOB2

5- L’écologie également affectée par des labels

Nous retrouvons encore dans l’aspect écologique de l’environnement des labels et


certifications comme précédemment énoncés, à savoir le Processus de Kimberley,
la Certification du Responsible Jewellery Council.
Ces labels englobent les marchés, leurs domaines d’actions sont donc globaux et
variés. Pour être efficaces et reconnus, ils se doivent de contrôler tous les aspects
de l’environnement d’un marché ou d’un secteur.

Toute extraction de métaux précieux a pour conséquence une pollution, qu’elle soit
de l’air et même des sols, un appauvrissement des pays possédant les ressources
et un danger pour les animaux avec la déforestation.

6- Une législation stricte

Le bijoutier-joaillier peut concevoir, réaliser, transformer, réparer ou vendre des


bijoux fabriqués à partir de métaux précieux.
Il est considéré comme un opérateur qui, dans le cadre de son activité
professionnelle, détient des matières d'or, d'argent ou de platine façonnées ou
non. Il est ainsi soumis à une obligation déclarative auprès du bureau de garantie
dont il dépend.

Les artisans-commerçants et les artisans qui créent une société commerciale


doivent être inscrits simultanément au Registre du Commerce et des Sociétés et
au Répertoire des Métiers. Dans ce cas, seul le Centre de Formalités des
Entreprises de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat est compétent pour recevoir
leur déclaration.

Les professions qui détiennent et utilisent des matières et métaux précieux sont
soumis à des règlements très précis :

 Le bijoutier doit s’immatriculer au registre du Commerce et des Sociétés. S’il


effectue des réparations, il doit également s’immatriculer au répertoire des
Métiers.
 Le bijoutier doit également procéder à une déclaration d’existence au service
de la garantie de la Direction Générale des Impôts du lieu du siège social. Pour
cela, il faut être en possession d’une attestation d’enregistrement à la
chambre des métiers et de l’artisanat. Et pour une société, il faut un extrait
Kbis avec une mention de l’activité de production.
 Il est interdit de régler une transaction de métaux précieux en espèces.
 Chaque ouvrage en or, argent ou platine doit être marqué de deux poinçons
(fabricant et titre de l’ouvrage). Le décret 2001-1089 du 20 novembre 2001
pris en application de l’article 524 bis du Code général des impôts, prévoit que
les seuils de dispense du poinçon de garantie sont fixés à un poids inférieur à
3 grammes pour les ouvrages contenant de l’or ou du platine et à 30 grammes
pour les ouvrages contenant de l’argent.
 Tenue d’un livre de police au format papier par l’utilisateur du métal, à
conserver 6 ans à partir de la dernière opération mentionnée.

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 Procéder à une déclaration annuelle avant le 31 janvier, avec l’identification


de l’acheteur et du vendeur, le montant total des achats effectués. Figuration
des métaux ferreux, non ferreux et précieux.
 De plus, une taxe de 10% est attachée à la vente d’objets en or, argent ou
platine. 6% pour les objets d’art dépassant 5000 euros. La TVA collectée doit
être déclarée le mois suivant la transaction.
 Les entreprises qui fabriquent ou vendent des produits HBJO et arts de la table
doivent payer une taxe à hauteur de 0,2% du chiffre d’affaires hors taxe.
 Au cours de l’activité on ne peut mettre sur le marché que des ouvrages
conformes aux titres légaux français : or : 999, 916, 750, 585 et 375
millièmes, argent : 999, 925 et 800 millièmes, platine : 999, 950, 900 et 850
millièmes
 Le bijoutier doit acquitter depuis le 1er juillet 2004, une contribution sur les
ouvrages en métaux précieux qu’il portera au bureau de garantie pour être
poinçonnés. Elle est de 8 € pour les ouvrages en or et platine et de 4 € pour
les ouvrages en argent depuis le 1er juillet 2005. Il doit apporter les ouvrages
fabriqués, importés ou introduits et revêtus préalablement de son poinçon de
fabricant ou d’importateur, au bureau de garantie pour y être essayés et
marqués du poinçon de garantie (bijoux à partir de 3 grammes pour l'or et le
platine et de 30 grammes pour l'argent).
 Arrêté du 4 mai 1993 relatif à l'information du consommateur sur les prix : il
oblige tout vendeur de bijoux à en indiquer le prix, ainsi que le titre en
millièmes.

De plus, chaque année, de nouvelles lois apparaissent. Par exemple, tout


récemment, au mois d’avril dernier, une loi est apparue réduisant les délais de
paiements des fournisseurs et des clients. La Loi de Modernisation de l’Economie
plafonne les délais de paiement à 60 jours à compter de la date d’émission de la
facture ou 45 jours fin de mois par dérogation. Les sanctions en cas de
dépassement de ces délais sont renforcées.

Le délai de rétractation d’achat de métaux précieux est désormais de 48 heures.

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Schmitt Guillaume GMOB2

B- Présentation du marché : un marché très restreint

L’analyse du marché et de la concurrence, attachée à l’entreprise est réalisable


grâce à plusieurs outils d’analyse stratégique. Ici, nous avons utilisé le model de
Porter, les cinq Forces de Porter. Nous avons ajouté à son schéma, les contraintes
règlementaires imposées par les pouvoirs publics.

1- La menace des nouveaux concurrents importante

Aujourd’hui la société dite « collaborative » est en plein essor. Les ateliers


collaboratifs et les espaces de coworking se comptent par centaines en France.

Le marché sur lequel se positionne notre projet n’est pas un marché développé.
Par le biais de prises de contacts de professionnels du milieu de la bijouterie-
joaillerie afin de réaliser une étude de marché, nous avons contacté sans le vouloir
notre unique concurrent direct en France métropolitaine. Il s’agit du « Lab »
appartenant à l’Académie des Métiers de l’Arts de Paris. Le marché des ateliers
collaboratifs dédiés aux artisans bijoutiers-joailliers est donc difficilement
analysable. De plus, notre concurrent faisant partie d’une école d’art, nous ne
pouvons pas complétement nous assimiler et nous comparer à cette organisation.

2- Une rivalité concurrentielle principalement indirecte

Notre cœur de métier étant l’espace collaboratif que nous mettons à disposition
des artisans, nous avons décidé, et sous les conseils de Madame Loup, analysé le
marché des ateliers collaboratifs n’ayant pas de spécialisations. Ces ateliers-là sont
mixtes, ils permettent l’exercice en leur sein de plusieurs catégories d’artisanats.
Sur ce fait, nous estimons via le site [Link]/labs-map/ en France 83
ateliers/Fablabs (en annexes). Ces 83 concurrents sont indirects, aucun d’eux ne
propose un espace uniquement dédié à la Bijouterie-Joaillerie. Cependant, certains
ont la capacité et le matériel afin d’accueillir des bijoutiers, mais cette prestation
n’est pas aussi complète et centrée que celle que nous proposons.

Notre concurrent direct est limité, il propose dix places par souscriptions de six
mois renouvelables quatre fois. Le nombre d’artisans qu’il touche n’est donc pas
important. De plus, étant affecté à une école, les jeunes diplômés de l’Académie
des Métiers de l’Arts doivent être sa première cible.
L’intensité de la concurrence directe n’est donc pour le moment pas élevée.
Enfin, notre marque de fabrique s’oriente sur une qualité de prestations, cela
n’induit donc pas la quantité, nous souhaitons accompagner individuellement
chaque adhérent. Ce choix est comparable à celui de notre concurrent, l’offre n’est
donc pas importante, mais reconnue.

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3- La menace des produits ou services de substitutions

Notre offre est complète et spécifique à une activité, à savoir la bijouterie-joaillerie.


Les ateliers collaboratifs appelés également Fablabs sont eux spécialisés dans
plusieurs activités, ils sont polyvalents, les offres qu’ils proposent sont donc moins
complètes et développées. Si un atelier propose un espace dédié à la bijouterie-
joaillerie en plus d’autres activités, alors il y a un manque de discrétion, de
sécurité. Contrairement à eux, nous sommes spécialisés dans un cœur de métier.

Cependant, nous ne proposons pas une seule prestation mais quatre. Les trois
autres prestations sont la domiciliation, l’accompagnement et la formation et enfin
la distribution des créations. Les autres ateliers souhaitant se développer peuvent
aussi proposer ces services. Par exemple, nous avons contacté notre concurrent
direct parisien, et il propose également un service d’accompagnements et de
formations pour ses adhérents.

Nos concurrents peuvent donc accroître les caractéristiques de leurs offres.


Cependant, il faut faire attention à ne pas s’éloigner de son cœur de métier et de
sa proposition de valeur initiale.

4- Le pouvoir de négociation des clients

Les clients peuvent avoir un pouvoir de négociation car il existe de nombreux


ateliers mixtes en France. Cela dépend tout de même du secteur d’activité dans
lequel les clients s’inscrivent, selon ces secteurs ils auront un choix plus ou moins
grands. Par exemple, si un artisan exerce une activité d’ébéniste, alors il aura un
choix d’ateliers assez conséquent, un critère de sélection devient alors sa
localisation géographique.

Toutefois, nous sommes affectés à un secteur qui n’est pas développé en terme
d’espaces de travail collaboratifs. Les avantages qu’impliquent notre projet aux
artisans bijoutiers-joailliers qui ne sont pas implantés sont conséquents, en terme
de coûts, d’équipements, de sécurité et d’accompagnement.

Ajouté à cela, l’entrée dans notre atelier se fera sur sélection, dans le cas où nous
faisons face à une demande assez importante.

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5- Le pouvoir de négociation des fournisseurs

Nos fournisseurs sont les entreprises proposant à la vente, du matériel, de


l’outillage et des machines liés à la bijouterie-joaillerie. Nous ne pouvons
qu’équiper notre atelier via ces fournisseurs. Dans notre proposition de valeur,
notre espace de travail est caractérisé comme complet, sécurisé et spécialisé, un
bon matériel et outillage est donc un aspect très important dans l’élaboration de
notre projet. Nous avons identifié trois fournisseurs, les trois ont dans leurs
intérêts de nous proposer leur matériel pour notre atelier. En effet, les artisans qui
travaillent dans notre espace se font la main sur notre matériel, ainsi ils auront
une connaissance du matériel du fournisseur choisi et dans le futur, s’ils se lancent,
ils seront grandement influencés par le matériel de notre atelier.

Nous devons prévoir également les garanties du matériel et leurs durées. Tout
comme l’entretien du matériel, ces points sont à établir avec les fournisseurs du
matériel.

Les fournisseurs du matériel d’établissement sont nos principaux fournisseurs,


nous aurons bien évidemment des contrats avec des fournisseurs d’eau, de gaz et
d’électricité mais cela n’affectera pas notre activité.

Concernant les matières premières et les métaux précieux, ils sont à la charge de
nos adhérents, ils se fournissent eux-mêmes en matière de production.

6- Contraintes règlementaires des pouvoirs publics

Il existe de multiples contraintes légales imposées par l’Etat et les administrations


publiques.

Tout d’abord, nous distinguons l’impérativité d’un règlement intérieur au sein de


l’atelier. Celui-ci devra être respecté par les adhérents de l’atelier. Ce règlement
sera adapté à la prestation de l’entreprise.

Ensuite, nous devons garantir un niveau de sécurité élevé. Notre espace se doit
d’être à l’écart de toute accessibilité directe avec la voie publique. Un dispositif de
sécurité aux normes européennes doit être mis en place.

Enfin, nous devons permettre un accès aux autorités de contrôle, la douane par
exemple, sans passer par un lieu d’habitation ou un lieu privé.

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C- Analyse du besoin des jeunes créateurs : un secteur très fermé

Pour connaître davantage les besoins de notre future clientèle cible, nous avons
réalisé un questionnaire qualitatif classé en annexes sur Google Forms. Nous avons
justifié le choix du côté qualitatif de questionnaire en nous appuyant sur la qualité
des réponses à celui-ci et non pas sur la quantité. La méthodologie de l’étude
qualitative permet de comprendre des besoins, des attitudes de consommations
et les freins à la consommation. Celle-ci est en annexes.

Pour garder l’aspect qualitatif, les cibles de notre questionnaire sont les étudiants,
les apprentis et les artisans du milieu de la bijouterie-joaillerie. Nous avons ciblé
les hommes et les femmes en France métropolitaine pour rester dans le cadre de
notre projet. C’est pourquoi nous avons dans un premier temps fait passer des
entretiens aux contacts de Sophie appartenant au secteur. Dans toutes mes
relations, aucune ne faisant partie du domaine de la bijouterie-joaillerie, je n’ai
pas pu faire compléter le questionnaire par mes connaissances directement.
Cependant, j’ai fait transmettre le questionnaire à mes connaissances qui
connaissent directement des personnes du milieu bijoutier-joaillier.

1- L’analyse du questionnaire

Le questionnaire en annexes, a été rentré sur le logiciel Sphinx IQ, les réponses
également. Les réponses sous forme de tableaux et de statistiques sont en
annexes.
Toute l’analyse des réponses est en annexes, nous allons ici uniquement analyser
les réponses qui sont importantes pour notre étude de l’environnement externe.

Nous avons pu collecter 33 réponses à notre questionnaire, toutes ces réponses


sont issues de personnes rattachées au milieu bijoutier-joaillier. Cet aspect est
important puisqu’il permet de garder le côté qualitatif du questionnaire.

