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Chapitre II

Ce chapitre traite du coefficient d'échange global d'un échangeur de chaleur, en prenant en compte les résistances thermiques internes et externes, ainsi que la résistance due à l'encrassement. Il présente les formules permettant de calculer le coefficient d'échange global propre ou sale.

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Chapitre II

Ce chapitre traite du coefficient d'échange global d'un échangeur de chaleur, en prenant en compte les résistances thermiques internes et externes, ainsi que la résistance due à l'encrassement. Il présente les formules permettant de calculer le coefficient d'échange global propre ou sale.

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Chapitre II Coefficient d’échange global

II.1 Coefficient global d’un échangeur de chaleur

Le coefficient global (U) pour tout échangeur de chaleur, est une fonction des coefficients de
convection internes et externes, des résistances de l’encrassement et la résistance des tubes.
Comme montré dans le cas de l’analyse thermique d’un cylindre (figure II.1), le flux de chaleur à
travers le réseau est donné par :
T  TS 1 TS 1  TS 2 TS 2  Te
Q i   (II.1)
1 ln(re / ri ) 1
hi A 2 kL he A

Donc, on aura :
Ti  Te
Q (II.2)
R
Avec R : la résistance totale au transfert dépendante du type de transfert de chaleur et du système
concerné.
1
- Pour le cas d’une convection : R  (II.3)
hA
ln(re / ri )
- Pour le cas d’une conduction dans un cylindre (échangeur à tube) : Rparoi  (II.4)
2 kL
e
- Pour le cas d’une conduction dans une plaque (solide) : R  (II.5)
kA

Fluide
froid

Fluide
chaud

Transfert de
chaleur

Ti
Fluide
Fluide chaud TS1 TS2 froid

Te
Ai Ae
hi he

Ti Te

Figure II.1: réseau de résistance thermique associé à un échangeur coaxial

1
Chapitre II Coefficient d’échange global

Selon la figure I.1, la somme des résistances en série donne:

1 ln(re / ri ) 1
R  Ri  Rparoi  Re    (II.6)
hi A 2 kL he A

Le flux de chaleur peut être aussi exprimé en fonction du coefficient global noté U:

T
Q  UAT  (II.7)
R

Alors le coefficient d’échange global U s’écrit sous la forme :

1
U (II.8)
RA

Il faut noter que tous les coefficients global est associé à une surface d’échange choisie. Le problème
ce qui en général la surface intérieure d’échange A i n’est pas égale à la surface extérieur Ae (cas d’un
tube), donc U doit être défini en fonction de Ai ou bien Ae.

On devrait avoir l’égalité suivante : U i Ai  U e Ae (II.9)

Par exemple, si U est basé sur la surface intérieure (A i), on aura :

1
Ui  (II.10)
1 Ai ln(re / ri ) A
  i
hi 2 kL he Ae

Si U est basé sur la surface extérieure (A e), on aura :

1
Ue  (II.11)
Ae A ln(re / ri ) 1
 e 
hi Ai 2 kL he

Remarque :

- Si l’épaisseur de la paroi d’échange est faible, alors la résistance thermique dû à la conduction


est négligeable (Rparoi ≈ 0), et les surfaces interne et externe de la paroi sont presque
identiques (Ai ≈ Ae). Alors l’équation (II.8) du coefficient d’échange global se simplifie à :
1
U (II.12)
1 1

hi he
- Des valeurs représentatives du coefficient d’échange global U sont données dans le tableau
(II.1) généralement disponible dans la littérature, en fonction des fluides en question et les
différents types d’échangeurs thermiques, Ces valeurs sont utilisées pour le dimensionnement
préliminaires des échangeurs de chaleur.

2
Chapitre II Coefficient d’échange global

Types d’échangeur de chaleur U (W/m2 °C)


Eau / eau 850 - 1700
eau / huile 100 / 350
Eau/ Kérosène ou gasoil 300- 1000
Réchauffeur alimenté par l’eau 1000-8500
Vapeur/ fioul léger 200-400
Vapeur/ fioul lourd 50-200
Condenseur de vapeur 1000 - 6000
Condenseur à fréon (refroidi à l’eau) 300-1000
Condenseur à l'ammoniac (refroidi à l’eau) 800 - 1400
Condenseur à l'alcool (refroidi à l’eau) 250-700
Gaz / gaz 10 - 40
Eau /air, dans l’échangeur tubes à ailettes (l'eau dans les tubes) 30-60
vapeur /air, dans l’échangeur tubes à ailettes (vapeur dans les 30-300
tubes)

