CPGE Oujda - Lycée Omar Ibn Abdelaziz Filière : MPSI
Centre des classes préparatoires des grandes écoles
Filière : MPSI
Devoir surveillé n°5 durée :2h
. On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies.
. Il convient en particulier de rappeler avec précision les références des questions abordées.
. Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le
signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant clairement les raisons des initiatives
qu’il est amené à prendre.
. Toutes les réponses devront être très soigneusement justifiées.
Exercice 1 : L’appareil photographique
Dans tout le problème, les lentilles sont supposées minces.
Un appareil photo a pour vocation de former une image d’un objet sur un détecteur photosensible. Il
est constitué d’un ensemble de lentilles qu’on appelle l’objectif ainsi que d’un boîtier jouant le rôle de chambre
noire et contenant un obturateur, un système optique de visée et de mise au point, une cellule photoélectrique
permettant de mesurer le flux lumineux incident (fig.1).
fig.1 : Un appareil photo. Outre l’objectif et le détecteur, on trouve (a) : un miroir pivotant, (b) : un verre de
visée, (c) : une lentille collectrice, (d) : un pentaprisme en toit, (e) : un oculaire.
1 Modélisation de l’objectif :
Modélisation par une lentille unique :
Dans un premier temps, on considère un objectif constitué d’une unique lentille mince L1 de focale
f10 = 50mm. Par défaut, la mise au point est faite sur des objets situés à grande distance de l’objectif.
1. Que signifie « grande distance » ? Où se trouve alors le détecteur par rapport à la lentille ?
2. Si l’objet à photographier n’est pas à grande distance, une mise au point est nécessaire en faisant varier
la distance objectif-détecteur d’une valeur t (le tirage).
(a) Faire figurer sur le schéma fig.2 la position que doit prendre le capteur pour faire la mise au point
sur l’objet AB représenté.
(b) Calculer la valeur de t pour un objet situé à une distance x = 40cm de l’objectif.
fig.2 : Mise au point sur un objet proche de l’objectif
Zoom :
Un zoom est un objectif de focale variable. Pour rendre cela possible, il est constitué de plusieurs
lentilles dont certaines mobiles. On étude une version simplifiée d’un zoom constitué de trois lentilles
coaxiales L2 , L3 , L4 de centres optiques O2 , O3 et O4 (fig.3).
Configuration (a) du zoom :
Dans cette configuration, la lentille L3 est accolée à la lentille L2 .
Devoir surveillé n°5 1 13 Mars 2021
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fig.3 :Les lentilles L2 et L4 sont identiques, divergentes de distance focale f20 = −60mm, L3 est une lentille
convergente de distance focale f30 = 35mm.
3. Montrer que les deux lentilles L2 et L3 , lorsqu’elles sont accolées, sont équivalentes à une unique lentille
f0f0
Le de distance focale fe0 = f 02+f3 0 .
2 3
4. Déterminer la distance e = O2 O4 telle que l’association des trois lentilles soit afocale dans la configuration
(a).
5. Compléter la fig.4 et construire l’image d’un objet AB à l’infini de diamètre apparent α.
0
6. Dans les conditions de Gauss, exprimer le grandissement angulaire Ga = αα en fonction f30 et f20 .
Configuration (b) du zoom :
Dans une deuxième configuration (b), L3 est accolée à L4 et la distance e = O2 O4 est identique à
la configuration (a).
7. Sans calcul mais en justifiant, exprimer le grandissement angulaire Gb dans cette nouvelle configuration.
Adjonction du zoom à lentille L1 :
On adjoint le zoom (dans la configuration (a) ou (b) exclusivement) à la lentille L1 précédente. On
considère un objet AB à l’infini de diamètre apparent α.
fig.4 : Zoom dans la configuration (a). Aucune échelle de longueur n’est respecté.
8. Comment positionner la lentille L4 par rapport à la lentille L1 pour minimiser l’encombrement de l’ob-
jectif ?
9. On définit la focale fo0 de l’objectif formé par l’association des lentilles L1 , L2 , L3 et L4 par la relation :
fo0 = f10 .G
où f10 est la distance focale de L1 et G le grandissement angulaire du zoom.
0 0
Exprimer et calculer la focale fo,a de l’objectif dans la configuration (a) et la focale fo,b de l’objectif dans
la configuration (b).
10. On appelle champ angulaire la portion conique de l’espace objet dont l’objectif photographique donne
une image nette sur le détecteur. Ce champ est exprimé par l’angle 2β du cône qui a pour sommet le
centre O d’une lentille mince équivalente (fig.5).
fig.5 :Champ angulaire d’un objectif modélisé par une lentille mince.
En raisonnant sur la diagonale d’un détecteur photosensible de dimension 24 × 36mm, calculer le champ
angulaire de l’objectif pour les configurations (a) et (b). Les conditions de Gauss sont-elles respectées ?
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2 Le pentaprisme pour la vision directe
Suivant la position du miroir pivotant, la lumière émergent de l’objectif arrive sur le détecteur ou
est rédigé vers l’oculaire pour une vision direct de l’image. On s’intéresse au trajet de la lumière dans le
pentaprisme pour des rayons arrivant en incidence normale (fig.6).
11. Quelle valeur doit-on donner à l’angle α ?
12. Quel phénomène observe-t-on aux points H et K ?
13. Quel doit-être l’indice minimal du prisme pour que le phénomène se produise effectivement en H puis
K ? Commenter.
fig.6 : Trajet d’un rayon en incidence normale à travers le pentaprisme
Exercice 2 : Pression dans une fosse océanique
On considère une fosse océanique de profondeur H = 10km. La pression à la surface de l’eau est P0 = 1bar
et on supposera la température uniforme et égale à T0 .
1. Calculer la pression P (H) au fond de la fosse en supposant l’eau incompressible. faire A.N.
2. On veut déterminer P (H) en tenant compte de la compressibilité de l’eau.
On doit donc considérer que la masse volumique ρ de l’eau dépend maintenant de la profondeur z (prise
nulle à la surface libre de l’eau). On notera ρ0 la masse volumique de l’eau à la surface.
(a) Montrer que le coefficient de compressibilité isotherme peut s’écrire :
1 ∂ρ
χT = ( )T
ρ ∂P
dρ
Que devient cette expression puisque T = T0 = Cte ? En déduire dz
(b) déduire de la question précédente les expressions de ρ(z), puis de P (z).
(c) faire A.N. : calculer ρ(H) et P (H) avec χT = 4, 9.10−10 P a−1 . Commenter.
Exercice 3 : Pression atmosphérique en altitude
Calcul de la pression atmosphérique au sommet du Mont Blanc (4807m) dans les deux cas suivants :
1. On suppose que la température de l’atmosphère est constante et égale à T0 .
2. On suppose que la température varie avec l’altitude suivant la loi :
T = T0 − A.z
avec A = 6, 45.10−3 K.m−1
3. Dans le modèle de l’atmosphère isothèrme, température constante et égale à T0 , on considère ici que le
champ de pesanteur g varie avec l’altitude suivant la relation :
RT
g = g0 ( )2
RT + h
Données : Température à l’altitude z = 0 : T0 = 290K ; pression à l’altitude z = 0 : P0 = 1, 013bar ;
masse molaire de l’air : M = [Link]−1 ; g0 = 9, 8m.s−2
Devoir surveillé n°5 3 13 Mars 2021