Ingénierie de Gestion de Projets by Thegreatelibrary
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GESTION DE PROJETS
Guide non exhaustif pour scientifiques & ingénieurs
Please consider the environment - do you really need to print this document!?
Remarques:
Pour qu'il soit utilisable d'une manière rationnelle et sans danger ce support, qui constitue un
"super condensé" d'un exposé qui tiendrait très facilement sur plusieurs milliers de pages (voir
les ouvrages de cette taille disponible sur le commerce), doit absolument être complété par de
nombreuses notes et exposés oraux, au cours desquels les notions nouvelles sont présentées au
moyen de situations (exercices) concrètes et illustrées par de nombreux exemples dont le
choix dépend essentiellement du déroulement de la formation afin d'exciter l'esprit critique
des apprenants. Ce support correspond à une formation d'environ 50 jours à 6.5 heures par
jour pour un groupe de 6 à 8 personnes.
Je tiens également à préciser que ce document est censé être utilisé conjointement avec celui
sur le logiciel de gestion de projets MS Office Project contenant uniquement les captures
d'écran de la version anglophone de MS Project 2000/2002/2003/2007/2010/2013. Le choix
de la langue anglaise intervient quant au fait que:
1. C'est celle dont il est fait le plus usage dans la littérature spécialisée et dans la pratique
il ne serait donc pas convenable d'essayer de s'y soustraire. Par ailleurs, les pays
francophones ont souvent un demi-siècle de retard par rapport aux méthodes et
techniques de gestion de projets publiées dans la langue de Shakespeare.
3. Travailler dans un environnement multilingue avec ce logiciel est peu agréable, donc
l'anglais s'impose de lui-même
4. L'anglais est la langue de référence depuis plus d'un siècle pour les scientifiques et
ingénieurs. Il s'agit donc un acquis minimum pour tout diplômé.
Il y a de nombreuses marques déposées qui sont nommées dans le présent support. Plutôt que
d'utiliser le symbole du trademark sur chaque occurrence de marque nommée, j'ai choisi
d'utiliser le nom seul uniquement dans un souci d'esthétique éditoriale (ce qui devrait aussi
bénéficier au propriétaire de la marque), sans aucune intention de violer une quelconque
réglementation ou législation. Certaines images sont prises d'Internet sans avoir pu identifier
en identifier avec certitude les auteurs. Dans le cas d'une réclamation de violation de droits
d'auteurs, nous retirerons bien évidemment immédiatement l'illustration du présent document.
Il faut donc considérer d'une façon générale, tous les produits ou illustration cités dans
l'ouvrage concernant un acteur du marché font l'objet d'un copyright par leurs éditeurs/auteurs
respectifs et qu'ils ont le droit d'en demander le retrait.
1
Projets Foutus D'Avance
Pour terminer, je souhaiterais remercier ici les quelques collègues et clients qui ont bien voulu
me faire part de leurs remarques pour améliorer le contenu de ce livre électronique. Il est
cependant certain qu'il est encore perfectible sur de nombreux points...
Si vous souhaitez être informé des nouvelles versions majeures de ce document n'hésitez pas
à m'écrire un e-mail dans ce sens: isoz@[Link].
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Vincent ISOZ
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Vincent ISOZ
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Vincent ISOZ
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Vincent ISOZ
REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier les personnes suivantes pour leur soutien, aide ou contribution ainsi que
corrections du document:
Christian Pache: Ancien formateur MS Project et coordinateur de projets pour son aide
dans l'élaboration du fil rouge du document.
Pour terminer, je voudrais remercier ici les quelques collègues et clients qui ont bien voulu
me faire part de leurs remarques pour améliorer le contenu de ce livre électronique. Il est
cependant certain qu'il est encore perfectible sur de nombreux points.
1. Introduction
La mise en place d'un projet est un des enjeux fondamentaux pour les entreprises et les
organismes soucieux d'optimiser l'utilisation de leurs ressources humaines et matérielles.
J'insiste particulièrement sur la partie quantitative car comme disait un prix Nobel
d'Économie: Ceux qui ne peuvent faire de la science, font de la méthodologie. Raison pour
laquelle le 95% des ouvrages de gestion de projets ne font que de la méthodologie... Donc il
n'est pas étonnant que la majorité des projets soient mal gérés quand on sait que la majorité
des gestionnaires actuels ont appris des méthodes dont le niveau intellectuel d'apprentissage et
d'application ne nécessite pas un niveau supérieur à celui du lycée... (et je peux prouver que
c'est le cas!).
Tant que la gestion de projets n'utilisera pas des méthodes scientifiques, nous en resterons à
des méthodes qu'utilisaient la médecine, l'astronomie, la biologie, la chimie (alchimie), à la
fin du 17ème siècle... et cela ne leur avait pas réussi puisqu'elles régressaient au lieu d'évoluer.
Ce n'est qu'après avoir adopté les méthodes scientifiques que tous les domaines précités ont
explosé en termes de fiabilité, d'innovation et de rigueur.
Le contenu de cet ouvrage est un livre de recettes, mais cependant il est peut-être bon de
rappeler qu'une bonne mise en pratique des outils de la gestion de projets nécessite les
conditions cadres minimales suivantes:
1. Le soutien de la direction (sinon quoi toutes les autres conditions tombent à l'eau)
2. La formation des personnes impliquées
3. Des rôles tenus par les meilleurs spécialistes pour une bonne évaluation du travail
4. La même compréhension par le donneur d'ordre et le responsable du projet
5. Une grande clarté au niveau de ressources utilisables et de leurs restrictions
6. La mise en place des prérequis au déroulement du projet (processus, modèles, etc.)
7. L'adaptation de ces outils à la situation spécifique du projet (tailoring)
E-mail: isoz@[Link]
J'ai une formation scolaire que l'on peut qualifier comme étant spécialisée dans la physique et
chimie nucléaire. C'est un domaine où la gestion de projets, les processus, le contrôle des
risques, la rigueur et le niveau de compétence est probablement le plus élevé à ce jour sur
notre planète (j'y reviens plus en détails dans la partie dédiée à la gestion des risques).
Actuellement, je suis consultant trilingue (français, anglais et allemand) en mathématiques
appliquées dans le tutorat d'analystes quantitatifs (niveau Bac+5 à Bac+7) et auteur de
plusieurs livres électroniques dans les domaines suivants:
- maîtrise statistique des processus/procédés (méthodes paramétriques et non paramétriques)
- modélisation prévisionnelle/décisionnelle avancée (arbres de décisions, chaînes de Markov)
- recherche opérationnelle (simplexe, algorithmes génétiques, algorithme GRG)
- data mining (réseaux de neurones, ACP, AFC, régressions, scoring, clustering, etc.)
- modélisation du risque en gestion de projets et finance d'entreprise (monte-carlo, etc.)
- gestion de projets (modèles et best practices théoriques EFQM+Six Sigma, MS Project)
- ISO 9001:2008, 5807:1985, 10015:1999, 31000+31010:2009, 8258:1991, 10017:2003, etc.
- Adobe Photoshop et Illustrator
- 12 applications de la suite Microsoft Office System (Project, Visio, SharePoint, Access, etc.)
À ce jour interventions dans plus de ~200 entreprises dont 10 du Fortune 500 selon listing
2009 et 3 universités et écoles d'ingénieurs suisses dans des cours de modélisation de bases de
données et simulations stochastiques du risque. Formation de plusieurs dirigeants de
multinationales en one to one.
Accessoirement j'interviens pour des formations sur des logiciels comme MS Project,
MS Visio, MS Access et une vingtaine d'autres dont je délègue l'organisation à des entreprises
spécialisées dans la formation continue en bureautique (niveau licence et en-dessous).
Enfin, je conseille aussi vivement à toute personne souhaitant vraiment maîtriser le sujet de
lire mon e-book sur MS Office Project (~850 pages) ainsi que celui sur les Mathématiques
Appliquées (~5'000 pages) et Minitab (~1'000 pages).
1.2 Avertissements
Le contenu du présent support est élaboré par un processus de développement par lequel des
experts de la gestion de projets parviennent à un consensus. Ce processus qui rassemble des
participants bénévoles recherche également les points de vue de personnes intéressées par le
sujet de cet ouvrage. En tant que responsable du présent support, j'assure l'administration du
processus et je fixe les règles qui permettent de promouvoir l'équité dans l'approche d'un
consensus. Je me charge également de rédiger les textes, parfois de les tester/évaluer ou de
vérifier indépendamment l'exactitude/solidité ou l'exhaustivité des informations présentées.
En publiant des textes, il n'est pas dans l'intention principale du présent support de fournir des
services de spécialistes ou autres au nom de toute personne physique ou morale ni pour mon
compte, ni d'effectuer toute tâche devant être accomplie par toute personne physique ou
morale au bénéfice d'un tiers. Toute personne utilisant le présent support devrait s'appuyer sur
son propre jugement indépendant ou, lorsque cela s'avère approprié, faire appel aux conseils
d'un spécialiste compétent afin de déterminer comment exercer une prudence raisonnable en
toute circonstance. Les informations et les normes concernant le sujet couvert par le présent
support peuvent être disponibles auprès d'autres sources que le lecteur pourra souhaiter
consulter en quête de points de vue ou d'informations supplémentaires qui ne seraient pas
couverts par le contenu du présent document.
Parce que les méthodes des mathématiques appliquées s'apprennent par la pratique et
l'expérience, nous concevons un séminaire sur MATLAB comme un processus
d'apprentissage par la pratique. Nous structurons nous séminaires de modélisation
mathématiques autour d'un ensemble de problèmes qui requière aux apprenants de construire
des modèles qui aident à s'organiser et à prendre des décisions. L'important est que les
modèles doivent être consistants avec la théorie et back-testés. Pour répondre à cet impératif,
il est nécessaire pour l'apprenant de combiner les mathématiques théoriques avec la
modélisation. Le résultat est que l'apprenant maîtrise la théorie et, plus important, qu'il
acquière les méthodes permettant d'appliquer la théorie à des cas pratiques réels. La capacité
de critiquer et identifier les limitations d'outils mathématiques sensibles est la valeur ajoutée
la plus importante de nos séminaires.
Les problèmes avec solutions dans le texte fournissent une opportunité d'appliquer les notions
théoriques à de petits cas pratiques tirés ou inspirés pour la majorité de cas réels. À la fin des
séminaires les apprenants ont amélioré leurs compétences et connaissances des outils
théoriques et computationnels majeurs.
Il est vraiment difficile de traiter toute la matière de ce livre en un semestre. Il faut beaucoup
de temps pour expliquer la finesse des concepts aux apprenants. Le lecteur est alors encouragé
de choisir les sujets qui lui sont nécessaires pendant son temps d'étude. Ainsi, il n'est pas
obligatoire de parcourir les chapitres dans l'ordre dans lesquels ils sont présentés mais cela
peut toutefois aider de façon significative…
En un mot, ce livre offre une large variété de sujets qui se prêtent à la modélisation.
Ce document reflète aussi mes propres limites intellectuelles. Bien que je m'efforce d'étudier
autant de domaines scientifiques et mathématiques que possible, il est impossible de tous les
maîtriser. Le document indique clairement mes propres intérêts et expériences en tant que
consultant, mais aussi mes points forts et mes points faibles. Je suis responsable du choix des
entrées, ainsi que, bien sûr, des éventuelles erreurs et imperfections.
V4.12 R1648 Ajout de la check-list de la méthode Hermès comme exemple pertinent de ce 2011-03-20
qu'il est possible de faire pour la gestion du cycle de vie d'un projet.
V4.13 R1649 Corrections orthographiques diverses et ajouts de quelques phrases ici et là 2011-03-07
concernant la qualité et la finance de projets.
Ajout de compléments d'informations concernant la partie terminaison
(clôture) de projets et suivi du changement.
Enfin, ajout de quelques remarques au début de la partie bibliographie.
V4.14 R1650 Dans le chapitre où je présente les méthodologies courantes, j'ai complété un 2011-04-08
tout petit peu la partie AMDEC en indiquant les trois grands types d'actions de
maintenance. Toujours dans le même chapitre, j'ai complété dans la partie
concernant les standards ISO la liste des standards que j'utilise presque tous les
jours dans mon travail (suite au fait que la question revient relativement
souvent dans mes cours).
V4.15 R1651 Ajout d'une mini-section concernant l'approche qualitative du risque selon la 2011-04-17
méthode empirique de l'AMDE(C) et listing des normes ISO que je
recommande d'utiliser dans le cadre de projets à forte valeur ajoutée.
V4.15 R1652 Informations mon indépendance relativement aux noms de marques, logiciels, 2011-04-23
livres, normes, etc. que je mentionne dans le présent document.
Ajout d'un chapitre concernant la vente d'un projet lors de la recherche de
partenaires ou d'investisseurs.
V5.0 R1653 Ajout des exercices de basés sur la finance de projets. 2011-05-01
V5.1 R1654 Compléments rajoutés concernant les normes ISO et CEI ainsi que sur 2011-06-20
l'analyse par arbres de défaillance et le bootstrapping.
V5.2 R1655 Ajout d'applications numériques sur la gestion de la qualité et petite 2011-08-01
introduction à la gestion de la connaissance.
Ajout également des 4 styles de communication selon le modèle du
psychologue Jung.
v5.3 R1656 Ajout d'un chapitre concernant l'analyse par arbres d'événements et ajout de 2011-08-04
compléments d'informations concernant les arbres de défaillances
probabilistes.
v5.4 R1657 Ajout d'une page me présentant et compléments sur la préface. J'ai également 2011-12-24
revu certains textes concernant Monte-Carlo et la v@r qui pouvaient prêter à
confusion car pas clairement rédigés (j'espère que cela est mieux maintenant).
V5.5 R1662 Suite à la demande de clients j'ai rajouté pour chaque méthodologie de gestion 2012-03-16
de projets présentée et que j'ai étudiée en détails le niveau scolaire
correspondant requis pour comprendre et maîtriser la matière.
V5.7 R1664 Ajout de quelques compléments dans différentes chapitres relativement au 2012-04-16
PMBOK ainsi pour @Risk de Palisade dans la partie concernant la simulation
du risque.
V7.0 R1675 Ajout de quelques informations concernant l'utilisabilité des outils de gestion 2013-07-13
de projets conformément à la norme ISO 9241-11 et recommandations dans la
cadre de la phase de storming de l'équipe de projet.
Ajout de quelques illustrations concernant le domaine de la qualité et de la
planification.
Report de quelques exercices du cours sur l'optimisation opérationnelle dans la
section d'exercices (afin de rationaliser le nombre de documents distribués en
cours).
J'ai n'ai donc pas été agréé par qui que ce soit ou quoi que ce soit lors de la rédaction et ma
motivation se situe uniquement dans le but de partager mes opinions et idées personnelles
gratuitement sur quelques sujets élémentaires dans la gestion de projets pour les ingénieurs et
scientifiques.
Vous pouvez m'envoyer un e-mail pour partager ce que vous avez aimé ou détesté dans le
présent document afin d'en assurer une amélioration continue.
Notez que malheureusement, je ne peux pas répondre gratuitement à des questions techniques
d'ingénierie ou de problématique d'entreprise par e-mail pour des raisons professionnelles
évidentes.
E-mail: isoz@[Link]
[Link]
Site de référence concernant les standards dans de nombreux domaines dont la gestion de
projets et de la qualité!
[Link]
Association Française de NORmalisation. Référence en terminologie, méthodologies et
techniques de management dans de nombreux domaines d'activité.
[Link]
The Microsoft Project User Group is a dynamic professional association that serves as the
preeminent resource for Microsoft® Office Project. We help a worldwide community
comprised of thousands of individual and corporate members better leverage their investment
in Microsoft Project in their businesses and careers.
[Link]
Site web pour les développeurs MS Project Pro et Server. Attention niveau Expert!
[Link]
Excellent site. Contient en particulier un forum libre d'accès de très bon niveau avec de bons
conseils.
[Link]
Project Management Institute (connu par tous!)
[Link]
Site en français qui ayant pour objectif de regrouper différents travaux de Gaël Gueguen
portant sur les recherches et les enseignements d'un chercheur en sciences de gestion. Il a
donc pour vocation principale le management stratégique des entreprises, leur rapport avec
l'environnement et l'utilisation d'Internet à des fins stratégiques.
[Link]/project
Site en anglais partenaire Microsoft (MVP signifiant: Microsoft Valuable Professional) avec
des liens, des logiciels compagnons, des tutoriaux sur MS Project
[Link]
Site en français portail de la communauté des managers de projets, colloques, conférences,
forums,…
[Link]
Site en français, allemand et italien de l'association Suisse d'Organisation et de Management
(A.S.O.), séminaires, actualité, …
[Link]
Site en français de la société suisse de management de projet, congrès, bibliographies,
actualité,…
[Link]
Site en anglais proposant un logiciel concurrent de MS Project parmi d'autres (intègre une
analyse des risques selon la méthode du PMBOK)
[Link]
Excellent système de gestion de projets en ligne sur Internet. Un bon moyen de substitution à
MS Project Server qui lui nécessite de gros investissements en matière de maintenance
informatique.
[Link]
Logiciel client (qui a priori n'est malheureusement pas disponible au format web) qui semble
être pas mal du tout (en tout cas mieux que la version cliente de MS Project). Mais à vérifier
car je n'ai jamais eu de démonstration détaillée du produit.
[Link]
International Project Management Association
[Link]
Forums officiels de Microsoft et en particulier sur MS Project toutes version confondues (une
cinquantaine de langues sont disponibles)
[Link]
Site francophone de référence mondiale sur – entre autres – les techniques mathématiques de
gestion de projets et de production.
[Link]
Site anglophone se décrivant comme société active dans l'étude de la recherche opérationnelle
et les modèles mathématiques de management. La majorité des chercheurs connus dans le
management ont publié dans leur revue.
[Link]
Association Francophone des Ingénieurs Techniciens en Planification et Gestion des risques.
[Link]
Project server expert community site
[Link]/products/ganttnet/projectviewer/[Link]
[Link]/english/Products/PoW/APV_2_6.php?navid=7
Quelque viewers gratuits pour les fichiers MS Project (il en existe des payants aussi en plus
grand nombre…)
[Link]
Un outil de reporting pratique (un petit plus) pour les coordinateurs de projets utilisant MS
Project et souhaitant générer des vues particulières de manière automatique.
[Link]
Un outil venant se greffer à MS Project pour la gestion de risques selon différentes modèles
mathématiques à choix.
[Link]
Un plug-in très intéressant pour MS Project utilisant la méthode Àrince (PM Methodology). A
voir absolument!
[Link]
Propose un utilitaire sympa pour les utilisateurs de MS Office Project Serveur qui font du
Time Tracking.
[Link] / [Link]
Business Process Management Notation pour MS Visio (mais je recommande plutôt le
logiciel BizAgi pour faire cela)
[Link] / [Link]
Excellents outils de modélisation et de dématérialisation de processus (bien meilleur que
MS Visio)
[Link]
Très bon site qui explique de manière interactive la gestion de projets en utilisant la technique
de la chaîne critique.
[Link] / [Link]
Solution web et multilangue de la gestion de la qualité (processus, indicateurs,
documentation) conforme à ISO 9001 et 14001.
[Link]
Société qui développe le logiciel QuickControl Pro de gestion des contrôles statistiques par
échantillonnage NQA selon les normes ISO 2859 et 3951, correspondant aux normes AFNOR
et MILITARY STANDARD.
[Link]
Pour ceux qui veulent rigoler un bon coup car Adams caricature parfaitement la gestion de
projets, la gestion des ressources humaines et la gestion de la qualité et des relations en
entreprise.
1.8 Bibliographie
Voici la liste de quelques ouvrages parmi une cinquantaine sur la gestion en général que j'ai lu
ces 15 dernières années et dont je me suis fortement inspiré et que je recommande
chaudement (d'ailleurs certains m'avaient aussi été recommandés par des clients ou élèves et
j'ai voulu en vérifier la qualité) soit parce qu'ils sont globalement excellents soit parce qu'ils
contiennent parfois juste quelques pages avec des informations pertinentes (les autres ne
valant pas la peine d'être mentionnés).
Je tiens également à préciser que je ne cache pas que ma contribution se limite en grande
partie à ce jour à celle d'un collectionneur qui glane ses informations dans les ouvrages des
maîtres ou dans les publications ou pages Internet d'anonymes et qui complète et argumente
les développements en les améliorant quand ceci est encore possible. Quant à ceux qui
voudraient m'accuser de plagiat, ils devraient bien réfléchir au fait que les modèles présentés
dans la plupart des ouvrages payants et disponibles dans le commerce ont été découverts et
rédigés par leurs illustres prédécesseurs et que leur propre apport personnel a aussi constitué,
comme le mien, à mettre toutes ces informations sous une forme claire et moderne quelques
centaines d'années plus tard.
Le lecteur aura donc compris que je recommande très fortement de compléter la lecture du
présent e-book (non exhaustif sur le domaine de la gestion de projets) par la liste de lecture ci-
dessous.
Six Sigma Statistics (Issa Bass) / 374 pages / Éditions McGraw Hill
ISBN: 0071496467
2. Quelques chiffres
Attention!!! Je n'ai pas pu vérifier les données ci-dessous. De plus, certains termes étant
ambigus, les chiffres associés n'ont alors que peu de valeur. La taille des échantillons
statistiques n'étant pas donnée, il n'est aussi pas possible de déterminer l'intervalle de
confiance et donc la variabilité des chiffres. Bref, il faut prendre tous ces indicateurs avec des
pincettes puisque leurs auteurs n'ont pas eu la rigueur scientifique de bien faire leur travail…
Amélioration des résultats financiers induits par une politique d'entreprise orientée gestion de
projets selon enquête du Center for Business Practices ([Link]):
Journal "Le Temps", 15 septembre 2004, page 30, annexe "Le Temps Finance" à propos du
Taux de succès des projets informatiques bancaires:
1. 20% réussissent (concept de "réussir" non défini avec exactitude dans le journal)
3. 45% échouent (concept de "échouer" non défini avec exactitude dans le journal)
Dossier "Gestion de projets", LMI 28 mars 2005 (Source: Standish Group 2003)
4. Les projets se terminent à 222% de la durée initialement prévue et à 189% des coûts
budgétés
1. 33% des projets sont finis à temps, dans le budget et avec les critères exigés
3. 44% des projets sont soit en retard, soient hors budget, soit ne satisfont pas les critères
exigés
• ….
Pour être couronnés de succès, on remarque très vite que les projets nécessitent l'existence ou
la mise en place de différentes conditions à leur déroulement. Parmi ces conditions, citons:
• Des rôles tenus par les spécialistes, les meilleurs et les plus expérimentés possible
(ayant si possible fait des cursus de plusieurs années en ingénierie de gestion de
projets ou ayant un doctorat dans le domaine). Car c'est effectivement par le manque
de compétences techniques en gestion de projets que ceux-ci sont le plus souvent
insatisfaisants.
• Une planification réaliste (probabiliste) des tâches pouvant être maîtrisées dans le
projet, compte tenu des limites fixées en matière de temps, d'argent, de quantité et de
qualité.
• Une grande clarté au niveau des ressources utilisables et des éventuelles restrictions
concernant leur disponibilité au cours du projet.
• Une réponse positive et sûre à la question de savoir si le concept de projet est vraiment
la forme d'exécution appropriée pour atteindre l'objectif visé.
[Link]
[...] Contrairement à l'idée qui a encore cours dans de nombreuses entreprises, le gestionnaire
ne doit pas être créatif. Evolv, une société californienne de big data qui travaille à
l'amélioration des performances des entreprises, a publié, 2013-12-01, son dernier rapport
trimestriel:
[Link]
où il apparaît que les gestionnaires les plus créatifs sont aussi ceux qui connaissent le turn-
over le plus important dans les rangs de leurs employés. Plus ces derniers sont notés par leurs
supérieurs sur une échelle d'innovation et de créativité, moins ils passent de temps dans
l'entreprise.
Effectivement, selon Idris Mootee, PDG du cabinet spécialisé dans l'innovation stratégique
Idea Couture, et auteur de Design Thinking for Strategic Innovation, interrogé par le
New York Times:
«le management, c'est avant tout s'assurer de l'exécution de tâches répétitives tout en
augmentant la productivité des machines et du travail».
Pas grand chose à voir, donc, avec de la créativité. Ni même avec de la polyvalence: un
manager capable d'assumer plusieurs casquettes garde ses employés moins longtemps qu'un
spécialiste.
Selon le rapport d'Evolv, les principales qualités d'un bon gestionnaire sont la pédagogie, le
leadership et l'adaptabilité: au lieu d'établir des stratégies et des plans pour les temps à venir,
il est plus rentable, en terme de conservation des salariés, de s'adapter aux changements au
jour le jour. Toujours selon ce rapport, les managers les plus organisés, et donc leurs
subordonnés, ne sont pas aussi performants que les plus communicatifs. [...]
3. Erreurs…
C'est impossible, dit la Fierté, C'est risqué, dit l'Expérience, C'est sans issue, dit la Raison Essayons, murmure le Cœur
William Arthur Ward
Après avoir lu plus d'une centaine de livres et de documents de tous types sur la gestion de
projets, la logistique, la finance, la qualité, les risques, le leadership… du niveau Bac au
niveau Bac+7 je constate qu'aucun auteur ne partage les erreurs vécues dans le cadre de ses
propres projets ou de ceux où il a accompagné des clients et ce de manière relativement
détaillée. Or, je pense que c'est surtout cela qui intéresserait les responsables de projets
débutants. Donc voici la liste des erreurs vécues en tant que responsable et consultant en
gestion de projets dans l'ordre des plus fréquents et qui peut être résumée naïvement par les
quatre fondamentaux structurels du Contribution Framework.
où simplement il est indiqué (trivial) que l'échec d'un projet est toujours dû à la présence de
confusion, d'indifférence, de carences et de négligences.