Nous pouvons affirmer dès cette première analyse que, suite aux prises de contact
des écoles de bijouterie-joaillerie en France, nous avons récolté 18 réponses sur
33 provenant d’étudiants ou apprentis. L’autre part importante est réalisée par des
personnes qui sont à leur propre compte. Cela est très positif puisque ces
personnes-là ont une expérience de création d’entreprise, ils connaissent toutes
contraintes d’établissement dans ce secteur. Ils peuvent donc nous faire part de
leurs difficultés et de leurs expériences dans le secteur bijoutier-joaillier.

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De plus, uniquement les personnes qui sont à leur propre compte ont répondu à
la question suivante, puisqu’eux seuls ont leur propre entreprise et ont donc dû
faire face aux problèmes de lancement.

Les deux problèmes qui ressortent le plus sont les aspects financier et de gestion
d’entreprise. Sur le point financier, les personnes interrogées font face à un
investissement important dès le départ avec le local et ses coûts rattachés, le
matériel spécifique et honéreux et les dispositifs de sécurité à mettre en place.
Concernant les problèmes de gestion, certains évoquent la diffulté de gestion des
stocks par rapport aux ventes, la difficulté à faire de la publicité grâce au
marketing.
La principale cause à ce problème est le manque de polyvalence dans le
programme des écoles de bijouterie-joaillerie. Les étudiants ou apprentis ne
touchent pas assez l’aspect gestion qui comprend le marketing, la communciation,
les volets administratif et financier. Ils se concentrent principalement sur
l’apprentissage des techniques de production pure. Or la gestion d’une entreprise
n’est pas uniquement centré sur le modèle de production.
La réglementation est aussi ressortie, l’administratif est compliqué et complexe,
une personne a aussi répondu qu’elle devait mieux répartir son temps entre la
production et l’administratif car elle n’a plus le temps de faire les deux.

Nous avons ensuite orienté notre question sur la vision du secteur ains que ses
évolutions. Nous voulons connaître les tendances, les caractéristiques principales
du secteur.

La principale réponse à cette question a été l’industrialisation rattachée au progrès


technique. Beaucoup de personnes ont répondu à cette question avec la notion
d’imprimante 3D. Cependant, certains d’entre eux ont également cité le côté
négatif de l’imprimante 3D, « De plus en plus de 3D par des personnes qui n'ont
pas suffisamment d'expérience », cette technologie remplace la main de l’artisan.
Même si l’artisan sera toujours nécessaire, cet outil prend de plus en plus de place
et permet la réalisation de créations à « la chaîne », car un moule permet de créer
plusieurs bijoux.

Et l’industrialisation induit une baisse du nombre d’artisans et suite à cela une


baisse de la qualité du travail. Les collections s’industrialisent, elles sont produites
en grande quantité, la qualité n’est donc pas comparable à une création
entièrement faite à la main.

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L’autre aspect qui a été abordé est le côté fermé et difficile d’accès du milieu
bijoutier-joaillier. Cela est dû par une forte concurrence sur le territoire, « Domaine
avec beaucoup de concurrence, difficulté de travailler comme salarié dans ma
région » ; « Secteur avec beaucoup de concurrence car les formations le rendent
de plus en plus accessible ».
Les petites entreprises orientées sur la création sont en concurrence avec les
entreprises industrialisées, les petites entreprises artisanales se perdent, elles font
face à des entreprises qui produisent en grande quantité et à moindre coût, il faut
donc être innovant pour se faire une place dans une intensité concurrentielle
importante. « Certains clients cherchent la qualité mais il y a toujours une grande
part attirée vers les grandes surfaces », la bijouterie dite de fantaisie fait aussi
grande concurrence à la bijouterie-joaillerie, les tendances de consommation
évoluent « Le panorama est changeant et se dépoussière un peu : plus de
créateurs fantaisie (et parfois un peu de n'importe quoi) versus la bijouterie-
joaillerie plus vieillotte ».

De nombreuses réponses sont identiques, ce qui confirme les idées qui ont été
énoncées par les personnes interrogées.

Les deux questions suivantes s’apparentent légèrement à la question sur le


démarrage d’activité, les réponses sont un peu les mêmes, mais ici, tous les
interrogés y ont répondu, pas seulement les personnes à leur propre compte. Les
types de besoins qu’ils ont énoncés répondent aux principaux problèmes qui
ressortent.

Les deux problèmes qui ressortent le plus sont les problèmes financiers et le
manque de matériel, ils sont en lien puisque l’un répond à l’autre. Les mêmes idées
reviennent souvent à savoir le manque de compétences de gestion d’entreprise, la
concurrence élevée, la lourdeur administrative, les réglementations, et l’aspect sur
la sécurité. Les réponses énoncées sont effectivement les réponses à ces
problèmes.

Cependant, on pourrait identifier deux sources de problèmes majeures à savoir le


côté financier mais aussi l’apprentissage. L’apprentissage est en lien avec les
problèmes administratifs, le manque de connaissances de gestion d’entreprise et
l’offre d’emploi.

Voici le tableau résumant les principales contraintes au démarrage d’une activité


en bijouterie-joaillerie.

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Nous nous sommes ensuite tournés sur les parties mobilité géographique et atelier
collaboratif.

Sur 33 personnes interrogées, 17 ont répondu « oui » à la question « seriez-vous


prêt à démarrer votre activité à Toulouse ». Les personnes qui ont répondu « non »
ont pour justification principale la contrainte géographique, elles ne sont pas prêtes
à changer de région pour débuter une activité. La deuxième principale justification
est le manque de marché. En effet, comme nous l’a confirmé un commerçant
bijoutier-joaillier en fin de stage, le marché artisanal orienté bijouterie-joaillerie
n’est pas développé à Toulouse. Une nouvelle étude devra alors être réalisée pour
comparer plusieurs régions. Cependant, pour les besoins du stage nous sommes
restés sur un business model toulousain.

Sur cette dernière question « seriez-vous intéressé pour travailler dans un atelier
collaboratif ? », le nombre de réponses positives est plus qu’encourageant, 78,8%
des interrogés sont susceptibles d’intégrer un atelier collaboratif destiné
uniquement à la bijouterie-joaillerie. Sur sept réponses négatives, trois justifient
qu’ils ne sont pas en accord avec l’esprit collaboratif.

Cependant, les résultats à ces deux dernières questions sont à prendre avec du
recul, personne ne s’est engagé officiellement, ces résultats restent sur le papier
et sont donc un appui pour la construction du projet et non pas une proposition de
contrat. L’étude de marché constitue une aide à la réalisation de la proposition de
valeur, et non pas une recherche de clients.

Nous avons eu des retours sur la dernière question du questionnaire « quelle(s)


question(s) auriez-vous aimé que l’on vous pose ? », ces retours nous ont permis
de constater que nous aurions pu rajouter une question à savoir, « quel(s) est
(sont) votre (vos) futur(s) projet(s) dans le milieu de la bijouterie-joaillerie ?

Trois personnes sur neuf auraient aimé répondre à une question sur l’avenir. De
plus, cette question supplémentaire nous aurait permis d’en savoir plus sur la
mentalité des personnes interrogées. Nous aurions pu collecter davantage
d’informations sur les projets des questionnés, et donc faire un lien avec notre
projet. Nous aurions pu également connaître la tendance en terme de projet, soit
créer son entreprise, soit être salarié ou bien apprentis. Cela aurait été intéressant
principalement avec les étudiants ou apprentis, car ils sont encore en
apprentissage.

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2- Une étude de marché positive

L’étude de marché se révèle très positive, et notamment sur notre proposition de


valeur. En effet, le principal intérêt à créer une entreprise est d’apporter une
réponse à un problème sur un marché ou sur une situation actuelle qui n’est pas
parfaite.

Dans notre cas, l’étude de marché nous a permis de mettre en évidence que nous
apportons une solution sur un marché, un secteur. Notre proposition de valeur est
cohérente avec la situation actuelle observée. Nous avons pu identifier les
problèmes que rencontraient les bijoutiers-joailliers dans l’exercice de leur activité
ou même dans leur environnement.

Pour résumer l’étude de marché, les artisans bijoutiers-joailliers font face à de


multiples difficultés. Nous avons pu constater principalement des difficultés
financières dans le lancement de leur entreprise et dans l’acquisition du matériel
spécifique à la profession. Nous avons également observé des difficultés de gestion
d’entreprise, les compétences acquises en école ne sont pas suffisantes pour gérer
une entreprise.

Les contraintes légales et le volet administratif représentent un poids pour les


artisans bijoutiers-joailliers.

Et enfin, les artisans font face à une industrialisation croissante boostée par les
nouvelles technologies et méthodes de production. Les tendances de
consommation sont en constante évolution. Même si l’artisanat est reconnu en
France, les grandes entreprises et chaînes se présentent comme une féroce
concurrence aux artisans qui font perpétuer le savoir-faire de la profession.

Les caractéristiques du projet présenté ci-après répondent à ces contraintes, ainsi


l’idée de création apporte une réponse à plusieurs problèmes observés dans un
marché.

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II- Le Business Model -GRP LAB


Dans cette partie, est présentée le business model entièrement. La rédaction
complète de celui-ci a été effectué avec l’outil GRP LAB [Link]
[Link] .

Synthèse du Business Model


Présentation du projet, des porteurs du projet, de leurs parcours dans une
orientation collective qui rend le projet "plus" réalisable et tellement plus beau.

AtelieR'Ose vous offre la possibilité de créer et de développer votre activité


d'artisan Bijoutier-Joaillier, au sein de son atelier collaboratif toulousain. Dans cet
espace sécurisé, vous pourrez utiliser des équipements et des machines de qualité.
Son équipe vous accompagne dans vos projets en vous apportant des outils de
gestion indispensables pour vous et votre activité.

Avant de commercialiser notre service nous devons le fabriquer. Cet atelier


"incubateur" de bijouterie-joaillerie sera situé à Toulouse. Nous promettons à notre
clientèle un atelier équipé et complet en insistant sur la qualité et la sécurité de
production, en ambitionnant de fédérer les meilleures nouvelles créations. Pour
cela, nous devons avoir en notre possession de nombreuses ressources de
plusieurs types.

Quatre sources de revenus : l'abonnement, la domiciliation, l'accompagnement et


la formation, et la distribution des créations.

Le volume des revenus va évoluer au cours des trois premières années


d'exploitation. Cela est dû au nombre de services que nous allons proposer.

Qu'est-ce que la performance d'une entreprise ? C'est sa capacité à réaliser du


profit, celui-ci a essentiellement trois objectifs : rembourser les fonds empruntés
aux banques et autres institutions financières, rémunérer les capitaux investis et
développer l'entreprise c'est-à-dire à minima permettre sa pérennité. Nous allons
ici vous exposer les performances financières et non financières de l'AtelieR'Ose.

Durant ces dix semaines, nous avons pu identifier des partenaires potentiels qui
deviendront acteurs du projet AtelieR'Ose par la suite. Certains contacts ont déjà
été établis mais beaucoup restent à créer. Il faut donc voir cette partie (parties
prenantes) comme une rubrique encore en construction et dont les lignes
bougeront toujours. Il faudra trouver de solides partenaires dans le temps mais
aussi accepter que d'autres ne poursuivent pas l'aventure avec nous, mais aussi
bien comprendre ces relations et leurs valeurs.

Les conventions viennent régir les relations entre les partenaires et l'organisation.
Qu'il s'agisse de partenaires externes ou internes, tous respectent des codes et
coutumes propres à leur activité, à leur zone d'établissement ou encore à leur
personnalité.

AtelieR'Ose est acteur d'un écosystème déjà existant au moment de création. Afin
de ne pas créer un lieu isolé, il est important de comprendre l'écosystème
environnant. Ainsi la dimension collaborative de l'atelier prendra tout son sens.

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A- La génération de la valeur
1- Porteurs de projet

Ce duo complémentaire s'est rencontré en deuxième année d'IUT Gestion des


Entreprises et des Administrations. Membres de la même équipe lors du jeu
"Création d'Entreprise Virtuelle" en janvier 2018, leur succès les lance sur le
chemin des étudiants-entrepreneurs. Ensemble, ils transforment leur stage de fin
d'études en une période expérimentale de dix semaines consacrée à l'évaluation
et à la création du Business Model de l'AtelieR'Ose. Ce duo est composé de Sophie
Garrigue et de Guillaume Schmitt.

Sophie Garrigue – Porteur de projet

Sophie a débuté son parcours par un baccalauréat Sciences et Technologies du


Management et de la Gestion option Arts Plastiques. Elle rencontre lors de son
année de terminale Madame Mélanie Peyramayou, créatrice de la marque OHLALA-
Bijoux à Toulouse. Dès le mois de Janvier 2015, Sophie se rend tous les vendredis
après-midi à l'atelier OHLALA, et là, Mélanie la formera, et lui fera découvrir un
métier de passion, de patience et de minutie. Cette période permettra à Sophie de
s'entraîner aux concours d'admission des écoles de Bijouterie-Joaillerie. C'est
ensuite à l'Institut de Bijouterie de Saumur qu'elle fait sa rentrée en CAP temps
plein Bijouterie-Joaillerie. À l'IBS, Sophie apprend les procédures incontournables
du processus de création et de fabrication d'un bijou. Elle réalise son premier stage
dans l'atelier prestigieux Tonin Marc & Fils de Nice, flirtant chaque jour avec la
haute joaillerie et certaines des plus belles pièces de la Côte d'Azur dans une
entreprise exigeante, à la taille et à l'ambiance familiale mais où la rigueur et
l'excellence sont les maîtres mots de la réussite. Sophie retourna, pour son
deuxième stage, chez OHLALA-Bijoux et prend une décision radicale : délaisser la
création et la fabrication proprement dites pour la gestion. Son choix lui fait
intégrer l'IUT Gestion des Entreprises et des Administrations de Toulouse à la
rentrée 2016. Son idée surgit, lier l'artisanat et la gestion, apporter aux jeunes
bijoutiers-joailliers les moyens de se développer de façon nouvelle, d'exprimer
leurs talents dans le monde d'aujourd'hui, faciliter leur adaptation au marché,
porter haut et faire vivre l'artisanat Français du bijou.

