Compte Rendu de Stage: Réalisé Par Guillaume SCHMITT Et Encadré Par Madame S. LOUP
Compte Rendu de Stage: Réalisé Par Guillaume SCHMITT Et Encadré Par Madame S. LOUP
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Schmitt Guillaume GMOB2
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Remerciements
Tout d’abord, je tiens à remercier certaines personnes sans lesquelles ce stage
spécifique n’aurait pas été possible.
Et enfin, je tiens à remercier l’IUT Midi-Pyrénées représenté ici par Madame Loup,
pour leur accompagnement, leur soutien et permettre à de jeunes créateurs la
possibilité de consacrer du temps scolaire à l’élaboration et au développement de
projets de création d’entreprise.
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Mais début 2018, le projet n’était seulement qu’à ses débuts. Tout restait à faire.
Le stage sous le statut Etudiant Entrepreneur était donc la bonne solution afin de
pouvoir avancer un maximum la phase de modélisation du projet. Le but de la
substitution du stage étant la réalisation du business model.
Le business model est un document qui présente le concept qui permet à une
entreprise de se rémunérer. Il se compose de trois parties comprenant elles-
mêmes plusieurs sous-parties.
Premièrement, nous distinguons une partie sur la présentation du ou des
porteur(s) de projet avec leurs parcours respectifs et leurs ambitions. Vient ci-
après une présentation du concept de l’entreprise, via deux sous-parties, la
proposition de valeur ainsi que la fabrication de valeur. Ensuite, nous distinguons
la partie rémunération du projet. Celle-ci permet de préciser le modèle de revenus
de l’entreprise, comment l’entreprise gagne de l’argent en précisant les volumes
de revenus. Les revenus se basent sur un prévisionnel sur trois ou cinq ans. Enfin,
la dernière partie se décrit comme l’environnement de l’entreprise. Y sont recensés
dans des sous-parties les parties-prenantes à l’entreprise et au projet, les contrats
contractés avec ces parties prenantes et l’environnement actif à l’entreprise dans
lequel elle s’inscrit.
Concernant l’idée de départ sur laquelle, avec Sophie, nous avons commencé le
stage, elle n’a que très peu évolué de celle présentée au jeu CEV. Celle-ci était de
proposer aux artisans bijoutiers-joailliers, un atelier sécurisé et équipé
spécifiquement de matériels et de machines dédiés à la bijouterie-joaillerie dans
lequel, ils puissent établir et fabriquer de toutes pièces leurs créations. Liés à cette
principale prestation, trois autres services à savoir une domiciliation d’entreprise,
une offre complète d’accompagnements et de formations professionnelles sous
diverses thématiques ainsi qu’une ouverture de nos partenaires afin de mettre à
disposition des adhérents un réseau de distribution.
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Ma situation dans le projet était co-porteur de projet. Un porteur de projet est une
personne, l’entrepreneur, qui souhaite soit créer, soit développer ou bien
reprendre une affaire commerciale. A la différence, le co-porteur de projet se
définit comme un accompagnateur interne au projet du porteur. Il l’accompagne,
le soutien et lui apporte ses compétences dans son travail. Le co-porteur de projet
joue le rôle d’accompagnateur, mais il occupe tout de même une place importante
puisqu’il va partager certaines responsabilités avec le porteur de projet.
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C’est pour cela que nous avons commencé notre stage avec la réalisation d’une
étude de marché via un questionnaire qualitatif diffusé aux personnes actives dans
le secteur de la bijouterie-joaillerie. Cependant, après plusieurs conseils de
Madame Loup, nous devions analyser l’environnement externe et interne du projet
via les outils d’analyse externe étudiés en seconde année.
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Voici la représentation des pays où l’exploitation des diamants crée des conflits :
Sources : [Link]
L’efficacité de ces processus est difficile à démontrer puisque les chiffres des
« diamants de sang » sur les marchés ne sont pas vérifiables.
Selon le site internet [Link] , chaque jour dans le monde, sont
extraits 89 kilogrammes de diamants.
De plus, nous constatons une augmentation de l’écart entre la consommation et
la production de diamants. La consommation est toujours plus soutenue que la
production. La provenance informelle de diamants est donc à surveiller de plus en
plus.
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Le début d’année 2018 n’est pas une période très encourageante concernant
l’activité économique en France. Le Produit Intérieur Brut diminue par rapport à
fin 2017 tout comme la consommation des ménages. Cependant, une baisse du
chômage est encourageante.
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Nous évaluons depuis plusieurs années maintenant une veille attentive des
consommateurs à la provenance des produits et biens qu’ils consomment. Ce
constat est démontré dans plusieurs domaines comme l’alimentation, les biens
physiques, mais également en bijouterie-joaillerie. Cela affecte donc les marchés
et l’éthique des produits. C’est pourquoi, comme énoncé dans le premier point de
l’étude du PESTEL, des moyens de contrôle de la provenance de la matière
première comme des labels et des certifications sont apparus. Ces moyens se
basent sur la conscience des producteurs, des revendeurs et des consommateurs.
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Comme toutes les formes d’artisanats, l’artisanat bijoutier-joaillier est affecté par
l’industrialisation et les nouvelles méthodes de production. Actuellement, le
secteur est révolutionné par les imprimantes 3D, celles-ci remplacent la main de
l’homme sur certains travaux.
Impression en 3D
de bijoux avec un
moule.
Sources :
[Link]
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Toute extraction de métaux précieux a pour conséquence une pollution, qu’elle soit
de l’air et même des sols, un appauvrissement des pays possédant les ressources
et un danger pour les animaux avec la déforestation.
Les professions qui détiennent et utilisent des matières et métaux précieux sont
soumis à des règlements très précis :
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Le marché sur lequel se positionne notre projet n’est pas un marché développé.
Par le biais de prises de contacts de professionnels du milieu de la bijouterie-
joaillerie afin de réaliser une étude de marché, nous avons contacté sans le vouloir
notre unique concurrent direct en France métropolitaine. Il s’agit du « Lab »
appartenant à l’Académie des Métiers de l’Arts de Paris. Le marché des ateliers
collaboratifs dédiés aux artisans bijoutiers-joailliers est donc difficilement
analysable. De plus, notre concurrent faisant partie d’une école d’art, nous ne
pouvons pas complétement nous assimiler et nous comparer à cette organisation.
Notre cœur de métier étant l’espace collaboratif que nous mettons à disposition
des artisans, nous avons décidé, et sous les conseils de Madame Loup, analysé le
marché des ateliers collaboratifs n’ayant pas de spécialisations. Ces ateliers-là sont
mixtes, ils permettent l’exercice en leur sein de plusieurs catégories d’artisanats.
Sur ce fait, nous estimons via le site [Link]/labs-map/ en France 83
ateliers/Fablabs (en annexes). Ces 83 concurrents sont indirects, aucun d’eux ne
propose un espace uniquement dédié à la Bijouterie-Joaillerie. Cependant, certains
ont la capacité et le matériel afin d’accueillir des bijoutiers, mais cette prestation
n’est pas aussi complète et centrée que celle que nous proposons.
Notre concurrent direct est limité, il propose dix places par souscriptions de six
mois renouvelables quatre fois. Le nombre d’artisans qu’il touche n’est donc pas
important. De plus, étant affecté à une école, les jeunes diplômés de l’Académie
des Métiers de l’Arts doivent être sa première cible.
L’intensité de la concurrence directe n’est donc pour le moment pas élevée.
Enfin, notre marque de fabrique s’oriente sur une qualité de prestations, cela
n’induit donc pas la quantité, nous souhaitons accompagner individuellement
chaque adhérent. Ce choix est comparable à celui de notre concurrent, l’offre n’est
donc pas importante, mais reconnue.
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Cependant, nous ne proposons pas une seule prestation mais quatre. Les trois
autres prestations sont la domiciliation, l’accompagnement et la formation et enfin
la distribution des créations. Les autres ateliers souhaitant se développer peuvent
aussi proposer ces services. Par exemple, nous avons contacté notre concurrent
direct parisien, et il propose également un service d’accompagnements et de
formations pour ses adhérents.
Toutefois, nous sommes affectés à un secteur qui n’est pas développé en terme
d’espaces de travail collaboratifs. Les avantages qu’impliquent notre projet aux
artisans bijoutiers-joailliers qui ne sont pas implantés sont conséquents, en terme
de coûts, d’équipements, de sécurité et d’accompagnement.
