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Définition de l'hydrogène vert

Le document définit l'hydrogène vert comme étant produit par électrolyse de l'eau à l'aide d'électricité renouvelable. Il décrit trois technologies d'électrolyse: alcaline, PEM et haute température, en expliquant leurs avantages et inconvénients.

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Définition de l'hydrogène vert

Le document définit l'hydrogène vert comme étant produit par électrolyse de l'eau à l'aide d'électricité renouvelable. Il décrit trois technologies d'électrolyse: alcaline, PEM et haute température, en expliquant leurs avantages et inconvénients.

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Définition de l’hydrogène vert 

L’hydrogène fabriqué à partir d’un processus d’électrolyse de l’eau est dit vert si ce


dernier est réalisé à partir d’électricité renouvelable.
L’électrolyse est un processus qui vise à décomposer l’eau (H2O) à l’aide d’un
courant électrique. On obtient alors du dioxygène O2 et du H2.

Il existe 3 technologies d’électrolyse

 Électrolyse Alcaline : procédé le plus mature car le plus employé dans


l’industrie de production chimique et de carburants pour véhicules. Le procédé
d’électrolyse alcaline est une technologie qui divise l’eau entre deux électrodes
baignant dans un électrolyte basique (potasse). Cela permet de produire de
l’oxygène à l’anode réductrice et dégage l’hydrogène à la cathode oxydante.
Cependant, ce processus d’électrolyse n’est pas très flexible pour une
application aux énergies renouvelables intermittentes qui exigent de répondre à
des arrêts démarrages fréquents, d’avoir une charge partielle efficace et une
dynamique d’opération. 

 Électrolyse PEM (Proton Exchange Membrane) : les électrolyseurs PEM ont


connu un développement plus récent, et sont actuellement en plein essor. Dans
une cellule d’électrolyseur PEM, les deux électrodes (anode et cathode) sont
séparées par une membrane en polymère solide échangeuse de protons. La
technologie PEM peut fonctionner sur une large plage de puissance, répondre à
des variations rapides de charges, et son temps de démarrage à froid est plus
court que celui de l’alcalin. Le procédé reste cependant assez onéreux en
raison de sa membrane en polymère et de catalyseurs à base de métaux nobles
(Pt, Ir).

 Électrolyse à Haute Température (SOEC) : la technologie SOEC (solid oxide


electrolyzer cell) en est aujourd’hui à un stade moins avancé, et vise de hauts
rendements de conversion d’électricité en hydrogène. Elle ne sera
commercialisée qu’en 2025, voire 2030. Son principe consiste à électrolyser de
la vapeur d’eau à la cathode à haute température (700 à 800°C), ce qui permet
de réduire fortement la consommation d’électricité. Cette chaleur peut être
récupérée sur les gaz produits et nécessite l’utilisation de matériaux spécifiques.
Ainsi, l’électrolyte et les électrodes sont conçus à base de céramiques
conductrice d’ions O2-. La spécificité de cet électrolyseur réside dans son
pouvoir de réversibilité. Il fonctionne en mode pile à combustible et peut
convertir de l’électricité en hydrogène mais aussi produire de l’électricité à partir
d’hydrogène. Son rendement est élevé. Cependant encore cher, on est loin de
la commercialisation. Il présente également une faible longévité en raison de la
fragilité des matériaux et de la durée de vie limitée des céramiques.

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