Phytodiversité de Tamesguida en Algérie
Phytodiversité de Tamesguida en Algérie
Département de biotechnologie
En Sciences Agronomiques
Thème :
Analyse floristique de la région de Tamesguida
(W. Médéa). Etude synthétique.
Présenté par :
Cheghnoun Asmaa et Amarouche Ibtissem
Nous remercions Dieu le tout puissant de nous avoir donné la santé et la volonté
d’entamer et de terminer ce mémoire.
Au terme de ce travail, il nous est agréable de remercier vivement tous ceux qui,
grâce à leur aide précieuse, ont permis sa réalisation jusqu’au bout.
Nos profonds remerciements vont également à tous les membres de cet honorable
jury qui ont bien eu l’amabilité de poser sur le présent travail leur clairvoyant regard
d’évaluateurs.
Au guide de mes désirs, au donneur avec plaisir, papa, ma fierté et mon pouvoir, qui nous a
appris, vouloir c’est pouvoir. Que Dieu te garde à nous, merci mon héros.
À mon cher fiancé *Billel * qui m’a soutenu dans les moments difficiles je prie Dieu de te
garder pour moi.
À ma meilleure amie et la plus proche de mon cœur Hadil et à toute la famille Messous.
À mes chers oncles et tantes, mes cousines, cousins et toute la famille Rabah.
À mon grand-père Mahfoud que Dieu lui procure bonne santé et longue vie.
À ma deuxième famille, tous les professeurs de notre spécialité et à tous mes collègues.
Ch. Asmaa
Dédicace
À ma deuxième famille, tous les professeurs de notre spécialité et à tous mes collègues.
A. Ibtissem
Résumé
L’analyse et l’évaluation des données relatives à la phytodiversité ont révélé que ce site recèle
une richesse floristique non négligeable par le fait qu’il héberge 169 taxons, dont la majorité
d’entre elles sont des espèces Méditerranéennes avec un taux de 37,27%. Ces espèces sont
groupées en 60 familles ; les Astéracées, les Fabacées, et les Brassicacées sont les trois
familles les mieux représentées par rapport aux autres familles.
Les Thérophytes (33,13%) et les Hémicryptophytes (26,03%) sont les mieux représentées par
rapport aux autres types biologiques.
La valeur patrimoniale est traduite par la présence des espèces endémiques, rares et protégées
à l’échelle nationale et/ ou internationale. Les espèces médicinales sont remarquables, ce qui
dénote d’un intérêt économique non négligeable.
-يتم ترجمة قيمة التراث من خالل وجود أنواع نباتية نادرة ومحمية وطنيا و /أو دوليا.
-األنواع الطبية مهمة و معتبرة في منطقة تمزقيدة هذا يدل على القيمة االقتصادية الكبيرة لها
مفتاح الكلمات ꞉التحليل ،التنوع النباتي ،منطقة تمزقيدة ،قيمة التراث
Abscrat
The aim of this work consists of the knowledge of the phytodiversity of the region of
Tamesguida.
Analysis and evaluation of phytodiversity data revealed that this site conceals a significant
floristic wealth by the fact that it hosts 169 taxa, the majority of which are Mediterranean
species with a rate of 37.27%. These species are grouped into 60 families; the Asteraceae, the
Fabaceae, and Brassicaceae are the three families best represented in relation to to other
families.
Therophytes (31.95%) and Hemicryptophytes (26.03%) are the best shown compared to other
biological types.
The heritage value is reflected in the presence of endemic, rare and protected nationally and /
or internationally. Medicinal species are remarkable, indicating economic interest not
insignificant.
Tableau I : Répartition des superficies par communes des wilayas de Blida et Médéa.
08
Tableau II : Caractéristiques et occupation du sol du PNC.
09
Tableau III : Moyennes annuelles et mensuelles corrigées des précipitations de la région d'étude
(2010, 2014).
13
Tableau IV : températures moyennes mensuelles corrigées du PNC (période 2010-2014).
14
Tableau V : Moyenne des températures et précipitations dans le PNC (2000- 2014).
16
Tableau VI : répartition des espèces selon l’altitude.
18
Tableau VII : Moyennes des précipitations mensuelles de la région de Tamesguida (2007-2016).
21
Tableau VIII : Moyennes des températures mensuelles de la region de Tamesguida (2007-2016).
22
Tableau IX : Moyennes hygrométriques mensuelles de la région de Tamesguida (2007-2016).
22
Tableau X : Nombre de jours de gelées par an de la région de Tamesguida (2007-2016).
23
Tableau XI : Liste des plantes protégées dans la région de Tamesguida.
40
Tableau XII : Liste des plantes médicinales dans la région de Tamesguida.
43
Liste de figures
% : Pourcent.
A.P.G : Classification phylogénétique, est la classification botanique des
angiospermes.
AC : Assez commune
AR : Assez rare
C : Commune
C.A : convention africaine.
CC : Très commune
CCC : Particulièrement répandu
CITES : La convention sur le commerce international des espèces de faune st de flore
sauvage menacées d’extinction
CNRS : Centre National de Recherche Scientifique.
DD : Données insuffisantes.
DGF : Direction Générale des Forets.
EN : En danger critique d’extinction.
H : Humidité.
IUCN : Union Internationale de la Conservation de la Nature.
M : Température maximale des mois les plus chauds.
m : Température minimale des mois les plus froids.
MAB: Man And The Biosphere programme.
MATE : Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement.
mm : Millimètre.
ONM : Office National de Météorologie.
P : Précipitation.
PG : plan de gestion.
PNC : Parc national de chréa.
PNUD : Programme des nations unies pour le développement.
Q2 : Quotient pluviothermique d’Emberger.
R : Rare
RR : Très rare.
T : Température.
UNESCO: United Nations Educational, and Cultural Organisation.
Sommaire
Remerciement
Dédicace
Résumé
ملخص
Abscrat
Liste des tableaux
Liste des figures
Liste des abréviations
Introduction générale 02
Chapitre 1 : Présentation de la zone d’étude 04
Conclusion générale 45
Références bibliographiques 49
Annexes 53
INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale
Introduction générale
La forêt Algérienne est constituée par une variété d’essences appartenant à la flore
méditerranéenne dont le développement est lié essentiellement au climat. Elle prend
part à la fonction de production, de protection et au côté social.
L’Algérie compte 11 parcs nationaux (DGF, 2007) parmi eux le parc national de
Chréa qui a été créé en 1983 et classé comme une réserve de biosphère en 2004.
