Cours sur les Fonctions Électroniques
Cours sur les Fonctions Électroniques
Fonctions Electroniques
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2008
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A ce titre, ce cours se focalisera sur les principales applications de ces composants, leurs
limites de fonctionnement ainsi qu’aux principaux circuits qui leurs sont associés. Dans
chaque chapitre, des remarques ont été faites afin de mieux expliquer le fonctionnement d’un
composant électronique ou d’un montage.
La quasi-totalité des montages présentés dans ce document ont été réalisés à l’aide des
logiciels de CAO PSIM et Circuitmaker. Les courbes et les graphes présentés ont été simulés
à l’aide des logiciels de CAO PSIM et Matalb. Quelques résultats expérimentaux ont permis
d’illustrer le fonctionnement de certains composants électroniques. L’une des perspectives de
ce support de cours est la généralisation des résultas expérimentaux à tous les chapitres.
i
Table des matières
ii
CHAPITRE PREMIER LA DIODE SEMI-CONDUCTRICE.
CHAPITRE PREMIER
LA DIODE SEMI-CONDUCTRICE
Un semi-conducteur est constitué par un réseau cristallin de matériau très pur. On utilise soit
des éléments du tableau périodique possédant chacun 4 électrons de valence, soit des
combinaisons de matériaux qui possèdent 3 et 5 électrons de valence. Les atomes sont liés
entre eux par des liaisons covalentes. Ces liaisons sont robustes, ce qui fait que pour arracher
des électrons des atomes, il faut fournir une énergie assez importante (environ 1eV, contre
0,1eV pour les conducteurs et 5eV pour les isolants).
L’agitation thermique fait que certains électrons quittent leur liaison et deviennent des
électrons libres. Ils créent alors un trou qui ne demande qu'à être rebouché par un autre
électron libre, surtout si on applique un champ électrique sur le cristal : électrons et trous se
déplacent en sens inverse, engendrant ainsi un courant électrique.
La résistivité des semi-conducteurs diminue quand la température augmente : en effet, plus
la température est élevée, plus le nombre de trous et d’électrons libres augmente, et plus le
courant produit est intense quand on branche un générateur sur le cristal.
L’utilité des semi-conducteurs intrinsèques est sévèrement limitée à cause de leur faible
conductivité. Ainsi, et afin d’augmenter sa conductivité et de le rendre utilisable, on introduit
à l’intérieur du cristal semi-conducteur des atomes étrangers, appelés atomes d’impuretés.
I – 2 – 1 – Semi-conducteur de type P
Si un atome trivalent (indium, bore) est introduit dans le cristal de silicium, ses trois
électrons de valence entrent en liaison covalente avec trois atomes de silicium voisins
(figure1.1 (a)). La liaison avec le quatrième atome de silicium voisin reste incomplète. Ce
manque d’électron périphérique au niveau de la liaison, donne naissance à un trou. L’atome
de l’impureté devient un ion négatif.
Un tel atome d’impureté est dit accepteur, car il a tendance à capter un électron de valence
voisin pour compléter la liaison covalente. Le semi-conducteur extrinsèque est appelé dans
cas de figure un semi-conducteur de type P.
Dans un semi-conducteur de type P, les trous sont les porteurs de charges majoritaires et les
électrons sont minoritaires.
I – 2 – 1 – Semi-conducteur de type N
Dans le cas d’un semi-conducteur de type N, l’atome d’impureté est pentavalent (phosphore,
arsenic). Lorsqu’il est introduit dans le cristal de silicium, quatre de ses électrons de valence
entrent en liaison avec quatre atomes de silicium voisins (figure1.1 (b)). Le cinquième
électron se trouve en surnombre et a tendance à devenir libre. L’atome de l’impureté devient
un ion positif.
Un tel atome d’impureté est dit donneur puisqu’il fournit des électrons libres
supplémentaires. Le semi-conducteur extrinsèque est appelé dans cas de figure un semi-
conducteur de type N.
Dans un semi-conducteur de type N, les électrons sont les porteurs de charges majoritaires
et les trous sont minoritaires.
Electron
Trou libre
Si Si
Si B Si Si P Si
Si Si
a/ b/
I – 3 – La jonction PN
Au moment de la réunion des deux cristaux (type P et type N), un processus de diffusion se
déclenche : les porteurs majoritaires, au voisinage immédiat de la jonction, vont diffuser du
côté où ils sont minoritaires. Ainsi, les trous vont diffuser du côté P au côté N ; de même, les
électrons diffusent de la région N à la région P (figure 1.2).
En arrivant dans la région N, les trous se recombinent avec les électrons libres. De même,
en arrivant dans la région P, les électrons se recombinent avec des trous.
Région P Région N
ion négatif
trou électron
libre
Sens de diffusion des trous ion positif
Sens de diffusion des électrons
Fig. 1.2. Jonction PN non polarisée
Région P Région N
r
Eint
ion négatif
trou électron
Zone de charge d'espace libre
ion positif
Sens de répulsion des électrons
Sens de répulsion des trous
A l’intérieur de la zone de charge d’espace et entre les deux charges opposées, il existe un
r
champ électrique Eint dirigé de la région N vers la région P, s’opposant ainsi à la diffusion des
trous et des électrons. Comme le processus de diffusion continu, la zone de charge d’espace
devient plus large et le champ s’intensifie causant la diminution de la diffusion.
Ce processus continu, jusqu’à ce que la quantité des charges immobiles et le champ
électrique dans la jonction cesse d’accroître. Un équilibre dynamique s’installe dans la
r
jonction, caractérisé par une intensité E0 de Eint et une différence de potentiel V0 entre les
deux charges immobiles dans la jonction. A 25°C, V0 est de l’ordre de 0.7V pour la jonction
PN au silicium.