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Guillaume Schmitt – Co-porteur de projet

Guillaume a débuté son parcours par un baccalauréat Economique et Social option


économie approfondie durant l'année 2015-2016. Puis, il a intégré l'Institut
Universitaire et Technologique Gestion des Entreprises et des Administrations
durant deux ans à Toulouse sur le site de Ponsan. Cette formation lui a permis
d'intégrer les compétences de la gestion d'entreprises et d'organisations tels que
le management, le marketing, la communication, la gestion financière et la gestion
de coûts. Tôt dans son adolescence, il souhaite devenir Revenue Manager dans
l'hôtellerie ou dans le secteur des transports. Poursuivant ce projet professionnel
aujourd'hui, il souhaite intégrer des licences professionnelles ou générales dans le
secteur de l'hôtellerie avant de terminer ses études par un Master en Management
Hôtelier. De plus, Guillaume connaît le monde professionnel puisqu'il a bénéficié
de plusieurs expériences dans le monde du travail. Que ce soit en emploi saisonnier
au Conseil Départemental de la Haute-Garonne ou pendant un job étudiant durant
les week-ends pendant plus d'un an, il a acquis les connaissances liées à la
communication professionnelle et l'adaptation à plusieurs situations changeantes.
Travailler sur une création d'entreprise est une expérience très enrichissante qui
permet de mettre en application toutes les compétences acquises pendant le DUT
et même avant. Guillaume n'a donc pas hésité à rejoindre le projet de Sophie
durant les dix semaines de travail sur le projet du jeu Création d'Entreprise
Virtuelle. Il voit ce projet entrepreneurial comme une parenthèse à son projet
professionnel. Cependant, il sait que cette expérience ne peut que lui apporter des
compétences. Suivant l'évolution d'AtelieR'Ose, Guillaume évaluera s'il poursuit
l'aventure avec Sophie dans ce projet d'entreprise. Ce projet peut également lui
apporter l'envie de créer une entreprise à son tour.

Capacités entrepreneuriales
Sophie est une personne créative et ouverte d'esprit, elle dessine et créée des
bijoux depuis l'âge de 14 ans. C'est une personne passionnée, ce qui entraîne chez
elle une forte capacité de travail et de motivation. Petite dernière d'une famille
nombreuse, elle a développé très jeune un sens de l'initiative afin de se faire
remarquer mais aussi pour assouvir sa curiosité. Son sens des responsabilités et
de l'engagement s’est développé lors de l'obtention de son BAFA et la sécurisation
morale et physique des enfants. Elle s'est engagée dans le scoutisme mais aussi
envers tous ses employeurs lors de ces différentes missions. Elle a su se montrer
régulière, patiente, objective, et a montré son goût pour le travail bien fait. Ses
principaux défauts sont sa naïveté, son obstination, trois de ses qualités sont sa
sociabilité, son adaptation, sa sensibilité.

Guillaume n'est pas une personne créative comme Sophie, c'est pourquoi il
possède une vision différente du projet. Il peut donc être amène à utiliser des
compétences entrepreneuriales plus théoriques dans le projet. Il va avoir une
vision extérieure au projet, ce qui permet de rester sur une approche plus
théorique. Il apporte donc une complémentarité sur le projet de Sophie.

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Schmitt Guillaume GMOB2

Compétences
Sophie a développé tout au long de ses différents parcours d'études et
professionnels une capacité relationnelle à bien s'entourer, une capacité de
management à la fois sur des projets d'animation avec la répartition des tâches et
des animateurs mais aussi sur des projets d'études. Elle a aussi développé de
grandes capacités de gestion opérationnelle des ressources.

Les compétences de Guillaume sont plus académiques que professionnelles même


si ces dernières se développent considérablement avec son travail étudiant. La
formation IUT Gestion des Entreprises et des Administrations lui permet d'acquérir
des compétences multiples en lien avec la création d'entreprise. Il a donc tout
comme Sophie utilisé principalement des compétences acquises lors de ce DUT
pour développer le projet. Toutefois, le stage de première année de son DUT dans
un cabinet comptable lui a permis d'acquérir de grandes compétences de gestion
financière et de comptabilité, nécessaires à la réalisation de la partie financière
d'un projet d'entreprise.

Motivations
La motivation, sur un projet tel que celui-ci, est primordiale. Malgré les déceptions
en phase de conception, la motivation permet de rebondir et de faire face aux
problèmes en trouvant des solutions.

Sophie est très motivée par ce projet, elle le porte depuis maintenant trois ans,
et, commencer la conception et la réalisation concrètes de celui-ci est très motivant
et stimulant pour elle. Ce qui la motive encore plus est la réalisation et l'atteinte
des objectifs dès le départ. Aujourd'hui, Sophie se sent motivée et forte pour
poursuivre cette création même seule.

Concernant Guillaume, la motivation n'est pas la passion pour le secteur dans


lequel se positionne l'entreprise mais l'aide qu'il peut apporter à Sophie ainsi
qu'aux artisans bijoutiers-joailliers. L'envie d'une concrétisation du projet de
Sophie apporte la motivation nécessaire. De plus, assister une personne à la
réalisation d'un projet permet d'apporter des compétences entrepreneuriales et
professionnelles. Vous assistez dans la création et dans la recherche d'informations
le porteur de projet. Le travail est partagé, un co-porteur possède également des
responsabilités dans le projet, il y a donc une reconnaissance du porteur de projet
envers son co-porteur.

Sophie ne se démotive pas car elle est passionnée par le projet qu'elle porte,
toutefois la lenteur que peuvent prendre certaines démarches peut lui porter
préjudice. De temps en temps la fatigue se fait sentir car elle met beaucoup
d’énergie dans cette aventure.

Guillaume possède une vision pessimiste de la société pour créer une entreprise.
Selon lui, la société dans laquelle nous vivons n'est pas la plus adaptée à la création
d'entreprise. Cette société est centrée sur l'argent, et il contrôle les hommes. Mais
l'humain doit revenir au centre de cette société pour que les relations entre les
hommes puissent redevenir plus saines. Toute la lourdeur administrative pèse sur
les créateurs. La législation devient également de plus en plus stricte envers les
professionnels.

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Schmitt Guillaume GMOB2

Entourage familial et amical


Dans tous projets, il faut savoir s'entourer de personnes bienveillantes et
challengeantes qui comprennent ce que vous faites et puissent vous apporter leur
soutien et leur aide.

Sophie est très entourée par sa famille dans ce projet. Son frère est lui-même
entrepreneur, son père partage avec elle son expérience de cadre pour lui redonner
de l'objectivité. Pour Sophie, il a été important que sa famille la soutienne, cela lui
a donné de l'assurance pour le réaliser.

Guillaume ne possède pas de connaissances familiales ni amicales travaillant dans


le milieu de la bijouterie-joaillerie. Cette partie est principalement représentée par
Sophie. Cependant, son entourage a très bien su comprendre l'apport en terme de
compétences et de savoir-faire que peut apporter un travail sur une création
d'entreprise. Il a donc été encouragé à accepter l'offre d'accompagnement
proposée par Sophie.

Sophie possède de nombreuses amies dans le secteur de la bijouterie-joaillerie,


elles la soutiennent et l'encouragent individuellement car elles-mêmes rencontrent
des difficultés. Elles connaissent Sophie et son travail et lui font confiance pour
réussir ce projet. Ses autres amis connaissent sa passion et sa capacité à réussir
et obtenir ce qu'elle souhaite, ils l'entourent et l'encouragent.

Guillaume possède des contacts qui peuvent aider à l'avancement du projet. Des
personnes de son entourage qui travaillent dans la comptabilité, les assurances.
Ces connaissances apportent plus en terme technique sur la création d'entreprise
que sur la connaissance du secteur.

Equipe entrepreneuriale
La rencontre entre Sophie et Guillaume a eu lieu au sein de leur classe à l'IUT
Gestion des Entreprises et des Administrations. Ils ont par la suite collaboré dans
la même équipe lors du jeu Création d'Entreprise Virtuelle en janvier 2018. Peu de
temps après leur victoire Sophie a proposé à Guillaume de l'accompagner dans la
phase de conception et de développement du projet durant leur stage de fin
d'études. Se connaissant depuis Septembre, et ayant mené plusieurs projets
d'études ensemble, ils connaissaient tous deux leurs méthodes de travail.

Les membres de l'équipe ont ici, pas le même rapport au projet, cependant, les
deux ont une envie commune de concrétiser et de monter l'entreprise. Sophie a
en plus le côté passion au projet et au secteur auquel il se rattache, ce que
Guillaume n'a pas. Les deux ont en commun l'attachement à un travail bien fait et
adapté au projet. Les deux travaillent et s'informent sur les meilleures
caractéristiques à apporter au projet. Guillaume apporte donc une vision externe
au projet, cela est une bonne chose de pouvoir disposer de plusieurs points de vue
sur un projet afin de prendre du recul sur celui-ci.

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Compétences et rôles de l’équipe


Sophie apporte une connaissance approfondie du secteur de la bijouterie-joaillerie.
Elle a fait ses études dans ce domaine et a déjà des expériences professionnelles.
Sophie apporte donc sa vision du secteur et peut donc concevoir les traits d'un
projet rentrant dans ce domaine professionnel. Tout comme Guillaume, elle
possède des connaissances en terme de création d'entreprise, de management, de
communication, de marketing et de comptabilité financière.

Sophie et Guillaume réalisaient les mêmes tâches durant le premier tiers du stage.
Ils travaillaient ensemble sur le même travail, à savoir sur l'analyse externe du
projet et sur l'étude de marché. Cependant, durant les deux derniers tiers du
stage, leurs rôles sont devenus différents. Sophie s'est plus concentrée sur le
projet en lui-même en réalisant entièrement la proposition de valeur, tandis que
Guillaume s'est naturellement orienté vers l'aspect fabrication de valeur et vers
l'aspect comptable et financier. Leurs rôles sont donc devenus spécifiques à chacun
et complémentaires entre eux. Guillaume a donc utilisé principalement les
compétences acquises lors de son DUT mais aussi et surtout les compétences
acquises pendant son stage de première année effectué dans un cabinet
comptable.

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Schmitt Guillaume GMOB2

2- La proposition de la valeur
AtelieR'Ose vous offre le cadre idéal pour franchir le pas, créer et développer votre
activité d'artisan bijoutier-joaillier, au sein de son atelier collaboratif toulousain.
Dans cet espace sécurisé, vous pourrez utiliser des équipements et des machines
de qualité, sur la base d'un prix de location mutualisé orienté jeunes créateurs.
L'équipe d'AtelieR'Ose rend possible vos premières productions et pourra vous
accompagner de surcroît dans vos projets en vous apportant outils, méthodes et
conseils pour vous-même et le lancement de votre activité. Son équipe vous
accompagne dans vos projets en vous apportant des outils de gestion
indispensables pour vous et votre activité.

Notre idée
Vous vous demandez sans doute comment une telle idée nous est venue en tête,
en voici l'histoire. Lors de son CAP de bijouterie-joaillerie Sophie a découvert ce
"petit monde" de l’artisanat du bijou, mais sa voie n'était pas la production même.
Elle a observé ses amies batailler pour décrocher des contrats d'apprentissages,
d'autres s'orientant vers le chemin de l'indépendance et de la création d'entreprise,
d'autres se faire casser les pattes par les charges et les contraintes administratives
trop lourdes et trop importantes au démarrage. Et ce qui rendait tout ce "petit
monde" malheureux était la stricte dépendance au système financier qui lui coupait
les ailes. Lorsque nous étions en école, les ateliers y sont partagés et la créativité
circule, le partage des compétences cimente ces relations. L'idée germe : il faut
mutualiser et mettre fin à cet investissement trop lourd qui tue dans l’œuf tous
ces nouveaux créateurs et leur offrir un lieu créatif et collaboratif où chacun
s'épanouit, partage et garde l'indépendance de son travail et les premiers fruits de
son entreprise.

AtelieR’Ose
Mais qu'est-ce qu'un atelier collaboratif pour les artisans Bijoutiers-Joailliers ?
C'est tout d'abord un atelier sécurisé, qui n'est pas ouvert au public mais
uniquement aux professionnels adhérents à celui-ci, et c'est aussi un atelier
respectant les normes de sécurité, d'hygiène et de santé. C'est ensuite un atelier
de travail, qui dispose de l'équipement d'un atelier spécialisé au métier avec les
machines et les outillages de base spécifiques à la profession. Cet équipement,
nous nous engageons tous à l'entretenir et à en prendre soin. Cet équipement
pourra s'enrichir plus tard avec le succès et suivant des demandes affirmées. C'est
encore un atelier agréable, l'espace de travail est le premier lieu d'échange de cet
atelier. Tous ses utilisateurs partagent, créent, fabriquent, et développent leur
entreprise dans le respect des autres utilisateurs, avec bienveillance et s'engagent
sur ces valeurs à travers la ChartR'Ose.