2
Introduction générale
Notre région d’étude Tamesguida qui couvre la partie occidentale du PNC, occupe de
4100 ha (PNC, 2020) et présente une certaine originalité dans la diversité des critères
physiques et biologiques. Ces massifs montagneux ont des peuplements végétaux qui
présentent des potentialités forestières ayant de multiples fonctions de production et
de protection.
Cette zone, d’une grande richesse biologique mérite une attention spéciale vu le rôle
qu’elle joue dans la diversité des écosystèmes, et de ce fait, doit faire l’objet d’une
protection et d’une conservation des ressources naturelles ainsi que d’une restauration
accrue.
Notre travail contribue à la synthèse des différentes recherches menées sur la région
de Tamesguida. Notre contribution constitue en une analyse floristique des différentes
formations décrites.
Dans un premier chapitre nous présentons les caractères généraux et les principaux
aspects physiques et bioclimatiques de la zone d’étude, le deuxième chapitre porte sur
la démarche méthodologique adoptée et enfin, nous procédons à la caractérisation
floristique, systématique, biologique et phytogéographique de la Phytodiversité de la
région de Tamesguida et l’évaluation de la valeur patrimoniale ainsi que de l’intérêt
économique de la flore considérée.
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CHAPITRE 1
PRESENTATION DE LA ZONE
D’ETUDE
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
Le parc national de Chréa a été créé par arrête gouvernemental du 3 septembre 1925.
Au début, ce parc avait une superficie de l’ordre de 1350 h comprend essentiellement
la cédraie (Mazari, 1988).
Le parc national de Chréa se présente comme une barrière rocheuse dont les limites
sont constituées par les lisières des forêts ou de lignes de crête et par une multitude
d’oued dont les principaux sont Oued Chiffa, Oued Kébir, Oued Mousaoud et Oued et
Mektâa. (Bensaada ; 1986).
Vers le Nord il domine la plaine de Mitidja, les collines de Sahel ainsi que les monts
de Chénoua et la mer méditerranée.
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Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
Du côté Ouest, la vue s’étend sur la terminaison orientale du massif du Dahra, il est
limité par la lisière de la forêt Yesmeth Ksaïmia jusqu’à la crête du Djebel
Tamesguida. Au Sud, il est limité par l’Oued Melah. (Figure 01).
Le parc national de chréa situé à mi-distance entre le chef-lieu des wilayas de Blida et
de Médéa, le Parc National de Chréa chevauche entre les wilayas de Blida et Médéa,
selon le nouveau découpage territorial datant de 1984 par le décret n° 91 306 du
24/08/91 (Bazzi, 1988).
La wilaya de Blida compte près de 17875 ha soit 67,43% de la superficie totale. Elle
regroupe principalement les reliefs septentrionaux des djebels Mouzaia, Guerroumane
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Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
La wilaya de Médéa, compte près de 8 650 ha soit 32,57% de la superficie totale. Elle
regroupe en particulier les reliefs méridionaux des djebels Mouzaia, les versants nord
et sud et adrets des djebels Azrou Mouch, de Sidi Mohamed, ainsi que toutes les
topographies de Koudiat El Kalàa, Koudiat Alloua, et Koudiat El Guettara. Il est à
noter que la commune d'El Hamdania est totalement englobée dans le territoire du
Parc.
Les 8650 ha que totalise la wilaya de Médéa sont répartis entre les communes de
Tamezguida, et El Hamdania. Elle couvre toute la partie méridionale du Parc national
de Chréa qui repose avec sa zone périphérique, sur un milieu épars fortement ponctué
par une anthropisation rurale (PNC ; 2013).
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Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
Tableau I : Répartition des superficies par communes des wilayas de Blida et Médéa.
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Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
L’étage supraméditerrannéen
Caractérisent les altitudes supérieurs à 1400 m. le bioclimat est per humide à variante
fraîche, et la valeur de « m » est égale ou inférieur à 0°c. On y rencontre : Le cèdre de
l’Atlas (Cedrus atlantica), le chêne vert et les pelouses écorchées.
Selon Meddour (1994), l’altitude de cet étage est comprise entre 600 et 1400 m. Il se
situe dans le bioclimat humide à variante fraîche, avec des valeurs de « m »,
comprises entre 0 et 3°C.
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Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
Les essences majeures sont : Le chêne vert (Quercus ilex), le chêne liège
(Quercus suber) et également celle de Chêne zeen (Quercus faginea) à l’état résiduel.
L’étage thèrmoméditerranéen
Il se situe dans le bioclimat subhumide et humide tempère chaud, avec une valeur de
« m » comprise entre 3 et 7°C. Il occupe une tranche altitudinale allant de 0 à 600 m,
et coïncide avec la série de l’Oléo lentisque et de pin d’Alep (Pinus halepensis), qui
comprend aussi des formations conservées à Chêne liége (Quercus suber)
(Meddour, 1994).
1.5.1. Relief
L’Atlas blidéen est une région montagneuse de plissement Alpin, caractérisé par ses
surélévations rudes et accentuées apparaissant à travers toute la région (Bles et al
1972). C’est une masse de terre surélevée entre la mer méditerranée au nord et les
hauts plateaux au sud. Il s’ensuit que les différents paramètres climatiques sont
influencés par ce relief. Les versants septentrionaux raides et schisteux sont déchirés
par les ruisseaux qui ravinent profondément les sols.
1.5.2. Géologie
D’après Faurel (1947) in Kadik (2005), l’Atlas blidéen a été le théâtre de violents
mouvements orogéniques de la fin du Tertiaire, lui donnant surtout dans sa partie
centrale un aspect très mouvementé.
Bles al (1972), ont donné une description détaillée de la série stratigraphique et de ses
caractéristiques d’âge essentiellement secondaire et tertiaire. Nous donnerons ici un
bref aperçu des différentes formations décrites :
Calcaire de l’oued El Kebir et de djebel Marmoucha: calcaire massif
cristallin, gréseux ou dolomitiques (Jurassique supérieur) ;
10
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
crétacé moyen) ;
Marnes, dans lesquelles s’intercalent de petits bancs de calcaires argileux; du
Douar El Hadjar (Cénomanien et Turono.Sénonien, Crétacé moyen et
supérieur) ;
1.5.3. Pédologie
Les facteurs écologiques essentiels qui influent sur l’évolution des sols sont : le
climat, la roche mère, la topographie, la végétation et l’homme (Duchaufour, 1960).
Selon Killian et Martin (1957) : les sols du massif de chréa sont toujours décalcifiés
même si la roche mère est calcaire.
Les sols de l’Atlas blidéen sont caractérisés d’une manière générale, par l’importance
des éléments grossiers due essentiellement à une action d’érosion plus intense. Halimi
(1980), souligne également, le dénuement des versants Sud, contrairement aux
versants septentrionaux, qui sont évolués.
