Analyse DL
Analyse DL
Classe de PC
Épreuve de Mathématiques 4
Correction
Dζ =]1, +∞[
X
On vient donc de montrer la convergence simple de fn sur Dζ .
b) Calcul de kfn k∞ : Pour tout n > 1 et tout x > 1, fn (x) = e−x ln n , d’où le tableau de variations :
x 1 +∞
fn0 (x) −
1
Donc kfn k∞ = .
1 n
fn n
0
X1 X
Conclusion : Comme diverge (d’après Riemann, α = 1), kfn k∞ diverge et
n
X
fn ne converge pas normalement Dζ
c) Sur votre copie, vous ne faites pas un second tableau de variations : vous rajoutez a et fn (a) dans le tableau
précédent.
Calcul de kfn k∞ : Calculons kfn k∞ = sup |fn (x)| à l’aide du tableau de variations précédent :
x∈[a,+∞[
x 1 a +∞
1
fn0 (x) − Donc kfn k∞ = a .
n
X 1
1 Or converge (d’après Riemann, a > 1).
Xna
fn n 1 Donc kfn k∞ converge.
na
0
Conclusion :
X
fn converge normalement sur [a, +∞[
1
DST 4
X
d) D’après 1c, fn converge normalement sur tout intervalle [a, +∞[ de Dζ avec a > 1, donc sur
tout segment de Dζ .
X
Donc fn converge uniformément sur tout segment de Dζ .
Or, pour tout n ∈ N∗ , fn est continue sur Dζ .
Donc, d’après le théorème de continuité des séries de fonctions,
La fonction ζ est continue sur Dζ
2) Variations de ζ.
a) Une fonction f est dite croissante sur I si et seulement si
b) Soit (x, y) ∈ Dζ2 , tels que x 6 y. Comme fn est décroissante (cf 1b) pour tout n > 1,
D’où
La fonction ζ est décroissante sur Dζ
2
DST 4
ii) Soit x ∈ Dζ .
" #+∞
t−x+1
Z +∞ Z +∞
dt dt 1
D’après Riemann (x > 1), converge et, de plus, = = .
1 tx 1 tx −x + 1 1
x−1
D’après Chasles,
+∞
XZ n Z +∞
dt dt 1
= =
n=2 n−1
tx 1 tx x−1
+∞
X Z n+1 Z +∞
dt dt 1
En intégrant à partir de t = 2, on trouve = = .
n=2 n
tx 2 tx (x − 1)2x−1
En sommant l’encadrement de la question 3(a)i entre 2 et N , il vient
N Z n+1 N N Z n
X dt X 1 X dt
∀N > 2, 6 6
n=2 n
tx n=2
nx n=2 n−1
tx
Conclusion :
1 1
∀x ∈ Dζ , 1+ 6 ζ(x) 6 1 +
(x − 1)2x−1 x−1
b) Étude au voisinage de x = 1.
1
i) Comme lim = +∞, par minoration (3(a)ii),
x→1+ (x − 1)2x−1
lim ζ(x) = 1
x→+∞
4) Fonction de Dirichlet.
1
a) Soit x ∈ R∗+ . La suite (an ) définie par an = x
est positive, décroissante et de limite nulle (x > 0).
nX
Donc, d’après le critère des séries alternées, (−1)n−1 an converge.
X
La série (−1)n−1 fn converge simplement sur ]0, +∞[.
3
DST 4
b) Soit x > 0. D’après le critère des séries alternées, la limite ` = F (x) est encadrée entre U2n et
+∞
X
U2n+1 , où Un = (−1)n−1 an .
n=1
Pour n = 1, il vient
U2 6 F (x) 6 U3
C’est-à-dire
1 1 1
1− x
6 F (x) 6 1 − x + x
2 2 3
c) Soit n ∈ N∗ fixé.