Ajouté à cela, l’entrée dans notre atelier se fera sur sélection, dans le cas où nous
faisons face à une demande assez importante.
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Nous devons prévoir également les garanties du matériel et leurs durées. Tout
comme l’entretien du matériel, ces points sont à établir avec les fournisseurs du
matériel.
Concernant les matières premières et les métaux précieux, ils sont à la charge de
nos adhérents, ils se fournissent eux-mêmes en matière de production.
Ensuite, nous devons garantir un niveau de sécurité élevé. Notre espace se doit
d’être à l’écart de toute accessibilité directe avec la voie publique. Un dispositif de
sécurité aux normes européennes doit être mis en place.
Enfin, nous devons permettre un accès aux autorités de contrôle, la douane par
exemple, sans passer par un lieu d’habitation ou un lieu privé.
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Pour connaître davantage les besoins de notre future clientèle cible, nous avons
réalisé un questionnaire qualitatif classé en annexes sur Google Forms. Nous avons
justifié le choix du côté qualitatif de questionnaire en nous appuyant sur la qualité
des réponses à celui-ci et non pas sur la quantité. La méthodologie de l’étude
qualitative permet de comprendre des besoins, des attitudes de consommations
et les freins à la consommation. Celle-ci est en annexes.
Pour garder l’aspect qualitatif, les cibles de notre questionnaire sont les étudiants,
les apprentis et les artisans du milieu de la bijouterie-joaillerie. Nous avons ciblé
les hommes et les femmes en France métropolitaine pour rester dans le cadre de
notre projet. C’est pourquoi nous avons dans un premier temps fait passer des
entretiens aux contacts de Sophie appartenant au secteur. Dans toutes mes
relations, aucune ne faisant partie du domaine de la bijouterie-joaillerie, je n’ai
pas pu faire compléter le questionnaire par mes connaissances directement.
Cependant, j’ai fait transmettre le questionnaire à mes connaissances qui
connaissent directement des personnes du milieu bijoutier-joaillier.
1- L’analyse du questionnaire
Le questionnaire en annexes, a été rentré sur le logiciel Sphinx IQ, les réponses
également. Les réponses sous forme de tableaux et de statistiques sont en
annexes.
Toute l’analyse des réponses est en annexes, nous allons ici uniquement analyser
les réponses qui sont importantes pour notre étude de l’environnement externe.
Nous pouvons affirmer dès cette première analyse que, suite aux prises de contact
des écoles de bijouterie-joaillerie en France, nous avons récolté 18 réponses sur
33 provenant d’étudiants ou apprentis. L’autre part importante est réalisée par des
personnes qui sont à leur propre compte. Cela est très positif puisque ces
personnes-là ont une expérience de création d’entreprise, ils connaissent toutes
contraintes d’établissement dans ce secteur. Ils peuvent donc nous faire part de
leurs difficultés et de leurs expériences dans le secteur bijoutier-joaillier.
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De plus, uniquement les personnes qui sont à leur propre compte ont répondu à
la question suivante, puisqu’eux seuls ont leur propre entreprise et ont donc dû
faire face aux problèmes de lancement.
Les deux problèmes qui ressortent le plus sont les aspects financier et de gestion
d’entreprise. Sur le point financier, les personnes interrogées font face à un
investissement important dès le départ avec le local et ses coûts rattachés, le
matériel spécifique et honéreux et les dispositifs de sécurité à mettre en place.
Concernant les problèmes de gestion, certains évoquent la diffulté de gestion des
stocks par rapport aux ventes, la difficulté à faire de la publicité grâce au
marketing.
La principale cause à ce problème est le manque de polyvalence dans le
programme des écoles de bijouterie-joaillerie. Les étudiants ou apprentis ne
touchent pas assez l’aspect gestion qui comprend le marketing, la communciation,
les volets administratif et financier. Ils se concentrent principalement sur
l’apprentissage des techniques de production pure. Or la gestion d’une entreprise
n’est pas uniquement centré sur le modèle de production.
La réglementation est aussi ressortie, l’administratif est compliqué et complexe,
une personne a aussi répondu qu’elle devait mieux répartir son temps entre la
production et l’administratif car elle n’a plus le temps de faire les deux.
Nous avons ensuite orienté notre question sur la vision du secteur ains que ses
évolutions. Nous voulons connaître les tendances, les caractéristiques principales
du secteur.
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L’autre aspect qui a été abordé est le côté fermé et difficile d’accès du milieu
bijoutier-joaillier. Cela est dû par une forte concurrence sur le territoire, « Domaine
avec beaucoup de concurrence, difficulté de travailler comme salarié dans ma
région » ; « Secteur avec beaucoup de concurrence car les formations le rendent
de plus en plus accessible ».
Les petites entreprises orientées sur la création sont en concurrence avec les
entreprises industrialisées, les petites entreprises artisanales se perdent, elles font
face à des entreprises qui produisent en grande quantité et à moindre coût, il faut
donc être innovant pour se faire une place dans une intensité concurrentielle
importante. « Certains clients cherchent la qualité mais il y a toujours une grande
part attirée vers les grandes surfaces », la bijouterie dite de fantaisie fait aussi
grande concurrence à la bijouterie-joaillerie, les tendances de consommation
évoluent « Le panorama est changeant et se dépoussière un peu : plus de
créateurs fantaisie (et parfois un peu de n'importe quoi) versus la bijouterie-
joaillerie plus vieillotte ».
De nombreuses réponses sont identiques, ce qui confirme les idées qui ont été
énoncées par les personnes interrogées.
Les deux problèmes qui ressortent le plus sont les problèmes financiers et le
manque de matériel, ils sont en lien puisque l’un répond à l’autre. Les mêmes idées
reviennent souvent à savoir le manque de compétences de gestion d’entreprise, la
concurrence élevée, la lourdeur administrative, les réglementations, et l’aspect sur
la sécurité. Les réponses énoncées sont effectivement les réponses à ces
problèmes.
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Nous nous sommes ensuite tournés sur les parties mobilité géographique et atelier
collaboratif.
Sur cette dernière question « seriez-vous intéressé pour travailler dans un atelier
collaboratif ? », le nombre de réponses positives est plus qu’encourageant, 78,8%
des interrogés sont susceptibles d’intégrer un atelier collaboratif destiné
uniquement à la bijouterie-joaillerie. Sur sept réponses négatives, trois justifient
qu’ils ne sont pas en accord avec l’esprit collaboratif.
Cependant, les résultats à ces deux dernières questions sont à prendre avec du
recul, personne ne s’est engagé officiellement, ces résultats restent sur le papier
et sont donc un appui pour la construction du projet et non pas une proposition de
contrat. L’étude de marché constitue une aide à la réalisation de la proposition de
valeur, et non pas une recherche de clients.
Trois personnes sur neuf auraient aimé répondre à une question sur l’avenir. De
plus, cette question supplémentaire nous aurait permis d’en savoir plus sur la
mentalité des personnes interrogées. Nous aurions pu collecter davantage
d’informations sur les projets des questionnés, et donc faire un lien avec notre
projet. Nous aurions pu également connaître la tendance en terme de projet, soit
créer son entreprise, soit être salarié ou bien apprentis. Cela aurait été intéressant
principalement avec les étudiants ou apprentis, car ils sont encore en
apprentissage.
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Dans notre cas, l’étude de marché nous a permis de mettre en évidence que nous
apportons une solution sur un marché, un secteur. Notre proposition de valeur est
cohérente avec la situation actuelle observée. Nous avons pu identifier les
problèmes que rencontraient les bijoutiers-joailliers dans l’exercice de leur activité
ou même dans leur environnement.
Et enfin, les artisans font face à une industrialisation croissante boostée par les
nouvelles technologies et méthodes de production. Les tendances de
consommation sont en constante évolution. Même si l’artisanat est reconnu en
France, les grandes entreprises et chaînes se présentent comme une féroce
concurrence aux artisans qui font perpétuer le savoir-faire de la profession.
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Durant ces dix semaines, nous avons pu identifier des partenaires potentiels qui
deviendront acteurs du projet AtelieR'Ose par la suite. Certains contacts ont déjà
été établis mais beaucoup restent à créer. Il faut donc voir cette partie (parties
prenantes) comme une rubrique encore en construction et dont les lignes
bougeront toujours. Il faudra trouver de solides partenaires dans le temps mais
aussi accepter que d'autres ne poursuivent pas l'aventure avec nous, mais aussi
bien comprendre ces relations et leurs valeurs.
