Données géométriques
La structure étudiée est une dalle d’un pont d’une portée de 24 m et d’une
largeur l. Elle est doublement appuyée d’un côté est simplement appuyée de
l’autre.
L’élément étudié sera une poutre de longueur 𝐿=24 𝑚, de largeur 𝑙=1 𝑚. Elle
sera la génératrice de l’ensemble de la dalle.
Chargement
La structure est soumise à la charge de son poids propre, à la charge de la superstructure et à
une charge d’exploitation.
Toutes les charges sont uniformément réparties sur la surface de la dalle.
a. Charges permanentes
✓ Poids propre
Poids volumique du béton
Soit une charge répartie
b. Surcharge d’exploitation
Choix du béton
Calcul des sollicitations
Calcul des réactions aux appuis
La structure étant symétrique, de point de vue géométrie et chargement, les réactions aux appuis dus aux
différents cas de charges sont :
Calcul des moments
Le moment dû à une charge uniformément répartie 𝑞, appliqué dans la direction du poids
propre, dans une section située à l’abscisse x est :
Les moments au niveau des sections d’étude dus aux différents cas de charge sont :
Les moments au niveau des sections d’étude dus aux différents cas de charge sont : Les
moments au niveau des sections d’étude dus aux différents cas de charge sont :
Calcul des efforts tranchants
L’effort tranchant dû à une charge uniformément répartie 𝑞, appliqué dans la direction du poid
propre, dans une section située à l’abscisse x est :
Les efforts tranchants au niveau des sections d’étude dus aux différents cas de charge sont :
Pour calculer les valeurs minimale et maximale de l’effort tranchant dû à la charge
d’exploitation dans une section donnée, on doit charger à gauche, puis à droite de cette
section. On va donc chercher ces valeurs au niveau de l’appui et la section médiane, et on
interpolera pour les calculer dans les autres sections :
Combinaisons de charges
En ELS En ELU 𝑆 = 𝑃𝑚 + 1,35 ∙ 𝐺 + 1,5 ∙ 𝑄
Le BPEL définit trois combinaisons de charges
𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜓0 = 1 , 𝜓1 = 0,6 𝑒𝑡 𝜓2 = 0
Combinaisons rares 𝑆 = 𝑃𝑚 + 𝐺 + 𝜓0 ∙ 𝑄
Combinaisons fréquentes 𝑆 = 𝑃𝑚 + 𝐺 + 𝜓1 ∙ 𝑄
Combinaisons quasi permanente 𝑆 = 𝑃𝑚 + 𝐺 + 𝜓2 ∙ 𝑄
Combinaisons dimensionnantes
Les combinaisons de charge à prendre en compte pour la détermination de la précontrainte minimale et la
hauteur de la dalle sont :
Sous 𝑀𝑀𝑎𝑥 la fibre supérieure est plus comprimée que la fibre inférieure, on va donc travailler avec les contraintes
admissibles en combinaisons rares, d’où :
Sous 𝑀𝑚𝑖𝑛, la fibre supérieure est plus tendue que la fibre inférieure, on va donc travailler avec les contraintes
admissibles en combinaisons quasi permanente , d’où : 𝜎̅̅̅̅̅̅ci̅̅̅ = 0,5 ∙ 𝑓𝑐28 = 15 𝑀𝑃a
Prédimensionnement
Le prédimensionnement de dalle se basera sur les sollicitations les plus défavorables, c’està-dire celle calculées
dans la section médiane.
Détermination de ℎ𝑚𝑖𝑛
La détermination de ℎ𝑚𝑖𝑛 s’effectue en posant les différentes inégalités à vérifier au niveau des fibres
supérieures et inférieures de la section la plus sollicitée en termes de contraintes de compression et de traction.
Après simplification on trouve que la géométrie de la section de béton doit vérifier les conditions suivantes :
Pour commencer les calculs relatifs à la précontrainte, on choisit ℎ𝑚𝑖𝑛 = 55 𝑐𝑚
Précontrainte minimale
La détermination de la précontrainte minimale est basé sur la notion de section sous critique et section
surcritique.
Pour ℎ = 55 𝑐𝑚 :
Si la section est sous-critique :
Si la section est sur critique :
𝑃𝐼 < 𝑃𝐼𝐼 La section est sur-critique, on vérifie alors la condition suivante
On doit augmenter l’épaisseur de la dalle.
Pour ℎ = 80 𝑐𝑚 :
On choisit comme épaisseur de la dalle ℎ = 80 𝑐m
La précontrainte à appliquer au niveau des câbles est 𝑃0 = 𝑃𝐼𝐼 / 0,68 = 7683,26 KN
Choix des câbles
On choisit 5 torons 12T13 de classe de résistance II, pour une précontrainte totale de : 𝑃0 = 7930 KN
Ces torons présentent les caractéristiques suivantes :
Tracé du câble
Fuseau de passage
Au niveau de la section médiane, les câbles de précontraintes doivent se situés dans une zones déterminée en fonction des
sollicitations, cette zone est appelée fuseau de passage.
Notons 𝑒0 la position des câbles par rapport à la fibre moyenne, on a :
−51 𝑐𝑚 < 𝑒0 < −28,5 𝑐m
L’excentrement des câbles de précontraintes est donc limité par :
Equation du câble Le tracé du câble 𝑒(𝑥) est un segment de parabole, symétrique, qui vérifie les conditions suivantes :
D’où l’équation du câble est :
Vérification des contraintes (ELS)
- Calcul des contraintes :
Les contraintes dans les fibres extrêmes dues à un moment M s’écrivent :
Les contraintes dans les fibres extrêmes dues à la précontrainte P, dans le cas d’une poutre isostatique, s’écrivent :
Nous allons réaliser les vérifications sur la section critique, à savoir la section B, sous les sollicitations M max et M min,
sous les combinaisons rares.
Application numérique :
h 0,8 m
I 0,0427 m^4
Mg (MN.m) Mgs (MN.m) Mq max (MN.m)Mq min (MN.m)
1,44 0,216 0,864 0 M max M min
σS 13,5 2,025 8,1 0 23,625 15,525
σi -13,5 -2,025 -8,1 0 -23,625 -15,525
Vérification des contraintes (ELS)
- Calcul des contraintes :
Pour estimer les pertes de précontrainte, on utilise les coefficients de bonne pratique (cf. cours pratique de B.P. par
Dreux et Mazars).
P0 7,93 MN
P1 6,5026 MN P1 = 0,82 x P0
P2 5,3924 MN P2 = 0,68 x P0
e -0,3 m
coefficients de bonne
h 0,8 m pratique
I 0,0427 m^4
𝜎̅̅̅̅̅̅ci̅̅̅ = 0,5 ∙ 𝑓𝑐28 = 15 𝑀𝑃a
Rappelons que les contraintes admissibles pour fc28 = 30 MPA sont :
En exploitation (calcul avec Mq max) toutes les contraintes < σadm
σs M max σs P1 σs σs P2 σs
23,625 -10,16 13,46 -8,43 15,20
σi M max σi P1 σi σi P2 σi
-23,625 26,42 2,79 21,91 -1,72
σs M min σs P1 σs σs P2 σs
15,525 -10,16 5,36 -8,43 7,10
σi M min σi P1 σi σi P2 σi
-15,525 26,42 10,89 21,91 6,38
Vérification des contraintes (ELS)
A la mise en tension à 14 jours (calcul avec Mq min et P0) on a des contraintes qui dépassent σadm : 16,69 > 15,4
σi M min σi P1 σi σadm
-15,525 32,22 16,69 15,40
La contrainte en section médiane dans la fibre inférieure sous la précontrainte
caractéristique P1 à la mise en tension est non admissible (même si la mise en tension est
faite à 28 jours), on va donc augmenter la résistance du béton, on choisit un béton d’une
résistance à 28 jours de : 𝑓𝑐28 = 35 𝑀𝑃𝑎 ce qui donne σadm = 18,92 MPa
Le changement de béton aura une influence sur la valeur théorique de la précontrainte
minimale, mais dans notre cas le choix des câbles restera le même. Les contraintes à la mise
en tension sont donc admissibles.
A la mise en tension à 17 jours
σi M min σi P1 σi σadm
-15,525 32,22 16,69 18,92
Vérification des contraintes à l’ELS (pertes réelles)
- Calcul des contraintes :
On va répéter la même procédure suivie précédemment avec des coefficients différents pour le calcul des pertes de
précontraintes (cf. cours pratique de B.P. par Dreux et Mazars).
En exploitation (calcul avec Mq max) toutes les contraintes < σadm
Vérification des contraintes à l’ELS (pertes réelles)
A la mise en tension, les contraintes atteignent la limite admissible 18,89 < 18,92
σi M min σi P1 σi σadm
-15,525 34,42 18,89 18,92
Pour être de plus au côté de la sécurité, on peut changer le choix du béton, on peut prendre :
𝑓𝑐28 = 40 𝑀𝑃𝑎 Ou ne mettre les câbles en tension qu’à une date ultérieure.