I – 2 – 2 – Jonction PN polarisée
On applique maintenant une tension U0 aux bornes des la jonction PN (figure1.4), telle que
la borne positive de U0 est liée au semi-conducteur de type P et sa borne négative au semi-
r
conducteur de type N. La tension appliquée produit un champ électrique E dirigé de la région
r r
P vers la région N et de sens opposé au champ interne Eint . On obtient alors un champ Er qui
r
est inférieur à Eint . La barrière de potentiel diminue et s’oppose moins au passage des porteurs
majoritaires. Il y a alors naissance alors d’un courant appelé courant direct noté iF.
Région P Région N
r
iF Er
U0
Fig. 1.4. Jonction PN polarisée
II – La diode Semi-conductrice
II – 1 – Définition et symboles
La diode semi-conductrice (D) est un dipôle passif, non linéaire formé à partir d’une
jonction PN (figure1.5). La diode est composé de deux électrodes appelées respectivement :
Anode (côté P) et Cathode (côté N).
D
A P N K
Anode Cathode
Jonction PN
Fig. 1.5. Diode et jonction PN
D D D
iF iF
A K A K A iF K
Anode Cathode Anode Cathode Anode Cathode
VF VF VF
Le courant passant dans la diode est noté iF, la tension aux bornes de la diode est VF = VA-VK.
0.08
0.06
iF (A)
0.04
I II
0.02
III
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
VF (V)
L’analyse la courbe de la figure précédente montre que si la tension VF < Vseuil, le courant iF
est nul : la diode est dite alors bloquée. Si VF ≥ Vseuil, iF devient positif : la diode est dite
passante. Au-delà de la tension Vseuil, une petite variation de VF produit une forte
augmentation du courant iF. Pour une diode au silicium, généralement Vseuil ≈ 0.7 V (0.3 V
pour la diode au germanium).
II – 2 – 2 – Caractéristique inverse
On reprend le même circuit que celui de la figure 1.7 sauf que la diode est maintenant
polarisée en inverse. On augmente la valeur de la tension d’alimentation. Le courant et la
tension mesurée sont appelés respectivement courant inverse iR et tension inverse VR. Lorsque
la tension inverse est appliquée, on obtient courant inverse extrêmement faible appelé courant
de fuite. Si l’on augmente suffisamment la tension inverse, on atteint la tension de claquage
VRRM de la diode. Le courant inverse commence alors à augmenter rapidement (figure 1.10).
VRRM
VR
iR
Si le courant inverse n'est pas limité par des éléments externes, il y a destruction rapide de la
diode due à deux phénomènes :
9 Phénomène d’avalanche : quand le champ électrique au niveau de la jonction devient
trop intense, les électrons accélérés peuvent ioniser les atomes par chocs, ce qui libère
Remarques :
25°C
VRRM VRRM’
VR VF
0.7V-ΔV 0.7V
iR
Fig. 1.11. Influence de la température sur la caractéristique courant – tension
Dans son fonctionnement, la diode est soumise à plusieurs contraintes qui peuvent causer
soit sa destruction, soit la réduction de sa durée de vie ou encore un disfonctionnement aussi
bien en polarisation directe qu’en polarisation inverse.
L’une des contraintes les plus importantes est la température. En effet, la diode possède une
résistance dynamique, la dissipation de la puissance se fait alors sous forme de chaleur. Si
cette chaleur est trop grande, il y a risque de destruction de la diode.
Ainsi, si la puissance dissipée (P) par la diode dépasse une puissance dissipée maximale
Pmax la diode peut être détruite. La figure 1.12 indique la zone de fonctionnement possible de
la diode (zone hachurée), en polarisation directe, pour une puissance dissipée inférieure à
Pmax.
Le constructeur indique généralement la puissance maximale dissipée par la diode. Si cette
valeur n’est pas précisée, le constructeur spécifie un courant direct limite. Généralement pour
les diodes redresseuses la valeur de ce courant est de l’ordre de 1A.
En polarisation inverse, surtout pour les circuits de redressement, il est nécessaire de vérifier
que la tension inverse à laquelle est soumise la diode soit inférieure à la tension de claquage
de la diode. En effet si l’on dépasse la tension inverse de claquage, on risque de détruire la
diode. Le constructeur indique aussi la valeur de la tension de claquage. Cette dernière varie
pour les diode de redressement de 50 à 1000 V (voir annexe 1).
Il faut souligner néanmoins que le fonctionnement au niveau de la tension de claquage n’est
pas toujours destructif pour certaines diodes comme la diode zener, qui sont conçues pour
fonctionner dans cette zone.
Destruction
thermique
iF (mA)
Pmax
P ≤ Pmax
0
VF (V)
Zone de fonctionnement possible de la diode
Fig. 1.12. Influence de la température sur la caractéristique courant – tension
Enfin, il est important de rappeler que la diode est un interrupteur électronique possédant un
temps d’ouverture et un temps de fermeture appelé temps de recouvrement inverse. Si la
fréquence du signal d’entrée devient importante, la diode ne fonctionne plus convenablement
causant des perturbations au niveau du signal de sortie. Généralement la diode de
redressement est conçue pour fonctionner en basse fréquence (quelques dizaines de Hz). Pour
les applications hautes fréquences ou hyperfréquences, d’autres diodes sont utilisées telles la
diode Schottky (voir second chapitre).