Les conventions viennent régir les relations entre les partenaires et l'organisation.
Qu'il s'agisse de partenaires externes ou internes, tous respectent des codes et
coutumes propres à leur activité, à leur zone d'établissement ou encore à leur
personnalité.
AtelieR'Ose est acteur d'un écosystème déjà existant au moment de création. Afin
de ne pas créer un lieu isolé, il est important de comprendre l'écosystème
environnant. Ainsi la dimension collaborative de l'atelier prendra tout son sens.
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A- La génération de la valeur
1- Porteurs de projet
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Capacités entrepreneuriales
Sophie est une personne créative et ouverte d'esprit, elle dessine et créée des
bijoux depuis l'âge de 14 ans. C'est une personne passionnée, ce qui entraîne chez
elle une forte capacité de travail et de motivation. Petite dernière d'une famille
nombreuse, elle a développé très jeune un sens de l'initiative afin de se faire
remarquer mais aussi pour assouvir sa curiosité. Son sens des responsabilités et
de l'engagement s’est développé lors de l'obtention de son BAFA et la sécurisation
morale et physique des enfants. Elle s'est engagée dans le scoutisme mais aussi
envers tous ses employeurs lors de ces différentes missions. Elle a su se montrer
régulière, patiente, objective, et a montré son goût pour le travail bien fait. Ses
principaux défauts sont sa naïveté, son obstination, trois de ses qualités sont sa
sociabilité, son adaptation, sa sensibilité.
Guillaume n'est pas une personne créative comme Sophie, c'est pourquoi il
possède une vision différente du projet. Il peut donc être amène à utiliser des
compétences entrepreneuriales plus théoriques dans le projet. Il va avoir une
vision extérieure au projet, ce qui permet de rester sur une approche plus
théorique. Il apporte donc une complémentarité sur le projet de Sophie.
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Compétences
Sophie a développé tout au long de ses différents parcours d'études et
professionnels une capacité relationnelle à bien s'entourer, une capacité de
management à la fois sur des projets d'animation avec la répartition des tâches et
des animateurs mais aussi sur des projets d'études. Elle a aussi développé de
grandes capacités de gestion opérationnelle des ressources.
Motivations
La motivation, sur un projet tel que celui-ci, est primordiale. Malgré les déceptions
en phase de conception, la motivation permet de rebondir et de faire face aux
problèmes en trouvant des solutions.
Sophie est très motivée par ce projet, elle le porte depuis maintenant trois ans,
et, commencer la conception et la réalisation concrètes de celui-ci est très motivant
et stimulant pour elle. Ce qui la motive encore plus est la réalisation et l'atteinte
des objectifs dès le départ. Aujourd'hui, Sophie se sent motivée et forte pour
poursuivre cette création même seule.
Sophie ne se démotive pas car elle est passionnée par le projet qu'elle porte,
toutefois la lenteur que peuvent prendre certaines démarches peut lui porter
préjudice. De temps en temps la fatigue se fait sentir car elle met beaucoup
d’énergie dans cette aventure.
Guillaume possède une vision pessimiste de la société pour créer une entreprise.
Selon lui, la société dans laquelle nous vivons n'est pas la plus adaptée à la création
d'entreprise. Cette société est centrée sur l'argent, et il contrôle les hommes. Mais
l'humain doit revenir au centre de cette société pour que les relations entre les
hommes puissent redevenir plus saines. Toute la lourdeur administrative pèse sur
les créateurs. La législation devient également de plus en plus stricte envers les
professionnels.
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Sophie est très entourée par sa famille dans ce projet. Son frère est lui-même
entrepreneur, son père partage avec elle son expérience de cadre pour lui redonner
de l'objectivité. Pour Sophie, il a été important que sa famille la soutienne, cela lui
a donné de l'assurance pour le réaliser.
Guillaume possède des contacts qui peuvent aider à l'avancement du projet. Des
personnes de son entourage qui travaillent dans la comptabilité, les assurances.
Ces connaissances apportent plus en terme technique sur la création d'entreprise
que sur la connaissance du secteur.
Equipe entrepreneuriale
La rencontre entre Sophie et Guillaume a eu lieu au sein de leur classe à l'IUT
Gestion des Entreprises et des Administrations. Ils ont par la suite collaboré dans
la même équipe lors du jeu Création d'Entreprise Virtuelle en janvier 2018. Peu de
temps après leur victoire Sophie a proposé à Guillaume de l'accompagner dans la
phase de conception et de développement du projet durant leur stage de fin
d'études. Se connaissant depuis Septembre, et ayant mené plusieurs projets
d'études ensemble, ils connaissaient tous deux leurs méthodes de travail.
Les membres de l'équipe ont ici, pas le même rapport au projet, cependant, les
deux ont une envie commune de concrétiser et de monter l'entreprise. Sophie a
en plus le côté passion au projet et au secteur auquel il se rattache, ce que
Guillaume n'a pas. Les deux ont en commun l'attachement à un travail bien fait et
adapté au projet. Les deux travaillent et s'informent sur les meilleures
caractéristiques à apporter au projet. Guillaume apporte donc une vision externe
au projet, cela est une bonne chose de pouvoir disposer de plusieurs points de vue
sur un projet afin de prendre du recul sur celui-ci.
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Schmitt Guillaume GMOB2
Sophie et Guillaume réalisaient les mêmes tâches durant le premier tiers du stage.
Ils travaillaient ensemble sur le même travail, à savoir sur l'analyse externe du
projet et sur l'étude de marché. Cependant, durant les deux derniers tiers du
stage, leurs rôles sont devenus différents. Sophie s'est plus concentrée sur le
projet en lui-même en réalisant entièrement la proposition de valeur, tandis que
Guillaume s'est naturellement orienté vers l'aspect fabrication de valeur et vers
l'aspect comptable et financier. Leurs rôles sont donc devenus spécifiques à chacun
et complémentaires entre eux. Guillaume a donc utilisé principalement les
compétences acquises lors de son DUT mais aussi et surtout les compétences
acquises pendant son stage de première année effectué dans un cabinet
comptable.
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2- La proposition de la valeur
AtelieR'Ose vous offre le cadre idéal pour franchir le pas, créer et développer votre
activité d'artisan bijoutier-joaillier, au sein de son atelier collaboratif toulousain.
Dans cet espace sécurisé, vous pourrez utiliser des équipements et des machines
de qualité, sur la base d'un prix de location mutualisé orienté jeunes créateurs.
L'équipe d'AtelieR'Ose rend possible vos premières productions et pourra vous
accompagner de surcroît dans vos projets en vous apportant outils, méthodes et
conseils pour vous-même et le lancement de votre activité. Son équipe vous
accompagne dans vos projets en vous apportant des outils de gestion
indispensables pour vous et votre activité.
Notre idée
Vous vous demandez sans doute comment une telle idée nous est venue en tête,
en voici l'histoire. Lors de son CAP de bijouterie-joaillerie Sophie a découvert ce
"petit monde" de l’artisanat du bijou, mais sa voie n'était pas la production même.
Elle a observé ses amies batailler pour décrocher des contrats d'apprentissages,
d'autres s'orientant vers le chemin de l'indépendance et de la création d'entreprise,
d'autres se faire casser les pattes par les charges et les contraintes administratives
trop lourdes et trop importantes au démarrage. Et ce qui rendait tout ce "petit
monde" malheureux était la stricte dépendance au système financier qui lui coupait
les ailes. Lorsque nous étions en école, les ateliers y sont partagés et la créativité
circule, le partage des compétences cimente ces relations. L'idée germe : il faut
mutualiser et mettre fin à cet investissement trop lourd qui tue dans l’œuf tous
ces nouveaux créateurs et leur offrir un lieu créatif et collaboratif où chacun
s'épanouit, partage et garde l'indépendance de son travail et les premiers fruits de
son entreprise.
AtelieR’Ose
Mais qu'est-ce qu'un atelier collaboratif pour les artisans Bijoutiers-Joailliers ?