Les terres de la montagne sont composées dans leur grande partie par des terrains
schisteux durs et très siliceux. Ces schistes alternent le plus souvent avec les bancs de
quartzites, en conséquence les sols de la montagne sont d’origine schisteuse,
constitués de gros éléments ; caillous, graviers de nature siliceuse très faible en
proportion de calcaire, de phosphore, et de chlore, avec une teneur en argile inférieure
à la moyenne et une teneur convenable en humus souvent boueux en surface et durs
après la sécheresse.
Les sols bruns forestiers sont observés sous la cédraie (Nedjahi, 1988). Sous la
chênaie verte mésophile, sont rencontrés des sols fersiallitiques décarbonatés qui sont
souvent remaniés par l’érosion (Dahmani, 1997). Ce dernier auteur, signale la
présence des sols de type ranker en altitude (peuplement de cèdre et de chêne vert)
(Merbah, 2005).
1.5.4. Hydrographie
Le Parc national de Chréa repose sur les parties amont de 02 bassins versants
contigus : à l’Est, le bassin versant de l’Oued El Harrach (connu localement par
l’Oued Hammam Melouane), et à l’Ouest, le bassin versant de l’Oued Chiffa (P.N.C,
1999). (Figure 03).
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Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
Ces 02 Oueds déversent tous les deux sur la Méditerranée, le premier en traversant la
Mitidja Est et la Capitale Alger, et le second en traversant la Mitidja centrale et le
bourrelet du Sahel en passant par la cluse du Mazafran (P.N.C, 1999).
En surface, les eaux infiltrées ressurgissent en divers points sous forme de points de
résurgence, cascades, points d’eau. Le parc renferme plusieurs points d’eau
(81 sources) dont certains sont permanents (P.N.C, 1999).
De par son importance sur le plan écologique, ces eaux sont considérées de première
qualité, dépourvues de toutes sortes de pollution, et surtout riches en minéraux issus
principalement de la nature pédologique du Parc national de Chréa (Melouani, 2014).
Figure 03 : Carte hydrographique représente les deux bassins versant qui alimente le
PNC (PNC, 2020).
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Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
Selon Dajoz (1974), Les êtres vivants ne peuvent se maintenir en vie qu’entre
certaines Imites bien précises de température, d’humidité relative, de photopériode,
d’éclairement et de pluviosité. D’après le même auteur, le climat est donc un facteur
clé puisqu’il cause une mortalité variable dans l’abondance des populations au cours
des générations successives.
1.6.1. Précipitations
La quantité annuelle des précipitations est l’un des paramètres clés dans la
caractérisation du climat (Long, 1974). Cependant, selon Ozenda (1982), l’installation
de la végétation ne dépend pas seulement du total annuel des précipitations, mais
également de la répartition des pluies au cours de l’année. Ainsi en pays
méditerranéen, la pluie tombe surtout pendant la période froide, lorsque les
peuplements en ont le moins besoin et par ailleurs, elle fait défaut l’été, au moment où
la forte température augmente l’évaporation.
Dans l’Atlas blidéen, le régime moyen des hauteurs des pluies subit l’influence
capitale des facteurs orographiques, notamment l’altitude, créant ainsi une forte
disparité entre les stations (Halimi, 1980).
Le tableau III ci-dessus illustre une irrégularité des précipitations tout au long de
l'année qui peut influencer la végétation et la faune en place. Ainsi le mois de
novembre est le plus pluvieux avec 132, 5 mm, alors que le minimum des
précipitations est enregistré en été au cours du mois de juillet avec 1, 6 mm.
13
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
1.6.2. Température
2010 6,3 7,3 9,3 12,1 13,7 19,4 25,9 24,2 19,4 14,7 8,7 7,6
2011 6,7 5,7 8,9 14,0 15,6 20,1 23,8 25,5 20,6 15,1 10,1 6,8
2012 6,2 2,7 8,9 10,0 17,4 23,7 25,2 26,9 20,4 16,0 10,8 7,3
2013 5,9 4,6 8,4 11,7 13,0 18,2 23,3 23,5 19,1 19,0 7,9 6,9
2014 6,9 7,3 7,6 14,0 16,4 20,1 23,6 24,8 21,9 17,4 11,5 5,9
Moyenne 6,40 5,56 8,62 12,36 15,23 20,32 24,39 25,02 20,32 16,47 9,80 6,92
Source : ONM (2010-2014) in Lahreche et Khenafif, 2018.
Selon le tableau IV, les moyennes mensuelles de température entre 2010-2014 varient
de 5, 56 C° à 9, 80 C° pendant la période hivernale, tan disque pendant la période
estivale ces moyennes varient entre 20, 32 C° et 25, 02 C°.
1.6.3. Le vent
Le vent est un des éléments les plus caractéristique du climat, il constitue un facteur
limitant en accentuant l’évaporation et la sécheresse (Bouarfa.S ; 2010). Comme il
peut influencer sur le climat par sa charge en Humidité (El Hai, 1974 in Bouziane,
2017).
Dreux (1980), note que le vent est un facteur secondaire. Il a une action indirecte, en
activant l’évaporation, il contribue la sécheresse. Le vent constitue dans certains
biotopes un facteur écologique limitant. Sous l’influence des vents, la végétation est
limitée dans son action (Abdelbaki, 2012). Dans la réserve de biosphère de Chréa, ce
sont les vents du Nord- Ouest qui prédominent. En ce qui concerne le sirocco, il se
manifeste un à trois jours/an (Dahel, 2012).
14
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
1.6.4. La neige
La neige commence à couvrir les cimes des arbres de l’Atlas Blidéen à partir du mois
de décembre, et l’enneigement concerne les altitudes dépassant 400 mètres. Le mois
de janvier reçoit les plus fortes chutes de neige et le mois de mars l’emporte sur la
persistance (Attal, 1994). En moyenne, la couche de neige est de 15 à 20 cm, atteint
parfois 50 cm. En février 2012, elle a atteint dans des endroits 4 mètres d’épaisseur.
Les moyennes annuelles d’enneigement dans la réserve de biosphère de Chréa,
atteignent la fréquence moyenne de 26 jours (Dahel, 2012).
1.6.5. Le brouillard
Le brouillard est relativement fréquent dans les parties hautes du Parc national qui
sont souvent plongées dans les nuages (PNC, 2009). Pour le col de Chréa, le
brouillard s’étale sur toute l’année avec un maximum de 21 jours en janvier et un
minimum de 4 jours en juillet (Lahreche et Khenafif, 2018).
D’après Seltzer (1946), la gelée survient quand les températures minimales (m)
tombent au-dessous de 0°C. Elle est fortement influencée par l’altitude.