II – 3 – Point de fonctionnement
Ve − VF
• iF = : équation de la droite de charge statique
R
Le point d’intersection P entre la caractéristique directe de la diode et la droite de charge
statique s’appelle point de fonctionnement ou point de repos de la diode (figure1.14). Ce point
possède pour coordonnées la tension VFP et le courant iFP.
iF (mA)
VCC
R Caractéristique
directe de la diode
Droite de charge
P statique
iFP
La représentation de la diode par sa loi exponentielle est un peu complexe pour l'emploi de
tous les jours. Afin de mieux comprendre son comportement, plusieurs schémas ou modèles
équivalents simplifiés peuvent être employés. Pour établir ces schémas, on « linéarise » plus
ou moins grossièrement la caractéristique électrique de la diode, puis on cherche quels
composants permettent d’obtenir ces caractéristiques linéaires.
II – 4 – 1 – La diode idéale
C'est le modèle le plus simplifié de la diode. Lorsque la diode est bloquée, elle est assimilée
à un interrupteur ouvert (k0). Lorsqu'elle est passante, elle est assimilée à un court circuit
(Vseuil = 0). La figure 1.15, illustre le schéma équivalent dans chaque cas (a) ainsi que la
caractéristique courant tension correspondante (b).
iF
Diode iF k0 iF = 0
A K A K
bloquée
VF VF < 0 Diode
passante
Diode iF
A K A k0 iF > 0 K VF
passante
0
VF VF = 0 Diode
a/ bloquée b/
II – 4 – 1 – La diode parfaite
Lorsque la diode est bloquée, elle est assimilée à un interrupteur ouvert (k0). Lorsqu'elle est
passante, elle est assimilée à un interrupteur fermé (k0) en série avec un contre f.e.m de valeur
égale à Vseuil. La figure 1.16, illustre le schéma équivalent dans chaque cas (a) ainsi que la
caractéristique courant tension correspondante (b).
iF
Diode iF k0 iF = 0
A K A K
bloquée
Diode
VF VF < Vseuil passante
Diode iF Vseuil VF
A K A k0 iF > 0 + - K
passante 0 Vseuil
VF VF = Vseuil Diode
bloquée
II – 4 – 1 – La diode réelle
Lorsque la diode est bloquée, elle est assimilée à un interrupteur ouvert (k0). Lorsqu'elle est
passante, elle est assimilée à un interrupteur fermé (k0) en série avec un contre f.e.m de valeur
égale à Vseuil et la résistance dynamique de la diode rd. La figure 1.17, illustre le schéma
équivalent dans chaque cas (a) ainsi que la caractéristique courant tension correspondante (b).
iF
Diode iF k0 iF = 0
A K A K
bloquée
Diode
VF VF < Vseuil passante
1/rd
Diode iF Vseuil rd VF
A K A k0 iF > 0 + - K
passante 0 Vseuil
Diode
VF VF = Vseuil+ rd iF bloquée
Exemple d'application:
R2
+
E1 VF D
-
+
E2
-
Vu que la tension d'alimentation est alternative, alors l'étude du circuit se fait suivant que
l'alternance de Ve est positive ou négative. La diode est supposée parfaite (Vseuil = 0.7V).
La figure 1.19 présente l'allure des tensions : d'alimentation, Ve, de sortie, Vs appelée
tension redressée ainsi que celle aux bornes de la diode, VF.
VF
Fig. 1.19. Allures des tensions Ve, Vs et VF pour un redressement simple alternance
Remarques :
Fig. 1.20. Circuit pour un redressement double alternance par pont de diodes
De la même manière que pour le redressement simple alternance, l'étude du circuit la figure
1.20 suivant l'alternance positive puis négative de la tension d'alimentation.
La figure 1.21 présente l'allure des tensions d'alimentation: Ve, de sortie redressée: Vs ainsi
que celles aux bornes des différentes diodes.
Fig. 1.21. Allures des différentes tensions pour un redressement double alternances
Dans le cas d'un redressement double alternance, La fréquence de la tension redressée est
égale au double de celle de la tension d'alimentation Ve.
La valeur moyenne de la tension redressée est donnée par :
2(Vemax − 2 Vseuil )
Vsmoy = , (1.7)
π
T/4 t0
Fig. 1.23. Allures des différentes tensions pour un redressement double alternances
Etude du circuit :
9 Pour 0 < t < T/4, (T : période du signal d’entrée) : la diode est polarisée en direct
(alternance positive), donc passante et le condensateur C se charge. A t = T/4, le
condensateur est chargé à sa plus grande valeur : Vsmax = Vemax-Vseuil. A t = T/4+Δt,
la tension d’alimentation décroît et le condensateur garde sa tension maximale : la
diode est donc polarisée en inverse et donc bloquée. Ainsi le condensateur se
décharge dans la résistance RL.
9 Pour t = t0, la tension d’entrée Ve devient de nouveau supérieure à la tension Vs aux
bornes du condensateur. La diode est polarisée de nouveau en direct et donc
passante. Le condensateur se charge de nouveau jusqu’à Vsmax à t = 5T/4 puis la
diode est de nouveau bloquée.
Ce scénario se répète de manière successive pour avoir une tension de sortie filtrée.
Un scénario semblable au cas du redressement simple alternance se produit, sauf que cette
fois-ci il est un peu plus compliquée du fait de l’existence des quatre diodes (figure 1.24).
La figure 1.25, montre l’allure de la tension redressée filtrée Vsf ainsi que celles des
courants dans les diodes D1 (iD1) et D4 (iD4). On remarque que ces courants sont nuls lors de la
décharge du condensateur. Ainsi tout au long de la décharge du condensateur C, toutes les
diodes sont bloquées.
T/4 t0
Fig. 1.25. Allures des différentes tensions pour un redressement double alternances
9 Pour 0 < t < T/4, (T : période du signal d’entrée) : les diodes D1 et D3 sont polarisées
en direct (alternance positive), donc passantes. Les diodes D2 et D4 sont polarisées
en inverse, donc bloquées. Le condensateur C se charge. A t = T/4, le condensateur
est chargé à sa plus grande valeur : Vsmax = Vemax-2Vseuil. A t = T/4+Δt, la tension
d’alimentation décroît et le condensateur garde sa tension maximale : les diodes D1
et D3 sont donc polarisées en inverse et donc bloquées. Ainsi le condensateur se
décharge dans la résistance RL.