X
D’après le critère des séries alternées, le reste Rn = (−1)k−1 ak est majoré, en valeur absolue,
k=n+1
par le premier terme négligé, an+1 :
n
X 1
∀x ∈ [a, +∞[, ζ(x) − (−1)k−1 fk (x) = |Rn | 6 fn+1 (x) =
k=1
(n + 1)x
n
X 1
=⇒ ∀x ∈ [a, +∞[, ζ(x) − (−1)k−1 fk (x) 6 (par décroissance de fn+1 )
a
k=1
(n + 1)
n
X 1
=⇒ kζ − (−1)k−1 fk k∞ 6 (en passant au sup)
k=1
(n + 1)a
n
1 X
Conclusion : Comme lim = 0 (a > 0), par majoration, lim kζ − (−1)k−1 fk k∞ = 0
n→+∞ (n + 1)a n→+∞
k=1
et
X
(−1)n−1 fn converge uniformément sur [a, +∞[
On a convergence normale pour a > 1, mais pour a ∈]0, 1] il n’y a pas convergence normale, cf 1b et 1c.
d) Pour tout n ∈ N∗ , (−1)n−1 fn est continue (car fn l’est) sur [a, +∞[, et
X
(−1)n−1 fn converge
uniformément sur [a, +∞[, donc d’après le théorème de continuité des séries de fonctions, F est
continue sur [a, +∞[.
[a, +∞[= R∗+ :
[
Ceci est valable pour tout a > 0, donc sur
a>0
C’est une autre façon de rédiger la question. On pouvait évidemment rédiger comme au 1d, et vice-versa.
e) Soit x > 1,
+∞ +∞
X (−1)n−1
X 1
ζ(x) − F (x) = −
n=1
nx n=1 nx
+∞
1 + (−1)n = 0 si n = 2k + 1 impair
(
X1 + (−1)n
= Or
n=1
nx 1 + (−1)n = 2 si n = 2k pair
+∞
X 2
= x
k=1
(2k)
+∞
1 X 1
=
2x−1 k=1
k x
Ainsi,
∀x ∈]1, +∞[, ζ(x) − F (x) = 21−x ζ(x)
4
DST 4
1
Donc, par encadrement, 2x F (x) − 1 − = o(1), puis
2x
1 1
F (x) = 1 − x + o x
2 2
Ainsi,
ζ(x) = (1 + 21−x + o 21−x )F (x)
2 1 1 1 1 1
= 1+ x +o x 1− x +o x (car 21−x = =2× )
2 2 2 2 2x−1 2x
2 1 1
=1+ x − x +o x
2 2 2
Conclusion : au voisinage de +∞,
1 1
ζ(x) = 1 + x
+o x
2 2
5) Dérivabilité de ζ.
a) Soit n ∈ N∗ . Pour tout x ∈ Dζ , fn (x) = n−x = e−(ln n)x donc fn est C ∞ sur Dζ et
(− ln(n))k
∀k ∈ N∗ , ∀x ∈]1; +∞[, fn(k) (x) = (− ln n)k e−(ln n)x =
nx
(− ln n)k x+1
b) Question de cours. Soit x > 1 et k ∈ N∗ . Posons un = et α = > 1.
nx 2
1−x
nα |un | = (ln n)k nα−x Or α − x = <0
2
1−x
= (ln n)k n 2 −−−−−→ 0 par croissance comparée
n→+∞
1 X 1
α
Donc n |un | = o(1), puis un = o . Or converge (Riemann, α > 1).
nαX nα
Donc par théorème de comparaison, un converge absolument donc converge.
X (− ln n)k
La série est convergente
n nx
c) Lors d’une question « à tiroirs » de ce type, il faut bien structurer sa réponse. Ici, vous allez appliquer le
théorème de dérivation terme à terme. Pour ça, vous avez besoin de la convergence uniforme de la série
des dérivées,Xqui n’a pas été montrée plus haut. Pour ça, vous allez sans doute montrer la convergence
normale de fn0 ...
Structurez !