Le Parc de chréa s’étale sur deux ensembles très différents de point de vue
topographique (montagne et plaine). Ceci influe sur les paramètres climatiques. Mais
en absence des stations météorologiques dans la région, nous avons élaboré une
synthèse climatique à partir des données de l’office national de météorologie de Dar
El Baida corrigées et modifiées par Lahreche et Khenafif (2018).
15
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
Ce digramme permet de définir la durée des mois secs de l’année en adoptant sur un
graphe une échelle particulière où les précipitations sont le double des températures.
Selon Bagnouls et Gaussen le mois est défini comme étant sec lorsque la somme des
précipitations moyennes (P), exprimées en millimètres (mm) est inférieure au double
de la température de ce mois (P < 2T), pour notre zone d’étude, la moyenne des
températures minimales mensuelles la plus basse enregistrée durant la période
2000 – 2014, se situe au mois de janvier avec une température de 4,96 C° alors que la
moyenne des températures maximales mensuelles la plus haute se situe au mois de
juillet (24,65 C°) (Tableau V). Les précipitations mensuelles ont un régime
typiquement méditerranéen avec un maximum en hiver et un minimum en été.
16
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
Climagramme d’Emberger
La température moyenne minimale du mois le plus froid (4,3° C), placée en abscisses
et la valeur du coefficient pluviométrique Q2 placée en ordonnées, donnent la
localisation de la station météorologique choisie dans le climagramme. La valeur de
Q2 calculée à partir d’une synthèse de 15 années est de 119,3 ce qui permet de classer
notre zone d’étude dans l’étage bioclimatique humide (Figure 05).
17
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
1.7.1. La végétation
Selon (Abdelguerfi et al, 2003 in Yahi ; 2007) plusieurs formations végétales sont
rencontrées selon l’exposition des versants. Elles sont essentiellement à base de chêne
vert, pin d’Alep, thuya de berbérie, cèdre de l’atlas et chêne liège (Tableau VI).
1.7.2. La faune
Par la variété de ses climats locaux, ses expositions, la nature de ses sols et sa
végétation, le parc national de chréa offre à de nombreuses espèces animales des
habitats et des possibilités de développement considérable tant pour les mammifères
que pour les oiseaux et les reptiles. Parmi la faune recensée nous citons : le Singe
Magot (Maccaca sylvanus ) , le Sanglier , la lièvre , le lapin , le chacal , la perdrix
gambra ,le pigeon ramier , la mésange ,le rouge gorge ainsi que de nombreux rapaces
tels que le vautour fauve, l’aigle royal ,le hibou grand-duc (Akrour et al, 2006)
(Figure 06).
18
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
19
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
Elle se situe entre les longitudes 2°38´18,10” à 2°46´18,10” Est, et les parallèles
36°20´44,00” à 36°22´32,15” Nord. Elle est limitée :
20
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
Tamesguida est généralement caractérisée par la dominance des roches tendres qui
sont les marnes constituant le paysage de « bad-lands » représentant la caractéristique
des chaines Sud telliennes. La région de Tamesguida est caractérisée par des roches
*schisteuse* ; (PNC ; 2020).
Selon (Taillefer, 1943 ; Lizet et De Ravignan, 1987) les formes du relief sont en
rapport étroit avec la nature du sous-sol.
La région de tamesguida est située dans une zone montagneuse de plissement alpin
dont l’aspect structurel est très accidenté (Meddour, 2002) et culmine à 1574 mètres
au niveau de la forêt domaniale de Mouzaia. La déclivité dépasse très souvent les 20%
La pente des versants est généralement forte sinon abrupte. (Halimi, 1980).
1.10.1. Pluviométrie
La pluviosité est définie comme étant le facteur primordial qui permet de déterminer
le type du climat (Djebaili, 1978 in Hamdad, 2017). En effet, elle conditionne le
maintien de la répartition du tapis végétal d’une part, et la dégradation du milieu
naturel par le phénomène d’érosion d’autre part. La pluviométrie varie en fonction de
l’éloignement de la mer et l’exposition des versants par rapport aux vents humides
(Djebaili, 1984).
Totale annuelle
Mois Jan Fév Ma Av M Juin Juil Aôut Sep Oct Nov Déc
de P (mm)
P (mm) 92,5 124,7 104,7 79,2 58,8 12,3 4,3 8,7 40,6 46,8 103 87,4 763
21
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
L’analyse du tableau VII, montrent que le mois le plus pluvieux est le mois de février
avec un total de 124,7 mm.
1.10.2. Températures
Les paramètres thermiques mensuels portant sur les températures minimales (m), les
températures maximales (M), les températures moyennes (M+m)/2 et l'amplitude
thermique (M – m) sont mentionnés dans le tableau VIII.
Mois Jan Fév. Ma Av M Juin Juil Aôut Sep Oct Nov Déc
M (°C) 15,7 15,5 19,4 24,1 28,9 33,5 37,4 36,3 32,1 28,1 20,3 16,7
m (°c) 0,1 -0,5 0,3 4,3 6,8 11,5 17,0 16,4 12,7 7,8 2,9 1,1
M+m/2 (°C) 7,9 7,5 9,85 14,2 17,85 22,5 27,2 26,35 22,4 17,95 11,6 8.9
(M-m) (°C) 15,6 16 19,1 19,8 22,1 22 20,4 19,9 19,4 20,3 17,4 15,6
Source: (O.N.M Tibhirine, 2007-2016 in Halfaoui, 2017).
Nous constatons que le mois le plus chaud est le mois de Juillet avec une température
moyenne de 27,2°C et le mois le plus froid est le mois de Février avec une
température moyenne de 7,5 °C (tableau VIII). Pour notre zone d’étude, l’amplitude
est de l’ordre de 18,96 °C.
1.10.3. Humidité
Cette mesure nous permet de constater que c’est au cours de la saison estivale
(juillet et août) que nous enregistrons des valeurs inférieures à 50%. Ces valeurs nous
indiquent la possibilité de déclenchement des incendies, d’où la nécessité de surveiller
les forêts durant cette période afin de détecter les départs des feux et pouvoir
intervenir rapidement (Tableau IX).
Tableau IX : Moyennes hygrométriques mensuelles de la région de Tamesguida
(2007-2016).
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aôut Sep Oct Nov Déc année
Humidité (%)
79,9 79,6 75,7 70,1 63,2 55,1 45,7 49,1 63,5 69,2 78,5 75,6 67,1
22
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
D’après (Djerdali, 1995) le vent joue un rôle important dans le système climatique. Il
représente des mouvements de l’air se déplaçant d’une zone de hautes pressions vers
une zone de basses pressions.