Que veut dire Oser chez AtelieR'Ose ?


C'est la philosophie de l'atelier, ici on Ose de plusieurs façons: On Ose travailler
dans un nouvel écosystème d'atelier collaboratif. On Ose créer et développer son
entreprise à travers son propre style. On Ose collaborer, partager son savoir et
apprendre tout le temps et à tout âge. On Ose suivre des formations utiles au bon
développement de son entreprise. On Ose l'indépendance en collectivité. On Ose
être accompagné durant son envol.

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Schmitt Guillaume GMOB2

Les services
Nous souhaitons vous proposer différents services comme les meilleurs atouts de
votre création artisanale de bijoux. Premièrement, avant d'accéder à notre atelier,
nous réalisons une étude de votre candidature. Quand nous nous engageons
ensemble, nous souhaitons tous construire une relation aux bases solides. Chez
AtelieR'Ose votre candidature est étudiée afin de pouvoir, après acceptation, vous
offrir le meilleur des services mais aussi bien vous connaître et favoriser au mieux
votre projet professionnel et votre succès. Lors de l'étude de votre candidature,
nous nous assurons d'abord de votre identité. Cela peut vous sembler curieux mais
si on le fait pour vous, on le fait aussi pour les autres artisans qui travailleront
autour de vous, pour les mécènes qui vont nous supporter, pour les aides publiques
que nous allons solliciter afin d'obtenir la possibilité de démarrer votre activité,
pour les fournisseurs qui croient en nos jeunes talents, et enfin pour la profession
qui nous attend. Ainsi la confiance est à son maximum. Nous étudions aussi votre
parcours et votre motivation, nous analysons votre business plan pour garantir les
solvabilités attendues durant la première période de location ferme. Nous vous
proposons le meilleur de notre gamme de services échelonnés. Une cotisation
minime sous forme d'arrhes, signe d'engagement aux valeurs du réseau
AtelieR'Ose, sera demandée aux futurs abonnés comme aux sponsors bienveillants
de la profession et sera déduite de votre premier abonnement.

La réservation de votre cadre de travail

Cette prestation comprend un accès à votre établi de travail équipé dans l'atelier
sécurisé, avec un accès aux machines présentes et réservées pour votre activité.
Les premiers consommables courants sont à disposition pour une production
immédiate car vous apportez vos propres matières et votre création. Votre
première activité profite immédiatement de tarifs négociés. Ce cadre de travail
comprend un deuxième espace de vie séparé et pourtant proche (cuisine, salle de
réunion, espace dessin). S'y trouve aussi un bureau pour y recevoir vos clients les
plus privilégiés mais aussi vos partenaires et autres collaborateurs.

La domiciliation

Ce service est disponible pour tous les adhérents de l'atelier. Notre concept se
base sur l'aide aux artisans bijoutiers-joailliers, c'est pour cela que nous leur
facilitons leurs démarches et économisons leur temps grâce à un service de
domiciliation se départageant en deux formules chacune différente en terme de
prestations. Ce service de domiciliation est une mesure de sécurité supplémentaire
que prennent nos clients.
Dans la première formule de base, nous proposons une simple disposition du
courrier au sein de notre espace collaboratif. Vous pouvez ainsi récupérer vos
matières premières directement dans l'atelier sécurisé, sur votre lieu de travail.
Enfin, la seconde offre est plus complète, elle comprend le précédent service
énoncé à savoir la disposition du courrier et la domiciliation postale ajoutés à une
réexpédition de votre courrier.

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L’accompagnement et la formation

Cette rubrique se compose de deux prestations. La première offre est une gamme
complète d'options d'accompagnement. Elle inclut des rendez-vous
d’accompagnement tout au long de votre passage chez AtelieR'Ose. Nous sommes
à vos côtés pour l'étude et la structuration de votre gestion, de votre
développement, de votre communication, de votre distribution, de votre future
implantation, avant leur application. Nous vous donnons un accès à des formations
pertinentes pour vous et à des tarifs négociés. Notre expertise vous lancera pour
devenir à votre tour vos propres gestionnaires en pleine autonomie.
La seconde est plus professionnelle, nous vous proposons un accès à des
formations, dispensées par des professionnels externes à l'atelier. Ces formations
porteront essentiellement sur de la gestion d'entreprise, de la gestion
commerciale, de la communication, du management, du marketing, de la
comptabilité financière ou même de la fiscalité. Pour résumer, nous vous
proposons tout un ensemble de formations en lien avec la création et la gestion
d'entreprise. Ces formations sont encadrées soit par de véritables professionnels
en la matière, mais également par des personnes qui possèdent des compétences
sur un domaine de ceux énoncés précédemment. On distingue donc plusieurs
gammes de formations.

La distribution

Nous savons qu'il est difficile pour un jeune créateur de se faire connaître et que
développer son réseau de distribution peut être long mais surtout complexe. Chez
AtelieR'Ose, nous nous en chargeons pour vous. Nous pouvons vous donner un
accès auprès de nos distributeurs partenaires mais aussi présenter vos collections
via notre site de vente sur internet. Nous vous permettons une vente de vos
créations dans les boutiques de nos partenaires, cela vous permettra une meilleure
communication, ainsi vous obtiendrez une meilleure visibilité. Et à votre départ,
continuez de bénéficier d'un réseau bien établi. Cette facilité pourrait se poursuivre
au-delà si vous le souhaitez. Nous vous permettons également un accès à notre
site de vente sur internet. Ce site vous permettra d'accéder à un espace de vente.

L’idée
L'idée a germé petit-à-petit mais pour mettre au point AtelieR'Ose, nous avons
discuté avec différents acteurs internes ou externes au secteur de la bijouterie-
joaillerie. Nous nous sommes entretenus avec Coralie Le Gac, en pleine création
d'activité individuelle. Nous nous sommes aussi entretenus avec différents
apprentis ou salariés du secteur afin de connaître leur vision du marché et leurs
avis sur notre idée. Enfin, nous sommes en contact permanent avec Mélanie
Peyramayou, fondatrice de la marque OHLALA-Bijoux en autodidacte. Elle nous a
fait part de sa vision du secteur mais surtout, nous a encouragés à poursuivre
notre projet. De plus notre enquête qualitative nous a permis de comprendre les
enjeux du secteur, les difficultés et les besoins auxquels font face les jeunes
créateurs. Concernant les acteurs externes, nous nous sommes entretenus avec
des personnes de tout milieu afin d’estimer la compréhension de notre idée, mais
aussi connaître la manière de créer et d'évaluer la faisabilité de notre projet.

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Nous nous sommes également déplacés sur les différents ateliers collaboratifs
présents à Toulouse dans le but d'obtenir davantage d'informations sur
l'organisation, la gestion, l'administration d'un atelier collaboratif.

Pour protéger notre idée et nos collaborateurs, nous avons décidé de consulter le
Barreau de Toulouse afin de bénéficier de l'expertise d'un avocat vis-à-vis du statut
juridique de l'entreprise, mais aussi pour une meilleure rédaction des contrats.
Nous sommes également accompagnés par un expert-comptable nous assistant
dans la structure financière de l'AtelieR'Ose. De plus notre nom et notre futur logo
seront déposé à l'INPI.

Les marchés
Le marché de la bijouterie-joaillerie est d'après le comité France Eclat, en bonne
forme. En France, entre 2016 et 2017, le chiffre d'affaires est passé de 1775
millions d'euros à 1897 millions d'euros, soit une augmentation de 7%.
Le marché des ateliers collaboratifs se développe partout en France. Selon le site
internet Makery, on estime à 83 le nombre d'ateliers collaboratifs en France
métropolitaine. Le marché des ateliers collaboratifs de bijouterie-joaillerie est
naissant, il n'y a qu'une seule structure clairement identifiée. Nous ne souhaitons
pas la nommer concurrente et adresser tout le public et la profession Française
depuis un savoir-faire, une convivialité et un dynamisme Toulousains.

Notre cible
Les jeunes créateurs de 18 à 64 ans, professionnels et diplômés de la bijouterie-
joaillerie. Avec du talent et un potentiel artistique démontré lors de l'étude du
dossier, en accord avec eux-mêmes et leurs propres clients cibles. Ne pouvant
investir seuls dès le début de leur activité, ils ont à cœur d'évoluer dans un
écosystème collaboratif, où ils pourront partager et apprendre sans être seuls ou
isolés, où ils seront accompagnés et se sentiront en sécurité.

Notre concurrence
Actuellement, nous observons un seul concurrent identifié sur notre marché. Ce
concurrent est attaché à l'Académie des Métiers d'Arts de Paris. Nous n'avons
identifié aucun concurrent sur notre zone géographique. Notre enquête qualitative
a révélé un besoin, celui d'être accompagné mais aussi l’intérêt que porte la
nouvelle génération de créateur à pouvoir développer son activité en collectivité.
Les ateliers collaboratifs se développent pour toutes formes d'artisanat en France,
mais ils restent très dispersés sur le territoire. Si un concurrent venait à s'implanter
sur notre même secteur, il n'aurait pas intérêt à le faire à Toulouse car la
concentration de bijoutier-joaillier sera plus forte dès notre implantation.
Toutefois, si l'AtelieR'Ose connaît un fort succès, nous pourrions envisager d'ouvrir
d'autres ateliers ailleurs en France.

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Nos ambitions
Si le succès de l'AtelieR'Ose se confirme, nous envisageons un développement sur
le marché national avec peut-être la création d'autres ateliers dans les plus
grandes villes françaises comme Nantes, Bordeaux, Lille ou encore Nice. Avant
cela, nous souhaitons apprendre de nos expériences et améliorer toujours nos
services en les rendant plus complets et plus performants. Notre ambition est de
rester en phase avec les évolutions du métier et les nouvelles technologies.

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B- Rémunération de la valeur
1- Sources des revenus
Comme présenté précédemment, notre projet dispose de plusieurs sources de
revenus. La diversification des canaux de rémunération permettra, dans un
premier temps, une augmentation du chiffre d'affaires mais également une
compensation d'un canal par les autres canaux dans le cas où celui-ci ne générerait
pas le revenu attendu. Il faut savoir que les tarifs ont été évalués en fonction de
nos coûts et non en fonction des prix pratiqués sur le marché. D'autant plus que
notre seul concurrent est rattaché à une académie, ses tarifs ne sont donc pas
objectifs.

Nos sources de revenu


La réservation d'un poste de travail

Nos adhérents peuvent avoir accès à notre espace sous forme d'abonnements
accessibles pour plusieurs durées. Nous proposons un accès à notre espace soit
pour un mois, pour trois mois, pour six mois ou bien pour douze mois. Ces
quatre forfaits sont consécutifs et non reportables, c'est-à-dire que si vous
n'êtes pas dans l'atelier un jour pendant le mois, il sera tout de même
comptabilisé, les jours ne pouvant pas être reportés.
Les tarifs d'abonnements sont les suivants:
- 900 euros HT pour un mois.
- 810 euros HT pour trois mois. 90% du tarif de base pour un mois.
- 720 euros HT pour six mois. 80% du tarif de base pour un mois.
- 675 euros HT pour douze mois. 75% du tarif de base pour un mois.

La domiciliation

Le concept de la domiciliation existe dans de nombreux espaces de coworking,


il permet aux entreprises d'avoir une adresse de siège social différente de leur
lieux d'habitation. Il existe beaucoup d'offres de domiciliation sur le marché, à
tous les prix. Nous choisissons de proposer une offre de base à nos clients via
deux services. En effet, il est important que nos clients puissent recevoir leurs
matières premières et leur pierres précieuses dans un lieu déjà sécurisé, cela
limitera tout risque de braquage vis-à-vis de leur personne, qui sont très
fréquents dans la profession. Concernant cette prestation, nous proposons
plusieurs forfaits se diversifiant selon leurs offres.
- Notre première offre d'un montant de 20 euros HT par mois vous permet
une disposition de votre courrier à notre espace collaboratif.
- La seconde est plus complète, elle propose en plus du premier service une
réexpédition du courrier. Deux services de domiciliation disponibles pour un
montant de 40 euros HT par mois. Nous avons choisi de ne pas proposer de
domiciliation fiscale et légale car celles-ci sont alors publiées lors des
déclarations officielles, et notre atelier doit rester discret et le plus préservé
possible.