Tableau II.1: Valeurs représentatives du coefficient global de transfert de chaleur

II.2 Coefficient global d’échange sale

Lorsque le coefficient global d’un échangeur de chaleur est calculé en tenant compte des résistances de
l’encrassement (figure II.2), il est appelé coefficient global de transfert sale, autrement dit il est
qualifié de propre.
Le produit de la résistance thermique dû à l’encrassement par la surface d’échange est appelé facteur
d'encrassement. Le facteur d'encrassement pour un nouvel échangeur thermique sera égal à 0 et
augmentera avec le temps lorsque les dépôts solides s’accumuleront sur les parois de l'échangeur, et
ce, jusqu’au nettoyage de l’échangeur. L'encrassement s'accentuera d'autant plus si la température
augmente et la vitesse des fluides diminue.
En tenant compte de cette résistance d’encrassement, la résistance totale dans le cas d’un tube devient :
1 1 R f ,i ln(re / ri ) R f ,e 1
R     (II.13)
UA hi Ai Ai 2 kL Ae he Ae

Il existe des tables donnant des valeurs représentatives du facteur d’encrassement recommandées par
TEMA (Tubular Exchanger Manufacturers Association) pouvant servir au dimensionnement des
échangeurs (tableau II.2). La plupart de ces valeurs ont un ordre de grandeur de 10-4 m2. °C/W, ce qui
correspond à la résistance thermique d’une couche de calcaire de 0,2 mm d’épaisseur et d’un mètre
carré de surface.

3
Chapitre II Coefficient d’échange global

Figure II.2: schématisation des différentes résistances thermiques d’une paroi

Fluides Valeurs moyennes de Rf ( m2 °C / W)


Eau de mer à T < 50 °C 9 10-5
Eau de mer à T > 50 °C 1,8 10-4
Eau de ville à T < 50 °C 2 10-4
Eau de ville à T > 50 °C 3,5 10-4
Eau saumâtre < 50 °C 1,8 à 3,5 10-4
Eau saumâtre > 50 °C 3,5 à 5,3 10-4
Eau de rivière 1,8 à 5,3 10-4
Liquides réfrigérants 1,8 10-4
Vapeurs réfrigérants 4 10-4
Fluides industriels organiques 1,8 10-4
Oil Fioul 8,8 10-4
Huile de lubrifiant pour moteur 1,8 10-4
Sels fondus 9 10-5
Vapeur d'eau non grasse 9 10-5
Vapeur d'eau grasse 2,5 à 4 10-4
Air comprimé 2 10-4
Produit de combustion de gaz naturel 9 10-4
Vapeur de CO2 2 10-4
Vapeur d’ammoniaque 2 10-4

Tableau II.2: Quelque valeur des résistances d'encrassement

II.3 Coefficient global d’échange en présence des ailettes

Nous savons que les ailettes sont ajoutées dans une surface d’échange dont le but d’améliorer le
transfert de chaleur, la surface augmente et la résistance totale au transfert thermique se réduit. En
conséquence avec l’inclusion de l’effet d’ailettes (surface étendue), le coefficient global d’échange
thermique est modifié comme suit :

4
Chapitre II Coefficient d’échange global

1 1 R f ,i ln(re / ri ) R f ,e 1
R     (II.14)
UA o hi Ai o Ai 2 kL o Ae o he Ae
Avec :  o est l’efficacité global des ailettes.
Le flux de chaleur est défini pour les surfaces côté fluide chaud et côté fluide froid, comme suit:
Q  o hA(Tb  T ) (II.15)
Où : Tb est la température de la surface de base,
A est la surface d’échange totale (surface des ailettes + surface sans ailettes).
L’efficacité global des ailettes est exprimé par :
Af
o  1  (1   f ) (II.16)
A
Avec : A f est la surface des ailettes,
 f est l’efficacité d’une seule ailette.

II.4 Coefficient d’échange convectif sans changement de phase

Les corrélations communément utilisées pour déterminer les coefficients d’échange par convection
sans changement de phases.

