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Phytodiversité de Tamesguida en Algérie

Le but de ce travail consiste en la connaissance de la phytodiversité de la région de Tamesguida. L'analyse et l'évaluation des données relatives à la phytodiversité ont révélé que ce site recèle une richesse floristique non négligeable par le fait qu'il héberge 169 taxons, dont la majorité d'entre elles sont des espèces Méditerranéennes avec un taux de 37,27%. Ces espèces sont groupées en 60 familles ; les Astéracées, les Fabacées, et les Brassicacées sont les trois familles les mieux représentées par rapport aux autres familles. Les Thérophytes (33,13%) et les Hémicryptophytes (26,03%) sont les mieux représentées par rapport aux autres types biologiques.

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Phytodiversité de Tamesguida en Algérie

Le but de ce travail consiste en la connaissance de la phytodiversité de la région de Tamesguida. L'analyse et l'évaluation des données relatives à la phytodiversité ont révélé que ce site recèle une richesse floristique non négligeable par le fait qu'il héberge 169 taxons, dont la majorité d'entre elles sont des espèces Méditerranéennes avec un taux de 37,27%. Ces espèces sont groupées en 60 familles ; les Astéracées, les Fabacées, et les Brassicacées sont les trois familles les mieux représentées par rapport aux autres familles. Les Thérophytes (33,13%) et les Hémicryptophytes (26,03%) sont les mieux représentées par rapport aux autres types biologiques.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEINEMENT SUPERIEUR ET LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE DE BLIDA I

Faculté des sciences de la nature et de la vie

Département de biotechnologie

Mémoire présenté pour l’obtention du diplôme de Master

En Sciences Agronomiques

Option : Sciences Forestières

Thème :
Analyse floristique de la région de Tamesguida
(W. Médéa). Etude synthétique.

Présenté par :
Cheghnoun Asmaa et Amarouche Ibtissem

Devant le jury composé de :


Président : Mr Oulmouhoub S M.A.A U.S.D.B1

Promotrice : Mme Djaaboub S M.A.A U.S.D.B1

Examinatrice : Mme Sebti S M.C.B U.S.D.B1

Année universitaire : 2019/2020.


Remerciement

Nous remercions Dieu le tout puissant de nous avoir donné la santé et la volonté
d’entamer et de terminer ce mémoire.
Au terme de ce travail, il nous est agréable de remercier vivement tous ceux qui,
grâce à leur aide précieuse, ont permis sa réalisation jusqu’au bout.

Nous désirons exprimer nos vifs remerciements à Madame DJAABOUB S, Maitre-


assistant A, à l’université de Blida 1 pour son encadrement et sa permanente
disponibilité.

Nos profonds remerciements vont également à tous les membres de cet honorable
jury qui ont bien eu l’amabilité de poser sur le présent travail leur clairvoyant regard
d’évaluateurs.

Nous tenons à remercier l’ensemble du personnel du secteur d’El-Hamdania (P.N.C)


pour leurs amabilités et plus particulièrement M r. EL-FERROUDJI REDA (Chef de
secteur d’El-Hamdania) pour son support, sa gentillesse et pour la documentation
qu’il a mis à notre disposition.

A tous les enseignants et enseignantes de la Spécialité Foresterie pour nous avoir


enrichi de leur savoir tout au long de nos études Universitaires.

Enfin, à toutes les personnes ayant contribuées de près ou de loin à la réalisation de ce


mémoire.
Dédicace

Je dédie ce modeste travail

À ma chère maman qui s’est toujours sacrifiée pour ma réussite.


Elle qui m’a enveloppé de son amour et de son affection.

Au guide de mes désirs, au donneur avec plaisir, papa, ma fierté et mon pouvoir, qui nous a
appris, vouloir c’est pouvoir. Que Dieu te garde à nous, merci mon héros.

À ma sœur : * Fatima .z *, ses enfants et son mari.

À mes frères : * Billel * et *Hichem*.

À mon cher fiancé *Billel * qui m’a soutenu dans les moments difficiles je prie Dieu de te
garder pour moi.

À ma meilleure amie et la plus proche de mon cœur Hadil et à toute la famille Messous.

À mes chers oncles et tantes, mes cousines, cousins et toute la famille Rabah.

À mon grand-père Mahfoud que Dieu lui procure bonne santé et longue vie.

À notre promotrice Madame Akli–Djaaboub Soror et à son mari Mr Akli Adel.

À toutes mes amies, ma chère binôme *Ibtissem*qui me donne le courage de réaliser ce


travail. Que Dieu te protège pour moi.
A toute la famille * Amarouche*.

À ma deuxième famille, tous les professeurs de notre spécialité et à tous mes collègues.

À Tous ceux qui sont près de mon cœur.

À tous ceux pour qui je suis près de leur cœur.

Ch. Asmaa
Dédicace

Je dédie ce modeste travail à :

La lumière de mes jours, la source de mes efforts, la flamme de mon


cœur, ma vie et mon bonheur ; ma mère FAIZA que j’adore.

L’homme de ma vie mon père MOHAMED mon exemple éternel,


mon soutien moral et source de joie et de bonheur, celui qui s’est
toujours sacrifié pour me voir réussir, que Dieu te garde pour nous.

Mes frères ABDELLAH et AZIZ et surtout ma très chère Sœur DHIKRA


pour son soutien concret et moral que Dieu la garde pour moi.

M me DJAABOUB.S, qu’elle trouve ici l’expression de mes sentiments de


respect et de reconnaissance pour le soutien qu’elle n’a cessé de me porter.

Mes grands-parents SAID, HOURIA, HAMIDA que Dieu leur


procure bonne santé et longue vie.

Mes chères tantes et mes oncles, mes cousines et cousins et


toute la famille Amarouche et Sayoud sans exception.

Ma chère binôme : ASMA pour tout son travail et tout son


sacrifice, ainsi que sa famille CHeghnoun

À ma deuxième famille, tous les professeurs de notre spécialité et à tous mes collègues.

A. Ibtissem
Résumé

Le but de ce travail consiste en la connaissance de la phytodiversité de la région de


Tamesguida.

L’analyse et l’évaluation des données relatives à la phytodiversité ont révélé que ce site recèle
une richesse floristique non négligeable par le fait qu’il héberge 169 taxons, dont la majorité
d’entre elles sont des espèces Méditerranéennes avec un taux de 37,27%. Ces espèces sont
groupées en 60 familles ; les Astéracées, les Fabacées, et les Brassicacées sont les trois
familles les mieux représentées par rapport aux autres familles.

Les Thérophytes (33,13%) et les Hémicryptophytes (26,03%) sont les mieux représentées par
rapport aux autres types biologiques.

La valeur patrimoniale est traduite par la présence des espèces endémiques, rares et protégées
à l’échelle nationale et/ ou internationale. Les espèces médicinales sont remarquables, ce qui
dénote d’un intérêt économique non négligeable.

Mots clés : Analyse, phytodiversité, la région de Tamesguida, valeur patrimoniale.


‫ملخص ‪:‬‬
‫الهدف من هذه الدراسة هو معرفة التنوع النباتي في منطقة تمز ﭫيدة‬
‫‪-‬يكشف تحليل وتقييم البيانات المتعلقة بالتنوع الوراثي النباتي أن هذه المنطقة لها ثروة نباتية كبيرة ‪،‬حيث‬
‫يوجد بها ‪ 961‬صنفا نباتيا أغلبيتها أصناف متوسطية بنسبة ‪ .%52.73‬هذه األصناف مجمعة في ‪66‬‬
‫عائلة منها النجميات ‪ ،‬البقوليات و الكرنبيات هم العائالت األكثر وجودا مقارنة بالعائالت األخرى‪.‬‬

‫‪-‬يتم ترجمة قيمة التراث من خالل وجود أنواع نباتية نادرة ومحمية وطنيا و ‪ /‬أو دوليا‪.‬‬
‫‪-‬األنواع الطبية مهمة و معتبرة في منطقة تمزقيدة هذا يدل على القيمة االقتصادية الكبيرة لها‬
‫مفتاح الكلمات ‪ ꞉‬التحليل‪ ،‬التنوع النباتي ‪ ،‬منطقة تمزقيدة ‪ ،‬قيمة التراث‬
Abscrat

The aim of this work consists of the knowledge of the phytodiversity of the region of
Tamesguida.
Analysis and evaluation of phytodiversity data revealed that this site conceals a significant
floristic wealth by the fact that it hosts 169 taxa, the majority of which are Mediterranean
species with a rate of 37.27%. These species are grouped into 60 families; the Asteraceae, the
Fabaceae, and Brassicaceae are the three families best represented in relation to to other
families.
Therophytes (31.95%) and Hemicryptophytes (26.03%) are the best shown compared to other
biological types.
The heritage value is reflected in the presence of endemic, rare and protected nationally and /
or internationally. Medicinal species are remarkable, indicating economic interest not
insignificant.

Key words: Analysis, phytodiversity, the Tamesguida region, heritage value.


Liste des tableaux

Tableau I : Répartition des superficies par communes des wilayas de Blida et Médéa.
08
Tableau II : Caractéristiques et occupation du sol du PNC.
09
Tableau III : Moyennes annuelles et mensuelles corrigées des précipitations de la région d'étude
(2010, 2014).
13
Tableau IV : températures moyennes mensuelles corrigées du PNC (période 2010-2014).
14
Tableau V : Moyenne des températures et précipitations dans le PNC (2000- 2014).
16
Tableau VI : répartition des espèces selon l’altitude.
18
Tableau VII : Moyennes des précipitations mensuelles de la région de Tamesguida (2007-2016).
21
Tableau VIII : Moyennes des températures mensuelles de la region de Tamesguida (2007-2016).
22
Tableau IX : Moyennes hygrométriques mensuelles de la région de Tamesguida (2007-2016).

22
Tableau X : Nombre de jours de gelées par an de la région de Tamesguida (2007-2016).
23
Tableau XI : Liste des plantes protégées dans la région de Tamesguida.
40
Tableau XII : Liste des plantes médicinales dans la région de Tamesguida.
43
Liste de figures

Figure 01 : Situation géographique du P.N.C (P.N.C, 2020).


06
Figure 02 : Carte administrative du PNC (P.N.C, 2020).
07
Figure 03 : Carte hydrographique représente les deux bassins versant qui alimente le
PNC (PNC, 2020).
12
Figure 04 : Diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen du PNC (2000 -
2014).
16
Figure 05 : Position de la région de Chréa sur le climagramma d’Emberger.
17
Figure 06 : Diagramme de la richesse faunistique du P.N.C.
19
Figure 07 : Localisation géographique de la région de Tamesguida.
20
Figure 08 : Diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen de la région de
Tamesguida (2007 à 2016).
24
Figure 09 : Le Climagramme d’Emberger de la région de Tamesguida pour la période
allant de 2007 à 2016.
24
Figure 10 : Vue générale de la zone humide de Dhaïa.
26
Figure11 : Distribution des genres et des espèces selon les familles les mieux
représentées dans la région de Tamesguida.
33
Figure12 : Spectre des types biologiques des plantes de la région Tamesguida.
34
Figure13 : Spectre phytogéographique de la flore de la région de Tamesguida.
35
Figure14 : les espèces végétales endémiques du site d’étude.
36
Figure 15 : Spectre de rareté des plantes de la région de Tamesguida.
37
Figure 16 : Les espèces végétales protégées par la loi Algérienne.
38
Figure 17 : L’espèce végétale qui figure dans l’annexe II de la CITES Cyclamen
africanum B. et R.
39
Figure 18: L’espèce végétale qui figure dans la liste rouge de l’UICN. (UICN, 2020).
40
Figure 19: Localisation des stations des espèces endémiques et protégées à l’échelle
nationale et internationale de la région de Tamesguida.
41
Figure 20: Répartition des espèces rares dans les stations de la région de Tamesguida.
42
Liste des abréviations

Aire de répartition générale des espèces (élément floristique) :

 End N.A : Endémique Nord-Africain.