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L'accompagnement

Nous proposons à nos adhérents divers services d'accompagnement ainsi que


plusieurs formations chaque mois. Les tarifs de ces formations varient entre
10 euros HT et 75 euros HT. Cela se justifie suite à la personne qui dispense la
formation. Cela peut-être une personne qualifiée voir diplômée et donc
reconnue, ou une personne disposant de compétences suffisantes dans un
domaine précis en lien avec la bijouterie-joaillerie ou la gestion. Les domaines
des formations ainsi que leurs portées font varier les tarifs de celles-ci. Nos
entretiens d'accompagnement seront gratuits, en revanche tout acte
administratif fera l'objet d'un devis et d'une facturation avec le client. Le tarif
sera alors fixé en fonction de la complexité et de la durée d'accomplissement
de l'acte.
La distribution des créations

Ce service de distribution ne sera pas disponible lors de la première année


d'activité de l'AtelieR'Ose. Nos adhérents vont pouvoir utiliser notre matériel afin
de réaliser leurs envies en terme de création. Cependant, après la fabrication,
intervient la vente de ces produits d'arts. C'est pourquoi dans la continuité de notre
projet, nous leur proposons un service de distribution de leurs créations. Ce service
se décompose en deux catégories.
La première permet à nos adhérents de pouvoir vendre leurs créations via notre
site internet. Cette offre sera disponible à partir d'un montant de 30 euros HT par
mois. De plus, les utilisateurs de cette offre devront nous reverser 1,5 % du chiffre
d'affaires réalisé sur les ventes réalisées via notre site.
La seconde leur permettra d'accéder à des espaces de ventes physiques, en
boutique. Nous leur proposerons de mettre leurs créations en vente dans nos
boutiques partenaires. Cette offre est accessible à partir de 40 euros HT par mois,
tout comme l'offre précédente, un pourcentage du chiffre d'affaires réalisé grâce
à ce service nous sera reversé. Il s'agira ici de 3% du chiffre d'affaires.

La répartition des revenus


Concernant la vision pessimiste du chiffre d'affaires pour la première année
d'exploitation, la location d'un poste de travail représente 92% de notre chiffre
d'affaires annuel, les autres prestations représentent 4% et respectivement 2%.
Concernant la vision neutre, la location d'un poste de travail représente 93% de
notre chiffre d'affaires annuel, 4% pour la domiciliation et 2% pour les formations
et la distribution.
Concernant la vision optimiste, la location représente 91% du chiffre d'affaires
annuel contre 3% pour la distribution, 4% pour la domiciliation et enfin 2% pour
les formations.
Concernant la vision très optimiste, la location d'un poste de travail représente
93% de notre chiffre d'affaires annuel, les autres prestations représentent 3 et
2%. Ces estimations sont basées sur des durées de réservations moyennes. Notre
chiffre d'affaires provient donc essentiellement de la location d'espaces de travail.
C'est la prestation la plus élevée en terme de tarif, cela est donc tout à fait normal.

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Sources par catégorie de client


AtelieR'Ose pourra accueillir jusqu'à quinze adhérents. Ceux-ci pourront exister
sous différents statuts juridiques comme l'EIRL, l'entrepreneur individuel, la
SARL…
Leur statut juridique n'influe pas sur la relation avec l'atelier. Tous les clients
auront leur entreprise enregistrée sur le territoire français, ils devront en fournir
la preuve. Certains clients pourront-être bijoutiers-créateurs, fabricants, artisans
de France. Ils pourront réaliser, dans le cadre de leur activité, de la sous-traitance.
Les clients de l'AtelieR'Ose se doivent d'être en accord avec les valeurs, le
règlement de l'AtelieR'Ose et la Chart'Ose.
Le chiffre d'affaires de nos clients doit-être suffisant pour payer leur abonnement
à l'atelier. Ils devront nous faire part de leurs estimations de CA lors de leur
premier entretien avec nous et de la présentation de leur projet.

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III- Mes réalisations/Mes apports au projet


La première semaine du stage a été une semaine très importante, nous devions
comprendre correctement les objectifs à réaliser avant la fin de la période. Nous
nous sommes donc bien renseignés sur la réalisation d’un Business Model, la
rédaction étant le principal objectif de stage.

La première étape était de reprendre le travail qui avait été réalisé lors du jeu
Création d’Entreprise Virtuelle. L’avantage étant que nous ne partions pas
complétement de zéro, mais avec quelques idées assez solides qui nous
permettent d’être assez structurés.

A- L’étude de marché
Lors de la première semaine de stage, nous nous sommes interrogés sur la
première étape à réaliser. Après réflexion, et discussions avec des personnes
présentes au Catalyseur, notre espace de travail, nous nous sommes orientés vers
l’étude de marché sans nous douter qu’il fallait commencer par réaliser une analyse
externe de l’environnement avec les outils d’analyse stratégique comme le PESTEL
et les 5 forces de Porter. C’est en faisant un point d’avancement avec Madame
Loup que nous nous sommes rendus à l’évidence. Cependant, l’étude de marché
se situe dans l’analyse de l’environnement, mais ce n’est pas la première étape de
cette partie.

Il faut savoir que dans le premier tiers de la durée du stage, Sophie et moi
travaillions ensemble, nous avons donc fait ensemble l’analyse stratégique de
l’environnement. Sur cette phase du projet, nous travaillions sur les mêmes tâches
mais à des niveaux différents pour ne pas se mélanger.

L’étude de marché permet d’identifier les composantes d’un marché ainsi que les
potentialités du marché. De plus, celle-ci nous permet de définir notre cible de
marché ainsi que la typologie des éventuels clients potentiels.

Les méthodes utilisées


Pour ce faire, nous avons choisi la méthode du questionnaire. Le questionnaire
propose deux méthodologies : un côté qualitatif et un autre quantitatif.
Nous avons donc fait la distinction entre une étude quantitative et qualitative. Les
méthodologies sont en seconde annexe. Nous avons utilisé le questionnaire
qualitatif puisque celui-ci nous permet de privilégier une qualité de réponse à la
place de la quantité. Nous voulions nous adresser uniquement à des personnes
liées au milieu bijoutier-joaillier afin de traiter des données issues uniquement du
secteur cible.

Dans un premier temps, nous n’utilisions pas le questionnaire pour collecter des
informations, mais une méthode semblable à l’entretien. Sophie a dans un premier
temps interrogé ses connaissances dans le milieu bijoutier-joaillier. Ses
connaissances étant limitées, nous avons établi des critères des personnes
potentiellement interrogeables. Nous avons réalisé un document Excel comprenant
la liste des écoles de bijouterie-joaillerie en France, celui-ci est en annexes.

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Nous étions donc partis sur la méthode d’une collecte de l’information


individuellement. Nous étions donc dans l’aspect de plus profond de la méthode
qualitative.

Nous avons réalisé un post Facebook posté dans le groupe « Artisans bijoutiers de
France » vous pouvez le consulter en annexes. Nous avons également contacté
des personnes sur des groupes fermés de Bijouterie sur le réseau social Facebook.
Nous leur demandons tout d’abord à tous s’ils veulent bien répondre à quelques
questions individuellement.

Cependant, nous nous sommes rapidement rendus compte que ce n’était pas la
bonne méthode à utiliser pour collecter des informations dans ce milieu. Cette
méthode prend du temps et ajouté à cela, il est difficile de convaincre une par une
les personnes pour leur poser des questions par téléphone ou par mail.
De plus, il est très difficile de trouver des personnes du milieu de la bijouterie-
joaillerie afin de leur faire passer un entretien individuel.

Suite à cela, nous nous sommes rendus à l’évidence qu’il fallait réaliser un
questionnaire qualitatif toujours, sous Google Forms. Ce questionnaire figure en
troisième annexe. Il est plus facile de convaincre une personne à répondre à des
questions via un questionnaire en ligne que par une communication directe.

Ce questionnaire une fois réalisé, il fallait le faire passer à des personnes


rattachées au secteur bijoutier-joaillier. La première méthode qui nous est donc
apparue est de faire passer le questionnaire via les contacts à Sophie. Certains
d’entre eux sont encore en formation, ils sont donc en contact avec de multiples
personnes du secteur. Nous pouvons grâce à cela multiplier les possibilités de
réponses.

Le questionnaire a également été transmis soit par mail soit par Facebook aux
écoles de bijouterie-joaillerie. Toutes n’ont pas répondu à notre demande, mais
nous avons récolté quelques résultats. Notamment, quelques jours plus tard où
j’ai reçu un appel d’une personne nommée Nathalie Bihan. Cette personne est la
directrice de l’école de Tane en Bretagne. Elle m’a contacté dans le but d’obtenir
davantage d’informations afin de diffuser ou non notre questionnaire à ses élèves.
Elle voulait contrôler la fiabilité de notre projet pour s’assurer de la crédibilité de
notre demande, à savoir la diffusion de notre questionnaire à ses élèves.

Deuxièmement, j’ai également fait passer le questionnaire à mes connaissances


en leur demandant de le faire passer aux personnes du milieu bijoutier-joaillier
qu’ils connaissaient.

Pour terminer avec la diffusion du questionnaire, j’ai pris l’initiative de contacter


via les réseaux sociaux et Instagram des créateurs et artisans bijoutiers-joailliers
indépendants afin de leur demander de répondre au questionnaire.

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Voici le message type envoyé :

« Bonjour,
Je suis étudiant entrepreneur à l’Université Paul-Sabatier de Toulouse. Dans le
cadre d’une création d’entreprise, je réalise une étude de marché dans le domaine
de la bijouterie-joaillerie.
Pour ce faire, j’ai réalisé un questionnaire que je fais circuler dans les écoles de
bijouterie-joaillerie mais également aux personnes à leur propre compte ou aux
étudiants. Je vous contacte donc afin de compléter le questionnaire ci-dessous par
vous-même mais également par votre entourage professionnel si cela vous est
possible.
Merci pour votre collaboration.
Bien cordialement.
Guillaume Schmitt. »

La vérification de l’efficacité de cette démarche est difficilement réalisable puisque


le questionnaire était anonyme, ainsi, à part connaître la région et la tranche d’âge
des personnes qui ont répondu, nous ne pouvons pas vérifier qui a répondu. Nous
avons tenu à garder le questionnaire anonyme car cela augmente le nombre de
réponses. En effet, une personne qui voit qu’elle devra laisser son mail en fin de
questionnaire sera moins engagée pour y répondre.

La découverte de notre concurrent direct


En demandant aux écoles de bijouterie la diffusion du questionnaire aux élèves de
leur formation, nous avons trouvé un concurrent direct situé à l’école de l’Académie
des Métiers de l’Art, il s’agit d’un atelier collaboratif appelé « Lab » situé dans la
formation. Celui-ci propose un accès à un atelier mais également à un
accompagnement spécialisé et individuel. C’est de cette manière que nous avons
agréablement découvert selon Sophie, et un peu moins optimiste pour ma part
notre premier et seul concurrent direct. Sophie était contente puisqu’on allait
pouvoir échanger avec cette organisation et nous découvrons une entité à laquelle
nous pouvons nous comparer. Me concernant, j’étais moins optimiste que Sophie,
je souhaitais que Sophie soit la première à proposer un atelier collaboratif
uniquement dédié à l’artisanat bijoutier-joaillier. Mais avec du recul et deux ou
trois jours plus tard, l’existence et la découverte de ce concurrent a été un bon
point pour notre projet. Comme énoncé dans la première partie en analyse de
l’environnement, l’intensité concurrentielle n’est pas élevée. De plus, le concurrent
direct trouvé nous permet de nous situer dans notre proposition de valeur.

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L’analyse des réponses


Afin de réaliser une future analyse plus précise des réponses, je me suis rendu au
crdoc de Ponsan afin de rentrer les réponses du questionnaire dans le logiciel
Sphinx IQ. Pour cela, j’ai créé le questionnaire sur Sphinx avant de pouvoir le
compléter par les réponses en ce temps-là récoltées.

Cependant, ce logiciel ne permet pas de trier les réponses de type texte, or, les
plus importantes questions sont de ce type.
Ainsi, afin de trier les réponses ouvertes pour pouvoir réaliser des analyses, il a
fallu créer des réponses clés grâce aux réponses qui ont été plusieurs fois énoncées
ou les plus importantes.

Puis, une fois les mots clés repérés, je les ai rentrées dans un document Excel,
proposé en cinquième annexe. Il restait donc à compter le nombre de réponses
dont le sujet était en lien avec le mot clé, par exemple « problèmes financiers »
puis cela nous donne les proportions de réponses qui ressortent le plus.

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B- L’analyse externe
Nous aurions dû commencer par cette étape. En faisant un point d’avancement
par mail à Madame Loup, elle a su nous réorienter sur notre travail. En effet, ayant
commencé par l’étude de marché avec le questionnaire, nous n’avions pas encore
réalisé l’analyse externe de l’environnement grâce aux outils d’analyse PESTEL et
5 Forces de Porter. Nous avons reçu un appel de Madame Loup en nous disant de
commencer par la réalisation du PESTEL et des 5 Forces de Porter.

Ainsi, nous avons commencé la réalisation de ces outils en s’appuyant sur la


méthodologie acquise en cours de stratégie d’entreprise.

Afin d’analyser l’environnement externe, nous nous sommes demandés s’il fallait
analyser le marché des ateliers collaboratifs en globalité ou uniquement celui des
ateliers collaboratifs spécifiques aux bijoutiers-joailliers. Nous avons confirmé nos
réflexions avec l’avis de Madame Loup. Nous avons analysé les deux marchés,
celui des ateliers collaboratifs polyvalents et le marché des ateliers collaboratifs
spécialisés en bijouterie-joaillerie représenté par une seule entité.

La rédaction du PESTEL permet une compréhension de l’environnement macro-


économique, c’est-à-dire les facteurs globaux ayant une incidence sur
l’organisation mais sur lesquels l’entreprise n’a que peu d’influence. Celui-ci est
nécessaire pour assurer une certaine future pérennité de l’entreprise en création.
Elle permet aussi une constitution de la stratégie de développement adaptée à
l’environnement.