II.4.1 Rappels

Dans les phénomènes de transfert thermiques, nous sommes souvent conduits à utiliser les nombres
adimensionnels suivants :

Nombre de Reynolds :
VL   V L
Re   , cas de la plaque (II.17)
 
VD   V  D , cas du cylindre
Re   (II.18)
 
V: vitesse moyenne du fluide [m/s]
D, L: diamètre, longueur caractéristique [m]
: masse volumique du fluide [kg/m 3]
 : viscosité cinématique du fluide [m2/s]
: viscosité dynamique du fluide [kg/s.m]
Où : =  
Nombre de Nusselt :
h L
Nu  , cas de la plaque (II.19)
k
hD
Nu  , cas du cylindre (II.20)
k
D, L: diamètre, longueur caractéristique [m]
h: coefficient d'échange convectif [W/m² °C]
k : conductivité thermique du fluide [W/m.K]
Nombre de Prandtl :
  Cp 
Pr   (II.21)
k 

5
Chapitre II Coefficient d’échange global

Cp: capacité thermique massique du fluide [J/kg °C]


k : conductivité thermique du fluide [W/m °C]
: viscosité dynamique du fluide [kg/s.m]
 : viscosité cinématique du fluide [m2/s]
 : diffusivité thermique du fluide [m2/s]

II.4.2 Corrélations
 Cylindre, convection forcée interne
 Ecoulement laminaire : Re < 2000
Flux de chaleur constant : NuD=4.36
Température de surface constante : NuD  3.66

 Ecoulement turbulent : 0.7 <Pr < 160, Re > 104


NuD  0.023ReD 0.8 Prn (II.22)
n=0.4 lorsque la température de surface est > à la température du fluide (chauffage)
n=0.3 lorsque la température de surface est < à la température du fluide (refroidissement)
Remarque : Les deux précédentes corrélations concernant les écoulements internes dans les cylindre
s’utilisent aussi dans le cas d’autre géométries en faisant intervenir la notion de diamètre hydraulique
Dh définit par :
4S
Dh  (II.23)
P
Dh: diamètre hydraulique [m]
S : Section de passage [m 2]
P: périmètre mouillé [m]

 Écoulement dans l’espace annulaire :


- Pour un espace annulaire le diamètre hydraulique est D h=De-Di et le nombre de Nusselt est
exprimé comme suit :
 h  Dh
 Nu  i
 i k (II.24)

 Nu  e  D h
h


e
k
Les nombres de Nusselt pour un écoulement laminaire complètement développé dans un espace
annulaire avec une surface isotherme et l'autre adiabatique (Kays et Perkins) sont donnés par le
tableau suivant :
Di/De Nui Nue
0 - 3.66
0.05 17.46 4.06
0.1 11.56 4.11
0.25 7.37 4.23
0.5 5.74 4.43
1 4.86 4.86

Tableau II.3: Nombres de Nusselt pour un écoulement laminaire complètement développé dans un
espace annulaire avec une surface isotherme et l'autre adiabatique (Kays et Perkins)

- Pour un écoulement turbulent complètement développé, les coefficients de convection interne et


externe sont approximativement égaux, et l’espace annulaire peut être traité comme une conduite non

6
Chapitre II Coefficient d’échange global

circulaire avec un diamètre hydraulique Dh=De-Di. Dans ce cas, le nombre de Nusselt peut être
déterminé à partir d'une relation d'écoulement turbulent appropriée telle que l'équation citée au-dessus.
 Convection forcée autour d’un faisceau tubulaire
Dans le faisceau tubulaire, le nombre de Reynolds est basé sur la vitesse maximale V max liée à la
vitesse V comme suit:
En ligne :
ST
Vmax  V (II.25)
ST  D
Décalé avec SD   ST  D  / 2 :
ST
Vmax  V (II.26)
2  SD  D 
Où ST le pas transversal et SD est le pas diagonal.
Le nombre de Nusselt moyen pour un écoulement croisé à travers un faisceau tubulaire est exprimé:
hD
NuD   C RemD Pr n (Pr/ Prs )0,25 (II.27)
k
Où les valeurs des constantes C, m et n dépendent de la valeur du nombre de Reynolds. De telles
corrélations sont données dans le tableau II.4. Toutes les propriétés sauf Prs doivent être évaluées à la
moyenne arithmétique des températures d'entrée et de sortie du fluide défini comme T m = (Ti + To) / 2.
Prs est prise à Ts, qui est la température de la paroi.