 Méd. : Méditerranéen.
 Euro : Européen.
 Euras : Eurasiatique.
 Cos : Cosmopolite.
 End : Endémique.
 W-Méd : Ouest méditerranéen.
 Circum-Méd : Circum-méditerranéen.
 W.Méd : ouest méditerranéen
 Paléo-trop : Paléo-tropical
 Cosmop : Cosmopolite
Les autres Appréciation :

 % : Pourcent.
 A.P.G : Classification phylogénétique, est la classification botanique des
angiospermes.
 AC : Assez commune
 AR : Assez rare
 C : Commune
 C.A : convention africaine.
 CC : Très commune
 CCC : Particulièrement répandu
 CITES : La convention sur le commerce international des espèces de faune st de flore
sauvage menacées d’extinction
 CNRS : Centre National de Recherche Scientifique.
 DD : Données insuffisantes.
 DGF : Direction Générale des Forets.
 EN : En danger critique d’extinction.
 H : Humidité.
 IUCN : Union Internationale de la Conservation de la Nature.
 M : Température maximale des mois les plus chauds.
 m : Température minimale des mois les plus froids.
 MAB: Man And The Biosphere programme.
 MATE : Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement.
 mm : Millimètre.
 ONM : Office National de Météorologie.
 P : Précipitation.
 PG : plan de gestion.
 PNC : Parc national de chréa.
 PNUD : Programme des nations unies pour le développement.
 Q2 : Quotient pluviothermique d’Emberger.
 R : Rare
 RR : Très rare.
 T : Température.
 UNESCO: United Nations Educational, and Cultural Organisation.
Sommaire

Remerciement
Dédicace
Résumé
‫ملخص‬
Abscrat
Liste des tableaux
Liste des figures
Liste des abréviations
Introduction générale 02
Chapitre 1 : Présentation de la zone d’étude 04

A. Présentation du parc national de Chréa 05

1.1. Historique et création du Parc National de Chréa 05


1. 2. Situation géographique 05
1.3. Situation administrative 06
1.4. Situation biogéographique 08
1.4.1. Occupation du sol 08
1.4.2. Étages de végétation 09
1.5. Milieu physique 10
1. 5.1. Relief 10
1.5.2. Géologie 10
1.5.3. Pédologie 11
1.5.4. Hydrographie 11
1. 6. Etude Climatique 13
1.6.1. Précipitations 13
1. 6.2. Température 14
1.6.3. Le vent 14
1. 6.4. La neige 15
1.6.5. Le brouillard 15
1.6.6. La gelée et la grêle 15
1.6.7. Synthèse climatique 15
1.7. La diversité biologique du parc national de chréa 18
1.7.1. La végétation 18
1.7.2. La faune. 18

B. Présentation de la région de Tamesguida 20

1. 8. Localisation administrative et géographique 20


1.9. Milieu physique 21
1.9.1. Etude géologique 21
1. 9.2. Relief et orographie 21
1.10. Etude climatique 21
1.10.1. Pluviométrie 21
1.10.2. Températures 22
1.10.3. Humidité 22
1.10.4. Les vents 23
1.10.5. Les gelées 23
1.10.6. Synthèse climatique 23
1. 11. Les grandes unités écologiques de la région de Tamesguida. 25

Chapitre 2 : Méthodologie générale 27

2. 1. La récolte et le tri des données 28


2.2. Caractérisation des différentes espèces végétales 29
2. 2. 1. Caractérisation taxonomique et floristique 29
2. 2. 2. Caractérisation biologique 29
2. 2. 3. Caractérisation phytogéographique 30
2. 3. Coefficient de diversité végétale (CDV) 30
2. 4. Intérêt et valeur patrimoniale. 30

Chapitre 3 : Résultats et interprétation 31

3.1. Composition floristique et systématique 32


3. 2. Caractérisation biologique 33
3. 3. Caractérisation phytogéographique 34
3. 4. Valeur patrimoniale 35
3. 5. Intérêt économique 42

Conclusion générale 45

Références bibliographiques 49

Annexes 53
INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale

Introduction générale

La forêt Algérienne couvre environ 4 Millions d’ha, soit moins de 2% de la superficie


du pays, mais la vraie forêt ne représente cependant que 1,3Millions d’ha, le reste
étant constitué de maquis, avec sa diversité biologique. Cette forêt présente un
élément essentiel de l’équilibre écologique, climatique et socio-économique de
différentes régions du pays (Bakour et Ghattas, 2020).

Selon Ouelmouhoub (2005) la forêt Algérienne est localisée sur la partie


septentrionale du pays et limitée au Sud par les monts de l’Atlas Saharien. Elle est
inégalement répartie suivant les différentes régions écologiques, ce qui leur confère
des taux de boisements très variables. En effet, ces taux décroissent d’Est en Ouest et
du Nord au Sud plus particulièrement.

La forêt Algérienne est constituée par une variété d’essences appartenant à la flore
méditerranéenne dont le développement est lié essentiellement au climat. Elle prend
part à la fonction de production, de protection et au côté social.

Le terme «biodiversité», contraction de «biological diversity », est proposé en 1988


par Wilson (Wilson et Peter, 1 988).

La biodiversité, ou diversité biologique, constitue le tissu vivant de la planète où elle


représente toutes les formes de vie sur Terre, les relations qui existent entre elles et
avec leurs milieux depuis l'origine commune de la vie (CNRS, 2015).

La diversité joue un rôle très important dans le fonctionnement de l’écosystème et la


nature des assemblages d’organismes au sein des écosystèmes est un élément central
pour en comprendre la mécanique. Les écologues utilisent le terme “fonctionnement”
pour référer aux propriétés et/ou processus biotiques et abiotiques au sein des
écosystèmes, comme par exemple le recyclage ou la production de biomasse (Nicolas
Mouquet et Isabelle Gounand ; 2009).

La préservation de la faune et la flore, principalement celle des espèces menacées


d’extinction fait l’objet de nombreuses conventions internationales.

Parmi les moyens qui contribuent à la conservation de la biodiversité, les parcs


nationaux constituent, avec d’autres types d’espaces protégés, des composants
essentiels. Ils sont aussi les piliers de toutes les stratégies nationales (UICN 2008).

La notion du parc national a été standardisée par l’union internationale pour la


conservation de la nature (UICN 1978) pour la législation et la gestion des ressources
naturelles.

L’Algérie compte 11 parcs nationaux (DGF, 2007) parmi eux le parc national de
Chréa qui a été créé en 1983 et classé comme une réserve de biosphère en 2004.

2
Introduction générale

Il abrite une superficie de 26587 ha (Dahel, 2015).

Notre région d’étude Tamesguida qui couvre la partie occidentale du PNC, occupe de
4100 ha (PNC, 2020) et présente une certaine originalité dans la diversité des critères
physiques et biologiques. Ces massifs montagneux ont des peuplements végétaux qui
présentent des potentialités forestières ayant de multiples fonctions de production et
de protection.

Cette zone, d’une grande richesse biologique mérite une attention spéciale vu le rôle
qu’elle joue dans la diversité des écosystèmes, et de ce fait, doit faire l’objet d’une
protection et d’une conservation des ressources naturelles ainsi que d’une restauration
accrue.

Notre travail contribue à la synthèse des différentes recherches menées sur la région
de Tamesguida. Notre contribution constitue en une analyse floristique des différentes
formations décrites.

Dans un premier chapitre nous présentons les caractères généraux et les principaux
aspects physiques et bioclimatiques de la zone d’étude, le deuxième chapitre porte sur
la démarche méthodologique adoptée et enfin, nous procédons à la caractérisation
floristique, systématique, biologique et phytogéographique de la Phytodiversité de la
région de Tamesguida et l’évaluation de la valeur patrimoniale ainsi que de l’intérêt
économique de la flore considérée.

3
CHAPITRE 1
PRESENTATION DE LA ZONE
D’ETUDE
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

A. Présentation du Parc National de Chréa (P.N.C)

1.1. Historique et création du Parc National de Chréa

C'est en 1912, sous l'impulsion de la Société d'Histoire Naturelle de l'Afrique du Nord


que fût projetée l'idée de création du Parc National de Chréa (P.N.C) (Khelalfa et
Rechoum, 2017).

Le parc national de Chréa a été créé par arrête gouvernemental du 3 septembre 1925.
Au début, ce parc avait une superficie de l’ordre de 1350 h comprend essentiellement
la cédraie (Mazari, 1988).

En 1983, en date du 27 juillet ; le décret N°83-461, portant création de 5 parcs


nationaux dont le parc de Chréa avec une superficie de 26587 h ; 20 ans après
l’indépendance ; Chréa a connu sa reclassification en parc national, en même temps
que son extension. Après cette extension le parc national de Chréa s’étale sur une
longueur de 40 km d’Est en Ouest et une largeur de 7 à 14 km du Nord au Sud. En
plus la cédraie de Chréa, il englobe actuellement plusieurs massifs forestiers comme
ceux de Djebel Mouzaïa à l’Ouest ou se développent des formations sylvatiques
unique dans la région (érablière, zeenaie), la chênaie verte du djebel Ferroukha à
l’Est et la pineraie du djebel Takitount au Sud (Meddour, 1994).

En décembre 2002, le Conseil International de Coordination du Programme sur


l’homme et la biosphère (MAB) relevant de l’Organisation des Nations Unies pour
l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a décidé de classer le Parc National de
Chréa en Réserve de la Biosphère et l’inclure dans le réseau mondial des réserves de
la biosphère.

1.2. Situation géographique

Situé à 50 km au Sud-Ouest d'Alger, la réserve de biosphère de Chréa s'étend en


écharpe sur une aire de 26 587 h le long des parties centrales de la chaîne de l'Atlas
Tellien, comprises entre les latitudes Nord 36°19' / 36°30', et les longitudes Est 2°38' /
3°02'(Loukkas, 2009 in Belhadid Zahia, 2015).

Le parc national de Chréa se présente comme une barrière rocheuse dont les limites
sont constituées par les lisières des forêts ou de lignes de crête et par une multitude
d’oued dont les principaux sont Oued Chiffa, Oued Kébir, Oued Mousaoud et Oued et
Mektâa. (Bensaada ; 1986).

Vers le Nord il domine la plaine de Mitidja, les collines de Sahel ainsi que les monts
de Chénoua et la mer méditerranée.

5
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

Du côté Ouest, la vue s’étend sur la terminaison orientale du massif du Dahra, il est
limité par la lisière de la forêt Yesmeth Ksaïmia jusqu’à la crête du Djebel
Tamesguida. Au Sud, il est limité par l’Oued Melah. (Figure 01).

Par sa situation géographique, le massif forestier de Chréa bénéficie d’une position


de carrefour lui permettant d’échanger sous des ambiances différentes et profiter de
leurs influences pour développer non seulement une diversité biologique riche et
conséquente, mais aussi de nombreux intérêts naturels (Dahel, 2012).

Figure 01 : Situation géographique du P.N.C (P.N.C, 2020).

1.3. Situation administrative

Le parc national de chréa situé à mi-distance entre le chef-lieu des wilayas de Blida et
de Médéa, le Parc National de Chréa chevauche entre les wilayas de Blida et Médéa,
selon le nouveau découpage territorial datant de 1984 par le décret n° 91 306 du
24/08/91 (Bazzi, 1988).

La wilaya de Blida compte près de 17875 ha soit 67,43% de la superficie totale. Elle
regroupe principalement les reliefs septentrionaux des djebels Mouzaia, Guerroumane

6
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

et Ferroukha situés successivement , dans les communes de Ain Romana, Chiffa,


Bouarfa, Blida, Chréa, Ouled Yaïch, Bouinan, Soumaâ et Hammam Melouane
(PNC ;2009) .

La wilaya de Médéa, compte près de 8 650 ha soit 32,57% de la superficie totale. Elle
regroupe en particulier les reliefs méridionaux des djebels Mouzaia, les versants nord
et sud et adrets des djebels Azrou Mouch, de Sidi Mohamed, ainsi que toutes les
topographies de Koudiat El Kalàa, Koudiat Alloua, et Koudiat El Guettara. Il est à
noter que la commune d'El Hamdania est totalement englobée dans le territoire du
Parc.

Les 8650 ha que totalise la wilaya de Médéa sont répartis entre les communes de
Tamezguida, et El Hamdania. Elle couvre toute la partie méridionale du Parc national
de Chréa qui repose avec sa zone périphérique, sur un milieu épars fortement ponctué
par une anthropisation rurale (PNC ; 2013).

Du point de vue administratif, le secteur de Chréa ; englobe la partie centrale du Parc


(10 000ha) et le secteur d'EI-Hamdania couvrant la partie occidentale du parc et qui
s'étend sur 9 000ha, et le secteur de Hammam MeIouane se situe dans la partie Est du
P.N.C. Ces trois secteurs forment le P.N.C (Hamimeche ; 2007) (Figure 02).

Figure 02 : Carte administrative du PNC (P.N.C, 2020).

7
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

Tableau I : Répartition des superficies par communes des wilayas de Blida et Médéa.

Wilayas Communes Superficie % % Wilaya


Blida Ain Romana 316 ha 1,26% 67,43%
Chiffa 1225 ha 4,61%
Bouarfa 3343 ha 12,57%
Blida 84 ha 0,32%
Chréa 7602 ha 28,59%
Ouled Yaïch 56 ha 0,21%
Soumaâ 273 ha 1,03%
Bouinan 174 ha 0,65%
Hammam Melouane 4764 ha 17,92%
Total de la wilaya 17857ha 67,43%
Médéa Tamezguida 4100 ha 15,45% 32,57%
El Hamdania 4550 ha 17,12%
Total de la wilaya 8650ha 32,55%
T O T A L 26587ha 100% 100%

Source : PNC (2013).