Manque des ressources, absence de réserve Le cause est connue de tous donc pas besoin
financière de l'expliciter je pense…
Comportement réactif des acteurs du projet La majorité des acteurs du projet travaillent
dans un mode réactif (ne rien faire jusqu'à ce
Réunions périodiques avec le client non Les projets n'ont souvent pas de cahier des
planifiées charges en interne et donc de nouvelles
attentes apparaissent lors de l'avancement du
projet que le mandataire (prestataire) n'avait
pas exprimé correctement au début. Des
réunions régulières où l'on présente
l'avancement du livrable permettraient d'y
Peur de demander au client un cahier des Des imprévus arrivent constamment pendant
charges détaillé la réalisation du projet car le client n'ayant
pas réfléchi avant il change ses exigences en
cours de route. Cela a pour effet d'exploser
les délais et les coûts du projet et d'énerver
les ressources ainsi que les responsables du
projet.
Temps insuffisant réservé pour le suivi, la Erreurs multiples dans l'estimation des
préparation, les réunions, la gestion des durées, des coûts, des ressources, dans la
conflits, la documentation.... communication avec le client et la qualité.
Documentation, cahier des charges non
effectués donc aucun suivi possible à long
terme. Pas de réunions planifiables pour
faire le point sur les jalons (inexistants de
toute manière…). Donc le projet va au
fiasco!
Les commerciaux ont vendu une durée de Conflits internes dus au non-respect des
projet sans avoir demandé au responsable de processus et formation des commerciaux
projet et exécutant au préalable sur la insuffisante relativement à leur esprit
faisabilité. d'analyse et leur honnêteté vis-à-vis du
client.
Le responsable de projet a un Master alors Au fait ils sont aussi mauvais que les autres.
s'estime bon. Un responsable de projet de haut niveau doit
posséder un doctorat ou l'équivalent d'un
bac+7 dans un domaine des sciences exactes
avec au moins 10 années d'expérience dans
une organisation en tant qu'employé normal
avant de devenir responsable de projet.
Pas de culture de gestion de projets au sein La gestion se fait à l'arrache et ils n'ont
d'une grande entreprise et pas d'employé(s) jamais lu d'ouvrage complet sur le sujet
dédié(s) uniquement à cette tâche (comme celui que vous êtes en train de lire
spécialisée. par exemple).
Tableau 1 Erreurs rencontrées
4. N.R.M.M.
Les N.R.M.M. (Normes, Référentiels, Méthodes et Modèles) de gestion de projets existent
depuis environ le début des années 1950. Les normes sont des exigences alors que les
référentiels sont des recommandations. Les méthodes et les modèles sont des outils qui
servent aux référentiels ou aux normes dans le cadre du Système de Management de la
Qualité de la Sécurité et de l'Environnement (S.M.Q.S.E.).
Certaines mauvaises langues (qui n'ont pas vraiment tord sur le fond...) disent que les normes
sont des outils mis en place par de gros groupes industriels pour empêcher des petites PME
innovantes de pouvoir les concurrencer (sachant que le respect de certaines normes
nécessitent des investissements financiers considérables). De même d'autres disent aussi (et ils
n'ont pas vraiment tord non plus dans certains cas...) que les standards et les normes sont des
outils mis en place par les gouvernements pour créer artificiellement de l'emploi administratif
dans un monde surpeuplé...
Par exemple, la méthode P.D.C.A. est utilisée par des nombreuses normes et référentiels. Les
modèles sont quant à eux des outils simples tandis que les méthodes sont souvent plus
complexes. Certaines méthodes se suffisent à elles-mêmes, c'est le cas pour Six Sigma.
La quasi totalité des N.R.M.M. sont triviales à apprendre (niveau Bac et encore...) et ne
nécessitent pas obligatoirement de formations (un bon livre suffit). La difficulté réside dans
leur mise en place à cause de l'inertie de l'environnement dans lequel se trouve le responsable
de projets (souvent pas absence d'appui de la direction au plus haut niveau).
l'entreprise.
Modèle Outil qui, grâce à ses caractéristiques, ses Ishikawa, Pareto, Chaîne de
qualités, son utilisation, peut servir de la valeur, 5S, 8S, 5P,
référence à l'imitation ou à la reproduction. SWOT, etc.
Application du modèle pour un domaine
ou une activité de l'entreprise
Tableau 2 NRMM
Le praticien professionnel ne doit lui jamais oublier que des "standards" sont bien
évidemment rarement adaptés totalement à leurs cas pratiques réels exceptés s'ils sont
imposés par des normes nationales ou internationales… (en France, en 2001, sur plus de
21'000 normes, seulement et malheureusement... 240 sont obligatoires).
Il faut voir les méthodologies et standards à la mode plutôt comme des best practices
(meilleures pratiques2/best practices) fonctionnant relativement bien et permettant d'éviter des
erreurs triviales qu'il faut démonter pour créer son propre standard adapté à ses besoins et aux
contraintes de son entreprise: avoir une bonne méthode de management standardisée et testée
constitue aussi la base d'une bonne gestion de projets (tout en évitant "l'obstruction
méthodologique")! C'est par ailleurs ainsi que de nombreuses méthodes connues
mondialement ont vu le jour!
2
Encore faudrait-il définir mathématiquement cette notion de "bonne pratique" ce qui est facilement possible
mais dépasse le contexte de cet ouvrage.
Standardisation
Qualité
GESTION
EFFICACE DE PROJETS
Coûts Délais
Nous nous proposons ici de donner une liste non exhaustive (dans l'ordre qui semble à priori
des plus connus) avec une brève description des formations et méthodes que nous avons
rencontrées dans le cadre de nos expertises dans le management.
Nous pouvons dire que chacune de ces méthodes respecte une approche conforme aux 7S
mais en mettant l'accent plus sur certains points que d'autres:
La stratégie (strategy)
La structure (structure)
Le système (système)
Le style de management (style)
Les ressources humaines (staff)
Le savoir-faire (skills)
Les valeurs partagées (shared values)
Enfin, rappelons que selon le BABOK, le business analyst et donc aussi un peu le
coordinateur de projets devraient choisir les méthodes et outils de gestion en fonction de la
disponibilité des outils, de leurs limitations, des standards organisationnels, des contraintes
temporelles et du budget.
4.1 IREB
En ingénierie, et plus particulièrement dans les procédures d'appel d'offres, les exigences sont
l'expression d'un besoin documenté sur ce qu'un produit ou un service particulier devrait être
ou faire.
Dans l'approche classique de l'ingénierie, les exigences sont bien évidemment considérées
comme des prérequis pour les étapes de conception et de développement.
Le coût de correction des erreurs de spécification augmente bien évidemment avec le délai de
détection et les erreurs de spécification sont souvent découvertes très tard ou après la mise en
production.
L’ingénierie des exigences a un impact significatif sur la réussite du projet. Elle délimite
l’étendue du projet et établit une base de communication commune à toutes les parties
impliquées dans un projet. La maîtrise de la définition des exigences aboutit à des solutions
conformes aux besoins et permet ainsi une diminution des coûts et des risques d’échec.
Formation: ~4 jours
Niveau: Bac
Source: [Link]
L'ISO 10006:2003 donne des conseils sur l'application du management de la qualité aux
projets. Elle est applicable à des projets de complexité variable, qu'ils soient petits ou grands,
de courte ou longue durée, qui se situent dans des environnements différents, quel que soit le
type de produit ou de processus de projet. Il peut être bien évidemment nécessaire d'adapter
ces conseils à un projet précis.
Il convient de noter que le présent standard international est un recueil de conseils et qu'elle
n'est pas destinée à être utilisée pour des besoins de certification/enregistrement.
Remarque: Personnellement, j'utilise le plus possible dans mes projets les standards suivants
(j'ai listé car on me le demande relativement souvent dans mes cours):
ISO-8859-1: Pour les caractères utilisés dans les noms de fichiers et pour les dossiers
électroniques
ISO 9660 (niveau Bac): Servant de base pour les règles de nommage des fichiers et
dossiers de projets qui nécessitent un travail multiplateforme et avec une comptabilité
sur tout système informatique (malheureusement peu respecté en toute rigueur!).
Ainsi, il est d'usage d'essayer de respecter au mieux les règles suivantes dans les
projets en ce début de 21ème siècle:
- Un seul "." séparant le nom de l'extension et aucun point dans les noms de dossiers
- Les fichiers auront une majuscule pour la première lettre de chaque mot, le reste
étant en minuscule
- Maximum 106 caractères pour les noms de fichiers (y compris extension) ou dossiers
- Les espaces seront remplacés par des "underscores" (mais on peut les remplacer les
underscores la majorité du temps par l'obligation de commencer chaque terme dans le
nom des fichiers avec une majuscule, le reste étant en minuscule)
Remarque: Si nous rajoutons ISO 9001 aux noms de fichiers, ceux-ci peuvent dans
certains cas comporter dans le nom du fichier l'abréviation de la langue du contenu sur
deux lettres (FR, EN, DE, …), l'identifiant unique au début du nom de fichier (IDC1,
IDP1, IDR1,…) et juste avant le point séparant le nom de l'extension, le numéro de la
version majeure (V1, V2, V3,…) avec l'indication de la version mineure séparée par
un underscore (V1_3, V3_4) et enfin avec le numéro de révision (V1_3r14, V1_0r3).
Il y a donc au minimum déjà 12 caractères sur les 26 pris rien que pour avoir une règle
de nommage normalisée correcte. Enfin, pour les dossiers, il est déconseillé d'avoir
plus de 8 niveaux imbriqués.
ISO 216 (niveau Bac): Pour les formats de papier (bon ça c'est facile mais j'ai déjà vu
des entreprises qui avaient des responsables de projets travaillent avec des formats de
papier exotique par manque de maîtrise des logiciels de traitement de texte)
ISO 690 (niveau Bac): Pour les cartouches au début de chaque document important
(indiquant l'auteur, le responsable, la version, le référentiel, le niveau de
confidentialité, l'année, l'identificateur, etc.). Certains des documents électroniques
fournis pendant le cours ont une cartouche conforme ISO 690 pour être par la suite
référencés correctement. Plusieurs méthodes de gestion de projets recommandent
implicitement de suivre cette norme.
ISO 639.2 (niveau Bac): Pour les métadonnées concernant l'identification des langues
de documents.
ISO 4217 (niveau Bac): Pour respecter les symboles des formats monétaires dans mes
offres et dans les logiciels de simulation.
ISO 5807 (niveau Bac à Bac+5): Pour schématiser et documenter des processus
(logigrammes). Parfois je dévie cependant sur du BPMN (Business Process
Management) ou de l'AdP (Arbre de défaillance Probabilistes) que je présenterai
sommairement plus loin dans le document.
Pour avoir plus de détails, il suffit d'acheter le PDF sur le site internet [Link] ou de
suivre mon cours sur le sujet (la première option étant plus simple et moins onéreuse).
ISO 9001 (niveau Bac à Bac+1): Pour tout ce qui a trait à la qualité sous forme
généraliste (série de normes ISO 9000).
Pour avoir plus de détails, il suffit d'acheter le PDF sur le site internet [Link] ou de
suivre un cours sur le sujet (la première option étant plus simple, moins onéreuse et
plus rigoureuse). De toute façon même si vous suivez une formation ISO 9001 vous
devrez obligatoirement acheter et lire le PDF. Indiquons que la norme ISO 9001
regroupe les normes ISO 9001, 9002 et 9003 qui existaient en 1994.
Norme AFNOR NF Z 12.001 (niveau Bac): Pour tout ce qui est relatif aux
organigrammes puisqu'il n'existe pas à ma connaissance (malheureusement!) de
standard ISO pour cela.
ISO 3951 (niveau Bac+3 à Bac+5): Pour tout ce qui est relatif aux contrôles de
réception de lots ou aux contrats incluant des clauses de qualité basées sur des plans
d'échantillonnages aux mesures. Cependant, je lui préfère son équivalent français
qu'est l'AFNOR X06-023.
Pour avoir plus de détails, il suffit d'acheter le PDF sur le site internet [Link] ou de
suivre un cours sur le sujet (la première option étant plus simple et moins onéreuse).
De toute façon même si vous suivez une formation sur le sujet, vous devrez
obligatoirement acheter et lire le PDF. Vous trouverez sur Internet aussi une large
documentation que j'ai écrite avec presque toutes les démonstrations mathématiques à
ce sujet.
ISO 2859 (niveau Bac+3 à Bac+5): Pour tout ce qui est relatif aux contrôles de
réception de lots ou aux contrats incluant des clauses de qualité basées sur des plans
d'échantillonnages aux attributs. Cependant, je lui préfère son équivalent français
qu'est l'AFNOR X06-023.
Pour avoir plus de détails, il suffit d'acheter le PDF sur le site internet [Link] ou de
suivre un cours sur le sujet (la première option étant plus simple et moins). De toute
façon même si vous suivez une formation sur le sujet vous devrez obligatoirement
acheter et lire le PDF. Vous trouverez sur Internet aussi une large documentation que
j'ai écrite avec presque toutes les démonstrations mathématiques à ce sujet.
ISO 8258 (niveau Bac+3 à Bac+5): Pour tout ce qui est relatif aux cartes de contrôles
les plus communes dans le domaine la maîtrise statistique des procédés et processus.
Pour avoir plus de détails, il suffit d'acheter le PDF sur le site internet [Link] ou de
suivre un cours sur le sujet (la première option étant plus simple, moins onéreuse et
plus rigoureuse). De toute façon même si vous suivez une formation sur le sujet vous
devrez obligatoirement acheter et lire le PDF. Vous trouverez sur Internet aussi une
large documentation que j'ai écrite avec presque toutes les démonstrations
mathématiques à ce sujet.
ISO 9126 (niveau Bac): Qui bien qu'adressée au domaine du logiciel peut s'appliquer
à mon avis à beaucoup d'autres. Cette norme précise pour le produit fini certaines
caractéristiques précises et très pertinentes (mais qui peuvent aussi donc être utilisées
pour vérifier que la description du projet est suffisamment complète). Nous en
donnerons une description sommaire plus tard dans le présent document.
ISO 31010 (niveau Bac à Bac+7): Je ne suis pas un fan de l'ISO 31000 pour la gestion
des risques bien que certains concepts (mais en très faible nombre) soient intéressants.
Je préfère me baser sur la norme ISO 31010 d'évaluation des risques que j'utilise assez
souvent pour analyser les erreurs de défaillances potentielles (Ishikawa, AdP Six
Sigma), la modélisation du risque (Monte-Carlo) et les arbres de décision (arbres de
Markov).
ISO 80000 (niveau Bac à Bac+3): J'essaie d'utiliser cette série de normes lorsque je
fais de la mathématique appliquée à la gestion de projets (donc la majorité du temps au
fait...) puisqu'elle définit les notations standard pour les symboles mathématiques.
Dans la gestion de projets, il est particulièrement important d'utiliser les bonnes
notations dans les domaines de probabilités et statistiques (norme que j'avais par
Ingénierie de Gestion de projets 51/523
[Link]
Vincent ISOZ
méconnaissance dans ma jeunesse pas suivie... mal m'en a pris!) et dans l'usage des
unités (certaines agences spatiales l'ont appris à leur dépend aussi...).
ISO 10015 (niveau Bac): Donne un guide minimum pour la formation des ressources
afin d'adapter leurs compétences aux besoins du projet. Le problème de cette norme
cependant est qu'elle est un peu trop sommaire. Il manque des points importants, mais
moins cela peut servir de base au responsable de projet qui n'a jamais eu à gérer la
formation dans le cadre d'un projet.
ISO 8601 (niveau Bac): Donne le format de date et heure international dans lequel une
date ou une heure devrait être écrit sur tout système ou support. Pas facile à respecter
tous les jours d'autant que la majorité des éditeurs de logiciels et fabricants d'appareils
ne jouent pas le jeu…
Cette norme ISO impose aussi la manière de compter les semaines dans une année:
- les jours de chaque semaine sont numérotés de 1 pour le lundi, à 7 pour le dimanche
La semaine 1 est ainsi la première à contenir la majorité de ses jours (au moins 4
jours) dans l'année. Elle contient systématiquement le 4 janvier. Elle contient
systématiquement le premier jour ouvré de l'année en considérant que le 1er janvier,
les samedis et les dimanches sont chômés. C'est aussi celle dont le lundi est le plus
proche du jour de l'an. Elle commence au plus tôt le 29 décembre ou au plus tard le 4
janvier.
ISO 9241-11 (niveau Bac): Donne les règles de décision permettant de déterminer si
un système est utilisable. C'est-à-dire lorsqu'il permet à l'utilisateur de réaliser sa tâche
avec efficacité, efficience et satisfaction dans le contexte d'utilisation spécifié. Souvent
les employés dans les entreprises font l'acquisition d'un produit (logiciel) sans
s'informer sur ces points ce qui est assez grave pour des gens censés être des
professionnels d'autant plus que la majorité des mes clients sont des multinationales...
Bref en gros en 2014 les normes relatives à l'analyse statistique peuvent se résumer avec la
cartographie disponible sur le lien suivant:
[Link]
Et pour résumer les normes ISO à elles seules avec une touche d'humour (création personnelle
après une discussion difficile avec un client):
4.3 PMI
Le Project Management Institute, fondé en 1969, est une association professionnelle à but
non lucratif qui propose des méthodes de Gestion de projet. Son siège est à Philadelphie en
Pennsylvanie (États-Unis), elle compte plus de 200'000 membres répartis dans 125 pays. Elle
publie des standards relatifs à la gestion de projets et est en charge de la certification des
processus de gestion de projet.
Le PMI est aussi très connu pour sa formation et son ouvrage PMBOK: Project Management
Body Of Knowledge (pendant de la norme ISO 10006) qui s'essaie à définir les compétences
d'un responsable de projets et les processus relatifs à une bonne gestion de projets. C'est un
excellent référentiel pour en très peu de temps éviter les grandes erreurs classiques et
également se rendre compte qu'il s'agit d'un métier (même si la majorité des entreprises et la
personne lambda en début de 21ème siècle ne l'ont visiblement pas encore compris3)!
À ce titre, le terme PMI est souvent utilisé pour définir la méthodologie de gestion de projet
défendue par le Project Management Institute dont les fondements reposent sur 9 domaines de
connaissance (intégration, contenu, délais, coûts, qualité, ressources humaines,
communication, risques, approvisionnements) et 44 processus y relatifs (le nombre de
processus évolue en fonction de la maturité du modèle et donc avec les années...).
3
Voir la thèse en anglais de Paul Giammalvo disponible gratuitement au format électronique sur le web (PDF):
Is project management a profession? And if not, what is it?
Source: [Link]
Six Sigma ou 6 Sigma (devenu entre-temps ISO 13053-1:2011) est une marque déposée de
Motorola4 et désignant une méthode structurée de management visant à une amélioration de
la qualité (éliminer les défauts et la variabilité en utilisant des outils statistiques avancés) et de
l'efficacité des processus (éliminer le gaspillage, l'inutile, automatiser et rationaliser le
répétitif, éviter la redondance, optimiser la production excessive de bien ou de documentation,
s'interroger sur la pertinence des tâches, les mouvements ou déplacements inutiles, etc.: lean).
La méthode Six Sigma a d'abord été appliquée à des procédés industriels avant d'être élargie
grâce au travail de chercheurs du MIT (une des meilleures écoles d'ingénierie du monde!) à
tous types de processus, notamment administratifs, logistiques, commerciaux et d'économie
d'énergie. Depuis le début des années 2000, elle connaît un grand essor en raison de la
complexité des organisations et de l'internalisation des processus qui imposent une vision
globale des problèmes.
La méthode Six Sigma (ISO 13053-1:2011) se base sur une démarche fondée à la fois sur la
voix du client (enquêtes, etc.) et sur des données mesurables (par indicateurs) et fiables (sous
contrôle statistique) le tout géré comme un vrai projet. C'est une méthode qui ne peut être
4
En 1981, Bob Galvin Président de MOTOROLA lance une démarche de maîtrise de la dispersion de la
production afin d'accroître les performances de l’entreprise. En 1985, un ingénieur de MOTOROLA, Bill Smith,
pose les bases de la démarche 6 sigma par l'usage des statistiques.
appliquée que par des personnes ayant une formation universitaire pointue dans des
entreprises leader de leur marché car sa mise en pratique rigoureuse nécessite des
compétences logiques, mathématiques et techniques infiniment plus pointues que toutes les
autres méthodes citées dans le présent document.
Le principe de la méthode consiste à faire en sorte que tous éléments issus du processus
étudié, soient compris dans un intervalle s'éloignant au maximum de 6 Sigma par rapport à la
moyenne générale des éléments issus de ce processus. En réduisant la variabilité des produits
du processus, on réduit le risque de voir le produit (ou service) rejeté par son destinataire car
en dehors de ses attentes ou spécifications. Le principe vise donc à travailler sur le processus
afin que seuls des produits conformes aux exigences soient livrés: produire juste dès la
première fois en éliminant les coûts liés aux retouches, recyclage, mise au rebut et risque de
vente d'un produit non conforme.
surproduction
(les 5 pourquoi)
Déplacements-
Organisation Mouvements
(5S/Kaizen) (détrompeurs
Poka Yoke)
les 7 gaspillages
Défauts de qualité
(SPC: Statistical Stocks/Flux (Kanban)
Process Control)
Sur-traîtements Attente
(VSM: Value Stream (SMED: Single Minute
Mapping) Exchange of Die)
Remarque: Pour le SMED (Single Minute Exchange of Die) pensez par exemple au temps de
changement d'une roue entre une personne non entraînée à faire les bons gestes et à utiliser les
bons outils et une personne qui l'est!:
La méthode se base sur 5 étapes qui se contractent dans l'acronyme DMAAC (ou DMAIC en
anglais) pour: Définir, Mesurer, Analyser, innover/Améliorer (Improve en anglais) et
Contrôler.
et utilise pour cela de nombreux outils (certains basiques comme les diagrammes d'Ishikawa
ou de Pareto et certains autres beaucoup plus complexes5).
Il existe 4 niveaux de reconnaissance de Six Sigma qui suite à des accords entre entreprises
commencent à être reconnus au niveau international depuis 2005 et qui sont: le Green Belt
dont on attend qu'il consacre partiellement son temps (souvent autour de 25%) à la conduite
de projets d'amélioration, le Black Belt qui est un responsable d'équipe se consacrant à plein
temps à l'amélioration et doit maîtriser la méthode dans son ensemble, le Master Black Belt
qui est mentor et formateur de Blacks Belts, garant du respect de la démarche et enfin le
Deployment Leader ou Champion, chargé d'élaborer la stratégie, le contenu de la formation,
les budgets, etc.
5
Voir mon livre sur le Génie Industriel et les Techniques de Gestion car le sujet est trop vaste pour être abordé
dans la présent ouvrage.
Ceci n'est pas un processus "lean" car il y a beaucoup d'étapes non automatisées et le goût du
café dépendra de la personne qui le prépare (processus variable). Malheureusement je
n'insisterai jamais assez: le lean ne s'applique pas qu'aux ateliers de production/fabrication
mais devrait surtout s'appliquer aux départements administratifs où il y a selon mon
observation beaucoup trop d'activités faiblement bénéficiaires (afin que de trop nombreux
employés arrêtent de faire des fichiers Excel/Word/PowePoint à n'en plus finir et qui n'ont
aucune valeur rajoutée significative).
et encore une fois (!!!) ceci peut très bien s'appliquer aux départements administratifs
(génération manuelle de documents répétitifs, qualité de rédaction des documents, nombre
d'erreurs par documents, niveau de qualité des documents...).
L'application des méthodes lean peuvent se résumer aussi très bien dans les 5 points suivants:
Formation: ~4-18 jours selon le niveau (Green Belt, Master Black Belt…)
Niveau: Bac à Bac+7
Source: [Link]
4.5 CMMi
Le modèle CMMI définit une échelle de mesure de la maturité à 5 niveaux: Initiation (gestion
en générale chaotique), Répétable (processus créés mais non appliqués), Mesures définies
(utilisation et application des processus), Géré (analyse et prévention des problèmes),
Optimisé (Automatisation):
Figure 3 CMM
ou une autre version courante beaucoup utilisée conjointement avec la série de normes
ISO 9000:
Maturité Caractéristiques
0-Inexistant Il n'y pas de processus
Le processus n'est pas identifié (il n'apparaît pas dans la
cartographie)
Le processus n'est pas décrit (pas de fiche processus)
1-Inefficace Il y a des problèmes opérationnels majeurs
Il y a beaucoup de réclamations clients
Les objectifs ne sont pas atteints
Il n'y a pas de boucles d'améliorations mises en oeuvre pour le
processus
Le processus n'est pas ou peu documenté
2-Opérationnel Il n'y a pas de problèmes opérationnels majeurs ou récurrents
Le processus répond majoritairement aux attentes clients
Certains objectifs sont atteints ou sur la voie de l'être
Des boucles d'amélioration sont initiées
Le processus fait l'objet d'une documentation adaptée
3-Efficace Les processus ont atteint les objectifs en matière de qualité et de
délai
Il n'y a plus de réclamation clients concernant le processus
Les boucles d'amélioration du processus sont opérationnelles
4-Efficient Le processus atteint tous ces objectifs, y compris ceux en matière
de coût ou de rentabilité
Toutes les étapes du processus sont mesurées ou pour le moins
estimées quantitativement
La majorité des clients expriment leur satisfaction
Les boucles d'amélioration ont prouvé leur efficacité
5-Excellent Les clients ne sont pas seulement satisfaits mais parfois même
surpris (le processus va au-delà de leurs attentes)
L'entreprise est reconnue comme "best in class" (la référence)
pour ce processus dans des opérations de benchmarking (études
comparatives)
Le processus est sous contrôle statistique (cartes de contrôle)
Les salariés qui mettent en oeuvre le processus sont satisfaits de
leurs conditions de travail
Ce modèle a été réalisé par un ingénieur du département de la défense américain afin d'être en
mesure de donner des informations concrètes aux problèmes de la qualit suite à des pannes
logiciels.
Formation: ~3 à 5 jours
Niveau: Bac à Bac+3
Source: [Link]
4.6 AFITEP
L'association délivre une Certification en Gestion de Projet (CGP) ainsi qu'une Certification
en Direction de Projet (CDP) délivrée aux directeurs et responsables de projets et reconnue
par l'International Project Management Association (IPMA).
Source: [Link]
4.7 IPMA
- IPMA Niveau A: Désigne une personne qui est capable de diriger des portefeuilles ou des
programmes importants au moyen des ressources, méthodes et instruments correspondants.