C'est tout d'abord un atelier sécurisé, qui n'est pas ouvert au public mais
uniquement aux professionnels adhérents à celui-ci, et c'est aussi un atelier
respectant les normes de sécurité, d'hygiène et de santé. C'est ensuite un atelier
de travail, qui dispose de l'équipement d'un atelier spécialisé au métier avec les
machines et les outillages de base spécifiques à la profession. Cet équipement,
nous nous engageons tous à l'entretenir et à en prendre soin. Cet équipement
pourra s'enrichir plus tard avec le succès et suivant des demandes affirmées. C'est
encore un atelier agréable, l'espace de travail est le premier lieu d'échange de cet
atelier. Tous ses utilisateurs partagent, créent, fabriquent, et développent leur
entreprise dans le respect des autres utilisateurs, avec bienveillance et s'engagent
sur ces valeurs à travers la ChartR'Ose.
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Les services
Nous souhaitons vous proposer différents services comme les meilleurs atouts de
votre création artisanale de bijoux. Premièrement, avant d'accéder à notre atelier,
nous réalisons une étude de votre candidature. Quand nous nous engageons
ensemble, nous souhaitons tous construire une relation aux bases solides. Chez
AtelieR'Ose votre candidature est étudiée afin de pouvoir, après acceptation, vous
offrir le meilleur des services mais aussi bien vous connaître et favoriser au mieux
votre projet professionnel et votre succès. Lors de l'étude de votre candidature,
nous nous assurons d'abord de votre identité. Cela peut vous sembler curieux mais
si on le fait pour vous, on le fait aussi pour les autres artisans qui travailleront
autour de vous, pour les mécènes qui vont nous supporter, pour les aides publiques
que nous allons solliciter afin d'obtenir la possibilité de démarrer votre activité,
pour les fournisseurs qui croient en nos jeunes talents, et enfin pour la profession
qui nous attend. Ainsi la confiance est à son maximum. Nous étudions aussi votre
parcours et votre motivation, nous analysons votre business plan pour garantir les
solvabilités attendues durant la première période de location ferme. Nous vous
proposons le meilleur de notre gamme de services échelonnés. Une cotisation
minime sous forme d'arrhes, signe d'engagement aux valeurs du réseau
AtelieR'Ose, sera demandée aux futurs abonnés comme aux sponsors bienveillants
de la profession et sera déduite de votre premier abonnement.
Cette prestation comprend un accès à votre établi de travail équipé dans l'atelier
sécurisé, avec un accès aux machines présentes et réservées pour votre activité.
Les premiers consommables courants sont à disposition pour une production
immédiate car vous apportez vos propres matières et votre création. Votre
première activité profite immédiatement de tarifs négociés. Ce cadre de travail
comprend un deuxième espace de vie séparé et pourtant proche (cuisine, salle de
réunion, espace dessin). S'y trouve aussi un bureau pour y recevoir vos clients les
plus privilégiés mais aussi vos partenaires et autres collaborateurs.
La domiciliation
Ce service est disponible pour tous les adhérents de l'atelier. Notre concept se
base sur l'aide aux artisans bijoutiers-joailliers, c'est pour cela que nous leur
facilitons leurs démarches et économisons leur temps grâce à un service de
domiciliation se départageant en deux formules chacune différente en terme de
prestations. Ce service de domiciliation est une mesure de sécurité supplémentaire
que prennent nos clients.
Dans la première formule de base, nous proposons une simple disposition du
courrier au sein de notre espace collaboratif. Vous pouvez ainsi récupérer vos
matières premières directement dans l'atelier sécurisé, sur votre lieu de travail.
Enfin, la seconde offre est plus complète, elle comprend le précédent service
énoncé à savoir la disposition du courrier et la domiciliation postale ajoutés à une
réexpédition de votre courrier.
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L’accompagnement et la formation
Cette rubrique se compose de deux prestations. La première offre est une gamme
complète d'options d'accompagnement. Elle inclut des rendez-vous
d’accompagnement tout au long de votre passage chez AtelieR'Ose. Nous sommes
à vos côtés pour l'étude et la structuration de votre gestion, de votre
développement, de votre communication, de votre distribution, de votre future
implantation, avant leur application. Nous vous donnons un accès à des formations
pertinentes pour vous et à des tarifs négociés. Notre expertise vous lancera pour
devenir à votre tour vos propres gestionnaires en pleine autonomie.
La seconde est plus professionnelle, nous vous proposons un accès à des
formations, dispensées par des professionnels externes à l'atelier. Ces formations
porteront essentiellement sur de la gestion d'entreprise, de la gestion
commerciale, de la communication, du management, du marketing, de la
comptabilité financière ou même de la fiscalité. Pour résumer, nous vous
proposons tout un ensemble de formations en lien avec la création et la gestion
d'entreprise. Ces formations sont encadrées soit par de véritables professionnels
en la matière, mais également par des personnes qui possèdent des compétences
sur un domaine de ceux énoncés précédemment. On distingue donc plusieurs
gammes de formations.
La distribution
Nous savons qu'il est difficile pour un jeune créateur de se faire connaître et que
développer son réseau de distribution peut être long mais surtout complexe. Chez
AtelieR'Ose, nous nous en chargeons pour vous. Nous pouvons vous donner un
accès auprès de nos distributeurs partenaires mais aussi présenter vos collections
via notre site de vente sur internet. Nous vous permettons une vente de vos
créations dans les boutiques de nos partenaires, cela vous permettra une meilleure
communication, ainsi vous obtiendrez une meilleure visibilité. Et à votre départ,
continuez de bénéficier d'un réseau bien établi. Cette facilité pourrait se poursuivre
au-delà si vous le souhaitez. Nous vous permettons également un accès à notre
site de vente sur internet. Ce site vous permettra d'accéder à un espace de vente.
L’idée
L'idée a germé petit-à-petit mais pour mettre au point AtelieR'Ose, nous avons
discuté avec différents acteurs internes ou externes au secteur de la bijouterie-
joaillerie. Nous nous sommes entretenus avec Coralie Le Gac, en pleine création
d'activité individuelle. Nous nous sommes aussi entretenus avec différents
apprentis ou salariés du secteur afin de connaître leur vision du marché et leurs
avis sur notre idée. Enfin, nous sommes en contact permanent avec Mélanie
Peyramayou, fondatrice de la marque OHLALA-Bijoux en autodidacte. Elle nous a
fait part de sa vision du secteur mais surtout, nous a encouragés à poursuivre
notre projet. De plus notre enquête qualitative nous a permis de comprendre les
enjeux du secteur, les difficultés et les besoins auxquels font face les jeunes
créateurs. Concernant les acteurs externes, nous nous sommes entretenus avec
des personnes de tout milieu afin d’estimer la compréhension de notre idée, mais
aussi connaître la manière de créer et d'évaluer la faisabilité de notre projet.
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Nous nous sommes également déplacés sur les différents ateliers collaboratifs
présents à Toulouse dans le but d'obtenir davantage d'informations sur
l'organisation, la gestion, l'administration d'un atelier collaboratif.
Pour protéger notre idée et nos collaborateurs, nous avons décidé de consulter le
Barreau de Toulouse afin de bénéficier de l'expertise d'un avocat vis-à-vis du statut
juridique de l'entreprise, mais aussi pour une meilleure rédaction des contrats.
Nous sommes également accompagnés par un expert-comptable nous assistant
dans la structure financière de l'AtelieR'Ose. De plus notre nom et notre futur logo
seront déposé à l'INPI.
Les marchés
Le marché de la bijouterie-joaillerie est d'après le comité France Eclat, en bonne
forme. En France, entre 2016 et 2017, le chiffre d'affaires est passé de 1775
millions d'euros à 1897 millions d'euros, soit une augmentation de 7%.
Le marché des ateliers collaboratifs se développe partout en France. Selon le site
internet Makery, on estime à 83 le nombre d'ateliers collaboratifs en France
métropolitaine. Le marché des ateliers collaboratifs de bijouterie-joaillerie est
naissant, il n'y a qu'une seule structure clairement identifiée. Nous ne souhaitons
pas la nommer concurrente et adresser tout le public et la profession Française
depuis un savoir-faire, une convivialité et un dynamisme Toulousains.
