IUT de Villetaneuse, Département R&T
R205
Avant chaque séance de TD,
il y a un travail d’1h30 préparatoire
à effectuer à la maison
Devoir préparatoire TD1 :
Tâche 1 :
Visionner et prendre des notes sur la vidéo suivante (21 min) :
[Link]
Cette vidéo permet de comprendre l’importance de la valeur efficace.
Dans la vidéo, la valeur tension crête correspond à l’amplitude :
𝑉𝑐𝑟ê𝑡𝑒 = 𝐴
En TP, vous réglez sur le GBF la tension crête à crête avec :
𝑉𝑐𝑟ê𝑡𝑒 à 𝑐𝑟ê𝑡𝑒 = 2 × 𝐴
Tâche 2 :
Visionner et prendre des notes sur la vidéo suivante (13 min) :
[Link]
Dans la vidéo, la valeur efficace est notée V alors que dans le polycopié de TD, la valeur
efficace de la tension est notée 𝑉𝑒𝑓𝑓
En TP d’analyse spectrale, l’amplitude des pics sera exprimée en dBm.
Il faut donc connaitre parfaitement :
- Les relations qui lient la puissance à la valeur efficace en fonction des types de signaux
observées.
- La méthode de conversion en l’échelle log
Dans l’exercice 2, on ne précise pas la forme du signal. On considère alors par défaut que c’est
un signal sinusoïdal.
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Devoir préparatoire TD2 :
Tâche 1 :
Ecrire sous Excel plusieurs tableaux en y intégrant les formules qui vous permettent de faire
l’ensemble des conversions suivantes :
Tâche 2 :
Visionner et prendre des notes sur la vidéo suivante (17 min) :
[Link]
Dans la vidéo, il est question de la démonstration du passage de la représentation dans le
domaine spectral du signal carré en utilisant le théorème de Fourier.
Recopier la formule générale donnant la série de Fourier et préciser les formules de chaque
coefficients 𝑎0 , 𝑎𝑛 , 𝑏𝑛 pour un signal périodique quelconque.
Tâche 3 :
Visionner et prendre des notes sur la vidéo suivante (3 min) :
[Link]
Dans la vidéo, il s’agit de voir quels sont les paramètres importants à régler sur un analyseur de
spectre, à savoir :
- SPAN
- Fréquence centrale
- Reference Level ou Niveau de référence
- Sensibilité
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Devoir préparatoire TD3 :
Tâche 1 :
A l’aide de votre cours, compléter le tableau suivant :
Composant Symbole Impédance 𝑧 Module Z Argument 𝜑
résistance
Bobine
Condensateur
Tâche 2 :
Faire l’étude aux limites de l’impédance de la bobine et du condensateur.
Dites dans quel cas, on peut les associer à un fil ou un circuit ouvert.
Répertorier vos résultats dans le tableau suivant :
Basse Fréquence Haute Fréquence
Composant lim 𝑧 Fil ou circuit- lim 𝑧 Fil ou circuit-
𝜔→0 𝜔→∞
ouvert ouvert
Bobine
Condensateur
Tâche 3 :
Faire l’étude rapide des filtres du 1er ordre.
On donne le résultat pour le filtre RC comme exemple.
Répertorier vos résultats dans le tableau suivant :
Basse – Fréquence (BF) Haute – Fréquence (HF)
𝑉𝑠 𝑉𝑠
Filtre Schéma Schéma = Schéma = Nature
….. ….
𝑉𝑠 𝑉𝑠 Passe
= = -
RC
𝑉𝑒 0 Bas
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Basse – Fréquence (BF) Haute – Fréquence (HF)
𝑉𝑠 𝑉𝑠
Filtre Schéma Schéma = Schéma = Nature
….. ….
CR
Basse – Fréquence (BF) Haute – Fréquence (HF)
𝑉𝑠 𝑉𝑠
Filtre Schéma Schéma = Schéma = Nature
….. ….
RL
Basse – Fréquence (BF) Haute – Fréquence (HF)
𝑉𝑠 𝑉𝑠
Filtre Schéma Schéma = Schéma = Nature
….. ….
LR
Tâche 4 :
Visionner cette vidéo et prendre des notes :
[Link]
Il s’agit d’une vidéo introductive sur le diagramme de Bode.