5
DST 4
ln n
∀x ∈ [a, +∞[, |fn0 (x)| =
nx
ln n
Donc, d’après l’étude effectuée au 1c, kfn0 k∞ = .
na
X ln n
Or, d’après 5b avec k = 1, converge, donc
na
fn0 converge normalement sur [a, +∞[
X
n=1
nx
+∞
ln n
• Variations de ζ sur Dζ : ∀x ∈ Dζ , ζ 0 (x) = −
X
< 0 donc
n=1
nx
d) Montrons que ζ est de classe C k sur Dζ pour tout k ∈ N∗ , par la même méthode qu’à la question
précédente. Soit k ∈ N∗ .
fn(k) sur [a, +∞[ : Soit a > 1. Soit n ∈ N∗ fixé, d’après a),
X
• Convergence normale de
(ln n)k
∀x ∈ [a, +∞[, |fn(k) (x)| =
nx
(ln n)k X (ln n)k
Donc, d’après 1c, kfn(k) k∞ = et comme d’après 5b , converge,
X
na na
fn(k) converge normalement sur [a, +∞[
X
• Convergence uniforme de fn(k) sur tout segment de ]1, +∞[ : Comme lors de la question
X
c), fn(k) converge normalement sur tout segment de ]1, +∞[, donc uniformément sur tout
segment de ]1, +∞[.
• Théorème de dérivation terme à terme :
◦ Pour tout n ∈ N∗ , fn est de classe C k sur Dζ .
X
◦ Pour tout i ∈ J0, k − 1K, fn(i) converge simplement sur Dζ d’après 5b.
X
◦ fn(k) converge uniformément sur tout segment de Dζ d’après ci-dessus.
Donc, d’après le théorème de dérivation terme à terme (C k ) des séries de fonctions,
+∞
lni n
La fonction ζ est de classe C sur Dζ et ∀i ∈ J0, kK, ∀x ∈ Dζ , ζ (x) = (−1)
X
k (i) i
n=1
nx
6
DST 4
En conclusion,
+∞
lnk n
La fonction ζ est de classe C ∞ sur Dζ et ∀k ∈ N∗ , ∀x ∈ Dζ , ζ (k) (x) = (−1)k
X
n=1
nx
• Fonction H : Soit x ∈]0, +∞[. De même, ∀t ∈ R+ , |e−tx cos(t)| 6 e−tx . Donc, par théorème de
Z +∞
majoration, e−tx cos(t) dt converge absolument donc converge.
0
2) a) Le plus simple est d’appliquer l’inégalité des accroissements finis entre 0 et t. Mais par la méthode générale
« comparer à 0 et dériver », on trouve aussi le résultat. Pour pouvoir dériver, il faut commencer par se
défaire des valeurs absolues, donc se placer sur un intervalle où le sinus est positif.
Pour tout t > 1, | sin(t)| 6 1 6 t.
Pour tout t ∈ [0, 1] ⊂ [0, π], sin(t) > 0 donc l’inégalité à prouver s’écrit sin(t) 6 t.
Posons, pour tout t ∈ [0, 1], f (t) = sin(t) − t. La fonction f est C 1 et f 0 (t) = cos(t) − 1 6 0.
Donc f est décroissante. Comme f (0) = 0, f 6 0. Ainsi,
∀t ∈ R+ , | sin(t)| 6 t
7
DST 4
b) Méthode : question b), essayons d’utiliser a). Soit x > 0. D’après a), ∀t ∈ R∗+ , | sin(t)| 6 |t|, donc
sin(t) −xt
∀t ∈ R∗+ , t e 6e
−xt
En intégrant, il vient
Z +∞
sin(t) −xt
|F (x)| 6 t e dt
Par inégalité de la moyenne
0
" #+∞
+∞ e−xt 1
Z
6 e−xt dt = = Vous avez bien sur vérifié que x 6= 0
0 −x 0
x
1
Or lim = 0, donc, par encadrement,
x→+∞ x
lim F (x) = 0
x→+∞
3) Une fonction définie par une intégrale, et il faut montrer qu’elle est C 1 : c’est le théorème de Leibniz (ou théorème
de dérivation sous le signe somme). Il reste à l’appliquer méthodiquement, en structurant bien sa réponse.
Soit a > 0. Montrons que F est C 1 sur [a, +∞[. Posons D = [a, +∞[, I =]0, +∞[ et
sin(t) −xt
∀(x, t) ∈ [a, +∞[×]0, +∞[, h(x, t) = e
t
• ∀t ∈ I, la fonction x 7→ h(x, t) est de classe C 1 sur D car exp l’est ;
• ∀x ∈ D, la fonction t 7→ h(x, t) est intégrable sur I (d’après 1)) ;
∂h
la fonction t 7→ (x, t) = −e−xt sin(t) est continue donc continue par morceaux sur I.