(a) en ligne (b) en quinconce

Figure II.3: Arrangement des tubes (a) en ligne et (a) en ligne

Les corrélations du nombre de Nusselt pour un écoulement autour d’un faisceau tubulaire pour un
nombre de rangé N > 16 et 0.7< Pr <500 sont données dans le tableau II.1 suivant (Zukauskas, Ref.
15, 1987):

7
Chapitre II Coefficient d’échange global

Tableau II.4: Corrélations du nombre de Nusselt pour un écoulement autour d’un faisceau tubulaire
pour un nombre de rangé N > 16 et 0.7< Pr <500 (Zukauskas, Ref. 15, 1987).

Le nombre de Nusselt moyen pour un écoulement croisé à travers un faisceau tubulaire avec moins de
16 rangées N<16 est exprimé par :
NuD, NL  FNuD
Où F est le facteur de correction dont les valeurs sont donnés dans le tableau (II.5) au- dessous. Pour
N<16 et Re>1000 (Zukauskas, Ref. 15, 1987).

Tableau II.4: le facteur de correction (F) oour N<16 et Re>1000 (Zukauskas, Ref. 15, 1987).

 Ecoulement sur un plan

Le Nusselt moyen est donné par:


hL
Ecoulement laminaire : Nu   0.664 Re L 0.5 Pr1/3 Re L  5105 (II.28)
k

hL 0.6  Pr  60
Ecoulement turbulent : Nu   0.037 Re L 0.8 Pr1/3  (II.29)
510  Re L  10
5 7
k

II.5 Coefficient d’échange convectif avec changement de phase

II.5.1 La condensation
La condensation de vapeur est un phénomène qui intervient dans de nombreux domaines de
l’industrie : machines frigorifiques et pompes à chaleur, installation thermiques à vapeur, échangeurs
thermiques et systèmes de distillation dans les installations de liquide en écoulement. Elle se produit
lorsque la vapeur se trouve en contact avec un milieu dont la température est inférieure à la
température de saturation de la vapeur et s’accompagne d’un dégagement de chaleur important. On
distingue différents types de condensations selon la mouillabilité de la surface et les différentes formes
du condensat obtenu.
II.5.1.1 Condensation en film
La condensation en film se produit dans le cas où la vapeur se condense sur une surface mouillable
sous forme d’un film liquide continu. Celui-ci oppose alors une résistance thermique plus grande au
passage de la chaleur entre la vapeur et la paroi, du fait de la différence de température de liquide entre

8
Chapitre II Coefficient d’échange global

l'interface et la paroi et de l’épaisseur croissante du film liquide. Ceci entraine une nette diminution
des transferts thermiques le long de l’écoulement. Ce mode de condensation est le plus rencontré dans
les installations industrielles.

1800
Figure II. 4 : Condensation en film sur une plaque verticale

II.5.1.2 Condensation en gouttes


La condensation en gouttes est caractérisée par la formation de gouttes sur la paroi en contact avec la
vapeur ou lorsque le liquide n’adhère pas à la surface. Ce phénomène de la condensation en gouttes est
dû aux impuretés organiques adhérant à la surface qui influence l’angle de contact. Du point de vue
thermique, ce type de condensation augmente considérablement l'échange de chaleur avec la paroi,
puisqu'une partie de la surface froide reste en contact direct avec la vapeur ainsi une grande partie de
la surface en contact direct avec la vapeur et conduisant ainsi à des coefficients d’échanges thermiques
supérieures à ceux de la condensation en film. Cependant, ce type de condensation reste assez rare et
les appareils industriels sont généralement dimensionnés en admettant une condensation en film.

Figure II.5: Condensation en gouttes sur paroi froide.

II.5.1.2 Coefficient d’échange en condensation

 En régime laminaire, le coefficient de transfert thermique moyen pour la condensation sur une
plaque plane vertical d’une longueur L est donné par :
0.25
 g  (   v ) Lvkl 3 
h  0,943  l l  Re < 30 (II.30)
 l (Tsat  Tp ) L 
Où :

9
Chapitre II Coefficient d’échange global

Lv : est donnée par la relation au-dessous, qui tient compte de la chaleur latente de condensation et
du sous refroidissement du film de liquide par rapport à la température de saturation.
5
Lv  Lv   Cpl  (Tsat  Tp ) (II.31)
8

Le nombre de Reynolds peut être calculé par :

4  ex  l  um 4 m
Re   (II.32)
l b  l
Toutes les propriétés du liquide doivent être évaluées à la température du film de condensation
Tf = (Tsat + Tp)/ 2. Les Lv et ρv doivent être évalués à Tsat.
- Dans la zone de transition 30 < Re < 1800 la corrélation est donnée par :

1/3
Re kl  g  30  Re  1800
h    (II.33)
1, 08Re  5, 2  vl 2    v l
1,22

- En régime turbulent Re> 1800, le coefficient de transfert thermique moyen est exprimé par :
1/3
Re kl  g  Re  1800
h    (II.34)
  v l
0.5
8750  58Pr (Re  253)  vl 2 
0,75

Figure II.6 : Condensation en film laminaire sur une plaque plane verticale de largeur b.