La rédaction des 5 Forces de porter permet d’analyser l’environnement


concurrentiel de l’entreprise pour orienter nos choix en matière d’investissement
et d’innovation. Il s’agit de l’environnement micro-économique, l’environnement
sur lequel les décisions de l’entreprise peuvent avoir une influence.

Ces deux outils constituent une double analyse de l’environnement afin d’identifier
les menaces et les opportunités de l’entreprise.

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C- La réalisation de la proposition de valeur


Nous n’avons pas assez de clients mensuels pour pouvoir proposer un seul service
à savoir l’accès à un atelier collaboratif de bijouterie-joaillerie. Nous allons donc
ajouter trois services à notre projet d’entreprise.
Le premier est la domiciliation d’entreprise au sein de notre espace. Le second est
l’accompagnement à travers des conseils personnels mais aussi professionnels
ainsi que via des formations. Enfin, le troisième est l’ouverture à un réseau de
distribution professionnel via nos relations et nos partenaires et grâce à notre site
internet.

Ces prestations ne sont pas complétement identiques aux prestations finales.


Et pour cause, nous n’évoquions pas encore le réseau de distribution via le site
internet de l’atelier.
De plus, nous avons débattu avec Sophie sur le fait de proposer aux clients voulant
s’inscrire, une étude de dossier très approfondie qui induirait de nouveaux frais
pour le client. Sophie avait la vision de faire payer en plus des frais d’inscription
pour cette étape et qu’elle serait vue comme une prestation également.
Cependant, les coûts d’une étude du dossier doivent être inclus dans les frais
d’inscription et ne peuvent pas être perçus comme une prestation de services.
L’argument principal étant de faire rentrer de l’argent.

Pour ma part, je me suis ensuite orienté sur de la recherche d’informations liées


aux services que nous souhaitions proposer. J’ai donc crée un dossier sur le Drive
de notre projet, celui-ci est en annexes (J). Il comporte les prix et la
réglementation sur le marché que j’ai pu trouver. J’ai dans un premier temps,
collecté les prix du marché à Toulouse pour de la domiciliation d’entreprise, pour
des formations professionnelles externes ainsi que pour de l’ouverture de
réseau. Nous pouvons grâce à ces informations sur le marché, situer notre offre
en développement.

Les deux dernières prestations étant difficiles à trouver, je me suis renseigné sur
les méthodes des autres ateliers collaboratifs en France proposant ces types de
prestations. La réglementation est aussi très complexe à trouver, d’où l’absence
d’informations dans certaines parties du document en annexes.

Les six ateliers que j’ai contactés n’ont pas été très corrects dans leurs réponses,
soit ils n’ont pas le temps, soit ils n’ont pas l’information. Les deux ateliers
toulousains que j’ai contactés sont Atelier Bricoleur et l’atelier collaboratif
Vélorution.

L’atelier Vélorution à Toulouse propose des permanences similaires à de petites


assemblées où l’on peut venir pour discuter avec eux. Cependant, les dates
n’étaient pas en accord avec notre programme et notre agenda.

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Retour en arrière
Un peu plus d’un mois après le début du stage, nous avons pris la décision
d’augmenter le nombre de places potentielles de dix à quinze places. Cela nous
permet d’augmenter nos revenus et de pouvoir plus sereinement établir nos
besoins. Dix adhérents par mois n’auraient pu rentabiliser les investissements. Les
listes du matériel ont été suite à cela toutes mises à jour pour répondre à quinze
adhérents au sein de l’atelier.

Ensuite, nous avons changé notre offre de domiciliation suite au rendez-vous avec
la comptable. En effet, l’ancienne troisième offre de la prestation domiciliation ne
convenait pas avec notre projet. Celle-ci était la proposition d’une domiciliation
postale et fiscale en plus de la réception et le renvoi du courrier. Or, nous ne
pouvons pas proposer une domiciliation fiscale puisque nous serons nous-mêmes
domiciliés pour ne pas dévoiler publiquement l’adresse de notre atelier. Ainsi, notre
promesse de sécurité est gardée. Nos clients ne pourront donc pas avoir l’adresse
du siège social de leur entreprise à l’adresse de notre atelier.

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D- Les estimations
1- Un matériel spécifique
Dès la fin du mois d’avril, nous avons commencé à créer les listes du matériel dont
nous avons besoin pour le lancement et l’activité du projet. Pour ce faire, nous
avons partagé en trois catégories les biens.
Tout d’abord le matériel important et présent dans l’atelier, cela comprend les
machines et l’outillage. Ensuite nous avons une seconde catégorie comprenant
tous les biens mobiliers qu’ils soient dans l’espace convivial ou bien dans l’espace
atelier. Enfin, nous avons créé une catégorie présentant les biens consommables,
c’est-à-dire les fournitures nécessaires à la production comme des solvants, des
papiers à poncer, des fournitures pour le ménage…
Cette liste dont vous pouvez retrouver en annexes a été réalisée en comparant
plusieurs fournisseurs.
Premièrement, pour les machines et outillages spécifiques à la bijouterie-joaillerie,
nous avons utilisé deux fournisseurs pour établir la liste. Ceux-ci étant Cookson
CLAL [Link] et Atelier La Trouvaille [Link] .

A cette période, nous ne connaissions l’existence de seulement deux fournisseurs


de matériels adaptés à la bijouterie-joaillerie. Cependant, lors de l’entretien entre
Sophie et un bijoutier à Toulouse, le bijoutier nous a révélé l’existence de deux
autres fournisseurs du secteur, il s’agit de LAVAL [Link]/fr/ et
Philippe Mas [Link] .

De plus, les deux premiers fournisseurs grâce auxquels nous avons pu faire la liste
ne sont pas comparables en terme de prestations. Le fournisseur Cookson CLAL
est bien plus complet que l’Atelier La Trouvaille. Ainsi pour certains outillages, il
n’y a pas de référence chez l’un des deux fournisseurs.

Ensuite, nous avons comparé les prix unitaires et totaux en fonction de la quantité
dont nous avons besoin, les biens sont donc classés par coût de revient à l’achat
dans le premier tableau uniquement en annexes, il s’agit des machines et
outillages.

Ce tri nous a permis premièrement de voir quels biens étaient les plus coûteux à
l’achat, et secondement de répartir l’achat des biens sous plusieurs années, trois
au total.
En effet, le papa de Sophie nous a conseillé de répartir l’achat du matériel sous
plusieurs années afin de réduire nos frais d’établissement. Nous avons donc réparti
les biens qui sont indispensables avec le sigle « I » et moins nécessaire avec le
sigle « C ».
Nous comptons pour la première année proposer huit postes, treize pour la
seconde année et enfin quinze postes durant la troisième année. Ainsi le matériel
qui a été jugé indispensable ou non, sera quantifié en suivant. Les machines seront
cependant toutes achetées pour la première année.
Enfin, il a fallu estimer le nombre de fois où l’on renouvelle les biens
consommables, dits consommables, ces biens doivent être en permanence
présents dans l’atelier. Ces biens renouvelables augmentent donc de 30% entre
les trois années.

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Pour terminer avec le matériel, nous avons également prévu son entretien. Après
avoir contacté le principal fournisseur qui ne propose pas une prestation
d’entretien, nous avons choisi de ne pas compter de coûts d’entretien la première
année, puis 1000 euros par an pour la vision à minima, 1500 euros pour la vision
neutre et 2000 euros pour la vision à maxima.

2- Un local remplissant de nombreuses contraintes


Le local dans lequel se situera l’atelier ainsi que l’espace convivial est un des points
les plus difficiles à trouver.
De nombreuses contraintes et conditions liées au secteur de la bijouterie-joaillerie
induisent des adaptations sur l’espace d’activité.

Ainsi dans un premier temps, nous avons contacté une professionnelle de


l’immobilier travaillant à BNP Paribas Real Estate dans le but de commencer avec
de bonnes bases sur nos recherches et nos estimations. Cette professionnelle est
une connaissance d’un contact à Sophie, elle fait partie d’une organisation, BNP
Paribas Real Estate, qui est numéro un en immobilier d’entreprise en France.

Après m’être renseigné sur le marché de l’immobilier de bureaux à Toulouse, le


prix moyen est de 134 euros HT le mètre carré par an.

Par ailleurs, je me suis également renseigné sur les types de baux qui existent afin
de choisir quel bail nous devons contracter. Les recherches sur les baux sont en
annexes. Il existe deux type de baux pour les entreprises, un bail commercial et
professionnel. Leur description est dans le même document présent en annexes.

Avant de trouver un local, il faut connaitre les différents lieux qui correspondent à
notre activité. La recherche des lieux s’est aussi faite selon les trois visions car les
frais et les coûts au mètre carré ne sont pas les mêmes dans tous les quartiers de
Toulouse.
C’est pourquoi, le local dans la vision optimiste se situe à Compans Caffarelli au
cœur de Toulouse. Notre vision neutre se base sur un local situé à Langlade, au
sud de Toulouse en proximité des axes de transports. Enfin, la vision pessimiste
présente un local situé entre les Minimes et Barrière de Paris à Toulouse, plus
précisément à La Vache.

Au départ, nous avions prévu trois surfaces pour le local toujours selon les trois
visions. La vision à maxima était basée sur 230 mètres carrés, 200 pour la vision
neutre et 175 pour la vision à minima.

Puis, j’ai réalisé des recherches de locaux en fonction du lieu et non de la surface.
Ainsi, j’ai trouvé des locaux avec différentes surfaces et différents loyers, que j’ai
ensuite mis en rapport avec nos trois visions.

 Pour la vision pessimiste, le loyer est de 24 000 euros par an soit 2 000
euros par mois pour 218 mètres carrés dans le quartier La Vache au nord
de Toulouse. Le local est au premier étage avec climatisation et dix places
de parking. Est à ajouter 2 880 euros de frais immobiliers pour ce local et,
environ deux mois de loyer à partager en deux avec le propriétaire. Le dépôt
de garantie s’élève à 3200 euros.

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 Pour la vision neutre : dans le quartier de Langlade, j’ai trouvé une location
bureaux Le Phenix située au 118 route d’Espagne. 110 euros le mètre carré
de 100 à 5266 m². Au sixième étage, la surface est de 203,34 mètres carrés.
J’ai contacté Madame Sancerry pour avoir plus d’informations car son
agence, BNP Real Estate gère la location de cet espace. Elle m’a redirigé
vers le responsable de la location de ce local, sans suite.
 Concernant la vision optimiste, le local est situé à Compans Caffarelli, pour
une location de 130 euros le m² de 164 à 598 m², soit 26 000 euros à
l’année pour 200 m². Location bureaux Toulouse 31200 Central Parc B.
Les captures d’écran des annonces des locaux sont en annexes.

3- Les frais généraux


Téléphonie et Internet
Nous avons fait une recherche avec Sophie sur le site de l’opérateur Orange
rubrique professionnels. Nous avons pris une offre pour une LiveBox, un téléphone
fixe et un portable professionnel pour 37,20 euros par mois pendant un an, pour
51 euros les autres années.

Consommations énergies
Les consommations de gaz, d’eau et d’électricité ont aussi été prévues selon les
trois visions. Dans un premier temps, je me suis renseigné sur les consommations
moyennes des entreprises par secteur pour avoir un ordre d’idée. Par exemple, la
consommation moyenne des bijouteries-joailleries en gaz par an est en moyenne
de 9600 KWh pour le gaz, 13300 KWh pour l’électricité.

J’ai ensuite réalisé des estimations de consommation sur des sites de fournisseurs
adaptés. Cependant ces estimations ont été réalisées lorsque nous comptions
encore accueillir dix personnes dans l’atelier. Elles ont donc évolué au cours de la
période de stage.

Voici les estimations pour dix adhérents :

Consommation d’électricité :
Pessimiste : 15000 KWh  1410,54 euros/an
Neutre : 18000 KWh  1659,07 euros/an
Optimiste : 21000 KWh  1907,60 euros/an

Consommation de gaz :
Pessimiste : 9600 KWh  592,25 euros/an
Neutre : 11000 KWh  651,37 euros/an
Optimiste : 14000 KWh  778,06 euros/an

Consommation d’eau :
Pessimiste : 300 m3  1020 euros par an
Neutre : 360 m3  1024 euros par an
Optimiste : 406,4 m3  1381,76 euros par an

Les montants en euros pour l’eau ont été estimés soit parce que le site de
simulation le donnait, soit parce que le prix de l’eau est de 3,4 euros en moyenne.
Les autres montants ont été calculés par les simulateurs.

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A cela, il faut ajouter les tarifs d’ouverture des compteurs d’eau et d’électricité :
24,08 euros et 18,26 euros.

Cependant, j’ai dû revoir ces montants puisqu’ils ont été estimés pour 15
adhérents, or, nous avons rechangé notre proposition de valeur passant à 8
adhérents potentiels la première année et treize la seconde.

Pour quinze adhérents, l’eau correspond à 1020 euros, le gaz 592,25 euros et
électricité 1410,54 euros.
J’ai établi une méthode simple et rapide, huit adhérents est égal à 53% de quinze
et treize adhérents est égal à 86% de quinze. J’ai donc changé les montants dans
les charges pour les deux premières années en fonction de ces pourcentages-là.

Communication
Nous n’avons pas prévu de dépenses liées à la communication sauf pour les cartes
de visite. En effet, nous avons choisi de ne pas faire de campagne de
communication trop élargie pour garder une certaine discrétion.