∂x
• Soit ϕ : R+ → R+ définie par ϕ(t) = e−at . La fonction ϕ est intégrable sur I car a > 0 et,
∂h −xt
∀(x, t) ∈ D × I, ∂x (x, t) = e sin(t) 6 e−xt 6 e−at = ϕ(t)
a>0
4) Soit x > 0.
Z +∞
H(x) + iG(x) = e−tx (cos(t) + i sin(t)) dt
0
Z +∞
= et(−x+i) dt
0
" #+∞
et(−x+i)
= −x + i 6= 0
−x + i 0
!
e t(−x+i) 1
= lim +
t→+∞ −x + i x−i
et(−x+i) 1 1 et(−x+i)
−tx it
Or = e e = e−tx , donc lim = 0. Ainsi,
−x + i | − x + i| | − x + i| t→+∞ −x + i
1 x+i x 1
H(x) + iG(x) = = 2 = 2
+i
x−i x +1 1+x 1 + x2
8
DST 4
1 1 z z a − ib
Vous devez savoir déterminer la partie réelle et imaginaire de : = = 2 = 2 .
a + ib z zz |z| a + b2
Ainsi, par identification des parties réelles et imaginaires,
x 1
∀x ∈ R∗+ , H(x) = et G(x) =
1 + x2 1 + x2
1
5) D’après 3), F 0 = −G. D’après 4), G(x) = pour tout x ∈ R∗+ . Ainsi,
1 + x2
π
∀x ∈ R∗+ , F (x) = Arctan (x) et F (1) = Arctan (1) =
4
t t t t t t t t
sin(t) = 2 sin cos = 2 2 sin cos cos 22 cos cos sin
2 2 4 4 2 2 4 4
n
t sin(t)
∀t > 0, ∀n ∈ N∗ ,
Y
cos =
t
2k n
k=1 2 sin n
2
9
DST 4
n n−1
2X
t 1 2k − 1
∗
Y
∀t > 0, ∀n ∈ N , cos k = cos t
k=1
2 2n−1 k=1
2n
D’après 1)c) et 2)
n n−1
2X
sin(t) t 1 2k − 1
Y
= cos k = cos t .
2n sin 2tn 2n−1 2n
k=1
2 k=1
En remplaçant,
n−1
sin(t) 1 2X 2k − 1
∀t > 0, = lim n−1 cos t
t n→+∞ 2
k=1
2n
Donc une interversion de limite avec une intégrale généralisée : il n’y a que le théorème de convergence dominée
qui puisse nous donner le résultat. On cherche donc au brouillon une majoration |fn | 6 ϕ avec ϕ intégrable.
10
DST 4
Posons ϕ(t) = e−xt pour tout t ∈ R∗+ . La fonction ϕ est intégrable sur R∗+ (critère des exponentielles,
β = x > 0).
• Pour tout n ∈ N∗ , fn est continue par morceaux sur R∗+ , car somme finie de fonctions continues.
sin(t) −xt
• La suite (fn ) converge simplement sur R∗+ vers f : t 7→ e , continue sur R∗+ , d’après 3).
t
• La fonction ϕ : t 7→ e−xt est intégrable sur R∗+ et, d’après le début de la question,
∀n ∈ N∗ , |fn | 6 ϕ
Z +∞ Z +∞
sin(t) −xt
Or, par définition de F , F (x) = e dt = f (t) dt. Conclusion :
0 t 0
n−1 Z
2X
1 +∞ 2k − 1
F (x) = lim cos t e−tx dt
n→+∞ 2n−1 k=1 0 2n
π
Posons x = 1. D’après la question 5 de la partie 1, F (1) = . Conclusion :
4
2X n−1
π 1
= lim 2n+1 .
4 n→+∞
k=1
(2k − 1)2 + 22n
11
DST 4
N −1
1 X
6) On cherche au brouillon à faire apparaître une formule du type f (k/N ), puis on rédige en posant claire-
N
k=0
ment f dès le début.