1.4. Situation biogéographique

1.4.1. Occupation du sol

Le Parc National de Chréa renferme un tapis végétal couvrant près de 22.673 ha de


son territoire, soit un taux de boisement de 85%. Le reste représente les terrains
dénudés occupés par l’homme, par l’agriculture et ayant été irréversiblement érodé
(P.N.C, 2010) (Tableau II).
Les études et les inventaires portant sur l’occupation du sol et les potentialités
naturelles au niveau du parc, révèlent l’existence d’occupations (strates) de type :
 Arborescente, elle concerne 5400 ha, soit 20.31% de la superficie totale du
parc.
 Arbustive, cette strate couvre 17 274 ha, soit 65% de la superficie totale du
parc. Elle concerne les zones à végétation arbustive se présentant dans sa majorité en
maquis.
 Les terrains dénudés, couvrent près de 2911 ha, soit 11% du Parc National de
Chréa. Caractérisés par une végétation rabougrie, laissant apparaître des sols
partiellement nus ou des affleurements rocheux, taillés par l’érosion, empêchant toute
possibilité de remontée biologique. Ils se localisent en général dans le versant Sud-est
du parc, du côté de Hammam Melouane et d’Imma Hlima.

8
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

Tableau II : Caractéristiques et occupation du sol du PNC.

Occupation Nature Surface (ha) Taux (%)


Strate Cèdre 1292,95 4,86%
Arborescente
Chêne vert 172,80 0,60%
Pin d’Alep 3345,02 12,58%
Maquis arboré (à PA) 588.85 2.21%
T O T A L 5399,62 20,31%
Maquis 16958,18 63,78%
Strate Reboisements (à PA et CV) 218,85 0,80%
arbustive et herbacée Pelouse 96,75 0,30%
T O T A L 17273.78 64.97%
Terrains Terrains nus 2787,72 10,49%
Dénudés Terrains rocheux 91,10 0,30%
Terrain dégradé 31,90 0,10%
T O T A L 2910,72 10,95%

Autres (Terrains cultivés, habitats, lacs…….) 1003,28 3,77%

TOTAL GENERAL 26 .587 100%


Source: PNC (2010) in Adem (2017).

1.4.2. Étages de végétation

La notion d’étage de végétation a fait l’objet de plusieurs travaux : Emberger (1936),


Ozenda (1975) et Rivas Martinez (1982).

Selon Emberger (1936) : « on appelle étage de végétation, les différentes ceintures ou


zones de végétation qui se succèdent en altitude, sur massif montagneux, depuis la
base jusqu’au sommet ».
L’étude de étage de végétation de l'Atlas Blidéen a été réalisée par : Halimi (1980) et
Meddour (1994).
Trois étages caractérisent notre zone d’étude :

 L’étage supraméditerrannéen

Caractérisent les altitudes supérieurs à 1400 m. le bioclimat est per humide à variante
fraîche, et la valeur de « m » est égale ou inférieur à 0°c. On y rencontre : Le cèdre de
l’Atlas (Cedrus atlantica), le chêne vert et les pelouses écorchées.

 L’étage méso méditerranéen

Selon Meddour (1994), l’altitude de cet étage est comprise entre 600 et 1400 m. Il se
situe dans le bioclimat humide à variante fraîche, avec des valeurs de « m »,
comprises entre 0 et 3°C.

9
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

Les essences majeures sont : Le chêne vert (Quercus ilex), le chêne liège
(Quercus suber) et également celle de Chêne zeen (Quercus faginea) à l’état résiduel.

 L’étage thèrmoméditerranéen

Il se situe dans le bioclimat subhumide et humide tempère chaud, avec une valeur de
« m » comprise entre 3 et 7°C. Il occupe une tranche altitudinale allant de 0 à 600 m,
et coïncide avec la série de l’Oléo lentisque et de pin d’Alep (Pinus halepensis), qui
comprend aussi des formations conservées à Chêne liége (Quercus suber)
(Meddour, 1994).

1.5. Milieu physique

1.5.1. Relief

L’Atlas blidéen est une région montagneuse de plissement Alpin, caractérisé par ses
surélévations rudes et accentuées apparaissant à travers toute la région (Bles et al
1972). C’est une masse de terre surélevée entre la mer méditerranée au nord et les
hauts plateaux au sud. Il s’ensuit que les différents paramètres climatiques sont
influencés par ce relief. Les versants septentrionaux raides et schisteux sont déchirés
par les ruisseaux qui ravinent profondément les sols.

La présence de falaises et de gorges témoigne de la brutalité de l’érosion. Les versants


méridionaux sont moins accentués et descendent en pente douce vers les hauts
plateaux qui sont peu accidentés, ils ont une pente de moins de 10% (Nedjahi, 1988 in
Alia et Khetab, 2019).

1.5.2. Géologie

D’après Faurel (1947) in Kadik (2005), l’Atlas blidéen a été le théâtre de violents
mouvements orogéniques de la fin du Tertiaire, lui donnant surtout dans sa partie
centrale un aspect très mouvementé.
Bles al (1972), ont donné une description détaillée de la série stratigraphique et de ses
caractéristiques d’âge essentiellement secondaire et tertiaire. Nous donnerons ici un
bref aperçu des différentes formations décrites :
 Calcaire de l’oued El Kebir et de djebel Marmoucha: calcaire massif
cristallin, gréseux ou dolomitiques (Jurassique supérieur) ;

 Schistes, grés et calcaires de la Chiffa (Néocomien et Aptien, Crétacé


inférieur) ; Argiles de Takitoun, une formation de type flysch (Albien inférieur
et moyen, Crétacé inférieur) ;
Alternance de calcaires argileux et marnes du djebel Sidi Mohamed (Albien supérieur,

10
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

crétacé moyen) ;
 Marnes, dans lesquelles s’intercalent de petits bancs de calcaires argileux; du
Douar El Hadjar (Cénomanien et Turono.Sénonien, Crétacé moyen et
supérieur) ;

 Argiles noires et calcaires à silex d’El’Hadjerat Msannou (Paléocène et


Eocène inférieur): à la base des nappes telliennes.

1.5.3. Pédologie

Les facteurs écologiques essentiels qui influent sur l’évolution des sols sont : le
climat, la roche mère, la topographie, la végétation et l’homme (Duchaufour, 1960).

Selon Killian et Martin (1957) : les sols du massif de chréa sont toujours décalcifiés
même si la roche mère est calcaire.

Les sols de l’Atlas blidéen sont caractérisés d’une manière générale, par l’importance
des éléments grossiers due essentiellement à une action d’érosion plus intense. Halimi
(1980), souligne également, le dénuement des versants Sud, contrairement aux
versants septentrionaux, qui sont évolués.

Les terres de la montagne sont composées dans leur grande partie par des terrains
schisteux durs et très siliceux. Ces schistes alternent le plus souvent avec les bancs de
quartzites, en conséquence les sols de la montagne sont d’origine schisteuse,
constitués de gros éléments ; caillous, graviers de nature siliceuse très faible en
proportion de calcaire, de phosphore, et de chlore, avec une teneur en argile inférieure
à la moyenne et une teneur convenable en humus souvent boueux en surface et durs
après la sécheresse.

Les sols bruns forestiers sont observés sous la cédraie (Nedjahi, 1988). Sous la
chênaie verte mésophile, sont rencontrés des sols fersiallitiques décarbonatés qui sont
souvent remaniés par l’érosion (Dahmani, 1997). Ce dernier auteur, signale la
présence des sols de type ranker en altitude (peuplement de cèdre et de chêne vert)
(Merbah, 2005).

1.5.4. Hydrographie

Le Parc national de Chréa repose sur les parties amont de 02 bassins versants
contigus : à l’Est, le bassin versant de l’Oued El Harrach (connu localement par
l’Oued Hammam Melouane), et à l’Ouest, le bassin versant de l’Oued Chiffa (P.N.C,
1999). (Figure 03).

11
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

Ces 02 Oueds déversent tous les deux sur la Méditerranée, le premier en traversant la
Mitidja Est et la Capitale Alger, et le second en traversant la Mitidja centrale et le
bourrelet du Sahel en passant par la cluse du Mazafran (P.N.C, 1999).

L’organisation hydrique de ce territoire obéit au modèle d’entonnoir recueillant les


eaux de surface de haut en bas et les conduit vers un axe hydrographique principal qui
lui-même va les déverser sur la mer Méditerranée (P.N.C, 1999).

En surface, les eaux infiltrées ressurgissent en divers points sous forme de points de
résurgence, cascades, points d’eau. Le parc renferme plusieurs points d’eau
(81 sources) dont certains sont permanents (P.N.C, 1999).

De par son importance sur le plan écologique, ces eaux sont considérées de première
qualité, dépourvues de toutes sortes de pollution, et surtout riches en minéraux issus
principalement de la nature pédologique du Parc national de Chréa (Melouani, 2014).

Du point de vue quantitatif, le curvigraphe a montré que la densité du réseau


hydrographique au niveau du Parc national de Chréa est importante. Elle est d'environ
2,4 km/km². Ce paramètre est beaucoup plus important dans la partie du bassin
versant d’oued El-Harrach. (3,1 km/km²) que dans celle de oued Mazafran (1,9
km/km²) (Melouani, 2014).

La composante hydrographique constitue une potentialité économique à l'échelle


régionale. En effet, avec un apport annuel moyen de 1 000 000 000m3/an
(P.N.C. 2009).

Figure 03 : Carte hydrographique représente les deux bassins versant qui alimente le
PNC (PNC, 2020).

12
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

1.6. Etude Climatique

Selon Dajoz (1974), Les êtres vivants ne peuvent se maintenir en vie qu’entre
certaines Imites bien précises de température, d’humidité relative, de photopériode,
d’éclairement et de pluviosité. D’après le même auteur, le climat est donc un facteur
clé puisqu’il cause une mortalité variable dans l’abondance des populations au cours
des générations successives.

1.6.1. Précipitations

La quantité annuelle des précipitations est l’un des paramètres clés dans la
caractérisation du climat (Long, 1974). Cependant, selon Ozenda (1982), l’installation
de la végétation ne dépend pas seulement du total annuel des précipitations, mais
également de la répartition des pluies au cours de l’année. Ainsi en pays
méditerranéen, la pluie tombe surtout pendant la période froide, lorsque les
peuplements en ont le moins besoin et par ailleurs, elle fait défaut l’été, au moment où
la forte température augmente l’évaporation.

Dans l’Atlas blidéen, le régime moyen des hauteurs des pluies subit l’influence
capitale des facteurs orographiques, notamment l’altitude, créant ainsi une forte
disparité entre les stations (Halimi, 1980).

Tableau III : Moyennes annuelles et mensuelles corrigées des précipitations de la


Région d'étude (2010, 2014)

Ann/Mois I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII


2010 87,9 84,7 90,0 74,4 59,6 10,2 0,0 21,7 24,3 84,8 151,8 95,7
2011 78,9 173,4 90,1 92,5 130,4 25,8 3,5 2,4 8,5 59,5 159,9 68,2
2012 48,3 225,8 128,0 177,2 27,5 31,8 3,2 0,0 14,4 53,6 123,4 21,5
2013 113,1 125,6 83,5 84,9 164,4 11,6 1,1 9,0 32,7 10,4 143,0 93,7
2014 115,6 72,7 167,3 7,2 13,6 43,6 0,3 2,4 48,6 33,7 84,2 215,3
Moyenne 88,7 136,4 111,8 87,2 79,1 24,6 1,6 7,1 25,7 48,4 132,5 98,9
Source : ONM (2010-2014) in Lahreche et Khenafif, 2018.

Le tableau III ci-dessus illustre une irrégularité des précipitations tout au long de
l'année qui peut influencer la végétation et la faune en place. Ainsi le mois de
novembre est le plus pluvieux avec 132, 5 mm, alors que le minimum des
précipitations est enregistré en été au cours du mois de juillet avec 1, 6 mm.

Concernant la distribution spatiale des précipitations, elle augmente avec l’altitude.

13
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

1.6.2. Température

La température est un facteur écologique fondamental et un élément vital pour les


formations végétales. Ce facteur a été défini comme une qualité de l’atmosphère et
non une grandeur physique mesurable (Peguy, 1970). Elle intervient dans le
déroulement de tous les processus, la croissance, la reproduction, la survie et par
conséquent la répartition géographique générant les paysages les plus divers (Soltner,
1987).
Les températures moyennes mensuelles de station d'étude sont reportées dans le
tableau IV.