C'est bien cela, l'objet de la certification Level A, et non pas le management de projets
individuels. Cette responsabilité exige une forte dose de connaissances et d'expérience (34
personnes certifiées au total Suisse en 2009 depuis l'implémentation de l'IPMA ; 278 dans le
monde).
- IPMA Niveau B: Désigne une personne capable de gérer un projet complexe. Celui-ci inclut
normalement des sous-projets, c'est-à-dire que le manager de projet gère le projet avec l'aide
de managers de sous-projets et se consacre moins à la conduite du groupe de projet (706
personnes certifiées au total Suisse en 2009 depuis l'implémentation de l'IPMA ; 6'154 dans le
monde).
- IPMA Niveau C: Désigne une personne qui est en mesure de gérer un projet d'une
complexité limitée. Cela signifie que le candidat dispose du savoir et de l'expérience du
management de projet nécessaires pour conduire efficacement un projet (855 personnes
certifiées au total Suisse en 2009 depuis l'implémentation de l'IPMA ; 27'861 dans le monde).
- IPMA Niveau D: Désigne une personne qui est capable de mettre en pratique ses
connaissances en management de projet dans le cadre de sa participation à un projet, en
sachant que des connaissances spécifiques complètes et fondamentales sont nécessaires dans
le management de projet (2147 personnes certifiées au total Suisse en 2009 depuis
l'implémentation de l'IPMA ; 111'283 dans le monde).
Source: [Link]
4.8 ITIL
L'adoption des bonnes pratiques de l'ITIL par une entreprise permet d'assurer à ses clients
(internes comme externes) un service répondant à des normes de qualité préétablies au niveau
international. ITIL est à la base de la norme BS15000 (première norme de Gestion de Services
Informatiques formelle et internationale) un label de qualité proche des normes de l'ISO par
exemple (ISO/IEC 20000).
ITIL permet, grâce à une approche par processus clairement définie et contrôlée, d'améliorer
la qualité des SI et du support aux utilisateurs en créant notamment la fonction de Centre de
services qui centralise et administre l'ensemble de la gestion des systèmes d'informations.
Les bénéfices pour l'entreprise sont une meilleure traçabilité de l'ensemble des actions du
département informatique. Ce suivi amélioré permet d'optimiser en permanence les processus
des services pour atteindre un niveau de qualité maximum de satisfaction des clients.
- Foundation Certificate: Certification de premier niveau accordée après un test sous forme de
questions à choix multiples, qui suit normalement un cours de 2 à 3 jours chez un formateur
accrédité. Ce certificat valide une connaissance générique des fondamentaux d'ITIL.
- Managers Certificate: Certification accordée après deux tests de 3 heures qui suivent une
formation de 10 jours par un formateur accrédité. Le Foundation Certificate est un prérequis.
Formation: ~2 jours
Niveau: Bac à Bac+1
Source: [Link]
4.9 COBIT
COBIT (Control Objectives for Information and Related Technology) définit les meilleures
pratiques de gouvernance pour les responsables informatiques.
Ce standard propose une démarche pour gérer les services informatiques comme une
ressource qui permet d'apporter de la valeur et de mettre en œuvre une stratégie de gestion des
risques efficace.
4.10 AMDEC
AMDEC est la traduction de l'anglais FMECA (Failure Modes, Effects and Criticality
Analysis, littéralement "Analyse des Modes de Défaillance et de leur Criticité"). La version
non mathématique est nommée AMDE est donc simplement la traduction de FMEA. Il s'agit
d'une prolongation de l'analyse fonctionnelle. C'est encore une fois l'armée américaine qui est
à l'initiative du développement de l'AMDEC. La référence militaire MIL-P-1629 date de
novembre 1949.
L'AMDE est essentiellement une démarche inductive, aussi exhaustive que possible, qui
consiste à identifier au niveau d'un système ou d'un de ses sous-ensembles, les modes
potentiels de défaillance de ses éléments, leurs causes et leurs effets. De telles analyses
peuvent être adaptées à toute interrogation dans tout domaine et peuvent servir de base, entre
autres, aux analyses fiabilité, maintenabilité, disponibilité, qualité et testabilité. Évidemment
de nombreuses personnes (souvent des soft skill) considèrent que c'est inutile car de toute
façon on ne peut pas lister toutes les défaillances potentielles. Donc l'AMDE ou l'AMDEC ne
doit être vu comme un outil et certains mauvais esprits parleront même d'utopie ou
d'idéologie...
L'AMDE privilégie trois types d'actions principales qui sont (et que l'on retrouve aussi dans le
PMI/PMBOK V4):
1. La maintenance préventive qui est axée sur la correction des défauts des
applications, en vue de minimiser le risque d'une répétition des problèmes. Les
interventions de maintenance préventive comprennent la restructuration des codes
sources, la réorganisation des bases de données et la réécriture des programmes.
2. La maintenance corrective qui consiste à réparer les défauts qui empêchent une
application ou une machine de fonctionner correctement. Elle consiste donc à régler
des problèmes opérationnels ou à corriger des anomalies qui entravent l'exécution d'un
processus. La maintenance corrective exige un soutien 7 jours/24 heures, afin de
maintenir les applications à leur efficacité maximale.
Le but est de hiérarchiser les actions d'amélioration à conduire sur un processus, un produit,
un système en travaillant par ordre de criticité décroissant.
Source: [Link]
4.11 PRINCE2
- PRINCE2 Fundamentals: Cet examen vérifie qu'un collaborateur dispose des connaissances
nécessaires pour participer à un projet géré selon la méthode PRINCE2™. La réussite de cet
examen et ainsi l'obtention du certificat passe par la maîtrise des principes et de la
terminologie de la méthode.
- PRINCE2 Praticien: Cet examen est la garantie d'une maîtrise parfaite de la méthode pour
gérer un projet et être capable d'appliquer et d'adapter les principes de la méthode
PRINCE2™ pour anticiper les attentes et éviter ou prévoir les problèmes d'un projet donné.
La méthode PRINCE est divisée en 8 processus. Chaque processus est désigné par une
abréviation: Élaborer un projet (EP), Initialiser un projet (IP), Diriger un projet (DP),
Contrôler une séquence (CS), Gérer la livraison de produits (LP), Gérer les limites de
séquences (LS), Clore un projet (CP), Planifier (PL).
4.12 BPF
La production d'un bien de consommation (alimentaire, logiciel ou véhicule) doit souvent être
conforme à des spécifications définies dans l'autorisation de mise sur le marché et ne devant
pas exposer le consommateur à un risque remettant en cause la sécurité, la qualité ou à
l'efficacité du produit.
Dans cet esprit, les BPF s'attachent à limiter 5 catégories principales de risques:
4. Le non respect des normes, étalons et standards à travers une organisation rigoureuse
de l'entreprise.
5. S'assurer que les intervenants sur le produit et les responsables aient les compétences
nécessaires pour éviter au maximum les risques.
Les 10 grandes lignes de la BPF sont (nous retrouvons au fait ces 10 points dans d'autres
domaines de la gestion de projets et pas que la fabrication!):
1. ÉCRIRE les modes opératoires et les instructions afin de fournir une "feuille de route"
nécessaire à la conformité aux BPF et à une production de qualité régulière.
4. PROUVER que nos systèmes font ce pour quoi ils sont conçus en effectuant des
démarches formelles de validation.
8. PROTÉGER les produits contre toute contamination en adoptant des habitudes régulières
et systématiques de propreté et d'hygiène.
9. CONSTRUIRE LA QUALITÉ dans les produits par un contrôle des matières premières
et des processus tels que la fabrication, l'emballage, l'étiquetage…
10. PLANIFIER et EFFECTUER régulièrement des audits afin d'assurer conformité au BPF
et efficacité du système qualité
qui sont souvent identifiées et associées aux diagrammes d'Ishikawa (que nous verrons plus
tard) et à la méthode AMDEC.
4.13 5S
La méthode des 5S, qui tire son origine de la première lettre de chacune des cinq opérations,
est une technique de management japonaise. Elle est tirée du Système de Production Toyota
(TPS) et repose sur cinq principes simples:
Seiri (整理, Débarras), Seiton (整頓 Rangement), Seiso (清掃, Nettoyage), Seiketsu (清潔,
Ordre), Shitsuke (躾, Rigueur)
Elle doit être organisée sur la base d'objectifs de rangement et de gains de temps afin de
faciliter le transfert de connaissances et l'automatisation facilitée des habitudes.
Formation: ~2 jours
Niveau: Bac à Bac+1
Source: [Link]
4.14 SWOT
Niveau: Bac
Source: [Link]
4.15 IFCAM
L'Institut suisse pour la formation des chefs d'entreprise existe depuis 1966. C'est son
ancienneté et sa localisation dans les trois régions principales de la Suisse (suisse-romande,
suisse-allemande et suisse-italienne) qui fait sa réputation au niveau national. Outre le fait que
cet institut propose les certifications IPMA et PMP son importance réside dans le fait qu'il
propose un diplôme fédéral d'économiste d'entreprise en formation continue.
4.16 SPICE
Le standard ISO/IEC 15504 initialement connu sous le nom de SPICE (Software Process
Improvement and Capability dEtermination) permet l'évaluation des processus de
développement informatique et est aujourd'hui utilisé dans de nouveaux secteurs (dont la
gestion des services informatiques avec TIPA). Il s'agit grossièrement d'un mélange d'ITIL et
CMMi.
4.17 Hermes
HERMES est une méthode ouverte officielle de la Confédération Suisse pour la conduite et le
déroulement uniforme et structuré de projets dans le domaine des technologies de
l'information et de la communication (TIC). La méthode est obligatoire au sein de la
Confédération et doit être utilisée dans tous les projets TIC. HERMES. Elle est également
utilisée dans d'autres administrations publiques, des hautes écoles et des entreprises.
Pour structurer le déroulement d'un projet, HERMES divise l'ensemble de la démarche en six
phases: Initialisation, Analyse préliminaire, Conception, Réalisation, Introduction,
Finalisation. Contrairement à des méthodes orientées processus et pôles de compétence
(comme PMI/IPMA), HERMES est plus orienté phasing de projets.
- HERMES Swiss Project Team Professional HSPTP: Assure les compétences pour participer
en tant que collaborateur de projet à un projet conduit selon la méthode.
- HERMES Swiss Project Manager HSPM: Assure la capacité d'appliquer avec succès et
méthodiquement les connaissances et l'expérience de projet en situation.
Source: [Link]
4.18 MCTS
Cette série de certifications apporte une plus-value à la fois pour les organisations et pour les
individus qui pratiquent le Management de Projet ou qui désirent améliorer leurs compétences
et leurs opportunités de carrière dans ce domaine. La validation d'un champ plus vaste de
compétences donne aux candidats, et à leur hiérarchie, un indicateur de performance fiable.
Cela correspond à une réelle demande des clients devant les besoins croissants en
compétences en Management de Projet, y compris dans la maîtrise des outils associés.
- MCTS MS Project Pro: Assure la maîtrise de la version client de MS Project avec 3 jours de
formations.
- MCTS MS Project Server: Assure la maîtrise de la version client de MS Project avec 3 jours
de formations.
Source: [Link]/france/msproject/
4.19 EFQM
L'EFQM compte aujourd'hui plus de 700 membres. L'objectif de cette organisation à but non
lucratif est de promouvoir un cadre méthodologique pour permettre à ses membres d'évaluer
leur niveau de qualité et de s'améliorer de façon durable.
Son modèle d'autoévaluation est fondé sur 9 principes/processus (qui n'ont pas tous la même
pondération) de l'évaluation de la qualité d'une entreprise en termes de gestion.
Elle propose par la même occasion un modèle commun européen très intéressant de notation
des entreprises que tout à chacun peut mettre en pratique pour voir où son entreprise se situe à
l'aide d'un barème de points comprise entre [0,1000].
L'EFQM est ce que l'on appelle un "modèle d'excellence" visant à montrer par un concours et
un prix qu'une entreprise est la meilleure dans son domaine d'activité (parmi ceux appliquant
la méthode...). Il y a d'autres modèles d'excellent amenant aussi à des prix et classements
comme le modèle américain Malcolm Baldridge National Quality Award et le modèle
japonais du prix Deming.
Formation: ~3 jours
Niveau: Bac
Source: [Link]
4.20 Dimension 4
Cette méthodologie propose que chaque changement soit lié à un bénéfice financier, même
ceux qui sont obligatoires ou financiers.
Source: [Link]
4.21 MBA
Dans le modèle traditionnel américain, les étudiants travaillent sur un large éventail de cours
la première année, puis entament une spécialisation lors de la seconde. Dans le reste du
monde le MBA dure en général moins longtemps: entre 9 et 16 mois en Europe, l'objectif
essentiel étant de réduire au maximum le temps passé par des cadres en dehors de l'entreprise.
Formation: ~ 65 jours
Niveau: Bac à Bac+3
4.22 ENS
L'ENS (École Normale Sup.) propose le cursus de formation en gestion de projets que je
considère comme le plus pointu et complet à ma connaissance et à ce jour. Il s'agit d'un
excellent minimum minimorum pour être ingénieur en gestion de projets avec un cursus
actuel de 7 ans (prérequis inclus).
Le programme est le suivant: Un cycle de formation de 350 heures environ (soit 2 ans à peu
près) d'enseignements techniques, théoriques et pratiques sous forme de modules spécialisés
(22 modules): finance d'entreprise, analyse et prévision financière, macro-économie
financière, finance empirique, évaluation des entreprises, fusions et acquisitions, techniques
financières internationales, gestion de portefeuille, gestion des risques bancaires, taux et
produits dérivés de taux, risque de crédit et produits dérivés de crédit, introduction aux
processus stochastiques en temps continu, méthodologie informatique, calcul stochastique
pour la finance, évaluation et couverture des produits dérivés, résolution numérique des EDP
pour la finance, économétrie des séries temporelles et modèles ARCH en finance, statistique
des processus en finance, méthodes neuronales et applications financières, microstructure et
organisation des marchés, gestion des risques de l'entreprise, finance d'entreprise approfondie,
simulation salle des marchés, développement informatiques, suivi des projets.
Cette solide formation appliquée est complétée par une thèse professionnelle validant un
projet de 4 à 6 mois en entreprise.
Le public visé est des ingénieurs diplômés, diplômés d'Écoles de gestion dont le titre est
reconnu par la Conférence des Grandes Écoles, ou titulaires d'un DEA ou d'un DESS dans les
disciplines suivantes: mathématiques, mathématiques appliquées, sciences physiques, gestion
et sciences économiques (options économétrie, économie mathématique, finance
quantitative...) ou titulaires d'un diplôme étranger de type Master of Science ou diplôme
équivalent.
5. Logiciels
Pour travailler dans le domaine de la gestion de projets, de la qualité, de la finance et des
risques, les logiciels les plus connus et utilisés (ce qui ne veut pas forcément dire que ce sont
les meilleurs…) considérés souvent comme les outils minimum que doit posséder un
responsable de projet sont les suivants. Cependant, la connaissance de cette liste ne doit pas
amener le responsable de projet à se soustraire à la norme ISO 9241-11 qui permet de vérifier
"le degré selon lequel un produit peut être utilisé, par des utilisateurs identifiés, pour
atteindre des buts définis avec efficacité, efficience et satisfaction, dans un contexte
d'utilisation spécifié". Car entre les (soi-disant) responsables de projets dans les
multinationales qui utilisent un tableur pour faire des planning est de pseudo "bases de
données" et ceux qui ont des logiciels de gestion de projets qui buggent complétement car ils
n'ont pas attendu le service pack 2 ou 3 il y a un laxisme général à faire grimper les experts
aux rideaux...
Enfin, rappelons que selon le BABOK, le business analyst et donc aussi un peu le
coordinateur de projets devraient choisir les méthodes et outils de gestion en fonction de la
disponibilité des outils, de leurs limitations, des standards organisationnels, des contraintes
temporelles et du budget.
Inutile de revenir sur une description de Microsoft Office Project, car il s'agit du sujet
principal auquel prépare ce support (et voir mon livre de ~900 pages sur ce logiciel). Le
responsable de projet ne doit simplement pas oublier qu'il existe à ce jour trois versions
différentes de ce produit (Standard, Pro et Server) et qu'il faut au minimum 5 à 8 jours de
formations pour maîtriser les bases de l'outil (ce qui ne prend donc pas en compte la durée de
formation pour les bases en gestion de projets!).
Connu par tout le monde mais bien évidemment indispensable pour rédiger des cahiers des
charges ou plans directeurs de projets correctement et conformément aux normes en vigueur
(je ne vais pas ici discuter de la comparaison avec LaTeX…).
Connu par tout le monde et utilisé même par des financiers et responsables de projet de très
très haut niveau malgré ses faiblesses en statistiques avancées. Comme de nombreux add-ins
payant s'y greffent de toute manière, il reste un outil de référence pour l'analyse des projets et
de la qualité, ainsi que la modélisation statistique et l'optimisation.
Connu aussi de tous ce logiciel de messagerie est indispensable depuis la fin de 20ème siècle
pour communiquer avec les clients. Il est surtout important dans le cadre de la gestion de
projets, car son agenda se connecte à MS Project Server pour les ressources et à SharePoint
pour prendre les documents en itinérance.
Outil très utile pour simplifier l'analyse de données dans le domaine de la qualité, de la
gestion de projets et même de la R&D (mais ça c'est hors sujet dans ce support). On peut faire
(pour les usages courants) le même travail dans MS Excel, mais cela prend beaucoup plus de
temps et nécessite quasiment systématique le recours à la programmation VBA.
Le meilleur (sans aucun doute!) outil du marché dans la modélisation statistique (Monte-
Carlo, Latin-Hypercube) de l'aide à la décision pour la durée, les coûts ou les risques de
projets. C'est un des logiciels de référence des top managers quantitatifs.
Le seul logiciel à ma connaissance qui permette de créer des modèles d'arbres de décisions et
de Markov pour l'aide à la décision. Il permet aussi d'intégrer des statistiques simples ou des
modèles de fonctions de probabilités.
Pour l'instant c'est à mon goût le logiciel le plus complet pour faire des arbres d'événements,
des arbres de décision, des arbres de défaillance probabilistes (associé à de l'AMDEC avec
Monte-Carlo).
Excellents logiciels pour l'analyse (statistique et graphique) et le suivi des risques selon de
nombreuses normes techniques, médicales, mécaniques, ISO, AMDEC.
Excellente solution intégrée à SAP pour faire de l'AMDEC, du FMEA et presque tout ce qui
est relatif à la gestion de la qualité. Un bijou à priori!
La référence pour prendre des notes rapidement lors de réunions internes ou clientèles et
modéliser simplement des concepts ou idées dans des situations normales ou critiques.
Logiciel permettant de mettre en place la technique décisionnelle quantitative APH basée sur
les valeurs propres démontrée dans le cours théorique de mathématique décisionnelle.
Il est par ailleurs conseillé comme l'exige ISO 9001 que la liste des logiciels autorisés et
officiels soit documenté et que les employés soient bien informés de l'existence de cette liste.
6. Documents (modèles)
Le responsable de projet a besoin d'une boîte à outils dans le cadre de son travail
(normalement mis à disposition et créés par les Business Analyst selon le BABOK). Nous
avons déjà certes au début de ce support présenté quelques logiciels et méthodologies… mais
il faut aussi si possible des modèles de documents qui vont avec et qui pourront
éventuellement lui faire gagner un peu de temps sur l'élaboration de ses propres modèles
"corporate". Posséder des modèles de documents (bref un fond documentaire solide!) est aussi
important car dans de nombreux domaines de l'économie la règle suivante s'applique:
Nous fournissons aux participants à la formation les modèles suivants, servant de base à une
première réflexion, que nous allons ouvrir et analyser en groupe tout au long de la lecture de
ce support:
6
Appelé aussi parfois "Note de cadrage"
7
De plus en plus d'entreprise intègre le dossier de spécification dans le CdD bien que cela ait tendance à alourdir
considérablement le document
ProcessusFRV5_0.vst: un modèle MS Visio avec les gabarits les plus courants déjà
ouverts ainsi qu'une mise en page conforme aux standards ISO et Six Sigma et des
propriétés de formes suffisamment complètes dans un schéma de propriétés enregistré à
même dans le document sous le nom Template Set + 71 processus déjà faits couvrant de
nombreux départements d'entreprise (150 pages A4).
8
La différence entre "request for bid" et "request for proposal" est que le premier va se baser sur un sélection
dont le seul critère sera le prix alors que le deuxième prendra en considération d'autres facteurs.
Et plutôt que de recréer la roue dans de nombreux domaines, le lecteur aura accès pour une
somme modeste à quantité de documents déjà existants (en français, anglais et allemand):
[Link]
plus des affiches (posters) imposés par la loi dans de nombreux pays sur le site suivant pour
une somme négligeable:
[Link]
Remarque: Rappelons que tout changement sur un document (modèle ou pas!) doit être
évalué (contrôlé), approuvé et mis en place et que les modifications/corrections doivent être
datées et signées et la raison de la modification noté. Par ailleurs on doit toujours avoir une
traçabilité des changements via un système de versions.
7. Processus et représentatives
et vont pour cela utiliser typiquement le processus série récursif d'implémentation qui consiste
à:
9
Un synoptique désigne une présentation, en général graphique, qui permet de saisir d'un seul coup d'œil un
ensemble d'informations liées ou un système complexe.
10
Il s'agit d'observer les collaborateurs faire leur travail pendant qu'ils suivent les processus internes existants
tout en se mettant en retrait et en notant les points faibles de ces mêmes processus.
L'approche processus est donc une méthode (certains diront une idéologie voire même une
utopie ... ) d'analyse ou de modélisation (formalisation) qui consiste à décrire de façon
méthodique une organisation ou une activité dans le but d'agir efficacement dessus à
différents niveaux (cartographie/méta-processus et processus) et correspond à une
organisation de niveau de maturité au minimum 2 selon l'échelle du CMMi (voir page 60). Le
processus est donc essentiellement un outil d'optimisation de la performance (on devrait plutôt
parler de "rigueur" en réalité!). Souvent cette démarche si elle est faite sur le tard consiste à
reconstruire toute l'organisation de l'entreprise en partant quasiment de zéro. Cependant les
résultats sont généralement bons et ont prouvé l'intérêt de la démarche même si elle produit
quelques licenciements suite à l'identification de postes ou tâches inutiles.
Certains spécialistes disant que le rôle des processus et de leurs procédures (instructions)
associées n'est pas en plus de remplacer de pouvoir remplacer compétence si besoin est mais
de la compléter. Évidemment c'est un point de vue ... en ce qui me concerne quand je vois
avec mes dix années d'expérience de consultant en entreprise que moins de 2 à 3% des gens
utilisent vraiment leur cerveau je m'interroge ... (le reste des 97 à 98% ayant beaucoup de
peine à utiliser des raisonnements hypothético-déductifs qui sont du niveau du baccalauréat).
Signalons que nombre de grands comptes qui n'avaient pas de processus (et leurs procédures
associées) s'en sont mordu les doigts de l'acquisition de solution ERP dans le but de
rationaliser la complexité administrative et de cohérence de la gestion de l'information!
Une procédure est définie comme une manière spécifiée d'effectuer une activité ou un
processus. La procédure est donc une manière de faire qui ne fait pas obligatoirement l'objet
d'une documentation. Lorsqu'une procédure fait l'objet de documents, les termes "procédure
écrite" ou "procédure documentée" sont fréquemment utilisés.
7.1.1 Objectifs
Les raisons à ces besoins de formalisation sont relativement simples et peuvent se résumer
aux quelques points principaux (valeurs ajoutées) suivants:
3. Garantir une répétabilité à l'identique (mieux répondre aux besoins des clients)
4. Servir de base pour les formations aux méthodes de travail corporate (internes)
6. Ne pas recréer la roue à chaque fois (et ainsi pouvoir se concentre sur l'innovation)
8. Minimiser les efforts et le temps en analysant les étapes inutiles (temps de passage)
12. Éviter les "je savais pas", "tu me l'avais pas dit donc c'est de ta faute"
De plus, la culture processus est davantage, par son formalisme, une culture de l'écrit qu'une
culture de l'oral. Ainsi, la communication orale n'est pas interdite... mais il vaut mieux fixer
des règles admises par écrit (et les améliorer) plutôt que de les discuter à chaque fois. L'écrit
(sous forme de processus et procédures) oblige à la réflexion, permet l'homogénéisation, la
mémorisation et la vérification de l'information, devient une référence pouvant être facilement
diffusée, autorise, le classement et l'archivage des informations (le bon document au bon
endroit).
Description du système
qualité:
Processus
qualité Savoir faire
organisationnel:
Niveau planification
Moyens d'application QUI fait QUOI,
QUAND?
Procédures qualité
Instructions de travail
Niveau opérationnel détaillées
Instructions de travail obligatoires
Instructions opératoires
(fiches techniques, modes opératoires) COMMENT faire avec
QUOI et QUI?
Documents créées et
Niveau individuel Documents personnels gérés par les
collaborateurs
Manager par les processus est aussi un préalable à toute forme de management. Cela consiste
à connaître toutes les activités nécessaires à la production des prestations satisfaisantes pour
les clients et à en harmoniser le fonctionnement. À cette fin, il faut identifier les processus,
définir les règles relationnelles, maîtriser les activités internes à chaque processus et améliorer
en permanence le mode de fonctionnement de l'ensemble.
Le logiciel le plus utilisé à travers le monde à ce jour et à notre connaissance (ce qui ne veut
pas dire que c'est le meilleur!) pour cela est Microsoft Office Visio qui permet non seulement
de faire de nombreux types de synoptiques mais aussi de les analyser statistiquement avec des
rapports automatisés d'avancement envoyés vers Microsoft Office Excel, de connecter
certaines informations à une base de données centralisée, d'afficher des indicateurs de
performances et au final (point le plus apprécié) de publier le tout sous forme de pages web
afin de rendre les schémas interactifs (liens entre processus, vers des documents, moteur de
recherche,…). Il existe cependant nombre de logiciels plus performants (MEGA, Bizagi,
Bonitasoft, etc.).