1
Posons f (x) = . Alors, pour tout n ∈ N∗ ,
1 + x2
n−1
2X 2X n−1
n+1 1 n+1 1
2 = 2
4k 2 + 22n 2k
2
k=0 k=0 22n 2n +1
n−1
2X
1 1
= 2
2n−1
2k
k=0 1+ 2n
n−1
2X
1 k
= f
2n−1 k=0
2n−1
N k
1 X
Or la fonction f est continue sur [0, 1], donc la somme de Riemann f converge vers l’inté-
N k=0 N
Z 1
grale f (x) dx (C’est l’origine mathématique de la méthode des rectangles en informatique) :
0
N k Z 1
1 X π
lim f = f (x) dx = [Arctan x]10 =
N →+∞ N N 0 4
k=0
n−1
2X
n+1 1 π
lim 2 =
n→+∞
k=0
4k 2 +2 2n 4
|4k − 1| 4 × 2n−1 + 1
6
(2k − 1)2 + 22n 1 + 22n
Conclusion,
n−1 + 1
6 4×2
n−1
1 1 1
∀k ∈ J0, 2
4k 2 + 22n − 2 2n 2n
× 2
4k + 22n
K,
(2k − 1) + 2 1+2
12
DST 4
n−1
2X
1 1
∗ n+1
8) Pour tout n ∈ N , posons un = 2 2 2n
− . Majorons :
k=0
4k + 2 (2k − 1)2 + 22n
n−1
2X
n+1
1 1
|un | 6 2 4k 2 + 22n − (2k − 1)2 + 22n
k=0
n−1
2X
n+1 4 × 2n−1 + 1 1
62 2n
× 2 D’après 7
k=0
1+2 4k + 22n
Or, d’après 6,
n−1
2X
n+1 1 π
lim 2 =
n→+∞
k=0
4k 2 +2 2n 4
D’où
n−1
2X
n+1 4 × 2n−1 + 1 1 π 4 × 2n−1 π
2 2n
× 2 2n
∼ × 2n
= n−1 −−−−−→ 0
k=0
1+2 4k + 2 4 2 2 n→+∞
n−1
2X 2X n−1
n+1 1 n+1 1
Retrouvons le résultat de la question 5 : 2 2 2n
= 2 + un Or
k=0
(2k − 1) + 2 k=0
4k + 22n
2
n−1
2X
n+1 1 π
lim 2 = et lim un = 0
n→+∞
k=0
4k 2 +2 2n 4 n→+∞
n−1
2X
1
Donc 2n+1 converge comme somme de suites convergentes et
k=0
(2k − 1)2 + 22n
n−1
2X
n+1 1 π
lim 2 =
n→+∞
k=0
(2k − 1)2 + 22n 4
13
DST 4
n
fn0 : Soit n ∈ N∗ fixé. Pour tout x ∈ R, |fn0 (x)| 6
X
• Convergence normale de , donc
3n
n
sup |fn0 (x)| = kfn0 k∞ 6
x∈R 3n
n X 1
Or, par croissance comparée, lim n3 3−n = 0, donc
n
= o(1/n2 ). Comme converge
n→+∞ 3X n2
n
(Riemann, α = 2 > 1), par théorème de comparaison, converge. Puis, par théorème de
3n
0
X
majoration, kfn k∞ converge.
fn0 converge normalement sur R.
X
Ainsi,
• Théorème de dérivation terme à terme :
◦ Pour tout n ∈ N∗ , fn est C 1 sur R ;
X
◦ fn converge simplement vers ϕ sur R d’après 1) ;
fn0 converge normalement donc uniformément sur R d’après ci-dessus.
X
◦
Conclusion : D’après le théorème de dérivation terme à terme des séries de fonctions,
+∞
n
La fonction ϕ est de classe C 1 sur R et pour tout x ∈ R, ϕ0 (x) =
X
cos(nx)
n=1
3n
3) La fonction z 7→ Im (z) est continue de C dans R, donc, pour tout suite convergente (un ) ∈ CN ,
lim Im (un ) = Im lim un
n→+∞ n→+∞
X eix n eix
Ainsi, comme converge (série géométrique de raison q = avec |q| < 1),
3 3
+∞ +∞
!