Remarque :
- Ces corrélations restes valables pour une plaque inclinée en remplaçant g par g cos  ,  étant
l’angle entre la plaque et la verticale.
- Dans le cas d’une condensation à l’extérieur des tubes verticaux, la corrélation en régime
laminaire (Re<30) peut être utilisé, à condition que le diamètre de tube soit largement
supérieur à l’épaisseur du film laminaire de condensation.
 Le coefficient de transfert thermique moyen pour la condensation en film sur un tube extérieur
horizontal est déterminé par la corrélation suivante:
0.25
 g  (   v ) Lvkl 3 
h  0, 729  l l  Re  800 (II.35)
 l (Tsat  Tp ) D 
Où :
D est le diamètre du tube horizontal.

10
Chapitre II Coefficient d’échange global

Remarque :
- Cette corrélation peut être utilisée pour plusieurs tubes horizontaux empilés les uns sur les
autres sur une rangée en remplaçant D dans le dénominateur par N x D (N est le nombre de
rangée de tubes en vertical).
- Cette corrélation peut également être utilisée pour le cas d’une sphère en remplaçant la
constante 0,729 par 0,826.

 Pour les faibles vitesses de la vapeur, il est possible de déterminer le transfert de chaleur par
condensation en film à l'intérieur de tubes horizontaux par la corrélation suivante :

0.25
 g  (   v )kl 3 3 
h  0,555  l l ( Lv   Cpl  (Tsat  Tp )  (II.36)
 l (Tsat  Tp ) 8 
V D
Et Revapeur   v v  35000 (II.37)
 v 

II.5.2 Ebullition
L’ébullition est une vaporisation qui prend place lorsqu'un liquide est en contact avec une surface
maintenue à une température Tp suffisamment supérieure à la température de saturation Tsat du liquide,
généralement due à un apport de chaleur. La densité de flux de chaleur de l’ébullition q est exprimée
par la loi de Newton :
q  h Tp  Tsat  (W / m2 ) (II.38)
Le processus se caractérise par la formation de bulles de vapeur qui se développent puis se détachent
de la surface. La croissance et la dynamique des bulles de vapeur dépendent, de manière complexe, de
l’écart de température (Tp-Tsat). À son tour, la dynamique de formation de bulles affecte le mouvement
du liquide près de la surface et influence donc fortement le coefficient de transfert de chaleur.

II.5.2.1 Les différents régimes d’ébullition


L’étude de l’ébullition passe par le tracé de la courbe d’ébullition, qui fait apparaitre les différents
régimes d’ébullition en fonction de la densité de flux de chaleur q avec l’écart de température (Tp-Tsat).

Tp-Tsat (°C)

Figure II.7 : Courbe d’ébullition pour l’eau à une pression de 1 atm.

11
Chapitre II Coefficient d’échange global

 Ebullition par convection naturel (au point A sur la courbe d'ébullition)


Il n’y a pas encore naissance de bulles, le liquide est légèrement surchauffé et s’évapore sur la surface
libre de liquide en contact avec l’air. L’échange paroi- liquide dans ce régime d'ébullition est effectué
par convection naturelle.
h se calculant par les corrélations concernant la convection naturelle
 Ebullition nucléée (zone AC)
Dans ce régime, l’émission de bulles crée des mouvements convectifs intenses qui améliorent
notablement les échanges thermiques. Le régime d'ébullition nucléée peut être séparé en deux régions
distinctes.
Dans la région AB, aux faibles surchauffes des bulles isolées se forment à divers sites de nucléation
sur la surface chauffée. Mais ces bulles se dissipent dans le liquide peu de temps après leur séparation
de la surface. L'espace laissé libre par les bulles montantes est rempli par le liquide et le processus se
répète. On est alors en régime d’ébullition nucléée partiel.
Dans la région BC, si la température de surchauffe est encore augmentée, la vitesse des bulles
augmente et elles deviennent de plus en plus nombreuses au niveau de chaque site et se déplacent
jusqu’à la surface libre, où elles s’évaporent : c’est le régime d’ébullition nucléée pleinement
développé. Ces bulles se coalescent et isolent presque totalement la paroi par une couche de vapeur
presque continue. L’évacuation de la chaleur s’effectue principalement sous forme de chaleur latente
de vaporisation.
La corrélation la plus largement utilisée pour la densité du flux thermique dans le régime d’ébullition
nucléée a été proposée en 1952 par Rohsenow, exprimée comme suit:
3
 g ( l  v )   Cpl  (Tp  Tsat ) 
0.5