Tableau II: températures moyennes mensuelles corrigées du PNC (période 2010-


2014)
Mois/Ann I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII

2010 6,3 7,3 9,3 12,1 13,7 19,4 25,9 24,2 19,4 14,7 8,7 7,6

2011 6,7 5,7 8,9 14,0 15,6 20,1 23,8 25,5 20,6 15,1 10,1 6,8

2012 6,2 2,7 8,9 10,0 17,4 23,7 25,2 26,9 20,4 16,0 10,8 7,3

2013 5,9 4,6 8,4 11,7 13,0 18,2 23,3 23,5 19,1 19,0 7,9 6,9

2014 6,9 7,3 7,6 14,0 16,4 20,1 23,6 24,8 21,9 17,4 11,5 5,9

Moyenne 6,40 5,56 8,62 12,36 15,23 20,32 24,39 25,02 20,32 16,47 9,80 6,92
Source : ONM (2010-2014) in Lahreche et Khenafif, 2018.

Selon le tableau IV, les moyennes mensuelles de température entre 2010-2014 varient
de 5, 56 C° à 9, 80 C° pendant la période hivernale, tan disque pendant la période
estivale ces moyennes varient entre 20, 32 C° et 25, 02 C°.

1.6.3. Le vent

Le vent est un des éléments les plus caractéristique du climat, il constitue un facteur
limitant en accentuant l’évaporation et la sécheresse (Bouarfa.S ; 2010). Comme il
peut influencer sur le climat par sa charge en Humidité (El Hai, 1974 in Bouziane,
2017).

Dreux (1980), note que le vent est un facteur secondaire. Il a une action indirecte, en
activant l’évaporation, il contribue la sécheresse. Le vent constitue dans certains
biotopes un facteur écologique limitant. Sous l’influence des vents, la végétation est
limitée dans son action (Abdelbaki, 2012). Dans la réserve de biosphère de Chréa, ce
sont les vents du Nord- Ouest qui prédominent. En ce qui concerne le sirocco, il se
manifeste un à trois jours/an (Dahel, 2012).

14
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

1.6.4. La neige

La neige commence à couvrir les cimes des arbres de l’Atlas Blidéen à partir du mois
de décembre, et l’enneigement concerne les altitudes dépassant 400 mètres. Le mois
de janvier reçoit les plus fortes chutes de neige et le mois de mars l’emporte sur la
persistance (Attal, 1994). En moyenne, la couche de neige est de 15 à 20 cm, atteint
parfois 50 cm. En février 2012, elle a atteint dans des endroits 4 mètres d’épaisseur.
Les moyennes annuelles d’enneigement dans la réserve de biosphère de Chréa,
atteignent la fréquence moyenne de 26 jours (Dahel, 2012).

1.6.5. Le brouillard

Le brouillard est relativement fréquent dans les parties hautes du Parc national qui
sont souvent plongées dans les nuages (PNC, 2009). Pour le col de Chréa, le
brouillard s’étale sur toute l’année avec un maximum de 21 jours en janvier et un
minimum de 4 jours en juillet (Lahreche et Khenafif, 2018).

1.6.6. La gelée et la grêle

D’après Seltzer (1946), la gelée survient quand les températures minimales (m)
tombent au-dessous de 0°C. Elle est fortement influencée par l’altitude.

Au parc, les gelées blanches se manifestent surtout en Septembre. Elles apparaissent


en automne et disparaissent au début du printemps (fin Mars début Avril).

Le risque de gelées blanches commence lorsque le minimum moyen tombe au-


dessous de 10 C°. Quant à la grêle, elle tombe durant presque toute la période allant
de Décembre à Mars (Lac de Mouzaia, Hakou Ferraoun, Médéa) (PNC, 2020).

1.6.7. Synthèse climatique

Deux synthèses sont utilisées pour caractériser le climat régnant en zone


méditerranéenne et donc dans notre région d’étude : le diagramme ombrothermique de
Bagnouls et Gaussen (1953) et le quotient pluviothermique d’Emberger (1955).

Le Parc de chréa s’étale sur deux ensembles très différents de point de vue
topographique (montagne et plaine). Ceci influe sur les paramètres climatiques. Mais
en absence des stations météorologiques dans la région, nous avons élaboré une
synthèse climatique à partir des données de l’office national de météorologie de Dar
El Baida corrigées et modifiées par Lahreche et Khenafif (2018).

15
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

 Diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen

Ce digramme permet de définir la durée des mois secs de l’année en adoptant sur un
graphe une échelle particulière où les précipitations sont le double des températures.

Selon Bagnouls et Gaussen le mois est défini comme étant sec lorsque la somme des
précipitations moyennes (P), exprimées en millimètres (mm) est inférieure au double
de la température de ce mois (P < 2T), pour notre zone d’étude, la moyenne des
températures minimales mensuelles la plus basse enregistrée durant la période
2000 – 2014, se situe au mois de janvier avec une température de 4,96 C° alors que la
moyenne des températures maximales mensuelles la plus haute se situe au mois de
juillet (24,65 C°) (Tableau V). Les précipitations mensuelles ont un régime
typiquement méditerranéen avec un maximum en hiver et un minimum en été.

Tableau V: Moyenne des températures et précipitations dans le PNC (2000- 2014)


Mois J F M A M J Jt A S O N D
Moyenne P mm 101,6 90,5 74,0 76,4 65,4 10,9 4,1 6,8 40,4 51,4 115,0 109,5
Moyenne T C° 4,96 5,21 8,32 10,85 15,04 20,94 24,65 24,28 19,41 15,66 9,24 5,82

En traçant le diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen, on a pu déterminer


la période sèche qui s’étale de mai à septembre soit un total de 4 mois (figure 04).

Figure 04: Diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen du PNC


(2000 - 2014).

16
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

 Climagramme d’Emberger

L’indice d’Emberger permet la caractérisation des climats et leur classification dans


l’étage bioclimatique. Cet indice est calculé par le biais du coefficient pluviométrique
et obtenu par la formule qui suit : Q 2 = 3,43(P / (M-m) Avec :

P : La pluviométrie annuelle (mm).


M : La moyenne des températures maximales du mois le plus chaud.
m : La moyenne des températures minimales du mois le plus froid.

La température moyenne minimale du mois le plus froid (4,3° C), placée en abscisses
et la valeur du coefficient pluviométrique Q2 placée en ordonnées, donnent la
localisation de la station météorologique choisie dans le climagramme. La valeur de
Q2 calculée à partir d’une synthèse de 15 années est de 119,3 ce qui permet de classer
notre zone d’étude dans l’étage bioclimatique humide (Figure 05).

Figure 05: Position de la région de Chréa sur le Climagramma d’Emberger.

17
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

1.7. La diversité biologique du parc national de Chréa

Le patrimoine naturel du parc national de chréa se compose de 1210 espèces vivantes


végétales et animales reparties à travers différentes habitats écologiques (DGF, 2006).

1.7.1. La végétation

Selon (Abdelguerfi et al, 2003 in Yahi ; 2007) plusieurs formations végétales sont
rencontrées selon l’exposition des versants. Elles sont essentiellement à base de chêne
vert, pin d’Alep, thuya de berbérie, cèdre de l’atlas et chêne liège (Tableau VI).

Le relief chahuté et le réseau hydrographique dense caractérisant le territoire du parc


sont à la faveur d’une grande diversité biologique. Cette dernière s’observe en premier
lieu à travers les nombreuses formations végétales qui composent le rideau biologique
du parc. (Larbi-Rezig, 2011).

Tableau VI : répartition des espèces selon l’altitude.

Espèces Superficie (m²) Altitude ( m)


Cèdre 1200 1300-1600
Pin d’Alep 1212,41 800-1000
Chêne vert 105,33 1000-1190
Chêne liège / 480-900
Chêne zeen / 400-800
Thuya du berberie / 500-600
Ripisylve / /
Source : PNC (2010).

1.7.2. La faune

Par la variété de ses climats locaux, ses expositions, la nature de ses sols et sa
végétation, le parc national de chréa offre à de nombreuses espèces animales des
habitats et des possibilités de développement considérable tant pour les mammifères
que pour les oiseaux et les reptiles. Parmi la faune recensée nous citons : le Singe
Magot (Maccaca sylvanus ) , le Sanglier , la lièvre , le lapin , le chacal , la perdrix
gambra ,le pigeon ramier , la mésange ,le rouge gorge ainsi que de nombreux rapaces
tels que le vautour fauve, l’aigle royal ,le hibou grand-duc (Akrour et al, 2006)
(Figure 06).

18
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

Source : P.N.C (2010).

Figure 06 : Diagramme de la richesse faunistique du P.N.C.

19
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

B. Présentation de la région de Tamesguida.

1.8. Localisation administrative et géographique

La région de Tamesguida appartient à la commune de Tamesguida qui occupe une


superficie de 4100 ha, et aussi subordonné à la daïra de Médéa et à la wilaya de
Médéa (PNC ; 2020). Elle se localise au pied du djebel Mouzaia à 12 Km au Nord-
Ouest de wilaya Médéa. Elle couvre la partie occidentale du PNC, secteur
El-Hamdania (Figure 07).

Elle se situe entre les longitudes 2°38´18,10” à 2°46´18,10” Est, et les parallèles
36°20´44,00” à 36°22´32,15” Nord. Elle est limitée :

 Au Nord par la commune de Chiffa


 A l’Est par la commune d’El Hamdania
 A l’Ouest par le barrage El Mostekbel
 Au Sud par la commune Tamesguida.

Source : P.N.C (2020).

Figure 07 : Localisation géographique de la région de Tamesguida.

20
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

1.9. Milieu physique

1.9.1. Etude géologique

Tamesguida est généralement caractérisée par la dominance des roches tendres qui
sont les marnes constituant le paysage de « bad-lands » représentant la caractéristique
des chaines Sud telliennes. La région de Tamesguida est caractérisée par des roches
*schisteuse* ; (PNC ; 2020).

Selon (Taillefer, 1943 ; Lizet et De Ravignan, 1987) les formes du relief sont en
rapport étroit avec la nature du sous-sol.

1.9.2. Relief et orographie

La région de tamesguida est située dans une zone montagneuse de plissement alpin
dont l’aspect structurel est très accidenté (Meddour, 2002) et culmine à 1574 mètres
au niveau de la forêt domaniale de Mouzaia. La déclivité dépasse très souvent les 20%
La pente des versants est généralement forte sinon abrupte. (Halimi, 1980).

1.10. Etude climatique

Le climat de Tamesguida est défini à l’aide de l’exploitation de données climatiques


de la station de l’Office National de météorologie (O.N.M) de Tibhirine située à 1030
mètres d’altitude et à une distance de 4 kilomètres à vol d’oiseau de la commune de
Tamesguida. Les données récoltées auprès de cette station concernent la période allant
de 2007 à 2016. (Halfaoui ,2017).

1.10.1. Pluviométrie

La pluviosité est définie comme étant le facteur primordial qui permet de déterminer
le type du climat (Djebaili, 1978 in Hamdad, 2017). En effet, elle conditionne le
maintien de la répartition du tapis végétal d’une part, et la dégradation du milieu
naturel par le phénomène d’érosion d’autre part. La pluviométrie varie en fonction de
l’éloignement de la mer et l’exposition des versants par rapport aux vents humides
(Djebaili, 1984).

Tableau VII: Moyennes des précipitations mensuelles de la région de Tamesguida


(2007-2016).

Totale annuelle
Mois Jan Fév Ma Av M Juin Juil Aôut Sep Oct Nov Déc
de P (mm)

P (mm) 92,5 124,7 104,7 79,2 58,8 12,3 4,3 8,7 40,6 46,8 103 87,4 763

Source: (O.N.M Tibhirine, 2007-2016 in Halfaoui, 2017).

21
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

L’analyse du tableau VII, montrent que le mois le plus pluvieux est le mois de février
avec un total de 124,7 mm.

1.10.2. Températures

La température est un facteur fondamentale déterminant et limitant, contrôle


directement la respiration, la photosynthèse… et conditionne, pour l’essentielle, la
répartition des espèces et des communautés en raison de ses importantes fluctuations,
latitudinale, altitudinale et saisonnière (Ramade ,2003).

Les paramètres thermiques mensuels portant sur les températures minimales (m), les
températures maximales (M), les températures moyennes (M+m)/2 et l'amplitude
thermique (M – m) sont mentionnés dans le tableau VIII.

Tableau VII : Moyennes des températures mensuelles de la region de Tamesguida


(2007-2016).

Mois Jan Fév. Ma Av M Juin Juil Aôut Sep Oct Nov Déc
M (°C) 15,7 15,5 19,4 24,1 28,9 33,5 37,4 36,3 32,1 28,1 20,3 16,7
m (°c) 0,1 -0,5 0,3 4,3 6,8 11,5 17,0 16,4 12,7 7,8 2,9 1,1
M+m/2 (°C) 7,9 7,5 9,85 14,2 17,85 22,5 27,2 26,35 22,4 17,95 11,6 8.9
(M-m) (°C) 15,6 16 19,1 19,8 22,1 22 20,4 19,9 19,4 20,3 17,4 15,6
Source: (O.N.M Tibhirine, 2007-2016 in Halfaoui, 2017).