Notre cible
Les jeunes créateurs de 18 à 64 ans, professionnels et diplômés de la bijouterie-
joaillerie. Avec du talent et un potentiel artistique démontré lors de l'étude du
dossier, en accord avec eux-mêmes et leurs propres clients cibles. Ne pouvant
investir seuls dès le début de leur activité, ils ont à cœur d'évoluer dans un
écosystème collaboratif, où ils pourront partager et apprendre sans être seuls ou
isolés, où ils seront accompagnés et se sentiront en sécurité.
Notre concurrence
Actuellement, nous observons un seul concurrent identifié sur notre marché. Ce
concurrent est attaché à l'Académie des Métiers d'Arts de Paris. Nous n'avons
identifié aucun concurrent sur notre zone géographique. Notre enquête qualitative
a révélé un besoin, celui d'être accompagné mais aussi l’intérêt que porte la
nouvelle génération de créateur à pouvoir développer son activité en collectivité.
Les ateliers collaboratifs se développent pour toutes formes d'artisanat en France,
mais ils restent très dispersés sur le territoire. Si un concurrent venait à s'implanter
sur notre même secteur, il n'aurait pas intérêt à le faire à Toulouse car la
concentration de bijoutier-joaillier sera plus forte dès notre implantation.
Toutefois, si l'AtelieR'Ose connaît un fort succès, nous pourrions envisager d'ouvrir
d'autres ateliers ailleurs en France.
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Nos ambitions
Si le succès de l'AtelieR'Ose se confirme, nous envisageons un développement sur
le marché national avec peut-être la création d'autres ateliers dans les plus
grandes villes françaises comme Nantes, Bordeaux, Lille ou encore Nice. Avant
cela, nous souhaitons apprendre de nos expériences et améliorer toujours nos
services en les rendant plus complets et plus performants. Notre ambition est de
rester en phase avec les évolutions du métier et les nouvelles technologies.
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B- Rémunération de la valeur
1- Sources des revenus
Comme présenté précédemment, notre projet dispose de plusieurs sources de
revenus. La diversification des canaux de rémunération permettra, dans un
premier temps, une augmentation du chiffre d'affaires mais également une
compensation d'un canal par les autres canaux dans le cas où celui-ci ne générerait
pas le revenu attendu. Il faut savoir que les tarifs ont été évalués en fonction de
nos coûts et non en fonction des prix pratiqués sur le marché. D'autant plus que
notre seul concurrent est rattaché à une académie, ses tarifs ne sont donc pas
objectifs.
Nos adhérents peuvent avoir accès à notre espace sous forme d'abonnements
accessibles pour plusieurs durées. Nous proposons un accès à notre espace soit
pour un mois, pour trois mois, pour six mois ou bien pour douze mois. Ces
quatre forfaits sont consécutifs et non reportables, c'est-à-dire que si vous
n'êtes pas dans l'atelier un jour pendant le mois, il sera tout de même
comptabilisé, les jours ne pouvant pas être reportés.
Les tarifs d'abonnements sont les suivants:
- 900 euros HT pour un mois.
- 810 euros HT pour trois mois. 90% du tarif de base pour un mois.
- 720 euros HT pour six mois. 80% du tarif de base pour un mois.
- 675 euros HT pour douze mois. 75% du tarif de base pour un mois.
La domiciliation
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L'accompagnement
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La première étape était de reprendre le travail qui avait été réalisé lors du jeu
Création d’Entreprise Virtuelle. L’avantage étant que nous ne partions pas
complétement de zéro, mais avec quelques idées assez solides qui nous
permettent d’être assez structurés.
A- L’étude de marché
Lors de la première semaine de stage, nous nous sommes interrogés sur la
première étape à réaliser. Après réflexion, et discussions avec des personnes
présentes au Catalyseur, notre espace de travail, nous nous sommes orientés vers
l’étude de marché sans nous douter qu’il fallait commencer par réaliser une analyse
externe de l’environnement avec les outils d’analyse stratégique comme le PESTEL
et les 5 forces de Porter. C’est en faisant un point d’avancement avec Madame
Loup que nous nous sommes rendus à l’évidence. Cependant, l’étude de marché
se situe dans l’analyse de l’environnement, mais ce n’est pas la première étape de
cette partie.
Il faut savoir que dans le premier tiers de la durée du stage, Sophie et moi
travaillions ensemble, nous avons donc fait ensemble l’analyse stratégique de
l’environnement. Sur cette phase du projet, nous travaillions sur les mêmes tâches
mais à des niveaux différents pour ne pas se mélanger.
L’étude de marché permet d’identifier les composantes d’un marché ainsi que les
potentialités du marché. De plus, celle-ci nous permet de définir notre cible de
marché ainsi que la typologie des éventuels clients potentiels.
Dans un premier temps, nous n’utilisions pas le questionnaire pour collecter des
informations, mais une méthode semblable à l’entretien. Sophie a dans un premier
temps interrogé ses connaissances dans le milieu bijoutier-joaillier. Ses
connaissances étant limitées, nous avons établi des critères des personnes
potentiellement interrogeables. Nous avons réalisé un document Excel comprenant
la liste des écoles de bijouterie-joaillerie en France, celui-ci est en annexes.
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Nous avons réalisé un post Facebook posté dans le groupe « Artisans bijoutiers de
France » vous pouvez le consulter en annexes. Nous avons également contacté
des personnes sur des groupes fermés de Bijouterie sur le réseau social Facebook.
Nous leur demandons tout d’abord à tous s’ils veulent bien répondre à quelques
questions individuellement.
Cependant, nous nous sommes rapidement rendus compte que ce n’était pas la
bonne méthode à utiliser pour collecter des informations dans ce milieu. Cette
méthode prend du temps et ajouté à cela, il est difficile de convaincre une par une
les personnes pour leur poser des questions par téléphone ou par mail.
De plus, il est très difficile de trouver des personnes du milieu de la bijouterie-
joaillerie afin de leur faire passer un entretien individuel.
Suite à cela, nous nous sommes rendus à l’évidence qu’il fallait réaliser un
questionnaire qualitatif toujours, sous Google Forms. Ce questionnaire figure en
troisième annexe. Il est plus facile de convaincre une personne à répondre à des
questions via un questionnaire en ligne que par une communication directe.
Le questionnaire a également été transmis soit par mail soit par Facebook aux
écoles de bijouterie-joaillerie. Toutes n’ont pas répondu à notre demande, mais
nous avons récolté quelques résultats. Notamment, quelques jours plus tard où
j’ai reçu un appel d’une personne nommée Nathalie Bihan. Cette personne est la
directrice de l’école de Tane en Bretagne. Elle m’a contacté dans le but d’obtenir
davantage d’informations afin de diffuser ou non notre questionnaire à ses élèves.
Elle voulait contrôler la fiabilité de notre projet pour s’assurer de la crédibilité de
notre demande, à savoir la diffusion de notre questionnaire à ses élèves.
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« Bonjour,
Je suis étudiant entrepreneur à l’Université Paul-Sabatier de Toulouse. Dans le
cadre d’une création d’entreprise, je réalise une étude de marché dans le domaine
de la bijouterie-joaillerie.
Pour ce faire, j’ai réalisé un questionnaire que je fais circuler dans les écoles de
bijouterie-joaillerie mais également aux personnes à leur propre compte ou aux
étudiants. Je vous contacte donc afin de compléter le questionnaire ci-dessous par
vous-même mais également par votre entourage professionnel si cela vous est
possible.
Merci pour votre collaboration.
Bien cordialement.
Guillaume Schmitt. »
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Cependant, ce logiciel ne permet pas de trier les réponses de type texte, or, les
plus importantes questions sont de ce type.
Ainsi, afin de trier les réponses ouvertes pour pouvoir réaliser des analyses, il a
fallu créer des réponses clés grâce aux réponses qui ont été plusieurs fois énoncées
ou les plus importantes.
Puis, une fois les mots clés repérés, je les ai rentrées dans un document Excel,
proposé en cinquième annexe. Il restait donc à compter le nombre de réponses
dont le sujet était en lien avec le mot clé, par exemple « problèmes financiers »
puis cela nous donne les proportions de réponses qui ressortent le plus.
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B- L’analyse externe
Nous aurions dû commencer par cette étape. En faisant un point d’avancement
par mail à Madame Loup, elle a su nous réorienter sur notre travail. En effet, ayant
commencé par l’étude de marché avec le questionnaire, nous n’avions pas encore
réalisé l’analyse externe de l’environnement grâce aux outils d’analyse PESTEL et
5 Forces de Porter. Nous avons reçu un appel de Madame Loup en nous disant de
commencer par la réalisation du PESTEL et des 5 Forces de Porter.
