0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
66 vues3 pages

Mat203 CC3 2018 Correction

Ce document contient les questions et solutions d'un devoir de mathématiques sur le calcul différentiel et intégral. Il y a plusieurs exercices portant sur des notions comme le théorème de Rolle, les dérivées d'ordre supérieur et les équations différentielles.

Transféré par

Nadir chafai
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
66 vues3 pages

Mat203 CC3 2018 Correction

Ce document contient les questions et solutions d'un devoir de mathématiques sur le calcul différentiel et intégral. Il y a plusieurs exercices portant sur des notions comme le théorème de Rolle, les dérivées d'ordre supérieur et les équations différentielles.

Transféré par

Nadir chafai
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Université Grenoble Alpes - L1 - Math 203 2017-2018

Devoir surveillé - 1h30 - 10 avril 2018

Questions de cours [2+1 points]


(a) À partir de la définition (sans utiliser de théorèmes du cours), montrer que si f : R → R
est dérivable en a ∈ R, alors x 7→ f (x − 2) + x est dérivable en a + 2.
(b) Énoncer le théoreme de Rolle.

Exercice 1. [2+1+2 points]


(a) Soit I un intervalle ouvert, et f : I → R. On suppose que f est deux fois dérivable sur I, et
que f est nulle en trois points distincts a1 < a2 < a3 appartenant à I. En utilisant le théorème
de Rolle 1 (plusieurs fois si besoin), montrer qu’il existe c ∈ I tel que f 00 (c) = 0.
Corrigé : [1 pt si idée correcte, + 1 pt si usage de théorème bien justifié]
On a f (a1 ) = f (a2 ), f continue sur [a1 , a2 ] ⊂ I, et f dérivable sur ]a1 , a2 [⊂ I. Par le théorème
de Rolle appliqué à f entre a1 et a2 , il existe b1 ∈]a1 , a2 [ t.q. f 0 (b1 ) = 0. De manière analogue,
il existe b2 ∈]a2 , a3 [ t.q. f 0 (b2 ) = 0.
On a f 0 (b1 ) = f 0 (b2 ) avec b1 6= b2 , f 0 continue sur [b1 , b2 ] ⊂ I, et f 0 dérivable sur ]b1 , b2 [⊂ I. Par
le théorème de Rolle appliqué à f 0 entre b1 et b2 , il existe c ∈]b1 , b2 [⊂ I t.q. f 00 (c) = 0.
(b) Déterminer la dérivée seconde de la fonction
f (x) = x sinh(x) + x2 − cosh(x) − 7x

pour x ∈ R. Étudier le signe de f 00 .


Corrigé : [0.5 pt calcul, 0.5 étude de signe]
f 00 (x) = (x sinh(x) + x2 − cosh(x) − 7x)00 = 2 + cosh(x) + x sinh(x) ≥ 2 + cosh(x) > 0.
Dans la première estimée on utilise que ± sinh(x) ≥ 0 et ±x ≥ 0 sur ±[0, +∞[. Dans la
deuxième éstimée on utilise cosh(x) > 0.
(c) Montrer que le nombre de solutions de l’équation
cosh(x) + 7x = x sinh(x) + x2
est inférieur ou égal à deux.
Corrigé : [2 pt]
Supposons qu’il existe trois solutions a1 < a2 < a3 , d’où f (a1 ) = f (a2 ) = f (a3 ) = 0. Comme
f ∈ C ∞ (R), on peut appliquer (a) à un intervalle ouvert I t.q. [a1 , a3 ] ⊂ I. Cela donne l’existence
de c ∈ I t.q. f 00 (c) = 0. Cela contradit (b).

Exercice 2. [4 points]
Soit α et β deux nombres réels. On définit la fonction f : R → R par

αx + β si x ≤ 0
f (x) = 1
 si x > 0.
1+x
1. Il est aussi possible d’utiliser le théorème des accroissements finis.
Déterminer les nombres α et β tels que f soit de classe C 1 sur R.
Corrigé : [4 pt] Sur R \ {0}, f est de classe C 1 quelque soit α, β.
On a limx→0− f (x) = β, limx→0+ f (x) = 1, donc f continue en 0 ssi β = 1.
Si x < 0, f 0 (x) = α, et si x > 0, f 0 (x) = −1/(1 + x2 ). On a donc limx→0− f 0 (x) = α,
limx→0+ f 0 (x) = −1, donc nécessairement α = −1 pour que f 0 soit continue. On vérifie ensuite
que pour α = −1, f est différentiable en 0 et f 0 continue en 0.

Exercice 3. [2 points]
Pour tous k ≥ 2 entiers, calculer la dérivée d’ordre k de la fonction

x 7→ (1 + x2 )e3x .

On pourra utiliser la formule de Leibniz.


Corrigé : [2 pt]
Posons f (x) = (1 + x2 ), g(x) = e3x . Alors g (l) (x) = 3l e3x pour l ∈ N0 . La formule de Leibniz dit
k  
(k)
X k (j)
(f g) (x) = f (x)g (k−j) (x).
j=0
j

Comme f (j) (x) = 0 pour j ≥ 3, ceci est égal à


     
k k 2 3x k−1 k 3x k−2 k
3 (1 + x )e + 3 2xe + 2 × 3 e3x .
0 1 2

On peut simplifier k0 = 1, k1 = k, k2 = k(k − 1)/2.


  

Exercice 4. [2+1+1+1 points]


(a) En utilisant le théoreme des accroissements finis, montrer que pour tous x > 0,
x
< arctan(x) < x.
1 + x2

Corrigé : [2 pt]
Le TAF appliqué à arctan(x) entre 0 et x donne l’existence de c ∈]0, x[ t.q.
arctan(x) − arctan(0) 1
= ,
x−0 1 + c2
1 1 1 x
d’où arctan(x) = x 1+c 2 . Comme 1+x2
< 1+c2
< 1 pour 0 < c < x, cela implique 1+x2
<
arctan(x) < x.
(b) Déterminer la dérivée de la fonction

f (x) = ln(x) − ln(arctan x)

pour x > 0 et étudier le signe de f 0 (x).


Corrigé : [1 pt]
f 0 (x) = x1 − 1+x
1 1 0
2 arctan x , donc f (x) > 0 par la première inégalité dans (a).

(c) Montrer que l’équation


x 2
=
arctan(x) arctan(2)
admet une solution unique dans R∗+ .

2
Corrigé : [1 pt]
Par (a) et monotonicité stricte de la fonction exponentielle, R∗+ 3 x 7→ ef (x) = arctan(x) x
est
strictement monotone. Elle est aussi continue. Par le théoreme de la bijection, elle est donc
2
injective, donc s’il existe une solution de f (x) = arctan(2) , elle est unique. Un exemple de solution
est x = 2.
(d) Montrer que l’équation
x 1
=
arctan(x) 17
n’a aucune solution dans R∗+ .
Corrigé : [1 pt]
x 1
Par (a), arctan(x) > 1, mais 17
< 1.

Vous aimerez peut-être aussi