9 Pour t = t0, la tension d’entrée Ve devient de nouveau supérieure à la tension Vs aux
bornes du condensateur. Il s’agit de l’alternance négative de Ve. Les diodes D2 et D4
sont polarisées en direct et donc passantes. D1 et D3 sont bloquée car polarisées en
inverse. Le condensateur se charge de nouveau jusqu’à Vsmax à t = 5T/4 puis toutes
les diodes sont de nouveau bloquées.
Comme nous pouvons le remarquer, la tension redressée filtrée Vs varie entre deux valeurs :
Vsmax et Vsmin. On définit le taux d’ondulation ΔVs :
Vs max − Vs min
ΔVs (%) = , (1.8)
Vs max
L’objectif du filtrage est d’obtenir une tension continue stable. Il est nécessaire alors de
réduire la valeur de ΔVs : ΔVs → 0. Ceci est possible en augmentant la valeur de la capacité C
(il s’agit en fait d’augmenter le temps de décharge du condensateur).
Ve(t) 10
-10
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1
10
Vs(t)
-10
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1
10
Vd(t)
-10
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1
Temps (s)
10
Ve(t)
-10
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1
10
Vs(t)
-10
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1
10
Vd(t)
-10
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1
Temps (s)
10
U-red
U-red-C
8
6
(V)
-2
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08
Temps (s)
10
U-red-C1
9 U-red
U-red-C2
8
U-red-C3
7
6
Tension (V)
-1
0.04 0.045 0.05 0.055 0.06 0.065 0.07 0.075 0.08
Temps (s)
CHAPITRE DEUXIEME
LES AUTRES TYPES DE DIODES
I– Introduction
Dans le précédent chapitre, nous avons traité la diode redresseuse et ses principales
applications.
Au cours de ce chapitre nous passons en revue d’autres types diodes en précisant leurs
principales applications. Ainsi nous étudions les diodes suivantes :
La diode zener
La diode LED
La photodiode
La diode Schottky
La diode Varicap
II – La diode Zener
Dans la zone de claquage, la diode possède la propriété que la tension inverse est quasiment
indépendante du courant inverse. Ainsi, si on souhaite dans une application donnée, travailler
avec une tension constante on peut utiliser une diode fonctionnant en zone de claquage. Les
diodes dédiées à une pareille application s’appellent les diodes zener. La figure 2.1 montre le
symbole graphique de cette diode.
DZ DZ DZ
A iZ
K A
iZ K A iZ K
Anode Cathode Anode Cathode Anode Cathode
VZ VZ VZ
La diode zener est conçue pour fonctionner en zone inverse. La figure 2.2 montre la
caractéristique courant tension de cette diode.
iF
II I
K K K K
DZ
≡ k0 DZ
≡ D
A A A A
VZ
VR VF
Vseuil
III K
K ZZ
K K iZ
iZ
+ +
DZ
≡ - VZ Ou DZ ≡ - VZ
A A A A
iR
9 Zone I : la diode zener est polarisée en direct, elle se comporte comme une diode
redresseuse.
9 Zone II : la diode zener est polarisée ne inverse et VR < VZ, la diode est bloquée et se
comporte comme un interrupteur ouvert.
9 Zone III : la diode zener est polarisée en inverse et VR = VZ, le courant inverse iZ
appelé courant zener croît rapidement alors que la tension aux bornes de la diode reste
sensiblement constante. On peut écrire alors : VZ ≈ cte ∀ i Z , (2.1)
Les principales applications de la diode zener sont : la régulation de la tension (figure 2.4) et
l’écrêtage des tensions.
Fig. 2.4. Circuit complet de stabilisation de tension utilisant la diode zener pour la régulation de la tension
de sortie.
Remarque :
Exemple d’application :
A K
IV – La photodiode
La photodiode (figure2.6) est un composant à jonction PN qui fonctionne en polarisation
inverse. La photodiode possède une petite fenêtre transparente qui permet à la lumière de
toucher la jonction PN. En absence de lumière le courant inverse négligeable. Une
augmentation de l’intensité de la lumière produit une augmentation du courant inverse.
A K
La photodiode est généralement utilisée dans des applications utilisant les détecteurs de
lumière : TV, alarmes, transmissions optiques…etc.
V – La diode Schottky
Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, la fréquence constitue une contrainte
dont il faut tenir compte lors du choix d’une diode. Pour les applications à haute fréquence et
à commutation rapide on utilise les diodes Schottky dont le symbole est illustré dans la figure
2.7.
A K
Les principales applications de la diode Schottky sont : les circuits de redressement des
alimentations à découpage, les circuits logiques, les applications hautes fréquence et
hyperfréquence.
A K
1+
VR (2.2)
VS
Avec :
9 C (VR) : capacité à la tension inverse VR
9 C0 : capacité sans tension extérieure
9 VS : tension seuil de 0.7V (Si)
Les principales application de la diode varicap sont : accord des récepteurs radio, TV (AM,
FM), modulation…etc.
VII – Conclusion
Le tableau 2.1 résume les principales caractéristiques des différentes diodes étudiées dans ce
chapitre (symbole, type de polarisation, seuil de conduction et applications).
La diode Afficheurs
A K
électroluminescente Directe 1à2V alphanumériques,
(diode LED) témoins lumineux,
panneaux d’affichages.
La photodiode A K Inverse Détecteurs de
lumière : TV, alarmes
Les diodes à capacité A K
Inverse Accord récepteur
variable « VARICAP » radio, TV, modulation
La diode Schottky A
Directe ≈ 0.3 V Circuits logiques,
K
applications hautes
fréquence,
hyperfréquence
Tab 2.1.
CHAPITRE TROISIEME
LE TRANSISTOR BIPOLAIRE
I – Définition
Le transistor bipolaire à jonction (BJT) est la mise ne contact de trois régions à semi-
conducteurs (silicium ou germanium) dopés, séparées par deux par deux jonctions PN (figure
3.1) de manière à former un transistor de type NPN ou de type PNP.
Les trois régions sont appelées respectivement émetteur, base et collecteur. Le symbole
graphique standard du transistor est illustré dans la figure 3.1. Dans toute la suite de ce
chapitre on s’intéresse exclusivement à l’étude du transistor NPN.
Collecteur Collecteur
C C
N P
C C
B Base B P Base B N B
E E
N P
E E
Emetteur Emetteur
- Un émetteur : couche fortement dopée (type N), d’épaisseur moyenne. Son rôle est
d’émettre les électrons libres vers le collecteur.
- Une base : couche faiblement dopée (type P), très mince. Son rôle est d’émettre la plus
part des électrons venant de l’émetteur vers le collecteur.
- Un collecteur : couche moyennement dopée (type N) et de forte épaisseur. Son rôle est
de collecter les électrons provenant de l’émetteur et transitant par la base.
Le fonctionnement du transistor bipolaire NPN ou PNP se base sur l’effet transistor. Pour
cela il faut polariser convenablement le transistor.
La figure 3.2, présente le principe de fonctionnement de l’effet transistor dans le cas d’un
transistor NPN. La jonction base - émetteur (BE) est polarisée en direct tan disque la jonction
base - collecteur (BC) est polarisée en inverse. L’effet transistor peut se résumer en trois
points :
9 La région N fortement dopée de l’émetteur abonde en électrons libres. Lorsque le
potentiel VBE dépasse le seuil de conduction de la jonction BE, ces électrons
N P N
Emetteur Base Collecteur
Flux d’électrons
iE iC
Recombinaison
VBE - +
+ - VCB
Mouvement des trous iB
Soit α (0 < α < 1) le pourcentage d’électrons venant de l’émetteur et qui ont atteint le
collecteur. Le pourcentage des électrons venant de l’émetteur et qui se sont recombinés avec
les trous dans la base est alors (1-α).
On peut alors facilement exprimer la relation entre les différents courants du transistor : iE,
iB et iC :
iC = αiE
iB = (1 − α )iE (3.1)
En posant :
α
(1 − α )
β= (3.4)
On peut écrire :
iC = β iB (3.5)
β est appelé : Gain statique en courant du transistor
Remarque :
iE =
(β + 1) i
β
(3.6)
C
RC
iC
iB RB C
B
iE VCE VCC
VBE E
VBB
V − VBE
Ainsi les équations de la droite d'attaque et de la droite de charge sont :
iB = BB , équation de la droite d'attaque (3.7)
RB
V − VCE
iC = CC , équation de la droite de charge (3.8)
RC
9 Caractéristique d’entrée :
C’est la courbe VBE = f(iB) lorsque VCE est maintenu constante. Cette caractéristique est
pratiquement celle d’une diode polarisée en direct, la tension VBE est de l’ordre de 0,7V
lorsqu’un transistor au silicium conduit.
9 Caractéristique de sortie :
C’est la courbe iC = f(VCE) lorsque iB est constant. Dans un transistor idéal, ces
caractéristiques sont des droites horizontales puisque iC ne dépend que de iB : iC = β.iB .
Fig. 3.4. Réseau de caractéristiques d’un transistor bipolaire en montage émetteur commun
Ic (mA)
Vcc
Rc QS Zone
IB = cte de dissipation
maximale de
Transistor puissance
saturé
Q
IcQ
Zone de
saturation
Zone linéaire
QB
0
0 Vce (V)
VceQ Vcc
Zone de blocage
Transistor bloqué
D’après la figure 3.5, suivant l’emplacement du point de repos sur la droite de charge, on
distingue trois types de fonctionnement du transistor :
9 Si le point de fonctionnement est situé dans le segment ]QS , QB[, le transistor
fonctionne en régime linéaire. Ce type de fonctionnement est dédié notamment pour
applications telles les amplificateurs linéaires. Généralement on choisi VceQ = Vcc/2
afin d’éviter toute saturation ou blocage du transistor en régime dynamique (voir
remarque suivante).
9 Si le point de fonctionnement correspond à QS, on dit que le transistor est saturé.
Vce ≈ 0, ic ≈ icsat (courant de saturation). Le transistor se comporte alors comme un
interrupteur fermé.
9 Si le point de fonctionnement correspond à QB, on dit que le transistor est bloqué.
Vce = Vcc, ic = 0. Le transistor se comporte alors comme un interrupteur ouvert.
Remarque :
9 Distorsion de la forme d’onde : en régime linéaire, lorsque le transistor est utilisé dans
un montage amplificateur, l’emplacement du point de fonctionnement Q sur la droite
Exemple d’application :
Notre étude se limite aux de « faibles ou petits signaux », c'est-à-dire qu’on suppose que le
point de fonctionnement du transistor est bien déterminé à l’aide d’un circuit de polarisation.
On injecte à l’entrée du transistor un signal sinusoïdal de faible amplitude qui vient se
superposer au signal continu dû à la polarisation. On limite aussi au fonctionnement basse
fréquence et on s’intéresse au montage émetteur commun du transistor.
Dans ce cas de figure, en régime dynamique, le transistor peut être représenté sous forme
d’un quadripôle comme le montre la figure 3.10.
B ib ic C
Vbe
Vce
E E
Transistor bipolaire
Les quatre variables Vbe, ib, ic et Vce sont liées entre elles par deux relations :
⎧Vbe = h11ib + h12 Vce
⎨
⎩ ic = h21ib + h22 Vce
(3.10)
Les paramètres h11, h12, h21 et h22 sont appelés des paramètres hybrides. Leurs valeurs sont
indiquées par le constructeur. Chaque paramètre hybride correspond à une mesure prise des
courbes caractéristiques du transistor (§ III-1). Ainsi on a :
⎛ ∂V ⎞ ⎛V ⎞
9 h11 = ⎜⎜ be ⎟
⎟ ou h11 = ⎜⎜ be ⎟
⎟
⎝ ∂ib ⎠ Vce = cte ⎝ ib ⎠ Vce = 0
: c’est l’impédance d’entrée lorsque la sortie est en
Enfin, la schéma équivalent petits signaux du transistor bipolaire est représenté dans la
figure 3.11.
ib h11
ic
B C
Vbe Vce
h12 Vce h21 ib 1/h22
E E
Fig. 3.11. Modèle petits signaux d'un transistor bipolaire
Remarque :
Dans toute la suite et afin de simplifier l’étude des différents montages d’amplificateur à
base de transistor bipolaire, on suppose que h12 = 0 et que h22 = 0. La figure 3.12 présente le
schéma équivalent petits signaux simplifié du transistor bipolaire.
ib ic
B C
Vbe Vce
h11 h21 iB
E E
Fig. 3.12. Modèle petits signaux simplifié d'un transistor bipolaire
L’étude des montages amplificateurs à base de transistor bipolaire se base sur la méthode
générale du régime dynamique. En effet, les montages amplificateurs à base de transistor
bipolaire correspondent à la superposition de deux régimes :
9 Un régime statique : correspondant au circuit de polarisation.
9 Un régime dynamique : correspondant au circuit d’amplification.
Dans ce chapitre on étudie les deux premiers montages. Le montage basse commune est
étudié dans le TD. Un amplificateur est défini par ses trois paramètres fondamentaux :
- L’impédance d’entrée Ze.
- L’impédance de sortie Zs.
- Le gain en tension à vide GV0.
Afin d’étudier les montages amplificateurs, on se place dans les conditions de travail
suivantes :
9 On suppose que le transistor est bien polarisé quelque soit le circuit de polarisation qui
lui est associé. Le point de fonctionnement est situé dans la zone de fonctionnement
linéaire.
9 On ne traite que les signaux de faibles amplitudes de manière à ce que leurs variations
autour du point de fonctionnement soient considérées comme linéaires.
9 On se place en régime basse fréquence pour lequel les transistors sont considérés
comme des quadripôles et peuvent être remplacés par leur schéma équivalent petits
signaux (on utilise le schéma simplifié).
9 Les condensateurs de liaison et de découplage sont calculés pour qu’à la fréquence de
travail leurs impédances puissent être négligées. Ils sont eux aussi remplacés par des
courts-circuits lors de l’application de la méthode générale du régime dynamique.
Soit le montage émetteur commun représenté dans la figure 3.13. La tension d’entrée de
l’amplificateur est Ve et sa tension de sortie est Vs (aux bornes de Rs). Les capacités C1 et C2
sont appelées capacités de liaison. La capacité CE est appelée capacité de découplage.
Dans la figure 3.15, le transistor est remplacé par son schéma équivalent petits signaux d’où
le montage final de l’amplificateur. RCS = (RC // RS) et R12 = (R1 // R2)
Le gain en tension GV est donné par :
G V = s = −β CS
V R
Ve h11 , (3.11)
ie ib B C
ic
Ve
R12 h11 h21 iB RCS Vs
A partir de l’expression du gain en tension GV, on conclue que dans un montage émetteur
commun la tension de sortie amplifiée Vs est en opposition de phase avec la tension d’entrée
Ve.
Remarque :
La figure 3.17 présente le montage émetteur commun. Comme dans le cas précédent, la
tension d’entrée de l’amplificateur est Ve et sa tension de sortie est Vs (aux bornes de Rs). Les
capacités C1 et C2 sont des capacités de liaison.
Dans la figure 3.19, le transistor est remplacé par son schéma équivalent petits signaux d’où
le montage final de l’amplificateur. RES = (RE // RS) et R12 = (R1 // R2)
G V = s = (β + 1)
Le gain en tension GV est donné par :
h11 + (β + 1)RES
≈β
V R ES RES
Ve h11 + βRES , (3.14)
B C
ib
ic
E
ie
RES Vs
( )
tension de sortie est en phase avec la tension d’entrée. Le gain en tension est inférieur à 1.
Les impédances d’entrée et de sortie Ze et Zs de l’amplificateur sont définies par :
CHAPITRE QUATRIEME
LES AMPLIFICATEURS DE PUISSANCE
I – Introduction
Dans le chapitre précédent, nous avons étudié quelques montages amplificateurs à base de
transistor bipolaire. Le signal de sortie fourni par l’amplificateur doit être capable d’exciter
une charge quelconque: moteur, haut-parleur, etc.
Exemple :
Si on relie directement un microphone délivrant une tension sinusoïdale de 10 mV à un haut
( )
parleur dont la résistance équivalente est de 8Ω. La puissance de sortie est :
10 −2
Ps = = = 12.5μW
2 2
Ueff
R 8
Ce résultat montre bien que le signal issu du microphone ne peut pas exciter le haut-parleur
et qu’il est nécessaire de l’amplifier. Cet exemple indique que la fonction amplification doit, à
partir d’un faible signal, fournir l’énergie nécessaire à une charge quelconque. Il est
nécessaire d’avoir recours à un amplificateur de puissance pour émettre un son.