Afin d’analyser l’environnement externe, nous nous sommes demandés s’il fallait
analyser le marché des ateliers collaboratifs en globalité ou uniquement celui des
ateliers collaboratifs spécifiques aux bijoutiers-joailliers. Nous avons confirmé nos
réflexions avec l’avis de Madame Loup. Nous avons analysé les deux marchés,
celui des ateliers collaboratifs polyvalents et le marché des ateliers collaboratifs
spécialisés en bijouterie-joaillerie représenté par une seule entité.
Ces deux outils constituent une double analyse de l’environnement afin d’identifier
les menaces et les opportunités de l’entreprise.
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Les deux dernières prestations étant difficiles à trouver, je me suis renseigné sur
les méthodes des autres ateliers collaboratifs en France proposant ces types de
prestations. La réglementation est aussi très complexe à trouver, d’où l’absence
d’informations dans certaines parties du document en annexes.
Les six ateliers que j’ai contactés n’ont pas été très corrects dans leurs réponses,
soit ils n’ont pas le temps, soit ils n’ont pas l’information. Les deux ateliers
toulousains que j’ai contactés sont Atelier Bricoleur et l’atelier collaboratif
Vélorution.
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Retour en arrière
Un peu plus d’un mois après le début du stage, nous avons pris la décision
d’augmenter le nombre de places potentielles de dix à quinze places. Cela nous
permet d’augmenter nos revenus et de pouvoir plus sereinement établir nos
besoins. Dix adhérents par mois n’auraient pu rentabiliser les investissements. Les
listes du matériel ont été suite à cela toutes mises à jour pour répondre à quinze
adhérents au sein de l’atelier.
Ensuite, nous avons changé notre offre de domiciliation suite au rendez-vous avec
la comptable. En effet, l’ancienne troisième offre de la prestation domiciliation ne
convenait pas avec notre projet. Celle-ci était la proposition d’une domiciliation
postale et fiscale en plus de la réception et le renvoi du courrier. Or, nous ne
pouvons pas proposer une domiciliation fiscale puisque nous serons nous-mêmes
domiciliés pour ne pas dévoiler publiquement l’adresse de notre atelier. Ainsi, notre
promesse de sécurité est gardée. Nos clients ne pourront donc pas avoir l’adresse
du siège social de leur entreprise à l’adresse de notre atelier.
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D- Les estimations
1- Un matériel spécifique
Dès la fin du mois d’avril, nous avons commencé à créer les listes du matériel dont
nous avons besoin pour le lancement et l’activité du projet. Pour ce faire, nous
avons partagé en trois catégories les biens.
Tout d’abord le matériel important et présent dans l’atelier, cela comprend les
machines et l’outillage. Ensuite nous avons une seconde catégorie comprenant
tous les biens mobiliers qu’ils soient dans l’espace convivial ou bien dans l’espace
atelier. Enfin, nous avons créé une catégorie présentant les biens consommables,
c’est-à-dire les fournitures nécessaires à la production comme des solvants, des
papiers à poncer, des fournitures pour le ménage…
Cette liste dont vous pouvez retrouver en annexes a été réalisée en comparant
plusieurs fournisseurs.
Premièrement, pour les machines et outillages spécifiques à la bijouterie-joaillerie,
nous avons utilisé deux fournisseurs pour établir la liste. Ceux-ci étant Cookson
CLAL [Link] et Atelier La Trouvaille [Link] .
De plus, les deux premiers fournisseurs grâce auxquels nous avons pu faire la liste
ne sont pas comparables en terme de prestations. Le fournisseur Cookson CLAL
est bien plus complet que l’Atelier La Trouvaille. Ainsi pour certains outillages, il
n’y a pas de référence chez l’un des deux fournisseurs.
Ensuite, nous avons comparé les prix unitaires et totaux en fonction de la quantité
dont nous avons besoin, les biens sont donc classés par coût de revient à l’achat
dans le premier tableau uniquement en annexes, il s’agit des machines et
outillages.
Ce tri nous a permis premièrement de voir quels biens étaient les plus coûteux à
l’achat, et secondement de répartir l’achat des biens sous plusieurs années, trois
au total.
En effet, le papa de Sophie nous a conseillé de répartir l’achat du matériel sous
plusieurs années afin de réduire nos frais d’établissement. Nous avons donc réparti
les biens qui sont indispensables avec le sigle « I » et moins nécessaire avec le
sigle « C ».
Nous comptons pour la première année proposer huit postes, treize pour la
seconde année et enfin quinze postes durant la troisième année. Ainsi le matériel
qui a été jugé indispensable ou non, sera quantifié en suivant. Les machines seront
cependant toutes achetées pour la première année.
Enfin, il a fallu estimer le nombre de fois où l’on renouvelle les biens
consommables, dits consommables, ces biens doivent être en permanence
présents dans l’atelier. Ces biens renouvelables augmentent donc de 30% entre
les trois années.
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Pour terminer avec le matériel, nous avons également prévu son entretien. Après
avoir contacté le principal fournisseur qui ne propose pas une prestation
d’entretien, nous avons choisi de ne pas compter de coûts d’entretien la première
année, puis 1000 euros par an pour la vision à minima, 1500 euros pour la vision
neutre et 2000 euros pour la vision à maxima.
Par ailleurs, je me suis également renseigné sur les types de baux qui existent afin
de choisir quel bail nous devons contracter. Les recherches sur les baux sont en
annexes. Il existe deux type de baux pour les entreprises, un bail commercial et
professionnel. Leur description est dans le même document présent en annexes.
Avant de trouver un local, il faut connaitre les différents lieux qui correspondent à
notre activité. La recherche des lieux s’est aussi faite selon les trois visions car les
frais et les coûts au mètre carré ne sont pas les mêmes dans tous les quartiers de
Toulouse.
C’est pourquoi, le local dans la vision optimiste se situe à Compans Caffarelli au
cœur de Toulouse. Notre vision neutre se base sur un local situé à Langlade, au
sud de Toulouse en proximité des axes de transports. Enfin, la vision pessimiste
présente un local situé entre les Minimes et Barrière de Paris à Toulouse, plus
précisément à La Vache.
Au départ, nous avions prévu trois surfaces pour le local toujours selon les trois
visions. La vision à maxima était basée sur 230 mètres carrés, 200 pour la vision
neutre et 175 pour la vision à minima.
Puis, j’ai réalisé des recherches de locaux en fonction du lieu et non de la surface.
Ainsi, j’ai trouvé des locaux avec différentes surfaces et différents loyers, que j’ai
ensuite mis en rapport avec nos trois visions.
Pour la vision pessimiste, le loyer est de 24 000 euros par an soit 2 000
euros par mois pour 218 mètres carrés dans le quartier La Vache au nord
de Toulouse. Le local est au premier étage avec climatisation et dix places
de parking. Est à ajouter 2 880 euros de frais immobiliers pour ce local et,
environ deux mois de loyer à partager en deux avec le propriétaire. Le dépôt
de garantie s’élève à 3200 euros.
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Pour la vision neutre : dans le quartier de Langlade, j’ai trouvé une location
bureaux Le Phenix située au 118 route d’Espagne. 110 euros le mètre carré
de 100 à 5266 m². Au sixième étage, la surface est de 203,34 mètres carrés.
J’ai contacté Madame Sancerry pour avoir plus d’informations car son
agence, BNP Real Estate gère la location de cet espace. Elle m’a redirigé
vers le responsable de la location de ce local, sans suite.
Concernant la vision optimiste, le local est situé à Compans Caffarelli, pour
une location de 130 euros le m² de 164 à 598 m², soit 26 000 euros à
l’année pour 200 m². Location bureaux Toulouse 31200 Central Parc B.
Les captures d’écran des annonces des locaux sont en annexes.
Consommations énergies
Les consommations de gaz, d’eau et d’électricité ont aussi été prévues selon les
trois visions. Dans un premier temps, je me suis renseigné sur les consommations
moyennes des entreprises par secteur pour avoir un ordre d’idée. Par exemple, la
consommation moyenne des bijouteries-joailleries en gaz par an est en moyenne
de 9600 KWh pour le gaz, 13300 KWh pour l’électricité.