qnucléée  v Lv    C L Pr n 
(II.39)
    sf v l 
Avec : Csf : constante expérimentale caractérisant l’interaction fluide-paroi (voir tableau II.5),
n : constante expérimentale qui dépend du fluide,
 : tension superficielle liquide vapeur (N/m) (voir tableau II.6).

Tableau II.5 : Les valeurs de la constante expérimentale caractérisant l’interaction fluide-paroi

Tableau II.6 : Les valeurs de la tension superficielle pour la vapeur d’eau

12
Chapitre II Coefficient d’échange global

 Crise d’ébullition (Point critique C)


La couche de vapeur isole totalement la paroi du liquide et la chaleur ne peut plus se transmettre que
par l’intermédiaire de la vapeur de très faible conductivité thermique. L’augmentation brutale de la
résistance thermique va provoquer une brusque augmentation de la température de la paroi chauffante
du point C au point D de plusieurs centaines de degrés Celsius (dépasse largement 1000°C), on a
fusion de la paroi dans la plupart des cas, c’est pourquoi le point C est appelé le point critique ou burn-
out.
La détermination du point critique est capitale dans l’étude de l’ébullition pour d’évidentes raisons de
sécurité. La corrélation la plus utilisée pour déterminer cette densité de flux critique (maximal) est de
celle de Zuber :
0.25
qmax  Ccr Lv  g v 2 ( l  v )  (II.40)
Où Ccr est une constante dont la valeur dépend de la géométrie de l’évaporateur.
Pour les grands cylindres horizontaux, les sphères et de nombreuses grandes surfaces chauffées,
Ccr= 0,131.

 Ebullition transitoire (zone CD)


C’est un régime instable ou on peut trouver l’ébullition nucléée ou l’ébullition en film. Si la
surchauffe augmente, l’effet de la couche de vapeur isolant dure plus longtemps, il s’ensuit une
diminution de la densité du flux.
Pour la phase transitoire, il n’existe pas de corrélations précises donnant l’expression de densité du
flux, quoique Le flux de chaleur minimal, qui se produit au point de Leidenfrost, présente un intérêt
pratique dans la mesure où il représente la limite inférieure de la densité du flux de chaleur dans le
régime d’ébullition en film.
L’expression de densité du flux minimal pour une plaque plane horizontale est donnée par Zuber :
0.25
  g ( l   v ) 
qmin  0, 09 v Lv  2 
(II.41)
 ( l   v ) 

 Ebullition en film (zone DE)


Dans cette zone d’ébullition en film (pelliculaire) le transfert de chaleur de la paroi vers le liquide
s’effectue par conduction et par rayonnement (qui devient significatif à haute température) à travers le
film de vapeur stable.
Dans ce cas, Bromeley a développé la corrélation donnant la densité du flux thermique pour
l’ébullition en film sur un cylindre horizontal ou une sphère de diamètre D est donné par :

0.25
 gkv 3 v ( l  v )  Lv  0.4  Cpv  (Tp  Tsat )  
q film  C film    (Tp  Tsat ) (II.42)
  v D (T p  Tsat ) 

Ou : kv est la conductivité thermique de la vapeur en W/m°C et

0, 62 pour les cylindres horizontaux


C film  
0, 67 pour les sphères
Pour des valeurs très élevées de température (Tp >300 °C), le transfert de chaleur à travers le film de
vapeur par rayonnement devient important et doit être pris en compte dans la densité du flux total.
La densité du flux de chaleur par rayonnement est déterminée à partir de cette relation:
qray      (Tp 4  Tsat 4 ) (II.43)
Ou :  est la constante de Stephan-Boltzman,   5,67 10 W / m K
8 2 4

L’expression de la densité du flux total est déterminée par Bromely :


3
qtotal  q film  qray (II.44)
4

13

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