Vous pouvez donc au deuxième niveau de votre architecture représenter les différents
processus d'affaires avec les processus de travail correspondants. L'exemple ci-dessous
illustre le processus d'affaires «Suivi de la clientèle»:
3. Leur mise à jour exigée par ISO 9001 (nécessite un responsable qualité à plein temps)
6. Les audits internes pour vérifier que les processus soient bien suivis
Mais bon comme l'aurait dit William Edwards Deming (statisticien qui est une référence
mondiale dans la gestion de projets contemporaine et le créateur de la démarche qualité et qui
considère que le seul langage de la qualité doit être la statistique mathématique):
85% des raisons d'échecs en ce qui concerne la satisfaction des clients est liée au système et
aux processus… plutôt qu'à l'employé.
11
Un exemple assez "extrême" est une entreprise qui avait des collaborateurs qui ne savaient simplement pas lire
(et le responsable AQ n'était pas au courant).
Raison pour laquelle nombreux sont ceux qui disent que sans objectifs clairs, sans formations
et sans systèmes de mesure: les résultats ne seront pas au rendez-vous ET il ne sera pas
possible de lancer des améliorations.
Si enfin nous rappelons le vieil adage qui dit que l'on ne peut améliorer que ce qui est
mesurable il n'est pas étonnant que le point fort de l'approche par processus est justement sa
capacité à mesurer les performances.
Certains cependant argumentent qu'il n'est plus possible au 21ème siècle de continuer à exercer
une approche analytique des organismes et qu'il faut prendre de la hauteur et préférer une
approche plus globale centrée sur la stratégie des résultats plutôt que sur le respect de règles
écrites qui se démodent aussi vite qu'elles sont formalisées. Il s'agit d'une critique à laquelle
j'ai toujours une réponse très simple: il suffit d'étudier un tout petit peu l'histoire des sciences
dures et exactes depuis Bacon pour voir avec quelle vitesse tout notre environnement a été
bouleversé depuis la mise en place de méthodes scientifiques rigoureuses et formalisées et... si
les entreprises veulent repartir dans le moyen-âge c'est leur problème... De plus si les
processus se démodent aussi vite qu'ils sont formalisées c'est simplement que la personne les
ayant formalisés n'est pas compétente!
Cette petite citation est pertinente... mais encore faut-il se rappeler de ce qui est "nouveau" en
entreprise (car la très grande majorité des employés utilisent des méthodes et outils de travail
qui sont centenaires).
Rappelons qu'au même titre que "une image vaut autant que mille mots", un "bon croquis vaut
mieux qu'un long discours" ;-)
Ce type de diagramme (enfin les logiciels associés disons plutôt…) peuvent aussi très bien
être utilisés pour faire des "diagrammes bête à cornes" ou "diagramme pieuvre" (voir sur
Internet car c'est trivial).
Cet outil graphique issu d'un brainstorming, recense les causes aboutissant à un effet. Son
analyse permet une aide à la décision synoptique pour soit corriger un fait existant, soit la
mise en place d'un projet.
Les causes sont réparties traditionnellement dans cinq catégories appelées 5M:
Chaque branche reçoit d'autres causes ou catégories hiérarchisées selon leur niveau
d'importance ou de détail. Le classement doit aussi mettre en évidence les causes les plus
directes. Ce sont celles les plus proches de l'arête de poisson.
La méthode 5M est souvent articulée autour des "bonnes méthodes de fabrication" (abrégée
BPF) qui s'articulent autour de 10 points et dont les 5M sont un résumé:
1. Écrire les modes opératoires et les instructions afin de fournir une "feuille de route"
nécessaire à la conformité aux bonnes pratiques et à un travail de qualité régulier.
4. Prouver que nos systèmes font ce pour quoi ils sont conçus en effectuant des
démarches formelles de validation.
8. Protéger les produits contre tout défaut en adoptant des habitudes régulières et
systématiques d'organisation et de suivi.
Planifier et Effectuer régulièrement des audits afin d'assurer conformité au système qualité.
Les entreprises de services utilisent une version étendue: c'est le diagramme 7M qui rajoute
les catégories Management (que l'on pourrait considérer comme redondante avec la catégorie
main-d'œuvre) et Moyens financiers.
Pour terminer signalons aussi les classiques 8P (Price, Promotion, People, Processes, Place,
Policies, Procedures et Product) et les 4S (Surroundings (environnement), Suppliers, Systems,
Skills).
Indiquons que le PMI recommande que tout responsable de projet doit refuser de reprendre ou
d'exécuter un projet s'il n'y a pas de W.B.S. de disponible (ou de W.B.S. sous forme de
planning de Gantt que nous allons voir de suite après) mais en même temps... ils
recommandant de ne pas obliger à travailler avec..... Le PMI n'étant pas à une contradiction
près...
[Link] Gantt
Le diagramme de Gantt est un outil utilisé (souvent en complément d'un réseau PERT) en
ordonnancement et gestion de projet et permettant de visualiser dans le temps les diverses
tâches liées composant un projet (il s'agit d'une représentation d'un graphe connexe, valué et
orienté). Il permet de représenter graphiquement l'avancement du projet sous la forme d'un
graphe connexe (toute tâche doit avoir une liaison entrante et sortante excepté le jalon de
début du projet et celui de fin du projet), valué (chaque tâche à une durée non nulle ou nulle)
et orienté (bon ça c'est simplement à cause de la flèche du temps).
Cet outil répond à deux objectifs: planifier de façon optimale et communiquer sur le planning
établi et les choix qu'il impose
L'exemple de diagramme de Gantt ci-dessus est très bon car comme vous pouvez le constater
les liaisons entre les tâches ne sont pas visibles. Il s'agit donc en toute rigueur d'un planning et
non d'un Gantt (car rien n'est connexe) et cela signifie aussi par extension que les dates ne se
mettront pas à jour en cascade automatiquement lors d'une modification du plan de projet et
que le calcul des marges totales et libres seront erronnées.
[Link] PERT
Le graphique PERT est une technique de gestion de projet qui permet de visualiser la
dépendance des tâches (réseau logique) et de procéder à leur ordonnancement en dehors du
ligne de temps et par un algorithme précis (que les responsables de projets appliquaient à la
main jusqu'aux années 1980…) de déterminer le chemin critique du projet ainsi que les
marges totales et libres.
De nos jours, très rares sont les gens utilisant encore le PERT (appelé aussi "réseau de
tâches"). Les logiciels permettant de calculer les marges ainsi que le chemin critique
directements sur le Gantt cette représentative est abandonée petit à petit par les praticiens.
[Link] Time-Line
Une frise chronologique ou ligne du temps est une représentation linéaire qui associe des
événements à leurs positions dans le temps le long d'une échelle graduée, ce en quoi elle se
rapproche d'une chronologie.
Dans les entreprises, elle permet facilement lors de réunions de communiquer à un publique
de non spécialistes (qui n'arrivent pas à lire le Gantt) les jalons d'un projet.
Selon la norme AFNOR X 50 176: un processus est un système d'activité qui utilise
des ressources pour transformer des éléments entrants en éléments sortants.
Selon la série de normes ISO 9000: un processus est un ensemble d'activités corrélées
ou interactives qui transforment des éléments d'entrée éléments de sortie.
Un processus est donc un outil très utile pour s'assurer de la stabilité, la conformité (qualité) et
le respect des règles de travail dans tout domaine d'activité quel qu'il soit et ceci avec tout le
retour d'expérience nécessaire afin d'éviter des erreurs déjà vécues.
Pour qu'un processus culture dans une organisation nous considérons souvent les chiffres
suivants:
6 à 18 mois de définition
2.5 ans de mise en vie, d'instrumentation
1 à 2 ans d'optimisation des activités et organisations
Nous considérons également deux rôles majeurs dans le cas des processus:
Il est possible dans MS Visio (par exemple...) d'ajouter des phases aux diagrammes de flux
fonctionnels comme celui ci-dessus. Dès lors, nous parlons de modèle MOSI pour "Méthode
d'Organisation et Stratégie d'Intervention".
Les informations (métadonnées) qu'il est typique de relier à chaque étape sont:
Terminaison: Utilisez cette forme pour la première et dernière étape d'un processus.
Processus prédéfini: Utilisez cette forme pour un ensemble de sous-étapes d'un sous-
processus se trouvant défini ailleurs, souvent sur une autre page du même fichier.
Décision: Cette forme indique une étape où la décision sortante dicte la prochaine étape à
faire. Il peut y avoir plusieurs sorties, mais souvent les deux les plus courantes sont Oui et
Non.
Document: Cette forme représente une étape qui résulte en la création d'un document.
Données: Cette forme indique que l'information arrive dans le processus depuis l'extérieur ou
quitte le processus. Cette forme peut aussi être utilisée pour représenter du matériel et est
parfois appelée "forme d'entrée/sortie".
Données stockées: Cette forme est utilisée pour représenter de l'information qui sera stockée.
Référence sur page: Cette forme indique simplement que la suite d'un processus se trouve
sur une autre page. Ceci est particulièrement utile pour les grands processus prenant plusieurs
pages.
Référence hors page: Forme utilisée pour créer un lien dynamique (interactif) permettant de
renvoyer automatiquement sur une autre page pour la suite d'un processus ou l'envoi à un
sous-processus.
Entrée manuelle: Étape utilisée pour représenter le fait qu'une personne apporte une
information au processus.
Opération manuelle: Étape utilisée pour représenter le fait qu'une étape est effectuée par un
être humain.
Stockage interne: Cette forme représente une information saisie sur un ordinateur.
Donnée directe: Cette forme représente une information stockée comme un unique
enregistrement dans une base de données typiquement. Cette forme représente comme un
disque dur stock des données.
Donnée séquentielle: Quand une information est stockée de manière séquentielle, elle ne peut
être récupérée par hypothèse que manière séquentielle aussi. Par exemple, pour accéder à
l'enregistrement numéro 7, vous devrez d'abord passer par les enregistrements 1 à 6.
Enregistreur carte ou papier: Les anciens ordinateurs utilisaient des systèmes de cartes et
papier pour stocker et rapatrier des données et stocker pour exécuter des programmes.
Affichage: Cette forme représente une information qui sera affichée par une personne,
typiquement sur un écran d'ordinateur.
Préparation: Cette forme indique où les variables d'un système mécanique ou informatique
doivent être réinitialisées pour une procédure.
Mode parallèle: Cette forme est utilisée pour indiquer où deux processus/actions/étapes
différents peuvent s'exécuter simultanément (en parallèle).
Limite de boucle: Cette forme représente le nombre de fois qu'une boucle d'un processus doit
s'exécuter avant de continuer à la prochaine étape.
Contrôle de transfert: Cette forme indique la manière particulière dont une transition entre
deux étapes doit se faire en indiquant avec une initiale le type de transition au milieu de la
forme (par exemple: P flux de type permanent, T flux temporaire, etc.)
1. Ceux qui font la fiche processus sur la même page et le même côté du processus mais
à droite (ce qui réduit malheureusement considérablement la place pour la
schématisation du processus mais qui a pour avantage que tout tient sur une seule page
A4). C'est une technique obsolète pour ceux qui travaillent sans papier en ce début de
21ème siècle.
2. Ceux qui font une fiche processus sur un page à part (ce qui malheureusement
nécessite de retourner la page/feuille mais a pour avantage de pouvoir mettre plus
d'information que la première méthode).
Personnellement, je préconise dans la majorité des cas la deuxième et voici un exemple type
de fiche processus:
Un diagramme SIPOC est un outil de visualisation pour identifier tous les éléments pertinents
associés à un processus P : son périmètre (frontières, début et fin), les sorties (O) les entrées
(I), les fournisseurs (S) et les clients (C). Il est recommandé d'employer le SIPOC dans la
phase initiale d'un projet d'amélioration d'un processus. Il fournit plus d'information qu'une
cartographique qui se concentre sur la description sommaire des étapes. Il oblige à définir qui
sont les fournisseurs et les clients.
Dans la méthodologie Six Sigma, le SIPOC est utilisé pendant la première étape du DMAIC,
Définir, afin de décrire le processus métier dont on veut améliorer la qualité. Comme ce
diagramme est propre à Six Sigma, il n'est pas soumis à la schématique ISO 5807.
Voici par exemple un exemple de diagramme SIPOC de Flux prépresse dans le cas d'un
workflow PDF/X (vous pouvez demander le PDF de qualité original à votre formateur si
besoin):
Basée sur une représentation graphique mettant en évidence les relations de cause à effet,
cette technique est complétée par un traitement mathématique qui permet la combinaison de
défaillances simples ainsi que leur probabilité d'apparition. Cet outil permet donc de
quantifier l'occurrence d'un Événement Redouté (E.R.) de bien mettre en évidence les causes
profondes probables d'un problème et les interactions avec d'autres causes.
Un arbre de défaillance est généralement construit de haut en bas avec la ligne la plus haute
ne comportant que l'évènement dont nous cherchons à décrire comment il peut se produire.
Cependant il est par la suite souvent lu de bas en haut.
Ces relations sont représentées par des liens logiques OU, et ET (on emploie généralement le
terme de "porte" OU et de "porte" ET) comme le montre le schéma ci-dessou fait avec
MS Visio:
L'arbre ci-dessus est donc un exemple d'analyse par arbre de pannes qualitatif puisque aucune
probabilité n'est indiquée. Dans MS Visio il est très pénible d'associer des probabilités car il
faut construire toutes les formules à la main. Je conseille vivement l'utilisation du logiciel
Isograph pour faire des A.D.P. quantitatifs de haut niveau rapidement (ce dernier logiciel
présenté au début de ce support associe la méthode de Monte-Carlo avec les A.D.P.).
Par contre si des probabilités sont associées, rappelons les axiomes de Kolmogorov suivants:
0 P( A) 1
P(U ) 1
pour l'univers de tous les événements. Nous avons aussi si deux événements A et B sont
indépendants la probabilité que les deux événements se produisent en même temps (porte
ET):
P( A B) P( A)P(B)
et si les événements sont mutuellement exclusifs, nous avons la probabilité disjointe (porte
OU compatible) que soit A ait lieu soit B ait lieu (mais sans prendre donc en compte que les
deux aient lieu en même temps) suivante:
P( A B) P( A) P(B) P( A B)
et si les événements sont non mutuellement exclusifs (porte OU incompatible), nous avons la
probabilité conjointe suivante:
P( A B) P( A) P(B)
Enfin, si les événements sont totalement incompatibles (porte XOR) nous avons:
Le lecteur intéressé trouver un autre exemple avec la légende/standardisation des formes dans
la norme ISO 31010:2009 ou CEI 61025 annexe B.14 (ou sur Wikipedia US).
Cette démarche repose sur ISO 9004, référentiel qui sert de document explicatif au standard
ISO 9001.
Donc au même titre que la TQM (appliqué à la qualité en générale et pas seulement à la
production), la TPM consiste à chercher à maximiser le temps productif, réduire le temps non
productif dû aux arrêts et pannes, conserver les cadences optimales et réduire la non-qualité12.
Au-delà du simple maintien en bon état des machines ou de leur place de travail, la démarche
TQM/TPM pousse à modifier et à améliorer celles-ci. L'implication des employés est
l'occasion d'élever leur niveau de compétence et d'enrichir leurs tâches en leur confiant la
maintenance de premier niveau (avec leur accord et s'ils en sont motivés!). Par ailleurs, ils
connaissent leur outil de travail et l'environnement associé de manière intime. Sauf si les
employés sont temporaires et/ou d'un niveau trop faible, ou pas motivés pour des raisons
quelconques, ils ne se sentent pas concernés par ce qui se passe, ils subissent, c'est un
problème de motivation et de compétence.
L'indicateur utilisé, le taux de rendement synthétique (TRS) qui est le rapport entre temps
utile et temps employé, mérite son qualificatif car il restitue une vision simple et sévère, qui
englobe tous les paramètres affectant le rendement de la machine selon le triptyque
disponibilité, performance et qualité. L'analyse des composantes du TRS indique où les
efforts sont à porter.
La représentative type des schémas TQM et TPM ressemble énormément à ISO 5807:85.
12
La non-qualité ne se limite pas à celle qui est détectée par le client.
Définitions:
D2. Manager de la Qualité c'est appliquer les principes qui permettent d'assurer la qualité du
résultat d'activités.
[Link] IDEF0
La SADT (en anglais Structured Analysis and Design Technique) - connue aussi sous le label
[Link].0 (en anglais Integration Definition for Function modeling) - est l'un des standards de
description graphique d'un système complexe par analyse fonctionnelle descendante, c'est-à-
dire que l'analyse chemine du général (dit "niveau A-0") vers le particulier et le détaillé (dits
"niveaux Aijk"). SADT est une démarche systémique de modélisation d'un système complexe
ou d'un processus opératoire.
et voilà ce que fait par exemple en réalité un logiciel comme Microsoft Office Visio:
MS Office Visio n'est pas capable de faire ce genre de schémas avec les calculs associés de
manière simple. Il faudra typiquement se procurer soit TreeAge, soit Isograph (déjà
mentionnés lorsque nous avons présenté des logiciels au début du support), soit
Precision Tree de Palisade qui permettent non seulement de mettre de probabilités fixes mais
aussi d'associer à chaque branche une fonction de distribution. Avec TreeAge pour un cas à
probabilité fixe, cela donne:
Lorsque nous avons qu'une seule branche dans ce type d'arbore avec un seul gain attendu au
bout, nous parlons alors de "d'arbres de probabilités pondérés" (c'est certainement le cas le
plus courant).
Dans un logiciel cela donnera typiquement (malheureusement les coûts des options sont
toujours cachés dans le total de la branche dans les logiciels spécialisés, raison pour laquelle
je préfère dessiner mes propres arbres dans Microsoft Excel):
Mais qu'en est-il de la valeur actuelle nette (VAN/N.P.V)? Eh bien ce type de logiciels nous
permettent facilement d'intégrer ce type de calcul avec ou sans simulation de Monte-Carlo.
Ainsi, si le taux sans risque du marché est à 10% sur un an, nous avons alors (voir le chapitre
concernant l'eVAN à la page 320 pour les explications techniques):
Maintenant il peut être intéressant (même exigé par la direction!) de calculer le "prix de
l'option d'investir". Dans la configuration pessimiste notre arbre devient:
Nous donnerons d'autres exemples avec des détails bien plus tard.
ou:
Le lecteur intéressé à vouloir faire des tableaux de bord dans les normes pourra se reporter à
la très bonne base que constitue la norme NF FD X 50-171 (qui est utile mais d'un niveau très
peu élevé) que je ne peux pour des raisons évidentes de copyright par reproduire ici. Sinon, à
part entrer dans les mathématiques de la méthode Six Sigma (cartes de contrôles13) l'outil ne
consiste qu'à utiliser des outils du niveau de l'école obligatoire et un stagiaire ou un junior
peut alors très bien faire le travail.
En lisant la norme, le lecteur se rendra compte qu'il vaut mieux essayer de travailler aux
maximum avec des taux (pourcents) afin de pouvoir comparer sur des volumes / objectifs /
changements dont la base n'est initialement pas forcément la même (donc sans unités).
Pour information il y a même une époque quand je n'avais rien d'autre à faire je créais des
indicateurs (c'était amusant et enfantin). Voilà un exemple un peu tordu mais qui était
pratique (bien qu'incomplet).
Début de l'exemple:
Plutôt que d'avoir une bête flèche de couleur monochromatique nous pourrions déjà avoir une
flèche avec un dégradé. Ainsi:
13
Cartes X-S, X-R, -C, -P, -NP, -G, Leney, CUSUM, EWMA, ARIMA... se référer à mon livre sur les
mathématiques appliquées pour les détails sur ces cartes.
qui indiquerait une valeur actuelle (valeur ponctuelle de 30'000 d'où le "k") haussière sachant
que la dernière valeur était baissière (couleur rouge). Le vert indiquant que pour la prochaine
période nous nous attendons à une hausse.
Indiquant que la valeur actuelle est haussière (valeur ponctuelle de 300 d'où le "d") mais que
la période précédente était baissière (d'où le rouge en bas) et la prochaine période sera aussi
probablement baissière.
Nous pourrions alors aussi avoir (nous arrêtons de mettre le nombre en coin car c'est toujours
le même principe):
Indiquant deux valeurs haussières successives (le vert étant la période précédente) et la
prochaine période est prévue comme étant baissière.
signifierait un indicateur à faible volatilité (avec valeur actuelle baissière, valeur précédente
haussière et la projection baissière). Et:
signifierait, indicateur à forte volatilité, avec valeur précédente baissière, valeur actuelle
baissière, valeur future projetée haussière.
Lsa pointe de la flèche peut avoir encore un disque de couleur pour indiquer si l'objectif du
management est (ou "reste") atteint ou non (vert: ="ok", rouge: "pas ok") et des lignes peuvent
apparaître pour montrer les limites USL/LSL ou de la WECO du type (inspiration des cartes
de contrôle):
Fin de l'exemple... (quand on pense que la majorité des entreprises paient des cols blancs pour
faire des indicateurs avec des relativement hauts salaires salaires alors qu'un enfant pourrait
le faire aussi... j'ai toujours eu de la peine à comprendre le raisonnement des entreprises à ce
niveau là...?).
Ce qui pose problème depuis le début du 20ème siècle et la mesure quantitative (dans le sens
scientifique du terme) de l'efficacité, on parle dans la statistique de "capabilité", d'un
processus et de l'analyse numérique de la variation de sa performance dans le temps et de sa
volatilité. C'est ce dont à quoi nous allons nous attarder ici.
Comme nous l'avons vu dans le cours de Statistiques, la loi Normale est une fonction en
forme de "cloche" donnée dans le cas général univarié par:
dont les écarts-types sont utilisées pour donner l'intervalle de probabilité cumulée de se situer
dans ces bornes centré sur la moyenne comme représenté ci-dessous:
Ceci étant rappelé, nous avons également présenté dans le cours AMDEC les probabilités
conjointes dans le cadre de Six Sigma (ISO 13053-1:2011) pour une chaîne de processus P
connectés en série.
Au fait les processus mentionnés ne sont pas forcément des processus industriels mais
peuvent être assimilés sous des hypothèses identiques à des processus quelconques
(administratifs, procédures, workflows, etc.).
Nous avions vu que la probabilité conjointe (ou cumulée) est appelée dans Six Sigma "Rolled
Troughput Yield" (R.T.Y.) ou "Rendement Global Combiné" (R.G.C.) et est donnée par (voir
mon livre de Mathématiques Appliquées):
Par exemple l'application de la relation précédente donne pour un processus série en 4 étapes
dont la fiabilité est de 90% chaque (vous pouvez imaginer aussi qu'il s'agit de 4 tâches en
séquence d'un projet!):
nous nous retrouvons au final avec une fiabilité de 65.6% soit une probabilité cumulée de
défaut pour l'ensemble du processus de 34.4%14.
Redonnons le tableau au pire selon Six Sigma, soit le tableau en procédé non centré avec une
déviation de la moyenne de 1.5 (donc à droite mais on pourrait prendre à gauche et les
résultats sont les mêmes) par rapport à la cible et d'écart-type unitaire avec USL et LSL
symétriques (ce qui restreint toujours le champ d'application):
où nous avons démontré dans le cours Six Sigma (ou voir mon ouvrage sur les mathématiques
appliquées pour la démonstration) que les valeurs PPM étaient données par:
14
Pour le cas général série/parallèle, le lecteur pourra sa référer à mon ouvrage sur les
mathématiques appliquées. On parle alors de "AMDEC processus".
>evalf((1-1/sqrt(2*Pi)*int(exp(-(x-1.5)^2/2),x=-
infinity..(1*3))))*1E6+evalf((1/sqrt(2*Pi)*int(exp(-(x-1.5)^2/2),x=-infinity..-
(3*(1+1)))))*1E6;
soit une valeur de 66'810 c'est-à-dire la valeur de la 6ème ligne. Ce qui correspond à ~6.68%
en termes de probabilité cumulée de non-qualité (66'810 divisé par 1 million et mis en
pourcents) et donc respectivement à une probabilité cumulée de ~93.32% de qualité.
Nous avons le tableau suivant qui peut résumer certaines valeurs importantes du tableau
précédent en utilisant la commande Maple:
Une vision sympathique de la chose est (je n'ai jamais pu vérifier la véracité de ces
informations):
Sous l'hypothèse que chaque étape d'un processus série suit la même loi avec les mêmes
moments et les mêmes déviations par rapport à la cible nous avons alors:
Étapes/Qualité%
Ce qui est catastrophique! On comprend donc l'importance d'avoir un haut niveau de qualité
sur des processus complexes.
Ainsi, l'objectif du Lean Six Sigma dans une entreprise sera d'augmenter le niveau de qualité
avec d'avoir un RTY maximum pour un nombre donné d'étapes d'un processus.
Enfin, pour clore se sujet et pour le plaisir voici un logigramme (évidemment pas aux
normes...) assez représentatif parfois ce qui se passe dans la réalité:
Si vous n'avez jusque-là jamais, ou pratiquement pas, suivi de formation officielle en gestion
de projet, ou ne n'êtes pas en possession d'une diplôme universitaire dans un domaine des
particulier sciences exactes, félicitations: vous voilà devenu gestionnaire de projets par
accident. On vous a sans doute confié cette fonction parce que vous êtes fiable (à moins qu'il
y a des attentions moins louables…) et que vous savez organiser votre travail, mais vous
n'avez qu'une vague idée de ce que vous êtes censé faire ou de ce qu'il faut faire pour réussir
ou obtenir une certaine légitimité de vos collègues hautement diplômés.
La gestion de projet inclut des techniques qui sont souvent considérées comme simple par de
nombreux spécialistes. Cependant il faut savoir que cela n'est pas une généralité. Plus les
projets sont gros, plus cela nécessite des compétences scientifiques analytiques pointues.
Raison pour lesquelles les gros projets sont souvent donnés à des personnes provenant du
monde financier et qui ont l'habitude de manipulation des équations. Mais dans le cadre de
petits projets (quelques millions de francs) cela reste simple et il n'est pas nécessaire de sortir
l'artillerie lourde.
Afin de tirer le maximum d'un projet, il est impératif pour le lecteur de bien saisir tous les
aspects minimum relatifs à la culture (très) générale de la gestion de projet. Nous discuterons
donc de celle-ci dans cette section, en élaborant les concepts reliés à la gestion informatisée
de projet. Nous examinerons aussi les facteurs clés de succès, de manière non exhaustive, que
l'on doit toujours considérer dans l'élaboration d'un projet.