J’ai ensuite réalisé des estimations de consommation sur des sites de fournisseurs
adaptés. Cependant ces estimations ont été réalisées lorsque nous comptions
encore accueillir dix personnes dans l’atelier. Elles ont donc évolué au cours de la
période de stage.
Consommation d’électricité :
Pessimiste : 15000 KWh 1410,54 euros/an
Neutre : 18000 KWh 1659,07 euros/an
Optimiste : 21000 KWh 1907,60 euros/an
Consommation de gaz :
Pessimiste : 9600 KWh 592,25 euros/an
Neutre : 11000 KWh 651,37 euros/an
Optimiste : 14000 KWh 778,06 euros/an
Consommation d’eau :
Pessimiste : 300 m3 1020 euros par an
Neutre : 360 m3 1024 euros par an
Optimiste : 406,4 m3 1381,76 euros par an
Les montants en euros pour l’eau ont été estimés soit parce que le site de
simulation le donnait, soit parce que le prix de l’eau est de 3,4 euros en moyenne.
Les autres montants ont été calculés par les simulateurs.
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A cela, il faut ajouter les tarifs d’ouverture des compteurs d’eau et d’électricité :
24,08 euros et 18,26 euros.
Cependant, j’ai dû revoir ces montants puisqu’ils ont été estimés pour 15
adhérents, or, nous avons rechangé notre proposition de valeur passant à 8
adhérents potentiels la première année et treize la seconde.
Pour quinze adhérents, l’eau correspond à 1020 euros, le gaz 592,25 euros et
électricité 1410,54 euros.
J’ai établi une méthode simple et rapide, huit adhérents est égal à 53% de quinze
et treize adhérents est égal à 86% de quinze. J’ai donc changé les montants dans
les charges pour les deux premières années en fonction de ces pourcentages-là.
Communication
Nous n’avons pas prévu de dépenses liées à la communication sauf pour les cartes
de visite. En effet, nous avons choisi de ne pas faire de campagne de
communication trop élargie pour garder une certaine discrétion.
Après estimation, le coût des cartes de visite via un site spécialisé nous coûterait
à maxima 55,19 euros pour 200 cartes, 30,70 euros pour 100 cartes et 15,35
euros pour 50 cartes à minima.
J’ai donc recherché des offres de domiciliation d’entreprise sur Toulouse. J’ai trouvé
une domiciliation potentielle pour notre entreprise en centre de Toulouse par Dom
and Wort. Pour 17 euros hors taxes par mois, nous disposons d’une réception de
notre courrier et d’une domiciliation fiscale et postale.
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Le logiciel Gestion 360 est aussi une option envisageable, l’option neutre. Pour des
modules de gestion commerciale, de gestion des stocks, facturation, le tout coûte
420 euros + 169 euros d’installation pour la première année, puis 420 € les autres
années.
Puis pour la vision pessimiste, nous ciblons le logiciel Sage 50 Cloud Ciel Gestion
commerciale pour les mêmes services mais à un tarif de 44 euros par mois soit
528 euros à l’année.
J’ai donc pour estimer ces frais, retranscrit dans un premier temps, le nombre
d’adhérents à l’offre numéro deux de la domiciliation que j’avais estimé dans les
tableaux du chiffre d’affaires prévisionnel. L’offre numéro deux permet un renvoi
du courrier, ce renvoi est à notre charge.
Voici la retranscription :
J’ai ensuite consulté le site de La Poste afin de relever les tarifs de plusieurs
prestations.
Le prix d’une lettre recommandée équivaut à 5,92 euros pour 40 grammes, 10,80
euros pour 1500 grammes avec une indemnisation de 152 euros, et 11,90 euros
pour le même poids mais avec une indemnisation de 458 euros.
Le prix d’un colis équivaut à 16,95 euros pour deux kilogrammes avec 500 euros
d’indemnisation et un retour à la réception.
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Schmitt Guillaume GMOB2
Donc pour la vision pessimiste, j’ai compté pour 7*600 euros de frais d’avocats,
soit 4 200 euros. Pour la vision neutre, 8*600 euros, soit 4 800 euros et pour la
vision optimiste, 10*600 euros ce qui équivaut à 6 000 euros. Il se peut que nous
oublions certains documents à rédiger, j’ai donc établi une marge entre les visions,
les honoraires sont également différentes selon les avocats.
Intérêts :
A minima : Mensualité hors assurance = 1314,58€
Mensualité avec assurance = 1333,33 €
Pour un coût total du crédit de 4999,80 €
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4- La création de la société
Les estimations ont pu être réalisées lorsque nous connaissions le statut de
l’entreprise que nous allions prendre.
Le dépôt de marque à l’INPI qui coûte selon le site du service public 210
euros.
L’immatriculation au Registre du Commerce et des sociétés reviendrait pour
la création d’une SARL, EURL ou SNC à 45,48 euros.
Le dépôt des statuts coûte de 150 à 500 euros pour une société avec un
seul associé et de 250 à 1500 euros pour une société comportant plusieurs
associés.
Une apparition dans le journal des annonces légales coûte entre 150 et 250
euros.
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5- Travaux et aménagements
Après m’être renseigné sur Internet, il peut y avoir un changement d’activité du
local. Tout dépend dans quelle activité est inscrit le local. Si nous ne parvenons
pas à trouver un local avec une activité qui correspond à notre activité, alors il est
possible que nous devions réaliser une demande de changement d’activité du local.
Il faudra réaliser un aménagement intérieur avec changement de l’activité du local.
Faut-il encore que le locataire accepte cette condition. Il faut réaliser un permis de
construire avec plan aménagement, plan du projet, notice d’accessibilité avant
aménagement.
Cependant le père à Sophie m’a donné une fourchette sur les trois montants. 9000
euros pour la vision à minima, 12 000 euros pour la vision neutre et 14 000 euros
pour la vision à maxima.
Ces montants sont justifiés par la création de réseaux de gaz dans le local,
l’installation électrique adaptée au local et un système de ventilation.
La sécurité
En fin de stage, Sophie a réalisé un devis auprès d’un prestataire de sécurité en
bijouterie. Suite à ce devis, nous devons réaliser un investissement de départ de
20 000 euros pour le matériel qui sera installé dans notre atelier.
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Schmitt Guillaume GMOB2
Avant de changer mes estimations pour dégager 1200 euros par mois sur les trois
visions, j’avais prévu des autres montants pour chaque vision. Pour la vision à
minima, j’avais prévu 1200 euros, 1500 pour le neutre puis 1700 euros pour le
maxima. Or, étant donné que l’estimation du salaire est facultative dans la partie
financière, surtout pour un dirigeant, je me suis dit qu’il fallait mettre le minimum
pour toutes les visions.
Assurance chômage :
Assedic = 4% SB
AGS = 0,3% SB
Je me suis également fixé sur certaines informations sur internet pour tenter
d’estimer le montant des cotisations sociales et patronales.
En moyenne, le taux de charges sociales moyen est de 47% de la rémunération
nette. Exemple : pour toucher 2000 euros de salaire net, il faut sortir 2940 euros ;
47% * 2000 = 940 euros
Les charges sociales et patronales confondues s’élèvent en moyenne à 73% du
salaire net perçu par l’associé unique. Ex : 2000 de salaire net est égal à 3460
euros de salaire brut.
Si l’associé unique ne perçoit pas de salaire, seules les charges sociales minimales
devront être payées.
Les cotisations sociales sont calculées sur les salaires et intègrent les taxes sur
Traitements et salaires.
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Les impôts
L’estimation des impôts redevables a été le plus compliquée. Malgré les cours de
fiscalité, cette partie est très complexe à réaliser. De plus, certaines règles ont
encore évolué et d’autres ont été créées.
Une EURL peut toutefois opter pour une imposition de ses bénéfices à l’impôt sur
les sociétés, c’est pour cela que nous sommes rattachés à la SARL. Il est possible
de bénéficier du taux réduit d’impôt sur les sociétés à 15% si notre chiffre d’affaires
est inférieur à 7 630 000 euros et que notre capital est libéré à la clôture de
l’exercice. Notre bénéfice est imposé à 15% jusqu’à 38120 euros puis à 28%
jusqu’à 500 000 euros. Nous pouvons également opter pour l’option « réel
simplifié » qui permet d’opter pour une comptabilité de trésorerie.
Dans une société dont le statut est EURL, le gérant majoritaire a le statut de
travailleur non salarié (TNS).
A propos des impôts locaux, la taxe d’habitation est due uniquement pour les
locaux à usage d’habitation. Pour les entreprises, il s’agit de la cotisation foncière
des entreprises (CFE). L’expert-comptable, Cécile Thomas, après lui avoir posé la
question par mail, nous a informé qu’il fallait compter environ un mois de loyer
hors charges pour la cotisation foncière des entreprises, et à intégrer dans le
compte de résultat.
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E- La partie financière
Un mois après le début du stage, j’ai commencé le travail sur la réalisation de
l’étude financière avec les tableaux financiers. Cette partie du projet avec les
estimations sont les travaux qui m’ont pris le plus de temps.
J’ai donc commencé cet aspect en me renseignant sur tous les tableaux financiers
à réaliser. En voici la liste complète :
Le bilan prévisionnel est facultatif, il peut également s’établir dans le cas où nous
avons assez d’informations pour le réaliser. Dans notre cas, j’ai préféré ne pas le
compléter puisque de nombreuses estimations ne peuvent être faites.
J’ai également sur les conseils de professionnels comme Monsieur Mahéo prévu
d’établir trois visions, une pessimiste ou à minima, une neutre et une vision
optimiste ou à maxima. Cela permet de se faire plusieurs idées et avoir une vision
plus large des coûts et des besoins.
Pour établir les tarifs prévisionnels pour la réservation d’un poste de travail, je me
suis basé sur la méthode des objectifs en prenant en compte nos besoins et nos
dépenses. Voici les tarifs :
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J’ai ensuite réalisé les tableaux prévisionnels des autres prestations que nous
proposons à savoir la domiciliation, l’accompagnement et l’ouverture à des réseaux
de distribution. Ces tableaux figurent également en annexes. Le tableau de la
domiciliation présente le chiffre d’affaires prévisionnel pessimiste de la première
année tout comme le tableau du service accompagnement et formation.
Cependant, le tableau présentant la distribution en annexes est le chiffre d’affaires
prévisionnel de la seconde année puisque nous ne proposons pas la prestation
distribution dès le lancement de la société.
Pour réaliser les années N+1 et N+2, j’ai émis l’hypothèse que 30% des personnes
présentes en première année partent durant la deuxième. Et que les autres sont
encore présentes au sein de l’atelier, mais pour des longues durées.
Une fois les trois années réalisées avec les trois visions et les quatre types de
durées, j’ai créé un autre document Excel, placé en annexes, qui permet de
comparer et de retranscrire une évolution des chiffres d’affaires prévisionnels entre
les trois années.
Tous les tableaux financiers sont présentés en annexes, cependant pour des
raisons de nombre de pages d’annexes, il n’y a qu’une seule vision qui sera
représentée, il s’agit de la vision à maxima puisque la vision neutre est déjà dans
le business model.
J’ai choisi de ne pas compléter le tableau du bilan prévisionnel pour trois raisons.
Premièrement, nous ne disposons pas assez d’informations pour le compléter,
Deuxièmement, selon le site Le Coins des Entrepreneurs, « on estime 80% le
nombre de bilans prévisionnels qui s’avèrent trop optimistes suite aux
comparaisons ultérieures avec les premiers résultats réalisés », et enfin, le bilan
prévisionnel n’est pas un tableau financier prévisionnel. Le bilan est difficile à
estimer. Notre but n’est pas d’avoir des chiffres pour les avoir, mais pour se faire
une vraie idée sur la viabilité du projet.
De plus, notre entreprise n’a pas de besoin en fond de roulement puisque les
adhérents paieront en début de mois. Nous n’avons donc pas de créances clients.
Ajouté à cela le fait que nous n’avons pas d’importants stocks dans l’atelier, les
artisans achetant leur propre matière première.
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Les amortissements
Les durées d’amortissement sont majoritairement de dix ans. En effet, selon le site
compta-facile, « certaines PME sont autorisées à ne pas rechercher les durées
d’utilisation et à appliquer des durées d’usage fiscalement admises ».
Ici, nous sommes admis, voici les durées d’amortissement que l’on utilisera dans
la partie financière. Matériel dix ans ; Outillage dix ans ; Travaux et
aménagements huit ans ; Honoraires dix ans.
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Conclusion
A- L’analyse interne
L’analyse SWOT est incontournable dans un Business Plan, elle permet l’évaluation
de l’environnement interne du domaine d’activité stratégique. Cette analyse
s’appuie sur des actes et des faits, nous ne pouvons ainsi pas présenter de données
chiffrées dans ce rapport.
1- Forces – Strenghs
2- Faiblesses – Weaknesses
La capacité de notre atelier en terme de postes proposés est limitée.
Faible capacité financière.
3- Opportunités – Opportunities
Augmenter la capacité d'accueil dans notre atelier.
Implanter de nouveaux ateliers proches des lieux de formation ou dans
d’autres grandes villes françaises.
Allégement de la réglementation.
4- Menaces – Threats
La législation et les règles pénalisent les artisans et les commerçants du
milieu. Selon le site [Link]/, une simplification
administrative et fiscale, l’élargissement des horaires d’ouverture et
d’autres actions permettront de regagner de la compétitivité sur notre
territoire et auprès de la clientèle étrangère.
Le marché n’est pas développé, l’entrée de nouveaux concurrents directs
est donc possible.
Le coût des machines et de l’entretien de celles-ci peut augmenter.
Augmentation de la valeur des matières premières (or, argent…), donc perte
de pouvoir d’achat de nos clients et de leurs clients également.
La dégression des savoir-faire, l’artisanat en France se perd de plus en plus.
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B- Le retour d’expérience
La pertinence du projet
La substitution du stage pour travailler sur le projet a été un très bon choix. Nous
avons bien été entourés par les institutions qui nous encadrent. Nous avons dès le
début du stage défini les objectifs à remplir avant la fin, à savoir la réalisation du
business model. Le projet de Sophie sur lequel nous avons travaillé est un beau
projet qui demande du travail pour le mener à bien.
La cohérence
Sur l’ensemble des moyens mis à notre disposition, un seul est un peu partagé, il
s’agit de l’espace de travail sur le tiers lieu Le Catalyseur. Cet espace qui est censé
être convivial et dynamique, ne l’est pas totalement. Les groupes en son sein sont
déjà formés ce qui ralentit la phase d’intégration avec les personnes travaillant sur
l’espace de coworking.
En ce qui concerne l’encadrement par le PEPITE ECRIN, nous avons été
parfaitement suivis et encadrés via des ateliers et des formations tout au long de
la période du stage et même avant son commencement.
Synergie
Avec Sophie nous nous sommes très bien entendus jusqu’aux deux dernières
semaines de stage. Nous avons très bien travaillé ensemble, en étant
complémentaires l’un l’autre. Cependant, lors des deux dernières semaines du
stage, la différence de nos méthodes de travail a amené un aspect négatif sur la
communication et l’entente du duo. Les deux dernières semaines se différencient
complétement du reste de la période, nous avons eu quelques altercations, qui
heureusement n’ont pas eu un grand effet sur l’accomplissement des objectifs,
mais plus sur l’entente du duo. Nos méthodes de travail sur le long terme ne sont
pas en adéquation et ne peuvent être assemblées.
Efficacité
Les résultats obtenus à la fin de cette période sont, selon nous, cohérents avec les
objectifs visés, l’évaluation de notre travail pourra en témoigner mais nous avons
réalisé correctement et, en adéquation avec la méthode, le business model du
projet. La période de stage a permis grandement d’avancer sur le projet, la vision
sur celui-ci s’est nettement élargie, reste à Sophie de concrétiser le projet pour
mettre à profit le travail fourni durant les dix semaines.
Impacts
Le travail sur ce projet a personnellement eu plusieurs impacts. Premièrement, le
projet a vraiment permis de valider des compétences acquises ou mal maîtrisées
durant le Dut. Lors d’une création d’entreprise, la grande majorité des
compétences liées au Dut GEA sont utilisées. Je ressors donc de cette expérience
avec la conscience d’avoir acquis des compétences solides durant le Dut.
De plus, cette expérience m’a donné l’envie de me lancer également dans la
création d’une entreprise. Le travail, l’ambiance et le soutien de multiples acteurs
nous poussent à donner le maximum et à concrétiser le projet.
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