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TD1 : Notion de signal en télécoms
Exercice 1 : Représentation temporelle de signaux périodiques, puissance
moyenne, valeur efficace
Vous allez étudier dans cette exercice le signal sinusoïdal et le signal carré.
Quelles sont leurs applications en Télécommunication ?
La principale utilisation du signal carré est le signal d’horloge en électronique digitale.
Il est associé aussi au signal NRZ (suite de bits 0-1)
1) Représenter l’évolution temporelle (l’oscillogramme) des deux signaux suivants :
a. 𝑠0 est un signal sinusoïdal d’amplitude A et de fréquence 𝑓, soit :
𝑠0 (𝑡) = 𝐴 𝑐𝑜𝑠(2 𝜋 𝑓 𝑡)
b. 𝑠1 est un signal carré d’amplitude A et 𝑠1 (𝑡), périodique de période T, et défini sur
[0; 𝑇] par :
𝐴 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 ∈ [0; 𝑇/2]
𝑠1 (𝑡) = {
−𝐴 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡 ∈ [𝑇/2; 𝑇]
Notez qu’ici :
- 𝑓= 1kHz et 𝐴 = 200 𝑚𝑉
- les calibres sont : 200 µs/div et 100 mV/div
𝑠0 (𝑡) 𝑠1 (𝑡)
2) Déterminer la puissance moyenne (aussi appelée puissance normalisée) en fonction de
A des deux signaux précédents.
Puis donner leur valeur en 𝑚𝑊.
3) La valeur efficace de la tension est définie par la formule suivante :
𝑉𝑒𝑓𝑓 = √𝑃𝑚𝑜𝑦
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a. Pour 𝑠0 et 𝑠1 , en déduire la formule de la valeur efficace de la tension en fonction
de A.
b. Calculer leur valeur numérique en 𝑚𝑉.
4) La plupart des systèmes de mesures récents affichent la valeur efficace vraie (RMS)
d’une tension alternative AC (Alternative Current) comme celui de la vidéo.
Les anciens voltmètres utilisent un détecteur de valeur moyenne plus simple (pont à
diodes redressant les deux demi-alternances d’un signal alternatif) puis appliquent un
2𝐴
coefficient multiplicateur de 1,11 à la valeur moyenne (𝑣𝑚𝑜𝑦 = 𝜋 ) du signal redressé
pour afficher la valeur efficace. Les résultats de mesure ne sont précis que pour des
signaux sinusoïdaux.
Schéma des étapes de mesure de Veff dans un ancien voltmètre :
A l’affichage,
2𝐴
𝑣𝑚𝑜𝑦 = 𝑣𝑒𝑓𝑓 = 𝑣𝑚𝑜𝑦 × 1.11
𝜋
1 𝑇
*pour le sinus redressé, 𝑣𝑚𝑜𝑦 = 𝑇 ∫0 𝐴 sin(𝜔𝑡) 𝑑𝑡 , or ici la nouvelle période 𝑇 = 𝜋
1 𝜋
pour ce signal redressé donc : 𝑣𝑚𝑜𝑦 = 𝜋 ∫0 𝐴 sin(𝜃) 𝑑𝜃
Dans le cas d’un signal carré, on suppose que vous utilisez un ancien voltmètre. :
a. Faites le schéma du signal redressé du signal carré.
b. Démontrer que 𝑣𝑚𝑜𝑦 = 𝐴
c. Déterminer par le calcul la tension efficace affichée sur cet ancien appareil en
appliquant le facteur multiplicatif de 1.11 à 𝑣𝑚𝑜𝑦
d. Calculer l’erreur relative en pourcentage en appliquant la formule :
𝑉𝑒𝑓𝑓 − 𝑉𝑎𝑓𝑓𝑖𝑐ℎé𝑒
𝑒% = | | × 100
𝑉𝑒𝑓𝑓
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5) On règle l’offset (une composante continue) à 200 mV. Les deux signaux avec offset
sont notés : 𝑠0 (𝑡) + 𝑜𝑓𝑓𝑠𝑒𝑡 et 𝑠1 (𝑡) + 𝑂𝑓𝑓𝑠𝑒𝑡 .
Tracer l’évolution temporelle des deux signaux. (Même calibre que question 1.b)
𝑠0 (𝑡) + 𝑂𝑓𝑓𝑠𝑒𝑡 𝑠1 (𝑡) + 𝑂𝑓𝑓𝑠𝑒𝑡
6) On considère maintenant un multimètre récent. Par conséquent :
- Il donne la valeur RMS de la tension efficace.