L'ensemble des éléments acquis ici constitueront une partie du corps des connaissances de
base du gestionnaire de projet (Project Management Body Of Knowledge – PMBOK) qui
selon une définition internationale par le PMI (Project Management Institute) est donnée en
gros par:
«Le PMBOK inclus les connaissances prouvées et généralement acceptées, ainsi que les
pratiques traditionnelles qui sont largement appliquées, comme des méthodes innovatrices et
avancées de pratiques dans la gestion de projets ».
15
Voir cours "MS Excel Maths financières" avec votre formateur
L'IPMA quant à elle définit (est c'est un excellent point de vue) les compétences d'un
responsable de projet dans trois domaines bien précis16 (le "Eye of Competence"):
16
Dans une micro-conférence donnée une fois par l'agence de placement Adecco sur les critères de sélection d'un
bon responsable de projet, on retrouvait ses 3 points.
Ainsi, les compétences représentées dans la figure ci-dessous peuvent être rangées dans une
de ces catégories:
Depuis déjà plusieurs décennies, la gestion de projet a contribué de façon très significative à
la nouvelle pratique de la gestion. Grâce à cette approche, les organisations peuvent un peu
mieux planifier, coordonner, diriger et surtout contrôler leurs ressources et ce, de façon
structurée et optimale. En effet, la gestion informatisée de projet procure un outil très puissant
aux gestionnaires d'aujourd'hui par sa flexibilité et sa polyvalence. De plus, elle devrait
permettre de résoudre les problèmes les plus complexes.
La philosophie de la gestion de projets permet donc de faire face à des défis jadis
insurmontables pour les administrations traditionnelles. Il s'agit d'une méthodologie avant-
gardiste répondant à un monde de plus en plus complexe et dynamique. Elle répond à un
besoin pressant de faire travailler ensemble les ressources multidisciplinaires dans l'atteinte
d'un but commun. Elle génère la créativité, l'initiative et l'empowerment vis-à-vis des
membres de l'équipe de projet.
Ou selon l'AFNOR:
«La gestion de projet est l'ensemble des méthodes, outils d'évaluation, de planification et
d'organisation permettant d'atteindre ses objectifs en respectant les contraintes de
performance, de délais, et de coûts.»
En fait, la gestion de projet nous permet de livrer un bien et/ou un service de qualité à la
bonne place, au bon moment, à la bonne personne et au meilleur coût possible. C'est donc une
activité généralement isolée comportant des objectifs très bien définis.
En 1928 le mathématicien John Von Neumman reprend les travaux du 17ème siècle sur
la théorie des jeux sous un formalisme mathématique moderne. Une dizaine d'années
plus tard, cette théorie sera avec les améliorations de John Nash (Prix Nobel
d'Economie) à la base de toutes les décisions en entreprise ou en économie à l'échelle
mondiale.
En 1940, les physiciens et les mathématiciens créent les bases des techniques
quantitatives statistiques de la gestion. La méthode de Monte Carlo, initialement
élaborée par les mathématiciens Nicholas Metropolis et Stanislaw Ulam en 1949, a été
utilisée à cette époque pour le projet Manhattan aux laboratoires de Los Alamos. Elle
est utilisée à outrance aujourd'hui dans la gestion des risques et la théorie du choix à
avenir incertain.
Dans les années 1940 William Edwards Deming, Statisticien, mondialement connu
pour sa méthode PDCA (Plan Do Check Act) développe les techniques mathématiques
statistiques dans le domaine de la gestion de projets en se basant sur les travaux
mathématiques de Walter Shewhart développés dans les années 1920:
Niveau de maturité
ACT PLAN
CHECK DO
Amélioration de
la qualité affective
Échelle de temps
Dans les années 1950, les sociétés Dupont de Nemours et Remington Rand cherchent
une technique qui permette de gérer au mieux un grand nombre de tâches liées entre
elles. En 56/57, Morgan Walker et James Kelley mettent au point un algorithme de
calcul par des mathématiciens, le CPM (Critical Path Method). Il permet de calculer la
durée totale d'un projet à partir de la durée de chaque tâche et des liaisons existant
entre les différentes activités du projet.
Dès 1958, le calcul mathématique du CPM, abrégé CP (Critical Path), est appliqué au
PERT. Par ce raisonnement, toute modification de la durée d'une tâche située sur ce
chemin entraîne une modification dans la date de fin du projet.
Adoptée par la marine américaine, cette dernière estime n'avoir passé que 5 ans sur le
projet Polaris au lieu des 7 prévues.
Aujourd'hui on conjugue les trois techniques. Un Gantt affiche les relations entre les
tâches (ainsi que le réseau PERT mais hors du temps) et peut aussi afficher le chemin
critique (méthode CPM).
Nous pouvons donc constater que toutes les techniques et outils de pointe ont été créés par des
scientifiques de haut vol (et nous pourrions encore citer le physicien Eliyahu Moshe Goldratt,
le statisticien Pareto, le statisticien Joseph Juran, le mathématicien Gauss, etc.). In extenso,
nous pouvons nous demander s'il est judicieux de laisser des personnes qui n'ont pas de profil
scientifique s'occuper de projets complexes ou d'analyser la qualité dans les entreprises...
(sachant que le niveau des MBA et EMBA est misérablement bas relativement aux
mathématiques puisqu'il ne dépasse pas la deuxième année de licence).
8.2 Intervenants
Pour répondre aux questions posées et satisfaire la demande, de nombreux intervenants sont
consultés lors de la modélisation d'un projet ou de l'exécution de celui-ci (il faudrait vous
positionner parmi ceux-ci). Voici la liste de quelques-uns de ceux-ci:
Le Maître d'ouvrage:
Le Maître d'œuvre:
L'affaire est une demande ou un besoin exprimé par un Client (ou un Prospect). Le
chargé d'affaires assure les contacts avec le maître d'ouvrage avant la conclusion du
contrat, pendant son déroulement et lors de son achèvement ainsi qu'après (contrat de
clôture équivalent à un bon de réception). Le chargé d'affaires gère plusieurs projets
qui n'ont strictement aucune relation entre eux (il s'agit de la définition d'un "portfolio"
de projets).
Il identifie et organise les tâches, publie l'échéancier de chaque activité; ensuite, il met
à jour le planning et calcule la probabilité que les délais soient maintenus. Souvent, le
coordinateur de projet assume cette fonction.
C'est le garant d'un des savoir-faire de l'entreprise. Il est sollicité par le coordinateur de
projet à qui il doit fournir les moyens en rapport avec son métier et son expertise.
Attention à ne pas confondre les "Operation Managers" avec les "Functional
Managers", ces derniers étant un cas particulier du premier dans le domaine de
l'administration ou de l'immatériel (cols blancs VS cols bleus).
La Ressource/Resource:
Partie intégrante de "l'équipe de projet", elle est informée et animée par son
responsable de département. Son travail est géré et validé par son responsable
hiérarchique.
Le coût est l'un des trois piliers de la gestion de projet (Qualité – Coûts – Délais), d'où
l'importance de ce rôle. Les outils mathématiques sont aussi à ce niveau
indispensables.
Le Responsable Juridique
C'est la personne de référence qui s'assurera que sur l'ensemble du projet il n'y ait pas
d'outils ou de contrats qui ne soient pas conformes à la législation en vigueur.
Le Fournisseur
Un petit schéma proposé par le référentiel ITIL bien pratique (mais logique…) pour
catégoriser les fournisseurs:
Au niveau du responsable de projet, voici un tableau empirique résumant les niveaux (d'après
mon expérience personnelle rencontrée dans les entreprises) uniquement en ce qui concerne
les responsables de projets:
Remarque: MS Office Project ne peut pas englober l'ensemble des outils dont peuvent avoir
besoin ces différents corps de métier.
Remarque: La gestion de projets ne peut pas se satisfaire d'une structure de type "Lead
Management" ou chaque collaborateur est indépendant. La meilleure structure à ce jour reste
la hiérarchie traditionnelle.
Le coordinateur de projets (responsable de projet) ne doit surtout pas oublier avant que nous
allions plus loin les 3 points suivants concernant les ressources:
1. Très rarement disponibles réellement à 100%: par convention 80% en ce qui concerne
les personnes, pour les machines on utilise le taux de rendement synthétique (ou plus
simplement l'adéquation capacité/charge)
3. Ont des vacances et des jours de congé maladie dans une année… en ce qui concerne
les personnes et des temps de panne et de maintenance en ce qui concerne les
machines!
Le responsable de projets improvisé (apprend par l'erreur mais n'en est pas
responsable)
2. Le responsable de projet méthodique est capable de gérer des projets de plus grande
envergure et plus complexes, qu'il ne peut suivre dans leur intégrité uniquement à
l'aide d'outils simples et de sa mémoire. Des méthodes, des protocoles et des pratiques
formels sont mis en place pour assurer que le projet est géré efficacement.
3. Le responsable de projet critique peut gérer des projets très complexes et souvent
difficiles. Il peut appliquer des méthodes de façon créative afin de construire une
méthode et un plan de projet qui soient à la fois souples et efficaces, tout en restant
fidèle à tous les principes d'une bonne gestion de projets.
de 3 siècles pour résoudre un problème… jusqu'à ce que la méthode scientifique ait fait place
nette.
Par ailleurs la médiocrité de taux de réussite des projets montre bien que ce n'est pas la bonne
solution. Quand le domaine de la gestion de projets sera vraiment à maturité, les techniques
scientifiques seront mises en place comme cela l'a déjà été pour la gestion financière et la
gestion de la qualité dans le domaine de la gestion de projets de pointe aux Etats-Unis et en
Asie il y a plus de 50 ans… avec des responsables niveau Bac+7.
Bon ceci dit, ce n'est pas parce qu'un individu gère les hommes de façon exceptionnelle ou
qu'il est un expert technique talentueux qu'il l'envergure en termes de savoir, d'expérience,
d'habilité, de communication, de leadership pour diriger un projet. Le monde de l'entreprise et
des administrations est majoritairement rempli de gens promus au-delà de leur niveau de
compétences – et ce n'est pas de leur faute!
Ce type de compétence n'est pas autant demandé de la part d'un top manager (personne
dirigeant une équipe de plusieurs milliers de personnes). On attend de lui de fortes
compétences interpersonnelles, c'est-à-dire une capacité à initier et maintenir des relations
avec les autres, de faire preuve d'empathie et d'une bonne aptitude à communiquer.
Le Principe de Peter, également appelé de Laurence J. Peter et Raymond Hull (1969), est un
principe satirique relatif à l'organisation hiérarchique. Selon ce principe:
17
"Principe de Peter." Wikipédia, l'encyclopédie libre. 28 fév 2011, 03:44 UTC. 3 mar 2011, 19:47
[Link]
« Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la
responsabilité. »
1er corollaire:
un employé ne restera dans aucun des postes où il est compétent puisqu'il sera promu à
des niveaux hiérarchiques supérieurs.
par suite des promotions, l'employé finira (peut-être) par atteindre un poste auquel il
sera incompétent.
2ème corollaires:
à long terme, tous les postes finissent par être occupés par des employés incompétents
pour leur fonction.
la majorité du travail est effectuée par des salariés n'ayant pas encore atteint leur
« seuil d'incompétence ».
De plus, si nous partons des principes que plus un poste est élevé dans la hiérarchie,
alors nous pouvons constater que l'impact de l'incompétence de l'employé aura été maximisé
par le niveau hiérarchique du poste auquel il aura été promu. Ces dernières hypothèses ne sont
qu'une interprétation non systématiquement retenue du principe de Peter.
Peter remarque que la compétence, chez les employés d'une organisation, se répartirait
(chiffres qui selon mon expérience ne doivent pas être trop éloignés de la réalité):
Une version moderne du principe de Peter serait s'énoncerait selon certains: « Les gens les
moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le
moins de dégâts: ceux de managers. »
Je recommande fortement la lecture complète de l'article sur Wikipédia qui tient bien la route!
Pour résumer de manière extrêmement condensée avant d'aller dans les détails: On demande à
un responsable de projets de posséder un portefeuille de recettes ou outils et d'être capable
d'analyser un contexte, d'isoler des causalités essentielles dans un univers complexe, de
concevoir des scénarios. Il doit faire preuve d'une grande curiosité (ouverture intellectuelle)
et vivacité d'esprit et être doté d'une capacité analytique pointue pour émettre des jugements
sûrs (toute subjectivité est exclue). Au niveau humain, le responsable de projet doit avoir une
grande maîtrise de soi, une empathie et un sens élevé de la diplomatie envers ses ressources
et supérieurs.
1. Les consultants externes experts qui doivent posséder une expérience très pointue et
dont il faut passer l'entreprise au crible via un audit ou des tests de connaissances très
difficiles. Faire une erreur dès le départ peut se révéler catastrophique.
2. Les responsables de projets internes. Cela à l'avantage d'être moins cher mais jaugez-
les aussi sévèrement que des consultants externes.
[Link] Compétences
Donc selon Adecco (Suisse) un responsable de projet devrait satisfaire de manière équilibrée
aux compétences suivantes (je pense - et j'espère… - que dans un souci de simplification par
rapport à l'auditoire ils n'ont pas voulu aller trop dans les détails):
1. Compétences comportementales
1.7. Prêt à prendre des risques (calculés!), capacité de prendre des décisions (avec les
outils d'aide à la décision!)
1.8. Aptitude à développer ses propres capacités (faire passer un test de raisonnement et
de logique à tout futur responsable de projet…!), ainsi que celle des autres
2. Compétences techniques
2.3. People management, capable de développer et de guider son équipe (capable de gérer
des ressources avec le même niveau de qualité et de rigueur qu'un projet lui-même)
3.2. Bonne compréhension des échanges, en termes de temps passé sur le projet, les coûts,
la qualité, et le résultat
(être capable de mettre en place un glossaire et des techniques analytiques
automatisées et sophistiquées de réalisation d'un projet)
4. Compétences IT
[Link] L'interview
Toujours dans la cadre de la recherche du responsable de projet, la prochaine étape est
l'interview (doit durer au minimum 3 heures pour une bonne sélection!). Adecco propose un
modèle relativement bien ficelé qui consiste en plusieurs étapes à mettre sous forme de
tableau avec des notes et des pondérations en fonction des besoins18:
Première étape:
Deuxième étape:
1. Comment le candidat prépare-t-il un projet (vérifier qu'il se base sur des processus
connus!)
2. Comment le candidat gérerait-il les personnes non-productives ou non motivées?
18
J'ai complété, corrigé (car il y avait des aberrations et fautes d'orthographe…) et réordonné un peu à ma
manière cependant… car les RH souvent évitent tout ce qui est technique dans un entretien car ils ne maîtrisent
pas les sujets et posent parfois des questions dont les pièges sont évidents ou anticipés dans le CV par les hauts
potentiels et n'apportent donc aucune plus-value.
3. Comment le candidat gérerait-il les membres d'équipe qui viennent vous voir pour des
problèmes personnels?
4. Comment le candidat gérerait-il la situation où il y a plusieurs réponses à une
problématique proposées par l'équipe de projet.
5. Citer un exemple d'une situation Win Win que le candidat aurait négocié.
6. Qu'est-ce que le candidat aurait appris d'éventuels échecs dans le cadre de projets?
7. Est-ce que le candidat peut indiquer 5 signes annonceurs de l'échec probable d'un
projet?
8. Quelle est la décision la plus difficile que le candidat ait eu à prendre (toujours dans le
cadre de projets)
9. Quelle est la plus belle réussite et le plus grand fiasco du candidat?
Troisième étape:
Ensuite, dans le cadre du processus de recrutement interne à l'entreprise j'insiste sur une chose
évidente… que les ressources intervenant sur les projets devront se souvenir aussi par
moment…:
Il ne faut effectivement pas attendre de miracles d'un responsable de projet dont le niveau de
compétence équivaut selon l'équation des salaires à environ (selon tarif Suisse en 2011) un
salaire brut de 10'000 CHF/mois (sur 12 mois). Effectivement, un salaire d'un haut potentiel
extrêmement compétent aura lui un salaire se situant entre 30'000 et 150'000 CHF/mois pour
travailler sur des projets de plusieurs dizaines de millions de CHF!!!
De plus il faut savoir que dans la réalité les départements de ressources humaines font presque
tous uniquement des tests de la personnalité pour les responsables de projets et top managers
qu'ils souhaitent engager et non des tests de compétences techniques d'ingénierie de la gestion
de projets. Donc très souvent on se retrouve avec des cadres qui ont un très bon profil
relationnel mais qui techniquement ne comprennent pas grand-chose au contenu de leurs
projets et qui ne connaissent souvent rien à l' de la gestion de projets.
qu'elle n'a pas mis en place le minimum de veille nécessaire, qu'elle n'accepte pas de
se voir comme elle est. Elle n'est pas capable de regarder la réalité en face.
Ces dirigeants accordent une importance démesurée aux symboles comme le mobilier
design dans leur bureau, une voiture haut de gamme, une place de parking réservée…
Ces symboles sont représentatifs de leur fonction et renforcent leur puissance et leur
pouvoir face aux autres.
Le responsable de projet doit alors souvent trouver une équilibre entre ces trois principales
caractéristiques:
Réalité
Imaginaire Symbolique
Des propositions peuvent être apportées par le responsable de projet sur chaque point:
Sur la réalité: Aider l'entreprise à regarder la réalité en face. Lui permettre d'accepter
les indicateurs de performance, de bien-être, les outils de comparaison, d'admettre les
veilles technologiques et concurrentielles comme une opportunité et non plus comme
une menace. L'opportunité est d'adapter sa stratégie, sa structure, son organisation en
trouvant un équilibre entre les réalités du marché et les attentes de ses employés.
L'équilibre est bien évidemment difficile à réaliser dans la majorité des cas que le responsable
de projets soit un expert ou non.
Un aspect important du travail du coordinateur du projet est de gérer les ressources humaines
affectées à un projet et de contrôler les changements afin de minimiser tout impact nuisible à
l'accomplissement des objectifs du projet. Certains changements sont insignifiants alors que
d'autres sont d'importance capitale dans la vie du projet.
Dans certaines situations et dans le cadre de certains projets, il est possible et parfois même
conseillé de regrouper l'organisation du projet sur un site unique de sorte que les acteurs du
projet soient proches les uns des autres. Cette mesure améliore le travail en équipe et la
communication. Il se peut en revanche que certaines unités de l'organisation du projet soient
très éloignées géographiquement, voire se trouvent sur des continents très différents, ce qui
constitue un défi supplémentaire pour la gestion du projet.
Il convient que la définition des rôles et responsabilités en matière de gestion de projets (et
tous les spécialisations et métier de l'écosystème de la gestion) fasse partie des procédures
d'accueil des nouveaux arrivants (newcomer) à un poste ou une fonction. L'organisme doit
s'assurer que l'organisme s'assure que les personnes responsables sont en mesure de remplir ce
rôle en leur fournissant l'autorité, le temps, la formation, les ressources et les compétences
nécessaires pour assumer leurs responsabilités.
8.4.1 SCRUM
En 2001, 17 représentants des méthodes légères alternatives aux processus lourds
traditionnels se sont réunis pour trouver les points communs à leurs méthodes. De cette
réunion de quelques jours est né le Manifeste Agile: un texte bref énonçant des grands
concepts, simples, mais qui proposent une nouvelle façon de penser un projet. C'est une
méthode de gestion orientée quasiment que vers l'humain (relationnel) et fait abstraction des
processus, méthodes, normes et mesures (dans l'optique que trop de méthodes tu la
méthode...). C'est pour cette raison que nous l'incluons brièvement dans ce chapitre sur
l'équipe de projet. Par ailleurs je préconise fortement cette méthode pour les entités n'ayant
pas de P.M.O. (Project Management Office) ni de structure de gestion de projets (pas de
responsables de projets payés à plein temps pour faire que de la gestion de projets!) et ne
travaillant pas dans l'ingénierie de haut niveau.
Ce sont les individus qui font la valeur du travail accompli, ce sont donc eux que l'on doit
privilégier. Sans l'artisan, les meilleurs outils ne servent à rien. Les processus qui définissent
ce que doit faire chaque personne brident le potentiel caché derrière chacun: faire interagir les
gens au maximum est bien plus fructueux et permet d'améliorer grandement l'efficacité et la
qualité du travail fourni, en rassemblant des visions différentes d'un même problème.
Ceci dit, en tout objectivité l'approche est limitée dès qu'il s'agit de projets à plusieurs
centaines de millions de francs dans des domaines comme le nucléaire, l'électrotechnique,
l'aéronautique (bref tout domaine considéré comme "sensible").
19
Jeu de mot avec "à l'arrache"
Les processus lourds génèrent une documentation qui se veut exhaustive avec tous ses
inconvénients: ambiguïté du langage, coût de la rédaction, coût du maintien en accord avec la
réalité, etc. Ces documents ne sont qu'une illusion d'avancement du projet. Même une
conception technique initiale peut être complètement remise en cause en phase de codage (ou
après): comment peut-on alors déterminer l'avancement du projet? Une régression?
Dans les méthodes Agiles, un seul critère permet de mesurer l'avancement d'un projet: le
logiciel qui fonctionne. La documentation n'est qu'un support concret qui aide à produire le
logiciel.
Dans tout projet, le but premier est de gagner de l'argent, autant pour le client (rentabilisation)
que pour le fournisseur (prestation). Si la négociation protège plus ou moins des risques
financiers, elle peut provoquer l'échec des projets (délais non respectés, budgets insuffisants)
et engendrer d'interminables procès où tout le monde y perd au bout du compte (le client n'a
pas son logiciel et le fournisseur ferme boutique).
Il faut sortir de la guerre client/fournisseur et penser en équipe qui veut atteindre un but
commun: réussir le projet dans le cadre dans une optique Win-Win en oubliant pas de définir
la négociation sur les critères minimaux triviaux OCEAN (Objectif, Contexte, Enjeux,
Asymétrie de pouvoir, Négociateurs).
Un plan prédéfini a tendance à nous rendre autistes aux événements qui surviennent pendant
le projet. Il est en plus à l'origine des conflits client/fournisseur classiques sur les délais de
livraison. Pour le client, pouvoir adapter les besoins en cours de projet est un atout
concurrentiel: il est réactif aux fluctuations des marchés et s'assure en plus que le logiciel
développé répond parfaitement à ses véritables besoins.
Les méthodes Agiles sont conçues pour s'adapter au changement, en assurant un plan
macroscopique précis et adaptatif.
[Link] Forming
Formation du groupe (Forming): Pendant l'étape de formation de groupe (Forming), le
coordinateur de projet doit fournir des directions. En donnant des directions à l'équipe du
projet, le coordinateur de projet doit clairement communiquer les objectifs du projet et les
bienfaits qu'ils amèneront. Le coordinateur de projet doit aussi créer une vision de réussite à
l'égard du projet. Les contraintes concernant l'étendue du travail, le niveau de qualité, le
budget et l'horaire. Le coordinateur de projet doit aussi discuter du processus de formation
d'équipe; les raisons expliquant la sélection des membres de l'équipe, leurs niveaux de
compétences, leurs domaines de connaissances, et le rôle de chaque personne dans
l'accomplissement des objectifs (selon ISO 9001, les ressources humaines doivent avoir
documenté les formations initiales, formations continues, savoir-faire et expérience des
employés!). Établir des structures est une autre tâche que doit exécuter le coordinateur de
projet pendant cette phase. Ceci inclus la définition des procédures initiales pour le
fonctionnement de l'équipe et le traitement des réseaux de communication d'approbation et de
paperasse (workflow, business process). Ces procédés et procédures peuvent être améliorés
par les membres de l'équipe à mesure que le travail avance. Afin de réduire le stress, le
coordinateur de projet devrait discuter de son style de gestion et de ses attentes en ce qui
concerne le travail et le comportement des membres de l'équipe. Il importe aussi de faire
travailler l'équipe sur des tâches initiales. C'est ici que le coordinateur du de projet parvient à
faire participer l'équipe au développement des plans du projet avec un certain niveau de
délégation.
Ainsi, les responsables de la décision sont clairement désignés: la personne qui le veut, celle
qui le fait et celle qui la "paie". De plus cette technique est facile à définir dans une liste ou
une base de données informatique.
Insistons sur le fait que définir les délégations permet d'éviter: à ce que personne ne prenne de
décision, les conflits lors de prises de décision, que les décisions ne soient pas acceptées par
les bonnes personnes et que personne ne soit consulté.
Remarque: J'aime bien la citation de Stanislav Lee qui s'applique bien dans les organisations
n'ayant pas de DD: "Dans une avalanche, aucun flocon de neige ne se sent responsable". À
noter aussi que dans certains pays comme au Japon il est dans la nature des gens
(mentalité/éduction) d'exécuter sans réfléchir en respectant les procédures au pied de la lettre
même si parfois l'action est absurde. Donc il faut prendre garde bien évidemment aux pays
avec lesquels nous travaillons!
On peut aussi résumer les DD de la manière suivante (ce fichier fait partie des modèles qui
vous seront fournis pendant la formation):
Sur les gros et longs projets une technique supplémentaire et sympathique est de faire des t-
shirts ou bandoulières de couleurs pour reconnaître les différents membres des groupes du
projet.
[Link] Storming
Mise en conflit du groupe (Storming): La deuxième étape du développement de l'équipe se
nomme Mise en conflit du groupe. Elle est généralement difficile pour tous les membres,
mais il faut absolument passer à travers. Il est impossible d'éviter cette étape de formation.
Les membres commencent à exercer leurs connaissances en accomplissant les tâches qui leurs
ont été désignées. C'est à ce moment que les attentes et la réalité se croisent dans le meilleur
des cas. Évidemment cela produit des sentiments de tensions et des conflits. Lorsque les
membres de l'équipe commencent à performer leurs rôles, ils résistent à l'autorité du
coordinateur du projet et les règles qui ont étés mises en place. Pendant l'étape de mise en
conflit, il y a beaucoup de frustration, d'hostilité et de tension donc c'est important de former
des méthodes pour résoudre les conflits. Le coordinateur du projet doit diriger mais moins
qu'en l'étape de formation. Il est important de donner des clarifications sur les tâches pour les
membres de l'équipe mais en même temps, leur donner des opportunités de partager le
pouvoir à faire les décisions.
considérablement dans les mauvaises décisions. Des études auraient par ailleurs montré que
des groupes menés par un leader ont un tendance significative à prendre des risques non
évalués et que plus les groupes sont grands, plus les décisions prises sont risquées, parce que
la traille du groupe inhibe la parole.