Dans notre région, les vents sont fortement influencés par les conditions
topographiques locales. Les vents qui soufflent en hiver sont assez violents et leur
vitesse moyenne peut dépasser 3m/s. Durant l’été les vents sont plus faibles la vitesse
moyenne est estimée à 2,4 m/s. Ils soufflent à partir de quatre directions principales
avec la dominance de la direction nord-ouest (Halfaoui, 2017).
Le nombre de jours de gelées est très variable d’une année à une autre, cependant
nous remarquons que l’année 2012 a enregistré l’optimum de nombre de jours de
gelées (50) ce qui influe négativement sur les végétaux La gelée est un facteur qui
inhibe les réactions chimiques à l’intérieur de la plante ce qui ralentie la croissance
des végétaux (Tableau X).
Nombre de
26 26 17 27 25 50 42 16 30 20
jours de gelées
Le diagramme Ombrothermique
L’examen du diagramme obtenu, (Figure 08), pour la région de Tamesguida pour la
période allant de 2007 à 2016, montre l’existence d’une saison humide qui s’étend sur
08 mois (mois d’Octobre au mois de Mai) et une saison sèche qui correspond à la
période estivale de 04 mois (mois de juin au mois de Septembre). Ainsi Juillet est le
mois le plus sec,
Janvier le plus humide, Février le plus froid et Juillet le plus chaud (Figure 08).
23
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
24
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
L’une des originalités de la région de Tamesguida réside dans la diversité des unités
écologiques, ce qui permet d’observer le maintien d’une multitude de paysages, tous
imbriqués les uns dans les autres donnant à la physionomie de toue la région une
image où se mêlent des milieux naturels. Parmi ces unités qui abritent une diversité
biologique très importante nous citons :
- Lac Tamesguida : dit aussi lac des "Sangsues" du temps de la colonisation, lac
Suspendu, lac Mouzaia, ou encore lac Dhaïa (Boussalem, 2014), il se positionne à une
latitude de 36° 21'58.08" et une longitude de 2°41'30.08' (PNC, 2009).
Est une zone humide naturelle temporaire située à 12 km au Sud- Est de la wilaya de
Médéa dont il dépend administrativement et dans la commune de Tamesguida. Il
constitue, de ce fait, un site naturel original grâce à ses atouts paysagers d'une part, et
à la faune et à la flore qu'il héberge d'autre part et même avant cela seul le caractère
endoréique de l'écosystème est d'emblée un facteur d'importance vu la relative rareté
de ce type de milieu en Algérie (Figure 10). En effet nombreuses espèces animales,
dont certaines sont protégées, mais également une diversité floristique parmi
lesquelles des essences aux vertus médicinales avérées s'y côtoient. (PNC ,2009). Cet
écosystème est en voie de classement sur la liste de la convention Ramsar des zones
humides d’importance internationale selon les critères 01, 02 et 03.
25
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude
C’est une eau naturelle issue de la pluie et de la fonte de neige importante en période
hivernale. Cette eau est filtrée par la couverture végétale relativement dense qui
s’étale sur le bassin versant du lac de Dhaïa (PNC, 2009).
L’eau est plus ou moins permanente dans le lac même en saison estivale. Cependant
on observe une sensible fluctuation durant l’année. Le niveau fluctue entre 2 mètres
en hiver à moins de 1 mètre en été. Pendant les périodes les plus froides de l’hiver
lorsque les températures avoisinent le zéro et descendent plus bas les eaux du lac
Tamesguida gèlent (Boussalem, 2014).
Le pH de l’eau varie de 7,94 à 9 ,20 avec une moyenne de 8,57, donc l’eau du lac est
alcaline (Boussalem, 2014).
26
CHAPITRE 2
METHODOLOGIE GENERALE
Chapitre 02 : Méthodologie générale
Introduction
Notre travail étant basé sur des données bibliographiques, la récolte de celles-ci a consisté en
l’établissement d’une liste floristique totale de la zone d’étude et en l’inventaire de l’ensemble
des relevés réalisés sur le site d’étude. Ces relevés sont effectués dans des stations
représentatives et homogènes au plan structural, floristique et écologique qui sont : Djbel Sidi
Brahim, Djbel Kaf Nhal, Djbel Tamesguida, Djbel Zawia, Djbel El-Houachem et lac
Tamesguida. Nous signalons que la description de ces stations a été réalisé dans le chapitre 1,
intitulé : « Présentation de la zone d’étude ».
Nous précisons, par ailleurs, que notre travail s’est basé sur une liste floristique des cinq
stations citées précédemment qui nous a été délivré par les services du parc national de Chréa
du secteur El Hamdania, mais que nous avons complétée par la récolte des données
bibliographiques relatives à la flore de la région de Tamesguida. Parmi les principaux
documents consultés nous citons celui de Halfaoui 2017 qui traite de l’application du SIG
dans la cartographie des formations végétales de la région de Tamesguida (W. Médéa).
Mémoire de Master.
28
Chapitre 02 : Méthodologie générale
2.2.2. Caractérisation biologique : le type biologique des espèces est un outil qui permet la
description de la physionomie et de la structure de la végétation. La dominance de l’un ou de
l’autre permet de déterminer le type de formation végétale. Pour ce travail nous avons retenu
la classification de Raunkier (1934) :
- Hémicryptophyte (He) : Plantes vivaces ou bisannuelles dont les bourgeons sont situés au
niveau du sol.
- Géophyte (Ge) : Plantes vivaces dont les bourgeons sont situés au sol : à bulbe, à rhizome ou
à tubercule.
- Hélophyte (Hh) : (ou "plante de vase") Plantes semi-aquatiques qui se trouvent dans la vase,
inondée au moins une fois en hiver. Une grande partie de l'appareil végétatif et reproducteur
de ces plantes est hors de l'eau.
- Hydrophyte (Hy) : (ou "plantes aquatiques") que l'on trouve dans l'eau ou dans la vase
inondée en permanence. Ces plantes sont totalement immergées (sauf, souvent, les fleurs) ou
affleurant la surface de l'eau.
- Thérophyte (Th) : Plantes annuelles qui survivent uniquement par le biais des semences
qu'elles produisent.
Les différents types biologiques des taxons recensés dans la zone étudiée sont déterminés par
la flore de Quézel et Santa (1962-1963) et la flore de l’Afrique du Nord (Maire, 1952-1987).
29
Chapitre 02 : Méthodologie générale
Le rangement des espèces du point de vue biogéographique est basé sur la consultation de la
flore de (Quézel et Santa, 1962-1963).
2.3. Coefficient de diversité végétale (CDV) : ce coefficient est utilisé à l’échelle globale (le
site d’étude de la région de Tamesguida).
Le C.D.V sectoriel calculé pour toute la végétation du site d’étude est obtenu par l’expression
suivante :
è é
è é
Il permet :
- D’estimer la richesse floristique du site d’étude para port à celle du territoire nationale.
La réalisation de cette partie est faite dans le but de caractériser les ressources floristiques
naturelles de la zone d’étude et d’évaluer pour chaque taxon sa valeur patrimoniale :
– Espèces rares.
– Espèces endémiques.
– Espèces protégées.
L’évaluation des espèces végétales de notre site d’étude est basée sur la flore de Quézel et
Santa (1962-1963), la flore de l’Afrique du Nord (Maire, 1952-1987) et au moyen de listes de
références, à savoir :
la liste des espèces protégées au niveau national (Décret exécutif n° 12-03 du 10 Safar
1433, correspondant au 4 janvier 2012 fixant la liste des espèces végétales protégées
non cultivées) et,
les listes internationales (listes rouge de UICN, Annexe CITES et les annexes de la
convention Africaine sur la conservation de la nature et ses ressources naturelles).
Cette évaluation est réalisée, également, pour déterminer l’intérêt économique de ces espèces
végétales, et elle est basée sur la signification des espèces. Nous avons considéré la catégorie
des espèces médicinales.
30
CHAPITRE 3
RESULTATS ET INTERPRETATION
Chapitre 03 : Résultats et interprétation
Introduction
Le site d'étude ayant été décrit dans le premier chapitre, il est nécessaire d'évaluer et
d’analyser les données disponibles pour pouvoir déterminer la valeur patrimoniale et l’intérêt
économique de ce site afin de mieux cibler les actions à entreprendre pour la conservation et la
préservation de la phyto-biodiversité que recèle la région de Tamesguida.
Lors de cette étude, nous avons recensé 169 espèces végétales dans la littérature spécialisée
concernant la zone d’étude.
Rappelons que la classification botanique des espèces est basée sur la flore de Quézel et Santa
(1962-1963) et confirmée par la flore de l’Afrique du Nord (Maire, 1952-1987) et l’A.P.G IV.
La synthèse des travaux réalisée sur la végétation de la région de Tamesguida nous a permis,
donc, d’établir une liste floristique de 169 espèces végétales qui sont groupés en 134 genres et
60 familles dont 10 appartiennent à la classe des monocotylédones, 44 à celle des
dicotylédones, 2 à celle des Pinopsida et 4 à celle des Filicopsida. (Annexe 01). Quézel (1978,
2002) a pu dénombrer 4034 espèces et 916 genres pour la région méditerranéenne de
l’ensemble des trois pays d’Afrique du nord (Maroc, Algérie, Tunisie).
Les familles les mieux représentées dans cette flore sont : les Astéracées, les Fabacées et les
Brassicaceae. Certaine famille sont très diversifiées sur le plan spécifique telles que les
Poaceae, les Apiaceae et les Astéracées. D’autres le sont sur le plan générique tel que les
Rosaceae et les Caryophyllaceae. Il faut noter qu’il existe 29 familles monospécifiques et 38
familles monogénériques (Figure 11).
32
Chapitre 03 : Résultats et interprétation
20
18
fréquence relative 16
14
12
10
8
6
4
2
0
familles
genre espece
Figure 11 : Distribution des genres et des espèces selon les familles les mieux représentées
dans la région de Tamesguida
Il est important de relever que le nombre de familles, (60 familles botaniques), présentes dans
le site d'étude représentent près de 44,44 % du total de 135 familles recensées dans la flore de
Quézel et Santa (1962-1963). Ceci dénote de la forte phytodiversité de la région de
Tamesguida.
Les géophytes et les chaméphytes représentent 8,87 %, soit 15 espèces pour chaque
type.
Les hélophytes forment 0,3% représentées par une seule espèce, Ranunculus spicatus.
Il ressort de ces résultats que la région de Tamesguida est quasiment dominé par les
thérophytes et les hémicryptorophytes et à un degré moindre par les phanérophytes
(Figure 12).
Les thérophytes et les hémicryptophytes sont la forme biologique la mieux adaptée aux
33
Chapitre 03 : Résultats et interprétation
D'après Dahmani (1997), contrairement aux chamaéphytes qui s'adaptent aux basses
températures et à l'aridité, l'importance des hémicryptophytes semble augmenter en milieu
forestier et sur les hautes altitudes. Et d'après Vidal (1998) les thérophytes et les
hémicryptophytes sont classiquement considérées comme étant particulièrement adaptées aux
forts régimes de perturbation et aux conditions de stress induites par les fluctuations
imprévisibles du climat méditerranéen.
La présence des hélophytes s’explique par la présence d’une zone humide (lac Dhaia) dans la
région de Tamesguida.
Nanophanérophyte
1,77% Hémicryptophyte
Thérophytes 26,03%
33,13%
Géophytes
8,87%
Hélophytes
0,59%
Phanérophytes Chamæphytes
20,71% 8,87%
La dominance des espèces Méditerranéennes est assez remarquable car elles constituent
37,27% de l'ensemble des espèces. Elles sont suivies par les Eurasiatiques avec un
pourcentage de 10,65 %. Les proportions des espèces Euro-Méditerranéens sont plus faibles
avec 8,87%. Les Atlantiques-Méditerranéennes, les Cosmopolites et les Sub-cosmopolites
présentent chacune la même proportion 5,91%, les Paléo-tempérées et les Circum-
Méditerranéennes présentent la même proportion 4,14%. Les Circumboréales et les Ibéro-
Maurétanien comptabilisent 2,95% ; et d’autres espèces d’origines Macaronésiennes-
Méditerranéennes et Montagnard-Méditerranéennes représentent chacun 1,18% de l’ensemble
des espèces. Enfin 10,65 % d'espèces sont d'origines biogéographique diverses.
34
Chapitre 03 : Résultats et interprétation
Autres
endémiques macar.méd oro.méd 8,87%
5,91% 1,18% 1,18% méd et w-méd
ibéro-maur 37,27%
2,95%
circumbor
2,95%
paléo-temp
4,14%
circum-méd
4,14%
cosm et sub-cosm
Eur-méd 5,91%
8,87% Atl-méd euras
5,91% 10,65%
Cette diversité biogéographique est sans doute liée à la position géographique de l’Algérie au
niveau du bassin méditerranéen. Quézel (1995) expliquerait cette hétérogénéité dans l’origine
de la flore du bassin méditerranéen par des changements liés aux variations
paléogéographiques, elles-mêmes en relation avec les importants mouvements tectoniques.
35
Chapitre 03 : Résultats et interprétation
Ainsi que cinq (5) espèces endémiques de l’Afrique du Nord à savoir : Bunium fontanesii;
Genista tricuspidata; Teucrium pseudoscorodonia; Arabis pubescens et Cyclamen africanum
B. et R.
Il s’agit, ainsi, de trois (3) espèces Endémiques algéro-marocaines : Festuca atlantica, Silene
imbricata et Cedrus atlantica et d’une seule (1) espèce endémique algéro-tunisiennes :
Origanum glandulosum.
A B
C
Source : (P.N.C.2020) et (Tela botanica, 2020).
36
Chapitre 03 : Résultats et interprétation
Pour l'Algérie du Nord, (Sahara non compris), 1630 taxons sont qualifiés de rares dont 1034
au rang d'espèces, 431 sous espèces et 165 variétés. Pour l'ensemble du pays, les taxons rares
sont au nombre de 1818 (1185 espèces, 455 sous-espèces et 178 variétés) (Vela et Benhouhou,
2007).
Dans la zone d'étude il apparait clairement que 83,42% des taxons du site d'étude sont
considérés comme communs à très communs (Assez commune 15,38% communs 28,40%,
très commun 36,09% et 3,55% particulièrement répandu), soit 141 espèces recensées, alors
que 11,82% des espèces (20 taxons) sont considérées comme rares et très rares (1,18% très
rares, 6,50% rares et 4,14% assez rares). Elles représentent 1,18 % de la flore rare du pays et
1,22% de la flore rare de l’Algérie du Nord.
Le reste des espèces 4,73% constitue le lot des taxons insuffisamment documentés sur leur
degré de rareté, selon Quézel et Santa (1962-1963) (Figure15).
? AC
4,73% 15,38%
C AR
28,40% 4,14%
R
6,50%
RR
1,18%
CCC
CC 3,55%
AC : Assez commune 36,09%
C : Commune
CC : Très commune
CCC : Particulièrement répandu
AR : Assez rare
R : Rare
RR : Très rare
? : Aucune information
Cette rareté dénote de la richesse floristique remarquable du site ainsi qu’une valeur
37
Chapitre 03 : Résultats et interprétation
écologique et patrimoniale considérable et suggère une fragilité qui risque d’entraîner la perte
de ce patrimoine particulier qui est actuellement menacé notamment par les activités
anthropique.
Source : Tela botanica (2018) & plantes of the world on line (2020)
38
Chapitre 03 : Résultats et interprétation
Ajoutons à cela les une seule (01) espèce qui figure dans la catégorie espèce en danger critique
d’extinction (EN) des listes rouge des espèces menacées d'extinction de l'Union Internationale
de la Conservation de la Nature (UICN) à savoir : le cèdre de l’atlas (Cedrus atlantica)
(Figure 18).
Nous signalons qu’aucune espèce n’est présente dans les annexes de la convention Africaine
sur la conservation de la nature et ses ressources naturelles.
39
Chapitre 03 : Résultats et interprétation
40
Chapitre 03 : Résultats et interprétation
Figure 19: Localisation des stations des espèces endémiques et protégées à l’échelle
nationale et internationale de la région de Tamesguida.
La figure 19 montre que la station du lac Tamesguida est la plus riche en espèces endémiques
et protégées, suivie de la station de Djbel Zawia. Vient ensuite les autres stations par ordre
décroissant : Djdel Kaf Nhal , Djbel Tamesguida, Djbel El Houachem et Djbel Sidi Brahim.
41
Chapitre 03 : Résultats et interprétation
Figure 20: Répartition des espèces rares dans les stations de Tamesguida.
La figure 20 montre que les espèces rares sont localisées beaucoup plus dans les stations de
Djbel El-Houachem et le lac Tamesguida avec un nombre de 5 espèces dans chaque station, et
sont suivies de la station Djbel Tamesguida qui abrite 4 espèces. Les autres stations ( Djbel
Kaf Nhal ; Djbel Zawia et Djbel Sidi brahim ) occupent la dernière place avec 2 à 3 espèces
rares.
Par ailleurs, la région de Tamesguida recèle, également, une richesse floristique à valeur
médicinale. En effet, sur les 107 espèces médicinales décrites par Beloued (2005), en Algérie
et 95 espèces médicinales décrites par Baba Aissa (non daté), pas moins de 25 espèces se
trouvent dans le site de la région de Tamesguida. Le tableau suivant exprime le nombre de 25
espèces végétales à caractère médicinal dans la zone d’étude, soit un taux de près de 15% de la
flore recensée et 14,16% des plantes médicinales algériennes. Cette riche flore médicinale ne
42
Chapitre 03 : Résultats et interprétation
doit pas être négligée vu son intérêt économique. Cette riche flore médicinale ne doit pas être
négligée vu son intérêt économique. Si Son utilisation est rationnelle elle ne peut en aucun cas
avoir un impact négatif sur l’écosystème (Tableau XII).
43
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale
Conclusion générale
Notre étude est une contribution à la connaissance de la flore de la région de Tamesguida, dont
l’objectif est de contribuer à la compréhension de ce système écologique et de donner des
éléments caractérisant pour une éventuelle élaboration d’une stratégie de conservation, de
préservation et d’utilisation rationnelle de son patrimoine naturel.
Retenons aussi que 11.83% de la totalité des espèces recensées sont considérées comme assez
rares, rare et très rare, soit 20 taxons. Cette raretés exprime la richesse floristique du site et
suggère une fragilité qui risque d’entrainer la perte de ce patrimoine particulier qui est
actuellement menacé notamment par l’activité anthropique.
Les types biologiques de la végétation sont au nombre de sept (7) aves une dominance de deux
types, les thérophytes qui totalisent 33,13% et les hémicryptophytes qui représentent 26.03%.
Alors que les géophytes, les chaméphytes et les hélophytes totalisent respectivement (8,78%),
(8,78%) et (0.3%). Ceci est probablement lié, à l’altitude. Par ailleurs, l’importance en
hémicryptophytes pourrait être attribuée à la richesse du sol en matière organique et la
dominance des thérophytes serait probablement favorisée par l’action anthropozoogéne.
Notons qu’il existe (1) taxon endémique algérien strict dans notre zone d’étude, (Origanum
floribundum), (5) espèces endémiques de l’Afrique du Nord, à savoir : Bunium fontanesii;
Genista tricuspidata; Teucrium pseudoscorodonia; Arabis pubescens et Cyclamen
africanum et (3) espèces Endémiques algéro-marocaines : Festuca atlantica, Silene
imbricata et Cedrus atlantica. Comme il existe (1) taxon endémique algéro-tunisien :
Origanum glandulosum.
Cette diversité biogéographique des espèces, leur endémisme et leur rareté soulignent
l’originalité de ce site et lui confère une valeur patrimoniale élevée.
L’étude a relevé, également, que le site d’étude abrite (8) espèces protégées par la loi
algérienne (Décret exécutif n° 12-03 du 10 Safar 1433 correspondant au 4 janvier 2012,
fixant la liste des espèces végétales non cultivées protégées), une seule espèce (1) protégée
45
Conclusion générale
Dans la dernière étape de cette étude, nous avons procédé au tri des espèces médicinales dont
l’intérêt économique est avéré. Ces espèces médicinales occupent une place importante et
une richesse dominante avec 25 taxons répartis en 20 familles, soit un taux de près de 15% de
la flore recensée et 14,16% des plantes médicinales algériennes.
Cette richesse floristique ne doit pas être négligée vu son intérêt économique et écologique
élevé. Ce site qui est jusqu’à présent mal connu mérite plus d’attention considération faite de
la présence d’un lac qui est en voie de classement au site RAMSAR. Une multiplication des
recherches sur ses différents aspects, notamment du point de vu taxonomique des espèces, est
à ce stade nécessaire pour bien le connaitre et mieux la protéger, d’autant plus que plusieurs
sous espèces n’ont pas encore été identifiées, ce qui rend l’évaluation de la Phytodiversité
incomplète. Par ailleurs, l’approfondissement des études relatives aux actions de conservation
devient une nécessité des plus urgentes.
46
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52
ANNEXES
Annexes 01 : Liste floristique de la région de Tamesguida.
54
Annexes 01 : Liste floristique de la région de Tamesguida.
Camus
57. Cerasus avium L. Phanérophytes Euras R
58. Sanguisorba minor Scop. Hémicryptophytes Euras AC
59. Rosa sempervirens L. Phanérophytes Méd AC
60. Prunus spinosa L. Phanérophytes Eur-Méd AC
61. Rosa canina L. Phanérophytes Euras C
62. Polygonaceae Rumex bucephalophorus L. Thérophytes Méd CC
63. Rumex thyrsoîdes Desf Thérophytes W.Méd C
64. Saxifragaceae Saxifraga atlantica Boiss. et Reut. Chamæphytes [Link] RR
65. Saxifraga globulifera Desf Chamæphytes Ibéro-Maur AC
66. Crassulaceae Sedum amplexicaule DC. Hémicryptophytes Oro-Méd R
67. Sedum caeruleum L. Thérophytes Cent-Méd CC
68. Caryophyllaceae Silene coeli-rosa (L.) Godr. Thérophytes W.Méd C
69. Silene imbricata Desf. Thérophytes End-Alg-Mar AC
70. Moehringia trinervia Clairv. Thérophytes Euras AC
71. Silene pseudo-atocion Desf. Hémicryptophytes Ibéro- Maur C
72. Arenaria serpyllifolia L. Thérophytes Euras C
73. Cerastium glomeratum Thuill. Thérophytes Cosm C
74. Stellaria media (L.) Vill. Hémicryptophytes Cosm C
75. Sapindaceae Acer compestre L Phanérophytes Eur-As ?
76. Boraginacées Echium plantagineum L Hémicryptophyte Méd CC
77. Anacardiaceae Pistacia terebinthus L. Phanérophyte Méd AC
78. Pistacia lentiscus L. Phanérophytes Méd CC
79. Apiaceae Bupleurum spinosum L Hémicryptophytes Ibéro-Maur R
80. Smyrnium olusatrum L. Hémicryptophytes Méd CC
81. Thapsia garganica L. Géophytes Méd CC
82. Hémicryptophytes Méd CC
Ferula communis L.
83. Daucus carota L. Hémicryptophytes Méd R
84. Bunium fontanesii (Pers .)Maire. Géophytes End-N.A R
85. Caprifoliaceae Lonicera implexa L Phanérophytes Méd CC
86. Thérophytes Méd CC
Fedia cornucopiae (L.) Gaertn
87. Cistaceae Cistus monspeliensis L. Chamæphytes Méd CCC
88. Cistus salviifolius L. Chamæphytes Euras-Méd CC
89. Cistus heterophyllus Desf Nanophanérophyte Ibéro.-Maur. C
90. Cucurbitaceae Bryonia dioica Jacq. Géophytes Euras CC
91. Ericaceae Arbutus unedo L. Phanérophytes Méd CC
92. Phanérophytes Méd C
Erica arbórea L.
93. Fabaceae Cytisus spinosus (L) Bubani Nanophanérophytes W. Méd ?
94. Lagurus ovatus L. Thérophytes Macar.-Méd. CC
95. Lathyrus sphaericus Retz. Thérophytes Méd C
96. Calycotome spinosa . (L.) Lamk . Phanérophytes W.Méd CC
97. Phanérophytes ?
Genista tricuspidata. Desf. End-N.A
98. Cotyledon umbilicus-veneris L. Chamæphytes Méd. Atl. AC
99. Cytisus triflorus L'Her. Chamæphytes W.Méd C
100. Trifolium cherleri L. Thérophytes Méd C
101. Trifolium glomeratum L. Thérophytes Méd-Atl AC
102. Trifolium pratense L. Thérophytes Euras AR
103. Trifolium repens L. Hémicryptophytes Circumbor C
104. Trifolium scabrum.L Thérophytes Méd-Atl C
105. Vicia sativa L. Thérophytes Eur-Méd C
106. Trifolium stellatum L. Thérophytes Méd CC
107. Globulariaceae Globularia alypum L Chamæphytes Méd C
108. Lauraceae Laurus nobilis L. Phanérophytes Méd RR
109. Myrtaceae Myrtus communis M. Phanérophytes Méd CC
110. Oleaceae Phillyrea angustifolia L. Phanérophytes Méd CC
111. Olea europæa L. Phanérophytes Méd CC
112. Ranunculaceae Ranunculus repens L. Hémicryptophyte Paléo-temp. R
113. Clematis flammula L. Phanérophytes Méd R
114. Ranunculus macrophyllus Desf. Hémicryptophytes W.Méd CC
115. Ranunculus spicatus L. Hélophyte Ibéro-Maur-Sicile ?
116. Violaceae Viola odorata L. Hémicryptophytes Méd. Atl. C
117. Malvaceae Lavatera arborea L. Chamæphytes Méd R
118. Plantaginaceae Linaria triphylla L. Thérophytes Méd CC
119. Plantago coronopus L. Thérophytes Euras CC
120. Plantago lagopus L. Thérophytes Méd CC
121. Linacées Linum usitatissimum L. Thérophyte Méd. ?
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Annexes 01 : Liste floristique de la région de Tamesguida.
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