X sin(nx) X einx
= Im
n=1
3n n=1
3n
+∞
X 1 1 1 1
De plus, n
= × = . En conclusion,
n=1
3 3 1 − 1/3 2
+∞
!
1 X einx
∀x ∈ R, ϕ(x) = + Im
2 n=1
3n
eix +∞
X +∞
X 1
4) Comme, pour q = , qn = q qn = q , il vient
3 n=1 n=0
1−q
+∞
X einx eix 3
n
= ×
n=1
3 3 3 − eix
eix (3 − e−ix )
=
(3 − eix )(3 − e−ix )
3eix − 1
=
9 − 6 cos(x) + 1
3 cos(x) + 3i sin(x) − 1
=
10 − 6 cos(x)
14
DST 4
1 3 sin(x)
∀x ∈ R, ϕ(x) = +
2 10 − 6 cos(x)
+∞
0
X n cos(nx)
5) Soit x ∈ R. D’après 2), ϕ (x) = . De plus, en dérivant l’expression obtenue au 4),
n=1
3n
2
fn : Soit n ∈ N∗ fixé. Pour tout x ∈ R, |fn (x)| 6
X
6) • Convergence normale de , donc
3n
2
kfn k∞ 6
3n
X 1
Or converge (série géométrique de raison dans ] − 1, 1[), donc, par théorème de majoration,
X 3n X
kfn k∞ converge. Ainsi, fn converge normalement sur R.
• Théorème d’intégration terme à terme :
◦ Pour tout n ∈ N∗ , fn est C 0 sur [0, π] ;
X
◦ fn converge normalement sur R donc uniformément sur [0, π] vers ϕ d’après ci-dessus.
Conclusion : D’après le théorème d’intégration terme à terme des séries de fonctions,
Z π +∞ Z π
X 1
ϕ(x) dx = 1 + sin(nx) dx
0 n=1
3n 0
π
(−1)n−1 + 1
Z π
− cos(nx)
• Conclusion : comme, pour tout n ∈ N∗ , 1+sin(nx)dx = π + = π+ ,
0 n 0 n
Z π +∞
1 3 sin(x) π 1 X
+ dx = + ((−1)n−1 + 1)
0 2 10 − 6 cos(x) 2 n=1 n3n
Z π +∞
sin(x) X 1 n−1
dx = (−1) + 1
0 10 − 6 cos(x) n=1
n3n+1
15
DST 4
FIN DE L’ÉPREUVE
16
DST 4
Pour beaucoup de questions, chez beaucoup d’entre vous, vous avez fait des efforts, et une réponse juste
est à porté de main. Mais brusquement vous étudiez la suite au lieu de la série, vous écrivez fn au lieu de
(fn (x)) et ce n’est plus le bon objet !
Prenez le temps de vérifier ce que vous écrivez, de chercher une question jusqu’à être sûr de la réponse.
Remarques générales
• Lorsqu’on vous demande si une fonction est définie, il faut non seulement vérifier que l’on ne divise
pas par 0, qu’on ne prend pas la racine d’un nombre négatif, etc, mais aussi, dès qu’il y a une limite,
+∞ Z
X +∞
que cette limite existe. Dès qu’une formule contient ∞, il y a un limite : , etc. Et plus
n=0
généralement, dès que l’intégrale est généralisée.
Cf la formulation des exercices 9 et 10 de la feuille sur les suites et séries de fonctions (pour des séries
de fonctions) et 1, 2, etc... de la feuille sur les intégrales à paramètres pour les intégrales à paramètre.
•
Exercice 2 (D’après CCINP PSI 2020) 1.1) Premier paragraphe du cours sur les intégrales à
paramètre.
1.2)a) On ne dérive pas une valeur absolue. Jamais. On distingue des cas pour se débarrasser de la valeur
absolue.
1.2)b) C’est le b), les théorèmes n’ont pas l’air de s’appliquer : utiliser peut-être le a ?
Exercice 3
La fatigue se sent. Il ne faut pas hésiter à prendre de quoi grignoter (sucré) pendant une épreuve de 4h.
Donc : savoir reconnaître la série géométrique. Faire les calculs jusqu’au bout (q3 et 4), en se relisant si ça
ne colle pas (début à n = 1).
17