Il paraît que l'armée française s'est rendu compte qu'en supprimant les protocoles
hiérarchiques dans certaines situations précises, on parvenait à des décisions plus réfléchies
puisque mises à l'épreuve de la critique démocratique (finalement ce n'est le résultat de la
théorie des Jeux qui date d'il y a presque un siècle...).
[Link] Norming
Dérivation des normes (Norming): Après avoir traversé l'étape de Mise en conflit du
groupe, l'équipe poursuit son chemin pour se rendre à l'étape de Dérivation des normes. Les
conflits interpersonnels devraient pour la plupart être résolus. En général, le niveau de conflits
devrait être inférieur à ce qu'il était dans l'étape de Mise en conflit du groupe car les attentes
personnelles s'alignent avec la réalité de la situation. Le contrôle et les décisions sont
transférés du coordinateur de projet à l'équipe. La cohésion commence alors à se développer.
Les contributions pour accomplir l'objectif du projet sont grandement appréciées de chaque
membre de l'équipe. Les informations, idées, et sentiments sont mieux partagés ce qui
augmente la coopération. Pendant l'étape Dérivation de normes le coordinateur de projet
réduit son rôle de directeur et adopte un rôle de soutien. La performance de travail s'active et
la productivité augmente.
[Link] Performing
Performance du groupe (Performing): A cette étape, dans un cadre théorique idéal, l'équipe
est dévouée et devient impatiente à atteindre l'objectif du projet. Le niveau de performance de
travail est élevé au cours de cette étape, ainsi que la confiance. Il y a un grand degré
d'interdépendance, les membres collaborent fréquemment et veulent s'entraider. L'équipe
possède beaucoup de pouvoir. Le sentiment de satisfaction grandit au fur et à mesure qu'il y a
du progrès et qu'il est reconnu. Pendant l'étape « performing », le coordinateur de projet
délègue entièrement les responsabilités et l'autorité. Il peut ainsi se concentrer sur la
performance du projet, son plan et sa portée. Son rôle est de faciliter et supporter le
développement et implanter les actions correctives si le progrès actuel prend du retard.
Remarques:
R1. Il faut parfois également planifier la réintégration d'une personne ayant participé à un
projet. Effectivement, il peut être difficile pour certaines personnes de revenir à leur poste ou
cahier des charges routinier!
R2. Dans le cas de la méthode agile (scrum) l'équipe ne comporte pas de rôles prédéfinis, elle
est autogérée. Il n'y a pas non plus de notion de hiérarchie interne: toutes les décisions sont
prises ensemble et personne ne donne d'ordre à l'équipe sur sa façon de procéder.
8.4.3 Hiérarchie/Organisation
L'organisation managériale la plus courante est appelée "organisation fonctionnelle": elle est
basée sur une hiérarchie par spécialisation/métier et non pas par responsabilité.
Certaines personnes ayant remarqué que ce type d'organisation mettait en évidence les
incompétents trop facilement ont proposé une alternative appelée "organisation matricielle"
qu'ils justifient comme plus adaptée aux commerce moderne où la flexibilité est de mise.
En réalité, les scientifiques (les "vrais"!) remarquant alors que les entreprises actuelles sont
alors en grande majorité remplies d'employés principalement incompétents et ignorants aux
postes auxquels ils se trouvent et ces mêmes employés perdent 10 à 15 ans à recréer la roue
(sans se rendre compte puisqu'ils se complaisent dans l'ignorance) de ce qu'un spécialiste
aurait déjà appris en apprentissage, en école d'ingénieurs ou de commerce ou à l'université.
Comme je le dis toujours: est-ce qu'il vaut mieux un employé qui sait un peu tout faire, très
lentement et mal ou une employé qui peut faire qu'une ou deux choses mais rapidement et très
bien?
L'état actuel des organisations se comprend lorsque l'on est en contact direct avec les cadres
dirigeants des ressources humaines ou que l'on voit le niveau de rigueur de rédaction des
offres d'emplois (et ce même des multinationales renommées... du moins en dehors du cercle
des consultants indépendants).
8.4.4 Profils
Le simple rassemblement d'individus (forming) n'est pas suffisant pour créer une véritable
équipe, même si on leur demande leur accord (storming) pour travailler ensemble.
La performance d'une équipe dépend de l'équilibre des rôles tenus par chacun de ses
membres. En effet, c'est dans la diversité des approches qu'elle est capable de fournir que
réside la véritable force d'une équipe.
En identifiant les rôles endossés par chacun, on peut augmenter l'efficacité de l'équipe en
jouant, à bon escient, sur sa composition ou sur son fonctionnement interne.
Les études menées à Cambridge par Meredith Belbin pendant plus de 20 ans ont montré qu'il
existe un nombre limité de rôles en équipe. Chaque rôle se structure sur des constantes de
comportement mises en œuvre dans le cadre professionnel par des types de personnalité
parfois tout à fait différents.
Les rôles selon ce modèle sont construits sur axes et représentés parfois sous la forme d'une
molécule:
Rôles de réflexion
Rôles d'action
Rôles de relation
On se gardera bien avec ce type de modèle d'associer des points négatifs à chaque rôle
puisque chacun représente un rôle de compétences. Si on désire associer des rôles
d'incompétences à chacun des collaborateurs, il est aussi de nombreux modèles théoriques
pour cela équivalents à celui-ci.
Je propose un test simple pour vérifier le niveau de rigueur de travail d'une ressource: Donnez
à chaque membre de l'équipe de projet un document papier de 5 pages résumant le projet et à
la dernière page laissez un espace vide pour la date, l'heure et la signature comme quoi la
ressource approuve ce qu'elle aura lu (mais n'en faites pas mention lorsque vous distribuez le
document)
Un autre exemple pour distinguer les employés/cadres expérientiels (qui se fient sur l'intuition
et des méthodes heuristiques) et les employés/cadres cognitifs (qui utilisent une réflexion
poussée dans chaque situation proche de la méthode scientifique) c'est de demander à chacun
comment ils feraient pour estimer la durée d'un projet... Vous risquez de tomber de haut la
majorité du temps en entendant les réponses...
8.4.5 Comportements
Je tiens à indiquer les types de comportements relatifs à divers domaines tels qu'indiqués dans
le très officiel Swiss National Competence Baseline Version 4.0 de 2007 (basé sur IPMA)
relatif au responsable de projet mais dont une grande partie implique aussi les ressources et la
direction.
La longue liste de catégories ci-dessous, dont une relecture périodique est fortement
conseillée, est très exhaustive mais la justesse de ce type de catégorisation est ouverte bien
évidemment à nombre de débats enflammés…:
Leadership
Délègue des lots de travaux SMART N'applique pas les principes SMART et
(spécifiques, mesurables, atteignables, restreint la marge de manœuvre de ses
réalistes, définis dans le temps) et conformes subordonnées en leur imposant des
aux aptitudes de ses collaborateurs; les laisse obligations et des contrôles.
faire les choses à leur manière.
Inspire les autres, les rend fiers de travailler Sa personnalité n'est pas attrayant pour
avec lui. autrui.
Sait récompenser et prend des mesures Récompense et prend des mesures corrective
correctives d'une manière compréhensible à mauvais escient et de manière inadéquate.
pour les membres de l'équipe.
Préserve les objectifs du projet et défend les Donne tort aux membres de l'équipe et laisse
membres de l'équipe dans la négociation de d'autres faire pression pour changer les
changements. objectifs, les missions ou la description du
projet.
Contrôle le comportement des membres de Ne sait pas vraiment que est l'effet d'un
l'équipe de projet sciemment de façon contrôle, prétend manque de temps, évite les
constructive, est discipliné et consacre du discussions.
temps à la communication.
Implique les membres de l'équipe dans les Prend toutes les décisions seul et ne les
décisions ou a de bonnes raisons de les communique pas aux membres de l'équipe de
prendre seul. projet.
Adapte son style de direction à la situation de Les autres considèrent que son
l'équipe et du travail et par d'autres parties comportement est inadéquat; il ne manifeste
intéressés. aucun comportement de direction envers
l'équipe et les autres parties intéressées.
Agit et parle avec calme, formule ses Parle trop vite, en phrases incomplètes et fait
réponses avec clarté et autorité. des gestes inappropriés ou utilise un langage
corporel inadéquat.
Reste calme même en cas de crise, évite la Panique et perd le contrôle de soi.
panique visible.
Tableau 4 Conduite (Leadership)
Engagement et motivation
Apprécie les initiatives et l'engagement Limite ses collaborateurs à des tâches bien
d'autrui. définies, ne récompense pas l'initiative
personnelle, ne délègue pas, s'arroge tout le
mérite, rejette la faute sur les autres.
Réserve un accueil positif à la critique, qu'il Ne sait pas gérer la critique et ne l'exploite
considère comme une forme d'engagement. pas pour le bien du projet.
Fait des plans de projet l'affaire de toute Impose les plans de projet à l'équipe.
l'équipe.
Faire preuve d'un comportement positif et Rédige des rapports concernant des
réaliste, recherche des solutions en cas de problèmes sans proposer de solutions, attend
problème. que les auteurs prennent des décisions.
Faire preuve de volonté pour le bien du Baisse facilement les bras et perd vite sa
projet. motivation.
Maîtrise de soi
A une attitude positive par rapport à la Se vexe ou se révolte face à la critique, réagit
critique constructive, réagit calmement aux de manière émotionnelle et incontrôlée, est
attaques personnelles, n'est pas rancunier. rancunier.
Est capable de discuter de problèmes au sein Ignore les conflits, ne sait pas ce qui se passe
de l'équipe; fait office de médiateur, discute. au niveau informel, provoque le refus.
Encourage une culture de discussion Néglige les conflits, utilise son pouvoir,
Pratique l'humour pour le bien du projet Ne pratique pas l'humour ou alors de manière
inadéquate
Est constamment conscient des situations Ne s'aperçoit pas que quelque chose ne va
potentiellement difficiles, intervient de façon pas, n'est pas créatif dans ses interventions et
inattendue et peu conventionnelle pour utilise des méthodes exclusivement
obtenir des résultats optimaux conventionnelles
Parle ouvertement de son propre stress et de N'est pas capable d'avouer son propre stress
celui des autres. et ne prend pas ses symptômes au sérieux.
Est capable d'évaluer son propre bien-être et N'est capable ni d'évaluer son état ni de
applique des techniques de relaxation avant prendre les mesures nécessaires.
que le stress le submerge.
Ouverture d'esprit
Est ouvert envers les différences dues à l'âge, Ignore les différences dues à l'âge, à
Gère la coopération, dirige l'équipe. Est axé sur son travail, gère l'équipe
mécaniquement et sans émotions.
Bénéficie d'une vase culture générale (non Est incapable de communiquer en tenant
limite au management de projet) et sait compte de la manière de penser d'autrui, n'est
adapter sa manière de communiquer à ses pas bien compris.
interlocuteurs de sorte à être compris.
A une attitude ouverte et positive, est un Fait bande à part, ignore les autres, semble
optimiste réaliste. absent.
Aborde les autres activement et dans un Attend que les autres prennent l'initiative, est
esprit positif, est accessible. réservé et peu sûr de lui-même.
Gère activement les parties intéressées, Ne gère pas activement les parties
entretient des contacts formels et informels intéressées, évite le contact avec elles, ne
avec les parties intéressées. consacre pas de temps aux contacts
informels.
Accepte tous les membres de l'équipe, tolère Fait sentir son aversion aux autres, ne
et encourage les opinions différentes au sein fonctionne que selon des principes, croit tout
de l'équipe et stimule la participation active. savoir et ne cherche pas à connaître l'opinion
d'autrui.
Accepte et respecte les minorités, laisse les Est axé sur les structures de pouvoir en place.
autres avoir du succès.
Tableau 8 Ouverture d'esprit
Ouverture d'esprit
Est optimiste quant au fait que des idées Rejette les idées sans les avoir examinées en
nouvelles se traduiront par des solutions déclarant qu'elles sont impraticables.
applicables.
Aplanit les différends en définissant une N'est pas en mesure d'intégrer des idées
solution nouvelle qui peut être réalisée différentes. Fait un choix entre des opinions
moyennant le respect des opinions divergentes et crée des tensions au sein de
différentes. l'équipe.
Trouve des solutions en appliquant des idées Ne peut pas acceptes les idées nouvelles ou
nouvelles, des outils et du bon sens dans de les outils nouveaux comme un moyen de
nouveaux domaines. résoudre des problèmes difficiles. N'utilise
pas le bon sens.
Incite les collaborateurs à exposer leurs Recherche toujours des solutions éprouvées,
idées, reconnaît les opportunités et organise ne sait pas gérer l'incertitude et n'est pas
un processus rationnel de recherche créative capable de diriger adéquatement un
de solutions. processus créatif de recherche de solutions.
Est réceptif au langage corporel et aux N'accepte que ce qui est prévu, néglige les
sentiments, utilise son intuition pour résoudre intuitions et les sentiments. S'en tient à la
les problèmes et dans le cadre des relations logique et aux relations fonctionnelles.
humaines.
Utilise des approches non conventionnelles Accepte toujours le statu quo même si
pour le bien du projet. Prend des décisions l'avenir du projet est en jeu. A une aversion
créatives pour réduire les risques. au risque.
Tableau 9 Créativité
Orientation résultats
Est capable de régler des questions Ne règle pas définitivement les questions.
Recherche constamment des possibilités Accepte les choses telles qu'elles sont. Ne
d'amélioration et remet le statu quo en remet pas le statu quo en question.
question.
Recherche toujours des solutions qui ne N'est pas créatif dans la recherche de
nécessitent pas de modification des objectifs. solutions. Transforme chaque problème en
un changement.
Exploite les opportunités sans négliger les A une aversion au risque et ignore les
risques. opportunités.
Surveille les innovations et les opportunités Reste dans les limites convenues et laisse
nouvelles (p. ex. technologies, marchés, passer des innovations et des opportunités
concurrents nouveaux) susceptibles majeures qui influencent le projet.
d'influencer le projet et y réagit de manière
appropriée.
Parvient à gérer les attentes de manière Ne gère pas les attentes de manière
transparente et efficace; les satisfait ou les transparente ou suscite des attentes
dépasse. disproportionnées.
Est conscient des détails sans pour autant Ignore des détails importants et perd la
perdre la maîtrise de l'ensemble. maîtrise de l'ensemble.
Tableau 10 Orientation résultats
Efficience
Sait déléguer et fait confiance aux autres, Essaie de tout faire lui-même et a pour
pratique le management par exception. confiance en autrui.
Ouvre les réunions à l'heure convenue et les Arrive en retard aux réunions, les laisse se
termine le plus rapidement possible. prolonger inutilement.
Vise l'amélioration constante, incite ses Néglige les améliorations. Est facilement
collaborateurs à faire de même. satisfait de ses collaborateurs.
Possède l'énergie et l'opiniâtreté nécessaires à Semble lent, n'a pas de patience, abandonne
mener à bien ce qu'il entreprend. rapidement.
Conflits et crises
Est accessible, prend toujours le temps S'occupe d'autre chose et s'isole en cas de
d'écouter en cas de crise ou de conflit, conflit ou de crise, ne s'entretient avec les
collabore avec l'équipe et avec d'autres autres qu'au niveau formel. N'a aucun lien
parties intéressées. informel ou social avec son équipe.
Est ouvert aux intérêts contradictoires en cas Provoque activement au sein de l'équipe des
de cirse et de conflit. divergences d'opinion qui peuvent dégénérer
en conflit ou en crise.
A une attitude positive par rapport à la Se vexe ou se révolte face à la critique, réagit
critique constructive, réagit calmement aux de manière émotionnelle et incontrôlée, est
attaques personnelles, n'est pas rancunier. rancunier.
Est équitable, accepte les propositions des Impose ses propositions aux dépens des
autres sans rancune. autres, refuse les réactions constructives.
Est sûr de lui et positif, respecte la fonction Est arrogant, semble fragile, manipule les
la personnalité de chacun. autres membres de l'équipe.
Profite des conflits pour faire avancer le Néglige les conflits potentiels ou latents,
projet. n'est pas prêt à défendre le projet jusqu'au
bout.
Tableau 12 Conflits et crises
Conflits et crises
Lorsque la situation dépasse les tolérances Sa devise est "laisser aller, laisser faire".
admises du projet, fournit au mandant Tarde tellement à fournir un rapport au
(soumissionnaire) des rapports bien mandant (soumissionnaire) que celui-ci n'a
documentés en temps utile. plus la possibilité d'influencer le résultat.
Est digne de confiance, utilise avec Ne semble pas fiable, trahit la confiance des
Se sent responsable du succès du projet au Rejette toujours la faute sur les autres.
nom de toutes les parties intéressées.
Contrôle le comportement des membres de N'est pas conscient des conséquences de ses
l'équipe de projet d'une manière consciente et activités de contrôle, prétexte le manque de
constructive, est discipliné et consacre du te temps, ne communique pas de manière
temps à la communication. adéquate.
8.4.6 Caractères
Voici une figure que j'ai prise de la présentation d'une entreprise Xtrem7 et que je trouve très
bien faite. Elle résume et différencie ce qu'est une bonne ressource, d'une…. moins bonne en
théorie dans un contexte idéal et selon les standards actuels de notre société.
Et la moins adaptée…:
Enfin comme souvent voici deux petites citations qui peuvent amener réfléchir un peu:
Je préfère être détesté pour ce que je suis Que d'être aimé pour ce que je ne suis pas!
G. Simenon
et:
Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le
monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps.
A. Lincoln
8.4.7 Théorie X et Y
Les théories X et Y sont des théories développées dans les années 1960 par Douglas McGregor
et utilisées en ressources humaines et en comportement de l'organisation (attention! il ne s'agit
pas d'une théorie dans le sens scientifique du terme mais d'une "observation"!). Les deux
théories s'opposent entre elles. La première suppose que l'homme n'aime pas travailler, la
seconde affirme le point de vue inverse. Ces deux théories sont issues d'observations
empiriques et sont formulées de manière à rendre compte des comportements observés dans
les organisations, selon les postulats des dirigeants.
Du fait de leur aversion à l'égard du travail, la plupart des gens doivent être contrôlés
Les travailleurs ne fournissent l'effort dans les temps attendu que sous la contrainte
L'humain moyen préfère être dirigé
L'humain moyen n'aime pas ou évite les responsabilités
L'humain moyen désire la sécurité par-dessus tout.
L'humain moyen déploie vraiment son intelligence que pour contourner les règlements
L'humain moyen ne va pas s'impliquer personnellement ni être innovant/créateur
Ensuite vient une deuxième catégorie dont Y représente la minorité salariale (moins de 5%
souvent) et dont les présupposés sont que les membres de cette catégorie:
Il y a encore une troisième catégorie que sont les HP (hauts-potentiels) qui représentent
souvent au maximum 1% de la masse salariale.
8.4.8 Conflits
La gestion de conflit couvre un large éventail de sujets, qui va des conflits interpersonnels aux
conflits internes d'une organisation, en passant par les conflits qui concernent les domaines de
la gestion.
L'entreprise qui insiste à tirer une ligne de démarcation entre les exécutants et les penseurs
risque fort de se voir défendre par des idiots et dirigés par des lâches.
Quand vous faites face à un conflit, la première question à laquelle vous devez répondre est:
De quel type de conflit s'agit-il? et comme le recommande le PMI, la solution à un conflit
dans le cadre d'un projet devrait toujours aller vers une solution qui est favorable au client!
On peut diviser les conflits probablement en trois types principaux (donc ils sont non
exhaustifs!):
1. Conflits d'intérêts
2. Conflits de besoins
3. Conflits d'opinions
Il peut être parfois difficile de discerner le type de conflit auquel vous avez à faire.
Cependant, il est important que vous essayiez d'accéder au cœur du problème car cela vous
aidera à décider ce qu'il convient de faire au sujet de ce problème.
Obtenir un succès en gestion de conflit nécessite des choix éclairés. La liste ci-dessous peut
vous aider à décider le style de gestion de conflit à choisir pour une situation donnée. La liste
indique aussi qu'il ne faut pas toujours se cantonner à un même style. Si vous gérez souvent
dans un style coopératif en face à face, vous gaspillerez beaucoup de temps et d'énergie s'il
s'agit de traiter de petits problèmes qui ne nécessitent pas ce style d'approche. Si vous utilisez
toujours des approches de non-confrontation et non-coopération, vous n'obtiendrez jamais ce
que vous et les bénéficiaires du projet veulent, et dont ils ont besoin (modèle de Hodgson -
1994):
Adapté quand les deux parties veulent trouver une solution et quand il faut qu'elles
soutiennent la solution. C'est un style proche de la situation gagne-gagne en
négociation.
Adapté quand des actions décisives rapides sont nécessaires (par exemple, cas urgents).
Adapté quand on s'aperçoit qu'on s'est trompé, ou que le problème a moins importance
pour vous, ou dans le cas où vous voulez augmenter votre crédit aux yeux des autres
parties et / ou des négociateurs.
Adapté dans le cas d'un problème sans importance: vous avez peu de pouvoir et vous ne
voyez aucune possibilité de changer les choses (par exemple, les problèmes de niveau
national, ou liés aux grandes organisations).
Compromis: un style à mi-chemin de tous les autres et qui intègre des éléments de tous
les autres.
Dans tous les cas, chaque discussion, chaque décision, chaque promesse doit être inscrite dans
un procès-verbal signée par chacune des parties.
La première étape en gestion de conflit est d'analyser le type de conflit. Comme indiqué plus
haut, c'est une information importante pour vous aider à maîtriser le conflit.
Pour analyser et gérer le conflit, vous pouvez utiliser la liste de contrôle suivante:
1. Quel(s) est (sont) le(s) vrai(s) problème(s)? Que se passe-t-il réellement? Quelles sont
les personnes réellement impliquées? A-t-on besoin d'information ou d'analyse
supplémentaires pour clarifier les problèmes? Est-ce que les parties ont la capacité de
comprendre des documents importants?
Ces questions vous aideront à éviter de parler des symptômes et au contraire à vous
concentrer sur le cœur du conflit – le(s) vrai(s) problème(s). Vous pouvez tenter
d'analyser le conflit tout seul ou avec les membres de votre équipe. Si vous discutez de
manière ouverte avec l'autre partie impliquée dans le conflit, vous pouvez aussi
essayer d'inciter les parties à décrire leur vision de ce qui est au cœur du problème et
d'organiser une visite de site afin d'établir les faits sur place.
S'il vous est possible de définir un but commun pour les personnes impliquées, cela
facilitera le travail de recherche de solutions sur lesquelles les deux parties
s'accorderont. Même si cela n'est pas possible, il reste important que les buts des deux
parties soient définis pour une compréhension réciproque.
3. Le conflit est-il d'une taille gérable ou doit-il être découpé en plusieurs petits
problèmes? Si vous vous impliquez, avez-vous une chance raisonnable de mettre fin
au conflit?
Vous devez éviter de vous engager dans une gestion de conflit si vous percevez à
l'avance que vous n'obtiendrez pas de succès. Dès lors il convient d'adopter un
comportement démissionnaire ou de reproduire le même schéma à l'encontre de la
personne qui est la source du conflit.
4. Quel processus vous et l'autre partie choisirez pour résoudre le conflit? Les problèmes
doivent-ils être discutés dans un ordre précis? Quel est le programme? Il y a-t-il une
date butoir? Quelles sont les règles de négociation? Qui convoque et préside les
réunions? Est-ce qu'un accord final sera signé?
5. Est-ce que les parties veulent négocier sur les problèmes? Est-ce que le médiateur doit
inventer des propositions spécifiques de compromis? Est-ce que les parties doivent
développer leurs propres propositions ou travailler ensemble sur un accord commun et
négocier ensuite section par section?
Cette étape doit se faire avec les deux parties en présence. Comme dans le cas de la
négociation, l'écoute de l'autre partie est le point important de cette phase. Il est
important que les parties comprennent leurs buts et leurs besoins réciproques afin de
pouvoir trouver une solution qui satisfasse tout le monde. Dans la plupart des cas de
gestion de conflit, c'est à ce stade que la négociation entre en scène. Cependant, ceci
peut se faire par des négociations formelles ou informelles suivant la situation et les
personnes impliquées. Lorsque l'on discute des solutions, il est primordial que les
besoins des parties et les solutions soient décrits de manière très concrète.
6. Comment s'assurer que les parties respectent l'accord? Est-ce que les parties et le
négociateur doivent encore se rencontrer automatiquement après une certaine durée de
mise en œuvre? Est-ce que l'accord doit être mis à jour plus tard si les conditions
changent?
Quand vous parvenez à un accord, il est important que les deux parties aient la même
vision des résultats. Une manière de le vérifier est de se mettre d'accord sur des actions
à suivre, sur qui va les réaliser et d'être très concret et spécifique avec un échéancier
Si vous négociez avec une partie avec laquelle vous avez été ou vous êtes présentement en
conflit, beaucoup d'ouvrages proposent de suivre les six étapes positives suivantes pour
faciliter l'accès à une solution acceptable (j'ai mis en italique mes remarques personnelles et
ma vision des choses relativement à mon expérience dans la gestion):
Cette approche n'est applicable que lors de la première tentative de résolution d'un
problème donné. Au-delà du troisième, quatrième, etc… cela devient ingérable et il
n'existe plus de bonnes solutions.
Encore une fois, cette approche n'est applicable que lors de la première tentative de
résolution d'un problème donné. Au-delà du troisième, quatrième, etc… nous ne nous
savons pas écouté et il ne reste plus que la manifestation orale violente.
3. Posez des questions pour connaître les arguments de l'autre partie, clarifier les
problèmes, et vérifier la compréhension.
Si le même conflit se répète plus tard, cette étape doit être sautée est la situation
clarifiée. La seule solution après signature du procès-verbal antérieur et
l'avertissement!
4. Restez ouvert.
Cela n'a de sens que si le conflit débute ou que les arguments diffèrent. Mais une fois
le procès-verbal signé lors de la première discussion, il convient de mettre les points
sur le i et de menacer le non-respect via un avertissement.
