Notes de travaux pratiques en physique
Notes de travaux pratiques en physique
Département de physique
INTRODUCTION À LA
PHYSIQUE EXPÉRIMENTALE
Notes de travaux pratiques
Hiver 2010
Expériences
P- Expériences préliminaires
2- Boîtes noires
3- Rapport Cp/Cv
5- Équations de Fresnel
6- Interférence et diffraction
Appendices
I Introduction
«Lors d’une expérience, si vos résultats confirment votre
hypothèse, vous avez fait une mesure. Si vos résultats infirment
votre hypothèse, vous avez fait une découverte.»
Enrico Fermi
I.1 Objectifs
Le but principal de ce laboratoire est de susciter chez vous une démarche d'expérimenta-
teur en physique axée sur la notion de découverte. Celle-ci implique de confronter des
hypothèses avec la réalité et d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Pour appuyer cette
démarche, il vous faudra vous familiariser avec différentes méthodes de mesure, de
consignation et d'analyse des résultats. Ainsi, à la fin du trimestre, vous devriez:
1. avoir appris comment utiliser des appareils comme les oscilloscopes et les
multimètres numériques;
2. avoir développé une méthode fiable pour consigner vos résultats de façon fidèle et
ordonnée;
Dans la majorité des cas, vous n'aurez pas encore vu en cours la ou les théories décrivant
les phénomènes que vous étudierez. Ne vous en faites pas, c'est à dessein que les
expériences ont ainsi été élaborées. Nous estimons en effet que cette approche a plusieurs
avantages sur l'approche plus conventionnelle qui consiste à tester en laboratoire les lois
de la physique étudiées en cours:
♦ vous aborderez les expériences sans trop d'idées préconçues sur ce que les
résultats devraient être et vous serez donc plus à même d'éviter le piège qui
consiste à « ajuster » les données pour qu'elles suivent la théorie;
PHY 1501 I-2
♦ vous pourrez faire preuve de sens critique non seulement envers les données que
vous accumulerez, mais aussi envers la théorie qui vous aura été présentée;
♦ vous travaillerez d'une façon beaucoup plus proche de ce que font réellement les
physiciens expérimentateurs puisque, dans la plupart des cas, ceux-ci étudient des
phénomènes pour lesquels aucune théorie ou aucun modèle satisfaisant n'existe
encore (ou, pire encore, pour lesquels plusieurs théories existent);
Nous vous fournirons les équations requises pour interpréter les résultats ainsi qu'un
cadre théorique qui, sans démontrer la validité des équations, vous permettra de les
comprendre. Vous devrez cependant fournir un effort supplémentaire pour atteindre une
compréhension minimale de sujets possiblement nouveaux afin d'effectuer des mesures
significatives.
Les efforts investis vous seront très profitables: vous acquerrez de nouveaux outils qui
vous permettront de mieux aborder un problème de physique expérimentale, et réaliserez
que la physique expérimentale nécessite certes de la patience et beaucoup de soins, mais
aussi de l'imagination et un sens critique développé.
Nous vous proposons donc ci-dessous un format que vous devriez bien sûr adapter au
contexte spécifique à chaque expérience et quelques règles que vous devez suivre. Il est à
noter que les règlements de la Faculté nous autorisent à retrancher des points pour les
fautes d'orthographe. Faites attention à votre syntaxe et surtout relisez-vous.
PHY 1501 I-3
Comme chaque étudiant doit remettre un rapport par semaine, celui-ci n'a pas à couvrir
en détail tous les aspects théoriques et expérimentaux abordés durant l'expérience.
Néanmoins, le rapport doit être plus qu'une simple présentation de vos mesures. Il doit
former un tout où vous expliquez de façon brève, précise, quantitatif, et claire votre
démarche, de l'énoncé des principes physiques que vous vous proposez d'étudier jusqu'à
l'interprétation des données expérimentales. Abordez la rédaction de votre rapport en
supposant que votre expérience sert à vérifier la véracité de la théorie qui la motive. En
corollaire, le lecteur devrait également savoir si l'expérience a été concluante ou pas. Il
n'est pas superflu de commencer par rédiger un plan du rapport.
Sauf indications contraires, votre rapport doit contenir les sections suivantes:
Présentez vos résultats, autant que possible, sous forme de graphiques ou de tableaux
mais évitez d'énumérer toutes vos mesures. CHAQUE GRAPHIQUE ET CHAQUE
TABLEAU DOIVENT ÊTRE IDENTIFIÉS (par exemple Figure 1, Tableau 1) ET
COMPORTER UNE LÉGENDE. Évaluez de façon réaliste les incertitudes sur vos
mesures. Lorsque vous devez extraire une valeur d'un ensemble de données (par exemple
calculer la pente d'une droite), ÉVALUEZ TOUJOURS L'INCERTITUDE sur cette
valeur (voir appendice C).
♦ Vous devrez utiliser le logiciel Matlab pour analyser vos résultats et effectuer vos
graphiques.
PHY 1501 I-4
♦ Si cela ne nuit pas à la clarté, placez plusieurs courbes qui décrivent un même
phénomène sur le même graphique. Différenciez vos diverses courbes ou
ensembles de points par des lignes ou des symboles différents. De façon générale,
vous ne devez pas relier vos points par des segments de droite.
♦ Vous devez faire une analyse de vos résultats de plus en plus approfondie selon le
progrès dans la partie théorique du cours.
Dans votre discussion, répondez s'il y a lieu aux questions qui vous sont posées.
Comparez vos résultats à la théorie et commentez. Faites référence à vos graphiques et
tableaux dans le texte: situez-les, décrivez-les et commentez-les. Vos résultats
corroborent-ils la théorie ou laissent-ils planer de sérieux doutes sur celle-ci ou sur les
données? Dans ce dernier cas, mettez en lumière les causes d'erreur possibles en précisant
leur importance relative, sans toutefois chercher à tout prix « LA » raison précise qui
explique votre « échec ».
Concluez. Résumez en 5-10 lignes votre démarche et reprenez les faits saillants de votre
discussion.
Pour finir, sachez que vous ne serez pas uniquement évalué sur la précision avec laquelle
vos résultats concorderont avec la théorie, mais surtout sur la cohérence entre vos
données, les incertitudes et votre discussion.
Surtout, ne modifiez jamais vos données après leur acquisition. Une telle falsifica-
tion vous vaudrait automatiquement la note 0 pour votre rapport si elle était
détectée.
PHY 1501 II-1
II.1 But
Le but de ces expériences est de se familiariser, d'une part, avec l'utilisation
d'instruments courants de laboratoire comme les oscilloscopes et les multimètres et,
d'autre part, avec le logiciel d'analyse Matlab.
II.2 Matériel
Vous avez à votre disposition le matériel suivant:
- un oscilloscope
- deux multimètres digitaux
- un générateur de signal
- une source de voltage DC
- deux résistances variables
- un pc avec le logiciel Matlab
b) Un multimètre digital en position voltmètre est caractérisé par une haute résistance
d'entrée qui lui permet d'être utilisé en parallèle avec un élément d'un circuit sans
trop perturber celui-ci. Estimez cette A
résistance d’entrée en observant la
perturbation que le branchement du voltmètre Vin VOut
R V
produit sur la mesure du courant quand R est
très grand. Pour quel genre de valeurs de R le
voltmètre commencerait-il à perturber le
circuit significativement?
II.4 Matlab
a) En utilisant la commande ":", générez un vecteur "x" de 0 à 100 par pas de 1 . Faites-
vous un vecteur "y" en utilisant une ou plusieurs fonctions appliquées au vecteur x.
Pour avoir la liste des fonctions élémentaires tapez " help elfun ". Visualisez votre
fonction avec plot(x,y). Ajouter un titre, des commentaires, changez les axes de la
figure. Il faut d'abord cliquer sur "Tools" et puis sur "Enable Plot Editing".
I (θ )
= ⎡⎣( sin α ) / α ⎤⎦ ⎡⎣( sin N β ) / N sin β ⎤⎦
2 2
I0
α = (π b sin θ ) / λ ,
Avec
β = (π d sin θ ) / λ
et
θ = x/L
(où x est la distance entre les taches sur l'écran).
Si λ=632,8 nm (laser He-Ne), L=1m, b=0,04 mm, N=2 et d=0,125 mm, tracez la
prédiction de I(θ)/I0 en fonction de x entre –2 et +2 cm. Essayez aussi entre –20 et +20
cm.
II.5 Rapport
Aucun rapport ne sera exigé pour cette expérience.
PHY 1501 1-1
1.1 Buts
1.2 Introduction
Soit un circuit RLC série excité par une source e. P o u r connaître le courant qui circule dans le
circuit suite à l'excitation, le plus simple est de mesurer la chute de tension v aux bornes de la
résistance.
En régime alternatif, on a :
, ( 1- 1)
. (1-2 )
L'expérience consiste à observer les variations du rapport V/E et de la différence de phase ϕ en fonction
de la fréquence.
Les notions théoriques requises sont développées dans l'appendice B. De façon succincte, soit un
processus physique (mécanique, électrique, optique ou autre) qui peut être décrit par l'équation
différentielle inhomogène suivante :
. (1-3)
Ce processus sera résonant lorsque ω = ωo, c'est-à-dire que la réponse x à l'excitation F cos (ω t) sera
maximale lorsque ω = ω0. La « finesse » de la résonance peut être paramétrée par le facteur Q, appelé
facteur de qualité :
PHY 1501 1-2
. ( 1- 4)
Plus Q est élevé, plus étroit et plus élevé sera le pic de résonance. L'équation différentielle qui
correspond au circuit R L C s'écrit :
, (1-5)
, (1-6)
. (1-7)
Tableau I. Cas limites pour les circuits RC, RL et RLC. Les valeurs sont mises sous la forme
(V/E, ϕ ).
⎧ 1 / RC (cas RC)
⎪
ω→0 ω = ⎨ RL (cas RL) ω→∞
⎪ ω (cas RLC)
⎩ 0
π 2 R π R
RC 0, , , 0
2 2 Rt 4 Rt
R 2 R π π
RL , 0 , - 0, -
Rt 2 Rt 4 2
π R π
RLC 0, , 0 0, -
2 Rt 2
PHY 1501 1-3
1.3 Expérience
Le schéma du montage est présenté sur la figure 1-1. Les oscilloscopes à deux canaux peuvent
recevoir et afficher en même temps e et v, ce qui permet de mesurer V/E et ϕ pour chacune des
fréquences.
La différence de phase ϕ est obtenue à partir du décalage en temps entre v et e. Par exemple, si e
atteint une valeur maximale en tl et v en t2, alors
, (1-8)
NOTE
-1
La pulsation ω (en s ) est égale à 2π f , f (en Hz) étant la
fréquence affichée sur le générateur.
Oscilloscope
Générateur
C et/ou
1.4 Manipulations
Dans le choix des composantes, on doit prendre certaines précautions. Par exemple, si la
résistance est trop petite, le courant demandé par le circuit risque de dépasser ce que peut fournir
le générateur, ce qui résultera en une perte d'amplitude de e. Aussi, à de très hautes fréquences
entrent en jeu des capacités et des inductances parasites provenant des fils utilisés pour effectuer
les connexions. Pour éviter ce genre de problème, on choisira des résistances de l'ordre du kΩ
et on travaillera à des fréquences inférieures à environ 100 kHz.