- Il ne coupe pas la composante continue (l’offset)
Sans calcul, donner directement la valeur de la tension efficace affichée pour les deux
signaux précédents 𝑠0 (𝑡) + 𝑂𝑓𝑓𝑠𝑒𝑡 et 𝑠1 (𝑡) + 𝑂𝑓𝑓𝑠𝑒𝑡.
7) Dans ce qui précède, nous avons calculé des puissances moyennes (nominales), tension
sortant aux bornes d’un générateur dissipée dans une résistance d’1 Ω.
Dans ce qui suit, on va considérer une mesure de 𝑉𝑒𝑓𝑓 suivant le schéma ci-dessous :
Il est évident que 𝑉𝑒𝑓𝑓 aux bornes du générateur = 𝑉𝑒𝑓𝑓 aux bornes de la résistance
Mais n’oubliez pas que le courant dans le circuit est modifié par la présence de cette
résistance ! Par conséquence, la puissance l’est aussi.
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Pour rappel,
En régime continu :
𝑈2
𝑃 = 𝑈×𝐼 = 𝑅
En régime Alternatif :
2
𝑉𝑒𝑓𝑓
𝑃=
𝑅
Que devient la puissance électrique dissipée dans le cas où 𝑠0 (𝑡) et 𝑠1 (𝑡) (signaux sans
Offset) sont appliqués aux bornes d’une impédance de 50 Ω ? Faire les calculs.
Exercice 2 : Sensibilité d’un mobile GSM
L’exercice sera à faire deux fois :
- Avec les unités habituelles du signal
- Avec les unités dB et dB relatif
Avec les unités habituelles du signal
1) Pour qu’un téléphone GSM puisse communiquer correctement avec la station de base
de sa cellule, il faut que la puissance reçue sur son antenne soit supérieure ou égale à
10 𝑝𝑊.
A quelle tension en valeur efficace correspond cette puissance si l’impédance de
l’antenne est de 50 Ω ?
2) En GSM, un mobile communique avec la station de base de sa cellule sur une certaine
fréquence. La même fréquence est réutilisée dans des cellules distantes ; un téléphone
communiquant reçoit en fait le signal qui lui est destiné, et, avec des puissances plus
faibles, des signaux émis par les stations de base d’autres cellules. Pour ce mobile, ces
signaux sont des « interférences ».
Pour que la communication puisse fonctionner, le rapport entre la puissance du signal
utile et la puissance des interférences doit être de 10 au minimum.
Si la puissance utile reçue sur un téléphone est 10−8 𝑚𝑊, quelle est la puissance
maximale admissible des interférences en pW ?
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Sur ce schéma, les 3 cellules coloriées utilisent les mêmes fréquences. Le mobile, qui reçoit le signal utile
de la station de base de sa cellule (flèche en trait plein), reçoit aussi des interférences (flèches en trait
pointillé)
Avec les unités dB et dB relatif
1) Pour qu’un téléphone GSM puisse communiquer correctement avec la station de base
de sa cellule, il faut que la puissance reçue sur son antenne soit supérieure ou égale à
−80 𝑑𝐵𝑚.
A quelle tension en valeur efficace correspond cette puissance si l’impédance de
l’antenne est de 50 Ω ?
2) En GSM, un mobile communique avec la station de base de sa cellule sur une certaine
fréquence. La même fréquence est réutilisée dans des cellules distantes ; un téléphone
communiquant reçoit en fait le signal qui lui est destiné, et, avec des puissances plus
faibles, des signaux émis par les stations de base d’autres cellules. Pour ce mobile, ces
signaux sont des « interférences ».
Pour que la communication puisse fonctionner, le rapport entre la puissance du signal
utile et la puissance des interférences soit être de 10 dB au minimum.
La puissance utile reçue sur un téléphone est −80 𝑑𝐵𝑚.
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Vous devez calculer la puissance maximale admissible des interférences en dBm.
Pour ce faire, vous devez :
- Compléter la démonstration suivante qui montre le passage des formules en échelle
log en indiquant les unités mises en jeu
Démonstration
En échelle linéaire En échelle log
𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒
≥𝑥 ( ) ≥ (𝑥)𝑑𝐵
𝑃𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑃𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒
𝑑𝐵
Le rapport donne une valeur 𝑥 𝑎
or, 10 log 𝑏 = 10 log(𝑎) − 10 log(𝑏)
sans unité
𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 (𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 )………… − (𝑃𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 ) ≥ (𝑥)𝑑𝐵
….………
𝑃𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 ≤
𝑥
L’unité de 𝑃𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 ou (𝑃𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 ) ≤ (𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 )………… − (𝑥)𝑑𝐵
….………
𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 peut être un multiple du
………..
Ce sont des unités que vous Avantage : on a affaire à des additions ou
manipulez aisément. Par contre, soustractions.
il faut faire attention lorsqu’on Plus simple et plus rapide.
multiplie à ne pas oublier des 0
car souvent, on a affaire à des
puissances de 10.
- En déduire la valeur numérique en dBm de la puissance des interférences.
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TD2 : Bilans de liaisons d’un système de transmission et Analyse
fréquentielle
Exercice 1 : le dB
On considère deux puissances P1 et P2.
1) Donner, sans calculatrice, le rapport P1/P2 en échelle linéaire si :
a. P1 a 10 dB de plus que P2
b. P2 est 30 dB en dessous de P1
𝑃1
c. ( ) = 23 𝑑𝐵
𝑃2 𝑑𝐵
𝑃1
d. ( ) = 0 𝑑𝐵
𝑃2 𝑑𝐵
𝑃1
e. ( ) = 46 𝑑𝐵
𝑃2 𝑑𝐵
2) Donner, sans calculatrice, le rapport P1/P2 en dB si :
𝑃1
a. ( ) = 1
𝑃2
𝑃1
b. ( ) = 2
𝑃2
𝑃1
c. ( ) = 10
𝑃2
𝑃1
d. ( ) = 200
𝑃2
𝑃1
e. ( ) = 0,0001
𝑃2
𝑃1
f. ( ) = 0,05
𝑃2
𝑃1
3) P1 vaut -10 dBm. Que vaut ( ) si P2 = 1 mW ?
𝑃2 𝑑𝐵
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Exercice 2 : Relation entre un rapport de puissance (en dB) et les puissances en
dBm
𝑃1
On rappelle que ( ) = (𝑃1 )𝑑𝐵𝑚 − (𝑃2 )𝑑𝐵𝑚
𝑃2 𝑑𝐵
𝑃𝑠𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙
Soit Pbruit = - 20 dBm et ( ) = 30 𝑑𝐵
𝑃𝑏𝑟𝑢𝑖𝑡 𝑑𝐵
1) Trouver Psignal en utilisant la formule ci-dessus.
2) Placer Psignal et Pbruit sur le graphe ci-dessous, à l’aide de leurs valeurs en dBm. Puis
indiquer les valeurs en mW.
P (mW) P (dBm)
Échelle logarithmique
10 dBm
une
division
0 dBm
-10 dBm
-20 dBm
𝑃𝑠𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙
3) Où se trouve, sur le graphe, ( ) ? Combien y a-t-il de dB par division ?
𝑃𝑏𝑟𝑢𝑖𝑡 𝑑𝐵
𝑃1
4) P1 vaut -5 dBm et ( ) = 10 𝑑𝐵
𝑃2 𝑑𝐵
𝑃1
Placer P1 et ( ) sur le graphe ci-dessous, puis en déduire la valeur de P2 sans
𝑃2 𝑑𝐵
faire aucun calcul (en utilisant le graphe).
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P (mW) P (dBm)
Échelle logarithmique
10 dBm
0 dBm
-10 dBm
-20 dBm
𝑃1
5) P1 vaut -30 dBW et ( ) = −25 𝑑𝐵
𝑃2 𝑑𝐵
Donner P2 en dBW, puis en dBm.
Exercice 2 : Spectre de signaux usuels
1) Rappeler l’allure des spectres des signaux suivants :
- Une sinusoïde de fréquence 1 kHz, d’amplitude 5 V, de valeur moyenne nulle
(spectre d’amplitude, puis de puissance)
- Une sinusoïde de fréquence 500 Hz, d’amplitude 2 V, et un offset de 1 V (spectre
d’amplitude, puis de puissance)
- Un signal binaire aléatoire codé NRZ, de débit 10 kb/s, dont les niveaux sont 5V et
-5V (spectre de puissance, préciser seulement les fréquences remarquables)
2) Faites des recherches sur internet pour trouver les informations suivantes :
- Quelle est la bande occupée par le spectre du signal sonore non filtré ?