Ceci peut être par contre dangereux lors de conflits répétitifs sur un même sujet. On
peut même en arriver aux mains ou pire…
C'est une illusion… 70% du temps les conflits sont liés à la personnalité, au
comportement et au professionnalisme des personnes.
Lorsque qu'un premier conflit survient sur un sujet X, l'application des méthodes ci-dessus est
une première étape. Cependant, si elle n'aboutit à rien (aucune promesse tenue) alors qu'un
procès-verbal a été signé, il reste à répéter la même chose avec la hiérarchie supérieure
jusqu'au plus haut rang possible (cela peut donc durer). Si toujours aucun résultat n'est obtenu,
il ne reste plus que la violence verbale et les avertissements malheureusement…
S'il vous est demandé d'être un médiateur dans un conflit, ou si vous le choisissez vous-même
parce que vous êtes le directeur du projet, votre travail (en tant que partie neutre) sera d'aider
les parties à résoudre leur conflit, et pas d'essayer de le résoudre pour elles. Vous pouvez
avoir à rétablir des moyens de communiquer entre les parties, si la communication n'existe
plus entre elles. Il est primordial que vous les aidiez à discuter du problème de manière
positive. Les accusations doivent être évitées. Faites-les toujours parler de leurs besoins, au
lieu de ce que l'autre partie fait mal.
Il est de votre responsabilité que les parties s'écoutent. Il peut parfois être bon de leur
demander de résumer ce que l'autre partie a dit. Laissez du temps pour les silences pendant les
discussions. Ceci aidera les parties à s'écouter. Très souvent, on n'écoute pas parce qu'on est
occupé à préparer ce que l'on va dire quand l'autre partie aura terminé.
Enfin, si vous mettez en place des réunions quotidiennes ou hebdomadaires pour avoir un
feedback des tensions ou problèmes internes alors ceux qui ne parlent jamais pendant ces
réunions n'ont plus le droit de se plaindre en dehors!
Un aspect important du rôle de médiateur est de laisser les parties trouver leurs propres
solutions sans leur dire quoi faire. Si elles trouvent leurs propres solutions plutôt que vous ne
les imposiez, il est plus probable qu'elles s'accordent, et qu'elles pensent que la solution est
juste.
Enfin, je pense qu'il faut éviter de se prendre la tête pour des sujets qui n'ont souvent que peu
d'importance: le 99.999% des responsables et ressources intervenants dans les projets ne
laisseront aucune trace dans les livres d'histoire et personne ne se rappellera d'eux après 5 ou 6
générations. Il est en est de même pour le livrable lui-même qui a peu de chances de passer
plus de cinq siècles dans la mémoire collective ou même en tant qu'élément matériel visible. Il
vaut donc mieux prendre les projets et les conflits qui y sont associés avec le sourire et
légèreté en prenant si possible plaisir à rendre service à un mandant (soumissionnaire) et à
travailler en équipe afin de ne pas se pourrir le peu de temps que nous avons à profiter de
notre vie. Have and take fun!
Il vaut mieux s'entourer de dissidents constructifs prêts à dire la vérité ou à poser des
questions dérangeantes, que de béni-oui-oui qui se bornent à répéter ce que le
responsable veut entendre. R. Buttrick
Le syndrome de Calimero identifie une personne qui fait preuve d'une mentalité de victime
(certains disent à tort – selon moi – qu'elle est égocentrique), se répand sur ses problèmes et a
tendance à ne voir que ce qui va mal, critique facilement (ce qui peut cependant être très bon
si c'est constructif et proactif).
Il existe plusieurs sous-familles des syndromes de Calimero. Une sous-famille que je connais
bien est celle des individus qui ne sont jamais satisfaits de ce qu'ils accomplissent (ce soi-
disant peut être positif pour l'entreprise car ils ont alors des éléments motivés à faire mieux…
alors que beaucoup ne font rien de plus que ce qu'on leur demande…) car leur travail n'est pas
défini ni cadré de manière exacte, les intéressés se surmènent alors et peuvent s'investir
jusqu'au burn-out.
Pour éviter ce genre de situations dans le cadre d'un projet, il faut savoir définir en tant que
responsable de projets des objectifs très clairs, quantifiables et limités dans les temps à chaque
ressource et définir aussi clairement les objectifs de la direction et de l'équipe de gestion en
termes d'échéancier (réalisables… puisque ceux-ci ont souvent un écart de plus de 400% avec
la réalité…), de qualité et d'efforts. Évidemment, le problème est qu'un petit plus du 90% des
responsables de projets et dirigeants d'entreprise n'effectuent pas ce travail de normalisation et
dès lors l'ensemble de l'environnement est flou, chaotique, sans bornes et donc globalement
indéfini. Par ailleurs c'est ce dernier constat qui amène au burn-out certains employés dans de
nombreuses entreprises puisque la quasi-totalité des multinationales où je suis intervenu
utilisant la méthode "La Rache" dans leur travail quotidien…
Par ailleurs les consultants ou coach en ressources humaines, ne pouvant pas critiquer les
équipes dirigeantes qui les ont mandatées (ils n'osent pas faute de perdre leur contrat…) pour
résoudre les problèmes de ceux souffrants de syndrome de Calimero, mettent quasiment
systématiquement les torts sur l'employé alors que de mon expérience le problème vient d'un
manque de rigueur de méthode absolument abyssal des responsables de projets ou
d'entreprise.
Ce syndrome est particulièrement marqué parmi les cadres moyens. En diminuant les effectifs
(ou en les maintenant constants…), les dirigeants accroissent la charge de ces cadres sans
augmenter leur efficacité ni leur influence ce qui amène irrémédiablement à une surcharge de
travail, une frustration, une diminution de la qualité et de l'écoute.
Des recherches (dont je n'ai pu obtenir les sources…) citées par plusieurs spécialistes en
ressources humaines auraient prouvé que les équipes et de travail et les collaborateurs les plus
heureux étaient ceux qui acceptaient l'idée de renoncer à atteindre un haut niveau de
performance, de créativité et de qualité.
Ma réaction par rapport à ce type de communication est la suivante: bridez vos employez afin
d'en faire des moutons qui viennent seulement pour faire ce que vous leur demandez et vous
verrez que l'innovation dans votre entreprise tombera à zéro (si l'on suite la référence des
spécialistes en ressources humaines…). Moi aussi je peux citer des études faites par trois
grandes universités américaines qui ont démontré que les employés à qui on en laisse pas libre
cours à leur imagination et à leur créativité perdaient tout esprit d'innovation et de
motivation… Il faut donc faire un choix et le mieux c'est d'en discuter ouvertement avec les
employés concernés régulièrement.
Une méthode de management consiste à classer les salariés selon un code couleurs:
Par le manque de formation de haut niveau des responsables d'entreprise et des gestionnaires
de projets, la souffrance au travail (par "souffrance" il faut comprendre un "mal-être" ou un
stress envahissant dans le privé) ressentie par les employés ne cesse de croître à cause du
manque de rigueur général et de la demande de transversalité des compétences.
Dans une société où l'économie n'est plus au service de l'homme, mais l'homme au service de
l'économie, les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés
au bout et parfois au-delà de leurs limites.
Outre quelques cadres pervers sévissant ici et là (souvent des cadres qui se pensent
indispensables et irremplaçables), le fond du problème se situerait plus dans une idéologie
managériale propagée dans le monde de l'entreprise. Les salariés étant de plus en plus seuls et
assujettis à des objectifs qu'ils ne peuvent pas atteindre.
Une enquête pour le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) relève que même si
on travaillait dans des conditions bien plus difficiles au 20ème siècle, la dégradation profonde
du «vivre ensemble» fait que les gens sont aujourd'hui très seuls face à l'arbitraire.
C'est aussi la perte de sens qui donne le goût de l'enfer au travail. Pour prévenir le burn-out, il
faut notamment que chacun retrouve son essentiel en se projetant dans l'avenir et en
s'interrogeant sur ce qui a constitué sa vie. Retrouver ce qui, dans une journée de travail,
donne sens à sa vie aide à retrouver du sens à son travail.
Un bon moyen de savoir où en sont les choses et les pourquoi du comment est de faire des
sondages anonymes par de société d'audit externes et que les spécialistes des ressources
humaines appellent des "180°" (le chef juge de façon normative ses ressources) ou "360°"
(tout le monde juge tout le monde).
Nous avons alors typiquement de bas en haut un ensemble de besoins que le responsable de
projets et en particulier (normalement...) le responsable des ressources humaines peut utiliser
pour lors d'entrevues individuelles les ressources du projet lorsqu'il y a des conflits (car ses
besoins peuvent être une source possible de conflits):
Pyramide de Maslow
Besoins de Réalisation personnelle, Estime de soi
Fierté du travail accomplit; Sentiment de laisser "quelque chose";
Développement personnel
Besoin de reconnaissance
Titre; Statut; Compétences reconnues; Responsabilité et Autorité; Être
consulté ou considéré comme un expert
Besoin d'appartenance
Faire partie d'une entreprise, d'une communauté; Être complètement
intégré; Intégrer des groupes de travail, de réflexion; Être au courant de ce
qui se passe
Besoins de sécurité
Peu d'incertitude sur l'avenir au moins à moyen terme; Disposer d'une
certaine stabilité CDI/CDD; Ancienneté
Besoins primaires physiologique
Disposer d'un travail; Assurer sa subsistance à court terme; Manger, Boire-
Dormir
Tableau 14 Pyramide de Maslow
et se rappeler qu'il existe de nombreuses entreprises connues de par le monde où les employés
se sont suicidés en laissant une lettre comme quoi ils avaient un mal être à cause d'un manque
de reconnaissance dans leur cadre professionnel...!
Quelques chiffres officiels obtenus par l'Institut Qualité et Management qui datent de 1992
(donc près d'un siècle après l'initiative des USA) sont peu encourageants sauf pour le Japon
qui a, paraît-il, été longtemps leader en la matière. En 1992 donc, les Japonais obtenaient en
moyenne vingt-cinq suggestions par personne et par an alors qu'en France, on en était à une
moyenne de 0.4. Le pourcentage de mise en oeuvre des idées (c'est important aussi) était de
87 % au Japon et de 56 % en France. Les autres pays occidentaux avaient des performances
sensiblement égales aux françaises. Ces informations ne concernent que les entreprises qui ont
déclaré avoir mis en place des systèmes de suggestions du personnel. Ce qui est à noter dans
l'enquête est que les suggestions au Japon ne sont pas récompensées financièrement alors
qu'elles le sont dans la plupart des pays d’Europe et aux États-Unis. Il y a là matière à
réflexion car c'est une idée bien ancrée dans l'esprit des chefs d'entreprises qu'un système de
suggestions ne peut fonctionner sans une carotte financière.
De plus avec les primes il y a toujours le problème de "Mon idée était meilleure que la tienne
(mes idées sont toujours meilleures que celles des autres) et ma prime est moins importante,
ce n’est pas juste, etc.".
La piste que je propose personnellement (donc rien à voir avec le livre qui sert de référence
pour ce petit chapitre!) plutôt que de donner des primes ou rien du tout est de prévoir par
contrat des pénalités financières sur salaire pour manquement de professionnalisme vis à vis
de l'activité quotidienne.
Enfin, rappelons une notion essentielle! Il convient de faire des suggestions d'amélioration en
forme de solutions et non en forme de question!
1 Diminuez avant
d'organiser.
Les piles doivent
l'avez terminée,
redébarassez-la.
vous doivent figurer dans
l'agenda et non sur des
bouts de papier, les
8 Accordez-vous du
calme.
Si l'environnement
disparaître. Ne pas trier ni numéros de téléphone sont n'est pas propice à une
empiler mais décider: notés dans un répertoire, bonne concentration ou si
jeter, déléguer, régler ou les notes non classables vous cherchez les calme,
classer.
4Aménager une piste
d'atterrissage. doivent être informatisées
Tout ce qui arrive sur au propre. Le savoir de
allez dans un bureau
monoplace et fermez-en la
2 Apprenez à trier
rapidement.
votre table doit atterrir à sa l'entreprise doit être écrit
place et pas ailleurs! en cas d'accident ou de
départ!
porte.
Les premier point est un problème qui doit être identifié à l'embauche (celles-ci étant souvent
bâclées en moins de deux heures et sans tests/examens d'entrée). Le point second pose
rarement problème puisque la majorité des entreprises et en particulier les multinationales ont
a des postes beaucoup de gens qui n'ont pas les compétences normalement pour en assumer la
responsabilité et dans le chaos général cela ne se remarque pas...
Le troisième point par contre est assez critique dans la gestion de projets et est parfois source
de conflits. Nous allons donc voir une technique empirique possible permettant d'y remédier
outre celle des 4 niveaux de délégation (4D) qui a l'avantage d'être simple à mettre en place.
La confusion peut venir des rôles R et A qui sont souvent inversés dans certaines traductions
françaises car le terme Responsible n'est pas équivalent de Responsable en français et le terme
Accountable est difficile à traduire. A ne doit pas être associé à Approbateur car le terme peut
donner lieu à des confusions.
La matrice RACI ou RASCI présente des activités en ligne et des rôles en colonne comme
dans l'exemple ci-dessous. Dans chaque cellule du tableau, on indique la responsabilité du
rôle pour l'activité en utilisant les lettres du RACI ou du RASCI. Pour plus de pérennité, il est
conseillé d'utiliser des libellés génériques de fonction pour qualifier les rôles plutôt que des
noms de personnes:
Le RACI peut être utilisé pour établir les responsabilités dans un projet, une DSI, une
entreprise. Dans un modèle de document, il peut aussi indiquer qui doit rédiger ( R ) ou
valider ( C ) telle ou telle partie. Il n'y a qu'une seule personne qui valide l'ensemble du
document ( A ) par définition. Dans tous les cas, le RACI est l'outil idéal pour clarifier "qui
fait quoi".
*Mais si un responsable commet trop d'erreurs, c'est une erreur de l'avoir désigné à ce poste.
8.4.13 Rencontres/Réunions
Le responsable du projet organise souvent les rencontres d'équipes, du CoP (Comité de
Projet), de l'AQ (Assurance Qualité) et autres groupes… pour stimuler les relations
interpersonnelles d'une équipe et pour renforcer les prévisions, les rôles et les obligations des
membres de l'équipe en considérant les objectifs du projet. Il est par ailleurs souvent accepté
comme normal que le responsable de projets passe 70% de son temps en réunion.
Des exemples de réunions types sont (ne pas oublier de les inclure dans la planification du
projet…!):
3. Kick-Off ou Go/No Go
5. Résolution/anticipation de problèmes
6. Revues d'avancement
7. Fin de projet
8. et bien d'autres…
A ce titre, il est important d'inclure dans la planification du projet des réunions à l'avance,
régulièrement et facturées en tant que séances de conseils.
Ce serait un choix judicieux pour le déroulement des rencontres de suivre une routine
constante pour maximiser ses effets. Il est conseillé de considérer les facteurs suivants avant
que la rencontre prenne place21:
4. Définir le facilitateur de la rencontre (qui vérifie que tout le monde écoute, valide et
assure le consensus)
20
Lorsque celle-ci est sous forme accélérée et hyper simplifiée nous parlons alors en conformité avec le BABOK
de JRPS pour "Joint Requirements Planning Session".
21
Il est conseillé aux personnes qui ne sont pas habituées à gérer des projets, à suivre une formation en
techniques de présentations.
9. Qu'elle dure une demi-journée afin que les intervenants aient le temps de discuter et de
ne pas penser à autre chose qu'ils ont à faire tout de suite avant ou tout de suite après
la réunion.
10. Trouver un espace de réunion où chacun peut se mouvoir à son aise car dans un espace
restreint, la pensée est restreinte.
Pendant la rencontre il faut maintenir un format constant et essayer de suivre les suggestions
suivantes:
7. Renvoyer les personnes qui ne sont plus concernées à partir d'un certain moment de la
réunion
11. Publier les résultats de la rencontre dans les 24 heures qui suit la rencontre (PV:
procès-verbal). Le document sommaire devrait être concis et ne devrait pas dépasser
une page.
Il est aussi suggéré de fournir un code de conduite lors de la rencontre de l'équipe pour que
tout le monde comprenne les comportements acceptables. La figure ci-dessous montre un
exemple d'un code de conduite utilisée par les coordinateurs de projets.
En ce qui concerne le modèle de PV, il doit être propre aux besoins et aux niveaux de détails
de l'entreprise. Il ne faut pas oublier que fréquemment les employés n'ont pas beaucoup de
temps pour lire de la documentation alors évitez de faire des PV avec trop de texte: soyez
brefs et concis.
Remarque: Dans le cas de la méthode agile (scrum), chaque journée de travail commence par
une réunion de 15 minutes maximum appelée mêlée quotidienne (Daily Scrum). Seuls
l'équipe, le directeur de produit et le Scrum Master peuvent parler, tous les autres peuvent
écouter mais pas intervenir (leur présence n'est pas obligatoire). A tour de rôle, chaque
membre répond à 3 questions: Qu'est-ce que j'ai fait hier? Qu'est-ce que je compte faire
aujourd'hui? Quelles sont les difficultés que je rencontre?
Enfin, la première réunion avec le mandant (soumissionnaire) est cruciale. Il faut être préparé
et montré qu'on à l'habitude de gérer des projets en ayant une liste de questions et des
processus établis à l'avance!
N'oubliez pas non plus! Plusieurs têtes valent souvent mieux qu'une (mais pas toujours!) donc
les réunions ne sont pas inutiles!
- Les participants imposants: Ils exercent une influence naturellement excessive dans un
groupe, souvent parce qu'ils sont de rang plus élevé dans l'entreprise (à juste titre ou pas…) ou
parce qu'ils ont des connaissances techniques très pointues. Le rôle de l'orateur est donc de
faire en sorte de trouver le juste milieu entre la présence d'experts utiles au groupe et la
possible domination exercée par ses derniers (leur rappeler parfois qu'il n'existe pas de
domaine sacré…). Le mieux est peut-être de les écouter et de leur proposer suite à un tour de
table avec les autres participantes de mettre en place des actions d'amélioration documentées
ou de formation pour l'équipe de projet tout en restant conforme aux processus de l'entreprise.
- Les participants dominateurs: Ils aiment bien s'entendre parler, et donnent rarement
l'opportunité aux autres de contribuer. Ils dominent la réunion par des interventions
prolongées avec des anecdotes hors sujet ou à un niveau intellectuel qui ne dépasse guère
l'école obligatoire et qui ne font que très rarement avancer les problèmes (souvent ce sont des
gens qui manquent de compétences pointues). Le mieux est peut-être de les demander
d'approfondir plus en détail le sujet afin qu'ils se rendent compte eux-mêmes soit qu'ils sont
hors contexte ou incompétents. Si vraiment ils ne sont pas possible à gérer, leur rappeler qu'il
y a un droit de parole équilibre entre chaque participant et qu'ils ont utilisé le leur.
- Les participants hésitants: Ils ont peur à chaque fois de dire une bêtise (ce qui peut
cependant être vrai). La seule manière de les faire participer c'est de leur poser des questions
ouvertes ou fermées et si jamais de tourner leurs propositions (qui peuvent donc vraiment être
parfois systématiquement mauvaises) en des suggestions constructives et pertinentes (l'orateur
de la réunion doit alors être très à l'aise et lui-même maîtriser de très larges sujets). Si jamais
le participant n'est pas récupérable, lui poser uniquement des questions fermées afin d'éviter
de lui faire développer les sujets.
- Les participants en désaccord: Il peut arriver qu'il y ait un très fort désaccord entre
l'orateur et les participants. Une stratégie qui fonctionnement relativement bien c'est que
l'orateur s'excuse (sous-entendu de son ignorance et de son incompétence que ce soit honnête
ou pas!) et demande une explication approfondie et argumentée des faits qui sont à l'origine
de l'opposition.
Les textes ci-dessous ont été repris du magazine l'Illustré 42/10, page 96.
Il faut savoir que l'assurance perte de gain, au contraire de l'assurance maladie, n'est pas
obligatoire. C'est dire qu'une entreprise n'est pas obligée de contracter une assurance perte de
gain pour ses employés. Dans ce cas, l'employeur prend le risque maladie à sa charge, car le
Code des obligations prévoit tout de même dans l'article 324a que «si le travailleur est
empêché de travailler sans faute de sa part pour des causes inhérentes à sa personne (…)
l'employeur lui verse le salaire pour un temps limité». La durée n'est pas précisée dans la loi,
mais la jurisprudence se base sur l'échelle dite de Berne pour définir le laps de temps pendant
lequel il est tenu de lui verser un salaire. Soit de trois semaines pendant la première année de
service, deux mois dès la troisième année, à dix mois dès la quarantième année (voir tableau
ci-contre). «Ce laps de temps est évidemment cumulatif, explique Célia Borlat, juriste au
syndicat Unia. Si vous êtes malade plusieurs fois dans la même année, le compte ne reprend
pas à zéro, mais les jours d'absence s'accumulent. L'employeur est tenu de vous les payer
jusqu'à concurrence du barème prévu dans l'échelle de Berne.»
Toutefois, une majorité d'entreprises ont conclu un contrat d'assurance perte de gain. Celui-ci
est régi selon deux lois, soit la loi sur l'assurance maladie (LAMaL), soit selon la loi sur les
contrats d'assurance (LCA). Selon la LAMal, vous avez droit, en cas de maladie, au maximum
à 720 jours payés à 80% sur 900 jours. Selon la LCA, le contrat peut être plus flexible.
Toutefois, la loi prévoit que la durée durant laquelle le salaire est dû doit être au moins
équivalente aux règles de l'échelle de Berne. La jurisprudence des tribunaux a ainsi estimé
que l'équivalence se situait à 720 jours à 80%. En général, la majorité des contrats selon la
LCA prévoient une durée de 730 jours payés à 80% par cas de maladie.
Légalement, rien n'est prévu. C'est dire que l'employeur pourrait vous demander un certificat
médical dès le premier jour d'absence. Il doit cependant le demander par écrit. Dans la
pratique, les délais sont divers. Cela dépend des employeurs. A la Confédération, par
exemple, il est plus long, puisque vous ne devez fournir un certificat médical qu'à partir du
sixième jour d'absence. En revanche, certaines conventions collectives, notamment dans le
domaine du bâtiment, sont moins larges et exigent un certificat dès le deuxième jour
d'absence. «En fait, cela dépend souvent du contrat d'assurance qu'a signé l'employeur. Si,
par exemple, l'assurance couvre le risque maladie dès le premier ou le deuxième jour
d'absence, celle-ci exigera généralement immédiatement un certificat», précise
Jean-Marc Rossier, responsable du personnel d'Unia Vaud et ancien secrétaire syndical. Reste
que la plupart des employeurs prennent généralement le risque maladie à leur charge durant
les trois, sept, voire trente premiers jours, et s'assurent essentiellement pour les cas de maladie
de longue durée.
Légalement e n'est pas un, mais jusqu'à trois jours qu'un employé peut prendre dans le cas de
la maladie de l'un de ses enfants. «L'employeur doit, sur présentation d'un certificat médical,
donner congé aux travailleuses et travailleurs ayant des responsabilités familiales pour le
temps nécessaire à la garde d'un enfant malade jusqu'à concurrence de trois jours», stipule
ainsi l'article 36 alinéa 3 de la Loi sur le travail. Toutefois, une règle de bonne foi est d'usage.
Le père ou la mère doit en effet reprendre le travail dès que la garde de l'enfant est organisée,
même si le délai de trois jours n'est pas complètement écoulé.
En fait, vous ne pouvez pas licencier en cas de maladie pendant un temps de protection défini
par la loi. Soit trente jours durant la première année de service, nonante jours de la deuxième à
la cinquième année et 180 jours dès la sixième année. L'employeur ne peut, pendant ces laps
de temps, pas vous signifier votre congé. En revanche, il peut le faire dès la reprise de votre
activité ou vous donner votre congé à la fin de la période de protection, même si vous êtes
encore malade. Le délai de résiliation de votre contrat court alors à partir de la date de la fin
de la période de protection.
L'espace blanc donne donc les ressources pour effectuer le changement à venir (veille
technologique, anticipation, gestion des inattendus et autres).
De mon expérience personnelle, toute entreprise qui n'avait pas d'espace blanc avait soit un
turnover phénoménal, soit une perte de motivation conséquente de ses collaborateurs, soit
perdait quelques mandats sous l'effet du stress et du manque de qualité des démarches de ses
collaborateurs sous le coup de dizaines d'heures supplémentaires par semaine.
Évidemment, afin de contrôler ou mettre en place des espaces blancs, il faut mettre en place
un système de suivi du temps centralisé. Ceci principalement afin d'améliorer la gestion du
temps qui dans la majorité des entreprises (on ne doit pas être loin du 99%...) est
catastrophique soit pour éviter des conflits entre ce qui est pensé être fait et ce qui a été fait.
Ainsi, le concept des feuilles de temps (centralisée via un ERP par exemple) même mal perçu
par certains employés méfiants reste un bon outil dans le sens que c'est meilleure que rien.
Personnellement je recommande au lieu de cet outil que je trouve déplacé et inutile
statistiquement parlant de faire en sorte que toute l'entreprise travaille dans l'optique de la
gestion de projet (cela évite la double saisie de la feuille de temps). C'est-à-dire que chaque
tâche soit notée, assignée à un projet, à un initiateur avec un temps estimé et temps réel ainsi
qu'une date début demandé, une priorité et une échéance (bien évidemment dans un système
informatique centralité et non pas dans un tableur!).
Grâce à ce type d'outil j'arrive facilement à montrer au managers et employés les problèmes
d'estimation du temps (souvent sous-évalués par les responsables qui n'ont pas la
connaissance du concept de qualité faute de formation) et il est facile d'avoir une très bonne
estimation du travail exact de chaque employé par projet ou par département.
Un autre point très utile d'une optique "projet" de la gestion du temps (in extenso donc de
toutes les tâches) est que tout employé peut potentiellement (en fonction de ses autorisations)
savoir ce que chacun fait à tout moment de la journée en temps réel. Ce qui n'est
malheureusement pas le cas avec la vieille méthode des feuilles de temps remplies soit en fin
de mois, soit en fin de journée. De plus, cette vieille méthode ne permet de corriger des
imprévus qu'avec des retards corresponds à la période de saisie choisie alors qu'avec le
système des tâches nous avons souvent un état de lieux de l'entreprise à la minute près et donc
de faibles écarts entre le prévisionnel et le réel!