Nous constatons que le mois le plus chaud est le mois de Juillet avec une température
moyenne de 27,2°C et le mois le plus froid est le mois de Février avec une
température moyenne de 7,5 °C (tableau VIII). Pour notre zone d’étude, l’amplitude
est de l’ordre de 18,96 °C.

1.10.3. Humidité

Cette mesure nous permet de constater que c’est au cours de la saison estivale
(juillet et août) que nous enregistrons des valeurs inférieures à 50%. Ces valeurs nous
indiquent la possibilité de déclenchement des incendies, d’où la nécessité de surveiller
les forêts durant cette période afin de détecter les départs des feux et pouvoir
intervenir rapidement (Tableau IX).
Tableau IX : Moyennes hygrométriques mensuelles de la région de Tamesguida
(2007-2016).

Mois Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aôut Sep Oct Nov Déc année
Humidité (%)
79,9 79,6 75,7 70,1 63,2 55,1 45,7 49,1 63,5 69,2 78,5 75,6 67,1

Source: (O.N.M Tibhirine, 2007-2016 in Halfaoui , 2017).

22
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

1.10.4. Les vents

D’après (Djerdali, 1995) le vent joue un rôle important dans le système climatique. Il
représente des mouvements de l’air se déplaçant d’une zone de hautes pressions vers
une zone de basses pressions.

Dans notre région, les vents sont fortement influencés par les conditions
topographiques locales. Les vents qui soufflent en hiver sont assez violents et leur
vitesse moyenne peut dépasser 3m/s. Durant l’été les vents sont plus faibles la vitesse
moyenne est estimée à 2,4 m/s. Ils soufflent à partir de quatre directions principales
avec la dominance de la direction nord-ouest (Halfaoui, 2017).

1.10.5. Les gelées

Le nombre de jours de gelées est très variable d’une année à une autre, cependant
nous remarquons que l’année 2012 a enregistré l’optimum de nombre de jours de
gelées (50) ce qui influe négativement sur les végétaux La gelée est un facteur qui
inhibe les réactions chimiques à l’intérieur de la plante ce qui ralentie la croissance
des végétaux (Tableau X).

Tableau X : Nombre de jours de gelées par an de la région de Tamesguida (2007-


2016).
Année 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016

Nombre de
26 26 17 27 25 50 42 16 30 20
jours de gelées

Source: (O.N.M Tibhirine, 2007-2016 in Halfaoui, 2017).

1.10.6. Synthèse climatique

 Le diagramme Ombrothermique
L’examen du diagramme obtenu, (Figure 08), pour la région de Tamesguida pour la
période allant de 2007 à 2016, montre l’existence d’une saison humide qui s’étend sur
08 mois (mois d’Octobre au mois de Mai) et une saison sèche qui correspond à la
période estivale de 04 mois (mois de juin au mois de Septembre). Ainsi Juillet est le
mois le plus sec,
Janvier le plus humide, Février le plus froid et Juillet le plus chaud (Figure 08).

23
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

Figure 08 : Diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen de la région de


Tamesguida (2007 à 2016).

 Le quotient pluviothermique d’Emberger


Le quotient pluviothermique calculé pour la région de Tamesguida pour la période
(2007-2016) est égal à 69,08 et la valeur de m est égal à -0,5°c. Ces paramètres ont
permis de localiser Tamesguida dans l’étage bioclimatique subhumide à hiver froid
(figure 09).

Figure 09 : Le Climagramme d’Emberger de la région de Tamesguida pour la période


allant de 2007 à 2016.

24
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

1.11. Les grandes unités écologiques de la région de Tamesguida

L’une des originalités de la région de Tamesguida réside dans la diversité des unités
écologiques, ce qui permet d’observer le maintien d’une multitude de paysages, tous
imbriqués les uns dans les autres donnant à la physionomie de toue la région une
image où se mêlent des milieux naturels. Parmi ces unités qui abritent une diversité
biologique très importante nous citons :

- Djbel Sidi Brahim : il représente le côté Nord de la région de Tamesguida à une


altitude de 1180 mètre, il se situe entre les latitudes 36°,39’55’’ et les longitudes
2°,71’28’’.

- Djbel Kaf Nhal : il représente le côté Ouest de la région de Tamesguida à une


altitude de 1200 mètre, il se situe entre les latitudes 36°,34’55’’ et les longitudes
2°,68’57’’.

- Djbel Tamesguida : il représente le côté Sud de la région de Tamesguida à une


altitude de 700 mètre, il se situe entre les latitudes 36°,33’59’’ et les longitudes
2°72’01’’.

- Djbel Zawia : il représente le côté Sud- Ouest de la région de Tamesguida à une


altitude de 900 mètre, il se situe entre les latitudes 36°,34’34’’ et les longitudes
2°,66’38’’.

- Djbel El-Houachem : il représente le côté Est de la région de Tamesguida à une


altitude allant de 600 à 1000 mètre, il se situe entre les latitudes 36°,35’50’’ et les
longitudes 2°,75’77’’.

- Lac Tamesguida : dit aussi lac des "Sangsues" du temps de la colonisation, lac
Suspendu, lac Mouzaia, ou encore lac Dhaïa (Boussalem, 2014), il se positionne à une
latitude de 36° 21'58.08" et une longitude de 2°41'30.08' (PNC, 2009).

Est une zone humide naturelle temporaire située à 12 km au Sud- Est de la wilaya de
Médéa dont il dépend administrativement et dans la commune de Tamesguida. Il
constitue, de ce fait, un site naturel original grâce à ses atouts paysagers d'une part, et
à la faune et à la flore qu'il héberge d'autre part et même avant cela seul le caractère
endoréique de l'écosystème est d'emblée un facteur d'importance vu la relative rareté
de ce type de milieu en Algérie (Figure 10). En effet nombreuses espèces animales,
dont certaines sont protégées, mais également une diversité floristique parmi
lesquelles des essences aux vertus médicinales avérées s'y côtoient. (PNC ,2009). Cet
écosystème est en voie de classement sur la liste de la convention Ramsar des zones
humides d’importance internationale selon les critères 01, 02 et 03.

25
Chapitre 01 : Présentation de la zone d’étude

Le lac Tamesguida constitue une entité hydro-géomorphologie importante situé dans


la partie Nord-Ouest du parc National de Chréa (Chanane et Sakri, 2015). Il s’étend
sur une superficie de 8 h (assiette) (P.N.C, 2009). Mais sa superficie remplie varie
entre 2 et 4 h selon la période estivale ou hivernale et selon la quantité des pluies
tombés (Boussalem, 2014).

C’est une eau naturelle issue de la pluie et de la fonte de neige importante en période
hivernale. Cette eau est filtrée par la couverture végétale relativement dense qui
s’étale sur le bassin versant du lac de Dhaïa (PNC, 2009).

L’eau est plus ou moins permanente dans le lac même en saison estivale. Cependant
on observe une sensible fluctuation durant l’année. Le niveau fluctue entre 2 mètres
en hiver à moins de 1 mètre en été. Pendant les périodes les plus froides de l’hiver
lorsque les températures avoisinent le zéro et descendent plus bas les eaux du lac
Tamesguida gèlent (Boussalem, 2014).

Le pH de l’eau varie de 7,94 à 9 ,20 avec une moyenne de 8,57, donc l’eau du lac est
alcaline (Boussalem, 2014).

Source : Original 2020


Figure 10 : Vue générale de la zone humide de Dhaïa.

26
CHAPITRE 2
METHODOLOGIE GENERALE
Chapitre 02 : Méthodologie générale

Introduction

Le présent travail a porté sur l’analyse et l’évaluation de la Phytodiversité de la région de


Tamesguida, dont l’objectif est de contribuer à la compréhension de ce système écologique en
vue du maintien de la richesse naturelle du site et le développement respectueux de
l’environnement.

La diversité d’une région peut être évaluée par deux méthodes :

 La méthode quantitative qui consiste en un dénombrement à l’intérieur de chaque


peuplement ou formation. Il s’agit de la richesse spécifique qui est l’un des critères
fondamentaux caractéristiques d’un peuplement.

 La méthode qualitative qui consiste à étudier la composition floristique, biologique,


phytogéographique d’un peuplement d’une région donnée.

En ce qui concerne notre travail, l’analyse et l’évaluation de la Phytodiversité de la région de


Tamesguida a suivi les étapes suivantes :

 La récolte et le tri des données.


 La caractérisation floristique, taxonomique, biologique et phytogéographique de la
flore du site d’étude.
 L’utilisation du coefficient de diversité végétale.
 L’évaluation de la valeur patrimoniale et de l’intérêt économique de la flore
considérée.

2.1. La récolte et le tri des données

Notre travail étant basé sur des données bibliographiques, la récolte de celles-ci a consisté en
l’établissement d’une liste floristique totale de la zone d’étude et en l’inventaire de l’ensemble
des relevés réalisés sur le site d’étude. Ces relevés sont effectués dans des stations
représentatives et homogènes au plan structural, floristique et écologique qui sont : Djbel Sidi
Brahim, Djbel Kaf Nhal, Djbel Tamesguida, Djbel Zawia, Djbel El-Houachem et lac
Tamesguida. Nous signalons que la description de ces stations a été réalisé dans le chapitre 1,
intitulé : « Présentation de la zone d’étude ».

Nous précisons, par ailleurs, que notre travail s’est basé sur une liste floristique des cinq
stations citées précédemment qui nous a été délivré par les services du parc national de Chréa
du secteur El Hamdania, mais que nous avons complétée par la récolte des données
bibliographiques relatives à la flore de la région de Tamesguida. Parmi les principaux
documents consultés nous citons celui de Halfaoui 2017 qui traite de l’application du SIG
dans la cartographie des formations végétales de la région de Tamesguida (W. Médéa).
Mémoire de Master.

28
Chapitre 02 : Méthodologie générale

2.2. Caractérisation des différentes espèces végétales

2.2.1. Caractérisation taxonomique et floristique : chaque espèce constituant le cortège


floristique d’une formation donnée est organisée en groupes systématiques, genres et familles.
La détermination du rang taxonomique est faite en référence à la flore de l’Algérie (Quézel et
Santa, 1962-1963) et confirmée par la flore de l’Afrique du Nord (Maire, 1952-1987) et
l’A.P.G IV.

2.2.2. Caractérisation biologique : le type biologique des espèces est un outil qui permet la
description de la physionomie et de la structure de la végétation. La dominance de l’un ou de
l’autre permet de déterminer le type de formation végétale. Pour ce travail nous avons retenu
la classification de Raunkier (1934) :

- Phanérophyte (Ph) : Bourgeons dormants aériens à plus de 50 cm de la surface du sol


 Nanophanérophyte : leurs tiges ligneuses ne dépassent pas 0,5 m de hauteur.
 Microphanérophyte: leurs tiges ligneuses sont comprises entre 0,5 et 2 m de hauteur.
 Mésophanérophyte : leurs tiges ligneuses sont comprises entre 2 et 8 m de hauteur.

- Chaméphyte (Ch) : Bourgeons situés à moins de 50 cm au-dessus du sol.

- Hémicryptophyte (He) : Plantes vivaces ou bisannuelles dont les bourgeons sont situés au
niveau du sol.

- Géophyte (Ge) : Plantes vivaces dont les bourgeons sont situés au sol : à bulbe, à rhizome ou
à tubercule.

- Hélophyte (Hh) : (ou "plante de vase") Plantes semi-aquatiques qui se trouvent dans la vase,
inondée au moins une fois en hiver. Une grande partie de l'appareil végétatif et reproducteur
de ces plantes est hors de l'eau.

- Hydrophyte (Hy) : (ou "plantes aquatiques") que l'on trouve dans l'eau ou dans la vase
inondée en permanence. Ces plantes sont totalement immergées (sauf, souvent, les fleurs) ou
affleurant la surface de l'eau.

- Thérophyte (Th) : Plantes annuelles qui survivent uniquement par le biais des semences
qu'elles produisent.

Les différents types biologiques des taxons recensés dans la zone étudiée sont déterminés par
la flore de Quézel et Santa (1962-1963) et la flore de l’Afrique du Nord (Maire, 1952-1987).

29
Chapitre 02 : Méthodologie générale

2.2.3. Caractérisation phytogéographique : la caractérisation phytogéographique est une


approche de l’étude de la biodiversité à travers l’aire de répartition des taxons à la surface du
globe.

Le rangement des espèces du point de vue biogéographique est basé sur la consultation de la
flore de (Quézel et Santa, 1962-1963).

2.3. Coefficient de diversité végétale (CDV) : ce coefficient est utilisé à l’échelle globale (le
site d’étude de la région de Tamesguida).