1.4.1 Circuit RC
Mettez le générateur de fréquence en mode sinusoïdal. Utilisez les couples de valeurs suivants
pour R et C :
1. R = 1000 Ω, C = 50,0 nF
2. R = 10 kΩ, C = 10,0 nF
NOTE
1 nF = 10-9 F
NOTE
La fréquence affichée sur les générateurs de fréquence à cadran n'est
qu'approximative. Vous devez mesurer celle-ci sur l'oscilloscope.
1.4.2 Circuit RL
1. R = 1000 Ω , L = 500 mH
2. R = 10 kΩ, L = 200 mH
PHY 1501 1-5
Reprenez les mesures décrites dans la section précédente. Arrêtez d'augmenter la fréquence lorsque
le rapport V/E < 0,1.
Reprenez les mesures décrites dans les sections précédentes. Il est important de prendre
suffisamment de points pour bien décrire le pic de résonance.
1.5 Analyse
1.5.1 Circuits RC et RL
(i) À partir de la théorie des impédances complexes développée dans l'appendice B, dérivez les
expressions pour V/E et ϕ en fonction de ω . Soyez concis. Montrez que les cas limites
pertinents donnés dans le tableau I sont vérifiés.
(ii) Présentez vos données sous forme de graphiques. Tracez V/E et ϕ mesuré et théorique en
fonction de ω, en incluant les barres d'incertitudes sur au moins quelques uns des points.
(iii) Dérivez les expressions théoriques pour V/E et ϕ pour le circuit RLC série. Montrez que
le formalisme utilisant l'impédance complexe donne directement que la valeur maximale du
rapport V/E, et donc la résonance, se produit lorsque ω = 1/√LC.
Notez que le facteur de qualité Q peut être expérimentalement obtenu en mesurant la largeur du
pic de résonance entre les fréquences où
Soit ωl et ω2 ces deux fréquences, avec ω1 < ωo < ω 2 , et soit Δω = ω2 - ω1. Alors,
PHY 1501 1-6
(iv) Présentez vos données sous forme de graphiques. Tracez V/E et ϕ mesuré et théorique en
fonction de ω, en incluant les barres d'incertitudes sur au moins quelques uns des points.
(v) Pour chaque triplet de valeurs RLC, présentez dans un tableau les valeurs théoriques et
mesurées de ωo et Q.
PHY 1501 2-1
2 Boîtes noires
2.1 But
Cette expérience vise à mettre à profit l’ensemble des connaissances acquises lors de
l’expérience 1 pour déterminer les composantes inconnues d’un circuit passif.
Les deux boîtes noires que vous avez à caractériser contiennent au plus (et au moins)
deux éléments discernables parmi ceux donnés dans le tableau I. Notez que dans les
boîtes de la série « A », il n’y a pas plus d’un élément par branche (i.e. entre deux bornes)
tandis que dans la série « B », il peut y avoir des éléments en parallèle ou en série sur une
même branche. Il est donc conseillé de commencer vos manipulations par la boîte
« A »…
R L C
(Ω) (mH) (μF)
120 2,2 0,015
210 3,3 0,047
10k 4,7 0,10
22k 6,5 0,22
47k 8,2 0,33
140k 10,3 0,47
80 0,68
120
Il est à noter qu’une résistance de quelques dizaines d’ohms peut être associée à une
inductance.
2.3 Manipulations
Il faut jouer au détective et utiliser votre connaissance des circuits RC, RL ou RLC pour
identifier le circuit et les deux éléments à l’intérieur des boîtes. Vous devriez commencer
par identifier le circuit et la nature des éléments avant de vous attacher à déterminer la
valeur de ces éléments.
PHY 1501 2-2
2.4 Exemple
Les composantes sont placées à l’intérieur de la
boîte tel qu’indiqué sur la figure 2.1. La J V
résistance est ainsi entre les bornes jaune et verte R
et le condensateur entre les bornes verte et
orange. C
B O
Si on réalise le circuit de la figure 2.2 et qu’on mesure une résonance, cela indique qu’il
y a un condensateur entre V-O. La fréquence de résonance du circuit permet alors d’en
connaître la valeur.
L
V O
e
R
J B
2.5 Rapport
Par exception, le rapport de ce laboratoire consiste simplement à:
1. donner les numéros des boîtes que vous avez utilisées et tracer les circuits,
en incluant les deux éléments et les interconnexions,
2. indiquer la méthode qui a conduit à l'identification de ces éléments,
3. donner les valeurs nominales de ces éléments.
PHY 1501 3.1
3 Le rapport CP/CV
3.1 Buts
déterminer le rapport des chaleurs spécifiques CP/CV pour différents gaz mono-,
di- ou polyatomiques,
3.2 Introduction
La chaleur spécifique d'un gaz est définie comme la quantité de chaleur nécessaire pour
augmenter la température du système (contenant 1 mole de particules) de 1 oK.
Expérimentalement, on peut mesurer deux quantités : la chaleur spécifique à volume
constant (CV) et la chaleur spécifique à pression constante (CP).
⎡ dQ ⎤
CV = ⎢ ⎥ . (1)
⎣ dT ⎦V
⎡ dQ ⎤
CP = ⎢ ⎥ . (2)
⎣ dT ⎦ P
Pour obtenir ces valeurs, on doit faire une expérience de calorimétrie (i.e. mesurer des
échanges de chaleur) soit à volume constant soit à pression constante. Bien que les
valeurs absolues de ces paramètres soient intéressantes, c’est le rapport CP/CV qui joue
un rôle important dans la description de la compression des gaz dans des conditions
adiabatiques. La loi des gaz parfaits (PV=nRT), prédit qu'à température constante, la
pression (P) est simplement inversement proportionnelle au volume (V):
nRT
P= (3)
V
Cste
P= (4)
Vσ
Fig 1
Pression
Patm σ
1.00
1.20
1.40
1.66
Vinitial
Volume
C'est cette valeur σ que nous chercherons à déterminer en utilisant un phénomène qui
dépend de la compression d'un gaz en conditions adiabatiques.
3.3 Matériel
Vous avez en votre possession les appareils suivants:
Le tube de verre est inséré dans l'ouverture d'un ensemble comprenant un aimant
permanent et un électro-aimant (voir Fig 2). L'aimant permanent sert à supporter le poids
du cylindre et l'électro-aimant est alimenté par une source de tension sinusoïdale
amplifiée par l'amplificateur audio (jusqu'à 4 A peuvent passer dans la bobine). Lorsque
les extrémités du tube de verre sont fermées, on a un système oscillant entraîné par le
champ magnétique alternatif qui entrera en résonance lorsque la fréquence d'entraînement
correspondra à la fréquence naturelle du système.
Fig 2
bobine de
détection
ampli. source
audio de signal
PHY 1501 3.3
dF = A × dP (5)
Nous allons étudier la fréquence de résonance d'un système oscillant formé par un piston
d'une masse donnée qui se déplace dans une colonne de verre et qui est soumis à la
pression du gaz emprisonné de part et d'autre du piston. Il est utile de considérer
l'analogie avec une masse M qui oscille au bout d'un ressort caractérisé par la constante
de Hooke K.
Fig 3
K y
1 K
f = (8)
2π M
Pour mesurer K et obtenir σ, il faut cependant considérer une autre force qui s'applique
sur le cylindre: le champ magnétique permanent qui supporte le poids du cylindre. Ce
champ, à la façon d'un ressort supplémentaire, tend à ramener le cylindre vers le centre de
l'appareil et nous allons lui attribuer une constante de Hooke équivalente KS. La
fréquence de résonance du système lorsque les deux côtés sont fermés sera donc fonction
de KS + 2 K (si les deux volumes de gaz sont égaux),
1 KS + 2 K
f1 = (2 bouts fermés). (10)
2π M
On peut aussi déterminer la fréquence de résonance avec un seul bout fermé. Nous
obtiendrons alors une autre fréquence de résonance correspondant à
1 KS + K
f2 = (1 bout ouvert). (11)
2π M
Finalement, si les deux bouts sont ouverts, on obtient une fréquence de résonance qui ne
dépendra que de la constante de Hooke du champ permanent,
1 KS
f3 = (2 bouts ouverts). (12)
2π M
σ =
2π 2 ML 2
PA
(
f1 − f 3 .
2
) (13)
Attention
P en N m-2 ou Pa
V en m3
T en K
1 atm = 1.013 x 105 Pa
R = 8.314 J K-1mol-1
2. A l'aide de la règle d'un mètre, assurez-vous que la position d'équilibre du piston est
bien au milieu de la colonne de verre afin que le gaz soit partagé en deux parties
égales.
3. Trouvez la fréquence de résonance lorsque les deux bouts de la colonne sont ouverts
(f3, Eq. 12). Estimez votre précision sur cette mesure en fixant la fréquence
PHY 1501 3.6
4. Fermez les deux extrémités de la colonne avec les bouchons et les valves en position
fermée (Fig 4). Déterminez la fréquence de résonance dans ces conditions (=f1) .
Estimez la précision sur cette détermination en observant de combien on doit faire
varier la fréquence pour obtenir un effet significatif sur le voltage d'induction. Avec
f1 et f3, vous pouvez déjà calculer la valeur de σ pour l'air.
Fig. 4
Colonne
A B C A) remplissage
) ) )
B) colonne fermée
Évacuation
C) évacuation
5. Avec une extrémité de la colonne fermée, prenez une dizaine de mesures du voltage
d'induction en variant la fréquence de part et d'autre de la fréquence de résonance
(essayez d'avoir des points près du maximum d'amplitude, dans la région où le signal
est 1/√2 du signal maximum et lorsque la résonance est complètement terminée).
Placez le bouchon avec la valve en position ouverte sur l'extrémité libre de la
colonne et reprenez une dizaine de mesures pour obtenir la "forme de la résonance"
en présence de cet amortissement supplémentaire.
On peut utiliser l'appareil pour déterminer le σ de gaz différents de l'air. Pour ce, il
faut d'abord faire en sorte que le cylindre se remplisse complètement du gaz à étudier.
6. Avec des bouchons équipés de valves aux deux extrémités, faites lentement pénétrer
le gaz à étudier par le bouchon inférieur tout en permettant au gaz de s'échapper par
le bouchon supérieur qui est branché sur la tubulure d'évacuation (voir Fig 4). Le
cylindre sera ainsi repoussé vers le haut de la colonne. Fermez la valve sur la
tubulure du gaz ainsi que les deux valves de la colonne. Connectez maintenant le
gaz sur la valve supérieure de la colonne et actionnez la valve inférieure pour
permettre la sortie du gaz par la tubulure d'évacuation inférieure. Repoussez le
PHY 1501 3.7
piston vers le bas de la colonne en faisant pénétrer le gaz par le haut. Lorsque le
piston sera rendu au bas de la colonne, fermez la valve sur la tubulure du gaz ainsi
qu'aux deux extrémités de la colonne. Deux ou trois aller-retour devraient suffire à
complètement remplacer l'air par le gaz choisi.
Type Gaz
Monoatomique He, Ar
diatomique N2, «air»
polyatomique CO2,
SF6 (hexafluorure de soufre)
3.6 Rapport
♦ Donnez un tableau des paramètres physiques de la colonne et du piston avec les
incertitudes estimées.
♦ Calculez le σ de l'air avec une estimation de l'incertitude sur cette détermination.
♦ Tracez la forme de la résonance (amplitude du voltage d'induction en fonction de la
fréquence d'entraînement) en présence ou non de l'amortissement causé par
l'obstruction partielle de l'extrémité ouverte de la colonne.
♦ Faites un tableau des f1 et des σ des différents gaz fournis.
dU = dQ + dW . (14)
Dans le cas des gaz, le travail mécanique effectué par l'environnement est simplement dû
à une compression de volume (la pression en N m-2 multipliée par un volume en m3
donne des joules) i.e.
dW = − PdV . (15)
⎡ dQ ⎤
CV = ⎢ ⎥ . (16)
⎣ dT ⎦V
dU = nCV dT . (17)
La chaleur spécifique CP est plutôt mesurée à pression constante (dans une expérience de
calorimétrie à pression atmosphérique par exemple) et, en considérant le travail PdV dans
l'Eq. 14, on aura
dU = nC P dT − PdV . (18)
3
CV = R. (20)
2
PHY 1501 3.9
Fig. 5
Pression b
c
a T1
d T2
Volume
Le changement d'état indiqué par la flèche a-b représente une injection de chaleur à V
constant qui augmente T de la valeur dQ/nCV (Eq. 16). Le segment a-c représente le
même changement de T mais à P constant. Comme la température finale est la même, les
états b et c sont caractérisés par la même énergie interne. En utilisant les Eqs. 17 et 18
qui définissent ces changements d'énergie, on retrouve
dU a →b = dU a →c (21)
Maintenant, éliminons dT dans l'Eq. 22 en utilisant la loi des gaz parfaits dans le cas où P
est constant (selon la flèche a-c de la Fig. 5),
PdV
dT = (24)
nR
et donc
CV CP
= −1 (26)
R R
CP − CV = R (27)
Comme on a déjà vu que CV = 3/2 R, CP serait 5/2 R et on retrouve la valeur de 5/3 pour
le rapport CP/CV des gaz monoatomiques,
CP
= 1,66 (gaz monoatomique). (28)
CV
Dans le cas de molécules à plusieurs atomes, on doit aussi considérer la possibilité que
l'énergie interne du système représente, en plus de l'énergie cinétique translationnelle, des
énergies associées à la rotation des molécules et à la vibration selon différents modes.
Dans le cas des gaz monoatomiques, l'énergie cinétique de 3/2 RT correspondait à ½ RT
selon chacun des trois degrés de liberté (les 3 dimensions). En fait, il existe un théorème
appelé "théorème d'équipartition" qui stipule que, dans la limite classique, on doit
attribuer une énergie de ½ RT pour chaque contribution quadratique des degrés de liberté
à l'énergie interne d'un système. Les modes de rotation ajoutent ainsi chacun ½ RT à
l'énergie interne. Les modes de vibration internes des molécules sont quantifiés et, à la
différence des modes de rotation, il n'y a généralement que le mode fondamental qui est
utilisé à la température de la pièce. Les modes de vibration échappent donc au théorème
d'équipartition. Pour une molécule diatomique à température de la pièce, les modes de
vibration ne contribuent pas au changement d'énergie interne du système tandis que pour
les molécules plus complexes, leur contribution se trouve entre 0 et 1 RT par mole.
L'énergie moyenne serait donc de 3/2 RT pour un gaz monoatomique, 5/2 RT pour un gaz
diatomique (vx, vy, vz, + 2 modes de rotation et 1 mode de vibration qui ne contribue pas)
et 5/2 à 13/2 RT pour les molécules plus complexes. On prédit donc les valeurs suivantes
de CP/CV:
Gaz CP/CV
monoatomique 1,66
diatomique 1,40
triatomique linéaire 1,15-1,40
molécule complexe →1,0
Démontrons maintenant que, si PV est constant à T constant, c'est PVσ qui est constant en
conditions adiabatiques (dQ =0). Considérons un système qui évolue de façon
adiabatique d'un état caractérisé par P1 et V1 vers un état P2 et V2. En conditions
adiabatiques, la température est libre de changer et dans le graphique de la Fig.5, ce
changement d'état correspondrait à se déplacer du point "b" vers le point "d" par exemple.
On peut calculer le changement d'énergie interne entre les deux états en effectuant un
trajet à V constant,
dU = nCV dT . (29)
PdV + VdP
dT = . (32)
nR
[ ln P] 12 = [ − ln V σ ] 1 ,
2
(37)
d'où P1V1σ= P2V2σ (voir Eq.4). C'est l'Eq. que nous allons utiliser pour représenter la
compression de l'air dans une colonne en conditions adiabatiques.
3.8 Bibliographie
Halliday & Resnick, 2e édition, John Wiley and Sons, New-York, 1967.
Barrow, G.M., Physical Chemistry, McGraw-Hill, Montréal, 1988.
PHY1501 4-1
4.2 Introduction
L'écoulement d'un gaz (ou, en général, d'un fluide) dans un tube sera déterminé par la
différence de pression appliquée sur le gaz entre les extrémités du tube et la résistance
hydraulique de celui-ci.
Soit deux enceintes de volumes égaux V contenant une même sorte de gaz à une pression
respective P1 et P2 et reliés par un tube cylindrique de rayon interne r0 et de longueur L
générant une résistance hydraulique (Rh). Selon la loi des gaz parfaits, le nombre de
molécules dans chacune des enceintes est donné par :
PiV
ni = , avec i=1,2 (4-1)
kT
dn1 P1 − P2
J= = . (4-2)
dt Rh
dn1
=
1 kT
(n1 − n2 ) (4-3)
dt Rh V
Comme le nombre total de molécules est constant dans le temps (n1 + n2 = 2 nmoy), vous
pouvez démontrer que
−t
n1 (t ) = nmoy + (n1 (t = 0) − n moy )× e τ (4-4)
PHY1501 4-2
kT
l= (4-5)
2 Pπd 2
Ce régime se produit lorsque la pression du gaz est suffisamment élevée pour que le libre
parcours moyen d'une molécule soit très petit devant le rayon du tube. Le nombre de chocs
entre molécules est alors beaucoup plus grand que le nombre de chocs des molécules sur les
parois.
Si l'écoulement se fait suffisamment lentement pour que la température des deux volumes
demeure constante par échange de chaleur avec l'extérieur, on a que
⎧⎪ π r4 P ⎫⎪
P1 (t ) = Pm + [P1 (t = 0) − Pm ]exp⎨⎪− 0 m t ⎬⎪ (4-6)
⎩ 4ηLV ⎭
où Pm = (P1(t) + P2(t))/2 est une constante. En comparant les équations 4-6 et 4-4, on
remarque que la résistance hydraulique correspond alors à
PHY1501 4-3
8kTL η
Rh = (4-7)
πPm r04
où L est la longueur du tube, r0 est son rayon, Pm est la pression moyenne et η est la viscosité
du gaz. Tel qu’attendu, la résistance hydraulique est proportionnelle à la viscosité et on note
qu’elle est inversement proportionnelle au rayon du tube à la 4e puissance. Comme le débit
est en 1/Rh (équation 4-2), un rayon deux fois plus gros implique un débit seize fois plus
rapide!
Dans le cas où le rayon du tube serait comparable au libre parcours moyen, l'écoulement du
gaz est dominé par les collisions des molécules sur les parois du tube. On est alors en régime
moléculaire. Une analyse de cette situation donne:
⎧⎪ 16r3 πkT ⎫⎪
P1 (t ) = Pm + [P1 (t = 0) − Pm ]exp⎨⎪− 0 t⎬ (4-8)
⎩ 3LV 2m ⎪⎭
6L 2mkT
Rh = . (4-9)
16r03 π
Gaz η
(μPl)
H2 8,87
He 19,6
N2 17,6
O2 20,3
Ar 22,2
Ne 31,4
CO2 14,7
Air 18,2
PHY1501 4-4
4.3 Unités
4.3.1 Pression
L'unité de pression dans le système international d’unités (S.I.) est le pascal (Pa):
4.3.2 Viscosité
VERS
POMPE V1 V2
Ar
ALIM
CO2
B B
Air #1 #2
V=0,023m V=0,023m
VERS
POMPE
B: jauge Baratron
Le montage est composé de deux enceintes de volume V1 = V2 = 0,023 m3. Deux jauges
baratron permettent de mesurer la pression dans ces enceintes. Ces jauges peuvent mesurer
PHY1501 4-5
des pressions allant de 0 à 100 torrs (0 à 13 kPa) avec une précision pouvant atteindre 10
mtorr. Donc les jauges peuvent être utilisées jusqu’à environ 1/7 de la pression
atmosphérique. La correspondance entre la tension lue sur le voltmètre et la pression dans
l'enceinte est:
10 torrs = 1 V
Les deux jauges baratron sont reliées à des voltmètres numériques asservis à un ordinateur.
Les interrupteurs à l’arrière des voltmètres doivent se trouver dans les positions suivantes :
enceinte #1 (maître), adresse 4, enceinte #2 (esclave), adresse 2.
Les enceintes peuvent être reliées entre elles par des tubes de diamètres différents. Diverses
vannes permettent d'évacuer les enceintes, de les remplir de gaz ou d'établir un écoulement de
gaz entre les deux enceintes. Prenez le temps de repérer ces vannes sur votre montage.
4.5 Manipulations
Le but du laboratoire est de tester les équations 4-6 et 4-8.
Au départ, les deux enceintes seront probablement à pression atmosphérique et remplies d'air.
Dans ce qui suit, « enceinte #1 » désigne le contenant qui contiendra une certaine pression
d'un gaz donné et « enceinte #2 » désigne l'enceinte évacuée presque complètement. Assurez-
vous dès maintenant que les vannes qui relient les deux enceintes à la pompe mécanique sont
en position fermées.
Mettez en marche la boîte d'alimentation en tension des jauges baratron de même que les deux
voltmètres. Allumez l'ordinateur, actionnez Windows, puis Matlab. Dans Matlab, tapez la
commande « ecoulement ».
ATTENTION : Choisissez un nom de fichier qui vous est propre (8 caractères ou moins).
Il est recommandé de vérifier que vos fichiers sont bien sauvegardés et qu’ils contiennent
l’information désirée dès le début de l’expérience. Vous aurez besoin d’une clé USB pour y
copier vos données.
Vous pouvez arrêter la mesure manuellement en cliquant sur le bouton « FIN », mais le
logiciel est conçu pour arrêter automatiquement la mesure lorsque la différence de tension sur
les deux voltmètres est inférieure à 5 mV.
(b) Pour effectuer une autre mesure avec le même tube mais une pression différente de
gaz, vous devez répéter les étapes a2 à a9. Lors de l'étape 6 toutefois, il n'est pas nécessaire de
repomper l'enceinte #1: vous n'avez qu'à y mettre la pression requise.
(c) Pour effectuer une autre mesure avec un tube de connexion et/ou un gaz différent,
vous devez:
1. vous assurer que toutes les vannes sont fermées;
2. ouvrir la vanne qui fait entrer de l'air dans l'enceinte #1 et attendre que la pression
dans celle-ci soit rendue à l'ambiante;
3. enlever le tube de connexion;
4. répéter les étapes a2 à a9.
Les données sont sauvegardées sur clé USB en format ASCII sous la forme d'un tableau de 3
colonnes. La première colonne contient les valeurs du temps (en secondes), la seconde la
pression P1 (en volts) de l'enceinte #1 et la troisième la pression P2 de l'enceinte #2.
La meilleure façon de lire ces données avec Matlab est d'utiliser la commande « load »:
>> s=load('[Link]');
4.6 Mesures
RAPPEL: La pression en torrs s'obtient en multipliant par 10 la valeur de la tension en
volts.
P1 ≅ 20 torrs, P2 ≅ 1 torr;
P1 ≅ 40 torrs, P2 ≅20 torrs
P1 ≅ 70 torrs, P2 ≅ 50 torrs
P1 ≅ 100 torrs, P2 ≅ 80 torrs
4.7 Rapport
Évaluez le libre parcours moyen des atomes ou molécules qui correspond aux paramètres de
chaque manipulation (air ≅ azote). Présentez vos résultats sous la forme d'un tableau qui
présente, outre le libre parcours moyen, le type de gaz, la pression moyenne et le rayon du
tube. Pour chacun des cas, êtes-vous nettement en régime visqueux ou moléculaire?
Expliquez.
Pour chacune des mesures, tracez le graphique de ln(P1-Pm) en fonction de t. Vos points
devraient former une droite dont vous trouverez la pente. Évaluez aussi l'incertitude sur
PHY1501 4-8
cette pente. Utilisez la fonction « pente » décrite dans l’appendice E de ce cahier. Tracez sur
vos graphiques la pente ainsi calculée. Est-ce que vos données forment bien une droite, sinon
pourquoi ?
Répondez aux 4 questions de la section 4.6 en utilisant vos résultats et les incertitudes
calculées. N'oubliez pas que toutes les quantités dans le terme de droite de l'équation 4-6
doivent être en unités S.I.!
PV = n ′RT
m v2 3
= kT (4-10)
2 2
James Clerk Maxwell (1831-1879) fit peu après une entrée fracassante dans ce domaine. Dans
un mémoire lu à la réunion de la British Association d'Aberdeen en septembre 1859, il montra
que, dans un gaz à l'équilibre thermodynamique, le nombre de particules dont la grandeur de
la vitesse est comprise entre v et v + dv est
3
dn ⎛ m ⎞ 2 2 − mv2 / 2 kT
= 4π n⎜ ⎟ ve (4-11)
dv ⎝ 2πkT ⎠
où n = N/V est le nombre de molécules par unité de volume. La distribution des vitesses
donnée par l'équation 2 est aujourd'hui connue sous le nom de « distribution de Maxwell-
Boltzmann ». À partir de cette distribution, on peut déduire que la valeur moyenne < v > de la
grandeur des vitesses des molécules vaut
8kT
v = (4-12)
πm
2. Les molécules sont séparées par des distances qui sont grandes par rapport à leurs
propres dimensions. Le volume occupé par les molécules elles-mêmes est donc
beaucoup plus petit que celui dans lequel elles se meuvent.
3. Les molécules n'ont d'action réciproque qu'au moment de leurs chocs. Les trajectoires
des molécules sont donc formées de lignes droites brisées.
4. En l'absence de forces externes, les molécules sont distribuées uniformément dans leur
contenant.
5. La chaleur n'est pas considérée comme une forme d'énergie distincte de l'énergie
mécanique. C'est l'énergie cinétique des molécules en mouvement.
6. Du fait de leurs chocs continuels, les vitesses des molécules sont sans cesse modifiées.
Cependant, étant donné le grand nombre de molécules, on peut appliquer les lois des
grands nombres. Chaque molécule possède ainsi une certaine probabilité de se
déplacer à une vitesse donnée. À l'équilibre, cette probabilité est donnée par la
distribution de Maxwell-Boltzmann.
PHY1501 4-10
Ces hypothèses conduisent, entre autres, à la loi des gaz parfaits:
PV = NkT (4-14)
Les chocs entre les molécules induisent aussi une « résistance » au mouvement de celles-ci.
Pour tenir compte de cet effet, on introduit la notion de « viscosité », représentée par le
symbole η. La théorie cinétique des gaz permet d'établir que:
1 2 mkT
η = nm v l = (4-15)
3 3d
2
π3
Dans les limites de la théorie cinétique des gaz, la viscosité d'un gaz ne dépend donc ni de sa
pression, ni de sa densité.
Il est à noter que l'équation 4-15 ne donne qu'une valeur voisine de la viscosité donnée dans le
tableau II. Cela est dû au fait que les molécules de gaz ne sont pas vraiment des sphères dures:
lors d'une collision, elles se déforment légèrement, ce qui correspond à un diamètre effectif
qui varie en fonction de la vitesse des molécules et donc de la température du gaz.
PHY 1501 5-1
5 Équations de Fresnel
5.1 BUTS
* Appréhender le concept de polarisation de la lumière.
5.2 Introduction
5.2.1 Ondes électromagnétiques
Soit une onde électromagnétique qui se propage dans un milieu caractérisé par un indice de
réfraction n. Cette onde correspond à des champs électrique et magnétique couplés qui oscillent
périodiquement dans l'espace et le temps. La période spatiale des oscillations définit la longueur
d'onde λ et la période temporelle, la fréquence ν de l'onde. La relation entre les deux est établie par
l'équation:
ν = c /nλ (5.1)
où c est la vitesse de la lumière dans le vide (c = 3×108 m/s). On peut en déduire que la lumière se
propage dans le milieu a une vitesse v = c/n. L'indice de réfraction du vide vaut 1, celui de l'air
1,0003 et celui de substances plus denses est plus grand que 1.
Lorsque 400 nm < λ < 700 nm, l'onde électromagnétique devient perceptible à nos yeux et porte
alors le nom de lumière.
Les champs électrique et magnétique de l'onde pointent dans une direction perpendiculaire à la
direction de propagation de l'onde. Les ondes électromagnétiques sont donc des ondes transverses.
De plus, les champs électrique et magnétique sont aussi perpendiculaires entre eux. On définit la
polarisation de l'onde par la direction vers laquelle pointe le champ électrique de l'onde.
Supposons deux milieux semi-infinis d'indices de réfraction n1 et n2 séparés par une interface
plane. Une onde se propage du milieu 1 vers le milieu 2. L'onde qui arrive sur l'interface se scinde
en deux: une partie de l'onde est réfléchie dans le milieu 1 et une partie est transmise dans le milieu
2 (voir la figure 5.1).
On a alors que:
1. Les trois ondes sont dans un même plan, appelé plan d'incidence
2. Par convention, les angles d'incidence, de réflexion et de réfraction (ou transmission) sont
mesurés par rapport à la normale à l'interface entre les deux milieux. Soit θ1 l'angle d'incidence,
θ1' l'angle de réflexion et θ2 l'angle de réfraction. Alors
θ1 = θ1' (5.2)
Dans le reste du syllabus, l'équation 5.3 sera désignée sous le nom de « loi de Snell-Descartes ».
3. Les amplitudes des champs électriques des ondes réfléchies et transmises par rapport à celui de
l'onde incidente définissent les coefficients de réflexion et de transmission, qui sont donnés par
les équations de Fresnel. On distingue deux cas:
i. Cas parallèle (//): le champ électrique de l'onde incidente est dans le plan d'incidence.
PHY 1501 5-3
ii. Cas perpendiculaire (⊥): le champ électrique de l'onde incidente est perpendiculaire au plan
d'incidence.
Soit maintenant E0i, E0r et E0t les amplitudes du champ électrique des ondes incidente,
réfléchie et transmise. Les équations de Fresnel s'écrivent:
⎛E ⎞ n cos(θ 1 ) − n 2 cos(θ 2 )
r⊥ = ⎜⎜ 0 r ⎟⎟ = 1
⎝ E 0i ⎠ ⊥ n1 cos(θ1 ) + n 2 cos(θ 2 )
⎛E ⎞ 2n1 cos(θ1 )
t ⊥ = ⎜⎜ 0t ⎟⎟ =
⎝ E 0i ⎠ ⊥ n1 cos(θ1 ) + n2 cos(θ 2 )
⎛E ⎞ n cos(θ1 ) − n1 cos(θ 2 )
r// = ⎜⎜ 0 r ⎟⎟ = 2
⎝ E 0i ⎠ // n 2 cos(θ 1 ) + n1 cos(θ 2 )
⎛E ⎞ 2n1 cos(θ1 )
t // = ⎜⎜ 0t ⎟⎟ =
⎝ E 0i ⎠ // n2 cos(θ1 ) + n1 cos(θ 2 )
4. Pour une onde électromagnétique de haute fréquence, comme c'est le cas pour la lumière qui
sort, par exemple, d'un laser He-Ne (λ = 623,8 nm et donc ν = 4,8 × 1014 Hz), on ne peut
mesurer directement l'amplitude du champ électrique de l'onde. On mesure plutôt le flux
d'énergie ou intensité de l'onde, qui est proportionnelle au carré de l'amplitude du champ
électrique. Soit Ii, Ir et It les intensités des ondes incidente, réfléchie et transmise. On a alors:
2
⎛I ⎞ ⎛ n cos(θ1 ) − n2 cos(θ 2 ) ⎞
R⊥ = ⎜⎜ r ⎟⎟ = ⎜⎜ 1 ⎟⎟ (5.4)
⎝ Ii ⎠ ⊥ ⎝ n1 cos(θ1 ) + n2 cos(θ 2 ) ⎠
2
⎛ I ⎞ ⎛ n cos(θ1 ) − n1 cos(θ 2 ) ⎞
R// = ⎜ r ⎟ = ⎜ 2 ⎟ (5.6)
⎝ I i ⎠ // ⎝ n2 cos(θ1 ) + n1 cos(θ 2 ) ⎠
PHY 1501 5-4
Si n1>n2 et sin(θ1) = n2/n1, la loi de Snell-Descartes donne que sin(θ2) = 1 et donc que θ2 = 90°
et cos(θ2) = 0. Les équations 5.4 et 5.6 impliquent alors que R// = R⊥=1.
⎛n ⎞
θ c = arcsin⎜⎜ 2 ⎟⎟ . (5.8)
⎝ n1 ⎠
R⊥ = R// = 1
T⊥ = T// = 0
Soit maintenant la configuration, illustrée sur la figure 5.2, d'un prisme dans l'air. Soit n l'indice de
réfraction du prisme. Un rayon lumineux arrive sur la face 1 du prisme où il est partiellement
transmis dans le prisme. Comme l'indice de réfraction de l'air vaut 1, on a que n1 = 1 < n2 = n, et il
ne peut y avoir de réflexion totale. Par contre, l'onde transmise se propagera jusqu'à la face 2 du
prisme. Par rapport à cette face, n1 = n >n2 = 1.
PHY 1501 5-5
Cherchons l'angle d'incidence θ1c tel que l'angle θ3 est égal à l'angle critique relatif à la face 2. Étant
donné que la face 2 est à 45° de la face 1, on a que θ3 = 45°- θ2 = π/4 - θ2. D'autre part, la loi de
Snell-Descartes nous dit que sin(θ2) = (n1/n2)sin(θ1). Donc,
θ3 = θc = arcsin(n2/n1) = arcsin(1/n)
π 1 1
⇒ sin( − θ 2 ) = ( cos θ 2 − sin θ 2 ) =
4 2 n
2 2 2
⇒ 1 − sin 2 θ 2 = sin 2 θ 2 + + sin θ 2
n2 n
sin(θ1c) =
2
2
(n 2
)
−1 −1 , (5.9)
et que
Ainsi, si θ1 ≤ θ1c, le rayon lumineux transmis dans le prisme sera totalement réfléchi par la face 2
du prisme à 45°, tandis que si θ1 > θ1c, un rayon lumineux émergera de la face 2 du prisme.
Il s'ensuit que si n1 < n2, n1cosθ1 est toujours plus petit que n2cos(θ2), tandis si n1 > n2,
n1cos(θ1) est toujours plus grand que n2cos(θ2). À partir de l'équation 5.4, on peut voir que dans
le cas d'une polarisation ⊥, R⊥ est toujours plus grand que 0. Par contre, il est possible que
n2cos(θ1) = n1cos(θ2), et donc l'équation 5.6 dit qu'il est possible que R// = 0 pour un certain
angle θ1. Cherchons la valeur de cet angle. On doit avoir:
n2cos(θ1) - n1 cos(θ2) = 0
n1 sin θ 2
⇒ cos θ1 = cos θ 2 = cos θ 2
n2 sin θ 1
⇒ sin(θ1 − θ 2 ) cos(θ1 + θ 2 ) = 0
π
⇒ (θ 1 − θ 2 ) = 0 ou (θ1 + θ 2 ) =
2
La première solution est triviale: si θ1=θ2, alors n1=n2 et, en autant que le rayon lumineux soit
concerné, il n'y a pas d'interface. Par contre, si θ1+θ2 = π/2,
θB = arctan(n2/n1) . (5.12)
5.3 Montage
Le montage consiste en:
5.4 Manipulations
ATTENTION
i. déterminer l'indice de réfraction d'un prisme à 45° par le biais de l'équation 5.10;
PHY 1501 5-8
ii. mesurer directement R⊥ et R// et indirectement T⊥ et ainsi vérifier la validité des équations 5.4,
5.5, 5.6 et 5.12.
1. Allumer le laser. Vous devez attendre au moins 10 minutes avant de commencer les mesures
avec la photodiode pour permettre à l'intensité du laser de se stabiliser. Durant ces 10 minutes:
* Le support noir du prisme est monté sur une tige fixée au goniomètre par une vis de
blocage. Trouvez cette vis.
* Le prisme et son support noir sont montés sur une platine du goniomètre et le détecteur
sur l'autre. Pour chacune des platines, il y a deux vis sur le côté du goniomètre. Une des
vis sert à bloquer la platine et ainsi empêcher qu'elle ne puisse tourner manuellement.
Une fois cette vis serrée et la platine bloquée, l'autre vis permet de faire tourner la
platine avec précision sur un petit angle. Repérez les deux vis associées avec la platine
du prisme.
* On peut connaître l'angle que fait la platine du prisme par rapport au goniomètre grâce à
une couronne graduée fixée entre les deux platines mobiles. Repérez le zéro de la
platine du prisme et placez le vis-à-vis le zéro de la couronne fixe. Fixez la platine avec
sa vis de blocage et ajustez le zéro avec précision en utilisant l'autre vis et en vous
aidant du vernier des angles.
b) Placez le laser en position //: desserrez la vis noire sur la monture du laser, tournez celui-ci
délicatement jusqu'au bout de la course dans la direction appropriée et resserrez la vis noire.
* Desserrez la vis qui bloque la tige du support noir du prisme sur la platine. Ajustez la
hauteur du prisme pour que le faisceau laser soit approximativement à mi-hauteur sur la
face 1 du prisme. Serrez la vis de la tige.
* Il faut maintenant régler le support noir du prisme de façon à ce que le faisceau laser
soit perpendiculaire à la face 1 du prisme. Tournez manuellement et délicatement le
support noir jusqu'à ce que le faisceau réfléchi par la face 1 du prisme soit voisin du trou
par où sort le faisceau lumineux du laser.
* Il y aura alors une tache brillante et plusieurs taches moins intenses sur le ruban adhésif
de la face 3 du prisme. Tournez le support noir du prisme et ajustez les trois vis sous
celui-ci jusqu'à ce que toutes les taches se confondent en une seule.
PHY 1501 5-9
Tel que positionné, il n'y a aucun faisceau qui émerge de la face 2 du prisme. Desserrez
maintenant la vis de blocage de la platine du prisme et tournez celle-ci manuellement jusqu'à ce
qu'un faisceau émerge de la face 2 du prisme. Utilisez le masque métallique fourni pour repérer
ce faisceau. Vous remarquerez qu'au voisinage de l'angle critique, le spot devient elliptique:
Tournez la platine de façon à ce que le spot qui émerge soit elliptique. Serrez la vis de blocage
de la platine et utilisez l'autre vis et le vernier pour mesurer avec précision θ1c. Estimez
l'incertitude sur cette valeur.
Il s'agit là d'une mesure cruciale. Chacun des coéquipiers devrait l'effectuer indépendamment.
Comparez ensuite vos résultats et, si nécessaire, refaites la mesure jusqu'à ce qu'il y ait accord.
a) Descendez maintenant le support noir du prisme de façon à ce que le faisceau laser passe au-
dessus du prisme. Centrez le faisceau laser sur la photodiode et mesurez le courant ilaser. Placez
le masque devant le faisceau laser et mesurez le courant de fond imasque. On a alors:
Ii = C (ilaser - imasque) ,
PHY 1501 5-10
c) Mesurez Ir à tous les 2° dans la plage de 20° à 80°. Dans la région d’intérêt, faites des
mesures à tous les 1°. Il n'est pas nécessaire d'utiliser le vernier pour positionner le prisme à
chaque angle. En y allant à l’œil, vous devriez avoir une incertitude inférieure à 10' d'arc, ce qui
est amplement suffisant ici.
e) Placez le laser en position ⊥ (voir étape (b) de 1.) et mesurez encore une fois Ii.
f) Repositionnez le prisme dans le faisceau laser (étape (c) de 1.) et refaites l'étape (c) ci-dessus.
Vous allez maintenant mesurer l'intensité du faisceau qui émerge de la face 2 du prisme lorsque
θ1 > θ1c. Soit It cette intensité. On a alors que It= T1T2Ii où T1 est la transmittance de la face 1
et T2 celle de la face 2.
4. Refaites la mesure de l'angle critique θ1c décrite dans la partie (d) de 1.. Vous devriez trouver
la même valeur que celle obtenue en polarisation //.
5.5 Rapport
1) Calculez l'indice de réfraction n du prisme à partir de l'équation 5.10 et de votre mesure de θ1c .
Évaluez l'incertitude sur n.
2) Sur un même graphique, tracez R// et R⊥ donnés par les équations 5.4 et 5.6 sur une échelle
linéaire en fonction de θ1. Superposez à ces courbes vos données expérimentales. Faites aussi
un autre graphique en utilisant une représentation semi-logarithmique (attention au nombre de
cycles).
PHY 1501 5-11
3) Donnez une valeur de θB, évaluez son incertitude et comparez avec la valeur attendue.
4) Utilisez la routine d'optimisation lsqcurvefit dans Matlab pour trouver l'indice de réfraction qui
optimise l'accord entre les équations de Fresnel et vos données dans le cas de R//.
⎛ 4n cos θ 3 cos θ 4 ⎞
5) Selon les équations de Fresnel, on a que (T1T2)⊥ = (1-R⊥) ⎜⎜ ⎟ , où
2 ⎟
⎝ ( n cos θ 3 + cos θ 4 ) ⎠
θ4 = arcsin(nsin(θ3)), θ3 = π/4 - θ2 et où θ2 et R⊥ ont été calculés à l'étape précédente. Sur
un graphique linéaire, portez (T1T2)⊥ mesuré et calculé en fonction de θ1.
PHY 1501 6-1
6.1 Buts
-- Mettre en évidence le caractère ondulatoire de la lumière.
masque écran
Lorsqu'un faisceau lumineux cohérent arrive sur un masque comportant des ouvertures, le faisceau
transmis sera diffracté. Soit le cas où le masque contient N fentes de largeur b séparées par une
distance d. On observe le patron d'interférence et de diffraction à une distance L de l'écran (voir la
figure 6.1). L'intensité de la lumière sur l'écran est alors donnée par l'équation générale suivante:
(6.1)
où
-- Un laser He-Ne qui émet une lumière cohérente de longueur d'onde λ = 632,8 nm. Le laser est
monté sur un support ajustable. Un laser de couleur verte (λ = 532 nm) est aussi disponible.
-- Une série de fentes simples et multiples qu'on peut placer devant le faisceau laser.
Allumez le laser. Placez l’écran à environ 2 m de la roue qui contient les différentes fentes.
Mesurez cette distance et notez votre incertitude.
1. Montez la roulette appelée « SINGLE SLIT SET » qui contient les fentes simples et certains
patrons 2D.
∗ Placez la fente simple de 0,04 mm de largeur devant le faisceau laser. Ajustez la position
de la fente de façon à ce que le patron de diffraction soit bien horizontal sur l’écran.
∗ Explorez les effets de la largeur de la fente sur le patron de diffraction pour des fentes
entre 0,02 et 0,16 mm..
∗ Enregistrez une image de la contamination provenant des lumières du labo avec les
mêmes paramètres, mais avec le laser éteint ou bloqué par une cache d’aluminium.
PHY 1501 6-3
∗ Démarrez le programme Matlab et importez vos images selon la procédure décrite ci-
dessous;
%Définitions
imagename = '…'; % image à évaluer
bruitdefond = '…'; % image du bruit de fond associé
L = …; % distance entre écran et fente
lambda = 633e-9; % lambda = 633 nm
b = …; % largeur de la fente en m
d = …; % distance entre les fentes
N = …; % nombre des fentes
resolution = …; % résolution du numériseur
Le numériseur vous donne des intensités qui varient de 0 (noir) à 255 (blanc) et il est
important qu’aucun des pics ne soit saturé (avant correction!). Utilisez le polariseur placé
entre le laser et la fente pour réduire l’intensité du patron de diffraction au besoin et
reprenez une image que vous analyserez de la même manière.
%Verifier que les données ne sont pas saturées
maxvalue = max(max(image1)) % le valeur devrait rester en bas
% de 255 – on doit utiliser deux
% fois max pour les deux dimensions
Vous obtenez alors une image des intensités détectées en fonction du numéro de chaque
colonne et de chaque ligne. Toutefois, l’intensité détectée par le numériseur n’est pas
linéaire. Vous devez donc appliquer une correction pour rétablir la linéarité (figure 6.2) :
On veut intégrer le spectre selon l’axe y, donc il faut additionner la première dimension
(colonnes) d’image avec la commande :
%additionne la dimension 1
histogram1 = sum(zimage1,1); % calculer l'histogramme par
% sommation sur 1e dimension
nhistogram1 = histogram1/max(histogram1);
% normaliser l’histogramme à 1
Il faut calibrer l’axe x. L’axe de l’histogramme est en pixels. On a défini la résolution du
numériseur pendant l’enregistrement (par ex. 100 ppi (pixels par pouce)). Chaque pixel
correspond à 2.54 cm/résolution:
%calibrer l’axe x
x = [1:length(histogram1)]; % Créer un axe x 1,2,3,...
%si vous avez utilisé une résolution de 100 ppi (pixels par pouce)
%il y a 100 pixels par 0.0254 m
xm = x*0.0254/resolution; % calibrer x en mètres
PHY 1501 6-5
On veut que le centre du spectre soit localisé à x = 0. On peut encore une fois utiliser la
souris pour trouver le centre du spectre et corriger l’axe x :
2. Dès maintenant, faites une analyse du patron de diffraction obtenu. On peut comparer le
spectre avec les prédictions de l’équation 6.1 pour une fente simple (N = 1) en y
superposant la courbe théorique.
Si vous êtes satisfaits de votre analyse, vous pouvez enregistrer vos autres patrons de
diffraction et d’interférence en vous assurant que votre signal ne sature jamais.
3. Enregistrez un patron de diffraction avec une des autres fentes simples disponibles pour voir
l’effet de la largeur de la fente sur le patron.
4. Montez la roulette appelée « MULTIPLE SLIT SET » qui contient les fentes doubles et
multiples. Sélectionnez les fentes doubles avec b = 0.04 mm, d = 0,25 mm. Mesurez le
patron combiné d'interférence et de diffraction.
5. Sélectionnez les fentes doubles avec b = 0.04 mm, d = 0,50 mm. Mesurez le patron combiné
d'interférence et de diffraction et notez les effets de l’augmentation de la distance entre les
fentes.
6. Que se passe-t-il lorsqu’on utilise les fentes doubles, triples et quadruples avec b =0,04 mm,
d = 0,125 mm ? Obtenez une image du patron dans chaque cas pour illustrer votre propos.
7. Remontez la roulette appelée « SINGLE SLIT SET » et observez les diffractions obtenues
avec les patrons 2D. Enregistrez une de ces images et tentez de prédire la disposition des
ouvertures (leur grandeur et la distance qui les sépare) qui aurait pu produire ce patron de
diffraction.
PHY 1501 6-6
6.4 Rapport
La section « Résultats et discussion » de votre rapport doit comprendre les éléments suivants :
1. Diffraction
Tracez sur un graphique la courbe théorique I/I0 (équations 6.13 et 6.14) en fonction de α
(en radians) et superposez cette courbe à vos enregistrements expérimentaux.
Discutez de l’allure de la courbe expérimentale que vous avez relevée et comparez-la avec
la courbe théorique. Comparez les deux courbes expérimentales en fonction de α. Qu’aurait-
on obtenu si les graphiques avaient été tracés en fonction de x?
2. Interférence et diffraction
Tracez sur un graphique la courbe théorique I/I0 (déduite des équations 6.11 à 6.13) en
fonction de x pour les fentes doubles. Tracez un autre graphique pour le cas de la fente
triple. Portez les valeurs expérimentales sur ces courbes. Dans les deux cas, tracez la courbe
de diffraction enveloppant la courbe d’interférence.
Discutez de l’allure des courbes (par rapport au cas de la fente simple par exemple) et
comparez le cas des fentes doubles et des fentes triples. Comparez également les courbes
expérimentales et théoriques. Discutez, en vous aidant de l’équation (6.1), de l’enveloppe de
diffraction autour de la courbe d’interférence.
3. Diffraction en 2 D
Analysez certains éléments de votre patron de diffraction 2D. Que pouvez-vous conclure à
partir de l’espacement entre les taches de diffraction observées.
La lumière est une onde électromagnétique transverse. Le caractère transverse de la lumière peut
être démontré en vérifiant la validité des équations de Fresnel, ce qui est le sujet de l'expérience 5.
Son caractère ondulatoire peut être démontré indépendamment par des expériences d'interférence et
de diffraction.
Soit S1 et S2 deux sources ponctuelles de lumière et P un point d'observation (voir la figure 6.3). Le
long de la droite qui relie S1 à P, le champ électrique du rayon de lumière peut s'écrire sous la
forme du produit d'une fonction enveloppe a(r) qui varie très peu sur une distance de l'ordre de la
longueur d'onde, et d'un terme qui varie très vite dans le temps et l'espace:
PHY 1501 6-7
ω = ck/n . (6.7)
où i = -1 (la lettre i est universellement utilisée pour représenter -1 sauf dans le cas des circuits
électriques, où on utilise plutôt la lettre j afin d'éviter les confusions possibles avec le courant
électrique).
Pour pouvoir observer un patron d'interférence entre les sources S1 et S2, celles-ci doivent toutefois
être cohérentes, c’est-à-dire qu'elles doivent maintenir une différence de phase kr1-kr2 constante
entre elles. Cela se produira entre autres si la lumière en provenance de S1 et S2 provient
effectivement d'une même source, et cela sera d'autant plus vrai si la source en question est elle-
même cohérente, comme c'est le cas pour un faisceau laser.
PHY 1501 6-8
Même si les sources sont cohérentes, le calcul du patron d'interférence est en général très difficile.
Ce calcul est cependant grandement simplifié si l'on peut faire l'approximation du champ lointain.
Dans l'approximation du champ lointain, on pose que les sources contribuent des ondes de même
amplitude a(r) au point d'observation P et que les droites joignant les sources au point d'observation
sont parallèles. Si la droite L1 joignant la source S1 au point P est perpendiculaire au segment d qui
relie S1 et S2 et si l'approximation du champ lointain est valide, alors la droite L2 devra aussi être
perpendiculaire au segment d, L1 sera égal à L2 et les amplitudes des ondes en provenance de S1 et
S2 seront égales au point P.
De façon pratique, l'approximation du champ lointain sera valide si sinθ est petit donc si
En se référant à la figure 6.4, on voit que la lumière provenant d'une fente n parcourt, de la fente au
point P, une distance plus grande d'une quantité d sinθ que celle provenant de la fente n-1, c'est-à-
dire que
r2 = r1 + d sinθ
r3 = r1 + 2 d sinθ
.
.
.
rN = r1 + (N-1)d sinθ
PHY 1501 6-9
On a donc
PHY 1501 6-10
= kr ,
Ce qui est effectivement mesuré sur l'écran, c'est non pas le champ électrique mais plutôt l'intensité
de l'onde, laquelle est proportionnelle à la valeur moyenne du carré du champ électrique de l'onde.
Si le champ électrique est en représentation complexe, on a que (voir appendice B):
L'intensité est maximale pour δ = 0 (et donc aussi pour θ = 0). Comme la limite quand δ tend vers
zéro de sin(Nδ/2) / sin(δ/2) vaut N, on peut écrire:
(6.11)
On peut déduire le patron de diffraction d'une fente ayant une largeur finie à partir du résultat
obtenu pour le patron d'interférence de N fentes. On suppose pour ce faire que la fente est
constituée de N sources ponctuelles, N tendant vers l'infini, séparées par une distance d qui tend
PHY 1501 6-11
vers zéro, de telle sorte que le produit Nd soit fini et égal à la largeur b de la fente. Comme d tend
vers zéro, sin(π d sinθ /λ) = π d sinθ /λ et ainsi,
, (6.13)
avec
. (6.14)
7.2 Introduction
On attribue à Joseph J. Thomson (1856-1940) la découverte de
l’électron (qu’il appelait alors corpuscule) suite à une série d’études sur
la nature des rayons cathodiques. Cette découverte, en bouleversant la
conception de la nature même de l’atome, marque la naissance de la
physique atomique. Le 11 décembre 1906, J.J. Thomson mentionnait
dans sa conférence d’acceptation du prix Nobel de physique:
C’est en 1897 que J.J. Thomson réalisait une expérience très similaire à celle que
vous allez faire. La déviation des rayons cathodiques causée par un champ magnétique
indiquait que ceux-ci étaient composés de particules chargées négativement ayant une
masse bien définie. Il avait obtenu un rapport e/m de 1,7 x 1011 C/kg (la valeur
maintenant acceptée est de 1,75882012 (±15 sur les 2 derniers chiffres) x1011 C/kg).
Comme d’autres expériences prouvaient que la charge de l’électron était égale, en valeur
absolue, à la charge de l’ion hydrogène, on devait conclure que la masse de l’électron
était 1700 plus petite que celle du plus petit des atomes.
2eV
v= (2)
m
mv 2
Fc ≡ = Bev . (4)
r
e 2V
= . (5)
m B2r 2
7.4 Matériel
L’appareil dont vous disposez (Fig 1) est
constitué d’un grand tube à vide qui contient un
canon à électrons et une tige métallique portant 5
repères. Ce tube est monté au milieu de deux
bobines de Helmholtz qui vous permettent Fig. 1 Image de l’instrument
servant à mesurer le rapport e/m.
PHY 1501 7.3
Le canon à électrons est constitué d’un filament droit (F sur la Fig 2) entouré par
une anode coaxiale (C) qui contient une seule
fente axiale (S). Les électrons, émis par le
filament F chauffé par un courant de l’ordre de
4 A, sont accélérés par la différence de po-
tentiel appliquée entre le filament F et l’anode
C. Quelques électrons sortent, sous forme de
faisceau, par la fente S présente dans C.
Comme le tube contient un peu de vapeur de
mercure, celui-ci pourra s’ioniser lors de
collisions avec des électrons de 10,4 eV ou
plus. Lorsqu’un électron est se recombine avec
un ion de mercure, de l’énergie est émise sous
forme d’une lumière bleutée caractéristique du
spectre d’émission du mercure. Puisque la
recombinaison et l’émission subséquente de la
lumière se passent très près du point
d'ionisation, le chemin du faisceau d’électrons
peut être visualisé par la traînée de lumière
bleue qu’il produit.
Le champ magnétique uniforme requis
pour une trajectoire circulaire des électrons est
produit par deux bobines de Helmholtz. La Fig. 2
densité du flux magnétique au centre des
bobines est donnée par
3
⎛ 4 ⎞ NI
2
BH = μ 0 ⎜ ⎟ (6)
⎝5⎠ a
où BH est le champ de
Paramètre Valeur
Rayon moyen des bobines 0,330 ±0,003 m
B
7.5 Manipulations
1. À l’aide de la boussole, déterminez l'orientation du champ magnétique terrestre dans le
plan horizontal. Orientez l’axe de l’ampoule suivant cette direction et ajustez l’angle du
plan des bobines par rapport au plan horizontal afin que le champ appliqué soit parallèle
au champ terrestre.
2. Connectez le circuit
montré à la Fig. 3 et placez
les repères (d1 à d5) vers le
haut. Notez qu’on n’utilisera
pas la boîte grise et que le
filament est branché
directement à une source
d’alimentation variable.
Avant de mettre en fonction
les sources de potentiel et de V A
A
courant, faites vérifier votre
montage par un des
démonstrateurs. - + - +
0-50 V DC - +
Potentiel 0-5 A
d’accélératio 0-12 V
5. Une façon de mesurer le champ magnétique terrestre est d’augmenter le courant dans
les bobines jusqu’à ce que le faisceau ne soit plus défléchi par rapport à une ligne droite.
Notez la valeur du courant et l’incertitude sur son estimation. Quand le faisceau est droit
le champ magnétique des bobines est égal au champ magnétique terrestre. Dans ces
conditions, est-ce que la direction du faisceau est influencée par le voltage
d’accélération ?
b) Une deuxième façon de procéder est de faire la moyenne entre les courants mesurés
(pour un voltage d’accélération donné) lorsque le champ magnétique terrestre
s’additionne ou se soustrait du champ magnétique appliqué (i.e. les valeurs mesurées aux
points 6 vs 8). Est-ce que cette méthode donne une meilleure incertitude sur le rapport
e/m?
c) Une troisième façon est de faire un graphique basé sur l’Éq. (5) et (6). Vous pouvez
démontrer qu’il est possible d’extraire le rapport e/m de la pente d’un graphique de I en
V
fonction de . Pour chacun des repères, tracez cette relation et calculez la pente. Est-
r
ce que l’ordonnée à l’origine a une signification particulière ?
e) Selon votre calcul d’incertitude, laquelle des trois méthodes est la plus précise pour
déterminer le rapport e/m ? Quantitativement, quelle est la plus grande source
d’incertitude dans le calcul de e/m ?
PHY1501
PHY 1501
Appendices
Permittivité du vide
ε0 =
1 8, 954 187 817… × 10 −12 F m-1
µ0 c 2 (ou C2 N-1 m-2)
Vitesse de la lumière dans le vide c 2, 997 924 58 × 10 8 m s-1
B.1 Définitions
L'étude théorique d'un circuit est basée sur les lois de l'électromagnétisme. Dans le cadre d'une
théorie des circuits linéaires, les grandeurs physiques recherchées sont habituellement le courant
i qui circule dans un élément et la tension e (ou différence de potentiel) aux bornes de cet
élément. Un élément de circuit linéaire satisfait à la relation:
Dans cet appendice, nous utiliserons la convention suivante: soit A et B deux points qui bornent
un élément de circuit; soit i le courant qui circule dans l'élément de A vers B et soit vn le potentiel
au point n. La différence de potentiel e aux bornes de l'élément est alors
e ≡ vB - v A
B (B-2)
v ≡ vA - v B (B-3)
(cette convention est quelque peu différente de celle qui se retrouve dans Wangsness, où l'on
n'introduit que la différence de potentiel, notée V).
Tout élément d'un circuit linéaire peut s'écrire comme une combinaison de trois éléments de
base: résistance R, capacitance C et inductance L. Le tableau B-1 donne les définitions de ces
quantités et leurs relations avec le courant et la tension.
Un courant sera normalement activé dans un circuit lorsqu'une tension e y est appliquée. Si e
varie avec le temps, de même v et i dépendront du temps. Dans cet appendice, les grandeurs qui
varient dans le temps seront désignées par des lettres minuscules (v, i, e). Les grandeurs
constantes seront quant à elles désignées par des lettres majuscules.
i Régime transitoire
Ce type de régime se produit lorsque la source de tension e qui active le circuit passe
brusquement d'un niveau E1 pour t ≤ 0 à un niveau E2 pour t > 0. Le signal e est alors
appelé signal échelon.
ii Régime alternatif
On parle de régime alternatif ou régime sinusoïdal lorsque la source excitatrice est de la
forme e= E cos(ω t+ϕ).
v = vA - v B = R i
B (B-4)
∑i
p =1
p =0
(B-5)
PHY 1501 B-3
La deuxième loi de Kirchhoff est une application de la loi de conservation de l'énergie. Si l'on
déplace une charge le long d'une maille d'un circuit et qu'on la ramène à son point de départ, la
somme des changements de potentiel ressentis par cette charge doit être nulle. La prochaine
figure représente une telle maille entrant dans la constitution du circuit où A, B, C et D
représentent des nœuds. Les petits rectangles sont les éléments du circuit. Nous avons
également fait figurer une source de tension externe e sur la branche DC. Supposons qu'il y a n
éléments dans la maille. Un nombre l de ceux-ci sont associés à une différence de tension ep et
un nombre m à une chute de tension vq, avec l + m = n.
Pour tout temps t, la seconde loi de Kirchhoff s'écrit:
l m
∑e − ∑v
p =1
p
p =1
p =0 (B-6)
c'est-à-dire que la somme des différences de potentiel est égale à la somme des chutes de tension
pour tout trajet fermé.
dv
i(t ) =
dq
=C c (B-8)
dt dt
vC (t ) = vc (t = 0) +
1 t
C ∫0
i (t )dt . (B-9)
Une inductance est un autre élément de circuit aux bornes de laquelle une tension e est induite
lorsqu'elle est traversée par un flux d'induction Φ variable. La loi de Faraday donne:
dΦ
e(t ) = − . (B-10)
dt
Le flux Φ peut être considéré comme la somme algébrique d'un flux Φ1 produit extérieurement
et d'un flux Φ2 dû au passage du courant dans ce circuit. Dans cet appendice, on considérera
qu'il n'y a pas d'induction dans un élément du circuit provenant d'un autre élément de ce circuit.
On peut alors caractériser chaque élément inductif du circuit par son inductance (ou coefficient
de self-induction) L telle que
Φ2 = L i . (B-11)
di di
eL = − L ou encore vL = L . (B-12)
dt dt
dI
Dans le cas d'un courant continu constant, v = V et i = I. Pour une telle situation,= 0. Un
dt
condensateur, en courant continu constant est circuit ouvert. De même, une inductance pure
parcourue par un courant continu est un court-circuit: VL = 0.
PHY 1501 B-5
Deux résistances en série sont donc équivalentes à une seule résistance totale Rs
Rs = R1 + R2 (B-14)
On en tire que:
R1 ⋅ R2 1 1 1
Rp = ou = + .
R1 + R2 R p R1 R2
(B-15)
B.3.2 Condensateurs
et donc,
PHY 1501 B-6
1 1 1
= + . (B-17)
Cs C1 C2
q = q1 + q2
q1 q2 q
v A − vB = = =
C1 C2 C p
(B-18)
d'où on tire:
Cp= C1 + C2 . (B-19)
B.3.3 Inductances
Pour deux inductances en série, le développement est similaire:
di
v A − vB = L1
dt
di
vB − vC = L2
dt
v A − vC = Ls = (L1 + L1 )
di di
dt dt
(B-20)
et donc
Ls = L1 + L2 . (B-21)
1 1 1
= + . (B-23)
L p L1 L2
d'où
R2 e
v R2 = . (B-25)
R1 + R2
Aux bornes de C,
q dv
v= et i2 = C . (B-27)
C dt
d'où
PHY 1501 B-9
⎧ ⎛ R1 ⎞ ⎫
⎪ ⎜1 + ⎟ ⎪
⎪ ⎝ R2 ⎠ ⎪
v = D1 exp ⎨− t ⎬ + D2 . (B-32)
⎪ R1C ⎪
⎪⎩ ⎪⎭
Les constantes D1 et D2 doivent être déterminées par un examen des conditions initiales. À t=0,
un courant sera mis en branle, mais aucune charge n'aura encore eu le temps de s'accumuler sur
le condensateur. Donc,
v(0) = 0 . (B-33)
E
D1 = − D2 = − . (B-34)
R1
1+
R2
⎡ ⎛ R1 ⎞⎤
⎢ ⎜ 1+ ⎟⎥
E R2
v= ⎢1 − exp⎜ − t⎟ ⎥ . (B-35)
⎜ ⎟⎥
1 + 1 ⎢⎢
R R1C
⎜ ⎟⎥
R2 ⎣ ⎝ ⎠⎦
L'état de transition, qui correspond à une charge du condensateur C, est décrit par la fonction
exponentielle. La constante de temps de charge est
R1C
τ= . (B-36)
R
1+ 1
R2
Lorsque t = τ,
E ⎛ 1⎞
v (τ ) = ⎜1 − ⎟ = 0,63Vmax . (B-37)
R1 ⎝ e ⎠
1+
R2
PHY 1501 B-10
e − vL − vc − vR = 0 . (B-38)
di q
e=L + + Ri . (B-39)
dt C
de d 2i di i
=L 2 +R + (B-40)
dt dt dt C
e = 0 pour t ≤ 0 (B-41)
e = E pour t > 0 . (B-42)
E
−R
t ⎛ 4L ⎞
i (t ) = e 2L
sin ⎜⎜ ( − R 2 )t ⎟⎟ (B-44)
L
4L
− R2 ⎝ C ⎠
C
Ce qui permet de déduire en tout temps la valeur du courant qui circule dans le circuit.
PHY 1501 B-11
1
f = (B-45)
T
x(t )dt
1 T
T ∫0
X = (B-46)
et la valeur efficace Xeff qui représente la valeur de la tension constante qui dissiperait la même
puissance dans une résistance donnée
X eff =
1 T
∫ [x(t )]2 dt . (B-47)
T 0
où x(t) est la valeur du signal à l'instant t, A est la valeur crête (ou amplitude), ω est la pulsation
(ou fréquence angulaire) et ϕ est la phase.
Pour fixer les idées, supposons le circuit L-R-C discuté dans la section B.4.2. L'équation (B-40)
est toujours valide avec
e = E cos(ω t) (B-49)
i = I cos(ω t + ϕ) (B-50)
où e est la tension fournie par le générateur et i est le courant qui circule dans le circuit. L'état
du système sera spécifié par une connaissance de i et ϕ pour une pulsation ω donnée. Afin de
trouver ces valeurs, on remplace ces valeurs dans l’équation (B-40) et trouve ainsi:
PHY 1501 B-12
Cette égalité doit tenir pour tout temps t, et en particulier pour t = 0 et on déduit:
I
0 = − Lω 2 I cos ϕ − RωI sin ϕ + cos ϕ
C
(B-51)
1⎛ 1 ⎞
tan ϕ = ⎜ − ω L⎟
R ⎝ω C ⎠
I
− ω E = Lω 2 I sin ϕ − RωI cos ϕ − sin ϕ (B-52)
C
dont on tire,
2
E ⎛ 1 ⎞
= R +⎜
2
− ω L⎟ . (B-53)
I ⎝ω C ⎠
X = ℜe{Ã} est appelé partie réelle et Y = ℑm{Ã} partie imaginaire du nombre complexe Ã. La
norme A du nombre complexe à s'écrit:
~
A= A = X 2 + Y2 . (B-55)
Ã* = X – j Y (B-56)
d'où on tire:
~~
A= AA ∗ . (B-57)
PHY 1501 B-13
e jθ
= 1 + jθ +
( jθ )
2
+
( jθ )
3
+K
2! 3!
θ 2
θ 4
⎛ θ3 θ5 ⎞
= 1− + +K+ j ⎜ θ − + ⎟ (B-58)
2! 4! ⎝ 3! 5! ⎠
= cos θ + j sin θ .
e jθ + e − jθ
cos θ =
2
(B-59)
e − e − jθ
jθ
sin θ =
2j
En comparant ces dernières équations on voit que tout nombre complexe à = X+jY peut se
mettre sous la forme à = Aejθ . En fonction de A et θ, on a que X et Y sont donnés par
x ( t ) = A cos(ω t + ϕ ) = ℜe{~
x ( t )} avec ~
x ( t ) = Ae j (ω t +ϕ ) . (B-61)
Autrement dit, un signal alternatif est mathématiquement représenté par une exponentielle
complexe, avec la convention que le signal mesurable correspond à la partie réelle de
l'expression complexe. Tout opérateur linéaire (addition, multiplication par une quantité
indépendante du temps, différentiation ou intégration par rapport au temps, etc.) peut être
appliqué à la représentation complexe d'un signal alternatif sans perdre la correspondance
avec le signal mesurable. En effet,
ℜe{~
x } + ℜe{~y } = ℜe{~
x+~
y} . (B-62)
PHY 1501 B-14
De même,
dx
= −ω A sin(ω t + ϕ ) (B-63)
dt
et
dx~
= jω Ae j (ω t +ϕ ) = −ω A sin(ω t + ϕ ) + jω A cos(ω t + ϕ ) (B-64)
dt
dx ⎧ dx~ ⎫
= ℜe ⎨ ⎬ . (B-65)
dt ⎩ dt ⎭
et donc:
~
v~ = Ri . (B-68)
⎧ dv~ ⎫
= ℜe⎨C ⎬ = ℜe{ jω Cv~}.
~ dv
i = ℜe{i } = C (B-69)
dt ⎩ dt ⎭
d'où
1 ~
v~ = i . (B-70)
jω C
~
~ di ⎧ di ⎫ ~
v = ℜe{v } = L = ℜe⎨ L ⎬ = ℜe{ jω L i } (B-71)
dt ⎩ dt ⎭
Z R (ω ) = R
Résistance ~
ZC (ω ) = 1 jω C
Condensateur ~
ZL (ω ) = jω L
Inductance ~
L'introduction des impédances complexes des trois éléments de base (résistance, capacitance et
inductance) permet de simplifier la résolution de l'état d'un circuit en régime alternatif. En
effet, les impédances complexes des divers éléments d'un circuit se combinent de la même
façon que si ces éléments étaient des résistances pures. Pour deux éléments quelconques en
série,
~ ~ ~
Zt = Z1 + Z2 (B-74)
1 1 1
~ = ~ + ~ . (B-75)
Zt Z1 Z2
PHY 1501 B-16
ATTENTION
Il est important de remarquer qu'on ne peut pas multiplier deux signaux alternatifs en
représentation complexe, parce qu'il ne s'agit pas là d'une opération linéaire. En effet, si
i = I cos(ωt+ϕi) et v = V cos(ωt+ϕv), alors
vi = VI cos(ω t + ϕ v ) cos(ω t + ϕi )
= [cos( 2ω t + ϕ v + ϕi ) + cos(ϕ v − ϕi )]
VI . (B-76)
2
Par contre,
~
v~ i = VIe j (ω t +ϕ v ) e j (ω t +ϕi ) (B-77)
et donc
ℜe{ v~ i } = VI cos( 2ω t + ϕ v + ϕi ) ≠ vi .
~
(B-78)
ℜe{ ~~
xy ∗ }
1
xy = (B-79)
2
1 ~~~
P = ℜe{Z i i ∗ } . (B-81)
2
PHY 1501 B-17
e = Zi (B-82)
avec
Z = Z L + Z C + Z R + Z RL
⎛ 1 ⎞ (B-83)
= Rt + j ⎜ ω L − avec Rt = R + RL .
⎝ ω C ⎟⎠
Z = Ze jθ (B-84)
où
2
⎛ 1 ⎞
Z = Z = Rt2 + ⎜ ω L −
⎝ ω C ⎟⎠
⎛⎛ 1 ⎞⎞ (B-85)
⎜ ⎜⎝ ω L − ω C ⎟⎠ ⎟
θ = arctan ⎜ ⎟
⎜ Rt ⎟
⎜ ⎟
⎝ ⎠
Le lien avec les résultats obtenus dans la section B.5.2 est immédiat. On pose:
e = Ee jω t et i = Ie j (ω t + ϕ ) . (B-86)
E
i = e j (ω t −θ ) (B-87)
Z
et donc
PHY 1501 B-18
2
E ⎛ 1 ⎞
= Rt2 + ⎜⎜ ω L − ⎟
I ⎝ ω C ⎟⎠
⎛ 1 ⎞ (B-88)
− ⎜⎜ ω L − ⎟
⎝ ω C ⎟⎠
tan ϕ = − tan θ =
Rt
cos(ω t + ϕ )
RE
v R = Ri = (B-89)
Z
On peut aussi remarquer que lorsque ω = ω o = 1 LC , l'impédance du circuit atteint une valeur
~
minimum: Z = Rt et ϕ = 0 . ωo est appelée fréquence de résonance.
1 1 ~ R2
~ = + jω C d’où Z2 = . (B-90)
Z2 R2 1 + jω C R2
~ ~ R2
Z = R1 + Z2 = R1 + (B-91)
1 + jω CR2
~~
e = Z i , permet de calculer v~ :
ce qui, puisque ~
e (1 + R1 R2 − jω CR1 )
~ ~
~ Z2 e~ ~
e
v = ~ = = . (B-92)
Z 1 + R1 R2 + jω CR1 (1 + R1 R2 ) 2 + (ω CR1 ) 2
PHY 1501 C-1
Dans cette section, la formule la plus importante de la propagation des erreurs est
donnée.
Pour plus de détails, référez-vous à "Incertitudes et analyse d’erreurs dans les mesures
physiques" par John Taylor (Masson sciences, Dunod, Paris, 2000).
2
⎛ ∂f ⎞ ⎛ ∂f ⎞ ⎛ ∂f
2 2
⎞
Δf = ⎜ Δx ⎟ + ⎜⎜ Δy ⎟⎟ + ⎜ Δz ⎟ (C-1)
⎝ ∂x ⎠ ⎝ ∂y ⎠ ⎝ ∂z ⎠
PHY 1501 D- 1
Le logiciel Matlab est un logiciel de calcul numérique interactif. Il est fondamentalement basé
sur la manipulation de matrices. Nous vous distribuons la version 7.1 de MATLAB.
Nous distribuons une version de Matlab que vous pouvez installer sur un PC fonctionnant
sous Windows 98 ou XP. Ce logiciel inclut son propre éditeur de texte de même qu'une
aide très évoluée.
Vous trouverez ci-après un répertoire des principales commandes de MATLAB ainsi qu'un
texte permettant d'acquérir les rudiments du langage. Ces informations devraient être
suffisantes pour vous permettre de traiter vos données et d'effectuer des graphiques. Pour
avoir plus d'informations, utilisez la commande help nomdecommande sous MATLAB. La
version complète des manuels d'instruction en format PDF est incluse dans le disque
d'installation pour PC. Vous pouvez aussi consulter l’onglet « ? » ou la documentation
disponible au site suivant:
Nous attirons toutefois votre attention sur les points spécifiques suivants :
ii. Le caractère " !" signifie que l'instruction qui suit est une commande dos (sur PC)
ou une commande UNIX (sur le serveur. Par exemple, la commande !pico
fonctionl.m ouvre une session d'édition sous UNIX.
iii. Familiarisez-vous avec la façon d'écrire vos propres scénarios (script files) et fonc-
tions (function files), qui doivent être conservées dans des fichiers ASCII portant
l'extension ".m".
Le logiciel contient un grand nombre de fonctions pré-écrites. Parmi celles-ci, aller jeter
un coup d'oeil sur :
cd, load, save, whos, lookfor, zeros, ones, exist, find, isempty, polyfit, polyval, spline,
plot, semilogy, axis, ginput, gtext, print, set, get.
function binc(x,dx,y,dy)
[m,n]= size(x) ;
if n == 1
x=x' ; dx=dx' ;
y=y' ; dy=dy';
end
hold on
% après un appel à plot (x,y,'symbole'), pour permettre
% aux barres de s'ajouter au graphique
plot([x-dx;x+dx],[y;y],’k-‘)
plot([x; x],[y-dy; y+dy],’k-‘)
hold off
% [m,b,dm,db,s] = pente(x,y,sig)
%
% SORTIE:
% m : pente; dm : incertitude sur m ;
% b : ordonnée à l'origine; db : incertitude sur b ;
% s : variance;
n=nargin ;
% en entrée
N=max(size(x)) ;
end
DA=det(A) ;
m=det([sum(1./sig) sum(y./sig) ; sum(x./sig) sum(x.*y./sig)])/DA
b=det([sum(y./sig) sum(x./sig) ; sum(x.*y./sig) sum(x.*x./sig)])/DA
s2=sum((y-b-m*x). ^2./sig)/(N-2) ;
% si les incertitudes ont été omises, s2 est le carré de la variance
% sinon, c'est le chi carré normalisé.
s=sqrt(s2) ;
if n<3
dm=sqrt(N*s2/DA) ; db=sqrt(sum(x.*x)*s2/DA) ;
else
dm=sqrt(sum(1./sig)/DA) ;
db=sqrt(sum(x.*x./sig)/DA) ;
end
PHY 1501 D- 5
D.6 Exemples
Les exemples qui suivent sont conçus pour attirer votre attention sur quelques
points utiles de Matlab.
A =
1 2 3 4
5 6 7 8
9 10 11 12
size(A)
ans =
3 4
length(A)
ans =
Concaténation :
A=[A [13;14;15]]
A =
1 2 3 4 13
5 6 7 8 14
9 10 11 12 15
Sous-matrice :
A=A(:,1:4)
A =
1 2 3 4
5 6 7 8
9 10 11 12
A=[A;13 14 15 16]
PHY 1501 D- 6
A =
1 2 3 4
5 6 7 8
9 10 11 12
13 14 15 16
Opérateurs :
Les opérateurs de Matlab sont des opérateurs matriciels par défaut. Pour faire agir
une opération élément par élément, il faut précéder l’opérateur par un point : « .* »,
« ./ », « .^ ».
a+b
ans =
6 8 10 12
a.*b
ans =
5 12 21 32
a*b
a*b'
ans =
70
b=b';x=A*b
x =
70
174
278
382
[A\x b]
ans =
10.0000 5.0000
4.0000 6.0000
-4.0000 7.0000
16.0000 8.0000
ans =
5.0000 5.0000
6.0000 6.0000
7.0000 7.0000
8.0000 8.0000
Séquence :
x=1:5
x =
1 2 3 4 5
x=1:.01:5;size(x)
ans =
1 401
Nombres complexes :
sqrt(-5)
ans =
0 + 2.2361i
x=-pi:pi/100:pi;y=exp(i*x);
plot(real(y),imag(y))
PHY 1501 D- 8
axis equal
xlabel('ABSCISSE (unités arbitraires)')
ylabel('ORDONNÉE (cm^{-2})')
R=1000;L=0.5;C=4e-9;
omega=[Link];
Z=R+i*omega*L+1/i./omega/C;
Y=R./Z;
VsE=abs(Y);PHI=angle(Y);
ax=plotyy(omega,VsE,omega,PHI/pi);
set(ax,'xlim',[0 6e4])
xlabel('FRÉQUENCE (s^{-1})')
axes(ax(1));ylabel('V/E');axes(ax(2));ylabel('\Phi/\pi')
h=gtext('\rightarrow');set(h,'fontsize',24)
h=gtext('\leftarrow');set(h,'fontsize',24)