Certes, il faudra réaliser du démarchage, mais celui-ci se fera auprès d’écoles


principalement, le bouche à oreille étant aussi un de nos principaux moyens de
communication.

Après estimation, le coût des cartes de visite via un site spécialisé nous coûterait
à maxima 55,19 euros pour 200 cartes, 30,70 euros pour 100 cartes et 15,35
euros pour 50 cartes à minima.

Notre domiciliation d’entreprise


Comme énoncé précédemment, nous avons complètement changé l’offre de
domiciliation que nous proposons pour garder un aspect de sécurité important.
Suite à ce changement, cela nous a fait prendre conscience de nous domicilier
également pour avoir une adresse différente de l’atelier pour notre siège social.

J’ai donc recherché des offres de domiciliation d’entreprise sur Toulouse. J’ai trouvé
une domiciliation potentielle pour notre entreprise en centre de Toulouse par Dom
and Wort. Pour 17 euros hors taxes par mois, nous disposons d’une réception de
notre courrier et d’une domiciliation fiscale et postale.

Le logiciel de gestion de l’entreprise


Le logiciel de gestion de l’entreprise n’est pas à négliger, il faut lui consacrer un
budget suffisant afin de diriger au mieux l’entreprise. C’est pour cela que j’ai réalisé
des devis en ligne sur des sites spécialisés, dont un nommé Celge. Ce site en
fonction de mes besoins, inscrits en ligne, m’a redirigé vers le site du groupe
Sellsy, proposant des logiciels de gestion d’entreprise personnalisés.
Suite à cela, je me suis entretenu au téléphone avec un de leurs conseillers, nous
avons ciblé les modules du logiciel qu’ils proposent qui nous seraient
indispensables. Nous avons identifié ensemble quatre modules, à savoir la gestion
commerciale, la gestion des abonnements, la gestion des stocks et la gestion
location (planning, durée, tarifs). Le tarif pour chaque module est de 480 euros
soit 1920 euros par an avec ce fournisseur. Cette possibilité est l’option optimiste.

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Le logiciel Gestion 360 est aussi une option envisageable, l’option neutre. Pour des
modules de gestion commerciale, de gestion des stocks, facturation, le tout coûte
420 euros + 169 euros d’installation pour la première année, puis 420 € les autres
années.

Puis pour la vision pessimiste, nous ciblons le logiciel Sage 50 Cloud Ciel Gestion
commerciale pour les mêmes services mais à un tarif de 44 euros par mois soit
528 euros à l’année.

Les frais postaux


Les frais postaux et d’affranchissement sont des frais importants à prévoir puisque
nous proposons une offre de réception et de réexpédition du courrier à nos
adhérents.

J’ai donc pour estimer ces frais, retranscrit dans un premier temps, le nombre
d’adhérents à l’offre numéro deux de la domiciliation que j’avais estimé dans les
tableaux du chiffre d’affaires prévisionnel. L’offre numéro deux permet un renvoi
du courrier, ce renvoi est à notre charge.

Voici la retranscription :

1ère année 2ème année 3ème année


A minima 1 adhérent 1 adhérent 2 adhérents
Neutre 1 adhérent 2 adhérents 3 adhérents
A maxima 2 adhérents 3 adhérents 4 adhérents

J’ai ensuite consulté le site de La Poste afin de relever les tarifs de plusieurs
prestations.
Le prix d’une lettre recommandée équivaut à 5,92 euros pour 40 grammes, 10,80
euros pour 1500 grammes avec une indemnisation de 152 euros, et 11,90 euros
pour le même poids mais avec une indemnisation de 458 euros.
Le prix d’un colis équivaut à 16,95 euros pour deux kilogrammes avec 500 euros
d’indemnisation et un retour à la réception.

Tout cela à multiplier par le nombre d’adhérents à l’offre 2 et le nombre de renvois


prévisionnels et par douze mois.

1ère année 2ème année 3ème année

A 2*5,92+1*16,95*1 3*5,92+1*16,95*1 6*5,92+2*16,95*12


minima 2 mois = 345,48 € 2 = 416,52 € = 833,04 €

2*10,8+1*16,95*1 6*5,92+2*16,95*1 12*5,92+3*16,95*1


Neutre
2 = 462,6 € 2 = 833,04 € 2 = 1462,68 €
A
3*10,8+1*16,95*1 9*5,92+2*16,95*1 16*5,92+3*16,95*1
maxim
2 = 592,2 € 2 = 1046,16 € 2 = 1746,84 €
a

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Des honoraires importantes


Après avoir rencontré l’incubateur du barreau de Toulouse, nous disposons de plus
d’informations sur les aspects légaux et juridiques. En effet, nous devons sous les
conseils des avocats du barreau rédiger un bon nombre de contrats, de
règlements, de clauses et une charte. Ainsi, je me suis renseigné sur les tarifs d’un
avocat et sous les conseils de l’expert-comptable.

La rédaction d’un contrat équivaut à 600 euros environ.


Voici la liste des contrats et clauses à rédiger :
 Règlement intérieur
 Contrat client
 Clause de dépôt
 Site internet
 Conditions d’achats
 Conditions générales de ventes
 Politique générale de confidentialité.

Donc pour la vision pessimiste, j’ai compté pour 7*600 euros de frais d’avocats,
soit 4 200 euros. Pour la vision neutre, 8*600 euros, soit 4 800 euros et pour la
vision optimiste, 10*600 euros ce qui équivaut à 6 000 euros. Il se peut que nous
oublions certains documents à rédiger, j’ai donc établi une marge entre les visions,
les honoraires sont également différentes selon les avocats.

Nous distinguons également des frais de notaires qui équivalent environ à un à


deux mois de loyer à diviser par deux car le propriétaire paie aussi la moitié.

Emprunts et frais bancaires


Les frais bancaires liés au compte professionnel s’élèvent à 20 euros HT par mois
selon Madame Mano de la Banque Populaire.

Voici les montants des emprunts selon la vision :


 Emprunt de 75 000 € pour la vision à minima
 Emprunt de 80 000 € pour la vision neutre
 Emprunt de 85 000 € pour la vision à maxima
Les frais bancaires représentent 0,50% du prêt et les frais de garantie 0,25% du
prêt.

Intérêts :
 A minima : Mensualité hors assurance = 1314,58€
Mensualité avec assurance = 1333,33 €
Pour un coût total du crédit de 4999,80 €

 Neutre : Mensualité hors assurance = 1402,22 €


Mensualité avec assurance = 1422,22 €
Pour un coût total du crédit de 5333,2 €

 A maxima : Mensualité hors assurance = 1489,86 €


Mensualité avec assurance = 1511,11 €
Pour un coût total du crédit de 5666,6 €

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4- La création de la société
Les estimations ont pu être réalisées lorsque nous connaissions le statut de
l’entreprise que nous allions prendre.

Ainsi, la société sera une EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité


limitée), rattachée à la SARL (Société à Responsabilité Limitée). L’entreprise prend
donc le statut de société et sera soumise à l’impôt sur les sociétés.

Les coûts de création et d’immatriculation varient en fonction de la forme et du


statut de l’entreprise.

Ainsi les coûts de création se décomposent en plusieurs catégories :

 Le dépôt de marque à l’INPI qui coûte selon le site du service public 210
euros.
 L’immatriculation au Registre du Commerce et des sociétés reviendrait pour
la création d’une SARL, EURL ou SNC à 45,48 euros.
 Le dépôt des statuts coûte de 150 à 500 euros pour une société avec un
seul associé et de 250 à 1500 euros pour une société comportant plusieurs
associés.
 Une apparition dans le journal des annonces légales coûte entre 150 et 250
euros.

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5- Travaux et aménagements
Après m’être renseigné sur Internet, il peut y avoir un changement d’activité du
local. Tout dépend dans quelle activité est inscrit le local. Si nous ne parvenons
pas à trouver un local avec une activité qui correspond à notre activité, alors il est
possible que nous devions réaliser une demande de changement d’activité du local.
Il faudra réaliser un aménagement intérieur avec changement de l’activité du local.
Faut-il encore que le locataire accepte cette condition. Il faut réaliser un permis de
construire avec plan aménagement, plan du projet, notice d’accessibilité avant
aménagement.

Il y a neuf types d’usages : habitation/bureaux ; services/commerce ; artisanat ;


hôtel ; équipement collectif ; industrie…

J’ai effectué une estimation du coût des travaux d’aménagement du local en


réalisant un devis de travaux d’aménagement en ligne. Les sites où j’ai effectué
ces devis m’ont tous répondu négativement en me disant que c’est impossible à
quantifier car les travaux seront effectués au lancement de l’entreprise soit en
2019, il faudra donc reprendre contact avec des prestataires au moment voulu.

Cependant le père à Sophie m’a donné une fourchette sur les trois montants. 9000
euros pour la vision à minima, 12 000 euros pour la vision neutre et 14 000 euros
pour la vision à maxima.

Ces montants sont justifiés par la création de réseaux de gaz dans le local,
l’installation électrique adaptée au local et un système de ventilation.

La sécurité
En fin de stage, Sophie a réalisé un devis auprès d’un prestataire de sécurité en
bijouterie. Suite à ce devis, nous devons réaliser un investissement de départ de
20 000 euros pour le matériel qui sera installé dans notre atelier.

Des coûts annuels sont également à prévoir :


La télésurveillance (de 35 à 45 € HT par mois en fonction du nombre de capteurs).
Une estimation du coût du contrat de maintenance annuel sur un magasin à
Toulouse : 450 € HT par an. Mais cet établissement comporte 3 pièces. Ce prix
sera à ajuster en fonction de l’adresse définitive du local et du matériel préconisé.

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6- Salaires, cotisations et imposition


Le salaire
L’estimation du salaire du dirigeant est un point facultatif, normalement le
dirigeant se dégage un salaire uniquement s’il en a la possibilité. Ici, nous avons
choisi de rentrer un salaire dans la comptabilité. Cela nous permettra d’en savoir
plus une fois les tableaux terminés, sur la situation financière de la société.

Avant de changer mes estimations pour dégager 1200 euros par mois sur les trois
visions, j’avais prévu des autres montants pour chaque vision. Pour la vision à
minima, j’avais prévu 1200 euros, 1500 pour le neutre puis 1700 euros pour le
maxima. Or, étant donné que l’estimation du salaire est facultative dans la partie
financière, surtout pour un dirigeant, je me suis dit qu’il fallait mettre le minimum
pour toutes les visions.

Les cotisations sociales et patronales


Un fois les montants des salaires fixés, je pouvais commencer à calculer les
charges sociales et patronales.
Voici les pourcentages des cotisations sur le salaire brut pour les estimer en
moyenne :
Sécurité sociale :
 Assurance maladie = 13,1% SB
 Assurance vieillesse = 1,6% SB
 Assurance vieillesse plafonnée = 8,3% SB à 3031 euros
 Allocations familiales = 5,4% SB

Assurance chômage :
 Assedic = 4% SB
 AGS = 0,3% SB

Je me suis également fixé sur certaines informations sur internet pour tenter
d’estimer le montant des cotisations sociales et patronales.
En moyenne, le taux de charges sociales moyen est de 47% de la rémunération
nette. Exemple : pour toucher 2000 euros de salaire net, il faut sortir 2940 euros ;
47% * 2000 = 940 euros
Les charges sociales et patronales confondues s’élèvent en moyenne à 73% du
salaire net perçu par l’associé unique. Ex : 2000 de salaire net est égal à 3460
euros de salaire brut.

Les charges sociales comprennent les allocations familiales, l’assurance maladie,


l’assurance maternité, l’assurance invalidité, l’assurance décès, la contribution
sociale généralisée, la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)
et l’assurance vieillesse de base.

Si l’associé unique ne perçoit pas de salaire, seules les charges sociales minimales
devront être payées.
Les cotisations sociales sont calculées sur les salaires et intègrent les taxes sur
Traitements et salaires.

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Les impôts
L’estimation des impôts redevables a été le plus compliquée. Malgré les cours de
fiscalité, cette partie est très complexe à réaliser. De plus, certaines règles ont
encore évolué et d’autres ont été créées.

Tout d’abord, la société est déclarée comme micro-entreprise si son chiffre


d’affaires annuel pour des prestations de services ne dépasse pas 70 000 euros.
De plus, nous bénéficions d’une réduction de moitié de la base d’imposition durant
la première année, car nous sommes une jeune création d’entreprise.

Une EURL peut toutefois opter pour une imposition de ses bénéfices à l’impôt sur
les sociétés, c’est pour cela que nous sommes rattachés à la SARL. Il est possible
de bénéficier du taux réduit d’impôt sur les sociétés à 15% si notre chiffre d’affaires
est inférieur à 7 630 000 euros et que notre capital est libéré à la clôture de
l’exercice. Notre bénéfice est imposé à 15% jusqu’à 38120 euros puis à 28%
jusqu’à 500 000 euros. Nous pouvons également opter pour l’option « réel
simplifié » qui permet d’opter pour une comptabilité de trésorerie.

Dans une société dont le statut est EURL, le gérant majoritaire a le statut de
travailleur non salarié (TNS).

A propos des impôts locaux, la taxe d’habitation est due uniquement pour les
locaux à usage d’habitation. Pour les entreprises, il s’agit de la cotisation foncière
des entreprises (CFE). L’expert-comptable, Cécile Thomas, après lui avoir posé la
question par mail, nous a informé qu’il fallait compter environ un mois de loyer
hors charges pour la cotisation foncière des entreprises, et à intégrer dans le
compte de résultat.