Le C.D.V sectoriel calculé pour toute la végétation du site d’étude est obtenu par l’expression
suivante :
è é
è é

Il permet :

- L’évaluation de l’état d’un écosystème en général et celle de la disponibilité en ressources


végétales en particulier.

- D’estimer la richesse floristique du site d’étude para port à celle du territoire nationale.

2.4. Intérêt et valeur patrimoniale

La réalisation de cette partie est faite dans le but de caractériser les ressources floristiques
naturelles de la zone d’étude et d’évaluer pour chaque taxon sa valeur patrimoniale :

– Espèces rares.
– Espèces endémiques.
– Espèces protégées.

L’évaluation des espèces végétales de notre site d’étude est basée sur la flore de Quézel et
Santa (1962-1963), la flore de l’Afrique du Nord (Maire, 1952-1987) et au moyen de listes de
références, à savoir :

 la liste des espèces protégées au niveau national (Décret exécutif n° 12-03 du 10 Safar
1433, correspondant au 4 janvier 2012 fixant la liste des espèces végétales protégées
non cultivées) et,
 les listes internationales (listes rouge de UICN, Annexe CITES et les annexes de la
convention Africaine sur la conservation de la nature et ses ressources naturelles).

Cette évaluation est réalisée, également, pour déterminer l’intérêt économique de ces espèces
végétales, et elle est basée sur la signification des espèces. Nous avons considéré la catégorie
des espèces médicinales.

30
CHAPITRE 3
RESULTATS ET INTERPRETATION
Chapitre 03 : Résultats et interprétation

Introduction

Le site d'étude ayant été décrit dans le premier chapitre, il est nécessaire d'évaluer et
d’analyser les données disponibles pour pouvoir déterminer la valeur patrimoniale et l’intérêt
économique de ce site afin de mieux cibler les actions à entreprendre pour la conservation et la
préservation de la phyto-biodiversité que recèle la région de Tamesguida.

Lors de cette étude, nous avons recensé 169 espèces végétales dans la littérature spécialisée
concernant la zone d’étude.

Rappelons que la classification botanique des espèces est basée sur la flore de Quézel et Santa
(1962-1963) et confirmée par la flore de l’Afrique du Nord (Maire, 1952-1987) et l’A.P.G IV.

3.1. Composition floristique et systématique

L’étude de la composition floristique et systématique de la flore de la région de Tamesguida


nous a permis d’identifier 169 espèces végétales (Annexe 01), soit l’équivalent de près de
4,28% de la flore vasculaire de l’Algérie estimée à 3944 taxons (Radford et al, 2011).

La synthèse des travaux réalisée sur la végétation de la région de Tamesguida nous a permis,
donc, d’établir une liste floristique de 169 espèces végétales qui sont groupés en 134 genres et
60 familles dont 10 appartiennent à la classe des monocotylédones, 44 à celle des
dicotylédones, 2 à celle des Pinopsida et 4 à celle des Filicopsida. (Annexe 01). Quézel (1978,
2002) a pu dénombrer 4034 espèces et 916 genres pour la région méditerranéenne de
l’ensemble des trois pays d’Afrique du nord (Maroc, Algérie, Tunisie).

Les familles les mieux représentées dans cette flore sont : les Astéracées, les Fabacées et les
Brassicaceae. Certaine famille sont très diversifiées sur le plan spécifique telles que les
Poaceae, les Apiaceae et les Astéracées. D’autres le sont sur le plan générique tel que les
Rosaceae et les Caryophyllaceae. Il faut noter qu’il existe 29 familles monospécifiques et 38
familles monogénériques (Figure 11).

32
Chapitre 03 : Résultats et interprétation

20
18
fréquence relative 16
14
12
10
8
6
4
2
0

familles

genre espece

Figure 11 : Distribution des genres et des espèces selon les familles les mieux représentées
dans la région de Tamesguida

Il est important de relever que le nombre de familles, (60 familles botaniques), présentes dans
le site d'étude représentent près de 44,44 % du total de 135 familles recensées dans la flore de
Quézel et Santa (1962-1963). Ceci dénote de la forte phytodiversité de la région de
Tamesguida.

3.2. Caractérisation biologique

L’étude du spectre relatif aux types biologiques de la couverture végétale de la région de


Tamesguida montre que :

 Les thérophytes totalisent 33,13%, soit 56 espèces.

 Les hémicryptophytes représentent 26,03% des espèces dénombrées, soit 44 espèces.

 Les phanérophytes forment 20,71% de la totalité des taxons, soit 35 espèces.

 Les géophytes et les chaméphytes représentent 8,87 %, soit 15 espèces pour chaque
type.

 Les nanophanérophytes totalisent 1,77%, soit 03 espèces.

 Les hélophytes forment 0,3% représentées par une seule espèce, Ranunculus spicatus.
Il ressort de ces résultats que la région de Tamesguida est quasiment dominé par les
thérophytes et les hémicryptorophytes et à un degré moindre par les phanérophytes
(Figure 12).
Les thérophytes et les hémicryptophytes sont la forme biologique la mieux adaptée aux

33
Chapitre 03 : Résultats et interprétation

conditions d’une telle zone.

D'après Dahmani (1997), contrairement aux chamaéphytes qui s'adaptent aux basses
températures et à l'aridité, l'importance des hémicryptophytes semble augmenter en milieu
forestier et sur les hautes altitudes. Et d'après Vidal (1998) les thérophytes et les
hémicryptophytes sont classiquement considérées comme étant particulièrement adaptées aux
forts régimes de perturbation et aux conditions de stress induites par les fluctuations
imprévisibles du climat méditerranéen.

La présence des hélophytes s’explique par la présence d’une zone humide (lac Dhaia) dans la
région de Tamesguida.

Nanophanérophyte
1,77% Hémicryptophyte
Thérophytes 26,03%
33,13%

Géophytes
8,87%

Hélophytes
0,59%

Phanérophytes Chamæphytes
20,71% 8,87%

Figure 12 : Spectre des types biologiques des plantes de la région Tamesguida.

3.3. Caractérisation phytogéographique

Selon la flore de Quézel et Santa (1962-1963) les espèces inventoriées appartiennent à


plusieurs origines biogéographiques (Figure 13).

La dominance des espèces Méditerranéennes est assez remarquable car elles constituent
37,27% de l'ensemble des espèces. Elles sont suivies par les Eurasiatiques avec un
pourcentage de 10,65 %. Les proportions des espèces Euro-Méditerranéens sont plus faibles
avec 8,87%. Les Atlantiques-Méditerranéennes, les Cosmopolites et les Sub-cosmopolites
présentent chacune la même proportion 5,91%, les Paléo-tempérées et les Circum-
Méditerranéennes présentent la même proportion 4,14%. Les Circumboréales et les Ibéro-
Maurétanien comptabilisent 2,95% ; et d’autres espèces d’origines Macaronésiennes-
Méditerranéennes et Montagnard-Méditerranéennes représentent chacun 1,18% de l’ensemble
des espèces. Enfin 10,65 % d'espèces sont d'origines biogéographique diverses.

34
Chapitre 03 : Résultats et interprétation

La région de Tamesguida contient également 5,91% (soit 10 espèces) endémiques sur


l’ensemble des espèces recensées.

Autres
endémiques macar.méd oro.méd 8,87%
5,91% 1,18% 1,18% méd et w-méd
ibéro-maur 37,27%
2,95%
circumbor
2,95%
paléo-temp
4,14%
circum-méd
4,14%

cosm et sub-cosm
Eur-méd 5,91%
8,87% Atl-méd euras
5,91% 10,65%

Figure 13: Spectre phytogéographique de la flore de la région de Tamesguida.

Cette diversité biogéographique est sans doute liée à la position géographique de l’Algérie au
niveau du bassin méditerranéen. Quézel (1995) expliquerait cette hétérogénéité dans l’origine
de la flore du bassin méditerranéen par des changements liés aux variations
paléogéographiques, elles-mêmes en relation avec les importants mouvements tectoniques.

3.4. Valeur patrimoniale

 Les espèces endémiques


Selon la flore de Quézel et Santa (1962-1963), l’endémisme est aussi un critère important dans
l’appréciation de la valeur patrimoniale d’une région. En effet, nous avons recensé dix (10)
espèces endémiques d’après la flore de Quézel et Santa (1962-1963). Les espèces endémiques
sont présentes au niveau de la région de Tamesguida ; elles représentent presque 5,91 % de la
flore considérée, en même temps, 2,15% des 464 espèces, sous-espèces et variétés endémiques
de l’Algérie (Véla et Benhouhou, 2007) et presque 2,45% des 407espèces, sous-espèces et
variétés endémiques de l’Algérie du Nord (Véla et Benhouhou, 2007). (Figure 14).

Pour l'Algérie du Nord, l'endémisme en valeur brute se décompose de la manière suivante


(Véla & Benhouhou, 2007) :

 Endémisme algérien strict : 224 taxons ;


 Endémisme algéro-marocain : 124 taxons ;
 Endémisme algéro-tunisien : 58 taxons ;

35
Chapitre 03 : Résultats et interprétation

 Autres : Algérie + Sicile (1 taxon).

La flore de la région de Tamesguida comporte un seul taxon endémique algérien strict, il


s’agit de : Origanum floribundum.

Ainsi que cinq (5) espèces endémiques de l’Afrique du Nord à savoir : Bunium fontanesii;
Genista tricuspidata; Teucrium pseudoscorodonia; Arabis pubescens et Cyclamen africanum
B. et R.

Il s’agit, ainsi, de trois (3) espèces Endémiques algéro-marocaines : Festuca atlantica, Silene
imbricata et Cedrus atlantica et d’une seule (1) espèce endémique algéro-tunisiennes :
Origanum glandulosum.

A B

C
Source : (P.N.C.2020) et (Tela botanica, 2020).

Figure 14 : les espèces végétales endémiques du site d’étude.


A : Bunium fontanesii , B: Genista tricuspidata , C: Teucrium pseudoscorodonia.

La présence d’espèces endémiques dans la région de Tamesguida souligne l’originalité de ce


site et lui confère une valeur patrimoniale élevée.

36
Chapitre 03 : Résultats et interprétation

 Les espèces rares


En ce qui concerne la rareté des espèces, nous nous sommes appuyés, pour réaliser ce travail,
sur la nouvelle flore de l’Algérie et des régions méridionales (Quézel et Santa, 1962-1963).
Les espèces rares sont généralement considérées comme ayant une faible abondance et/ou une
aire de répartition restreinte. La spécificité d'habitat, l'originalité taxinomique et la persistance
temporelle des espèces constituent aussi des critères utiles dans la définition de la rareté
(Quézel et Medail, 2003).

Pour l'Algérie du Nord, (Sahara non compris), 1630 taxons sont qualifiés de rares dont 1034
au rang d'espèces, 431 sous espèces et 165 variétés. Pour l'ensemble du pays, les taxons rares
sont au nombre de 1818 (1185 espèces, 455 sous-espèces et 178 variétés) (Vela et Benhouhou,
2007).

Dans la zone d'étude il apparait clairement que 83,42% des taxons du site d'étude sont
considérés comme communs à très communs (Assez commune 15,38% communs 28,40%,
très commun 36,09% et 3,55% particulièrement répandu), soit 141 espèces recensées, alors
que 11,82% des espèces (20 taxons) sont considérées comme rares et très rares (1,18% très
rares, 6,50% rares et 4,14% assez rares). Elles représentent 1,18 % de la flore rare du pays et
1,22% de la flore rare de l’Algérie du Nord.

Le reste des espèces 4,73% constitue le lot des taxons insuffisamment documentés sur leur
degré de rareté, selon Quézel et Santa (1962-1963) (Figure15).

? AC
4,73% 15,38%
C AR
28,40% 4,14%
R
6,50%

RR
1,18%

CCC
CC 3,55%
AC : Assez commune 36,09%
C : Commune
CC : Très commune
CCC : Particulièrement répandu
AR : Assez rare
R : Rare
RR : Très rare
? : Aucune information

Figure 15 : Spectre de rareté des plantes de la région de Tamesguida.

Cette rareté dénote de la richesse floristique remarquable du site ainsi qu’une valeur

37
Chapitre 03 : Résultats et interprétation

écologique et patrimoniale considérable et suggère une fragilité qui risque d’entraîner la perte
de ce patrimoine particulier qui est actuellement menacé notamment par les activités
anthropique.

 Les espèces protégées


L'inventaire de la flore de la région de Tamesguida est représenté par un minimum de 169
espèces. De ce fait, la diversité végétale du milieu est élevée (4,28% % de la richesse
floristique national et 44, 44% du total des familles de la flore de l'Algérie). Parmi ces 169
espèces, 08 d'entre elles sont protégées par la loi algérienne (Décret exécutif n° 12-03 du 10
Safar 1433 correspondant au 4 janvier 2012 fixant la liste des espèces végétales non cultivées
protégées) soit 1,76 % des espèces protégées à l’échelle nationale (452 espèces végétales selon
MATE, 201) (Tableau XI).

Source : Tela botanica (2018) & plantes of the world on line (2020)

Figure 16: Les espèces végétales protégées par la loi Algérienne.

A : Bellis annua L., B : Acer compestre L, C : Tetraclinis articulata (vahl)Mast., D :


Juniperus oxycedrus L., E : Juniperus phoenicea L. , F : Cedrus atlantica (Manetti ex Endl )
Carrière. J: Cyclamen africanum B. et R.
À l’échelle internationale une seule (01) espèce est protégée dans le cadre de la Convention
sur le commerce international des espèces de la faune et la flore sauvages menacées
d'extinction dite convention de CITES, il s’agit de Cyclamen africanum B. et R. Elle figure
dans l'Annexe II (Figure17) (Tableau XII).

38
Chapitre 03 : Résultats et interprétation

Source: Plantes of the world on line (2020).

Figure 17: L’espèce végétale qui figure dans l’annexe II de la CITES.


Cyclamen africanum B. et R.

Ajoutons à cela les une seule (01) espèce qui figure dans la catégorie espèce en danger critique
d’extinction (EN) des listes rouge des espèces menacées d'extinction de l'Union Internationale
de la Conservation de la Nature (UICN) à savoir : le cèdre de l’atlas (Cedrus atlantica)
(Figure 18).

Nous signalons qu’aucune espèce n’est présente dans les annexes de la convention Africaine
sur la conservation de la nature et ses ressources naturelles.

La présences d’espèces rares, endémiques et protégées aussi bien à l’échelle nationale


qu’internationale souligne l’originalité de ce site et lui confère une valeur patrimoniale élevée.

39
Chapitre 03 : Résultats et interprétation

Source : Tela botanica (2018).


Figure 18: L’espèce végétale qui figure dans la liste rouge de l’UICN.
(UICN, 2020).
Cedrus atlantica (Manetti ex Endl ) Carrière.

Tableau XI: Liste des plantes protégées dans la région de Tamesguida.

Classe famille Nom scientifique Nom NIVEAU DE PROTECTION


commun
Internationale Nationale
N
°=
CITES IUCN Décret 2012

[Link] Asteraceae Bellis annua L Pâquerette X


(Dicotylédones) annuelle
2. Sapindaceae Acer campestre L Érable X
champêtre
3. Lamiaceae Origanum floribundum Origanum X
Mumby. cinereum Noë
4. Primulaceae Cyclamen africanum B. Cyclamen ANX II X
et R. Africain
5. Tetraclinis articulata Thuja de X
Cupressaceae (vahl)Mast. berbérie
6. Juniperus oxycedrus L. Genévrier X
oxycèdre, cade
7. Juniperus phoenicea L. Genévrier de X
Phénicie
[Link] Pinaceae Cedrus atlantica Cèdre de EN X
(Manetti ex Endl ) l’atlas
Carrière

40
Chapitre 03 : Résultats et interprétation

 Localisation des stations des espèces rares, endémiques et protégées à l’échelle


nationale et internationale

La région de Tamesguida abrite un nombre non négligeable d’espèces rares, endémiques et


protégées au plan national et international. Ces taxons sont répartis dans six (06) stations
(figure 19 et 20).

Source : originale 2020

Figure 19: Localisation des stations des espèces endémiques et protégées à l’échelle
nationale et internationale de la région de Tamesguida.

La figure 19 montre que la station du lac Tamesguida est la plus riche en espèces endémiques
et protégées, suivie de la station de Djbel Zawia. Vient ensuite les autres stations par ordre
décroissant : Djdel Kaf Nhal , Djbel Tamesguida, Djbel El Houachem et Djbel Sidi Brahim.

41
Chapitre 03 : Résultats et interprétation

Source : originale 2020

Figure 20: Répartition des espèces rares dans les stations de Tamesguida.

La figure 20 montre que les espèces rares sont localisées beaucoup plus dans les stations de
Djbel El-Houachem et le lac Tamesguida avec un nombre de 5 espèces dans chaque station, et
sont suivies de la station Djbel Tamesguida qui abrite 4 espèces. Les autres stations ( Djbel
Kaf Nhal ; Djbel Zawia et Djbel Sidi brahim ) occupent la dernière place avec 2 à 3 espèces
rares.

3.5. Intérêt économique

 Les espèces médicinales


L’Algérie possède une flore particulièrement riche en plantes. En effet, un grand nombre de
plantes médicinales (600 espèces) croît à l’état spontané en Algérie (Mokkadem, 1999).

Par ailleurs, la région de Tamesguida recèle, également, une richesse floristique à valeur
médicinale. En effet, sur les 107 espèces médicinales décrites par Beloued (2005), en Algérie
et 95 espèces médicinales décrites par Baba Aissa (non daté), pas moins de 25 espèces se
trouvent dans le site de la région de Tamesguida. Le tableau suivant exprime le nombre de 25
espèces végétales à caractère médicinal dans la zone d’étude, soit un taux de près de 15% de la
flore recensée et 14,16% des plantes médicinales algériennes. Cette riche flore médicinale ne

42
Chapitre 03 : Résultats et interprétation

doit pas être négligée vu son intérêt économique. Cette riche flore médicinale ne doit pas être
négligée vu son intérêt économique. Si Son utilisation est rationnelle elle ne peut en aucun cas
avoir un impact négatif sur l’écosystème (Tableau XII).

Tableau XII : Liste des plantes médicinales dans la région de Tamesguida.

Famille Nom scientifique Nom commun


1. Anacardiaceae Pistacia lentiscus L. Pistachier lentisque
2. Apiaceae Thapsia garganica L. Thapsia
3. Daucus carota L. Carotte cultivée
4. Asparagacées Asparagus acutifolius L. Asperge sauvage
5. Asteraceae Inula viscosa (L.) Ait. Inule visqueuse
6. Brassicaceae Capsella bursa-pastoris L. Bourse à pasteur
7. Cupressaceae Juniperus oxycedrus L. Genévrier cade
8. Ericaceae Arbutus unedo L. Arbousier
9. Geraniaceae Geranium robertianum L. Géranium, herbe à Robert
10. Lamiaceae Lavandula stoechas L. Lavande stéchade
11. Origanum glandulosum Desf. Origan
12. Lauraceae Laurus nobilis L. Laurier noble ou sauce
13. Liliaceae Ruscus aculeatus L. Fragon
14. Linacées Linum Usitatissimum L. Lin cultivée
15. Myrtaceae Myrtus communis M. Myrte commun
16. Oleaceae Olea europæa L. Olivier commun
17. Papaveraceae Papaver rhoeas L. Coquelicot
18. Primulaceae Anagallis arvensis L. Mouron rouge
19. Pteridaceae Adiantum capillus-veneris L. Capillaire de Montepellier
20. Rhamnaceae Rhamnus alaternus L. Nerprun
21. Rosaceae Crataegus monogyna (Jacq) Rouy et Aubépine à un style
Camus
22. Rosa canina L. Eglantier
23. Crataegus oxyacantha L. Aubèpine
24. Prunus spinosa L. Prunellier
25. Violaceae Viola odorata L. Verge d’or

43
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale

Conclusion générale

Notre étude est une contribution à la connaissance de la flore de la région de Tamesguida, dont
l’objectif est de contribuer à la compréhension de ce système écologique et de donner des
éléments caractérisant pour une éventuelle élaboration d’une stratégie de conservation, de
préservation et d’utilisation rationnelle de son patrimoine naturel.

L’étude de la diversité biologique a été appréhendée à travers l’étude floristique, systématique,


biologique, phytogéographique de la végétation de notre région. Elle nous permit de recensés
169 espèces végétales, soit l’équivalant de 4.28% de la flore vasculaire de l’Algérie. Ces
espèces sont groupées en 134 genres et 60 familles, ce qui représente près de 45% du total des
135 familles recensées dans la flore de Quézel et Santa (1962-1963). Les Astéracées, les
Fabacées et les Brassicacées sont les trois familles les mieux représentées. Il faut noter qu’il
existe 29 familles monospécifiques et 38 familles monogénériques.

Retenons aussi que 11.83% de la totalité des espèces recensées sont considérées comme assez
rares, rare et très rare, soit 20 taxons. Cette raretés exprime la richesse floristique du site et
suggère une fragilité qui risque d’entrainer la perte de ce patrimoine particulier qui est
actuellement menacé notamment par l’activité anthropique.

Les types biologiques de la végétation sont au nombre de sept (7) aves une dominance de deux
types, les thérophytes qui totalisent 33,13% et les hémicryptophytes qui représentent 26.03%.
Alors que les géophytes, les chaméphytes et les hélophytes totalisent respectivement (8,78%),
(8,78%) et (0.3%). Ceci est probablement lié, à l’altitude. Par ailleurs, l’importance en
hémicryptophytes pourrait être attribuée à la richesse du sol en matière organique et la
dominance des thérophytes serait probablement favorisée par l’action anthropozoogéne.

Les espèces inventoriées appartiennent à plusieurs origines biogéographiques avec des


espèces Méditerranéennes qui représentent 37,27%. Ceci est justifié, par l’appartenance de la
zone d’étude à la région méditerranéenne.

Notons qu’il existe (1) taxon endémique algérien strict dans notre zone d’étude, (Origanum
floribundum), (5) espèces endémiques de l’Afrique du Nord, à savoir : Bunium fontanesii;
Genista tricuspidata; Teucrium pseudoscorodonia; Arabis pubescens et Cyclamen
africanum et (3) espèces Endémiques algéro-marocaines : Festuca atlantica, Silene
imbricata et Cedrus atlantica. Comme il existe (1) taxon endémique algéro-tunisien :
Origanum glandulosum.

Cette diversité biogéographique des espèces, leur endémisme et leur rareté soulignent
l’originalité de ce site et lui confère une valeur patrimoniale élevée.

L’étude a relevé, également, que le site d’étude abrite (8) espèces protégées par la loi
algérienne (Décret exécutif n° 12-03 du 10 Safar 1433 correspondant au 4 janvier 2012,
fixant la liste des espèces végétales non cultivées protégées), une seule espèce (1) protégée

45
Conclusion générale

dans le cadre de la Convention sur le Commerce International des espèces de la faune et de la


flore sauvages menacées d'extinction dite convention de CITES et une seule espèce protégée
dans le cadre de l'Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN).

Dans la dernière étape de cette étude, nous avons procédé au tri des espèces médicinales dont
l’intérêt économique est avéré. Ces espèces médicinales occupent une place importante et
une richesse dominante avec 25 taxons répartis en 20 familles, soit un taux de près de 15% de
la flore recensée et 14,16% des plantes médicinales algériennes.

La diversité de la flore de la région de Tamesguida ainsi que son intérêt scientifique et


économique suggèrent une utilisation rationnelle qui serait bénéfique aussi bien pour la
conservation des écosystèmes que pour le développement socio-économique de la région.

Cette richesse floristique ne doit pas être négligée vu son intérêt économique et écologique
élevé. Ce site qui est jusqu’à présent mal connu mérite plus d’attention considération faite de
la présence d’un lac qui est en voie de classement au site RAMSAR. Une multiplication des
recherches sur ses différents aspects, notamment du point de vu taxonomique des espèces, est
à ce stade nécessaire pour bien le connaitre et mieux la protéger, d’autant plus que plusieurs
sous espèces n’ont pas encore été identifiées, ce qui rend l’évaluation de la Phytodiversité
incomplète. Par ailleurs, l’approfondissement des études relatives aux actions de conservation
devient une nécessité des plus urgentes.

46
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52
ANNEXES
Annexes 01 : Liste floristique de la région de Tamesguida.