- L’intégralité de la bande est-elle conservée en téléphonie fixe ? si ce n’est pas le
cas, quelle est la bande conservée ?
- Même question pour la radio FM et un enregistrement sur disque vinyle.
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Exercice 3 : Spectre d’un signal carré, relation de Parseval
On peut écrire que le signal carré (sans offset) a pour décomposition de Fourier :
𝑢(𝑡) = 𝑏1 cos(2𝜋𝑓1 𝑡) + 𝑏3 cos(2𝜋𝑓3 𝑡) + 𝑏5 cos(2𝜋𝑓3 𝑡) + 𝑏7 cos(2𝜋𝑓7 𝑡) + ⋯
+ 𝑏19 cos(2𝜋𝑓19 𝑡) + ⋯
Avec 𝑓𝑛 = 𝑛 × 𝑓1
𝑏1 : Amplitude de la raie fondamentale ou harmonique de rang 1 (en Volt)
𝑏𝑛 : Amplitude de l’harmonique de rang n (en Volt)
𝑓𝑛 ∶ Fréquence de l’harmonique de rang n (en Hertz)
1) On relève le spectre d’un signal carré sur un analyseur de spectre à balayage (image de
l’écran) :
Le niveau de référence est à 0 dBm, et la sensibilité est de 10 dB par division. La fréquence
centrale est de 5kHz, et le span de 10 kHz.
Annoter l’écran pour indiquer où se situent les valeurs de :
- Niveau de référence,
- Sensibilité,
- Fréquence centrale,
- Span,
- Fréquence de début,
- Fréquence de fin
2) Quelle est la fréquence de ce signal carré ?
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3) On néglige les raies dont la puissance se situe 20 dB au moins en dessous du fondamental.
Donner la fréquence et, approximativement, la puissance (en dBm, puis en mW) des raies
non négligeables. Mettre vos résultats dans le tableau ci-dessous :
Tableau des raies dont la puissance >= P du fondamental - 20 dB
Rang de l’harmonique Fréquence (kHz) Puissance en dBm Puissance en mW
4) Le théorème de Parseval est le suivant :
Lorsqu’on a connaissance des amplitudes des harmoniques et de la valeurs moyenne du
signal, la puissance moyenne se détermine par :
𝑎0 𝑎𝑛 𝑏𝑛
𝑃= +∑ +∑
𝑅 2𝑅 2𝑅
𝑛 𝑛
Avec :
𝑎0 , 𝑎𝑛 , 𝑒𝑡 𝑏𝑛 : les amplitudes des harmoniques
𝑅 : la résistance
On peut traduire ce théorème par la phrase suivante :
La puissance d’un signal en Watts* est égale
à la somme des puissances en Watt* des harmoniques.
* en Watt ou en un multiple du Watt.
Ce qui signifie que si vous avez un spectre dont les puissances sont données en dBm, il faut les convertir au
préalable en mW ou W…
*
En appliquant la relation de Parseval et en prenant les résultats de la question 3, calculer la
puissance du signal carré, en mW.
5) Sachant que la puissance normalisée d’un signal carré de niveaux A et –A est A2 (voir TD1),
et que l’analyseur de spectre effectue sa mesure aux bornes d’une impédance de 50 Ω, en
déduire la valeur de A.
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TD3 : Étude de la fonction de transfert d’un système linéaire ;
notion de filtrage
Exercice 1 : Détermination graphique des caractéristiques d’un filtre du 1er
ordre
On considère le montage suivant :
Expérimentalement, on relève le module et l'argument de la fonction de transfert, pour
une fréquence variant de 100 Hz à 200 kHz :
f (kHz) 0,1 0,5 2 5 7 10 20 50 100
G dB 0 -0.17 -0.63 -2.2 -3 -5.35 -10 -17 -24
déphasage 0 -6 -16 -36 -45 -55 -71 -82 -86
(degrés)
1) Sachant qu’on a appliqué une tension sinusoïdale Ve d’amplitude A= 2V à l’entrée du
filtre, tracer Ve et Vs pour 𝑓 égale à :
- 100 Hz
- 7 kHz
A 100 Hz A 7 kHz
Calibre 1V/div ; 1ms /div Calibre 1V/div ; 14,2µs /div
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2) En observant le tableau de mesures, déterminer la nature du filtre.