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E- La partie financière
Un mois après le début du stage, j’ai commencé le travail sur la réalisation de
l’étude financière avec les tableaux financiers. Cette partie du projet avec les
estimations sont les travaux qui m’ont pris le plus de temps.

J’ai donc commencé cet aspect en me renseignant sur tous les tableaux financiers
à réaliser. En voici la liste complète :

 Le compte de résultat prévisionnel


 Le tableau des charges
 Le plan de financement prévisionnel
 Le plan de trésorerie
 Le tableau des amortissements
 Le seuil de rentabilité
 Les soldes intermédiaires de gestion

Le bilan prévisionnel est facultatif, il peut également s’établir dans le cas où nous
avons assez d’informations pour le réaliser. Dans notre cas, j’ai préféré ne pas le
compléter puisque de nombreuses estimations ne peuvent être faites.

J’ai également sur les conseils de professionnels comme Monsieur Mahéo prévu
d’établir trois visions, une pessimiste ou à minima, une neutre et une vision
optimiste ou à maxima. Cela permet de se faire plusieurs idées et avoir une vision
plus large des coûts et des besoins.

La partie financière commence lorsque nous avons assez d’estimations pour


compléter les tableaux.

1- Le chiffre d’affaires prévisionnel


Les tarifs de nos prestations
La première étape du volet financier est l’estimation du chiffre d’affaires
prévisionnel.

Dans un premier temps, je pensais commencer en prévoyant le chiffre d’affaires


avec les mêmes tarifs que sur le marché, mais nous ne pouvons pas nous comparer
à une organisation rattachée à une école, ses tarifs sont trop bas comparé à nos
besoins. La réservation d’un poste de travail au Lab de l’Académie des Métiers
d’Arts revient à 380 euros par mois.

Pour établir les tarifs prévisionnels pour la réservation d’un poste de travail, je me
suis basé sur la méthode des objectifs en prenant en compte nos besoins et nos
dépenses. Voici les tarifs :

 900 euros HT pour 1 mois


 810 euros HT/mois pour 3 mois, ce qui correspond à 90% de la première
offre pour un mois.
 720 euros HT/mois pour 6 mois, ce qui correspond à 80% de l’offre une.
 675 euros HT/mois pour 12 mois, ce qui correspond à 75% de l’offre une.

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Cependant, concernant l’offre de domiciliation, je me suis basé sur les prix du


marché à Toulouse :
 Disposition courrier : 20 euros HT/mois.
 Domiciliation (postale) + réception +disposition courrier : 40 euros
HT/mois.

Avant le changement de notre prestation domiciliation, la troisième offre était


celle-ci :
 Domiciliation (fiscale et postale) + réception + réexpédition : 60 euros
HT/mois.

Pour l’offre d’accompagnement et de formations, les formations étant la seule


partie payante de l’offre. Les tarifs de formation varient entre 10 et 75 euros. Pour
estimer le chiffre d’affaires, j’ai donc créé trois offres, une à 10 euros, une à 35
euros et enfin une à 75 euros, chacune avec différentes réservations potentielles
selon l’année et la vision.

Enfin concernant l’offre de distribution, à partir de la seconde année, le tarif pour


une distribution via notre site internet s’élève à 30 euros par mois, et 40 euros par
mois pour la distribution dans des boutiques partenaires. Je n’ai pas choisi de
prendre en compte les commissions versées sur le chiffre d’affaires pour calculer
le chiffre d’affaires prévisionnel, cela est bien trop complexe.

La réalisation des tableaux prévisionnels


Suite à la fixation des prix de nos prestations, j’ai pu établir un premier tableau de
chiffre d’affaires prévisionnel. A la base, celui-ci était basé sur dix adhérents
potentiels, puis est passé à quinze quelques jours plus tard. Enfin, avec l’entretien
avec le papa de Sophie, j’ai refait tous les tableaux sur les trois années afin de
prendre en compte huit adhérents potentiels la première année, treize la seconde
et quinze la troisième.

J’ai donc commencé la réalisation du chiffre d’affaires prévisionnel avec la


prestation sur la réservation d’un poste de travail. Dans le but de présenter toutes
les possibilités et sachant que nous présentons plusieurs durées d’abonnements,
j’ai donc multiplié les visions optimiste, neutre et pessimiste par les types
d’abonnements qu’allaient choisir potentiellement nos adhérents. C’est pourquoi,
pour les trois visions, il y a quatre tableaux présentant soit des périodes courtes,
moyennes, longues ou très longues d’abonnements. Les périodes courtes
représentent majoritairement des adhérents à un mois, moyennes pour trois mois,
longues pour six mois et très longues pour un an. Pour chaque durée, nous
retrouvons donc une durée de réservation majoritaire, c’est-à-dire qu’il n’y a pas
qu’une seule durée de réservation achetée par les adhérents, elle est majoritaire
par rapport aux autres. Vous pouvez comprendre plus en détail grâce aux tableaux
des chiffres d’affaires prévisionnels placés en annexes. Sont placés en annexes,
uniquement les tableaux des chiffres d’affaires pour la première année avec des
durées courtes de réservations. Ces quatre tableaux ont été réalisés pour des
durées moyennes, longues et très longues. Le quatrième tableau est la vision
maximum, c’est-à-dire que l’atelier accueille le maximum d’adhérents, il est
complet.

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J’ai ensuite réalisé les tableaux prévisionnels des autres prestations que nous
proposons à savoir la domiciliation, l’accompagnement et l’ouverture à des réseaux
de distribution. Ces tableaux figurent également en annexes. Le tableau de la
domiciliation présente le chiffre d’affaires prévisionnel pessimiste de la première
année tout comme le tableau du service accompagnement et formation.
Cependant, le tableau présentant la distribution en annexes est le chiffre d’affaires
prévisionnel de la seconde année puisque nous ne proposons pas la prestation
distribution dès le lancement de la société.

Pour réaliser les années N+1 et N+2, j’ai émis l’hypothèse que 30% des personnes
présentes en première année partent durant la deuxième. Et que les autres sont
encore présentes au sein de l’atelier, mais pour des longues durées.

Une fois les trois années réalisées avec les trois visions et les quatre types de
durées, j’ai créé un autre document Excel, placé en annexes, qui permet de
comparer et de retranscrire une évolution des chiffres d’affaires prévisionnels entre
les trois années.

Autre analyse possible, vous pouvez observer un graphique en annexes,


comparant les chiffres d’affaires de notre offre de réservation d’un poste de travail
en fonction de la vision et de la durée de réservation majoritaire.

2- Les tableaux financiers


Tous les tableaux financiers ont été effectués à partir du chiffre d’affaires
prévisionnel calculé sur des périodes de réservation moyennes.

Tous les tableaux financiers sont présentés en annexes, cependant pour des
raisons de nombre de pages d’annexes, il n’y a qu’une seule vision qui sera
représentée, il s’agit de la vision à maxima puisque la vision neutre est déjà dans
le business model.

J’ai choisi de ne pas compléter le tableau du bilan prévisionnel pour trois raisons.
Premièrement, nous ne disposons pas assez d’informations pour le compléter,
Deuxièmement, selon le site Le Coins des Entrepreneurs, « on estime 80% le
nombre de bilans prévisionnels qui s’avèrent trop optimistes suite aux
comparaisons ultérieures avec les premiers résultats réalisés », et enfin, le bilan
prévisionnel n’est pas un tableau financier prévisionnel. Le bilan est difficile à
estimer. Notre but n’est pas d’avoir des chiffres pour les avoir, mais pour se faire
une vraie idée sur la viabilité du projet.

De plus, notre entreprise n’a pas de besoin en fond de roulement puisque les
adhérents paieront en début de mois. Nous n’avons donc pas de créances clients.
Ajouté à cela le fait que nous n’avons pas d’importants stocks dans l’atelier, les
artisans achetant leur propre matière première.

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Les amortissements
Les durées d’amortissement sont majoritairement de dix ans. En effet, selon le site
compta-facile, « certaines PME sont autorisées à ne pas rechercher les durées
d’utilisation et à appliquer des durées d’usage fiscalement admises ».

Sont admises les PME dont :


 Le total du bilan doit être inférieur à 3 650 000 euros.
 Le chiffre d’affaires doit être inférieur à 7 300 000 euros.
 Le nombre de salariés doit être inférieur à 50.

Ici, nous sommes admis, voici les durées d’amortissement que l’on utilisera dans
la partie financière. Matériel  dix ans ; Outillage  dix ans ; Travaux et
aménagements  huit ans ; Honoraires  dix ans.

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Conclusion
A- L’analyse interne
L’analyse SWOT est incontournable dans un Business Plan, elle permet l’évaluation
de l’environnement interne du domaine d’activité stratégique. Cette analyse
s’appuie sur des actes et des faits, nous ne pouvons ainsi pas présenter de données
chiffrées dans ce rapport.

1- Forces – Strenghs

 Nous nous insérons dans un concept collaboratif, le partage des


connaissances et de savoir-faire est au centre du projet.
 Un matériel complet pour l’exercice de la profession ainsi qu’une bonne
qualité de machines.
 Le coût d’inscription à notre atelier est un point très avantageux pour nos
clients par rapport aux coûts du matériel.
 Les clients seront sélectionnés avant de pouvoir entrer dans notre atelier,
ce qui permettra une plus grande expertise et un meilleur partage de
connaissances au sein de l’atelier.
 Les personnes de la profession en difficultés économiques pourront travailler
à leur propre compte.
 Compétitivité avec les ateliers polyvalents proposant des espaces dédiés à
la bijouterie-joaillerie.

2- Faiblesses – Weaknesses
 La capacité de notre atelier en terme de postes proposés est limitée.
 Faible capacité financière.

3- Opportunités – Opportunities
 Augmenter la capacité d'accueil dans notre atelier.
 Implanter de nouveaux ateliers proches des lieux de formation ou dans
d’autres grandes villes françaises.
 Allégement de la réglementation.

4- Menaces – Threats
 La législation et les règles pénalisent les artisans et les commerçants du
milieu. Selon le site [Link]/, une simplification
administrative et fiscale, l’élargissement des horaires d’ouverture et
d’autres actions permettront de regagner de la compétitivité sur notre
territoire et auprès de la clientèle étrangère.
 Le marché n’est pas développé, l’entrée de nouveaux concurrents directs
est donc possible.
 Le coût des machines et de l’entretien de celles-ci peut augmenter.
Augmentation de la valeur des matières premières (or, argent…), donc perte
de pouvoir d’achat de nos clients et de leurs clients également.
 La dégression des savoir-faire, l’artisanat en France se perd de plus en plus.

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B- Le retour d’expérience
La pertinence du projet
La substitution du stage pour travailler sur le projet a été un très bon choix. Nous
avons bien été entourés par les institutions qui nous encadrent. Nous avons dès le
début du stage défini les objectifs à remplir avant la fin, à savoir la réalisation du
business model. Le projet de Sophie sur lequel nous avons travaillé est un beau
projet qui demande du travail pour le mener à bien.

La cohérence
Sur l’ensemble des moyens mis à notre disposition, un seul est un peu partagé, il
s’agit de l’espace de travail sur le tiers lieu Le Catalyseur. Cet espace qui est censé
être convivial et dynamique, ne l’est pas totalement. Les groupes en son sein sont
déjà formés ce qui ralentit la phase d’intégration avec les personnes travaillant sur
l’espace de coworking.
En ce qui concerne l’encadrement par le PEPITE ECRIN, nous avons été
parfaitement suivis et encadrés via des ateliers et des formations tout au long de
la période du stage et même avant son commencement.

Synergie
Avec Sophie nous nous sommes très bien entendus jusqu’aux deux dernières
semaines de stage. Nous avons très bien travaillé ensemble, en étant
complémentaires l’un l’autre. Cependant, lors des deux dernières semaines du
stage, la différence de nos méthodes de travail a amené un aspect négatif sur la
communication et l’entente du duo. Les deux dernières semaines se différencient
complétement du reste de la période, nous avons eu quelques altercations, qui
heureusement n’ont pas eu un grand effet sur l’accomplissement des objectifs,
mais plus sur l’entente du duo. Nos méthodes de travail sur le long terme ne sont
pas en adéquation et ne peuvent être assemblées.

Efficacité
Les résultats obtenus à la fin de cette période sont, selon nous, cohérents avec les
objectifs visés, l’évaluation de notre travail pourra en témoigner mais nous avons
réalisé correctement et, en adéquation avec la méthode, le business model du
projet. La période de stage a permis grandement d’avancer sur le projet, la vision
sur celui-ci s’est nettement élargie, reste à Sophie de concrétiser le projet pour
mettre à profit le travail fourni durant les dix semaines.

Impacts
Le travail sur ce projet a personnellement eu plusieurs impacts. Premièrement, le
projet a vraiment permis de valider des compétences acquises ou mal maîtrisées
durant le Dut. Lors d’une création d’entreprise, la grande majorité des
compétences liées au Dut GEA sont utilisées. Je ressors donc de cette expérience
avec la conscience d’avoir acquis des compétences solides durant le Dut.
De plus, cette expérience m’a donné l’envie de me lancer également dans la
création d’une entreprise. Le travail, l’ambiance et le soutien de multiples acteurs
nous poussent à donner le maximum et à concrétiser le projet.

2017-2018 P a g e 56 | 56

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