Remarque: Utiliser un logiciel du type MS Office Outlook ou MS Project ou tout autre pour
gérer les tâches et le temps de façon détaillée est une très très mauvaise initiative. Il vaut
mieux s'orienter vers des outils web comme MS Office SharePoint Services (gratuit!) et ses
listes de gestion des tâches intégrées qui est un relativement bon outil pour commencer. Sinon
pour aller un cran au-dessus il faudra se reporter à MS Project Server qui reste l'outil de
référence mondiale à ma connaissance pour ce type d'objectif puisqu'il gère les conflits, les
approbations ainsi que les priorités.
Une solution élégante que m'a montré une fois un client pour avoir un suivi du travail précis
de ses collaborateurs sans avoir à leur demander de passer 10 à 15 minutes par jour (temps
estimé par le client) à faire de la saisie (ce qui emm… tout le monde il faut le dire
honnêtement et génère des coûts financiers indirects) est:
3. Les employé sont tous munis d'une oreillette bluetooth et utilisent Siri pour lancer
l'appel sans avoir à prendre l'appareil dans les mains
Il a put être démontré que le coût salariale de l'opérateur/rice de saisie permettait des
économies considérable à l'échelle de l'entreprise (diminution d'environ 60% des coûts).
8.5 Communication
La communication dans les projets était très difficile avant l'internet et le téléphone mobile.
Aujourd'hui ce problème devrait être résolu avec les avancées technologiques existantes mais
un autre effet est venu annuler l'avantage: énormément d'entreprises considèrent que le
responsable de projet doit s'occuper de la planification, de la finance, des contrats, de la
logistique, des ressources, de la communication, etc. (problème de l'organisation matricielle
qui mettent des incompétents à toutes les fonctions par définition...0-
La grande majorité du temps j'observe que les responsables de projets (et pas que!) ont entre
15 et 20 activités dans leur cahier des charges au quotidien. Ce qui fait pour une journée de 10
heures type, un responsable de projet a à peine entre 30 et 40 minutes à consacrer à chaque
activité. On comprend alors tout de suite mieux le taux d'échecs des projets quand on sait
qu'un pilier fondamental d'une bonne gestion de projets est la communication! Par ailleurs,
des méthodes comme Agile (et implicitement Scrum et autres du même genre) donnent une
place importante à de nombreuses petites réunions.
2. Communiquer pourquoi?
Pour fédérer, mobiliser l'équipe projet, associer les utilisateurs finaux et informer les
mandants de l'avancement.
3. Communiquer quoi?
Les objectifs, les enjeux, les risques, les résultats intermédiaires, l'organisation, le
planning, l'avancement... Attention aux informations utlra confidientielles qui doivent
être cryptées ou ne pas passer par un format électronique quel qu'il soit.
4. Communiquer quand?
Au lancement, aux échéances annoncées, lors de tout évènement (surtout à chaque
jalon par le maître d'œuvre au maître d'ouvrage!). Demander aux mandants et
ressources la fréquence avec laquelle ils souhaitent être informés et sur quoi ils
souhaitent être informés.
5. Communiquer comment?
Tous les moyens sont bons, mais outre le fait que le style doit être le plus simple et
standardisé possible l'implication du responsable de projet et de l'équipe est
primordiale... Ceci dit l'idée de faire un tableau de bord avec des indicateurs clés (KPI)
est très pertinente car en un coup d'oeil il est possible d'avoir une petite idée de
l'avancement du projet. Adaptez aussi le style et méthodes de communications à
l'environnement du projet!
Ci-dessous un schéma qui résume très bien ce qui se passe lorsque les tâches ne sont pas
centralisées et que les gens utilisent les vieilles techniques du téléphone ou de l'e-mail (et ce
schéma ne rend en plus pas compte du problème dit du "téléphone arabe"...):
Cependant les entreprises souffrent d'un grave problème depuis la fin des trente glorieuses.
Effectivement d'après une étude du PMI, les RH considèrent que les 5 compétences majeures
d'un bon responsable de projet sont (en % de la population totale par énumération):
Or le problème que les RH des entreprises ont a priori oublié c'est que si on demandait cela
aux scientifiques, nous en serions encore à la machine à vapeur, à laver le linge sale dans les
rivières et à descendre de la neige des hauts massifs pour préserver nos aliments et la liste
serait encore longue. Ce qu'ils oublient donc… c'est que c'est l'innovation scientifique et la
méthode associée qui fait avancer le monde et sa condition et non les managers et les
commerciaux et que la rigueur scientifique a prouvé sa supériorité dans tous les domaines
d'activité de services ou industriels (c'est connu dans le monde des sciences pures que cet état
de fait énerve les personnes travaillent dans les sciences molles comme le sont les ressources
humaines... raisons pour lesquelles elles évitent de mettre des scientifiques aux postes clés22).
Nous devrions alors avoir plutôt la liste des compétences souhaitées suivante (dans l'ordre du
plus au moins demandé):
Éthique et responsabilité ?%
Esprit analytique et de synthèse ?%
Compétences techniques ?%
Esprit d'équipe ?%
Compétences organisationnelles ?%
Des travaux cités ci-dessus, il ressort que quatre styles de communication prédominent dans
les relations entre les personnes, notamment dans le cadre professionnel. Ces quatre styles
sont:
Le rationnel
L'affectif
L'actif
Le conceptuel
22
Par ailleurs un certain nombre de scientifiques s'accordent à dire que les premières fonctions qu'il faudrait
éradiquer dans les entreprises sont les RH car ils ont des méthodes de travail qui sont moyenâgeuses. Il y a même
un livre fort connu dans le cercle des initiés qui en donne indirectement une forme de preuve...
Et on les retrouve à chaque fois dans les 6 modes de communication auxquels fait référence le
PMBOK:
Il est clair que chaque type de communication marque le mode de travail, de management,
etc.
Nous allons voir le portrait typique de chaque modèle, à quoi les reconnaître dans la vie
professionnelle, et comment communiquer avec eux ou avec elles.
Mais ce n'est pas tout à fait aussi simple qu'il y paraît ; sans entrer dans les détails, il faut
savoir qu'une personne sous stress (manque de temps, challenge important, émotion intense,
etc.) va certainement changer de style de communication, parfois brutalement. Nous en
parlerons à la fin de ce document.
Ces modes de communications ne rendent pas les personnes plus ou moins sympathiques,
cultivées, généreuses ou honnêtes ; il s'agit juste de la façon dont elles communiquent.
De même, si d'un pays à l'autre, d'une culture à l'autre, les attitudes fondamentales diffèrent, il
n'en reste pas moins qu'un rationnel méditerranéen, sera plus expansif que son homologue de
l'Europe du Nord. Le fait qu'un Américain vous appelle par votre prénom au bout de 2
minutes n'en fait pas automatiquement un affectif, parce que c'est la culture générale.
[Link] Le rationnel
Le rationnel est typiquement une personne qui aime se référer à des données quantifiées, à
une logique. Ces points vont conditionner son comportement à la fois dans son travail
personnel, son organisation et bien sûr sa communication ; qu'il écoute ou qu'il s'exprime, ce
sera la structure de son discours et de sa mémorisation.
C'est à ce comportement qu'on peut le reconnaître. Son bureau est assez rangé, les objets sont
alignés, et les outils rationnels (ordinateur, machine à calculer, agenda, etc.) sont en évidence
et accessibles. La décoration est sobre, régulière et … efficace.
Lorsque vous parlez avec lui, il va attendre des faits quantifiés (le mot « beaucoup » n'a pas
grand sens pour lui), des phrases courtes « to the point », pas d'exubérance, bref sa vision de
l'efficacité. La communication écrite est du même style. Il s'attachera plus à analyser le passé,
qu'à se projeter dans l'avenir ; s'il le fait ce sera conservateur et relativement peu créatif.
En réunion, il s'attend à ce que chacun respecte l'ordre du jour, qu'il y ait un compte-rendu des
décisions, et que l'horaire soit respecté.
Dans la vie professionnelle, les rationnels occupent souvent des fonctions comptables,
administratives, financières, parfois dans la production.
Il n'aime pas être surpris, ce qui provoquera un stress important, et le fera changer de mode de
communication. Si vous connaissez cet autre mode, vous pouvez le prévoir, sinon ce sera la
surprise et donc un risque. Il est plus efficace de le laisser savoir à l'avance ce dont vous aller
parler, il pourra se préparer, et votre relation sera plus facile et efficace, à condition de
respecter le code verbal.
[Link] L'affectif
Comme le nom l'indique, l'affectif privilégie l'affectivité dans ses rapports avec les autres.
C'est-à-dire qu'il va évaluer votre relation en fonction de l'affection qu'il va sentir se
développer et des émotions qu'il ressent quant à vous, votre projet, etc.
L'affectif est généralement assez ouvert pour s'ouvrir aux autres styles de communication, ce
qui fait qu'il excelle dans la vente où le contact est essentiel. Il porte aux autres un intérêt
véritable et s'efforce de le lui faire comprendre par exemple en lui posant des questions
personnelles, en s'intéressant à sa famille. Il a besoin de visualiser le cadre de la relation, ou
simplement de la « réchauffer » pour bien nouer le dialogue. De même, il vous parlera
spontanément de lui, ou prendra des exemples personnels.
Selon les cultures, l'affectif aura plus ou moins tendance à « toucher » l'épaule, le bras de son
interlocuteur, pour avoir un contact plus étroit, mais il le fera plus que les autres modèles de
communication.
Son bureau parle pour lui ; il y a bien sûr sa famille, parfois ses amis, des images du passé,
des diplômes, bref ce qui a marqué sa vie et ce qui constitue ses points de repère.
En réunion, c'est malheureusement celui qui sera souvent le plus rapide à faire une digression,
mais aussi le plus efficace à trouver les terrains d'entente pour résorber les conflits.
Ce sont souvent des vendeurs, mais ensuite, ils évoluent dans la hiérarchie, et puisque la vente
mène à tout, nous les retrouvons dans pratiquement toutes les fonctions de management, sauf
peut-être en finance, et en industrie.
L'affectif est en principe toujours disponible (son emploi du temps est donc surchargé), mais
il ne faut pas le brusquer car il n'aurait pas le temps d'établir sa relation… Il lui faut donc du
temps pour commencer, et pour conclure. Entre deux, les choses peuvent aller vite car il vous
fera confiance, tant que vous resterez sur le mode affectif. Si vous ne respectez pas son mode
de communication, il se méfiera, deviendra stressé, et changera de mode de communication!
[Link] L'actif
C'est clair, il bouge et fait beaucoup bouger. Les questions se succèdent sans qu'il ait vraiment
le temps d'en écouter les réponses ; en fait ce sont plutôt des directives que des questions,
parce que, si vous êtes devant lui, c'est que vous faites déjà partie de ses projets ou que cela ne
va pas tarder.
Sa perception de la vie se résume aux actions qu'il conduit, ou auxquelles il participe. Son
emploi du temps est chargé, souvent fractionné, et laisse peu de temps à la réflexion. C'est
également l'image qu'il donne. Ce qui frappe, c'est l'énergie dont il fait preuve.
La principale limite de l'actif est qu'il doit avoir la compétence de base pour être efficace,
sinon sa quête d'action se réalise en pure perte, car il ne connaît pas le territoire sur lequel il
dépense son énergie.
Son bureau vous éclairera, si tant est qu'il en ait un! En effet, le bureau typique de l'actif est
encombré, sans ordre apparent, mais il s'y retrouve, ou du moins il en donne l'impression.
Certains actifs ont franchi la limite et n'ont plus de bureau personnel, ils se posent à proximité
de leur secrétaire, ainsi qu'à côté de leurs collaborateurs. Pour eux ce qui compte c'est de
piloter et de construire. C'est ainsi qu'ils mesurent leurs résultats, et éventuellement les vôtres.
Ils travaillent dans les couloirs, dans la rue, au restaurant, partout où c'est le moment…
En réunion, l'actif ne respectera pas l'ordre du jour (sauf si c'est le sien…), mais sera le
premier à s'impatienter et à se plaindre de l'absence de résultat. Pour cadrer un sujet, il suffit
de lui donner la parole, mais de la lui retirer à temps avant que tout le monde ait fui.
Les actifs sont souvent dans la production, ou à la direction générale, jouant le rôle d'un
homme-orchestre. L'entreprise est fortement axée sur les résultats.
Il n'aime pas perdre son temps, et son aspect opportuniste cache une certaine fidélité. Il n'agit
pas sur un coup de tête, et sa confiance se mérite. En fait il est constamment sur le qui-vive et,
dans sa tête, les dossiers sont prêts. Pour travailler avec lui il faut préparer ses cartouches et
savoir les utiliser à bonne cadence. Il vaut mieux ajourner une réunion que de laisser des
temps morts s'installer.
Son esprit s'intéresse d'abord aux conséquences des actes et des décisions à prendre pour les
analyser et décider à court terme. Il est également l'intuitif.
Pour mener à bien son approche des choses et des gens, il a besoin de temps, et son rythme de
travail est relativement plus lent que celui de ses collègues. En fait quand il approfondit un
sujet, il va de plus en plus vite, car il capitalise sur ses analyses. C'est un des principaux
indicateurs pour l'identifier.
Quand vous échangez avec lui, vous remarquerez qu'il va spontanément prendre du recul, et
éventuellement vous proposer une approche plus globale, et plus long terme. Cette démarche
peut sembler pesante, mais elle est très puissante.
Son bureau, s'il n'est pas nécessairement zen, est serein, calme. L'ordre n'y règne pas en
maître, mais suffisamment pour pouvoir travailler. Il aime vous accueillir, et partager avec
vous ses visions. La décoration est assez facilement …conceptuelle, ou composée d'objets de
qualité, si possibles authentiques. C'est peut-être un fumeur de pipe.
[Link] Le conceptuel
Les conceptuels se trouvent dans la recherche, le planning, la stratégie, et donc également à la
tête des organisations, qui invariablement intègrent le long terme dans leurs valeurs.
Il n'aime pas être confronté à une accumulation de détails et de décisions à court terme. C'est
le meilleur moyen de le stresser et de le faire changer de mode de communication, mais
souvent en pure perte, puisque, dès le calme revenu, il va prendre le temps de revoir ses
décisions par rapport au long terme. Éviter par exemple de l'associer étroitement à une cellule
de crise où il n'aurait pas sa place, mais lui soumettre les décisions pour prendre du recul.
La perte de productivité liée aux mails inutiles est colossale. Et malheureusement il n'existe
pas de filtres antispam internes pour éliminer automatiquement les mails inutiles.
Considérons une entreprise de 5'000 employés et admettons que chacun gère une centaine de
mails par jour et que la plupart de ces mails sont internes à l'entreprise. Cela fait environ 100
millions de mails par an. Considérons enfin qu'il faille en moyenne une minute pour traiter un
mail. Il s'agit là d'un simple ordre de grandeur bien évidemment.
Si nous pouvions réduire de 10% le nombre de mails reçus (et donc envoyés), le gain de
productivité serait colossal. Dans cet exemple, il permettrait de gagner l'équivalent d'environ
100 postes à temps plein. Simplement en diminuant de 10 % le nombre de mails!!!
Personnellement je préconise deux solutions qui vont de la méthode douce à la méthode qui
touche au porte-monnaie. Il va sans dire que les deux doivent être strictement appuyées par la
direction de l'entreprise pour avoir un effet et par le département IT pour extraire les
statistiques nécessaires!:
Méthode douce: Imaginez un concours ouvert à tous les employés, quel que soit leur
statut ou leur métier. Les participants sont aléatoirement répartis dans des groupes
d'une trentaine de personnes pour s'affranchir des disparités liées au métier de chacun.
Au début du concours, l'ensemble des e-mails envoyés par chaque groupe pendant
l'année écoulée est calculé et rendu public. Tous les mois, les efforts de réduction des
mails envoyés par ces participants sont également rendus publics afin de stimuler
l'esprit de compétition.
Au bout d'un an, si l'objectif de 10 % de réduction des mails est atteint pour l'ensemble
des participants, le groupe qui aura fait le plus bel effort se verra récompensé (par
exemple à hauteur d'un iPad par participant).
Le coût total de l'opération se chiffrerait alors pour l'entreprise à une somme bien
dérisoire par rapport au temps (ou aux postes d'emploi...) gagné de manière durable
Enfin, la pratique semble indiquer que de fournir un seul et unique point de contact et canal de
communication aux clients est grandement apprécié par ses derniers. Cela permet par ailleurs
quand bien appliqué de garder les clients satisfaits grâce à une prise en charge efficace et
professionnelle de toutes les demandes de service.
Les figures ci-dessous illustrent quelques modèles particuliers23 des phases du cycle de vie
d'un projet (la première étant représentée empiriquement sous la forme d'une distribution
bêta):
23
Nous avons déjà mentionné qu'il existe des modèles de cycle pour la majorité des standards de la gestion de
projets. Celui du PMBOK étant relativement complet nous conseillons au lecteur d'y jeter un coup d'œil!
Les phases du projet font partie d'une séquence logique ce qui permet d'assurer une définition
acceptable du produit obtenu. Pour la gestion informatisée de projet qui nous concerne, nous
vous proposons le modèle présenté à la figure ci-dessus comprenant cinq phases,
nommément: l'identification, la planification, la mise en place informatisée, le pilotage
informatisé et la terminaison.
24
24
Il existe de nombreux types différents de "matrices d'analyse des tâches" (tableau à double entrée):
tâche/responsable, tâche/priorité, tâche/tâche avec corrélation, etc.
Légende:
SWOT: Stregnths, Weaknesses, Opportunities, Threads
AMDEC: Analyse des Modes de Défaillance et de leur Criticité
SdF: Sûreté de fonctionnement
AQ: Assurance Qualité
QQOQCP(P): Qui Quoi Où Quand Combien Pourquoi, (Pour Quoi?)
ATO: Au plus tôt
ATA: Au plus tard
W.B.S.: Work Breakdown Structure (structure des tâches du projet sous forme d'organigramme)
P.B.S.: Product Breakdown Structure (structure du produit sous forme d'organigramme)
O.B.S.: Organisational Breakdown Structure (structure qui permet de mettre en relation PBS avec WBS
pour identifier les responsabilités)
L.B.S..: Localisation Breakdown Structure
PERT: Program Evaluation Review Technic
KPI: Key Performance Indicator (IPC: Indicateur de Performance Clé)
L'idéal dans la réalité est cependant de faire une check-list adaptée à votre domaine d'activité
concernant le cycle de vie du Projet. Un bon exemple dont on peut s'inspirer est celui proposé
par la méthodologie Hermès dans son PDF gratuit intitulé Guide de poche, qui contient une
check-list d'une quarantaine de pages très bien faite.
Pour ceux qui ne trouveraient pas le PDF sur Internet, voici un copier/coller brut du modèle
de phases avec les critères d'évaluations de chacune.
1. AVOIR LE TEMPS
5. AVOIR LA LÉGITIMITÉ
L'OBLIGATION DE RÉSULTATS!!
- Ne pas chercher les raisons pour lesquelles on a été nommé responsable d'un projet
- Se rappeler que de petites variations ont un impact psychologique plus grand sur de
petits projets que sur des gros!
- Penser toujours au moins 3 coups à l'avance (pour chaque tâche ou chaque risque)
8.6.2 Identification
La première des cinq phases, soit celle de l'identification, est sans aucun doute l'une des plus
importantes. Elle permet de conceptualiser une idée par une démarche logique qui nous
amènera à bien la maîtriser tout en tenant compte de l'environnement. La phase
d'identification est aussi importante car elle impacte tout le déroulement du projet et il devient
alors très difficile de faire des changements par la suite sans impliquer des nuisances
financières ou temporelles.
L'identification est normalement le rôle du Business Analyst (selon le BABOK) mais dans la
majorité des entreprises le responsable de projet cumule malheureusement plus de rôles
(fonctions) et doit alors aussi s'improviser expert dans ce domaine.
Dans cette phase cruciale pour tout projet, il y a quelques outils et règles indispensables qui
nous aident à bien identifier le projet.
Centralisation des modèles de documents et fichiers de l'entreprise ainsi que des outils
informatiques afin d'éviter aux collaborateurs dans différentes départements de perdre
des centaines d'heures à recréer la roue en bricolant avec des macros ou du VBA pour
faire de la gestion de projets alors que des progiciels ont déjà été achetés ou qu'une
SSII a déjà développée la solution requise il y a plusieurs années de cela...
Parlons principalement de la Méthode d'Identification d'un Projet (MIP). Une fois bien
complétée, la MIP devient un puissant outil de communication, puisqu'elle incorpore sur
quelques pages l'idée, le concept et/ou le mandat du gérant de projet, tout cela articulé de
façon claire et concise suivant une logique éprouvée. La MIP permettra de bien saisir la
problématique qui génère le projet afin d'en déterminer le but et les objectifs. Elle permettra
aussi d'évaluer les risques, d'élaborer les extrants/livrables et les intrants du projet (voir
définitions plus loin), d'analyser les options potentielles, tout cela dans le but ultime d'obtenir
un mandat clair, sans équivoque et très cristallisé.
Un autre outil porte sur les dimensions de l'environnement, soit les facteurs externes et
internes pouvant affecter en tout ou en partie le projet. Il comprend les facteurs suivants:
physiques et environnementaux, technologiques, socioculturels, organisationnels, politico-
légaux, économiques et infrastructurels. C'est un ajout essentiel et complémentaire à la
méthode d'identification du projet.
Grâce à cette excellente source d'informations, les divers intervenants comprendront sans
distorsion le bien-fondé du projet ainsi que le but et les objectifs à atteindre. Finalement, le
tout aidera les instances décisionnelles à prendre une décision éclairée de Go/No Go pour la
suite ou le rejet du projet.
Le tableau ci-dessous présente les facteurs clés de succès que tout bon gestionnaire devrait
considérer avant d'entreprendre un projet.
[Link] Options
Souvent un client ou une entreprise ou un particulier face à un investissement ou à un projet
va comparer plusieurs alternatives ou solutions entre elles. Il est bien évidemment possible de
faire un choix au bolomètre (mais alors à quoi cela sert-il de faire un cursus universitaire si
c'est pour utiliser des méthodes d'enfants de 6 ans par la suite en entreprise… ou encore
d'utiliser le classique système des notes avec pondérations empiriques des critères qui
équivaut la méthode de travail de tout adolescent moyen.
Une méthode un peu plus élaborée que l'assignation de notes avec des poids empiriques
consiste à utiliser les Maison de la qualité Six Sigma que nous verrons un peu plus loin (voir
page 230) mais cela reste toutefois très enfantin et peu scientifique (donc pas rigoureux du
tout!).
Nous savons que les systèmes de votes traditionnels ou de notes/rangs ne peuvent pas être
utilisés dans le cadre de décisions complexes multicritères et multi-niveaux car ces derniers ne
prennent trivialement pas en compte le poids d'importance associés aux composants. De plus,
même si un poids était affecté le problème résider dans le choix d'une valeur empirique de ce
dernier ce qui rend l'approche totalement non scientifique et ouvre la porte à des débats
interminables dans la pratique.
Pour présenter la technique de l'APH il nous semble pertinent de commencer avec un exemple
d'analyse naïve d'une somme de scores (notes):
Cependant, vous remarquerez que la plage de valeurs pour chaque facteur du produit/projet
n'est pas la même. Il est alors tout à fait injuste de résumer toutes les valeurs de plusieurs
critères et comparer le résultat. Il est clair que le facteur B est dominant parce que la gamme a
une valeur plus élevée. Pour être juste, nous pouvons proposer au moins deux solutions
triviales:
1. Au lieu d'utiliser des valeurs arbitraires pour chaque facteur, nous positionnons
juste le choix pour chaque facteur: la valeur de rang plus petit est plus
préférable que celle de rang supérieur (c'est psychologie par rapport à l'usage
quotidien de la majorité des humains).
où, puisque la plus petite valeur de rang est la meilleure, nous avons renormalisé les codes de
la façon logique suivante:
1. Comme la somme de tous les rangs est toujours égale, soustraire du total des rangs RT
la somme des rangs d'une colonne RCi a pour effet automatiquement de lui donner
l'importance inverse (effectivement si la somme totale des rangs vaut 23 comme ci-
dessus alors 23-6=17 alors que 23-11=12 donc nous avons bien l'effet recherché).
Nous avons alors la somme des rangs normalisée
SRNi RT RCi
RT RCi 1 RCi
%SR
Ni
RT RT
%SR RCi
Ni 0.51
RT
Maintenant il est important de remarquer que le fait de travailler avec les rangs ne donne plus
le même résultat que dans le tableau antéprécédent. Effectivement, les choix Y et Z deviennent
indifférents et donc nous avons perdu de l'information!
Raison pour laquelle est il recommandé de travailler sur les scores plutôt que les rangs car non
seulement travailler sur les rangs peut amener à des égalités qui n'avaient pas lieu d'être mais
dans certains cas cela inverse même le range final de certains éléments d'un choix (nous
parlons alors "d'effet d'inversion de rang par les scores").
Maintenant voyons l'effet qu'aurait de normaliser les scores du premier tableau entre 0 et
100% en utilisant simplement une règle de trois (après décalage des scores), le tableau
suivant:
Devient alors:
Le calcul est clairement un peu plus compliqué qu'avec les rangs mais nous avon un résultat
meilleur dans le sens que la conclusion n'est pas changée.
Maintenant voyons une version naturellement plus évoluée inspirée des portefeuilles
financiers incluant des poids aux critères. Évidemment le résultat de l'exemple qui suit ne sera
plus comparable aux précédents.
Remarque: Signalons que l'auteur de cette méthode (Thomas Saaty) a édité un logiciel qui
permet d'automatiser des procédures complexes de décision basées entre autres sur sa
méthode et qu'il est possible de retrouver à l'adresse suivante [Link]
L'approche de l'APH se veut déjà être très mathématique. Dès lors intuitivement nous
pouvons déjà nous dire que les scores normalisés sont en réalité les composantes d'un vecteur
de poids de préférence dont la somme vaut 100%: