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DM 9

Ce document présente l'étude d'un endomorphisme f vérifiant une équation caractéristique donnée sur un espace vectoriel E. Il introduit des notions comme les projecteurs, les noyaux et images d'applications linéaires. Différents cas particuliers sont ensuite traités sur des espaces vectoriels comme R^3 et R2[X].

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MPSI 1 DL n˚9 - Pour le 1 2 avril 2023 2022-2023

Exercice 1

I - Etude du cas général

𝐸 désigne ici un ℝ-espace vectoriel non trivial, mais quelconque, et 𝑓 un endomorphisme de 𝐸


(𝑓 ∈ ℒ(𝐸)) vérifiant l’égalité :
𝑓 2 − 4𝑓 + 3𝐼 = 0
où l’on a posé I = Id𝐸 , application identité de 𝐸 (rappel : ici, 0 représente l’application nulle 0ℒ(𝐸) ).
1. Montrer que 𝑓 est un automorphisme de 𝐸 et exhiber 𝑓 −1 .
2. On note 𝑔 et ℎ les éléments de ℒ(𝐸) définie par 𝑔 = 𝑓 − 3I et ℎ = 𝑓 − I.
(a) Déterminer 𝑔 ∘ ℎ et ℎ ∘ 𝑔. En déduire deux inclusions, que l’on prouvera, liant chacune
deux ensembles parmi les quatre suivants : Im(𝑔), Im(ℎ), Ker(𝑔) et Ker(ℎ).
(b) Montrer que I peut s’écrire comme combinaison linéaire de 𝑔 et ℎ.
En déduire que 𝐸 = Im(𝑔) + Im(ℎ).
(c) On pose 𝐺 = Ker(𝑔) et 𝐻 = Ker(ℎ).
Prouver 1 que 𝐺 et 𝐻 sont des sous-espaces supplémentaires de 𝐸.
3. On note 𝑝 le projecteur sur 𝐺 parallèlement à 𝐻, et 𝑞 le projecteur sur 𝐻 parallèlement à 𝐺.
Faire un schéma illustrant cette situation et faisant apparaître les espaces 𝐺, 𝐻, un vecteur ⃗𝑥
quelconque, 𝑝(⃗𝑥) et 𝑞(⃗𝑥).
(a) Exprimer 𝑝 et 𝑞 à l’aide de 𝑔 et ℎ.
(b) Montrer qu’on a 𝑓 = 3𝑝 + 𝑞.
(c) Déduire des résultats précédents l’expression de 𝑓 𝑛 en fonction uniquement de 𝑝 et 𝑞 (et
de 𝑛 ⩾ 1).
(d) L’expression obtenue est-elle valable pour 𝑛 = −1 ?

II - Un premier cas particulier


⎛ ⎞ ⎛ ⎞
−1 2 −2 𝑥
Soit 𝐴 = ⎝ −2 3 −2 ⎠ : si 𝑋 = ⎝ 𝑦 ⎠ ∈ ℝ3 , on pose 𝜑 (𝑋) = 𝐴𝑋.
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
2 −2 3 𝑧
1. Justifier que 𝜑 ∈ ℒ (ℝ3 ) vérifie 𝜑2 − 4𝜑 + 3I = 0.
2. Montrer qu’il existe deux projecteurs 𝑝 et 𝑞 de 𝐸 = ℝ3 , que l’on explicitera, et des constantes
réelles 𝑎 et 𝑏 vérifiant : ∀𝑛 ⩾ 1, 𝜑𝑛 = 𝑎𝑛 𝑝 + 𝑏𝑛 𝑞.
3. Trouver, à l’aide de la question précédente, l’expression analytique de 𝜑𝑛 .
4. ⎧ ) ∈ ℝ3 ⎞
On définit trois suites (𝑢𝑛 )𝑛∈ℕ , (𝑣𝑛 )𝑛∈ℕ et (𝑤𝑛 )𝑛∈ℕ par (𝑢0 , 𝑣0 , 𝑤0⎛ et, pour tout 𝑛 ⩾ 0,
⎨ 𝑢𝑛+1 = −𝑢𝑛 + 2𝑣𝑛 − 2𝑤𝑛
 𝑢𝑛
𝑣𝑛+1 = −2𝑢𝑛 + 3𝑣𝑛 − 2𝑤𝑛 et on pose, pour 𝑛 ∈ ℕ, 𝑋𝑛 = ⎝ 𝑣𝑛 ⎠.
⎜ ⎟

𝑛+1 = 2𝑢𝑛 − 2𝑣𝑛 + 3𝑤𝑛
⎩ 𝑤 𝑤𝑛
1. On n’oubliera pas que 𝐺 = Ker(𝑓 − 3I) et 𝐻 = Ker(𝑓 − I), donc ⃗𝑥 ∈ 𝐺 équivaut à 𝑓 (⃗𝑥) =..., et ⃗𝑥 ∈ 𝐻 à 𝑓 (⃗𝑥) =...

–1/2–
(a) Déterminer 𝑢𝑛 , 𝑣𝑛 et 𝑤𝑛 en fonction de 𝑢0 , 𝑣0 et 𝑤0 (et de 𝑛).
(b) A quelle condition sur 𝑋0 les trois suites convergent-elles simultanément ?

III - Un second cas particulier

On considère maintenant l’application 𝜓 définie sur ℝ2 [𝑋] par, pour tout 𝑃 = 𝑃 (𝑋) ∈ ℝ2 [𝑋] :
𝜓 (𝑃 (𝑋)) = (𝑋 2 + 1) 𝑃 (1) + 𝑃 (𝑋) i.e 𝜓(𝑃 ) = 𝑃 (1)(𝑋 2 + 1) + 𝑃 .
1. Montrer que 𝜓 est bien un endomorphisme de ℝ2 [𝑋].
2. Montrer que 𝜓 2 − 4𝜓 + 3𝐼 = 0.
3. Justifier que 𝜓 est un automorphisme de ℝ2 [𝑋] et exprimer 𝜓 −1 (𝑃 (𝑋)) à l’aide de 𝑃 (1) et
de 𝑃 (𝑋).
4. Montrer qu’il existe deux projecteurs 𝑝 et 𝑞 de 𝐸 = ℝ2 [𝑋], que l’on explicitera, et des constantes
réelles 𝑎 et 𝑏 vérifiant : ∀𝑛 ⩾ 1, 𝜓 𝑛 = 𝑎𝑛 𝑝 + 𝑏𝑛 𝑞.
5. Préciser Ker(𝑝) et Ker(𝑞) sous forme d’espaces vectoriels engendrés.
6. Donner l’expression de 𝜓 𝑛 (1 + 𝑋 + 𝑋 2 ).
7. Cette question est largement indépendante de ce qui précède.
On note Δ, l’endomorphisme (dérivation) de ℝ2 [𝑋] défini par Δ(𝑃 ) = 𝑃 ′ .
Les endomorphismes 𝜓 et Δ de ℝ2 [𝑋] commutent-ils ?
On note 𝒮 l’ensemble des polynômes de ℝ2 [𝑋] tels que (Δ ∘ 𝜓)(𝑃 ) = (𝜓 ∘ Δ)(𝑃 ) : justifier que
𝒮 est un sous-espace de ℝ2 [𝑋], et en déterminer une base.

–2/2–

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