3) En reportant les valeurs des mesures sur du papier semi log, tracer la variation du Gain
et de déphasage (𝜑).
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Exercice 2 : Etude de la fonction de transfert du circuit RL
En appliquant la méthode du cours, réaliser l’étude complète de la fonction de transfert du
circuit RL.
0. Tracer le schéma du circuit RL
1. Déterminer l’expression de la fonction de transfert
𝑉𝑠
𝑉𝑒
𝑉𝑠
2. C’est un passe-haut donc Mettre sous la forme connue :
𝑉𝑒
𝑗𝑥 𝜔
avec 𝑥 =
1+𝑗𝑥 𝜔𝑐
3. Etudier le module et le déphasage :
- En BF, 𝜔 → 0 et en HF, 𝜔→∞
- 𝜔 = 𝜔𝑐
4. Tracer le diagramme de Bode de manière qualitative
Exercice 3 : Bande GSM, spectre d’un signal GSM, notion de largeur de bande à -30 dB
Soit le tableau donnant les caractéristiques du GSM :
GSM 900 GSM 1800
Bande spectrale 935,2-960 MHz 1805,2 – 1880 MHz
voie descendante
Bande spectrale 890,2-915 MHz 1710,2 – 1785 MHz
voie montante
Espacement entre les 45 MHz 95 MHz
canaux d’un couple
Largeur des canaux 200kHz 200 kHz
Multiplexage TDMA 8 8
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1) Compléter le schéma suivant (remplir les cadres) pour donner les fréquences utilisées
en GSM 900 et GSM 1800.
890
2) La voie montante (du téléphone mobile vers le réseau) et la voie descendante (du réseau
vers le téléphone mobile) utilisent des bandes différentes ; on parle de duplex
fréquentiel.
La voie montante est découpée en canaux de 200 kHz de large, et il en va de même pour
la voie descendante.
Calculer le nombre de canaux de 200 kHz dans la voie :
- Montante du GSM 900
- Descendante du GSM 900
- Montante du GSM1800
- Descendante du GSM1800
un canal de 200 kHz sur la voie
montante + un canal de 200 kHz sur la
voie descendante = un canal de
transmission full duplex
f (MHz)
voie voie descendante
200 kHz
montante
Écart duplex 45 MHz
3) Un canal de 200 kHz sur la voie montante est associé à un canal de 200 kHz sur la voie
descendante ; à eux deux, ils forment un canal fréquentiel « full duplex », c’est-à-dire
permettant de communiquer dans les deux sens en même temps. Chaque utilisateur se
voit attribuer un canal fréquentiel full-duplex pour sa communication.
De combien de canaux fréquentiels full-duplex dispose-t-on en GSM 900 ? Et en GSM
1800 ?
4) En fait, ce n’est pas un mais huit utilisateurs qui peuvent communiquer simultanément
sur un canal fréquentiel full duplex (technique du multiplexage temporel, comme en
téléphonie fixe). En téléphonie mobile, la voix est numérisée par les téléphones, et
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transmise sous forme de bits. Une station de base doit transmettre sur chaque canal de
la voie descendante un signal binaire de débit 270,8 kb/s (pour desservir 8 utilisateurs).
Le spectre de ce signal binaire (avec un codage NRZ dont la fréquence est centrée en 0)
a la forme suivante :
f (kHz)
En observant ce spectre, Déterminer les fréquences pour lesquelles le spectre s’annule.
5) On transpose le signal NRZ vers le canal fréquentiel centrée sur 930 MHz, sur la voie
descendante du GSM.
Le déplacement du spectre dans le canal 930 MHz a produit le spectre suivant :
(fréquence centrale : 930 MHz, span : 1 MHz, sensibilité verticale : 10 dB/division).
La norme indique qu’à 200 kHz du centre d’un canal, la puissance émise doit être atténuée de
30 dB au moins par rapport au maximum. On dit qu’on a alors une largeur de bande à -30 dB
de 400 kHz.
a) Repérer, par des lignes verticales, la fréquence centrale du canal 930 MHz, et les
fréquences centrales des canaux adjacents
b) On note Pmax la puissance à 930 MHz. Sachant que la sensibilité est de 10
dB/division, repérer approximativement, par une ligne horizontale, la puissance Pmax
- 30 dB.
c) Conclure : le cahier des charges est-il respecté ? (Justifier).