Ainsi, Un amplificateur complet est toujours réalisé en deux parties :
9 Un amplificateur de tension, faible niveau fonctionnant en régime linéaire.
9 Un amplificateur de puissance fonctionnant en régime non linéaire, à cause des
fortes variations.
On classe les amplificateurs suivants leurs fréquences d’utilisation et suivant leurs classes
de fonctionnement. On parle notamment :
9 amplificateur continu (TBF : très basses fréquences) : amplificateur pilotant les
9 MCC : moteur à courant continu
9 amplificateur audiofréquence (f < 20 kHz) : amplificateur des signaux audibles
9 amplificateur radiofréquence (f > 30 kHz) : amplificateur FI : fréquence
Ic (mA)
QS
IB = cte
0
0 QB Vce (V)
QB. Il en résulte une très faible consommation en continu avec une meilleur restitution
du signal que dans la classe B (plus faible distorsion).
9 Classe C : le fonctionnement est en classe C si la jonction émetteur base est polarisée
en inverse. En régime sinusoïdal, le transistor ne conduit que pendant une fraction de
la demi période. Ce fonctionnement est utilisé en émission HF : haute fréquence
(radio, télévision, téléphonie, etc.).
Dans un étage amplificateur de puissance, les puissances mises en jeu sont la préoccupation
essentielle de l'utilisateur. Il faut que la puissance fournie soit maximale et que les pertes par
effet joule soient minimales. Il faut donc veiller à obtenir un rendement aussi grand que
possible.
II – 2 – 1 – Puissance utile
∫ V (t)i (t)dt ,
charge.
Pu =
1
T
s s (4.2)
T
II – 2 – 2 – Rendement
Le rendement est un des critères de choix des montages permettant la réalisation des
amplificateurs de puissance. Il caractérise la capacité de l’amplificateur à fournir à la charge
toute la puissance qu’il reçoit. On définit :
Pd
Pe Amplificateur Pu
Commande de Utilisation
puissance
Pf
Alimentation
II – 2 – 3 – Distorsion
- Une suite limitée ou non des termes sinusoïdaux de fréquences multiples entier de f
(les harmoniques).
La distorsion, d, est définie comme étant le rapport entre la valeur efficace des harmoniques
de rang supérieur à 1 et la valeur efficace du fondamental qui est l’harmonique de rang égal à
∑A
1.
2
d=
k
k ≥2
A1
, (4.7)
+ 2 Vseff sin(ωt )
l’amplificateur sont donnés par les relations suivantes :
Vs ( t ) =
Vcc
∫ ∫
La puissance utile est donc :
Pu = + seff , (4.9)
Vcc2 V2
4Rch Rch
Cette puissance est composée d’une partie consommée par la charge en continu (partie
inutile) et d’une partie utile en régime variable.
Pf =
Vcc2
2R ch , (4.10)
Pd = − seff , (4.11)
Vcc2 V2
4R ch R ch
Cette puissance est maximale en continu (Vs =0) et minimale à excursion maximale de la
tension de sortie (Vs = E/2).
Si on ne considère que la partie alternative du signal de sortie (partie utile), on peut écrire :
2
Vseff
η = u = ch =
2
P R Vseff
Pf Vcc2 2 Vcc2 , (4.12)
2R ch
Ve Vs
Soit le montage de la figure 4.6. On suppose que la tenions Vbe =0 lorsque le transistor
conduit.
Ainsi si Ve < 0, le transistor est bloqué. Donc il ne conduit que pendant l’alternance positive
de Ve.
Si le transistor est saturé on a :
⎧ Vcesat = 0
⎪
⎨i = e − Vbe − Vs , (4.16)
⎪b
V
⎩ Rg
Donc :
RS (β + 1) , (4.17)
ib ≥
Vcc
D’où :
⎛ Rg ⎞
⎝ R S (β + 1) ⎠
Ve ≥ ⎜⎜ + 1⎟⎟ Vcc = Ve 0 , (4.18)
Le transistor est donc saturé pour tout Ve positif supérieur à Ve0 et la tension de sortie Vs est
égale à Vcc.
Le transistor ne fonctionne en amplificateur que si 0 < Ve < Ve0. Dans ce cas la tension de
(β + 1)RS V
sortie peut être exprimée sous la forme :
(β + 1)RS + Rg e ,
Vs = (4.18)
Dans le cas d’un régime sinusoïdal, la puissance utile est donnée par :
Pu = , Pu max = cc , (4.19)
Vs2 V2
2R s 2R s
∫ ∫ ∫
⎜⎜ 2 ⎟ ⎜ ⎟⎟
Vs ( t )(ie1 ( t ) + ie 2 ( t ))dt = ⎜ Vcc sin(ωt )dt − sin(ωt )dt ⎟ ⎟
1 ⎜⎜ ⎟ ⎜ ⎟
Pf =
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
1 Vs Vs
⎜⎜ ⎜ 0 ⎟ ⎟⎟
Vcc
⎟ ⎜T
T T Rs Rs , (4.20)
⎝⎝ ⎠ ⎝2 ⎠⎠
T
Pf = , Pf max =
2 Vcc Vs 2 Vcc2
πR s πR s , (4.21)
IV – 3 – Etude de la distorsion
Jusqu’à présent, nous avons supposé que le seuil de conduction Emetteur-Base était nul, la
prise en compte de la tension Vbe fait apparaître un palier dans la caractéristique de transfert.
IV – 4 – Correction de la distorsion
Afin de corriger cette distorsion, on introduit deux diodes à jonction dans le montage push-
pull comme le montre la figure 4.12.
Vs
Ve
CHAPITRE CINQUIEME
LE TRANSISTOR A EFFET DE CHAMP
I – Définition
Le transistor à effet de champ (TEC), ou Field-Effect Transistor (FET) ou encore transistor
unipolaire est semi-conducteur dont la résistance de conduction est fonction du champ
électrique extérieur appliqué perpendiculairement lignes de courant qui le traverse.