N° Classe Famille Nom scientifique Type biologique Origine Degré


biogéographique de
rareté
1. Filicopsida Dryopteridaceae Dryopteris fiIix-mas (L.) Hémicryptophyte Sub-cosm C
2. Pteridaceae Adiantum capillus-veneris L. Thérophytes Atl-pseudo-Méd AC
3. Dennstaedtiaceae Pteridium aquilinum (L.) Kuhn Géophytes Sub-cosm CC
4. Aspleniaceae Asplenium adiantum nigrum L. Hémicryptophytes Sub-cosm C
5. Asplenuim trichomonas L. Hémicryptophytes [Link] C
6. Liliopsida Arécacées Chamaerops humilis L. Nanophanérophyte W. Méd CC
7. (Monocotylédones) Juncaceae Luzula forsteri (Sm.) DC. Hémicryptophytes Subatl.-Subméd AC
8. Asparagacées Asparagus acutifolius L. Phanérophytes Méd CC
9. Ornitogalum umbellatum L. Géophytes Atl-Méd C
10. Liliaceae Ruscus aculeatus L. Chamæphytes Atl-Méd C
11. Tulipa sylvestris ssp australis (Link) Géophytes Eur-Méd CC
pamp.
12. Limodorum abortivum (L.) Sw. Géophytes Euras AC
13. Orchidaceae Ophrys apifera Huds. Géophytes Euras AC
14. Smilacaceae Smilax aspera L. Chamæphytes Macar. Méd., Ethiopie, ?
Inde.
15. Dioscoreaceae Tamus communis(L.) Géophytes Atl-Méd C
16. Amaryllidaceae Allium triquetrum L. Géophytes Méd C
17. Allium victorialis L. Géophyte Circumbor ?
18. Allium neapolitanum Cirillo. Géophytes Méd C
19. Araceae Arisarum vulgare [Link] Géophytes Circum-Méd C
20. Poaceae Bromus madritensis L. Thérophytes Eur-Méd CC
21. Poa bulbosa L. Hémicryptophytes Paléo-temp C
22. Ampelodesma mauritanicum Géophytes W-Méd CC
(Poir.)Dur. Et Schinz
23. Anthoxanthum odoratum L. Hémicryptophytes Circumbor CCC
24. Cynosurus elegans .Desf. Thérophytes Méd-Macar C
25. Dactylis glomerata L.. Hémicryptophytes Paléo-temp C
26. Festuca atlantica Duval- Jouve. Hémicryptophytes End-Algéro-Maroc AC
[Link].
27. CC
Gastridium scabrum Presl. Thérophytes Méd
28. Hordeum murinum L. Thérophytes AC
Circum-bor
29. Magnoliopsida Asteraceae Bellis annua L Thérophyte Circumméd CCC
30. (Dicotylédones) Hedypnois cretica (L.) Willd Thérophytes Méd C
31. AC
Helichrysum italicum (roth.) G. don Chamæphytes Eur. Aust. Or.
32. Senecio vulgaris L. Thérophytes Sub-cosm CCC
33. Inula viscosa (L.) Ait. Chamæphytes Circum-Méd CC
34. Pulicaria odora (L.) Rchb Hémicryptophytes Circum-Méd CC
35. Leontodon cichoraceus (Ten.) Sang. Hémicryptophytes C.Méd AR
36. Leucanthemum glabrum B. et R Hémicryptophytes lbér. Maur. ?
37. Rhagadiolus stellatus (L.) Gaertn. Thérophytes Euryméd CCC
38. Hyoseris radiata L Hémicryptophytes Eur-Méd CC
39. Thérophytes C
Echinops spinosus L. S.Mé[Link]
40. Hémicryptophytes CC
Hieracium pseudo-pilosella Ten.. Eur. Méd
41. Tragopogum porrifolius L Hémicryptophytes Circum-Méd R
42. Chrysanthemum myconis L. Thérophytes Méd CC
43. Bellis [Link] Hémicryptophytes Circum-Méd C
44. Anacyclus clavatus Desf. Thérophytes Eur-Méd CC
45. Carduus tenuiflorus Curtis. Hémicryptophytes Euras. CC
46. Carlina involucrata Poiret. Thérophytes Eur-Mérid-Sauf CCC
France-A.N-Egypte-
Syrie
47. Rubiaceae Rubia peregrina L. Hémicryptophytes Méd-Atl CC
48. Asperula hirsuta Desf. Chamæphytes W-Méd CC
49. Thérophytes AC
Galium aparine L. Paléo-temp
50. Crucianella angustifolia L. Thérophytes Eur-Méd AC
51. Thérophytes Méd CC
Galium valantia var.
52. Thérophytes Euras CC
Galium ellipticum (Willd) Horn).
53. Sherardia arvensis L. Thérophytes Euras CC
54. Rosaceae Rubus ulmifolius schott. Phanérophytes Eur-Méd C
55. Crataegus oxyacantha L. Phanérophytes Eur-Méd C
56. Phanérophytes Eur. Méd. C
Crataegus monogyna (Jacq) Rouy et

54
Annexes 01 : Liste floristique de la région de Tamesguida.

Camus
57. Cerasus avium L. Phanérophytes Euras R
58. Sanguisorba minor Scop. Hémicryptophytes Euras AC
59. Rosa sempervirens L. Phanérophytes Méd AC
60. Prunus spinosa L. Phanérophytes Eur-Méd AC
61. Rosa canina L. Phanérophytes Euras C
62. Polygonaceae Rumex bucephalophorus L. Thérophytes Méd CC
63. Rumex thyrsoîdes Desf Thérophytes W.Méd C
64. Saxifragaceae Saxifraga atlantica Boiss. et Reut. Chamæphytes [Link] RR
65. Saxifraga globulifera Desf Chamæphytes Ibéro-Maur AC
66. Crassulaceae Sedum amplexicaule DC. Hémicryptophytes Oro-Méd R
67. Sedum caeruleum L. Thérophytes Cent-Méd CC
68. Caryophyllaceae Silene coeli-rosa (L.) Godr. Thérophytes W.Méd C
69. Silene imbricata Desf. Thérophytes End-Alg-Mar AC
70. Moehringia trinervia Clairv. Thérophytes Euras AC
71. Silene pseudo-atocion Desf. Hémicryptophytes Ibéro- Maur C
72. Arenaria serpyllifolia L. Thérophytes Euras C
73. Cerastium glomeratum Thuill. Thérophytes Cosm C
74. Stellaria media (L.) Vill. Hémicryptophytes Cosm C
75. Sapindaceae Acer compestre L Phanérophytes Eur-As ?
76. Boraginacées Echium plantagineum L Hémicryptophyte Méd CC
77. Anacardiaceae Pistacia terebinthus L. Phanérophyte Méd AC
78. Pistacia lentiscus L. Phanérophytes Méd CC
79. Apiaceae Bupleurum spinosum L Hémicryptophytes Ibéro-Maur R
80. Smyrnium olusatrum L. Hémicryptophytes Méd CC
81. Thapsia garganica L. Géophytes Méd CC
82. Hémicryptophytes Méd CC
Ferula communis L.
83. Daucus carota L. Hémicryptophytes Méd R
84. Bunium fontanesii (Pers .)Maire. Géophytes End-N.A R
85. Caprifoliaceae Lonicera implexa L Phanérophytes Méd CC
86. Thérophytes Méd CC
Fedia cornucopiae (L.) Gaertn
87. Cistaceae Cistus monspeliensis L. Chamæphytes Méd CCC
88. Cistus salviifolius L. Chamæphytes Euras-Méd CC
89. Cistus heterophyllus Desf Nanophanérophyte Ibéro.-Maur. C
90. Cucurbitaceae Bryonia dioica Jacq. Géophytes Euras CC
91. Ericaceae Arbutus unedo L. Phanérophytes Méd CC
92. Phanérophytes Méd C
Erica arbórea L.
93. Fabaceae Cytisus spinosus (L) Bubani Nanophanérophytes W. Méd ?
94. Lagurus ovatus L. Thérophytes Macar.-Méd. CC
95. Lathyrus sphaericus Retz. Thérophytes Méd C
96. Calycotome spinosa . (L.) Lamk . Phanérophytes W.Méd CC
97. Phanérophytes ?
Genista tricuspidata. Desf. End-N.A
98. Cotyledon umbilicus-veneris L. Chamæphytes Méd. Atl. AC
99. Cytisus triflorus L'Her. Chamæphytes W.Méd C
100. Trifolium cherleri L. Thérophytes Méd C
101. Trifolium glomeratum L. Thérophytes Méd-Atl AC
102. Trifolium pratense L. Thérophytes Euras AR
103. Trifolium repens L. Hémicryptophytes Circumbor C
104. Trifolium scabrum.L Thérophytes Méd-Atl C
105. Vicia sativa L. Thérophytes Eur-Méd C
106. Trifolium stellatum L. Thérophytes Méd CC
107. Globulariaceae Globularia alypum L Chamæphytes Méd C
108. Lauraceae Laurus nobilis L. Phanérophytes Méd RR
109. Myrtaceae Myrtus communis M. Phanérophytes Méd CC
110. Oleaceae Phillyrea angustifolia L. Phanérophytes Méd CC
111. Olea europæa L. Phanérophytes Méd CC
112. Ranunculaceae Ranunculus repens L. Hémicryptophyte Paléo-temp. R
113. Clematis flammula L. Phanérophytes Méd R
114. Ranunculus macrophyllus Desf. Hémicryptophytes W.Méd CC
115. Ranunculus spicatus L. Hélophyte Ibéro-Maur-Sicile ?
116. Violaceae Viola odorata L. Hémicryptophytes Méd. Atl. C
117. Malvaceae Lavatera arborea L. Chamæphytes Méd R
118. Plantaginaceae Linaria triphylla L. Thérophytes Méd CC
119. Plantago coronopus L. Thérophytes Euras CC
120. Plantago lagopus L. Thérophytes Méd CC
121. Linacées Linum usitatissimum L. Thérophyte Méd. ?

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Annexes 01 : Liste floristique de la région de Tamesguida.

122. Euphorbiaceae Mercurialis annua L. Thérophytes Mé[Link] CC


123. Boraginaceae Myosotis collina Hoffm. Hémicryptophytes Méd CC
124. Cynoglossum creticum Miller. Hémicryptophytes Méd CC
125. Lamiaceae Origanum floribundum Mumby. Hémicryptophytes End R
126. Teucrium pseudoscorodonia Desf. Chamæphytes End. N.A AC
127. Origanum glandulosum Desf. Hémicryptophytes End Alg-tun C
128. Lavandula stoechas L. Chamæphytes Méd CC
129. Papaveraceae Papaver rhoeas L. Thérophytes Paléo-temp C
130. Thérophytes Méd C
Fumaria capreolata L.
131. Fagaceae Quercus canariensis Willd. Phanérophytes Méd.-Atl. AC
132. Quercus ilex L. Phanérophytes Méd C
133. Quercus suber L. Phanérophytes W.Méd C
134. Quercus coccifera L. Phanérophytes W.Méd C
135. Resedaceae Reseda luteola L. Hémicryptophytes Euras AC
136. Rhamnaceae Rhamnus alaternus L. Phanérophytes Méd CC
137. Brassicaceae Sisymbrium officinale (L.) Cop. Thérophytes Cosm C
138. Arabis pubescens (Desf.)Poir. Hémicryptophytes End.N.A AC
139. Biscutella didyma L. Hémicryptophytes Méd CC
140. Arabis verna (L.) [Link]. Hémicryptophytes Méd AR
141. Thlaspi perfoliatum L. Thérophytes Eur-Méd C
142. Hutchinsia petraea (L.) R. Br Thérophytes AR
Eur-Méd
143. Alyssum maritimum (L.) Lamk. Méd CC
Hémicryptophytes
144. Capsella bursa-pastoris L. Thérophytes Méd C
145. Draba muralis L. Thérophytes Euras R
146. Hémicryptophytes CC
Eryngium tricuspidatum L. W.Méd
147. Hémicryptophytes AC
Erysimum bocconei (All.) Pers. Oro-Méd
148. Cardamine hirsuta L. Thérophytes Circumbor CC
149. Campanulaceae Specularia falcata A.D.C. Thérophytes Méd AR
150. Tamaricaceae Tamarix africana .Poiret. Phanérophytes W. Méd CC
151. Urticaceae Urtica membranacea Poiret. Thérophytes Méd C
152. Valerianaceae Valerianella carinata Lois. Hémicryptophytes Euras CC
153. Scrophulariaceae Veronica hederaefolia L. Thérophytes Paléo-temp AC
154. Veronica didyma Ten. Hémicryptophytes Paléo-temp CC
155. Primulaceae Anagallis arvensis L. Thérophytes Sub-cosmop AC
156. Cyclamen africanum B. et R. Géophytes End.E.N.A CC
157. Cannabacées Celtis australis L. Phanérophytes Eur. Méd AC
158. Convolvulaceae Convolvulus cantabrica L. Hémicryptophytes Méd C
159. Thymelaeaceae Daphne gnidium L. Phanérophytes Méd C
160. Geraniaceae Thérophytes Euras CC
Geranium molle L.
161. Thérophytes CC
Geranium lucidum (Bautrin) L Méd-Atl
162. Thérophytes Cosm CC
Geranium robertianum L.
163. Cuscutaceae Cuscuta epithymum L. Thérophytes Cosm CC
164. Tetraclinis articulata (vahl)Mast. Phanérophytes Ibér-Maurit-Malte CC
165. Cupressaceae Juniperus oxycedrus L. Phanérophytes Atl-Circum-Méd CC
166. Juniperus phoenicea L. Phanérophytes Circum-Méd C
167. Pinaceae Pinus maritima L. Phanérophytes W.Méd AR
168. Pinus halepensis L. Phanérophytes Méd CC
169. Pinopsida Cedrus atlantica (Manetti ex Endl ) Phanérophytes [Link] AR
Carrière

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