Les transistors à effet de champ sont largement utilisés dans les circuits numériques et dans
les circuits analogiques de traitement des signaux.. On distingue deux grandes familles de
transistors à effet de champ soit les FETs à jonctions p-n : les JFET et les FET à grille isolée
(jonctions métal-oxyde-semiconducteur) : les MOSFET.
II – Le JFET
II – 1 – Constitution d’un JFET
Source P
Drain
N
Canal N
P
La figure 5.2 présente les symboles d’un JFET canal N et d’un JFET canal P.
Drain Drain
D D
Grille Grille
G G
Source Source
S S
JFET Canal N JFET Canal P
VGS
b
Source P
Drain
iDS a
P W
l
VDS
b(a − 2e )
RDS = ρ =ρ
l l
⎛
b⎜ a − 2K VGS ⎞⎟
, (5.3)
⎝ ⎠
Ainsi on peut conclure que la résistance de conduction d’un transistor à effet de champ est
fonction de la tension inverse de la jonction grille source.
La figure 5.4 représente la polarisation d’un transistor JFET canal N. Elle peut être soit
normal (a) soit automatique (b)
VDS VDS
10V 10V
+V +V
RD RD
1k 1k
Q1 Q1
NJFET NJFET
Rg Rg
1k 1k RS
1k
VGS
-10V
+V
(a) (b)
Fig. 5.4. Polarisation d'un JFET: normale (a), automatique (b)
II – 3 – 1 – Polarisation normale
II – 3 – 2 – Polarisation automatique
C’est la méthode polarisation la plus utilisée. La grille est reliée à la masse par une
résistance RG de forte valeur. Comme le courant grille est nul, le potentiel de grille est nul. Le
courant drain produit dans la résistance de source une chute de tension égale à RS iDS. La
tension grille-source vaut donc : VGS = VGM – VSM = - RS iD La grille est bien négative par
rapport à la source.
II – 3 – 3 – Le phénomène de pincement
La variation de RDS en fonction de VGS est représentée dans la figure 5.5. Pour une certaine
valeur de la tension VGS, les zones isolantes vont envahir toute l’épaisseur de la zone de
conduction. On assiste alors à un étranglement du canal. La résistance de conduction RDS
devient alors infinie. Cette valeur particulière de VGS est appelée tension de pincement Vp ou
encore tension de coude. Vp est donnée par l’expression suivante :
Vp = 2 , (5.5)
a2
K
RDS
VGS Vp
⎟ , (5.6)
⎝ ⎠
iDS
VP
Pour de petits signaux variant autour d’un point de fonctionnement situé dans la région de
pincement, le schéma équivalent comprend essentiellement une source de courant :
iDS = gm VGS , (5.6)
Cette équation stipule que le courant de sortie iDS est égal à la tension VGS multipliée par la
transconductance gm.
Pour compléter le schéma équivalent du FET, on ajoute la résistance d’entrée, la résistance
de sortie et les capacités parasites inter-électrodes. Le schéma équivalent petits signaux du
FET est donnée par la figure 5.7.
G D
CDG
Vgs Vds
RGS CGS gm Vgs RDS
S S
Fig. 5.7. Modèle petits signaux d'un FET en régime dynamique
Remarque :
Vgs Vds
gm Vgs
S S
Fig. 5.8. Modèle petits signaux simplifié d'un FET en régime dynamique
Comme pour le transistor bipolaire, le FET peut être utilisé dans trois montages de base :
9 Le montage à source commune
9 Le montage à drain commun
9 Le montage à grille commune
GV = = − m D , (5.7)
Vs g R
Ve 1 + gmRS
Si RS est découplée, alors ce gain s'exprime:
GV 0 = = −gmRD , (5.8)
Vs
Ve
VDD
RD
VS
Ve
Q1
NJFET
Rg
RS
La figure 5.10 représente le montage drain commun. Le gain en tension de ce montage est:
GV = = 1−
Vs 1
, (5.9)
Ve gmR S
VDD
Ve
C
Q1
NJFET VS
Rg
RS
La figure 5.11 représente le montage grille commune. Le gain en tension de ce montage est:
GV = = gmRD , (5.10)
Vs
Ve
VDD
RD
VS
C
Q1
NJFET
Ve
C RS
CHAPITRE SIXIEME
LES AMPLIFICATEURS OPERATIONNELS PARFAITS
(Résumé)
I – Définition
Les principaux inconvénients des montages amplificateur à base de transistor sont :
9 Il ne transmet pas en continue
9 Le gain en amplification est tributaire des caractéristiques du transistor, donc imprécis.
L’avantage des amplificateurs opérationnels parfaits (AOP) est que le gain en tension ne
dépend que des composants du montage et ne dépend pas des caractéristiques internes de
l’AOP.
V- - V- -
ε Vs ε Vs
V+ + V+ +
Vcc-
Vcc-
Fig. 6.1. Symboles d’un AOP
Fonctionnement en mode de
saturation
Fonctionnement en mode
linéaire
= 1 + 2 , (6.2)
Vs R
Ve R1
= − 2 , (6.3)
Vs R
Ve R1
⎛V V ⎞
= −R⎜⎜ 1 + 2 ⎟⎟ , (6.4)
Vs
Ve ⎝ R1 R 2 ⎠
⎛V V ⎞
= −R⎜⎜ 1 + 2 ⎟⎟ , (6.5)
Vs
Ve ⎝ R1 R 2 ⎠
Vs = −RC
dVe
dt , (6.6)
∫ V dt ,
III – 5 – Montage intégrateur
Vs = −
1
RC
e (6.7)
Vs = Ve , (6.8)
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES